Le soleil, 22 octobre 1996, Cahier B
[" EDITORIAL ?OPINIONS Cahier B LE SOLEIL Le mardi 22 octobre 1996 DOLLAR 74,27 ( US +0,0124 OR 381,90$ US + 1,80 ARGENT 6,790$ -0,022 QUESTIONS D'ARGENT MONTRÉAL 2732,43 +11,03 TORONTO 5518,08 + 25,48 NEW YORK 6090,87 -3,36 87 millions $ offerts à ¦%\ti\t¦¦\t( DORVAL (PC)\u2014La société Bombardier est assurée d\u2019obtenir une contribution fédérale de 87 millions $ si elle décide d\u2019aller de l\u2019avant avec le lancement de la version allongée de l\u2019aéronef Regional Jet de Canadair (CRJ-X) de 70 sièges.La décision à ce sujet sera prise à la fin du mois de novembre.REMBOURSABLE Le premier ministre Jean Chrétien était de passage hier au hangar de Bombardier de Dorval pour annoncer publiquement cette offre d\u2019investissement remboursable.Dans un marché potentiel de 2000 appareils d\u2019avions de ce type pour les 20 prochaines années, Bombardier estime être en mesure de vendre 400 de sa version allongée du Regional Jet.C\u2019est d\u2019ailleurs si Bombardier atteint cet objectif que le gouvernement fédéral sera entièrement remboursé, a mentionné le ministre fédéral de l\u2019Industrie, John Manley.L\u2019offre fédérale représente le quart des investissements admissibles en R&D.Pour sa part, le président du conseil et chef de la direction de Bombardier, Laurent Beaudoin, a soutenu que l\u2019offre fédérale constituera « un argument de poids » quand viendra le moment d\u2019arrêter une décision.\t\t $ milliards\t\t zt>\t\t* 20 15 10 s °\t\t \t/v\t \t\t °\t\t \t1982 \u2014 1995\t Source Statistique Canada\tINEOGRAPHIE PC/LE SOLEIL 23 milliards $ en REÉR OTTAWA (PC) \u2014 Les Canadiens ont investi un montant record de 23 milliards $ dans des régimes enregistrés d\u2019épargne retraite (REÉR), en 1995.Selon Statistique Canada, ils avaient droit d\u2019y mettre jusqu\u2019à 153 milliards $.Pas moins de 5,7 millions de contribuables \u2014 un autre record \u2014 ont investi dans un REÉR, soit environ 350 000 de plus qu\u2019en 1994.Ce nombre représente 29% de tous les citoyens qui devaient remplir une déclaration de revenu pour 1995, contre 27% en 1994.Quant à la valeur des contributions à des REÉR, elle a augmenté de 8% par rapport à 1994 et presque doublé comparé à 1990.En outre le cotisant moyen était âgé de 42 ans, soit un an de moins que pour 1994; cette personne disposait d\u2019un revenu d\u2019emploi médian de 34 600$, en hausse de 400$ sur l\u2019année précédente.À l\u2019échelle nationale en 1995, la cotisation médiane était de quelque 2400$, stable par rapport à 1994.Au Québec, elle était de 2000$ (2200$ chez les hommes, 1700$ chez les femmes) contre 2600$ en Ontario.COMMERCE DE DÉTAIL Les ventes piétinent OTTAWA (PC) \u2014 Les dernières données provisoires de Statistique Canada montrent que la croissance de la consommation reste faible au pays.Durant le mois d\u2019août, les ventes au détail ont dans l\u2019ensemble baissé de 0,4%, par rapport à juillet, pour totaliser 17,9 milliards $.Au total des huit premiers mois de l\u2019année, les ventes au détail n\u2019ont augmenté que de 1,4%, comparé à la même période de l\u2019année précédente.Et en tenant compte de la variation des prix, ces ventes ont en fait diminué de 0,1 %.Au mois d\u2019août, même le secteur de l\u2019alimentation a vu ses ventes régresser de 0,4%, après des hausses de 1,9 et 0,4 % en juillet et en juin.VENTES AU DÉTAIL (désaisonnalisée) Milliards de dollars m a m j j a Il I I I I II août 95 juillet 96 août 96 \t\t\t\t Milliards de dollars Sourc* Statistique Canada HNfOGRAPHIE.PC / LE SOLEIL L\u2019 I M AG I IM AT I O IV AU TRAVAIL ' 1 LE PATRICE LAROCHE SOLEIL Les deux fondateurs de Viatel, Gabriel Germain (à gauehe) et Jacques Delisle, ont développé une nouvelle façon de revendre des propriétés sans intermédiaire.S\u2019élancer dans le creux de la vague Deux chômeurs proposent un système de vente immobilière différent Caty Bérubé Le Soleil QUÉBEC \u2014 Se lancer en affaires est un défi en soi.Le faire dans une période creuse, comme celle qu\u2019a traversée l\u2019industrie de l\u2019immobilier l\u2019an dernier, l\u2019est doublement.C\u2019est pourtant ce qu\u2019ont fait Gabriel Germain et Jacques Delisle en fondant Viatel Québec, une entreprise spécialisée dans la mise en marché de propriétés.Les deux associés ont commencé à mijoter leur projet à l\u2019automne 1994.«Nous étions tous les deux sans emploi et nous voulions créer notre propre gagne-pain », raconte Gabriel Germain, qui a été gérant d\u2019une pharmacie pendant sept ans.Son associé, Jacques Delisle, a oeuvré dans l\u2019industrie immobilière pendant trois ans, en plus d\u2019avoir travaillé pour la Société canadienne des postes et d\u2019avoir baigné dans le monde des assurances.« Nous savions que des entreprises offraient ce genre de services aux États-Unis, en Europe et ailleurs au Québec, mais qu\u2019il n\u2019y en avait pas ici.Voyant un potentiel de ce côté-là et sachant qu\u2019une forme d\u2019aide au démarrage d\u2019entreprise devenait disponible avec le Plan Paillé, nous avons décidé de nous lancer en affaires.Le programme fédéral PPE (prêt aux petites entreprises) nous a aussi donné un coup de pouce pour l\u2019achat d\u2019équipements».raconte Jacques Delisle.LE CREUX DE LA VAGUE Ils ont pris leur décision au moment où l\u2019industrie immobilière connaissait l\u2019une de ses plus mauvaises périodes en termes de revente de maisons.« Notre nouvelle façon de mettre en marché les résidences arrivait à point, puisque les méthodes traditionnelles semblaient moins efficaces pour la revente de propriétés», dit M.Germain.« La valeur des maisons a diminué et les gens n\u2019ont plus les moyens d\u2019avoir recours à des agents immobiliers.Le 7% de commission qu\u2019il faut donner au courtier fait souvent la différence entre vendre sa résidence à perte et arriver à égalité avec le prix qu\u2019on a payé.Avec notre méthode de mise en marché, le prix affiché est plus près de la réalité puisqu'il n\u2019est pas gonflé par la commission », ajoute M.Delisle.APPRENDRE DE SES ERREURS Les débuts des deux entrepreneurs n\u2019ont pas été des plus faciles.«Quand on part quelque chose de nouveau, il faut convaincre les gens.Notre première maison inscrite et notre première vendue ont représenté de véritables défis à relever», admet M.Delisle.Tout a commencé à bien aller lorsque Viatel a lancé son magazine, qui présente des résidences accompagnées de leur description.Leur guide, qui est publié aux six semaines et distribué dans diverses places d\u2019affaires, présente maintenant près de 200 propriétés.Avec un peu de recul, les deux associés se rendent compte qu\u2019ils ont commis des erreurs avant d\u2019en arriver là.« Nous avons perdu nos six premiers mois à vouloir diviser la région en secteurs que nous aurions cédé sous forme de franchises.Au lieu de faire cela, il aurait été préférable de chercher des prospects », confie M.Delisle.La recherche de clients a demandé beaucoup d\u2019efforts et de longues heures de travail.« Nous sommes rendus à 1,25$ de l'heure», dit en riant M.Germain pour expliquer que leur salaire est peiit en comparaison du nombre d\u2019heures travaillées.Mais leurs efforts ont porté fruit puisque depuis janvier.45 des 170 résidences inscrites chez eux ont trouvé preneurs, soit une proportion de 25 %.Viatel Québec, qui fêtera son deuxième anniversaire de fondation en janvier, emploie maintenant huit personnes.RENDRE VISIBLES LES MAISONS Le rôle de Viatel Québec consiste à donner de la visibilité aux propriétés à vendre en combinant divers supports publicitaires.« Nous installons une pancarte devant la maison, nous plaçons une annonce dans un quotidien et nous publions une description détaillée dans notre revue », explique M.Germain.Viatel met également à la disposition de ses clients un système de boîtes vocales que les personnes intéressées peuvent consulter 24 heures sur 24, sept jours par semaine.« Ils entendent le prix et la description complète de la maison.S\u2019ils sont intéressés, ils appuient sur une touche et leur appel est directement acheminé au propriétaire de la résidence », explique M.Delisle.Les clients de l'entreprise pourront aussi faire connaître leur résidence sur Internet, puisque Viatel devrait avoir son site au début du mois de novembre.La prochaine étape sera la visite virtuelle des maisons, que les deux associés rêvent de développer au cours des prochaines années.Ce service avait déjà fait ses preuves aux États-Unis Des boîtes vocales aident les clients à s\u2019y retrouver GRAND Solde d'habits de neige 89\".299 A PARTIR de \u2022Place Ste-Foy \u2022Galeries de la Capitale 4144 LE SOLEIL Lk MARDI 22 OCTOBRE 1996 B 2 UESTIO Ml HIT SONDAGE La plupart des gens ne pensent pas que l\u2019agriculture menace l\u2019environnement Rejean Lacombe Le Soleil ¦ QUÉBEC \u2014 La vision qu\u2019ont une bonne majorité de Québécois des effets de l\u2019industrie agricole sur l'environnement n\u2019a rien d\u2019apocalyptique.Tout au contraire.Selon un sondage scientifique réalisé par SOM pour le compte de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), dont LE SOLEIL a obtenu copie, il ressort clairement qu\u2019une majorité de Québécois ont une image plutôt positive de cette industrie.Ce sondage SOM a été réalisé entre le 27 septembre et le 2 octobre auprès de 1000 personnes.De ce nombre, on retrouve 32 producteurs agricoles.Même la controversée industrie porcine qui est au banc des accusés depuis plusieurs mois y trouve son compte.Toutefois, les personnes interrogées sont ____________________ plus critiques à l\u2019endroit de cette industrie qu\u2019en ce qui concerne les autres secteurs de l\u2019agriculture.Ainsi, 79% des ____________________ Québécois se disent tout à fait (30%) ou plutôt d\u2019accord (49%) sur le fait que les producteurs agricoles sont respectueux de l\u2019environnement.Mais, lorsqu\u2019il s\u2019agit des producteurs de porc, cette évaluation chute à 50 % tandis que 33 % des Québécois estiment que ces producteurs ne sont pas respectueux de l\u2019environnement.Il faut toutefois noter que 17% des personnes interrogées ne se pronon- Près des fermes, 14% seulement sont incommodés cent pas sur cette question.ODEUR ET BRUIT Bilan tout aussi renversant lorsqu'il est question des odeurs et de pollution par le bruit en milieu agricole.Ainsi, 84% des gens interrogés qui demeurent de un à cinq kilomètres d'une ferme, mentionnent que les odeurs que dégagent les bâtiments de ferme ne les incommodent pas.Seulement 14% avouent que ces odeurs les dérangent parfois (9%), assez souvent (5%) ou très souvent (2%).Par ailleurs, le bruit des séchoirs à foin n\u2019importune pas outre mesure les personnes qui demeurent dans le voisinage des fermes.En fait.90% des d\u2019entre elles avouent que ces bruits ne les dérangent jamais et 7% opinent que ces bruits les dérangent rarement.Il est pour le moins intéressant de noter un phénomène particulier.Ainsi, les gens qui habitent près d\u2019une ferme ont moins tendance à dénoncer la pollution par le bruit et les odeurs que leurs compatriotes qui vivent loin de la ferme.ARCHIVES Les gens considèrent généralement que l\u2019agriculture québécoise est efficace et offre des produits de qualité.De plus, 48% des Québécois déclarent que les odeurs liées à l\u2019épandage de fumier sur les terres agricoles ne les ont «jamais» incommodés, alors que 20% précisent que ces mêmes odeurs les ont «rarement» importunés.Environ 4% disent avoir été « très souvent» incommodés, 10% «assez souvent» et 17% avouent que «parfois », ils sont importunés.RÈGLEMENT CLICHE De plus, le fameux règlement gouvernemental touchant la pollution par la poussière, l'odeur et le bruit qui a attisé la colère des producteurs agricoles est connu par le quart des Québécois.De ce nombre, 63% des gens se disent tout à fait d\u2019accord ou plutôt _________________ d\u2019accord avec le règlement alors que 37% sont en désaccord.Mais, les données changent rapidement lorsque les sondeurs veulent découvrir la per-ception des gens devant l\u2019hypothèse que le règlement Cliche oblige les producteurs à utiliser plus d\u2019engrais chimiques.Dans ce cas, 83% des Québécois sont en désaccord contre 17% qui approuvent cette méthode.Dans la même foulée, les sondés se 49% s\u2019en remettent au MEF et 24% aux agriculteurs APPRIVOISEZ LE ' VJ k J , lisWS08M.h» mm >.sis VII tjM/tti \u2022iiffre d une V> *v« mi»m»nt irwul \"«j *
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