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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
samedi 14 janvier 1865
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1865-01-14, Collections de BAnQ.

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23e année édit, tri-hebdomadaire» N° 6.SAMEDI, 14 JANVIER, 1865.mÊsaernmmsf^BmmBsm • ¦ '¦ lro année édit, quotidienne, N° 212.TAUX OX L'AIORR IMKNT iOITIOK IBX1-QOOTU)UUX1.Pour douta mol».§4.00 Pour lix mol».9,oo ÉDITION qviiTIÜlKNNI.Pour doux* mol*.06.00 Pour »1* moi*.s.oo Puyabl» d’avunc».L'édition (omi-quutldi*nn« du Journal Paraît U« VIAHOItf, lM JKUIUM •( U» «niKlilü.On ua p«ut »’y abonntr pour luoins de «ix mol», lien* le ou dei ebemne-uieuta pour un tempe indétiul, le retrait n*a Ueu que eur avie donné k l’adminietra* tion au moine un rnoie avant l’échéanoe du eeweetre courant, et aprèe avoir coldé eon ooinpte.On e’abonne directement aux bureaux du Journal, Uaute-ViUe, prie de l'Arche* fiebé.LE JOURNAL DE Politique, Commercial, Jnimotriel et Cittéraire.L'éditeur-propriétaire, A.COTÉ, à qui toutes correspondances, lettres, etc., doivent être adressées franco.taux dim Annonce « Six Itfiee.§o so Au-deeeue de eix lignée et pae plue de dix.o.M Pour chaque ligne au-deeeue de dix Hfnee.oo.h Une remise libérale eet accordée pour lee annoncée à long terme.|T Lie annoncer dépoeéee Joequ’à 11 hearee du Jour de la publication paraleieut le même Jour.Toute annonce envoyée cane ordre eern publiée Juequ'à avie du contraire.LDTÏRI) UACIXIJUIH UE SA SAINTETÉ PIE IX.PI K IX, PAPE, • A Nos vénérables Frères tous les patriarchev jrrimnts, archevêques et évêques en commu mon avec le Siège apostolique.Vénérable* Frère*, Salut et bénédiction apostolique.Aveo > " • Hollioitude et avec quo!lo vigi- lanoo pmtoral h Ica Pontifes llomaiu», nos prédécesseurs, accomplissant la iiihmod quo leur a euntiéu le Christ Notre Soigneur itti même, en la personne du bienheureux Pierre, Prinoo des Apôtres, ot s'acquittant de la mission de paitro les agneaux et les brebis, n’ont jamais oessé de nourrir des paroles do la fui et de pénétrer do la doctrine du salut tout le troupeau du Seigneur ainsi quo de l'éloigner dos jaturages empoisonnés, tous le savent parfaitement, et surtout vous, Vénérables Frères.Particulièrement ces mûmes Pontifes qui Nous ont précédés, • iBrniant et vengeant l'su-giiste religion catholique, la vérité et la juHiio*, plein* do zèle pour le salut des âmes, n'ont eu rien du plu» à cœur que de dévoi'er et de condamner dans leur* mv.intc* lettres et constitution*», toute» les hérésies et erreur* qui, contraires ù notre foi divin-', à lo doctrino de l’E-gliic catholique, ù l'homêtoté de* mœurs et su salut éternel du genre humain, ont souvent rx cité de graver, tempêtes et ont désolé niiœrablc* ment la république chiéticnne it la société civile.C’est pourquoi, dans leur courage npos-(clique, ils ont persévéramuient résisté aux coupait s machinations de ccs hommes méchants qui, répandant comme les flots d'une ru» r eu furie, les ténèbres do leur intelligence et prormttant la liberté, taudis qu’ils ne pont que des ctclavfs de la corruption, se sont efforcés, par lours fjllacieuses opinions et par leurs pernicieux écrit*., de renverser h» fondements do la religion Catholique et do la société civi'c, de détruire toute verta ot toute justie1, do dé praver tous les tspiirs, de détourner les impie votants et surtout la j-unesse inexpérimentée de la discipline régulière des mœur*, de la corrompre honteusement, de la précipiter dans les ti'i-ts de l’erreur et do l’arracher enlin du sein de l’Eglise catholique.Nous même, déjà, comme Wus ne l'ignores pas, Vénérables Frère», Nous-n ême, à peine pur un secret dessein de la l'rovidcneo et, certes sans aucun mérite de notro part, avions-nous été élevé sur et tte clnirc de Ficrrc, que Nous avions considéré, dans la profonde douleur de notro Ame, l’horrible tempête excitée par tant d'opinions dépravées et les très-graves et à jamais a-»»* z déplor b'.cs dommages qui retombent de ccs errours sur lo pruph chrétien; auoM, pour remplir le devoir de notre mini»tèro apostolique, suivant 1rs traocs illustres do Nos prédécesseurs, uvons-Nous élevé Notre voix, et, par la publication de plusieurs lettre* cncycli-que* c miime par h-s ail loutions tenues en consistoire ainsi que par d'autres lettres upo&toli que*, avons N< us condamné les prinoipales erreurs de Notre triste temps, avons-Nous excité Voire éminente vigilance épi-copale et avons-Nous exhorté maintes ot mainte» fois tous Nos chers fit» de l’Egliso catholique, afin qu'il* eussent horreur de eu fléau et de cetto cruelle contagion ci qu'ils l’évitassent.Notamment, dans Notre première encyclique du!» novembre 1846 à Vous adressée, « t dans d -ux allocutions prononcées cii consistoire, 1 uno lo 9 décembre 1854, l'autre le 0 juin 1862, Noua avons condamné ce* monstrueuses opinions, lcsqucllca.au grand préjudice des âmes cl au grand détriment de U société civile elle même, dominent nui tout eu ce siée!»*, sont contraires n 1res fondateur* eux-mêmes, qui sont vénérés I met et d’erreurs perverses, Car ils répètent > »ur noi autels, et qui n’ont eonetitué oe«1 que « la pnissanoe de l'Eglise n’est pas, de droit divin, distincte et indépendante de la de son divin Auteur, doit librement exeroor, j c faut en'ever aug citoyens et à 1'Kglue la fa* jusqu’à la consommation des sièoles, non moins j oulté de collioiter publiquement dee aumônes à l’égard des individus qu'à l'égard des nations, I pour cause de charité obrétienne, » et abolir la des peuples et des prinees ; et qu’elles vont à faire disparaître cotte cjnoorde mutuelle et oett • union de eooseil* entre le Saoerdooe et l'Empire, qui a toujours existé à l'avantage de l’Eglise et de l'fitat( 1 En effet, voue le savez, Vénérables Frère», il se rencontre dans ce temp* des hommes, et non en petit oombre, qui, appliquant à Is eooiété civile l'impie et absurde principe du naturalisme, comme ils disent, osent enseigner que « la meilleure règle d’Etat et le progrès oivil requièrent que la sooiété humaine soit constituée et gouvernée, sans aucun égard à la religion et comme si elle n’existait pas, ou du moins, sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions.> De plus, contrairement à la doctrine des Eoritures sacrées, de l'Eglise et des saints Pères, ils n’hésitent point à affirmer «que ls meilleure condition deso-oiété est celle où l’on ne reconnaît pas à l'Empire lo devoir de réprimer par des peines établies Ica violstours de la rciigioo ostbolique, si ce n'est dans le oas où la paix publique l’exige.» En conséquence de oetto fausse idée du gouver nemont social, ils ne oraignent pas de favoriser eette opinion erronée, véritablement mortelle au salut des âmes et qualifiée de t délire > par no tro prédécesseur Grégoire XVI, de vénérable mémoire (1), à savoir que c la liberté de conscience et des ouïtes est un droit propro à chaque homme, quo la loi doit lo proclamer et le gi» rartir en toute sooiété bien constituée, que Ica citoyens ont le droit, dans une liberté absolue, sans aucune restriction ou répression de la puissance ecclésiastique ou civile, de manifester et de répandre publiquement et extérieurement leurs pensées, soit par la parole, soit par la prêts.', soit par tout autre moyen.> Ko affirmant témérairement cette opinion, ils ne songent ni ne considèrent qu’ils prêchent < la liberté de la perdition (3) > et que c s'il est toujours libre aux opinions humaines d'entrer en conflit, jamais il oc manquera de personnes qui osent résister à la vérité et so confier à la loquacité do lu sagesse humaine, lorsque la foi et la sagesse chrétiennes connaissent pur I cDteii'ntmcnt de Notre Seigneur .lésUS-Cbriat lui mémo combien elles doivent fuir cette trèi-nuisible vanité (4).> Et comtuo là où la religion a été écartée de U société oivile et où la dcctrioc et l'autorité de la révélation divine ont été répudiées, la notion naturollo de la juttice et du droit humain a’oLsourcit et sc perd, et qu'à la plaoe do la vé ritablc justice et du droit légitimo se substitue la forcj matérielle, il oat aisé do voir olairement pourquoi quelques hommes, méprisant et négligeant Ica prineipea U» plus oertaina do la droite rai-oo.osent prooiamer «que la volonté du peuple, manifestée par l'opinion qu'ils appellent pub'.iquo, ou do toute autre manière, constitue la loi suprême, indépendante do tout droit divin et humain, et que, dans l'ordre politique, de.* faits accompli», par cela seul qu'iksont consommés, ont force de droit.> Mais qui n’aper-yoit, qui ne scut manifestement, que la société humaine, affranchie des liens do la religion et de la vraie juitioe, no peut avoir d'autro but que d'acquérir et d'amasser des riehossca et ne peut suivre d'autre loi dans scs actes qu'un désir indompté de Pâme à satisfaire ncs propres volupté* (t sc» intérêts?Voilà pourquoi ors hommes poursuivent de leur haine souveraine ment implacable Ici communautés religieuses, quoiqu'elles aient bien mérité de la chrétienté, do la société oivile et des lettres, et prétendent qu'elles u'ont aucune raison légitime d'exister, et applaudissent ainri aux doctrines dos héré- loi « qui interdit à oertaina Jour* Us œuvres serviles à oauao du oulte de Dieu », alléguant fallacieusement qu’une telle faoulté et une telle loi sont oppoéea aux prinoipoi d’une bonne économie politique.Non ooutents de rejeter la rcligiun do la sooiété publique, ils veulent môme lui formel U porte dee familles privées Encffit, enseignant et professant l'erreur tnD-funcstu du communisme et du socialisme, ils affirment que « la sooiété domestique ou la famille n’empruote sa raison d'être que du droit civil ; et quo, par conséquent, « de le loi oivile »;uie découleot et dépendent tous les droit* des parents sur leurs enfants, et principalement cfiui de prendre soio de leur éducation ot de leur instruction.» Par oee opinions et ocs machinations impies, ees hommes, les plus trompeurs, se proposent surtout de bannir de l’instruetion et de l’éducation de la jeu-uesse la dootrine salutaire et l’autorité de l'Eglise oathoiiquo, ot ,d'infeoter et de dépraver par toutes sortes d’erreurs peroioieuses et de vicia les esprits tendres et flexibles des jeunes gens.Aussi bien tous ceux qui se sont efforcés de troubler l'Eglise et l’Etat, de renverser l'ordre régulier de le sooiété, ainsi que d’anéantir tous les droits divins et humain*, ont constamment, comme nous l'avons indiqué p'us haut, employé tou* leurs perfiles desseins, tou* leur* soins et toute leur activité à séduire et à dépraver la jeunesse imprévoyante, et ont pluoé tout leur espoir dans catto corruption de la jcuuesao.C'est pourquoi ils ne oessent de tourmentor de toutes sortes de manières criminelle* l’un et l'autre olergé, qui out rendu, comme l'attentent aveo éclat les monuments lee plus authentique» do l'histoire, tant et de si grands service* à la république chrétienne, à l'Etat et aux lettres, et ils soutiennent que ce même clergé « doit être éloigné du soio et du devoir de f instruction et de l'éducation de la jejnei-.sc comme ennemi du progrès véritable de la »eicooo et de la civilisation.» D'autres, renouvelant les inventions dépravées et tant do fois oiodamnées des novateurs, osent, avec une impudence insigne, assujettir à la volonté arbitraire de l’autorité oivile l'auto rité suprême de l’Eglise, autorité donnée à oe siège apostolique par le Christ Notre-Ssi-gneur, et nier tous lea droits de oette même Eglise et de oc saint »iégo en oa qui oonoeroc l'ordre extérieur.Car ila n'ont nullanaont honte d'affirmer que « le* loi* de l'Eglise n'obligent en oonsoienoe que lorsqu'ellea août promu! > l'état do profession publique de* oonicils > évangélique*, clic blc*sc une manière do vivre > recommandée dans l'Eglise comme conforme » à la doctrine apostolique ; elle blesse les illus- (I) Grégoire XVI, Kn{uc, Mu-mi» liaoilt Kti.')clii{ii0.( «) I.Mtrc graviors." puiasanoe oivile, et que oette distinction et ostte indépendance ne peuvent être garanties sans que les droits essentiels de la puissanoe oivile •oient envahis et usurpé» par l'Eglise.» Nous ne ssurions passer sous silenoo l’audeoo de oeux Iui, f'éeartsnt de 1a sainte dootrine, c préten-ent qu’on peut, sans péché et sana perdre en rien la qualité de oatholique, refuser assentiment et obéissanee aux jugements et décrets du siège apostolique, qui ont pour objot le bien gé-nérsl de l'Eglise, set droits et sx discipline, pourvu qu'ils ne touohent pas les dogmes do la foi et des moeurs.» Combien oette prétention est eontreirenu dogme ojtbolique do U pleine puissance conférée divinement par b C'Iuist Notre Seigneur lui-même au Pontife romain, pour paître, diriger, gouverner l'Eglise universelle, il n'est personne qui ne le voie olairement et ouvertement et ne lo oomprenoe.Au milieu d’une pirvcrsité »i grande d'opi-nion* dépravée», Noua souvenant de notre devoir apoeto!ique, et plein do »ollieitude pour notre trèa-aaioto religion, pour la sainte dootrine et pour le salut des âmes qui nous a été divinement oonfié, et po ia.(10) Lettre d« saint laiiiK-rnt aut t v.-^uai «lu conoiU «U Carthage.qu’il n'y a rien de plua avantageux, rien de plut glorioux aux princei des eitéa et aux roia que, Rolon la prescription adressée par notre très sage ot trè< oouragoux prédéoeaaeur saint Félix à l’empcreux Zinoo, de laisser l’Eglise oatholique.jouir do tes propret loia c et de » ne pas permettre qne personne mette ob*-» tao'e 1 aa liberté.En effet, il est ojrtuio que > c'est un grand profit pour leurs intérêt», h r*- > qu’il t'agit des chose» do Dieu, de aoumettro, » ninsi qu'il l'a établi lui-même, leur royale vo-» lonté au saoerdoca de J.-O.et non pa* de lui » préférer la leur.» ( 11 ) Mais, Vénérables Frères, il faut, ce qui cat nécessaire en tout temps et l’est plu» encore au milieu de taut de oalamitéa de la sooiété e< olé-aiaatique et civile, en faeo de la oonspiratioo de tant d'ennemi* oontre le obrintianisme et oc Saint-Siège, en présence de cette multitude d’erreur», il faut nous approcher avec non fi mec du Trûno de lu g»ûje, afin d'obtonir mi-aérioorde et d'être exaucé.» au moment opportun.C'est pourquoi Nous avons pensé à exciter la piété de (ou* les fidèles, afin qu’ut i» à Noua et à Vous, ils supplient et conjurent lo Père très-clément de» misérioorJca et des lumières par de fervente* et d'humble» prière», et qu'il* acoourcnt dan» la plénitude do la foi à N.-S.J.-C.qui nous a racheté» par son aang, qu’il* implorent aveo foran son très-aimable C'œ ir victime do sa brù'.anto charité pour pou», do manière à oo qu’il entraide tout vers lui dans les lien* do son amour et que tous le* homme» enflammée de ee saint amour marchant dignement selon sou cœur, sachant plairo à Dieu en toutes cho cs et produisant dans toute bonne œuvre de» fruit» de bénédiction.Comme assurément T» prière* de» hommes sont plus agréable» ù Di -u quand il* n appro ohont do lui avec de» âme* pure* do toute tache, nou* avons décidé d'ouvrir libéralement pour lo» chrétien» fi lèles les trésor* célestes de l’Eglise confiés à notre dispensation ; afin quo oe* même» fidèle», plus vivement animé* d'une vraie piété et lavé* par le sacrement de Pénitence de* souillure* do leur* faute», répandent avec plus do conüanoe leurs prière* devant Diou et obtiennent sa gideo et *a miséricorde.Ko conséquence, par ec» lettres et de Notre autorité apostolique, Nou» accordons à tou» et chacun de* fidèle» do l'un ot l'autre aext dan» tout lunivcra catholique uno Indulgcnoc p'é-niôre en firme de Jubilé, à gagocr dans l’espace Roulement d’un mois durant toute l’année 1865, et non au delà, aiosi quo voua lo fixerez, Vénérable» Frères.Voua et Ica autres ordinaire* légitim ¦» ; mai» dan» la forme et lo modo do eonoessioa employé» au eouimeuoemont de notro pontificat par No» lettre» apostoliques en formo du Bfifdu 2*1 novembre 1816.coin mon-yint par Arcano Uu-imc providentiir consiliv, et aveo toute» le» faoulté» qui ont été donnée» par Nou» dan» or* mêmes lettres et bous lia exceptions qui y sont indiquées.Cetto cono *• «ion est faite nonobstant tout oe qui se fait de contraire, même par mentiou spéciale et individuelle et digne do dérogation.Pour enlever tout doute et toute difficulté à eet égard nous avons ordonné qu'il vous fût adressé un exem-ploirc de cca lettre».c Prions, Vénérables Frères, du fond de > notre cœir et do toute notre â no implorons > la miséricorde do Dieu parce que o’est lui qui > nous l'a enseigné, disint : Je n’éloignerai pae > d'eux ma miséricorde.Demandons et nous » recevrons, et si uou» tardons à reoovoir paroe nous avons grandement péché, frappons pareo qu’il sera ouvert à celui qui frappe, » pourvu que ec soient les prière» et le» larme» > qui frappent à la porte ; insistons y, multi- > plioni-lo», et »i notro prière est unanime.» Que chacun do nous prie Dieu, noiwoule- > ment pour lui, niait pour tous scs fière», > comme le Seigneur nous a enseigné à prier (12).» Et afin qua Dieu »e rende plus aisé-mant A nos prières, à nos vœux, aux vôtres, ainsi qu’à oeux de tou* les fiJèl.*», caii'l »yon* en toute confiance l'intercession de la liés-sainto et Immaculée Vierge Marie, Mère de de Diuu, qui a détruit les hérésies dans le] monde entier et qui, Mère très aimable de nous tous « est toute euave.pleine de mi»érieordo.> se rnoatre favorable, clémente à toutes les > prière» et prend pitié dos besoin» de tous aveo a la plua généreuse affeotion (13) ; > Elle siège CimddjO R -ine à la droite d» son Fila unique, N.S.Jé»uK-('hriat, oouverte d'un vêtement d ur et environnée de sp'endeur» varié'*, Elle obtient tout de Lui.Demandons aussi le» suffrage* du bienheureux Pierre, prince de* Ajô're», do Paul, non oonii agnon dan* l'apostolat, et de tous le* Saint* du Ciel qui, devenu les ami* de Dieu, sont parvenu* au roymme d'en haut et qui, possédant la palme ot la couronne et tûr* de leur immortalité, sont pl ir.* desolüoi-Hide pour notre aalut, E -fin, imp'orant pour voua do tout notre cœur l’aboodtnoe de» doua céleste», Noua voua aooordona aveo amour et comme gage de notre aff e'ion i-iogulière, à Vou*, Vénérables Frères, à tou» les cleros et laïques (idé e* confiés à voa soin», lu B.inédiotion apo»toliquc.Donné à Rom*, près do Saint-Pierre, le VIII décembre 1864, dixième anniversaire de la définition dogmatique de l'immaculée Conniption de la T.-8.’Vierge Marie, Mère du D.eu, de notro pontiüoat la 19e année.PIE IX, PAPE.(13, Luttr» J» laiot Oypriam.kcvi i: i:ikopi:eike (II) Loltro Je *amt Lên, Ii6 5 135.l’ie Vil." l*iù •ali» ” 15 niai IsOO.(I2i Serni.m Je Saint Uv-rnar-l pur lo-v XII |ir#r"g»li»«p ' de la K V.Marie.On écrit du Paris, lu 20 décembre : « L'a événement* d’A!lemign> h nt do oeux qui a'tirent le plu* l'attention pub ique.On se duruande quelle ser» l’i-suc de Citte tentativo do* Etala *eoon iairea pour se réunir cri une confédération daus le s in de Ia grande Confédération gerruaniqii'*, eî former ai ;si une puis-saner en état de ha'aoc.r les deux morarchies qui jo.squ’ioi les ont d-minés.Cénérah ment, cetto ‘.entative cat vue d’un œil favorab! ; mais, de même qu’on s’en inquièiu beaucoup plus à Berlin qu'à Vienne,on l'a croit ici bcaueiup plua cirigéa oontre la Prusa: que contre l’Au-triche.On incline même à pen»: r quo le» deux mtoia:ro9 qui mèn.nt l'iff.ire, MM.dr Buust et voc der Pfnr d'Etat.L'Autriche a bisoin de Vuu , u.« • > voui avez oncorc plus besoin d'elle.C'c*t lu > grande force conservatrioc de c» ternes ; elle » ne icut pas qu'oo lui prenne rien ; mais elle 9 no pos.'e d instinct à toute pensée do conq’.èto > ou r c spoliation ; c’est le velu eurojréen.s > L'amiral do le Grandièrc, qui commande D station de Ooehinchinc, cat attendu en France où il 7a venir passer quoique t mpa.Mai», loin de renonorr à sa mission, il duit cmmrnv-r sa fauille à Saigon, où il a comrucucé une œuvre qui sera la gloire de son nom, en même temp.-que l'honneur de la Franc’.Tou» h s rensr gnements qui viennent de cc piy-* s'accor-d.nt,in iffof, à lo représenter comme uoc de» plu» féconde» acquisition* que noua ayons f.itia et l'on doit savoir gré au gouveroc.n.nt de ne fias avoir donné son assentiment au traité qui u d.saisissait de c'a riohe* provinces.Nous y trouvons une population tout à fait sympathique, et qui, bous un apcsto’st bien dirigé, embrassera facilement la religion catholique.Déjà Jos progrès iuimcn*ca ont été fait» ; de* routes, des ateliers ont été ouverts ; un bôpi'al a été construit à Chulcn ; on y a fondé ui.c espèrj de faculté, où les jeunes Annamites viennent apprendre la lingue f>any vi e ot • uu p’étc* leur éJuoition.Dca école.-, en liés grand nombre, ont été fondée*.> Mais ce qui est destiné ù opéi r dm* tout 1 e s contrée» une véritabe révolu*.) , e’er-t fia-n.»vation que l'amiral de U Grandièrc a introduite dan» ee» école» ; désormais, on y apprendra à éorite et à lire la langue chinoise en oa-racti c» ordioaire», à la iifférenou de ces hiéroglyphe* indéchiffrable» dans lesquels le* letters onvelappuient leur science.C’est lo renversc-ui-'ut de la prédominance de» mnodarin» ; la soiotcu étant dorénavant ouverte à tous, brisera eette supériorité faotioo quo quelques-un» s'arrogeaient sur la majorité, et u est il pas remarquât u que cotto vaito initiation de la foule à de» onnaissanoea que l'ambition d une cla-so tenait à dessein fermée* s'accomplisse par la Jruillrton bu Siuirinil br dNuebrr III II .MASIKK ItaU.V Le Vallon des Bruyères."' Suit*.__Su ns en minons nous bosom do fail e uno omnp.uguo ?I.o mu vos Mirait trop la-Kilo (.hiolqiios diflioullôs donneront plus do prix on ivstillul.A compter do n» mo-nionl o’ost moi qui ai la direction do l’uf-fairo ol lo commnitdoiiinnt.Lii-dossiis, inailro Kinol prit son clin-poaii, ol, la oanno ù la main, s’on alla dresser son plnnd'attnqno.Ill I.Ysi \ Il Mol < IIK.La moisson ost uno dos iqioqiios solennelles, lo plus grand otônomonl dos pays do labour,niinmo ln|vond«ingo dans los pats v * ' s.G’osl iiiio jH'i iododo fatiguosno nblantos, do longiios \oillos ol do coulis repos.(.rst lo travail dans sa plus complote ot sapins , écrasanto aocoplioii, cl cependant la moisson ost uno fêle, non-scnlomciil |H>ur lo propriètniro qui \a compter scs goiin’s, mais encore |M»ur ceux qui so soûl associes à sos offerts.A In moisson, IVconomic fait place à la lilH ialilô.Los salaries reçoivent par mill) Vvir U uuméru du 12 janvier.licipntion leur part dû la moisson.Lo fermier fait généreusement face h tous les besoins de ceux qui manient In faucille et nouent les geibes Ces champs do blé, qu’a brunis et dorés la chaude haleine de lelé, ont cesse d'etre uu sujet de perplexités pour celui qui los a ensemencés.Il oublie, eu voyant tomber los épis nuirs, les emotions el les craintes qu'il a éprouvées depuis que le grain est nu sillon.Alix semailles, il s’inquiétait de la sè-chcresse ; aux froids, de la gelée qui fermait les pores de la terre aux embryons verts du froment ; aux pluies, nouvelles craintes que calmait l’apparition de la neige, car la neige est l'auxiliaire du laboureur ; elle détruit los insectes, elles ost lo mnnlemi des céréales.Et, venant los beaux jours, nouvelles transes ; cc sont les ouragans qui en s'abattant sur les champs,creusent des abîmes dans l’océan d’épis oui couvre la campagne.Sj la sécheresse liàle la terre, erninte de voir so vider les cellules de l'épi ! Si l'humidité domine, ce sont les liges rcuai>-sunles dos parasites qui donnent des appréhensions : elles vont bien sûr étouffer la piaule.Kl les maladies, el les sauterelles, et tous les périls que courent ees pailles tremblantes abandonnées à la grâce do Dieu, au milieu des campagnes, n'appor-tout-ils pas leur contingent de soucis nu laboureur ?La moisson, c'est la lin do cos alternatives de crainte et d’es|H)ir, qu’à un degré quelconque éprouvent tous ceux qui cultivent.Cost pour cela que, ‘ b les blés mûrs ont traversé sans trop d’avaries les phases périlleuses de la température et ses caprices, la moisson est saluée comme une fête.En lleaucc, en Brio, en Champagne, dans le (terri, par tou I où les céréales constituent l’élément général de la culture, la moisson dit tout, répond à tout, absorbe tout.Elle engendre des émigrations temporaires de travailleurs qui viennent par gros bataillons ; elle arrête les travaux industriels, dépeuple les marchés des villes, éloigne les gens de campagne de tous les centres où le besoin et l’habitude les amènent d’ordinaire.Toutes les foi ees el toutes les activités sont absoilnVs par elle.Lorsque, après de longues journées brillantes commencées aux fraîcheurs de la rosée des nulls, les gerbes se trouvent entassées dans les granges ou dressées en grandes pyramides au milieu des champs, une branche de laurier, une lige de buis < ù titillent des rubans, couronne la dernière charrette, et de là va se dresser nu sommet de la meule qui annonce uu voisinage que le laboureur a fini sa lâche.I n grand repas, on pourrait dire mi repas de noces, réunit tous ceux qui ont pris part à lu peine.A Kromonville el aux environs, on en était arrivé à ee dernier episopu de la coupe des blés, l’ne troupe de moissonneurs, In faucille en bandoulière, revenaient à travers champs, portant gaiement le poids de la dernière joui née de labeur.Derrière eux, criunt sur scs essieux, cahotant dans les sillons, roulait une longue charrette que débordait un Hot de gerbes.A son sommet étaient assises nue demi-douzaine de jeunes tilles dont les rires so- ¦ nores, les altitudes pittoresques et les vi- ; sages ouverts égayaient les yeux et les oreilles.I ne seule d'entre elles, qui occupait le devant du chariot, souriait pensive au lieu de rire.Sa belle physionomie grave eût éveillé, quelques années plus lard, le souvenir de la célèbre toile de Léopold Robert.Le tableau était complet.Il n’y manquait pas même le danseur, si les musiciens étaient absents, car un jeune garçon gambadait autour du chariot et échangeait des propos avec les moissonneuses.A la suite de la voiture marchait d'un pas mesuré, mais alerte, le bonhomme Gounomi, en la compagnie d'un voisin et ! de quelques moissonneurs eu retard.Le visage liâlé du paysan, que signalaient de larges gonlles de sueur, s'élail transfiguré., Au lieu de la placidité réfléchie qui était son caractère habituel, il y rayonnait une j joie mêlée de ce louable orgueil qui ex- > ptinte la sali>faction de la tâche accomplie.| Sans qu’il y songeât, scs yeux s'élevaient de la terre nu ciel, embrasé des lueurs orangées du soleil à son déclin, (l’était une muette el instinctive expression de gratitude ; le laboureur sentait qu’il n'avait été que l'humble instrument de Celui qui fait germer les plantes et mûrir les moissons.Fuis sa vue s’abaissait sur les sillons hérissés des pailles jaunes rasées! par la faucille ; elle flottait sur les buis-1 sons, sur les bandes vertes des chemins de : déblai qui liséraicmt les terres grises, pour rejoindre lecorlege ou dominait la charrette (Kivoisce de jeunes tilles,de lirancliagesel de rubans.Au milieu de ce sublime décor, oû les nuances infinies de la lumière s’éparpillaient dans toute leur richesse, depuis le gris-perle du levant pisqu’à la pourpre du couchant, le laboureur subissait à son insu l'influence de ce poème rustique où tout était en harmonie ; lointains profonds, brise discrète, chants d’oiseaux, cimes de montagnes que les arbres et les herbes transformaient *mi flots île verdure.Il oubliait de ramener la gerbe au fléau, le grain à la mesure, pour en tirer des déductions financières.dépendant, la bande des moissonneurs s’étaient engagé dans un chemin tournant que de vieux platanes abritaient en berceau.Le village montrait déjà ses toits rouges à travers des éclaircies.Les compagnons du laboureur prirent l'avance pour seconder leurs camarades des premiers rangs, le voisin pi il uu sentier, et le bonhomme Gonncau se trouva seul, son long lâteau à l’épaule, songeant aux préparatifs que sa ménagère avait dû faire pour fêter dignement une moisson qui depuis dix ans n’avait pas eu s.» pareille.Il souriait d'axanoc aux épisodes du repas, aux sautes, aux chansons, aux caquets, aux propos, et un sourire qui le rajeunissait de vingt nus vint i cm placer l’expression contemplative el recueillie provoquée par la vue du tableau sur lequel les platanes du chemin venaient de tirer le rideau.Mais tout à coup le sourire figea, les sourcils se rapprochèrent, mie lueur de mécontentement brilla dans le regard.La cause de cette brusque modification était l’apparition d’une personne qui se trouvait à l’extrémité de l.i courbe opposée à celle où était le fermier, i Le personnage était M.Kinol.Les deux hommes sc trouvèrent face à face a l’nu-provisle.Gonneaii lit un écart • n saluant.—IVste soit de la rencontre ! se dit-il ; j’aimerais mieux voir s’ciivnlei une pie sur ma tête que de coudoyer ce loup garou.M iis le père de Clément, au lieu de passer s.» retourna el se mit au pus du fer-mioi.—I He fameuse récolte, si je ne me trompe, dit l’opportun de sa voix de crécelle.Mes », papa Conneau.—Merci, monsieur Finol, répliqua le la-bouteur d’un ton bref.—De fameuses terres que celles de la lloiibloiinière, et toutes d'un seul tenant; belle pièce que vous oui vendue là les Dulilard ! —Je ne dis |>as non.—Et pas cher, surtout.—Vous parlez de corde dans la maison d’un pondu répliqua le pay>au qui ne put retenir lepigramme.Les terres a bon marché, ça vous connaît, et les maisons aussi ! —Ras toujours, il m'airivede faire des pas de clerc comme les autres.—Rar exemple, quand je croirai ça î —Il faudra qu’on le prouve, n’est-ce pas i —Et deux fois au lieu d’une ! (.4 continuer.) améDéE Al'F Al'UE.7 B:.:B 54 30 LE JOURNAL DE QUÉBEC,-1865.main de la France ci aooa le patronage de 1 E- comte de Cerné cat de retour à P* rie.Il ra, dit on, publier prcchMoement un important ouvrage, aoua oo tltie : f Europe le second Empire.u .n » On annonoe Id manage de M le baron D* eber de Mootgis:on, secrétairede 1 aimbaaaaO de Fraoee à Carleruhe.avec Mlle do a Loyère, et celui de Mlle de Goudrccourt avee le marquta de Nyè*, foua-lieutenant.> On lil dans la Patrie : i Oa anooûd qu’il aérait question de trana-former en un traitement fit* l’indemnité mon-auelle que reçoivent lea membrea du Corpe législatif, aux termee de l’article 14 du aénatua-oooaulte du 25 décembre 1852.> CANADA.QUEBEC, U JANVIER 1M5.Le projet de eonititution de U convention v * de Québec- XXII.LE DIVORCE.Pour notre part nous sommes d’opinion que le divorce, puisqu’il doit être soumis nécessairement à un contrôle quelconque le «oit à celui du parlement fédéral au lieu d’être un attribut des législature# louoles.«7e>t le venliment eatliolique qui a pre* sub*, « lu z plusieuis, à l’opinion que l’on d.*\ ut laisser u celles-ci cette question sociale si imfoi tante; mais que l'on n’oublie pas d'abord, qu’on la livrant volontaire-nient, en ce qui legarde lu Bas-Canada, à une majorité protestante, nous ne ferons que maint *iiir l étal actuel.Ensuite, nous évitons bien îles causes de contention et bien des reclamations ardentes qui fini-rai.nl rai »*>re écoutées parla mère-paliic légalisé Donc, si l’on veut que le divorce soit une question fédérale, il faut le dire distincte-ment et nommément ; c’esl une crudité, si l’on veul, mais c’est unecrudilé nécessaue.XXIII.LE MARIAGE.Mais il n’en est iras de môme du mariage, qui ne peul conduire aux mômes inconvénients et cntratnei aux mêmes consequences.Le mariage, est un contrat civil, appartient ou code civil, où il occupe, d’abord, spécifiquement une lies-large place, et où, dans ses consequences, sous un nom ou sous un autre, il occupe presque tout l’espace.Si donc, comme ledit le projet de la conversion, le Bas-Canada doit avoir le contrôle de sa legislation civile, pourquoi venir lui enlever, par ce moyen détourné, ce qu’on dit lui donner autre part?ou le code civil doit être sops le conlrùle de la législature locale, ou il n’y sera pas ; si l’on dit qu il doit y être, qu’il y soit réellement et substantiellement.Si, d’un autre côté, on nous reponu, cl nous le croyons, « qu’on n’a pas intention de toucher au code et de détourner les conséquences qui peuvent y résulter du contrat de mariage, il est mieux de définir de suite ee que l’on entend dans le projet par le mot mariage.Si, par mariage, que l’on y accouple avee le mol divorce, l’on veut parler de la liberté donnée au divorcé de se remarier, nous comprenons.S'il s’agit encore des degrés de parenté et des causes dirimantes, nous comprenons encore.Mais il e«t essentiel que fou s’explique et que eh.-/ qm \,‘ divorce est maintenant .t fonctionne i online institution sociale.Oui n«*u?.lil au?si que le?protestants, qui sont en tics forte majorité dans notre I»u*pio paib ineiil et qui devront composer b- deux tiers de 11 col fédération, eussent coiim'iUi à localivr la législation sur le di-\i,i .¦« •/ Mai- supposons qu’ils l’eussent fait, , ù!-il été bien sage d’établir une règle qui, i.njt en parafant bonne pour une pro-vmv, eu eût atteint fatalement cinq au i es ou les protestants sont en forte majorité ?Eu soumettant le divorce au contrôle •b- leg datures lo ales.on l’eùt rendu beau-(uup plus facile *'l aussi fréquent que dans ceilams Etat?de l’Union Américaine.|>|.is le tribunal, devant lequel les jusü-ciubh - iront demander la dissolution du le n conjugal, sera élevé et moins les cas de divorce seront fréquents.Nous ne nous rappelons qu«* quatre ou cinq cas depuis 1H41.lien coûte si cher pour divorcer **t la constatation du déshonneur est entour.*e de tant de hideuse publicité et d’une «oleimilé si lugubre que presque tous reculent devant la terrible épreuve.Mais si la législation sur le divorce était laissé»* a chaque province, il pourrait en être bien autrement, car le bon marché de la procédure et sa solennité, comparativement moin?grande, finiraient par multiplier les casa l'infini comme dans certaines parties des Etats-Unis, ou elle est aujourd'hui une institution qui domine celle dii mariage, et qui y a des racines plus profondes que lui, puisqu’il a les mœurs pour vol.Si, plus tard, la législature fédérale, < •• que nous ne souhaitons ni n anticipons, adoptait une législation généi a’e sur le di-\.rc, là leu»- d’obtenir au moins qu elle ne poisse atteindre que le?protestants.Mai?si, jusqu’ici, la majorité protestante n’a pas même eu la pensée de cette législation générale ; si elle a tenu um-forrnément à décider chaque cas en lui-iiiéin" et sur son mérite propre, pour rendu: le divorce plus impossible et ne fad-i,lettre que dans descirconslancesd’une na-lur«* exil aordmaire, en l’entourant de toute e^jiere de difficultés et en le faisant très coûteux a obtenir, nous devons croire, qu’a moins d’un abaissement du niveau des mœurs dont nous ne voyons encore aucune indice, le même sentiment pré-vaudra dans le |*arleineut fédéral.Les legislatures locales, dont quelques-une- d’elles repi» ?.*nleront de tres-|>etites prononça, ne sauraient nous donner les même- garantie* de conservation et d’élévation dans le?idées et dans les sentiment?que le parlement fédéral où siégeront la plupart des hommes éminents de toile?les provinces.Ccui-ci, pardi* grnié |K;r?oni»elle, en dehors de toute autre con?idération, tiendront ii maintenir la société dans des conditions de respectabilité.Oite proposition, du reste, ne [tarait pas avoii soulevé d opposition de la part de ceux qui ont autorité [stur parler et pour ; seulement on a cru qu'il était blessant pour les oreille» catholiques d’entendre prononcer aussi souvent et aussi crûment le mot divorce.On a été chagrin de le voir écrit en lettres aussi distinctes dans la constitution nouvelle.Si l'acte constitutionnel de 1840, a-t-on dit, donne implicitement au parlement canadien le pouvoir de statuer sur le divorce, du moins on ne l’y voit nulle part écrit! Pourquoi donc n’avoir pas dit d’une ma-iii.-re générale « que les pouvoirs non attribués spécifiquement et nommément aux législatures locale* appartiendraient au parlement fédéral 1 » Nous serious parfaitement de cet avis si la i ho?e pouvait se faire sans piodmre précisément le contraire de ce que nous voulons.Eu vertu de l’une des clause* du l’on définisse avec precision, car autrement il y aurait conflit inévitable entre les deux autorités législatives, ou anéantissement presque complet du contrôle de notre législature locale sur notre code civil.L’une de» législatures dirait : « Nousavona le contrôle’de la législation sur le|niariage » Et l’autre: « Le mariage est un contrat civil, il est dans notre code ; vous n’avez donc pa?le droit d’y toucher.Allez-vous maintenant déclarer qu’il n’y sera plus à I avenu ?Alors, pourquoi la constitution dit-elle que nous avons le contrôle des lois civiles ! Li lo"* section de la 43"" clause du projet de la convention est donc une deception et un mensonge.» Ces conflits seront portés devant le.?tribunaux judiciaires et,à moins d une d.liiu-tion exacte et distincte, les juges seront partagés.Les uns diront « que le mariage ici n’a rapport qu’au divorce et à la libelle, au divorcé d i «e remarier ou non, suivant les cas ; » d’autres : •• que ce mot mariage comprend, dans sa signification la plus large, tous les actes de mariage, toutes les qualités «*l les conditions requises pour permettre de contracter mariage, toutes les formalités relatives a sa célébration, toutes se.« cnu«e« de nullité, toutes ses obligations, «a dissolution, la séparation do corps, ses causes et ses cflèts, en un mot, toutes les conséquences possibles qui peuvent ré-sulter du mariage, par rapport aux conjoints, aux enfants cl aux successions , toutes ces choses donc appartiennent a i parlement fédéral, et toute législation sur le mariage est interdite à la legislature locale.D'autres diront encore : non, il y a j'i* ridiclion concurrente et partout où les deux législations sont en conflit, la législation fédérale doit l’emporter, et la législation locale ne vaudra, en ce qui regarde le mariage et ses conséquences, que là où le pari» ment fédéral n’aura pas parlé.Une quatrième catégorie répondra : le divorce appartient exclusivement au gouvernement fédéral parce qu’il se trouve nommé parmi ses attributs, le mariage qui y est nommé comme lui et de la meme manière que lui, qui s’y trouve même avec lui en juxtaposition, subira la même loi, car le divorce, de sa nature, fait aussi essentiellement partie du code civil et si l’on peut soutenir la th**se de la double juridiction par rapport au mariage, on peut egalement la soutenir par rapport au divorce.Oui, ce mol ainsi posé fait une trouée immense dans notre code civil.N’oublions pas encore que le même projet de constitution dit que partout où les législations des deux parlements se trouveront en cou flit, la où il y aura juridiction concurcnte les juges devront donner la préférence aux loi» du parlement fédéral.Il c?l donc es sentiel que l'on s’explique clairement, afin qu’il n’y ait ni ambiguité ni mécomptes et que s’il, y a certaines choses, en rapport avec le mariage ou le divorce, que l’on préfère confier au parlement fédéral, qu’on les définisse si distinctement qu’il ne puisse pas y avoir méprise.Nous savons que les délégués ont agi avec une sincérité et une loyauté irréprochables, et qu’en nous donnant, d'une main,le contrôle de notre code civil.il était loin de leur |>en?ée de nous l’enlever, de l'autre, ou de l’estropier ii l’aide de la législation fédérale.Mais ils avaient tant de matières d’un ordre .sut»- rieur a discuter ; il* avaient si peu de temps à donner à chacune d’elle», qui! leurétail impossible de les définir toutes avec précision et de prévoir, dans fee premier jet, tous les conflits et toutes l M.Jean Baptiste-Antoine lerland était né „ Montré tl.le 25 décembre 1805, le mémo jour où lo Dieu Sauveur voulut paraître au milieu de nous ; piété trouvait un aliment dans cette heureuse coincidence.Sa famille était originaire lu Futou, en N cn-léc.Parti de ce pay?, aujourd hui ?i riche en souvenirs héroi que*.?on premier aiou’, vint, ver?le milieu du «iix ?ptièiuc *iècl«\ s établir u 1 île d Orléans.Son in-re Antoine Behind, originaire de Saint Pierre, do la méiuc ile, avait epoux: une des filles do M.Lebrun de Duplessis, l'un dos quatre avec.»’ - qui eurent le courjgc de dcm:u rer à Québec, après la conquête, pour y défen dre les droits des vaincus.Simple dans scs goûts, comme Us parents dont il était issu, ce lui dnt nou» regrettons aujourd hui la perte voulut cependant adoj/tor une devise qui lui rappelait ?on d voir Nommé vicaire de Québec, le 14 septembre 1828 jour de son ordination, il y domeura jusqu’au 21 novembre 1828: puts.il occupa lo même poste à la Rivière du Loup jusqu au J octobre 1830 et à Saint Rocli de Québec jusqu au 10 octobre 1834 : durant le choléra «le cette année, il était premier chaplain do 1 hôpital de la Marine.Il fut curé à Saint-Isidore jusqu’au 1er octobre 1836, à Sainte-Foye, jusqu en octobre 1837, à 8ainte Anne deq Beaupré et Saint-Ferréol, jusqu’en octobre 1841.Appelé à l'Archevêché, en 1850, par Mgr.de .idyine, 11 fut nommé membre du conseil particulier de l’évêquo et devint aumônier dee hôpitaux militaires de Québec en 1855.» Ami de tous scs devoirs ecclésiastiques, d’une conseience très délicate, rempli de i» le et d’uoc admirab'e piété.M.FerUnd s’acquitta de toutes ses charges avec le succès que 1 on devait attendre de la réunion de tant do qualité*.Nous ne voulons rappeler ici qu’une circonstance de la vie de son ministère.En 1847.époque si funeste pour nos frères de la popu.i-ti.m irlandaise, lorsque déjà p'usieurs prêtre* avaient succombé au tirribl* fléau du typhus, voulut affronter, à deux reprises, les dangers de l’épidémie.Deux fois, les nnlheurcux émi-grésde la C,rose lie furent les témoins de son courageux dévouement.Il s est acquis, par cette conduite héroïque et pT plusieurs autres bons office*, la reconnaissance de tous les membres de la Congrégation de St-l’a tri ce.Au premier bruit de sa drenièro mala«lic, ils accoururent en grand nombre, et bientôt la sacristie.où il fut atteint, s* remplit de» personnes qui venaient lui témoigner leur douloureuse sympathie.» Le soldat sc rappellera aussi sa charité.Acîoutumé, six jours de la semaine, à entendre seulement la voix sévère du maître qui ne con naît que les rigueur* do la discipline militaire, il aimait à rencontrer aux pieds des autels un père pour le bénir et 1 encourager.Que de Ibis sa parole douce et bienveillantî alla soulager la douleur d'un «le ces pauvres nnlheureux dans les hôpitaux militaires ! C était une de ses occupations favorites.Nous le rcncontrâ-met, un jour, qu il allait s'y livrer : le pn tre.nous dit-U, a besoin d’autres jouissances que de celles dcTintïltigcnce ; j’aime à catéchiser les enfants des «oldats.et à visiter leurs pauvres malades.Tuutî la garnison avait pour lui 1a plus haute estime : un de ses officiers supé rieurs vient d'exprimer, en termes fort élog eux, les regrets causés par sa mort.déoision AU lecteur, «près lui avoir donné oo que l'histoire lui fournit.< Nous avons chcrohé 11a vérité anx sources qui nous ont paru les plus i sûr**, dit il dans son introduction, ét nous > avons essayé de la présenter tollo qu* nous l l’avons rencontrée.> , > Malheuresement, le premier volume seul de scs cours est publié ; le second,, nous assure-ton, est p'êt à recevoir l'i»iipro?Mion ; mais il existe Hculemcnt des notes pour compléter son œuvre.Ce fut là un des regrets qu il apporta dans la tomb • ; la dernière annéo de sa vio, sentunt les avertissements d : la mort, il songeait, avee douleur, à sa chère histoire qu il lais erait sans po ivoir la toriniucr.Ses pressentiments ne l’ont nia heureusement pas trompé., l Nous serait-il permis de demander ici a la Direction du Foyer Canadien, ni elle no.pourrait pas s’occuper ù recueillir ce qui servirait à compléter un monument déjà si bien commencé.Ce serait uno œuvre digne de.son patrio tiame et qui honororait la mémoire ds celui qu’elle était heureuso d’avoir pour président.i 8i nous résumons les quelques réflexions que nous avons désséminées dans cot'.c notice qui recevra ailleurs son complément, nous verrons que lo publio a eu raison do manifester, par sa douleur, le regret quo lui causait la mort son daine de M, Borland.D un caractore aimable et gai, spirituel dans ses répartie*, observateur fin et délicat, bon envers tout le monde, mndi'sL» iusou'à désespérer ceux qui auraient nante.Il» n’ont pu vouloir qu'indiquer, a grands Irait6, Ihs sujets et fairer.P»' > Douvaii i u .i i - .['estime do s»?«upérmurs et de seam al* h- bonheur do de non gloires Nouvelles do lu guerre.(Par vols télégraphique.) Le* journaux de ltiohmond continuent leur* réorimination* contro Jefferson Davis et à demander qu* Lee «oit nommé uu oommandement aaprèiue de* armées.Il rst rap|orté quo plubioors comtés do la ûeorgic se sont déolir tact) grande majorité en faveur d'un retour à l’Union, durant les dernières éleations.Üa dit mémo quo le peuple s'arme pour so protéger contre les sécessionniste*, et que le gouverneur Brown (st l'instigateur principal do ort.Les parents et amis si nt priés d'y assister sans autre invitation.A Renne* (France), le 26 décembre dernier, aprèe une courte maladie soufferte avec la courage et la résignation d'un* vrai* chrétienne, 4 l'4g* de 21 ans, mademoiselle Emma Mari* Klein de 8t.Aubin, sa ur ainéede M.Ktntu.HI.tin de Ht.Aubin, assistant-traduetaur-françaii à |*A»-seiublée-Législative du Canada.Mademoiselle K.B.était une pianiste distingué* élève de Thalberg et
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