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Titre :
Nigog
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1918
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Nigog, 1918-02, Collections de BAnQ.

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o7 nr rr srr ¦ — — r, Er X.âl i&lïïmn kV maiaa LA JEUNE MUSIQUE ANGLAISE.Il peut sembler paradoxal à certaines gens de parler de la jeune musique anglaise.On a si souvent et si longtemps cric que l'anglais est amusica:.( ’(‘pendant, si l’Angleterre n’a pas eu de musique pendant longtemps, il semble évident que les contemporains s’efforcent à en créer.La .jeune musique anglaise, c’est mieux qu’une promesse, c’est une chose presque déjà formée.Et cette appellation est déjà justifiable par la seule citation des noms et des oeuvres de Bax, Williams, von Holst.Scott et Grainger.L’histoire du 19c siècle est plutôt déconcertante pour l’avenir de la musique anglaise.Il est impossible d’v trouver un chef-d’oeuvre.Et cependant, les musiciens ne manquent pas qui sont très instruits dans leur art et qui possèdent un bon métier! Mais il n’y a pas de génie.Il n’existe pas non plus de public et l’anglais, en général, ne se soucie pas d’art musical, à moins que ce ne soit de celui de l’étranger.Cependant, à la fin du siècle, plusieurs musiciens montrent une conscience admirable à se débarrasser de certains mauvais styles en usage en Italie et jusque dans la France italianisée.Ils sentent que ces styles ne convier- f>(> lient pas à l’aine et au caractère anglais.Les tendances à nationaliser la musique sont manifestes chez plusieurs musiciens, notamment chez Stanford, Elgar et Taylor.Les musiciens et les oeuvres abondent, et traduisent ces tendances.Mais il est inutile d'en dresser une nomenclature qui n’arriverait à prouver que de la quantité peu significative.Il suffit de remarquer quelques noms et quelques oeuvres: " Dream of dubaï" de Mackenzie (.18*17), “The ( 1 olden Legend de Sullivan (1842-1900) sur un poème de Longfellow, 44The Language of Flowers" de K.II.Cowon (1852),44Irish Symphony” de Stanford, qui sont les plus importantes manifestations musicales de cette fin de siècle.Il ne faut pas oublier le succès qu’obtinrent en Allemagne 44 Dream of Gerontius” et les deux symphonies de Edward Elgar.Les anglais ont été sensibles à ces informations de l’Allemagne et, dès lors, ils ne ménagèrent plus leur admiration à Elgar qui fut fêté, applaudi, acclamé à outrance.Elgar n’a rien écrit qui soit absolument original, il n’a imprimé à sa musique aucun caractère qui soit spécialement anglais, mais ses oeuvres, tout comme celles de Stanford, de Bantoek et de Taylor ont indiqué aux jeunes musiciens les moyens de se dégager des influences étrangères et de renouveler le caractère de leur musique.Tous ces jeunes musiciens se sont montrés travailleurs et courageux et ils ont déjà beaucoup produit.Ils ont su se grouper et s’imposer grâce au dévouement de quelques musiciens qui .ut pu présenter leurs oeuvres devant le public.-i là- elle a été longue, difficile et ingrate, mais le présent succès semble être un suffisant encourage- o ment.Certes, ce groupement de jeunes musiciens n’arrive pas encore à représenter dans l’Europe ce qu’on pourrait appeler définitivement et lourdement l’école anglaise.Mais par ses tendances multiples et surtout par sa ferme volonté de régénérer le caractère do leur musique, il mérite que l’on tente de préciser sa signification.Les influences sont diverses, françaises chez les uns, allemandes ou russes chez les autres.L’influence française y domine.Faut-il regretter cette influence sensible de l’école moderne francaies?Jî est permis de ne pas le regretter quand, dans la plupart des cas, on constate une heureuse assimilation qui ne peut qu’aider à l’éclosion des oeuvres.Cette influence française est surtout sensible dans l’ordre extérieur, dans l’écriture plutôt que dans l’inspiration.Il était impossible aux jeunes compositeurs anglais d’ignorer les moyens d’expression des contemporains français, et il faut en remarquer les heureux résultats.M.Ralph Vaughan Williams est la première figure qui apparaît parmi les jeunes compositeurs.Il est né en 1877.En Angleterre, en Allemagne et en France, il a cherché à s’imprégner des qualités de certains maîtres comme Parry, Stanford, Max Bruch et meme Maurice Ravel.Son instruction est très grande et prouve une étonnante lai-geur d’esprit, mais c’est un éclectisme qu’on lui a souvent reproché.M.Williams a souvent écrit en se servant de Folk songs à la base de ses tliè- 5S mes.Sa ‘•Norfolk Rhapsody '’, qui accuse un très louable effort à écrire une musique qui ait un caractère anglais, en est tout imprégnée, sans cependant les traduire intégralement.C’est une oeuvre d'une écriture assez personnelle et pleine de qualités originales.Et que n’a-t-on pas déjà écrit sur le mysticisme musical de M.Williams, que l'on a quelquefois comparé à celui de Kcria-biueî Ce mysticisme, je ne saurais le définir.Il se trouve dans ses “Mystical Songs”, dans sa Fantaisia on a Theme by Tallis”, et surtout dans sa “Sea Symphony”.“Sea Symphony” est une symphonie pour orchestre et choeurs sur des vers de Walt Whitman.Rien de trop recherché, de compliqué ou de pompeux, aucune déclamation sur la mer, aucune sentimentalité contre la luné, de l’émotion intérieure et de la beauté pure.Ses dernières oeuvres sont “Christmas Carols”, une autre symphonie, et une partition pour “Les Guêpes” d’Aristophane.M.Williams est peut être un musicien un peu indécis, déroutant, imparfait, un peu influencé par Ravel, mais il est significatif de trouver en Angleterre un musicien de cette qualité, un grand artiste d’une complète sincérité dans son émotion.» % ( La fin au prochain numéro.) LEO-FOL MORIN.É6k iii: ii »< i '•IVI; V 8 ZÜni ¦ÎV V>J2. 6 n m h M r* iimtia rii.1 W i/#A A/i DI ALOGUE DES BETES THEATRE Pauline :—Je suis allée au théâtre hier soir: c’était merveilleux!.Polyeuctète:—Votre mari vous laisse aller au théâtre?Pauline:—Oui.et il m’y accompagne même.Lucrèce:—Qu’est-ce qu’on jouait?Pauline:—“Le voleur”, avec Spencer dans le premier rôle.Bertha:—C’est émouvant “Le voleur”.Par qui donc est-ce écrit?Pauline :—Je ne m’en souviens pas, c’est un nom italien.Messalinette:—Tl joue bien Spencer, et il est si distingué! Polyeuctète:—Est-ce une pièce bien morale au moins?Pauline :—Oh! oui.c’est une femme qui vole pour faire plaisir à son mari qui voudrait bien excuser le fils de son ami qui donne un dîner, mais le détective l’accuse, et le garçon part pour l’étranger, parce qu’il ne veut pas accu- (50 scr la femme de l’ami de son père qui ne comprend rien et sa belle-mère ne veut pas le croire car c’est un bon jeune homme.Polyeuctète:—Oui.je comprends.c’est, encore une pièce d’adultère.Sagacée:—Non, pas directement, car ils sont maries.Pauline:—D’ailleurs Spencer pardonne a sa femme; il est beau dans la scène du pardon! Bertha:—On dit qu’il a deux maîtresses et que ses moeurs avec les hommes ne sont pas très convenables.Lucrèce:—A part ça, il y a une femme très riche qui se ruine pour lui.Sagacée:—Vous savez que ce genre de vie est très bien vu en France, même dans la haute so-eiete.Polyeuctète:—Le théâtre français est l’image fidèle de la haute société française.PAUL BRUNOT. 61 & / N Mil (kft t-.3 I LA MAKE.^CM!tQUIlLE& MONS1 EUR MAURICE BARRES ET L’AME FRANÇAISE La “The Atlantic Monthly” public dans son numéro de janvier un article de M.Maurice Barres sur la mort de Péguy, clans lequel on lit cette phrase étrange: “Charles Péguy revue américaine was one of the patriotic young “writers who, having taken upon himself the task of “tying the hrench Soul.” L’âme française avait-elle besoin d’etre purifiée?11 est devenu de mode de puri- croirc que l’âme française a été régénérée par la guerre, et les nationalistes sont convaincus que c’est eux qui ont gagné la bataille de la Marne et présidé â la défense de Verdun.Mais monsieur Maurice Barrés accomplit-il une très patriotique tâche de dénigrer sans cesse le récent passé de la France?N’est-il pas très malhonnête à lui de répandre â l’étranger des idées aussi naïves que celle de la purification de l’âme française?Cela confirme les américains et les canadiens francophobes que l’âme de la France ce fut de 1S70 à 1014 la République bourgeoise, les théâtres du boulevard et les romans de monsieur Bourget, vain, mais il fait bien du mal à la France.Barres est un grand écri-Charlcs Péguy tut de ceux, en tout cas, qui ne reniaient rien de la France et qui savaient l’a nier dans Jeanne d’Arc comme dans la Révolution.La civilisation française est une chose admirable et qui n’a pas les déviations que les nationalistes monar- 62 chistcs lui prêtent.Mais comme il s'est trouve des gens pour faire commencer la France à la Révolution, il trouve maintenant cpii voudraient escamoter 178!) et tout le XIXe siècle.s'en Nous acceptons nous, la France intégrale et même 1870.cette défaite si virilement supportée, et n'aimons guère la voir purifier, cela ressemble trop à la littérature “expurgée" des vieilles demoiselles.nous Purifier l'Ame française.à l'îisage* Maurice Barres écrit vraiment L'auteur du “Jard'n de Béréni-mais il avait su.jadis, mettre trop comme un eunuque, ce” ne fut jamais bien viril, plus de grace à ne pas l’être.R.R.R.LEON BLOY: *Iues articles clans les journaux et dans les revues, oeuvre fut rappelée avec des commentaires différents, mais c’est René Martineau dans “Le Mercure de France” — La mort de Léon Blov a suscité qucl- Son qui eu aura donné la plus fidèle, en même temps que la plus juste critique, et c’est monsieur Adolphe Frisson qui.sous son pseudonyme habituel de Bonhomme Ch ry sa le.gardera l’honneur d’avo'r le mieux bavé sur le grand écrivain catholique disparu.Maintenant que le vieux lion est mort, que ses terribles griffes et que ses dangereuses mâchoires ne sont plus à craindre, les chacals pourront à loisir dépecer sa noble carcasse.— R.R.R.A TRAVERS LES REVUES DE FRANCE : — Grande Revue:— Madame Aurel dans un art'de intitulé “Rodin et la femme” exprime pour le maître toute son admiration.dans un style un peu enchevêtré qui est souvent le sien, et cite quelques pensées de Rodin : “Le classique, qu’est-ce donc, si ce n’est la maladie du sommeil?” “Le purisme est inutile quand le principal n’y est pas.“La correction d’un corps est une faute s’il n’a que cette “qualité-là.“Si l’homme pouvait faire sa vie.elle sciait ridicule.” Ce n’est pas le mal qu’il faut dire, mais la variété de la La “vie.” Dans la même revue, on publie quelques “Essais” de Marcel Etévé qui vient de mourir fi la guerre, âgé de vingt-cinq ans.Ces essais, sortes de notations de la vie environnante.sont d’une observation très exacte, dénués de toute 03 sentimentalité et d’un style simple et assez incisif.Marcel Ktévé en était venu à une expression plus personnelle de soi après avoir subi diverses influences, peut-être celles de Samain et de Maeterlinck.“Je Sais Tout” publie dans sa livraison du 15 décembre 11)17 “La Prière des Villes Meurtries aux Armées de la République,” de Paul Fort.On retrouve dans ce poème de guerre, toute la personnalité de l’auteur des “Ballades Françaises”, tout ce qui en fait le poète le plus français, (et ce mot pris clans sa plus large acception et non avec les mesquineries.les gracieusetés que Von a accoutumé d’y voir) qui s’apparente aux chroniqueurs.Paul Fort est en ce moment en France un des poètes les plus représentatifs.Dan< une prose rythmée qui est son expression d’art, il a chanté la mer.la montagne, Paris sentimental, avec un lyrisme sain.On lui a décerné en 11)13 le titre de Prince des Poètes.à la mort de Léon Dierx et qu’avaient porté avant lui Verlaine et Mallarmé.L’OISEAU DU BENIN.MADAME JANE MORTIER au L.M.M.C.le 31 Janvier Encore une fois, il a été démontré que le talent et le métier le plus sûr étaient exposés à des variations, sous l’influence d’une disposition passagère.Et j’avoue mon étonnement de n’avoir pas reconnu dans toutes ses qualités la remarquable artiste qu’était Madame Mortier à Paris, à tel de ses récitals ou aux concerts de la S.M.I.Faut-il en accuser l’ambiance ?Il est de ces mobilités que l’on est incapable de comprendre et de discuter.Mais Madame Mortier a trop souvent affirme de belles qualités pour qu’elle doive craindre la critique.Elle possède une belle technique, d’une saine robustesse.Sa S(r-norité est pleine, vigoureuse, assez pure, et se réduit quelques fois dans des nuances subtiles.Mais Madame Mot-tier.comme tous les artistes, n’interprète pas tout avec une égale compréhension.Et il restera toujours possible de discuter telle interprétation de Franck ou de Debussy.En outre qu’on ne se soit jamais entendu sur la signification qu’il convient de donner à certaine musique classique, beaucoup de gens diffèrent déjà d’opinion sur l’interprétation des oeuvres contemporaines.Mais dans Greviez et dans Ravel 64 j’ai retrouvé la même artiste que j’ai fervemment applaudie à Paris.Ces réserves ne peuvent pas atteindre au talent de Madame Mortier.Je l'admire d’avoir été l’une de ces artistes qui ont su donner au concert des virtuoses un réel intérêt musical.Hile fait ce qui doit être, en présentant au public des oeuvres et non pas de l'unique, bruyante et stérile virtuosité.Ses programmes sont toujours intéressants et prouvent une belle intelligence musicale.— L.-P.M.“ILS SONT UN PEUPLE SANS HISTOIRE”.—Il fallait avoir un estomac très spécial pour digérer les précautions qui ont précédé et suivi la partition de M.Claude A don aï Champagne : “Ils sont un peuple sans histoire”, au Monument National le 31 janvier.Quel titre! Mais le titre, ça importe peu.La partition de M.Champagne marchait plutôt à côté du poème historique qu’elle voulait illustrer.Elle marchait en dehors, plus ou moins vite; elle semblait une musique ralentie, et l’une dérangeait l’autre.11 n’est donc pas nécessaire qu’une musique de scène ait un rapport quelconque avec le sujet qu’elle s’impose ! Je n’en vois aucun dans cette collaboration.Les thèmes canadiens dont se sert M.Champagne semblent collés par un acte de volonté et contre nature.Ils sont trop peu un prétexte à musique et le tempérament délicat de M.Champagne s’en accommode mal.Son rythme, dans son ensemble, ne correspond en rien au rythme déclamatoire du poème.M.Champagne s’est montré un sentimental indécis et peu curieux de vie.mais ce premier essai laisse espérer qu’il sera un bon musicien s’il s’écoute et traduit ses propres sentiments qui ne sont pas patrioticards.Il exprimait sans doute mieux sa propre pensée que celle d’un autre qu’il est toujours difficile de s’assimiler.S’il s’avise de faire une musique descriptive, il la fera toujours mieux selon sa propre vision.Sa partition a souvent piétiné dans un orchestre très imparfait et elle y eut beaucoup gagné à être mieux jouée.L’orchestration qui peut bien être de M.J.J.Gagnier est assez intéressante et dé- 05 oie un bon métier.Il faut se souvenir du nom de M.Claude A don aï Champagne.— L.-P.M.PABLO CASALS, mé ce qu’on peut appeler un “récital de violoncelle” dans toute l’acception du mot.On y a entendu un violoncelliste prestigieux, qu’un piano encore plus malhabile, plus “malaisé”, n’aurait pas pu gêner.Mais il y avait mieux que cela.FEVRIER.— M.Casals a don- •lc 7 Le programme comportait une Sonate de Haendel et le Concerto en si de Dvorak, que je n'ai pas entendus.La Sonate de Locatelli a permis à M.Casais un phrasé et une sonorité prodigieuses, de l’essence la plus pure.L’oeuvre est assez belle, cependant qu’elle ait semblé de l’écriture pour le violoncelle.Le dernier groupe de petites pièces a été aussi impeccablement exécute et interprété, mais sa composition a pu désappointer ceux des musiciens pour qui les transcriptions sont un dérangement de l’art.Et pourquoi un Prélude de Chopin?Et pourquoi un Menuet de Debussy et une écriture originale de Popper?Ces concessions étonnent d’un artiste comme Casais.Mais l’art de Casais dominait les malheureuses oeuvres, et il est d'une qualité qui me satisfait complètement.Il est la rencontre de l’émotion intellectuelle et de l’émotion physique dans une égale intensité.Sa sonorité, son style, tous ses moyens d’expression, sous l’ordonnance de merveilleuses facultés psychiques, c’est ce que le violoncelle a dû connaître de plus beau.Il faut espérer que monsieur Casais—comme il me l’a laissé entendre—viendra faire un concert de musique de chambre avec un artiste qui est de sa qualité, et qui est pion si eu r Harold Bauer.La Sonate en ré de Beethoven < t la Sonate de Debussy, voilà déjà une intéressante partie 7 non de pose.Messieurs.Dans un article “Sur les arts plastiques.Monsieur Fernand Pérfontainc n’avoue-t-il pas son profond mépris pour l’art oratoire et plus loin, dans le même numéro, vous y annoncez des conférences données par les collaborateurs du “NIGOG”.D’après moi, les conféren-, ces font partie de l’art oratoire ou je m’y connais en rien.Et ce Monsieur Paul Brunot qui nous tombe dessus tout-à-coup.Où donc a-t-il été déniché celui-là.C’est la première fois que sa prose et même son nom nous tombe sous les yeux.C’est peut-être un pseudonyme?Je ne comprend pas que des jeunes gens supposés intelligents comme vous aient passer un tel article.Votre censure n’est pas sévère! Si vous aviez les difficultés que nous avons à subir, nous, mères de famille, avec la domesticité, vous ne nous jugeriez peut-être pas avec autant d’ironie quand, par hasard, d nous arrive d’échapper le mot “bonne” dans notre conversation.Ces occasions ne se présentent pas chez vous.Messieurs les directeurs, puisque vous n’avez qu’à vous ocuper d’art et que vous n’avez pas d’enfants, parait-il.J’espère que ces petites remarques ne vous vexeront pas et qu’à l’avenir, vous qui voulez tellement faire l’éducation artistique de vos contemporains, vous voudrez bien nous parler un peu d’écrivains, de peintres et de musiciens moins inconnus et diminuer la dose d’ironie.Bien à vous, Le NIGOG de mars contiendra un article de M.Traqua ir sur l’art, un poème de M.Paul Morin, la fin de: “La jeune musique anglaise” de M.Lco-Pol Morin, un article sur Jacques Copeau et le théâtre du Vieux Colombier, de M.LaRoquc de Roqucbrunc.On sait que M.J.Copeau est en ce moment à New-York avec sa troupe et qu’il viendra peut-être à Montréal.Il sera donc d’actualité de faire connaître au public Jacques Copeau et sa tentative théâtrale.Les prochaines conférences seront faites par M.La Roque de Roqucbrunc qui parlera du réalisme le vendredi 22 février, par M.Rudhyar D.Chcnncvièrc qui fera un cours sur l’Esthétique Musicale le *38 février.Le 7 mars, M.LaRoquc de Roqucbrunc par- UNE LECTRICE.CONFERENCES DU NIGOG: — 68 îera du symbolisme et le 1.4, M.Victor Barbeau du journalisme: “Les tourneurs de meules.” (1) Nous devons à M.Alfred La-liberté le plaisir d’entendre M.Chennevière, ancien secrétaire de Rodin, qui est un jeune-poète et un musicien.Il est l’auteur d’un poème symphonique pour accompagner les Métachories de Madame Valentine de Saint-Point, d’une symphonie intitulée: “La Tragédie humaine”, de nombreuses pièces pour piano, d’un recueil de poèmes et d’une étude sur Claude Debussy.— “LE NIGOG’L (ïîki ‘it J.o Mit ! s i, I J ^¦H (1) Les conférences ont lieu dans l’atelier de M.Léo-Pol Murin, 392 (ouest), rue Dorchester.Celle de M.Chennevière sera donnée dans l’atelier de M.Laliberté, 591 (ouest), rue Sainte-Catherine (King's Hall, chambre 214).Les conditions d’abonnement sont de $2.00 pour quatre conférences.
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