Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 24 septembre 1885, jeudi 24 septembre 1885
dOcmo Année quotidicnne-Oeme Année Jeudi 24 Septembre 1885 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS, THOMAS GJJAPAJS, Rédacteur en Chef.J~K CROIS.J’EaeîuiUü ET J’AIMF a crjurtzk* CAN ADA 350c anniyersaire DK or fi BEC 24 SEPTEMBRE 1885 Q ' L'ARRIVEE DE JACQUES-CARTIER (QUEBEC JACQUES - CARTIER AU CERCLE CATHOLIQUE C’était au lGème siècle.L’Europe était on fou.Luther, Calvin et Iran Cerc'f " «>' ““° , ., .| heureuse ulee en commcmonuitHner adeptes avaient seme a pleines mains .* * i * i • 1 ^ soir, avec grana eclat le 3o0e anni- versaire de l’arrivée de Jacques- sur toutes les nations du vieux inonde la ruine et la dévastation.L’édifice antique de la catholicité était battu en brèche avec une rage et une fureur incroyables.Le moine sacri- Cartier à Québec.C’est sur la plage qui est aujourd’hui Saint-Koch de Québec, sur les bords de la rivière Saint-Charles, que le cou- T w ., , , .I rageux marin de St-Malo a mis lège qui avait déchiré la robe immaj .% i-or ° 1 : le pied a terre en loan, et cest culée de sa Mèref, non content ( o aussj qUC l’illustre découvreur cette œuvre impie, avait arme les Canada a passé l'hiver de peuples contre le3 rois, et les rois cette même année.C’est encore là contre les peuples.L’Angleterre, que .Jacques-Cartier a planté une l’Allemagne, l’Italie, la France | S voyaient poindre à l’horizon l’aurore sanglante des guerres civiles et religieuses.Or, un jour de montée et orageuse seaux montés par pides et commun capitaine, ouvran brise du -ciel, comme des oiseaux fuyant devant la tempête, s'éloignèrent de cette terre d'Europe, où l'orgueil de l’esprit et la corruption du cœur préparaient de si formidables catastrophes.Elles étaient bien frêles ces nefs aventureuses.Mais le Maître des eaux et des vents veillait sur elles.grande croix de bois en présence des tribus sauvages pour leur apprendre que cette terre appartenait dorénavant au Sauveur du Monde.VS&'f!»’*' I fl.a soirée il a ouvert à la civilisation des horizons La soirée commença à huit heures P^lw Vilstes ; enfin il a apporté à la religion ‘holique un nouveau champ pour le ouemont et l'héroïsme «le ses défen- * -1 .IJ~ —.par le magnifique chœur (1-Ambroise S ^ Un n°UVCaU clmmp poul' le Quels glorieux souvenirs nous rap- forôt a disparu en emportant dans sa chute les différentes tribus qu'elle protégeait de son ombre, et une population de quinze à vingt mille âmes, canadienne française et catholique, f si venue s'asseoir sur le premier sol arrosé des sueurs et du sang i .° : u recueillir assez do renseignements sur o jeune Cartier pour faire connaître par le menu les faits et gestes se rapportant à sa jeunesse.Tout ce que l’on sait du jeune Cartier, c’est (pie ses premières années, comme cellos do tous les enfants de St-Malo, s’étaient passées sur mer.L’époque de son mariage est fixé à l’année première fois sur ce sol que nous foulons 1510, alors qu’il avait atteint l’âgo do 25 aujourd’hui.Far suite do la réforme du l ans.Il épousa à la date du 2 mai, calendrier, on 15S2, l’anniversaire do l’ar- Catherine des Granges, tille du Connétable rivée do Cartier A Québoc tombe, en réalité, do St-Malo.11 fallait que les mérites du lo 24 septembre.Il y aura donc trois jjeuno maître piloto fussent incontestables siècles et demi, demain, (le 24 soptombro j pour quo Mossiro Honoré Des Granges 1S85) qu’ont lieu cet événement mémo- Connétable do la ville do St-Malo, donnât rablo qui ocoupo une placo si importante dans l’histoire du Canada.Trois /’.ont cinquante années sur le cadran des siècles sont pou do chose pour uno nation dont los origines remontent au sa lillo à notre héros.11 La, réputation do Jacquos-Cartior était donc déjà établie, écrit un annotateur dans un appendice à la généalogie do Jacquos-Cartior, même avant ses glorieuses expéditions, son ma- plus loin du passé ; c’est beaucoup, au ringo brillant en est lo meilleure preuve, contraire, dans la vio d’un peuple aussi jeune quo lo peuple cauadion-français.Jacques-Cartier, dont le souvenir nous réunit aujourd’hui, a par scs voyages agrandi lo mondo, on ajoutant aux torres connuos d’autres torres qui seraient restées encore longtemps dans les limbes géographiques.11 a on outre accru la grandeur du nom français ; il a ouvert sa nation uno èro nouTollo do découvertes ; il a fait connaître à l’univors entier uno partio do continent prosquo complètement inconnu ; car la charge do Connétable était la première «le la ville.Hélas ! pourquoi cotte union contractée sous do si heureux auspices no lût-elle pas prospère ?pourquoi l’illustre navigateur ne put-il léguer sa gloire ot son nom à jamais célèbro à aucun héritier direct ?” Avant do diriger sa courso aventurouse vers lo Canada inconnu, lo jeune Cartier avait déjà fait plusieurs voyages à Torro-Nouvo.Lo goût des voyages développa en lui l’idée qu’il entretenait sans douto de- LEGER BROUSSE A Uy EJ deux-Propriétaire.puis longtemps, de doter sa patrie de nouvelles terres inconnues.S’étant présenté à Philippe de Chabot,grand amiral de Franco il lui proposa d’aller explorer les terres de l’Amérique Septentrionale, désignées alors sous le nom de Terres Neuves, nom qui n’était pas encore donné exclusivement a la grande île située à l'embouchure du fiouve St-Laurcnt.François I, accueillant avec.empressement les projets de Cartier, lui donna plein pouvoir de les exécuter.Muni de ses instructions, l’habile navigateur partit de St-Malo le20 avril 1534.avec deux bâtiments de GO tonneaux accompagné de plusieurs Malouins scs avaient appris la langue française par la fréquentation des Européens dans leur voyage on Franco, contribuèrent à établir des relations d’amitié entre les Français et les naturels.“ Le chef qui était venu rendre visite à Jacques Cartier s’appelait Ponnacona ; il pria lo Capitaine général de lui donner scs bras pour baiser et aecollcr 'jui est leur mode de faire cidre en la dite terre du Canada.” D’après cet exposé rapide des antécédents du grand navigateur, on se demande avec surprise qu’elle somme do travail il a dû accomplir, quel esprit d’observation et quelle justesse de raisonnement l’ont St-Malo, passer en revue les nefs atiques indispei et solution des problèmes de l’astronomie.équipages royaux, lit jurer aux nouveaux Le 19 du même mois, le capitaine-général -Argonautes de so bien et fidèlement corn- laissa la Grande et la Petite Hermine dans porter au service du Foi, sous le corn- la rivière Si-Charles, et partit sur PErné-mandement de Jacquos-Cartior.rillon pour aller à la découverte du village Les vonts lui furent si favorables que le \ d’IIochelaga.“ Le Capitaino général fit 10 mai 1534, c.a.d.presque un mois après “ planter balises et marches pour plus clai-son départ do St-Malo, Cartier aborda au tm rement mettre I03 navires en sûreté.Ht Cap Bona vista en file de Terre-Neuve, à l; lo lendemain il entra ses deux plus gros peu près à l’endroit où dix ans auparavant.“ navires dans le dit liable et rivière, et Je le florentin \ erazzani avait également “ Gallion fut laissé en rade pour le mener relâché pour commencer à reconnaître le !i: à Jlochclaga.” Ji arriva à llochclaga le I »ays et à en prendre possession pour le - octobre, ot ii visita lo même jour la mou-compte de la Franco.Comme la terre était tagne au pied «le laquelle était placé un encore couverte de neige et la mcrcncom- \ village qu'il nomma Mont-lioyal.Après bréo de glaces, Cartier descendit encore U voir exploré la contrée et fait alliance fi dégrés au sud-est, et entra dans un port j avec les principales tribus du pays, Cartier auquel il donna le nom de Sainte- partit d JJochelaga lo 5 octobre pour Catherine.De là il retourna au Nord, et gagna IM le aux Oiseaux.II contourna ensuite Terre Neuve par lo Nord, entra dans le détroit de Belle J sic, qu’il appela Golfe des Châteaux.Il fit ensuite routo vers lo sud-ouest et vit le groupe des îles de la Madeleine.Le 30 juin il mouilla dans le* fleuve «les Barques, aujourd'hui la rivière Miramichi.De là J.Cartier se rendit dans un petit port qu’il nomma St-Martin, et y demeura depuis Je 4 juillet jusqu’au douze.Durant son séjour à St-Martin, l’intrépide navigateur alla mouiller dans une baie fort retourner à Stadaconé ou il arriva lo 11, et se disposa à y passer l’hiver ; c’est alors qu’il donna la dernièro main au fort que ses compagnons avaient élevé pendant son absence.La rigueur et la prolongation de l’hivor, lo manque de vivres fraîches, lui tirent perdre en peu do temps 25 hommes de son équipage.Le scorbut sévit avec uno telle force sur les autres, (pie des 110 hommes qu’il avait au milieu de février il n’v on eut pas dix qui no fussent atteints de ce redoutable fléau.Un moyen inespéré do guérison fût fourni profonde et peu éloignée, dans laquelle il aux malheureux compagnons de Cartiei 4 \ % % 4 I « i > m \ m « /» * « « -v .•« é) .I a 1 * > juillet) il prit solennellement possession l'usage qu’il avait fait des feuilles et de -les nouvelles contrées si heureusement l'écorce d’un certain arbre qu’il indiqua à decouvertes, au nom do son souverain ; il (artier.“Cotarbro s’appelait en sauvage playa dans un lieu apparent une croix fort annedda.” C’est l'épinette blanche, dlevôe (30 pieds) avec rdcusso.i de France Dùs Equipage fut en état de sup surmonte do cet exergue en grosses porlcr fcs f:lti°du Cartier lit L ,ltr!,r ¦ -i1,".I' ‘°',1?ses dispositions de départ, pour revenir Le —o juillet, e vent devait bon, et les cn I)lV, 1c 21 ’ j,1 it la r(5so navires remuent sous voiles p.ur traverser luli(,n abandonner la PctitoWmino, à o Lolle et regagner lcrrc-Wc .Toute- ,aus0 a es pertes nombreuses qu’il avait lois les navigateurs firent chemin faisant, ^ 1 , ,, .* f* , , .’ laites dans son équipage.F n conséquence.quelques découvertes do nuni.ne i.npor- n rotir:l de ce navire tout ce qui pouvait ance, et ce no fut qn apres bien des lui C.u-o de quoique utilité et fît transporter Tè /l aè '° ! a°Ut dni19 ‘° ce matériel à bord de la Grande Hermine havre des Blancs oablons.“ Nous partîmes do Blanc Subion le 15 août, après avoir ouï la messe, et vînmes heureusement jusqu'au mitan de la mer qui est entre Terre-Neuve et la Bretagne, auquel lieu courûmes grande fortune par les vents d’est ; laquelle nous supportâmes par l’aide île Dieu, cl du depuis eûmes fort bon temps, en sorte que le cinquième Jour de septembre de l’an susdit, nous arrivâmes au port de «Saint-Malo d’où nous étions partis." Le rapport que lit Cartier des résultats de co premier voyage,’ fût très bien accueilli, et dès lo 30 octobre suivant le grand amiral lui faisait expédier sous son propre seing uno nouvelle commission, par laqucllo le Roi ordonnait d’armer et d’équiper pourquinzo mois trois bâtiments qui devaient composer la seconde expédij tion : la Grande Hermine, la Petite Hermine et le gallion l’Emcrillon, et il en conférait à Cartier le commandement.L’armement étant terminé vers le milieu de mai 1535, le 1G du même mois, chacun se confessa et reçut son créateur en l’Eglise Cathédrale de St-Malo.Le mercredi, 19 mai par un beau temps la petito tlotillo mit à la voile, sous de fort heureux auspices.Cartier montait la Grande Hermine do 120 tonneaux.La Petite Hermine était commandée par Macé Jalobcrt, beau frère de Cartier.Le capitaine du gallion était Guillaume le Breton.Après quelques semainosde navigation, les vents contraires séparèrent les trois navires qui ne purent se rejoindre que lo 2G juillet, au havre du Blanc Sablon, indiqué comme lieu de rendez-vous on cas de séparation.Le 1er août la Grande Hermine fut contrainte par le mauvais temps de so réfugier dans lo port do St-Nieholas où elle demeura jusqu’au 7 pour entrer ensuite dans la baio de «St-Laurcnt (aujourd'hui-baie Saintc-Gcncvièvo).Après s'être approché le 15 de l’ilo d’Anticosti, qu’il nomma île do l’Assomption, il remonta le fleuve, entra le 1er septembre dans la rivière Saguenay, dont il ne fit que reconnaître l'cnibouchuro, et continuant ses explorations, il mouilla le fi septembre près de file aux Coud res.Lo 14 septembre, jour de l’Exaltation delà Sainte Croix, il s’arrêta sur un “ atl'ourc d’eau, fort beau et plaisant, auquel lieu il y a uno petite rivièro ot liable de barre, marinant de 2 à 3 brasses qu’il trouva propice pour mettre ses navires à sauvoté.C’est la rivièro St-Charles d’aujourd’hui, ’fout près était Stadaconé, résidence royale du chef de Canada, remplacé maintenant par la ville do Québec ; lo faubourg St-Jean est assis précisément à l’endroit où gisait l’ancicnno capitale des sauvages.“ Lo lendemain de son arrivé à Stadaconé, Cartier reçut la visite d’un chef du pays, ot comme il avait avec lui Taigura-gnv et Domagaya, ces deux sauvages qui et de l’Emérillon, no laissant absolument «pie la carcasse de la Fctite Hermine.Cette careasso a été retrouvée lo 2fi septembre 1813.Quelques fragments en ont été détachés pour le musée de St-Malo, où on les conserve encore aujourd’hui comme uno précieuse relique.Le fi mai les deux navires mirent à la voile, emmenant neuf chefs des naturels, que l’on avait surpris par stratagème ; les historiens ont conservé trois noms dos plus célèbres d’outre eux : Donacona, Taiguragny et Domagaya.’Tout en faisant route vers la France, Jacques-Cartier se livrait à de nouvelles, explorations, et relâcha dans la Baie des Trépassés sur la cote de Terre-Neuve.Le lfi juillet Cartier jeta l’ancre dans la rade de St-Malo, après avoir doté son pays d’uno immense région, à laquelle il venait de donner le nom de Nouvelle-France.Il est vrai que quelques pêcheurs malouins, dioppois et basques avaient, dès les années 1495 et 1504, découvert quelques-uns des parages quo notre célèbro compatriote venait do parcourir, quo Jean Cabot et ses trois fils en 1497, Gaspard Cortéréal en 1500, quelques marchands de Bristol en 1502, Jean Denys et Velasco en 1500 et Thomas Aubert on 1508, v avaient fait do courtes visitos, que le baron de Léry avait voulu en 1518 établir une Colonie dans l'îlo de Sable, quo les frères Parmentier en 1520 avaient découvert Pile Loyale ou du Cap Breton ; et enfin que Jean Yerrazzani, déjà connu par d’autres découvertes, avaient fait du côté du golfe St-Laurcnt quelques reconnaissances fort utiles : u mais, dit le F.Charlevoix, notre Malouin, né observateur indépendamment de la gloire qu’on ne peut lui refuser d’avoir lo premier remonté le fleuve St-Laurcnt, fit à lui seul plus que tous ccs personnages ensemble ; et, abstraction faite des contes et du merveilleux dont il s’avisa, à Pcxcmplo de presque tous les voyageurs, d'embellir sa relation, sos mémoires méritèrent longtemps de servir de guide à tous ceux qui entreprirent d’explorer ces régions.Lo Dictionnaire littéraire do 17S9, corrobore encore cotte opinion en disant à l’article Cartier : “ Cartier fit plus que de découvrir lo Canada, il visita tout lo pays avec beaucoup do soin et laissa une description exacte des îles, des côtes, dos ports, des détroits, des golfes, des rivières et des caps qu’il reconnut.Nos marins so servent encore aujourd'hui do la plupart des noms qu’il donna à cos différents endroits.’’ Quelques-uns ont prétendu quo Cartier, de retour do son deuxième voyago au Canada, essaya do dégoûter lo roi du Canada cn Pongagoant do no plus former de nouvello expédition.Ccs rapports sont évidemment faux, puisque la troisième expédition, bien qu’elle n'eût lieu que quatre ans plus tard, fut organisée sur uno plus grande échelle quo les précédentes.La enuso de ce retard est généralement JLc Courrier du Canada, Jeudi 34 Septembre >885 r.* attribuée au fait qu’on n’avait trouvé au collatéraux.(St Maio.illustré par ses Canada aucune apparence tie mines et, marins.) alors plus «^aujourd'hui, une terre étran- j D après ces témoignages on peut confère qui ne produisait ni or ni argent, dure quo J.Cartier n’eut pas d’enfant, n’était comptée pour rien.Celui qui con- ou s’il en eut, qu’ils moururent on bas fige, tribun le plus à vaincre les longues On no connaît pas d’une manière cor-ré.Mstanees que cette troisième expédition taine l’époque do la mort de Cartier.Le rencontra a la Cour lut un gentilhomme 1 dernier acte authentique de l’illustre navi-nommé François do la Loque; seigneur de ! gatcur est celui du baptême du ûls de Kobervul.H demanda à Sa Majesté la Jacques Noël et do Bobine Hervé, dans permission de suivre Cartier dans ses.lequel il ligure comme parrain, avec ses découvertes ; et il l’obtint.De sorte que litres.Cet acte porte la «lato du 5 février Francois 1 par des lettres paientesen date 1550.Depuis cette époque on ne trouve du 1 ri Janvier 1540, l’établit son vice-roi nulle part dans les archives de St-Malo et son lieutenant général en Canada, aucune preuve do la présence du célèbre Labrador et autres "lieux circon voisins, navigateur dans les murs de sa ville natale.Cartier avec le titre de capitaine général j D’après M.llovius, ancien maire de et de maître pilote des vaisseaux (lu Loi, | St-Malo, il existerait aux registres un lut chargé de l’armement des cinq navires j autre acte, en date du 15 octobre 1552.formanU’expédition projetée.qui attesterait la présence et l’existence C artier partit do St-Malo le 23 mai 1541, de Jacques Cartier.Il avait alors 58 ans.laissant en France Loberval.qui devait le Depuis, il n’est plus fait mention de rcjoinTlro bientôt avec le complément du lui! Cette absence de son nom, si souvent matériel destiné à la fondation de l’établis- reproduit, «pie les familles malouines sèment projeté.Après trois mois d une traversée pénible, Cartier arriva dans le hûvre de Stc-Croix, où il reçut la visite d’Agona que Donnacona avaivfait nommer roi pendant son absence.Puis il conduisit trois de ses navires au Cap Longe.Sur le rivage il lit construire un fort ou citadelle qu il nomma l harle-bourg royal*: après quoi il renvoya en France deux de ses navires, sous les ordres de Maeé Jalobert son beau frère et d’Etienne Noël son neveu, qui partirent le 2 septembre.Il alla lui-même reconnaître au-dessus de Hochelaga les sauts ou rapides qui barrent le cours du îleuve, et revint liivcrner au fort.L’on était déjà en mai 1542, et le Seigneur de Loberval, si impatiemment attendu depuis longtemps, n’arrivait point.Par surcroît de contrariété, les vivres commençaient à manquer, les naturels devenaient exigeants, les hommes composant les équipages, commencèrent à murmurer.Ils se mutinèrent tout à tait et contraignirent Cartier à se rembarquer avec eux pour la France.Ne pouvant opposer une résistance suffisante aux volontés de ses équipages, Cartier céda et lit voile vers l’Europe.Ayant relâché au havre St-J can, sous le Cap Double, il y rencontra Loberval qui arrivait en tin avec scs deux navires, mais il so refusa à remonter avec lui, et vint désarmer à St-Malo où on le voit, le 21 octobre, tenir sur les fonts baptismaux la tille du Lieutenant du Loi gouverneur de cette ville.Loberval continua sa route et dans le cours de juillet arriva à Charlcsbourg Loyal, où il commença immédiatement à faire construire les bâtiments nécessaires pour défendre et loger ses colons.L’on organisa le travail et l'on prépara des expéditions pour reconnaître le pays, foutes ces précautions n’eurent aucun bon résultat.L’on doit ajouter que ce fut un bonheur pour le Canada : car les éléments de colonisation employés dans ce voyage n’étaient pas de nature à former le noyau d’une population honnête et vigoureuse.Pour maintenir l’ordre pendant l’hiver, au milieu de cette troupe indisciplinée, il fallut recourir au fouet, au cachot et à la potence ; des hommes et des femmes furent fustigés.Les maladies sc mirent de la partie, et plus de cinquante personnes moururent du scorbut.“ Il ne faut point regretter, dit Ferland, la lâcheuse issue de l’essai de coloniser un pays au moyen de malheureux qui auraient légué â leur postérité leurs misères tant physiques que morales.Pour l'honneur de là Franco et du Canada, la tentative échoua complètement." A quelque temps de là, sur l’ordre du Loi, qui rappelait Loberval en France, Cartier partit de nouveau de St-Malo au printemps de 1543 pour aller chercher les restes de cette expédition avortée, et rentra définitivement à St-Malo après une absence de huit mois.Après le retour de Loberval en France, Cartier eut à soutenir une instance d’après laquelle on lui demandait compte des deniers dont il avait eu la disposition pour l’entreprise commune.Il fut reconnu qu'il y avait mis plus qu’il n’avait reçu et la sentence du tribunal de l’Amirauté, du 21 Juin 1544, lui donna gain de cause sur tous les points.Cartier ne reprit plus la mer.-L’hiver, il habitait sa ville natale, et, 1 été, il se retirait au village de Limoilou, où il avait fait bâtir une jolie maison do campagne désignée cnchre aujourd’hui sous le nom de Portes-Cartier.Le mot Porte dans le vieux langage malouin voulait dire, maison de campagne.A son nom de famille, notre navigateur, anobli par François I, ajouta le titre de Seigneur de Limoilou.Le dernier acte des registres qui atteste l’existence du noble capitaine, est un titre du chapitre de SfrMalo, en «lato du 29 novembre 1549, par lequel “ Jacques Cartier, sieur de Limoilou, présent en nos murs, et Catherine Des Granges, sa femme, fondèrent dans la cathédrale un obit, moyennant une sommo de quatre livres, forte monnaie, de rente, sur l’hypothèque de leur maison et jardin situé jouxte l’hôpital de St Thomas.Depuis cette époque il n’est plus fait mention de lui,de sorte qu'on ne sait où le conquérant finit ses jours.Ce qu’il y a de certain c'est que les registres et les archives de la ville de St-Malo ne font nullement mention de sa mort.Il erst probable alors qu’il mourut en sa terre de Limoilou.Dans ce cas l’acte de décès aura été levé, soit par un chapelain particulier attaché à sa personne ou à- sa demeure, ou bien par un prêtre appelé à la hâte de la petite paroisse de St-Coulomb.Cartier est-il mort sans laisser de postérité ?Le digne et savant abbé Manet, dans sa Biographie des Malouins célèbres* s’exprime ainsi à ce sujet : “ Le plus ancien officier de marque que nous citerons, depuis la fin du XVe Siècle, dit-il, est le fameux Jacques Cartier, ce hardi navigateur dont la postérité s’est éteinte parmi nous le 9 janvier 1GG5, dans la personne d’ilervée Cartier, mais dont la gloire ne s’éteindra jamais.” De son côté, M.Cunat, un écrivain moderne, après avoir parlé du brillant mariage de Cartier, ajoute : “ Mais de cette union, si heureuse sous bien des rapports, il no devait naître aucun enfant, et Jacques-Cartier eut le regret de n’avoir pour porter le nom qu’il illustra, que des tenaient à honneur de faire inscrire à côté de celui de leur nouveau-né, me porte à croire, à défaut des régis très des décès qui manquent, que c’est vers GO ans, que notre héros a dû terminer sa glorieuse carrière.Parmi les souvenirs que la ville de St-Malo et ses environs offrent de plus intéressant sur l’illustre découvreur du Canada, citons d’abord, dans la ville môme, l’emplacement de la maison où il est né, laquelle est disparue.La rue Jacques-Cartier rappelle que c’est là où il a vu le jour.C’est dans le musée de la ville que se trouve le souvehir le plus intéressant de .Jacques Cartier.Tout le monde sait que lors de son deuxième vovage au Canada.Cartier fut forcé d'abandonner un de ses vaisseaux, la Petite Hermine, clans la rivière St-Charles à l’entrée du ruisseau Lairet.300 ans ?Mus tard, on découvrit les débris de la etite Hermine, dont on fit «leux parts.L'une resta à Québec et fut brûlée dans l’incendie du Parlement.et l’autro envovée * à St-Malo.On en a fait une espèce de trophée ou monument en forme de pyramide.Au sommet se trouvent une poulie et des clous ; au dessous des débris do genoux ou courbes.Le corps de la pyramide consiste en morceaux de bor-dage et de ferrements.Sur la pièce principale on lit l'inscription suivante : A LA MÉMOIRE DE JACQUES CARTIER ET DES BRAVES MARINS, SES COMPAGNONS! Et plus bas : DÉRKI3 DU NaVIIIE •• I.A PETITE I ITEM EXE, " de St-Malo, *ju* J : • i-C’ii tîsr fut contraint (}*••}, ! -un r au Canada en avril 1 ôJ0 La carcasse de ce navire, qui n’était que de GO tonneaux, a été retrouvée après 300 ans d’abandon : elle a été recouverte par 1 mètre GG cent, do vase (5 pieds).Souvenirs présentés par la Société llistoriquo de Québec et la ville «le St-Malo en 1845.• Dans le même musée un portrait de Jacques-Cartier, peint par Liss.la toile mesure environ sept pieds sur cinq ; c’est probablement l’original «les gravures connues au Canada.Lcmoilou est situé à T ou S milles de St-Malo.La résidence «le Jacques-Cartier est un bâtiment assez vaste et parfaitement conservé.Dans la tourelle que l’on aperçoit à droite, se trouve un escalier en limaçon qui monto jusqu’au grenier et qui donne accès à tous les étages.Le salon est au premier.On y voit une superbe cheminée.Kilo avance do 4 pieds dans la pièce ; c’est un monument.Elle est en pierre artistiquement travaillée.Sur le mur on aperçoit les armes de l’ancien “ Maître de céans ’’.Elles sont écornées en tous sens : la main des Vandales de 93 a passé ici.Elles sont soutenues par deux femmes à genoux.Au grenier, les fermes, les solives, les poutres, tout est en bois de chêne d’une conservation parfaite.Cette charpente «lu toit est liée de fa«;on à braver le temps pendant trois siècles encore.Ce sont là les seules reliques qui nous restent de col homme illustre à tant de titres et si cher aux Ca n ad i c n s-fiainçais.Arrivons maintenant à la seconde partie de cette conférence qui embrasse plusieurs sujets importants, entre autres, la géographie du pays en 1535, l’ethnologie des peuplades sauvages à la même époque, leur population, et pour concilier d’une manière péremptoire que .Jacques-Cartier fut l'unique et véritable découvreur du pays que nous habitons aujourd’hui.il qu’était le Canada r.x 1535 ?Charlevoix nous dit qu’il est certain que dès les premiers temps les Sauvages donnaient le nom de Canada à tout le pays «jui est le long du fleuve St-Laurcnt, des deux côtés, particulièrement depuis son embouchure, c’est-à-dire depuis le golfe, en remontant vers les grands lacs.C’est bien encore le Canada, tel qu’il était avant la Confédération, comprenant aujourd’hui les deux provinces de Québec et d’Ontario.A l’arrivée de Cartier, le Canada était un immense royaume, qui était subdivisé en trois parties.Cartier s’explique lui-inôrne fort clairement sur les divisions territoriales reconnues par les nations qui habitaient les bords du grand fleuve ; et d’après leur témoignage, il établit l’existence des royaumes de Saguenay, de Canada et d’Hochelaga, chacun desquels était soumis à un chef principal ou seigneur nommé Agouhanna.Quant à l’étymologie du mot Canada, il n’est pas nécessaire, je crois, de recourir aux Espagnols pour en découvrir l’origine.A la suito du second voyage de Cartier est donné une listo des mots canadiens portant pour titre : “ Enstiit le langage de pays et royaume de Hochelaga et Canada, autrement appelé par nous la Nouvelle-France,” et un des articles de Charlevoix romarquo que plusieurs font dériver ce nom du mot Iroquois Canna ta, qui se prononco Canada, et qui signifie un amas de rabanes ou village.C’est, d’après moi, l’étymologie la plus naturelle.Lo royaumo de Saguenay s’étendait à cette époque depuis la Rivière St-Jean jusqu au Canada, à peu près à F Ile aux Coudros.- Le royaumo de Canada commençait à l’Ile .aux Coiulrcs et se prolongeait en remontant lo fleuve Jusqu’à Hochelaga.Le royaume do Hochelaga comprenait l’île de Montréal et les contrées avoisinantes.Chacun de ces rovaumes avait une capitale, avec un chef ou agouhanna à sa tôte.Je tiens, MM., à bien délimiter les bornes du pays «pie nous explorons ensemble, afin d’éviter des difficultés quand nous on arriverons à la question si intéressante et un tant soit peu controversée, à savoir : Qui a découvert le Canada ?Primitivement donc le Canada comprenait toute cette vaste région arrosée par lo grand fleuve et ses tributaires ; ce n’est que plus tard qu’il fut divisé en trois parties distinctes, décorées du nom pompeux de royaume.111 QUELLES ÉTAIENT LES PEUPLADES I)U CANADA LOUS DE SA DÉCOUVERTE PAR JACQUES CARTIER?Le Canada était habité par de nombreuses tribus nomades qui vivaient dcchasso et de pèche.Ces tribus appartenaient à deux groupes, la race algonquinc et la race hiironne-iroquoiso, si" l’qn en excepte la nation des Esquimaux, dont la langue semble n’avoir aucune affinité avec celle des autres peuplades américaines.Les premières tribus qu’on rencontre au nord du fleuve, après avoir laissé le pays des Esquimaux, étaient celles des Montagnais, dispersés sur les bords du Saguenay et du lac St Jean, et sur deux ou trois petites rivières.Puis en divert endroits de cette contrée, c’étaient les Bersiamites, les Papinachojs plus au nord, la nation du Porc-épic, qui tous appartenaient à la grande famille algonquinc.Les Esquimaux, eux, étaient établis depuis le Blanc Sablon Jusqu’à la Pointe des Monts ; ils avaient pour voisins à l’ouest, les Bei*siamite.s.A partir de la rivière Saguenay jusqu’au < ’ap Tourmente, fl n’y avait pas de tribus sédentaires ; mais il est probable que les Montagnais y portaient leurs tentes pour y faire la chasse et la pêche.Et chose certaine, c’est «pie les derniers avaient des rapports fréquents avec les tribus échelonnées le long du St-Maurieo : à preuve qu’ils connaissaient bien cette partie du pays comprise entre Je Saguenay et cette dernière rivière.De Stadaconé jusqu’à Tcmboucliure de la rivière Outaouais, près de Montréal, on ne rencontrait dans l’origine que des tribus parlant la langue algonquinc; mais plus tard, et avant l’arrivée de Cartier, des migrations en sens contraire des peuples des autres dialectes, portèrent ces langues en diverses parties du Canada.L est certain toutefois que les Algonquins, ou Lcnnijommapcs proprement'dit, habitèrent longtemps depuis le bas du fleuve jusqu’à la rivière St-Maurice.Au sud, les Micmacs ou Souriquois occupaient la péninsule acadienne et la Gaspésie ; les Malécites ou Etchemins habitaient entre les rivières St Jean- et Pentagouet.Au sud du Pentagouct étaient les Abénaquis.A une époque très reculée, les Iroquois paraissent avoir habité les bords «lu grand Ileuve.Suivant le P.Lafitau, les Agniers, qui faisaient partie de la grande confédé ration iroquoise, croyaient que, venant de l’ouest, leurs ancêtres avaient été s’établir à Stadaconé.Nicolas Perrot, que l’on sait avoir étudié à fonds les mœurs et coutumes des sauvages ainsi que leurs migrations successives, dit que le pays des Iroquois était autrefois le Montréal et les Trois-Rivières ; que, craignant les suites d’un démêlé avec les Algonquins, ils s’éloignèrent et se réfugièrent vers le lac Prié?où étaient les Chouanons, qui leur firent la guerre et les obligèrent de s’aller établir le long du lac Ontario, où nous les retrouvons il l’arrivée de Jacques Cartier.Cependant d’autres écrivains, les PP.Jésuites rapportent quo la nation algonquinc des Onontchataronons, ou de Flro-quet, avait autrefois possédé File de Montréal.Et lorsqu'on 1G42, M.de Maisonneuve célébrait pour la première fois dans Ville Marie la fete de l’Assomption, deux des Algonquins présents à la cérémonie, dirent qu'ils appartenaient à la nation qui autrefois avait habité File.Puis, montrant les contrées à l’est et au sud de la montagne ; “ Voilà, ajoutait F un d’eux, où il y avait des bourgades très peuplées.Les Ilurons, qui pour lors étaient nos ennemis, ont chassé nos an cêtros de cette contrée; les uns so retirèrent vers lo pays dos Abénaquis, d’autres allèrent trouver les Iroquois, et une partie so rendit aux Huron» mômes et s’unit avec eux.Voilà comme cette terre est restée déserte.” Il s’ensuit donc qu’un parti de ILirons après avoir chassé de Montréal la tribu de F Loquet, s’y était établi et y demeurait encore lors de l’arrivée do Jacques Cartier en 1535 ; harcelés par les anciens possesseurs de File et peut être par les Agniers, ce qui confirmerait lo témoignage du P.Lafitau, ils auraient été forcés «le sc replier vers le gros de la nation.Voilà comment à l'aide de traditions obscures j'ai pu parvenir à reconstituer l’origine des diverses tribus qui ont tour à tour habité Montréal.Les .11 lirons habitaient dès l’origine les bords septentrionaux des lacs Huron, Erié et Ontario, tandis qu’au sud des mêmes lacs et du fleuve St-Laurcnt Jusqu’à la rivière Richelieu, dans le voisinage des Abénaquis, dominait la fameuse Confédération iroquoiso.iV , QUELLE ÉTAIT LA TRIBU QUI HABITAIT STADACONÉ A l’aRUIVÉE DE CARTIER ?Donnacona, chef dos habitants qui habituiont la bourgade do Stadaconé, à l’arrivée do Jacques Cartier en 1535 ?Donnacona, comme on sait, était Y Agouhanna ou seigneur du Canada, on mémo temps que roi do Stadaconé, qui était sa ville et dcmcuranco.LoP.Lafitau a prétendu que les Agniers avaient habité Stadaconé à une époque qu’il no précise pas.N.Perrot assigne Montréal ot les Trois-Rivières comme lo pays des llurons-Iroquois.D'après l’abbé Ferland, les naturels d’Hochelaga appartenaient à la grande famille huronne.Cartier, à s«>n premier voyage en 1534, avait emmené avec lui en Franco deux sauvages, Taiguragny et Domagaya, et les’ramena à Québec l’année suivante.* Or, cos deux sauvages comprenaient la langue «les naturels de Stadaconé, tout comme ils semblaient familiers avec celle «les habitants do la bourgade d’Hochelaga.Oc qui nous porto à croire, que du temps de Cartier, les sauvages de Hochelaga, de Stadaconé et de Hongucdo (Gaspé) appartenaient à la môme famille.On n’a pas oublié qu’en IG 12, lorsque M.de Maisonneuve et scs colons célébraient pour la première fois, à Ville-Marie, la fôte d© l’Assomption, deux Algonquins disaiont qu’ils appartenaient à la nation qui avait autrefois habité File.“ Le** 11 urons, i;«m ennemis, ont chassé nos ancêtres de cette contrée.” Do là, on peut inférer que les I lurons avaient fondé la bourgade que les Français trouvèrent au pied de la montagne en 1535.M.J.5V.Dawson, dans une étude archéologique s’arrête à l’opinion suivante, qui est probablement la plus sure ; toutefois, il est fort douteux quo les Aborigènes de Montréal fussent alors de race algonquinc.Ferland et plusieurs autres historiens disent expressément le contraire.Mais il s’agit ici de Stadaconé et non d’Hoclielaga.“Cartier, écrit M.Dawson, indique évidemment comme identiques les langues parlées à Stadaconé ou Québec et à Hochelaga.Plusieurs mots qu’il cite décidemment sont les mômes ou iTollïcnt qu’un vocabulaire pour ces deux endroits.Cela s’accorde parfaitement avec ce quo disent expressément les Relations des Jésuites, que cette tribu, dont les ancêtres avaient habité Montréal, parlaient la langue Algonquinc et à l’époque de Cartior et en 1642.Ce peuple était en môme temps politiquement et socialement uni aux Algonquins du bas du fleuve.De plus, les habitants d'Hochelaga informent Cartior que le pays au sud-ouest était habité par un peuple ennemi, redoutable à la guerre ; ce peuple peut être les Murons, ou les Iroquois, ou tous les deux ; et, ce «jui s’accorde avec cette supposition, c’est que les Jésuites apprennent en 1642, «pic les Ilurons avaient détruit ce village ; que ce peuple avait autrefois été l’ennemi des Algonquins, quoiquo alors il fut en paix avec lui.L’abbé Fai lion, qui cherche à prouver la thèse adverse, sape par la base l'argument du professeur Dawson, quand il dit que la langue parlée à Stadaconé du temps do Cartier était la langue huronne, et surtout quand il prouve son opinion au moyen de citations de mots usités alors, et qui tous dérivent du dialecte liuron.Ainsi le mot Agouhanna, seigneur, so «lit en algonquin Ôkima, et comme on le sait, à l’arrivée de Cartier, le chef de Stadaconé, Donnacona, était appelé Agouhanna et non Okima.11 en est de meme du mot liuron Canada, qui en algonquin se dit Otenaou.Et l’abbé Paillon donne une nomenclature assez considérable de mots luirons qu’il compare aux mots algonquins, et qui diffèrent essentiellement.Ainsi donc, une opinion probable veut que du temps de Donnacona les habitants do Stadaconé appartenaient à la grande famillo huronne.Peut-êtro les Algonquins avaient-ils habité autrefois la bourgade, mais rien ne le prouve.A’ guerres, lias d’épidémies, pus de migrations connues.Et lour population réunie no se composait que de 10,000 habitants.Comment expliquer que dans un si court espèce do temps cette grande famille eut pu décroître d'mio manière aussi étonnante ?90,000 en 1535, 10,000 ou 1611.Il y a donc exagération duns ce chiffre «le 90,000.• Disons qu'à l’époquo «le Cartier, la imitation aborigène du Canada était de «lo la population aboi 100,000, et nous serons aussi près vérité qu’il est possible de l'être.Je trouve dans le dernier volume du recensement de 1871 «leux considérations qui doivent nous guider, même quand il s’agit d’établir l'état de la population des sauvages à diverses époques les plus reculées.—Voici : 1.Que les sols les plus fertiles ne sont pas ceux qui fournissent en général le plus de chasse ; (pie la pêelic, et surtout la pêche des.côtcs maritimes, est la ressource naturelle la plus abondante «pie trouve l’homme à l’état sauvage.Ce sont les sauvages de la zone 11 plus favorisée sous le rapport du climat et «lu sol qui suppléaient aux deux sources naturelles d’alimentation par la culture du sol : d’autre part, les Esquimaux, dont le territoiie *© compose exclusivement des bords nup et désolés de l'Océan Glacial, parviennent à se faire un régime abondant, bien que grossier, en exploitant une mer presque toujours couverte de glace : 2.Quo les populations sauvages, vivant exclusivement «le chasse et do pêche, ne peuvent augmenter au-delà «lo certains rapports très restreints entre le nombre d’habitants et la superficie habitée, en-deçà desquels toujours elles descendent périodiquement, par la famine, les maladies ou la «ruorre.oscillant ainsi entro un nombre maximum à peu près déterminable (les conditions étant données) ot un nombre minimum évidemment indéterminé.La douceur du climat exerce ici une grande influence, si non en augmentant les ressources,du moins en diminuant les besoins.11 ressort donc de l’examen delà condition des sauvages «pie leur population, môme dans les temps les plus reculés, n’a pas dû déplisser une cortaiuo limite déterminable.C’est pourquoi je suis sous l’impression «que les autours commettent uno erreur grave en portant à 180,000 lo nombre de sauvages qui auraient habité le Canada à uno époque quelque peu antérieure à 1535.Leur décroissance n’a pu s’opérer avec une telle vitesse, que les témoignages «les anciens semblent le laisser croire.Aujourd'hui les sauvages «les l’rovincos Maritimes, d’Ontario et «le Québec, comptent la population suivante : Ile du Prince Edouard.Nouvelle-Ecosse.No u veau • B ru n s w ick.Que bec.On taiîo .Labrador et les déversoirs arctiques 323 1G6G 1403 G9S8 12,978 22,000 •15,358 Les autres provinces de la Confé iération renferment : Mam to ba.*)(««} Colombie Britannique.23,000 Habitant les terres de Rupert.33,500 AUORKtKNEH DU TEMPS DK CARTIER.POPULATION.LEUR Si on en jugeait par la variété et la multitude des tribus on serait porté à croire qu’ello était très considérable.Mais les tribus sauvages ne sont jamais très nombreuses.Quelques voyageurs s’en sont souvont laissé imposor à cet égard par leur language métaphorique, ignorant que 1000 âmes étaient-unc vaste multitude pour elles, et qu’elles n© pouvaient encore indiquer co chiffre par une expression figurée.C' est ainsi qu’en 1753 des sauvages rapportèrent à un colonel américain, que les français venaient l’attaquer avec uno armée aussi nombreuse os peuplades américaines clles-menics ont dft lour origine à des migrations fort anciennes, venues de l’Asie on’dr \Dflr°fr d° 13ohlinff> Hü répandant en dcrii des MoHtagncs-Hochouses et descendant vers les régions méridionales.Ne pourrait-on pas invoquer avec autant de raison la priorité do ccs découvertes, si découverte il y à, en faveur de ces peuplades asiatiques, en reléguant dans l'om- fV.l.Jf ,g:anC!° ,i«uro do Christophe Colomb ?Ainsi Bcrniont rayés do la liste des hommes célébrés, Colomb et Cartier.O est ainsi que, par un raisonnement identique, on voudrait onlcvor ù Jacques Cartier un titre de gloire quo nous Canadmns et Français, étions habitués ù «rts «èî 01 Cf-,n,no immorto1- les aits eties sconces, dit un écrivain con- temporam, los grandes découvertes sont* oujours ducs a dos homines pratiques qui viennent donner lu vie et le movement 8 cetto liste nou» apprend que Canada i dans «os croyances historiques, ou Kannata signifie village.D'ail lours! D'abord, "qucllo était l’orbd nous aider aujourd'hui à guider no3* breuso, et cola*dans une période do pros-1 chacun libre péritd et à une époque où nulle influoneo ' conjectures ; laissons donc islandais, quittait sa patrie, accompagné aux nmtotn ntr/wx â Y do ea famille, pour aller s'établir dim« u J?}?uvor^a do leurs devanciers .j étrangère n’était encore venu troubler îginc do l’état primitif do ces peuples.Pas de Courrier et ;Y hoti roi.en leur gagnant dos terres nouvelles .m., et tous les demi heures jusqu’à 5 hrs p.m.Un omnibus quittera les étables pour l’Eglise Ste-Foye & 1 heure p.m.et 5.30 p.m.Quittera l’Eglise Ste-Foye à 2 heures et 7 heures p.m.|#“En prenant le tramway 15 minutes avant les heures ci-dessus, on arrivera à temps pour prendre l’omnibus.«t* st* r»*wt %» ** .>> • m/\ n 1 j:>i Québec, 31 août 1885.Gérant.208 IMPORT 1 D'AUTOMNE! iVourelles Marchandisfs ! Nous exhibons en ce moment les dernières nouveautés en dans toutes les juianccs nouvelles cl fashionables.PELUCHES en soie, Velveteen.RUBANS Ottoman, Rubans à ceintu ron.1ACHAMIRKS noirs et de couleurs.'FLANELLES unies et de fantaisie.LAINE Ecossaise de Baton (Yarn).LAINE il Agneau de Baldwin, dans les couleurs unies et de fantaisie.CHEMISES blanches pour messieurs COLS en toile j our messieurs, eut passer des contrats d’annonce pour ce journal ô ÎYew-York.Québec.25 mar* *>?7 CALENDRIER * DE LA PROVINCE ECCLESIASTIQUE DE QUEBEC, I.r seul approuvé par Sa Grandeur Mgr f Archevêque de Québec pour l'année 1886 LE CALENDRIER est maintenant sous presse.Publié par J.A.LANGEAIS, SEUL AUTORISÉ.Les personnes qui désirent se procurer ce CALENDRIER sont priées d’adresser leurs commandes immédiatement au soussigné, J.A.LANGLAIô, Libraire-Editeur, 177, me St-Joseph, St-Roch, Québec.Québec, 17 septembre 1885.1103 CONTRATSdela MALLE DES soumissions adressées au-Maître Général des Postes seront reçues à OTTAWA, jusqu’à MIDI, le 23 OCTOBRE prochain, pour le transport des Malles de sa Majesté, sous les conditions d’un contrat pour un terme de quatre années dans chaque cas, aller et retour, entre les enlroits ci-dessous mentionnés, à partir du 1er JANVIER I8SG.CHARLESBOURG et QUEBEC, deus fois par semaine ; LAKE AYLMER et LAKE WEEDON, six fois par semaine ; M ATAPEDIAC et RUNNYMEDK, une fois par semaine ; • QUEBEC et la STATION DU CHEMIN DE FER, (Lac St-Jean), douze fois pir semaine ; RICHMOND STATION et SYDENHAM PLACE.six fois par semaine ; WEEDON CENTRE et la STATION DU CUE MIN DE FER, six fois par semaine.Des avis imprimés contenant îles renseigne merits plus détaillés au sujet des conditions des contrats \ roiet*'*s seront en vue aux Bureaux de Poste ci-‘ t mentionnés, ou au Bureau du soussigné, où i on pourra, aussi se procurer des formules de soumission.W.(».SHEPPARD, ’ Inspecteur des Postes Bureau de l’Inspecteur des Postes, 4 Québec, 7 septembre 1885./ Québec, 19 sejjtembre l S S 5—3 f.279 CHEMIN DE FER Québec et du Lac St-Jean LE et après MERCREDI, le 20 du courant, les trains circuleront tous les Jours (le* dimanches exceptés) j>our et de la station du Palais, Québec, comme suit : ALLANT AU NORI) G,;i5 ».iu.Train mixte laissera Québec pour le Lac Simon arrivant là à 10 45 a.m.5,30 p* m.Train le la Malle laissera Qtié- !>• r pour Saint-Raymond, an i vaut là à 7.15 p.m.* ALLANT AU SUD 1.15 p.m.LA PLUS G HARDE MERVEILLE DU TEMPS MODERNE i’ T' 7.10 ».111.Train de la Malle de Sl-Ravmond pour Québec, arrivant là à 8.55 a.m.Train mixte laissera l#* Lac Simon pour Québec, arrivant vaut là à G.00 p.m.Train do la Mali»* se rendra jusqu’au Lac Simon ics MARDI et SAMEDI, arrivant là à 7.45 p.n.Au retour le train laissera le lac Simon à .S 15 M., arrivant à St-Raymond à 8.45 P u I* ?mêmes jouis.Train e la Malle s?rendra jusqu’uu Lac Simon ks LUNDIS et VENDREDIS, faisant !iai*on avec ks trains le construction de et j»our la Rixière à Pierre.tàfm Les trains circulant sur l’heure du Eastern Standard.Le* trains arrêteront à la iVl.le Rivière Ancienne-Lo~eite.St-Ambrcise, Station de Val earlier, St-üabneJ, Sie-Ualheriue, Lie *t-Joseph et Bourg-Louis.Des omnibus rencontrent les trains à St-Ambroise, pour la Jeune Loretle, à Valcai'tie* pour le village de Yalcarher, et à Sl-GaL»e pour les établissemenis du nouveau chem n L la rivière aux Pins.Des billets de retour sonUémîs les samedi».1 prix d’un passage simple d** première c'i o »: valent jusqu’au mardi suiv irt.J.G - * v p .1 * -'cl.1 «ic.tnrv- • .t.:u: t;' uéî>ev., ;.3 mai >»'5.• •*”» î-,* **'?¦ — - ' •• —7 Lise Pilules et Onguent Holloway 1 LES PILULES Jpurifient le sang, et guérlssea* tous les dérangements du foie, de l’estomac, des reins et des intestins.Elles donnent !s force et la santé aux constii iPcns débiles, sont d’un secours inappréciable dans les in Rs positions des personnes du sexe de tout f Pour les enfants et les vtcdllards, Hios sent d’r' prix inestimable.L’OftGIJi-'.iVr rst un remède infaillible pour les douleurs iaut les Jambes, la poitrine, pour le?vieilles >;• ?surc3, plaies et ulcères.U est excellent pour la goultr et i« rhu.ra iis me Pour les maux do gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour tou»*;* les maladies de la peau, Il est sans rival.Manufacturé seulement i l’établissement professeur HOLLOWAY, 533.RUE OXFORD.LONDRES, et vendu à raison «le !s.!Jd., 2s.9d., Ils.22s., et 33s.chaque boite et pot, et a\: Canada à 3ô cents, 90 cents et S t .50, et ?ei plu?grandes dimensions en proportion.CHEMIN DE FER INTERCOLONI A L : lS85—Arnnig;em(‘iitH 18S5 AVEUTISSE]«rEXT8.-J8 n’al pasd’a-gents aux Etats-Unis, et mer.remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à ï’étiquèlte sur les pots «q les boites.Si l’adresse n’est pas 533, OXKOk*; STREET.LONDRES, il y a falsification.Les marques de commerce de mes remèdi sont enregistrées à Ottawa et à Washington.Signé • THOMAS HOLLOWAY, 533, Oxford Street.London Québec, 2 novembre 1 SS 1 — ! an.C T E rt après LUNDI, le/JUIN 1885, les trains JLi ds cett* voie ferré- circuleront chaque jour j f dimanches except» s,] comme suit : 1 Les trains quitteront Lévis I Pour Halifax et St-Jean.8.15 A M.• Sle-Flavie.2 15 I».M.• Rivière-dti-Loup.5.20 P.M.Les trains arriveront a Lévis Do la Rivjère-du-Loup .5 13 A.M.« Ste-Flavie.! 35 P.M.Halifax et Saint-Jean.7.23 P.M.Le char Pullman, quittât» Pointe Lévis, les MARDIS, J ht DIS et SAMEDIS, st* rent jusqu’à Halifax, et celui panant les LUNtiIS, MERCREDIS et VENDREDIS arrête à St-Jean.Les trains circulent sur l’heure du Eastern Standard lime.* On peut se procurer des billets et obtenir de?informations sur la route, Je prix du fret et des passagers chez T.LAVERDIÈRE, 49, rue Dalhousie.Québec.D.POTTING K R, Surintendant *n chef.Bureau du chemin de fer.Moncton, N.B., 26 mai 1885.Québec, 20 juillet 1885 ' H) L'EïittM ia ffivérei PÈRE W1LDS.Lo Itér.Père Z.F.WXldf, mlülonalro très connu do In ville do New York, et frère do fou l'éminent Juge "Wild*, do lu Suprême tour du Massachusetts, écrit ce qui suit : •• 73 P.rAih SU, Ktw York, 1C Mai, 1862.' MF.5UKS.J.C.Ayki» A Co: , , , jd foi», l'hiver dernier, en proie a uno humeur qui torturait mes im-uihrcs do ucnihii-ceftisons intolérables; la nul! surtout mes tout! rances étaient terribles, outre leu tiemtîi-coulions, un feu intent*» mu consumait, 1! m'était iin|K»us!ble de supporter la plus légère couverture.»I« soutfrals en mémo teinj»» d'uu violent catarrhe, et d’une toux cutar-rheuso ; j'avais perdu l’appétit, «t mon système était au plus bas.Connaissant la valeur do la SAU>i:i*AKEii.Ln d’AYEK, soit par observation dans plmieura cas do maladie, soit i»ar l’u«age quo J'en avait lait mol Oiêmo quelques années auparavant, je comint ncai X m’en servir.|*cur mettre, s’il était jKiisihlc.un terme à mes horribles soutîrauces.Mon aplatit commença i revenir presque à la première dose.Après un temps très-court lu lièvre et les démangeaisons te-* calmèrent, et tout signe d'irritation de la i*au disparut.Mon catarrhe et ma toux diejarurcut aussi, et ma santé s’améliorant graduelleinent est dovenao excellente, «b* me sous cent |* a la S\i>i:rAnKii.i.i.que 30 rocoinmnndd en toute confiance comme la meilleure médeeipi* injur purifier le sang.*J’en prenais trois petites dose- p.*r jour, et avant que la deuxième llaeon fût fini, ma santé était complètement rétablie.«î*.* nu*ts ceu fait* i» votre disjK-itiou, vous devriez les publier dans l’intérêt de nos semblables.A vous, avec rc?|»oct, /.1 .^ ILI»S.% l/y cas cité cWc-Vus est un entre mille.Notis recevons journellement des ntteitations du cures merveilleuses, toutes prouvent !n faculté do la Sai-si:i'ai:kim.c p’Ayeu pour guérir toute*, lo- maladies provenant du l'impureté et de la pauvreté «lu sang et d'unu vitalité affaiblie.La Salsepareille d'Ayer purifie, enrichit, et fortifie le sang, stiraulo l’action de l’estomac et de* intestins, et par conséquent met le système ii môme de résister avec succès aux attaqués de touten les Mu-lndb'H Scrofuleuses, Éruption* «b* 1*» Peau, llluiiiiHtisines.Catarrhes, I>éhl-lit** Générale, et tous les désordre* résultant d’un sans pauvre corrumpu et d'uu système faible et débile.rr.traut:r tau i.r.Dr.J.C.Ayeri.Co., Lowell tMass.En vento dan?toutes le* Pharmacies; prix $1, six flacons jour Ç3.§500 de récompense NOUS paleron» la récompense ct-d^sus pour chaque cas do maladie du foio, «lyspo^ie, mal de tête, indigestion, constipation que nous ue pourrons pas guérir avec les pilules végétales pour le lo’e du L)r West, lorsque l’on aura suivi exactement les prescriptions.C**r pilules sont puremen t v»'gétaies ét donnent toujours satisfaction.Elle?sont recouvertes avec du sucre et en grandes boîtes contenant 30 pilules ; prix 25 CENTS.A vendre chez tous les j harmneiens.Déliez-vous des contre-façons et des imitations.Les véritables sont faites seulement par JOHN G.WEST A CIE, fabricants de pilules, SI et 83, rue King Est, Toronto, Ont.Un paquet d’essai sera envoyé gratis par la malle sur réception d’un timbre do 3 cents.• En vente par .T.J.Veldon, 120, rue St-Joseph, Québec.I t:.J.I w FABRIQUANTS DE PAPIER ' * A 1^.PAPETERIE L0RETTE FABRIQUENT le feutre pour toiture, lambrlsage et pour mettre «ous les tapis.Aussi boites à allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers à euveiopper et à Imprimer A la Papeterie du Pont Rouge On fabrique les cartons en bols, pour boites carton de paille, et pulpe de bois.MM.REID font l’Importation et le commerce de Voûtes sortes do papiers, effets pour relieurs, tapisseries.Ils gardent toujours en magasin un assortiment de papier.demétaux, eide fournitures pour U marine, etc., etc.w ün paye le plus haut prix pour toute sort»?d* toile, cordages, chiffons, rognures U papier toutes sortes de vieux métaux.Québec, 26 octobre 1882.x LIGNE DE LA MALLE RO YALE.Jêr j£*.>.DR VAPEURS ALLANT AU SAGUENAY, Tadousac, ' Cacouna, Rivièrc-du-Loup et ' Mal baie.commencer le 8 du présent, le vapeur de première classe bien connu A ^ UNION,” Capt.Barra», partira du quai St-André comme suit : Les MARDIS ol VENDREDIS, A 7.30 h.A M., pour Chicoutimi et la Baie des Ha ! lia ! et arrêtera à la Baie St-Paul, Eboulements, Ile aux Coudrcs.Malbaie, Rivière-du-Loup, Tadousac et l'Anse St-Jean.LOUIS .U OBI K, 8TA TUA IRE COIN des RUES CLAIR FONTAINE et BURTON, QUARTIER MONTCALM, QÜKKEO Québec, 5 mai 1**3 ?* P.T.LEGARE ENTREPOT d’instruments Aratoires 461, Rue St*V:iilrr, ST-SllVEIR, QUEBEC.QuAoec, 3 avril 1885—4m 190 LA COMPAGNIE DES Steamers de Quebec Lh steamer Miramichi, capitaine A.Baquet, a 1 intention do partir pour Pictou.arrô* tant à la Pointc.au-i>ère, Percé, Summersido et Charlottetown, MARDI, le 22 SEPTEMBRE à 2 heures P.M.’ Ce steamer offre un excellent confort aux assagers.Pour le fret ou les passagers, s’adresser h ARTHUR AI1KRN.* n./» 1 • ^uai Atkinson.Québec, 3 juillet 1885 202 On peut se procurer des billets et retenir de?cabinésau Bureau Général des Billets vis-à-vis l’Hôtel St-Louis, et au Bureau do la compagnie de- Navigation A Vapeur du StLaurent, quai St-André, et à bord du vapeur.A.GABOURY, Secrétaire.Québec, 7 septembre 1185 jg} M cil renie Au bureau du “ Courrier du Canada.HISTOIRE DE LA Paroisse du Cap Santé DE 376 PAOES, Par M.l’abbé GATIEZ.Pr,X .—.50 Cls LA SANTÉ EST LA RICHESSE Le traitement du docteur J.C.WES T pour les nerfs et le cerveau e;t un spécifique surcontre l’hystérie, les étourdissements, les con*.iris ons, les accès, les névralgies nerveuses, les maux *)o tête, l'affaiblissement des nerfs causés jwir l'usage de l’alcool, ou «lu tabac, affaiblissement •lu corps, de l’esprit, ramollissement du cerv» au.conduisant à la folie, à la décrépitude et à U mort, vieillesse prématurée, stérilité, et tontes maladies causées par un excès de travail do l’esprit, ainsi que tout excès de tout autre genre.Chaque boîte contient des remèdes pour ur> mois.Un dollar par boite, ou six boites pou?cinq dollars ; emoyées par la malle, sur récep-pr.x.Nous garantisser»3 qnc six boîtes guériront tous les cas.Avec chaque commando quo nous recevrons pour six boites, accompagnées de cinq dollars, nous expédions a l'acheteur la garantie écrite que nous lui remettrons son argent, si lo traitement n’opère pas uno guérison.Les garanties seront données par J.J.VELDON.Pharmacien, 120, rue St Joseph, Québec seul agent autorisé pour la vente de ces remèdes, Québec, 6 décembre 1884—lan.100 CONDITIONS —DU — Courrier du Canaik £srix «Se FAboBasieiaqciïi ; ÉDITION QUO TIDIENNR.CANADA runan.g 0.00 et J W® payable (l’amnce, etxts-ums.{TroiTmoisTï:’;;;:::;:.fî;2S ANG LETKRRE.| Six moiç.| aJJj l Trois mois.*• FRAN(’r JÎTiv ëa •.•• ^^Fraiurï .i s»x mois.30 1 ri-ore moi- \:i .TARIF des annonces.Dos annonces sont Insérées auj «on*,-,,., suivantes, savoir : ünn,noh; Eix lignes et au-dessous.-n Pour chaque insertion subv-quëntï'*^f1' Pour les annonces d’une plus grande étendu olle.-.seront insérées à raison de 10 contins mr ligne pour la première insertion, et Jl £uu'i I pour les insertions subséquentes Réclames : 20 cents la ligne doSn?ran»droS.f!amCSl ’i,!S 8;>ü— Lcger Hr o us&*
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