Le Journal de Québec, 13 décembre 1859, mardi 13 décembre 1859
Ife année.MARDI.13 DECEMBRS 1*59 "IFF— .j.111 11 g ' J// -XüTi SC Numéro M3 LE .J OURNAL DE OUÉB EC, politique.cumitmi., ivtiisruiKi.rr littkiuirk.Os l'sboass â Québtfl, tus Surtaux du Journal, |>rèi I* Archevêché.Le prix de I'».bonnoiuont eet de Ql'ATHK PIA8THKS i»er en, piiyatle d uvance i «u peut •’»- / bonoer pour b mule Ceux qui veulent df«o >n Iretleu uo uiola ireel l*éobé»noe de l’abonucnuiiii, jolt de 6 ou 1 ~ iiiola et peyer L toui errérege i euuemoDllI.eruitcen.û» l’oi.a uboi.i.» | oxr un autre .«mettre.J - - —-—-— .„i.;.-ga Léditeur-propriétaire A.COTÉ, à qui toutes correspondances, lettres, etc,, doivent être adressées franco.Pxii nx« \f«ot9«e —Six H*ee« .2*0d.Au-Umsi de ils li^aetet pesplt» de JU • • • lu-1 ! i’uur uheqie ligne ft«-4«NSI*•« jui |u'e II hearei de Jour de le publication pirr.- nt |.morne jour.QUEUED.MARDI, 13 DÉCEMBRE 1859.loitvt'llfi d'ilstllr.Home, So 12 novembre 1859.| l(oi relativement à la quustioi) Je la régence I tout fit atteignant compléteinent le but que ! se propose Pliulio centrale, lui oonserve 1 IVflicnco putronuge de l’Empereur des , F’iauçiis; et» dernier, après notre acte de déférence, se tr divers bien plus lié vis-à-vis tic nous u du 2d octobre ISûl ) «unie (pie |»ar l’accord entr«- l’aris et uriu, l’eu «prés il redevint employé du gouver-eutre les deux puissances qui ont une » gi- ne»»ieiit |>outilicul, et bien qu’il reçût un time influence en italic*.Le l’iémont y « traitement «lece gouvernement, il ne cessa l’autorité incontestable du eh impioii île- i cnre contre lui dans le Huorpimento et droits nationaux ; la France y a ia crépon- dans 1 • Cost t tut tonna/c de Florence, ainsi dérance diplomatique que douiu lit les xueri- qu’- » le voit duiis le Ijtmbardo Vcneto du 21 fioes d’honnnes et d’urgent SMiitenu* avec octobre 18>>l.une grande générosité.La Régence **st un Lutin, venu en l'ieuumt, i.fut ministre, pas notable fuit par les populations, qui nu- députe it journaliste ; son passage y est raient pu se montrer encore plus exigeantes, reste célébré : on l’u fuit chef d’une secte, Ulndipendente de Turin du 15 novembre h- infarinati, les infirmes, de qui on dit : soutient que le tempérament mûrement “ IF savent tout et ne font rien ; ils ne sa* réfléchi, adopté jsir le gouvernement du vent rien et ils tout t**ut.* " C’est un esprit acrimonieux, passionné, bilieux ; il restera toujours violent, même quand il se féru baptiser modérA."dit de lui Montauelli.( Voce del Desert, ne.20,10 octobre 1851.) “ Tel est, dit l’Armonta, à laquelle nous empruntons cette esquisse, tel est, d'après ses umis, l'homme qui vient d’être élu pour gouverner la Toscane, Parme, Modéne et une partie des Ftut» du I’l'ulio, et qui va trôner dans les suions du Pupe a Bologne.” — L’Univers.ANlil.KTKIlliK.Londres, 18 novembre.On lit dans le Times: “ Si l’Italie obtient son indépendance, ce sera après de bien terrible» épreuves La nomination do M Bumieompagni à la ré-geuco des Etats italiens n'« pas passe sans de puissantes remontrance» de la part du gouvernenh nt français.En eflit, ce mot n’est môme pus assez fort, car on soit que l’Empereur a presque ordonné à Victor-Emmanuel d’annuler l’uctu de son cousin le prince de Carignan.An ton de la presse semi-ofliciello de France et à l’indignation du parti clérical, nous pouvon- juger Je l’irn-portance (jui est attachée » cette nomination que l’on u tféa-b.'cu désignée en disant pi’ello cousiituuit, do lu part du J’oi.une acceptation de la souveraineté de l’Italie centrale.“ Il n’est j>as en notre pouvoir de préjuger avenir.Lo sort de l’Italie centrale est toujours caché derrière des nuages, et personne ne saurait dire si dans six mois cette partie de la Péninsule iiuru la liberté o" si pajw* et prêtre, duo et couiman iant seront, une fois de plus, çrà:e à de fallacieuses promesses de réformes, installés s ir l leur» udiiiras î*ans l’intervention aime.!:* l’étranger n’est reconnu,doit f-in* te j riiu ij -dirigeant du l’action britaniiiquo.Ceci une fus établi, le reste doit déjicudre de» l'a liens eux-mêmes.Il faut qu’ils sachent que le sort de b‘ur pays est entre b-urs mains » t 3ue la France et l’Autriche, iesdctix gmi-os puissances militaires qui osjiireiit a les I ce moiiarqao |»réfcreruit avoir a déioudre |Ure».Lo goue< rnemeut a réuni :»««• • \ • xandrie ou ’iuriii contre la plun considé-1 sol icitude jalon*» une ari.ée impedin'»' «•;¦ r.u force agissante pnssih.e plutôt que r».»- bru >unces que lo turbulents ” sont souvent appliquées aux Toscane et des Legations.No s r.’u Juiet peuples do I Italie ceutrn'e.troua jamais «iu’uii nombre quelconque d’E- sont, nous banco vis clunidtiou très Etut» intérieures.l’Autriche le droit de retab ir de» go i verne incuts dans des Et’**.» (juj ne leur appartiennent pus, et lorsque 1 Europe scia nj>i»e!éc à donner sou opinion dun.» un Congrès, elle l'uidéjiendanco de l’Iialii: ; il ne peut nié- blindons, et je souhaite que nous ii'ay««iis aura a décider non pas quel gouvernement conuaitre aucun ucie de* Italiens ni reijver- pas a peurer sur la honte do la cause en fa-«ioit être donné à I Iiulit* centrale, tnuis m le , ser uucune de leurs décisions.Tout ce «pie pagne.Marchez au combat, coi.u ’.i h U nu>éii«3orde du 5*e:gn ur, c.r .a r • vj «pic vous allez defenJre t^r c * «.* d • « -• .- gion et d • 1 Espagne, .’ie** e:.i -, c i-bittez comme de b>ns s Int* as aimer son mari en l'épousant et n'é-tro pa» moins heureuse avec lui î — Certainement, répondit Berthe, qui achevait de s'habiller pour aller au bal.Il attira s* fille auprès «le lui et l'embrasse nu front, comme pour la remercier du bonheur qu’elle goûtuit.Une femine de chambre entra et remit à Berthe un écrin qu’on venait d’ap|iorter pour elle.M.Clavrrond, retenu dans un conseil d’affaires, lui envoyait ce souvenir |>our se consoler de ii’êlre pas auprès de sa femme.Le |»ère sourit.— Te rappelles-tu cette jouruee où je te disais que si jamais quelqu’un t’uimait, ce quelqu'un t’aimerait bien î dit-il.F’elix ne fait l«s mentir ilia prophétie.—F’élix ?•••• CVst vrai, répondit lierthe avec une expression singulière.Elle détourna la tête un attachant à ses poignets et à son cou L» oqoux qui étaient dans l’écrin.Sa poitrine se gonfla sous le scintillement des pierreries, et un » larme parut entre sus ci!».Une nuit, en dansant nu ininis'ère des finances, elle apprit le prochain niariau*» de M.d'Aubcrive,qu’elle n’avait pu» revu depuis la soiree des Italiens.Fille change» de couleur.Au bout U’un quart d’heure,Feux qui venait de quitter nue table de whist, s’upprocha d e.b*.—Qu’avex-vous ?lui dit-il, étonné de sa pâleur.—On étonlfe ici, répondit-elle.Il lui prit le bras vivement et l’emmena.En arrivant dans sa chambre, elle tomba évanouie.M.Claverond, (jui ne l’avait jamais vue dans un pareil état, fut eflrnye ; on reveilla M.Dus Tourne!s eu toute hà*»* mais déjà Berthe revenait à elle.Elle réprima un tremblement nerveux qui l’uvnit saisœ en ouvrant les yeux.—Ne vous cflrayez uit-elle, la chaleur m’a sufloquee.M.Claverond était fort éinu ; mois, lu crise passée, il éprouva le bes«un de fui re un peu de morale :—Dieu m’est témoin que je ne voudrais pas vous contrarier, reprit-il en se p«»sant devant m cheminée ; m us peut-être dansez vous trop.— Peut-être, répliqua Berthe.A quelques teinpsde là, M.Des Tournels reçut un billet de faire pnrt qui lui annonçait le maiiuge de M.Francis d’Aubcrive avec Mlle Julie de Mutipla».Un doute lui traversa l’esprit.Il se souvint du bal ut do Psceident qui l’avait suivi.Uuo heure après, étant seul avec sa fille et la regardant bien en face, et lui demanda si ce jour-là •Ile avait eu conuuissnnce du mariage de leur ancien ami : Non répondit Herthu tranquillement.M.De» Tournels l’embrassa avec un sentiment de reconnaissance.M.Des Tournels mourut bientôt avec la perfeito conviction que Berthe était heu- reuse, ne regrettait rien, et ne souhaitait riiMi.Il s’endcnnit en paix, la remerciant ii«* lu ten Iresse et du bonheur dont eliu «vmt entouré ses derniers jours.Berthe se retire a lu Marelle pour y pusser la plus longue partie de son deuil ; elle devait eu revenir au bout «le trois mois, elle y était encore à ju (in «le l’année, l ue sorte d’abatteinent profond s’étuit empare d’elle ; elle ne sc plaignuit pas et ne soutirait pas, dirait elle; mais elle dépérissait lentement.A la voir silencieuse, (aie, amaigris, s?fratnuuf à petits |'as ie long des sentiers on 1 uurnit pris pour un exilé pleurant sa patrie La j présence du ses enfants.—car a!- rs * lle eu 'voit deux,—la faisait sourire, mai .uolarani-I muit pas ; elle a«aifait à leurs jeux, Issembras-] sait, les couvrait d’une tendresse vigilante, I .-i retombait en.j>artie dans ccttu nostalgie inexplicable devant laquelle la science restait impuissante.Kite avait la langueur d’un jeune arbre A demi déraciné.M.Félix Claverond interrogea Lucile |K>ur savoir si Bcrthe u’uvait pas quelques motif» de chagrin ; Lucile re|tondit qu’elle ne lui en connaissait point, et s’établit auprès de sa sœur.— Fille aime les enfants, d^ait-elle, je lui amènerai les miens ; avec ceux qu’elle a, ça fera quatre ; nous ferons tant de bruit «lii’il faudra bien que l’Eau-qm-dert se réveille, fût ce jiour line tem|«ét«*.Mais le temps n’etait plus où l’Flsii-qui-dort avait de ces reveils terribles ; elle était alors comme lin uau piofondequi garde tout ce qu’on lui confie, et dont Is surface immobile n’est troublée par aucun bruit.Elle accueillit sa sœur avec tous les témoignages d’une amitié que la tristesse n’avsit («as attiédie, mais on ne vit pas d'amélioration dtntt ton étal général.On aurait dit que le ressort de se vie éteit brisé ; ou ne douta plus que lajmort de son père, avec qui elle avait si étroitement vécu, n’en fut lu première oause.LuiJile, q.inese t • • • ¦ r 111 « • i t gué.-, fut mquiéie cett* lots.On «*.i.suita les médecins les pins fameux.B* r'b «pi se prêtait à tout ce qu’on «•« u'ait dY ie, u-outs l’uu comme elle avait écouté l’autr«.I.:* resuilnt de ees cousuhatiuns réjiete.s c**up sur couj)fut que Mme Clavcron i «•’ ¦.* o-teinte d’une maladie nerveuse.On /v • > manda les distractions et le» biiu* «i • mer.— F*h ! tn«*n Dieu î s’érri i le mari n« Cnciuiit plus d’un moif.Avco le g»- de rappeler M.hipinenu, et avait ci «arts encore ceux qui »e blanche du bureau coloniulèou sujet,M.Time les conséquences de lord Durham» qui avait déjà eoVojé uu de , , j_ lo.,* «#«• itMir CUIUIHIH.-B aimi.n .susdit soi», ils coûter* K( attaché» auprès do M.l’apinaai pour daatnmpoa.l,“"' ' ‘i,r enregistrer sà lettre.Les àouseripleurs dont le* nl'ourn nv id-sont expirés en octobre dernier, voudront lu.n au- ji faire leurs remlwursemeul.:ou , le piü* court délai.“était muet comme la toiulrc” dana laquelle il «lors ! C’eut I* touts votre Qm>M(on lihtoriqiie.“ A sous peux î ” dit ta Cu lien il In i Fli bien ! oui, à * otn deux ! nous lo vo •’ » ' de tout noire cirur.Nos leeteursaarapi'cllerontqne le p.;et de d#|mrt de ce débat est une qnestiou hi* 0 rique dans laquelle h Can*ulirn sV ’ tellement battu,que, n f *»ni do discuter, il se ferme le* ytax et dit : •• Donnez nu* ' v\ * auton'v.” Mai» > • von*-Je p » »r quM u *•«**-pas d re que lions l'évitons \ *>r it >”a • '** le ren•« portofeui h (celui de piocureur-3tr Mt it M.Papiocea, re- : aAaéial du Bas-CanaL), plutêl que Je consentir , v.ait plein le respeetpour ôtaire im weepuon io :-l.1’.eau, eomme y * .* • , • ,» • _ ,.rAci iti*i»tait le uo’ivtTi *ur.Cependant, bir Charles ' : .: L ; it sagement par céder et autorisa M.U Fo».- > ui fa iegi'i.ativc se lu» o.- ^ -,j.i.i nslapoarsulte u ' i > u» .ni; ite» multiple?ju>qu QU contre .M.Pu.'ineau (quêtait alor< en France) ui-'i t.-r nummu ement et gros- u.>*i bien qu?d (t,?l-ia .très poursuit •» iuteiiiêea i -* : i » : j i* crûmes ©n dr • t de po* ! menu» :.«•! .'.t etto conduite c -«“reuse et r i vente dans uu Jaugage moins cour- t îerjique « e M.La Fontaine, ;»crmii a M.Papi-„ .ntsare.Nous attendons sur.?! "«•*- mve: »r au Canada, ce qu’il tu d rno bonne et •î.»ous alien ions sar.s , - - .• , .r lt ,j ^ -uheure x u iolo apres iu absence de prs* ne 00« ‘ rc.m ni d -ci mptesdel nisloire, i * :,'.vv».r a ie me objection à y être at-C l’ancien re Jacteur de l Au-¦; ! Wivenir.r i; • est malheureux, ù r* r»ui«e ja- m.*1 in.R i1 (s’yd n- O.i lit eue r » a I.i | age 29S du .V* .» umo ' du même o vu j.- (uo •- ' uùwisonstoi.joui-): .“ i/iudict- ment l'ormuié contre M.Fapinwu (q-i de* Lt.-» L‘ui* avait avec i-a fainiilexagué la Frame eu il t l reçu uv^c hospitalité) de-rneura p-niu.it jj- ,u’a I.i uoruination de M.La Foutaiue c< aine procureur-géoéral durant i l’administration de Sir C.Bairort.M.La Fon-ia re®p-'n?abililé de ia * tame, bien
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