Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 26 janvier 1889, samedi 26 janvier 1889
«fSterne Année ^o_l#ï-Edition qnotidienne-llème Année Samedi 26 Janvier 1886 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J* ET J’AIME.THOMAS CH A HAIS, Réducteur on Chef.•V Inauguration la Salle d’Exerricc a Montreal l’reKcifetutioii a sir llrrlor l>iftieoui*.H par sir John, sir Adolplie et les honorables Cosli^an et l’ester L’inauguration de la Salle d’Exer cice Militaire a été ces jours derniers l’occasion d’une ovation des plus imposantes en honneur de Sir Hec tor Langevin.Le premier ministre sir John A.Macdonald et ses collègues, sir Adolphe Caron, ministre de la milice, l’hon.M.Costigan, ministre de l’intérieur et l’hon.M.Foster, ministre des finances, avaient rehaussé par leur présence l’éclat de cette belle fête.Le drapeau britannique Ilot tait au-dessus do l’immense édiliccet la porte accédant aux quartiers du tiôèmt» bataillon était ornée de drapeaux variés, de banderolhs allant se relier à une cartoucVe portant les initiales du ministre des travaux publics.Les décorations de la salle étaient du meilleur goût et témoignaient du talent des artistes de la maison Beullac.Sur un piédestal dont le pied était orné de Heurs et de plantes exotiques se dressait la statuette en bronze du héros de la fête.A côté du piédestal était une splendide corbeille de Heurs odoriférantes.Sur une couche d’immortelles on lisait nières années votre administration a été caractérisée par la construction d’édifices publics tels que le bureau de poste et autres travaux très importants dans cette ville et par toute la Confédération, mais dans aucun peut être vous n’avez déployé tant de sollicitude pour qu’il répondit parfaitement à l’objet auquel il était destiné,que celui dont nous célébrons aujourd’hui le parachèvement.Cette salle d’exercice est, en eflet, un édifice dont tous les citoyens de Montréal ont raison d’être fiers.Comme la cité a généreusement fourni le terrain dispendieux, vu sa position centrale, il fait plaisir de le voir occupé par un monument aussi imposant.Nous espérons de plus, monsieur—et nous sommes en ceci l’écho du sentiment général— que vous continuerez à donner des preuves de l’intérêt que vous portez à notre ville, que vous continuerez l'œuvre à laquelle votre nom est attaché en améliorant les avantages du port de Montréal el en secondant les efforts de nos principaux citoyens pour l’agrandissement et le développement de notre commerce et de none navigation océanique.fin tarminont, Sir Hector, nous vous prions d’accepter, en souvenir de cette occasion, votre statue en bronze modelée et coulée à votre intention à Paris, par notre artiste distingué M.Hébert.LEGER B ROUSSEAU, Eclil&}iv~Bi*oprwt((ivc* .« n , , , Vous remerciant pour votre pre- 1 inscription en petites Heurs bleues % „ ,r A , , , .„ sence an milieu de nous, cotte npres- “ Montréal to sir Hector.’ .1 La plateforme destinée aux minis- tres était entourée de plantes vives produisant un joli coup d’œil.A deux heures et quart, les ministres firent leur apparition dans la salle aux applaudissements de la nombreuse assistance.Ils étaient escortés par Son Honneur le maître Abbott et M.Emmanuel St Louis, l’entrepreneur de l’édifice.Sir Hector fut invité à monter sur la plateforme et le maire de midi.Non* demeurons, Sir, Vos obéissants serviteurs • Cette adresse était un véritable chci-d’œuvre d’enluminure exécuté par M.Edwin Cox.fille était encadrée de feuilles d’érables dessinées sur un fond d’argent.Elle était renfermée dans un très riche portefeuille en cuir de Russie.fille portait la signature du maire Montréal, ayant à ses côtés les mi- fa Montréal ; de l'évêque anglican nistres fédéraux, lui donna lecture j| Bond, de Montréal ; de Thon.M.de T adresse suivante : 1 Drummond, président do la chambre A l’honorable sir Hector Langevin, K.G.M.(i.C.r> P.C., etc.ministre des travaux publics.Honoraire et cher monsieur.Les citoyens de Montréal, de toutes les classes et sans distinction d’aucune sorte, s’unissent cette après midi pour vous présenter leurs respects et vous payer leur tribut de remerciements pour la manière digne et majestueuse avec laquelle vous avez mené à bonne fin la construction de la salle d’exercice delà milice, de Montréal.Comme ministre des travaux publics pendant les dix der- de commerce ; M.Andrew Robert-sou, président de la Commission du Havre ; A.Desjardins, M.V.; D.Girouard.M.P.; F.Vouasse Verte-lèuiilo, M.P.: J.P.Rottot, M.D.; l échevin Laurent ; col.T.T.Turn-hull, 1).A.G.; Edward Murphy ; colonel Frank Bond ; le major Hector Prévost : le col.Ouimet ; C.P.Hébert, A.T.Lépiue, M.P.Sir Hector, après que ses collègues eurent pris place à côté de lui sur la plateforme, répondit à l’adresse qui lui avait été lue en anglais et en français.11 remercia le maire ei les citoyens de Montréal pour P ovation qu’ils lui avaient faite et particulièrement du cadeau de sa statue qui resterait, dit-il, dans sa famille, comme un souvenir de cette belle fête.Il était d’autant plus sensible à cette démonstration qu’il y voyait la présence d’un grand nombre de personnes qui ne partageaient pas ses opinions politiques.c’était une preuve que ses actes méritaient l’approbation de ?es ennemis.li dit qu’il continuerait à porter un vif intérêt à la prospérité de Montréal, particulièrement à son havre et à son chenal.Ce n’etait pas un intérêt officiel, mais un intérêt canadien.Ce qu’il faisait pour Montréal, c’était dans l’intérêt de toute la Puissance.Le discours de Sir Hector fut souvent interrompu par les applaudissements enthousiastes de la foule.Sir John parla ensuite et fit avec le tact et l’esprit qu’on lui connaît les éloges de son collègue aux travaux publics et le félicita de la construction de la salle d’exercice.Sir Adolphe, 1’hon.M.Costigan et M.Foster parlèrent ensuite et abondèrent dans le mémo sens que le premier ministre.Après ces discours les ministres furent invités à un goûter au champagne servi par le maître d’hôtel du St-Lawrence Hall.Parmi les personnes présentes à la démonstration, nous avons remarqué,;'! part de celles qui avaient signé l’adresse, leséchevins Laurent, White, Martineau, Robert, Stevenson, Cunningham, Malone, Donovan, Rolland, Rainville, Clendinneng, MM.le consul-général Dubail, le vice-consul Sehwob, le consul-général Munder-loli, H.Montplaisir, M.P., Desaul-niers, M.P., Bain, M.P., le sénateur J.P».Gnévremont, l’hon.M.Lavio-letto, le Col.Lamontagne, D.A.G.Jos-X.Perrault, Jos.Duhamel, C.R.L.Huot, F.Massey, R.Roy, C.R.L.Ethier, Geo, Bail, maire de Nicolet, J.Cameron (de Québec), L.Gralibert, Victor lludon, J.M.Fortier, col.Hughes, le chef Benoit, J.O.Villeneuve, C.N.Armstrong, J.O’Neill, l’ex-chef Paradis, le colonel F.Cavcr-hill, le colonel Lyman, Â.F.Gault, Moïse Brossard, Victor Hudon, Geo.W.Parent, J.M.Dufresne, Arthur Dansereau, J.G.H.Bergeron, M.T., etc., etc., Au dessus de la table du banquet, on lisait sur une banderole bleue ces mots en lettres d’or, “ Honneur au ministre des Travaux Publics.” MANIFESTE DE LA milTnilIT-JFJS-MPTIffl DK QUEBEC.Depuis le 24 juin 18S0, la société Saint-Jean-Baptiste do Québec n’a pu enregistrer dans ses annales aucune de ces"grandes célébrations qui font époque, et ravivent dans les cœurs j l’enthousiasme national.Après huit J années d’intervalle le comité de régie de la société St-.lean-Baptiste'de Québec croit devoir saisir la magnifique occasion qui lui j est oli’ertej d’organiser une célébration nfémorable, une de ces glorieu- .ses'fètes do la patrie, qui laissent j après elles des souvenirs vivaces et ?d'ineffaçables émotions.| fin 1855.notre société célébrait, avec un éclat dont Québec a gardé | la mémoire, les exploits et la vertu | guerrière des héros tombés au champ d’honneur dans la dernière grande journée militaire de la Nouvelle-France.C'était la pose de la première pierre du monument des Braves à Sainte Foye.Cette suprême victoire avait été comme le tombeau de la France américaine, mais un tomboau glorieux d’où notre nationalité était sortie au jour fixé par la Providence, pleine d’une vitalité et d’une jeunesse nouvelles.Aujourd’hui, c’est le berceau du Canada français que la société Saint-Jean-Baptiste de Québec est^appelée à consacrer par une fête d’inauguration et de commémoration.Près de l’antique Stadaeoné, au confluent de la rivière Saint-Charles, la Cabir-Coubat des aborigènes, et du ruisseau Lairet, s’élève un petit promontoire bien humide au milieu de la grandiose nature qui l'entoure, mais fameux dans notre histoire.C’est là que Jacque6-Cartier abrita ses nefs aventureuses lorsque, poussé par le génie de la France et du Christianisme, il vint aborder les rives canadiennes et braver pour la première fois les rigueurs inconnues de nos âpres climats.C’est là que le rua-louin vaillant, notre premier ancêtre historique, jeta en terre la croix conquérante et civilisatrice.C’est là que des enfants de fidèle et «atholique Bretagne hiverner en/, il y a plus de trois siècles, parmi ces neiges et ces glaces,uniquement foulées jusqu’alors par le pas léger des naturels.C’est là, enfin, notre berceau, le berceau de notre race en Amérique, enfoui encore, après Cartier, dans soixante- ûrîïj «vu.-: louze ans d’oubli, mais retrouvé par Champlain, fondateur de la Nouvelle-France,comme l’intrépide capitaine de la Grande Hermine en avait été le découvreur.En ce lieu mémorable, s’élève aujourd’hui, grâce à l’initiative du comité littéraire et historique dm Cercle catholique de Québec, une croix, facsimile de celle que Jacques-Cartier y planta le 3 mai 1530.fin face do cette croix on pourra admirerf au mois de juin prochain, un monument en granit des Laurentides, érigé par les soins du même comité, el qui gardera pour les générations à venir, avec la mémoire immortelle du découvreur, le souvenir sacré des apôtres du Canada qui y fixèrent leur première résidence, en 1625.Invitée à inaugurer, le 24 juin prochain, ce monument national par la célébration d’une messe solennelle, la société Saint-Jean-Baptiste de Québec aurait cru manquer à ses traditions en déclinant cet honneur.Son Eminence le cardinal-archevêque de Québefc a béni le projet, cl maintenant nous faisons appel au public canadien, à toutes nos sociétés natio-.nalcs, à tous les rangs et à toutes les classes, pour qu’ils nous aident à en assurer le succès, en faisant de cotte célébration extraordinaire un.» fête grandiose entre toutes.Que les bonnes volontés s'unissent donc dans un commun effort, que chacun mette la main à l’œuvre, et le 24 juinjprochain, la vallée do la rivière Saint-Charles verra un • admirable spectacle, qui commandera le respect des nationalités étrangères, et dont nous pourrons consigner le souvenir dans nos annales avec un légitime orgueil.Là toutes les forces vives de la patrie se trouveront réunies dans un magnifique déploiement de pompe religieuse, civile et militaire.Un prince de l’Eglise catholique, le premier cardinal canadien, célébrera les saints mystères sur cette plage où, il y a trois cent cinquante trois ans Dom Guillaume LeBreton et Dom Anihoine les célébraient pour une poignée de matelots français perdus au milieu de peuplades infidèles.in touchant hommage au fils glorieux de St Malo, à Jacques-Cartier, apitaine-général au service de François premier, par la grâce de Dieu roi de France.Ce sera là un grand jour.Ce pèlerinage triomphal au berceau de notre patrie, sera fécond eu douces émotions et en salutaires enseignement.Nous y puiserons tous ensemble un plus ardent amour pour notre cher pays,une plus vive intelligence de son iôle et de sa mission,une détermination plus ferme de mettre eu commun nos efforts pour assurer eon progrès et sa grandeur.Enfin, et c est là une considération bien propre à stimuler notre ardeur, une grande idéej pratique naîtra, espérons-le, de cette solennité nationale.L inauguration du monument Cartier-Brébeuf devra donner l’élan à d’autres manifestations de la gratitude et de l’admiration [publique envers nos héros o! nos grands hommes.Nos historiens ont écrit, l’histoire canadienne on des pages immortelles.11 nous reste à l’écrire sur le marbre et l’airain Champlain, Maisonneuve, Lavai, Montcalm, et tant d autres, n ont pas encore leur statue sur nos places publiques.Faisons du 24 juin prochain, le point de départ d’un généreux mouvement pour la glorification de nos hommes illustres, et nous aurons bien mérité de la patrie.Nous appelons donc,, encore une fois, le concours déboutes les bonnes volontés, et, si nous l’obtenons, nous pouvons assurer d’avance que le 24 juin 1889 marquera une date mémorable dans l'histoire de nos célébrations nationales.Agriculture AVANTAGE DE L'INCUBATION ARTIFICIELLE Lo.s agriculteurs, soucieux de pourvoir à la multiplication de leurs oi’ seaux de basse cour, devront toujours luire choix d une bonne race, leur donnant le plus d’œuls possible, ceux-ci t entrant pour une bonne part dans les L'éloquence chrétienne fera entendre ! recettes de la ferme.ses accents auxquels répondra le' De toutes les races, c’est celle de généreux écho de l’éloquence patrio-1 lloudan qui donne le plus d'œufs : Dque.In chœur puissant fera! nous ne saurions donc trop la recom- monter jusqu’au ciel léchant de la! mander.foi catholique, et la voix sonore du' Les couveuses artificielles sont ar-canon, dominant la vaste rumeur de rivées, aujourd'hui, à un point de la multitude,proclamera à sa manière ' perfectionnement tel que les résultats la grandeur de la patrie, Et puis, 1 en sont absolument assurés: H va qui sait, des marins français évoquant1 donc un intérêt réel à laisser les le souvenir de notre France tant poules à leur ponte cl à faire couver aimée, viendront peut-être en ce jour leurs œufs dans la couveuse artifi-de réminiscences nationales, rendre cielle,cclle-si étant toujours disposée rnuu.KToN df COU RR IKK OU ( A N A l K\ *2(3 Janvier 188!*— N° 50 LU CHIMb DKS A i.idienne donnera deux conceits.Le premier aura lieu h* pii inier de février.Le second le quatre février.Les billets sont mis en venu* « liez Pruneau «.N Kitounc, 23, rue la Fabrique.Le plan de la salle est visible m* dix heures jusqu’à quatre.Une requête Une roquets des frincs-tar* ue-.i rs de la paroisse de St.-Nam-so «ta 1* ac i-vage, demandant de faire «tas travaux à l’intérieur et à l’eMéri-Mir de leuréglisi* paroissiale et de là sim.-tie.ayant e ê présentée à S>.i E niiieuce le cardinal archevêque
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