Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 9 juillet 1877, lundi 9 juillet 1877
Lanii O Juillet 181?iVo 8,~Edi1joa «luotklieniie Lundi » Juillet 18TT JOURNAL CANADIENS ‘‘tUr'jA' ' 1 .TE CTROTS, .T’ESPERE ET .T’AIME, TT TT Feuilleton du Courrier du Canada.Quebec, 9 Juillet 1877—No.59.Ivon le Breton.(Suite.) Je crois que je serais mort de chagrin si j’avais prolongé mon séjour dans cette malheureuse contrée ; aussi j’en repartis et arrivai à Nantes, où j’avais hate de m’embarquer.En me pressant ainsi, je courais au devant d’une mauvaise nouvelle, car ce fut dans cette ville que j’appris par un négociant que le banquier de Paris qui avait reçu en dépôt des sommes considérables de madame Hardisson venait de faire banqueroute.Pour moi, c’était .'a première peine d’argent qui madvenait.Cette peine n’était pas le la môme nature que celles que j’avais endurées jusqu'à ce jour, mais je serai franc, et je ne cacherai pas qu’elle me fut très sensible ; car moi, pauvre paysan, je m’étais trouvé riche avec ce que la bonté de la noble Américaine m'avait laissé, et pendant mon court séjour au hameau natal, j’avais vu tant do misères qui me tendaient la main, que je n’avais pu être économe.Je me trouvais donc dans l’impossibilité de m’embarquer, car je n’avais plus de quoi parer mon passage ; mais cependant, plus que jamais, je soupirais après le moment où je pourrais être reçu dans l'asile béni où le père Adrien et le père ü’Connelly me pressaient d’arriver.Un jour, j'eus comme un accès de désespoir, et moi qui jusqu’à ce moment, avais été résigné a toutes les épreuves qui m’ont été envoyées, je regardai dans mon cœur et je n’y trouvai plus de résignation.Cet état me lit peur.En passant près de l’église de Sainte-Croix, j’y entrai et allai me prosterner devant l’image miraculeuse de Notre-Darae-de-Bon-Secours.Là, je versai avec larmes tout mon chagrin dans le sein de la Consolatrice des atlligés.Au bout de quelques instants je sentis que la sécheresse de mon âme diminuait sous la rosée de grâces qui me descendait d’en haut.Lorsque je me relevai de ma prière je me semis comme assuré contre le désespoir , je ne savais encore quels moyens me.seraient offerts pour payer mon voyage, mais j’avais la convie-tion que j eu trouverais un.])aiis la position malheureuse que venait de me faire la faillite du banquier américain, toute pensée d’emprunt m’était interdite, car avec quoi aurais-je jamais pu rendre la somme qui me serait avancée ?Je cherchais donc dans mon imagination encore jeune comment je pourrais atteindre le but de mes désirs, lorsque tout, à coup, en sortant de l’église, je rencontrai sur les marches de la maison de Dieu un pauvre jeune homme pâle et défaillant, couché sur le pavé et la tête appuyée sur une orgue de Barbarie ; déjà près de lui étaient accourues quelques-unes de ces bonnes et excellentes femmes que l’on nomme à Nantes les dames du change, et qui sont marchands de fruits et de légumes.Cellos qui étaient auprès du pauvre Savoyard lui lésaient prendre du jus d’orange et de belles cerises aigres pour le rafraîchir.L’une d’elles me dit : Ce brave garçon était allé à la poste chercher une lettre de son pays ; hélas ! il y en avait une pour lui, il l’ouvrit bien vite, et il n’en avait encore lu qüedéux lignes, lorsque tout à coup il jeta un grand cri, en répétant : O mon père ! Puis il est tombé sans connaissance dans la cour de la poste ; là,vil a été bien secouru, et, se sentant mieux, il s’est relevé pour regagner son logement dans la rue Üichobourg.Tout à l’heure, il nous disait qu’il voudrait bien trouver quelqu’un qui achetât son orgue, parce qu’avec l’argent qu’il en aurait il retournerait à Cham-béri pour tâcher de consoler sa mère en pleurant avec elle.En écoutant ce que cette femme me racontait, jé sentais que le vague de ma pensée rondait pour ainsi dire, et s’en allait j-eu à peu, comme l’eau tombe du glaçon et qui s’écoule sous le rayon du soleil ; et pendant que le brouillard qui enveloppait mon esprit st» dissipait, des projets renaissaient ; parmi eux il en surgit un bizarre, comme les songes qui naissent de la nuit ci du sommeil, mais auquel mon esprit s’arrêta plus longtemps qu'à tous les autres ; et dès que la Savoyard lut rentré dans la ii}isérable naiisarde qu’il occupait sous les arddses du toit, je me présentai à lu; et m’asseyant sur la paille qui lu servait de lit, je lui dis : Vous étoo lots à bâtir pourrait qu’applaudir s’il n’avait cru ! !]!5 rSiUSres08 * devoir, pour finir, émettre certaines * ’ déclarations suspectes sur les doctrines auxquelles paraît x-ouloir se rattacher le ministère pour éviter Ici reproche de “ sacrifier au cléricalisme.” C’est le citoyen Gambetta qui a répondu.Chacune de ses paroles étant un outrage à ses adversaires, a VALEUR 1)E LA LOTERIE.Bourse* 4*n Or < 1“.$10,000 00 '•••• •••••• •••••• •••••« 41 • •••••••»••••• «Mi • •«••• «••4M •••••••••••••••«••• ••••«• f>00 lots ii bâtir, valeur moyenne.le toutes les couleurs, plusieurs en drap d’or >•••••• «•••••••••• 42 calices, lo do «S encensoirs, do 1 ‘2 ostensoirs.do 12 paires «le burettes 12 garnitures d’autel 200 objets do 1000 do do 2000 do do I bénitier do do do do do do do :lo • lo do do • lo do •••••••••••• •••••< • • • •••••• ••••••••«•• •••••• ••«••• •••••• • •••••••• ••••• 44 I • • •••••• •••••• •••••• ••••«• » • «•••••••• •••••«••• ••••••••• ••••••*•« «••••• •••••¦ »•••••••• •••4 » •• •• •• I •••••• 2.000 00 1,000 00 500 00 100 00 50 00 10 00 500 00 24 00 20 00 18 00 6 00 32 00 6 00 30 00 3 00 2 00 t 00 4 00 1 otal.»i » • • .4 >.•••••• i 40,000 OU 2,000 00 1,000 00 500 00 500 00 250 00 250 00 250,000 00 1,000 00 400 00 756 00 48 00 432 00 72 00 360 00 870 00 2,000 08 2,000 00 4 00 $272,782 00 sti 'Lmles Ie> plus sagys préenulions ont été prises pour que cette loterie s’eiïecUie avec la plus ’icte lioimét.té, lo çpmité île Direction **st composé d'un Prêtre, du Visiteur Provincial des fre soulevé do violentes tempêtes.Mais quand, oubliant toute pudeur, il a 'les Ecoles Chi-ti«;nnes et de plusieurs citoyens d’une loyauté parfaite qui président à toutes les sio-ivilé la Franco aux sonnrmm do lu w,n,irr'JS :*,,Uerie *‘l ,0 Directeur Gérant a fourni un cautionnement considérable.Signai * i i ra et aux soupçons cil id , Lepublic sera tenu au courant de la marche de cette immense entreprise, par la voie des Prusse, un immense cri de reproba- j journaux.tion et de dégoût a couvert su parole.I U‘s billets sont cil venteau bureau du Directeur-Gérant.U tt > Ai • t î?î • i Le onzième billet est donne a celui qui **n achète ou on vond dix.vous n lu s pas i rauçais .lui aj Tout billet qui no porte pas les signatures de F.X.Lanthier, Kcr., Président du Comité de autres-chefs de file, s eJForce-t-il de tumulte est mdescript contenir la chaudière a vapeur.On qu’augmenter de minute en minute.sent à ses boitillements que le couvercle est sur le point de sauter.La révolution est une force aveuglée et incompressible.Loin de réprimer ces interruptions indécentes, l’honnête M.Grévy, auquel la déclaration ministérielle avait causé une douloureuse surprise, se faisait un devoir de ne point les entendre.Il avait l'oreille plus line quand il s'agissait de M.Jules Simon.M.le président, qui entend sans doute avec joie les appels de Gambetta à l’étranger, lui continue sa protection et le défend à outrance contre les cris indignés de la droite.Emporté par la colère, le citoyen Gambetta se livre à une orgie d’outrages tels qu’on n'en proféra jamais à une tribune française.11 ne parlait pas, il beuglait.Son geste grossier, vulgaire, geste de charlatan fo- Crié M.de la Kouchefoucault.Le Direction ; Benjamin clément, Hcr., Secrétaire-Trésorier du bureau de Direction ot fie F.X.Cochue, tumulte est indescriptible et ne fa.it j Kcr-* c;*»rant ainsi qiio lo cachot de la Loterie «lu Sacré-Cœur est une contrefaçon et let " * porteurs des billots contrefaits seront sévèrement punis.I iix du l^ill*fet.S 1.00 Toute communication par malle devra être adressée franc «le port au Directeur-Gérant : Lo lieu et le jour «lu tirage seront annoncés dans le mois «le Janvier prochain.F.X.COCHUE, No.250, rue Notre-Dame, Montréal.Québec.1er Septembre 1870.11 est vrai aussi de remarquer que rain, achevait de rendre sa parole l'éloquence de M.de Fourtou a beau- répugnante.Ce Génois, ce fils d’é-coup moins besoin de la protection de tranger, a, pendant près de trois heu-M.Grévy que la Inde sophistique de ires, jeté ses insultes ot offensé de ses .Iules Simon.C’est pour cela, lazzis d’estaminet tout ce qu'il y a de s doute, que M.le président a respectable dans notre malheureux pays.11 a fait plus, je le répète» il a dénoncé la France à l’Italie et à la Prusse, et cela en présence des ambassadeurs des diverses puissances.Et, chose lamentable, et qui vous donnera une idée de nos radicaux et de leur patriotisme, c’est que toute la gauche, couvrait de ses applaudissements de telles vilenies.Mais il est impossible de peindre les soulèvements de la droite.Des interruptions enflammées retraçant certains faits de la belle carrière de cet homme pleuvaient sans discontinuer sur lui et le mordaient au sang: mais il se redressait comme un taureau furieux, et tirait de sa poitrine haletante des sons rauques enveloppant cl«‘s infamies nouvelles.M.Paris, ministre des travaux publics, s'étant avancé vers la tribune pour protester contre l’attitude de M.Grévy, aussitôt une avalanche de radicaux se précipite sur lui et le menace.La droite vole à sa défense.Un craint que les deux groupes n’en viennent à des voies de fait.Heureu-qu’on a eu tort de.le chagriner, et ! sement tout se réduit à des gestes finalement rappelle» 1’ordre M.Ro- j furieux et à un échange d’aménités NOUVEL ETABLISSEMENT M.san laissé M.le ministre do l’inlérieui en butte aux interruptions do la mourante.C’est un hommage indirect rendu à ce dernier en même temps qu'un acte de respect pour les volontés suprêmes de sa protégée, visiblement étourdie par le coup que le gouvernement venait de lui porter.Après la déclaration de M.de Fourtou il s’est produit un petit incident qui a été le point de départ de toutes les scènes honteuses qui ont rempli la séance.M.Bourgeois, député légitimiste, dépose une proposition demandant que le rapport de la cour des comptes, dont nos lecteurs ont pu apprécier la gravité par l'analyse que nous en avons donnée, reçoive enfin sa sanction avant la dissolution.L’ex-dictateur, directement visé, paye d'audace et répond par une grossière boufonnerieà l'adresse de la droite.Celle-ci proteste et crie : “À l'ordre ! à l'ordre!" M.Robert Mitchell insiste avec ténacité.M Grévy,garde-malade éméritedoin de blâmer l'insul-teur.le couvre de sa protection, trouve Bijouterie et DE— • 4 , , * | é (THorlogerie.LE Soussigné à l’honneur d'informer ses amis et le public en général qu’il vient «l'ouvrir un établissement au No.2*11.rue Si.Paul, en face du Marché du Palais, et No.158, rut St.Jean, en dehors, France* mmmm • • • 9 ’ l On nous écrit de Versailles (Chambre des députés), le 19 juin : Cette Chambre républicaine (Dieu nous garde d’en revoir jamais une semblable !) agonise dans des convulsions épouvantables, hurlant,vociférant, ayant la haine an cœur, le blasphème sur lesJàvres et dénonçant la France aux vengeances de l’étranger.Plutôt, que de rendre Taris devenu leur proie, les communards préférèrent le brûler.Plutôt que de lâcher leur république, les radicaux demandent à l’Italie et à son allié du nord bert Mittchell.En présence d’un tel acte de partialité, tous les députés bonapartistes se lèvent et crient : “ Kappelez-nous tous à l’ordre ! ” M.le président, donnant libre cours à ses sentiments, répond avec mélancolie: •* Je n’ai qu’un regret, c’est que le règlement m’empêche de le faire ; sans cela.” Comme les protestations redoublent, M.le président pour, avoir le repos, ébauche un blâme platonique, qu'il dépose avec tendresse sur les épaules de M.Gambetta.Cette conduite n’était pas faite pour désarmer les bonapartistes.M.Paul de Cassagnac demande avec vivacité que le citoyen Gambetta retire son insolente parole.Le député du Gers est.appuyé par tous ses collègues.Ils n'obtiennent qu’une chose : l’un d’eux, M.Prière, est rappelé â l’ordre.La moitié de la droite est debout.Toutes les gaudies applaudissent.M.Grévy est pâle, mais Heureux.11 a fait sou devoir do.vieux révolutionnaire.Cependant les bonapartistes lui gardent une dent et une aussi au citoyen Gambetta, comme vous allez voir.En tète de l’ordre du jour figurait une demande d’interpellation au nouveau cabinet.C’est M.lîethmont qui engage l'affaire.Ce bourgeois douceâtre et naïf se répand pendant assez longtemps en phrases bien senties, mais incorrectes, sur les hcautéR de la République et sur la noirceur des nouveaux ministres.Il était si intéressant que M.Robert Mitchell s’étant permis de le rappeler â la vérité, il a été lui, Robert Mitchell, rappelé L’assortiment varié et consitlérable qu’il vient justamont «le recevoir el consistant en *-MONTH ES en Or «'t en Argent.CHAINES en Or.Argent el Cheveux.EPINOLETTES «le toutes sortes pour Dames «M Messieurs.BRACELETS.COLLIERS, LOQUETS pour Daines.JONCS unis et gravés, Joncs «le toutes sortes.PEXDANTS-D’OREILLES dans les goûts les plus variés.• BOUTONS DE CHEMISES en Or et en Pierre, nouveau goure.HORLOGES unies et «le fantaisie, derniers patrons.Ayant été acheté au comptant lui a valu une diminution de 20 par cent sur le6 prix ordinaires qui 1«> met «mi état «le pouvoir Pollrir an public à «les prix déliant toute comiiétition ' Le Soussigné tenant etablissement depuis 15 ans se croit en état de pouvoir offrir au public s r***rer “““ JOSEPH IMMATI, Québec, 23 août 1870.ce HORLOGER ET RLOUTIER.92 1» que le tumulte empêche d’entendre.De telles scènes se renouvellent en se corsant jusqu’au moment où le Génois terminant sa diatribe criminelle par une dernière dénonciation à l’étranger descend tout fumant de la tribune, et va chercher auprès des patriotes de sa trempe le prix de ses louables ell’orls.il était sept heures.M.le duo Deçàzes apparaît à la tribune.11 demande à protester eont re les dénonciations du fou-lurieux et à rétablir immédiatement la vérité de la situation extérieure: mais la majorité ayant toujours M.Grévy pour complice, a décidé contre tout droit, que la suite do la discussion serait renvoyée à lundi.C’était donner un jour de plus â la calomnie.Pendant le discours de M.Gambetta, les gauches ont joué une jolie i û A U comédie.Leur charlatanesquc tribun ! II l^U ayant cru devoir poser la candidature de.M.Thiers â la présidence de la République, elles se 6ont toutes tournées vers le banc du sinistre vieillard et.se sont prosternées devant lui et l’ont adoré.Un peu plus, et ils lui embrassaient les pieds.Ce que voyant le malin vieillard, il s’est dit in petto : 11 Je les tiens ! ” Puis il s’est retiré.Pour avoir recours â cette vieille idole, il faut que la république se sente bien malade.b.i.ui nom: CHAPEAUX NOUVEAUX • • é A L’ËNSËIGIVE DE L ORIGML ! il * * • ¦ Rue St.Joseph Saint-Roch.¦La plus gramlu importation tic chapeaux qui a jamais été faite à Québec.Au delà de CEN CAISSES ont été reçues par les derniers steamers, par la voie de Portland, venant des première manufactures françaises, anglaises et umèricainés.• ;:» •’i orme n la tète sous quelques minutes.A\ IS AUX MEMBRES DU CLERGÉ.THIS PAPER Jft OS FILE WITH Wber* Advortifing Cunlruut» chu 1m» mad* L • ; • SOIE, et tout ordre spècia M.J B LA.L1 BERTÈ s’ost assuré les services iputi chapelier français venant d’une des me! ?s manufactures do Paris pour ta confection ties CHAPEAUX DE ê à son établissement sera exécuté sous le plus court delai.On trouvera toujours à son établissement, toute espèce «le Chapoaux de Soie, Feutre, Pailla TS CIRÉS faits expressément pour les messieurs du clergé.leures niamuuciures üo rans pour laissé à son établissement sera exécuté sous le plus court delai.Ou trouvera toujours à son 1 ” .* blanche et Paille noire ; CAPOT J.B.Laliberte, MANCHONNIER ET CHAPELLIER, Enseigne de T Orignal, - Nos.124 el 126, Hue St.Joseph, St.Roch, Québec.Québec, 2 Avril 1877, 3t Mai U76.-I6e. LE COURRIER DU CANADA KfAT QVKRKC » JBHI-ET1877 ma L’Afikurnncc Stadacoun 9 .Nous avons publié, vendredi dernier, un article sur la tîlste situation des actionnaires de l'Assurance Sta-dacona, article très modéré et qui nous a valu de nombreuses lettres de félicitations.Cependant VEvéne-vient, oubliant qu’il s’agissait ici de finances et d'une question d'un intérêt tout particulier, et dominé par *M'haineinvétérée-4 contre nous, nous attaque à ce sujet de la manière la -plus indigiie, la plus déloyale dont ; jamàis journaliste n’a usée à l’égard d’aucun de ses confrères.Le rédacteur actuel de Y Evénement est véritablement fé-oce à notre égard : un jour, il cherchait à ruiner complètement notre ciédit personnel en mêlant notre nom à des institutions industrielles sur lesquelles nous n'avions eu aucun contrôle, aucune direction; plus tard, il demandait à grands cris que nous fussions traîné sur le banc des criminels pour des actes dont nous n’étions nullement'responsable ; samedi, il nous imputait le mobile odieux de vouloir faire attaquer et .démolir l’Assurance Stadacona ! Tant de provocations nous justifieraient peut-être de faire rendre raison à ce haineux insulteur, si le sentiment chrétien ne dominait dans notre Ame le juste ressentiment de notre honneur.Vous êtes lâche, M.Lafrance ! Nous avons traité la question d'assurance, et en réplique vous parlez politique, d'émeute, de soulèvement ; mais qu'est-ce qce tout cela a à faire ici ?Vous mentez effrontément, quand vous dites : a Le Courrier du Canada accuse rio: lemmcnt les directeurs rt les agents d«* “.la compagnie d’Assurauce Stadacona, “ d'avoir trompé les a« tionnairesen leur u faisant souscrire des montants exagé-w* rés.'* Nous n'avons jamais violemment porté une telle accusation.Nous avons dit, pour expliquer comment la chute de la Stadacona,— si la rumeur qu’elle doit suspendre ses opérations est fondée,—pour un grand nombre de ses actionnaires, signifiait ruine et misère ; que, “ séduits • par les brillantes perspectives qui leur étaient olièrt’es et par les directeurs et par les agents de la compagnie.les gens ont souscrit pour des montants exagérés.” Quelle accusation ya-t-il dans ces lignes ?Nous constatons la raison pourquoi le»gêna ont ^püscrit d’une manière • exagérée, et voilà tout ; nous ne blâmons ni n’accusons violemment personne.Ensuite, nous ajoutons pourquoi les gens ont pris plus de parts qu’ils lie peuvent en payer, parce qu’ils croyaient n’avoir à payer que dix par cent suivant les declarations des agents et le prospectus des directeurs.Quelle accusation - violente contiennent ces explications ?Ah ! si nous avions qualifié de faux les déclarations des agents et le prospectus des directeurs, nous aurions ainsi attaqué, accusé.Mais tel n’est pas le cas ! 44 Aujourd'hui, les directeurs de-44 mandent quatre fois plus qu’ils 44 n’avaient l’intention de deman-44 der.• Que faire?Nous conseillons à tous les actionnaires de s'entendre sur une action commune avant de payer et d'agir avec prudence.Si on leuT a fait de fausses représentations, s'ils ont été induits en erreur, nous croyons que l'engagement qu’ils ont pris est nul.” L’Evénement trouve dans ces paroles de la violence• et de la démagogie ! • • Il est rumeur que la compagnie va tomber.Les actionnaires ont souscrit, croyant qu'ils h’auraient que dix par cent à payer, cl déjà ils ont payé quinze ; la compagnie leur demande encore vingt par cent : tout cela a jeté le trouble parmi les souscripteurs.Un grand nombre seront, ruinés ; cha-cuh dêmande ce qu’il faut faire ; et.parce que nous avons eu le courage et la bonté d’indiquer une ligne de conduite à ces personnes au désespoir, et que nous cherchons un moyen de les sauver de la ruine, on nous accuse de démagogie et d’émeute ?Nous avons dit et nous le répétons * messieurs les actionnaires, vous êtes: menacés de la ruine, hé bien ! avant de payer, entendez-vous, ne vous isolez pas, agissez tous ensemble ; prenez une action, une ligne de con dtiute commune, unifojme ; mais nous voûs conseillons d’agir avec prudence.La question ici n’est pas entre vous et lés incendiés de St.-Jean N.B., mais entre vous et les directeurs qui ont publié le prospectus et nommé les agents.S’ils vous ont trompés, induits en erreur, 44 ils ont assumé une terrible responsabilité et devront en suivre les conséquences.” Une assemblée aura lieu bientôt, toutes les explications seront données ou devront être données, chacun connaîtra alors sa position réelle, et pourra agir.Notre devoir est fait.Que ceux qui n’ont pas le courage de défendre la cause des malheureux, nous accusent et nous maudissent, s’ils le veulent ! ISFOKMATIOXS.Le premier Quebec Directory a été publié vers 18*22 par un M.Gleason, et contenait un plan de la cité de Québec.Le second Quebec Directory a paru le 1er juin 1826.La pèche à la morue promet d'être abondante dans la Gaspèsie et la Haie des Chaleurs, niais la boitte meuaee de faire défaut.Toronto.7—On dit une Sir James Ferguson, le diplomate bien connu, doit succéder à Lord Du florin comme gouverneur général dii Canada.La commission des Ecoles Publiques de Chicago a défendu l’usage d'une géographie dans laquelle l’auteur reconnaît qu’il existe une Providence divine.' Scrupuleux les gens de Chicago.L’élection de l’hon.M.Laflamme a été confirmée.Paris, S juillet.—Ou annonce de Madrid que là.000 soldats doivent s’embarquer pour Cuba, dans le mois d'aout.Rome, 8 juillet.—Il est rumeur que le cardinal Philippe do Angeleis vient de mourir.Londres, 7 juillet.—John OUlroyd,manufacturier de tapis, établissements à Huddersfield et à Newbury, vient de faillir.Passif : 81.350,000.Notre correspondant de Rome nous envoie, avec le texte de Pal locution pontificale, que nous publierons après demain, les actes accomplis par notre Saint-Fère le Pape, dans la réunion des cardinaux, tenue au Vatican, le 22 juin.Voici la traduction de ces actes : PROVISION D’ÉGLISES.Ce matin 22, au palais du Vatican, notre Saint-Père le Pape, continuant à s'occuper des besoins de l'Eglise,a daigné, apica une alluculiou, pourvoir comme suit : Eglise patriarcale de Venise, pour Mgr.Dominique Agostini, transféré de Chiog-gia, dont il retient l'administration provisoire.Eglise métropolitaine de Séville.pour Mgr.Joachim Llueh y Garriga, transféré de Barcelone.Eglise métropolitaine de Valence^ pour Mgr Antonin Monescillo y Yiso, transféré de Jaen.Eglise métropolitaine de Fer rare, pour Mgr Louis Giordani, lieutenant de la S Rote, transféré de Philadelphie in parti-bus Eglise cathédi ale de Lecce.pour M.Sauveur Louis, des comtes Zola, des chanoines réguliers de Latran, transféré d'I/-gente.Eglise rallied raie de Jaen, pour Mgr.Emmanuel Gonzales y Sanchez,transféré de Zela in parti bus.-Eglise cathédrale de Ugente, pour le R.P.Fr.Janvier-Marie Massclli.de l'ordre des Minimes de St-Franrois de Paule, prêtre diocésain de Bovine, ancien vice-procureur général de l'ordre et curé de St-Andrédelle Fratte, à Rome.Eglise épiscopale d'A mu ta in pui'tibus pour le R.D.Charles Laurenzi.prêtre de Pérouse, camérier secret surnuméraire de Sa Sainteté, premier dignitaire archiprêtre au chapitre de Pérouse, vicaire général de celte ville et de ce diocèse, président du collège thcologique, docteur en théologie et in ut roque, et député auxiliaire de l'Emo M.le cardinal Peeci, évêque de Pérouse.Puis Sa Sainteté a daigné créer et publier cardinaux de la sainte Eglise romaine.De l'ordre de prêtres : Mgr.Joseph Mikalowilz, archevêque de Zagabria ou A g ram, né à Torda, diocèse de Cennad, le 16 janvier 1814.Mgr.Jean Baptiste Kntschkcr.archevêque de Vienne en Autriche, né à Wiesse, archidiocèse d'Oimutz, le 11 avril 1810.Mgr.Lucide-Marie Parocchi, archevêque de Bologne, né à Mantoue le 13 aofit 1833.Enfin demande a été faite au Saint-Père du pallium pour les églises patriarcales de Venise et métropolitaines de Séville, de Valence, de Ferrareet de Sydney, dans la Nouvelle-Galles (Australie, en faveur de Mgr.Roger Beda Vaughan, de la congrégation bénédictine anglaise, qui, en sa qualité de coadjuteur, a succédé au défunt archevêque de Sydney, Mgr.Jean Polding.La niliiution.Ou voudrait du nouveau ; il n’y en a pas.* Mais on annonce beaucoup de recommencements qui pourront paraître nouveaux.C’est pour tout à l’heure.M.Gambetta, qui n’est pas neuf ni nouveau, crie : “ Vive la raison ! ” et demande(ce qui parait contradictoire) que l’on répande des livres, beaucoup de livres, toutes sortes de livres, notamment ceux de M.Mignet et ceux de M.Thiers.Nous croyons f>eu que la raison en profite ; mais en tout cas ce sera vieux.Dieu peut faire du nouveau ; nous doutons qu'il en fasse.Il n’en permettra pas à l’imagination ni à la science humaine.Tout est fait ; tout a été vu.L’homme s’exerce à tout défaire et à tout refaire, le mal comme le bien ; mais une création nouvelle, une combinaison qui n’ait pas été essayée, une destruction meme, ne sauraient venir de sa main ni de.son esprit.Cet animal s’en fait accroire.Il n’est ni puissant ni fécond.La destruction qui serait une sorte de création, est au-dessus des ses moyens et même dé ses audaces.La nature, êtres et choses, lui impose superbement une loi devant laquelle il plie et rampe et n’est plus qu’une bête encore présomptueuse, mais invinciblement intimidée.Sans doute il a de belles parties et de magnifiques détails; toutefois, dans l’ensemble, il fait rire.Si l’on était son ennemi, on pourrait le comparer à M.About.Mais ne soyons pas sévère.11 vaut mieux ; et l’espèce sera sauvée.Cet instinct du nouveau qui lui fait tenter des choses ridicules, cet instinct mène est une beauté déformée qui trahit une souffrance intime, et l’attente de l’espérance d'un mieux.L'homme est tombé ; il ne se sent pas bien ici ; il veut on sortir.L’individu qui a observé cette douleur et qui a rêvé que le singe s’en était inquiété, avait quelque raison de souhaiter un perfectionnement futur, correspondant à un perfectionnement antérieur; il a seulement eu le tort de croire qu’il se perfectionnerait lui-même,et que, comme le singe, à force de méditations et de vagues désirs, s était débarrassé de sa queue, à force de méditations, l’homme se débarrasserait de la loi, de l’enfer, de la vie, et se rendrait semblable ou supérieur a Dieu.A la rigueur, on comprend ce point de vue.11 est rare qu'on boive beaucoup de bière sans le trouver au fond de la chope ! Quelque chose de tout cela réside dans l'air des brasseries, des tabagies et des assemblées, fouetté par l’instinct du nouveau.La vérité dégagée de ces miasmes, c’est que l'homme a été créé pour une destinée qu'il a perdue par sa faute, et qu’il vit pour la retrouver.Il doit prendre, presque par lui-même, une idée nette de la puissance, de la patience et de la bonté de Dieu.Ayant à conquérir sa restauration, il est sur cette terre à l’école pour apprendre en peu de temps à goûter les merveilles dont jouiront éternellement ceux qui auront mérité de les découvrir.Beaucoup seront appelés ; seront élus ceux qui ne refuseront pas de l'être ; et tout ce qui a été fait et se fera dans ce monde est fait et se fera pour ces élus : Omnia propter e/ectus.11 faut que les hommes arrivent à l'intelligence de cette parole sans laquelle tous les savants sont déroutés.Qu'ils comprennent.Ils ont l'honneur d'être libres, et les bons professeurs ne manquent pas.A la vérité, le monde se fait des maîtres qui loin de l'instruire brouillent fort son esprit.De là vient l’extrême abondance des changements ministériels, l’étonnante balourdise des ministres intrus et les formidables vicissitudes de l'humanité qui attend et demande du nouveau.Néanmoins l'humanité profitera de la grâce et de la patience de Dieu, sera instruite et parvenant à la lumière parviendra également au repos.Dieu a taut aimé te monde ! 11 n'y a pas d’autre leçon à tirer des petites chamailleries actuelles.C'est une heure de classe à passer.Elle sera désagréable peut-être ; mais très profitable à ceux qui voudrons être bons écoliers durant tout leur temps d’école.Ils savent que ce ne sera pas très long.La terre n’a qu'un moment.Pour du nouveau, qu’ils n’en attendent point.J’en conviens, il faut dévorer ce moment, en compagnie d’étranges fâcheux, tourmentés d’une étrange lubie.L'école, c’est la vallée de larmes.Elle a des adoucissements.Les larmes en sont un, l’espérance en est un autre, qui pourrait sullire, et la raison un autre encore.Avec les amis de M.Gambetta, crions : Vive la raison ! nous que M.Gambetta n’a point saoulés.Sans savoir pourquoi, ces fâcheux se figurent qu'il sont l’humanité, qu’ils en ont le gouvernement.que cette humanité est éternelle, et qu’étant éternelle, elle détrônera Dieu par leurs mains.L’aventure, je l’avoue, serait très amère.Mais la raison ne l’autorise point.La lubie est ancienne ; le vieux conte qu’elle inspire remonte au paradis.Le serpent,non loin de l'arbre de la science, parla des faiblesses de Dieu et prétendit enseigner les moyens de les vaincre.La mémoire en est restée; elle prouve que depuis le paradis, qui n’a été ouvert à l’humanité qu’un moment, il ne s’est écoulé qu’un moment.Dans ce moment s'est tassée toute l'histoire prophétique du genre humain.< >n y voit ses recommencements, ses perpétuels mensonges.L’inventeur qui est le père du mensonge et le singe de Dieu, a parfaitement montré dès qu'il s’entendait à mentir.L'homme a cru tout ce qu'il disait.Il montre encore du penchant à le croire.Il a voulu croire que l’humanité éternelle comme Dieu vaincra Dieu.L'homrne se trompe.Il n’est qu’inexterminable.Dieu seul est éternel, et seul aussi il est la vérité.Cela étant, comment s'y prendra M.Gambetta pour détruire l’enfer et les êtres inexterminables qui voudront s’y loger ?Dieu a pris ses mesures pour qu’on ne pût couper le cou à la vérité, quelle sorte de dommage en résulterait pour la vérité et pour Dieu ?La vérité parmi les hommes est sous la garde du baptême ; le baptême sous la garde de la vérité de Dieu.Ceux qui ont des souvenirs du Paradis en commun avec toute T humanité, mais qui ne se rappellent bien que les paroles du diable, lequel leur a promis qu’ils égaleraient Dieu, c’est-à-dire qu’ils le vaincraient, ne considèrent pas toutes les difficultés de l’entreprise.M.Gambetta leur dit que le moment décisif est venu.11 annonce formellement aux élèves de l’école de pharmacie qu’il va effacer les restes de l’ancien régime où Dieu fit quelque figure ; et ces jeunes gens sont au comble de la joie.M.Jules Simon plus intellectuel, dit la même chose à d’autres softas également ravis.Cela n’est point fait ! Depuis le discours de Satan au premier homme, et l’expulsion qui a suivi, depuis l’aventure de Babel où parut la première trace des sages résolutions d’un parlement, il a eu l'Incarnation et le Baptême, e monde n’a pas vu beaucoup d’autres nouveautés, mais il y a ce nouveau-là ; et maintenant, l’humanité est baptisée au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.(à suivre.) i A Mr JoUn A.iMiiiDonuld.Quand lo premier partit, emportant do ce monde, Glorieux souvenirs, victoires et regrets, Il dit à son ami : “ Dans ta course féconde, 4* A mes Canadiens, prodigue tes bienfaits.“ Car.je n’y serai plus, hélas! pour les dé fondre “ Ni pour lus protéger, souvent en dépit d’eux.“ Et sans te demander s’ils voudront te com- [ “ prendre, •• En souvenir de moi, sois toujours généreux.44 Dis à mes vieux amis que la douce alliance •* Qui lit que tous les deux nous gardions le [ 44 pouvoir, 44 N’avait d’nutro secret (pie dans la conliance •• Que nous voulions tous lieux faire notro devoir.44 Nous avons respiiv lo soufllo de l’envie, 44 El lo peuple trompé, nous a maudits souvent.44 La haine sur nos pas semait la calomnie.44 Mais forts de notre droit, nous (lisions : En [ 44 avant ! • A tous mes ennemis, dis jour «pic je pardonne.44 Ils ont voulu ma mort, qu’ils pleurent au jour- [ 44 d’hui ! •* Mais sur tes cheveux blancs, qu’on place une [ 44 couronne d J\ u tressa 1 lierai d aise, eu ma tomho cielui mi !M ENVOI.Vous avez entendu la parole sacrée, Vous portant oo souhait dans un damier adieu, Et voyez aujourd’hui cette foule empresseo Qui sait que de Cartier vous exaucez le vieil.Que longtemps le Seigneur conserve à lu pairie Celui «pii pour nous tous, sut être un bienfaiteur, Et qu’il consacre ainsi le reste do sa vie A faire du pays et la gloire et l'honneur.Montréal, G juillet 1S77.Chaules Ouimet.Petite* nouvelle*.Les volontaires de St Jean N.B.ont reçu leur congé.Il a plu beaucoup à Manitoba de manière à causer beaucoup de dommages aux récoltes.Une nouvelle mine d’argent a été découverte à la Baie du Tonnerre.La Colombie britannique a fait un emprunt de 8700,000, à Londres, à G par cent et au pair.L’escompte à la Banque d’Angleterre se donne à 24 par cent.Nouvelle* «le In Guerre.La présence de la flotte anglaise con tin ne de soulever le mécontentement ei Angleterre.L'opposition blâme fortement cette action, au moment où la question d'Orient semble devoir avoir une prompte solution.Le Czar est résolu à traverser le Danube, et «à aller pousser lui-même les opérations de l'autre côté.Ça ne marche pas assez vite suivant lui, et il veut en finir avec tons les délais qui ne cessent de lasser sa patience.Il se fera remplacer par le commandant en chef de farinée ayant mission d’assiéger Rustchuk.Les Russes s’avancent dans la vallée d’Olti, mais loin d'attribuer cela à des succès, les dépêches nous montrent que c’est une reculade d’antres points, d’où ils sont contraints de battre en retraite.Une armée turque les poursuit, et une autre va à leur rencontre.Us sont ainsi pris entre deux feux.Les Turcs de leur côté essuient de grands revers.Ainsi à Biela, ils ont évacué la place vendredi et ont été rejetés sur Rustchuk.Un combat est imminent près de Tiernova.A Scutari, il y a deux mille soldats turcs blessés, et onze mille autres blessés y sont attendus.Les Russes ont repris le bombardement de Kars, et sont à construire des relran chômants sur la partie est delà ville.S’ils réussissent à prendre cette forteresse.ce sera un grand pas de fait.Vendredi une armée russe, avec pièces d’artillerie a essayé de traverser le Danube sur 20 radeaux remorqués par trois vapeurs.L’endroit choisi pour traverser était près de la redoute de Baba, à 5 heures de marche de Setestria.Les Turcs se mirent à bombarder les radeaux, qui bientôt rebroussèrent chemin, à l’exception d’un qui s’enfonça avec tout son contenu.Les trois remorqueurs furent endommagés.’ Le Kodive d’Egypte vient d’équiper une flotte à la disposition de la Porte.FAIT» IImTKK».sommairk de la PREMIÈRE page.—Feuilleton : Ivon le Breton, là suivre.)— France.—Les vapeurs de l’opposition entre Québec et Montréal, tiennent maintenant ligne.Hier matin, le vapeur Rothesay avail h son bord un corps de musique qui vient passer quelque temps à Québec.Ce sont d’excellents musiciens.u agaric.—Une chicane a eu lieu samedi, dans la nuit, sur la rue Champlain, entre plusieurs bons lurons.Quatre des combattants ont été blessés, dont l’un, Trainer, (miel nom !) a été arrêté.Il a dû être relâché, pareeque le Dr Alleyn craint qu’il ne perde un œil,s’il ne reçoit de grands soins.Pendant la mêlée, les Jierres et les coups de revolver n’ont pas té épargnés.mort d’insolation.—Joseph Ross, âgé do 7 ans, fils de M.T.Ross, qui tient un magasin de marine, a succombé hier des suites d’une insolation.s en campement.—Ce matin les soldats de la Batterie B., ea brillant uniforme, le sac sur le dos, ayant musique eu tête et deux pièces de canons, sont passés près de nos bureaux.Us s’en allaient camper à Lévis aux quartiers des Ingénieurs royaux.trois noyades.—Un nouveau malheur vient de fonder sur Laval.Cette fois, il a choisi ses victimes parmi les cultiva leurs de cet endroit, qui tout émus encore au souvenir de la récente catastrophe qui a coûté la vie à une personne distinguée de cette ville, se voient en ce moment plongés dans un deuil encore plus profond.Samedi soir, M.Laplante et deux jeunes gens nommés Muhenx, se rendaient sur la rivière Montmorency, qui traverse la contrée ci-haut indiquée,pour faire la pêche à la truite.A un certain endroit, à quelques pas du rivage, se dresse un rocher à la surface gluante, qui partage la rivière on deux courants.La truite recherche ce voisinage, et c'est après être montés tous trois sur ce rocher, que les trois infortu nés jetèrent leurs ligues à l’eau.Tout-à coup, l’un d’eux glisse et va disparaître dans la rivière, son voisin le saisit ;mais il est aussitôt entraîné et avec lui le 3ème qui allait porter secours au second.Tard dans la soirée, les trois cadavres ont été retrouvés ensemble, arrêtés par des branchages au fond de l’eau.Le courant de cette rivière a une vitesse égale à la course du meilleur coursier ; il n’est donc pas étonnant si pas un seul n’a pu se sauver.Les trois novés étaient trois voisins % %* très estimés de toute leur paroisse.Laplante est aujourd’hui pleuré par une femme et trois enfants.autre noyade.—Vendredi après-midi, un nommé Coulombe, Agé (ha 18 ans, se baignait à St Laurent près de la Rivière Maheux.Il y avait environ quatre pied* d’eau, et afin de se faire Hotter, le petit imprudent s’était attaché un morceau de bois à la taille.Ce bois tourna sur lui-même, et maintint le malheureux la tète à l’eau et les pieds à la surface.Un camarade qui se baignait.près de lui, aurait pu le sauver sans même se mouiller les épaules, mais entendant crier u je me noie." il se troubla et prit la fuite.Ce fut une jeune fille, Mlle.Delvina Lapointe., qui alla chercher l'enfant dans une embarcation.Il était trop tard, la vie venait de s’éteindre.syncope.—Un jeune homme s’est trouvé mal hier matin, dans l’église St.Roch, à la messe de huit heures.Ses cris oui un instant troublé l’assistance ; mais il a été aussitôt conduit au grand air.conflagration.—La majeure portion du quartier commerçant du village de Chester a été détruite hier matin par un feu né dans le magasin de Clark & Fils.Comme il n'y a pas de pompiers dans le village, ceux de Gashen et de Middletown ont été requis par le télégiaplie, mais quand ils sont arrivés l’œuvre de destruction était achevée.Les commerçants qui éprouvent les pertes les plus sensibles sont Clark et Fils, bouchers ; Tuthill et Clerke, marchands de provisions ; Thompson, quincaillier ; Kerner, marchand de chaussures, et Thompson, pharmacien.Les dommages sont évalués approximativement à 875,000.vapeur avarie.—Une dépêche d’Ottawa dit que le vapeur City uf Toronto a brisé son essieu en se rendant dans le haut de la rivière Niagara, samedi matin.—Une procession au flambeau a salué le retour à Montréal de Sir John A.MacDonald, samedi soir.pour Chicoutimi, etc.—Départ du Saguenay du quai St.André, demain matin.[Voir Guide des voyageurs.j —On signale l’arrivée de pickpokets en celte ville, ainsi que d’un échappé de prison.Ces messieurs seront sans doute flattés (h* se voir imprimer dans les journaux.—L’exposition internationale doit être ouverte le 1er mai à Paris.banque volée.—La banque de Keese-vilie, N.-Y.appelée First National, a été volée vendredi pour un montant de 875,000.C’était toi t le contenu du coffre-fort.commerce de iiois.—•4,000,000 de pieds de bois de service ont été expédiés d'Ottawa aux Etats-Unis, pendant le trimes, tre finissant le 30 juin, de plus que pendant la même période l’année dernière- abstinence.—Le mouvement de tempérance se continue h Toronto.On compte aujourd'hui en cette ville comine résultat de l'onivre de MM.Rine et Murphy, 5,000 personnes qui se sont jointes aux abstinents.LA CELEBRATION DKCAXTON.—Cette fêtü, à Montréal, a été une affaire manquée.Le comité d’administration se trouve en face d’un déficit de 8400.fécondité.—D’après un journal do SL-Jcan [Terre-Neuve] la récolte de cette île, à en juger par l’apparence, sera plus abondante cette année que l’année passée.une fille d’esculape.—Mlle.Zenaldo Oukounoff, une jeune russe très-distinguée, vient d’obtenir le diplôme de doc-tour à la faculté de médecine de Paris.aux incendiés —Les employés du canal Rideau, Ottawa, ont souscrit 885 en faveur dns incendiés de St.Jean.pbecieuses découvertes.-Le Free Dress de Sheboygan annonce la découverte des restes de l'in trépide missionnaire jésuite et explorateur, le Père Maïquotte, dont le nom figure avec tant de gloire dans l’histoire canadienne.Ces restes ont été trouvés sur la terre de M.Murray, à la Pointe St.Ignace, tandis qu’on travail- lait à enlever l’épais gazot On a dé couvert en même temps ls fondations d’une chapelle érigée autivfois par les Jésuites, et déterré plusieu* moieenux de croix, des fragments d’ir, apparemment les restes de vases særés, et un fond baptismal.Tout cela contribue à confirmer - l'opinion quo les oi trouvés sont bien ceux de celui qui découvrit le Mississippi.hardis coquins.—On télégraphie de Manchester, Ktats-Unis, que durant l’absence du surintendant de l’école de réforme de l’Etat, les élèves ont assailli le moniteur, l’ont désarmé, lui ont enlevé les clefs, et ont pris celle des champs.Un seul a été repris.de l’orient.—Tous les correspondants de journaux ont reçu ordre de se retirer des quartiers d’hiver russes.On assure que l'un d’eux, anglais, a été fusillé à Widdin.* quarts en papikr.—Une manufacture de Syracuse construit des quarts eu Ëapier, destinés à contenir de la fleur.>n les dit supérieurs a ceux de bois pour la légèreté, la solidité et le bon marché —M.George Jones, propriétaire du Times, de New-York, est parti pour si* rendre sur le théâtre de la guerre.fausse rumeur.—La nouvelle, mise en circulation parplusieur&journaux,allani à dire que la petite vérole ipieottej, sévit actuellement à la Pointe au Père, cl que déjà elle y a fait quelques victimes, est absolument dénuée de fondement.Jamais l'état sanitaire de cette localité, comme de tout le reste üe notre district, n’a été aussi excellent.Nous espérons que ceux de nos confrères qui ont donné ocurs à cette ab surde et fâcheuse rumeur, s’empresseront de la rectifier.—[Le Nouvelliste de Rimouski.mauvais traitements.—Elizée Champagne, domicilié rue facqlies-Cartier, est entré chez lui un peu tard, merci edi soir.Comme il avait déjà fait des libations assez copieuses, sa femme jugea à propos de lui cacher sa boisson.Cham-page entra dans une colère verte et saisit sa meilleure motié par les pieds et lui fil descendre l’escalier sur le dos.Aux cris de la pauvre femme, il sc lit un rassemblement devant la maison où avait lieu cette scène de désordre.La police intervint et Champagne a comparu hier matin devant le Recorder qui l’a condamné à 810 d'amende ou à deux mois d’emprisonnement aux travaux forcés.—(Minerve de vendcidi).le pont victoria.—On fait des améliorations à l’in teneur du Pont Victoria, à Montréal.11 y a maintenant plusieurs nouveaux ventilateurs.mort aux chiens.—On a noyé 900 chiens à New-York, le G juillet.composition d’un cidre de ménage.—On met des pommes dans un 1 aril ou tonneau de capacité suffisante, 90 litres d’eau, 4 kilogrammes de pommes sèches dites tapées, 2 kilogrammes de raisin de Samos, 250 grain, de bait's de genièvre ; trois jours après on ajoute au mélange 1 litre d'alcool de betteraves, on laisse macérer le tout pendant 7 à S jours, plus ou moins selon la température, et au bout de ce temps on soutire la liqueur pour la mettre en bouteilles; 4 à 5jours après on peut en faire usage.—A Mont Carmel, 111., il y a eu une tempête dans laquelle 10 personnes ont été tuées.—Le geôlier de Sing-Sing, N.-Y., dit qu'il préfère gouverner 1500 hommes que 120 femmes.—L’orgue de la nouvelle église des Pères Oblats de Lowell a 2700 tuyaux, et coû-e près de 810,000.—Le clergé Anglican possède à lui seul plus de revenus que tous les clergés de la catholicité, dit le protestant Cobbett.—A l’Eglise St.Joseph de Lynn, Mass.Mgr l'archevêque de Boston a confirmé G0Ô personnes la semaine dernière.— Un enfant de 2 ans et demi a assommé un autre enfant de 3 ans avec un morceau de brique, à Boston, la semaine dernière.journal incendié.—Un incendie allumé par la malveillance a éclaté hier matin dans l'imprimerie de VEvening Press, à Providence [Rhode Island).Le feu a été confiné dans la salle où il avait pris naissance, mais il a détruit une quantité de papier et considérablement en dommagé les presses.Les dégâts son! diversement évalués de 85,000 à 810,000.Un pressier récemment congédié, Patrick Hamills, a été arrêté comme l’auteur présumé de cet acte criminel.Q&*Le 44 Courrier du Canada, ” qui se publie maintenant tous tes jours, est en vente chez MM.Drouin et Frère, libraires, Saint-Rock, et chez M.Jacques Darveau, tabaconiste, rue et faubourg St.Jean, No 264.Bulletin Comm^rciail Le moulant perçu à lu Douane île Québec, le 7 du courant est de $1,535.87.M A RCIIÉ MOFÉTAI RE, New-York, 9 Juillet l£77, 11 heures P.M Or, 5j Echange Sterling, 87£ Greenbacks, 94 à K.C.Baiirow, Courtier, No 17, Hue Ruade, Québec.PAR LE GRAND-TRONC.7 Juillet—5 caisses de marchandises à P Gnr-nCftu «t Frères.1 caisse de verrerie à P O Va Morand.3 caisses do marchandises h Jus Hamel et Frère.2 hou cants do Ubac à A Joseph.1 ballot à Verret, Stewart et cio.PAR LE VAPEUR DE MONTRÉAL.7 Juillet—Par le vapeur Québc, Label le, de Montréal—70 barils de lard i\ Huit, Brock et cio.48 quarts, 58 octaves île vin A NTtrcutto. LE COURRIER DU CANADA.¦ iriimii ARRIVAGES AU HAVRE DU PALAIS.Québec, 9 Juillet 1877.Goélette Lu Perle, Juan Bergeron, Mal baie—bois.— Salomé A mode, J Bourgeau, S Jean, P J do — Célestino, L Tremblay, Malbato—bois.— Mary, G J Henry, Mulbuiu— buis.— Kmoliu, L Dohsle, Sic Croix—briques.— Mûrie Anne, A Tremblay, Malbaie—bois.— Léda, 8 Lamotho, St Antoine —briques.— Castor, J Godin, Ecureuil—avoine.— Stella Maris, J B Dussault, Ecureuil—do — Stella Maris.N Delislo, Sto Croix—bois.— Eléonore, A Podnault, Isle aux Coudre— palules, volailles et œufs.X i bateaux avec bois, écorce briques et tringles.ARRIVAGES AU QUAI RENAUD.Québec, 9 Juillet 1877.Barge Heine Elizabeth, 01 Perreault, Montréal —Heur, blé d’Inde et son.— Queen Victoria, C Lemieux, Montréal—fleur — Audet et Robitaillo, N Anger, do do — Koginu, O Hivard, Montréul—fleur et son.Goélette Boule d’Or, Jos Godreau, Tadousac— madriers et planches.— Marie Louise, F Bilodeau, Malbuie—lest.— Angèle, L Castonguay.Métis—bois.__ Delvinu, 1) Banville, Mutuno—bois œufs.— Jéséphine, J Simard, Saguenay—bois.Annonces Nouvelles, Avi i.Bazar en favour de l’œuvre du Sacré-Cœur à St.Joseph de Lévis.Avis public.—E.C.Bennett.On demande.Branches d’affaires—M.Kd.Dolbeo.En récoption du “ Persian.”—Jos.Lachance.Fraises ! Fraises !—Gingras et Langlois.Marchandises de goi’it.—Fvfe A Garneau.Hfiirée» limite* A tluébets 1877 Mutin.Soir.Juillet.».m.Luinli.9 4.31 Mardi.Id ^.*1 Mercredi.Il b.la Jeudi.I* LOU Vendredi.13
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