La presse, 5 janvier 1992, Cahier A
[" 1 ) s.a mcteo Aujourd'hui: nuageux avec périodes de pluie.Minimum 1° Maximum 2° Demain: généralement nuageux avec quelques averses.DETAILS CAHIER SPORTS L'histoire de Page C4 JACQUES VIGER, premier maire de Montréal (1833-1836) m Page A6 11 14 3843 4446 19 3 1425 33 34 41 : ; i 10175, AV.PAPINEAU, MONTRÉAL 381-3987 H H Bonjour ! \u2022S La personnalité de la semaine Mu** m ¦H - \u2022 m .S ANDRÉ JACOB Sports S10 FOOTBALL AMÉRICAIN Les Broncos de Denver ont vaincu les Oilers de Houston 26-24 tandis que les Falcons d'Atlanta ont subi une défaite de 24-7 contre les Redskins de Washington.fi MONTREAL.DIMANCHE 5 JANVIER 1992 108e ANNÉE N°73 52 PAGES, a CAHIERS Abilibi-Temiscamingue: 55 cents îles de La Madeline 1 00 Extérieur de la ville de Quebec (Region est) 65 cents A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées 70 cents 50e Taxes en sus Une autre victime de la méningite L'adolescente de Hudson est décédée hier à l'hôpital de Pointe-Claire CAROLE THIBAUDEAU La méningite a fait une victime de plus hier, cette fois sur l'île de Montréal.Christina Pauzé, une jeune fille de 16 ans, est décédée dans l'après-midi à l'Hôpital général du Lakeshore, à Pointe-Claire.L'adolescente s'était présentée au centre hospitalier vers 10h hier matin, souffrant de divers malaises et présentant déjà des taches caractéristiques sur la peau.Vers 11 h, elle sombrait dans le coma.Uti test préliminaire a révélé la présence du méningocoque.Il faudra cependant attendre encore trois jours pour identifier plus précisément la bactérie, et voir si elle s'apparente avec d'autres cas connus d'infection aux méningo-coques.On ne sait pas encore, par exemple, s'il s'agit d'un méningocoque de type C.Le jeune fille demeurait à Hudson, à l'ouest de l'Ile.La recherche des contacts qu'elle a eus au cours des dix jours précédant sa maladie (la période d'incubation du méningocoque est de dix jours) a débuté hier et au moment de mettre ce texte sous presse, on avait déjà identifie plus d'une vingtaine de personnes sus- ceptibles d'avoir contracté le microbe.L'infirmière Claudette Lasallc, du Département de santé communautaire de Valleyfield, s'employait hier soir à joindre tout ce monde.Les personnes qui ont été en contact avec la victime prendront pendant deux jours une.dose de VOIR MALADIE EN A2 Elias Haddad est mort sans avoir revu Henriette MARIE-FRANCE LEGER lias Haddad espérait revoir sa femme au moment de la libération des otages occidentaux du Liban.Mais il est mort le 22 décembre, sans connaître le sort d'Henriette, enlevée a Bevrouth, le 26 septembre 1985.Aujourd'hui, plus de six ans plus tard, et bien que l'enlèvement de celle citoyenne canadienne d'origine libanaise n'ait jamais été renvcndtqué, ses enfants conservent l'espoir.Son fils Constantin, 44 ans, qui \\it au Quebec depuis 20 ans, a accumule depuis 1986 des elements qui viennent, a chaque fuis, contredire les rumeurs de son décès.«En 1986 et 1988.trois exotages libanais ont affirme a mes contacts à Beyrouth qu'ils l'avaient vue.En 1990, un ami médecin, libanais, a su d'un chef de milice que ma mère était toujours en captivité.Enfin, il y a quelques semaines, une source très sérieuse proche du gouvernement syrien nous a fait savoir qu'elle était toujours vivante», a expliqué hier Constantin.Elias Haddad, qui était aussi a Beyrouth le jour de l'enlèvement, a demandé des nouvelles de sa femme jusqu'au dernier moment.Constantin, ses deux soeurs et son frère, ont appris à vivre avec l'angoisse depuis ce jour déjà lointain de septembre, quand leur mère s'est aventurée sur la ligne de démarcation entre l'Est et l'Ouest pour rendre visite à sa soeur.Elle était accompagnée d'un parent, Nabil Chaftari, dont on est également sans nouvelles depuis.Le gouvernement canadien a toujours, précise Constantin, dès le début, apporté son aide.« Mais, à l'époque de l'enlèvement, que pouvait-il faire en pleine guerre civile?Les Canadiens ne sont pas aussi bien équipés que les Américains dans de telles situations», a affirmé M.I laddad.Cet automne, un article paru LA.^ EL FÔCLIA Journal des Fêtes ¦ .- .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 _ r.¦ dans Cité libre, sous la plume d'Angéline Fournier-Tombs, a relancé le débat et rappelé au public l'existence du cas Haddad.Le 3 février, la ministre des Affaires extérieures, Barbara McDougall, doit d'ailleurs dévoiler à Ottawa les démarches déjà entreprises par le gouvernement pour retrouver la disparue.Ou retrouver son corps, le cas échéant.«Aujourd'hui, la situation est différente.Les otages occidentaux ont été libérés.Il reste les otages locaux ou ayant une double citoyenneté.Presque toutes les milices, sauf le Hezbollah (pro-iranien), sont désarmées à Beyrouth.C'est le temps d'agir maintenant», reprend Constantin Haddad, en soulignant que la famille espérait bien voir rentrer Henriette avant Noél, en même temps que les otages qui avaient fait les manchettes depuis cinq ou six ans.Henriette Haddad.64 ans, ne serait d'ailleurs pas la seule femme d'origine libanaise portée disparue.Selon une association humanitaire américaine, une journaliste française, Florence Raad, manque a l'appel depuis mai 1985.Pes témoignages recueillis par la famille montrent que trois autres femmes sont également en captivité.«ils se servent des Libanais ou d'autres otages locaux comme monnaie d'échange entre les milices.Nous ne savons toujours pas pourquoi on a pu enlever Mme Haddad.Elle n'est pas impliquée politiquement.Elle ne travaille pas pour un organisme occidental.Elle n'est même pas catholique, mais grecque orthodoxe», a expliqué pour sa part, l'analyste politique Angéline Tombs.Mme Tombs est également co-présidente du Comité pour la VOIR OTAGE EN A2 Constantin Haddad garde l'espoir de revoir vivante sa mère, Henriette, citoyenne canadienne d origine libanaise, enlevée à Beyrouth le 26 septembre 1985, voilà donc plus de six ans, et dont il n'a plus aucune nouvelle.Le mari de la disparue, M.Elias Haddad, a espéré revoir sa femme lors de la libération des otages occidentaux, mais le sort devait en décider autrement.Il est mort le 22 décembre.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.La Presie MOSCOU Mardi 51 décembre, minuit moins deux Wous 1 avez peut-être vu aux nouvelles.Dans la foule joyeuse (surtout des touristes) qui attendait la nouvelle année sur la place Rouge, des tatas ont déployé deux immenses drapeaux canadiens.Je voulais juste vous dire: c'est pas moi.M ere red?1er janvier.Moscou vide et mouillassieu-se.|e passe la journée devant la télé.Un film russe, en russe, tellement débile que je comprends les paroles.Aux nouvelles, avant la Géorgie, l'histoire d'un petit cochon qu'une famille de banlieue gardait pour le manger à Noel.N'ont pas été capables.Le petit cochon vit maintenant avec eux.donne des becs ;i tout le monde, saute sur les genoux des enfants.Pour Noel on lui a donné un peu de jambon.Toujours à la télé, «c'était vraiment trop siolcheux pour sortir, mes souliers prennent l'eau» toujours à la télé, un hallucinant concours de sosies: Marx, Lénine et Staline autour de la même table.C'est le signe qu'ils sont bien morts.Le rire tue sans espoir de retour.jeudi 2 janvier Depuis le temps que les Moscovites appréhendent ce 2 janvier de malheur, on y est.Jour un de là libéralisation des prix.L'inconnu.S'il est quelque chose que les Russes ne sont pas prêts à affronter après 70 ans de planification quinquennale, c'est bien l'inconnu.C'est pour ça qu'ils restent couchés.Tout de même, avant la fermeture des magasins, des éclai-reurs se risqueront jusqu'à la boulangerie et l'épicerie, relever les prix.Ils en reviennent catastrophes.Le pain trois fois plus cher.La viande cinq fois.Le beurre six fois.Quand il y en aura bien sûr.Parce que pour l'instant les étagères n'ont jamais été aussi vides.Les Moscovites refont leurs comptes.Us avalent la pilule lentement.Après celle-là une autre les attend.Et une autre encore.Arriveront-ils sans guerre civile, sans révolte, au paradis capitaliste dont ils rêvent?L'âme russe est lente et patiente, c'est dans Tchékhov, dans Tolstoï aussi.Les foules russes, celles que je vois dans le métro, sont lentes et patientes Mais, un à la fois, le Russe est- VOIR TRAVERSER EN A2 Les pays arabes refusent daller à Washington Sommaire d'après AFP.Rcutcr vt Al9 NICOSIE n signe de protestation contre la décision israélienne de bannir 12 militants palestiniens des territoires occupés, toutes les délégations arabes participant à la conférence sur la paix au Proche-Orient ont retardé leur départ pour Washington.La Syrie, le Liban et la Jordanie ont emboîté le pas, hier, aux Palestiniens, en reportant à une date indéterminée le départ de leurs délégations à la troisième phase des négociations avec Israel, mais ce pays à maintenu sa décision d'etre present au rendez-vous le 7 janvier.Cependant, Nabil Shaath, un des principaux conseillers île Y.is ser Arafat, a Indiqué que les Palestiniens «n'allaient pas boycotter les négociations de paix».Le comité exécutif de l'OLP devait se réunir en soiree à Tunis pour décider de la stratégie future.L'OLP aurait reçu de la part des États-Unis y ! des assurances dL EL selon lesquelles L l'ordre de ban- nissement donné par Israel contre 12 Palestiniens sera «annulé ou revu dans la semaine», a affirmé en outre un haut responsable de la centrale palestinienne à Amman.Selon cette source.« il existe un consensus entre les parties arabes participant aux discussions pour ne pas reprendre les pourparlers tant qu'Israël ne sera pas revenu sur sa decision ».« Israel subit de 1res fortes pressions pour annuler son ordre de bannissement, et nous espérons Shaat Nabil une mesure avant le 7 janvier», date prévue pour la reprise des discussions bilatérales à Washington, a ajouté ce responsable.Le premier ministre Itzhak Shamir a cependant répété hier .f_ha|r qu'il ne revien- J?, dra pus sur sa dé- Shamir cision et ajouté que là délégation israélienne sera à Washington à temps pour reprendre les pourparlers bilatéraux de paix mardi comme prévu.Les pressions se sont pourtant multipliées.Le president égyptien llosni Moubarak a telephone a M.Shamir.Selon le porte-parole de M.Shamir, le president du seul pays arabe a avoir signe la paix avec l'Etat juif a affirmé qu'Israël ne «doit pas donner d'excuses aux adversaires du processus de paix».M.Shamir lui a répondu qu'à la veille de chaque étape des pourparlers de paix, il y avait eu des attaques contre des colons juifs.«Nous devions reagir et c'est pour cette raison que nous avons décider de bannir les 12», a expliqué M.Shamir.Les Palestiniens avaient décide dès jeudi, d'ajourner sine die leur depart pour Washington, alors que le porte-parole de leur délégation, Mme I la nu ne Ashraoui.indiquait que ce report ne signifiait pas «un retrait de la négociation ».Mme Ashraoui avail estime que la decision de bannir 12 Palestiniens des territoires occupes, à lu suite du meurtre d'un colon Israélien, illustre la volonté des VOIR PAIX EN A2 Addition croisées.B11 Annonces classées Immobilier.B11, C9 et C10 marchandises.C10 emplois.C10 automobiles.C11 propositions d'affaires.B9 Bandes dessinées.B12 Décès.C12 Économie.B8 et B9 Et es-vous observateur?.B11 Feuilleton.C9 Horoscope.C10 Le bridQe.«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 C11 Le monde.B5 Livres.Cahier C Arts et spectacles.C6 a C8 telehoralres .C7 Loteries A^i - Mot mystère ¦.C10 Sciences.BG Cahier sports Maurice Richard S7 ¦ i. A2* la presse, montreal dimanche 5 janvier 1992 SUITE DE LA UNE Traverser, comme Alice, un néant suburbain décourageant \"SUITE DE LA PAGE A1 il aussi apathique qu'il en a l'air?Soixante-dix ans de morne repression ¦ Font-ils anesthésié au point de le rendre inapte à la révoltç, comme les poules qui ne savent plus voler à force de ne pas se servir de leurs ailes?le n'en sais foutre rien, mon vieux.O ' Toujours jeudi 2 janvier Pas loin du MacDonald's.lieux de tous les trafics, un type avec une sale gueule vend des cigarettes, des revues porno et des très grosses cans de je ne sais quoi pour 300 roubles.le regarde.C'est du toil en poudre.Sur la boite c'est écrit: «Aide humanitaire.Not for sale».\u2014 Salaud.\u2014 Chto(Quoi)?\\ \u2014 Babouin lamentable.Vendredi 3 janvier À la porte de ma station de metro, il y a un petit marché «libre», une rangée d'étals bancals.Mais au moins, ici, on trouve quelques raisins de Géorgie, des noix, du lard.tout cela bien sûr, vingt fois plus cher que dans les épiceries d'État.La plus petite table du marché est celle d'un homme qui se tient derrière 32 citrons très exactement.Je les ai comptes.L'homme n'a rien d'autre à vendre que ses citrons, superbes d'ailleurs, les plus beaux du marché.D'un jaune qui ensoleille le nulle part livide où nous sommes.Il en a fait trois tas, les petits à onze roubles, les moyens à treize et les gros à quinze.Les ménagères n'en reviennent pas.\u2014 Sûrement les citrons les plus chers de Russie, proteste une femme.Dans une épicerie d'État, les citrons valent un rouble pièce, ajoute-t-elle.\u2014 Avez-vous trouve des citrons récemment dans les magains d'Etat?demande le marchand.\u2014 Non, admet la bonne femme.Il n'y en a pas.\u2014 Ah, triomphe modestement le marchand.Si je n'avais pas de citrons, moi aussi je les vendrais un rouble.Les ménagères de rire.Selon lrina oui m'accompagne, c'est une de ces vieilles blagues soviétiques sur la pénurie, redevenucs d'actualité.La même lrina me parie que l'homme aux citrons est ingénieur, ou architecte, un professionnel quelconque.lrina a gagné.L'homme aux citrons est médecin dans un roddom d'État, une clinique d'accouchement.Les citrons viennent du jardin de son frère en Géorgie.Il lui faudra la matinée pour les vendre.Il en tirera un profit net de 400 roubles.La moitié de son salaire mensuel de médecin accoucheur.Encore vendredi 3 janvier Sur le trottoir, devant le modeste hôtel Youjnata, un curieux bazar.Pauvres gens venus vendre un ou deux objets personnels qu'ils tiennent à la main.Ils sont sur deux rangées entre lesquelles circulent les curieux.Celui-là brade sa bouilloire.L'autre une bou- teille de shampooing.Son voisin une paire de savates.Longue litanie d'objets moches.Une jeune femme proposait des spaghettis d'une main, et de l'autre, deux paires de petites culottes avec un mickey sur le devant qui tirait la langue.Humiliant inventaire de la misère.Vendredi 3 janvier toujours l'accompagne lrina à la garderie.Elle va chercher Nora, sa petite fille.Une grande salle de jeux ensoleillée, des jouets en bois, des petits lits bleus, des grosses madames à barbe pour leur faire des papouilles qui piquent.Hires d'enfants.Bonheur pastel.L'habit de neige de la petite Nora n'est pas différent de celui de nos enfants, aussi long à enfiler, avec des zippers partout, des petits gants au bout des manches, et tout et tout.lrina qui était technicienne dans une usine chimique avant d'accoucher, reçoit depuis deux ans son plein salaire.des miettes puisque c'était déjà un petit salaire à l'époque, et que depuis, le rouble a capoté.mais bon, le principe, l'idée, l'intention, c'est correct non?C'est un peu à l'image de toute la société russe.Le principe, l'intention, l'idée est toujours à peu près correcte, et le résultat toujours à peu près fucké.Reste que ce n'est pas le sauve-qui-peut qu'on imagine.Comme Alice son miroir, il faut traverser ce néant suburbain incroyablement décourageant, il faut entrer chez les gens les plus modestes, s'asseoir à leur table, les regarder vivre «passi misérablement», les regarder vivre avec le raffinement d'usage, cette pointilleuse minutie dans l'ordonnance de leur maigre espace, dans la gestion de leur dénuement pour réaliser que sous le bordel apparent, la vie quotidienne des Russes est tricotée serrée.|e crois qu'on appelle cela de la culture.Quel intellectuel, chez nous, ne s'est pas demandé au moins une fois à quoi ça sert la culture?Ici le plus humble moujik le sait : à vivre.D OTAGE Elias Haddad est mort sans avoir revu Henriette libération d'Henriette Haddad, fondé cet automne.Selon elle, une hypothèse reste très plausible: il y aurait eu erreur sur la personne.Les kidnappeurs de Beyrouth-Ouest, quartier musulman!, ont probablement cru que Mme Haddad était parente avec le général Saad Haddad.un commandant de l'armée du Liban-Sud sous le contrôle du gouvernement israélien, décode en 1984.Depuis les dernières semaines, l'ambassadeur canadien en Syrie, M.Martin Collacott, a repris contact avec des membres du gouvernement libanais et des chefs de milice.L'émissaire spécial des Nations-Unies, M.Giandomenieo Picco.le négociateur de la libération des otages occidentaux sur le terrain, a pris, lui aussi, le cas Haddad en main.Depuis septembre 1985.la famille ne veut tout simplement pas envisager le pire.La version selon laquelle Mme Haddad serait morte le jour de son enlèvement dans un accident de voiture, elle ne veut pas y croire.Ni que le gouvernement canadien sait que Mme Haddad serait morte depuis longtemps.« En 1990, nous avons essayé de la faire libérer par un contact a nous en payant une rançon.C'est vrai que ma mere en sait peut-être trop maintenant.Elle parle arabe.Mais c'est une question de droit de la personne (de nous la rendre).«Et il y a trois petits-enfants qu'elle ne connaît pas», ajoute Constantin Haddad, avec un sourire douloureux.?____________ \u201e.Henriette Haddad, dans le Vieux-Montréal, à une époque plus heu reuse.MALAEHE Ud© autre victime de la méningite l'antibiotique Rifampicine, ce qui les protégera de l'infection.il n'y a pas d'autres cas récent d'infection au méningocoque dans la région de Valleyfield.« Nous avons eu un cas de méningite en septembre, mais on ne sait pas s'il provient du même micro-organisme», explique le docteur locelyne Sauvé, directrice du DSC de Valleyfield.Les méningo-coques peuvent se manifester par une méningite proprement dite (inflammation des méninges, ces membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière), ou encore une septicémie (infection du sang).Le docteur David Mclnychuck, épidémiologiste et directeur des maladies transmissibles au DSC du Lakeshore, a soigné la jeune Christina à l'hôpital.Le médecin rappelle que le contexte général de l'infection aux méningocoques est inquiétant depuis deux ans au Québec.«Normalement, cette maladie présente une fréquence importante chez les bébés de moins de 12 mois, af-firme-t-il.Mais depuis quelque temps, il y a une fréquence inhabituelle chez les adolescents du Canada.» Ce phénomène existe depuis plus longtemps que chez nous dans d'autres pays, comme la Norvège, où l'incidence de la méningite est importante chez les nourrissons et chez les adolescents.«Mais au Québec, c'est nouveau.C'est anormal qu'on relevé tant de cas», soutient le docteur Mclnychuck.Comparé à l'incidence de 1980, celle de 1991 a presque triplé.«On comptait un cas pour 100 000 personnes en 1980, contre 2,5 cas pour 100 000 personnes en 1991 », affirme l'épidémio-logiste.En 1990, on a rapporté 127 cas de méningite au Québec, alors qu'en 1991, on en compte plus de 150.Sur i'ile de Montréal, il y a cependant eu diminution de l'incidence entre 1990 et 1991.On compte environ 36 victimes en 1990, contre 30 en 1991.Par ailleurs, dans d'autres régions du Québec, c'est plutôt le phénomène inverse qui se produit: dans les régions de Saint-Jé-rome, de la Ueauce et de TOu-taouais, on assiste à des éclosions inquiétantes, bien qu'on ne puisse pas encore les qualifier d'épidémies.On a enregistré au cours de l'année dernière 17 cas d'infection aux méningocoques sur le territoire de Saint-Jérôme, dont un décès.Habituellement, le nombre de cas se situe à quatre ou six, dans cette région.Alertés par cette poussée exceptionnelle, qui a frappé surtout les jeunes entre 10 et 14 ans, les responsables de la santé publique ont décidé, à la mi-décembre, de vacciner les 6500 étudiants de cinq écoles secondaires de la région et leur personnel enseignant, une mesure exceptionnelle, évaluée à 100 000$.Au cours de 1991, il y a eu éga- lement de petites éclosions de méningite en Beauce, où on a procédé à 1000 vaccinations, sur la Rive-Sud de Montréal (2500 vaccinations) et dans la région d'Ottawa ( 1500 vaccinations).La prévention visait principalement les adolescents.Il y a eu un cas de méningite isolé à l'école secondaire Massey-Vanier de Cowansville.Enfin, il y a dix jours, on déplorait le décès de la jeune Anne Desrosiers de Gatineau, et hier, celui de Christine Pauze, de Hudson.On devrait savoir lundi si ces deux derniers cas sont isolés ou reliés à d'autres cas causés par une bactér rie identique.Au sein de la population, environ 25 p.cent des gens sont porteurs du méningocoque mais ne développent pas la maladie.Le fait d'être porteur peut même procurer une certaine immunisation, un peu comme le ferait un vaccin.On peut être porteur durant quelques semaines ou même quelques mois, mais pas toute sa vie.Les symptômes de l'infection aux méningocoques sont les suivants, et ils peuvent ne pas être présents tous en même temps: fièvre, raideur dans la nuque, mal de tête, malaises généralises et apparition de petites taches rouge sang sur la peau, particulièrement à l'intérieur des mains et sous les pieds.?PAIX Les pays arabes refusent d'aller à Washington autorités israéliennes de «saboter le processus de paix en poussant les Palestiniens à des actes'désespérés».Dans l'après-midi, la Syrie a décidé «de reporter le départ de sa délégation en signe de solidarité avec le peuple palestinien, et de protestation contre la décision du gouvernement israélien de bannir 12 Palestiniens des territoires occupés», a annoncé une source syrienne autorisée.La décision syrienne est intervenue alors que le chef du dépar- tement politique de l'OLP, M.Fa-rouk Kaddoumi, poursuit depuis vendredi ses entretiens avec les dirigeants syriens.Peu après l'annonce de la décision syrienne, le Liban, dont la politique étrangère est généralement alignée sur celle de son puissant voisin, faisait savoir également que sa délégation ne se rendrait pas aujourd'hui à Washington.Le ministre des Affaires étrangères, M.Fares Boueiz, a précisé que Beyrouth «se solidarise avec les Palestiniens et les autres pays et parties arabes».En début de soirée, Amman annonçait à son tour sa décison de reporter «sine die» le départ de ses négociateurs, qui forment avec les Palestiniens une délégation conjointe, en raison de «la décision israélienne de bannir douze Palestiniens, qui met au défi la légalité internationale».Malgré les décisions de report du départ des délégations arabes, un porte-parole de ministère israélien des Affaires étrangères a affirmé que les délégués israéliens seraient présents le 7 janvier à Washington «comme prévu».Il a exprime l'espoir que les de-légations arabes se rendraient la semaine prochaine dans la capitale fédérale, soulignant qu'il «était de l'intérêt de toutes les parties de faire progresser le processus de paix».D'autres pays arabes ont condamné l'attitude israélienne.La Tunisie a accusé Jerusalem d'exécuter «avec arrogance et entêtement» un plan «défiant la communauté internationale (.) en vue de saper le processus de paix».Dans les territoire occupés, de nombreux affrontements entre Palestiniens et soldats israéliens ont fait au moins cinq blessés chez les premiers et deux chez le seconds.En outre, un Arabe accusé de travailler pour les Israéliens a été tué.Les corps de trois autres avaientdéjàétédécouverts vendredis Deux suspects arrêtés ¦ Les policiers du poste 51 ont procède, hier soir, à l'arrestation de deux hommes soupçonnés d'un vol qualifié commis dans le secteur de Rosemont le 24 décembre dernier.'Une description de leur véhicule et de l'un des suspects a servi à les localiser.Les policiers ont pris te yoiturc en filature et arrêté les deux hommes, tous deux costauds, mesurant environ 5 pieds 8 gotices, l'un blond et l'autre châtain.Les suspects étaient détenus et bur le point d'être interrogés par le sergent-détective Desroches, du bureau des enquêtes criminelles du poste 51, au moment d'aller sous presse.L'un des hommes était, semble-t-il, en possession d'une carabine chargée, de calibre 303, qui correspondrait à l'arme utilisée la veille de Noel.De plus, tous deux ont des antécédents judiciaires pour des délits semblables à ce vol dont ils sont soupçonnés.Méthodes d'élevage remises en question Presse Canadienne La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 008 0983 ^abonnement I* -le servke de* abonnements I ni ouvtft du lundi au » vendredi dc7h j 17 h50 I! redaction promotion (-.comptabilite ¦ Grandes annonces j Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 annonces classées Commandes ou coït actions lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 285-7111 grandes annonces i i Détaillants National, Tele ?Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 i i M presse est publiée Dar LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la ! Pri -Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations rjn / a presse et rpiieç des i cervices de la Presse Associée et de Peuter Tous droits de reproduction des mformaûons I particulières a la presse sont également reserves \u2022 Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 \u2022 Port de retour garanti.IU0PSOO3692I ChampUin N.Y.12919-1518 RENSEIGNEMENTS 28S-7272 i LJ DIMANCHE 5 JANVIER 1992 01-7-01 I i i -i i i i KITCHENER ¦ Les pratiques d'élevage observées depuis des générations sont l'objet d'un examen minutieux, alors que les résidents urbains remettent en question le traitement infligé aux animaux de ferme, selon un auteur et défenseur des droits des animaux.Lors d'une conférence prononcée devant les membres d'organismes pour la protection des animaux et de l'environnement, Jim Mason, auteur du livre « Factory Farming», traitant de l'exploitation de fermes géantes, déclarait: «Il s'agit probablement de tout un choc pour l'industrie de l'élevage que nous examinions soudainement des méthodes utilisées depuis des centaines d'années».Un mouvement ¦ dangereux » La directrice de l'Ontario Farm Animal Council, Leslie Ballcnti-ne, a pour sa part déclaré que les groupes d'éleveurs devraient lancer leur propre campagne de relations publiques pour contrer celle des défenseurs des droits des ani-maux* Les défenseurs des droits des animaux n'aiment pas voir des animaux de boucherie comme ces porcs entassés dans des enclos exigus sur les grandes fermes d'élevage industriel.PH0T0 CP des stalles étroites.Mais le coût gnés avec plus d'attention person- dc ces bâtiments grève les fer- nelle.micrs de lourdes dettes qui en- Les dirigeants des groupes de traînent l'adoption de mesures de fermiers ont depuis toujours pré-réduction des coûts, rendant ainsi tendu que »es petites fermes ne davantage nécessaire l'utilisation LES ANNONCES CLASSÉES La Près 31 285-7111 «Les droits des animaux constituent l'une des préoccupations importantes des années '90», déclarait-elle lors d'une récente rencontre de journalistes du secteur agricole.Mme Ballentine dit douter des motivations du mouvement en fa* veur des droits des animaux qu'elle décrit comme «dangereuses et malencontreuses» et visant à enrayer la consommation de viande et l'élevage du bétail.«La seule façon de combattre cette situation est d'utiliser les faits», a-t-elle poursuivi.«|e ne me soucie pas de qui le fera, mais ce combat doit être mené».De son côté, |im Mason admet qu'il aimerait voir la fin de la domination de l'homme sur les animaux qui a debute il y a environ 10 000 ans alors qu'a commencé leur domestication.Il admet egulement avoir «fait toutes les choses que je refuse aujourd'hui», alors qu il a grandi dans une famiiie u'cîeveurs au Missouri, où il soignait du bétail, des porcs et des poulets.ii ne consomme plus de viande maintenant et apporte son appui aux groupes de défense du bien-être des animaux et de protection de l'environnement, en vue de remettre en question la croyance traditionnelle voulant que les humains ont le droit de forcer les animaux de subvenir à leurs besoins.«Nous devons mettre fin à cette situation et la dénoncer partout où nous la constatons».Victimes innocentes M.Mason a déclaré que les éleveurs sont les innocentes victimes d'un système élaboré par les magazines agricoles qui tirent leurs revenus publicitaires de grandes entreprises faisant la promotion de granges énormes, d'équipements sophistiques et de drogues.Selon lui, les granges modernes peuvent abriter des centaines de milliers de volailles, de porcs et de botes à cornes entassés duns* troupeaux qui peuvent être soi de fermes d'élevage immenses a production massive.Il ajoute que le surpeuplement crée un stress qui limite la capacité du bétail de combattre les maladies.Four lui, les animaux et les volailles ont besoin de médicaments, ce qui soulève la question des résidus dans la viande et qui augmente les coûts d'exploitation des fermiers.M.Mason prédit «un extraordinaire choc culturel pour les citoyens urbains qui commencent à surveiller ce qui se passe dans les régions rurales».Pour lui.l'exploitation fermière industrielle n'est pas nécessaire et les Nord-américains seraient en meilleure santé s'ils ne consommaient pas autant de viande, de lait et d'oeufs.Il desire cjue les fermiers reviennent à l'élevage de plus petits sont pas assez productives et entraîneraient d'importantes augmentations de prix.Mme Ballentine a par ailleurs déclaré que les fermiers devraient «se réveiller, sentir la soupt chaude» et commencer à défendre leurs méthodes.Elle a souligné que les groupes de protection des droits des animaux et de l'environnement gagnent de plus en plus de force en se joignant ensemble et en formant des coalitions dans le but de mettre fin aux méthodes suivies par les éleveurs pour accomplir leur travail.«Il n'est plus le temps maintenant d'aborder la question, mais plutôt celui de corriger les dommages qui ont déjà été aceom-plis», a-t-elle dit, ajoutant que les résidents des villes et les journalistes qui ignorent les méthodes modernes d'exploitation des fermes constituent des proies faciles pour de tels groupes. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 JANVIER 1992 \u2022 A3 La Presse Un détenu meurt asphyxié dans sa cellule à Schefferville Presse Canadienne SCHEFFERVILLE ¦ Un détenu de 31 ans est mort asphyxié dans sa cellule quand un incendie a complètement rasé le poste de la Sûreté du Québec à Schefferville, hier matin vers 4h.L'homme, dont l'identité n'a pas encore été dévoilée, avait été incarcéré la veille à la suite d'une plainte de violence conjugale.Les flammes qui faisaient rage dans le bâtiment ont rapidement endommagé les lignes électriques et téléphoniques environnantes, les rendant inutilisables.C'est le gardien du poste lui-même qui a alerté les policiers de la SO et les pompiers.Mais lorsque ces derniers sont arrivés sur les lieux de l'incendie, ils n'ont pu se porter au secours de l'individu emprisonné, à cause de l'épaisse fumée qui envahissait l'endroit.«Quand j'ai reçu le premier appel d'alarme, a déclaré le chef des pompiers Russell Forbes, il devait être environ 3h30.Et en moins de cinq minutes, j'étais devant la bâtisse en flammes sur la rue Atlantic avec, à mes côtés, huit de mes pompiers volontaires.Un vrai mur \u2022 «Nous avons essayé de rentrer, mais même avec nos appareils respiratoires et nos lumières, nous ne voyions rien.C'était un vrai mur de fumée dense et la chaleur devait être à plus de 800 degrés.Nous avons bien essayé de porter secours à l'homme qui se trouvait à l'intérieur, mais c'était impossible.Il a fallu démolir les portes du garage adjacent pour ventiler la fumée et à ce moment-là, nous avons pu travailler», a expliqué le chef de pompiers.Quand aux enquêteurs arrivés de Baie-Comeau, ils ont amorcé leur travail pendant que les pompiers continuaient H'ar-roscr le brasier.Mais, comme il est de règle en pareil cas, suivant une entente entre corps de police, ce sont des policiers-enquêteurs de la Sûreté municipale de Québec qui ont été dépéchés dans cette petite municipalité de la Côte-Nord, pour procéder à l'investigation.Ils sont arrivés sur place en début d'après-midi.Schefferville compte une population de quelque 17*00 habitants, composée en majeure partie de Naskapis et de Monta- gnais.La municipalité est située à environ 650 km au nord de Baie-Comeau, à la frontière du Labrador.Selon les premiers commentaires recueillis auprès du lieutenant Claude Parent, officier de service de la SM de Québec, la victime était bien connue des policiers de l'endroit et avait été emmenée en cellule vers 23h30 vendredi, à la suite d'une plainte de violence conjugale.Il faudra attendre le rapport complet des enquêteurs avant de connaître l'identité de la victime et les résultats de l'autopsie.je» La famille de Juan Mijango, qui a donné à ses enfants un second prénom evoca-teur, prend la pose sous le portrait du poète.À l'avant, Rabinal Nacxit, 15 ans et sa petite soeur Ana Yoiloxochitl, 10 ans.Derrière eux, le père, Juan, et la mère, Ana, avec l'aîné, Juan-Ramon, âgé de 19 ans.Dernière rangée, Nestor HacavitZ, 12 ans.photo bernaro brault.u Presse un poète salvadorlen en exil applaudit à la paix dans son pays LUCIE CÔTÉ ¦ Réfugié politique, installé au Québec depuis le 15 octobre 1982, Juan Mijango, poète et journaliste salvadorien, a appris avec joie l'annonce des accords de paix conclus entre le gouvernement du Salvador et la guérilla, le 31 décembre dernier, qui mettront fin à 11 ans de guerre civile.Mais il reste circonspect.' «C'est un beau cadeau de nouvelle année, les meilleures nouvelles qu'on ait reçues depuis longtemps comme Salvadoriens.La tendance irréversible vers la paix, qui est l'aboutissement d'un long processus, est maintenant amorcée.le suis très content du travail de Javier Perez de Cuellar (l'ancien secrétaire général de l'ONU, dont le mandat se terminait justement le 31 décembre).Ce qu'il a fait pour le Salvador est bien, même si je n'approuve pas sa position dans la guerre du Golfe.Moment d'espoir «C'est un moment d'espoir, des choses inimaginables vont maintenant arriver, grâce à la fin de la guerre.Il va y avoir une épuration de l'armée, peut-être aussi l'intégration à la vie civile des membres du FMLN, le Front Farabundo Marti pour la libération nationale (un aspect non encore réglé des négociations), expose Juan Mijango, qui a vécu dans la clandestinité au Salvador, avant de trouver refuge au Mexique pour ensuite s'établir ici.C'est d'ailleurs au Mexique qu'est né son quatrième enfant, sa fille, âgée de 10 ans.Ana Yoiloxochitl, dont le second prénom signifie «Fleur de mon coeur», dans la langue des Indiens Nclimat.«Mais c'est un moment critique aussi.Un moment de réflexion et d'analyse, poursuit M.Mijango, alors que sa femme Ana approuve ses paroles.Il faudra déjà penser à l'après-guerre, après la signature de l'accord, le 16 janvier prochain (à Mexico).Problèmes graves «Ce n'est pas parce qu'il y a cette signature que les problèmes sont finis.Les problèmes économiques sont très graves.Un des motifs de la guerre a été la mauvaise distribution des richesses», rap-pelle-t-il.Au Salvador, Juan Mijango travaillait dans un journal dont les locaux ont été dynamités quatre fois.Le rédacteur en chef du journal, jaime Sua-rez Quemaim, avait d'ailleurs été tué lors d'une de ces attaques.«Moi, j'ai souffert la prison, la torture.Écrire, en Amérique latine, comme poète ou comme journaliste, c'est déjà un engagement politique.Les intellectuels et les artistes sont subversifs.Ils critiquent le gouvernement.On en torture ou en tue pour donner l'exemple, pour que les gens se tiennent tranquilles.C'est très dangereux.Quand j'écrivais un article, je risquais ma vie», souligne Juan Mijango qui a quitté le Salvador au moment où c'était encore assez facile de le faire.«Le moment est maintenant venu pour une concertation mondiale.On s'est beaucoup préoccupé des pays de l'Est, mais on doit aussi aider le Salvador et toute l'Amérique latine à s'en sortir, explique le poète qui enseigne aujourd'hui l'espagnol dans un YMCA.Il faut travailler à consolider, solidifier la paix.» Le double meurtre à Ste-Monique: personne | n'a rien vu, rien entendu Presse Canadienne SAINTE-MONIQUE ¦ Le mystère le plue complet entoure toujours le double meurtre de Sainte-Monique, au Lac-Saint-Jean: les enquêteurs travaillent sans relâche, mais dans ce petit village de 960 âmes, personne n'a rien vu, rien entendu.Selon le sergent Michel Du-quet, de la Sûreté du Québec à Chicoutimi, Jacqueline Fortin et Jean-Paul Lindsay avaient prévu passer une petite soirée tranquille, jeudi, dans leur maison de la rue Honfleur, à Sainte-Monique.Plusieurs personnes de leur entourage ont fait cette affirmation aux enquêteurs.Les voleurs les ont-ils surpris en entrant dans la maison au moment où ils regardaient la télévision?Ou le couple est-il sorti un instant et a-t-il pris les malfaiteurs sur le fait à son retour?«Ce sont deux hypothèses que nous étudions sérieusement, explique le sergent Duquel.Mais l'enquête progresse lentement, vu l'absence de témoins.» Jacqueline Fortin.53 uns.cl son mari Jean-Paul Lindsay.54 ans, ont été retrouvés sans vie par leur fille de 26 ans, jeudi soir.Elle venait de passer la soirée chez son oncle Charles-Henri Lindsay, qui demeure en face de la résidence des victimes.Mme Fortin et M.Lindsay ont été atteints de balles à la tête, mais ils auraient été frappés et seraient décédés à la suite de coups reçus sur la tète.Une autopsie a été pratiquée, mais les résultat* n'ont pas encore été divulgués.Le vol est le mobile apparent de ce crime.Les bandits ont d'ailleurs fouillé la maison de fond en comble avant de quitter les lieux.Abattu de plusieurs projectiles ¦ Un homme de 37 ans a été abattu de plusieurs projectiles d'arme à feu à la tête en début de soirée hier, devant le 255 Crémazie ouest, à l'intersection de la rue Meunier.C'est le deuxième meurtre à survenir cette année, en deux jours, sur le territoire de la CUM.Les policiers du poste 42 ont découvert la victime vers 18 h 40 dans le stationnement d'un restaurant Harvey's, allongé près d'une voiture.Il était déjà décédé.La victime était connue des policiers.Un suspect a été vu prendre la fuite à pied rue Meunier.Le mobile du crime reste inconnu pour le moment.Victime d'un délit de fuite ¦ La Sûreté du Québec de La-chenaie recherche un témoin pour un délit de fuite qui a fait une victime, vers 4h00, le 21 décembre dernier, sur la route 335 à La Plaine.Alors qu'elle marchait le long de la route, Mireille Bacon, âgée de 28 ans, aurait été heurtée par un véhicule qui n'a pas arrêté, puis par une déneigeuse.Elle est morte à l'hôpital quelques heures plus lard.Le témoin recherché serait l'homme qui a quitté le bar La Causerie, situé sur la Montée Masson, à Terrebonne, en compagnie de la victime, vers 3hl5, le 21 décembre.11 conduirait une Volks Jctta 1984 bleu marine, aurait environ 50 ans, mesurerait 5 pieds 8 pouce et pèserait 180 livres.On peut communiquer confidentiellement toute information pouvant aider à retracer ce témoin à la Sûreté du Québec de Lachenaie au (514) 471-2116.La récupération du mazout déversé dans le Saint-Laurent progresse ¦ Les spécialistes de Sani-Mobile et Sani-Mani ont terminé hier la récupération d'une partie des 300 000 litres de mazout qui ont été déversés dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Baie-Comeau.Le déversement a été constaté jeudi par les gens de la Société canadienne de métaux Reynolds, dont la compagnie est située tout près.Il a été causé par le bris d'une conduite qui transporte le mazout à l'usine de Reynolds.Hier en soirée, le porte-parole de Reynolds, Guy Sarrazin, a indiqué que le travail de récupération de l'huile qui flottait à la sur*; face du fleuve était terminé.Reste maintenant à ramasser le mazout qui s'est déversé au sol, sur la neige et les glaces.Un travail de longue haleine qui pourrait demander encore plusieurs jours.En bref MORT ACCIDENTELLE À SAINT-CUTHBERT ¦ Un homme est mort hier, vers 6h30, à Saint-Cuthbert, près de Berthierville, en chargeant une remorque de bouteilles d'eau.Yves Chrétien.41 ans, de Saint-Cuthbert, a été écrasé entre sa remorque et la rampe de chargement de la compagnie Les Eaux Amaro Inc., au 4061.Grand Rang Sainte-Catherine.Selon les premières constatations, l'employé, que son patron a trouvé vers 9 heures, s'affairait, à l'heure habituelle, au chargement de sa remorque, tirée par un tracteur.Il aurait fait avancer le véhicule, pour ensuite se diriger à l'arrière, on ifnorc toujours pourquoi.Le frein d'urgence n'avait pas été actionné, le véhicule a recuié en coinçant la victime, morte instantanément, entre la remorque et la rampe.La Sûreté du Québec poursuit son enquête.VOL DE 500000$ CHEZ THOMAS COOK ¦ Ce n'est pas 100000$, mais bien près de 500 000 $ en devises de toutes sortes dont se sont emparés deux hommes masqués vendredi après-midi, à la succursale du boulevard Rcné-Lévesque de la société Thomas Cook.Selon le sergent Richard L'Heureux, du poste 25 de la police de la CUM, les deux hommes, qui seraient des professionnels, avaient bien préparé leur coup.Ils se sont présentes au bureau de change situé au 525 boulevard Rjne-Lévcsque ouest, peu avant la fermeture, vers 17 heures, et ont menacé les deux employées présentes qui leur ont remis les liasses de bil- lets.Les deux hommes sont alors rapidement repartis, sans avoir tiré de coup de feu.Les deux employées de Thomas Cook ont subi un choc nerveux, a souligné le sergent L'Heureux.Le sergent-détective Daniel Filion, du poste 25, est chargé de l'enquête.UNE FEMME DÉTENUE À L'ORIGINE D'UN INCENDIE 5 Une femme détenue au centre carcéral de Hull serait responsable du début d'incendie survenu vers 23h30 vendredi.Elle aurait mis le feu aux livres qui se trouvaient dans sa cellule, afin de s'enlever la vie.Les gardiens de l'institution sont intervenus et ont rapidement maîtrise Ses flammes.BPC: LA FIRME ROCHE CHOISIE ¦ Le ministère de l'Environnement du Québec a choisi la firme Roche Ltée pour mener à bien une étude, au coût de 750 000 $, sur les méthodes de destruction des BPC quicontamiment actuellement 2000 tonnes de déchets dans des dépotoirs du Québec.L'INDIVIDU POIGNARDÉ EST IDENTIFIÉ ¦ Le résidant de Verdun, tué d'un coup île couteau vendredi, a été identifié.Il s'agit de M.Mario Provost, 31 ans.un chambreur du 160, 2ème avenue.L'homme, victime du premier meurtre à survenir cette année sur le territoire de la CUM, aurait été frappé en pleine rue, vers 14 h, d'un coup de couteau au thorax.Personne n'a encore été arrêté relativement à ce meurtre) B PHOTO KffNAffO BRAUlT (jflrVffM f OO OOO 0 cie tiommagos Un incendie majeur s'est déclaré vers 8h30 hier matin, au premier étage d'un immeuble situe au 1243 Metcalfe (coin Sainte-Catherine).Le lieu du sinistre était occupé par une taverne.L édifice de trois étages a subi pour environ 100 000 S de dommages.Appelés à 8h45, les pompiers, ont déclenché l'alerte générale (équivalent de cinq alertes).Environ 90 pompiers se sont acharnés sur le brasier.Un citoyen souffre toutefois d'une blessure au genou.L'édifice n'est pas ce Vêtement détruit. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 JANVIER 1992 VIENS TE FAIRE DES POMMETTES.ON VEUT TE VOIR LA BINETTE SUR L'ÎLE DE NOS AMIS PINGOUINS.Tout l'hiver on vous attend en skis, en patins, _en traîneau., en roquettes sur l'île Notre-Dame, l'île de nos omis pingouins.Pctînoîre (Accès gratuit) Ski de fond et ses 14,5 km de pistes (Accès gialuit) Module de jeux (Accès gratuit) Glissoire (100 S enfant \u20222,00 S adulte) Activités d'animation en raquettes Service de restauration Stationnement (6.00 S /auto) Service d'autobus de la SÎCUM (Du mardi au dimanche) 0 CKAC73AM 1 .À Parc des lies sociétu de lile Notre-Dame La barre de chocolat Cold Buster bientôt de retour Presse Canadienne EDMONTON ¦ La tablette alimentaire Canadian Cold Buster n'est pas encore tout à fait «mise sur la glace*.Ce produit développé pour combattre l'hypothermie avait été retiré, vendredi, de 250 points de vente situés en Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba.Ceci, à la suite d'une menace faite par lettre et voulant que du nettoyant à four ait été injecté dans certaines tablettes.Mais la Canadian Cold Buster pourrait bientôt revenir sur les étalages.La tablette sera en effet remise en marché dès que le bureau fédéral de la protection de la santé donnera son accord, a indiqué Dave Anderson, porte-parole de la compagnie Crown Star Food Distributors-\u2014 qui distribue le produit.M.Anderson a déclaré que les détaillants avaient témoigné une grande confiance à l'endroit de la Canadian Cold Buster, et qu'ils attendaient impatiemment de nouveux stocks.« Nous recevons actuellement des commandes téléphoniques», a-l-il ajouté Anderson.11 a précisé que la compagnie envisageait toutefois de presenter le produit dans un emballage à l'épreuve des altérations.Une des tablettes vérifiées par la police à la suite de la réception des lettres de menace contenait une substance alcaline pouvant occasionner des brûlures, lorsque consommée.Mais, aux dires de M.Anderson, rien ne démontre que d'autres tablettes contiennent aussi une telle substance., Aucun cas d'empoisonnement Même si le centre anti-poison de Calgary a reçu plusieurs appels de la part de gens montrant des signes d'inquiétude, car ils avaient mangé 4es Canadian Cold Busters, aucun cas n'a été signalé concernant la consommation de tablettes avariées.Rappelons que la compagnie Crown Star et une firme distributrice de Calgary avait volontairement retiré, vendredi, des dizaines de milliers de tablettes Cold Buster des étalages.Calvin Eklund, un camionneur d Edmonton, décharge des boîtes de tablettes de chocolat Canadian Cold Buster qui ont été retirées des étagères des magasins.Cette décision avait été prise après que des lettres aient été reçues par la Presse Canadienne et le quotidien Edmonton tournai.Ces missives provenaient d'un groupe disant s'appeler «Milice des droits des animaux».11 a jusqu'ici été impossible d'identifier les auteurs de ces lettres et la police n'a effectué aucune arrestation.La missive adressée à la Presse Canadienne mentionnait qu'on avait injecté du nettoyant à four liquide dans 87 tablettes Canadian Cold Buster qui avaient été placées sur les étalages de magasins d'Edmonton et de Calgary.La lettre, datée du 1er janvier, soutenait que l'inventeur de la tablette, le physiologiste Larry Wang, de l'Université de I'Alberta, avait «tué des milliers de rats» au cours de lb années de recherche.«Wang a fait geler et a affamé des milliers de rats, il leur a injecté diverses drogues, dont des barbituriques, dans le cadre des recherches qui ont mené à la mise au point de cette tablette», poursuivait la lettre.Peu de temps avant son départ pour la Chine, vendredi, M.Wang avait carrément démenti ces allégations.«Chacune des étapes que nous avons accomplies avait été auparavant approuvée par l'université et respectait strictement les directives du Conseil canadien pour la protection des animaux», a-t-il déclaré.«Ils prétendent que nous avons sacrifié ou tué des milliers de rats.Ceci n'est tout simplement pas la vérité».M.Wang a précisé que les rats qui ont servi aux expériences avaient été placés dans une chambre froide et gardés sous surveillance, tout comme dans le cas des volontaires humains.L& compagnie qui produit la Cold Buster, Okanagan Dried Fruits Ltd., de la Colombie-Britannique, avait immédiatement cessé la production de la tablette après que le contenu des lettres ait été rendu public.Elle avait aussi mis temporairement à pied 22 de ses employés.Communiqué D'autres groupes de protection des animaux ont dénoncé cet acte de menace et se sont empressés de se dissocier de l'expédition de ces lettres.Un communiqué émis hier par neuf groupes de protection des droits des animaux stipulait: «On a laissé entendre que cet acte avait été posé par un organisme de protection des droits des animaux, alors que la lettre expédiée aux médias aurait pu être écrite par n'importe qui.» Le porte-parole de cette coalition, Liz White, ajoutait: «Lorsque des gestes de cette nature sont posés, ils causent du tort à tous les groupes de protection des droits des animaux.Notre philosophie consiste à respecter tout genre de vie, incluant celle des humains et des autres êtres.» Marion Barry aurait eu une relation sexuelle dans le parloir de sa prison Associated Press WASHINGTON ¦ L'ancien maire noir de Washington, Marion Barry, qui purge actuellement une peine de six mois de prison pour utilisation et consommation de cocaine, a eu, devant plusieurs témoins, une relation «bucco-génitale» avec une femme venue lui rendre visite dans le parloir de sa prison, selon plusieurs journaux américains.Dans son édition d'hier, le Washington Times affirme que des responsables fédéraux ont confirmé ces informations largement diffusées dans la presse, et on a admis de source gouvernementale qu'une enquête était en cours sur cette affaire.Les faits remontent au 29 décembre.Marion Barry a alors reçu une visite au parloir de sa prison de Peterburgh, en Virginie.Le parloir de cette prison pour petits délinquants est une grande pièce dotée de tables, de chaises et de distributeurs.Un détenu, Floyd Robertson, a affirmé au très sérieux Washington Post que l'ancien maire et une femme, dont l'identité n'a pas été révélée, se sont d'abord longuement caressés, puis que la femme s'est baissée pour une «relation bucco-génitale».Hier, l'avocat de Barry, Kenneth Mundy, a démenti les affirmations de M.Robertson affirmant qu'elles étaient «sans fondement».M.Mundy a expliqué que lui et ses associés avaient obtenu des informations de la part de gardiens de la prison démentant devant les enquêteurs avoir été témoins de tels actes.Une violente tempête s'abat sur la côte atlantique Associated Press REHOBOm BEACH.Delaware ¦ Une violente tempête accompagnée de vents atteignant 113 km/h s'est abattue hier sur les villes bordant la côte atlantique des États-Unis dans les États du New Jersey, du Delaware et du Maryland, entraînant l'évacuation de la population et de nombreux dégâts, mais pas de blessés.«La situattion est potentiellement très dangereuse.Les bords de mer ne sont pas patricables.Des lignes à haute-tension ont été renversées.Il y a des inondations et les égouts débordent», a déclaré le gouverneur Michael N.Castle qui a fait une tournée dans la région.Les responsables de la plage de Rehoboth dans le Delaware ont décrété l'état d'urgence et la ville de Castle a fait appel à la Garde nationale pour prêter main-forte aux équipes de l'autoroute qui détournent les automobilistes des zones dangereuses.MX m HEt-v, *9> Un résident d'Océan City, au New Jersey, s'aventure sur une partie détruite de la promenade du front de mer, qui a été sérieusement malmenée par une tempête accompagnée de vagues énormes et de vents de 100 km/h.photo ap Cuba réclame le retour de l'hélicoptère et des 34 Cubains Reuter LA HAVANE ¦ Cuba a annoncé hier avoir demandé la restitution immédiate d'un hélicoptère et le retour des 34 Cubains qui avaient fui la veille à bord de l'appareil pour les États-Unis.« Les autorités cubaines sont en contact avec les autorités américaines et demandent le retour immédiat de l'appareil et des pirates de l'air», a déclaré la télévision à la fin de son bulletin d'information.L'appareil, une version civile du Ml-8 de l'armée soviétique aux couleurs de la compagnie Air Cu-bana, a été volé par un «traître», Pompa Gonzales, a ajouté la télévision.Employé par Air Cubana pour assurer des excursions touristiques, le pilote a décollé de la station balnéaire de Valdarero puis a récupéré les autres transfuges avant de mettre la cap sur la Floride.Les réfugiés ont demandé l'asile politique aux États-Unis.En 1991, plus de 2000 Cubains sont arrivés à bord d'embarcations diverses sur les côtes de Floride.Un officier s'est posé à Key West aux commandes d'un MiG et quelques transfuges ont fait le voyage à bord d'un avion d'épan-dage agricole.Des policiers et des douaniers américains montent la garde autour d'un hélicoptère de fabrication soviétique à bord duquel 34 réfugiés cubains sont arrivés à l'aéroport de Tamiami à Miami, vendredi.e kXo.83 ans, qui s'était illustré dans la série télévisée My Three Sons, succombe à une pneumonie dans un hôpital de Santa Monica, en Californie.?7Le pionnier de l'aviation québécoise Tom Wheeler, fondateur de Wheeler Airlines et propriétaire de l'hôtel Gray Rocks Inn fonde par sa famille, meurt à Cocoa Beach, en Floride .i |'àlt*3 d** 97 m n v rj Alice Sjoquist.considérée comme étant la doyenne des Canadiennes, meurt dans son sommeil a I flge de 113 ans à Kamloops.en Colombie-Britannique.Le célèbre chanteur et comédien français Yves Montand.de son vrai nom Yvo Livi.est terrassé par une crise eardiaque dans un hôpital de Sentis, dans le département de l'Oise, où il tournait un film.«mm Le cardinal Paul-Emile Lc-^P ger meurt dans un hôpital de Montreal a l'âge de 87 ans.Il avait surpris le monde entier en 1967 en abandonnant sa charge apostolique pour rendre le bâton dû missionnaire auprès des lépreux d'Afrique.ii 1«B Un cancer au cerveau et le 3) sida emportent Robert McCall, un des meilleurs patineurs artistiques de l'histoire du Canada.11 avait 33 ans et vivait à Toitonto.Iffl Gustav Musak, 7tf ans.¦ fCp president et ex-chef du Part» communiste thécoslovaquc, meurt des suites d'un cancer a l'estomac dans un hôpital de Bratislava, en Tchécoslovaquie.II avait dirige le pays entre I9é#.année où il prit le pouvoir dans le sillage des chars d'assaut soviétiques, ci 1989, année ou il fut remplace a la présidence par Vaclav Havel, au terme de la «révolution de velours».Deces dans un hôpital mon* 8P realai*.de l'.iuteur-compo: teurinterprete Gilles Rivard, des sui tes d'un cancer du pancréas.(I avait 41 ans.\u2014 Deces a Montréal d'Esme Lie-beck McNeill, dernière descendante ; connue du dénomme Boswell, sei-; gneiirde Berthierville et Lanoraie.Elle avait 73 ans.Décès a Lachine de Guy Descary.59 uns qui était maire de cette ville de banlieue depuis 1973.il a iuccombé à une défaillance cardiaque imputable au diabète.\u2014 Freddie Mercury, le chanteur du groupe rock Oueen, succombe a une bronchopneumonie conséquente du sida, a Londres.Il avait 45 ans.\u2014 Anton Furst, le créateur de la Batmobile, l'extravagant véhicule du film Batman qui lui valut un Oscar en 1989, se suicide en sautant son domicile de Los Angeles.Il avait 47 ans.2vb Eric Carr, 41 ans, le batteur ¦9 du groupe rock Kiss, succombe a des complications dues à un can- cer.L'entraineur des Penguins de Pittsburgh, Bob Johson meurt à l'âge de bO ans à son domicile de Pittsburgh, emporte par une tumeur au cerveau.Willem Van Buuren.le doyen des greffés du coeur, succombe à une pneumonie 22 ans après son opération.11 avait 62 ans.\u2014 David Sonny Werblin, l'agent d'artistes multimillionnaire qui fonda les Jets de New York et causa toute une coin-motion en accordant un salaire faramineux de 400000 S (c'était en 1965) au quart-arrière Joe Namalh.meurt a New York à l'âge de 81 ans.t t a « \u2022 t à \u2022 à décembre 1Décès à Chicago de l'économiste George Stigler.pri\\ Nobel d'économie en l°S2.Il a succombé à une déficience cardiaque à l'âge de 80 ans.G Le père Pierre-Marie Poisson, qui fut conseiller juridico-canonique de la Province canadienne des pères de Sainte-Croix de 1944 a sa mon.s'éteint dans un hôpital de Montréal a l'âge de 78 ans, à la suite d'une brève maladie.4Fred Basset, le créateur de la bande dessinée Fred Basset.meurt d'un cancer à l'âge de 74 ans.Deces à Miami de Kimberley Ber-galis, 23 ans.la premiere personne à avoir contracté le sida d'un membre du personnel de santé, en l'occurrence son dentiste.David Acer, mort du sida en septembre 1990.9L'homme d'affaires beauceron Philippe Goulet, fondateur de Chaussures Panda, succombe à un cancer â l'âge de 59 ans.«4| Décès à Montreal de Claude m Gagné, ex-maire de Lavaî des-Rapides.Il avait 80 ans.\u2014 Décès â Paris de Jean Rigaud.un des plus célèbres chansonniers français de l'après-guerre.11 avait 82 ans.Aurélien Noèl.qui fut pro-%9 fesseur a l'Ecole des haute* études commerciales de Montreal, professeur émérite de l'Université de Montréal, et co-fondateur du cabinet de comptabilité Mahcu.Noel (actuel Groupe Malette Maheu ), décède à Magog à l'âge de 87 ans.c m OB |oey Smalwood, qui fut le ¦ m grand responsable de l'entrée de Terre-Neuve au sein de la Fédérai tion canadienne en 1949, meurt à son domicile de Saïut-Jean, Terrc-Ncuyc, à l'âge de 90 ans.\u2014 Deces a Montreal a la suite d'une chirurgie cardiaque de Marcel St-Aubin.bo ans, qui fut chef de la police de Montreal lors des événements d'octobre 1970.jM Le repute mierobiologiste ¦ CS Armand I rappicr.fondateur du laboratoire qui porte son nom.décède dans un hôpital de Montréal.U avait 87 ans UJ Le comédien et chanteur Edouard loseph Woollcv 75 ans.qui fut directeur-fondateur du studio d'art lyrique, fondateur et directeur artistique de l'Opéra national du Quebec ( 1948-52).professeur au cégep du Vieux-Montréal et directeur du Conservatoire national (1971-75), meurt à Miami, en Floride Frank Finncgan.91 ans, le dernier survivant des anciens Senators d'Ottawa, de la ligue Natiok nale de hocke>.succombe a une crise-cardiaque à ShawvMIe, en Ontario.« * A8 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 5 JANVIER 1992 Les grands procès: l'affaire Beaudry La bourgeoisie d'argent, dieu merci, ne règle pas ses différends à coups de revolver, elle a conçu à cette fin les conseils de famille et les tribunaux de commerce.On a cependant connu de très rares et retentissantes dérogations a cette convention, de celles dont la chronique policière fait ses choux gras.La plus célèbre affaire du genre est survenue à Montréal en 1926.Elle s'est terminée par un sensationnel procès à l'issue duquel La Presse écrivait: «Ainsi s'est terminée l'une des causes qui ont le plus capté l'intérêt public et qui passera au rang des causes célèbres de notre ville ».t Rififi chez les gens d'affaires DANIEL PROULX collaboration spéciale L es fébriles a nées vingt, à Montreal comme partout sur îe continent, sont celles de la prospérité.L'Amérique invente le confort et le loisir, on voit apparaître les réfrigérateurs électriques, les «fournaises» à l'huile, la radio et en usine, la semaine de cinq jours.On asphalte les rues, les automobiles ont des toits rigides, des pneus gonflables et des freins aux quatre roues.Et puis il y a le cinéma.En cet etc 1926, par exemple, Ramon Navarro fait un malheur dans Ben Hur.Le Her Majesty's ne désemplit pas.Pas plus que le Amherst, cela dit, où là, c'est le vaudeville qui est roi.On y donne des représentations continues, sept jours par semaine, et des leçons de Charleston, de 13h à 25h.Aux deux endroits, le billet coûte 25 sous.Une affaire survient, en août, qui va passionner l'opinion.Le 17, elle fait les gros titres de tous les quotidiens de la métropole.La veille, vers 13 h, ces messieurs de la Morgue sont passés prendre le corps d'Antonio Beaudry, retrouvé mort dans son bureau quelques minutes auparavant.Il a été tué, 48 heures plus tôt, d'une balle à la tète et d'une autre dans le dos.Les milieux d'affaires et la bonne société sont frappés de commotion.À 48 ans seulement, Beaudry était le principal administrateur du journal commercial Le prix courant, il présidait aussi aux destinées d'une imprimerie, la Mer-chants Printing Company et avait des intérêts dans La Revue moderne.i Jeune homme de bonne famille, il a fait un riche mariage, le couple fréquentent le meilleur monde.Antonio a été président du Club Saint-Denis, il était aussi membre des clubs de Réforme, de Laval-sur-le-Lac et de l'Interallié de Paris.En 1916, cédant à de fortes pressions, il avait même tàté de la politique municipale, sans succès cependant.On fera à cet eminent Montréalais des funérailles dignes de son rang.Tout le gratin du monde de la finance est la, le baron de Vitrolles, consul de France, mène le cortège funèbre.Trois jours ont passé depuis la découverte du cadavre, les pairs du défunt s'étonnent qu'on n'ait pas encore mis la main au collet de l'assassin.On va prier ces messieurs de la police de faire dili- \u2022 gence: le président du comité exécutif de la ville, J.-A.Brodeur, et Pierre Bélanger, chef de la police, se rendent dans les bureaux du capitaine Mercier, le patron des détectives, pour faire \\ i point sur la situation.Enfin, un suspect Les rumeurs, les supputations, les hy pothèse les plus farfelues circulent, le journaux sont pleins de l'affaire.Enfin, le 23 août, deux nouvelles font la un ; des feuilles montréalaises.Rudolph W lentino, le dieu de l'écran, est mort et le comptable Henri Bertrand, bras droit d'Antonio Beaudry, est détenu en attendant de comparaître devant le coroner.Trois mois plus tard, il doit répondre d'une accusation de meurtre.La foule se presse aux Assises, les journaux vont consacrer des pages et des pages à l'affaire.Le principal intéressé, selon La Presse, est d'un calme olympien: «Le puissant physique de ce géant n'est pas du tout altéré.Au contraire, il semble reposé et plus vigoureux que jamais.Sa figure dénote la détermination, l'énergie et le sang-froid.Il est mis avec élégance et sobriété, et suit avec intérêt toutes les phases de son procès.» L'honorable juge Charles Wilson préside, le redoutable Ernest Bertrand va requérir contre l'accusé qui a confié son sort a un jeune criminaliste dont on dit le plus grand bien, maître Lucien Gendron.Tout le monde connaît les circonstances de l'affaire.Samedi matin, le 14 août dernier, Antonio Beaudry est à ses bureaux en compagnie de quelques employés.Vers midi, midi et quinze, tout le monde quitte pour le week-end, à l'exception du patron et de Bertrand.Celui-ci, selon ses dires, a quitté vers 12 h 30.Beaudry lui a déclaré qu'il attendait quelqu'un et qu'il se rendrait plus tard au club de golf de Laval-sur-le-Lac.La police a vérifié l'emploi du temps de l'accusé : à compter de 13 h 15, tout est verifiable.II y a un vide de 45 minutes, la Couronne prétend que c'est a.ce moment-là qu'il a tué.Un comptable que les scrupules n'étouffent pas?On apprend d'abord que sous ses dehors d honnête comptable, l'accusé était un tantinet filou.Cela en fait-il pour autant un meurtrier, c'est ce qui reste à prouver.Le jeune commissionnaire de l'entreprise, Jean Tison, révèle, \u2022ous le feu des questions du juge et du procureur, que pendant plusieurs mois, quatre ou cinq fois la semaine, l'accusé l'envoyait déposer a diverses banque des cheques signés de noms fictifs.En d'autres mots, Henri Bertrand faisait du « kiting », une pratique frauduleuse qui PHOTOS U Presse La victime, M.J.A.Beaudry, directeur du Prix courant.L'avocat de la défense, Me Lucien Gendron photo Gracieuseté 77ie Csnttû L'accuse, Henri Bertrand, acquitté du meurtre de Beaudry.consiste à jouer sur les délais d'encaissement de chèques sans provision.Lui succède à la barre Madeleine Hu-guenin, directrice de La Revue Moderne, dans laquelle le défunt avait des intérêts et dont l'accusé était le gérant.Bertrand était à l'emploi de l'entreprise depuis six mois, le témoin avait décidé de mettre fin au contrat qui la liait à Beaudry: l'accusé n'aurait plus touché à compter du premier novembre les 60 S par semaine qui lui était versés en salaire.On va aussi en apprendre de belles du comptable Calixte Parent, chargé par la Couronne de vérifier les livres de la succession David dont le défunt était l'administrateur, son épouse en étant une héritière.L'accusé était chargé de percevoir les loyers des diverses maisons de rapport de ladite succession.Il ressort de l'exercice du témoin que Bertrand a reçu des sommes dont les montants ne figurent pas dans les comptes.Force est de constater qu'il se les ait appropriées.Il devait donc des centaines de dollars à son employeur qui, inévitablement, allait s'en rendre compte un jour ou l'autre.Henri Bertrand pillait aussi sa propre famille.Son neveu, Robert Lemieux, raconte aux jurés que son oncle avait été chargé de gérer la succession de son père.À l'époque du crime, l'accusé était pressé par le notaire de la famille de produire un état de compte.Les choses traînaient en longueur: depuis, on a été en mesure de déterminer que l'accusé devait quelque 14000$ à la succession Lemieux.Le témoin suivant, Marcel Lavigne, nous apprend que l'accusé et lui-même étaient actionnaires minoritaires du Prix courant.Beaudry mort, Henri Bertrand était en mesure de prendre le contrôle de la maison et d'ainsi se tirer de ses embarras d'argent.Un des moments forts du procès survient quand la veuve s'avance à la barre des témoins.Couverte d'un voile de deuil, des larmes qu'elle ne peut retenir coulent sur ses joues très pâles, elle presse de temps a autre sur ses lèvres un mouchoir et y étouffe des sanglots.Le ton du procureur est empreint de respect: \u2014 C'est vous qui aviez demandé à votre mari d'employer Bertrand?\u2014 Oui.C'est le fils d'une de mes meilleures amies.\u2014 Il vous avait dit qu'il avait des ennuis?\u2014 Il m'a dit un jour que mon mari n'était pas satisfait de lui et qu'il allait devoir partir.\u2014 N'avez-vous pas prêté de l'argent à Bertrand?\u2014 Oui, cent dollars.Je dus depuis lors réclamer en vain une cinquantaine de fois le paiement de cette dette.La Couronne termine ainsi la partie de sa preuve portant sur le mobile.Elle va maintenant passer aux circonstances et à l'arme du crime.L'arme du crime lames Mulhollin, marchand et accordeur de piano, est aveugle.Il connaît bien Henri Bertrand qui s'est occupé de sa comptabilité en 1923, alors qu'il tenait boutique au centre-ville.Il a placé une petite annonce dans le journal en juin dernier, il voulait vendre un revolver, un iver-johnson de caiibre 52.un homme s'est présenté chez lui pour acheter le revolver, il a reconnu tout de suite son ancien comptable: «|e connaissais sa voix et ses façons d'agir».Quand il a su que Bertrand était soupçonné de meurtre, il s'est rappelé l'incident et a aussitôt contacté les policiers.Jusqu'ici, le procureur de l'accusé s'est fait plutôt discret, la démonstration de la Couronne offrait peu de prise.Le témoignage de Mulhollin est accablant, le filet tendu à son client est tissé serré, la partie est rude.Il faut agir maintenant ou jamais.À Lucien Gendron d'interroger le témoin.11 tourne autour de sa proie une heure durant, il revient sur chaque point de son témoignage, l'autre ne se dément pas.Pour quelle raison accablerait-il l'accusé?L'avocat s'approche du témoin: «Monsieur Mulhollin, vous avez perdu votre commerce en 1923?» L'autre acquiesce.« Vous êtes vous déjà Elaint des vérifications de livres que crtrand avait faites pour votre comp- te?» Le témoin hésite: «Non, ouï, peut-être.Mais rien de sérieux.l'ai seulement fait quelques légers commentaires parce que son travail était parfois hâtif et parce que les montants portés à mon crédit étaient un peu gonflés.» La crédibilité du témoin se voit-elle ainsi entachée, qu'à cela ne tienne, la Couronne a un autre atout dans son jeu.La jeune et jolie Esther Maxwell, une étudiante, est la fille des gens chez qui le témoin Mulhollin prend pension.C'est elle qui a fait entrer 1 homme venu acheter le revolver, elle reconnaît formellement l'accusé.Le compte de Bertrand est bon?Pas si sur.Son avocat contre-attaque: comment peut-elle reconnaître l'accusé?Les policiers lui ont montré des photos?Quand?Combien de fois?Où?La jeune fille d'abord sûre d'elle même, se fait moins affirmative, clic craauc sous la pression, il faut suspendre les audien-ces.Quand elle revient à la barre, son tourraenteur a un dernier point à clarifier: \u2014 Vous saviez que monsieur Muîhuî-Iin avait un revolver à vendre?\u2014 Non, absolument pas.\u2014 Mademoiselle, vous nous avez dit tantôt qu'aussitôt la porte ouverte, l'accusé a demandé à voir la personne qui avait un revolver à vendre et que vous l'avez aussitôt amené & la chambre de Mulhollin, plutôt que chez un autre pensionnaire.Et vous nous dites que vous ne saviez pas qu'il avait un revovl-ver à vendre! Le témoin hésite, bafouille, cherche une explication puis revient sur ses dires.Le mal est fait.Les derniers témoins * de la Couronne Vient ensuite le tour des détectives Gauthier, Pelletier et Lajoic.Une de leurs révélations fait scandale: sur les pressions de l'avocat de la défense, on apprend qu'Antonio Beaudry avait des fréquentations féminines assidues, de celles qui n'étaient pas de sa caste.La victime vivait dangereusement.On a retrouvé des éléments de sa garde-robe chez au moins deux d'entre elles, il ne se contentait pas d'y faire un saut.«Avez-vous retracé toutes les 'personnes' cju'il fréquentait?» «Oui.On a pu vérifier d'une manière satisfaisante leurs allées et venues, le jour du crime.» Il est aussi question à plusieurs reprises de poudre de riz, de la présence de ce fard à joues sur les vêtements de la victime, sur son fauteuil et sur son bureau.La défense insiste, c'est ni vu ni connu de la police puis, peut-être.En tout état de cause, on n'a pas porté attention, on ne peut jurer de rien.Enfin, un dernier point: Bertrand a mentionné que lorsqu'il a quitté la victime, elle mangeait une pomme.C'est fort plausible, on a en effet retrouvé des pelures dans la corbeille.Le dernier témoin de la Couronne, et non le moindre, se présente à la banc.II s'agit de l'éminent docteur Wilfrid Derorae, médecin légiste.Son long témoignage porte sur plusieurs aspects de l'affaire.Il est, entre autres choses, en mesure d'affirmer que le revolver de Mulhollin, dont deux amis de celui-ci ont fait l'essai quelques semaines avant sa vente, est la même arme qui a servi au meurtre.11 a comparé au microscope par agrandissements photographiques et divers autres procédés scientifiques, une balle tirée par ces amis dans un poteau de clôture et les balles trouvées dans le cadavre de la victime.Lucien Gendron pilonne le témoignage du spécialiste, la balistique est encore une science bien jeune, au bout d'un long interrogatoire, on peut craindre que le savant homme ne se soit avancé quelque peu.La défense plaide la dernière La preuve de la Couronne terminée, survient un coup de théâtre: la défense fait savoir qu'elle ne présentera pas de contre-preuve.Ainsi, elle aura l'avantage de parler après la poursuite.Un murmure parcourt la foule immense qui encombre la salle des Assises et les corridors avoisinants.Le procureur de la Couronne prend la parole, il résume point par point le lourd faisceau de preuves qu'il a dressé tout au long du procès.La démonstration est évidente, le jury n'aura pas d'autre choix que de condamner l'accusé.Quand Lucien Gendron prend la parole, nous sommes en début d'après-midi.Il va reprendre dans tous ses détails l'argumentation de la Couronne.Le jeune homme n'est pas qu'un habile stratège, c'est aussi un grand plaideur.En fin de journée, son plaidoyer n'est pas terminé, il faudra poursuivre le lendemain matin.Le mardi 7 décembre, on a posté aux trois portes du Palais de justice des poli-.ciers qui doivent contenir la multitude qui s'y presse.Lucien Gendron va parler encore trois longues heures.11 a gardé pour la fin son argument massue: «Tout ce procès ne s'appuie que sur le moment de la mort de Beaudry.La Couronne a déclaré qu'il avait été tué à I2h45, alors que Bertrand aurait pu être encore avec lui.Après cela, nous pouvons suivre l'accusé dans tous ses pas.À 12 h 30, Beaudry mangeait une pomme, la police en a retrouvé des restes dans la corbeille.Le docteur Dcro-me n'a trouvé qu'une pelure dans l'estomac de la victime, c'est donc que la digestion était finie.Le même médecin nous a dit que les aliments prennent de deux heures et demie à trois heures avant d'être digérés.Il faut donc qu'il se soit écoulé de deux à trois heures après qu'il eut mangé sa pomme avant que Beaudry soit tué.Ce qui nous amène à deux ou trois heures de l'après-midi, alors que l'accusé était dans sa famille, cela nous a été corroboré par la police.» Dans son allocution aux jurés, le magistrat ne cache pas qu'il penche fortement du côté de la poursuite, le jury ne délibère pas une heure avant de faire savoir qu'il est prêt à rendre son verdict.Un millier de personnes s'entassent dans la salle, où il plane un air d'anxiété et d'émoi.Dans la foule, on remarque des femmes de lettres, des épouses de juges et d'avocats, des sénateurs, des députés, plusieurs membres du club Saint-Denis, bref, comme l'écrit le reporter de La Presse, «une brillante théorie sociale».Visiblement ému, Henri Bertrand est légèrement plus pâle que d'habitude, il a le front soucieux.Le verdict de non culpabilité stupéfie l'assistance.Des oh! et des ah! fusent d'un peu partout, quelques femmes applaudissent.Madame veuve^ Beaudry semble sous le coup d'un émoi extrême.Elle se tourne vers l'accusé, étend vers lui ses deux bras et, avec une profonde expression de désarroi et de haine, lui crie: «Infâme!» Elle est ensuite prise d'une crise de sanglots et retombe dans les bras de ses voisines.On la transporte dans la chambre des procureurs, l'accusé est libéré sur-le-champ.L'assassinat d'Antonio Beaudry restera à jamais impuni.On ne sait trop ce qu'il advint d'Henri Bertrand, mis à qu part le fait qu'il eut plus de chance que son ancien patron.En effet, il est mort en 1954, à un âge fort respectablt DIMANCHE PROCHAIN: Montréal, ville corrompue : » LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 JANVIER 1992 A9 Tass confrontée à la concurrence Agence I rance Presse MOSCOU M «TASS est habilitée à déclarer.» Lu célèbre formule, qui précédait sur les fils de l'agence de presse de l'URSS les annonces officielles du pouvoir soviétique, a vécu.Comme toutes les institutions, dont la raison d'être a été engloutie avec le pouvoir soviétique, l'agence TASS, la plus ancienne et longtemps la seule de l'URSS, fait face à l'inimaginable: à la fois à la disparition du gouvernement central dont elle était l'émanation et à une féroce concurrence sur son propre terrain.C'est d'ailleurs l'un de ces concurrents, Interfax, qui a annoncé la tenue, vendredi, d'une réunion cruciale au siège de TASS.Le pre-.rrjier vice-Premier ministre, M.Ouennadi Bourboulis, ainsi que les ministres de l'Économie, de l'Information et de la Presse, MM.Egor Gaïdar et Mikhaïl Pol-toranine notamment, ont discuté de la transformation radicale des statuts de l'agence soviétique.«D'ici six mois, TASS sera devenue une société anonyme», a déclaré à l'AFP un responsable de l'agence qui emploie 4000 personnes.« Nous devrons désormais fonctionner selon les strictes règles commerciales», a-t-il souligné, estimant que ce «sera très difficile de changer les mentalités de certains».D'ores et déjà, les responsables évoquent des licenciements et des redéploiements de leurs correspondants à l'étranger, notamment en Afrique et en Asie, faites sur des bases purement journalistiques sans tenir compte des anciennes contraintes politiques et diplomatiques.Le bureau de La Havane passerait ainsi de 5 correspondants à un seul.Apparemment, rien n'a changé au siège de TASS, en plein centre de Moscou, et qui se partage, le long du Tsvetnoi Boulvar ( le boulevard des Fleurs) entre des bâtiments anciens et un nouvel immeuble de béton et de verre.En fait, d'importants mouvements de personnels, notamment au niveau de la direction, ont eu lieu et se poursuivent.L'agence, forte de son implantation, de son réseau de communication et de Nson expérience, est à la recherche de nouveaux rapports avec ses clients et de nouveaux marchés.Visiblement, elle n'entend pas abandonner le terrain sans combat.Présentant un co-projet américain de transmission satellitaire apuyé sur Intelsat, TASS écrivait ainsi le mois dernier: «Nonobstant le fait que nous avons perdu le monopole du marché de l'information soviétique, nous n'avons aucune intention de laisser le ministre des Communications s'en créer un ».À l'attention de sa clientèle, la direction de TASS, qui revendique «35 000 abonnés dans 125 pays», multiplie les offres de services spéciaux \u2014sténographies complètes de textes ou de discours, réponses à des demandes de renseignement spécifiques.Les tarifs, au minimum comparables à ceux des agences internationales, sont libellés en dollars.TASS a également lancé une banque de données consultable par téléphone et a annoncé il y a moins de trois semaines avoir conclu un accord avec le système français Minitel.L'agence, créée en 1925, transmet, en plus du russe, en six langues (anglais, allemand, arabe, espagnol, français et portugais).Sur le plan international, elle n'a pas (encore) de concurrent direct dans la nouvelle Communauté des États indépendants (CEI), mais, sur le marché intérieur, elle a fort à faire avec les nouvelles venues.Dès 1989, Interfax, utilisant la télécopie, a été la première à véritablement briser le monopole des nouvelles domestiques de l'agence TASS.Elle est vite devenue, par sa rapidité et son professiona-lisme à l'occidentale, indispensable aux correspondants étrangers.Sa diffusion à l'étranger, pour l'instant tout au moins et malgré une volonté internationale, reste embryonnaire.Le véritable danger pour l'agence TASS pourrait plutôt bien venir de RIA-Novosti.Un sourire apparaît sur le visage d'un jeune Russe qui feuillette une revue humoristique et osée, version vendue à Saint-Pétersbourg d'une publication de type occidental.Les restrictions ayant diminué, de plus en plus de revues de ce genre apparaissent dans les kiosques à Journaux de Russie.PHOTO AP L'agence d'information russe RI A, créée en mars 91, s'est illustrée pendant le putsch d'août, collectionnant les informations exclusives.Elle s'est ainsi fabriqué l'image d'une agence proche du pouvoir russe en général, et du président Boris Eltsine en particulier.Cette image a été renforcée par la fusion avec la puissante agence No-vosti (spécialisée dans le magazine de propagande puis rattachée, sous la perestroïka, à la présidence soviétique aujourd'hui défunte).RI A-Novosti est établie dans les locaux qui abritent également le centre de presse du ministère des Affaires étrangères russe (l'ancien M1D soviétique).Il court il court le Père Noël ! I9J9SS Calbrnad__ i$*oé*\\*\\* (fut moui chez Champigny 40°/< de réduction en coupons-rabais sur tes disques et les livres saut les manuels scolaires, les livres fi\\ techniques et les produits déjà soldés W du 4 au 11 janvier incl.REVUES LIVRES DISQUES Onmi»ign> 4380 SAINT-DENIS, MONTREAL, OC H2J 211 7 METRO'WONT-ROYAL : TEL (514)044-2587 .FAX: (514) 848-0169 Le blues de l'automobiliste new-yorkais JEAN-LOUIS PANV A pence h rance- Presse NEW YORK ¦ Places de stationnement rarissimes, parkings dispendieux, rues défoncées auxquelles ne résiste aucun amortisseur, nombre record de vols, New York est devenue un cauchemar pour le dernier carré d'automobilistes qui s'obstinent à garder leur voiture.Pour les habitants de Manhattan qui n'ont pas trois à 400 dollars à investir tous les mois dans une place de parking, la recherche de quelques mètres de trottoir libre a toujours relevé de l'exploit, notamment à cause de règles de stationnement byzantines variant d'une rue à l'autre dans la plus grande anarchie.Ce système fait le succès d'un guide annuel, al-manach du conducteur détaillant jour après jour les rues au stationnement autorisé.Le tourment empire avec les ans parce que la ville se couvre de parcmètres.Dernière zone sinistrée: Broadway et ses théâtres.La situation s'est tellement dégradée que l'éditeur du guide décerne maintenant chaque année '«le prix du pire cauchemar de stationnement».Burbra lames a gagné le dernier avec un papillon daté de 17h59 pour une zone de stationnement autorisée à partir de 18h00.La municipalité rafle chaque année quelque 230 millions de dollars en contraventions, pécule qu'elle a décidé d'arrondir en faisant désormais la chasse aux diplomates qui, grâce à leur immunité, lui laissent une ardoise annuelle de 2,5 millions de dollars.Deux solutions pour les automobilistes impénitents: acheter le guide «Comment ne pas payer ses contraventions» que l'auteur Leonard Gleich a écrit après avoir assisté à des centaines de procès et interviewé moult juges, ou alors, si l'on habite le riche Upper East Side, quartier de l'est de Central Park, recourir à Val Faria.Ancien courtier de Wall Street, Val Faria a créé la «Street Parking Clearing Corp.», première société de courtage en parkings.Le principe en est simple et ne nécessite qu'un compte en banque garni et un téléphone portable: dix minutes avant de prendre sa voiture, l'automobiliste «A» donne un co'up de fil à la société et signale qu'il va libérer un emplacement.L'automobiliste «B» qui tourne désespérément dans le quartier est immédiatement alerté et se rend à l'endroit indiqué pour occuper la place.« A » et « B » ont chacun payé un droit d'entrée de 75 dollars auxquels s'ajoutent neuf dollars de services acquittés par celui qui se gare.Celui qui libère la place engrange en revanche un crédit de quatre dollars.Les New-Yorkais qui croyaient plus malin de se passer de voiture et d'en louer une de temps em temps au prix fort ont reçu cette semaine un sérieux avertissement.Hertz, premier loueur du pays, a annoncé la création de surprimes réservées aux seuls New-Yorkais: pas moins de 5b dollars par jour pour les habitants du Bronx, 34 pour ceux de Brooklyn.15 pour ceux du Queens et trois pour les résidents de Manhattan.Des sommes qui s'ajouteront aux tarifs normaux pour tous les New-Yorkais louant des véhicules à New York et dans les Etats voisins du New lersey, du Connecticut et de l'est de la Pennsylvanie.Motif invoqué: une loi de New York qui rend les firmes de location responsables des dommages causés par les véhieufes, même si la faute incombe au seul conducteur.Faux, réplique Avis, second loueur de voiture américain, qui affirme que Hertz veut en fait compenser les frais occasionnés par le nombre astronomique des vols à New York: 147.123 voitures volées en 1990 (derniers chiffres connus).Dernier recours des impécunieux, le métro, dont l'insécurité n'est plus à démontrer, et qui vient d'annoncer une hausse de ses tarifs.25 ans de prison Agence France-Presse NEW YORK U Quatre membres d'un gang de jeunes qui a assassiné un jeune touriste dans le métro à New York ont été condamnés vendredi à la peine maximum de 25 ans de prison.Quatre autres jeunes dont celui ayant poignardé le jeune Brian Watklns, 22 ans, le 2 septembre 1990, seront jugés en février.Le juge de !a Cour Suprême de l'ciai de New York, Edwin Torres, a évoqué la notion de «parité de la responsabilité » quand il s'agit «d'une meute de loups» comme dans ce cas.Sinon, composez, à Montréal, ]c 251-8688 ou, sans frai*, le 1 800 563-8688.OUB/ffu/à Complétez ce coupon de participation et déposez-le au kiosque Ultramar, au Salon de î'Auîo ou postez-le à La Presse Concours Salon de l'Auto La Presse Ltée.C.P.5015.Suce Place d'Armes.Montréal H2Y 3M1 Il tst strktwntftt infer* é% reprit*! (per Kxrt mojm) \\* cod* du QUI MUlTl-fOIKTS.Stuh Us ptrtwaim wtorhés f»OTTTl Its reproduire.Ut reirtrerenmti s*ont pourwis.(D Iff 1 U froup« Vidéonc* It* «Tom drom fh»w» ¦ I I I I i 1 I I I Nom : Prénom:.Adresse : VilJei App.: Code postal : Tél.: Âgei C)msi2p A WS^ ot_ v^*p.rw_içT-^ M «s.T HEAL iïgïïSlSf ® TOYOTA Les tirages auront lieu le 19 Janvier à 20 h au kiosque Ultramar lors du Salon International de l'Auto au Stade Olympique I I I i I I I I ¦ I I I I I % Venez prendre conseil de pros québécois tels que Jean-Louis Lamarre.- À toutes les heures, session d'information et démonstrations par d'excellents pros des États-Unis et du Canada.- Aire de pratique géante, vert de pratique et fosse de sable où vous pourrez vérifier vos connaissances pratiques.- Information sur les voyages de golf et les écoles de golf.- Outils pédagogiques et vidéos.- Possibilité de voir et d'acheter de l'équipement et des accessoires de golf dernier cri.- Ajustement de bâtons par Accuform et Wilson.«jJP ' de bâtons de èolf ¦ Vu \\F ACCUFORm W Commanditaires: Centre des congrès de Montréal Admission: Adultes.7 $ Age d'or et étudiants, 5 S Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans accompagnes d'un adulte Le prix d'entrée donne droit à un programme couleurs du salon offert par Albatros.Canadien ScBeii Ceiiuiai re ne v-t- otTMfiguu du ca*uu plus un des deux fabuleux voyages pour deux au réputé centre de .vacances de Banff Sprints.: L'pe gracieuseté de Canadi>n flCCUFORm ALBATRES SGSflE CFQR925 Jeudi 9 janv.Vendredi 10 janv Samedi 11 janv Dimanche 12 janv midi a 22 h midi ô 22 h lOha 20h lOha 18h A 10 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 5 JANVIER 1992 ¦BMW r Le racisme, c'est sérieux JEAN-SEBASTIEN CACNON Collage Lioncl-Groulx SAINTE-THÉRÈSE Le racisme.On nous excusera d'aborder un thème aussi sérieux immédiatement après la période des Kétes, mais c'est que la vie \u2014 malgré le temps qui paraissait s'être arrêté \u2014 n'a pas pris congé, elle.Après un « Bye Bye 1991» sentant plus le réchauffé que la plus vieille des dindes, une Opération Nez Rouge triomphale et une année record pour la vente de culottes «boxers», les frivolités s'évaporent et rendent au quotidien cette inévitable grisaille qu'elles lui avaient prise.De quoi se compose le racisme?Lorsque l'on creuse parmi les racines de cette fausse idéologie, on n'y rencontre que méconnaissance, peur de l'inconnu et préjugés.Les stéréotypes et les idées reçues sont en effet les pires ennemis de la bonne entente entre hommes et femmes de toutes provenances.D'où proviennent et a qui servent ces mythes?Une certaine publicité reclame à grands torrents de sirop de larmes, la dîme des choyés de l'existence que nous sommes.On nous montre, dans ces publicités, de rachitiques petits Africains bedonnants, aux yeux pleins de mouches, heureusement réconfortés par les vedettes des publicités en question.11 est certain que les organismes de «charité» qui présentent ces pu-bli-reportages.s'ils tiennent à obtenir un succès notable auprès des téléspectateurs, ont intérêt à leur montrer le plus de misère possible.Mais ces excès de «misé rabtlismc» tendent à nous donner une vision déformée du continent africain.Pour s'y être lui-même rendu, l'auteur de ces Signes peut assurer que l'Afrique n'est pas que peuplée de lions, de gazelles et de petits zenfants pô-vres.L'Afrique connaît de graves problèmes de pauvreté, oui; mais elle contient aussi de magnifiques métropoles, de grandes universités et une mosaïque culturelle inégalée.Ainsi, on peut avoir bonne conscience et faire notre petite part pour la «misère dans le monde» en donnant à des organismes de charité, mais ce serait trop simple et d'ailleurs peu efficace: la grande majorité des dons faits à ces organismes servent à défrayer les coûts d'administration.Une meilleure attitude serait de commencer par considérer les gens du Sud comme des êtres humains à part entière, avec une dignité, une culture et un sens des valeurs tout aussi précieux que les nôtres, plutôt que comme des sujets à apitoiement.Ensuite de se renseigner et de prendre ouvertement position contre les politiques colonialistes de nos gouvernements, banques et firmes multinationales qui saignent à blanc les ressources des pays du Sud.Une plainte C'est une plainte souvent entendue ces dernières années: «On accueille trop d'immigrants!», «On va se faire envahir!», etc.Qu'il soit dit que moins de dix réfugiés sur cent se retrouvent en Amérique du Nord! Alors que des pays comme l'Inde et l'Iran, qui ont des niveaux de vie de beaucoup inférieurs au nôtre, reçoivent des immigrants par millions, les quotas arbitraires à l'immigration qui ont cours chez nous démontrent bien l'isolement et l'indifférence croissante dans lesquels nous desirons nous plonger.Tout comme l'enfer est pave de bonnes intentions, le racisme n'est pas qu'une affaire de discrimination et de mauv/irse foi certains actes bien intentionnés revêtent un caractère de mépris et d'obnubilation lorsqu'ils sont empoisonnés par les préjuges.Ouvrir ses yeux et ses oreilles, ne pas se contenter des idées-bonbons reeues de la télé, voila un bon départ dans la iutte contre le racisme.Louis ne semble pas avoir été marqué par les chocs culturels: «Partout sur terre, les humains dorment, mangent et évacuent.Pour s acclimater à un nouveau milieu, il s'agit de saisir rapidement le mode de communication de l'endroit.» La photo a été prise durant son séjour à Bangkok.Louis Perpignan-Huard, le globe-trotter qui a fait taire ses dénigreurs IV! ATHI AS BRUNET collaboration spéciale orsque Louis Perpignan-Huard est sé-Èfej lection né pour participer à la Course Destination Monde en juin dernier, la réaction de ses copains est spontanée : « Louis va effectuer le tour du monde?11 va assurément se perdre.» En effet, Perpignan-Huard projette l'image d'un jeune homme souvent distrait, doté d'un sens de l'orientation douteux.Mais après cinq mois de pérégrinations, où il a parcouru l'Europe, l'Asie, l'Océanie et l'Amérique du Sud.Le Lavallois de 21 ans fait taire ses dénigreurs: «Depuis le départ, je me concentre plus facilement et je suis davantage terre à terre», affirme notre aventurier.C'est de Santiago au Chili que Louis Perpignan-Huard, sixième au classement de la course, s'est entretenu avec le représentant de La Presse.II se trouvait dans un hôtel situé dans un quartier pauvre de la ville, jadis le lieu de prédilection des prostituées.Et pour ajouter au charme de l'endroit, la fenêtre de sa chambre donne sur une ancienne salle de torture.Mais Louis a insisté pour dire que le coin s'est assaini ces derniers temps: «C'est plutôt tranquille depuis que la démocratie est revenue au pays.Les gens sont plutôt occupés à verser un baume sur le^rs plaies.» Petites angoisses Contrairement à certains concurrents, Louis ne iwemble pas perturbé outre mesure par les aléSfs de la course, du moins il le cache bien.A ses dires, ses seules petites angoisses sont reliées à la production de ses films: «|e suis en parfait contrôle de la situation et je me sens en grande forme.En debut de course, il m'arrivait parfois d'avoir hâte de rentrer à la maison mais à présent, j'ai vraiment pris goût a cette aventure.le suis motivé par le fait qu'il ne me reste que cinq semaines de voyage et que je m'approche dangereusement des -15 degrés qui sévissent au Québec.» Par ailleurs, Louis ne semble pas avoir été marqué par les chocs culturels: «Partout sur terre, les humains dorment, mangent et évacuent.Pour s'acclimater à un nouveau milieu, il s'agit de saisir rapidement le mode de communication de l'endroit.» Si Louis n'est pas du gepre particulièrement sensible, son départ a néanmoins été fertile en émotions.Comme il n'a jamais effectué de grands voyages seul, il se demande ce qui l'attend de l'autre côté de l'Atlantique: «Quelques jours avant le départ, j'étais comme dans un rêve.|e ressentais une certaine pression.Aussi, c'était bizarre pour moi de participer à des conférences de presse et à l'enregistrement de la première émission de la course, le ne suis pas habitué de sortir d'une pièce et de me faire aveugler par une multitude de flashes de cameras.» À bord de l'avion qui le mène en Europe, il retrouve Sophie Lambert avec qui il partage ses émotions.«Ce premier vol fut assez spécial.Je me rappelle que Sophie avait en sa possession plusieurs pierres fétiches: une pour l'inspiration, l'autre pour la paix intérieure, etc.|e riais d'elle à ce moment-la mais je m'en repends aujourd'hui: son truc fonctionne! Regardez son classement! Après l'Allemagne et la Hongrie, ses deux premières escales, notre globe-trotter se retrouve en Tchécoslovaquie.Là, il connaît certains problèmes.Il ne respecte pas l'horaire de vol établi en début de voyage et ses films parviennent continuellement en retard.Est-ce son coté distrait qui ressort?La Tchécoslovaquie Toujours est-il que les responsables de la course songent même à le faire rentrer au pays.Qu'est-il arrivé?«En Tchécoslovaquie, je ressentais un bonheur total.|e voulais rester plus longtemps.Finalement, je me suis «réveillé» lorsque Claude Morin m'a dit que j'aurais sans doute la chance de visiter des endroits plus «exotiques» que la Tchécoslovaquie au cours du périple ! » Des lieux plus fascinants, Louis en a vus.Comme par exemple le lapon, qui a profondément marqué le jeune homme: «l'ai été émerveillé par ce pays.Plusieurs belles cho- ses s'y passent.Ce qui m'a touche chez ce peuple, c'est leur respect des traditions.À un moment donné, j'ai eu le privilège d'assister à une cérémonie de thé, pratiquée selon les coutumes ancestralcs.Et les tasses appartenaient à des parents qui sont décédés il y a plus de 500 ans! |c crois que le Japon est doté d'un héritage inestimable.Au Québec, ce genre de pratique n'existe pas.» Par ailleurs, une situation pour le moins particulière s'est produite lors de son séjour aux Philippines: «Plusieurs membres de ma famille habitent là-bas.Alors, en plus de consacrer mes énergies à faire des films, je devais assumer mon rôle familial.!'ai assisté à des mariages.de*i baptêmes, et j'en passe.|e suis même devenu parrain!» Apres avoir quitte ses proches, il a pris le chemin de Tonga, une ile du Pacifique.Là, il a trouve «son» paradis terrestre.Louis y est reste quatre jours, mais serait certes demeuré plus longtemps: «C'est le genre de lieu à éviter pour un participant de la course.Car Tonga n'est pas un endroit pour travailler.Tout les habitants semblent en vacances là-bas.Un pays rêvé C'est le pays rêvé pour relaxer ou terminer ses jours paisiblement.Tout est à la portée de la main.Lorsque tu as faim, tu n'as qu'à aller cueillir des fruits ou autres denrées de ce genre.Car tout pousse au Tonga! En plus, cette contrée reste inconnue des touristes.El l'accueil des habitants est tellement chaleureux.» Finalement, lorsque l'on interroge Louis sur ses conditions de travail, sa réponse est ferme: «C'est faux d'affirmer que les conditions de travail rencontrées lors de la course sont difficiles.Moi l'hiver dernier, je marchais dans la slush pour revenir du cégep et je travaillais le week-end après une semaine de dur labeur sur les bancs d'école.Aujourd'hui, je me retrouve dans le sud à produire un film par semaine.La somme de boulot est considérable mais je n'ai pas à me plaindre; j'ai une chance incroyable.» Un jeune Noir en conflit avec des gens de sa couleur?LISA LAPLANTE École po'yvalente Saint-Henri_ MONTRÉAL uand nous parlons racisme, nous pensons tous «i une nationalité en conflit avec une autre.Mais il existe des cas différents comme, par exemple, un Noir contre d'autres Noirs.Eh oui! Surprenant, mais cela existe Je connais un jeune homme Noir qui déteste tout simplement les gens de sa couleur.Il ne peut endurer ieur musique, ieur façon de s'exprimer, leur façon de marcher, en bref, tout ce qui les concerne.Jamais je ne l'ai vu fréquenter des Noirs, même que sa petite amie est Blanche.Cela est une situation difficile à expliquer.|e le vois tous les jours.Je le vois agir avec les personnes de même couleur.Et il peut être très méchant.Je crois plutôt que le problème de ce jeune homme n'est pas ce que nous pouvons appeler racisme, mais plutôt un complexe personnel.Ce jeune homme est né au pays et il se considère comme l'un des nôtres.Il n'aime pas les Noirs parce qu'il croit qu'ils sont venus de leur pays pour établir une certaine rivalité entre les gens de couleur.Et il considère les gens de race noire comme de véritables bandits.Nous lui disons tous souvent : « Il y a de bons Blancs comme de mauvais et il y a de bons Noirs comme de mauvais».Ceci n'est pas une question de couleur, mais lui, il est persuadé du contraire.Le reflet de notre société CHANTAL DUCKITT École secondaire Royal George GREENFIELD PARK Au cours de l'année qui vient de s'écouler, le Québec, eh ouvrant ses portes à des milliers de personnes provenant de partout à travers le monde, s'est avère être sûrement la province la plus accueillante auprès des immigrants.Si d'une part ces immigrants se réjouissent d'un gouvernement aussi «généreux», les habitants du Québec, par contre, maudissent nos dirigeants pour avoir transformé ce qui devait être une province unilingue francophone \u2014 ou presque \u2014 en un lieu de refuge national.Toutefois, malgré la réaction plutôt négative des Québécois face à tous ces nouveaux arrivants, la.société a su garder ses émotions pour elle et affiche un visage neutre en ce qui concerne le phénomène immigration.Sans pour autant être d'accord avec la démarche que prend le gouvernement, les habitants se contentent d'ignorer ces «voleurs de jobs» et continuent leur routine sans trop se préoccuper des nouveaux venus.Dans une école secondaire comme Royal George, par contre, où la grande majorité des étudiants est d'origine différente que canadienne, il devient plus difficile de ne pas remarquer la présence des Orientaux, des Grecs, des Haïtiens.Heureusement, jusqu'à maintenant, rares sont les bagarres qui ont été causées par des préjugés raciaux à l'intérieur de l'établissement scolaire.Un sondage Au contraire, lors d'un sondage effectué auprès des élèves des secondaires un à cinq, la plupart se sont prononcés en faveur et heureux de fréquenter une école « multiculturelle».Les adolescents de l'École secondaire Royal George se sont habitués aux cul-turcs mixtes et témoignent tous les jours d'une énorme liberté d'esprit en côtoyant des jeunes de différentes nationalisé.Quelques uns affirment même ne plus remarquer «que leur meilleur ami provient d'un autre pays».Curieusement, ceux qui ont décelé une certaines tension entre les groupes ethniques ont dit: «Ce sont peut-être davantage les; gens d'autres nationalités qui! traitent les Québécois en minori-; taires et qui tentent d'imposer leurs règles».Néanmoins, que cela soit attribuablc au système disciplinaire strict de l'école ou à la maturité des étudiants qui la fréquente, l'école secondaire Royal George demeure avant tout ; un lieu d'apprentissage où le respect est de rigueur.En terminant, l'école Royal George est peut-être le reflet du Québec: une société qui voudrait être distincte mais dans laquelîe tous ont déjà pris leur part d'importance et où désormais chacun joue un rôle égal.Rares sont ies bagarres qui ont été causées pif des préjuges raciaux a l'intérieur des écoles.¦ A i occasion du 350e anniversaire de Montreal, La Presse propose des questions sur l'histoire de la Métropole aux équipes de l'émission CENIES EN HERBE diffusée tous les dimanches â I6h^0 a la télévision de Radio-Canada.La Presse recompense les équipes gagnantes en offrant \u2022L Histoire de La Presse* de Cyrille Fel-teau; «Montréal: son histoire, son architecture» de Guy Pinard et «Maisonneuve: le testament du Gouverneur-, un roman signe par Louis-Bernard Pnbiraille.Tous les auteurs sont de La Presse.Le dimanche, La Presse publie la question et la réponse de remission diffusée la semaine précédente ainsi que la question posée a remission du jour même.-\\- OUESTION DU 29 DECEMBRE: Comment s'appelle le plus ancien monument de Montreal encore en place, soit une colonne érigée en 1809 et qui supporte la statue d'un célèbre amiral anglais?RÉPONSE: La colonne Nelson est peut-être le premier monument érige a la mémoire du vainqueur de Trafalgar.La statue originale était construite en pierre artificielle et on dut la remplacer en 1981.Lorsqu'on annonça la nouvelle de la victoire a Trafalgar au cours d'une soiree du Jour de l'An, quelqu'un proposa sur-le-champ d'ériger u«i monument a Nelson.On uccid2 d'une campagne de souscription et on invita les donateurs à s'inscrire au Palais de justice Parmi ceux-ci, on relève les noms de plusieurs familles canadiennes-françaises connues de même que celui des Messieurs de Saint-Sulpi-ce.OUESTION DU 5 JANVIER: Oeuvre de l'architecte d origine israélienne Moshe Safdie.ce complexe domiciliaire, exemple d architecture modulaire, offre une vue sur le vieux port de Montréal et sur la rive sud du Saint-Laurent.De quoi f agit-il?La « Jeune » Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page paraît chaque dimanche, Son objectif «*t d'initier les adolescents à l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction «ad hoc» encadré par Daniel Màrsolais, adjoint du directeur ae i iiifcrrr.stbn.Lss pédagogues et les élèves du secondaire et du collégial qui veulent collaborer à ta confection de cette page peuvent nous le faire savoir en écrivant a La «Jeune» Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montreal, H2Y 1k9._i___J_ LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 5 JANVIER 1992 A 11 Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe- Pantolonie Inc.3535, boul Rosemont.Montreal H1X 1K7 A EXPLORATEURS 1.Qui a terminé le tour du monde entrepris par Magellan lorsque celui-ci est mort en 1521 aux Philippines?2.Quel explorateur anglais est mort aux iles Hawaii en 1779, tué par les indigènes?3.Quel Viking, fils d'Erik le Rouge, a abordé les côtes de Terre-Neuve et du Labrador vers l'an 1000?4.Quel Italien a été le premier a survoler le pôle Nord en dirigeable?5.Qui est ie premier Européen a avoir réussi à pénétrer dans Tombouc-tou, ville alors interdite aux Européens?6.Qui accompagnait Jacques Cartier lors de son troisième voyage, tout en portant le titre de lieutenant-général du Canada?7.Qui a donné son nom à l'Amérique?8.Quel Anglais a vaincu l'Invincible Armada?B BASEBALL 1.Qui était le gérant des «Miracle Mets» en 1969?2.Qui est le seul lanceur à avoir lancé deux parties sans point ni coup sûr de suite?3.À quelle position jouait Buck Rodgers?4.Pour quelle équipe jouait Roy Hobbs dans le film Le Meilleur?5.Quel joueur de baseball fut l'époux de Marilyn Monroe?6.Dans quel stade évoluent les Rangers du Texas?7.Quelle équipe de l'expansion David Dom-browski a-t-il joint après avoir quitté les Expos?8.Quel était le numéro d'AI Oliver alors qu'il jouait pour les Expos?C CANADA \u2022 1.Quelle ile est située dans la baie James?2.Quel est l'établissement le plus septentrional du pays?3.Quel est le plus important port de la baie d'Hudson?4.Comment s'appelle la péninsule à l'est de Terre-Neuve?5.Quelle est la seule province à avoir donné au Canada un gouverneur général francophone et un anglophone?6.Comment s'appelle l'isthme joignant le Nou-veau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse?7.Quel canal permet de franchir les chutes Niagara?8.Quel est le plus long fleuve du Canada?MUSIQUE CLASSIQUE Crucigrammes Casse-Noisettes 1.Qui a composé Casse-Noisette?2.Dans quelle ville Mozart est-il né?3.La Symphonie fantastique fait partie de l'oeuvre de quel compositeur français?4.Quel compositeur français figure sur les billets de 20 francs?5.Quel Norvégien a composé « Peer Cynt» et plu- E PROVERBES sieurs oeuvres pour piano?6.Quel Canadien, aujourd'hui décédé, fut un des plus grands virtuoses du piano que le pays ait eu?7.Quel compositeur allemand composa et dirigea sa 9e symphonie alors qu'il était complètement sourd?8.Quelle est la nationalité de Franz Liszt?// faut répondre en pensant à un proverbe.1.Que faut-il donner pour avoir un oeuf?2.Où ne faut-il pas y mettre le doigt?3.Qu'est-ce qui vaut mieux qu'une ceinture dorée?4.Qui craint l'eau froide?5.Que fait celui qui dort?6.Si nous sommes malheu- reux en amour, où au moins sommes-nous heureux?7.Que font les souris quand le chat est absent?8.Lorsqu'une pierre roule, qu'est-ce qu'elle n'amasse pas?Marilyn Monroe Nicole Hannequart rouf d'abord, vous devez trouver les mots pour chaque définition, en commençant par le mot codé (dont, en phn.les lettres vous sont données pèle mêle entre parentheses).Ce mot code vous est dune grande aide puisque, une fois trouvé, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille.(Par ex.12 signifie la case d'intersection des mots 1 et 2, 2 5.celle des mots 2 et 3, etc.) Enfin, il s'agit de compléter la grille (quelques lettres vous sont déjà fourmes) en formant une anagramme pour chacun des mots trouvés L anagramme peut être totale (ex.: CARE \u2014 RACE) ou partielle (ex.CARE \u2014 ARE).Vous déterminez le nombre de lettres de chaque anagramme a trouver en comptant le nombre de cases a sa place correspondante dans la grille.MOT CODÉ 2-3 7-8 3-4 6-7 1-2 8-9 5-6 DÉFINITION Suite de détonations.(AADEEPRT) MOTS DÉFINITIONS 1.M______ Se transportera en un lieu plus élevé.(7 lettres) 2.P\u2014\u2014\u2014__Oui précède \\?^issance.(8 lettrée) 3.P________ Date inscrite, postérieure 3 H*te réelle.(8 lettres) 4.E______ s*1»*,(7lettres; 4-5 MOTS 5.D______ 6.L______ 7.P_______ 8.V______ 9.A_____ DÉFINITIONS Convoiter.(7 lettres) Tuee a coups de pierres.(7 lettres) S'introduisit dans une maison.(7 lettres) Essentielles à la vie.(7 lettres) Qui concerne l'alpinisme.( 6 lettres ) SOLUTION DU No 198: 1.BRODEUSE 2.DÉSOBÉIR 3.DINERAIS 4.BASÈRENT 5.MONTRAI 6.TRAÎNÉES 7.ESPÉRA 8.ASSUMER 9.TRIPES DÉBOURSÉ DÉBOIRES DRAISINE ABSENTER ARTIMON ARSÉNITE SÉPARÉ MASSEUR ESPRIT N N R N T 8 N N 199 Ànacroisés Philippe Guèrin ' Les anacroises sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots a découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots a trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 1 : A A M N N T 6: BE JOST 10: A A I MM X 13 : A A E C I M N T (3) 14: A AEIMTU 15 BEIILNSU 16:EEC JMU 18: ACDORTI3) 19 : E E L T T U 21:AEEILRRZ 23: AAEILLT 25: E E E LM NT 26: Al JKKNOU 28: C ! I M N T 29: E E ! M M N S 32: E E E i N N S S (2) 34: A AE Cl INS 37: AMNOOTT 40: ABB El N 45: A AC DE H R 44: AEERRSS 45: ACCIOT 46: AECILLL 47: AECIIMN(2) 48: A E E I N N R S (4) 49 : C E E E t N U (3) 50: E MO 0 R S 51:EEESUX VERTICALEMENT 1: C DE El MR R 2: A ALMOR 3: A AELNT 4: A ACOEEIM 5: A E I N N S T T (6) 7: A 11 J L L 8: BEE M NTU 9: E E I K L S T 10: AELMMNOS 11.EIILNSTU 12:EECMOT 17: E E E E T T 20: A El J NT 22:EEENNRT 24: AEG LRU (6) 26: AA AEKKRT 27: A C I M 0 S (2) 30:DEEHMOT 31 : A E E G M N T U (2) 33 : B E I N N U 35:EIIRRRT 36: A ACCIRS(2) 37:CCEIOR(2) 38: El NO RT (2) 39: A ADCIO 40:BEECLS(2) 41 : E C I N N U 42: E E E L N V SOLUTION À LA DERNIERE PAGE DES ANNONCES CLASSEES Mois croisés .m I » i 1 2 LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEQUART (DÉFAUTS ET VICES) 3 4\" 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 8 10 11 12 13 14 15 HORîZONTALEMENT 1.Prétentieuse \u2014 Poltron.2.Ressembie â une sardine \u2014 Il n'oublie pas.3.Ce qui n'a pas d'existence \u2014 Qui est sans effet \u2014 Note./j.naniiuuG ridicule \u2014 Céréale \u2014 Sert â lier.5.Qui se conduit en ennemi \u2014 Manière d'agir maladroite.6.N'existe plus \u2014 Roue à gorge.7 Parla de façon déraisonnable \u2014 Héroïne ieyendnire grecque \u2014 Monnaie.8.Partie d'un mur \u2014 Qui aime a se venger.399 9.Acide ribonucieique \u2014 Qui manque de aeuceur \u2014 a Grenoble.10.11s sont avares \u2014 Pli de la peau \u2014 Rigolé \u2014 Infinitif.11.Chiffres romains \u2014 Méprisable \u2014 Se traverse facilement \u2014 Fondateur de la secte des yaudoif, 12.lnfraction \u2014 Corrige \u2014 Coule en France.13.Ral!le \u2014 L'intelligence n'est pas une de ses qualités.I4.cause Pas généreux \u2014 Tellure.15.pariô avec un défaut de prononciation \u2014 Stupiae \u2014 Violents emportements.-e- VERTICALEMENT 1 .Hâbleur \u2014 insensible.2.D'une locution signifiant de mauvaise qualité \u2014 Débauche \u2014 Prénom d'un gangster.3.Qui manque de vivacité \u2014 Poli.4.Nagoya s'y trouve \u2014 À la mode \u2014 Ils sont prêts pour les basses besognes.5.0bstinés \u2014 Qui parait sans vitalité.6.Petit défaut \u2014 Négation.7.Elle est liée à une insuffisance rénale sévère \u2014 Pas ailleurs \u2014 Marque le mépris.8.À elle \u2014 Prénom \u2014 Mate.9.Appetence \u2014 Insupportable.lO.Fait \u2014 Levees, aux cartes \u2014 Aire de vent.11.Pronom personnel \u2014 Étourdi.1** C£ HI!* éwriGU0 ta trs+tma H'nn circïe \u2014 Ennui \u2014 Curie.1S.Démonstratif \u2014 Caché \u2014 Extrait \u2014\u2022 Dégoûté.14.Marque le doute \u2014 Mis à sec \u2014 Imbécile.15.Constrult \u2014 Impudents.S SOLUTION DIMANCHE PZOCH*:* 114 4 1* Scrabble 319 solution ûl CWMCHE dernier Philippe Guénn BONNE Voilà déjà le premier dimanche de 1992 et j'ai manqué à la plus élémentaire des règles de courtoisie! En effet, nulle part dans mes dernières chroniques je ne vous adresse mes voeux de joyeuses fêtes et d'heureuse année.Oubliez, s'il- vous-plaît, ce retard et acceptez aujourd'hui ces voeux sincères bien que tardifs.Les fins ou les débuts d'année sont l'occasion de nombreuses statistiques et récapitulations des faits marquants de l'année qui vient de s'écouler.Ne manquons pas à la coutume et brossons un tableau général de ce que fut l'année scrabblcsquc 1991 grâce à quelques chiffres et esquissons les grandes lignes de l'année qui débute.Rappelons que le champion individuel en titre est François Bédard, sacré à Magog devant plus de 2*>0 joueurs.Le titre de champion du monde est revenu, à Fleurier en Suisse, nu belge Christian Pierre.Le dernier classement du Québec ( 1er novembre 1991) recense 951 joueurs de Louise AUant de Boucherville à Nicola Zummo de Saint-Eustachc en passant »r«ar !a colonie des Gauthier.Gssnon et ia cohort?des Tremblay! Parmi cèus-d 552 joueurs sont effectivement classés c'est-à-dire qu'ils participer»t régulièrement aux activités de leur club et de la fédération.Fn clair, cela signifie que ces joueurs ont disputés au moins 8 parties homologuées durant les douftS Jemiers mois (partie de tournoi, partie homologuée Se eluM.Si 8 parties est un ftlirr1 mum, il n'y u pas de maximum.On relove io mordus qui ont disputé uu moins 75 parties homologuées, dont 8 qui ont de-passe la centaine, lu plupart «p-)- partenant aux classes A et B.Les trois joueurs les plus insatiables sont lanine Brisson (Saint-Laurent, 151 parties), Gérard Pageau (club Lauren-tien de Saint-Laurent, 161 parties) et surtout Claire Sauriol (Saint-Laurent.173 parties).Record à battre! Ces 552 joueurs se divisent en quatre groupes.Le premier quart est appelé la classe A, le deuxième quart la classe B, etc.Les 25 premiers de la classe A sont des joeurs élite appelés aussi A+.En tète de ce classement figure François Bédard, ce qui montre que son titre de champion du Québec n'est pas usurpé.Sa moyenne est de 98,28 p.cent, ce qui signifie qu'il perd en moyenne.15 à 20 points seulement sur le maximum possible.11 est suivi par une meute de joueurs de Charny.dans l'ordre Mario Buteau.Germain tioulinnne et Marc Pérusse qui revient après une éclipse.Le club de Ciiarr.y regroupe un bon nombre de gros bras, puisque parmi les dix premier du classement, on retrouve cinq joueurs uc ce club.Si l'on ajoute Paul Bergeron du «Mut- Passant» de Québec, voila la region de Quebec qui reprend le f!:ipiheau du scrabble québécois comme etic it tenait au début des années 80.Au niveau international, zà fédération française rappelle les classements internationaux au 1er juillet 1991.Dans la Supersérie internationale composée de 27 joueurs, on retrouve ci*, tetc le Français Patrick Vi- ^roux.suivi Je Paul le\\arî et du tsei>;c Christian Belge, ch i cun d'entre eux ayant «.ie su moins une fois champion du monde.Francois Bedard est le seul québécois de ce groupe et il occupe la lie piace.Dans la première série internationale comprenant 103 joueurs, on y retrouve six joueurs québécois dont Didier Clerc 10e de cette série (qui semble avoir désormais complètement abandonné le scrabble), Mario Buteau 15e, Pierre Nguyen 44e, etc.Grâce à ces classements inter* nationauax, le scrabble québécois acquiert une visibilité en Europe et prouve que quelques uns de ses joueurs ont un calibre international, même si le scrabble reste dominé par les joueurs de France et de Belgique (70 Français et 16 Belges dans les cent meilleurs mondiaux).(A suivre).Partie disputée au club des \u2022 de Lasalle ie 15 décembre 1991.MOT RETENU HtF.pxm -s 6.8 9 10.ii \u2022 \u2022 13.14 15 '« 17 19 AV.21 EMUi'.GM H*ElUttm : \\.MN$» aceptuu AÀ6EW.T A.euwT \u2022 ABEEPNV AEOUYLN EAU.itSS If-E MOOT Qi*ù*0CX 2vt r y t*-~4-' EQ*JTI« 0«.A£Ca Oil.SF I0S LOGEZ DAWS céCXGER HUER H' Nt^C NS PLACE (1) CRUT»2j BEAT ~ UEnT TAcû*j«S PAVEE ONLAY (3) ESSUIERA UOTJF REDOX(4) JE^AJ SAOOtS FI * ci M7 la.1?0 6H !1G oV 50 133 1U 'SO o m ir 143 Ot Kl 04 44 a 30 51 12?S S3 \u20224 32 46 « 30 36 36 \u2022 » i : 967 Commentaires.1 - c-.-ymo qui peut activer un 2\u2014 RFNAUDCn.sw piaindre (veroo \u201e, transitif) \u2022 animale LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 5 JANVIER 1992 Les goélands à bec cerclé sont de plus en plus nombreux * * ' * ' « I '¦ * '>'*.'' \\* * i * ^- T ' vil* k* ' * t j * * 1 ' '*' 0 '* *v f*»\": Depuis 12 ans, leur nombre a presque quadruplé dans la vallée du Saint-Laurent PIERRE CINGRAS i Is ne jouissent pas d'une bonne reputation.On les trouve parfois trop encombrants, trop bruyants, trop salissants.Certains rêvent même du jour où on pourra contrôler leur population.à coups de fusil.Mais qu'à cela ne tienne.Les goélands à bec cerclé sont toujours de plus en plus nombreux et tout indique que leur population prendra encore de l'ampleur dans l'avenir.Une étude réalisée cette année par le Service canadien de la faune indique que le nombre d'oiseaux inventoriés dans les colonies de la vallée du Saint-Laurent a presque quadruplé de 1979 à nos jours, passant de 73 000 à 251 000.Si on tient compte des oiseaux juvéniles, il y en aurait 375' Ce territoire de nidification regroupe la plus grande partie des goélands se trouvant au Québec.Quelques milliers seulement de ces palmipèdes sont dispersés à l'intérieur des terres.Par exemple, on compte 38 couples dans le coin de La Tuque, une colonie de 90 nids en Abitibi, et dans l'Outaouais, on en dénombre 1200 autres, répartis dans une dizaine de sites de reproduction.Ailleurs dans le nord de la province, on compte environ 2000 reproducteurs sur les ilôts rochers des grands réservoirs.On signale aussi la présence de ce goéland à la baie lames.La plus importante colonie à l'extérieur du couloir fluvial est celle de Bromptonville, près de Sherbrooke.On y trouve 500 couples.L'île Deslauriers Si la hausse moyenne du nombre de nids dans les colonies a été de 10 p.cent par année, au cours de la dernière décennie, certains territoires de nidification ont connu une véritable explosion.C'est le cas La population des goélands à bec cerclé est toujours en expansion chez nous.Il y en a près de 375000 au Quebec.de Lachine.La progression s'est accélérée depuis.Le goéland à bec cerclé, que- l'on affuble souvent du nom de mouette (rappelons qu'il n'y a pas de mouettes dans la région de Montréal, sauf quelques visiteurs occasionnels), met trois ans avant de se vêtir de son plumage blanc d'adulte.II pond en moyenne trois oeufs, et chez nous, un peu plus de la moitié des rejetons (1,6 oiseau) prend son envol à la fin de l'été.Le goéland à bec cerclé peut atteindre exceptionnellement l'âge vénérable de 14 ans.notamment de l'île Deslauriers, située en face de Varennes.Cette colonie, qui ne comptait que 4400 nids en 1979, est devenue la plus importante au Québec.Cette année, on y trouvait plus de 47000 nids.En amont, par ailleurs, sur Tile de la Couvée, en face de Saint-Lambert, sur la Rive sud, entre le pont Champlain et le pont lacques-Cartier, la population de nicheurs est passée de 15000 oiseaux en 1979 à 30000, aujourd'hui.À chaque printemps, quand l'île est déjà recouverte d'un tapis vert depuis un bon moment, la neige semble apparaître à nouveau, tant les goélands sont nombreux.Cette colonie est probablement la plus connue au Québec.Le troisième site de nidification en importance chez nous se trouve à l'embouchure de la rivière Saint-Charles, à Québec.Son essor a été considérable puisqu'on y compte aujourd'hui 22000 nids, par rapport à 6000 il y a six ans à peine.Cette situation s'explique en partie, dit-on, par le fait que les goélands ont quitté certaines îles situées en aval, notamment dans le coin de Montmagny et de Ka-mouraska.En dépit de leur taille considérable, ces colonies sont moins importantes toutefois que celles que l'on retrouve dans la région de Toronto, où nichent parfois 60000 et même 90000 goélands.La moitié des petits périssent Comment expliquer la progression de ce goéland?«Ce sont des oiseaux très opportunistes, répond Pierre Brousseau, biologiste au Service canadien de la faune.Et la quantité de nourriture disponible reste considérable.S'il n'y a pas d'épizootie, la croissance de la population devrait se maintenir tant que le garde-manger sera bien garni.» Durant l'été, le goéland à bec cerclé est omnipresent près des restaurants de « fast-food » de la métropole.Ce qui peut d'ailleurs laisser croire qu'il s'agit d'un charognard, au même titre que l'urubu à tète rouge.Pourtant, lors des relevés du Service canadien de la faune en période de nidification, on a constaté que les vers de terre et le pain occupaient une place de choix parmi les mets servis aux oisillons.D'autres recherches indiquent que la diele d'un adulte est composée presque à parts égales d'insectes, de poissons et d'aliments d'origine humaine.L'auteur John K.Terres, dans The Audubon Society Encyclopedia of North American Birds, souligne que des relevés stomacaux ont déterminé qu'il mange également de petits rongeurs et qu'il est aussi un bon pécheur.A l'occasion, dit-on, il dévore des oeufs de cormorans.On sait aussi qu'il fréquente assidûment les dépotoirs.Si on les retrouve aujourd'hui d'un océan à l'autre, du Mexique jusqu'à la baie lames, et parfois même aux îles Hawai, aux Aeores.en lamaiquc et en Martinique, les goélands à bec cerclé étaient beaucoup moins nombreux au début du siècle.Au Québec, en 1965, on parle de 500 nids dans la région de Montreal.Deux ans plus tard, on en comptait 1250.tous concentres sur les îlot des rapides La vasectomie pour les bernaches B Le zoo du Bronx de New York a décidé de mettre un terme aux problèmes causés par les bernaches du Canada, qui envahissent l'endroit à chaque année.La solution: la vasectomie.Agressives, ies outardes occupent les aires de nidification des autres espèces de palmipèdes du jardin zoologiquc, en plus de transmettre certaines maladies comme le botulisme ou la peste aviaire, rapporte une récente édition du quotidien New York Post.Les autorites du zoo ont abattu une vingtaine de bernaches l'an dernier, les plus embarrassantes.On a aussi éliminé 144 oeufs.Toutefois, comme ces oiseaux sont apprécies des visiteurs.le zoo a décidé de stériliser certains mâles.Les couples, habituellement formes pour la vie, sont de retour a chaque année au zoo.On croit qu'ils continueront de réunir, mais que de cette façon, leurs effectifs ne prendront pas trop d'ampleur.Les petits compagnons fi L'erreur est humaine, mais la bêtise aussi! DR FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale «a I n'y a pas à dire, l'humanité est un peu bête », constatait laconiquement le poète François Coppée.Elle est également un peu méchante et cynique, parfois, témoin cette réflexion de Bertrand Poirot-Delpech à propos du chien: «Ces grosses boules de poils vous flairent le mollet, vous reniflent la braguette, essuient leur langue sur vos mains et vous jettent leur regard déchirant a force de piétiner depuis des millénaires au seuil de l'intelligence».L'intelligence (qui avec le rire, dit-on) est le propre de l'Homme, animal prétendument supérieur, mais elle n'a pas empêché ce dernier de pondre ou de répandre, tout au long des siècles, d:enormes erreurs, bêtises, bévues, pensées absurdes, sottises et autres balivernes, tout particulièrement sur les animaux.Chose d'autant plus troublante et moins pardonnable, nombre de ces fadat-ses et surnettes venaient de gens rultivés et instruits, savants réputés, même en leur temps, écrivains renommés, voire doctes et infaillibles gens d'Église.En voici quelques exemples: \u2014 Sur le ittP.gnge des animaux : « Le chien n'empioic que des voyelles, et quelques fois, mais seulement dans la colère, 11 - deux consonnes «g» et *z».Le chat emploie Ses mêmes voyelles que le chien et de plus, six consonnes: «m», «n», «g», «r>/, \u2022! «f», (CP.Philim-neste.1841).\u2014 Sur la protection contre la I p-s»c.par le bouc: «On dil j au \u2022 i qu i! Cî ! en temps de | peste de nourrir un bouc en la maison où on habite, t.; !'* tient- on pour un singulier remède contre la contagion du mauvais air: parce que la vapeur du bouc ayant rempli le lieu où il habite, empêche que l'air pestiféré n'y trouve place (Ambroise Paré, chirurgien du Roi, 1517-1590).\u2014 D'un moyen de transport belge ultra rapide, sorte de T.G.V.canin, baptisé «cani-poste»: «Deux Anglais ont trouvé en Belgique des associés pour la construction d'un chemin de fer «caniposte», de Blankenberghe à Bruges, destiné au transport du poisson.Quatre chiens attelés à une voiture légère, portant deux tonneaux de poisson et pressés par la faim, seront excités à la course par un morceau de viande fraîche suspendu à quelques pouces en avant de leur nez, à l'aide d'une tringle partant de la voiture.Pour le transport des lettres, qui doit être plus rapide, on attellera deux lévriers.Au lieu d'un morceau de viande, on suspendra à la tringle un lièvre mort ou empaillé qui aura l'air de fuir devant les chiens affamés.(Dans V* Illustration».1845).\u2014 Sur la docilité du chien : « Je n'entreprendrai point de décider si les oreilles pendantes du chien sont un caractère de servitude ; c'est du moins l'opinion de M.de Buffon, qui a très bien raisonné sur ies physionomies des animaux» (Gaspard Lava-ter).\u2014 Condamnation papale de la viande chevaline: «Vous m'avez marqué que quelques-uns mangent du cheval sauvage, et la plupart du cheval domestique.Ne permettez pas que cela arrive désormais; abolissez cette coutume par tous les moyens qui seront en votre pouvoir, et imposez à tous les mangeurs de cheval une juste pénitence.Ils sont immondes, et leur action est exécrable» (Grégoire 111, lettre à Saint-Bo-niface, VlIIème siècle).Mais rassurez-vous, même les beaux esprits impies peuvent se tromper et nous tromper.À propos de l'origine des fossiles, par exemple.Voltaire a écrit: «On a vu dans des provinces d'Italie, de France, etc., de petits coquillages qu'on assu- re être originaires de la mer de Syrie.le ne veux pas contester leur origine; mais ne pourrait-on pas se souvenir que cette fouie innombrable de pèlerins et de croisés qui porta son argent en Terre Sainte, en rapporta des coquilles?El aimera-t-on mieux croire que la mer de Jop-pé et de Sidon est venue couvrir la Bourgogne et le Milanais?Voltaire, Discours sur les changements arrivés sur notre globe, 1746.\u2014 La bonne façon de faire peur à un éléphant: «Rien ne mate tant l'éléphant courroucé que la vue d'un agneau» (Saint-François de Sales).\u2014 Réflexion édifiante sur la vie religieuse de ce pachyderme: «Quant à la religion, Plu-tarque a écrit qu'ils font prière aux dieux immortels; car de leur bon gré ils se purgent, se lavent en la mer, et adorent le soleil levant avec une grande révérence, levant leur trompe haut vers le ciel, au lieu des mains».\u2014 À propos du caractère sacré du gibier: «Le bon gibier a été créé pour les religieux et, si les perdreaux, les faisans et les ortolans pouvaient parler ils s'écrieraient: «Serviteurs de Dieu, soyons mangés par vous, afin que notre substance, incorporée à la vôtre, ressuscite un jour dans la gloire et n'aille pas en enfer, avec celle des impies».(Corneille de La Pierre, Commentaires sur l'Écriture Sainte, 1701).\u2014 Des qualités mondaines du lévrier: «Au moral autant qu'au physique, le lévrier a le sentiment très précis des distances».(Henri Lavcdan).\u2014 Sur la manière dont le lion dort: «Le lion dort les yeux ou- *U6tc moi?Cause toujours, mon lapin, tu m'Intéresses.* verts; il démène sa queue en dormant ayant comme honte qu'on pense qu'il dorme, comme s'il savait ce mot d'un grand capitaij^ «le chez Homère: «Il n'est r-5s scant qu'un homme de commandement dorme toute la nuit».(R.P.André Valladier, 1682).\u2014 Sublime application de la génération spontanée: «Le quel est le plus conforme au bon sens, au sens commun, de dire qu'il n'y a eu, par exemple, ni premier oeuf ni première poule, par conséquent ni second oeuf ni seconde poule, ni troisième oeuf ni troisième poule, etc.; ou bien qu'il y a un premier oeuf ou une première poule, créés par une cause premiere?(R.P.Loriquet, Mes doutes, 1838).Enfin, on trouve chez certains historiens ou philosophes de l'antiquité, des observations zoologiques et éthologiques particulièrement savoureuses: \u2014 Sur la ruse de l'oie: «Quand les oies veulent passer de la Cili-cie par-dessus le mont de Tau-rus, qui est piein S aigies, elles prennent en leur bec une grosse pierre, pour s'empêcher de crier, afin qu'en passant pendant la nuit elles ne soient vues ni entendues des aigles».(Plu-tarque).Quant au philosophe Aristo-tc, il n'hésite pas à attribuer aux chevaux des sentiments de pudeur qui peuvent les pousser au suicide lorsque leur honneur est bafoué: «Un roi des Scythes ayant une jument qui faisait les plus Hoaux poulains du monde, voulut la faire couvrir nar un de ses propres poulains, et pour surmonter l'horreur que cet animal avait pour l'inceste, on déguisa la mère.Mais aprè* l'accouplement, ayant reconnu la tromperie qui lui avait été faite, plein de tristesse et de doses- | polr, il s'alla précipiter du haut 1 d'un rocher».MocsH.té: l'absurde, l'erreur et surtout là iSèx'i : «nnj peut- | v pas l'apanage exclusif ut ces êtres ijm i; 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