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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Journal de l'instruction publique, 1862-03, Collections de BAnQ.

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Volume VI.Montréal, (Bas-Canada) Mars 1862.No.3 SÛMMAIRB.—Lutebatuki ; Noies d’un voyage d’hiver de Montréal » Québec, pai M.A.de Puibusque, [suite et finJ.-SciKNCES : Compte-rendu du Cours d’Hisîoirf du Canada (Je M.l’abbé Eerlancl à l’Université-Laval, [suite].—Education : Con-seuils aux Instituteurs ; XVIII.Moyens de rigueur.XIX.Donner des soins égau.^ à tous les élèves.[Barrau].Exercices pour les élèves des écoles : Dictée homo-nymique.Solutions des problèmes d’arithmétique et de géométrie de la dernière livraison; prob.èmes d’arithmétique et de géométrie.—Avis Officiels : Divisions érection et annexions de Municipalités scolaires.—Nominations : Kxaminateurs.-ComiTussaires et syndics d’école.—Diplômes accordés par les Bureaux d’Ex-animateurs.—Instituteur disponible.—Partie Editoriale : Le Brevet d’Institu-teur.—Petite vérole et vaccine.—Conférence des Instituteurs à l’école Nor-ïoen r ^aV”x.lraSs cles Rapports des inspecteurs pour les années 1859 e I860, [suite].—Petitei Revue Mensuelle.—Nouvelles f.t Faits Divers: Bulletir PubiIT,?,~BulIetiu des Lettres.—Bulletin des Sciences.-Docu-ments Officiels : Réglement pour définir la juridiction des anciens Bureaux d’Exammateurs et pour en établir de nouveaux.—Règlement pour l’examen de< candidats au brevet ou diplôme d’instituteur dans le Bas-Canada.LITTERATURE.Notes d’un voyage d’Sitvev de Montréal d Québec.(Suite et fin.) Parvenus une fois encore sur ]e plateau des caps, nous avons tra verse une grande et belle sucrerie.Les hautes futaies laissent de clairières ou la neige s’amoncelle et où elle produit des effet bizarres.Des arbres coupés par la hache ou brisés par le ven peuplent cette froide solitude de fantômes silencieux enveloppé: dans leurs linceuls.Je remarquai un érable couché horizontalemen sur un groupe de cèdres verts ; la neige y avait trouvé un poin u appui et, couvrant du haut en bas une ligne inclinée, elle avai orme un pont aérien.Il est impossible de traverser sans recueille ment une foret remplie de ces décorations sépulcrales ou plutô toute pleine de spectres debout ou agenouillés sur leurs sépulcre! entr ouverts : ce n est pas l’hiver, c’est la mort que l’on croit voii de tous cotes.La rivière Jacques-Cartier ne nous était pas inconnue, nous l’a-vions passée en allant au lac Saint-Joseph, et nous n’avions oublié ni la rapidité de son cours, ni l’escarpement de ses bords, ni la vegetation luxuriante qui l’environne.Plusieurs pêcheries de saumons y étaient en grand renom autrefois ; on les a laissé tomber, je ne sais pourquoi.Son embouchure dans le Saint-Laurent a cela de remarquable que la rive droite se relève en talus ou parapet et orme une redoute naturelle.Voilà pourquoi, après la fatale bataille bvree le 13 septembre 1759 sur les plaines d’Abraham, le chevalier de Levis y rallia l’armée et s’y retrancha : c’est à l’om-bre de cette foret vénérable qu’il médita la glorieuse revanche prise e ~8 avril 1760, attaque hardie, retour héroïque, dernier adieu des français a la victoire dans ce Canada qu’ils avaient découvert, conquis et colonise.Ici, sur cette rampe où nous glissons maintenant se tenaient les vedettes ; à droite et à gauche, dans le bois, e aient les tentes du camp; des sentinelles avancées veillaient sur toutes les pointes des rochers qui avancent sur le Saint-Laurent ou le Jacques-Cartier.A chaque heure on entendait courir ce cri 6ur les deux rivages : Sentinelle, garde à vous ! et le qui-vive des patrouilles retentissait d’échos en échos.Languedoc, Béarn, Guienne, tous ces braves enfants de notre Midi, riaient, chantaient autour des feux de bivouac ies pieds enfoncés dans la neige, mangeant leur morceau de cheval fumé, buvant leur cidre aigri, déchirant à belles dents les vertus de l’intendant Bigot et du munitionnaire Cadet.Que de jeux de mots sur la friponne, cette honnête maison de recel où les agents faisaient entrer chaque jour par un souterrain tout ce qu’ils dérobaient dans les magasins royaux pour le revendre le lendemain au roi.Oh! si les échos de ce bois pouvaient redire tout ce qu’ils ont entendu ! Mais non ; pas un mot, pas un son,—rien, rien.Partout le silence de la mort.De ces intrépides bataillons, de ces dignes aïeux des martyrs de la Bérézina, que reste-t-il ?Le peu que l’histoire a conservé lorsque l’histoire a été reconnaissante et juste.La bataille du 28 avril 1760, qui fut si .brillante pour nos armes, aurait été décisive, c’est-à-dire qu’elle nous aurait rendu avec la citadelle de Québec la possession de tout le^Canada, sans un incident qui divulgua notre marche à l’ennemi.C était à l’époque de la débâcle du Saint-Laurent; un chaland rempli d’artilleurs heurta si rudement un glaçon flottant qu’un canonnier tomba dessus et fut emporté dans le cours du fleuve ; bientôt le froid le saisit et il perdit connaissance.C’est dans cet état qu’il passait devant Québec lorsqu’il fut aperçu et on envoya un bateau à sa rencontre.Rapporté dans la ville, il dut aux soins qui lui furent donnés de reprendre ses sens ; se croyant entouré de Français, il révéla la marche de l’armée et mourut aussitôt.Le général Murray averti évita une surprise, il marcha le lendemain au-devant de l’ennemi ; mais il fut battu et n’eut que le temps de se rejeter dans la place, qui faillit être prise.On cite une maison près d un moulin que nos grenadiers' forcèrent à la baïonnette et d ou les Highlanders furent délogés plusieurs fois.De part et d autre on y fit des prodiges de valeur, mais il fallut attaquer la ville de Québec avec des moyens de siège insuffisants, et dès lors il devint certain qu’elle serait au premier qui recevrait du secours par mer.Tous les yeux étaient fixés sur le Saint-Laurent ; par malheur, la première flotte qui arriva fut une flotte anglaise ; elle délivra la garnison bloquée et menaça les derrières de l’armée française, qu’elle obligea à lever le siège et finalement à battre en retraite.Avançons, avançons ; le passé a déposé ici trop de souvenirs de demi.¦ Vers quatre heures, nous atteignons le relais des Ecureux ; les chemins les plus pittoresques étant les plus accidentés sont nécessairement les plus difficiles et par suite les plus longs à parcourir.Ce raisonnement est d’une naïveté telle que je crois l’avoir volé aux chevaux qui viennent de nous mener ; les malheureux ! ils ont bien gagné l’avoine qu’ils n’auront peut-être pas.La poste suivante est moins rude, dit-on, mais elle a plus de six lieues ; on relaie a la grande Lorette ; n’importe, nous sommes déterminés à pousser en avant.La température est douce, et !e froid peut reprendre demain avec une intensité qui nous arrête.Pour accélérer le changement des chevaux, nous ne quittons pas même notre 42 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE sleigh ; la nuit menace d’être sombre, mais nous comptons, à dé- | faut"de la lumière du ciel, sur la lumière de la terre ; la blancheur de la neige éclairera notre conducteur.D’ailleurs, comme j’en ai déjà fait l’observation, les habitations sont si rapprochées qu’elles forment une sorte de rue, et de chaque maison sort la clarté d’un fanal pour nous guider.Les Ecureux ou Ecureuils forment une seigneurie qui, au moment où nous avons perdu le Canada, appartenait au seigneur Jean-Baptiste Dussault ; on y comptait 52 feux qui pouvaient fournir 70 miliciens.Quoique le iront de la paroisse sur le Saint-Laurent ne fût que d’une demi-lieue, il y avait six pêcheries, dont trois au moins d’anguilles.La seigneurie suivante a un front cinq fois plus étendu ; deux lieues trois quarts sur quatre lieues de profondeur ; elle porte le nom de Seigneurie de Neuville ; en 1760, elle avait déjà changé trois fois de mains, passant de M.de Dombourg à M.Dupont, et de M.Dupont à madame de Mé-loize ; il y avait 104 feux qui donnaient 130 hommes en état de porter les armes.Un voyage nocturne arrivait à propos pour compléter nos observations ; c’était un nouveau spectacle plus triste, mais plus saisissant que tous les autres.Après une courte halte à Saint-Augustin pour laisser souiller les chevaux, nous avons continué la route au milieu d’une brume glacée, dont l’humidité nous pénétrait.Saint-Augustin, paroisse florissante, un des principaux greniers d’abondance de Québec, est une colonie de rétugiés acadiens.Les Desroches y sont nombreux.J’ai eu par malheur à demander des renseignements généalogiques sur un deux,^ et tous aussitôt se sont figure que j’étais un oncle d’Europe en quête d’un héritier.On a parlé d’une succession californienne et, depuis lors, j’ai eu beau dire et écrire qu’aucun intérêt d’argent n’était mêlé à mes recherches, tous ces Desroches ont persisté à rêver une fortune dissimulée.Plus je nie, plus ils croient.Saint-Augustin .a deux lieues et demie de front sur le fleuve et une lieue et demie de profondeur.En 1760, quoique le nombre de leux n’excédât pas 96, on comptait 155 miliciens.La seigneurie appartenait et appartient encore à l’Hôtel-Dieu de Québec.En été on peut suivre les caps ou bords de l’eau jusqu’à Québec; mais dans cette saison, on fait un détour à partir de Saint-Augustin pour éviter plusieurs pas difficiles et surtout les ravins du Cap-Rouge.A neuf heures, nous étions à la Vieille-Lorette.Notre charretier, trompé par notre voiture à quatre places et croyant mener le stage, nous a conduits au relais au lieu de nous conduire à l’auberge.^ Là, il n’y avait à peu près que les quatre murs, et dan» cette nudité deux pauvres Irlandais de quinze à dix-huit ans qui ont offert de nous céder un lit dont la vue seule nous aurait guéris de toute envie de dormir.Encore si quelque fauteuil, quelque chaise longue nous eût assuré un retuge ; mais nous n’avions d’autre ressource que de nous coucher sur nos fourrures.Tandis qu’on les étendait à terre, j’ai questionné le charretier, et ce rustre s’est décidé à m’apprendre qu’à cent pas ou moins il y.avait une bonne auberge.Voyez ce que c’est; taute d’explication, nous allions jeûner, veiller et geler à quelques toises d’une maison où nous pouvions trouver bonne table, bon feu et bon lit; les chevaux on été rattelés, et on nous a transportés en trois minutes dans un petit hôtel de campagne tù nous avons trouvé tout ce qui nous manquait outre une aubergiste introuvable.La mère G*’»*, écartant avec fierté l’incognito que lui infligent son nom et sa profession, nous a confié qu’elle descend en ligne directe du fondateur de Québec.Voici comment cette révélation est venue ; On parlait de café; on aurait parlé d’allumettes chimiques ou d’eau Raspail que la transition serait arrivée aussi naturellement.—Du café! ah! certes, je sais en faire de bon en le clarifiant avec des œufs ; c’est que, voyez-vous, le père de mon grand-père était Français; c’est lui qui a découvert le Canada avec Jacques Cartier.—Vraiment ! et quel était son nom’—Monsieur de Champlain.—Vous êtes une Champlain.—Oui, monsieur.—Je vous en félicite.Etes-vous parente des Champlain des Trois-Rivières.—Non, Dieu merci ! ce ne sont pas de vrais Champlains ; nous seuls sommes les bons.— Mais qu’avez-vous fait de vos seigneuries ?—Je ne sais pas ce que c’est devenu; on avait toutes les Une diligence enneigée entre Montréal et Quélec.3M HM! .p,'; terres jusqu’au Saguenay, trente lieues de front sur la rive nord du Saint-Laurent ; il paraît qu’elles ont été prises.—Du moins, votre auberge vous reste.—Oui, monsieur, et je puis dire qu’il n’y vient que du beau monde.Et là-dessus, elle nous acitétous les ivrognes les plus respectables de Québec.Voisine du champ de course, elle voit la plupart des paris s’engager sous son toit autour des tables chargées de bouteilles.Je n’ai pas besoin de remarquer que cette ex-cuisinière m’a servi, sous forme de généalogie, un plat d’anachronismes un peu trop épicé ; elle a supprimé les cinquante ou soixante ans qui séparent Jacques Cartier de Samuel Champlain, et elle a introduit l’usage du café quelque trente ou quarante ans avant l’époque où la marquise de Sévigné le signalait comme une nouvelle mode qui devait bientôt passer avec le goût du théâtre de Racine.En outre, Champlain, pour être le père de son grand-père aurait dû vivre jusqu’au milieu du dix-huitième sièc.e, et il est mort en 1635, ce qui fui enlève environ 110 ans de la vie à la Mathusalem qu’elle lui a si libéralement accordée.Bagatelles que s petites méprises-là.Mais voici qui est grave.La descendante M.de Champlain avant prétendu que dans son jeune temps el e ait brillé à Québec dans le même art que le chef (cuisinier) de n illustre aïeul, nous avons cru, néanmoins, qu il serait indélicat : faire appel à un talent rouillé par l’absence de tout exercice, et ius avons poussé la discrétion jusqu’à ne lui demander qu une mple omelette.On a mis le couvert, et nous avons entendu ¦aucoup d’agitation dans la pièce voisine ; il semblait qu on criait i secours.L’omelette s’est fait longtemps attendre.Enfin, a ècede notre cordon bleu s’est écriée en posant le p at sur la ble • “ Ah ' si vous saviez comme ma tante a eu de la misere ,ur virer et revirer son omelette.” L’auteur s’est montrée alors iur recevoii nos compliments la figure en feu et la sueur sur le mt • quoique son omelette ne fût omelette ni pour le fond ni pour forme, c’était quelque autre chose qui pouvait se manger: en vage on ne tient pas aux étiquettes., ., Si le père Chiniquy, le missionnaire de la temperance qui fait JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.43 tant de conversions, eût été avec nous, il aurait pu faire récolte d’histoires tragiques pour illustrer ses sermons.Un certain Duff s’est tué dans cette auberge à coups de brandy, et sa mort a été mise sur le compte du choléra.Un autre iyrogne, dont la mère U***’ craignait d’avoir à payer l’enterrement, a été congédié lorsqu’elle l’a réputé incurable.Revenu à Québec, il a fait élection de barre à l’hôtel d’Albion, et a commencé avec le maître même de l’hôtel un duel de bouteilles qui s’est terminé par un coup fourré ; les deux champions sont restés sur le carreau ; on les a portés en terre le même jour.Au pied de cette côte qui mène à l’ancienne Lorette, dont nous apercevons d’ici le clocher, un ivrogne de la campagne s’est enneigé à la brune, en revenant de la ville, et le lendemain matin on l’a trouvé mort à côté de son cheval, gelé comme lui; les pieux de la traîne s’élèvaient seuls au-dessus de cette tombe glacée comme pour demander secours.13 janvier.—Dimanche.Thermomètre à sept heures du matin : quinze degrés Réaumur au-dessous de zéro;—ciel pur,— vent nord-est.Evidemment, nous avons bien fait de prendre gîte pour la nuit et surtout dans une maison suffisamment chauffée.A déjeuner, la mère G*,” nous a 6ervi du café à la Champlain ; les derniers œufs de la maison y avaient passé.Tout en le prenant, nous avons pu voir le défilé des habitants et habitantes qui se rendent à l’église.Aucune distance, aucun froid ne les arrête.Il y a peu de variété dans les costumes ; la toilette des femmes se compose de capotes noires ouatées et piquées ou de chapeaux de fourrure teinte de couleur rousse ou grise, de gros manteaux de drap à plusieurs collets, ancienne forme de carricks, de voiles verts doubles ; le reste, enchâssé dans les voitures, est invisible; il y en a qui sont dans des carrioles, d’autres dans de simples caisses où elles s’emballent comme des objets fragiles.Les hommes sont tous vêtus d’étoffe du pays, espèce de drap gris de fer, et portent des ceintures rouges ; le chapeau de feutre noir remplace la toque bleue de la semaine, et ils portent aux pieds d’énormes mocassins de cuir jaune.A neuf heures et demie, nous nous disposons à partir.Rien de plus facile.A notre arrivée, la mère G'*** nous avait dit : “Vous pouvez quitter tout votre butin dans la carriole ; nous avons un hangar qui ferme à clef et où peuvent entrer les voitures toutes rondes.Quand vous serez parés pour embarquer, vous trouverez tout à la même endroit.” En effet il a suffi de s’y transporter ; les I.c cône de glace au Sault de Montmorency.mHI/ii ; m chevaux ont été attelés et on s’est mis en route pour Québec ; on nous a promis de nous y conduire en moins de deux^heures ; il n’y a que trois lieues; mais il faut traverser la Suède* C’est un bas-fond qui se trouve au pied du grand plateau des Plaines-d’Abraham, sous Sainte-Foy.Quand le vent souffle de l’est, il balaie tout le plateau, et la neige s’abat par tourbillons sur la Suède.Dans la route entière il n’y a pas de plus mauvaise place ; grâce aux nombreux accidents de ces derniers jours, la herse, la pioche et la pelle ont tant et si bien travaillé qu’elles ont fait brèche; nous n’avons pas enneigé ; le vent, d’ailleurs, avait tourné ; il venait du sud-ouest, nous l’avions à dos, et c’est à peine si nous sen- tions le froid, quoiqu’il fût à 14 degrés.Une fois sur le plateau tout est dit ; on glisse divinement.Les maisons de campagne dé la route bainte-Foy, si jolies et si coquettes en été, présentent un aspect severe; plusieurs sont bloquées par la neige ; on ne voit pas une seule clôture ; les pieux ne sont indiqués que par des rangées de petits points noirs ; nous avons remarqué une haie vive changée en massif; un ciment de neige en a fait une muraille parfaitement droite et unie.Nous avons admiré encore une fois l’effet de la lumière sur les arbres enduits de givre.Le soleil, caché depuis deux jours, a reparu soudain pour semer des diamants, des rubis des émeraudes sous les reflets de tous ses rayons ; la moindre 44 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.branche, doublée du côté du nord d’une longue écorce de cristal, étincelait des feux changeants du prisme ; c’était éblouissant A midi, nous entrions à Québec ; on sortait des églises, et une file de sleighs de maîtres se croisait avec nous ; c’était le cortège de ville après le cortège de campagne.Nous nous sommes retirés chez M.Russell qui tient l’ancien hôtel de l’Union, aujourd’hui de Saint-Georges, sur la Place-d’Armes.M.Faribault, notre obligeant ami, avait retenu pour nous trois grandes pièces au rez-de-chaussée ; le prix de notre pension tout compris, avec le service en privé, est de 20 livres par mois, environ 550 francs.Je m’arrête à ce détail d’argent, commencement et fin de toute chose dans l’Amérique du Nord.14 janvier.—Lundi.Hier je disais : Je m’arrête, et aujourd’hui je continue.C’est que mon arrivée a été célébrée par un pique-nique que je crois devoir servir comme supplément.Dès le matin, mon ami M.Faribault est entré chez moi et m’a dit : “ Notre petite société a décidé qu’elle vous offrirait aujourd’hui une partie aux Chutes de Montmorency et que l’on dînerait avec vous dans l’île d’Orléans.Je suis son envoyé auprès de vous et j’espère bien que vous ne me ferez pas faire une mauvaise ambassade.—Non certes, j’accepte, je serai des vôtres, mais à quelle heure?—Onze heures.—Soit, j’y consens.” Et à onze heures très-précises, un sleigh était devant ma porte, j’y prenais place avec Elisa, et fouette cocher ! Nous étions une vingtaine, ce qui formait un assez joli cortège.L’effet en était curieux sur le Saint-Laurent ; il y avait tant de cahots qu’un sleigh était en l’air quand le suivant était en bas ; on eût cru voir des barques ballottées par la houle.Les femmes jetaient des cris qui se mêlaient aux éclats de rire des hommes, et le voyage fut très-gai jusqu’aux Chutes de Montmorency.La rivière de ce nom arrive du nord sur un lit schisteux ; après avoir franchi nn espace rempli de longs bancs de pierres horizontales qu’on appelle les Marches naturelles, elle rencontre une solution de continuité et se précipite dans le Saint-Laurent d’une hauteur d’environ 250 pieds.Cette chute, vue du Saint-Laurent où nous étions, est d’une beauté incomparable ; elle excède de cent pieds celle du Niagara ; mais elle ne se compose que d’nne masse qui tombe droit devant elle ¦ des pierres anguleuses qui forment plusieurs saillies coupent seules cette masse et opèrent un rejaillissement.Goutte à goutte l’eau s’accumule à une certaine distance, ygêle et s’élève en pain de sucre ou cône d’une hauteur qui varie chaque année de 130 à 150 pieds.Ce cône est aussi poli que s’il avait été fait de main d’homme ; c’est un ehet-d’œuvre unique au Canada, dans toute l’Amérique et dans tout le monde entier.Des marches y a ta n rangées avec la hache ; on monte jusqu’au sommet et de J’avoue SCIENCES.ont été creusées avec la hache ; on monte jusqu là on se précipite sur des clisses de bois tête en avant que je fus effrayé de la rapidité des chutes et que je ne me sentis aucune envie de les imiter; mais il y a un second cône formé des o-outtes d’eau qui ne s’arrêtent pas au premier; il n’a guère qu’une vingtaine de pieds et cela m’a paru assez haut pour nous: j’en ai fait=plusieurs chutes qui m’ont porté à une demi-lieue sur une plaine de glace ; un enfant s’était placé devant nous sur la clisse et la dirigeait.On n’entendait de tous côtés que des cris joyeux ; le spectacle était sublime et charmant.Autour des Chutes de Montmorency des masses de glace pendaient comme d’énormes cristaux ; toute la baie formée par le Saint-Laurent était gelée et couverte d’une neige éblouissante sur laquelle la foule mouvait ses petits points noirs ; une file gravissait un côté du grand cône, tandis que du côté opposé, on voyait les chutes se succéder: c’était un mouvement perpétuel.Nous n’avons quitté qu’à regret cette orande et belle scène pour nous rendre par le Saint-Laurent a une des cinq paroisses de l’île d’Orléans.Un dîner rustique nous attendait chez un habitant du nom de Gagnon.Nous avons trouve ce brave homme achevant de sculpter un candélabre en bois pour son église ; il est menuisier, serrurier, charron, tisserand, un peu Hp tout enfin, comme les colons français du Canada, et sa femme, soit dit sans rancune, est beaucoup supérieure pour la cuisine a la mère G****» Elle a une nombreuse famille, parmi laquelle j ai remarqué un petit brunet qui suivait tous les détails de notre dîner avec une extrême curiosité ; je l’a.invite à en prendre sa par et il ne s’est pas trop fait prier.Le repas a ete d’une gaiete canadienne, on a lancé des toasts étourdissants, on a chante an des se et l’on n’a quitté la table que pour reprendre avec de nouvelles pîaisanteries la route de Québec, où 1 on n’est entre qu’a la clarté des lanternes.Ma pauvre femme était ravie, mais bien fatiguée.A.BE PulBÜSQUE.Causeries des Familles.HISTOIRE OU CANADA.COMPTE-RENDU DU COURS DE M.l’aBBÉ FERLAND, A l’UNI-VERSITÉ LAVAL.XXVIII.iSuileO Pour les années qui vont suivre, nous avons avec les Relations qui seront toujours la base de nos travaux encore d’autres sources historiques.Ce fut en 1639 que la Mère Marie de l’Incarnation commença à écrire ses lettres de Québec, et dans ces lettres nous trouvons bien des choses intéressantes.Nous avons l’Histoire de l’Hôtel-Dieu qui contient une foule de renseignements non-seulement sur cette communauté, mais encore sur Québec et la colonie.Les dames de l’Hôtel-Dieu tinrent un journal dès le commencement de leur établissement à Québec ; une partie de ce journal parait avoir été brûlée ; mais il faut croire qu’il restait des notes des portions détruites ; car la Mère Saint-Ignace, née Juchereau, écrivait dans le siècle suivant son Histoire de l’Hôtel-Dieu d’après ces chroniques ; il est vrai que dans cette histoire on rencontre beaucoup de fautes de dates.Nous avons encore la Relation du Père Bressani qui fut missionnaire chez les Hurons et prisonnier chez les Iroquois.Lebon Père raconte les souffrances des martyrs et les mœurs des Sauvages ; il eut lui-même à souffrir et eût pu dire avec vérité quarum pars magna fui.Cette intéressante relation a été écrite en italien ; mais nous en avons une traduction faite par le Père Martin.Le P.Martin, qui est un de nos plus instruits historiographes, a enrichi cette traduction d’une foule de notes précieuses qui font de sa publication un livre du plus haut intérêt.Nous avons les collections, notes et ouvrages d’un autre infatigable travailleur et savant distingué M.l’abbé Faillon, l’Histoire de Montréal de M.Dollier, l’Histoire du Canada de Belmont, l’Histoire du Père Charlevoix qui a puisé aux mêmes sources que nous et les précieuses recherches de M.Shea, historiographe américain, qui a recueilli une foule de renseignements sur les missions de toute l’Amérique du Nord, depuis les établissements espagnols jusqu’à l’extrême nord.En 1643 eut lieu chez nos voisins une confédération des quatre plantations du Nord, sous le nom de “ United Colonies of New-England.” Cette confédération avait eu lieu dans un but commun _ .ntérêts commerciaux, et pour se mettre en mesure de mieux résister aux Sauvages et être plus forts au besoin contre les Français du Canada et leurs autres voisins les Suédois et les Hollandais.Les Hurons avaient battu et détruit un parti d’Iroquois ; beaucoup de ceux-ci avaient été tués et plusieurs faits prisonniers : parmi ceux-ci le plus grand nombre fut torturé, mais la plupart, exhortés et instruits par les missionnaires, reçurent le baptême avant de mourir et laissèrent la vie en bons chrétiens.Les Iroquois, désirant se venger, mirent sur pied plusieurs partis qui infestèrent les lieux de passage des Hurons venant traiter à Québec.Deux jeunes Français, interprètes, s’étant éloignés des Trois-Rivières dans une partie de chasse, furent pris par les Iroquois; c’étaient François Marguerie et Thomas Godefroy, le frère du Sieur Jean Godefroy.Ces deux jeunes hommes étaient de rudes jouteurs, en grande réputation dans le pays.Godefroy avait vaincu à la course le meilleur coureur Huron, et Marguerie n’en cédait point à son ami en fait de bravoure et de vigueur.Plusieurs familles d’interprètes furent plus tard anoblies, et c’est ainsi que les Godefroy sont devenus Godefroy de Tonnancourt, de Normanville, de Saint-Paul, etc.Dne des sœurs de Marguerie épousa Je Sieur Hertel, autre interprète qui lut fait noble et devint la souche de la famille de Rouville.Tous ces interprètes étaient des hommes extrêmement remarquables par leur intelligence, leur courage et leur vigueur.Marguerie et Godefroy, surpris par les Iroquois se mirent d’abord en défense et ils avaient déjà terrassé un Iroquois, lorsque, se voyant débordés par tout un parti de guerre, ils pensèrent qu’il valait mieux se rendre, ce qu’ils firent.Les Iroquois ne leur firent point de mal et partirent avec eux, les emmenant dans leur village.Godefroy avait pu trouver le tour d’écrire sur une écorce, à la façon JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.45 des interprètes le court récit de leur aventure et on apprit ainsi bienlôt à Trois-Rivières la cause de leur disparution.Dans le pays iroquois, les deux jeunes gens furent assez humainement traités; mais ils manquaient de beaucoup de choses.Comme les Sauvages faisaient leurs ballots de fourrures pour aller traiter avec les Hollandais, Marguerie écrivit sur le cuir d’une peau de castor avec du charbon, demandant aux européens qui liraient ces lignes de vouloir bien leur envoyer quelques objets dont ils avaient un pressant besoin ; ne sachant par qui ces lignes seraient lues, Marguerie avait écrit partie en français, partie en anglais et partie en latin ; ce qui prouve que ces interprètes français avaient reçu une bonne éducation.Le stratagème réussit et ils reçurent des Hollandais ce qu’ils avaient demandé par le retour des canots.Ils passèrent ainsi l’hiver chez les Iroquois, et on ne reçut aucune nouvelle d’eux en Canada.Au mois de Juin 1641, une flotte de canots parut devant les Trois-Rivières et un canot portant le drapeau parlementaire, conduit par un seul homme accoutré comme un iroquois, s’en détacha pour venir au poste.C’était Marguerie qui montaitce canot, il était en voyé pour présenter des propositions de paix.Après avoir fait sa commission, il dit au gouverneur des Trois-Rivières, M.de Champflour, d’être sur ses gardes et de ne pas se fier aux Iroquois, puis, selon sa promesse, il retourna se reconstituer prisonnier.M.de Champflour fit dire aux Iroquois que la chose était sérieuse et qu’il fallait attendre Ononthio, qu’il allaitfaire demander de Québec.(Les Sauvages avaient ainsi traduit le nom de M.de Mont-magny, Grande Montagne et depuis, ce nom (V Ononthio demeura comme désignant le chef des Français.) En attendant qu’il put venir, Ononthio avait envoyé le Père Ragueneau et le Sieur Nicolet pour négocier.Les Iroquois voulaient faire la paix avec les Français, mais non pas avec les Algonquins et les Hurons leurs alliés, et pendant même que les ambassadeurs négociaient ainsi, les Iroquois laissèrent le conseil pour aller piller quelques canots qu’ils apperçurent descendant le fleuve chargés de fourrures.Les Iroquois s’étaient fortifiés près des Trois-Rivières et avaient même construit un fort dans l’intérieur par précaution.M.de Montmagny arriva dans une barque: il était impossible pour les Français de conclure un traité d’alliance avec les Iroquois en dehors de la participation des alliés des Français : il y avait de plus parmi les Hurons et les Algonquins des chrétiens que les Français regardaient comme des frères et que, pour rien au monde, ils n’auraient voulu livrer sans défense aux fureurs des Iroquois.Les négociations continuèrent cependant encore quelque temps: les Iroquois donnèrent la liberté à Marguerie et à Godefroy et les Français leur firent en retour des présents.Les présents qu’on fit ne contentèrent pas les Iroquois, ils auraient voulu avoir des arquebuses ; ils en demandèrent même 24 : ils en avaient déjà reçu des Hollandais et ils avaient appris à s’en servir avec habileté.Bref, les affaires s’embrouillèrent et bientôt les Iroquois arboré rent sur leur fort une chevelure d’Algonquin ; ils tirèrent des coups d’arquebuse, on leur répondit avec du canon et ils laissèrent leur fort de la rive du fleuve pour aller se mettre à l’abri dans leur fort de l’intérieur: puis enfin ils repartirent pour remonter le fleuve et ils se dispersèrent dans les îles du Lac Saint Pierre, pour y guetter les canots algonquins dont plusieurs tombèrent entie leurs mains.La même année 1641, il arriva à Québec un original d’anglais qui était depuis plusieurs années à la recherche d’un passage vers la mer du nord et vers la Chine ; il avait essayé presque toutes les rivières depuis la Floride, et cette fois il avait remonté en canot la rivière Kennébec, fait portage et était arrivé du coté du Saint-Laurent ; comme, pour une raison ou pour une autre, il ne put redescendre par le même chemin, il fut obligé de s’embarquer sur un navire de la colonie pour retourner en Europe.Ce fut à cette époque que M.Le Royer de la Dauversière, receveur des tailles à la Flèche, en France, homme d’une piété extraordinaire, forma le projet de fonder une colonie religieuse consacrée à la Sainte Vierge, dans Pile de Montréal, dont il connaissait parfaitement la position et les conditions topographiques.Il s’associa dans ce pieux projet M.le baron de Fancamp et M.l’abbé Olier, saint prêtre, fondateur de la maison de Saint Sulpice, qui venait de refuser l’offre d’un évêché et nourrissait des projets analogues à ceux de M.de la Dauversière.On parla du projet au Père Lallemand qui donna tous les renseignements et les conseils qu’il sut trouver dans son expérience.L’Ile de Montréal avait été concédée par la Compagnie à M.de Lauzon avec une énorme concession de terres sur la rive Sud du fleuve, en face de l’île de Montréal.M.de Lauzon, que M.de la Dauversière était allé voir en Dauphiné, pour en obtenir la cession de Pile, refusa d’abord de céder ses droits ; mais ayant eu des explications sur le but qu’on se proposait, il consentit à passer ses titres à M.de la Dauversière aux mêmes conditions, savoir : de cultiver et de faire habiter l’île.MM.de la Dauversière, Olier et de Fancamp, réunis à d’autres personnes, formèrent une assez nombreuse société dont plusieurs grandes dames, amies des bonnes œuvres, firent partie, entre autres Madame de Bullion.Dès l’année 1640, on envoya à Québec 20 tonneaux de marchandises et d’instruments pour l’usage de la nouvelle colonie.On voulait l’année suivante envoyer la première expédition des colons et des travailleurs ; mais on était dans un grand embarras sur le choix du chef à prendre pour commander cette expédition.Dans le même temps un gentilhomme Champenois, homme de guerre et fervent chétien, poussé par cet esprit pieux et chevaleresque du temps, vint demander au Père Lallemand s’il n’y aurait pas pour lui moyen de se rendre utile à Dieu et au Roi dans la Nouvelle-France ; c’éjait M.de Maisonneuve.—Une jeune personne de Nogent Le Roy, Mlle.Mance, désirant se consacrer à Dieu dans le service de la Nouvelle-France, avait aussi communiqué son projet au Père Lallemand ; et précisément pendant que tout ceci se passait et qu’on préparait les choses, Madame de Bullion venait de donner 40,000 francs pour l’établissement d’un hôpital à Montréal.M.de la Dauversière trouva donc ainsi, lorsqu’il vint consulter le Père Lallemand, toutes les personnes et les choses qui lui étaient les plus précieuses pour sa colonie.Tout semblait avoir été conduit d’une façon spéciale par les mains de la Providence.On expédia trois navires sous le commandement de M.de Maisonneuve et de Mlle.Mance, on peut dire; car cette vigoureuse femme avait l’habileté d’un chef et le zèle d’un fonctionnaire ; ce fut elle qui pendant le premier hiver distribua les vivres, les effets et même la poudre et le plomb aux gens de l’armement.Le navire portaflt M.de Maisonneuve arriva assez longtemps après les autres, le 25 août 1641.M.de Montmagny et les colons de Québec voulurent faire fonder la nouvelle colonie sur Pile d’Orléans, et on représentait à M.de Maisonneuve qu’il fallait plutôt concentrer les forces que de les disperser; on lui parla aussi des dangers de la part des Iroquois ; mais M.de Maisonneuve dit qu’il avait ordre d’aller s’établir au Mont Royal et que “ quand même tout les arbres de Plie seraient changés en Iroquois, il irait tout de même accomplir sa mission, sous la protection de la Mère de Dieu.” Cependant il était trop tard pour aller commencer un établissement tout nouveau, et ou résolut de profiter, pour l’hiver, de la généreuse hospitalité que les habitants de Québec offraient.On croit que M.de Maisonneuve avait avec lui 45 hommes.Le 15 octobre, M.de Montmagny avec le Père Vimont accompagnèrent M.de Maisonneuve dans une expédition ayant pour but d’aller explorer l’île de Montréal et de choisir l’emplacement da nouvel établissement.Mlle.Mance passa l’hiver à Sillery chez M.Puiseaux, chez qui logeaient tous les grands personnages de la colonie :—elle se lia d’amitié avec Madame de La Peltrie qui l’accompagna jusqu’à Montréal et y passa un an avec elle.M.de Montmagny n’était pas trop satislait de voir arriver dans la colonie un homme investi d’un commandement quasi indépendant et qui menaçait de diviser l’autorité en I’affaibli6sant ; cependant, il était plein d’égards pour M.de Maisonneuve et pour ses gens , mais il arriva un petit incident qui le força pour ainsi dire à sévir contre les colons de M.do Maisonneuve.M.de Maisonneuve s’appelait Paul; le 25 janvier, jour anniversaire de la conversion de Saint Paul, les hommes de M.de Maisonneuve s’étant procuré de la poudre, on se mit à tirer du canon et à faire des décharges de mousqueterie.M.de Montmagny, surpris et quelque peu irrité de voir que ceci s’était fait sans sa permission, mit pour quelques heures en prison celui qui semblait avoir organisé la démonstration avec quelques uns des hommes et fit une enquête dont les pièces nous ont été conservées.Cependant, il ne donna pas de suite à ce procédé et comme tous étaient de bons chrétiens, l’affaire fut bientôt arrangée et le raccommodement fut complet.M.de Maisonneuve avait fait construire une couple de barques et au printemps 1642 il partit pour Montréal, le 8 mai.Le 17 mai, il prit terre à la Pointe à Callières ; le 18 le Père Vimont célébra une messe solennelle et c’est de ce jour que date la fondation de la ville de Montréal.Ce fut le 21 novembre de la même année que les Dames Ursu-lines entrèrent dans leur couvent de Québec : et ce fut encore cette année qu’on essaya de fonder un établissement au Sault-Sainte-Marie entre les lacs Huron et Supérieur sur le territoire de la nation 46 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.des Objibouès, Ckippéouais ou Sauteux ; ce furent les Pères Jogues et Raymbault qui furent chargés de cette mission.Le Père Jogues qui revint à Québec cette même année, pour se procurer des secours, était un homme d’une ferveur, d’une patience et d’un zèle extraordinaires : son humilité et son amour des souffrances étaient extrêmes.En montant la première fois avec les Hurons, il s’était chargé de porter sur ses épaules dans les portages et de soigner pendant la route un pauvre enfant abandonné et devenu dégoûtant par la maladie de la petite vérole.Le Père Jogues repartit de Québec le 2 août avec quelques canots montés par 40 hommes, au nombre desquels étaient le chef Eustache Aatsistari, excellent chrétien, Guillaume Couture, interprète et protecteur des missionnaires, et le Sieur René Goupil, jeune médecin qui s’était consacré aux missions.On montait sans défiance, lorsque, arrivé dans un des étroits chenaux qui se trouvent entre les îles de Sorel, on fut soudainement environné de canots Iroquois qui, par une décharge d’arquebuses, forcèrent les canots hurons à prendre terre sur une île.Bien que dispersés, les compagnons du Père Jogues se défendirent ; le Père était parvenu à s’échapper dans le bois ; Aatsistari et Couture, après avoir tué plusieurs Iroquois, s’étaient aussi soustraits à l’ennemi ; mais le médecin Goupil avait été grièvement blessé et était tombé aux mains des barbares ; grand nombre d’autres, la plupart blessés, étaient aussi prisonniers.Le Père Jogues, songeant à ces malheureux, ne voulut pas les laisser sans secours religieux dans cette circonstance, et il alla de lui-même se constituer prisonnier: ce que firent après lui, aussi par pure charité et dévouement chrétiens, le chef Aatsistari et le brave interprète Couture, On verra plus tard ce généreux et héroïque Couture, à la tête d’une nombreuse famille, vivre jusqu’à l’âge de 90 ans, et mourir comme un patriarche chrétien entouré d’une nombreuse descendance.Paraii les descendants du Sieur Couture, par les femmes, nous comptons aujourd’hui deux Evêques, Sa Grâce Monseigneur l’Archevêque Turgeon e£ Sa Grandeur Monseigneur Bourget.(A continuer.) EDUC A TI O 1ST.Conseils aux Instituteurs.XVIII.MOYENS DE RIGUEUR.Les moyens de répression ou de rigueur sont les reproches, les réprimandes, les punitions.Dans l’emploi de ces remèdes destinés à rendre la santé à l’âme, l’instituteur doit user d’autant de prudence que le médecin dans l’emploi des remèdes qui agissent sur le corps.Voici à ce sujet ce que dit Fénelon : “ Ne reprenez jamais un enfant ni dans son premier mouvement ni dans le vôtre.Si vous le faites dans le vôtre, il s’aperçoit que vous agissez par humeur et par promptitude, non par raison et par amitié, et vous perdez sans ressource votre autorité.Si vous le reprenez dans son premier mouvement, il n’a pas l’esprit assez libre pour avouer sa faute, pour vaincre sa passion et pour sentir l’importance de vos avis ; c’est même exposer l’enfant à perdre le respect qu’il vous doit.Montrez-lui toujours que vous vous possédez : rien ne le lui fera mieux voir que votre patience.Observez tous les moments pendant plusieurs jours, s’il le faut, pour bien placer une réprimande.” Ecoutez ce que dit Rollin, le plus vertueux des hommes, le guide immortel de quiconque aspire à être digne d’élever la jeunesse : “ La première règle est de ne point punir un enfant dans l’instant même de sa faute, de peur de l’aigrir et de lui en faire commettre de nouvelles en le poussant à bout ; mais de lui laisser le temps de se reconnaître, de rentrer en lui-même, de sentir son tort et en même temps la justice et la nécessité de la punition, et par là de le mettre eu état d’en profiter.“ Le maître, de son côté, ne doit jamais punir avec passion, ni par colère.Pour peu qu’il paraisse d’émotion sur le visage du maître, ou dans son ton, l’écolier s’en aperçoit aussitôt, et il sent bien que ce n’est pas le zèle dti devoir, mais l’ardeur de la passion qui a allumé ce feu, et il n’en faut pas davantage pour faire perdre tout le fruit de la punition, parce que les enfants, tout jeunes qu’ils sont, sentent qu’il n’y a que la raison qui ait le droit de corriger.La colère, qui est elle-même un vice, peut-elle être un remède bien propre pour guérir les vices des autres 7” Méditez ces sages préceptes et souvenez-vous que ce que vous devez craindre par dessus tout, c’est d’accoutumer vos élèves aux punitions et aux reproches.L’habitude endurcit à tout ; celui qui reçoit des réprimandes fréquentes y devient ordinairement insensible.Il s’y attend comme à un orage qui doit passer, et s’en inquiète peu.N’avez-vous pas remarqué qu’en général les mères sont bien moins écoutées des enfants que les pères! Elles parlent beaucoup, reprennent souvent, manacent sans cesse, et ne produisent presque aucun effet.Le père parle rarement, menace peu, et se fait obéir.Les réprimandes doivent être pour l’enfant des accidents rares et désagréables ; il faut qu’il en conserve un souvenir pénible, il faut qu’il en redoute le retour.Mais s’il entend gronder autour de lui un orage continuel, il deviendra comme ces peuples qui habitent auprès des grandes cataractes, et qui, à force de vivre au milieu du bruit, ne l’entendent plus.L’enfant que l’on punit souvent parce qu’il est léger, finit ainsi quelquefois par devenir méchant ; c’est à quoi l’on doit prendre bien garde.Ne parlez jamais devant l’élève de ses défauts, comme d’une chose sur laquelle votre opinion est arrêtée et votre parti pris.Il prendrait son parti de son côté, et ne tenterait pas, pour se corriger, des efforts qu’il se plairait à croire superflus.Gardez-vous surtout de ces prédictions sinistres que se permettent quelquefois des instituteurs imprudents : “ Cet enfant est un mauvais sujet: il finira mal.” De telles prédictions, dans la bouche d’un maître, sont non-seulement inconvenantes, mais cruelles.Fermez votre cœur à de telles pensées, ou, si elles y ont pénétré malgré vous, qu’elles y restent profondément cachées.Quelquefois l’élève est poussé à la désobéissance par la colère ; il s’allume en lui une sorte de fièvre, qui s annonce au dehors par une obstination implacable.Usez alors de ménagement ; ne le poussez pas à bout.Prévenez les suites que son indocilité pourrait entraîner.Quand une fois l’élève s’est oublié jusqu’à regarder son maître d’un air furieux, ou qu’il s’est livré en sa présence à quelque accès de colère insolente, il n’y a guère plus d espoir : il faut que l’élève et le maître se séparent.Sachez par votre fermeté calme prévenir ce triste résultat.Dans dételles circonstances, ne croyez pas l’avoir dompté, parce que vous l’aurez puni avec rigueur.Vous n aurez fait que l’irriter et l’aigrir.Il dissimulera ses mauvais sentiments, en attendant l’occasion de les faire éclater.Il ne sera pas seulement méchant, mais encore sournois et hypocrite.Quelquefois même l’enfant dont le caractère a été maladroitement heurté ne se donne pas la peine de dissimuler sa rancune.Son air ennuyé et mutin pendant la classe, ses reparties toujours calculées pour vous déplaire,sa promptitude à saisir toutes les occasions où il peut faire éclater un mauvais esprit, sont une perpétuelle déclaration de guerre à la discipline.Pour ramener à de meilleurs sentiments un élève ainsi disposé, il faut un heureux mélange de douceur et d énergie, et une persévérance que rien ne puisse rebuter.Aussi ne doit-on rien négliger pour empêcher que 1 enfant ne JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.47 tombe dans cet état dangereux, dont il est plus facile de le préserver que de le guérir.XIX.DONNER DES SOINS ÉGAUX A TOUS LES ÉLÈVES.Donner à tous les élèves des soins égaux, voilà, une des obligations les plus sacrées de l’instituteur, et malheureusement une des plus négligées.Quelquefois le maître ne songe qu’aux intérêts de sa propre réputation ; il cherche à faire briller quelques élèves d’élite, en qui il a reconnu plus d’aptitude ; il veut se faire honneur de leurs progrès, et il néglige tous les autres.Les élèves, et surtout leurs parents (car les élèves s’accommodent trop facilement de l’indifférence du maître, qui favorise leur apathie), ont droit de reprocher à l’instituteur une préférence qui leur cause un double préjudice : car, en frustrant un enfant des soins qui lui sont dus, on lui enlève non-seulement les avantages moraux que la loi et la religion ont voulu lui assurer, mais encore les avantages matériels que l’instruction lui aurait procurés et qui auraient amélioré son sort.Regardez comme infiniment coupable l’instituteur qui, dans l’intérêt de sa vanité, soigne exclusivement quelques élèves qu’il contraint quelquefois à un travail excessif, et qui se contente d’exiger des autres l’immobilité et le silence.Si quelques-uns de ces enfants, si indignement négligés, s’abandonnent à la dissipation, il s’irrite contre eux, non parce qu’ils perdent leur temps et s’habituent au désordre, mais parce qu’ils le troublent dans les soins exclusifs qu'il donne à d’autres.Peut-on rien imaginer de plus inique, de plus odieux ?Quelquefois, il est vrai, ce n’est pas dans l’intérêt de sa vanité que l’instituteur se laisse entraîner à ces préférences exclusives ; il se laisse aller, sans y prendre garde, au plaisir qu'il éprouve à cultiver des naturels intelligents et dociles.Les heures fuient, sans qu’il s’en aperçoive, dans l’accomplissement de cette agréable tâche.Tout entier à un travail qui est en même temps un plaisir, il ne songe plus aux paresseux, aux indociles, aux esprits lourds et faux, ou s’il songe enfin à eux, c’est lorsque l’heure du départ, venant à sonner, l’avertit à la fois et de son omission et de l’impossibilité où il se trouve de la réparer.Cette conduite est excusable dans son principe, mais condamnable dans ses résultats.Craignez de vous laisser séduire par ce plaisir dangereux.Les soins d’un bon maître sont comme la rosée, qui féconde également toutes les plantes, les plus communes aussi bien que les plus rares.Tous vos élèves sont également précieux aux yeux de Dieu et du pays.Si vous avez été nommé instituteur public, c’est pour qu’ils reçoivent de vous, quelles que soient leurs dispositions naturelles, tous les soins que leur âge réclame.Réveiller l’apathie, activer la paresse, réprimer les mauvais penchants, et surtout prendre en pitié les esprits lents et faibles, les éclairer de vos lumières, les échauffer de votre ardeur, c’est là votre tâche.Vous ne pouvez la négliger envers aucun d’eux sans être coupable.A l’instituteur que la vanité domine, je dirai : vous voulez briller par vos élèves.Eh bien ! instruisez ce pauvre enfant qui paraissait condamné par la nature à ne pouvoir jamais apprendre.Faites pénétrer le jour dans ces yeux que semblaient couvrir des ténèbres éternelles.Que cette statue s anime entre vos mains ! Est-il un ouvrage plus capable de vous faire honneur ?Cela est bien pénible, bien fatigant, j’en conviens ; mais vous étiez-vous figuré que la carrière de l’instituteur fût jonchée de roses ?N’avez-vous pas dû comprendre que c’est une tâche infiniment laborieuse, pleine de fatigues et de sueur?Avez-vous pensé que pour tailler le marbre, façonner le bois, dompter un sol rebelle, il fallût plus de travail que pour défricher et cultiver les intelligences ?Croyez-vous que le pays attende plus de dévouement et de sacrifices du soldat qu’il oppose à ses ennemis du dehors, que de vous, infatigable soldat de la civilisation, destiné à combattre tous les ennemis qu’elle récèle dans son sein, l’ignorance, la paresse, l’oisiveté, le vice?Faites donc en sorte, qu’aucun de ces enfants qui vous sont confiés n’ait plus ’tard à se plaindre d’avoir été victime du système odieux que je flétris.Tant qu’ils sont écoliers, leur paresse s’applaudirait peut-être de votre indifférence ; mais plus tard leur raison s’en indignerait.Vous seriez pour eux un objet de malédiction et de mépris.Us ne pourraient entendre prononcer votre nom sans s’écrier avec amertume : “ Si je ne sais rien, si je ne suis rien, c’est à cet homme que je le dois !” Th.II.Barrau.Exercices pour les Elèves des Ecoles.Dictée Honionymique.1.Ou, conj.alternative.Où, adv.de temps et de lieu.Houe, n.f.(h s’asp.), instrument de fer, large et recourbé, qui a un manche de bois, et avec lequel on remue la terre, en la tirant vers soi.Houx, n.m (h s’asp.), arbre toujours vert, dont les feuilles sont armées de piquants.Août, n.m., 8e mois de l’année.—La moisson.2.Oubli, n.m., manque de souvenir.Oublie, n.f., sorte de pâtisserie fort mince.Oubli-e, es, ent, du verbe oublier.APPLICATION.Les contes à faire peur.La peur est un mauvais maître qui fait de mauvais écoliers.Combien de nourrices et de bonnes n’a-t-on pas vues effrayer la première enfance par des contes de fées ou de revenants ! Avec tous ces moyens ridiculement dangereux, combien d’imaginations et de caractères n’a-t-on pas faussés! Les premières impressions reçues s’effacent si lentement! les premiers récits intéressants que l’on a entendu faire s’oublient si difficilement ! Hans mon enfance, je croyais aux loups-garous, et j’en avais une peur affreuse.Je n’oublierai jamais que j’aimais beaucoup à m’asseoir dans la cuisine, sous le large manteau de la cheminée, lorsqu’une vieille domestique, qui, soit dit en passant, maniait la faucille et la houe comme le meilleur domestique d’août, assise elle-même devant un grand chaudron, y faisait cuire de la farine de maïs.“ Tu oublies, lui disais-je alors, de me raconter l’histoire que tu m'as promise-” Et la bonne vieille, quelle que fût sa fatigue, me conduisait par la pensée dans des lieux où tout était noir et effrayant, et elle me faisait des contes à dormir debout ; mais je n’étais que trop éveillé !.J’avais peur, je tremblais, et il ne faut pas que )’oublie de vous dire que pourtant c’était pour moi un plaisir infini ; je goûtais de vraies délices à écouter.La vieille me faisait descendre des fées par la cheminée, je les suivais allant au sabbat ; et, à leur retour, je les voyais à cheval sur le manche d’un balai de houx ou de bouleau.Il y avait aussi des trépassés que vous eussiez vus danser dans leurs linceuls, des ogres qui mangeaient les enfants qui s’çtaient laissés aller à la paresse ou à la gourmandise ; des barbes-bleues, des vampires, des nécromants, des histoires effroyables.et, toujours épouvanté, j’étais toujours content.plus content que si l’on m’avait donné du sucre d’orge ou des oublies.J’avais six ans et demi.et, lorsque j’entrai dans l’adoiescence, je ne pus, quelques grands efforts que je fisse, mettre que très-lentemet en oubli ces croyances toutes ridicules, tout absurdes môme.Mais les impressions que j’avais reçues furent longtemps encore à s’effacer.THre.Lepetit.(L'école Normale.) 4S JOURNAL DE L’IN*STRUCTION PUBLIQUE SOLUTION DU PROBLEME D'ARITHMETIQUE DE LA DERNIERE LIVRAISON.1 an= 52 semaines x 5 bas = 260 bas = 130 paires de bas.130 x 50 sous= 6,500 sous par an.8 paires de bas, contenant 3 îfe de laine, à 35 sous la livre, coûtent 105 sous.On obtiendra le prix de la laine, pour les 130 paires, en faisant la proportion suivante : „ 105x130 8 :130 : : 105 : x =-g- = 1706,25 sous.On obtiendra le gain, par an, en retranchant 1706,25 de 6500 sous, ce qui donne 4793,75 sous = £9 19 &£, et ls.6-jLff.par paire.A.Lamy.SOLUTION DU PROBLEME DE GÉOMÉTRIE DE LA DERNIERE LIVRAISON.Le volume cherché s’obtiendra en multipliant la surface d’une section perpendiculaire par la longueur.Cette section étant un trapèze, sa surface s’obtiendra en multipliant la hauteur par la demi-somme des bases; ainsi: 4,5, et le volume en mul- tipliant cette surface par la longueur, on a donc : / lx5\ (\ + 5\ V = T>—J4,5 x 525 arp.= — J4,5 x 94,500 = 12,757,500 pieds cubes 59,062|~| toises cubes.A.Lamy.PROBLÈME D’ARITHMÉTIQUE.Une personne a acheté 306 verges de drap, de trois qualités différentes, qu’elle a payé $2.50, $3.12 et $4,25 la verge.On demande combien elle a pris de verges de chaque espèce, sachant qu’elle en a pris trois fois plus de la dernière qualité que de la première, et que le nombre de verges de la seconde est égal à la moitié de la première, plus la dernière ?PROBLÈME DE GÉOMÉTRIE.Une personne a un vase cylindrique de 8 pouces de diamètre et contenant une certaine quantité d’eau.Elle y jette un certain nombre de pierres, dont elle cherche le volume, et l’eau s’élève de 94 pouces.Trouvez le volume de ces pierres ?AVIS OFFICIELS.as*® DIVISIONS, ÉRECTION ET ANNEXIONS DE MUNICIPALITÉS SCOLAIRES.Son Excellence, le Gouverneur Général, a bien voulu, par miuute en Conseil en date du 7 de ce moisi lo.Diviser la municipalité scolaire de Laval, dans le comté de Montmorency, en deux municipalités, dont l’une, sous le nom de Laval, comprend le Bas-Laval, D^wsonstown, le Haut-Laval et Laval-Central ; l’autre, sous le nom de l’Isle-de-Laval, comprend tout le territoire de l’Isle de ce nom et, hors de l isle, toute la partie de territoire qui s’étend depuis la terre de Jean LeRossiguol inclusivement, jusqu’à l’extrémité nord et nord-ouest de la municipalité susdite de Laval.2o.Eriger en municipalité scolaire la nouvelle paroisse de l’Ange-Gardien, dans le comté d’Outaonais, avec les limites suivantes : Bornée d'un côté, par la Rivière-du-Lièvre ; d’un autre côté, par le township de Templeton ; d’un troisième côté, par la Riviére-Outaouais, et, d’un quatrième côté, par le lot numéro vingt-huit compris dans Buckingham, renfermant la première, la seconde, la troisième et partie de la quatrième concession, depuis le numéro vingt jusqu’au numéro vingt-huit exclusivement.3o.En date du 13 de ce mois : Annexer à la municipalité scolaire de Batiscan, dans le comté de Champlain, cette partie du rang dit de Picardie, qui se trouve située dans la municipalité scolaire de Champlain.4o.Annexer à la municipalité scolaire de St.Robert, dans le comté de Richelieu, les parties ci-après décrites de St.Aimé ; savoir : Premièrement.—Cette partie du rang Thiersant bornéo, au sud-ouest, par ta ligne qui court entre la terre de feu Paul Lafleur et celles de Joseph Hébert et de Simon Brouillard; au nord-ouest, par la paroisse de St.Robert, et, au nord-est, par la paroisse de St.Michel d’Yamaska.Deuxièmement.—Cette partie du raug St.Thomas bornée, au nord-est, par la ligne qui divise la terre d’Antoine Parenteau de celle de Joseph Pétrin; au sud-est, partie par le cordon qui divise les rangs St.Thomas et Thiersant susnommés, et partie par la ligne qui divise la terre de Joseph Desrosiers de celle de Félix Hébert ; au sud-ouest, partie par la ligne qui divise la terre de Joseph Desrosiers de celle de Joseph Desrosiers, fils de Louis, et partie par la ligne qui divise la terre de Guillaume Houle de celle de Félix Hébert, et, au nord-ouest, par le cordon des terres entre le rang St.Thomas susnommé et les réserves de Ste.Sophie.Cette dernière annexion ne devant prendre effet qu’à dater du premier jour du mois de juillet prochain.En date du 18 de ce mois : 5o.Diviser le township de Stukely, dans le comté de Sheflford, en deux municipalités scolaires ; savoir : Stukely-Sud, qui comprend les- cinq premiers rangs du dit township ; Stukely-Nùrd, qui comprend le reste du même township.Cette division ne prendra force et effet qu’à compter du premier jour du mois de juillet prochain.6o.Annexer à la municipalité scolaire de File-Verte, dans le comté de Témiscouata, toute la partie du premier rang de St.George de Cacouna comprise depuis la ligne de l’Ile-verte, en courant au sud-ouest, jusqu’à la terre de Joseph Vaillancour inclusivement.NOMINATIONS.EXAMINATEURS.Son Excellence, le Gouverneur Général, a bien voulu par minute en Conseil en date du 14 de ce mois, nommer Charles Déry et HenriGaron, écuyers, membres du Bureau d’Éxaminateurs de Kamouraska, en remplacement de J.M.Hudon et Jean-Bte.Martin, écuyer3, démissionnaires.COMMISSAIRES ET SYNDICS D’ÉCOLE.Son Excellence, le Gouverneur Général, a bien voulu par minute en Conseil du 4 de février dernier, approuver les nominations suivantes : Comté de Montmorency.—Laval : M.Magloire Boucher, commissaire d’école.Comté de Québec.—St.Dunstan : Messire Hyacinthe Gagnon, prêtre, MM.Joseph Pepin et Stephen O’Neil, syndics d’école.En date du 15 du même mois : Comté d’Outaouais.—Low : Martin Kiely, John Egan, John Fields, Thomas Havron et Martin O’Malley, commissaires d’école.En date du 7 de ce mois : Comté de Gaspé.—Percé : MM.Pierre Galerneau et Joseph Couture, fils de Joseph, commissaires d’école.Comté de St.Jean.— St.Luc: M.François Poirier, commissaire d’école.En date du 18 de ce mois .Comté d’Arthabaska.—Tingwick : M.Charles Thurber, syndic d’école.BUREAU DES EXAMINATEURS DE L’oTTAWA.M.Edward A.Glasford a, le 4 de ce mois, obtenu un brevet d’école élémentaire.John R.Woods, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES DU DISTRICT DE MONTRÉAL.M.Hormidas Chagnon et Mlle Perpétue Gagnon ont, le 4 de ce mois, obtenu chacun un diplôme d’école modèle.M.David Lafond, Mesdames Florentine Blain et Richard Burke, Mlles Virginie Biroleau, Marie Louise Lefèbvre, Justine Moison, Philomène Miron, Parmélie Brien-Desrochers, Philomène Lagacé, Sophie Decœur, Adéline Lussier, Thaïs Toucbett’e, Marie Louise Decousse, Marie Mélina Ranger, Célina Seignory, Marie Georgina Beaudin, Emélie Brouillet, Philomène Boursier, Félicite Thibert, Edwidge Picard, Ann Goodman, Mary Goodman et Anastasie Greffe ont, le même jour, obtenu des diplômes pour écoles élémentaires.F.X.Valade.Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS PROTESTANTS DU DISTRICT DK MONTREAL.M.Robert McArthur a, le 5 de ce mois, obtenu un brevet l'autorisant JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.49 à enseigner dans les académies.MM.George W.Bailey, Henry Curran, Edmond Therrien, Meiles.Mary Ann Bell et Sarah Jane Derrick ont, le même jour, obtenu des brevets d’école élémentaire.A.N.Rennie.Secrétaire.RDREAtJ DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES DU DISTRICT DE QUÉBEC.Meiles.Marie Justine Dussault, Dina Lavoie et Emérence Petit dite St.Pierre ont, le 3 de décembre dernier, obtenu chacune un brevet d’école élémentaire.Melle.Anne Angèle Goulet a, le 4 de ce mois, obtenu un brevet d’école élémentaire.N.Laçasse, Secrétaire.INSTITUTEUR DISPONIBLE.M.H.A.Trépanier, muni d’un diplôme et de bonnes recommandations, désire obtenir la direction d’une école à la campagne.Ce monsieur, instituteur depuis plusieurs années, peut aussi enseigner l’anglais avec succès.S’adresser à ce bureau.JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.MONTRÉAL, (BAS CANADA), MARS 1862.Le Brevet d’instituteur.La plus grande partie de la livraison double que nous publions aujourd’hui est, occupée par les règlements que le Conseil de l’Instruction Publique a passés pour la régie des Bureaux d’Exami-nateurs.En multipliant le nombre des Bureaux, le Conseil a cru devoir réserver à peu d’entre eux le pouvoir d’accorder des diplômes ou brevets pour académies ou pour écoles modèles ; et il a considéré qu’il était en même temps nécessaire de pourvoir à ce que l’examen constatât au moins chez les candidats les connaissances et l’aptitude indispensables à l'importante profession à laquelle ils aspirent.Le Conseil a voulu prescrire un minimum d’épreuves à subir ; mais s’il arrivait que les quatre questions tirées au sort sur quelqu’un des programmes ne formassent point, aux yeux des examinateurs, une épreuve suffisante, rien ne les empêchera de soumettre au candidat d'autres questions qui pourront être formulées même en dehors des programmes.Nous nous flattons qu’au moyen de ces règlements le brevet d’instituteur acquerra une plus grande valeur ; sujet, comme il l’est aujourd’hui, à être révoqué par suite d’une conduite immorale ou d'une négligence des devoirs de cet état, le diplôme portera de plus avec lui la preuve d’une éducation suffisante, et il sera, nous n’en doutons pas, un véritable titre à la considération publique.La grande facilité qui existera désormais dans toutes les parties du pays pour se présenter à l’examen, fera que le département ne tolérera plus dans aucune paroisse, ni dans aucun arrondissement, si pauvre ou si isolé qu’il soit, d’instituteurs ou d’institutrices non-munis de diplômes.Déjà, on le sait, le Département a considérablement diminué le nombre des exceptions qui avaient été faites à la règle générale ; à l’avenir il n’en existera plus aucune.Petite Véroîe et Vaccine.On demande de plusieurs endroits au Département si uu instituteur a le droit d’interdire la fréquentation de son école aux enfants d’une famille où se trouve la petite vérole ?Incontestablement, et les commissaires doivent soutenir le maître d’école dans cette mesure, qui serait justifiable dans l’intérêt de sa propre famille, s’il en a une ; mais qui ne l’est pas moins dans l’intérêt de toutes les autres familles de l’endroit.Plusieurs médecins distingués, que nous avons consultés sur ce point, nous ont assuré que la présence dans les écoles d’enfants appartenant à des familles infestées, et quelquefois atteints eux-mêmes des premiers symptômes de la maladie, dans les conditions hygiéniques où se trouvent malheureusement un grand nombre de maisons d école, trop chauffées et mal ventilées, pourrait être considérée comme un des moyens les plus certains de répandre la contagion dans une paroisse.Comme la petite vérole fait cette année de grands ravages dans plusieurs parties du pays, nous profitons de cette occasion pour engager les parents à faire vacciner leurs enfants.Cette précaution doit être renouvelée au moins tous les sept ans.Elle n’est point douloureuse et n’entraîne aucun inconvénient.Il est incroyable que les parents négligent de la faire faire ou de la faire renouveler dans le temps prescrit, puisqu’elle est capable de préserver leurs enfants d’une maladie aussi dangereuse et qui laisse parfois des traces si cruelles.La corporation de Montréal a sagement prescrit la vaccination sous peine d’amende et pourvu gratuitement à la vaccination des enfants pauvres.C’est une louable mesure et qui devrait être adoptée dans tout le pays.Nous engageons les instituteurs à recommander fortement aux parents, par l’entremise de leurs élèves, cette précaution si facile et si importante.Quinzième Conférence de l’Association des Instituteurs de la Circonscription de l’Ecole Normale Laval.A cette Conférence, tenue le 25 de janvier dernier, dans une des salles de l’école normale, furent présents : Le Rév.M.J.Langevin, Principal de l’école normale Laval, M.le Présidenl, Napoléon Laçasse, MM.les Inspecteurs F.E.Juneau et P.M.Bardy, MM.F.X.Toussaint, J.Bte.Cloutier, Andrew Doyle, C.J.L.Lafrance, C.Dion, Jos.Létourneau, O.Legendre, L.Lefebvre, A.Esnouf et MM.les Elèves-Maîtres de l’Ecole Normale.Le procès-verbal de la dernière séance fut lu et adopté.M.le Secrétaire lut un Essai sur les Origines et la formation de la langue française.Ensuite, M.le Principal développa la question suivante : Quelle est l’utilité des leçons de choses dans les écoles ?A la demande de l’assemblée, M.le Principal voulut bien donner par écrit les réflexions suivantes, comme résumé de ce qu’il venait de dire : lo.Les leçons de choses sont très-utiles dans les écoles, pourvu qu’elles soient données d’une manière proportionnée à l’âge, à la capacité et à la situation des enfants.2o.Trop longues ou trop fréquentes, elles auraient deux graves inconvénients : lo celui de distraire beaucoup les enfants d’études suivies et encore plus importantes ; 2o celui de leur donner des notions fort incomplètes sur un trop grand nombre de sujets, et d’une façon prématurée.3o.Les leçons de choses doivent se faire de préférence sur les objets les plus usuels, et rie la manière la plus pratique possible.4o.Le maitre doit d’abosd expliquer lui-même les leçons de choses, puis questionner les enfants, tantôt individuellement, tantôt simultanément.Sur motion de M.Norbert Thibault, secondé par M.Jos.Létourneau, il fnt Résolu : Que les membres de l’Association des Instituteurs en rapport avec l’Ecole Normale Laval célèbrent, par une séance solennelle, le cinquième anniversaire de l’établissement de leurs Conférences.Proposé ensuite par M.O.Legendre, secondé par M.N.Thibault, et Résolu : lo Qu’un comité composé de cinq membres soit nommé immédiatement, afin d’organiser cette séance ; 2o Que le dit comité se compose des membres dont les noms suivent : N.Laçasse, président, C.J.L.Lafrance, ex-président, Jos Létourneau, vice-président, J.Bte.Cloutier, trésorier, N.Thibault, secrétaire.Et l’assemblée s’ajourne.N.Laçasse, Président.Norbert Thibault.Secrétaire. 50 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Extrait des rapports de MM.les Inspecteurs d'Ecole pour lesauuees 1S59 et IStiO.(Suite.) Extrait du rapport de M.Béohard pour l’année 1860.Percé.(Suite.) L’école du No.4 est située à la Petite-Rivière de l’est, à quatre lieues du village de Percé.La maison, qui était pitoyablement délabrée, l’année dernière, a été réparée et mise dans un état propre et convenable.L’instituteur est peu capable et n’a pas de diplôme.Au premier examen que j’y ai fait, il y avait 63 enfants.Dans mon dernier rapport, je disais que les comptes de cette municipalité étaient mal tenus.Je suis heureux de pouvoir aujourd’hui constater qu’il y a eu progrès sous ce rapport comme sous tous les autres.Je dois ajouter de plus que le secrétaire-trésorier, le docteur Connick, a noblement fait son devoir lorsqu’il a fallu établir la cotisation et en retirer le paiement : il a puissamment aidé les commissaires dans leur tâche difficile; la fermeté et le zèle dont il a fait preuve alors méritent les plus grands éloges.Permettez moi, Monsieur le Surintendant, de faire ici quelques remarques sur les quatre municipalités que je viens de passer en revue.C’est dans cette partie de mon district que se sont opérés les progrès les plus importants.La cotisation est établie dans ces 4 municipalités ; 6 instituteurs, sur 9 qui y sont emloyés, sont munis de diplômes, dont 2 pour écoles modèles ; les plus hautes matières, comme l’arithmétique composée, la tenue des livres, la grammaire raisonnée, la musique vocale, etc., sont enseignées dans quelques unes des écoles que comprennent ces 4 municipalités, et c’est encore dans cette partie que les écoles sont le plus régulièrement fréquentées.En effet, le nombre total d’élèves pour toutes les écoles de ce district d’inspection est de 731 ; sur ce nombre, 358, ou près de la moitié, appartiennent à ces 4 municipalités, laissant 373 élèves seulement pour les 13 autres.C’est encore ici que les instituteurs reçoivent les salaires les plus élevés, et 3 d’entre eux sont des élèves des écoles normales Jacques-Cartier et Laval.Tous ces faits parlent bien haut en faveur de la cotisation, seul moyen de tenir une école sur un pied durable et prospère.Je remarque aussi que dans les 13 municipalités comprises entre Percé et Cap-Chatte, il s’est opéré quelques progrès, notamment à la Rivière-au-Renard et à Ste.Anne-des-Monts, où la cotisation est établie, et qui semblent, elles aussi, vouloir rivaliser avec les 4 municipalités que je viens de nommer.Cette tendance vers le progrès est non-seulement due à l’établissement de la cotisation dans ces localités, mais encore à la présence du prêtre, qui, dans ce comté comme partout ailleurs, se sacrifie avec courage à la cause de la religion et de l’éducation.Je reprends l’examen des autres municipalités.5.Isle-Bonaventure.Il s’est ouvert dernièrement une école sur l’Isle-Bonaventure : je ne l’ai pas encore visitée.Il y a opposition à la cotisation dans cette petite localité et s’il s’y trouve une école aujourd’hui, c’est dû à l’initiatïve de M.Guilmet, curé de Percé.6.Malbaie.Les affaires scolaires'de cette localité sont dans un bien triste état.La seule école qu’il y avait l’année dernière et qui se tenait à l’arrondissement de Barre-à-Choir, s’est fermée le printemps dernier, grâce à l’opposition et aux mauvais traitements que le maître, M.A.Piton, a reçus d’un grand nombre de contribuables.J’ai regretté le départ de cet instituteur dévoue et dont les élèves avaient fait de?progrès rapides.L’établissement de la cotisation dans cette municipalité provoquera des scènes de violence, si j’en juge par ce que j’y ai déjà vu.Il faudra des poursuites et la protection du commandant Fortin.Les habitants de l’arrondissement dit du Chien-Blanc font exception, c’est-à-dire qu’ils se sont toujours montrés favorables aux écoles.Voyant qu’il leur était impossible de s’entendre avec les éteignoirs de la Malbaie, ils ont demandé à en être séparés et aujourd’hui leur petite localité est érigée en municipalité scolaire distincte sous le nom de : St.George de la Malbaie.Avant cette érection, ils avaient déjà bâti en commun une maison d’école et engagé M.Dagneault, ci-devant à Percé et qui réussit ici beaucoup mieux que dans ce dernier endroit.Le secrétaire-trésorier, M.Patrick Enright, s’acquitte des devoirs de sa charge à la satisfaction des commissaires.7.Douglas.Malgré tous mes efforts et ceux de M.le curé Fafard, la cotisation n’a pu être établie dans Douglas.Il faudra poursuivre les commissaires ou rien ne se fera.Il n’y a pas d’école en opération actuellement, la maîtresse, Melle.Gall, ayant quitté en juillet dernier après avoir enseigne un an avec application et quelque succès.Dans ma visite de l’hiver dernier, j’ai réussi à faire rembourser à un ancien secrétaire-trésorier la somme de $24 dont il n’avait jamais voulu rendre compte, ni aux commissaires ni à mes prédécesseurs.8.York et Haldimand.(Banc-de-Sable.) Le Révérend M.Ker, ministre, est presque la seule personne dans cette localité qui désire sincèrement voir les écoles s’ouvrir.Il a fait tout en son pouvoir pour atteindre ce but, mais sans réussir jusqu’ici.Ainsi, pas d’école en opération depuis plusieurs années et opposition à la cotisation.9.Baie-Sud-de-Gaspé.(Bassin-de-Gaspé.) Ici, point d’école en opération encore, et opposition, tant de la part des commissaires que de celle des contribuables, à la cotisation.Les commissaires seront poursuivis prochainement pour négligence à remplir les devoirs de leur charge, un exemple étant absolument nécessaire.10.Baie-Nord-de-Gaspé.(Péninsule ou Fenouil.) Il y a en quelques changements dans cette localité depuis mon dernier rapport et ils sont pour le mieux.La cotisation a été établie et le maître, si mal rétribué, tant que le système des contributions volontaires a prévalu, reçoit à présent un traitement de $160 par an, avec l’espoir d’en porter le chiffre à $200 dès l’année prochaine.L’école en opération dans cette municipalité est toujours sous la direction de M.Cole.Le résultat des examens, chaque fois, a été très-satisfaisant : ses élèves sont bien capables surtout en arithmétique et en géographie.M.C.est un ancien instituteur de mérite et il serait accompli s’il savait faire régner plus d’ordre dans sa classe et si son autorité paraissait un peu plus.Les commissaires, qui ont eu le courage d’établir la cotisation, en ont manqué lorsqu’il a fallu opérer la rentrée des deniers, et il y a une somme assez considérable d’arrérages.Les comptes du secrétaire-trésorier sont en bon ordre.11.Grande-Grave.Cette localité, formant partie ci-devant du Cap-des-Rosiers, a été érigée en municipalité scolaire séparée, dans le cours du mois de septembre dernier.Il y a deux écoles en opération que j’ai visitées tout récemment.Celle de l’arrondissement No.un, située au Petit-Gaspé, est tenue par Melle.Julie Kinsela, Guernesiaise, sans diplôme.Cette école donne des résultats peu satisfaisants.A l’arrondissement No.deux, l’école est tenue par M.Guillaume Simon, Guemesiais, âgé de 30 ans et sans diplôme.A cette école, il n’y avait pas un seul élève depuis plusieurs semaines et le maître, que je rencontrai par hasard, me dit qu’il n’avait jamais eu plus de 7 élèves.Ceci est dû à l’opposition, qui croyait en empêchant les enfants de fréquenter l’école, pouvoir réussir par là à s’exonérer de la capitation.Les commissaires, soit par faiblesse, soit par crainte de devenir impopulaires, s’acquittent de leurs devoirs avec pusillanimité.Ils ont sans cesse différé de poursuivre pour faire payer les cotisations et aujourd’hui il y a des arrérages pour la somme de $368.67.J’ai dû séjourner plusieurs jours de suite dans cette municipalité afin de forcer pour ainsi dire les commissaires à poursuivre les plus entêtés.Quatre poursuites ont été intentées et au nombre des personnes poursuivies était la puissante maison de Fruing et Cie., qui a toujours donné l’exemple de l’opposition aux écoles et à la cotisation.Tous ont payé quelques jours après condamnation et ces exemples ont produit le meilleur effet sur les autres contribuables ; plus de la moitié des arrérages a déjà été payée.Les commissaires de la Grande-Grave ne visitent jamais leurs écoles.Wm.Hyrnan, écuyer, secrétaire-trésorier, mérite les plus grands éloges pour le zèle dont il a fait preuve et les sacrifices qu’il a faits en faveur de l’éducation.12 Cap-des-Rosiers.Cette localité, érigée en municipalité scolaire séparée depuis quelques mois seulement, n’a pu avoir une école en opération.Les commissaires, sur mon avis, ont résolu d’imposer une taxe spéciale sur les propriétés imposables aux fins d’ériger une maison d’école d’ici à l’été prochain.Ils espèrent avoir un instituteur vers le mois d’août ou de septembre prochain.(A continuer.) Petite Revue Mensuelle.Le Parlement d’Angleterie et celui de la France se sont ouverts presque en même temps et les premières séances de l’un et de l’autre ont été également intéressantes.L’attitude prise par le gouvernement anglais, dans l’affaire du Trent, a été assez unanimement approuvée par les Chambres ; un épisode quelque peu dramatique de cette discussion est JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.51 résulté du langage de mépris que Lord John Russell a cru devoir tenir envers un député irlandais, M.O’Donnoghue que l’on appelle 1 ’ O’ Donnoghue en sa qualité de chef héréditaire d’une des tribus de la vieille Irlande.O’Donnoghue avait présidé une assemblée tenue à Dublin en faveur du maintien de la paix avec l’Amérique En France un orage bien autrement violent a été soulevé par le discours du Prince Napoléon, sur l'adresse.Le Prince a voulu identifier le premier empire avec la révolution, et on l’a eDtendu s’écrier que l’Empereur était revenu de Pile d’Elbe et avait été porté de Cannes aux Tuileries aux cris de : “ A bas les émigrés, à bas les nobles, à bas les prêtres !” Des cris d’indignation, do vives et rudes interruptions ont suivi cette phrase.Nous copions des journaux français le compte-rendu de cette partie de la séance dans laquelle le Sénat Français, ordinairement si calme, s’est montré aussi difficile à contenir que le sont quelquefois nos assemblées délibérantes : (Une vive explosion de murmures interrompt l’orateur.) M.le Marquis de la Rocbejaquelein.L’aveu est bon à recueillir.M.le premier président Barthe.Est-ce là le symbole delà révolution comme vous l’entendez ?M.le Comte Ségur-d’Aguesseau.Ce^ langage est très-heureux ; il est instructif.M.le Duc de^la Force.Pourquoi ne pas crier aussi : A bas la socüté ?(Tumulte.) M.le Baron de Heeckeren.On sait que le Prince regrette la République.C’est convenu 1 M.le Président.Vous rappelez-là, monseigneur, des tristes souvenirs, et je ne les crois pas, d’ailleurs, conformes à la vérité de l’histoire.Le Prince Napoléon.Je n’accepte pas le rappel à l'ordre ; ce qu’on qualifie de triste souvenir est une gloire pour notre pays.(Vives réclamations.) M.le Président.Le retour de l’Empereur est une gloire.Les tristes souvenirs sont les manifestations dont vous prétendez qu’il a été accompagné.M.le Général Marquis de la Woëstine.Il ne faut pas, en effet, d’équivoque.M.le Duc de la Force.Vous avez dit que l’Empereur était rentré de l’île d’Elbe aux cris de : A bas les prêtres! d bas les nobles! à bas les émigrés! Cela n’est pas exact.(Vive agitation.) Le Prince Napoléon.M.le Duc de la Force n’a pas la parole.M.le Duc de la Force.Je la prends ! Qu’on me rappelle à l'ordre, s’il y a lieu, mais je demande si le pays ne se compose pas de la noblesse, du peuple.(Interruption.) M.le Baron de Lacrosse.Je demande la parole.M.le Marquis de la Rocbejaquelein.Laissez parler M.de Lacrosse : il était présent à la rentrée de l’Empereur.Le Prince Napoléon.J’ai constaté un fait.(Nouvelle interruption.) Voix nombreuses.Il est inexact.M.le Comte de Lamarre.J’y étais, on n’a pas dit cela, on criait: Vive PEmpereur ! M.le Général Marquis de la Woëstine.J’ai entendu ce qui se disait à cette époque; je proteste.M.le Baron de Lacrosse.J’ai accompagné l’Empereur pendant une partie de sa marche triomphale, ei il n’aurait jamais permis qu’on proférât devant lui de pareils cris aussi anarchiques, aussi anti-sociaux.(Très bien ! très bien 1) M.le Prince Napoléon.Est-ce que M.le Secrétaire a la parole?(Bruits divers.) M.le Président.Il l’a prise, et je l’y ai autorisé.Voix diverses.Et vous avez bien fait ! il.le Comte de Ségur-d’Aguesseau.Cette scène est très-utile.Le Prince Napoléon veut reprendre la parole au milieu du bruit.Voix nombreuses.A l’ordre! à l’ordre! Le Prince Napoléon.Je n’ai pas donné mon appréciation ; j’ai seulement constaté un fait.M.le Baron de Lacrosse.Il ne faut pas que les cris : A bas les nobles ! à bas les prêtres! sortent de cette enceinte sous prétexte de citation historique.M.le Premier Président Barthe se levant et s’adressant au Prince : Il vous resterait, en ce cas, à désapprouver, et vous devriez proclamer avant tout votre indignation contre ce que vous paraissez glorifier.Plusieurs voix.C’est cela! c’est cela ! Plus tard le Prince, après quelques mots échangés avec M.de Persi-gny, expliqua à l'assemblée qu’il n’avait point dit : A bas les prêt-es ; mais : A bat les traîtres ! Cette explication, un peu tardive, fut accueillie avec des marques assez blessantes d’incrédulité.Il est difficile, en effet, que le Prince, citant un cri bien connu de la Révolution, y ait introduit une telle variante, ou que, l’ayant fait, il ne se soit pas empressé d’opposer, de lui-même, cette variante à l’immense scandale qu’il voyait surgir de ses paroles mal comprises.Quoiqu’il en soit, les journaux qui appartiennent au parti dont le Prince s'est fait le porte-étendard, ont maintenu que la citation, eût-elle été telle qu’on avait cru l’entendre, n’avait rien que de parfaitement légitime.Peu de temps après l’ouverture des deux parlements de l’Angleterre et de la France, c’est-à-dire le vingt de ce mois, le septième parlement de la province du Canada, s’est ouvert à Québec.D’après une espèce de convention qui existe entre les deux sections de la province, l’orateur ou président dans chacune des deux chambres législatives doit être alternativement choisi parmi les représentants du Haut et parmi ceux du Bas-Canada.Jusqu’à cette année, l’exécutif avait le pouvoir de nommer le président du conseil législatif, qui faisait aussi partie du cabinet ; et l’on s’est toujours efforcé de faire coïncider la nomination d’un homme du Bas-Canada avec celle d’un homme du Haut-Canada, dans 1 autre chambre.Pour la première fois cette année en vertu d’un statut récent du parlement impérial, l’orateur de la chambre haute a été élu par les membres de cette chambre, comme celui de la chambre basse.^ Sir Allan McNab, autrefois orateur de l’assemblée législative, a été élu orateur du conseil législatif par une majorité de trois voix sur ses concurrents MM.Campbell et Patton.M.Turcotte a été élu orateur de l’assemblée législative par une majorité de treize voix sur son concurrent M.Sicotte, qui lui aussi avait été orateur de cette chambre.Cette dernière élection était une première lutte dans laquelle le mioistèie et l’opposition de la nouvelle chambre essayaient leurs forces, comme prélude à la grande bataille rangée qui se livre toujours sur la réponse à l’adresse.Le discours du nouveau gouverneur Lord Monck a été un peu plus long que ces documents n’ont coutume de l’être.Les principaux sujets dont il se compose, sont la perte éprouvée par toute l’Empire par la mort du Prince Albert, la crise anglo-américaine qui a provoqué de la part de tous les sujets de Sa Majesté dans cette colonie, une démonstration de patriotisme et de fidélité dont il est chargé de nous remercier, 1 extension récemment faite par le gouvernement français aux vaisseaux bâtis en Canada, des privilèges qu’elle avait accordés à eeux du Royaume-Uni, le ehemin de fer intercoloniai de la Rivière-du-Leup à Halifax, et la mention de quelques mesures relatives à l’administration de la justice, et à l’organisation de la milice qui doivent être soumises aux chambres.Le discours a été prononcé comme c’est l’usage dans les deux langues, et le cérémonial ordinaire a été relevé par une plus grande pompe militaire dans laquelle ont figuré d’une manière très-avantageuse les divers corps de milice organisés à Québec.La nécessité de mettre ce pays à l’abri de 1 invasion, loin d être diminuée est encore augmentée par le3 succès qu’obtiennent aujourd hui les troupes fédérales.L’humiliation qu’il a subie dans 1 affaire du Trent, a laissé dans l’esprit du peuple américain un profond sentiment de rancune, les victoires inespérées qu'ii moissonne aujourd hui lui inspireront l’audace nécessaire pour prendre une revanche qu’il désire ardemment.Plus que jamais le mot d’ordre en Canada doit être : si vis pacern para bellum., Les victoires dont nous parlons et dont nous épargnerons je détad a nos lecteurs, ont été couronnées par l’évacuation de Manassas et de toute la ligne de défense de l’armée des confédérés sur le Potomac.Cette évacuation s’est faite paisiblement, et il paraît même que l’armée fédérale, en prenant possession des fameux retranchements devant lesquels elle était restée si longtemps arrêtée, a éprouvé la certitude d'avoir été complètement mystifiée.Selon quelques-uns, l’armée du général Beauregard elle-même n’aurait jamais atteint les chiffres qu’on lui donnait.Maintenant, la retraite de ce général est-elle un effet de la panique universelle qui semble avoir frappé les défenseurs du Sud, ou bien fait-elle partie d’un plan stratégique destiné à attirer les armées du Nord sur le théâtre d’un nouveau Bull Run, où un désastre militaire serait suivi d’une retraite aussi malheureuse que celle de la grande armée en Russie, l’été et U chaleur jouaut cette fois le même rôle que l’hiver et le froid?C’est ce que prétendent ceux qui veulent encore nourrir dans leur esprit quelque espoir pour la cause des sécessionnistes.Ceux-là ont aussi trouvé un autre sujet de consolation dans le combat naval où la frégate blindée, le Merritnac, a détruit plusieurs vaisseaux yankees et aurait infligé à la marine fédérale un échec encore plus grave, si le Monitor, espèce de batterie flottante recouverte en fer, n’était venue à temps arrêter les prouesses de la frégate blindée.Ce combat fera époque dans les annales de la guerre.A partir de ce jour on ne construira plus que des frégates blindées et éperonnées, ou des batteries flottantes comme le Monitor.On assure toutefois que les boulets en fer battu lancés par des canons rayés ou par des canons Armstrong, pourront entamer ces monstrueuses carapaces.Alors, après d’énormes dépenses, on se trouvera aussi avancé, de part et d’autre, que du temps où l’on avait des vaisseaux de bois et des boulets de fonte.C'est ce qui arrive quelquefois dans les affaires de ce monde.NOUVELLES ET FAITS DIVERS.BULLETIN DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.— Le Département de l’Instruction Publique du Bas-Canada vient d’expédier pour l’exposition de Londres: lo.une série complète du Journal de l'Instruction Publique et du Lower Canada Journal of Education-, 2o.des échantillons des livres d’école imprimés en Canada et approuvés par le Conseil de l'Instruction Publique ; 3o.des échantillons des sièges et pupitres en usage dans les écoles normales et dans beaucoup d’autres écoles du Bas-Canada.— Les élèves de l’école normale Laval ont eu le 20 de février dernier une séance littéraire, scientifique et musicale.Une pansée nationale at patriotique a présidé comme d’ordinaire au choix des lectures et des récitations ; M.Ahern, un des élèves, a donné une leçon sur la télégraphie, et quelques amateurs de la ville ont prêté leur concours pour la partie musicale.Le tout a été conforme au grand précepte d’Horace : Utile dulci. 52 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.— On se livre actuellement dans les écoles des Etats-Unis à des exercices à’épellation que l’on nomme “ spelling matches.” Le Connecticut Common School Journal rend compte de quelques uns de ces concours où le prix donné au plus heureux ipellateur ou épelcur (le mot manque encore à nos dictionnaires) était un exemplaire du grand dictionnaire de Worcester.L élève doit épeler par cœur tous les mots qu’on lui propose sans hésiter et sans se tromper, s’il hésite ou s’il sc trompe, il est immédiatement remplacé par un autre élève.Celui qui, après plusieurs épieuves, se trouve avoir épelé sur le tout le plus grand nombre de mots est le vainqueur.11 va sans dire que les mots sont choisis parmi les plus ditTiciles.Il est bien certain que l’épellation par cœur est trop négligée dans nos écoles françaises ; ce qui n'est point surprenant, car elle n’est pas encore populaire dans celles de notre ancienne mère-patrie.On ne saurait douter qu’elle ne soit un très-puissant auxiliaire pour l’enseignement de l’orthographe ; elle grave plus facilement encore que les dictées orthographiques, dans la mémoire des enfants, l’orthographe du vocabulaire, indépendamment de l’orthographe grammaticale que les dictées seules peuvent faire acquérir.Les deux moyens devraient marcher de pair et être plus généralement emplovés qu’ils ne le sont dans nos écoles.BULLETIN DES LETTRES.¦ L’élection en remplacement de M.Scribe à l’Académie française n’a pas encore eu lieu.M.Autran s’est mis sur les rangs et après plusieurs tours de scrutin où les voix se sont partagées entre MM.Autran, Cuvillier Fleury, Octave Feuillet et Camille Doucet, l’élection a été ajournée.M.de Broglie fils, a été élu en remplacement du Père Lacor-daire.M.Emile Littré et M.Billaut sont, dit-on, sur les rangs pour remplacer M.Biot qui vient de mourir.— Voici maintenant, dans l’ordre d’âge, la liste des trente-huit académiciens vivants.Je me hâte d’ajouter, pour rassurer tant de personnages distingués, qu’aucune intention maligne ou funèbre n’inspire ces recherches ; il est de vieux académiciens dont l’esprit est toujours alerte et jeune, dont le talent même est en progrès, et, quant à l’âge, si quelques-uns voyaient un présage sinistre dans ce tableau de simple statistique, je rappellerais que, depuis Fontenelle, les académiciens peuvent espérer d’atteindre à la centaine, à un jour près, et que la mort d’ailleurs ne consulte guère les actes de naissance.MM.MM.Le duc Pasquier Viennet.de Ségur.de Barante.Dupin.Lebrun.Guizot.de Broglie.de Lamartine.Villemain.Berryer.Empis.de Pongcrville.Cousin.Patin.Flourens.Mignet.Thiers.de Bémusat.ans.ans.95—de Vigny .85—Ampère .82—St.Marc Girardin 61 .80—de Sacy 61 .79—Victor Hugo 60 .77—Mgr.Dupanloup 60 .76—Vitet 60 .*75—Mérimée 59 .72—Sainte-Beuve 58 .72—Nisard 56 .72—Legouvé 56 .72—Jules Sandeau 52 .70—de Montalembert 53 .70—de Failoux 51 .69—de Laprade .68—Ponsard 48 .66—Emile Augier 42 .65—de Broglie fils 41 .65— En parcourant cette liste, on remarque que l’adolescence des académiciens commence à 50 ans.MM.Augier, Ponsard et Broglie fils sont presque des enfants.Un calcul très-simple fait voir que, si la moyenne de la vie commune est de 33 ans, la moyenne d’un immortel est de 65 ans et quelques heures —(Indépendance Belge.) BULLETIN DES SCIENCES — Nous empruntons au Cosmos la notice nécrologique suivante sur M.Biot.• ‘ Une tristesse agitée, une sorte d’étonnement douloureux et bruyant remplit la salle d’attente et la salle des séances de l’Académie des sciences.Des groupes nombreux se sont formés çà et là, et l’on se communique la lugubre nouvelle qui doit à elle seule constituer toute la séance de ce jour.“Un peu après trois heures, un glas de la sonnette du président annonce que la séance est ouverte.M.Duhamel se lève et s’exprime à peu près en ce3 termes : “ J’ai à vous apprendre la perte si grande que nous venons de faire dans la personne de l’illustre doyen de notre Académie des sciences et de l'Institut de France.M.Biot était malade depuis huit jours à peine; son indisposition avait pris d’abord »n caractère assez grave, mais elle semblait avoir cédé, lorsque tout à coup, samedi et dimanche, elle est apparue grandement menaçante.L’avant-veille et la veille de sa mort, le vénérable vieillard causait encore avec plusieurs de ses confrères, et se montrait très-sensible à l’intérêt que l’Académie toute entière lui témoignait par l’organe de quelques-uns de ses membres.Il a conservé jusqu’au bout la plénitude de son intelligence, avec une facilité grande d’exprimer ses idées et ses sentiments.11 a montré aussi jusqu’à la fin une résignation entière : l’approche de la mort ne lui inspirait aucune frayeur.Calme et serein, il s’est éteint ce matin, lundi, vers six heures.En présence d’une perte si considérable, beaucoup de membres de l’Académie m’ont dit qu’ils se sentaient impuissants à recueillir leurs souvenirs, à formuler une dernière fois leur jugement à voter avec une suffisante liberté d’esprit ; ils ont demandé, et le bureau est unanime à se rendre à leur vœu, que la séance soit levée immédiatement et que l’élettion dans la section d’anatomie et de physiologie soit renvoyée à lundi prochain.” “ La maladie dont M.Biot est mort est une affection pulmonaire ou catharrale, simple grippe d’abord qui a dégénéré, hélas ! en sorte de congestion ou d’inflammation des organes de la respiration.Né le 21 avril 1774, il avait près de 88 ans accomplis.C’était, sans contredit, la plus grande illustration scientifique du moment actuel.Il avait l’honneur que personne, nous le croyons, n’avait eu avant lui, d’appartenir à trois des classes de l’Institut, Académie française, Académie des inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences.Il n’avait que 29 ans lorsque cette dernière Académie l’appela dans son sein, en 1803, et il y a près de dix ans qu’on a célébré son jubilé académique.Il appartenait à la section de géométrie parce que ses premiers travaux remarquables furent des travaux d’analyse et d’astronomie ; personne, au reste, ne savait mieux que lui la mécanique céleste de Laplace, dont il avait refait tous les calculs et annoté les passages les plus difficiles.Ses ouvrages les plus remarquables sont : un Traité de géométrie analytique, 1802 : sa grande Physique expérimentale, en quatre volumes, 1816; son Précis de physique, en deux gros volumes, 1817 ; son Traité d!Astronomie, d’abord en trois volumes 1805, puis en six énormes volumes avec atlas, 1850.On a peine à comprendre qu’à l’âge de 76 ans il ait pu mener à bonne fin un travail si colossal, sans même se faire aider par de jeunes collaborateurs.“ Sa plus'grande découverte est celle de la polarisation rotatoire, qui l’a occupé pendant plus de quarante aDS et dont il a été le premier législateur.C’était un travailleur intrépide, non moins remarquable par les habitudes réglées d’une vie toute consacrée à la science et aux lettres.Il ne cessait pas d’écrire pendant la matinée tout entière ; vers midi il faisait une promenade dont la longueur était proportionnée à ses forces ; l’après-midi il lisait et recueillait ses matériaux pour les rédactions du lendemain ; lë soir, il se reposait en famille.Mais, hélas 1 il fut blessé trop tôt dans ses affections les plus chères.Son fils, Edouard, auquel il avait inspiré le goût de l’astronomie et de l’antiquité chinoise, qui a laissé des mémoires très-estimés, et qui parvint à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, mourut dans la force de l’âge.La si noble et si dévouée compagne de sa vie et de ses travaux mourut presque subitement, il y a plus de dix ans.“Quoiqu’il eût des opinions monarchiques très-arrêtées, M.Biot ne consentit jamais à remplir des fonctions publiques autres que celle de maire de la petite commune de Nointel (Oise).Sa conscience de savant et d’homme de lettres se serait révoltée si on lui avait simplement proposé de faire quelques démarches pour devenir député ou pair de France.L’auréole de la science lui paraissait infiniment préférable à l’auréole de la politique.“ Il écrivait avec une facilité, une pureté, une élégance très-grandes ; on ne pouvait reprochera son style, si remarquable par sa correction, que de la prolixité et de la diffusion.Les trois beaux volumes de ses Mélanges scientifiques et littéraires sont une preuve surabondante des droits incontestables qu’il avait à occuper un des quarante fauteuils de l’Aca-mie française.“ On peut dire, sans exagération, qu’il a sacrifié le repos qui aurait pu prolonger encore de quelques années sa belle vieillesse à ses devoirs académiques.Trois fois membre de l’Institut, il tenait à montrer comment en unissant leurs efforts, en travaillant en quelque sorte en commun, les diverses classes pouvaient avancer le progrès des sciences, qui sont l’objet de leurs études spéciales ; et c’est ainsi qu’en collaboration de MM.Stanislas Julien, Léon Regnier, de Bougé, etc , il entreprit ces recherches d’astronomie ancienne de 1 Inde et de la Chine trop au-dessus des forces physiques d’un octogénaire.Cette réflexion est de son confrère, son voisin, son ami, M.Régnault, du Collège de France.“ Mais le plus grand et le plus durable des titres de gloire de M.Biot fut sa qualité de chrétien convaincu, sincère et pratiquant.Son retour à la foi datait de près de 'rente ans ; un des premiers, nous en reçûmes la confidence ; il épancha d’abord les secrets de sa conscience ou fit sa première confession générale à Mgr.Clausel de Montais, le célèbre évêque de Chartres.Le R.P.de Ravignan, d’illustre et sainte mémoire, fut longtemps son directeur; il le confia en mourant, c’est M.Biot qui nous l’apprend lui-même dans ses mémoires, au R.P.de Ponlevoy.Il avait vu avec bonheur son petit-fils, M.Minière, embrassecM’état ecclésiastique, et ce n’était pas sans un profond attendrissement qu’on voyait l’auguste vieillard recevoir la sainte communion, dans la belle basilique de Saint-Etienne-du-.\lont, de3 mains de celui qui l’appelait son grand-père, et qui, en quelques années, était devenu vicaire-général de Beauvais.On sait que JL Biot défendit longtemps et avec un très-grand acharnement le système newtonien, l’émission de la lumière.S'est-il converti à la doctrine plus saine des ondulations?On pourrait presque répondre par l’affirmative, car dans une Dote de ses Jlélanges nous lisons: “ Depuis l’époque où cette notice a été écrite, 1822, tous les phénomènes que présente la physique de la lumière, ont été par le génie de Fresnel si habilement et si intimement rattachés en nombres à la doctrine du mouvement ondulatoire, qu’il est aujourd'hui presque impossible JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.53 de se refuser à reconnaître la réalité de ce mode de constitution du principe lumineux.Excités et guidés par les travaux de profonds geo-mètres, Poisson et Cauchy surtout, les physiciens se sont efforcés de donner à cette conception une rigueur tout à fait mathématique ; et ils ont réussi à lever une grande partie des difficultés qu'elle renfermait, s'ils ne les ont fait toutes disparaître.” Si M.Biot, qui cite avec éloges les belles démonstrations du mouvement de rotation de la terre par le pendule et le gyroscope de M.Léon Foucault, avait déclaré qu’il acceptait également la grande expérience par laquelle le même physicien a montré que la vitesse de la lumière est moindre dans l’eau que dans l’air, la preuve de sa conversion eût été complète.Mais son abnégation n’allait pas jusque-là.“ Ses obsèques ont été célébrées avec beaucoup de pompe, mercredi dernier ; l’émotion était universelle, les regrets profonds et unanimes ; la consolation grande dans les cœurs chrétiens, parce que le vénérable vieillard s’était saintement préparé à la mort.“MM.Viennet, de Rougé,Bertrand, Serret, ont prononcé sur sa tombe d’éloquents discours aux noms de l'Académie française, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, de l’Académie des sciences et des professeurs du Collège de France.” Nos lecteurs trouveront de plus, dan3 notre livraison de Juillet, 1858, une biographie et un portrait de l’illustre savant.Ils aimeront peut-être à lire aussi un extrait d'une lettre qu’il nous écrivait en accusant réception d’un envoi que nous lui avions fait de quelques ouvrages canadiens, lettre que nous publions surtout parcequ’elle contient une appréciation très-remarquable de l’ouvrage d’un de nos compatriotes.“ Paris, le 20 septembre, 1859.“Monsieur, “Vous avez dû me croire bien insouciant, ou bien ingrat, en voyant que je ne vous adressais aucun remercîment pour l’intéressante collection d’ouvrages relatifs à l’histoire et à l’état social actuel du Canada, que vous avez eu la bonté de m’envoyer, d au tant que vous m’y avez particulièrement honoré d’un témoignage d’estime dont je ne puis manquer d'être touché et reconnaissant.Malgré ces apparences défavorables, je puis cependant plaider not guilty.Dans le vif intérêt que m’avaient inspiré ces documents, qui concernent une contrée où il reste tant de souvenirs de la France, je ne pouvais me résoudre à vous en accuser la réception par une simple lettre de politesse, je voulais en avoir pris une connaissance intime, pour vous en remercier sciemment.Or, je n’ai pas été libre de remplir plus tôt ce devoir.Toute cette année, le peu de forces que mon âge me laisse, a été absorbé par une suite d'études sur l’astronomie indienne que je viens seulement de finir, et comme en aucune époque de ma vie, je n’ai pu m’occuper à la fois de sujets divers, j’ai dû me tirer de celui-là, avant de pouvoir me livrer tout entier à vous.“C’est ce que j’eus l’occasion de voir et d’admirer quand je visitai l’Ecosse en 181Î, il y a aujourd’hui 42 ans : je vis alors avec une profonde émotion, ce que jeuvent pour l'amélioration d’un peuple les influences réunies des classes élevées et de la religion, agissant de concert sous l’autorité de lois organiques, admirablement appropriées pour diriger et assurer leur bienfaisant concours.Mais ces lois ont été l’ouvrage du temps et de l’expérience, ces deux éléments des œuvres humaines ne vous seront pas moins nécessaires pour mener à bonne fin la tâche semblable que vous avez entreprise.Puisse Dieu accorder longtemps à votre pays le bienfait delà paix intérieure, cette condition première et indispensable de toute amélioration sociale! Ce n’est qu’à l’abri de son ombre bienfaisante que l’on peut pratiquer les deux principes de tout progrès réel : étendre et maintenir.Le spectacle moral dont j’avais été témoin en Ecosse, m’avait tellement frappé, que je jugeai utile d’en faire le sujet d’on écrit qui a été publié dans le Journal des Savants de 1822, et je l’ai textuellement reproduit au tome III de mes Mélanges Scientifiques et Littéraires, qui ont paru au commencement de cette année.Si l’un ou l’autre de ces recueils était à votre disposition, j’oserais vous engager à y voir l’exposé des combinaisons et des dispositions légales qui ont produit tant d’heureux résultats Mais, à leur défaut, je puis les remplacer, et peut-être avec avantage, en vous adressant un exemplaire de la traduction anglaise, que Lord Brougham a faite récemment de cet écrit, auquel il a joint des notes explicatives où il indique les changements qui ont été amenés parle temps, dans quelques détails de ces institutions, depuis la description que j’en avais donnée : cet exposé des moyens par lesquels un immense résultat moral a été obtenu vous fournira peut-être quelques indications utiles pour la noble tâche à laquelle vous dévouez votre vie.“ J'ai réservé, pour une lecture ultérieure, l’ouvrage de M.Garneau sur l’Histoire du Canada et les Relations des Jésuites sur l’état primitif de cette contrée; elles feront convenablement suite au recueil des lettres édifiantes publié par cette grande compagnie.Mais j’ai lu dès à présent avec un vif intérêt le livre de votre ami M.J.C.Taché, sur les provinces de l’Amérique du Nord.Mettant à part les projets d’union fédérale qu’il propose et dont, comme étranger, je ne puis pas apprécier l’opportunité, j’ai ressenti une profonde sympathie pour cet ouvrage plein de bon sens, de bons sentiments, respirant partout les principes d’une sage liberté, de tolérance religieuse, sans indifférence, offrant ainsi à vos heureux compatriotes, une peinture fidèle de la fausse civilisation, dans laquelle les désordres moraux les plus déplorables se cachent sous la prétention d'une liberté absolue, jointe à l'intolérance la plus féroce et au mépris des loix les plus sacrées de l’humanité.Ce livre m’a paru être à la feis un bon enseignement et une bonne action.Adieu monsieur, acceptez avec indulgence mes remercîments tardifs auxquels je joins les vœux le3 plus sincères pour votre bonheur et celui de votre patrie.J- ^iot.DOCUMENTS OFFICIELS.Règlement pou b- détânii- la juridiction «les anciens Bureaux d’Examinateurs et pour en établir de nouveaux.Article premier.—Les Bureaux d’Examinateurs actuels de Québec, de Montréal, de Trois-Rivières et de Sherbrooke retiennent le pouvoir de donner des diplômes pour académies, pour écoles modèles et pour écoles, élémentaires.Ces diplômes ne devront avoir d’effet que dans les circonscriptions suivantes ; savoir : Ceux des Bureaux des Examinateurs catholique et protestant de Québec, dans les comtés ou parties de comté compris dans les districts judiciaires de Trois-Rivières, d’Arthabaska, de Québec, de Beauce, de Montmagny, de Kamouraska, de Rimouski et de Gaspé ; ceux des Bureaux d’Examinateurs catholique et protestant de Montréal, dans les comtés et parties de comté compris dans les districts judiciaires de Trois-Rivières, d’Arlhabaska, de Richelieu, de Joliette, de Terrebonne, de St.Hyacinthe, d’Iberville, de Beauharnois, de St.François, de Bedford, de Montréal et d’Ottawa ; ceux des Bureaux d’Examinateurs de Trois-Rivières, dans les comtés et parties de comté, compris dans les districts judiciaires de Trois-Rivières et d’Arthabaska, et ceux du Bureau des Examinateurs de Sherbrooke, dans les comtés ou parties de comté compris dans les districts judiciaires de Bedford et de St.François.Article second.—Les Bureaux d’Examinateurs de Kamouraska, de Stanstead, de Gaspé et d’Aylmer n’auront, à l’avenir, le pouvoir de donner des diplômes que pour écoles élémentaires ; ceux du Bureau de Kamouraska.n’auront d’effet que dans les comtés de Kamouraska, de Rimouski et de Témiscouata; ceux du Bureau de Gaspé, que dans les comtés de Gaspé et de Bonaventure ; ceux du Bureau de Stanstead, que dans les comtés et parties de comté compris dans les districts judiciaires de Bedford et de Sr.François, et ceux du Bureau d’Aylmer, que dans les comtés d’Ottawa et de Pontiac.Article troisième.—Il sera établi de nouveaux Bureaux d’Examinateurs, avec pouvoir de donner des diplômes pour écoles élémentaires, aux endroits suivants, savoir : Un Bureau siégeant au Portage-du-Fort, dont les diplômes n’auront force et effet que dans le comté de Pontiac ; Un Bureau siégeant à Richmond, dont les diplômes n’auront force et effet que dans les comtés de Richmond, Je Drummond et de Wolfe ; Un Bureau siégeant à Ste.Marie-de-la-Beauce, dont les diplômes n’auront force et effet que dans le comté de Beauce ; Un Bureau à Chicoutimi, dont les diplômes n’auront force et effet que dans les comtés de Chicoutimi, de Charlevoix et de Saguenay ; Un Bureau à Rimouski, dont les diplômes n’auront force et effet que dans le comté de Rimouski : Un Bureau siégeant à JS’ew-CarlisIe, dont les diplômes n’auront torce et effet que dans les comtés de Bonaventure et de Gaspé ; Enfin, un Bureau d’Examinateurs pour écoles élémentaires siégeant à Waterloo, dans le comté de Shefîoid, dont les diplômes auront force et effet dans les comtés de Shefford, de Brome et de Missisquoi, et ce bureau sera divisé en deux sections, l’une catholique et l’autre protestante.Le règlement ci-dessus, passé par le Conseil de l’Instruction Publique du Bas-Canada, à ses réunions trimestrielles du 11 de novembre, 1861 et du 11 de février, 1862, a été approuvé par Son Excellence, le Gouverneur Général, par minute en Conseil en date du 18 de mars courant, et doit prendre force et effet à compter du premier jour du mois de juillet prochain.Louis Giaud, Secrétaire Archiviste.Règlement pour l’examen «les Candidats au Brevet ou Diplôme d’instituteur dars te Bas-Canada.Article premier.—Tous les Bureaux d’Examinateurs s’assembleront les premiers mardis des mois de février, mai, août et novembre de chaque année; et ne s’assembleront dans aucun autre temps.Excepté, cependant, que s’il n’y avait point de quorum, les membres présents, ou le secrétaire, pourront ajourner l’assemblée à un jour ultérieur, au moins quinze jours plus tard, et avis de cet ajournement sera donné au moins huit jours d’avance à chacun des mem- JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.bres.Il ne sera poir.t nécessaire de donner d’avis public des assemblées des Bureaux d’Examinateurs dans les journaux.Article second.—Tout candidat, au moins quinze jours avant le jour fixé, devra donner avis au secrétaire de son intention de se présenter à l’examen, et les candidats seront inscrits par le secrétaire sur une liste à mesure qu’il recevra leurs avis ; et, le jour de l’examen, ils seront appelés dans l’ordre suivant lequel ils auront été inscrits.L’avis du candidat pourra être d’après la formule A.Article troisième.—Aucun candidat ne sera admis à l’examen sans avoir préalablement déposé entre les mains du secrétaire du Bureau des Examinateurs un certificat de moralité et d’instruction religieuse, signé du curé ou du ministre de sa résidence, et aussi un extrait du registre des baptêmes, ou de l’état civil, de son lieu de naissance, prouvant que son âge est au moins de dix-huit ans accomplis ; et dans le cas où le candidat fera voir qu’il lui est impossible de se procurer son acte de naissance, il suffira qu’ii produise un certificat constatant qu’il a l’âge de dix-huit ans.Le candidat devra de plus déclarer par écrit qu’il n’a subi d’examen devant aucun autre bureau d’examinateuis pour obtenir le diplôme d’instituteur dans le Bas-Canada depuis six mois.Article quatrième—Il sera tenu un régistre des examens dans chaque Bureau d’Examinateurs, et le nom de chaque candidat et les autres renseignements indiqués dans la cédule B, qui sera la formule de registre, y seront entrés par le secrétaire, lequel transmettra au Surintendant de l’éducation, chaque année, dans le cours du mois de janvier, un sommaire statistique du dit registre pour l’année précédente, d’après la formule C.Article cinquième.—Excepté pour les épreuves, telles que dictées, problèmes d’arithmétique, et compositions littéraires, qui pourront être subies simultanément, les candidats devront être interrogés séparément ei en l’absence les uns des autres.Article sixième.—Tout candidat devra d’abord écrire une dictée d’au moins une page du texte imprimé du troisième livre des séries de livres de lecture graduée qui auront été approuvés par le Conseil de l’Instruction Publique, et, en attendant qu’il en ait été approuvé, dans le Devoir du Chrétien, ou dans l’abrégé de VHistoire du Canada, de Garneau, approuvés pour les écoles, en français, et dans Borthwick's British Canadian Reader, en anglais.La page devra être tirée au sort au moment de l’épreuve.La dictée se fera sans aucune autre indication que la simple lecture Si le résultat de cette épreuve contient trop de fautes d’orthographe, ou si l’écriture n’est point jugée bonne, le candidat pourra être rejeté sans autre examen.Cette épreuve devra se faire dans les deux langues pour les candidats qui voudraient obtenir un diplôme permettant d’enseigner l’anglais et le français.Article septième.—Le candidat devra ensuite lire à haute voix au moins une pag£, désignée par le sort, dans le troisième livre des séries de livres de lecture approuvés par le Conseil de l’Instruction Publique, ou dans un des livres désignés dans l’article précédent, et le faire d’une manière qui indique la capacité d’enseigner la lecture ; il devra aussi rendre compte de la matière de cette lecture de manière à faire voir qu’il serait en état de l’expliquer à des élèves.Cette épreuve devra être subie dans les deux langues par les candidats qui voudraient obtenir un diplôme permettant d’enseigner les deux langues.Article huitième.—Les diplômes de chaque degré, savoir : pour les écoles élémentaires, pour les écoles modèles et pour les académies, devront se subdiviser en diplômes de première et en diplômes de seconde classe, et constater si le porteur est autorisé â enseigner l’anglais et le français.Ils devront etie d apiës les formules de la cédule D.Article neuvième.—Après que le candidat aura soutenu d’une manière satisfaisante les deux premières épreuves prescriies, le secrétaire inscrira d’après l’ordre du Bureau au feuillet du registre, à la colonne à ce destinée, l’un des chiffres 1, 2 ou 3 : le chiffre 1 indiquant que l’épreuve a été très satisfaisante, lechiffre 2qu’elle a été suffisamment bien soutenue et le chiffre 3 indiquant qu’elle n’a point donné un résultat satisfaisant.Il devra être tenu note du résultat de la dictée, quant à l’écriture, indépendamment de l’orthographe.Les membres du Bureau devront ensuite procéder à l’examen du candidat sur les diverses branches de la manière indiquée dans l’article suivant, et le secrétaire devra également indiquer d’après l’ordre du Bureau, dans le registre par les chiffres 1, 2ou 3,1e résultat de l’examen sur chaque matière.Pour recevoir Je diplôme de seconde classe, il faudra avoir obtenu au moins le chiffre deux sur toutes les épreuves et matières d’examen.Pour obtenir le diplôme de première classe, il faudra avoir obtenu de plus le chiffre un dans les deux premières épreuves sur au moins les deux tiers des matières d’examen.Il sera néanmoins permis aux candidats qui n’auront failli que sur deux matières d’examen de demander une nouvelle épreuve sur chacune de ces matières, et le résultat de cette nouvelle épreuve, s’il est favorable, sera substitué à celui de la première.Article dixième.—Les candidats pour le diplôme d'école élémentaire devront subir un examen sur chacun des programmes de la cédule F : “ sur la Grammaire française, la Grammaire anglaise, la Géographie, l’Histoire Sainte, l’Histoire du Canada et la Pédagogie.” Les questions seront tirées au sort parmi celles des programmes, et il n’en sera pas posé au candidat moins de quatre sur chaque programme.Ils devront de plus résoudre un problème d’arithmétique sur les fractions et un sur la règle d’intérêt simple.Les candidats pour le diplôme d’école modèle, s’ils n’ont point déjà le diplôme pour école élémentaire, devront subir les épreuves ci-dessus prescrites, et de plus répondre au moins à quatre questions sur chacun des programmes de la cédule G : “ sur la Grammaire française, la Grammaire anglaise, la Géographie, l’Histoire Sainte, l’Histoire du Canada; l’Histoire Générale ou l’Histoire de France et l’histoire d’Angleterre ; sur la Littérature, la Tenue des Livres, les éléments de l’Algèbre et de la Géométrie, la Pédagogie et l’Agriculture,” lesquelles seront tirées au sort, et résoudre un problème sur la règle d’intérêt composé, un problème d’algèbre et un problème de mesurage.Ils devront aussi écrire une composition littéraire sur le sujet qui leur sera indiqué, deux heures étant le maximum du temps accordé pour cet exercice, pendant lequel ils ne recevront l’aide de personne et n’auront d’autre livre à leur disposition qu’un dictionnaire.Les candidats au diplôme pour académie, s’ils n’ont point déjà le diplôme pour école modèle, devront subir le même examen que celui requis pour école modèle, et, de plus, répondre à quatre questions sur chacun des programmes de la cédule H : “sur la Physique, la Chimie, l’Histoire Naturelle, l’Algèbre, la Géométrie et la Trigonométrie, l’Astronomie, l’Histoire générale, l’Histoire de France et l’Histoire d’Angleterre et la Philosophie intellectuelle et morale,” lesquelles seront tirées au sort, et traduire environ une demi-page des commentaires de César, pour le latin, et une des Fables d’Esope, pour le grec, avec analyse grammaticale ; les pages devront être également tirées au sort.Les examinateurs formuleront comme ils le jugeront à propos les questions sur les parties des programmes dont les sujets sont simplement indiqués ; et rien ne les empêchera de soumettre d’antres questions aux candidats que celles indiquées dans les programmes, s’ils croient devoir le faire, pourvu toujours que le nombre voulu de questions tirées au sort, sur chacun des programmes, ait été posé.Aux questions sur lagrammaire anglaise et sur la grammaire française, on devra ajouter l’analyse grammaticale d’une demi-page tirée au sort dans un des livres mentionnés dans l’article sixième ; et le résultat de cette analyse sera apprécié conjointement avec celui de l’examen sur le programme.Les candidats qui demanderont un diplôme permeltant d’ensei-o-ner une seule langue, ne seront tenus à aucune des épreuves ni à aucun des examens concernant l’autre langue.Article onzième.—Lorsqu’un candidat n’aura pas obtenu le diplôme demandé, le Bureau poyrra lui assigner un délai, après l’expiration duquel il pourra se présenter de nouveau : mais le Bureau ne sera point tenu d’examiner un candidat qui aura été renvoyé trois fois.Article douzième.—Le secrétaire conservera les dictées et com-Dosilions écrites par les candidats.Dans les quinze jours qui suivront chaque session du Bureau, il transmettra en double an Surintendant de l’Education une liste des diplômes accordés, d’après la cédule E.Article treizième.—Les candidats du sexe féminin seront exempts de l’examen sur le grec et le latin pour le diplôme d’académie.Les candidats aux diplômes pour écoles modèles ou pour académies peuvent opter entre l’examen sur l’histoire générale et l’examen sur l’histoire d’Angleterre et sur l’histoire de France, le premier les exemptant des deux autres.Article quatorzième.—Le Surintendant de l’Education, ou toute autre personne déléguée par le Conseil de l’Instruction Publique, pourra en tout temps inspecter les registres et tous les documents de chaque Bureau d’Examinateurs.Article quinziéme.—Le Surintendant de l’Education fournira aux divers Bureaux d’Examinateurs les diplômes, régistres et blancs, et les livres, cartes et globes nécessaires pour l’accomplissement du présent règlement.Cette dépense sera portée en compte parmi celles qu’il est autorisé à faire comme dépenses casuelles du Bureau de l’Education pour l’exécution des règlements du Conseil de l’Instruction Publique.Article seizième.—Les Bureaux d’Exarninateurs autorisés à donner des diplômes pour académies et pour écoles modèles, pourront JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 55 destiner une ou deux de leurs séances trimestrielles exclusivement à l’examen des candidats pour ces deux espèces de diplômes, et n’en octroyer que dans les sessions ainsi désignées.Ils devront donner avis de ces séances dans le Journal de P Instruction Publique et dans le Lower Canada Journal oj Education.Deux insertions suffiront.Article dix-septième.—A l’avenir, aucun inspectenr d’école ne sera nommé secrétaire d’un Bureau d’Examinateurs ; et tout secrétaire d’un Bureau d’Examinateurs qui sera nommé inspecteur d’école, devra se démettre de sa charge de secrétaire.CEDULE A.FORMULE DE DEMANDE D’ADMISSION A L'EXAMEN.Au Secrétaire du Bureau de3 examinateurs de Monsieur, Soyez informé que nati de âgé de résidant à , appartenant à la Religion entend se présenter à l’examen devant le Bureau d’Examinateurs de à sa séance du mois de pour obtenir un diplôme d’ .Je joins à cette demande l’acte (ou certificat) d’ûge et le certificat de moralité et d’instruction religieuse requis.De plus, je déclare n’avoir subi d’examen devant aucun autre bureau d’examinateurs pour le diplôme d’instituteur dans le Bas-Canada depuis six mois.(Signature du candidat.) CÉDULE B.Histoire de France.Lecture française.Histoire d’Angleterre.Lecture anglaise.Géométrie.Dictée française.Astronom ie.Dictée anglaise.Chimie.— Lecture raisonnée en français.Physique.Lecture raisonnée en anglais.Histoire naturelle.Ecriture.Latin, tra ‘action (ie César.Grammaire française.Grec, tiaduct.des Fables d’Esope.Gram mai ie anglaise.Philo.s.intellectuelle et morale.Géographie.Nature et classe du diplôme accordé.Tenue des livres.Histoire Sainte.Histoire du Canada Arithmétique.Pédagogie.Notions d’agriculture.Temps auquel le candidat a été ajourné pour un nouvel examen, s’il n’a point léussi.Algèbre.Mesurage.Composition littéraire.Notions de littérature.Histoire générale.w > » 3 - ^ — cr mbre plômes Acadé-de 1ère isse.G Q) Z3 Z •< H ~ & OS O C •- t_ aj _ ® £ o £ ci _c E = C o .J K H Z " 3 ® ü G O ~ cx£ 'C S> FORMULE D’UN DIPLOME POUR ACADÉMIE.Nous certifions par les présentes que nati de âgé de résidant à appartenant à la Religion ayant produit un certificat de moralité et d’instruction religieuse signé par et ayant subi un examen d’une manière très-satisfaisante sur et d’une manière satisfaisante sur il lui est accordé un diplôme de classe lui permettant d’enseigner en français et en anglais (ou l’un ou l’autre seulement suivant le cas) dans toutes les Académies, et Ecoles dans [décrivez ici la jurisdiction territoriale du bureau] En foi de quoi, par l’ordre des membres du Bureau, nous avons apposé nos signatures et le sceau du dit Bureau aux présentes, ce jour de de l’année Président.Secrétaire. 56 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.FORMULE D’UN DIPLOME POUR ÉCOLE MODÈLE OU POUR ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE.Nous certifions par les présentes que nati de âgé de résidant à appartenant à la Religion ’ ayant produit un certificat de moralité signé par et ayant subi son examen d’une manière très-satisfaisante sur et d’une manière satisfaisante sur il lui est accordé un diplôme de classe lui permettant d'enseigner en anglais et en français (ou l’un ou Vautre seulement suivant le cas) dans toutes les écoles modèles et écoles élémentaires (ou dans les écoles élémentaires seulement, suivant le cas) dans [décrivez ici la jurisdiction territoriale du Bureau] En foi de quoi, par l’ordre du Bureau, nous avons apposé nos signatures et le sceau du dit Bureau aux présentes, ce jour de de l’année Président.Secrétaire.E Liste des diplômes accordés par le Bureau des Examinateurs de dans sa séance de DIPLOMES POUR ACADÉMIES.PREMIÈRE CLASSE.Archambault (George) natif de St.Louis de Kamouraska, âgé de II ans, catholique.SECONDE CLASSE.Bertrand (Julie) native de St.Vincent-de-Paul, âgée’de 21 ans, catho-1 ique.DIPLOMES POUR ECOLES MODÈLES.PREMIÈRE CLASSE.Chevrefils, Louise (veuve de Pierre Lamothe) native deSte.Rose, ttgée de 22 ans, catholique, A.F.(1) SECONDE CLASSE.Dunsford (Peter) natif de New-York, âgé de 24 ans, Anglican, A.DIPLOMES POUR ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES.PREMIÈRE CLASSE.Ellsworth, Jane (épouse de William McDonald) native de Toronto, âgée de 22 ans, Weslcyenne, A.SECONDE CLASSE.Grondin (Charles) natif de St.Hyacinthe, âgé de 24 ans, Catholique, F.CEDULE F.PROGRAMME NM.GRAMMAIRE FRANÇAISE.I.1.Qu’est-ce que la grammaire ?2.Qu’est-ce qu’une syllabe ?3.Avec quoi représente-t-on les sons des syllabes?4.Combien avons-nous de lettres?5.Comment s’appelle la réunion de toutes nos lettres?(1) Signifie diplôme pour l’Anglais et le Français.[Mettez ces noms par ordre alphabétique.] 6.Combien y a-t-il de sortes de lettres ?7.Combien avons-nous de voyelles ?8.Combien y a-t-il de sortes d’h ?9.Donnez des mots où l’A soit muette.10.Donnez des mots où TA soit aspirée 11.Combien y a-t-il de sortes de mots?IL 12.Qu’est-ce que le nom ou substantif?13.Qu’est-ce que le nom propre?14.Qu’est-ce que le nom commun?15.Combien y a-t-il de genres en français ?16.A quoi servent ces deux genres?17.Combien y a-t-il de nombres en français.18.Quand emploie-t-on le singulier ?19.Quand emploie-t-on le pluriel ?20.D’où se forme le pluriel ?21.Comment les noms terminés en s, x, z font-ils au pluriel ?22.Quel est le pluriel des noms terminés par au et par eu?23.Quel est le pluriel des noms terminés en ou, en al et en ail ?24.Qu’y a-t-il à dire sur le pluriel des mots aïeul, ciel, ailt 25.Citez quelques noms qui n’ont pas de pluriel.26.Citez quelques noms qui n’ont pas de singulier.III.27.Qu’est-ce que l’article ?28.Que.l article avons-nous en français?29.Qu’appelle-t-on article élidé ?Contracté?IV.30.Qu’est-ce que l’adjectif ?31.Comment appelle-t-on un adjectif qui détermine les noms?32.Qu’appelle-t-on adjectif démonstratif ?Adjectif possessif?Adjectifs numéraux ?Adjectifs indéfinis ?33.Comment appelle-t-on l’adjectif qui marque la qualité du substantif?34.Combien les adjectifs ont-ils de nombres?V.35.D’où se forme le pluriel?36.Combien les adjectifs ont-ils de genres?37.D’où le féminin se forme-t-il ?38.Comment les adjectifs en et, et, en, on, ot, eil font-ils leur féminin ?39.Comment les adjectifs en eur et eux font-ils au féminin?40.Comment les adjectifs terminés en /font-ils au féminin ?41.Quel est le féminin des adjectifs terminés au masculin par un e muet ?VI.42.Combien a-t-il de degrés de signification dans les adjectifs?43.Combien y a-t-il de comparatifs?44.Combien y-t-il de superlatifs?45.Y a-t-il des adjectifs dont les comparatifs de supériorité se forment sans le mot plus ?46.Comment les adjectifs s'accordent-ils avec le substantif?47.Comment s’accordent-ils s’ils se rapportent à deux ou plusieurs noms singuliers ?48.Comment s'accordent-ils si les deux noms sont de différents genres?VII.49.Qu’est-ce que le pronom ?50.Combien y a-t-il de sortes de pronoms?51.Qu’appelle-t-on pronoms personnels?52.Combien y a-t-il de pronoms personnels ?53.Quelles sont les trois personnes ?54.Quelles sont les formes du pronom de la première personne ?55.Quelles sont les formes du pronom de la seconde personne ?56.Quelles sont les formes du pronom de la troisième personne ?- VIII.57.Qu’appelle-t-on pronoms démonstratifs ?pronoms possessifs ?pronoms relatifs ?pronoms indéfinis ?58.Donnez de3 exemples de chacun de ces pronoms.IX.59.Qu’est-ce que le verbe ?60.Qu’entend-on par personnes dans les verbes ?61.Combien y a-t-il de personnes dans les verbes ?62.Qu’appelle-t-on temps dans les verbes?63.Combien y a-t-il de temps principaux?64.Comment appelle-t-on les autres temps ?X.65.Qu’appelle-t-on mode ?66.Combien y a-t-il de modes?67.Combien y a-t-il de temps dans l’indicatif?68.Quels sont les temps qui se forment de l'infinitif du participe pré^ JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.57 sent?.du participe passé du présent de l’infinitif?.du passé défini?69.Combien y a-t-il de temps dans le conditionnel ?70.Combien y a-t-il de temps dans l’impératif?ïl.Combien y a-t-il de temps dans le subjonctif?XI.72.Qu’est-ce qu’un verbe auxiliaire ?73.Quels sont les principaux auxiliaires en français ?74.Comment le verbe avoir est-il auxiliaire ?75.Qu’est-ce que conjuguer ?XII.76.Combien y a-t-il de conjugaisons?77’ Comment dislingue-t-on les conjugaisons ?78.Combien y a-t-il de sortes de verbes ?79.Qu’est-ce qu’un verbe transitif direct ou actif?80.Qu'est-ce qu’un verbe transitif indirect ou neutre?81.Qu’est-ce qu’un verbe intransitif ou neutre ?82.Qu’est-ce qu’un verbe réfléchi ou pronominal ?83.Qu’est-ce qu’un verbe impersonnel?4.Dans quels cas se sert-on de a au lieu de an, bien que le mot suivant commence par une voyelle ou un h muet?5.A quel genre appartiennent tous les noms d’êtres qui ne sont ni mâles ni femelles ?II.1.Comment forme-t-on généralement le pluriel des noms ?2.Y a-t-il des noms qui ne s’emploient qu’au singulier?3.Y en a-t-il qui ne s’emploient qu’au pluriel ?4.Quel sera le pluriel des noms terminés par s, z, x, ch, sh 1 5.Quel sera le pluriel des noms en f ou fe, ou en y précédé d’une consonne ?III.1.Combien les noms ont-ils de cas ?2.Les nombres ordinaux sont-ils variables?3.Y a-t-il des noms de nombre qui marquent les parties d’un tout ?4.Citez les noms de nombre qui servent à multiplier.5.Citez les noms de nombre qui servent à répéter.IV.XIII.84.Qu’appelle-t-on verbe irrégulier?85.Qu’appelle-t-on verbe défectif ou défectueux ?86.Qu’est-ce qu’un verbe passif?87.Comment se forme notre verbe passif?88.Comment le participe s’écrHMl daDs les verbes passifs ?89.Comment les verbes s’accordent-ils avec leur sujet ?XIV.90.Comment trouve-t-on le sujet d’un verbe ?91.Comment trouve-t-on le complément direct d’un verbe transitif?92.Comment trouve-t-on le complémtnt indirect d'un verbe ?93.Quelle est la règle du participe passé accompagné de l’auxiliaire avoir ?94.Quelle est la règle du participe passé accompagné de l’auxiliaire itre ?95.Quelle est la règle du participe passé d’un verbe réfléchi ?96.Quelle est la règle du participe passé d’un verbe pris impersonnellement ?XV.97.Qu’est-ce qu’un adverbe?98.Qu’appelle-t-on adverbe de manière?99.Quels sont les adverbes de négation et d’affirmation ?100.Quels sont les adverbes d’ordre ?101.Qu'appelle-t-on adverbes de lieu ?102.Qu’appelle-t-on adverbes de temps ?103.Qu’appelie-t-on adverbes de quantité ?XVI.104.Qu’est-ce qu’une préposition ?105.Citez les principales prépositions ?106.Qu’est-ce qu’une conjonction ?107.Qu’appelle-t-on locution conjonctive ?108.Qu’est-ce qu’une interjection ?109.Citez quelques-unes de nos interjections.XVII.110.Quelles sont les figures de ponctuation ?111.Où met-on le point ?112.Où met-on le point d'interrogation ?113.Où met-on le point d’exclamation ?114.Où met-on les deux points ?115.Quand emploie-t-on le point et virgule ?116.Pourquoi emploie-t-on la virgule ?XVIII.117.Quels sont les signes orthographiques ?118.A quoi sert le trait d’union ?119.A quoi sert le tiret?120.A quoi servent les points suspensifs?121.A quoi sert l’apostrophe ?122.A quoi sert la cédille ?123.A quoi sert l’accent aigu ?124.A quoi sert l’accent grave ?125.A quoi sert l’accent circonflexe ?PROGRAMME N» 2.1.L’adjectif est-il variable?Se place-t-il ordinairement avant le substantif?2.Dans quels cas l’adjectif se place-t-il après le substantif?3.Comment forme-t-on le comparatif et le superlatif dans les adjectifs d’une seule syllabe?4.Comment le comparatif et le superlatif se forment-ils dans les polysyllabes ?5.Citez les adjectifs dont les comparatifs et les superlatifs sont irréguliers.6.Comment exprime-t-on que après le comparatif de supériorité et celui d’infériorité ?V.1.Donnez, avec leurs trois cas, les pronoms personnels de la 1ère, de la 2e, de la 3e personne.2.Quels sont les pronoms relatifs en anglais?3.Dans quels cas se sert-on de who, de which, de that et de what t 4.Quels sont les pronoms possessifs ?5.Les pronoms his, hcr, its, s’accordent-ils avec la chose possédée comme en français ?6.Citez les pronoms démonstratifs et les principaux pronoms indéfinis- VI.Quels sont les deux principaux verbes auxiliaires?A quoi reconnaît-on qu’un verbe est irrégulier?Combien y a-t-il de sortes de verbes irréguliers?Conjuguez le verbe to be.Comment conjugue-t-on les verbes réfléchis ?Conjuguez, au présent et à l’imparfait de l’indicatif, le verbe to love négativement.VII.1.Exprime-t-on l’article quand le nom est pris dans un 6ens général ’ 2.Les noms propres prennent-ils l’article ?Citez quelques exceptions! 3.Comment expiime-t-on du, de la, des, pris dans un sens partitif?4.De quel article se sert-on devant les noms singuliers qui marquent le titre, l’état, la nation, etc., des personnes ?5.Comment exprime-t-on le, la, devant les noms de poids, de mesure et de quantités définies ?VIII.1.Comment se placent les adjectifs de dimension ?2.Comment traduit-on le de qqi suitpZus ou moins?3.Comment rend-on le verbe avoir suivi d’un nom qui exprime la mesure, l’âge, etc.?r 4.Comment traduit-on aussi, que, dans la comparaison d’égalité?5.Comment rendra-t-on plus, moins, répétés au commencement de chaque proposition ?IX.1.Comment traduit-on quelque suivi d’un adjectif et de que ?2.Si quelque est suivi d’un nom et de que, comment se rendra-t-il ?3.Citez les diverses manières dont le pronom on peut être rendu 4.Donnez quelques exemples du pronom en traduit en anglais 5.Dans quels cas le verbe avoir suivi d’un nom se rend-il par to bt avec un adjectif?r X.1.2.3.4.5.6.pris GRAMMAIRE ANGLAISE.I.1.De combien de lettres l’alphabet anglais se compose-t-il?2.Combien y a-t-il de sortes de mots ?3.Combien y a-t-il d’articles ?Quels sont-ils?1.Comment traduirez-vous il y a, suivi d’un nom de temps ?2.Comment exprime-t-on les locutions ne faire que de, venir de avoir beau, suivies d’un infinitif?‘ 3.Comment peut-on rendre, lo ne.que, 2o ne.que de 3o aue exclamatif, 4o que de exclamatif ?’ 4.De quelle manière rend-on tout.que, tel que, que, signifiant soit que et sum de ou?' B * 58 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.PROGRAMME N» 3.GÉOGRAPHIE.I.1.Qu'est-ce que la géographie?2.Quelle est la forme de la terre ?3.Qu’entend-on par points cardinaux et comment ces points sont-ils placés sur la carte?4.Qu’appelle-t-on mer, fleuve, rivière, golfe, lac, source, embouchure d un fleuve, confluent ?.5.Qu’est-ce qu’une île, une presqu’île, un isthme, un cap ou promontoire, une montagne, un volcan ?II.1.Quelles sont les bornes de l’Amérique?2.Pourquoi donne-t-on à l’Amérique le nom de nouveau-mor.de ?3.Quetle9 sont, avec leurs capitales, les six contrées de l’Amérique Septentrionale?.4.Citez les principales baies de l’Amérique Septentrionale.5.Quelles sont les principales rivières de l’Amérique Septentrionale et dans quelles mers se jettent-elles?III.1.Quelles sont les presqu’iles les plus remarquables de l'Amérique?2 Quels sont les principaux affluents du Mississipi?3 Citez avec leurs capitales, les contrées de l’Amerique Méridionale.4 Quelle est la contrée la plus vaste de l’Amérique méridionale ?5] Citez, avec leurs capitales, les îles connues sous le nom de Grandes Antilles.IV.1.Quelles sont les bornes du Canada?, 2 Citez le3 principales ville3 du Canada; et dites sur quels neuves, lacs ou rivières, est située chacune d’elles.3.Quels sont les principaux lacs du Canada .4 Citez les principaux affluents du St.Laurent.5.Quels sont les principaux canaux et les principaux chemins de fer du Canada ?Y.I Ea combien de districts se divise le Bas-Canada?2.Comment se divise le Haut-Canada ?3 Quelles sont les principales îles du Bas-Canada .4 Quels sont les principaux articles d’exportation du Bas-Canada .5.Quelle est dans le Bas-Canada la ville la plus ancienne ?la ville la QueUe est la population du Bas-Canada 7.du Haut-Canada ?VI.1 Quelles sont les bornes de l’Europe ?2.Quelles sont les trois grandes divisions de l’Europe et de quels pays se compose chacune d’elles ?, 9 3 Quelle est la plus vaste contrée de lEurope?1' Quelle est la grande mer qui baigne 1 ouest de l Europe?5.Quels sont le3 principaux détroits de 1 Europe .VII.i Onelles sont les villes principales des îles Britanniques ?o" es ont les principales rivieres des Iles Britanniques ?3 Quelles sont les principales rivieres et montagnes de la France?*; gis rsssxrs.» ffi.u.» vin.i Quelles sont les bornes de l’Asie ?, o' Quelles sont les capitales de la Chine, du Japon, de la Sibérie?a Citez les principales villes de 1 Indoustan.4 Où Te trouve placé le Golfe du Bengale ?5.Quelles sont les principales montagnes de 1 Asie .IX.• 1.Quelles sont le3 bornes de l’Afrique ?•> Citez les principaux fleuves de 1 Afrique ., 3' Où se trouve située l’Egypte, et quelle en est la capitale .4' Qu’appelle-t-on Etats-Barbaresques?5 Quelle est la plus grande des îles d Afrique .X.1 Comment divise-t-on l’Océanie?2 Quelles sont les principales îles de la Sonde ?3" Quelles sont les principales villes de l’Australie .4 Comment oeut-on diviser la Polynesie ?5.A quelle puissance Européenne appartient 1 Australie ?PROGRAMME N0 4.HISTOIRE SAINTE.I.1.Racontez la création du monde.2.Racontez Ja chute de nos premiers parents.3.Quel fut le sort des premiers enfants d’Adam et d’Eve ?4.Quelles furent les causes du déluge?5.Racontez le déluge jusqu’au moment où Noé sortit de l’arche.G.Quelle fut la conduite de3 enfants de Noé envers leur père ?7.Dans quel dessein fut commencée la tour de Babel et quel fut le résultat de cette entreprise ?II.8.Qu’est-ce que l'Ecriture nous apprend de la vocation d'Abraham et de son alliance avec Dieu ?9.Racontez la ruine de Sodome et de Gommorrlie.10.Comment Dieu mit-il à l’épreuve la fidélité d’Abraham?11.Quels furent la femme et les enfants d’Isaac ?12.Quelle fut l’origine de la haine d’Esaü contre Jacob?13.Donnez quelques détails sur la vie de Jacob depuis le moment où il s’enfuit jusqu’à son retour vers son frère.14.Racontez l’histoire de Joseph.15.Racontez l’histoire de Job.16.Après la mort de Joseph, quel fut le sort des Hébreux en Egypte .17.Racontez la vie de Moïse depuis%a naissance jusqu’à l’époque où Dieu l’envoie pour délivrer son peuple.III.18.Comment Moïse obligea-t-il Pharaon à laisser sortir les Israélites de l'Egypte?19.Racontez l’institution de la Pâque.20.Racontez la sortie des Israélites de l’Egypte.'il.Quels sont les principaux miracles que Dieu opéra en faveur des Israélites dans le désert?22.Quand et comment Dieu donna-t-il sa loi aux Israélites .23.Dans quelle tribu les prêtres et les sacrificateurs furent-ils choisis?—quel fut le premier grand prêtre ?24 Pourquoi les Isiaélites furent-ils condamnés a errer 40 ans dans le désert?25.Racontez la révolte de Coré, Datlian et Abiron.26.Qu’était-ce que le serpent d’airain ?27.Donnez les circonstances de la mort de Moïse.IV.28.Qui fut chargé de conduire le peuple de Dieu aprè3 la mort de Moïse ?, 29.Quels sont les principaux miracles qui signalèrent l’entrée des Israélites dans la terre promise ?30.Comment Josué partagea-t-il la terre promise?*31 Quel fut l’état du peuple Israélite après la mort de Josué / 32.Comment Gédéon délivra-t-il les Israélites de leurs ennemis ?33.Quel vœu imprudent fit Jephté ?34.Racontez l’histoire de Ruth.35.Donnez les principaux faits de la vie de Samson.36.Donnez les principaux faits de la vie du prophète Samuel.V.37.Comment la royauté fut-elle établie parmi les Israélites ?38.Comment Saul se conduisit-il sur le trône et pourquoi fut-il rejete de Dieu ?n .i« 39.Qu’était Goliath et comment fut-il vaincu par David t 40.Racontez les principales actions de David devenu roi d Israel.41.Comment Salomon devenu roi d’Israël se distingna-t-il f 42.Donnez quelques détails sur la construction et la dédicace du temple de Jérusalem _ ., > « 43.Quelle fut la conduite de Salomon vers la fin de son régné?44.Par quoi fut signalé le règne de Roboam successeur de Salomon ^ 45.Quel fut en général le caractère des Rois d Israel, et comment ce royaume fut-il détruit?46.Racontez l’histoire de Tobie.,.__A 47.Quels furent les principaux rois de Juda, et en quoi se distinguées?Dans quelles circonstances Judith sauva-t-elle le peuple de Juda?49.Comment fut détruit le royaume de Juda?VI.50.Quel fut le sort des Israélites après la destruction du royaume de Jü5dia Quels sont les principaux faits de la vie de Danieljusqu’à la chute du royaume d’As9yrie ?0 62.Comment se termina la captivité de Babylone ., x 53.Comment Dieu se servit-il d’Esther pour sauver les Juifs demeurés eD54?Racontez les circonstances du voyage d’Alexandre-le-Grand à Jérusalem. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.andrà-fe° Grand?63 domination3 Posèrent les Juifs après la mort d’Alex- VII.r,7 “ar‘y4res.du ¦vieillard Eléazar et des Machabées.07.Quelle fut la fin d’Antiocbus ?58.Donnez les principaux exploits de Judas Machabée.nemen?d’HéUrode ?at Judée depUi3 la m°rt de Judas ju3(!u’à Pavé-60.Qu’était Hérode, et comment devint-il roi de Judée ?Messie ?6 d’aprèS 163 prophéte3 l’époque où devait paraître le PROGRAMME N° 5.HISTOIRE DU CANADA.I.1.Racontez la découverte du Canada par Cartier.l' 9ue.Uef étaient les principales nations qui habitaient le Canada?I, '"ent xes premiers essais de colonisation en Canada jusqu’à la iondation de Québec, en 1608?J H n.,i Iene?Péditio.ns.de Champlain contre les Iroquois et indi- qURZ a li6 ¦ qu 11 découvrit dans ces expéditions.était-ce que la compagnie des cent associés ?quels étaient ses privilèges et ses obligations?6.Racontez la prise de Québec par les Anglais, en 1629.II.* la Irise debiauédbee^emnP1629 ?Ang’ai9 '“r61^13 du CaDada apre3 Trois?RMèrefsTnt f°QdéeS’ lo les missions baronnes ; 2o la ville de 9.Quand mourut de Champlain?donnez un aperçu de ses qualités 10.Quand et par qui Montréal fut-il fondé ?4 II.Racontez la dispersion des Hurons par des Iroquois.1- Racontez la belle défense de Dollard contre les Iroquois.III.13.Quel fut le premier évêque du Canada?14.Quels démêlés Mgr.Laval eut-il avec M.d’Avaugour?fut-il Composé *?16 C°nSeil SouTerain fut-ü établi et comment 1665 ?“e S6 passa't‘il de remarquable en Canada pendant l’année à H^nnlTtTPinteijda'’t qui.eontribua surtout à faire faire des progrès a la colonie ?Racontez les principaux faits de son administration.K IV.18.Racontez la découverte du Mississipi.19.Donnez un aperçu de l’administration de M.de Frontenac 20.Donnez un aperçu de l’administration de M.de la Barre Iroquois’?SUCCeS 1,eïpédition de de Denonville contre les 22.Racontez le massacre de Lacbine.fut le suecèsdes trois expéditions tentées contre la Nouvelle-Angleterre pour venger le massacre de Lachine ?nouvelle 24.Racontez le siège de Québec par Phipps, en 1690.-.o.faites-nous connaître les principaux exploits de d’Iberville.V.22?: i69poTm!Ted mes anglaises pour envahir le Canada, et quel en fut le succès ?en l7l3U?SqUOU 6 erreétendait'elIe ^ Entières de ses colonies ¦ Vilher^aC°nteZ ^ m°rt de Jumonville ^ la défaite de Washington par VII.44.Quand le Canada fut-il définitivement assuré à l’Angleterre?45.Quelles étaient les principales dispositions de l’acte de Québec?46.A quelle occasion le Canada fut-il envahi par les Américains?47.Racontez la prise de Montréal et de Trois-Rivières par les Américains.48.Racontez le siège de Québec par les Américains.VIII.49.Quand se réunitle premier conseil législatif, et quelles furent les principales lois qu’il passa ?50.Donnez un aperçu de l’administration de Haldimand.51.Quelles étaient les principales dispositions de la constitution accordée au Canada en 1791?IX.52.Quelle fut la cause de la guerre entre l’Angleterre et les Etats-UD18 en 1812 i r?' QueJ fut le résultat des premières opérations militaires de 1812?„• Quelle partie du pays fut le théâtre de la campagne de 1813 ?55.Quel fut le résultat de cette campagne?56.Racontez la déftaie des Américains à Cbâteauguay.57.Quelles furent les suites de la victoire de Cbâteauguay?58.Qu’est-ce qu’on entend par la question des subsides ?X.S?®'?'1 16 sidSeAPiscopal de Québec fut-il érigé en archevêché et quel lut le 1er archevêque?60.Quand fut présenté le premier projet d’union des deux Canadas ?1837 ?^UC 68 S°nt leS dlfficul,és qui agitèrent le Bas-Canada de 1827 à 62.Où éclatèrent les premiers troubles en 1837 ?Eust'ache*?86 ?aSSa't'Ü à Cha“bly, à St.Denis,' à St.Charles et St.64.Que se passa-t-il à la même époque dans le Haut-Canada ?65.Quand les .deux Canadas furent-ils réunis?66.Quelles sont les principales dispositions de l’acte d’union?PROGRAMME N» 6.PÉDAGOGIE.30.Racontez la bataille de la Monongahéla 31.Racontez la défaite du Baron Dieslcau.VI.33' 2“eL\faren*\IeS Pr?m‘ers exploits de Montcalm en Canada?1757 ?Q 63 preparatif3 d« l’Angleterre pour la campagne de 35! daD3 U d* ««» “ S&ïd'^3 q^Sterre armait “13 arméstnCCanbrda?’éleVait 16 D°mbre d’h™ - état déporter les 40.Quelles furent les suites de cette bataille ?S: £=£ 1*.•» ¦ ’«»- 43.A quelles conditions la capitulation fut-elle signée ?1.Qu’est-ce que l'éducation ?2.Qu’est-ce que l’instruction ?3.Quels dons naturels sont nécessaires à l’instituteur ?4.Quelles doivent-être les qualités morales de l’instituteur ?• 5.Quel doit etre le but de l’enseignement?lectadtoS ;tale°mment rédUCati°n d°H êtr‘ à la füis ph^-.Intel-pline
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