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Titre :
La bibliothèque canadienne
De vocation historique, encyclopédique et littéraire, La Bibliothèque canadienne contient autant des articles de fond à teneur éducative que des textes littéraires contemporains. [...]

La Bibliothèque canadienne, ou miscellanées historiques, scientifiques, et littéraires est une revue mensuelle publiée à Montréal de 1825 à 1830. Chaque livraison offrait des textes de son fondateur, Michel Bibaud, des extraits d'oeuvres de divers auteurs et plusieurs rubriques (biographies, anecdotes, variétés, notices nécrologiques, etc.)

De vocation historique, littéraire et encyclopédique, La Bibliothèque canadienne contient autant des articles de fond à teneur éducative que des textes littéraires contemporains. Jacques Viger, premier maire de Montréal, y publie régulièrement Ma Saberdache, chronique d'observations et de retranscriptions historiques.

Michel Bibaud, dans La Bibliothèque canadienne, se fait tour à tour botaniste, géologue, zoologiste, agronome, physicien, économiste ou mathématicien. Toutes les sciences exactes ont de l'attrait pour lui. D'esprit patriotique, il est aussi passionné par l'histoire du Canada et par la littérature. En plus de poésies, de satires et de chansons, on trouve dans chaque numéro de la revue une tranche de l'Histoire du Canada dont l'ensemble sera publié en volume par Bibaud en 1837.

La principale préoccupation de Michel Bibaud est l'avancement des Canadiens dans les sciences, les arts et l'étude de l'histoire du Canada. Pour stimuler leur volonté, il les compare à la population anglophone.

Avant de publier La Bibliothèque canadienne, Michel Bibaud est cofondateur, avec Joseph-Victor Delorme, de L'Aurore (1817), puis, en juillet 1819, il est rédacteur pour Le Spectateur canadien. En octobre de cette même année, il devient aussi rédacteur pour le Courrier du Bas-Canada. À La Bibliothèque canadienne, il se voue à la propagation des arts et des sciences, mais pas à la politique. Pour permettre à son rédacteur de prendre part aux débats politiques houleux du tournant des années 1830, La Bibliothèque canadienne fait place à L'Observateur, un hebdomadaire qui sera publié pendant un an à partir de juillet 1830, dans lequel il poursuit la publication de son Histoire du Canada. Il fondera plus tard d'autres publications : Magasin du Bas-Canada (1832) et Encyclopédie canadienne (1842).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 49-53.

« Les revues de Michel Bibaud », Bulletin des recherches historiques, vol. 13, no 5, 1907, p 156-159.

SICOTTE, Louis-Wilfrid, Michel Bibaud, Montréal, s. é., 1908, 30 p.

TOUSIGNANT, Claude, « Michel Bibaud : sa vie, son oeuvre et son combat politique », Recherches sociographiques, vol. 15, no 1, 1974, p. 21-30.

Éditeur :
  • Montréal :M. Bibaud,1825-1830
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Observateur
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Références

La bibliothèque canadienne, 1825-09, Collections de BAnQ.

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La Bibliothèque Canadienne.Tome h SEP! EMBRE.1825.Nu-mkrq i.HISTOIRE Dl' CANADA.i)v ne tarda pas néanmoins il s'appercevolr qu'on avait Tait un mauvais choix.L'hiver venu, ou se trouva sans eau douce et sans bois ; tt comme on fut bientôt réduit aux chairs salées, et que plusieurs, pour s'épargner la peine d'aller chercher de L'eafl sur le continent burent de la neiae fondue, le scorbut se mît dans la nouvelle colonie, et y i î i de grands ravages.Aussi, dès que la | ligation l'ut libre, M.di- Monts n'eut rien de plus pressé que (ie chercher un endroit plus avantageux.Il prit sa route au sud, < i rangea la GÔte i espace de ht) iieues; maU n'ayant pu, dans une itussi longue < ourse, se dén rminer a aucun endroit, pour s'y fixer, il retourna ai Sic.Croix, où Pontgra,vé le vint bientôt joindre, eu arrivant de France.Ils trouvèrent cette habitation en fort mauvais état, et M.de Monts, convaincu qu'il fallait la placer ailleurs, se rembarqua avec Rcuitgravé, et entra, chemin faisant, dans le Port Royal.Il le trouva tellement i son gré, qu'il prit sur le champ la résolution d'y transporter sa colonie, chargea l'ontgravé tie ce soin, et le déclara son lieutenant.li n'etau guère possible, en effet, de faire un meilleur choix: çe port, qui doit son nom à M.de Monts, est un des plus beaux et des plus sûrs qu'il y ait au monde.Il a pourtant un défaut, remarque Charlevoix, qui est la difficulté d'y entrer et d'en sortir.Il n'y peut entier, ajoutc-t-il.qu'un seul vaisseau à la fois, et encore avec beaucoup de précaution, à cause des courans et de la marée.Ce port n'est qu'a < uelques lieues de l'embouchure de la rivière St.Jean* Le pays < ans tes environs est beau et fertile.M, de Pontgravé ne trouvait pas lés avantages compensés par 1er, difficultés qu'offrait 1< Port-Koval ; niais M.de PoutrhiCOÙrt n'en porta pas moins le même jugement que M.de Monts, et comme en s'associant avec ce dernier, il avait conçu le dessein de s'établir en Amérique, avec sa famille, il lui demanda ce port, et l'obtint sans peine.Cette concession, faite en vertu du pouvoir que M.de Monts avait reçu du roi, lut encore continuée par des lettres patentes de sa majesté; mais M.de l'ontrincourt, plus occupé de la traite avec les sauvages que de la culture des terres, n'eut pas autant de soin de donner de la solidité à son établissement To m.L No.t.1r 102 Histoire du Canada.qu'il avait montré d'empressement ù acquérir un si beau domaine, 11 nous l'en verrons bientôt chassé par une poignée d'Anglais.Aux approchés de l'automne, M.de Monts repassa en France.A son arrivée à la cour, il trouva les choses bien changées à son égard: les pêcheurs de tous les portsde France avaient représenté au roi que sous prétexte de les empêcher de commercer avec les sauvages, on les privait de3 choses les plus nécessaires pour leur pêche, et qu'ils se verraient contraints d'y r, noncer, si Ton ne faisait cesser ces vexations.Ils furent écoutés, et le privilège de M.de Monts, qui devait durer encore deux ans, lé* révoqué, il ne se découragea pas néanmoins: il lit un nouvel arrangement avec M.île Poutrincourt, qui l'avait suivi on'France, et lui tu armer a la Rochelle, un vaisseau qui mit à la voile le 13 Mai, 1606.Le voyage fut long, ce oui fit croire aux habitans du Port Iîov-al qu'où les .:'.).i donnait.Pontgravé, qui était resté a cet établissement, fit tout ce qu'il put pour les rassurer, mais à la fin, comme on manauait de tout, d l'ut contraint de s'embarquer avec tout son mon le, pour reprendre la route de France.Il ne laissa dans le fort que deux hommes pour garder les effets qu'on ne pouvait pas emporter.Il étant ( ucore presque à la vue de la Baie Française, h rsqu'il apprit par une barque l'arrivée de M.de Poutrincourt à Camceaux.il rebroussa chemin, et rentra dans le Port Royal, où Poutrincourt s'était d$a rendu, sans qu'ils se fus$ent rencontrés.«rtpkv* M.de Poutrincourt avant ramené rafrondanoe dans son liabi-tation, il ne songea plus qu'a se fortifier, et Pontgravé, homme sage, balaie, infatigable, s'y livra tout entier.11 tenait ses gens o 7 ts 7 » o continuellement occupés, et les garantissait par là des maladies qui avaient désolé l'établissement de Ste.Croix.La culture des terres taisait des progrès; h froment et les autres grains qu'on avait semés, fructifièrent audeià de ce qu'on en avait espéré: les travaux se faisaient avec joie, pareeque les vivres ne manquaient pas, et que la fertilité du pays semblait répondre (pie la source de cette abondance ne tarirait point.Les maladies, dont on avait retranché la cause, diminuaient, et les sauvages commençaient à s'apprivoiser, Uu avocat de Paris, nommé Marc LbscabÎBOT, homme d'esprit, et fort attaché à M.de Poutrincourt, avait eu la curiosité, peu ordinaire aux gens de sa profession, de voir le Nouveau Monde, tout sauvage qu'il était alors, et.servit beaucoup à mettre et à maintenir les choses dans cet heureux état.Il animait les uns, piquait les autres d'honneur, se faisait aimer de tous, et ne s'épargnait lui-même en rien.11 inventait tous les jours quelque chose de nouveau pour futilité publique, et jamais on ne comprit mieux, remarque l'historien, de quelle ressource peut être clans nn nouvel établissement, un esprit cultivé par l'étude, et que le Histoire du Canada* 103 xele de l'état engage à se servir de ses connaissances et de ses réflexions.Lescarbot a laissé des mémoires de ce qui s'est passé •¦ lis ses yeux en Acq lie, el u.• : Loire de la Floride Française, On y voit,.dit l'historien de la Nouvelle France, un auteur exact, m dicieux ; un homme qui a des vues, et qui tût été aussi capable d'établir une colonie que d'en écrire i histoire.Cette histoire, accompagnée de quelque poésies sur les désagrémens des voyages di is ces pays-là, parut en 1609, 11 publia en 1612, d'autres pièces de vers qu'd avait composées tant en Canada que dans le vaisseau où il s'était embarque.Celles-ci sont dédiées au Chancelier de"Sillëry, et l'auteur le prie de considérer (pie si elles -¦'¦il mal peignées et mstiqueinent velues, c'est que le pays d'où elles viennent est inculte* sauvage, ln\Hssé de forets, et habité de peuples vagal mds, et d'attribuer leurs défauts à /
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