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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 10 novembre 1989
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1989-11-10, Collections de BAnQ.

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SEMPERIT® LE PNEU HIVER NE ET TESTÉ A l) COEUR DES ALPES Mwitréil - Honatenlurr 405 dr I'liupnlnir, 393-3505 I »>»l - Chomcdo 1495, de* I juirrnltde*.669-3141 Vol.LXXX No 261 ?Neige fondante Max 6 Détail page 6.Montréal, vendredi 10 novembre 1989 CôieNou g«p«»i« nouvmu Biun*wick tsocent» Toronto aocem» 50 CENTS La RDA ouvre le Mur de Berlin « Personne ne sera refoulé », assure la RFA d'après AFP et Reuter BERLIN-EST (Reuter) — Le Mur de Berlin a commencé hier à « s'écrouler », alors que les autorités est-allemandes ont annoncé officiellement que les citoyens de RDA, qui manifestent depuis plusieurs semaines en faveur de la démocratie dans leur pays, pourraient franchir librement le Mur et voyager là où ils le désirent, quand ils le désirent.Deux heures et demie après l’annonce de l’ouverture de la frontière inter-allemande, plusieurs dizaines d’Allemands de l’Est ont franchi hier soir le Mur de Berlin pour se rendre à Berlin-Ouest sans encombres et sans formalités, ont constaté de nombreux témoins sur place.C’est une rupture spectaculaire avec une politique dont le Mur était le symbole, un symbole longtemps considéré comme la « raison d'être » de ce pays communiste, jusqu’à tout récemment un des plus «durs».Guenter Schabowski, responsable des médias au sein du bureau politique du Parti socialiste unifié (SED, communiste), a annoncé cette décision historique au cours d’une conférence de presse, en précisant qu’elle entrait en vigueur immédiatement.Elle intervient à la suite de la fuite vers la RFA de 225 000 Allemands de l'Est depuis le début de l'année et alors que Bonn estime que plus d'un million d'autres pourraient être tentés de les suivre.Avec l'organisation d'élections libres, la liberté totale de déplacement à l’étranger était la principale revendication des centaines de milliers de manifestants qui ont défilé ces dernières semaines dans plusieurs villes de RDA.Elle marque une concession énorme dans un pays qui n’avait pas hésité à ériger le Mur de Berlin en 1961 et un épais rideau de barbelés à ses frontières pour décourager l’exode de ses ressortissants.« Aujourd'hui, la décision a été prise de rendre possible à tous les citoyens de quitter le pays par les postes-frontières est-allemands », a déclaré Schabowski en réponse à une question sur le nouveau projet de loi sur les voyages à l’étranger préparé par les autorités.Il a souligne que les candidats au départ devraient être munis de visas de sortie, mais que tous les commissariats de police avaient reçu pour instruction de les délivrer sans délai.Interrogé sur l’utilité du Mur de Berlin dans ce nouveau contexte, Schabowski a énuméré plusieurs au- tres facteurs, comme l'existence de deux blocs militaires en Europe, l’OTAN et le Pacte de Varsovie II est difficile de juger dans l’immédiat de l'impact d’une telle décision sur les candidats potentiels au départ ou les réfugiés de RFA.À Bonn, une source proche du ministère de l’Intérieur a déclaré que l’Allemagne de l’Ouest était prête à accueillir tous les émigrés.« Personne se sera refoulé », a-t-on déclaré.Auparavant, le ministre de l’Intérieur Wolfgang Scheuble avait réaffirmé qu’aucun Allemand de l’Est ne serait refoulé de RFA, mais que les nouveaux arrivants devaient s’attendre à des conditions d'hébergement sommaires pour une longue période.« Pour cette raison, et à cause de l’hiver qui approche, chaque Allemand d’Allemagne de l’Est doit bien réfléchir avant de venir ici », a-t-il dit.Interrogé par la télévision est-allemande, Hans-Jochen Vogel, chef de l’opposition social-démocrate ouest-allemande, a appelé les candidats au départ à rester dans leur pays pour y oeuvrer en faveur de la démocratie.L’agence officielle ADN a rapporté de son coté que des militants Voir page 10 : Mur de Berlin PHOTO AP Des Berlinois de l'Ouest ont fêté hier du côté Est du célèbre « Checkpoint Charlie », l'ouverture du Mur.Des dizaines d'Allemands de l’Est ont franchi sans encombres le Rideau de Fer peu de temps après l'ouverture.PHOTO PC Furieux, le premier ministre Brian Mulroney a sévèrement réprimandé le premier ministre de Terre-Neuve Clyde Wells au sujet de sa position constitutionnelle.Lech Walésa vient courtiser l’Amérique Le leader polonais à Mirabel aujourd’hui François Brousseau LE GRATIN montréalais se pressera cet après-midi à l’aéroport Mirabel, où passera en coup de vent le syndicaliste le plus célèbre du monde, en route vers Ottawa, Toronto, Washington et Caracas.Lech Walesa, le légendaire opposant politique devenu commis-voyageur et super-ambassadeur itinérant de la Pologne, commence aujourd’hui au Québec une tournée en Amérique qui durera deux semaines.Le point cul-Volr page 10 : Walesa Le Quebec refuse d engager Hydro Quebec le dialogue avec Terre-Neuve fermer Manie 5 Bourassa s’absente pendant l’exposé de Wells J“nv °u,,csne Bernard Descôteaux ", t.de notre bureau d'Ottawa LE QUEBEC refuse d’engager le débat avec Terre-Neuve estimant qu’il est présentement inutile de vouloir tenter un rapprochement avec cette province sur l’accord du lac Meech compte tenu des positions prises par son premier ministre, Clyde Wells.Tel est le sens du geste qu’a posé hier le premier ministre Robert Bou rassa en quittant la salle de conférence des premiers ministres alors qu’allait s’engager avec le premier ministre Clyde Wells un débat autour de cet accord Après avoir écouté le premier ministre Wells pendant quelques minutes expliquer les raisons pour lesquelles il rejette cet accord, M.Bou- rassa a en effet pris prétexte de communications urgentes pour bouder la dernière partie de l’exposé de son homologue.Il n’est revenu que beaucoup plus tard, juste avant que la partie publique de la conférence ne prenne fin.Par ce geste, le premier ministre québécois se mettait en position de ne pas avoir à débattre avec M Voir page 10 : Le Québec Le fossé se creuse entre Mulroney et Clyde Wells Ottawa admet qu’une entente avec Terre-Neuve est impossible Devant les caméras de la télévi- du lac Meech.ÜÜintal Hébert sion nationale qui diffusait la scène Toute la journée, les premiers mi- - de noire bureau d'Ottawa en direct, et en présence de tous nistres avaient attendu que vienne le leurs collègues, le premier ministre tour de Terre-Neuve de prendre la LES MASQU ES sont tombés à la Brian Mulroney et son homologue de parole.conférence des premiers ministres.Terre-Neuve se sont empoignés ver- Avec une seule question en tete.Dès la première journée de la ren- balement sur l’accord du lac Meech.après un souper orageux la veille, contre à onze, Terre-Neuve et Ot- Un échange qui a complètement Clyde Wells allait-il mettre de l’eau tawa ont étalé publiquement leurs démoli l’hypothèse de mettre rapi- dans son vin, lui qui jurait à son ar-profondes divergences constitution- dement Terre-Neuve sur la même rivée à Ottawa que rien ne le con-nelles.longueur d’ondes que les partisans Voir page 10 : Fossé Bernard Landry juge plausible l’idée d’un référendum de Bourassa sur la souveraineté «Le PQ serait solidaire», soutient le candidat à la vice-présidence Robert Bourassa témoigne d’une Plwre O’Neill tendance naturelle à renier ses con ¦ - - vidions.À cet égard, il rappelle qu’a- près avoir cogité avec René Léves-SI JAMAIS une nouvelle humiliation que sur l’option souverainiste en du Québec de la part du Canada an- 1967, Robert Bourassa lui a fait faux glais incitait le premier ministre bond P°ur préférer la voie la plus ra-Bourassa à tenir un référendum en pide vers la magistrature suprême vue de réaliser la souveraineté poli- du Québec, la fonction de premier tique, il faudra que le Parti québé- ministre.cois subordonne la partisanerie à son Ce qui ne fait aucun doute dans idéal et fasse preuve de solidarité.l’esprit de Bernard Landry, c’est que Cette hypothèse d’un virage cons- chez Robert Bourassa les convic-titutionnel de Robert Bourassa, l’ex- Dons ne l’emporteront jamais sur la ministre Bernard Landry ne l’écarte soif du pouvoir.« Et il pourrait choi-pas.Il la trouve même plausible, sir le destin du Québec, si cela recou-parce qu’il lui apparaît logique que si pait son destin personnel ».le chef libéral sent le vent tourner et Dans l’éventualité d’un référen-qu’il observe l’émergence d’une nou- dum, que ferait le PQ ?« L’objectil velle prise de conscience collective, du Parti québécois est la souverai-il s’adaptera à la situation pour con- neté.Il ne faut pas oublier cela.Et server le pouvoir.l’objectif est plus grand que le parti.Au cours de l’entrevue qu’il accor- Je suis souverainiste avant d’être pé-dait cette semaine au DEVOIR, M.quiste et s’il y avait un référendum Landry a expliqué que le passé de Voir page 10 : Référendum Bernard Landry Il YDRO-QuéBEC dépose une requête en évocation aujourd’hui en Cour supérieure pour contester la légalité de la liste des services essentiels du Syndicat canadien de la fonction publique, reconnue satisfaisante à la veille de la grève du 6 novembre par le Conseil des services essentiels.Si le tribunal donnait droit aux prétentions d’Hydro Québec, le Conseil pourrait être contraint d’exiger des trois unités d’accréditation le dépôt d’une nouvelle liste, assortie d’un nouvel avis de grève.Dans l’intervalle, comme le souhaite Hydro Québec, les 14 000grévistes pourraient être requis de mettre fin à leur grève, autorisée par le Conseil jusqu’au 18 décembre pro chain au rythme d’un débrayage de 24 heures par semaine sur tout le territoire el de deux grèves quotidien nés en régions.Porte parole d'Hydro Québec, Mme Francine Charest a rappelé que le producteur avait déjà contesté, en vain, la légalité de la liste auprès du Conseil, estimant que les engagements syndicaux ne pourraient assurer l'exécution des travaux prioritaires à temps pour l’hiver.Mme Carole Bégin, porte-parole du Conseil des services essentiels, a reconnu que cet'organisme a été informé hier de l’intention d’Ilydro-Québec de porter la liste devant les tribunaux, mais elle ne disposait pas du document pour pouvoir le commenter.« Quelle sera notre décision ?Tout dépend de l’objet de la requête, et nous en ignorons pour l’instant le contenu », a-t-elle dit.Celle-ci pourrait faire l’objet d’une Voir page 10 : Hydro-Québec AUJOURD’HUI Pas d’eau fluorée à Montréal avant 91 L’administration municipale reporte à nouveau sa décision de fluorer ou non l'eau potable des Montréalais et ne tranchera qu'en 1991.Page 3 Adieux officiels de Deng Xiaoping En abandonnant sa dernière Jonction officielle, Deng Xiaping n’a consenti qu’un habile sacrifice politique pour mieux imposer un successeur de son choix.Page 7 + E / e IO ENFIN l :ENSEMBLE ORDINATEUR COMPLET: q u e\ ELECTRONIQUE 8390St-Hubert (au sud de Métropolitain) 388-1122 1599Autoroute 440ouest (à / 'est de t autoroute des L au rentides) 745-3321 L3V3I i't/C Enfin Unfermcrrique à juste pri ?0 L.IJC m u • Ordinateur compatible IBM avec écran haute-résolution et disque 5V* " de 360K • Traitement de texte français avec manuel d'apprentissage • Imprimante à qualité DataTrain 2 ¦ Le Devoir, vendredi 10 novembre 1989 mm TORONTO ( PC) - Le chef de l’opposition aux Communes John Turner a acheté une résidence à Toronto, dans le chic quartier de Forest Hill.Il met ainsi aux suppositions concernant la ville où il élira domicile lorsqu’il n’occupera plus ses fonctions de chef du Parti libéral.Dès le 1er décembre, il effectuera un premier versement mensuel de 15 724 $ sur une hypothèque de 1 550 000 $ pour une maison de trois étages en brique de ce quartier huppé du centre-nord de la métropole canadienne, a appris le Globe and Mail, de Toronto.M.Turner a versé la somme de 175 000 $ au moment de l’achat de la nouvelle propriété pour un montant total de 1 725 000 $.En 1984, le couple Turner avait vendu sa résidence de Forest Hill achetée en 1976 à 265000$ pour 900 000$.Turner s’établit à Toronto Qui Sait.StXIflt I CANADIEN CANADIENNE I CANCBl DU CANCER I SOCIETY >i vous n’en profiterez pas vous même?uette Young de la Presse Canadienne OTTAWA — Le Bureau du vérificateur général ne devrait pas avoir accès aux reçus étayant les dépenses de voyage des ministres du gouvernement fédéral, estime le greffier du Conseil privé, M.Paul Tellier.« Les ministres n’ont rien à cacher, a-t-il affirmé.Mais il n’appartient pas au vérificateur général de demander au ministre de l’Agricul- ture d’expliquer pour quelles raisons il s’est arrêté à Winnipeg pour rencontrer la Commission canadienne de blé alors qu’il était en route pour Calgary, a-t-il cité comme exemple.Où est la ligne de démarcation ?» M.Tellier a affirmé devant le co- mité parlementaire des comptes publics que les ministres n’avaient pas de comptes à rendre au vérificateur général, mais qu’ils étaient responsables de leurs actions devant le Parlement et le public.Selon lui, le gouvernement estime que la population canadienne peut trancher cette question en se prévalant de son droit de vote aux élections générales.Le député néo-démocrate Stan Hovdebo a réfuté cet argument en faisant valoir qu’il était difficile pour la population de juger des actions des ministres sans avoir les faits en main.Le vérificateur général Kenneth Dye s’est plaint, dans son rapport annuel publié en octobre, qu’il avait dû renoncer à vérifier les dépenses de voyage des ministres parce que le gouvernement avait refusé de lui remettre les pièces justificatives.Cette situation n’est pas appelée à changer, a rappelé le haut fonctionnaire.M.Tellier souligne à cet effet que les ministres ne sont pas tenus de présenter des reçus pour justifier leurs dépenses de voyage, mais qu’on leur conseille fortement de le faire ».« Il s’agit strictement d’un système basé sur la parole d’honneur des ministres, a-t-il expliqué aux journalistes, à sa sortie du comité.Le bien-fondé de cette politique est peut-être discutable, a-t-il concédé.Cette décision a été prise par le gouvernement Pearson en 1963».Il a ajouté que ce système est toujours utilisé aujourd'hui par les ministres et que rien ne laissait présager un changement de politique à cet effet.Par ailleurs, M.Tellier a laissé entendre que d’autres renseignements touchant les voyages des ministres seront désormais accessibles au public et au vérificateur général.Cette nouvelle politique a été annoncée par le président du Conseil du Trésor Robert de Cotret, le jour même de la publication du rapport du vérificateur général.Le contrôleur général, M.Andrew Macdonald, a confirmé devant le comité qu’il avait été instruit de mettre sur pied un système comptable qui tiendrait compte des renseignements suivants : le nom des ministres ayant loué les avions gouvernementaux, leur destination, le nombre et le nom des gens qui les accompagnent, ainsi que le but et le coût de leur voyage.Les ministres ne seront pas tenus de fournir des reçus pour justifier leurs dépenses.Vous devriez recevoir par la poste, d’ici le 10 novembre, un livret de bons pour les verres à dégustation Héritage.Gardez-le à portée de la main et utilisez les huit bons pour vous procurer ces magnifiques verres qui rehausseront votre collection.Vous pouvez obtenir un verre de 12,5 onces contre 1 $ sur présentation d’un bon et à l’achat d’au moins 25 litres de carburant à toute station-service Petro-Canada participante.Appuyez notre jeunesse Chaque fois que vous ajoutez un superbe verre à dégustation Héritage à votre collection, 10 c sont versés au Fonds de bourses d’études du flambeau olympique.Ce Fonds aide de jeunes Canadiens prometteurs à réussir sur le plan sportif tout en poursuivant leurs etudes.Des programmes comme le Fonds ^ *4.déboursés d’études, des produits comme les essences sans plomb Maximum et le parrainage.d'activités culturelles et communautaires partout au pays témoignent de l’engagement de Petro-Canada envers les gens d’ici.C’est grâce à votre participation que nous sommes en mesure de réaliser cet engagement.Nous espérons qu’avec nous, • vous appuierez notre jeunesse en collectionnant les huit nouveaux verres à dégustation Héritage.PETROCANADA Au service des gens d’ici NOUVELLE SERIE Rehaussez votre collection de verres Héritage « AOC 1979.1986 » Les mots et symboles olympiques sont des marques officielles de l'Association olympique canadienne * Marque de commerce de Petro-Canada Inc.-Trademark Coup de théâtre au procès sur la fuite du budget Le procureur de la Couronne se désiste et la cause remise en mai Guerre de chiffres sur la TPS 6 milliards $ de moins, disent les provinces; 3 milliards $ de plus, dit Ottawa OTTAWA (PC) — Le juge James Fontana s’est vu dans l’obligation, hier, de proroger jusqu’au 28 mai prochain le procès de trois hommes accusés de recel, à la suite de la fuite du dernier budget fédéral.La décision du président du tribunal a été motivée par le désistement inattendu du procureur de la Couronne, Me John Pearson, qui pourra maintenant être appelé comme témoin dans cette cause.Juste avant de se retirer du dossier, Me Pearson s’est dit convaincu que le sergent d’état-ma-jor Richard Jordan, de la GRC, prétextait la relation privilégiée avocat-client pour ne pas avoir à révéler certaines informations, qui montreraient qu’il n’a pas dit la vérité.« Jordan sait que s’il est obligé de révéler ce qu’on lui a dit, il peut être accusé de parjure », a laissé tomber Me Pearson.Lundi dernier, un avocat du ministère de la Justice a invoqué la relation privilégiée avocat-client, au moment où le policier était sur le point de dévoiler ce qui s’est dit au cours de réunions entre le commissaire adjoint Henry Jensen, de la GRC, le sous-ministre adjoint de la Jus-tice Doug Rutherford et d’autres policiers de la GRC.Le sergent d’état-major Jordan a fait savoir, hier, qu’on lui a conseillé de se prévaloir de ce privilège pour tout témoignage concernant ses relations avec la Couronne.Pour Me Pearson, cependant, le policier « se recouvre du principe du privilège comme d’un manteau », afin de ne pas révéler des informations qu’il veut tenir secrètes.La décision du juge Fontana de proroger les audiences a mis fin à quatre jours de témoignages au procès du journaliste Doug Small et de MM.Normand Bélisle et John Appleby.Au cours de séances précédentes, le policier Jordan a déjà déclaré que le commissaire adjoint Jensen voulait que M.Small soit accusé, afin de « donner une leçon aux journalistes».Jordan lui-même, qui est diplômé en droit, a refusé de signer l’acte d’accusation, de même que son supérieur immédiat.Mais un subalterne l’a fait.Me Leonard Shore, avocat de Bélisle, s’est demandé si le commentaire de l’avocat de la Couronne sur le parjure ne constituait pas en partie la raison de sa démission.« Nous sommes tous bouleversés, a dit Me Shore.Nous trouvons tragique que ce commentaire ait été fait».Me David Scott, avocat du journaliste, a dit que Me Pearson devra témoigner pour « se justifier ».M.Small a diffusé sur les ondes de la télévision un résumé du budget le 26 avril dernier, une journée avant la date fixée pour qu’il soit rendu public.Dans une autre fuite, un résumé du budget est parvenu à la compagnie d’assurance Mutuelle du Canada.Maurice Godin .de notre bureau d'Ottawa AU PREMIER JOUR de leur conférence sur l’économie, les 10 premiers ministres provinciaux ont tour à tour demandé, sans succès, à Brian Mulroney de retirer son projet de taxe sur les produits et services.Et pendant que les premiers ministres discutaient, le fédéral se lançait, en coulisses, dans une véritable guerre de chiffres pour démolir l’élude commandée par les provinces démontrant les effets néfastes de la TPS sur l’économie.Malgré l’opposition générale des provinces, le premier ministre a déclaré qu’il irait quand même de l’avant avec sa TPS.Faute de pouvoir convaincre les premiers ministres provinciaux, M.Mulroney s’est tourné vers les Canadiens et a tenté de les convaincre que « la TPS est essentielle pour garantir l’avenir économique du pays ».Éviter la TPS signifierait, pour M.Mulroney, « refiler le fardeau à nos enfants et leur laisser en héritage des problèmes et des dettes dont ils pourraient ne jamais venir à bout».Le premier ministre de l’Alberta, Don Getty, le plus fermement opposé à la TPS, a déclaré que # les Canadiens ne pouvaient se payer cette taxe ».La TPS, selon M.Getty, va endommager l’économie, enlever des emplois, réduire la croissance économique.C’est également un cauchemar bureaucratique qui coûtera des centaines de millions de dollars.Fermement, mais sans agressi- vité, les premiers ministres des provinces ont tenté de convaincre le gouvernement fédéral des effets néfastes de la TPS sur l’économie.Le premier ministre Robert Bou-rassa a reproché au gouvernement fédéral d’avoir quitté la table de négociations lorsqu’un scénario de rechange était à l’étude.Le fédéral a plutôt préféré engendrer unilatéralement un projet inacceptable, de dire M.Bourassa.Pour lui, le Québec s’opposera à cette taxe tant que le fédéral ne reverra pas son projet pour en minimiser l’impact pour les provinces.Ottawa cependant conteste vigoureusement l’évaluation des provinces de l’impact économique de la TPS.Le ministère des Finances a d’ailleurs publié, à la hâte, une étude sur les effets de la TPS au Canada qui vient contredire l’étude préparée pour le compte des provinces par le Conference Board du Canada.Tout au long de la journée des fonctionnaires fédéraux, le ministre des Finances et le premier ministre ont mis en doute la crédibilité de l’analyse du Conference Board qui affirme, entre autres, que la TPS pourrait signifier la perte de 434 000 emplois au Canada et de 7 milliards $ pour les provinces.Dès l’ouverture de la conférence, le premier ministre Mulroney a lancé à ses homonymes qu’Ottawa entendait « frapper de front » cette étude des provinces.Le ministre des Finances Michael Wilson n’accorde aucune crédibilité au document du Conference Board.Il rappelle que le Conference Board s’est déjà trompé au moins trois fois dans ses évaluations de la TPS.« Au début, le Conference Board disait qu'il y aurait une perte de 220 000 emplois avec la TPS, de dire le Michael Wilson, ensuite, d’une perte de 48 000 et maintenant de 440 000 emplois.On peut donc douter de la crédibilité des chiffres du Conference Board ».L’étude rendue publique par le ministère des Finances prévoit qu’en 1991, la TPS améliorera la situation des recettes de toutes les provinces de plus de 500 millions $ et de presque 900 millions $ en 1993, soit 3 milliards $ en trois ans.L’étude des provinces présente deux scénarios.Un premier, « optimiste », prévoit que les provinces perdront plus de 6 milliards $ en trois ans avec la TPS.Le deuxième, « réaliste », estime que la perte sera plutôt de l’ordre de 7 milliards.Les fonctionnaires fédéraux du ministère des Finances jugent que l’évaluation des estimations faites par les provinces utilise un « modèle macroéconomique » qui ne permet pas d’évaluer pleinement les répercussions économiques de la TPS.Évidemment les provinces n’acceptent pas l’évaluation fédérale qu’on juge plutôt de manoeuvre de dernière minute pour contrer l’impact de l’étude des provinces rendue publique tard mercredi soir.« Ils sont restés debout toute la nuit pour nous contredire » lance le chef de cabinet de David Peterson, Dan Ga-gnier.Le ministre des Finances du Québec, Gérard D.Lévesque, trouve curieux qu’il n’y ait que le ministère des Finances fédéral qui conclut aux effets positifs de la TPS.« Toutes les analyses qui ont été faites par des agents de l’extérieur semblent converger vers les conclusions auxquelles nous sommes arrivés, prétend le ministre, seul le fédéral maintient cette position-là, alors vous pouvez arriver à vos propres conclusions ».Grant Devine, de la Saskatchewan, s’inquiète de la tendance du gouvernement fédéral d’agir unilatéralement dans plusieurs domaines sans même tenir compte de l’avis des provinces.Il se demande même si nous ne sommes pas revenus au climat de confrontation qui caractérisait les relations fédérales-provin-ciales avant l’arrivée au pouvoir de Brian Mulroney en 1984.Il cite notamment les décisions unilatérales récentes du gouvernement conservateur pour la TPS, les télécommunications, Via Rail, l’assurance-chô-mage, l’environnement.Malgré tout, le premier ministre Brian Mulroney espère que les provinces vont se ranger derrière la TPS une fois celle-ci en vigueur.« M.Wilson a conçu notre initiative de façon à laisser la porte ouverte aux provinces au cas où elles voudraient adhérer au régime après sa mise en place ».Et le ministre des Finances Michael Wilson a laissé pour la première fois entendre qu’il serait prêt à négocier son projet si « une demi-douzaine » de provinces parvenait à s’entendre sur un projet commun de taxe de vente nationale.L’horaire chargé de la conférence ne laissera cependant que peu de temps à la discussion du projet de taxe de vente fédérale.Un haut fonctionnaire soutient que les ministres n’ont pas de comptes à rendre au vérificateur général CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ. Le Devoir, vendredi 10 novembre 1989 ¦ 3 L’eau de Montréal ne sera pas fluorée avant les élections Isabelle Paré L’ADMINISTRATION Doré a reporté à nouveau sa décision de fluo-rer ou non l’eau potable et ne tranchera qu’en 1991, le temps que des études additionnelles sur les impacts des fluorures sur le fleuve soient réalisées.La Ville ne prendra donc pas de décision sur la fluoration de l’eau avant l’échéance électorale de novembre 1990.La responsable du développement communautaire au comité exécutif, Mme Léa Cousineau, a motivé hier cette décision sur le fait que le comité exécutif juge ne pas posséder « toutes les données lui permettant de mesurer les effets du fluor sur les eaux du fleuve ».Mme Cousineau a nié que des raisons électorales motivent le report de cette décision qui est à l’étude depuis le début de 1988.« Je ne me sens pas à l’aise d’aller devant la population avec ces interrogations.C’est un sujet divisif, alors il faut s’assurer que tout soit très clair », a-t-elle cependant précisé.Mme Cousineau a ajouté qu’un vote référendaire sur cette question était pour l’instant exclu.Malgré l'étude réalisée sur une période de deux mois par une équipe de l'université McGill affirmant que l’impact de la fluoration sur les eaux du fleuve serait « négligeable », Mme Cousineau maintient qu’un monitoring doit se poursuivre sur une année complète pour évaluer les taux de fluor à toutes les saisons.La Ville affirme cependant ne pas remettre en question l'impact positif de la fluoration sur la prévention de la carie.« C’est une décision de prudence, prudence excessive peut-etre, mais dans un contexte où la santé du fleuve est aussi importante que celle des gens, nous devons le faire », a-t-elle dit.La fluoration de l’eau fait partie du programme du RCM et des prio- rités d’action du premier mandat de l’administration Doré Mme Cousineau a concédé qu'il faudrait peut-être penser à revoir le programme si jamais les études démontrent que le fluor est nocif pour les eaux du fleuve.Si ce n’est pas le cas, l'administration donnera le feu vert à la fluoration.dans deux ans.Entretemps, a indiqué Mme Cousineau, une table de concertation réunissant les experts des CLSC, des départements de santé communautaire et des commissions scolaires sera mise sur pied pour établir un plan d’action visant a améliorer par d’autres moyens la santé dentaire de la population, notamment dans les quartiers défavorisés.Ce nouvelle hésitation de la part de la Ville a fait rugir les tenants de la fluoration qui jugent « irresponsable » le report de cette mesure « prioritaire ».« Ils ont toutes les informations en main pour agir dès maintenant.Les effets à long terme sur l’environnement ont été étudiés ailleurs.La fluoration est considérée comme la pierre angulaire de la prévention par l’Organisation mondiale de la santé, les autres moyens ne sont que des demi-mesures », a fustigé hier le Dr John Osterman, directeur du Département de santé communautaire de l’Hôpital Lakeshore et membre actif de la Coalition pour la fluoration.Le président de l’Association pour les techniques de l’eau, M.Guy Cour-chesne, croit de son côté la prudence de la Ville justifiée.De toutes façons, études ou pas, l'AQTE s’objecte d’emblée à la fluoration.« Nous n'acceptons pas qu'un corps public rejette consciemment un produit dans l’eau alors qu'on tente de convaincre les entreprises de ne pas polluer l'environnement », a expliqué M.Cour-chesne.De l’avis de l'AQTE, si le fluor seul n'a pas d'effet, ce sont les effets cumulatifs de tous les rejets dans le fleuve qui doivent être considérés.5 Haïtiens expulsés en un mois Cauchon DEPUIS la levée du moratoire sur les expulsions des Haïtiens en situation d’illégalité le 5 octobre dernier, le ministère fédéral de l’Immigration a procédé à la déportation de 5 ressortissants haïtiens.Au ministère, on déclare que le processus administratif suit son cours.Depuis la levée du moratoire une trentaine de convocations ont été envoyées chez des Haïtiens (qui sont environ 50 au total à être menacés d’expulsion).« Nous procédons cas par cas, doucement, avec doigté », soutient Richard St-Louis, du bureau montréalais du ministère.Dans la communauté haïtienne, certains dirigeants ont l’impression que les protestations ont fait réfléchir le gouvernement.« Le rythme des convocations a ralenti », juge Jean-Claude Icart, directeur du Bureau de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal.Mais il demeure difficile de savoir si les fonctionnaires du ministère pourront se prévaloir de considérations humanitaires pour conserver ces citoyens au pays.« Nous admettons que Haïti n’est pas un pays où il n’y a pas de problèmes, explique Gerry Maffre, du bureau de la ministre de l’Immigration Barbara McDougall.Mais plusieurs de ces gens sont venus ici en hors-la-loi ».M.Maffre ajoute que « tout le monde réalise qu’il y a des difficultés .économiques en Haïti, mais le refuge économique n’est pas un critère reconnu ».LE DEVOIR a pu prendre connaissance des critères qui prévalent dans l’examen des « mesures humanitaires ».Ce sont des fonctionnaires du ministère qui peuvent, à chaque cas, décider si ces critères s’appliquent ou non.Richard St-Louis précise que les faits soumis à l’analyse doivent être de nouveaux faits, qui n’étaient pas au dossier lors des premières enquêtes.Le premier critère humanitaire concerne le membre « d’une délégation officielle, d’une équipe d’athlètes ou d’un groupe culturel ou encore de toute autre personne qui, en cherchant à demeurer au Canada, met le gouvernement de son pays dans un tel embarras qu’elle s’expose à de sévères sanctions à son retour au pays ».En clair, il s’agit ici de gens célèbres dans leur pays (politiciens, artistes, joueurs de hockey, etc.).L’autre critère concerne « un cas exceptionnel justifiant le recours à des mesures humanitaires, par exemple des personnes à charge qui, du fait de liens étroits avec un résidant canadien, s’exposeraient à des mauvais traitements s’ils étaient obligés de retourner dans leur pays pour obtenir un visa d’immigrant ».Ce « lien étroit » pourrait consister en un conjoint ou un enfant, selon Gerry Maffre.Il existe un troisième critère, ajouté en dernier examen : « une personne qui, du fait de sa situation personnelle en regard des lois et des pratiques en vigueur dans son pays d’origine, s’exposerait à des traitements sévères ou inhumains si elle était renvoyée dans ce pays.Une décision favorable doit être rendue lorsqu’il existe de sérieux motifs de croire que la vie d’une personne serait menacée dans son pays d’origine en conséquence de la situation politique ou sociale qu’on y observe ».Un critère qui, comme on le voit, peut être sujet à de multiples interprétations.CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ.Cant raid* I cenlimetre Esturgeons avec élastique PHOTO PC Nombre d'esturgeons noirs capturés récemment dans le Saint-Laurent par des pêcheurs commerciaux avaient la tête entourée d’une bande élastique, a révélé le ministère du Loisir, de la Chasse et da la Pêche.Les biologistes du ministère expliquent que l’esturgeon s'enfile la tête dans ces bandes en fouillant avec son nez les fonds vaseux des battures pour s’alimenter.C’est à la hauteur de Montmagny qu’on trouve le plus grand nombre de poissons portant des bandes élastiques.Sur 800 esturgeons capturés entre Québec et Montmagny, 8 % portaient des bandes élastiques.Le fait que le problème n’existe pas en amont de Québec ni en aval de l’archipel de Montmagny laisse croire que ces bandes élastiques sont jetées en quantité dans le fleuve • par les bouches d'égouts à la hauteur de Sainte-Foy et de Beauport.Les bandes élastiques n’étant pas dégradables, elles seraient.charriées par les courants et les marées jusqu’à l'archipel de Montmagny.Les esturgeons portant une bande élastique sont substantiellement plus maigres par rapport aux esturgeons qui n’en ont pas, ce qui pourrait être un facteur important de l’augmentation de la mortalité des esturgeons.Au ministère, on croit que les bandes élastiques proviennent de Postes Canada étant donné qu’elles sont du même genre que celles utilisées par cette société d’État.Postes Canada, de son côté, a demandé à ses employés de toujours se débarrasser des bandes dans des poubelles.Au tour de Petro-Canada de cesser d’offrir de l’essence au plomb ^fanent Trudel APRÈS SHELL, c’est au tour de Pe-tro-Canada d’annoncer que dans trois semaines, ses pompes (région de Montréal) cesseront d’offrir de l’essence au plomb.Cette mesure s’inscrit — avec un an d’avance — dans les objectifs établis par Environnement Canada dont la réglementation bannit toute essence au plomb à compter du 1er décembre 1990.Bonne nouvelle, donc, pour la qualité de l’air; Petro-Canada en soulignait hier l’importance en vidangeant son dernier réservoir contenant de l’essence au plomb, rue Notre-Dame ouest (angle Atwater).Les autres pétrolières doivent suivre sous peu et fermeront leurs pompes à ce type d’essence dont la demande a cessé graduellement depuis 1975.La quasi-totalité des voitures sont maintenant équipées de dispositifs antipollution.« On ne connaît aucune utilité du plomb au bon fonctionnement de notre organisme », dit le communiqué de la compagnie.De plus, le plomb est réputé nuire aux dispositifs antipollution.L’ingénieur Breda Nadon, d’Envi-ronnement Canada, confirmait hier que la disparition graduelle de l’essence au plomb allait bon train.Pour l’ensemble du territoire canadien, on enregistrait en 1984 une émission de 6200 tonnes de plomb provenant des automobiles; la projection pour 1990 est de 1100 tonnes et, pour 1991 « une quantité quasiment nulle ».Environnement Canada fera toutefois subsister quelques exceptions après décembre 1990.11 s’agit des moteurs de tracteurs de ferme, de moissonneuses-batteuses, de bateaux et de camions lourds qui pourront toujours faire usage de plomb (ou d’un additif procurant les effets que le plomb peut avoir sur ces moteurs à haut risque d’usure).Pour prouver leur attachement à l’environnement, les dirigeants de Petro-Canada disent avoir investi, depuis un an, 25 millions $ pour décontaminer l’ancien terrain de British Petroleum, à Ville d’Anjou.Dans cette même ville de banlieue, la compagnie rappelle qu’elle a développé un plan d’aménagement industriel « avant-gardiste » ( 12 % de la superficie de la ville) ; aménagement dont 28% est constitué d’espaces verts.Comme le reconnaît Environnement Canada, il en coûte entre 500 et 600 millions i à l’industrie du raffinage.L’élimination du plomb de l’essence pourrait signifier, si les pétrolières en reportaient le coût sur le consommateur, une hausse de 1 à 2 cents le litre.Haro sur le pentàchlorophénol s-Gilles Francoeur GREENPEACE demande aux gouvernements d’interdire l’usage industriel et la vente libre dans les quincailleries du pentàchlorophénol, un fongicide assimilable presque en' tous points aux BPC.Le mouvement bien connu a par ailleurs réclamé de la Commission Charbonneau qu’elle obtienne du ministère québécois de l’Environnement — pour les rendre publics — une étude sur la contamination des sols et de l’eau attribuable à l’industrie du traitement du bois et une autre portant cette fois sur l’état de l'environnement aux abords de la compagnie Goodfellow Inc.Greenpeace s’interroge aussi sur l’état des abords de la compagnie Les industries de Préservation du Bois Inc.Selon le Registre international des produits toxiques, les pentachloro-phénols se sont avérés cancérigènes chez les animaux de laboratoires.Comme les BPC, il sont formés d’atomes de chlore amalgamés avec des atomes de carbones.Plus liquides, ils pénètrent davantage dans le sol et les végétaux au point même que les importantes contaminations constatées chez les travailleurs qui le produisent étaient le fait de simples contacts cutanés.Persistants dans l’environnement comme les BPC, on y trouve d’importantes concentrations de dioxines et de furanes, qui semblent produites lors de la fabrication de ce produit, utilisé comme fongicide dans de nombreuses teintures ou préservatifs à bois-commerciaux.Selon Environnement Canada, l’usage des pentachlorophénols est la principale source de dissémination des dioxines et furanes dans le milieu naturel canadien.On ne connaît aucunement les seuils critiques à partir desquels les organismes humains réagissent à ces produits que l’on considère comme les pires agents promoteurs du cancer.Dénonciation unanime du sondage de la CÉCM POUR LA ministre des Communau » tés culturelles et de l'Immigration du Québec, Monique Gagnon-Tremblay, l’approche adoptée par la CÉCM dans son fameux sondage auprès des Earents « ne fait pas avancer le dé-at et une approche plus constructive aurait été souhaitable ».Ce fameux sondage continuait hier He faire des vagues et de susciter des réactions violentes chez plusieurs organismes.Mme Monique Gagnon-Tremblay ajoutait par voie de communiqué que « Le Québec a changé.Il n’est Elus le même qu'en 1960.L’école qué-écoise d’aujourd’hui est le creuset d’où émerge graduellement une culture francophone enrichie.Il faut agir de façon à en tirer parti et le fait même d'évoquer la possibilité de mettre sur pied des écoles séparées me semble aller contre cet objectif qui est celui du gouvernement ».La ministre ajoute que « les fonds publics seraient beaucoup mieux utilisés si on les employait à mettre sur pied des projets ou des programmes favorisant l’intégration et la connivence des Québécois de toute origine ».Le Comité central des parents, qui chapeaute l’ensemble des comités de parents à la CÉCM, affirme d’ailleurs que ce sondage de la firme IQOP est commencé, puisque le co- La cote des enseignants à la hausse Jean-Pierre Proulx • UN SONDAGE CROP réalisé entre le 20 et le 24 octobre dernier pour le compte de la Centrale de l’enseignement du Québec révèle que, dans le conflit de travail actuel, 44 % des adultes québécois sont « plutôt favorables aux enseignanLs et enseignantes » contre 21 % au gouvernement; 35% n’ont pas voulu prendre parti.La question, posée en rotation, était formulée comme suit : « Dans le conflit de travail qui oppose les enseignants et enseignantes de la CEQ au gouvernement du Québec, auriez-vous tendance à vous dire plutôt favorable aux enseignants, ou plutôt favorable au gouvernement».Pour la CEQ, le résultat de ce sondage constitue « un changement majeur depuis septembre dernier» puisqu’un premier sondage CROP révélait.que 42 % accordaient leur faveur au gouvernement contre 41 % aux enseignants.Bref, l’appui à cés derniers est resté sensiblement le même, mais celui accordé au gouvernement a fondu de moitié.Le précédent sondage, fait-elle, remarquer a été mené pendant la campagne électorale et pendant que certains syndicats d’enseignants faisaient la grève.Par ailleurs, 87 % des répondants se disent d’accord pour que le gouvernement augmente les sommes consacrées à la santé, 87 % pour qu’il investisse davantage « dans le soutien aux enfants en difficultés à l’école », 80 % pour qu’il « augmente les sommes consacrées à l’éducation » et 72 % pour qu’on réduise « le nombre d’éleves par classe ».La présidente de la CEQ, Mme Lorraine Pagé, n’a pa§ été étonnée de ces résultats.Le sondage ne comptait pas de questions sur la hiérachie des priorités gouvernementales ni sur le niveau de taxation souhaité par les Québécois.CROP a rejoint 976 répondants pour un taux de réponse de 69 %, ce qui donne une marge d’erreur de plus ou moins 3%.mité a reçu des téléphones de parents indignés.« J’ai parlé à deux parents, deux femmes qui ont été appelées par la maison de sondage, explique Géraldine Bissonnette, vice-présidente du Comité central des parents.L’une n'a pas voulu répondre parce qu’elle estime qu’on a violé la confidentialité : elle a été abordée par un sondeur qui connaissait le nom de son enfant, l’école qu’il fréquente, et elle n’a pas aimé cela du tout, ayant des problèmes importants avec son ex-conjoint.L’autre a cessé de répondre lorsqu’on lui a posé la fameuse question sur les écoles séparées».Le Comité de parents, qui n’a pas été consulté sur la tenue de cç sondage, s’y oppose tout .à fait.« Une telle question ne peut qu’éloigner les communautés culturelles des Québécois de souche, alors qu’on essaie de faire des efforts pour nous rapprocher et mieux nouiî comprendre », ajoute Mme Bissonnette.Pour sa part le Collectif dps femmes immigrantes du Québec exprime son « émoi le plus vif » et son « indignation » face la question la plus controversée du sondage, où l’on demande si l’on serait favorable ou non à des écoles séparées pour enfants des communautés culturelles.Le collectif estime qu’une telle question « est propre à rendre « normales » et « naturelles » des idées qui, elles, sont contre nature et fascistes » ajoute Aoura Bizzari, responsable du Collectif.Mme Bizzari ajoute qu’« au lieu de proposer à la pqpulation québécoise de souche de se recroqueviller sur elle-même, il vaudrait mieux mettre de l’avant et promouvoir diyis les esprits un projet de société réaliste, tournée vers l’avenir d’un Québec multiculturel et non vers un passé mythique ».Pour l’Association des directeurs d’école de Montréal, qui regroupe 400 directeurs et directrices et adjoints administratifs dans les écoles de la CÉCM, la question sur les écoles séparées est « équivoque et inacceptable ».Pour sa part, l’Association provinciale des enseignantes et enseignants protestants du Québec (APEP) exprime « son étonnement et sa consternation » face à cette question.« La seule considération d’une telle question lance une invitation aux accusations de racisme », explique la présidente de cet organisme, Judith Newman, qui s’adresse d’ailleurs au ministre Claude Ryan pour empêcher la distribution de ce sondage « méprisant».La fin des manholes TORONTO (PC) — Le conseil de ville de Toronto a voté à 12 voix contre 10, hier, en faveur d’une motion visant à remplacer l’expression «trou d’homme» (manhole) par celle, non sexiste, de « trou d’entretien ».Un bref débat sur la motion a donné lieu à quelques remarques sarcastiques de la part de certains conseillers, qui se sont fait rabrouer à leur tour par un collègue selon lequel « leur comportement était plus insultant pour les femmes que l’emploi du terme trou d’homme».•Mpêm guértn Ré jean Blais Jean-Paul Simard 14.95 S NOUVEAUTE guerin ^ 4501.rue Drolet |«fr Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada JL; Tel.: (514) S42-3481 I* Téléc.: (514) S42-4923 w3.w.pratique de grammaire d’orthographe et de composition — corrigé — Réjean Blais Jean-Paul Simard ISBN- ,-7601-2333-31 5 n «Les pédagogues s’accordent généralement à dire que la faiblesse de l’élève en français est due à la piètre connaissance qu’il possède de la grammaire, au fait qu’il ne sait pas analyser et qu’il ne transfère pas spontanément à l’écrit les notions de grammaire qu'il a étudiées.La méthode proposée dans ce cahier vise à amener l’élève, au cours des cinq années du secondaire, à maîtriser l’orthographe grâce aux nombreux exercices d’application des règles de la grammaire et aux pratiques de compositions respectant les exigences de programme de français.» B+3A 4 ¦ Le Devoir, vendredi 10 novembre 1989 Centraide à 78% de son objectif de 22 millions $ Rowan LES DONS corporatifs qui totalisent 38 % du budget de Centraide entrent lentement cette année.« Il y a un retard de ce côté », note M.Jean Lessard, président et directeur général de Centraide Montréal qui lance un appel pressant aux 6938 entreprises susceptibles de « donner ».« Jusqu’à maintenant, dit-il, seulement 47 à 48 % des entreprises ont fait parvenir leurs dons à Centraide.On note cependant une augmentation dans les sommes reçues à ce jour, ce qui nous permet de compter sur la générosité des autres que nous invitons à donner rapidement».En raison de la grève, Hydro-Qué-bec entre autres n'a pas encore fait parvenir son don à Centraide.On ignore encore le montant de ce don puisqu’il est établi en fonction des dons des employés de l’entreprise.« On comprend que dans les circonstances, on a peu de temps pour penser à nous, mais on espère que cela se fera sous peu », dit M.Lessard.Ailleurs, pour diverses raisons, les campagnes auprès des employés ont débuté plus tard que prevu.C’est ainsi le cas à la Commission des écoles catholiques de Montreal où le lancement officiel de la campagne n’a débuté que mercredi.Dans l’ensemble, les campagnes menées en milieu de travail ont donné jusqu’à maintenant de très bons résultats : généralement, l’objectif est atteint et, parfois, largement dépassé.Ainsi, les campagnes menées auprès des employés enregistrent jusqu’à maintenant une augmentation des dons d’environ 15 %.« L’approche de la déduction à la source a donné de bons résultats », remarque le président de Centraide Montréal.Il y a eu plus de 2000 campagnes dans les milieux de travail, ce qui a permis de rejoindre quelque 750 000 employés, dit-il.La nouvelle approche développée auprès des individus donne aussi de bons résultats.Le blitz téléphonique du 15 octobre dernier a permis de rejoindre 6200 personnes a domicile et de recueillir 408 000 $.« Il faisait un temps magnifique ce jour-là.Nous avions 4000 personnes de plus inscrites sur nos listes mais malheureusement, la seule chose sur laquelle nous n’avons aucun contrôle, c’est la température », constate à la blague M.Lessard.La campagne de levée de fonds 1989 de Centraide qui a débuté le 2 octobre dernier s’achève.À six jours de la fin de sa phase publique, le thermomètre atteignait hier 17 217 970 millions $, soit 78,5 % de l’objectif.< Il nous reste encore un bon bout de chemin à parcourir pour atteindre les 22 millions $ visés, mais nous demeurons prudemment optimistes de pouvoir y arriver », dit M.Lessard qui se refuse à vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.Oentraide a fixé au tout début de décembre la date de rentrée des dons corporatifs, espérant pouvoir rendre publics les résultats de la campagne 1989 le 18 décembre prochain.L’an dernier, les résultats n’avaient pu être dévoilés avant le mois de janvier.Pour les évêques, le projet de loi fédéral équivaut à l’avortement sur demande i-Pierre Proulx LA CONFÉRENCE des évêques catholiques du Canada croit que le projet de loi C-43 sur l’avortement équivaut, en pratique, à permettre l’avortement sur demande, ce qui, aux yeux de son son président, Mgr Robert Lebel, « est tout à fait inacceptable ».Mgr Lebel a émis hier, au nom de la CÉCC, une courte déclaration dans laquelle il décrit d’abord comme « un point positif rassurant », le fait que le projet de loi rejette l’approche « gestationnelle ».Cette approche découpe la grossesse en périodes : pendant certaines, l’avortement serait permis et, pendant d’autres, il serait interdit.Le projet de loi stipule en effet sans plus que l’avortement n’est pas un crime quand « il est provoqué par un médecin ou sur ses instructions, qui en est arrivé à la conclusion que, sans l’avortement, la santé ou la vie de la mère serait vraisemblablement menacée ».L’ordination des hommes mariés: les évêques en discutent librement ilgan-Pierre Proulx LES ÉVÊQUES canadiens discutent librement de la possibilité d’ordonner des hommes mariés.« C’est dans l’air », a confirmé hier le porte-parole de la Conférence des évêques catholiques du Canada.Dans sa dernière édition, The Catholic Times, le journal de la communauté anglo-catholique de Montréal, écrit en manchette que les quatre évêques canadiens qui vont participer, en octobre 1990, au prochain synode romain sur la formation des prêtres vont recommander l’ordination des hommes mariés à la prêtrise.Le journal cite l’ex-président de la Conférence, l’archevêque James llayes.de Halifax: « On ne permet- tra pas aux évêques et aux prêtres de se marier, dit-il, mais les hommes mariés pourraient être choisis par leur communauté en vue de l’ordination.Il existe un large consensus ( broad acceptance) sur cette possibilité ».Pour sa part, le porte-parole de la CÉCC a précisé au DEVOIR que la récente enquête sur les effectifs du clergé canadien n’était pas étrangère aux discussions des évêques là-dessus.Cette enquête a révélé que le pays a perdu 1000 prêtres en dix ans et que le niveau actuel des effectifs (6600 prêtres) est le même qu’on observait en 1945-50.La population catholique est passée depuis de 6 millions a 11,5 millions.À ce jour, a cependant précisé le porte-parole de la CÉCC, il n’y a pas eu de proposition formelle sur la question.C’est déclare, Mgr Lebel, reconnaître « implicitement la dignité et la valeur intrinsèques de l’enfant à naître à toutes les étapes de son développement.Ceci est un point positif rassurant ».« Toutefois, poursuit-il, les dispositions spécifiques du projet ne correspondent pas à ces principes de base.Même si la norme de santé s’applique à toutes les étapes de la grossesse, elle est tellement subjective et vague qu’elle est pratiquement sans signification.L’absence d’un mécanisme pour s’assurer que la norme de santé a été respectée re- vient à faire de l’avortement une affaire personnelle.Le risque est d’en arriver à l’avortement sur demande, ce qui est tout à fait inacceptable ».Mgr Lebel invite donc les parlementaires à améliorer le projet de loi « pour que la vie de l’enfant à naître soit protégée de fait et non seulement d’une manière symbolique ».Les évêques approuvent par ailleurs l’idée d’inclure l’avortement dans le Code criminel puisque le Code traduit ultimement notre volonté ou notre asbence de volonté « de promouvoir la dignité humaine et l’égalité ».« De plus, nous affirmons de nouveau notre conviction que cette nouvelle législation doit s’insérer dans un ensemble de politiques et de programmes qui abordent les raisons-sociales et économiques favorisant l’avortement ».« Par ailleurs, conclut Mgr Lebel, les évêques canadiens vont continuer d’enseigner que l’avortement est moralement inacceptable et d’encourager les catholiques à s’unir à tant d’autres femmes et hommes pour réclamer la pleine protection aux enfants à naître ».Consensus parmi les directeurs généraux pour appliquer les sanctions de la loi 160 Rowan RÉUNIS encolloque à Montréal, les directeurs généraux du réseau de la santé et des services sociaux du Québec ont décidé collectivement et de façon claire d’appliquer intégralement la loi 160 mettant ainsi fin aux ambiguïtés qui entouraient toute cette affaire depuis quelques semaines.« Les quelque 300 directeurs généraux présents ont réaffirmé hier, avec vigueur, le consensus auquel ils en étaient arrivés la veille en assemblé plénière, à savoir qu’ils appliqueront intégralement la loi 160 et ses sanctions.Il n’y a pas d’autre choix possible », commentait hier, au terme de la rencontre de deux jours, M.David Levine, président de l’Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec.Dans une lettre qu’il adressait à l’Association la veille de l’ouverture du colloque, le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, M.Marc-Yvan Côté, réité- rait l’obligation pour chacun d’appliquer la loi 160.« Nous avons tous, dans les limites de nos pouvoirs respectifs, la responsabilité de nous assurer que les plus démunis de notre société reçoivent en tout temps les services auxquels ils ont droit.C’est pourquoi les législateurs ont adopté cette loi, que le gouvernement a décidé de son application et que nous devons l’appliquer», écrit M.Côté.Au cours des délibérations de l’Association, il a aussi été question de l’avant-projet de loi sur les services de santé et les services sociaux déposé par la ministre de l’époque, Mme Thérèse Lavoie-Roux.Dans un mémoire acheminé à la Commission des affaires sociales, l’Association constate qu’en dépit de certains aspects positifs du projet, le document soulève de nombreux points d’interrogation et beaucoup d’inquiétudes.Les directeurs généraux jugent entre autres « tout à fait inacceptable » l’article qui veut qu’un directeur général d’un établissement public ne puisse être nommé pour plus de deux mandats d’une durée maximum de quatre ans chacun.« Quel ministre, quel député, quel médecin, quel directeur de collège, directeur d’école, haut fonctionnaire se voit ainsi dire, dans une loi, que la carrière à laquelle il prétend avoir un certain droit risque de s’interrompre abruptement après deux mafidats d’une durée maximum de quatre ans chacun ?», demande l’Association constatant que cela n’a nulle part ailleurs son pareil.Les directeurs généraux n’ont pas l’intention d’accepter que, sous le prétexte d’apporter du sang neuf au réseau, sous le prétexte de dynamiser le système, des personnes qui n’ont commis aucune faute soient ainsi sans ménagement, sans sécurité financière mise de côté comme de vieilles montres Timex, écrivent les auteurs du mémoire.Si le gouvernement devait persévérer dans cette voie, alors qu’il prenne lui-même les mesures pour assurer la sécurité financière et professionnelle des directeurs généraux, dit l’Association.Cette femme travaille pour Centraide.Clémence, 40 ans Bénévole Pointe-aux-Trembles m i _ y Voici ses patrons.Alice, 82 ans Abandonnée Est de l’Ile David, 4 ans Enfant délaissé Longueuil Shelagh, 22 ans Trisomie 21 Beaconsfield Centraide Donnez.Il n'y a pas d'autre façon d'agir. U ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, vendredi 10 novembre 1989 ¦ 5 Kohl arrive en Pologne porteur d’une importante aide économique d'après AFP et Reuter VARSOVIE — Le chancelier Helmut Kohl est arrivé hier à Varsovie pour une visite de six jours qui devrait sceller la réconciliation de la RFA et de la Pologne avec en symbole l’octroi d’une importante aide économique ouest-allemande au redressement de l’économie polonaise.PHOTO AP Tadeusz Mazowiecki mmrnm Toutefois en fin de soirée, le chancelier a déclaré qu’il pourrait abréger sa visite à cause des événements en Allemagne de l’Est.Les premiers pourparlers entre le chancelier et le premier ministre polonais, Tadeusz Mazowiecki, à Varsovie, n’ont pas permis de dissiper les malentendus qui subsistent entre les deux parties propos de la frontière occidentale de la Pologne sur l’Oder et Neisse.Au cours d'une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement polonais, Mme Malgorzata Niezabitowska, a en effet souligné le désir des Polonais de vivre dans des frontières déterminées une fois pour toutes, laissant ainsi ouvertement entendre que les assurances de Bonn ce propos ne convaincaient pas totalement Varsovie.« Les Polonais doivent être certains que l’affaire des frontières est réglée définitivement, et à ce propos il n’y a jamais eu de divergences entre l’Église, l’opposition et le (gouvernement polonais », a-t-elle affirmé en rapportant les propos de M.Mazowiecki.L'épineuse affaire des dédommagements des ressortissants polonais pour le travail obligatoire en Allemagne pendant la Deuxième Guerre mondiale — un million de personnes environ sont encore en vie sur les deux à trois millions de déportés — a elle aussi jeté une ombre sur les négociations.Bien que M.Kohl ait déclaré hier soir à la télévision polonaise que son entretien avec M.Mazowiecki avait été sincère et cordial, les observateurs ont remarqué que la signature par les deux hommes de la déclaration commune avait été ajournée au dernier jour de la visite, mardi prochain, alors qu’elle était prévue pour aujourd’hui.Au premier jour de sa visite officielle, le chancelier Kohl a rencontré, outre M.Mazowiecki, le président de Solidarité, Lech Walesa, qui doit aujourd’hui se rendre sur le continent américain, savoir au Canada, aux États-Unis et au Venezuela.Le volet économique devrait jouer un rôle majeur dans ces retrouvailles entre la RFA et une Pologne.Le chef du gouvernement ouest-allemand devrait ainsi annoncer pendant son séjour l’octroi d’une ligne de plus d’un milliard de dollars de crédits et de garanties bancaires.Onze accords de coopération allant d’échanges techniques la protection de l’environnement devraient également être signés.Cinquante ans après l’invasion allemande qui avait été le détonateur de la Seconde Guerre mondiale, le chef du gouvernement ouest-allemand a été reçu sur l’aéroport de Varsovie-Okecie par Tadeusz Mazowiecki, chef du gouvernement polonais dirigé par Solidarité.Kohl était accompagné de sept ministres et de Heinz Galinski, chef de la communauté juive ouest-allemande, qui a été au centre d’un problème de dernière minute.Une heure seulement avant son arrivée, l’agence de presse polonaise PAP a annoncé que le programme de la visite avait été modifié et qu’une visite à Auschwitz avait été déplacée de samedi à mardi.De source gouvernementale ouest-allemande, on a précisé que Galinski avait annoncé qu’il refuserait d’accompagner Kohl si le le déplacement avait lieu le jour du sabbat.PHOTO AP Helmut Kohl wmmmmmmmmm 170 000 personnes congédiées ?Coupes sombres au Pentagone Après avoir « clarifié » la situation militaire Phnom Penh négociera WASHINGTON (AFP) - Le Pentagone pourrait avoir à réduire ses effectifs militaires de 10% et remettre en question de nombreux programmes importants en raison d’un différend entre la Maison-Blanche et le Congrès sur le montant de la réduction du déficit budgétaire du pays, qui ne semblait pas hier en voie de règlement.Dans une interview télévisée hier matin, le secrétaire à la Défense, M.Dick Cheney, qui a écourté d’une semaine un séjour dans le Pacifique, a indiqué que si ce différend n’était pas résolu, « il en résulterait une réduction des effectifs de 170 000 personnes ».Il a ajouté que quelque 30 000 militaires américains stationnés en Europe pourraient ainsi regagner les États-Unis avant qu’un accord de réduction des forces dans cette région ne soit conclu avec l’URSS.Le président George Bush veut faire des économies de 14 milliard-s $ US au cours de l’année fiscale 1990, qui a débuté le 1er octobre.Mais le Congrès ne parvient pas à se mettre d’accord, ni sur ce chiffre, ni sur sa ventilation.Vu l’impasse, la loi Gramm-Rud-man-Hollings, qui prévoit des coupes automatiques dans tous les chapitres budgétaires du gouvernement fédéral, a été mise en application le 1er octobre dernier.Cette loi visant au rétablissement de l’équilibre budgétaire en 1993 ne « fait pas de quartier ».Elle prévoit au total des économies de l’ordre de 16,1 milliards $ US.Irrité par les tergiversations du Congrès, le président Bush a fait savoir récemment que si l’impasse se poursuivait ou si le Congrès adoptait un texte qui ne lui convient pas, il était résolu à accepter’l’application de là loi Gramm-Rudman-Hollings pendant le restant de l’année budgétaire, même au prix de dommages sérieux à un budget militaire déjà considérablement entamé.Si le Congrès est en principe favorable aux réductions budgétaires, les sénateurs et représentants, pour d’évidents motifs électoraux, sont de préférence attachés à faire des économies — coûtant des emplois — ailleurs que dans leur circonscription.Ce qui explique que la loi dite « de réconciliation », compromis entre les textes différents votés par le Sénat et la Chambre des représentants, est toujours dans les limbes.Mercredi, au cours d’une séance orageuse de la Commission des forces armées du Sénat, les accusations volaient de toutes parts.« Le Congrès n’a pas fait son travail », a lancé le sénateur républicain John Warner.« Je ne parviens pas à croire que le président permettra cela, ce serait catastrophique », a estimé le sénateur démocrate Albert Gore.Catastrophique en effet : outre la réduction drastique du personnel, les coupes prévues aux termes de la loi Gramm-Rudman-Hollings causeraient des dégâts considérables à des programmes de première importance, notamment ceux du missile stratégique MX.PHNOM PENH (AFP)-Legouvernement de Phnom Penh est d’accord pour une nouvelle rencontre entre les factions cambodgiennes à Djakarta mais estime nécessaire de « clarifier d’abord » la situation militaire, a annoncé une source officielle à Phnom Penh.« Nous sommes d’accord avec l’initiative thaïlandaise visant une telle rencontre, mais nous préférerions qu’elle ait lieu en décembre après que la situation militaire dans l’ouest du pays aura été réglée », a affirmé M.Khieu Kanharith, membre de l’Assemblée nationale.L’armée gouvernementale est actuellement engagée dans une contre-offensive destinée à récupérer le terrain perdu ces dernières semaines lors d’attaques de trois mouvements de l’opposition armée.« Nous sommes prêts à discuter d’un mécanisme international de contrôle du retrait des troupes vietnamiennes, d’un cessez-le-feu et éventuellement d’une supervision internationale pour des élections législatives », a précisé M.Kanharith qui a cependant rejeté une nouvelle fois la constitution d’un gouvernement provisoire qui incluerait les Khmers rouges.Ces derniers constituent le principal mouvement de l'opposition armée au régime de Phnom Penh qui comprend aussi les partisans du prince Norodom Sihanouk et ceux de l’ancien Premier Ministre Son San.Ils sont responsables de la mort de centaines de milliers de personnes pendant leur règne de près de quatre ans qui a pris fin en janvier 1979 après l’invasion du Cambodge par l’armée vietnamienne.Hanoï et Phnom Penh ont annoncé •que le retrait du corps expéditionnaire vietnamien avait été achevé en septembre dernier, ce que conteste l'opposition.Le Premier Ministre thaïlandais Chatichai Choonhavan essaie depuis plusieurs semaines de provoquer cette nouvelle « rencontre infor melle » de Djakarta qui réunirait notamment dans la capitale indoné- Forces de paix de TON U L’engagement canadien va devenir déterminant Jocelyn Coulon LE CANADA, qui doit bientôt envoyer un contingent de soldats en Amérique centrale, est, après la Finlande, le pays qui consacre le plus d’effectifs et de ressources aux forces de maintien de la paix des Nations unies.Sa participation devrait augmenter d’ici peu avec de nouvelles obligations au Cambodge et au Sahara et devenir déterminante à cause des coûts qui ne cessent de grimper.Le 1er décembre, advenant l’établissement d’un cessez-le-feu en Amérique centrale, les Nations unies dépêcheront 625 militaires et civils pour faire respecter la paix sur les frontières entre le Nicaragua, le Honduras et le Salvador.Le Conseil de sécurité a donné son accord, mardi soir, à la création du Groupe d’observateurs des Nations unies pour l’Amérique centrale (ONUCA).L’Assemblée général doit maintenant approuver la décision du Conseil et débloquer les ressources financières à cet effet.Le Canada a toujours manifesté son intérêt pour l’envoi d’une mission en Amérique centrale, mais à la condition qu’un cessez-le-feu soit instauré.Dès que les assurances en ce sens seront données par les parties au conflit, dont Managua et la contra qui négocient depuis hier aux Nations unies, 30 militaires et 100 civils canadiens iront rejoindre leurs confrères d’Allemagne de l’Ouest, du Venezuela, d’Irlande et d’Espagne qui devraient être déployés le mois prochain.Les forces de l’ONU auront pour fonction essentielle de surveiller la cessation des combats entre d’une part le Nicaragua et son opposition armée et d’autre part l’armée salvadorienne et la guérilla du Front Farabundo Marti de libération nationale.Les 30 soldats canadiens par- ticiperont aux missions d’observation, tandis que les cent autres s’occuperont surtout de logistique.L’ONUCA sera dotée d’aéronefs, de navires et de camions tout terrain.Le Canada fournira K hélicoptères.Le budget pour les six premiers mois atteindra 46 millions $ US et Ottawa fournira directement 1,2 millions $ US.La contribution canadienne aux forces de maintien de la paix des Nations unies augmente rapidement depuis deux ans.Selon les statistiques de l’ONU, sur les 14 542 Casques bleus présentement en activité, 1107 sont canadiens et servent auprès de huit missions à travers le monde : Chypre, Golan, Pakistan, Afghanistan, Corée, Palestine, Iran-Irak et Namibie.La Finlande fournit 1874 soldats et l'Autriche 973.Depuis la création des forces de l’ONU en 1945, 80 000 Canadiens ont servi dans des contingents auprès de 21 missions pour un coût total d’environ 300 millions $.C'est le ministère de la Défense qui administre les programmes de maintien de la paix et en 1988-89 il a dépensé 62 millions $ pour le financement des missions à l’étranger.Toutefois, avec l’envoi de forces militaires en Amérique centrale et les prévisions des Nations unies qui estiment qu’il faudrait doubler le nombre de Casques bleus pour faire face aux nouvelles obligations, principalement au Cambodge et au Sahara, le Canada pourrait bien consacrer plus de 100 millions $ d’ici deux ans aux forces de paix.L'engagement canadien est de plus en plus déterminant car les dépenses devraient atteindre 1 milliard $ cette année et le secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, déclarait en janvier dernier qu’avec l’addition de nouvelles missions, l’organisation devra y consacrer 2 milliards $ en 1990.sienne les autres factions cambodgiennes.Les deux mouvements non-communistes de la coalition anti-gouvernementale souhaitent que les Khmers rouges soient intégrés dans un gouvernement quadripartite provisoire qui serait mis en place jusqu'aux élections générales, ce que Phnom Penh a toujours refusé.avis de demande d’un permis d'alcool Dans le Grand Nord soviétique Onze mines poursuivent la grève Poussée des fondamentalistes p aux élections jordaniennes MOSCOU (AFP) — Onze des 13 mines de Vorkouta (Grand Nord) poursuivaient hier leur grève entamée il y a 10 jours, bien que le tribunal ait menacé chaque membre du Comité de grève d’une forte amende si le mouvement de cessait pas, a-t-on appris jeudi auprès du Comité contacté par téléphone depuis Moscou.Le tribunal de la République autonome de Komi, où-se trouve'Vorkouta, a envoyé jeudi matin une lettre au Comité de grève, lui enjoignant d’appeler à la reprise du travail ¦ 45'*- ’• 34V-.t, 34'.1?V.- .47 « 35*»- .45'» ?H 79' ; ?*% 44*»- *» 77''.Avon I 3064 32'* 31'* BCE g 7 48 2197 36»* 36': BakrHu 46 37 1555 21»* 2F* BkrH p» 3 50 34 53 52»* Bnk Am 60 7 7140 29'; ?8>* Bousch 1 16 17 1066 6?'« 61»* Boiter 56 16 7376 23' * 77'; Bcklns Bell Alt Bell Ind BelISo BeloAH BenICp BelhStl BlackD 31 36';- 'i 2F*- '.52»* 29 ?*» 6F* ?H 77'» BrwnFr Brnwk BrIRsc Busmld 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