L'Action française., 1 septembre 1923, Un historien poète
[" UN HISTORIEN POÈTE » ARTHUR GUINDON, PRETRE DE S.SULPICE Le pieux fondateur de la Compagnie des Prêtres de S.Sulpice n'avait peut-être pas prévu qu'un de ses fils spirituels se sentirait un jour la vocation de poète: identifiés avec la règle du Séminaire, théologiens consommés, \"hommes d'oraison\" d'après les méthodes qui ont fait leurs preuves, éducateurs des jeunes clercs dont ils partagent la vie studieuse, tels nous apparaissent \"ces Messieurs\", à nous qui avons passé cinq ou six ans dans la solitude où ils nous ont marqués de leur empreinte.M.Arthur Guindon nous démontre par ses livres que cette austère discipline n'est pas incompatible avec les nobles élans qui élèvent l'âme vers les sommets de la poésie.N'est-ce pas un art, après tout, et le plus beau des arts, que celui de la formation des jeunes lévites?\"Ars artium regimen animarum\".Quoi d'étonnant qu'un vénérable Sulpicien, après avoir voué les plus belles années de sa vie à ce saint ministère, dépense ses dernières énergies à chanter les temps héroïques du Canada, où l'humeur guerrière fut toujours imprégnée du plus pur christianisme, aux premières périodes de la colonisation ?C'est une noble tâche, c'est le beau couronnement d'une existence qui est restée volontairement obscure, à l'ombre d'un sublime idéal.1 Le présent article qui remonte à juillet, était composé lorsque j'ai appris la mort foudroyante de M.l'abbé Guindon.Je n'ai pas cru devoir modifier le texte de ces pages que je dédie à la mémoire du vénéré défunt.â\u20ac\u201d (Note de l'auteur). UN HISTORIEN POÈTE 157 M.Arthur Guindon a donc publié en 1922, dans la collection de l'Action française, des poèmes qui ont pour titre: Aux temps héroïques.Mais je vous avertis, amis lecteurs, qu'il ne faut pas ouvrir ce livre avant d'avoir parcouru une autre publication qui l'a précédé, et qui en est le commentaire indispensable: en 1920 paraissait à Montréal un livre intitulé: En Mocassins.Un pareil vocable est assez mystérieux pour ceux qui ne sont pas initiés à la vie canadienne; si le présent article passe les mers, comme il faut s'y attendre, j'ai le devoir de prévenir les Français de là -bas que ce titre est la réplique approximative de cet autre bien connu, sur un thème analogue: Chansons en sabots.Les mocassins étaient la chaussure des premiers habitants du Canada; ils sont encore en usage, mais, nous dit l'auteur, ce sont de \"grossières imitations\" de la chaussure indienne d'autrefois.Ce premier ouvrage de M.Guindon est une série de portraits, de tableaux, où il dresse en pied les indigènes primitifs, revêtus de peaux soyeuses, fièrement campés sur leurs mocassins.Il a soigneusement recueilli les contes, les légendes de la période préhistorique, et cette mythologie abonde en récits captivants à l'égal des mythologies d'Athènes et de Rome.Sans remonter si haut, n'avons-nous pas eu en France les livres de Gaston Paris dont l'érudition a ressuscité les mythes de notre moyen âge, et, plus récemment encore, la reconstitution patiente du roman de Tristan et Yseult, chef-d'Å\u201cuvre de l'académicien Bé-dier?A sa manière, M.Guindon fait revivre un pauvre rêve évanoui, celui des Hurons-Iroquois et des Algonquins.L'entreprise valait de tenter le pinceau de l'artiste qui se cache sous l'humble livrée du Sulpicien. 158 l'action FRANÃ\u2021AISE Il dépeint d'abord, en traits animés, les mÅ\u201curs de ces peuplades qu'il ne veut pas qualifier de \"sauvages\", après avoir contemplé avec une indéniable sympathie leurs âmes naïves.A la suite des anciens chroniqueurs ou collectionneurs plus récents, les Sagard, les La Potherie, les Lafiteau, sans omettre l'historien Ferland, il s'aventure en cette forêt-vierge, s'attendant à y trouver \"beaucoup d'ombre, un désordre grandiose, et aussi des échappées de vue vers l'azur\".Il s'est complu à étudier les croyances superstitieuses des indigènes, exprimées en des idiomes débordants d'harmonie: \"Grands enfants enthousiastes, dit-il, ils trouvaient un plaisir extrême à raconter ou à chanter, avec accompagnement de danse, tout ce dont leur âme vibrait.Ils avaient des rondes pour célébrer le retour des saisons, invoquer les esprits, préparer la pêche, la chasse et la guerre; pour pleurer les défunts et rappeler le souvenir des ancêtres.Ils avaient des chants pour mourir au poteau du supplice.\" Visiblement ému, l'historien n'a pas de peine à transposer d'un mode à l'autre le rythme de son style, lorsqu'il veut faire passer dans notre langue la cadence des hymnes que chantaient les Algonquins: la prose harmonieuse du chroniqueur se mue facilement en rythme poétique; il ne faudrait pas chercher dans ces vers une poésie raffinée : ce sont des sentiments, des images fort simples, mais tout cela laisse transparaître de la noblesse, de l'énergie.La Chanson d'Arselik, par exemple, est inspirée par l'amour; mais la passion s'y révèle \"sans molle tendresse, et rehaussée, en quelque sorte, par la poésie de la nature et de la mythologie.\" Arselik a été trahie par deux rivales qui n'ont pu gagner le cÅ\u201cur de son amant; elle a été conduite dans une île déserte; autre Calypso, séparée à jamais de l'objet de son UN HISTORIEN POÈTE 159 amour comme l'antique déesse, elle contemple le canot qui s'enfuit et chante ainsi son désespoir: Je pleure seule dans cette He, Et nul n'entend ma voix.quel sort ! 0 solitude où l'on m'exile, Entends au moins mon chant de mort !.Fausse amitié, tu m'as contrainte A périr loin de mon amant.Esprit du vent, porte ma plainte Au beau chasseur qui m'aime tant !.De son grand coeur je suis la reine.Oh, qu'il est beau ! Oh, qu'il est fort ! Je vois sa colère et sa peine, Dès qu'il saura mon triste sort.Plus loin, nous trouvons un Chant de Berceuse sur les lèvres d'une femme plus heureuse que la pauvre Arselik: le nouveau-né est couché dans la nâgane indienne, simple planche en forme de berceau, suspendue aux branches des arbres durant l'été et aux chevrons de la cabane pendant l'hiver; sur un ton grêle, la mère fait entendre un couplet joyeux, et, par une fiction du trouvère indigène, le marmot lui répond.M.Guindon a rendu de son mieux cette poésie ingénue.Il y a aussi la Chanson de la Mouche à feu; cette mouche, fameuse dans les antiques forêts, est une bestiole dont les ailes et le corps lumineux répandent mille reflets chatoyants; voici quelques strophes en son honneur: 160 l'action FRANÃ\u2021AISE La nue est sombre, Tranquille est l'eau; Vole dans l'ombre, Peut flambeau.L'étoile brille Sur ton corset, Légère fille Du feu follet.De tige en tige Voyage, luis, Danse et voltige, Flamme des nuits.Ces visions reposantes ne sont pas de longue durée; dans l'ensemble, ce folk-lore est parsemé de titres terribles: Un ancien nid de tonnerre.La création du ynauvais esprit.Le Bain des squelettes.L'éditeur a eu soin de reproduire, sur des planches finement gravées, les divinités tragiques qui sont mises en action dans ces récits: bustes humains sur des jambes de fauves, ou réciproquement; aigles formidables planant sur une mer en furie et lançant des éclairs par l'orbite de leurs yeux enflammés; géants fantastiques, terrassant des serpents monstrueux à coups de rocs énormes, rien ne manque à ces pages pour produire une impression grandiose et terrifiante.Un des derniers contes de ce recueil, et aussi un des plus attachants, c'est La Fiancée du Manitou.Les poètes Algonquins avaient imaginé cette idylle dramatique pour combattre l'indulgence aveugle des parents envers leurs enfants, non moins que l'excessive mélancolie à laquelle UN HISTORIEN POÈTE 161 étaient portés les jeunes Indiens, dès la plus légère contrariété.La scène se passe dans les forêts qui bordent le Kitchigami, nom algonquin du Lac Supérieur.Lilino est une jeune fille qui a choisi le Manitou, génie de la forêt, comme esprit protecteur; après un jeûne rigoureux, assise sous les pins séculaires, elle a mérité de voir le Manitou sous la forme \"d'une espèce d'oiseau-mouche tout vert, à gorge de rubis, passant d'un pin à l'autre en bourdonnant.\" Depuis lors, elle s'isole de plus en plus, et la forêt exerce sur elle une fascination maladive qui désespère sa famille.Sa mère finit par croire qu'elle y a trouvé l'amant idéal et mystérieux qui se dérobe aux regards indiscrets.Un jour, cependant, Lilino revient toute joyeuse: le démon de la mélancolie semble vaincu; ce seront bientôt les noces, tout le monde en est persuadé, et la fête se prépare.A la date convenue, la jeune fille s'est parée de ses plus beaux atours, \"de sa tunique à franges et de ses mooassins brodés, de son collier et de ses bracelets en coquillages.Elle court se mirer dans une source voisine, revient, et déclare qu'elle va à la rencontre de son fiancé.\" Mais, tout-à -coup, sa voix devient grave, elle joint les mains, fait de touchants adieux à ses parents et disparaît pour toujours dans les profondeurs du bois.En vain on partira à sa recherche: ce n'est plus qu'un fantôme ethéré qui est allé s'unir au génie de la forêt, maître de son cÅ\u201cur.Le lecteur de cet apologue se croirait transporté parmi les Contes des Mille et une Nuits.Cette série de narrations fantasmagoriques contenait en germe, comme il a été dit, les poèmes dont le fond appartient au domaine de l'histoire, et qui ont trait à la défaite des Iroquois par les Européens.* * 162 l'action française Bâtir une épopée sur des données historiques a paru longtemps une gageure, un défi aux lois du genre épique, tel qu'il était envisagé avant le Romantisme.Mais nous avons eu, depuis, Vigny et les poésies narratives de son Livre Moderne, Lamartine et le roman en vers de Jocelyn, et surtout Victor Hugo dont la prodigieuse Légende des Siècles renferme jusqu'à des événements contemporains.Il était donc permis à M.Guindon de suivre ces illustres guides et d'inviter sa Muse (une Muse sanctifiée comme il sied à un membre de sa Compagnie) à célébrer les temps héroïques de l'occupation canadienne.Il serait téméraire de prétendre que son entreprise, quelque hardie qu'elle puisse paraître, n'ait pas abouti au succès.Je me sentirai plus à l'aise pour faire ressortir les mérites de l'Å\u201cuvre lorsque j'aurai fait grief à l'auteur, salva reverentia, d'un certain nombre de métaphores ou d'expresbions qui semblent heurter les lois de nos vieux traités de littérature.Ces remarques sont à l'adresse de la génération qui vient, afin qu'elle ne s'autorise pas du défaut ou des faiblesses de style qui se rencontrent même dans les meilleurs ouvrages de ses respec!ables aînés.Les efforts littéraires de la Nouvelle-France sont si méritoires, si touchants, à une telle distance de la Mère-Patrie, qu'on serait tenté de les louer toujours, quand on vient de là -bas et qu'on entend ici parler et écrire notre belle langue, dût-on y rencontrer des tournures répréhensibles.Mais ce serait faillir au devoir de la critique, et les intéressés eux-mêmes tiendraient pour suspectes, et non sans raison, des louanges qui ressembleraient à des \"prix d'encouragement\".C'est donc dans un esprit de bienveillante équité que je me permettrai les remarques qui suivent: A la page 35, on lit ces vers: UN HISTORIEN POÈTE 163 Ayant incendié l'océan de nuages, Le soleil a passé les horizons sauvages.Le ciel s'est renversé dans le fleuve miroir.A l'orient, la nuit montre son buste noir.Les figures de mots du premier et du dernier vers ne sont pas fausses par elles-mêmes, mais assez mal préparées ; l'océan pourrait être incendié, mais par le reflet de nuages en feu.Le buste de la nuit supposerait une personnification allégorique qui n'est pas indiquée dans ce passage.A la page suivante, c'est la poursuite des \"mouches à feu\"-par Madame de la Peltrie et Mademoiselle Mance: ces mouches étincelantes sont destinées à être suspendues en chapelet devant l'autel, au lieu et place de la lampe du sanctuaire.Les deux pieuses femmes, en de joyeux ébats, en prennent une, puis deux, elles courent ensuite après un \"trio\" de ces insectes, dont une seule unité tombe entre leurs mains délicates; elles les vérifient minutieusement, et, quand les voiles soigneusement fermés en contiennent un brillant essaim, \"Jeanne avec enjoûment: j'en attrape encore une, Et puis ce sera tout !.\" Vénérable poète, il y a là trop de candeur, trop de détails puérils, dans un sujet de cette envergure; cette scène aurait sa place dans un livre de fables à l'usage de la première enfance, et non dans les pages épiques de la fondation canadienne.Quelques gestes sobres, discrètement indiqués, auraient suffi à votre tableau, dont l'ensemble est par ailleurs d'un charme incontestable.Vers la fin de la page 44, je vois des sauvages qui ont attiré les chrétiens dans un guet-apens, et qui, d'un coup d'arquebuse, 164 l'action FRANÃ\u2021AISE \"Les font dégringoler à terre, palpitants.\" La trivialité de l'expression ne aurait échapper à personne.Dans une autre strophe du même morceau, on rencontre ce vers, pour stigmatiser le vil assassinat qui vient d'être commis : \"La honte satisfaite et la fange contente.\" Encore une imago forcée, une métaphore mal amenée, qui frise l'incohérence et cause une surprise peu esthétique.J'ai trouvé ailleurs quelques incorrections matérielles comme \"quelqu'un de seid\", page 45.\"Us ont vu d'autre chose\", page 90.Cheville dans le premier cas, procédé fautif pour éviter l'hiatus dans le second.Il y aurait du pédantisme à insister sur ces négligences.J'ai hâte d'arriver à un exposé d'ensemble, pour donner un aperçu do ces pièces magistralement épiques; je signalerai les plus significatives.Le premier jour de Montréal fait songer à ce passage de l'Enéide où Virgile nous montre l'emplacement de la Rome future, campagne inculte qui offrait aux troupeaux de maigres pâturages: 0 rive, qu'as-tu fait des nids sous la feuillée, Des herbes et des fleurs, des taillis pleins de voix, Du sable d'or qu'ourlait la vague ensoleillée ?Ah ! ie voilà fameuse autant que dépouillée Du charme d'autrefois.De longs quais, assaillis par une onde courante, Retiennent amarres cent navires de fer.D'un jet de vapeur sort une voix mugissante, Quand l'un d'eux, retournant sa proue impatiente, Fuit vers le gouffre amer. UN HISTORIEN POÈTE 165 0 titans du progrès, trêve à votre délire ! Taisez-vous, éléments, engrenages, essieux.0 nature, reprends en ces lieux ton empire, Pour une heure, ô forêt, reviens avec ta lyre Et l'ombre des aïeux.Ce sont des strophes d'une rare plénitude, des vers d'une touche classique; le rêve de l'artiste, regrettant \"l'âge d'or\" et maudissant \"l'âge de fer\", est traduit avec éloquence.La tête de Saint-Père est une scène macabre, mais pleine de grandeur.D'autres poètes ont fait parler ainsi la tête de S.Jean-Baptiste apportée au banquet d'Hérode.Ici, le héros qui avait nom de Saint Père a été décapité par les Onneyouts, tribu iroquoise; ils veulent se faire un trophée de cette figure exsangue; mais la physionomie s'anime tout-à -coup, et ces lèvres frappées par la mort adressent aux misérables des rep oches terribles.En vain les bourreaux veulent-ils se moquer de ces miraculeuses paroles, en y répondant par des insultes: Tu peux nous menacer, ô tête; Mais nous sommes indifférents A l'inoffensive t mpête Qu'un mort déchaîne entre tes i.nts.La victime se fera entendre jusqu'au bout et les Iroquois prendront la fuite, terrifiés par ce prodige.Mais, dans la pièce suivante, plusieurs héroïnes qui ont survécu au carnage, y compris la veuve de Saint-Père, intervien-diont*uprès de la justice militaire pour implorer le pardon des assassins ; c'est le triomphe de la charité.L'expédition de Dollard occupe près de cent pages du 166 l'action FRANÃ\u2021AISE recueil; les alexandrins y alternent avec des strophes en vers de huit pieds.Le récit est entremêlé de discours pathétiques, comme dans l'Iliade et l'Enéide.Nous ne sommes plus habitués, dans la littérature moderne, à ces longues narrations en vers.Qu'on prenne la peine de lire celle-ci, et l'on verra si l'auteur n'a pas eu raison de mettre des \"pensers nouveaux\" à la \"mode antique.\" C'est plus qu'un essai, c'est une Å\u201cuvre de talent conduite avec art.Je ne paraîtrai pas trop méchant si j'ajoute qu'il y a, dans cette chronique rimée, de la prolixité, des vers trop faciles, des tirades qui sentent l'improvisation.Il me semble superflu de parler des autres morceaux; l'analyse ne saurait remplacer une lecture attentive.Je crois en avoir assez dit pour que la classe lettrée ne néglige ni les récits ni les poèmes de M.Arthur Guindon: ils doivent être en bonne place dans une bibliothèque canadienne.Ce consciencieux écrivain a fait paraître, en 1923, une brochure des plus intéressantes sur Les trois Combats du Long-Sault; ces pages historiques éclairent d'un nouveau jour les exploits de Dollard, magnifiquement chantés dans le livre précédent.Le premier récit du livre serait encore plus vivant, si l'auteur avait montré moins de prédilection pour les verbes au présent de l'indicatif; il lui sera facile de corriger cette permanente distraction, dans une édition ultérieure que je souhaite à son dernier-né.* * * On vient de publier à Paris, comme Supplément au Manuel illustré d'histoire de la Littérature française dû à l'abbé Calvet, professeur à l'Institut catholique, quelques lumineux aperçus sur la littérature canadienne.M.le UN HISTORIEN POÈTE 167 chanoine Chartier, vice-recteur de l'Université de Montréal, s'est chargé do cette rédaction.Ce n'est qu'un sommaire comme bien l'on pense; mais le idées générales y abondent.Pour le sujet qui nou occupe, on peut lire avec fruit ces lignes, extraites d'un article de l'honorable M.Chapais: \"Nos aïeux faisaient de la littérature, mais une littérature vivante et héroïque.Ils respiraient une atmosphère épique et chaque jour voyait naître sous leurs pas une page d'épopée.Quant à l'histoire, elle se faisait de toutes pièces; elle se rédigeait à coups de hache et d'épée, à coups de flèche et de mousquet.Durant cent cinquante ans, nos ancêtres semèrent à pleine^ mains.la semence généreuse d'où devaient sortir les moissons littéraires de l'avenir : moissons de légendes et de récits épiques., moissons de poésie et d'histoire, dont notre siècle a vu l'heureuse et pacifique germinat'on.\" Ces derniers mots résument, sans que son nom y figure, l'Å\u201cuvre de l'écrivain sur lequel je viens d'attirer l'attention.En faisant mieux connaître et mieux aimer les origines de la race canadienne, M.Arthur Guindon a étendu le champ d'action de son apostolat: piètre doublé d'un patriote, il a bien mérité du pays où s'est longuement exercé son zèle sacerdotal.Abbé F.Charbonnier, Docteurs des lettres de l'Université de Paris."]
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