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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1979-06-23, Collections de BAnQ.

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[" J, ¦VU ms* >- ¦\u2019\u201c- ¦ :v ¦*î> v ,^v*r-\\M y.Semaine du 23 juin 1979 - Vol.21 No 25 SOLEI ÉCOLIERS ALSACIENS ET QUÉBÉCOIS VIVENT UN BEAU RÊVE RAGE 2 LE PETIT ÉCRAN DES GROUPES POPULAIRES RAGE 12 LE BANQUET SUR L\u2019HERBE DE LORENZO DE NEVERSPAGE16 LASAINT~JB\\N EN BLEU ET BLANC BQGE10 ifê-SB m i y?V t- ;\u2018V' > » .-y * st\\'^r'*-A\u2018 Cousins,cousines d\u2019Alsace et du Québec, à la grande école buissonnière PAR JOHANNE TREMBLAY\t_______________ Photos Dominique Mauroy Ce conte est vrai.Nous étions au premier jour de mai de l'an de grâce mil neuf cent soixante-dix-neuf.Ce matin-là, dans un petit village d'Alsace, à Saint-Louis, plus précisément, les vingt-sept jeunes élèves de M.Baumann se réveillèrent très tôt, mais n'allèrent pas en classe.Au lieu de cela, ils prirent tout bonnement le chemin de l'école buissonnière avec l'approbation de leurs parents, de toute la solide hiérarchie de l'Education nationale et même celle du Premier ministre de France, M.Raymond Barre Tout ce beau monde avait reconsidéré la très vieille et très célèbre expression: «Les voyages forment la jeunesse.» Après quelques mois de délibération, on leur souhaitait bon voyage.Les enfants montèrent donc enfin à bord d'un avion, direction Montréal.Ce même jour, outre-Atlantique, d'autres enfants, toute une classe de petits Québécois, institutrice en tête, ne se rendit pas à l'école non plus.On les trouva à Mirabel, agitant des drapeaux, brandissant des banderoles.Personne ne les gronda.Au contraire, les parents, la direction de l'école et même Mme Drapeau, épouse du maire de Montréal, permettaient l'événement.La classe de l'école Saint-Fabien avait déjà obtenu officiellement le droit de faire l'école buissonnière pour les deux mois à venir.Les élèves de Mme Labrecque venaient accueillir à l'aéroport les compagnons d'aventure alsaciens.Cette année-là avait été proclamée Année de l'enfant par tous les pays du monde et voilà qu'on se dépêchait d'en profiter, avec bonheur.Mais l'histoire ne se termine pas là, et ne commence d'ailleurs pas là non plus.Elle aurait pu, en fait, débuter ainsi: Il était une fois un certain M.Baumann, Alsacien d'origine, curieux de nature et professeur par vocation, ou disons plutôt, par amour.Pour donner à ses élèves de onze et douze ans l'envie d'apprendre, il imagine à l'intérieur d'une série de cours intitulés «Découvrir et comprendre», différents projets.Entre les cours de français, de mathématiques et de géographie, les enfants iront découvrir un monde bien concret Ils pourront regarder, écouter, toucher, sentir et goûter.ALLER PLUS LOIN C'est ainsi qu'un jour d'automne, toute la classe partit vers les vignobles.Les enfants firent les vendanges Ils apprirent le travail du vigneron et appré- cièrent ainsi la fabrication du vin de France.Un autre jour, les écoliers furent reçus à la gendarmerie.Ils firent comme les gendarmes, ils enquêtèrent.L'alpiniste Caston Rébuffat les visita en classe.Il leur montra comment préparer une expédition en montagne.Un matin, le plombier venu pour réparer la tuyauterie du lavabo de la salle de classe se retrouva au tableau noir.Il dut expliquer, croquis à l'appui, les mystères de la plomberie.Ses nouveaux élèves touchèrent les outils, posèrent d'autres questions.L'homme parla dans un langage qui n'avait rien d'académique, mais il fut compris et écouté avec attention.Ces mêmes écoliers imaginèrent et réalisèrent sur film une histoire de science-fiction.Ils se rendirent aussi en Corse.Mais on voulait aller plus loin, au sens le plus large de l'expression.M.Bau- Suite page 4 Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage-éviter d\u2019inhaler.Moyenne par cigarette.Régulier: goudron 15 mg, nicotine 1.1 mg.King: goudron 17 mg, nicotine 1.3 mg.rarle~moi > deçà! 25 CIGARETTES \u2022 FILTRE RÉGULIER RÉGULIER TVN Cousins, cousines.ta classe verte comprend aussi l'art du canotage, au Camp Marie-Paule, dans la campagne de Sainte-Véronique.En page 2, jeunes Québécois et Alsaciens apprennent tout en s'amusant, ou vice versa.mann plaça alors une annonce dans le journal des enseignants du Québec.Sa classe voulait correspondre avec une classe de jeunes Québécois.Mme Labrecque, institutrice à l'école Saint-Fabien de Montréal, répond à l'appel Ses élèves sont enchantés.L'aventure commence.L'échange de correspondance se met en branle.D'abord des lettres composées et écrites en commun partent vers la France.Les réponses de la classe alsacienne ne se font pas attendre.Les professeurs corrigent les fautes d'orthographe.Les élèves font de leur mieux.Ils savent qu'ils seront lus, ils veulent être compris.On s'envoie des travaux d'art plastique, on se fait de petits cadeaux.On étudie sa géographie pour bien expliquer à l'autre classe l'aspect physique de son pays.On commence à se connaître mieux.On s'est déjà envoyé des photos de groupe, des diapositives sur des activités diverses, sur des paysages saisonniers.Chaque élève a maintenant envie de parler à un corresf>ondant bien à lui.Les classes envoient donc des fiches descriptives où chaque enfant parle de ses qualités, de ses goûts, de ses loisirs, de ses projets.Chacun choisit son partenaire.La correspondance va bon train.«NOUS IRONS AU QUÉBEC Et puis, un beau jour, après une séance de projection de diapositives québécoises dans la classe alsacienne, M.Baumann annonce à ses élèves: «Nous irons au Québec rencontrer la classe de Saint-Fabien».Il n'y a plus moyen de reculer, la phrase est dite.Alors des démarches plus ou moins difficiles commencent d'un côté comme de l'autre de l'Atlantique.On rencontre les autorités, on parlemente, on cherche les moyens, l'argent, le temps Les enfants sont prêts à tout pour réaliser le beau rêve M Raymond Barre devient parrain du projet alsacien.Mme lean Drapeau est marraine du côté québécois.Les choses évoluent.Un échange est un échange et la classe de Mme Labrecque ne veut pas être laissé en reste.On aimerait bien aussi faire un voyage en Alsace.Voilà donc l'opération Castor chez les Alsaciens et l'opération Fleur de lys chez les Québécois.Mais les parents et la direction des écoles du Québec et d'Alsace s'inquiètent: les enfants pourront-ils terminer leur programme scolaire?En réfionse, les écoliers se mettent à travailler de plus belle.Ils étudient le soir, les samedis.L'idée qu'ils ont en tête leur donne la motivation à l'étude.Financièrement, beaucoup d'aide arrive d'en haut.Mais, faire voyager soixante enfants, cela coûte beaucoup d'argent En Alsace, les écoliers vendent calendriers et billets de tirage, expliquant leur projet.Au Québec, les jeunes reçoivent des milliers de stylos offerts par une importante compagnie.Ils les vendent pour renflouer les fonds.On fait du jx>r-te-à-porte de ce côté comme de l'autre de l'Atlantique.Ici comme là-bas beaucoup de portes s'ouvrent, certaines se ferment aussi.Un jeune Alsacien entend un jour cette réponse d'une dame à qui il était venu vendre un calendrier: «Débrouille-toi tout seul pour ton voyage et puis va donc plutôt faire ton expédition dans le village à côté, ça sera pareil.» Ou encore, au jeune Québécois venu lui vendre un stylo, une marchande de chaussures a cette phrase: «|e ne donne pas aux quêteux.» En entendant cela, le jeune garçon se passe la réflexion qu'on n'est pas plus «quêteux» en vendant des crayons qu'en vendant des chaussures.Mais aucun de ces enfants ne se décourage Les dons et les appuis favorables nombreux leur donnent l'enthousiasme de continuer.Devant tant d'acharnement, beaucoup de personnes «montent dans le train en marche» et la machine roule mieux C'est décidé: les élèves de l'école Widemann viendront rencontrer les élèves de l'école Saint-Fabien en mai, les jeunes Québécois, eux, iront en Alsace en juin.A Mirabel, on n'a peut-être jamais vu une fête pareille.La classe de Saint-Fabien s'agite derrière les grandes baies vitrées de l'aéroport, il y a de la joie dans l'air et sur les visages.Les écoliers de Mme Labrecque reconnaissent là, tout en bas, près des grands tapis à bagages, leurs jeunes correspondants alsaciens.Les photos d'hier sont devenues des images bien réelles, des amis d'ailleurs qu'on pourra bientôt toucher, embrasser.Les larmes montent aux yeux par trop d'émotion et d'excitation.La fatigue du voyage chez les uns, la nuit blanche chez les autres, rend ce petit monde fébrile.Les jeunes Alsaciens portent chacun dans leurs bras un tout jeune arbre, un if.Un enfant, un arbre.que l'on voudrait bien planter en terre québécoise.Après les douanes, il n'y aura plus que les enfants.Complications, problèmes, lois.Les ifs ne passent pas devant les douaniers.Mais on oublie vite quand on a des amis à rencontrer.Devant les jjortes automatiques, il y a un formidable brouhaha, on se cherche, on se trouve.Pour certains, le correspondant à lunettes est introuvable, la correspondante à cheveux longs reste invisible.L'un a laissé ses lunettes chez l'optométriste, l'autre a remonté ses cheveux pour l'occasion.On finit par se trouver On rit, on se parle Sans se le dire, on ne se comprend pas tout de suite.Le Québécois pense que l'Alsacien a un accent bien «s|3écial», l'Alsacien se dit la même chose de son côté.Mais quand on a onze ans, on ne s'arrête pas sur ces problèmes, on se comprend bien autrement.Tous ces enfants assis par terre sur le plancher du grand hall, chantent maintenant des chansons, font des «discours», déroulent des banderoles Bien- tôt, les enfants, associés par couples de correspondants, se séparent.Chaque Alsacien part dans sa nouvelle famille, avec, à son côté, le nouvel ami québécois Demain, après-demain, on se reverra, tous ensemble, pour visiter Montréal, Québec.Mais il y a aussi la classe verte.C'est là, dans la campagne de Sainte-Véronique, près de Mont-Laurier qu'ils se retrouveront vraiment tous.Le camp Marie-Paule leur est ouvert.Entre le lac et la montagne, la forêt et les grands champs, ils rient, jouent, parlent, chantent, dansent, mangent et dorment tous ensemble.Lorsque l\u2019on voit des enfants s'amuser et dîner avec appétit, on ne se demande plus quel est le Québécois, quel est l'Alsacien.Ils se confondent et se ressemblent tous.Par le jeu et le rire, ils ont véritablement le même langage.Au niveau des mots, le jeune d'ici dira peut-être «C'est marrant», le petit Français s'écriera peut-être « C'est ben l'fun», par mimétisme, et les adultes ne s'y retrouveront plus.Les enfants n'ont plus de passeport lorsqu'ils ont envie de toucher un cheval, de parler au jeune veau.Ils ont les mêmes gestes quand ils manient pour la première fois la pagaie, montent à bord d'un canot.Ils ont la même anxiété et la même joie lorsqu'ils essaient les appareils d'hébertisme, courent, grimpent ou sautent.Leurs yeux ont le même regard attentif lorsqu'ils observent les oiseaux les marmottes ou les écureuils.Ils écoutent avec un semblable intérêt le nom des fleurs et des arbres.Ils apprennent tous à la même école.On ne traîne pas au lit le matin lorsque l'on doit aller à l'école des buissons.OPÉRATION RÉUSSIE Dans la classe verte, les élèves enthousiastes n'ont pas l'impression de travailler.Ils apprennent la géographie d'un pays en le regardant et en le touchant.Ils calculent le décalage horaire, comparent les taux de change des monnaies sans «faire» de mathématiques.Lorsqu'ils écrivent ensemble la CFtarte des droits de l'enfant qu'ils remettront au Palais de l'O.N.U., ils n'ont pas l'impression de «faire» du français.M.Baumann et Mme Labrecque respirent un bon coup, sourient.L'ojiération Castor est réussie.Plus tard, dans le grand édifice de verre des Nations unies, à New York, ils remettront la fameuse Charte et danseront, en costumes régionaux, les danses alsaciennes et québécoises.Ces enfants de la terre se souviendront peut-être d'avoir cherché, un soir de mai, à Sainte-Véronique, le tomahawk sacré.Se rappelleront-ils de l'avoir trouvé, enfoui par le grand sorcier sur la plage du lac Tibériade (au Québec)?Sans doute, puisque les enfants se souviennent.Lorsqu'ils reviendront d\u2019Alsace, les enfants de Saint-Fabien rapporteront sûrement dans leurs bagages des images belles et réelles d'un pays de France, riche en histoire.Ils auront connu l'odeur des plaines d'Alsace, la chaleur des maisons alsaciennes, la solidité des châteaux hantés de merveilles.Non, cela n'est pas un conte inventé.- - 4 -23 juin 1979 LESWEepstaki C » VOUS POUVEZ EA/COPE DE SUPER PRPC.7 «r-7 Juste ciel! Que d'extrciordir.cv'eo prix o gagner! imaginez.une super voiture Mazda RX-7.un super voyage pour deux, à votre choix, plus $1 000 d'argent de poche.un super appareil téléviseur-projecteur couleur Electrohome/ Advent à écran de 5 pieds.S5 C00 en argent comptant.l'un des nombreux prix boni de $25 ou des billets de cinéma en guise de prix instantanés.^ Recherchez Superman dans différentes scènes sous les rondelles de capsules spep Gjwnaay Superman - TM et © UC Cormes Inc.IR7ô d» Cinéma A gagner.Comme la* prix seront décor-né* durant tout* la période que durvra It concourt, le* chu ntt* dt gogner taront décroissante*.Comment Participer Ouond vous oure2 trouvé une rotxtelle de capsule spécialement morquée de 7UP portont l'inscription BILLET DE CINEMA GRATIS\" inscrivez-vous tel qu'indiqué plus haut et écrivez, en lettres moulées, \"billet de cinéma\" dons I» coin inférieur droit de l'enveloppe Description de* prix Super voiture\" 2 prix\u2014des voitures Mazda RX-7 modèle S.Prix 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cordial, empressé de nous mettre à l'aise, il projette tout le contraire du type anglo-saxon : flegmatique et retenu.Même s'il se vêt à la mode anglaise: chandail à col roulé et pantalon de tweed.Son allure désinvolte, ses mouvements décontractés et expansifs (il parle avec ses mains), sa voix familière et ses yeux vifs lui confèrent davantage un caractère latin.Mais peut-être par déformation artistique.Vincent Warren nous reçoit à la cuisine et prépare un café filtre Sous l'éclairage tamisé de la pièce, la conversation commence entre un avez-vous-vu-non-je-n'ai-pas-vu de la vie artistique montréalaise.De la cuisine au salon, la cafetière nous suit et le magnétophone enregistre les propos du danseur Sur un ton de confidence, Vincent Warren se livre à nos questions avec une volubilité étonnante.Point besoin de l'apprivoiser lorsqu'il parle de danse et d'art.Il sourit d'aisance avec le passé et le présent.La grâce classique d'un Julien Sorel américain, une passion pour le rouge et le noir du geste, le sacré de l'art et les revers du métier.le sait-il?La machine â remonter le temps tourne les pages de l'album aux souvenirs, Jacksonville, en Floride, avec les premiers regards d'enfant et d'adolescent sur le monde.Un film Les Chaussons rouges, le Turning Point de l'époque, le décide à commencer ses cours de ballet L'univers fantastique de cette réalisation cinématographique l'éblouit.«La vie facile et riche dont jouissent ces artistes de ballet me fascinait.Tout autant que la splendeur des décors et la beauté des maquillages.» Mais la vie rêvée, ça n'existe que sur l'écran pour le jeune Vincent.Issu de famille moyenne, cadet de quatorze enfants, il se débrouille pour payer ses cours de ballet, suivis après les heures de classes régulières A douze ans, il travaille comme camelot pour un journal du patelin.Au fil des ans, son apprentissage technique s'améliore A la fin de ses études secondaires, il obtient une bourse de perfectionnement des écoles du Metropolitan Opera et de l'American Ballet Theatre.Une aide substantielle mais insuffisante, puisqu'il cumule des emplois de plâtrier et de livreur afin de se loger et se nourrir.Pour le jeune danseur, nul doute, l'opéra lui donne une bonne formation.Dans les drames lyriques, la parole suscite le geste et cela l'aide à bien camper un personnage New York, la grande ville, les différentes écoles, les chorégraphes célèbres: Balanchine, Tudor, Waring, Taylor.L'orientation classique de Vincent Warren ne re- fuse pas le mouvement contemporain amorcé par Graham et Cunningham.Il travaille en moderne quelque temps II se spécialise cependant en ballet classique.«Comme Cunningham, je pense qu'il est préférable de maîtriser la technique classique, parce que la danse moderne se crée à partir d'une brisure de la ligne classique.» A New York, l'avant-garde de l'époque, les inconnus de l'underground l'influencent profondément.Il fréquente les peintres De Kooning, Katz, Rauchenberg, Klein, Mitchell, les poètes Ashburry, Ginsberg et Frank O'Hara, l'homme du nouveau théâtre américain (Julian Beck) et Andy Warholl.Tourbillons et quintessences des différentes expressions artistiques: peinture, poésie, musique Les vernissages et les concerts prennent le pas sur ses cours.Trop de sollicitations l'empêchent d'accorder tout son temps à la danse.Aujourd'hui, Vincent Warren ne renonce pas à son goût de l'art.A Montréal, il privilégie d'abord sa carrière puis agrandit le champ de ses connaissances.Sa fréquentation assidue des musées, sa volumineuse bibliothèque où se côtoient romans, poésie, biographies, livres d'histoire et d\u2019art, disques de toutes sortes occupent ses heures de loisirs.«D'ailleurs, si je n'avais pas été danseur, j'aurais été professeur de lettres anglaises.» Vers I960, Madame Chiriaëff, directrice des Grands Ballets canadiens, recherche de nouveaux danseurs pour sa compagnie.Elle se rend à l\u2019école du Metropolitan Opera et rencontre Vincent Warren.« Notre amitié est née spontanément.J'admirais, et j'admire touiours son élégance et sa passion pour la danse.» De son côté, Mme Chiriaëff s'étonne de la détermination du jeune homme II s'inscrit à deux classes par jour Peu de temps après, elle lui propose de venir à Montréal II accepte et sa carrière professionnelle prend un nouveau tournant.A l'époque, la saison des Grands Ballets dure seulement trois mois «A soixante-cinq dollars par semaine, c'était un salaire nettement insuffisant pour équilibrer mon budget annuel et conserver une bonne condition physique » Il partage donc ses activités entre Montréal et les tournées américaines.Il danse avec le Santa Fe Opera, avec le Ballet de Pennsylvanie et avec le Ballet National du Guatemala.En 1970, il séjourne à Paris et à Cologne.Son premier contrat avec les Grands Ballets se renouvelle Les saisons se prolongent Elles atteignent finalement dix mois.Les salaires augmentent, «mais si j'avais une famille, ce serait insuffisant.Et, après toutes ces années, nos vacances ne sont pas payées.» Vincent Warren ne regrette rien de ses dix-sept ans de carrière avec les Grands Ballets.La chance de rencontrer la directrice lui vaut celle de danser de grands rôles du répertoire classique et contemporain.Tels que Labyrinthe de Tchaïkowsky, les Sylphides de Chopin, la jeune Fille mal gardée de Hertel.Du même coup, son rêve se réalise : danser du Balanchine dans Thème et variations, Allegro brillante, Pas de deux.Dans ces ballets, Vincent Warren manifeste ses qualités de bon partenaire.« J'ai un don, celui d'accompagner avec facilité la danseuse » Il accomplit sa tâche avec beaucoup de respect envers le chorégraphe, lequel met la femme plus en évidence que l'homme.Surtout des rôles romantiques pour Vincent Warren?Oui, mais il se défend de l'être dans sa vie privée.Pourtant son décor témoigne subtilement de son goût pour la tradition.Des meubles victoriens, son argenterie, son lustre de cristal, le caractère Old English de tout ce qui l'entoure nous renvoient au XIXe siècle.Rien n'a changé ou presque depuis les dix ans qu'il habite son appartement.Il amasse une foule de choses, entre autres une collection d'oeufs en verre coloré, de vieilles photos de famille et tout ce que l'on publie sur lui.Dans la chambre de la danse, comme il appelle cette pièce, il conserve pêle-mêle reportages, critiques, photos de lui-même et de ses amis danseurs.Nombre d'entre elles, dont certaines dédicacées, sont fixées sur les murs.Il parle d'eux comme s'il s'agissait d'une petite famille.« Dans le monde, nous sommes à peu près mille qui dansons professionnellement II existe, à cause de ce petit nombre, une espèce de franc-maçonnerie entre nous » Vincent Warren ne croit pas à la concurrence dans le métier Ne l'appelez pas danseur étoile : « le suis un danseur principal aux G.B C, au même titre que plusieurs dans la compagnie», rétorque-t-il.Vincent Warren est modeste, il ne s'impose pas et ne clame pas « la bonne façon de danser» à ses compagnons de travail.« Ce n'est pas ma fonction aux G.B.C.Comme les autres, je danse.Je respecte leur démarche personnelle, mais mon défaut, c'est peut-être de trop comprendre les autres.» Vincent Warren est un de ces artistes qui croient aux multiples possibilités de l'amour pour changer le monde Quand les mots ne suffisent pas, il appelle le geste.A une bonne musique, joignez des gestes qui expriment la beauté des choses, de l'amour, de l'humanité et une grande sensibilité; alternez le tout d'éclairages variés, et vous ferez de la danse un art émouvant pour n'importe qui Vincent Warren accorde plus d'importance à la signification «sacrée» de la danse, celle qui témoigne de l'incompréhensible, de l'amour, de la peur.« J'ai besoin de montrer ce rapport avec l'autre.La danse, c'est avant tout une affaire de sens: vue.toucher, ouïe.» Il croit moins à la signification « profane » de la danse, celle qui situe l'homme dans un groupe ethnique, social et culturel Il accepte que la danse ait une signification politique.« Pensons à Béjart et à sa Messe pour un temps présent Mais attention à l'agitation et à la propagande! Elles ne visent que les révolutions.Je ne les conteste pas.Un climat social étouffant les rend nécessaires » Encore les souhaite-t-il tranquilles et d'amour.Vincent Warren se contente-t-il de l'art pour l'art?Par l'art, il s'exprime et cherche à traduire les sentiments de tout individu.Attirances et passions.Mais d'Albrecht à Schumann, l'amour n'est-il pas toujours perdant ?Aux Grands Ballets canadiens, Vincent Warren a pu réaliser sa vision artistique.Et par son travail soutenu, il a contribué à l'enrichissement professionnel de la troupe.«Les G.B.C.sont de calibre international.Nos tournées le prouvent: Paris, Londres, La Havane, Mexico.Les G.B.C.sont les seuls en mesure de présenter des spectacles où se fusionnent l'opéra, le chant, la musique et le ballet.» A quel genre de difficultés font face les compagnies de danse au Québec ?« Surtout d'ordre monétaire.Il ne faut pas cesser de soutenir financièrement la danse comme tout autre genre de manifestation artistique Les gouvernements doivent accroître leurs subventions puisque les prix de production augmentent.Si l'on veut une société culturelle foisonnante, il faut en payer le coût.A ce titre, il faut encourager autant les troupes de répertoire que celles de recherche » Il regrette amèrement le départ du Groupe de la place Royale avec lequel il a participé à des ateliers de danse Si les subventions diminuent trop, qui dansera ?« La relève en ballet devra prouver qu'elle répond aux critères établis par les gens du métier et à un besoin évident de s'exprimer par le geste.» l'élite naturelle, quoi.«Au Québec, le potentiel en danse va sortir » D'ici trois ans, les G.B.C.renouvelleront considérablement leur performance technique, grâce à l'arrivée de danseurs longuement préparés.Le plus grand espoir de Vincent Warren est de participer à la formation académique de ces jeunes danseurs Déjà, avec les élèves des Grands Ballets, il anime des séminaires sur l'histoire de la danse.Ce qui l'enthousiasme beaucoup.S'il fait ses adieux à la scène, parce qu'à quarante ans le corps ne répond plus aussi bien, il n'en restera pas moins actif.Il souhaite que les jeunes profitent de son expérience, afin qu'ils se réalisent autant que lui.Un stage en France, avec Madame Grantseva, lui donnera la pédagogie nécessaire pour l'enseignement du ballet.A l'automne, il prendra la direction du département de danse d'un cégep montréalais.Il demeurera donc à Montréal, sa ville d'adoption, où il vit entouré de ses amis: Fernand Nault, Ludmilla Chiriaëff.Gilles Vigneault, Claude Girard, Pierre Mercure, François Barbeau et d'autres Vincent Warren, en tant que professeur, aura-t-il toujours la chance d'être de nouveau le prince amoureux de Giselle, le poète triste de Catulli Carmina, Tommy ce héros dramatique, tiré de ses rêves par les fils sonores de la musique rock, ou ce Schumann déchiré par son grand amour ?Qui sait ?Des extraits des Noces de Figaro de Mozart, du Chevalier à la rose de Richard Strauss, « de la musique avant toute chose », comme dirait Verlaine Vieux disques éraflés, conservés par sentimentalisme, quelques verres, un livre sur son peintre favori, le romantique allemand Caspar David Friedrich, eh bien, M Warren, avec vous « le romantisme n'a pas foutu le camp ! » 6 -23 juin 1979 23 juin 1979 ¦ 7 r V.V \\\\ ) c er r ' ''«'5 u ne VûT ^°7 fa&2?£\\ ca ?réçpT7\tpe$ Xg3=^»»g»*7 D£ Cf\\T£OX 9t p*5 6ftfS/ ';-'® ¦\" *\t^-V.!® Y en a qui disent que Michel Chartrand sacre; c'est faux, il prie.Claude Landré 8 \u2022 2,1 juin W?9 Des vacances sur l\u2019eau .A ceux qui aiment l'eau et le mouvement, la Compagnie Houseboat-Vacations suggère d'agréables vacances à bord d'un bateau-maison; ce genre d'embarcation, qui comprend une cuisi-nette, une salle de toilette, une chambre à coucher et une salle de séjour, peut accueillir six ou huit passagers.D'après les promoteurs, ce bateau est plus facile à manoeuvrer qu'une automobile.Du point d'embarquement à Orwell, au Vermont, on peut partir en excursion sur le lac Champiain, le fleuve Hudson ou le Richelieu.La location coûte environ $500 par semaine et comprend une séance d'initiation au maniement du bateau ainsi que des suggestions d'itinéraires.«Nous irons sur l'eau, nous irons nous promener!» LES DIÈTES Destiné aux nombreuses personnes qui surveillent minutieusement les caprices, de la balance, les Editions Héritage viennent de publier Le s 5 diète s les plus populaires et les plus efficaces.Le lecteur aura le choix parmi les diètes qui ont fait leurs preuves et sont maintenant reconnues comme étant celles qui donnent les meilleurs résultats.Selon les besoins, elles aideront à perdre du poids, à rester jeune plus longtemps ou bien encore à se maintenir dans sa forme physique actuelle.De plus, on vient de procéder à une réédition de Calories, protéines, hydrates de carbone et sels minéraux.Ce livre, qui se vend comme des petits pains chauds, si on peut dire, fait la preuve de sa grand* utilité.On y trouve très facilement la quantité exacte de ces éléments dans la liste des boissons et des aliments le plus fréquemment consommés.Les béquilles Certaines personnes ont besoin de béquilles pour de courtes périodes de leur vie.|e ne parle pas de béquilles pour paraplégiques mais bien de béquilles psychologiques, de calmants ou de techniques qui nous permettent de tenir le coup durant les difficultés de la vie, comme les tranquillisants, les visites chez le psychiatre, la dynamique de groupe, les maladies prétextes, les crises de gourmandise, les abus de télévision et autres fuites de la réalité.Que celui qui n'a jamais utilisé de béquilles jette la première pierre à ceux qui en usent de temps à autre! Mais les béquilles présentent un danger: à trop s'appuyer sur elles, on risque de ne plus pouvoir s\u2019en passer.Ce qui devait être un palliatif, donc un recours temporaire, devient insensiblement un impératif.On se rend esclave d'un accessoire trop facilement promu au rang de nécessité: l'innocente béquille devient de la toxicomanie.L\u2019une des toxicomanies les plus répandues est l'usage des drogues de type «tranquillisants» Des statistiques récentes démontrent que plus de femmes que d'hommes sont dépendantes des drogues psychotropes (qui modifient l'humeur); 66 p.c.de toutes les drogues psychotropes sont prescrites à des femmes.Ces chiffres font réfléchir: ce sont des médecins en majorité mâles qui recommandent toutes sortes de tranquillisants à leurs clientes; cela revient à dire qu'une classe dominante et prestigieuse entretient subtilement dans la dépendance psychologique et chimique une classe plus démunie et plus vulnérable, le ne prétends pas que cette action soit consciente ou concertée.Mais cet état de fait est symptomatique d'une société où les femmes sont trop souvent traitées comme des enfants déraisonnables qu'il faut faire «tenir tranquilles», d'où prescription de tranquillisants.Les femmes sont peut-être les victimes de cette tendance à maquiller la réalité.Elles sont surtout les complices d'une stratégie qui consiste à endormir leur conscience plutôt que de faire face à leurs problèmes.Eduquées dans l'idée qu'elles sont par nature dépendantes, trop de femmes acceptent et même recherchent cette autre forme de dépendance: les drogues psychotropes.D'après une chercheuse de l'université de Montréal, Louise Nadeau, les femmes se situent dans la catégorie des gens qui maîtrisent mal leur environnement.Elle place dans la même catégorie les détenus, les vieillards, les homosexuels, les minorités raciales, groupies où l'on retrouve les plus forts pourcentages de surconsommation de médicaments; plus on se sent démuni, plus on a tendance à s'appuyer sur une béquille.Mesdames, nous qui possédons tous nos membres et une tête sur les épaules, nous ne sommes pas des infirmes.Alors, les béquilles.\tHenriette Major La Saint-Jean d\u2019autrefois Char allégorique d\u2019un défilé des années 20 \u2018OIO SONT J «1)1 fs lARTICR \u2022)HTTt Voici les thèmes de la «procession de la Saint-lean-Baptiste» tels qu'énumérés dans un almanach de l'année 1884: Une cabane de sauvages dans la forêt; ^François 1er donnant à lacques Cartier \"i.\t' pouvoir d'organiser une flotte piour la ^\u2019.découverte du Canada; La « Grande * ' Hermine»; La première maison : 'construite au Canada; Champlain; Maisonneuve; Dollard et ses compagnons; - Les découvreurs canadiens; Le Chevalier -: de Lévis; De Salaberry et les Voltigeurs; L'Industrie; Duvernay; saint |ean-Bap-tiste.Il y a une centaine d'années, les Amérindiens étaient encore désignés sous le ^vocable peu flatteur de «sauvages»; '\u2022-mais, d\u2019autre part, chacun connaissait l'histoire du Canada.Quant au «petit saint lean-Baptiste» avec son mouton, il n'est plus qu'une image naïve et périmée depuis que les Québécois ne se laissent plus «manger la laine sur le dos».FESTIVAL DES FILMS DU MONDE Le troisième Festival des films du monde se déroulera du 30 août au 9 septembre prochains.Toutes les projections du Festival auront lieu dans les cinq salles du cinéma Le Parisien, au centre ville, qui a une capacité globale de 2 500 places.Le Marché international du film se déroulera au Complexe Desjardins.Les organisateurs du Festival s'attendent que le Festival et le Marché international du film attirent plus de 10000 professionnels de l'industrie cinématographique.L'attrait culturel, l'immense potentiel permettant de développer un grand marché du film ainsi que la position géographique de Montréal sont des atouts majeurs pour ce festival de grande envergure.Les distributeurs et producteurs européens, américains et autres ont été très impressionnés par le succès qu'a remporté le festival l'an dernier et ils viendront en plus grand nombre assister au Festival de 1979.Idées reçues sur les femmes «.La femme se signale d'abord par la curiosité, l'indiscrétion, le bavardage, l'infidélité.» «.Il y a peu de femmes dont le mérite dure plus que la beauté.» La Rochefoucauld \u2014 Maximes Lorsque je dis à une femme qu'elle est une des dix plus jolies personnes de Paris, elle a l'air aussitôt de chercher les neuf autres pour les gifler.Sacha Guitry Des femmes organisées Le Québec ne compte pas moins de 450 groupes de femmes qui travaillent à l'amélioration de la condition féminine.C'est ce que nous apprend le Répertoire des groupes de femmes du Québec.Ce bottin se veut un outil de travail pratique; tous les groupes sont répertoriés par régions administratives et par champs d'intervention et l'action et les buts de chacun d'entre eux sont succinctement définis.Le Répertoire est gratuitement et automatiquement distribué à tous les groupes de femmes du Québec par le Conseil du statut de la femme.23 juin 1979 -9 Plus tôt, les voisins ont déjeuné dans leur rue.Plus tard, un autre groupe de voisins va à leur rencontre sur la ligne blanche.La parade se continue dans la fête.Un peu de peinture par-ci, un peu de banderoles par-là, des ballons à gonfler, maquillages et costumes qui s'illuminent au soleil de juin.Chacun _____________________________________ _\t.\tà sa façon, a préparé de bons plats pour le souper dans la soirée.Le lys des champs s'ouvre.Les enfants jouent aux pirates sur le lit d'eau bleu.La fièvre monte et la lumière se dissout en vapeur orangée.Les grands parlent tranquillement du hasard qui leur prouve encore une fois que le monde est petit.Tout simplement parce que le voisin connaît la voisine.Les 400 chandelles plantées dans le jardin éclairent la brunante qui se fond dans le feu de joie.On servira la braise au déjeuner.C'était l'an dernier, à Saint-Bruno-de-Montarville.Chez vous, on s'en donne à coeur joie, en ce week-end de réjouissances?Bonne fête, Québécois! Jacquesciairou* Photos les voisins.ür^* / < ».\u2022 \u2022 \u2022\u2022\"4.- '*r d \\ r ' JH \u2022.«S-V* yBCàm. PETIT DES GROUPES POPULAIRES H»'*.- \tw-\t\t\t \t\t\t\t \t|ij\t\t\tà m & j Dan s la grande photo, les téléviseurs de 26 pouces du vidéothéâtre Ci-dessous, Robert Laplante (debout), coordonnateur des services de production, et Claude Benoit, coordonnateur de la distribution et de la diffusion.PAR SERGE VIAU Le Vidéographe entrera bientôt dans sa neuvième année d\u2019existence.Malgré les hauts et les bas des politiques gouvernementales en matière de subvention, malgré les embûches extérieures et les dissensions internes, malgré les problèmes financiers, techniques et idéologiques, la barque a su se maintenir à flot.Ce n\u2019est peut-être pas un exploit hors du commun, mais c\u2019est tout de même un bel effort, comme on dit.Effort de survie, d\u2019abord et avant tout, car le Vidéo-graphe fait partie de ces organismes ni privés ni étatiques dont l\u2019existence reste toujours extrêmement précaire.Neuf ans, il faut fêter ça, comme d\u2019année en année on fête avec une joie plus profonde qu\u2019à l\u2019ordinaire la naissance d'un enfant dont la santé a toujours été inquiétante! le Vidéographe entend bien célébrer l'événement à sa manière.en faisant savoir au maximum de gens qu'il n'est pas encore mort de sa belle mort.Au contraire, il fait peau neuve, tout en assumant sa continuité.Il témoigne par là de sa ténacité, de son goût de vivre et de son dynamisme.Un brin de petite histoire n'est peut-être pas inutile, afin de situer comme il faut ce pionnier québécois de la vidéo légère.Retournons donc dix ans en arrière.Vers 1969, les manufacturiers de matériel audio-visuel entreprenaient la mise en marché d'équipements vidéo portatifs, destinés à une large clientèle.Ces équipements n'étaient pas compatibles d'une compagnie à une autre.Mais, à la suite d'une entente survenue en 1970, des standards furent adoptés par toutes les compagnies, de façon à uniformiser toutes les caractéristiques techniques des différentes marques de commerce.Cette normalisation allait per- mettre l\u2019essor du nouveau moyen d'expression.Mais l'engouement immédiat partout suscité par la vidéo légère résultait de la conjonction de deux facteurs principaux.D'abord sa fiche technique particulièrement intéressante: équipement portatif peu encombrant, coût relativement peu élevé, maniement aisé.Ces caractéristiques rendaient la vidéo accessible à une clientèle assez considérable Ensuite, l\u2019atmosphère socio-culturelle générale et le climat politique de cette époque étaient imprégnés de contestation, de revendication, de besoin de communiquer, d'intervenir, de critiquer, de s'exprimer.Au Québec, l'animation sociale atteignait son apogée, en accord avec les luttes ouvrières et populaires, l'agitation nationaliste et la radicalisation d'une fraction importante de la jeunesse.Très rapidement, la vidéo légère Photos Denis Plain 12- 23iuin 1979 A ' devint une des armes privilégiées de l'arsenal des contestataires, ou tout au moins un véhicule de première importance aussi bien comme outil d'intervention sociale que comme moyen d'expression individuel.L'acte de naissance du Vidéographe doit donc comprendre tous ces éléments, à des degrés variables: ils étaient tous plus ou moins contenus dans le projet initial tel qu'il a été conçu et élaboré par Normand Cloutier et Robert Forget.C'est dans le cadre du programme Société nouvelle que la section francophone de l'Office national du film a accepté de financer des recherches préliminaires sur l'utilisation du nou- veau moyen d'expression, et, en novembre 1971, le Vidéographe ouvrait enfin ses portes, au 1604 rue Saint-Denis, à Montréal.NOUVEAU DÉPART Privé de l'appui financier de l'O.N.F.en 1973, puis des subventions du ministère des Communications du Québec (M.C.Q.), en 1975, le Vidéo ferme ses portes en juillet 1976.Il n'a pas déclaré faillite; mais une mauvaise gestion et l'instabilité financière l'ont conduit au bord de la banqueroute.Dans les mois qui suivent, de nouvelles sources de financement sont mises à contribution, notamment les recettes d'un bingo hebdomadaire et des subventions du Conseil des arts du Canada.La boîte rouvre ses portes en janvier 1977.Claude Benoît, l'actuel coordonnateur de la distribution et de la diffusion, résume de la manière suivante l'acquis de la première phase d'exploitation.«Depuis 1973, dit-il, c'est-à-dire depuis que le Vidéo s'est détaché de l'O.N.F.pour devenir une société à but non lucratif, il a englouti plus d'un million de dollars en octrois gouvernementaux! Mais les résultats sont nombreux.On peut parler du développement de la technologie de la vidéo légère.On peut parler de la recherche, menée conjointement avec l'atelier technique de l'O.N.F., qui a conduit à la réalisation des premières tables de montage pour le vidéo demi-pouce, alors que les manufacturiers eux-mêmes ne songeaient pas à en fabriquer.On peut parler des projets de sélecto-vision, qui ont précédé le système d'autoprogrammation par l'abonné d'un câblo-distributeur; le projet-pilote du Vidéographe dans ce domaine a entraîné directement la création de Vidéotron.Le Vidéo a aussi créé la première télévision communautaire à caractère éducatif diffusant par antenne : TVC-4, à Saint-Jérôme.Toutes ces réalisations représentent la contribution du Vidéographe à l'évolution de la première génération des médias communautaires au Québec, et de la technologie du vidéo demi-pouce.Et je ne parle pas de l'apprentissage pratique dont des dizaines d'artisans ont profité, parmi lesquels certains sont aujourd'hui professionnels, à Radio-Canada ou ailleurs.» D'autres acquis existent, sur un plan plus qualitatif.Certains documents produits par le Vidéo avant 1977 ont innové Suite page 14 Kinq Sisr ou l(l0 rrn Découvrez-en toutes les douceurs W1S Santé et Bwvétre social Canada conadéie que le danga poix la santé croit «ecruuge-éiolntfinlatei Moyenne par cigarette -100 mm \"goudron\" 14 mg nicotine 10 mg Kmg S* \"goutSon\" 13 mg nicotine 0.9 mg perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-Jacques Montréal P.Q H2Y1M6 Tél 282-2224 Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue St ,at Montréal PQ H2Y IMôTél ¦ Président et directeur général lean-A.Dion Rédacteur en chef Jean Bouthillette Rédactrice en chef adjointe Thérèse Dumesml Rédacteurs Edouard Doucet Isabelle Lefrançois Secrétariat Liliane Bitursi Jacqueline Giroux Gisèle Payant Directeur artistique Pierre Legault Chef de la fabrication Michel Brunette Graphiste lean-Marc Martin Collaborateurs réguliers Raymonde Bergeron Guy Fournier Gité Normand Hudon Claude Landré Flenriette Ma|or Margo Oliver Denis Plain Pedro Rodrigues Michèle Thibault Marie Odile Vézina Président du conseil Charles d'Amour Vice-président Guy Pépin Secrétaire Gaston Vachon T résorier Denis Laçasse \u2022t'740 23 juin 1979- 13 LE VIDEOGRAPHE dans l'utilisation de ce moyen d'expression au service des luttes populaires, ou encore au service des gens défavorisés au plan de l'accès à l'information et à la production de l\u2019information.Ce genre de production témoignait d'une préoccupation sociale qui n'était pourtant pas dominante, ni même fortement encouragée dans la boîte, semble-t-il.Les documents à caractère socio-politique étaient davantage la concrétisation d'initiatives prises à l'extérieur; à l'intérieur, le conseil d'administration ne s'y opposait pas à proprement parler, mais il ne les privilégiait pas non plus.A partir de la réouverture de janvier 1977, un travail considérable de réorientation idéologique et de restructuration des services s'est effectué.Ce travail se poursuit toujours, mais on peut d'ores et déjà en mesurer la valeur et l'importance.Coordonnateur des services de production, Robert Laplante était alors le seul employé permanent (la boîte en comptait une douzaine avant la fermeture temporaire).« Il a d'abord fallu s'attaquer aux problèmes les plus urgents, et rebâtir solidement, étape par étape, raconte Robert Laplante.D'abord, un programme de réfection des matrices (exemplaires d'origine) a permis de rehausser le niveau de la qualité technique d'une foule de productions.Une partie de l'équipement a été renouvelée, de façon à mieux répondre à nos besoins et à nos particularités.Le Conseil des arts nous a beaucoup ai- dés dans ce travail en nous subventionnant régulièrement.Les projets soumis au M.C.Q.visaient à continuer ce lent et long travail de réorganisation, dans le domaine de la production et des ateliers de montage.Malheureusement, les subventions tardent à venir.pour des raisons avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord, bien entendu ! «Le Vidéo peut offrir actuellement des services de qualité, qui sont assez diversifiés.La vidéothèque, dont l'idée remonte à plusieurs années, fonctionne maintenant très bien.Tout le monde peut venir consulter gratuitement les productions qui y sont déposées.Le vi-déothéâtre, une salle de 70 sièges équipée de quatre téléviseurs de 26 pouces, permet des projections collectives et des débats.Cette salle est réservée régulièrement, et toujours gratuitement, par des organismes aussi variés que la Pharmacie communautaire de Pointe-Saint-Charles, la Maison Saint-Jacques, l'Office franco-québécois, le Bureau de consultation jeunesse, la Croix-Blanche, des groupes d'écologistes et différents comités de citoyens.Le service du prêt de documents et d'équipement à l'extérieur s'est beaucoup consolidé et développé : les demandes sont nombreuses! Notre service de distribution permet à des groupes ou à des institutions (le réseau scolaire en particulier) de se porter acquéreurs de copies de nos documents.Nos ateliers de montage peuvent être utilisés par tous ceux qui veulent termi- La vidéothèque, où tout un chacun peut aller consulter gratuitement les productions qui y sont déposées ?-i ner leurs productions et qui n'ont pas d'autre moyen d'accès aux équipements nécessaires.Et si nous ne pouvons pas aider quelqu'un qui s'adresse à nous, nous faisons l'impossible pour l'orienter ailleurs, de façon à ce qu'il trouve quand même ce qu'il cherche! » Si le Vidéo fait peau neuve aujourd'hui, c'est par la remise en oeuvre de ses services, mais aussi et surtout grâce à un assainissement de ses structures internes.Depuis la réouverture, les efforts des permanents ont visé à renouveler les adhésions, à démocratiser le fonctionnement de la corporation, à rendre souveraine dans les faits l'assemblée générale, et à élaborer une politique d'orientation claire.Les anciens membres du conseil d'administration se sont retirés.Quant aux prémisses de la nouvelle orientation, ils étaient contenuees dans un catalogue publié il y a un an.Robert Laplante en parle en ces termes : « Notre orientation actuelle vise à nous rapprocher le plus possible du milieu de l'éducation populaire.La première démarche importante faite en ce sens a été la création d'un catalogue de promotion dont 1 500 exemplaires ont été distribués partout à travers le Québec.Ce catalogue regroupe par thème les productions que nous offrons: luttes ouvrières, santé, logement, condition féminine, art et culture, technique de la vidéo, éducation, Amérindiens, etc.Tous ces documents peuvent être utilisés dans le cadre du travail des comités de citoyens, des groupes populaires, des syndicats, des organismes de formation populaire.Pour les gens qui oeuvrent dans ces milieux, nos productions peuvent être des outils d'intervention, de formation et de sensibilisation de leur clientèle.Les enquêtes que nous avons faites montrent bien, d'ailleurs, que ce sont ces productions qui nous sont demandées le plus souvent.» «Cette orientation, ajoute Claude Benoît, a été adoptée en février dernier par l'assemblée générale, après une période de consultation assez longue.Le mandat actuel du conseil d'administration est de la rendre opérationnelle, une fois pour toutes, au-delà des intentions et des objectifs communautaires négligés et jamais réalisés dans le passé: mettre le Vi-déographe, et l'outil qu'est le véhicule vidéo, au service des collectivités qui n'ont pas accès aux médias en général à cause de leur situation défavorisée ou de leur condition d'exploités.» La brique cTargile prime tout Recherchez les entrepreneurs qui construisent avec la brique d\u2019argile cuite véritable.Matériau de la meilleure valeur de nos jours en construction résidentielle.La brique d\u2019argile aide à la conservation de l\u2019énergie \u2014\telle ne rouille pas \u2014 on ne peut pas la cabosser \u2014\tne se déforme pas \u2014 elle ne perd pas son éclat.Et elle n\u2019a jamais besoin d\u2019être peinte.La brique d\u2019argile cuite véritable reste toujours belle.Demandez notre brochure gratuite de 16 pages en couleur Rorhon-hor \u201cLa brique d'argile \u2014 Qualité et économie\u201d\tIMStnereOtH (Guide du futur propriétaire)\tC© SC63U.I association canadienne de brique d'argile cuite 5218 YONCE ST WILIOWDALE.ONTARIO M2N 5P6 \u2022 TÉLÉPHONE (416)22^7761 « Vf RIT SMI» Tr Brique d argile CUITE L'orientation populaire et démocratique s'inscrit maintenant de mieux en mieux, et de plus en plus, dans les services offerts par le Vidéographe, dans ses projets et dans ses structures internes.L'élargissement des critères d'adhésion vise à associer les usagers aux processus collectifs de décision et de gestion de l'organisme.Des sièges sont même prévus au conseil d'administration pour les représentants des mouvements populaires et syndicaux, et la présence de ces représentants dans des comités de travail est également très souhaitée.Les services offerts sont axés prioritairement vers la formation populaire, dans le but de développer une autonomie de plus en plus large à la base.Quant aux projets, les permanents du Vidéo en ont une belle brochette! RELANCE DE LA PRODUCTION « On veut nettoyer le dossier des droits d'auteur des producteurs occasionnels et indépendants, dit Robert Laplante.Aucune loi ne vient protéger ces gens-là.Un comité a commencé à travailler là-dessus.Nous ne voulons pas monopoliser ce travail, mais agir de concert avec les intéressés.On étudie une politique de tarification de nos services qui nous permettrait une certaine entrée de revenus.Mais si on met une pareille politique en vigueur, elle reflétera notre orientation: seuls payeront ceux qui en ont les moyens, et les autres contribueront selon leurs possibilités.On a un autre projet qui vise à répertorier tous les équipements vidéo de la région métropolitaine.L'assemblée générale a proposé de créer éventuellement une sorte de front commun des utilisateurs pour revendiquer une accessibilité maximale à ces équipements, équipements qui sont encore assez difficiles à obtenir » Claude Benoît complète ce tableau en ajoutant : « Des comités de travail s'affairent sur la relance de la production et sur les standards de qualité à atteindre.En continuité avec le passé novateur du Vidéo, on aimerait remettre sur pied un atelier de recherche technique, soit pour innover, soit pour apporter des modifications et des améliorations à nos équipements.On songe à la production en couleur, parce que c'est un véhicule auquel les gens sont de plus en plus habitués.De là découlent d'autres perspectives de formation populaire visant à l'autonomie.Au début de l'été, les projections publiques reprennent dans le vi-déothéâtre.Des thèmes doivent être programmés en consultation avec les organismes ou les groupes que la promotion de ces thèmes pourrait servir.» En conclusion, il serait peut-être préférable d'éviter de conclure prématurément! Les permanents du Vidéo et tous les autres membres de la corporation travaillent pour que leurs services durent, mais ils sont toujours dépendants des subventions gouvernementales qu\u2019ils doivent solliciter et négocier chaque année, d'année en année.Le Vidéo-graphe a pourtant fait ses preuves.Aujourd'hui, un souffle nouveau l'anime P'tit train va loin, dit-on?En tout cas, c'est la grâce qu'on lui souhaite! j: i ! » 14 -23 juin 1979 GwFOPRMlER UN COLLANT, OUI MAIS.\u2014 Qu'est-ce que vous faites dans la vie, mademoiselle?\u2014 Pourquoi c'est faire que tu demandes ça?Il me semble que lorsqu'on a la gentillesse d'arrêter sur la route pour faire monter quelqu'un qui fait de l'auto-stop, le moins qu'on puisse réclamer c'est de savoir à qui on a affaire.Je jetai un oeil de travers à ma passagère inattendue, d'abord parce qu'elle me tutoyait comme le dernier venu et parce qu'elle n'avait aucune raison de s'offusquer de ma question.Elle remarqua mon impatience et son ton se radoucit.\u2014 Chu danseuse! \u2014 Pour les Grands Ballets?\u2014 Le ballet, y'a rien là! C'est le disco qui marche Chu danseuse à gogo.J'aurais dû m'en douter.Des collants noirs en plein été, une jupe au-dessus des genoux, une blouse attachée à la taille et qui lui découvrait le nombril, et surtout du rouge gras et suintant qui lui dessinait des lèvres deux fois plus larges que leur contour naturel! Sans compter qu'elle était juchée sur des talons aiguilles qui me faisaient craindre le pire p our la moquette de ma voiture, car elle y enfonçait ses chaussures chaque fois que j'appliquais les freins.\u2014 Fumes-tu?Je fis signe que non.\u2014 J'peux-tu fumer?Elle me posait la question alors qu'une étiquette collée sur le tableau de bord juste devant ses yeux proclamait ma reconnaissance à l'endroit de ceux qui respiectent les non-fumeurs.Sans attendre ma réptonse, elle fourra la main dans sa blouse qui cachait son paquet de cigarettes et des charmes qui ne prouvaient laisser indifférent même un non-fumeur.Je n'en gardai pas moins toute mon attention sur la route.Les bons conducteurs savent à quel promt il est facile, entre chien et loup, de se méprendre sur la vitesse des voitures qui viennent en sens inverse, sur la nature des obstacles qui preuvent surgir brusquement ou de se laisser aller à la somnolence.La moitié des accidents surviennent à cette heure.Après ce laconique échange avec mon auto-stopp>euse, elle entreprit de regarder en direction de l'accotement prendant que je me mordais les lèvres de l'avoir fait monter.Quelques milles plus loin, un signal lumineux s'alluma subitement au tableau de bord.Le moteur surchauffait, chose qui n'était jamais arrivée sur ma voiture.Je ralentis et, comme le signal ne s'éteignait pas, j'arrêtai le long de la route.Cette halte inexpliquée tira ma passagère de l'isolement dans lequel elle s'était retranchée.\u2014 Quossé que tu fais?\u2014 Le moteur chauffe, dis-je prointant le signal lumineux marqué «TEMP».Elle piqua ses talons aiguilles en bordure de la banquette, prête à fctondir prour se défendre.Il fallait avoir du culot f)our croire que j'arrêtais dans l'intention de lui faire des avances! Une danseuse à gogo qui ne savait même pas lire! Ce n'était pas mon genre.Je sortis de la voiture, ouvris le capiot pjour apercevoir accrochés ça et là les lambeaux effilochés de la courroie du ventilateur.En d'autres circonstances j'aurais paniqué, mais je venais de lire le feuillet no 7 de lacques Brosseau, détaillant Shell à Sainte-Thérèse, indiquant comment se dépanner en pareil cas.Pour remplacer tempxjrairement une courroie, il suffit de prendre un collant féminin, de le tordre comme une corde, de le glisser sous la pioulie inférieure du moteur, de le tendre ensuite sur la pioulie du ventilateur, de faire un noeud et le tour est joué.Tout en débarrassant le moteur des lambeaux de courroie qui fondaient à la chaleur en dégageant une désagréable odeur de caoutchouc, je me dis que c'est la Providence qui m'avait envoyé mon auto-stoppeuse Un pieu honteux de n'avoir pas été plus chaleureux, je revins vers elle et, avec mon plus beau sourire, je lui demandai si elle n'enlèverait pas son collant pxiur me dépanner.\u2014 Vieux cochon! cria-t-elle, se jetant littéralement à bas de la voiture.Avant que j'aie pu lui donner des explications, elle se mit à courir comme une folle sur la route, caracolant sur ses hauts talons et appielant à l'aide de toute la force de ses pioumons.Je serais encore en panne si., deux agents de ta Sûreté n'étaient enfin venus me cueillir.\u2014 Paraît que ton moteur s'est échauffé! dit le plus costaud en m'accostant.Fie-toé sus nous autres, on va te r'froidir! «Un collant de dame, conclut justement la brochure, pieut le cas échéant remplacer la courroie du ventilateur et vous piermettre d'atteindre la prochaine station.» La «station» de piolice, oui! WESTCLOX Les Protecteurs, WESTCLOX fl\tIPbIMbU WW i ___________ Un avertisseur efficace pour les fenêtres\u2014 qui arrête un intrus avant qu\u2019il n\u2019entre! L\u2019Intrudalarm de Westclox peut se fixer discrètement aux cadres de fenêtres.Si un intrus essaie d'entrer à votre insu, l'alarme se fait entendre Un jet d\u2019acide carbonique active une alarme stridente d une telle intensité que l'intrus s\u2019enfuira rapidement! L\u2019Intrudalarm est efficace et bon marché.Facile à installer\u2014aucune batterie ni fil cause de tracas.MagneUd'v/m tm WESTCLOX \u2019 ALARME CONTRE LES INTRUS MAGNETALARM Ce nouveau détecteur de vol révolutionnaire s\u2019amorce et se désamorce de l\u2019intérieur et de l\u2019extérieur de la porte.Le nouveau Magnetalarm, un autre de la séné d appareils de protection de Westclox, utilise des champs magnétiques de force pour protéger votre demeure contre les intrus.L'appareil se monte à l\u2019intérieur de toute porte de bois sans la déparer et l\u2019unique clé magique à aimant permet aux membres de la famille d'entrer sans déclencher I alarme.S'il n'y a pas désamorçage de l'aimant, une forte alarme continue se fait entendre dès qu'on ouvre la porte.Le nouveau Magnetalarm est facile à installer et à utiliser, et il est garanti pendant un an par Westclox.WESTCL0X\u201e Men MC Marque de commerce Industries 23 juin 1979 -15 PAR IACQUES DE ROUSSAN Le 24 |uin 1834, une soixantaine de convives d'origine canadienne, anglaise, irlandaise et même américaine banquetaient tlans le |ardin de l'avocat montréalais |ohn McDonell, à l'emplacement actuel de la gare Windsor Présidait le banquet nul autre que lacques Viger, premier maire de Montréal et premier président de la Société Saint-lean-Baptiste On y porta de nombreuses santés à tendance politique à l'occasion de la tête nationale des Canadiens français, histoire de soutenir le moral de ceux qui défendaient les libertés fondamentales du peuple \"source de toute autorité légitime\".selon l'un des convives.N'ou-blions pas que ce premier banquet de la Société Saint-lean-Baptiste se déroula trois ans avant les troubles de I837-1838 Même si elle a fait la manchette des journaux de l'époque, dont La Minerve, qui appartenait au fondateur de la Société, Ludger Duvernay, cette scène ne semble pas avoir spécialement attiré nos peintres, le banquet du 24 juin 1834.pourtant, célèbre la naissance cJe la Société Saint-lean Baptiste, qui s'étendit d'abord à Québec (1843).puis par toute la province, enfin partout où se trouvent des Canadiens français.C'est d\u2019ailleurs la Société Saint-lean Baptiste qui fit proclamer en ll)27 le 24 juin jour férié dans la province de Québec et fête nationale des Canadiens français.Le tableau le plus important qu'on connaisse en rapport avec le banquet de fondation mesure 46\"sur71\" et est l\u2019oeuvre de Lorenzo de Nevers, frère cadet de l'écrivain Edmond de Nevers, né à la Baie-du-Fè-vre en 1877 et décédé à Woonsocket (Rhode Island) en 1967.Cette peinture, qui date de 1939, appartient à l'Association canado-américaine de Manchester (New Hampshire) L\u2019artiste l'aurait exécutée de mémoire d'après un petit tableau de Charles Franchère, daté de 1904, représentant ce même banquet et qui se trouve dans les locaux de ta Société Saint-lean-Baptiste de Montréal Lorenzo de Nevers a représenté la scène du banquet avec, (tour fond do décor, le Saint-Laurent, comme pour symboliser cette liberté qui était le centre des revendications nationales de l'époque.En fait, le peintre a idéalisé la scène au moment où un étudiant Georges-Etienne Cartier, entonne un ( hanl de sa composition: Ô Canada, mon pays mes amours! Ce chanteur improvisé allait devenir, en 1858.premier ministre du Canada.Lorenzo de Nevers fut l'un des nombreux Canadiens français à taire leurs études artistiques à Paris, au tournant du siècle II y arriva à l'âge de 17 ans et y resta une quinzaine d\u2019années.De retour au pays, il continua sa carrière d'abord à Montréal mais, devant l'incompréhension de ses compatriotes, il s'exila aux Etats-Unis, plus particulièrement à Central Falls (R I ), tout en ouvrant des studios à Woonsocket.Providence, Montréal et même New York II ne tenait pas en place.Travailleur infatigable, il laissa plus de 2 (XXI tableaux éparpillés un peu partout mais dont plusieurs subsistent t6- 23juin 1979 NOTRE PREMIÈRE SAINT-JEAN, EN 1834 Le banquet sur I herbe L.WW* i encore à Manchester, ville où il se mêla ' intimement à la vie des Franco-Amêri-I cains originaires du Québec, dont il fit j de nombreux portraits.Comme peintre de sujets religieux, ; l'une de ses toiles, le Christ de /a reconciliation, est restée célèbre Lorenzo de Nevers l'offrit à Pie XII, au début de son règne et, depuis, elle fait partie des collections du Vatican.Elle fut également reproduite à des milliers d'exemplaires par les bénédictins de Saint-Benoît-du-Lac et c'est ainsi qu'elle orna bien des maisons à l'époque.En outre.Lorenzo de Nevers peignit une Immaculée-Con-cepfionpour le Séminaire des Oblats, à Chambly, où on peut encore la voir dans l'ancienne chapelle Créée en 1937, cette oeuvre est aujourd'hui menacée de des- truction par un projet de transformation de la chapelle en dortoir pour déficients mentaux (le Séminaire appartient depuis bientôt deux ans au ministère des Affaires sociales).D'ici quelques mois, la réalisation de ce projet fera disparaître la voûte sur laquelle elle est directement peinte.Un citoyen de Eongueuil, le sergent-détective lean-lacques Boisvert, cousin éloigné de l'artiste (les de Nevers sont devenus Boisvert au début du XIXe siècle), fait de nombreuses démarches pour conserver cette oeuvre de notre patrimoine religieux C'est l'une des rares (teintures de Lorenzo de Nevers qu'on trouve encore au Québec Merci, Lorenzo de Nevers, et bonne Saint-lean-Baptiste à tous!.Dans le tableau intitulé La Saint-lean-Baptiste, on voit l'étudiant Georges-Étienne Cartier chantant son ô Canada, mon pays mes amours Étaient également présents, entre autres, Louis-Hippolyte Lafontaine, L - G.de Lorimier, lohn McDonell, Sabrevois de Bleury, E.B.O'Callaghan, Jacques Viger.Ce tableau appartient à l\u2019Association canado-américaine de Manchester Ci-contre, Lorenzo de Nevers.Ci-dessous, L'Immaculée-Conception, dans la chapelle du Séminaire des Oblats, à Chambly.PSjTT! L'HISTOIRE, PETITE ET GRANDE La semaine dernière, Edouard Doucet signait, dans cette colonne, sa deuxième chronique.Et ce n'est pas un hasard s'il s'agissait, comme dans sa première, d'histoire.Notre ami Edouard, qui est rédacteur à Perspectives depuis les débuts de notre magazine, est en effet un passionné d'histoire, président, depuis trois ans.de la Société d'histoire de Longueuil, fondée en 1971 \u2014 Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l'histoire ?\u2014 Il y a 15 ans, j'ai acheté un livre, l'île d'Orléans de Pierre-Georges Roy, édité en 1928 Ce fut le coup de foudre: j ce livre m'a mis en contact avec le berceau de la civilisation québécoise, avec notre Moi collectif profond.On était loin de Séraphin Poudrier.Mon deuxième coup de foudre, ce fut la découverte du comté de Charlevoix, qui procède des mêmes sources que l'île d'Orléans.\u2014 Pourquoi la petite histoire et non la grande?\u2014 Peut-être parce que je ne suis pas un historien patenté.Et pour être méchant, je pourrais ajouter, parce que j'aime l'histoire.Mais soyons sérieux: Quelqu'un a déjà dit qu'il n\u2019y a plus et qu'il n'y aura jamais plus d'historien national au Québec \u2014 Nous en avons eu deux, non?\u2014 Oui, François-Xavier Carneau, au siècle dernier, et Lionel Groulx \u2014 également au siècle dernier disent les mauvaises langues.\u2014 Et pourquoi a-t-on dit qu'il n'y en aurait plus d'autre?\u2014 Les historiens modernes sont des scientifiques.Ils travaillent sur des matériaux et se méfient des idées.Remarquez qu'ils trouvent des choses fort intéressantes.Mais leur talon d'Achille, c'es \\ n'ont pas le sens de la synthèse, ou qu'ils ne veulent pas l'avoir \u2014 Pourquoi?\u2014 Ils ont perdu la vieille tradition élitiste de la culture.On méprise aujourd'hui le mot élite, qui a été galvaudé.Mais il a encore un sens, qui est l'excellence dans l'art qu'on exerce.\u2014 Qu'ont fait alors nos historiens nationaux?\u2014 Ils ont fait l\u2019histoire politique du Québec.C'est fait, bravo.Maintenant il faut étudier la société québécoise.Et c'est ce que font les |eunes historiens Mais il faudra bien un jour que Edouard Doucet quelqu'un \u2014 ou un groupe ou une institution \u2014 fasse la synthèse de tout Ça \u2014 En attendant, vous apportez votre pierre à cette histoire de la société québécoise \u2014 Mon but, c'est de boucher des trous de notre mémoire collective.L'histoire est à un peuple ce que la mémoire est à l'individu.\u2014 Et ce qu'on appelle le patrimoine, c\u2019est quoi au juste?\u2014 Le patrimoine, c'est l'héritage.C'est ce que ceux qui nous ont précédés nous ont laissé.\u2014 Et ça comprend.\u2014 Le patrimoine bâti (les édifices anciens), folklorique, généalogique, historique au sens de la petite histoire, archéologique, ethnologique, etc.C'est très vaste.\u2014 Et c'est de tout cela que vous voulez entretenir nos lecteurs dans cette colonne?\u2014 Modestement, oui Mais avec comme but d'intéresser.Et j'espère que j'y réussis.D'ailleurs, en faisant cette chronique, j'apprends mois aussi.N'est-ce pas merveilleux?lean Bouthilletfe LA SEMAINE PROCHAINE A l\u2019orée des grandes vacances, nous vous offrons, dans notre prochain numéro, un tour du Québec Survol rapide avec Réjean Tremblay, la route du nord (de Montréal) avec Pedro Rodrigues; des coins et recoins de l'Estrie avec |ac-ques Coulon, et un petit guide du plein air par Thérèse Dumesnil 23 juin 1979 - 17 71 i*WUf O**' 'Xiisjf.Il suffit de les nommer.et de les déguster ,v % MARCO OLIVER» _____ \u2022 iABtamEnuisaiie Les fraises sont le printemps retrouvé, la fraîcheur, le bonheur de vivre! Il n'y a même pas à faire leur éloge.Je ne connais personne qui mange des fraises parce qu'elles sont excellentes pour sa santé On choisit cette friandise à nulle autre pareille simplement parce qu'elle nous met l'eau à la bouche.Mais n'est-il pas agréable de considérer aussi que les fraises constituent une bonne sourse de vitamine C et qu'une tasse de ces superbes petits fruits, nature, n'ajoute que 55 calories à notre addition?J'en ai fait ici de simples et grands desserts.CARRÉS AU CARAMEL ETAUX FRAISES % de tasse de beurre ramolli Vi de tasse de cassonade, mesurée bien tassée 1Vi tasse de farine à tout usage, tamisée de cuil.à thé de sel 1h tasse de noix de coco en flocons h tasse de sucre V« de cuil.à thé de cannelle 3 tasses de fraises tranchées (environ 1 chopine) Crème glacée à la vanille Chauffer le four à 375° F Avoir sous la main un moule à gâteau de 13 x 9 x 2 pouces.Bien travailler ensemble le beurre et la cassonade.Ajouter la farine, le sel et la noix de coco et bien mêler, d'abord à la fourchette, ensuite directement avec les doigts, jusqu'à l'obtention d'un mélange grumeleux.Presser un peu plus de la moitié de ce mélange dans le moule, pour en recouvrir uniformément tout le fond.Ajouter le sucre et la cannelle aux fraises et remuer le tout, délicatement.Etendre les fraises sur la croûte dans le moule.Parsemer les fraises de ce qui reste du mélange grumeleux et presser le tout, délicatement.Cuire au four, 35 minutes ou jusqu'à ce que ce soit d'un beau doré Laisser tiédir, couper en gros carrés et retirer du moule avec une spatule à oeufs.Mettre les carrés dans des assiettes, couronner chacun d'une boule de crème glacée et servir immédiatement (8 portions) 13* va, bien mon pour Taire une vraie bonne limonade!\u201d Les fabricants du jus de citron le plus populaire présentent la limonade Realemon: la seule limonade en cristaux à saveur naturelle de citron avec pulpe de citron véritable.Additionnée de vitamine C. H BAGATELLE AUX FRAISES 2 chopines de fraises, réduites en purée y\u201e de tasse de cointreau, de curaçao ou d'une autre liqueur à l'orange (facultatif) Gâteau au lait chaud (notre recette) Crème aux oeufs (notre recette) Petites fraises entières ou grosses fraises tranchées Sucre à glacer V« de tasse d'amandes rôties, en aiguillettes Crème fouettée sucrée (facultatif) Réduire les fraises en purée en les écrasant ou en les passant au mélangeur électrique.Ajouter la liqueur à l'orange et mêler.Fendre les gâteaux, à l'horizontale, pour en faire 4 minces galettes.Mettre l'une d'elles dans un plat à soufflé de 8 pouces de diamètre, ou dans un bol de 2 pintes.La bagigeonner de la moitié de la purée de fraises.Couvrir d une autre galette de gâteau.Etendre la crème aux oeufs sur le tout et couvrir de la troisième galette.A|outer le reste de la purée de fraises.Couper le morceau de gâteau qui reste en 8 pointes Disposer ces pointes sur la préparation en les pressant délicatement dans les fraises pour que celles-ci émergent un peu entre les pointes.Couvrir et réfrigérer plusieurs heures ou jusqu'au lendemain Décorer le plat, au moment de servir, d'une couronne de fraises entières ou de tranches de fraises se chevauchant Saupoudrer de sucre à glacer, généreusement au centre de la bagatelle et plus légèrement sur les fruits, tout autour.Parsemer le centre du plat des amandes et le décorer, si on le désire, de rosettes de crème fouettée.(8 portions) Gâteau au lait chaud 2 oeufs 1 tasse de sucre cuit, à thé de vanille 1 tasse de farine à tout usage, tamisée 1 cuil.à thé de poudre à lever v« de cuil.à thé de sel Vj tasse de lait 1 cuil.à table de beurre ou de margarine Chauffer le four à 350° F.Graisser et enfariner 2 moules à gâteau de 8 pouces de diamètre Bien battre les oeufs Ajouter le sucre et la vanille, en battant.Tamiser, dans le mélange, la farine, la poudre à lever et le sel et mêler le tout.Chauffer, jusqu'au point d'ébullition, le lait auquel on aura ajouté le beurre ou la margarine Ajouter au premier mélangée! bien battre Mettre la pâte dans les moules.Cuire au four.25 minutes ou jusqu'à ce qu'une légère pression du doigt au centre des gâteaux ne laisse aucune empreinte.Laisser refroidir dans les moules 10 minutes, démouler ensuite les gâteaux et les laisser refroidir sur des clayettes Crème aux oeufs V« de tasse de sucre V* de cuil.à thé de sel 3 cuil.à table de farine 1\ttasse de lait 2\tjaunes d'oeufs, bien battus 1\tcuil.à thé de vanille 2\tcuil.à thé de zeste d'orange râpé Vi tasse de creme double (35 p.c.) Mêler parfaitement, dans une petite casserole, le sucre, le sel et la farine.Ajouter le lait, en brassant.Cuire à feu moyen, en brassant constamment, jusqu'à ce que la préparation bouille et soit épaisse et lisse.Continuer la cuisson 1 minute, à feu très bas Retirer du feu Ajouter, aux jaunes d'oeufs, environ la moitié du mélange bien chaud, petit à petit et en brassant Remettre le tout dans la casserole.Chauffer à feu moyen, en brassant constamment, jusqu'au moment où l'ébullition reprend.Laisser refroidir.Ajouter alors la vanille et le zeste d'orange Fouetter la crème et l'incorporer à la crème aux oeufs refroidie SORBET AUX FRAISES 1 tasse de lait 1 enveloppe (1 cuil.à table) de gélatine en poudre 1 tasse de sucre Vi cuil.à thé de sel 3 tasses de lait 1 tasse de purée de fraises fraîches (voir note) 1 cuil.à table de jus de citron Mettre 1 tasse de lait dans une petite casserole.Saupoudrer de la gélatine et laisser reposer 5 minutes.Chauffer à feu doux, en brassant, jusqu'à ce que la gélatine soit dissoute.Ajouter le sucre et le sel et brasser pour faire fondre le sucre Retirer du feu.Mêler, dans un bol, 3 tasses de lait, la purée de fraises et le jus de citron Ajouter la gélatine dissoute, en brassant Verser dans un moule de métal de 13x9x2 pouces et congeler jusqu'à ce que le mélange soit jjartiellement pris Mettre dans un bol bien refroidi et battre, au batteur rotatif, jusqu'à ce que le mélange soit lisse.Travailler rapidement pour que le mélange ne fonde pas.Remettre le tout dans le moule de métal, couvrir et congeler jusqu'à ce que ce soit ferme (8 portions) Note: j)our faire la purée, utiliser des fraises bien mûres et les passer au mélangeur électrique ou au tamis.23 juin 1979 - 19 extérieur des steaks, côtelettes, rôtis, dindes, brochettes le tout cuit ^\tà la perfection Bromont Cap-de-la-Madeleine Les Cèdres Hawkesbury, Ont.La Malbaie Montmagny Ottawa.Ont.Papineauville Rivière-du-Loup Rouyn St-Constant St-Paul de Jolietle St Romuald Sept-lles Sherbrooke Thetford-Mines Val David Val D Or Vimont Il y a certainement un barbecue Supérieur Propane convenant à votre patio et à votre portefeuille Aucun gâchis ni saleté avec le propane Voyez tous les attrayants modèles Vous trouverez des modèles mobiles et de luxe à la succursale la plus proche de chez vous VISA Utilisez votre Chargex ou Master Charge I PRO PROPANE LTEE MÉFIEZ-VOUS DE CET OISEAU! V\\ * £,4 ___i BISCUITS cooKies J Biscuits m IOREOB .^COOklhS ¦ -lÆ un- Aii mirr-.¦ llr .mu, BISCUTS COOKjtS 4.\t* \u2019 %\t* ?\t* Il a l\u2019habitude d\u2019attaquer d'abord le centre de crème à la vanille.(Il a le bec parfait pour les besoins de la cause.) Il se nourrit exclusivement de biscuits Oreo (souvent mal acquis).Le Corbeau Oreophage.Il attend la nuit et le confort de son nid pour savourer les côtés en biscuit au chocolat.Il vole les biscuits Oreo laissés sans surveillance.(Attention aux coins noirs de vos armoires!) faire croire qu\u2019il part alors qu\u2019il arrive).Tout noir qu\u2019il est, il passe des nuits blanches à croasser: \u201cM.Christie, vous faites de bons biscuits!\u2019 M.CHRISTIE.VOUS FAITES DE BONS BISCUITS."]
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