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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 17 mai 1876
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1876-05-17, Collections de BAnQ.

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SOeinc année QUEBEC, MAI Numéro 45 ¦Mr.*?-, i¦.u-jxr.• Xtn.*/«pc » t V JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.frj'fcid Arfi! »rv • r JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME Fcuilldon du “ Courtier du Canada.17 Mai 1876.>1 M’ssieu Quantois (NOUVELLE.) b* l (SuiTli.l XÏV.»)U L’ON CONNAIT UE VUKMir.1l HÉSUL-TAT DU COMPLOT.Mme UesgTés interrogea du regard son oncle, dont la gaieté lui punit de lion augure.Quantois ne se fit pas prier et commença par cet exorde.ex abrupto.—11 l’aime, j’en suis certain, il l’aime ! Mme Desgrés répondit à cette ex-elamation par un sourire de bonheur, La noble, femme avait si souvent élevé vers Dieu son ardente prière, pour que le dévouement de sa chère enfant fût récompensé ; si souvent la nuit, taudis que Marthe dormait, elle avait pleuré, non pas sur ses propres souffrances, elle n’y pensait guère, mais sur l’avenir de sa fille, qu’elle pouvait un jour laisser seule, toute seule sur la terre.Combien elle fut heureuse de voir, au bonheur de retrouver cet oncle si longtemps cherché, se joindre un bonheur de plus, un amour pur, bénie de Dieu sans doute, et dont sa Marthe chérie était l’objet.Te vous laisse à penser combien il lui fallu de détails ; ce n’était pas à demi-mots qu’on pouvait la contenter.Quantois dut tout narrer et répéter même ce qu’il avait écrit.Lorsqu’ il parla de T affection de Lucien pour sa mère, Mme Desgrès leva les yeux au ciel.—Oh ! il m’aimera aussi, dit-elle ; je l’aimerai tant, s’il rend Marthe heureuse.Savez-vous, mon oncle que ma chère enfant.?Mais continuez, continuez, j’aurai mon tour.J’ai aussi mon histoire à vous raconter, continuez.Quantois reprit son récit.Au moment où il retraçait l’émotion de Lucien, en voyant, pnssor la jeune femme blonde du boulevard, sa nièce eut un mouvement d’inquiétude.—Ne vous trompez-vous pas, mon oncle, dit-elle en l’arrêtant ; cette femme, il la connaissait peut-être ?—Hum ! non, non, non ; rassurez-vous, ma nièce.Il ne la connaissait pas ; mais elle ressemblait si bien à Marthe que, moi-même un instant, j’y fus trompé.Non, c’était bien à notre enfant qu’il pensait.Hein ! notre enfant ! ma nièce, qui m’eût jamais dit que je prononcerais un jour ce mot ?Et en disant cela le bon caissier se tourna à demi vers le crucifix placé sur la commode et lui adressa un sourire de reconnaissance.Lo récit de l’onolc Omni lois était terminé ; Mme Desgrés s'avoua satisfaite, à son tour, remercia Dieu mentalement.Il n’y avait plus à douter du sentiment que Lucien éprouvait pour Marthe.Rien de plus naturel, du reste : ce raprochement do chaque jour, cette union quotidienne, dans une prière commune, devait avoir établi entre ces deux ûraos, également bonnes, simples l’une comme l’autre, un lien mystérieux.Si les alliances bénies de Dieu se contractent à l’avance sous son regard, certes celle-ci était prédestinée.Cette impression était si bien la conséquence de ce qui s’était passé, que Quantois et la mère de Marthe parlaient déjà comme d’une chose certaine de ce mariage, dont les jeunes gens n’avaient peut-être pas encore eux-mêmes l’idée.L’oncle et la mère sentaient an** **»«»»»*- lesté clairement sa volonté, et ils ne pouvaient admettre de raisonnement contraire.Un homme sérieux et positif eût probablement haussé les épaules en voyant un vieillard et une femme infirme agiter ainsi des projets qu’il eût traités d’enfantillages.Enfantillages, je le veux bien, mais heureux les cœurs qui gardent ainsi jusqu’à soixante ans cette fleur de jeunesse, cette pureté qui leur permet de se dégager des préoccupations matérielles, de mesurer le bonheur des âmes autrement qu’avec un mètre, on de le peser sans balances.L’oncle et la nièce firent et refirent successivement dix plans différents ; le premier pas seulement était fait, il fallait apprendre à Lucien et à Marthe qu’ils s’aimaient ; c’était Je second point et, avant cela, il y avait encore d’autres côtés à examiner : il y avait le côté matériel.Quantois et Mme Desgrès songèrent aux nécessités de la vie ; tous deux avaient lutté corps à corps contre ces rudes mégères, et n'auraient pas ; voulu, pour un empire, exposer leurs pauvres enfants à de pareils combats.Emi>orté par la chaleur de l’entretien, Quantois allait entamer ce sujet, lorsqu’il se souvint que sa nièce prétendait avoir aussi son histoire à raconter.Il le lui rappela et voici ce qu’il apprit.XV.DE L’INCONVÉNIENT OU DE J/A VANTAGE QU’ll, Y A POUR UNE JEUNE UI LEE A PARLER EN DORMANT.—Je vous ai dit comment je voulais m’y prendre, mon bon oncle, dit Mme Desgrés en souriant ; nous autres mères, nous avons, comme cela, avec nos enfants, des liens que nous seules comprenons.Il y a plusieurs années déjà que je souffre, mes nuits sont longues, je dors peu et, pour les rendre moins pénibles, je n’ai trouvé que deux moyens, mais ils sont infaillibles ; je prie et je regarde dormir mon enfant.Mme Desgrés dit cela d'un tou si doux, et on comprenait si bien à ses paroles qu’elle avait su par sa pieuse résignation et son amour maternel faire un bonheur de ce que tout autre eut à peine supporté, que Quantois sentit ses yeux se mouiller de larmes.Il prit la main de sa nièce, et la pressa silencieusement dans les siennes.Hum ! hum ! dit-il, bonne, bien bonne en vérité.Oh ! les mères, les mprt»c ’ Hum t Hua» J .Mme Desgrés continua : —Depuis notre première entrevue, depuis surtout votre billet de lundi dernier, j’ai passé de longues heures à observer Marthe, tandis que ses yeux étaient fermés.Comment en suis-je venue à cette conviction ; par quels mélange d’observations, et de révélations, que le bon Dieu m’envoyait dans mes prières, cette idée prit-elle peu à peu racine dans mon esprit ?Je n’en sais rien ; mais hier je croyais bien fermement que ma fille aimait, sans s’en douter probablement, ce jeune Lucien Mo-maire.Aujourd’hui, mon bon oncle, j’en suis certaine.Depuis quelques nuits je la voyais, moins calme, parfois de lêgàra« »•« gcurs montaient à ses joues, elle souriait, mais son sourire avait quelque chose de contraint ; auparavant elle n’avait jamais souri ainsi.Evidemment il y avait une nouvelle pensée dans cette petite tête et— ajouta Mme Desgrés avec un léger soupir — peut-être aussi dans son cœur.Tenez, mon oncle, vous allez me trouver bien mauvaise ; savez-vous ce que j’ai fait, tout d’abord en découvrant cela ?j’ai pleuré.Quantois ouvrit de grands yeux.Tout philosôphe que fut notre vieil ami, il n’avait pas encore étudié profondément le cœur d’une mère.—Fleuré ! dit-il ; de joie ! —Non, dit Mme Desgrés en souriant de «on erreur, ilt; trisUm'.Songez donc, je n’allais plus être tout pour mon enfant.—Hum ! hum, se contenta de répondre Quantois avec émotion.à suivre.I/UéniiNiuc en h outline.PAR M.LE GÉNÉRAL A MUE RT.Ce titre n’est pas une marque d'estime pour l’opinion courante, fort mal stylée en ce moment par la tribune républicaine et par la presse adjointe.Elle ne croit pas que la soutane puisse avoir rien de Iron, elle en a peur et lui cherche noise partout, docile élè-du Kulturkampf.Il y a un Kulturkampf français antérieur à celui d’Allemagne.Les Allemands nous l’ont emprunté, et nous le traduisons.Ainsi Y Héroïsme et} soutane serait, on qu on appelle un titre piquant, choisi par un auteur peut-être inquiet de sa fortune.Si c’est une supposition, j'en demande pardon à M.Ambert.Son livre lient se passer d’une apparence frivole.C’est un bon et.brave livre, agréable dans la forme, sérieux dans la fond, d’une vive couleur, d’une honnêteté splendide, d’une charmante simplicité.Les pensées élevées y abondent, l’intérêt 11e languit pas ; bref, un livre d’homme de bien et pas du tout de petit marchand qui cherche la vente.Ccpeudunt il a aussi le mérite d’un poignant et saisissant à-propos.Il est vrai que, quant à celui-là, l’auteur était loin de le chercher, même de le voir.Fendant qu’il écrivait, l’à-propos se faisait à son insu.Depuis un mois, nous entendons assez parler de la pression cléricale.C’est précisément le sujet de VJtirojis-me en soutane.Aux yeux de l’auteur, ce sujet ne brille pas par la nouveauté.Il l’a traité en maître, brièvement., complètement et sous toutes les faces, quoique fort éloigné de penser que la question allait venir sur le tapis.[ peuple de France tout ce qu’un mai-Dieu favorise de ces hasards les hom- tre incomparable en science et en ver- mes de conscience et de bonne volonté.Sans leur communiquer son dessein il les choisit pour le remplir ; il leur met dans la main les.bonnes notes qu’ils rassemblent longtemps avant de prévoir l’usage excellent qu’ils en feront.Il y a telle de ces notes que 11e devait pas naturellement ramasser un soldat.M.Ambert les a prises néanmoins et fort bien utilisées.En quelques coups de crayons il nous fait une histoire lumineuse de la pression cléricale.Il en rappelle les faits principaux, il en montre la philosophie ; il l’étudie dans le passé, dans le présent et même dans l’avenir.Ceux qui la craignent, qui l’ont baptisée et jus- tu peut donner ù-uii excellent écolier.Il nous a apprris à combattre, à défricher,1 à cultiver, à.bâtir, à régner.Nous avons été lallation bien élevée, grande et tenace dans la grandeur ; la nation communicative, parce qu’elle aime et qu’elle sait se faire aimer ; la nation probe qui se repent, s’accuse et qui est pardonnéc parce qu’elle pardonne.Nous 11’avons cessé d’être tout cela,1 c’est-à-dire d’être nous-mêmes que quand la pression cléricale a cesséjle peser sur nous.A ____jiu.: ._.pression cléricale, qui s’exerce d'abord sur le prêtre.Elle sê manifesta par mille traits admirables.Le gouvernement, si l’on peu donner ce 110m aux hommes qui prétendaient conduire la résistance, loin de seconder ces efforts essaya de les écarter.Les prêtres qui se dévouaient durent usurper la possibilité de se dévouer et de mourrir.La pression cléricale 11e put avoir d’action un peu générale que sur les zouaves, on imagine ce qu’elle; aurait produit.M.lé général Ambert ne la nomme pas.Elle ne leçut le nom sous lequel Aujourd’hui, nous sommes autre,! elle est maintenant désignée, que _ .À _ _ _• •_•_ _ * % | I • • , chose ; une autre pression nous mène et nous accable.Nous sommes juifs, nous sommes protestants, nous sommes cuistres, nous sommes vol tairions qu'à un certain point inventée pour nous sommes gâtés.Nous voulons leurs besoins du moment auront beau faire : elle existe, elle dure, elle durera.Ils seront pressés, .feme fais un plaisir de leur eu donner (’assurance.Ce livre très inoffensif est un sisrne vendre, nous voulons pedanter, nous voulons chaudronner friponne!*, raisonner, faire tout à l’exemple des 11 utres peuples, et nous ne savons plus rien faire comme nous-mêmes, certain de la chose, et j’ose prédire Nous sommes un peuple conquis par qu’elle ne tardera pas.toutes les infériorités et toutes les qu eue ne lardera p Dans le monde entier la pression cléricale est un fait historique et un fait naturel.On la trouve partout, on la trouve toujours.A Rome elle se signale dès l’arrivée de saint Pierre ; elle existait déjà dans l'Orient ; elle s’étend dans l’Europe et va plus loin.Dans le nouveau monde, elle pénètre avec Colomb, qu’on peut .la soupçon-uoi a*üvoir enwye, et i on petit la soupçonner aussi d’avoir empêché le nouveau monde de périr.Elle a des hauts et des bas, des chutes et des recommencements ; elle se maintient, elle avance, elle agrandit son domaine.Le centre de l’Afrique ne sera pas longtemps hors de son atteinte.Nous connaissons un archevêque qui envoie présentement des prêtres à Tombouctou.Ils y arriveront, ils y établiront la pression, n’en doutez pas.Pauvres nègres ! ils ne pourront plus se vendre ni se manger ?Ils entendront la messe ! Le centre de l'Océanie est.également compromis.Cette année est mort aux environs de Lyon un M.Collin, dont personne n'a jamais parlé pendant les quatre-vingt-cinq nns qu’il a vâoii : cc M.Collin était un grand ouvrier de la pression ; il la préparait pour l’Océanie que les flots ne l’eussent livrée ; ses enfants y sont, elle y fonctionne.Trois ou quatre maristes viennent de s'établir à Nouméa, déportés volontaires.Gare à la nouvelle Calédonie, toute terre sainte qu’elle est ! Les maristes y versent des prières, des bénédictions, des larmes ; semence de pression ! Qu’on leur fasse verser du sang, rien n’y manquera.Mais que dire delà France, pays où de tout temps la pression fut si vaillamment combattue, et par quels combattants ! Hier Voltaire et Marat, aujourd'hui Raoul Rigault, sans compter M.Victor Hugo, M.Gambetta et d’êtres.lia France est depuis quinze siècles, par excellence, le pnvs de la pression, celui où elle réussit le mieux en tout genre de travail.Rois, peuple, gens de lettres, artistes, maîtres d’école, femmes, tout presse dans cet étrange pays, mais particulièrement deux espèces qui ne paraissent nulle part si drues et si pressantes, je veux dire les soldats et les prêtres, surtout les prêtres, à cause de leur influence sur les soldats.On conteste cela, nous le savons bien, et nous savons qui conteste.Mais, qu'importe la contestation ! Un jour certain soldat orateur, qui n'était pas autrement dévot, s’écria : il y a de l’écho en France lorsqu’on parle d’honneur et de patrie ! Ce n’était qu’une phrase, et cette phrase aujourd’hui semble démodée.Elle est toujours vraie néanmoins, et c’est I Aujoutvj OO1».le; pretrc rat la vis (le la pression cléricale, parce que personne en France no park» si souvent d’honneur et de patrie que le prêtre, et personne n’entend mieux (pie le soldat.Expliquer pourquoi serait long, et beaucoup de gens ne comprendraient pas.Il sulfit.de dire que c’est une qualité de la race, un caractère national, et qu’il n'est pas nécessaire que tout le monde entende ce que dans l’occasion tout le monde fera parfaitement.Du reste, M.Ambert l’observe et le dit à merveille, et il en est lui même un exemple.Grâce à Dieu, en France, il n’en faut pas tant.En France, le prêtre 11’est pas sabrenr, mais il est guerrier ; le soldat n’est pas dévot, mais il est apostolique.Il se laisse presser par la vis, même lorsqu'il a commencé par lui faire obstacle.Il aime l’homme qui offre son sang.E11 vérité,la pression cléricale n’est étrangère à aucune de nos grandeurs.Nous lui devons 110s lumières, nos vertus, nos qualités.Far Ses exhortations, par ses conseils, par ses exemples surtout, le clergé avait donné au crapules humaines ; nous ne savons en propre que tituber, nous faire battre et nous sentir ridicules.Nous sommes devenus des sinsres.comme lorsque son livre paraissait La nouvelle Chambre eut l’honneur de la populariser ; l’on sait ce qu’elle est en train d’en faire.Espérons que les observations de M.Ambert pourront la gêner.Si les esprit s ingénieux qui ont créé l’expression, suivant leur génie, 4>our invalider d'abord quelques élections et parvenir plus tard à invalider quelques lois, et peut-être quelques existences, avaient lu Y héroïsme en soutane, ils auraient reculé devant l’histoire et cherché un autre mot.Ils ont peu de scrupules, mais ils craignent de paraître ridicules et igno- 110s avancés s’en vantent, et aucune rants.Si M.Ambert avait prévu que nation n’a jamais eu rien de mauvais, j la parole de Raoul Rigaud allait trou-de déraisonnable ei de pernicieux I ver dans la presse et à la tribune les que nous n’nniHnm» ai 91 a r»nrfpp-tionnons.oVst-à-dire que nous ne parvenions à rendre plus mauvais, plus déraisonnable et plus pernicieux.Nous plaçons à notre tête des païens de l’époque la plus imbécile, des musulmans, des hérétiques, des juifs, des athées.Celui qui atliche quelque chose de plus insensé, de plus fou et de plus sauvage, celui qui débite avec plus d’aplomb le plus de sottises anti-chrétiennes et anti-françaises, nous le prenons tout de suite.Nous sommes épris de cacographes à museler, nous demandons à couvrir d’argent et d’honneur des rapetas-seurs de guenilles idéales, des traducteurs d’allemand, des grabeleurs d’hébreu.Tout est bon, pourvu qu’il ne soit ni Français, ni catholique.Mais O.O.qui ONt ourtout apprécie, o’est le repris de justice, l’homme d’énergie qui, en assassinant son ennemi politique, lui a enlevé sa montre et son mouchoir.Viens, frère ! rentre avec éclat dans ce monde qui a méconnu ton droit.Toi, tu as secoué parfaitement la pression cléricale, et tu ne la ramèneras jamais ! Voilà ce que nous sommes devenus, mais non pas tous pourtant ! La pression cléricale a bien cessé, et la vieille France est bien effacée ; mais pourtant il reste encore quelques hommes qui se souviennent que la pression cléricale a fait le baptême de Clovis, l'affranchissement des communes, Charlemagne, la trêve de Dieu, la croisade saint Bernard, saint Louis.lo• Le peuple a souffert, et pour soulu-lager son infortune, il a demandé des faveurs à mon gouvernement, il a voulu dos terrains qui sont un obstacle â sa prospérité et â son agrandissement, qu’il souffre encore, il ne les aura pas ! Lo peuple a souffert, hé bien, j’ai réduit les petits salaires, enlevé aux navigateurs l’avantage d une école de marine ! Le peuple n souffert, 11 compte, pour oc rolover de la misère sur les travaux du chemin de fer du Nord, oh ! je ferai tout en mon pouvoir pour nuire au gouvernement local, je tuerai son crédit, je me moquerai de ses garanties, et de nouveaux délais viendront entraver oette entreprise qui apporterait tant de prospérité ! Voilà ce que l’houM.Cauchon fait pour Québec ! Eh bien, cet homme vient encore d’accomplir l’acte le plus anti-national.Seul il se fait l’écho complaisant d’articles écrits en faveur du Haut-Canada, écrits tout à fait fantaisistes et non basés sur les documents publics.N’iraporle, ces écrits sont contre le Bas-Canada, ils ont une grande valeur parccqu’ils sont contre nous ! Le Na lion, journal anglais du Haut Canada, cherche à démontrer que sa firovincc fournit un tiers de plus que a province de Québec au trésor fédéral ; pour arriver à ce résultat, il prend le revenu total de la Puissance et le repartit proportionnellement à la population de chaque province, et il • ti/mic frinniiccnnt* un tinvc «Ia * » ., - * - ~ vs*.j'.« 11 iv, «iiinuiia «i 1 our être court, nous ne tirerons l«a ; nous fortifier dans I espoir que nos très preuve de cette proposition que du Sylla-| chers fils en Jésus-Christ, les princes, bus et des documents y annexes.Le j guidés par leurs principes de piété et de .religion, ayant toujours présente à la mémoire cette vérité.Que l'autorité Syllabus, résumé des doctrines modernes condamnés, oblige non pas comme dogme, mais sous peine de désobéissance grave.Son «article III condamne la proposition suivante : “ La raison humaine, considérée sans aucun rapport à Dieu, est funique arbitre du vrai et du faux, du bien et du mal : elle est elle même sa loi, elle mes d'instruction notre pays, etc.La littérature du 4* journal ” et la 4i Petite revue mensuelle ” étaient alors quelque chose de tout à fait‘-distingué,*’ pour nous servir d’une expression •*« pu»» pp.'ic pnn«acrée, bien que commune.M.Nap.Monlpetit vint a la suite de M.A.Béehard, que le vent du malheur avait emporté, et que nous sommes bien aise de savoir parfaitement chez lui ” dans la province de Manitoba.Au journal de Plion.M.Chauveau, M.Béehard eut pu être un auxiliaire intelligent et puissant même, à cause doses connaissances pratiques en éducation et de son remarquable talent d'écrivain ; mais il rêvait 44 d’autre chose,” avons-nous dit.M.Monlpetit est un écrivain de mérite et d'un jugement sur.Son goût n’est pas absolument délicat ; sa connaissance do la langue française laisse un peu à désirer : cependant, quand il entra à la rédaction du u Journal de l'Instruction Publique,” grâce à l'influence toute puissante de Sir George Cartier, il se montra parfaitement au niveau (le scs prédécesseurs.S’il ne les dépassa pas, ce fut, il \ uus le «lira lui nioinn, parce QU il lie savait rien de rien en matière d'éduca tion.M.N.Legendre, le rédacteur actuel, est avocat, mais, avant tout, homme do lettres et poète.De tous ceux qui n'ont point fait de l’éducation une étude spéciale,il est peut être celui qui a le plus de cou naissances pratiques sur cette matière.Les extraits mêmes qu'il fait dos jour naux d’éducation de la France et de quelques autres pays étrangers, parlent en faveur de la rectitude de son jugement, et de la délicatesse de son goût.Mais ni M.Legendre, ni ses prédécesseurs au *4 fauteuil éditorial, ” comme | on dit au Canada, n’étaient ou ne sont | de taille à rédiger convenablement, c’est à-direutileinentjune feuille pédagogique.Savez-vous ce qu'il faut tout d’abord i pour être hou forgeron ?qui ignore la réponse ?Oit ! ijno Hoilorni avait lai.SOn quand il disait : son gre.Nous choisirons donc, comme M.MacPhcrsou, l’année 1872 73, la dernière du gouvcrneniciu de Sir John, la plus extravagante, pour comparer ses dépenses avec celle du régime gril .de 1871-73, et nous constaterons une augmentation de 81,200,000 en faveur du régime de l’économie.Cette somme dé pensée mal à propos et inutilement aurait suffi pour payer l’intérêt des 830,000,000 que Sir John et Cartier avaient accor dées au Pacifique.Douze cent mille piastres d'intérêt pour une entreprise d’une immense utilité publique, c’était une extravagance ; mais la même somme dépensée pour récompenser les frères et amis, c’est une économie ! Entrons dans les détails de la comparaison.En 1872-73, nous dépensions eu travaux publics, tels que réparations, loyers, etc., au compte du revenu, et non du capital, 81,415,403 ; en 1875, la dépense sous le même chef était de SI,757, 075, soit une augmentation de 8341,67il îéamnoins, Sous le même chef de travaux publics,ou i esprit (le trouve en 1872 une dépense de 8432,301, édécesseur, et en 1874 75, de 8517,918 ; augmenta tion : 885,G1G.La dépense tirée du reve nu pour les chemins de fer, en 1872, a été de SI,011,892, contre 81,485,015 en 1875 ; augmentation : 8473,122.Passons à un item bien important : celui des frais de perception du revenu des douanes, contre lequel les grils criaient tant dans le passé.En 1872, ces frais étaient de S5G7,7G5,contre $682,G73 en 1874 ; ce qui donne une augmentation de 8114,908.L’accise a donné,pendant la même période,une augmentation de 827, 549 ; les postes nous coùtaient.sous l’an ld7i, à 8909,205, c»t, par conséquent, augmenté de 8158,391.La justice a aug monté ses dépenses pour La même pério de de 898,439, et nous n’avions pas cnco re à cette date la Cour Suprême.La dépense totale, sous les différents riiefs que nous venons d’énuméro’*, a é : l.ii 18i,* i*i.8*.i Ln 18 /1 /*i./,i* î 7C.5 .189 suprême ne leur a pas seulement été donnée pour le gouvernement des affaires du monde, mais que le pouvoir placé entre leurs mains doit.servir principalement aussi à la défense de l’Eglise, ” et Nous mêmes n’oubliant pas qu'en dormant tous nos soins à la cause U il U U U U suffit par ses forces naturelles pour procu- ; de l'Eglise, Nous devons travailler cflica-rer le bien des hommes et des peuples.’* cernent au bonheur de leur règne, à leur Cette article renvoi a 1 allocution Maxima j propre conservation, et de manière àpro- Vraimcnt! Et XEvénement donc qui a insulté les prêtres du comté de Québec, le Grand-Yicairc Casault, Mgr.R.acine.le curé Déziel.les prêtres du comté de Charlevoix, et enfin Mgr.l’archevêque ?L'Evénement qui a défendu la formule banale, soutenu que la religion n a rien à voir dans la politi- sans ancun respect (le Dieu, est l’uniiiuo ] ct le secours dû leur puissance, des vœux que, et qui ridiculise tous les jours le j arbilre d„ vrai et du faux, du bien ct du des desseins et des dispositions nrdeT quidnn où on lit ce qui suit: De plus, j curer à cos princes un pacifique exercice (ces turbulents adeptes de dogmes per-! de leurs droits sur les provinces de l’em-vers) nient toute action de Dieu sur le ‘ monde et sur les hommes, ot ils avau témérairement que la raison humaine 5 j pire: Nous pouvons-nous fier, disons-I Nous, à l’espoir que tous les princes sau» j ront favoriser par l'appui de leur autorité s'écrie : noua fournissons un tiers de plus ! Quel est l'homme censé qui oJorg‘6 7 SJMttfinpmp.nf qui insinuait, lundi dernier, qu'à Rome, on né connaît pas comment les choses se passent ici, sans doute pour se mettre en position de récuser le jugement qui sera rendu dans l'appel de M.Tremblay ?Faut-il des lunettes pour voir ce triste spectacle ?Ceux qui ont des yeux voient.La presse libérale sc prépare à lever l'étendard de la révolte, M.P.A.Tremblay en tient la hampe, M.David en déploie les plis, et M.Fabre en dénoue les cordons ! AyImru “ Journal de «*rnicaMc la première Enfance i l’usage dos Instituteurs, des Institutrices cl Il «les ini-resde famille, el pouvant servir aux kÏnKTI,S fe,|'1",ls s6minnir,-s.l’abbé L.fiel ouvrage a été importé sj>écialemcnl pour les anciens élèves «le l’ICcole Normale-Laval Kn vente au Courrier r aeptembro prochain.Les prix «mi, « celle «laie n auront pas été réclamés seront vendus au’ prolit de l'Œuvre.Québec, 1er Mai 1876.988 Société Permanente de Construction des Art,sans.sin R.MORGAN, A ., , 1C, me do la Fabrique.Québec, 29 Novembre 1873.027 ¦E livre de souscription à la CLASSE R.,.arls «¦mobiles commençant le; I- AVRIL BRO-CHAIN est maintenant ouvert dans les bureaux de la Société, JO rue de la Fabrique, Haute-Ville.Bar ordre, Papier Brouillard —ET— PAPIER POUR SAC N yni'b-T, 10 Mars I87C.A.I.AUGHII, Sec.Très.‘Jf.5 A MICS iln papier brouillar.l assorli.10 000 R •J- «' W.IIFID, ¦ x r*.• « " Les annonces sont insérées auxcon.lilions su.-vantes, savoir : Six lignes et au-dessous.50 cents Pour chaque insertions subséquente 12* •• Pour les annonces «l’u„e plus gran.le étemlu.-i.°llü3 sc,u,“ |1P,.||u„p pour la première insertion, el do û cents pour les insertions subséquentes, RECLAMES 20 cents la ligne.Tout ce qui a rapport fl la rédaction «toit ét.v adressé ,\ R PAMPHILE VALLEE, liédactcur-en.Chef.Lpr «iiinonces, les récltiinnc inc ni « « ummes, les pbonnemenls doivent être adressé à Léger Brousseau, cm t ru u p nopniETA in A vendre par Québec, 2i Avr I 187.5.Rue Si.’'Paul.927 RUE IIUADE, IIAUTE-VILLE î, PfifiKC.
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