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Titre :
La vigie : journal de critique et d'opinion
Éditeur :
  • Québec :R. Landrieu,1906-1913
Contenu spécifique :
mercredi 3 février 1909
Genre spécifique :
  • Journaux
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La vigie : journal de critique et d'opinion, 1909-02-03, Collections de BAnQ.

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PERFECTION DAMS les CIUARHS Dixie et Camille Tho Miller & Lockwell Co.Ltd.LA REPUTATION DES CIGARES GARCIA MORENO II & POLO ¦ EST CONNUE I JOURNAL DE CRITIQUE ET D’OPINION Tho Miller & Lockwell Co.Ltd.ll Vol.3-No.55—Québec, 3 Février 1909 Abonnement : ,$1.00 par 1 cent le numéro.Sntie insertion, iOf.In lirnie.Publié mercredi et samedi par la Cle- Vigie, 8 rue Collins, Haute-Ville Wx'" i Chronique d’Ottawa 2 février 1909.La Chambre a commencé l’étude- des estimations budgétaires pour l’année fiscale 1909-1910.L’une des premières escarmouches a eu lieu au sujet de l’augmentation du traitement des fonc- position à critique la qualité des employés, et à faire des suggestions plus ou moins saugrenues pour rogner les dépenses, supprimer les charges et cependant arriver à une pleine efficacité du service.Evidemment l’on parle souvent pour la galerie, et les suggestions d’économie ne sont faites que pour faire croire que ces lions conservateurs auraient fini par acquérir une vertu dont ils n’ont guère donné de preuves durant leurs années de pouvoir.11 se dégage toutefois du débat général cette leçon que le service civil au Canada est supérieurement organisée, et que les fonctionnaires sont justifiables d’obtenir une rémunération plus équitable de leurs travaux.C’est ce que le gouvernement libéral de sir Wilfrid Laurier se propose de faire dès cette session du parlement, en demandant un crédit plus considérable, et la grande majorité de la députation paraît favorable à cette politique.Pour des raisons bien explicables, la députation n’a pas encore eu l’occasion de se connaître parfaitement, et nous avons bien raison de croire qu’il s’écoulera du temps avant que l’intimité se fasse.Cette remarque nous est suggéré par l’observation de certains faits bien caractéristiques et qui donnent ouverture à toute une enquête sur la mentalité des divers groupes de la Chambre.Si les causes de rapprochement sont assez nombreuses, les causes d’éloi-gnement le sont peut-être davan- La première et principale occasion d’hostilité nous paraît bien être le groupement politique.Chaque parti occupe un côté de la Chambre, et semble former comme une garde d’honneur autour des chefs.Il y a bien une “colonie” libérale qui occupe un certain nombre de banquettes du coté gauche de l’Orateur, mais la encore,malgré la proximité des députés conservateurs, il y a une ligne de démarcation très visible, et l’on dirait que les libéraux de la gauche sont plus entiers que ceux de la droite, comme s’ils sen- taient le besoin de se protéger contre une contamination possible.Ce sentiment est naturel, car 1 opposition n’est rien moins que pacifique cette année.Ses premiers assauts, qui se continuent sans interruption, ont eu pour conséquence de provoquer chez les partisans de l’administration une alliance défensive dont l’existence constitue un état de guerre permanent.C’est ainsi que les députés sont tenus d’occuper leurs sièges à toutes les séances, ne peuvent s’absenter qu’en en prévenant ceux qui sont chargé de veiller à la concentration des forces du parti, et doivent, à tout moment , être eu mesure de répondre à l'appel du clairon.Il est facile d’imaginer que, dans ces conditions, il règne un certain état d’hostilité entre les deux partis rivaux, hostilité que .parviendra peut-être à diminuer une plus grande fréquentation des députés, mais qui n’en est pas moins un peu gênante au début de la s A part cette division de partis, nécessaire dans notre régime parlementaire.et que nous croyons favorable au fonctionnement judicieux des institutions constitutionnelles, il existe des groupements par provinces et par nationalités.11 est bien certain que la mentalité de la députation des Provinces maritimes diffère considérablement de celle des députés des provinces de l’Ouest et de la Colombie Anglaise.I)c même, il est raisonnable de trouver des différences notables entre les représentants des provinces anglaises et ceux île la province de Québec.Cela n’est pas toujours très sensible quand il s’agit des relations sociales et de l’entregent de chaque jour: mais, quand on en arrive à discuter des questions politiques,, il surgit assez fréquemment des conflits'qui laissent planer une certaine indécision dans les esprits.Nous ne nous plaignons point de cela non plus, parce que ces divergences d’opinions font mieux comprendre la nécessité de ne pas envisager les questions au point de vue étroit des intérêts locaux, et de considérer l'intérêt du pays avant les exigences parfois trop étroites des milieux où nous avons coutume d’évoluer.Une nouvelle infamie nationaliste Voilà que ça recommence.Le Xationtdhtc est déjà fatigué d'être à peu près convenable.Il traite un de ses confrère- de “vieille garce”; mais ce qui est moins pardonnable, c’est qu’il manque de nouveau au respect dû à la justice, eu commentant une cause pendante, et surtout en mentant plus effrontément que ja- Voi dernier roman judi- Au cours de la même session, un autre fait, non moins intéressant, s’est produit.—La Vigie venait d’être condamnée pour avoir publié, contre M.Huard, un libelle atroce, et il s’agissait de tirer M.Barthe d’embarras.Le juge ayant omis d’inclure dans le dossier le texte de ses explications au jury, les amis du journal imaginèrent de faire déclarer par la Législature que tout jugement rendu sans cette formalité devait être considéré comme nul cl non Dans une même journée, le même bill est adopté eu première, en deuxième et en dernière délibération: et le lieutenant-gouverneur, retenu en délibération dans le couloir de la Chambre spécialement à cette fin, sanctionne le projet, à minuit passé.La nouvelle loi entre en vigueur au moment même et, comme le jugement ne doit être signé que plusieurs heures plus tard, le défendeur, M.Barthe, est sûr d’obtenir gain de cause en Cour d’Appel.Voilà à quoi ils ont dc.pi tait | servir le mécanisme parlementai- j re.Voilà ce qu’ils sont capables j Il n’y a pas un mot, pas une syllabe de vérité dans ce qu’on vient de lire.Tout cela est de pure invention, imaginaire et faux du commencement à la fin.La charge du juge au jury dans l'affaire en question a été prononcée le 11 avril.Le bill amendant le code de procédure civile quant aux procès par jury avait été présenté à la Législature longtemps auparavant, par M.Ernest Iloy, alors député de Montmngny, et absolument étranger au procès en ques- Le bill passa en première lecture le -'10 mars, en 2e lecture le 8 avril, et fut sanctionné avec près de deux cents autres lois le 1-1 avril, à 8 heures de l’après-midi (voir Journaux de la Chambre, 1908).Le jeune fou renié, qui a signé de son nom cette fable perfide, parle en étourdi, sans même avoir l’air de comprendre ce qu’il dit, quand il affirme qu’on a fait passer cette loi à la vapeur pour ce cas spécial, que li trois lectures du bill ont c lieu le même jour, et que l’on fait attendre Son Honneur lieutenant - gouverneur jusqu’après minuit tout exprès pour fournir à la Cour d’Appel une raison de renvoyer la cause.Enfin, veut-on savoir à la de- été passée ?C’est M.T.-C.Cas-grain, l’ancien procureur-général.qui a écrit en ce sens au ministre actuel de ce département, sir Lonïer Gouin, bien avant l’instruction du procès en question, et cela à l’instigation des juges de la Cour Suprême ; pour cette raison bien simple qu’une cour siégeant en appel dans les causes instruites devant un jury a besoin, pour rendre justice, du texte de la charge du juge au jury telle qu'elle a été prononcée.C’est là-dessus que la Législature a été saisie du projet 'le loi, qui a passé par la filière régulière comme nous l’avons dit plus haut et qui a pris force de loi le 14 avril dernier, quelques jours avant la prorogation.Et, devant tous ces faits, le AVz-tionulislr a le toupet de parler de complot, d’affirmer qu’on a fait passer cette loi à la vapeur, que les 1ère, 2e et 3e lectures et la sanction se sont faites le même jour, pour couvrir un cas particulier: On a vu plus haut que tout cela est faux, arclii-faux.N’est-ce pas un infâme abus du droit d’écrire que de mentir aussi cyniquement, de provoquer la discussion sur un procès pendant, d’attaquer un adversaire sur un terrain où il ne peut se défendre?Nous ne saurions croire que les avocats de M.H nard ou ce dernier fussent les auteurs de pareilles inventions.Mais alors, qui peut avoir intérêt à faire semblables appels à l’opinion publique?Chercherait-on à influencer le délibéré par ces prétendus sennda- Nous aurions certes beau jeu à rétablir les faits, si pour cela il ne fallait pas entrer dans le mérite de la cause su h judicc.Mais le respect que nous devons à la justice nous interdit tout commentaire, et,dussions-nous en souffrir, nous ferons notre devoir de bons citoyens.Le seul droit que nous puissions exercer, c’est de signaler au public cette manœuvre canaille de gens qui ne reculent devant rien, pas même devant les mensonges les plus éhontés, pour nous nuire.Un grand pays Le Canada est plus vaste, d’environ 178,(100 milles carrés, que les Etats-Unis, avec une population qui n’est encore que d’un douzième de celle des Etats-Unis.Le Canada est aussi grand que trente Hoynuiues-Unis, et pourrait contenir dix-huit Allema- •and iquc aussi superficie que toute l’Europe, et a deux fois l’étendue de l'Inde Britannique.Il a dix-huit fois | étendue de la France, vingt fois celle de l’Espagne, et trente-trois fois celle de l’Italie.Le Canada représente en super- | ficie le tiers de l’Empire Britan nique, et la moitié de ce vaste territoire n’est pas encore arpenté.Un quart seulement du pays est occupé, et moins d’un huitième mis en culture.Le Canada renferme approximativement 3,729,005 milles carrés de territoire, dont plus d’un tiers est encore inexploré.Les régions non explorées de Mackenzie, d’Ungava et de Franklin sont d’une plus grande étendue que la Chine.La distance de Halifax couver est plus grande q de Londres à Halifax.Le Canada ombras; 48 degrés de latitude, égale à celle de ltome Il y a vingt ans, le revenu du Dominion était de *30,000,000 et la dépense d’environ $30,750,000.La dette nette 'était de $234,000,-000.Le chemin de fer du Pacifique Canadien se débattait tant bien que mal.L’immense Nord-Ouest était une vaste solitude.Le Manitoba avait une population éparse.Les provinces de 1 Alberta et de la Saskatchewan n’existaient pas même en imagination.Le commerce total du Canada n’allait pas à $200,000,000.Les mines du Canada produisaient à peine une couple de millions de piastres.On était loin de songer à un nouveau transcontinental ca- que celle distance nadiei L’ai nitoha il entier, il y avait au Ma-dans les deux nouvelles provinces voisines 9,500,000 acres sous semence, qui ont produit ensemble 233 millions de minots de grain.Le nombre de bestiaux dans ces trois provinces seules est aujourd’hui évalué à 2,073,840 bêtes à cornes, 737,059 clic 307,082 moutons.La production minérale du C'a Sans rancune Nous lisions hier dans la Presse de Montréal cette dépêche qui nous a donné profondément il réfléchi] Québec, 1.— Le Conservatoire Lassai le obtenait, samedi dernier un nouveau triomphe bien mérité.La population s’est montrée charmante iX l’endroit des Montréalais, et c’est en vainqueurs que les acteurs ont fait leur entrée en ville.Les étudiants ont porté la troupe sur leurs épaules, de la gare il l’hôtel.Plus de deux mille personnes ont applaudi et acclamé les deux représentations d’"Athalie” et de “Madame reçoit.” Cet incident charmant nous remet en mémoire une scène tout-à-fait différente.L’an dernier, la Société Symphonique de Québec, qui venait de remporter un brillant succès au concours du gouverneur - général, allait, elle aussi, donner une matinée et une soirée il Montréal, au Monument National.Trois semaines il l’avance,les journaux de la grande ville faisaient force réclame ; il en croire quelques-uns, le public brûlait d’applaudir nos distingués virtuoses dans le même programme qui leur avait valu les palmes nationales.L’audition eut lieu un samedi, jour de congé, exactement comme pour le conservatoire Lassalle il Québec.Mais là commence la légère différence ; au lieu d’être portés en triomphe, nos musiciens ne furent lu tout.Absentes, les délégations de sociétés chorales et instrumentales qui devaient se porter à leur rencontre et leur souhaiter la bienvenue.Absent surtout, le nombreux public qui devait encombrer l’enceinte du Monument National.Nous ne rappelons pas ces choses j par pur dépit, mais seulement pour faire voir de quel côté il faut chercher cette mesquine jalousie de nada a été l’an dernier d leur de $80,000)000.Il y a environ 101K) .mille;V.'.le construits sur la ligne du Transcontinental, et dès cette année le nouveau chemin servira au transport des récoltes du Nord-Ouest aux grands lacs.Une zone d’extrême fertilité s’étendant sur plus de 350 milles de longueur va être ouverte par le Transcontinental du nord île Québec et d’Ontario.L’an dernier, le commerce extérieur du Canada atteignait le chiffre de $650,000,000.Le revenu total fut de $90,000,000, excédant de $10,500,000 la dépense, et la dette totale est de $290,000,-000.Nous venons de rassembler en quelques phrases les motifs de cette fierté nationale qui, de toute fraîche date qu’elle soit, réunit aujourd’hui 7 millions de Canadiens dans une commune pensée, et qui a été la note dominante du premier débat à l’ouverture du présent Parlement.Un fait certain, c'est que le «grès du Canada a marché beaucoup plus vite que sa dette, a i’i peine augmenté depuis quinzaine d’années.Cependant, les adversaires du gouvernement libéral qui a opéré de telles merveilles affectent de ne voir que «vers de médaille : la dette ! ’y a que cela à leurs yeux, ette petitesse d’esprit ne leur liera pas l’opinion publique.Le peuple sait que, pour faire and, il faut savoir dépenser, ndetter même au besoin.C’était déjà du merveilleux que il’a-oir pu, pendant les premières années, défrayer l’énorme dépense des travaux publies et du Transcontinental à même les revenus courants.Ce n’est que depuis qu’une crise passagère, espé-i-le, et plus ou moins aiguë, sévit dans le monde entier, qu’il faut prendre sur le capital pour lyer ce qui est une dépense de ipital.Les choses reprennent tout bonnement la tournure nor-ilc.Les eriaillories des prophètes de malheur n’effraieront personne.Le Canada devient rapidement un grand pays ; il a confiance en ceux qui depuis tantôt treize ans le mc-¦ut tambour battant à la fortu-q et il leur demande de terminer plus vite les gigantesques travaux narelie, afin d’en toucher plus tôt les bénéfices.| clocher dont on accuse nos concitoyens en ce moment à propos du Montcalm.La population de Québec vient de prouver une fois de plus qu'elle est bien au-dessus de ces petitesses d’esprit.Nous lisions l’autre jour dans un journal de Montréal que M.Lassalle était bien téméraire, qu’il risquait gros, qu’il ne paierait pas ses frais de voyage : la vérité est que ses recettes à l’Auditorium ont été de S1500 ! Voilà cc que sait faire Québec pour les entreprises artistiques.La morale du contraste que nous venons d’esquisser, c’est que la ville do Québec pourra à l’avenir défendre scs droits locaux sans qu’on puisse la traiter de jalouse.Nous savons qu’à Montréal, la classe dirigeante est animée d’une grande largeur de vues ; le malheur est qu’on a nourri dans l’esprit populaire certains préjugés qui font qu’il y a aujourd’hui à Montréal beaucoup trop de Marseillais absolument convaincus qu”ils sont d’une pâte supérieure et que Montréal est l’ombilic du Dominion.(dans l’ordre.”—Peut-être, et 'je le veux bien.Mais, je vous le demande, pourquoi créer à notre jeunesse universitaire des dangers quelle courra toujours assez tût?.Pourquoi lui fournir l’occasion de se croire au-dessus de la majorité de scs pères qui sont du peuple et qui eux ne banquettent pas?.Pourquoi la solliciter à d’inutiles dépenses ?.Nos œuvres universitaires, notre enseignement supérieur ne sont pas ce qu’ils devraient être, faute d’argent.Dernièrement encore, j’entendais dire que “La maison des étudiants” était sapée dans ses fondements par une manque de générosité.L’on n’a pas suffisamment de ressources pour soutenir des fondations indispensables, et l’on ne manque de rien pour organiser des banquets.Ca, c’est can a yen !—Les entreprises qui rapportent immédiatement, celles qui nous emplissent quelque chose, ou le ventre ou la bourse ; ces cntroprises-là nous vont.Et on leur trouve facilement des souscripteurs.Mais, les œuvres durables dont nous ne serons appelés à jouir que dans un avenir lointain ou dans nos descendants, nenni !.Après nous le déluge ! Mon sujet m’a conduit à d’inévitables disgrassions.Je compte sur votre bienveillance, M.le directeur, pour excuser la longueur de ces remarques.J’ai dit tout simplement ce que je pense.Si j’ai manqué de délicatesse en certains endroits, qu’on me pardonne.Je n’ai visé personne en particulier.Je n’ai eu qu’un but : faire quelque chose, dans la mesure de faiblesse, pour notre Université que le peuple canadien ne it te pas de sa générosité.Veuillez agréer, M.le directeur, l’hommage de mes respectueux saints, UN PERE D’ETUDIANT.Montréal, le 26 janvier 1909.La question glaciale du moment Langage sensé No vante, publiée dans la Pairie de Montréal, rend bien la pensée d’un grand nombre de perça de famille: “M.le directeur, MM.les étudiants eu droit de l’Université Laval sont à prépu-un banquet.Il aura lieu au Vigor le 11 du mois prochain.J’ai ouï dire qu’il serait somptueux et que l’on est disposé à ne rien épargner pour le rendre tel.De sorte qu’il coûtera approximativement de cinq cents à mille dollars.MM.les étudiants seront-ils forcés à verser une contribution issez considérable dans la caisse le ce banquet ?.Je l’ignore.Mais ce que je sais, je vais vous le lire.Je sais que je suis le père l'un étudiant.Je sais que je fais les sacrifices pour aider mon fils ii terminer ses études.Je vais même jusqu’il imposer discrètement certaines privations à mes autres enfants dans le but de mener à bonne fin l’instruction de celui-là.Je sais en outre que mon fils a été jusqu’ici réfraetairc à toute habitude vicieuse: Je serais inconsolable de le voir s’accoutumer à ces festins périodiques qui semblent constituer, disons-le eu passant, une des graves préoccupation de notre société vingtième “Cn ne coûtera pas cher à chaque étudiant, et tout se passera Monsieur le rédacteur de la Vigie.Vous avez eu raison de publier les notes d’ouverture et de fermeture de la navigation à Québec depuis 1S96.J’y ai constaté pour ma part la confirmation de mes propres observations ; c’est que le débarrage du Cap "Rouge coïncide singulièrement avec les grandes marées de nouvelle ou de pleine lune d’avril.En 1809, la pleine lune était lu 29, la débâcle le 26.En 1900, nouvelle lune le 29, débâcle le 25.En 1901, nouvelle lune le 18, débâcle le 19.En 1902, la débâcle a précédé de cinq jours la nouvelle lune.En 1903, pleine lune le 11, précédant la débâcle de quelques jours.En 190-1, plein le 29, débâcle le 27.Et ainsi de suite.11 ne faut pas perdre de vue qu’à ces lunes de printemps, le jeu de marée au Cap-Rouge atteint 20 pieds de hauteur.Il ne faut pas moins que cet énorme soulèvement des eaux, répété deux fois par jour, pour briser cette digue gigantesque Cet avantage des marées n’existe pas dans le haut du fleuve.S’il ne se formait pas, au cours de la débâcle, des digues temporaires aux Grondines et ailleurs pour faire monter l’eau, la descente des glaces du lac St-l’icrre serait beaucoup plus lente.Ce n’est jamais le Cap-Rouge qui retarde l’ouverture de la navigation entre Montréal et Québec.Il ec débloque pour ainsi dire automatiquement, sons le jeu des grandes marées du printemps.En examinant vos notes, on constate un autre fait remarquable : c’est que, lorsque la glace s’arrête de bonne heure dans la gorge du Cap-Rouge, le port de Québec reste clair de glaces tout l’hiver.Dans le cas contraire, ce qui arrive, c’est que le puissant fleuve charrie constamment, dnes les deux directions suivant la marée, d’immenses bancs de glace qui embarrassent la traverse, la rendent parfois impossible, et un beau matin vont se bloquer au coude de l’Ile d’Orléans et nous donnent un pont de glace sur lequel on plante le mai.Voilà ce qui peut retarder la navigation.Si je comprends bien, les citoyens de Québec ne sont pas opposés aux bons projet».S’ils croyaient sincèrement que le travail du Montcalm pourrait avancer la navigation d’une journée, ils diraient oui.Mais cette idée doit être abandonnée, et ce n'est pas bien aimable pour eux d’embarrasser tout l’hiver" le service do la traverse, qui n’est pas déjà si parfait.Quand le fleuve est libre de glaces, les bateaux passent en cinq minutes d’une rive à l’autre ; quand il y a de la glace, la traversée dure au moins vingt minutes, ce qui ne fait pas l’affaire des gens pressés, ni du fret et des bagages qu’on n’a pas toujours le temps de transborder.Un vieux navigateur.Le Soleil insérait samedi dernier la correspondance suivante d’un citoyen de Portneuf, qui nous paraît bien résumer la question : Monsieur, A propos des inondations du printemps souffertes de temps en tempe par les paroisses en amont de Québec, au printemps, vous dites : “ Le but que poursuit le Montcalm,” o'est do prévenir les inondations désastreuses, qui menacent un grand nombre de paroisses, etc.Tous les anciens des paroisses de S te-Anne, Bastican et Champlain sont unanimes à dire que les inondations désastreuses du printemps proviennent de l’empilement de la glace dans les “ Pointes des Gron-dincs” et non au Cap-Rouge.Que le barrage par la glace au Cap-Rouge tienne l’eau plus haute, il est vrai, que lorsqu’il n’y a pas de “digue”, mais il ne cause aucun désastre.Si j’en crois mon expérience, nos grandes digues ont cn effet été causées par l’empilement des glaces dans les Pointes des Grondines.Le barrage, à cet endroit, une fois rompu, quand même le Saut tient encore, d’après nos anciens, tout danger est disparu.Il faudrait donc que le “ Montcalm ” pour atteindre le but qu'il se propose, ou auquel on le destine en ce moment, se rendît jusqu’aux Grondines.Pour en arriver là, je présume qu’il a devant lui un vrai travail d’hercule à faire.D’après nos informations, c’est la glace du Lac St-Pierre qui retarde la navigation au printemps.Et quand la glace du Lac part avant que le chenal soit libre en bas, c’est toujours les “Pointes des Grondines” qui la retiennent.Je n’ai jamais entendu dire que le “Saut ” avait retenu la glace du Lac St-Pierre.Le tout humblement soumis, IL Marchand, M.D.Méchant, mais pas malin ! L’Action Sociale nous faisait hier une petite malice, joliment bébête, comme on va voir.Sic - Agathe, Lotbinière, 29.— /.’ Kjicnih'c et la Vigie ont été introduites dans notre comté depuis l’an dernier.“L’épervière” est une plante dont parle le Dr Grignon dans le “Journal de l’Agriculture ”, No G, du 15 décembre 1908, page -193.Cette plante, dit-il, nous vient du Vermont et du Maine, directement; mais elle aurait été transportée là par un amateur venant des vieux La Vigie, est un journal que notre député, M.Portier, veut bien nous faire parvenir à ses frais et dépens.Je ne connais pas assez La Vigie pour vous dire d’où elle vient et ce qu’elle vient faire ; mais je voudrais bien le savoir.J’espère que quelqu’un nous en parlera avec autant de franchise et de charité que le Dr Grignon nous a parlé de 1 ’Epcroière, car il est bon que nous connaissions un peu ceux qui nous visitent, surtout quand ils ont l’intention de s’installer dans nos champs et nos foyers.Votre humble soussigné, L’ŒIL OUVERT.Nous remercions VAction Sociale de la réclame qu’elle veut bien nous faire ; nous n’en attendions ni n’en demandions autant.Nous pourrions lui rendre la politesse, car il n’est pas de jour que quelque abonné ne nous écrive qu’on cherche à lui imposer la lecture de VAction Sociale comme pénitence pour ses vieux péchés, ou pour empêcher les tremblements de terre.Si l’on disait pour prédisposer au sommeil, on s’abonnerait peut-être plus volontiers.L’œil ouvert de Ste-Agathe doit être un œil crevé, car tous ceux qui ne sont pas aveugles savent parfaitement ce que la Vigie est allée faire dans les comtés aux dernières élections générales.A Lotbinière on particulier, on s’en est aperçu tout de suite.Si le correspondant de VAction Sociale a réellement l’œil ouvert, il pourrait peut-être nous dire s’il a retrouvé le taraud de son candidat.1 Que le journal de la rue S te-Anne cn prenne son parti.La Vigie a une charte de la Législature, elle n'a pas été obligée d’aller en chercher une à Ottawa ; elle a le libre usage des postes de Sa Majesté, et le droit de circulation, et elle voudrait bien voir le particulier qui oserait lui contester ces privilèges, LA VI¦! e Mercredi, 3 février 1909.REPRODUCTIONS .L» philosophie des blackboulés ____________ _ de sénateurs français viennent d’être rendus à leurs chères études.Certes, le lackbouïage n’a jamais rien de gai, mais cela doit titre particulièrement triste de quitter le sénat.Pensez donc, le sénat est le doux et tiède refuge des parlementaires qu’ont fini par lasser les charivaris du palais Bourbon.On est si bien, au Luxembourg, dans ce "paradou" des hommes politiques où rien no manque pour être heureux, ni la salle do billard, ni la salle de bridge, ni la salle de bains, ni les larges fauteuils confortables.Faut-il parler des cigares dits sénateurs, qui sont excellents?Et savez-vous que les membres de notre chambre des lords ont le droit—très envié des députés—d’introduire des dames dans tous les locaux du sénat, voire de leur offrir une tasse de thé à la buvette ?M.Kartell, qui arrivait toujours au Luxembourg en conduisant avec maestria une calèche attelée à quatre, disait : —Le sénat ! c’est le modèle des grands cercles I Je ne sais plus lequel de scs collègues lui répondait : —Et il a même cette supériorité sur le Jockey ou l'Union, qu’au lieu do payer une cotisation, ses membres la touchent ! Oui, cela doit être terrible de quitter cette Thébaïde où l’on peut croire qu’un bonheur qui dure neuf ans est un bonheur éternel.Il faut renoncer à ses chères habitudes,, rentrer dans le rang, pis encore, devenir un "ancien quelque chose’’, ce qui est bien plus triste que no n'être rien, pas même académicien.Pauvres blackboulés ! Ils sont les victimes de cette politique cruelle qui a de plus l’air d’un jeu do massacre.Même ceux oui connurent d’autres défaites manquent de stoïcisme.C’est un coup bien rude, Rude à recevoir, Malgré l’habitude Qu’on en peut avoir.Mais pourquoi n’ont-ils pas fait en prévision des retours de la faveur populaire une petite provision de philosophie souriante?Il est vrai que c’est très difficile.En général, le blackboulé est ridiculement furieux.Ces électeurs qu’il flattait hier et auxquels il eût volontiers ciré les bottes, il les trouve idiots, à présent, et il est bien persuadé que, parce qu’il n’a pas été élu, la Fiance est une nation fichue.Au lieu de dire avec bon sens : "La politique est un jeu auquel j’ai perdu,après y avoir beaucoup gagné", il cherche les plus vaines raisons pour expliquer son échec.—J’avais pour adversaires, s’écrie-t-il, la fraude et la corruption ! Cela se disait sous l’emnire, sous la monarchie de juillet, sous tous les régimes.Cela s’est toujours dit, et cela se dira toujours, ce qui, d’ailleurs, n’empêche pas que cela se soit souvent fait.Le blackboulé cherche pourtant à se composer une attitude.Il affecte l’indifférence, voire une sorte de hautaine satisfaction, qui sera d’autant plus sincère et plus profonde qu’il aura plus d’amis dégommés avec lui.Le malheur des autres console, surtout en politique.Le pauvre homme dira : —Au fond, je ne suis pas fâché de retourner à mes chères études.J’en avais assez! C’est par dévouement au parti que j’avais consenti à me représenter.Me voilà libéré ! Mais quoi qu’il dise, il gardera au cœur une secrète et douloureuse blessure.Ne touchez pas au blackboulé! Il est brisé.Quand M.Goblet fut vaincu par ses adversaires, renié par scs électeurs, lui qui avait été tant de fois président du conseil et ministre, il représenta alors quelque chose : les victimes de la politique.Il fut celui qui ne pardonne pas, qui n’oublie pas, qui ne se résigne pas : jusqu’à son dernier jour, dans cette sorte de Trappe où il s’était retiré, il fut le vaincu amer et farouche.Pauvre M.Goblet! Je lui préfère un Clémenceau qui, vaincu lui aussi, ne perdit pas courage, prit par les cornes le taureau, ou, si vous préférez, le bœuf du suffrage universel et le dompta victorieusement.Bien rares sont les victimes du bulletin de vote qui prennent gai-ment leur infortune.La plupart ne veulent même plus paraître dans la ’*tribune des anciens sénateurs" ou des "anciens députés’’.Cela leur ferait trop de peine de voir leur place occupée par d’autres.Ceux qu’on rencontre au sénat et au palais Bourbon ont des airs attristés qui émeuvent.Je me souviens de cet ex-député qui se promenait dans la salle des Pas-Perdus de la chambre en demandant à tout venant : —Vous ne connaîtriez pas une circonscription, une toute petite circonscription de rien du tout où je pourrais me présenter ?Vous savez, cela me ferait tant de plaisir 1.Le pauvre homme en est mort, comme en sont morts bien d’autres ¦ blackboulés.Que voulez-vous, maintenant que la politique est un métier, celui qui succombe dans la lutte électorale est un naufragé, un homme perdu.Il ne sait que faire, que devenir.Marionnette dont le fil est brisé, il tombe dans un coin, lamentablement, tandis que les autres continuent à faire des pirouettes.C’est pourquoi, ô vous qu’on raille, ou qu’on oublie, je vous plains de tout mon cœur, ô douloureux et pitoyables blackboulés I Et je me demande si, comme dans l’asile do Pont-aux-Dumes où les vieux acteurs ont un théâtre pour jouer la comédie, il ne serait pas charitable, humain, juste, d’installer quelque part le parlement des blackboulés.Clément Vautcl.L’Italie en deuil Un article tie M.Gabriel Hano-tnux.Comment échapper à l’obsession d’une telle catastrophe ?C’est l’Italie qui est frappée, mais l’humanité entière pleure avec elle.L’Italie est, pour toutes les nations, une parente, une sœur aînée.Et cette Sicile, toute pantelante sous la rafale, n’est-elle pas, pour ceux qui l’ont vue, le but rêvé du voyage idéal ?Elle étincelle comme une oscnrbouclc, sur l’azur de la Médite:rannéo et sur la beauté de l’histoire.C’est une splendeur.Et voilà !.Cette splendeur n’est que cendres ! Depuis qu’il y a une Sicile et des hommes, le sol tremble sous les pieds des habitants de l’île; tout autour, la Calnbre et les Pouilles tremblent avec elle : on dirait que cette pointe du pied de l’Europe est instable, posée à peine, comme si elle se préparait toujours à partir pour d’autres voyages.La légende dit que le géant, vaincu par Jupiter, est enchaîné sous l’Etna et que ce sont ses soubresauts désespérés qui essayent d’arroclier le roc à sa base.Les témoignages de cette lutte sans trêve sont innombrables et ineffaçables ; une face sinistre guette et ricane parmi ces fleurs.De loin, quand on vient par la mer, la Sicile embaume comme un encensoir ; elle chante, pour la navigateur, la chanson des sirènes ; il écoute ; il vient.Mais, de plus près, il voit déjà, le long des montagnes qui surplombent les jardins d’orangers et de citronniers, la déchirure inquiétante des secousses antiques et, s’il met pied à terre, il ne trouve autour de lui qu’un amas de décombres, un éboulis de ruines enfumées, une mine éventrée qui s’est fait sauter elle-même et s’est ruée vers le ciel.Il n’est pour ainsi dire pas de caps ni de pointes, dans cette île aux trois pointes, “trinacria”, qui ne se termine par ces cascades de rochers prolongées sur les eaux, et l’autre légende raconte que Polyphénie, affolé de douleur quand Ulysse lui eut crevé les yeux, les jetait, du rivage, sur la nef en fuite de son astucieux bourreau.Les vestiges de tant de catastrophes—celles qui sont connues et' celles qui sont oubliées—sont partout.Les chemins serpentent entre les murs de lave, les plantes et les arbres cherchent leur nourriture aux crevasses de ces jardins funèbres.Quand on monte vers l’Etna, les longues coulées figées et comme brûlantes encore vous donnent la direction.Et, tout autour, ce ne sont que cratères éteints ou endormis ,abîmes hier fumants, chapelles élevées en l’honneur du saint local qui arrêta le courant de feu.Partout le même spectacle : “ruine”, et partout la même évocation : “mort”.Et pourtant, l’homme survit et, s’il fuit parfois, il revient toujours.Ces opulentes cités : Païenne, Syracuse, Catnne, Messine, fleurissent et ont fleuri, depuis des siècles, sur ce rocher farouche.A peine chassés, les épouvantés se rassurent et reparaissent.Ils jurent qu’on ne les reverra plus, et les voilà qui sèment, plantent et bâtissent.La joie, la gaité, la prospérité, les jeux, les fêtes, la musique animent de nouveau ces lieux qui paraissaient tombés pour toujours dans le silence.L’Italie est en deuil.Le sentiment de tous ses fils, s’empressant pour venir en aide à ceux qui survivent, s’est propagé avec une rapidité incroyable dans le monde tout entier.Si un gouffre s’est ouvert à l’endroit où était Cliarybde, le courant de la charité universelle s’est précipité pour combler ce qui peut être comblé.Elan unique et que, seule, notre époque do rapides communications pouvait voir et concevoir : la nouvelle ayant fait, en quelques instants, le tour du globe, le désastre n’est pas encore mesuré que sont partis d’Amérique, les navires chargés de rations, de remèdes et de secours matériels dont le besoin est urgent.La pitié humaine s’est mobilisée avec une rapidité surprenante.Les marins sont arrivés les premiers; puic les soldats faisant la bonne guerre ; la Croix Rouge est fin* les lieux.Les dames qui étaient hier au Maroc ont pris le train pourNaples.Puis ce sont les conseils des gouvernements, les assemblées délibérantes, les rois, les empereurs, le Pope, et, plus puissante que tous,—avec son levier qui soulève les esprits et les âmes, —la presse.Le monde n’est plus qu’une grande famille.Le sentiment de cette parenté épargne les guerres et adoucit, autant qu’il est possible, les grands malheurs inévitables.Ne nous lassons pas de le répéter, pour que malgré la difficulté du bien le monde s’habitue à cette communion.“Plus fait douceur que violence”, disait notre La Fontaine ;ct, cette fois encore, le mouvement du cœur fera ce que la force n’aurait pu faire ; il mettra toutes les puissances des hommes en arc-boutants contre celles de la nature ; il sauvera ce qu’elle n’a pas détruit ; il ramènera la vio.où elle impose aveuglément la mort.Il est naturel que cet élan se porto vers l’Italie, mère dos peuples, vers ses rivages où sont nées les premières civilisations, les premières inventions, les premières solidarités, les premières lois.Nous sommes ses tributaires ; nous lui rendons un peu ce qu’elle nous a donné.D’autres malheurs humains pourraient se produire ailleurs : ils ne provoqueraient pas une telle émotion et n’auraient pas, sur les âmes, un tel retentissement.L’Italie moderne n’a rien perdu des grandeurs dont elle a reçu l’héritage.Elle s’est faite elle-même.Sa vigueur, sa ténacité, son courage luttent contre les difficultés d’un sol trop étroit, contre la concurrence des peuples arrivés, contre l’excès même d’une population qui l’épuisc et déverse son riche trop plein sur l’univers.Elle tient, malgré tout, et elle l’emporte.Elle a su restaurer les ruines du passé et leur ajouter une grâce neuve.Elle fera de même avec celles qui se sont accumulées hier.Dans l’île, comme sur la terre ferme, la même vaillance, la même ténacité,—aidée par le secours et la sympathie de tous,—auront raison de cette catastrophe unique.L’homme reviendra ici, il replantera, il rebâtira, comme il l’a fait à Pompéi, comme il le fait déjà à la montagne Pelée.Son énergie, sa foi, sa volonté d'être et de durer, pour lui, pour sa race, braveront même la certitude du danger.Il se rit des souvenirs troublants et des présages funestes.C’est en vain que le Stroinboli couvre le ciel de sa nuée sanglante ; à l’aurore, la confiance renaît et Naples, enivrée de vie et de lumière, apparaît aux rives du golfe qui vit passer les siècles et domine les cataclysmes qui passent de son éternelle beauté.Gabriel Hanotaux.Reggio la Morte Une vaste nécropole Parmi tous les récits publiés par les journaux après le tremblement de terre d’Italie, il n’en est pas de plus émouvant que celui envoyé à un de nos confrères parisiens par un notable écrivain italien, M.Antonio Scarfoglio, qui a visité Reggio.Nous reproduisons ci-après cette émouvante description de M.Antonio Scarfoglio : “J’avais installé mon campement dans une vieille péniche que le raz de marée a soulevée et déposée sur un monceau de ruines, dans la rue de la Mairie.“Une tente militaire, tendue sur la pauvre embarcation, m’abritait dans cette tombe silencieuse.“Avant de quitter ce pays d’é-pouvante, j’ai voulu fixer dans mes yeux une dernière vision de la ville”.HOMME “J’ai vu, dans la rue Pupino.un homme que la tourmente avait saisi à la gorge au moment où il s’enfuyait.“La façade de la maison s’était abattue en avant, découvrant les chaises rangées autour de la table, le pardessus et le chapeau attachés au porte-manteau, une bougie à moitié consumée sur la table de nuit à côté du lit, où les draps sont rejetés en arrière.“L’homme a sauté sur le plancher.Il s’est assis sur le bord do la brèche, prêt à se laisser glisser dans la rue.“Les jambes pendantes au dehors ; les mains soutiennent encore le pantalon, à moitié passé.“La tête seulement est brisée par une poutre énorme tombée du toit ; le crâne est une bouillie noire, niais la bouche n’a pas la moindre contraction, n’exprime aucune souffrance.De loin, on dirait un vivant, et telle est la tranquillité du geste de ses mains violacées tenant la ceinture du pantalon, si naturellement il est assis avec ses jambes pendantes, que l’instinct me pousse à lui crier de faire attention, de quitter cette position dangereuse.“Mais, en m’approchant, je vois la blessure horrible, la moitié de la tête emportée, et je me sauve terrifié.” Pianos — A — GRANDE REDUCTION Tout le Mois de Janvier 100 magnifiques Pianos et Harmoniums à grande réduction, d’ici 11 ai s de .Janvier.Si vous projetez l’achat d’un piano, adressez-vous direct au mois de Janvier, bi vous projetez menai a un piano, 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poulpe.Par terre ou dirait une pluie légère.“Les cheveux défaits flottent sée, les yeux sont ouverts et immobiles, comme s’ils étaient des bouches appelant au secours.“Un petit chat noir est accroupi près du cadavre, et il miaule, ne pouvant pas descendre.“Dans la rue Ascencsc, dans une grande maison de cinq étages, où comme partout la chute de la façade a ouvert tout l’intérieur, au dernier étage de l’amoncellement des poutres et des tuiles du toit, sort la tête d’un lit.Dans le lit donnent, du sommeil éternel, deux vieux époux, dont les têtes grises, pleines de plâtras, reposent sur les oreillers tachés de sang.C’est peu de chose, et cela vous fait pleurer.• “Dans la rue Manara, les trois étages (l’une maison sont effondrés l’un sur l’aure et ils forment trois couches de plâtras et de pierres.La séparation, d'une couche à l’autre, n’est pas très nette.On dirait une pile de sandwichs.” ADOLESCENT “ Dans la rue Marina, la famille Denaro, composée des parents et de sept enfants, habitait le deuxième étage d'une grande maison.Le père seulement est sauf, étant sorti de chez lui avant la catastrophe.“ Il dirige en personne les travaux de sauvetage et il a fait fabriquer huit bières en bois blancs, dans lesquelles il veut enfermer les restes de chers disparus.Ses deux frères l’assistent dans la lugubre besogne.“ On a enlevé doucement par de petits coups de pioche la terre qui recouvrait Raphaël Denaro.On découvre d’abord un bras, puis le corps tout entier est extrait des décombres.C’est un jeune homme de vingt ans qui a les jambes repliées sous le corps.Une grosse pierre lui a écrasé la tête et l’épaule gauche.DEPARTEMENT DIÎS TRAVAUX PUBLICS ET DU TRAVAIL Québec, 1!) janvier 1009.Qlis SOUMISSIONS cachetées, mires- séeH A l’honorable L.-.V.Taschernnu, ministre des Travaux publics et du Travail, seront reçues à l’HOTEL du GOU-VKHNE.M EXT, Québec, Le 5 FEVRIER prochain (1i)OD), pour le parachèvement des édifices de la nouvelle prison commune du district de Montréal.Jusqu’A cette date, les plans et devis des travaux à exécuter seront visibles il Québec, il l’Hôtel du Gouvernement, et il Montréal aux bureaux des architectes MM.Marchand & Brassard, lii4, rue Saint-.lncques, tous les jours, de 10 heures du matin à 4 heures de l’après-midi.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque de soixante mille piastres (SCO,000.00) sur une banque régulièrement constituée et accepté par cette même banque.Ce chèque, payable à l’ordre de l'honorable Ministre des TraJ vaux Publics et du Travail,sera confisque au profit du gouvernement dans le cas où , - .* * ,i.Etes-vous un buveur l’our votre Mimé, ciiten* lions nous, si vous no buvez piiad’ eu u, peut ûtru devriez-vous lu faire.C’est l'utTairc du vol ru mû d’eau ?U FONT.QUEBEC.ATELIER.124 DU ROI 'VXWVVIVVVVVVWWWWVWVXWVVVVVWVXWWXW BamBMBBBBrnKgaEgMBKi H Vendredi, 20 février 11)0$) pour le transport des Malles de Sa Majesté, sous lus conditions d’un contrat projeté pour un terme de quatre années, six fois par semaine, aller et revenir, entre lu lîaie St-Paul et Murray-May, A commencer le 1er avril prochain.L’on pourra consulter des avis imprimés contenant des renseignements plus dé- taillés nu sujet des conditions du contrat projeté et l’on pourra so procurer des formules de soumission aux bureaux de poste de Baie St-l’anl, Murray-May et aux hi urcaux intermédiaires et au bureau do !’inspecteur des Postes A Québec.G.C.ANDERSON, Surintendant.Ministère des Postes, Division des contrats de la ma ie.Ottawa, 11 janvier 1009.Dr J.Eue!ore Parent s Ex-clève (les Hôpitaux de Paris Ex-interne de la Charité de Lyon JEAN BRÛLET “*§ | Ouvrage d ’ Actualité ?! K I BOUCHER DE LARD ET DE BŒUF .Vu la suspension partielle des travaux du Transcontinental pendant l’hiver, le 1 Dr J.Eudore Parent fait savoir A ses clients qu’il se tiendra en permanence Al Québec.Outre la médecine générale, le I)r Parent ; traite spécialement les maladies nerveuses et mentales, Neurasthénie, Epilepsie, Hystérie, etc.BUREAU: 17 RUE ST-JEAN\\ TELEPHONE 3141 II No.41, Marche Champlain QUEBEC.Lard frais et salé, Bœuf frais et salé, Jambon, Saucisson, Graisse, Beurre, Œufs, Viandes hachées, etc.LA PRISE DE QUEBEC TRADUIT DUS ŒUVRES 1)E FRANCIS FAR RM AN — PAR — ULRIO BAR'JTTE B2ZÎ* Fit beau volume, avec illustrations de prix En librarie : Broché SI Mercredi, 3 février 1909 Quebec Railway Light and Power Co.Garanti par lu Gouvernement Canadien Horaire Automne ot Hiver 1008-00 LKKT APRKB LUNDI LK 28 SEPTEMBRE 1IW8, J«i train» cltculeroul comme suit : Entre Québoo ot les Chutes Montmorency.LA BKMAINK Départ do Québec pour Ica Chute* Montmorency a 6.30 n.m.et toute* les heure* do 0.00 A.M.a 12.00 A.M.Toutes les 80 minute* do 1.00 1\M.à 7.00 l*,li.Toute* le* heure* do 8.00 l’.M.A 11,00 l'.M.ot train* additionnel» * 7.80 et #.46, A.M.1.46, 4,15, 5.16 ot 0.16 P.M.Déport do* Cliulo» Moiitmorouoy pour Québec, Toute* le» heure* do 6.80 A.M.il 18,80 P.M.A toute* lo» 80 minute* do 1,30 l'.M.à 7.80 P.M.A toute» le* heure» de 8,30 P.M.il 11.30 P.M., et trnlua additionnel* il 6,00 0,11, 0.41, 8.11, 10.26 A.M., 12.20 et 4.60 l'.M, LK DIMANCHE Départ do Québec pour le* Chute* Montmorency 7.00, 7.46,10.00 a.M.Toute* ice 80 minute* de 1.00 l'.M il 7.00 l'.M.Toute* lo* heures du 8.00 P.M.iX 11.00 P.M.ot train» additionnai» du 1.46, 6.46, 6.16 et 7.30 l'.M.Départ de* Chute* Moiitmorouoy pour Québec, 6.41, 11.11, 11.41, A.M.12.41 P.M., ut toutes Ice80 minute*, de 1.80 P.M.iX 7.30 P M.Toute* le* heure* do 8.30 P.M.tX 11,80 l',M.ot train» additionnel* do 2.24, 4.66 ut 10.0» P.M.Entre r*uôboc ot Sto-Anno de Beaupré LA SEMAINE Départ do Québec pour Sto-Anno.de lleaupré, 7.80.0.46, A.M., 1.46.4,16, 6.16 et 6.16 P.M.Départ ;do Sto-Anno du lleaupré pour Québec 6.30, 6.00.1 7.80, V.46, 11.46 A.M., ot 4.16 l'.M.LK'DÎMANCUK Départ do Québec pour Sic Aime de Ucailpre 7.00, 7.45, 10.00 A.31., 1.46, 6.46, 6.16 et 7.80 P.M.Départ de Slo-Aiinc du lleaupré pour Québec, 6.00, 10,30, 11.00 A.M., 12.00.|UlldlJ 1,45, 4.16 ot 0.30 P.M.iZEntro Québec ot St-Joaohlm UOUItS DK SEMAINE Départ lié Québec pour St-Joaohlm 0.45, A.M 1.46 et 6.16 P.M.Départ do St-Joachlm pour Québec, 7.16, 11.30 A.M.et 4.00 l'.M.LK DIMANCHE MONTREAL DISTILLATEUR Et décorations murales de tout genre- QUEBEC NEGOCIANT EN Vins, Spiritueux, Conserves alimentaires, etc.Portos et Sherries, Eaux-de-Vies de Cognac, Scotch Whiskies et Genièvres, Rhums, etc., etc, Petits pois français, - Haricots verts français, Flageolets, Macédoine de Légumes, Champignons, etc., etc TELEPHONE 1140 Le public est invité à venir voir la variété extraordinaire de notre assortiment qui n’est surpassé par personne.LE PLUS PUR ET LE MOINS COLORE DES SPIRITUEUX.GILLESPIES & GO., Seuls agents PEiNTRES-DECORATEURS ET DOREURS Coin des rues Desfossés et du Pont, QUEBEC 12, rue St-Sacremcut, Montréal, 11 a pansé deux ans en entrepôt BgmamaiBgmBgBazaBaaaEBSBB! Téléphor.el No.32 MARCHAND DE Départ do Québec pour St-Joachim 1.46 r,M.Départ du Bt-Jonehlin pour Québec 4.V0 l1 M NOTK—Un char électrique lait raccordeuiu I à U Jonetloa Mustnï avec loua le* traîna, pour Ici p*«Fiuger» allaut ou ruvvuant du Sanatorium Mua lai, Aaiie, etc., 6ct».allur et retour.Kxpreafi pour petit» paquets, boite», viande», etc., «ur tou» le» train*, l'rfx 6c ut plu», suivant le poids.Pour Inlormetlou, l'adresser au Surintendant, A.BVKRKLL, KDW.A.KVAb'g Surintendant, Gérant Général 387, RUE ST-PAUL Montréal 138-140, rue St-André j Téléphone 646 | Phono: 934 Si vous voulez vendre rapidement votre maison, ou en acheter une, adressez-vous à moi.Vous n’avez qu’à m’apporter des sûretés de première classe sur propriétés immobilières et, je vous prêterai l’argent dont vous avez besoin.Si voue avez de l’argent à prêter, je suis en position de le placer avantageusement pour.vous.Anglois sc servoient de balles mâchées ; c’est un de ces reproches que l'ont fait toujours entre nations qui se font la guerre.Du 16 février 1757.M.Perthuis, conseiller au conseil souverain de Québec, est arrivé avec une commission de ce tribunal pour informer au sujet du vol fait au trésor du Roi.M.de Mon repos, lieutenant général, a été nommé substitut du procureur-général en cette occasion seulement.Ces formalités auraient du être remplies dès le premier jour ; c’aurait été suivre les règles dans un pays où on les méconnoît ; elles n'ajouteront actuellement que deux mille écus de perte de plus pour Sa Majesté.Du 17 février 1757.M.le chevalier de Lévis a donné un très beau bal à toutes les dames de la ville de Montréal ; il doit en donner encore un le lundi gras.Il y a eu beaucoup de profusion dans les rafraîchissements et beaucoup d’attention dans les politesses.Les commandants des troupes de terre ont cherché à vivre honorablement dans leurs quartiers, et ont fait plus de dépense que leurs appointements ne leur permettoient ; ils auraient même encore plus fait, si le goût de M.et Mme la marquise de Vaudreuil n’étoit tourné vers la dévotion, et s’il n’avoit fallu ménager le ton d’un pays cù il y a un mélange de dévotion italienne qui n’exclut pas la galanterie.Du 19 février 1757.M.le marquis de Montcalm a été à La Prairie voir le détachement des troupes de terre qui fait partie de celui qui est aux ordres de M.de Ri gaud, et il a donné un grand dîner à tous les officiers et cadets du détachement.Du 20 février 1757.M.le marquis de Vaudreuil a communiqué à M.le marquis de Montcalm ses instructions, pour lesquelles il paraît qu’il a adopté toutes les réflexions de ce dernier contenues dans sa lettre du 7 et dans son mémoire du 12, à la différence que pour ménager les hommes et les vivres, le marquis de Montcalm ne vouloir que sept à huit cents hommes au plus, au lieu qu’il en marche dix-huit cents avec les sacs.I Dieu veuille que cela ne nuise pas aux opérations de la campagne.L’armée marche sur divisions, partant 'de Saint-Jean le 20, 21, 22 et 23.Du 21 février 1757.MM.de Rigaud, de Longucuil, Dumas, de Léry, sont partis ce matin pour se rendre à Saint-Jean, et en partir après-demain 23 avec la dernière division.Seize habitants du Détroit qui étoient détenus depuis longtemps en prison pour crime de rébellion et désobéissance envers M.Dumuys, leur commandin':, ont demandé d’aller à la guerre ; ce qui leur a fait obtenir leur grâce et une diminution de mille écus sur l’amende de deux mille écus à laquelle ils avoient été condamnés.Du 21 au 25 février 1757.Le détachement est parti de Saint-Jean sur quatre divisions le 20, 21 et 22.La quatrième division qui devoit partir le 23, a été retardée jusqu’au 25, à cause du mauvais temps et du dégel, le lac Champlain étant dépris dans sa plus grande partie, ce qui rie peut qu’occasioner beaucoup de fatigues, une plus grande consommation dans les vivres joint au gaspillage inséparable du peu d’ordre qui règne parmi les Canadiens et du peu qu’on y met.O11 a distribué à Saint-Jean les équipements consistant pour chaque homme en : 25 livres en 1 capote, 9 “ 1 couverte, 3 “ 1 bonnet de laine, 8 “ 2 chemise de coton, 5 “ 1 paire de mitasses, 2 “ 10 sous.1 brayet.Le soldat a mis une culotte et un caleçon au lieu d’un brayet.2 écheveaux de fil, 6 aiguilles, 1 alêne, 1 batte-feu, 6 pierres à fusil, 1 couteau bûcheron, 1 peigne, 1 tire-bourre, 1 casse-tête, 2 paires de chaussons, 2 couteaux siamois, 1 paire de mitaines, 1 gilet, 1 demi-couverte à berceau, Des nippes pour les souliers, 2 paires de souliers peau de chevreuil, 1 peau de chevreuil passée, 2 colliers de portage, 1 traîne à chaque officier, 1 de deux en deux pour les soldats *.1 paire de raquettes, 1 prélart pour chaque officier, 1 de quatre en quatre soldats.Aux officiers de plus qu’aux soldats une peau d’ours f.Edifice Banque d’Hocliclaga, Rue St-Plorro, QUEBEC.ESSï^BKBaiaEBBZSSSBtaïBffiSFÏSB^Ï JOURNAL Durant ses campagnes en Canada de 1756 à 1759 * Nota.—On n ensuite changé "cet ordre i\ Saint-Jean, et on a j'.’tfé.propos de donner il cIiiiquc soidat une traîne d’éc.isse.t Nota.— On a donné, une peau d’ours ù chaque soldat contre l’-)i«age ordinaire, ce qui a (ait débiter une quantité de mauvaises don* va e'ai,voit su que faire. LA V I 01 E Mercnvli, 3 février JNUii., r Nous croyions avec beaucoup d’autres que M.Pliiléas Corri-veaù, par ses états de service,était l’un de ceux qui avaient des titres incontestablement plus sérieux à la candidature que M, Galipeault, , qui jusqu’ici s’était montré plutôt apathique et neutre qu'autre chose.Hier encore on remarquait que le seul journal de Québec qui : eût prôné la candidature de M.; Galipeault était l’organe tory de ' , Québec, le Chronicle, qui lundi matin lui consacrait une grande colonne de compliments visiblement inspirés par un entourage de teinte indigo.On comprend que la Vigie, qui n’a jamais transigé sur le terrain des principes et représente la vieille garde, ne peut se pâmer d’enthousiasme à l’occasion de cet événement plutôt accidentel.Nous comprenons en effet que M.Galipeault avait pour lui un fort atout dans l’amitié personnelle de l’hon.A.Turgeou, qui depuis quelques mois l’avait do confiance désigné comme son successeur.^ Enfin, c’est fait.C’est toujours un succès au point de vue du parti, de même que la réélection simultanée de l’hon.J.Décarie, le nouveau ministre de l’Agriculture, à Hochelagu, où le résultat est le signe manifeste d’une grande popularité personnelle.Nous espérons que l’élu de Bellcclinsse fera mentir, par sa fidélité future aux principes libéraux, les réserves que nous avons cru devoir faire sur son compte.- _____ Politique d’accaparement.vk' W-S « Nous constatons avec satisfaction que nous ne sommes plus seuls dans la presse locale à condamner les tendances autocratiques de l’administration municipale qui a succédé à celles des maires Parent et Tanguay.On verra plus loin, par un article emprunté au Soleil au sujet des amendements Galipeault, que notre confrère, l’un des organes attitrés de cette administration, cède à la pression de l’opinion publique.Il y a longtemps, pour notre part, que nous prévoyions ce qui arrive.Nous avions flairé, dès le premier jour, l’esprit despotique qui animait les nouveaux arrivés.N’était-ce pas de la centralisation déjà que ces tentatives d'augmenter les pouvoirs du maire, d’en faire une sorte de petit roi-véto, de mettre la police à sa disposition ?N’était-ce pas aussi le même esprit d’accaparement qui portait le traitement du maire de $1,200 à $3,000, comme appât a l’ambition, à l’intérêt personnel et au cramponnage?Ne valait-il pas mieux décerner une récompense quand elle est méritée,comme on l’a fait pour l’hon.M.Parent, qui a passé douze années à la mairie parce qu’il administrait sagement, que de payer régulièrement $3,000 à tout maire venu, bon ou mauvais?A $3,000 par année, d’ici à douze ans, les contribuables auront à payer $16,600 de plus que ne leur a coûté il.Parent, cet administrateur modèle.Est-ce que ces $16,000 ne seraient pas mieux dans leurs poches, par ce temps de taxes exorbitantes ?Disons plus, n’était-ce pas une honte de voter $3,000 au maire ' dans un temps où l’on manipulait la loi des cotisations de manière à soutirer plus d’argent des contribuables?Enfin, aujourd’hui, ceux qui affectaient de ne voir que parti-îgjggpris dans notre hostilité au conseil réformiste, commencent à voir clair, c’est le point important ; et il faut espérer que les citoyens songeront sérieusement à mettre à la tête des affaires de la ville, au prochain renouvellement de mandat, un administrateur sérieux et capable, qui no songera pas tant à accaparer le pouvoir entre ses mains qu’à relever le crédit de la ville et à amoindrir le fardeau des contribuables.Insistez pour que votre mar chand vous donne le tabac Réveil à chiquer et fumer.Les temps sont- ils arrivés ?La “ Quebec Railway, Light
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