Le devoir, 27 février 1992, Cahier B
CAHIER Le Devoir, jeudi 27 février 1992 Les Grammies de grand-mère Si ma grand-mère avait regardé la soirée de remise des Gram-mies, écrit Nathalie Petrowski, elle aurait été à peine dépaysée.Plus pépère que ça, tu ouvres un foyer d'accueil.Plus américain que ça, tu t’enfuis dans le Sud du Dakota.En fait, les années 90 sont un remake des années 50.mais en plus cher.Page B-3 L’optimisme aveugle des séparatistes Les indépendantistes québécois se leurrent s’ils croient que la sécession d’avec le Canada peut se faire sans traumatisme.Dans le relatif des passions, l’indépendantisme peut l’emporter; mais dans l’absolu des intérêts, il devrait échouer, écrit Louis Dussault, anciennement à la Commission de protection de la langue française.Page B 8 Le Mexique d'Acapulco Acapulco est un nom familier.Il signifie vacances et plages au soleil pour des milliers de Québécois.Même si la ville a subi les assauts d’un développement intensif, la baie a toutefois gardé toute sa beauté.Normand Caze-lais nous la présente et y joint quelques bons conseils pour éviter les ennuis de la turista.Page B-5 Deux galaxies CT plus tard .Si un étranger voyait le spectacle de Montréal Danse qui récapitule 40 ans d’histoire de danse québécoise, il aurait l’impression de vivre un anachronisme.Mais pour nous, l’exercice permet surtout de mesurer la distance parcourue entre les premiers efforts des chorégraphes et leur production actuelle.Page B-3 La panique n’est pas justifiée Paul Cauchon AU MOINS deux commissions scolaires nous ont demandé ce qu’ii fallait faire avec les enfants à l’heure du midi », lance Pierre Ricard, président de l’Association des dermatologues et chef de service pendant 20 ans du département de dermatologie de l’Hôpital Ste-Justine.Quand le ministre fédéral de l’Environnement a sonné l’alarme le 7 février dernier, la machine à rumeur s’est emballée.Le mois précédent des satellites américains avaient détecté au-dessus de l’hémisphère nord un énorme nuage de chlorofluorocar-bones (des « CFC »), qui attendait patiemment d’attaquer la couche d’oz.one.Quasi-panique, et conseils en tous genres pour nous expliquer qu’il fallait maintenant diminuer l’exposition des enfants au soleil (plusieurs ont d’ailleurs compris qu’il ne fallait plus laisser sortir les enfants dehors !).La semaine suivante le magazine Time en remettait : en page couverture un beau ciel bleu parsemé de nuages vaporeux dans lequel un trou brûle littéralement, laissant voir une noirceur d’encre.Tout est là : le feu du ciel qui s’abat sur la population pécheresse, le trou sombre dans lequel toute vie est aspirée, le sous-titre « le danger s’approche de la maison ».Bref il ne reste plus qu’à vivre dans le métro.Plusieurs scientifiques sont agacés lorsqu’on évoque de tels scénarios apocalyptiques et une certaine surenchère médiatique.« Les conséquences immédiates ont été nettement exagérées », affirme Pierre Ricard.Qui ajoute qu’un danger existe tout de même.Il faut d’abord comprendre que le trou au-dessus de nos têtes n’est pas encore créé, les satellites de la NASA ayant plutôt détecté un nuage, ou une accumulation de polluants chimiques, qui peuvent éventuellement « creuser » ce trou.La couche d’ozone c’est une mince bande de gaz bleuté située dans la stratosphère à environ 25 kilomètres au-dessus de nos têtes (sa hauteur varie de 10 à 50 kilomètres, et son épaisseur varie aussi).Ce gaz sert à protéger la terre des rayons ultraviolets du soleil en les filtrant.Le gaz est formé de trois atomes d’oxygène, alors que le CFC est formé d’atomes de fluor, de carbone et de chlore.Sous l’effet des rayons solaires, la molécule de CFC est séparée et l’atome de chlore attaque l’ozone (c’est un peu plus compliqué que ça, mais restons-en là pour le cours de chimie).On connaît les effets d’un rayonnement ultra violet trop intense sur la terre : augmentation du nombre de cataractes chez les humains, du nombre de cancers de la peau, affaiblissement du système immunitaire.La présence d’un trou véritable laissant passer tous les rayons ultraviolets augmenterait évidemment les risques de brûlures en tous genres, et pourrait sérieusement affec-Voir page B-2 : Panique LE SOLEIL ET L’OZONE 13» ËÉ.vJkI \ J Trou d’ozone ou pas, l’abus du soleil est toujours mauvais Paul Cauchon SI ON APPLIQUAIT immédiatement les mesures de remplacement et de recyclage des CFC, la situation de la couche d’ozone ne reviendrait pas à la normale au minimum avant 2050.Dans 60 ans.Mon bébé aura-t-il à se méfier du soleil durant toute sa vie ?« Écoutez, moi je répète depuis 15 ans de faire attention au soleil, même quand on n’enregistre pas de diminution de la couche d’ozone », de lancer le dermatologue Pierre Ricard, qui croit par ailleurs que l’alerte à la couche d’ozone a été ra-porté de façon « dramatisée ».Ce qui ne l’empêche pas de s'étonner du comportement de ses compatriotes.Par exemple, s’étendre pendant une semaine sui une plage sans rien faire, ou pratiquer un sport comme le tennis ou le golf du matin au soir sans protection d’aucune sorte.« Les études prouvent que 80% des dommages causés par le soleil sont faits avant l’âge de 18 ans, ajoute-t-il.Il est clair que les petits enfants, qui jouent beaucoup dehors, ne sont pas assez protégés.Et puis il faut connaître l’obsession du bronzage chez plusieurs jeunes, par exemple chez ces adolescentes qui comparent leur plus beau coup de so- leil.C’est une question de comportement : il faut apprendre aux gens à mettre un chandail, un chapeau, une casquette.À mettre des crèmes protectrices, et à en remettre si on transpire ou si on va dans l’eau.Éviter aussi de faire exprès pour s’étendre au soleil entre 11 h et 14 h, là où les rayons sont intenses».Il reste qu’on a pu constater une augmentation des effets néfastes du soleil depuis une décennie ou deux.« De 1976 à 1986, il y a eu augmentation de 75 % des cancers de la peau au Québec, explique Dr Ricard.Le mélanome, qui tue une personne sur six dans l'année où il est déclaré, a doublé en 15 ans.Et on sait que 85 % des cancers de la peau sont situés aux endroits du corps les plus exposés au soleil ».En Amérique du Nord le cancer de la peau est d’ailleurs le cancer le plus fréquent (il correspond à un cancer sur trois), et un Américain sur six en sera affecté en 1991.Consolation : s’il est pris à temps il demeure guérissable presque à 100 %.Le docteur Ricard constate : « Des gens ridés à 35 ans, je ne voyais pas ça avant ».Cette augmentation des effets nocifs du soleil est causé par un ensemble de facteurs : « Les ultra-violets qui traversent la couche d’ozone, mais aussi la mode des salons de bronzage, la popularité des vacances dans le Sud ainsi que les ‘vacances Ilibachi’ à passer la journée à côté de son B.B.Q.» Les ultraviolets suscitent des réactions d’autoprotection de la peau et sont responsables du photovieillissement (rides, couperose, taches brunes).Ils n’ont pas que des effets négatifs : ils contribuent aussi à la fabrication de la vitamine I).« Mais on peut aussi prendre deux verres de lait par jour pour le même effet », ajoute le docteur Ricard.Si la couche d'ozone diminue de 10%, ajoute-t-il, statistiquement on peut prévoir une augmentation de 26 % des cancers de la peau.Une diminution de 10% entraînerait aussi 1,6 million de cataractes de plus aux USA (il signale d’ailleurs que non seulement il est préférable de porter des verres fumés au grand soleil, mais encore qu’il faut que ces lunettes aient été traitées pour résister aux ultra-violets).Pour sa part, Guy Fenech illustre ainsi les effet d’une éventuelle diminution de 30% de la couche d’ozone ce printemps : « Pendant certaines journées de mars ou avril il se peut que le rayonnement ultra violet soit aussi intense qu’en juin.Il faut donc y penser si on passe une longue période dehors, particulièrement dans un endroit où il y a beaucoup de ré-Voir page B-2 : Soleil Pacifique La comédie des cadenas Nous poursuivons la publication d'extraits de la série d’articles parus dans LE DEVOIR en 1!H!) sous la signature de l'assistant-directeur de la police de Montréal, Pacifique Plante.« Pas » Plante y dénonçait le régne de la pègre qui vivait du jeu et de la prostitution sous l'oeil complaisant des autorités, t'es articles en leur temps secouèrent le Québec et préparèrent l'élection de Jean Drapeau à la mairie de Montréal.LE TEMPS est donc venu d’expliquer au lecteur l’incroyable comédie qui s’est jouée à l’hfl tel de ville autour du règlement municipal no 921 et des ordonnances de cadenas.,Ie sais bien que cette farce était trop grosse et qu’elle n’a échappé à personne.Tout le monde connaît la légende des cadenas apposés aux portes des placards.Mais personne, a ma connaissance, n’a jamais prouvé de façon irréfutable que cette légende n’en était pas une.Personne n’a jamais expliqué tout au long cette fraude monumentale, ni désigné du doigt ceux qui en étaient responsables.Au clair En mettant au jour les dossiers dé- taillés de cinq maisons de pari, j’ai montré du même coup la pagaïe sans nom des cadenas apposés sur une porte fictive et des descentes grotesques que la police ne se gênait pas de faire pendant que les maisons étaient officiellement cadenassées.J’ai donné les lieux exacts, les dates exactes.Ce sont là des faits indiscutables.Il reste à expliquer le règlement 921 lui-même et la façon dont on le contournait.Pour faire connaître le règlement, rien de plus simple que d'en citer le texte.Ce règlement date de 1926 et se lit comme suit : « ARTICLE 1 — Le Surintendant de la police fera rapport à la Cour du Recorder de la Cite de Montréal chaque fois que deux infractions ou contraventions à la loi des liqueurs alcooliques, à un règlement de la Cité ou à quelques dispositions des articles 228,228a, 229 et 229a du Code criminel (articles sur les maisons de désordre) auront été commises dans un même immeuble, maison ou local, dans les douze mois précédents.« a) Sur réception de ce rapport, la Cour du Recorder pourra décréter la fermeture, par la police, pour une période n'excédant pas douze mois à la fois, de tel immeuble, maison ou lo-Volr page B-2 : Plante I f < ; I m».I ?«’ )OÛE.EETÔTC WftE Qd’ELLÇ ,T TRÈS RoW.v -te tui y la vAûTë „ ARRÊTm* THERESE CASGRAIN RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 6 mars 1992 PARUTION le 14 mars DANS LE DEVOIR LE DEVOIR publiera le samedi 14 mars un cahier spécial à l’occasion du colloque Thérèse Casgrain présenté à l’UQAM dans la série de conférences annuelles sur «Les leaders politiques du Québec » On y trouvera • un rappel de la vie de Thérèse Casgrain; • un entretien avec Simonne Monet-Chartrand; • un texte sur l’après-Thérèse Casgrain; • le point sur les batailles de son époque; • des extraits de ses cours et de sa corresponsance prêtés par les Archives nationales du Canada; • le programme complet du colloque qui aura lieu du 20 au 22 mars à l’UQAM » M Le Devoir, jeudi 27 février 1992 ?Plante cal, au moyen de scellés, de cadenas ou autrement.« b) Le Surintendant de police est autorisé à établir une garde tant à 1 extérieur qu’à l’intérieur de tel immeuble, maison ou local, lorsqu’il le jugera à propos ou nécessaire pour en rendre la fermeture effective.» Voilà le texte qui nous intéresse.Quant à l’article 2, il stipule l’imposition d’une amende à toute personne qui pénétrerait dans une maison déjà cadenassée.Mécanisme Il n’y a donc là rien de très difficile à saisir.En fait, l’application du règlement devait fonctionner comme suit.Les condamnations étaient enregistrées au Secrétariat de la Police.Le secrétaire, ayant pris connaissance de deux condamnations en moins de douze mois, laissait écouler un mois de plus au cas où les accusés en auraient appelé de leur condamnation.Puis, ayant préparé un rapport à cet effet, il le présentait au directeur de la police.Le directeur signait ledit rapport et le remettait à l’avocat de la police, soit, depuis 1940, Me L.-P.Mercure.Cet avocat présentait ensuite le même rapport au recorder.Celui-ci n’était pas obligé d’ordonner le cadenas sur présentation d’un tel rapport, mais je puis affirmer que jamais un recorder n’a refusé d’émettre une ordonnance quand le rapport en règle lui était présenté.Il restait possible, toutefois, de retarder toute cette procédure jusqu’à la rendre presque inefficace.On laissait traîner les rapports, on les présentait plusieurs a la fois, de sorte que plusieurs ordonnances de cadenas se trouvaient souvent appliquées concuremment, ce qui abrégeait sensiblement la dureté de la sentence.Les grands moyens Mais tout cela n’aurait été qu’enfan-tillage.Le vrai truc était beaucoup plus simple et surtout beaucoup plus efficace.Il consistait tout bonnement à fournir au recorder un numéro de porte fictif sur lequel ce dernier faisait apposer un vrai cadenas qui, de toute évidence ne barrait la route à personne.Évidemment, cela impliquait de la part de certains policiers des parjures en bonne forme.Quand, en effet, ceux-ci venaient jurer qu'ils avaient arrêté tel tenancier ou tel groupe de parieurs à tel numéro civique fictif, ils se parjuraient.Je veux qu’ici le lecteur se rende bien compte et on me pardonnera d’insister.Quand je parle de numéros fictifs, ce n’est pas une figure de style, car un numéro civique véritable est basé sur un document officiel.C’est lui qui détermine l’existence d’un logis.C’est sur lui qu’on détermine le paiement d’une taxe d’eau, d'une taxe d’affaires, etc.La qualification d'électeur est elle-même attachée à un domicile déterminé, donc à un numéro civique.Et ce n’est pas un chiffre avec lequel on peut jouer à sa fantaisie.Si par exemple tel numéro civique correspond à une conciergerie, les numéros d’appartements doivent être inscrits sur les rôles d’évaluation.Et quand le rôle ne porte pas mention d’appartements, c’est que le numéro civique correspond à un seul local ou logis, donc à un seul locataire.Et quand les policiers avaient visité par exemple le local de M.Julius Silverberg, ils savaient bien qu’ils avaient visité le 1455 de la rue Bleury, et non pas le 1455 Appartement 25, 32 ou 19.Car M.Silverberg avait beau diviser son étage réservé à la police en compartiments multiples et apposer sur chacun de ces placards des numéros inexistants, il n’y avait toujours au 1455 Bleury qu’un seul établissement et un seul locataire.D’ailleurs, les numéros fictifs n’étaient même pas inscrits sur les plaques ordinaires.Les tenanciers ne se donnaient pas cette peine.Ils ramassaient le premier carton venu, écrivaient dessus au crayon rouge et le tour était joué.Ces faits ont été établis de façon indiscutable au procès Ship.Or il semble que jamais la police n’a eu l’idée de relever sur le rôle des évaluateurs l’existence de ces numéros civiques.Pendant des années, elle a bourré ses registres de numéros absolument fictifs, qui n’apparaissaient nulle part ailleurs.Bouffonneries Mais l’acte le plus bouffon de la comédie, c’est l’apposition même du cadenas.Des mains de l’avocat de la police, l'ordonnance de cadenas retournait chez M.Azarie Choquette, secrétaire de la police, d’où il était expédié chez l’inspecteur du district où se trouvait située la maison à cadenasser.Sur réception de l’ordonnance l’inspecteur partait en grande pompe.Il se faisait accompagner du capitaine du poste et, en général, d’un représentant de l’escouade de la moralité; le cortège se mettait en branle vers l’établissement condamné.Une fois rendu, on apposait solennellement le cadenas sur la porte inutile, d'une inutilité qui sautait aux yeux, en présence des tenanciers qui continuaient leurs affaires.Puis, on revenait au poste rédiger un procès-verbal, on déclarait solennellement qu’on avait cadenassé telle porte (fictive) en bonne et due forme.Enfin, détail digne de Courteline, le poste de police concerné désignait un agent dont la mission consistait uniquement à vérifier, mais chaque jour, que le cadenas était bien fixé à la porte et que la porte était bien fermée.J’aime m’imaginer la visite de ce visiteur.Il entrait dans le bookie enfumé où les paris allaient bon train.Il se dirigeait vers l’appartement fictif, seul et ridicule, et vérifiait que le cadenas de Concordia était bien fixé à une porte inutile.Puis, le lendemain, il revenait de nouveau.Et naturellement, les contribuables le payaient pour faire ce métier, de même qu’ils payaient l’inspecteur, le capitaine, l’avocat, le chef de police, le secrétaire, etc.Confusion Voilà donc comment s’expliquent les confusions de la police.Voilà pourquoi elle arrêtait des gens dans des établissements cadenassés.Voilà pourquoi deux polices différentes arrêtaient successivement mais le même jour, un même tenancier d’un même établissement, mais à deux adresses différentes.dt même endroit.Et cela, pendant six ans de notre exécutif actuel, n’a jamais inquiété MM.les administrateurs.Ou plutôt non, l’un deux s’est inquiété et nous verrons plus loin la réponse qu’il a reçue.Statistiques Pour le moment, contentons-nous de citer les statistiques de cadenas pendant les années qui nous intéressent.1941 - 275 1942 - 257 1943 - 592 1944 - 265 1945 - 101 1946 - 74 1947 - 7 Veut-on savoir la raison des nombres décroissants en 1946 et 1947 ?Mais je suis certain qu’on l’a devinée.Le nettoyage était commencé.Les cadenas étaient rigoureusement appliqués à la porte principale de l’établissement.Les recorders, sachant que nous étions sérieux, ordonnaient le cadenas pour six mois ou davantage, au lieu de l’habituel « 15 jours ou un mois» des bonnes années.Les cadenas ont diminué jusqu’à 7 parce que, pour la première fois depuis au moins six ans, le règlement 921 était appliqué à sa vraie fin et non plus pour protéger la pègre.Poumon qui respire Cigarette qui expire Pour l’ozone, la prévention s’impose couche d’ozone Compose de chlore déchets chimiques (surtout des chtorotluorocartoones) Rayons ultraviolets Molécules de chlore Les produits chimiques en attaquant la couche d’ozone permettent aux rayons ultraviolets d’atteindre l’atmosphère terrestre.Le Canada s’intéresse à deux projets d’accélérateurs de particules OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral examine sérieusement une demande américaine de participer financièrement jusqu’à concurrence de 200 millions de dollars à la construction, au Texas, d’un « super-col-lisionneur», —un accélérateur de particules spécialisé—, qui permettra aux scientifiques de faire des recherches sur l’origine de l’univers.L’information a été confirmée récemment par un responsable fédéral.L’examen des résultats de collisions de particules aidera les chercheurs à comprendre ce qui s’est passé lors du big-bang, —l’explosion survenue il y a environ 15 milliards d’années et qui serait à l’origine de l’univers, selon l’hypothèse la plus courante.Ottawa envisage également de participer au projet de super-coïii-sionneur européen, a affirmé sous le couvert de l’anonymat une porte-parole du ministre des Sciences William Winegard.Elle a précisé que le ministre avait mis sur pied deux comités pour examiner la possibilité de participer à un des deux projets ou aux deux.Elle a toutefois démenti l’information voulant que le gouvernement y voit une alternative au projet controversé KAON, à Vancouver.Ces installations seraient utilisées pour l’étude des particules sub-atomique qui forment la matière.L’an dernier, avant la tenue des élections en Colombie-Britannique, le gouvernement fédéral avait accepté de verser 236 millions de dollars sur les 2 milliards requis pour la réalisation du projet.À la veille de la victoire néo-démocrate, des rumeurs ont circulé selon lesquelles le fédéral voulait se retirer du projet, rumeurs que les responsables fédéraux ont niées.Aucune condition n’aurait été posée à l’offre fédérale, selon la source interrogée, et il revient au gouvernement de la Colombie-Britannique de l’accepter ou de la refuser.« Les 236 millions constituent une offre ferme.Nous attendons toujours la réponse.» Elle a affirmé que le président américain George Bush avait demandé en décembre au premier ministre Brian Mulroney de contribuer au financement du super-collision-neur du Texas.M.Mulroney aurait répondu qu’il étudierait sérieusement la demande.« M.Bush espère une participation qui se situerait entre 100 et 200 millions», a-t-elle indiqué.Le Canada contribue déjà à un important programme scientifique américain, puisqu’il s’est engagé à dépenser 1,2 milliard pour la construction d’un système robotisé pour la station spatiale Freedom.Le coût du super-collisionneur américain devrait atteindre 8,25 milliards de dollars, contre 1,44 milliard pour le projet européen.bliçüe + Panique ter le processus de photosynthèse qui permet la reproduction des plantes, tout en perturbant le phytoplancton, à la base de la chaine alimentaire dans les océans.Depuis plusieurs années on a mesuré de façon certaine une diminution de la couche d’ozone.Les chiffres varient selon les sources, on parle de 4 à 8 % de diminution, et on avait découvert en 1985 un véritable trou dans cette couche au-dessus de l’Antarctique.La couche y serait réduite de moitié depuis trois ans.Avec les observations réalisées le mois dernier certains experts aux États-Unis ont déclaré que la situation était pire que tout ce qu’ils avaient imaginé, et que la couche pourrait diminuer de 30 à 40 % dans les prochains mois au-dessus de l’hémisphère nord, sur le Canada, le nord des États-Unis, l’Europe, l’URSS.Guy Fenech trouve ces prédictions « audacieuses ».« Tout dépend des conditions météorologiques.Une telle prédiction équivaut, pour un météorologue, à vous décrire le temps qu’il va faire dans trois mois.» On présume qu’il sait ce dont il parle, puisqu’il est météorologue à Environnement-Canada.Un autre porte-parole d’Environ-nement-Canada, l’ingénieur Serge Langdeau, se dit d’avis que « toutes les conditions sont réunies pour qu’il y ait un problème sévère».Quant à savoir si un trou sera creusé dans la couche, on reste dans le flou.C’est au printemps que se produisent les réactions chimiques permettant l’attaque de l’ozone.L’ampleur de la diminution sera lié à l’interaction entre des nuages de particules glaciales accumulés dans la stratosphère et le vif ensoleillement qui suit les mois d’hiver.Mais tout n’est pas si simple.En Europe des météorologues font état d’une remontée d’air tropical vers les hautes altitudes qui pourrait contribuer à amincir la couche.Et tout le monde semble considérer comme certain que l’éruption du volcan Pi-nutabo aux Philippines en 1991 a entraîné rémission d’un nuage de fumée et de cendre qui joue un rôle majeur.Toujours aussi prudent, Guy Fenech ajoute que la grosseur de la couche d’ozone varie, qu’elle diminue effectivement au printemps, mais que cette diminution survient à une période de l’année où il y a plus d’ozone qu’à d’autres moments.Il admet que la NASA a observé les plus importantes concentrations de polluants et de produits chimiques jamais observés, « mais cela fait moins de cinq ans qu’on peut tenir des observations de cette qualité ».Autre question demeurée non-résolue : combien de temps les molécules assassines de CFC prennent-elles pour monter vers la statosphère ?Entre 3 et 7 ans, nous dit l’un, de 7 à 15 ans, nous dit l’autre.La question a son importance, parce qu’on ne sait pas si on a atteint le pire du processus (les premières alarmes sérieuses ont été lancées vers le milieu des années 80, alors que les gouvernements et l’industrie commençaient à réduire la consommation de CFC).Ces fameux CFC vous les trouvez partout autour de vous, sans qu’ils vous fassent le moindre mal en apparence.Le pincipal gaz responsable du méfait est le fréon, mieux connu sous les initiales de CFC.Le fréon avait été surtout développé pour utilisation dans la réfrigération et comme agent propulseur dans les aérosols.Il a ensuite été très utilisé comme solvant pour nettoyer l’équipement électronique, et puis comme agent dans les différents mousses (emballage, rembourrage, isolants).Il est utilisé largement dans les appareils de conditionnement d’air (maisons, voitures).C’est un gaz qui présente de grands avantages : stable, non-toxique, non-explosif, non-corrosif.Dans une usine qui fabrique des aérosols, par exemple, la sécurité en est d’autant améliorée.Un autre gaz, le halon, essentiellement utilisé comme agent dans les extincteurs d’incendie, est de trois à dix fois plus dommageable que les CFC.Alors que les CFC remportaient un fort succès, des chercheurs amé- ricains ont jetté un pavé dans la mare en 1974 en démontrant pour la première fois le rôle nocif des oxydes de chlore contenus dans ce gaz, qui remontait vers le ciel pour casser les molécules d’ozone.Mais tout cela demeurait alors un modèle théorique.Le premier « trou » dans la couche avait été découvert en Antarctique en 1985.Une soixante de pays avaient réagi avec une rapidité inhabituelle, signant à Montréal en 1987 un protocole prévoyant une diminution de 50% de la consommation de CFC d’ici 1999.Depuis cette date, plusieurs pays ont fait des pressions pour que cette échéance soit encore plus rapprochée, et à la mi-février le Sénat amércain votait une accélération du programme de retrait des CFC.Le gouvernement américain n’avait jamais été très chaud pour prendre les devants dans cette histoire, mais, comme l’a déclaré le sénateur Al Gore, « il y a une possibilité de trou au-dessus de Kennebunkport.» Une étude de la firme Cogesult révélait à l’été 1990 que les commerces, entreprises et individus de la région montréalaise rejettaient chaque année plus de 200 000 kilos de fréons et de halons dans l’air (votre vieux ré-i frigérateur ou appareil de climatisation nettoyé à l’air libre).« On a essayé de calculer combien de CFC seraient actuellement en service dans nos équipements, explique Serge Landgeau.Au Canada il doit bien y en avoir 250 000 tonnes.Pensez à chaque magasin d’alimentation, qui compte au moins un comptoir réfrigéré pour lequel on peut trouver de 5 à 700 livres de CFC ! » Les fréons et halons sont-ils seuls reponsables de la destruction de la couche d’ozone ?La polémique a repris récemment en Europe sur le rôle que peuvent jouer les avions supersoniques comme le Concorde ou le Tupolev.Les gaz émis par ces avions, qui volent beaucoup plus haut que les avions de ligne habituels, menaceraient cette zone.On sait qu'avions et automobiles produisent de l’ozone qui, au sol, peut entraîner des problèmes respiratoires (c’est d’ailleurs un autre problème écologique), mais on ne sait pas trop leur effet sur la couche supérieure.La plupart des scientifiques ajoutent qu’il faut non seulement réduire la production du gaz et trouver des solutions de rechange mais aussi lancer des programmes de récupération, encore peu avancés.On pourrait réutiliser les CFC encore actifs dans d’autres appareils, et à plus long terme il faudra penser à les faire disparaître.Incinération ?Méthode de neutralisation chimique pour décomposer les molécules ?Tout cela demeure encore coûteux, semble-t-il.D’autres chercheurs, principalement aux États-Unis, tentent de trouver des façons d’enlever le nuage de produits chimiques qui menace la couche d’ozone.Ici on tombe carrément dans la science-fiction.Entre autres projets : ammener de l’ozone dans la stratosphère (pour remplacer 10 % de la couche on aurait besoin de 350 000 voyages effectués par des 747 spécialement aménagés.); lancer des boulets de plusieurs tonnes d’ozone gelé (petit problème, la technologie permettant l’utilisation de tels canons n’existe pas encore) ; détruire par laser les méchants CFC avant qu’ils n’atteignent la stratosphère (détail : l’énergie requise serait exorbitante, et les lasers en Question ne sont pas encore dessines); ou encore placer en orbite 50 000 miroirs de 40 milles carrés pour réfléter la lumière du soleil (?).' De là à conclure que la prévention a bien meilleur goût.+ Soleil flection.Les pentes de ski de printemps par exemple ».Les déclarations du ministre Jean Charest n’ont quand même pas eu d’effet sur l’industrie du tourisme.Par encore.Quelques grossistes et agences de voyages contactés à Montréal se sont montrés plutôt surpris de nos questions.« Non vraiment, je n’ai pas entendu parler de voyages au soleil annulés à cause de la couche d’ozone », de dire une porte-parole de Mirabel Tours.« Les gens en parlent, mais de là à s'empêcher de voyager.» LE DEVOIR COCKTAIL-BÉNÉFIŒ À CHICOUTIMI LE DEVOIR a une tenace volonté de vivre, comme la société dont il émane.Fidèle à ses principes fondateurs, il se refait de génération en génération, et va d'une adversité à l'autre en y trouvant la force de se ressourcer.L’histoire de ce miracle est double.C'est celle de ses artisans qui l’ont porté à travers temps fastes et néfastes.C'est celle de ses amis, qui le lisent, y croient, et le soutiennent.LE DEVOIR est une victoire contre ta fatalité, et une lutte qui vaut d’être célébrée.Merci de vous joindre à nous.Le Mutée du Saguenay Imc Sam! Jeun esI situé au 534 Jacques-Cartier est, Chicoutimi Madame Lise Bissonnette directrice du DEVOIR vous invite à un cocktail-bénéfice le vendredi 2R février / ()()2, à compter de IR h 00 au Musée du Saguenay Lac Saint-Jean pour célébrer LE DEVOIR et sa relance Elle vous accueillera en compagnie des patrons de l'événement et des membres du comité d'honneur Les patrons de l'événement Gérard Arguin Recteur Université du Québec à Chicoutimi Denis St-Pierre Vice-président llydro-Québec, région Saguenay Lac S ami-Jean Renée Wells Directrice Musée du Saguenay Lac Saint-Jean Le comité d'honneur Gaston Blackburn Ministre du Loisir, de la Chasse el de la Pêche Gouvernement du Québec Lllric Blackburn Maire de Chicoutimi L’Hon.Benoît Bouchard Ministre de ta Santé nationale et du llien être social Gouvernement du Canada Martin Bouchard Président Chambre de commerce d'Alma Mgr Jean-Guy Couture Ovêque du diocèse de Chicoutimi Q, Les patrons de ! événement et les membres du comité d'honneur tiennent a marquer, par leur présence à cette soirée, leur soutien ci ce quotidien unique, fondé par llenri fiourassa en 1910, et toujours au coeur des réalités québécoises et canadiennes La relance du DP VOIP sera l'occasion de retrouvailles, sans égard aux jiartis ou autres allégeances, entre amis d 'une presse libre et rigoureuse Martin Lajoie Président Chambre de commerce de Chicoutimi Rodrigue Ixissard Représentant régional FTQ, région Saguenay l ac Saint-Jean Barbara Maltais Présidente Chambre de commerce de Jonquière Marcel Martel Maire de Jonquière Jean-Guy Pilon Président Fédération des caisses populaires Desjardins du Saguenay Die Saint-Jean J&Æt Alliance T I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I JL -1 LE DEVOIR ! COCKTAIL-BÉN ÉFICE le désire réserver-plaee(s) X 50$ =_________$ Je serai absent, mais je désire contribuer =_________ $ Veuillez trouver ci-joint un chèque au montant de = ___$ libellé à l’ordre de (d’imprimerie populaire limitée.» Nom Tare Société Adresse Ville Code postal I iléphone Télécopieur On peut obtenir d'autres renseignements auprès du Secrétariat de la soirée-bénéfice LE DEVOIR 211, rue du St-Sacremcnt Montréal (Québec) II2V 1X1 t éléphone: (514) 844-3361 télécopieur (314) 844-9723 | Sur réception de ce carton le Secrétariat de la soirée-bénéfice du DEVOIR vous fera parvenir votre faire-part officiel.-1 Le Devoir, jeudi 27 février 1992 U B-3 BILLET Les Grammies de ma grand-mère Nathalie Petrowski JE DOUTE que ma grand-mère ait capté la cérémonie des Grammies m^rdi soir et vu la sémillante Céline « pilon » flanquée du roi du mèrengué faire figure de nouveau talent du Tiers-monde et s’extasier sur le fait qu’au moment-même où elle parlait, un auditoire potentiel de 1,8 milliard de téléspectateurs la reluquaient.Et pourtant si ma grand-mère, qui devait à ce moment-là dormir sur ses deux oreilles, avait regardé cette interminable émission de quatre heures, elle aurait été à peine dépaysée.Plus pépère que ça, tu ouvres un foyer d’accueil.Plus Américain que ça, tu t’enfuis avec Bob Kerrey dans le sud du Dakota.Je l’ai déjà dit.Je le répète : les années 90 seront un remake des années 50, mais en plus cher.Mardi soir à la soirée des Grammies, les années 50 n’étaient pas loin alors que Unforgettable, une vieille chanson de Irving Gordon, reprise par Nathalie, la fille de Nat king Cole, était couronnée chanson de l’année.Les années 50 n’étaient pas très loin alors que Natalie chantait en duo avec son défunt père, revenu à la vie par la magie d’un film d'archives sur écran géant.Les années 50 étaient dangereusement proches quand un gagnant après l’autre, y est allé d’un merci adressé à nul autre que Dieu sans qui, clamaient-ils tous, ils ne seraient pas là ce soir.A un point tel que je me suis demandé au milieu de la soirée, pour quelle compagnie de disque Dieu travaillait exactement ?Et s’il travaillait pour toutes les compagnies confondues, s’occupait-il de la mise en marché, du rayon des ventes ou du salon de coiffure chez qui tous les participants étaient passés pour se faire teindre en blonde ou en rouge vermillon.Dans le bon vieux temps, celui des décennies paires s’entend, me semble que les Grammies avaient un peu plus d’envergure, un peu plus de piment et un peu moins de remerciements adressés à Dieu-le-père.Qu'on se souvienne seulement de l’année où un Bob Dylan comateux et nouvellement converti s’avança sur scène tel un des plus beaux spécimens de l’Inséctarium de Montréal.Qu’on se souvienne de l’année où Bruce Springsteen triompha de la médiocre mélasse américaine avec son Born to run ou celle encore où un Michael Jackson, pas encore enduit de chaux et à peine plastifié, enterra Fred Astaire en laissant parler ses pieds.Qu’on se souvienne de l’album historique de Paul Simon et ceux non moins déterminants de Prince, de Sting et de Joni Mitchell.Qu'on se souvienne surtout de tous ces disques d’or et de platine qui n’ont pas pâli ni fondu avec la compression des années et des formats.En matière de musique populaire comme en matière de cinéma, de spectacle ou de peinture, il y a des années-charnières et des années bouche-trou; des années où la création avance, des années où elle est désespérément stationnaire.C’était le cas de cette année malgré la généreuse, quoi que tardive, place accordée aux musiciens noirs, malgré les hommages aux dieux déchus, les Coltrane, Hendrix, James Brown et compagnie, malgré les petits rubans rouges épinglés aux boutonnières pour opposer leur dérisoire résistance au sida, malgré l’ironie mordante de Whoopi Golberg, animatrice récalcitrante d'un spectacle ringuard.Même l’investiture officielle du rapet du heavy metal enfin reconnus pour leur valeur marchande, ne sut y remédier.La musique populaire américaine fout le camp et tout ce qu'on a trouvé pour la sauver, c’est de retourner au passé et de ressortir les classiques, Unforgettable, Mustang Sally ou When a man loves a woman cet hymne de James Brown, fraîchement sorti de prison après avoir été accusé de voies de fait sur celle qu’il aimait tant.Quant aux révélations de l'année, ceux qui seront les têtes d'affiches de demain, j'ai peine à me rappeler leurs visages tant ils semblent tous issus du même moule, tous produits par la même manufacture de chaussures.Michael Bolton, l’interprète masculin de l’année, est la version maître nageur de Mario Pelchat.Marc Cohn, élu révélation de l’année avec sa chanson Walking in Memphis ressemble à un comptable de Snowdon ou à un journaliste de la Gazette.Amy Grant, la Madonna des garderies, pourrait être ma voisine ou même ma tante Anna.Seal, un Nigérien né en Argentine et vivant à Londres, a plus de balafres sur le visage que de voix.Quant à Natalie Cole, la jubilaire de la soirée, elle n’a ni le feu de Aretha Franklin ni le mauvais goût sympathique de Patti Labelle.Elle n’a que le même nom de famille que son illustre père.Ne restait plus hier soir que Bonnie Raitt, la vieille routière ressuscitée qui allait enfin chercher son dù dûment dépassé, et Mariah Carey, la Céline « Dilon » des Américains.L’année dernière, celle-ci remportait le Grammy de la révélation de l’année.Cette année, elle avait droit à un gros numéro de production avec la chorale, les violons et la petite robe noire de 3 millions.Pour la battre sur son propre terrain, Céline Dion devra se lever de bonne heure et faire oublier aux Américains qu’elle vient d’une province qui, comme nous l’avons appris mardi, est comparable à la République Dominicaine.Mais sait-on jamais, si Dieu continue à distribuer des Grammies aussi généreusement, Céline pourrait bien avoir un jour à le remercier publiquement.Succès DANSE de l’encan du MAC Jean Dumont JE SAIS qu’il est de bon ton, dans certains milieux à la pensée confuse, d’affirmer que l’art contemporain « n’intéresse qu’une poignée d'indi- ! vidus ».Je me demande d’où pou- j vaient bien sortir les 200 et quelques amateurs qui se pressaient derniè- I rement dans la salle Tudor des Ma- ; gasins Ogilvy, pour participer à l’en- j can tenu annuellement au bénéfice du fonds d’acquisition des oeuvres de notre Musée d’art contemporain.À ces amateurs, qui avaient payé pour voir, et qui devaient payer pour emporter, il faut ajouter les 900 qui ont défilé devant les 112 oeuvres pour- j tant résolument contemporaines, pendant les six jours où elles ont été exposées aux cimaises de la Salle Tudor.Si je parle de succès, ce n’est pas seulement en fonction de la fréquentation toujours plus grande de l’événement, ou de l’augmentation très nette des enchères et du total des revenus générés par cet encan, mais c’est aussi parce que certains de ses aspects qui l’an dernier pouvaient inspirer une certaine inquiétude, n’en inspirent aucune cette année.L’an dernier par exemple, nombreuses étaient les pièces qui avaient été transigées à des taux bien infé- | rieurs, à leur prix réel en galerie, semant chez ces dernières une inquiétude justifiée.Cette année au contraire, plus de 40% des oeuvres ont été enlevées à des prix égaux ou su- i périeurs à ceux pratiqués en galerie.Ce fut le cas en particulier, pour une petite huile sur toile d’Edmund Alleyn qui partit à plus de deux fois son prix marchand.Mais on pourrait citer aussi l’oeuvre de Marcelle Fer-ron, Présidente d’honneur de cet encan, celles des Michel Goulet, Torn Hopkins, Alfred Pellan, Louise Robert, Yves Trudeau ou Betty Goodwin, alors que les oeuvres de ces j deux derniers artistes par exemple, j avaient été transigées en 1991 bien au-dessous de leur valeur.Deux galaxies plus tard Montréal Danse Au programme : Le jet d'eau qui jase de Daniel Soulières et Monique Giard, Dualité de Françoise Sullivan, Olé de Ginette Laurin, Derrière la porte un mur de Paul-André Fortier, A Moment Sitting de Linda Rabin, et But I Love You de Daniel Léveillé.Les interprètes : Annick Hamel, Jean-Pierre Mondor, Ginette Boutin, Manon Levac, Martin Bernier, Sophie Corriveau et Jacques Moisan.Spectacle présenté à l'Agora de la danse jusqu'à samedi.Mathieu Albert SI UN ÉTRANGER débarquait à Montréal et voyait le spectacle de Montréal Danse, qui récapitule 40 ans d’histoire de danse québécoise en six duos, il aurait l’impression anachronique que le Québec est un pays austère, lourd et sentencieux.Un pays où la culture met en scène des hommes et de femmes absorbés par l’examen de leurs tourments, et qui sont presque figés dans leur façon de refuser la vivacité du mouvement.L’étranger aurait du Québec la vision d’une société fortement introvertie, ascétique, au prise avec un mal de vivre qui lui interdit l’accès aux voies de la sérénité.Mais pour nous, qui ne sommes ni des étrangers ni des nouveaux venus dans l’univers de la danse, l’excursion historique que propose Montréal Danse nous permet surtout de mesurer la distance qui a été parcourue entre les premiers efforts des chorégraphes et leur production actuelle.Elle nous permet également, sur un plan plus général, de faire le constat que la danse aujourd’hui ne se pratique plus ni de la même façon ni selon les mêmes critères qu’au-paravant.En fait, on réalise qu’il y a un océan entre ce que nous pouvions apprécier positivement il y a seulement une dizaine d'années et ce qui, désormais, est susceptible de rejoindre notre sensibilité.La danse a évolué à un train d’enfer, elle s’est mé-tarmophosée en profondeur, elle a changé ses thèmes, ses formes, ses préoccupations ainsi que son rapport Ginette Boutin et Martin Bernier dans Derrière la porte, un mur.à la musique.Elle a découvert également que le recours à la vitesse dans l’exécution des enchaînements n’est ni le symptôme d’un esprit frivole, ni une maladie passagère, mais que la vitesse correspond à une option esthétique qui est aussi valable que toutes les autres.À ces égard, c’est Ginette Laurin qui nous a merveilleusement enseigné la leçon, avant Édouard Lock, avec ses premières pièces qu'elle réalisait au début des années 80 (Olé en 84, La Stupéfiante Alex en 83, et Étude 1 (avec table et chaises) également en 83).Ainsi, au-delà de l’intérêt historique que représente les six duos re- constitués par Montréal Danse, le spectacle, à l’image de notre passé chorégraphique, reste un peu terne et uniforme.Les pièces, pour être superbement dansées, entre autres par Annick Hamel et Martin Bernier dans Olé, et Ginette Boulin et Jean-Pierre Mondor dans But I Love You, apparaissent étriquées, et dépourvues de cette richesse et de cette diversité de vocabulaires qui alimentent aujourd’hui les oeuvres du répertoire récent.Chez Paul-André Fortier, par exemple, dont nous avons vu la pièce inaugurale de sa carrière, Derrière la porte un mur qu’il a créée en 79, la • • • danse correspond à un mélange de phrases construites à la manière grandiloquente de la danse moderne traditionnelle, et de glissements esthétiques qui soulignent son désir naissant de briser les codes et d'inventer un langage qui lui soit personnel.Si la pièces n’échappe pas à la visquosité caractéristique des grands travaux de labours qui visent à retourner les coeurs et les passions, elle annonce toutefois la transformation de son vocabulaire, qui obliquera en direction de la danse-théâtre au cours des années 80.Un constat analogue peut être fait à propos du Olé de Ginette Laurin.Si le duo a pu nous éblouir au moment de sa création en 84, on constate que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis, et que de nombreuses révolutions sont venues bousculer le vocabulaire de la chorégraphe.Ginette Laurin n’est plus la jeune fille coquine qui pratique la danse comme un exercice de gymnastique ; elle est désormais, après Don Quichotte en 88, Chagall en 89, et Tain d'enfer en 90, une artiste qui sait manoeuvrer autant dans les zones de turbulence que dans celles plus intimes du discours amoureux.Chez Linda Rabin, dont Montréal Danse ressuscitait A Moment Sitting (1975), la danse se présente sous la forme d’une dérive méditative dans laquelle le mouvement donne constamment l’impression de vouloir s’immobiliser.La chorégraphe visite l’intériorité, les replis de l’âme, les drames secrets dont l’existence ne se révèle toujours qu’à demi-mot.Il y a ici un art de la poésie et de la discrétion dans la façon de dire les choses qui, s’il peut sembler un peu viellot, n’en reste pas moins fort efficace.En opérant ce retour sur le passé, Montréal Danse nous a fourni l’occasion de pendre la mesure des écarts qui séparent la chorégraphie actuelle de celle qui se pratiquait au cours de la dernière décennie.En l’espace de dix ans, le chemin que nous avons parcouru correspond à la distance entre deux galaxies.C’est en jet supersonic que l’histoire de la danse a voyagé.Il faut préciser, au bénéfice de ceux qui assistent à ce type d’encan, que les oeuvres que l'on voit partir à des prix très bas ne sont pas toujours réellement vendues.L’artiste, la galerie ou le donateur, fixent un « prix de réserve ».Si ce prix, qui n’est pas fait public, n’est pas atteint lors de l’enchère, la transaction est annulée.L'enchère n'est ferme que lorsque l’encanteur a prononcé le mot « adjugé »; et c’est là une convention universelle.Sur 112 pièces offertes aux enchè- ; res on ne compta que 23 invendus, J qui sont maintenant proposés par les j organisateurs aux collectionneurs | connus, et cela naturellement au prix de réserve fixé par les donateurs.Les enchères seules ont rapporté j 73 590 $.Il faut ajouter à cela 4550 $ ! générés par les entrées et ce qui re- j viendra des ventes après encan.Il n’est pas étonnant que ces résultats aient suscité le sourire sur le visage, et la reconnaissance dans la voie de Marcel Brisebois, le directeur du Musée d'art contemporain, qui pense aux grandes salles toute neuves qu’il va bientôt pouvoir inaugurer au cen-lre-ville.Souhaitons que ce bel argent sonnant, dû ne l'oublions pas au dévouement des membres de la Fondation des amis du musée, mais aussi et surtout à la générosité des j artistes d’ici qui ont fait don de leurs j oeuvres, soient consacré à l’achat d’oeuvres québécoises.La majorité des oeuvres offertes I cette année étaient d’excellente qualité et leur contemporanéité ne prê- | tait pas à confusion.Les acheteurs, qui sont aussi un public ne l'oublions j path, reconnaissent de plus en plus ! nofnbreux la valeur de cet art actuel.S'il faut mettre un bémol à cet op-tirfiisme, il est dû au marasme économique ambiant, plus qu’à des questions de goût ou d’opinion.La collection d’oeuvres d’art étant ce qu'elle j est : une passion, mais aussi une re- | latlon avec l’argent, il était visible que les oeuvres d’artistes connus et réputés, suscitaient plus d’intérêt que celles, pourtant de bonne qualité, d'artistes jeunes et peu connus.En période de crise, on prend moins de risques.ARTS VISUELS/chronique 1000 symboles du Québec Jean Dumont AVANT DE CLASSER définitivement dans le camp du graphisme pur et simple les symboles qui permettent, d’un seul coup d’oeil, d’identifier nos entreprises, nos groupes, nos organismes et même nos nations, il serait bon d’y regarder à deux fois.La frontière a toujours été poreuse et ambiguë entre les arts dits majeurs et les arts dits graphiques.Et le domaine particulier du symbole est peut-être celui où elle est le plus incertaine.C’est qu’en effet, à côté de nombre de pictogrammes évidents, il ne manque pas de graphismes symboliques qui, loin d’être simplement l’illustration d’une idée, portent en eux cette caractéristique qui n’appartient qu'aux arts véritables : l’impossibilité de se prêter à une réduction logique, autrement dit : la résistance au langage.Tout en reconnaissant au premier degré, leur pouvoir précis de nomination, il serait sûrement fascinant de chercher, au-delà de celui-ci, les idées, les habitudes et les conventions sociales, les traces et les rêves de pouvoir, bref tout ce que recouvre, sans jamais le dire, cette partie des symboles qui ne peut se mettre en moLs.Le lancement, par le Centre de design de l’UQAM, d’un ouvrage intitulé 1000 symboles du Québec, compilé par Gérard Bochud, professeur au Département de design, et publié par les Presses de l’Université du Québec constitue certainement une bonne occasion de réfléchir à cette question.Ce répertoire est le premier du genre publié au Québec.Les symboles y sont classés suivant les formes principales auxquelles ils sont apparentés : les animaux, la main, la tete, le corps humain, le lys, l’étoile, les formes géométriques, etc.La préface, rédigée par Claude Cossette, définit le symbole et son importance dans la communication, tout en expliquant en quoi il diffère des logos, sigles et autres pictogrammes.Parallèlement au lancement de ce répertoire le Centre a organisé une exposition, visible jusqu’au 5 avril, et qui rassemble de façon originale 1000 symboles d’entreprises, conçus au cours des vingt dernières années par des designers-graphistes québécois.Un événement susceptible donc d’intéresser de multiples secteurs de la population.Centre de design de l’UQAM, 200, rue Sherbrooke ouest.Tél ; (514) 987-7954.Prix Livernois Kodak 92 Geoffrey Oliver, vice-président de Kodak Canada, a annoncé il y a quelques jours, à Toronto, que le Prix Livernois Kodak était décerné cette année à Marie-Andrée Cossette, de Québec.Accompagné d’une bourse de 5000 $, ce prix a été créé, en 1987, pour récompenser annuellement l'excellence, l'esprit d’innovation et d’entreprise, dans le domaine de l’imagerie bureautique, du graphisme ou de la cinématographie.11 est bon de noter que la famille Livernois, en l’honneur de laquelle le prix a été créé en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la photographie, était également originaire de la ville de Québec.Marie-Andrée Cossette, qui a créé récemment l’Institut holographique et médiatique de Québec, a été la première femme artiste canadienne a concevoir des hologrammes et a obtenir, en 1983, une Maîtrise en beaux-arts dans cette discipline encore très jeune.Le Prix Livernois Kodak 92 lui sera remis officiellement le 4 mai prochain, lors d’une réception donnée en son honneur au Musée des beaux-arts de Montréal.L'art et les ambassades La Galerie d’art de l’Ambassade du Canada à Washington présente actuellement, et jusqu’au 10 avril 1992, une importante exposition d’art québécois.Intitulée « Tableaux de Maîtres du Québec 1940-1965 », cette exposition, dont la coordinatriee est Marie-Josée Latour, réunit des oeuvres de Léon Bellefleur, Paul-Émile Borduas, Jean Dallaire, Jean-Paul Lemieux, Alfred Pellan, Jeanne Rhéaume, Jean-Paul Riopelleet Goodridge Roberts.Il ne faut pas s’étonner de voir groupés là des artistes que l’on n’a pas l’habitude de voir réunis sous la même bannière.C'est que, plutôt que de singulariser l'une ou l’autre école, la coordinatriee de l’événement met l'accent sur le dynamisme qui a marqué le milieu artistique de cette période, et sur les qualités d'innovation et de renouveau dont ont fait preuve nombre d’artistes de cette génération qui a mis au monde la Modernité québécoise.Fondation de la Contemporary Art Society, en 1939, grande rétrospective des oeuvres parisiennes de Pellan à son retour de France, influence du Surréalisme, revendication libératrice du « Refus global », émergence de la démarche plasticienne et formaliste, autant de bouleversements auxquels ont participé, non seulement les partisans de « Prisme d’yeux », des « Automatistes » ou des « Plasticiens », mais aussi nombre d'indépendants, comme Lemieux, Dallaire, et d’autres.25 années de peinture qui on su conquérir, au coeur du langage singulier, la part qu’il a d'universel.Galerie d’art de l’Ambassade du Canada, 501, Pennsylvania avenue, N.W.Washington, D.C.Tél: (202) 682-1740.Bonjour Françoise «Bonjour Françoise» fut un événement-installation qui, pendant j l’été 1990, a rendu hommage à l’écrivaine et graveure Françoise Bujold, dans le cadre maritime et gaspésien de Port-Daniel.Peu d’entre nous ont eu la chance d'assister à cet événement organisé par Adrienne Luce, qui grâce aux oeuvres d’une dizaine d’artistes gaspésiens avait su transformer un sentier de forêt en une expérience poétique.Mutée dans l’espace du musée ou de la galerie, l’installation gagne dans l’effort de transposition ce qu’elle perd dans le naturel.Mais elle reste un parcours d’expérience poétique.Le spectateur doit recréer, en faisant appel à son imaginaire et à sa propre mémoire, cette forêt où il découvrira alors « le corail fossilisé déposé sur de petits lits, les personnages au regard touchant, les traces colorées dans la mémoire, souvenir d’une tempête salée .Au sol, les textes des écrivains, tombés comme les feuilles d’un arbre invisible ».La Chambre blanche, à Québec, respire, pour quelques semaines, à l’ample rythme des marées gaspésiennes.C’est donc le temps rêvé pour aller prendre contact avec le travail singulier de Réjeanne Audet, Angèle Brisson, Fernande Forest, Adrienne Luce, Gilles Mclnnis, George Miller, Madeleine Synnott, Rose-Hélène Tremblay et Shris Varady Szabo.La chambre blanche, 185, rue Christophe Colomb est.Tél : (418) 529-2715.Longueuil vient en aide aux artistes Jean Chartier La Société de développement des arts et de la culture (SODAC) de Longueuil a rendu public un programme d’aide financière destiné aux artistes et organismes artistiques professionnels.Ce programme s’adresse aux quelque 350 artistes de Longueuil et vise à soutenir le développement des arts, à la fois les arts visuels, les métiers d’art, la création littéraire et le théâtre, la danse et la musique.La Sodac dispose donc d’un budget de départ.Elle entend d'abord favoriser un rapprochement entre la communauté artistique et le milieu des affaires, et aussi soutenir l’intérêt des enfants pour les arts.Le maire de Longueuil a annoncé une enveloppe budgétaire de 450 000$ pour le premier exercice financier de cette nouvelle institution, créée dans le sillage de la Commission d'initiative et de développement culturel de Montréal.La directrice générale de l’organisme, Mme Lorraine Gagné, estime en fait que cette structure s’inspire plutôt du Conseil des arts de la CUM.La nouvelle société longueilloise insiste sur l’attitude favorable de la ville par rapport aux artistes sur son territoire.La Sodac aura pour mandat d’offrir un soutien à la création, à la production et à la diffusion artistiques professionnelles.Toutefois, les bourses ne sont pas considérables.On laissera les programmes d’Ottawa et de Québec remplir leur rôle directement auprès des artistes.En conséquence, les bourses en arts visuels seront accordées pour des périodes ne dépassant pas quatre mois et elles atteindront 5000$ au maximum.Pour la création littéraire, le montant maximum sera de 4000$.Le volet de financement des organismes s’avérera plus important.Les montants ne sont pas arrêtés à cet égard.On compte trois compagnies théâtrales à Longueil, un Orchestre symphonique et une Galerie d’art contemporain.Ces organismes ne disposaient pas des mêmes avantages que les organismes montréalais.Montréal, ville ouverte On fait connaissance avec le patron du Gaiety’s, où se produisait la chic mais peu habillée Lili St-Cyr.(TVA, 20h) ?Téléobjectif Léa Roback, qui porte en elle 86 ans de luttes pour un monde meilleur, raconte son histoire personnelle du Québec et de Montréal.( TV5, 20 h) ?Bombardier Deuxième et dernière partie de la vie de Joseph-Armand, qui fit résonner dans nos campagnes enneigées le doux murmure de la mononeige.(Radio-Québec, 21 h) ?(ireed Eric Von Stroheim, le réalisateur maudit et trahi, réalisa ce drame psychologique intense et vigoureux en’1923.Un rare cadeau pour le téléspectateur cinéphile et historien.(DBS 33, 23h) — Paul Cauchon B-4 B Le Devoir, jeudi 27 février 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) — Stop or my Mom will Shoot 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 II: Shining Through 1 h, 3 h 45, 6 h 45, 9 h 15 III: Radio Flyer 1 h, 3 h 10, 5 h 20.7 h 30.9 h 40 IV: /Cuffs 1 h 15,3 h 25- Bugsy 7 h, 9 h 30 BERRI I: (849-3456) - Being at Home with Claude 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 II: Grand Canyon 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 III: Analyse tatale 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 25 IV: /Cuffs 1 h 30, 4 h 30, 7 h.9 h 30 V: JFK 1 h, 4 h 30.8 h BONAVENTURE I: (849-3456) - Cape Fear! h, 9 h 25II: Inner Circle 7 h, 9 h 30 BROSSARD I: (849-3456) - Grand Canyon 7 h.9 h 30 II: Le secret est dans la sauce 7 h, 9 h 30 III: Being at Home with Claude 7 h 15.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1 : (849-3456)- Le prince des marées 3 h 50, 9 h 35— Shining Through 1 h 05.7 h 2: Stop or my Mom will Shoot 1 h 10, 3 h 10,5 h 10, 7 h 10.9 h 10 3: Analyse tatale 1 h 15, 4 h, 7 h.9 h 30 4: Le secret est dans la sauce 1 h 05.4 h 05, 7 h 05, 9 h 35 5: Grand Canyon 1 h.4 h.7 h,9 h 6: Being at Home with Claude 1 h 15,3 h, 5 h, 7 h 15.9 h 15 CENTRE EATON 1: Mil- Beauty and the Beast 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h 2: Hook 12 h 50, 3 h 30, 6 h 15.9 h„ mer 12 h 50, 3 h 30 3: La belle el la bète 12 h 45, 2 h 45, 4 h 45.6 h 45— Freejack 9 h 4: Basil détective privé 12 h 30.2 h 30.4 h 30.6 h 30.8 h 30-5: Star Trek VM h 25, 3 h 50, 7 h, 9 h 20 6: Father of the Bride 12 h 20.2 h 30, 4 h 35.6 h 50.9 h 10 CINEMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil (849-3456)— Shinning Through 1 h 20, 4 h 05, 7 h, 9 h 45, |eu.1 h 20.4 h 05.9 h 45 2: Prince ol Tides 1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 45 3: At Play In Fields ol the Lord1 h 30, 5 h, 8 h 30 CINEMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- Toto le héros 7 h 30, 9 h 15, mar 5 h 30, 7 h 15, 9 h.— De Hollywood à Tamanrasset 7 h 15, 9 h mar 5 h 30, 7 h 15,9 h CINÉMA JEAN-TALON: Mil- The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10, 9 h 30 CINÉMA OMEGA 1: — La main qui berce l enlant 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 2: Capitaine Crochet 1 h, 3 h 45, 7 h, 9 h 35— 3: Freejack I h 15.3 h 30,7 h, 9 h 15 4: La belle et la bete 1 h, 2 h 45 4 h 30.6 h 30- Bugsy 8 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurenl, Mtl (843-6001)— Impact/Les crochets verts/La Sierra Leone Bonsoir 19 h — Not Mozart-/Mis lor Man, Music and Mozart/A TV Dante 21 h.CINÉMA PARIS: Mtl (875-7295)- Wild at Heart 2 h 30— Thelma et Louise 4 h 45— The Draughtsman’s Contract 7 h 15— Rambling Rose 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Canada (849-3456)— Prince ol Tides 1 h 15,4 h 15, 7 h.9 h 40 2: Fried Green Tomatoes 1 h 30,4 h 30.7 h, 9 h 40 3: Shining Through 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 35 4: Stop or my Mom will Shoot 1 h.3 h.5 h.7 h.9 h 5: Radio Flyer 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20.9 h 30 6: American Tall 2, Flevel Goes West 1 h.3 h.5 h — Grand Canyon 7 h, 9 h 35, mer, 9 h 35 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— jeu Harlan County USA 18 h 35— Des lumières dans la grande noirceur 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O.(489-5559) - Medicine Man 7 h 20, 9 h 30 2: Wayne's World 7 h.9 h 10 CINÉPLEX I: (849-3456) — Madame Bovary 1 h, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 2: Festin nu 1 h.4 h 10, 7 h 05 9 h 20 III: Fried Green Tomatoes 1 h 05.4 h 05.6 h 45,9 h 20 IV: La tentation de Vénus 1 h 30, 4 h 05, 7 h, 9 h 25 V: Freejack 1 h 05.7 h 05— Delicatessen 4 h, 9 h 20 VI: Scanners 3 1 h 05, 4 h, 7 h 05.9 h 20 VII: JFK 1 h, 4 h 30, 8 h VIII: Cerro Torre 1 h, 3 h.5 h, 7 h.9 h IX: Volere Votare l'amour avec des gants 1 h 10, 3 h 10.5 h 10.7 h 10,9 h 10 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Le secret est dans la sauce 1 h 45.4 h 25.7 h, 9 h 30, jeu 1 h, 3 h 20.5 h 40 II: Tous les matins du monde 1 h.3 h 10.5 h 20.7 h 30.9 h 45 III: La sarraslne I h 05,3 h 15,5 h 25,7 h 35, 9 h 45, mer, 1 h 05.3 h 15, 9 h 45 IV: En liberté dans les champs du seigneur 1 h 30, 5 h.8 h 30, jeu 8 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, Mtl (283-8229)— Mblra Music: Time d'un peuple/Récond-llatlon au Zlmbabwé 19 h (25 au 29 fév.) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— Yves Montand chante 19 h - Yojlmbo 20 h 30 LE DEVOIR et I 1S9IOFP FAMOIK MF DISTRIBUTION PLAYERS PRESSES U POCKET ont le plaisir d'inviter 400 personnes à la grande première du film de LAURENT HEYNEMANN C'esf too much; Seigneur une mer d'un bleu aussi vert c'est beau comme un orgasme t mm §§§ psa 3; d'après le roman de SAN ANTONIO EDITIONSPRESSES-POCKET avec JEANNE MOREAU et MICHEL SERRAULT Lundi le 9 mars 1992 à 19H30 au cinéma Parisien • Le concours débuté le 25 février pour se terminer le 2 mars 1992 • Le terne des reglements 'eiaMs a ce concours e$t disponible chez C/FP.Distribution • La valeur des prix offerts est d'environ 52700 00 Faites parvenir le coupon-réponse: concours ’LA VIEILLE.", a/s: C/FP Distribution, C.P.5135, Suce.St-Laurent, Mtl (Qc) H4L 4Z7 Nom: ______________ Adresse: Ville: Code postal: Tél.: Cette année, soyez de la fête ! ET PARCOUREZ LE MONDE! UOM date remplissez et retournez a DE L ETfJll E 0 APPARITION I CIEL, C P.98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 PC*.1 QUI S Tirjf, îj MABII iff A CGMPl f TER V) * 8,f» LE DEVOIR cxvnik J 4L Airlines CRÉMAZIE: (849-FILM) - mer.|eu La championne 12 h 45— Maman J'al raté l'avion 2 h 40— India Song 4 h 45, 9 h 20— Méditerranée 7 h 15 DAUPHIN I: (849-3456) — Tous les matins du monde 7 h.9 h 30 11: Le prince des marées 7 h 15,9 h 35 CINÉMA DËCARIE 1: (849-3456) — lun.au jeu.Home Alone 1 h — Brother Sun Sister Moon 2 h 30, 7 h — Truly Madly Deeply 2 h 55, 7 h 15— The Object ot Beauty 5 h, 9 h 30 — Jonathan Livingston Seagull 5 h 05,9 h 20 DORVAL I: (631-8586) - Wayne's World 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 15 II: Beauty and the Beast 1 h.3 h, 5 h, 7 h — Freejack 9 h III: JFK 8 h 10— Great Mouse Detective 12 h 45 2 h 30, 4 h 30.6 h 20 IV: Hand that Rocks the Cradle 12 h 25,2 h 30,4 h 50, 7 h 10,9 h 30 DU PARC 1: (844-9470)— Final Analysis 6 h 30 9 h 05 2: JFK 8 h 3: Bugsy 6 h 20,9 h DU PLATEAU 1: (521-7870)- La belle et la bête 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15— Capitaine Crochet 7 h, 9 h 25 2: Père de la mariée 2 h, 7 h 10— Talons aiguilles 4 h 30.9 N 30 FAIRVIEW I: (697-8095) - Medicine Man 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 II: Final Analysis 9 h — Great Mouse Detective 1 h, 3 h, 5 h, 7 h FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (849-3456)— Friend Green Tomatoes 1 h 15.4 h 15.7 h, 9 h 30 2: Grand Canyon 1 h 30, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 lun et jeu 1 h 30.4 h 30, 9 h 30 3: Radio Flyer 1 h.3 h 10, 5 h 20.7 h 30.9 h 40 4: Falling trom Grace 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)-Là où le monde était le plus beau /Limites sans valeur 20 h IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)— Programme familial Montagnes de leu et L'Oeut magique mar au dim 10 h, 13 h, 14 h 30,16 h, 19 h, (relâche sam ) version anglaise, 11 h 30,17 h 30 Evénement spécial Les Rolling Slones 20 h 30 (v o.) 22 h 30 (v o ) (ven sam seul.), lun.relâche, IMPÉRIAL: (208-7102) - Medicine Man 12 h 45 2 h 50,5 h, 7 h 15,9 h 30 LAVAL : (688-7776) — 1: Medicine Man 12 h 30 2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 2: Mon père ce héros 12 h 20, 2 h 30, 4 h 40, 7 h, 9 h 10 3: Hand that Rocks the Cradle 12 h 30, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 30 4: Bugsy 12 h 35, 3 h 30, 6 h 25, 9 h 15 5: Wayne’s World 12 h 30.2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 6: Père de la mariée 12 h 35, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 25.9 h 40, jeu, 12 h 35, 2 h 50, 5 h 10, 9 h 15 7: Capitaine Crochet 12 h 40.3 h 20, 6 h 30, 9 h 20 8: La main qui berce Tentant 7 h, 9 h 30— La belle et la béte 1 h.3 h, 5 h 9: Basil détective privé 12 h 40.2 h 30.4 h 10.6 h - Freejack 9 h— 10: JFK 8 h 30— Great Mouse Detective 12 h 30, 2 h 20, 4 h, 5 h 40 11: Final Analysis 7 h 10, 9 h 30— Bisbille et boule de neige 1 h 3 h 5 h —12: Bugsy 12 h 25, 3 h 20, 6 h 20, 9 h 05 LAVAL 20 00 1: (849-3456)- Kuffs 7 h, 9 h 10 2: JFK U h LOEWS l:(861 -7437) - Final Analysis 12 h 45.3 h 30, 6 h 15, 9 h II: JFK 12 h 30.4 h 15, 8 h III: Hear my Song 12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 15,9 h 30 IV: Fisher King 1 h, 3 h 40, 6 h 20, 9 h V: High Heels 1 h 15,3 h 45,6 h 20,9 h 15 OUIMETOSCQPE:(525-8600) - Salle 1: Un compagnon de longue date 19 h 30— Robin des Bols prince des voleurs 21 h 15 — Salle 2 Une blonde émoustlllante 19 h — 2001: l’Odyssée de l'espace 21 h OUTREMONT: (278-FILM)— PALACE 1: - Wayne s World 12 h, 2 h 15, 4 h 30,6 h 45, 9 h II: Hand that Rocks the Cradle 12 h 15.2 h 30,4 h 50, 7 h 10,9 h 30 III: Juice 12 h 05, 2 h 20, 4 h 35, 6 h 50, 9 h 15 IV: Last Boy Scout 12 h 20, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 20, 9 h 35 — V: Bugsy 12 h 30, 3 h 20, 6 h 10, 9 h VI: Great Mouse Detective 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h PARADIS I: (354-3110)- Salle 1 L’été de mes onze ans lun au jeu 1 h, 7 h — Highlander 2 lun mer.3 h, mar, jeu.5 h.— Des pilotes en l’air lun mer, 5 h, mar jeu 3h — Terminator 2 lun au ieu.9 h — Salle 2 Flevel au Far West sam au jeu 1 h.6 h 10— De quoi l’me mêle sam au jeu 2 h 30— Coeur de lion lun au jeu, 7 h 40— FX 2 lun, au jeu 4 h 10,8 h 45— Salle 3 Gawln sam.au |eu.1 h.— Jeu d’entant 3 lun, mer 2 h 50, 9 h, mar |eu 2 h 50— Une trêve pour l'amour lun mer 6 h 45.mar.jeu, 4 h 40, 9 h — L’assassin louait du trombone lun mer 4 h 40, mar jeu 6 h 50 (21 au 27 lév.) PARISIEN I: (866-3856)- Van Gogh 1 h, 4 h 30, 8 h — La double vie de Véronique 9 h 20 II: Capitaine Crochet 12 h 30, 3 h 25, 6 h 10 III: Bugsy 12 h 25, 3 h 20, 6 h 15, 9 h IV: Mon père ce héros 12 h 30, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 25 V: Talons aiguilles 1 h 30, 4 h 15, 6 h 50, 9 h 20 VI: Les amants du Pontneut 1 h 30,4 h 30, 7 h, 9 h 35 7: La main qui berce Tentant 2 h 45, 7 h 05, 9 h 25— Bisbille et boule de neige 12 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Stop or my Mom will Shoot 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h II-Shining Through 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 III: Naked Lunch 1 h 30,4 h 30, 7 h 30, 9 h 45 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Analyse /a/a/e 7 h, 9 h 30.2: Kuffs 7 h 15,9 h 15 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: Fried Green Tomatoes 1 h 40 4 h 20, 7 h, 9 h 30 2: Prince ot Tides 1 h 45, 4 h 30, 7 h Oô’ 9 n 35 3: Shining Through 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 35 4: An American Tall 2, Flevel Goes West l h 35, 3 h 15, 5 h— Cape Fear! h, 9 h 15 5: Slop or my Mom will Shoot 1 h 30, 3 h 25,5 h 20, 7 h 15, 9 h 20 6: Radio Flyer 1 h 40, 4 h 10, 7 h, 9 h 25 7: Grand Canyon 2 h 05,4 h 35,7 h 05,9 h 35 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)- My Own Private Idaho 7 h 15— The Search lor Signs ol Intelligent Lite In the Universel h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - Mon père ce héros 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 6 h 50, 9 h 10 II: Bisbille et boule de neige 1 h, 3 h.5 h — Final Analysis 7 h 10, 9 h 30 III: La main qui berce Tentant 12 h 15.2 h 30, 4 h 45, 6 h 50, 9 h 10IV: Capitaine Crochet 1 h, 3 h 50, 6 h 30,9 h 15 — V: Bugsy 2 h 05, 6 h 30, 9 h 20— La belle et la bêle 12 h 20.4 h 45- VI: Père de la mariée S h 25— Basil détective privé 12 h 45 2 h 30,4 h 20,6 h 30.SUR SCENE GREENFIELD I: (671-6129) - Final Analysis 6 h 20, 9 h— Basil détective privé 12 h 30, 2 h 30.4 h 30 2: Medicine Man 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 3: Wayne lorld 12 h 05, 2 h 15, 4 h 30, 6 h 50.9 h 05 CINÉMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661-8575)-Scannors 19 h 15,21 h 15 CINÉMA LIDO: -Kuffs 19 h.21 h 05, sam au lun 13 h.19 h.21 h 05 Le père de la mariée IS h .sam au lun 13 h, 19 h— Bugsy 21 h 15— Analyse tatale 19 h 05— JFK 19 h 30, sam au lun.13 h, 19 h 30— Capitaine Crochet 18 h 45, sam.au lun 13 h, 18 h 45— Being Home with Claude 19 h 15,21 h 05, sam.au lun.13 h, 19 h 15.21 h 05 LE CLAP: (650-CLAP)— mer.jeu Idaho 12 h 30,14 h 45, 17 h, 19 h 15, 21 h 30— La Sarraslne 13 h, 19 h 30— Robe noire '3 h 30, 21 h 20— Le Sud 15 h— Le roi pécheur 15 h 30— Europa 17 h 15, 21 h 40— Amadeus 18 h 10— My Own Private Idaho ven au jeu.12 h 30,14 h 45,17 h, 19 h 15, 21 h 30 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Rush fr 6 h 40, 9 h 10, sam dim, 1 h 30.4 h, 6 h 40.9 h 10— Capitaine Crochets h 15.9 h, sam dim 12 h 35, 3 h 25, 6 h 15.9 h La main qui berce Tentant 7 h 15, 9 h 30, sam, dim, 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30— Bugsy 6 h 15, 9 h, sam, dim, 12 h 40, 3 h 30.6 h 15.9 h La belle et la béte 7 h, 9 h 10.sam.dim.1 h, 3 h, 5 h 05,’7Ji, 9 h 10 Père de la mariée! h 10,9 h 25, sam, dim.12 h 30,2 h 40,4 h 55, 7 h 10,9 h 25, mer, 12 h 30,2 h 40, 4 h 55,9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)- Being at Home with Claude 12 h 10,14 h 10,16 h 10,19 h, 21 h 15— Le secret est dans la sauce 13 h, 16 h.19 h 10, 21 h 45— Grand Canyon 12 h 30, 15 h 45, 19 h, 21 h 35- Free Jack 13 h 35, 16 h 40, 19 h 20, 21 h 45- Kuffs 13 h 40, 16 h 45.19 h 30, 21 h 50- JFK 12 h 30,16 h 30, 20 h 15- Tous les matins du monde 14 h, 16 h 40,19 h 15, 21 h 40- Analyse tatale 13 h, 15 h 45, 19 h 05, 21 h 40 LE PARIS: (694-0891 )— PLACE QUÉBEC 1: (525-45241- Final Analysis ven.au mar, 9 h.— Hook ven au mar 6 h 15— JFK ven.au mar.8 h.STE-FOY 1: (656-0592)- Don’t Stop or my Mom will Shoot 7 h 10, 9 h 25, sam, dim.1 h 10, 3 h 10.5 h 10 7 h 10, 9 h 25 2: Medecine Man 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 25 3: Wayne’s World 7 h 05,9 h 30, sam dim 1 h 05, 3 h 05,5 h 05, 7 h 05,9 h 30.AGORA DE LA DANSE: 840 Cherrier, Montréal (525-1500)— Montréal Danse présente six oeuvres marquantes: Duos, du 25 au 29 lév à 20h L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Monlréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim, de 22h 15 à 02h.30 LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)- Cari Tremblay, les 27-28-29 lév, et 1er mars â 22h,30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar, 19h.à 24h , mer, au ven, 17h.30 à 2èh.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven, à compter de 22h„ sam.à compter de 21h,30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.mar, de 17h.à 19h.— Trio Billy Georgette, sam, de 18h.à 21h.30— Le trio de Bernard Primeau, les dim, de 18h 30 à 24h.BOlTE À CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Montréal— Gilbert Lauzon et Michel Duro-cher.du 27 au 29 fév.à 20h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— * Beauté baroque .de Jean Salvy, d'après le roman de Claude Gauvreau, m.en s.Jean Salvy, du 22 janv, au 7 mars à 20h„ le sam.16h.30 et 21h.CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: 255 est Ontario, Montréal (282-9362)— Le Trilorium: Les Grands Explorateurs présentent • iles de lumière: Réunion, Maurice, Rodrigues, Mayotte » de Jean-Marc Boisseau.du 24 au 28 fév., lun, au mer.à 20h, jeu.ven.à 19h CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— Danse: Ballet British Columbia, le 27 tév.à 20h.CENTRE STRATHEARN: 3680 Jeanne-Mance, Montréal (527-7726)— Le Moulin à Musique présente .Les boites ne sont pas toutes carrées • du 26 lév.au 8 mars, relâche les 2-3 mars CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal (374-7440)— L'Oeuvre intégral pour clavier de François Couperin, avec Yves-G.Préfontaine, au clavecin, le 27 lév.à 20h— • Alma Mahler » biographie musicale d'après l'oeuvre de Françoise Lalande, m.en s.Alexandre Hausvater, jusqu'au 29 lév., mar, au sam.à 20h.ESPACE GO: 5066 Clark, Monlréal (271-5381)— • Provincetown Playhouse, juillet 1919, j'avais 19 ans • de Normand Chaurette, m.en s.Alice Ronlard, du 10 mars au 11 avril ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Monlréal (521-4191)— « Les chats n'ont-ils pas neuf vies • de Francine Alepin, Jean Asselin, Denise Boulanger et Jacques Le Blanc, m.en s.Jean Asselin, du 11 au 29 lév., mar, au sam.à 20h ESPACE TANGENTE: 840 Cherrier, Montréal (525-1500)— La Compagnie Zone Animée présente L'Ombre du Serpent, du 27 lév.au 1er mars à 20h 30 MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.JEUDI 27 FEVRIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • sonate pour violon K.380 (Mozart) • symphonie no 38 K.504 Prague (Mozart) DEMAIN SOIR, 22:00 • coneerti de La Cetra op.9 nos 5 et 7 (Vivaldi) • trio D.898 (Schubert) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherme, Montréal (253-8974)— Le Pàp 2 présente * L an de grâce • texte et m en s, de René Richard Cyr.Claude Poissant et Alexis Martin, du 17 lév au 21 mars à 20h 30 RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— Les Productions Ma Chère Pauline et la Maison Théâtre présentent « Corps étranger.de Sylvie Provost, m.en s René " Gagnon, du 19 fév.au 8 mars, jeu au sam, à 20h.30, dim.à 15h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (398-4547)— Récital de Jorge Bronca, trompette, le 27 lév à 20h.SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Monlréal (398-4547)— Jean-Pierre Noiseux, flûte à bec, Sylvain Bergeron, Ihéorbe, Hank Knox, clavecin, Betsy MacMillan, viole de gambe, oeuvres de Montalbano, Dieupart, Philidor, Corelli ewt Telemann, le 27 lév, à 20h THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis.Monlréal (282-3900)— « Conte d’hiver 70 t de Anne Legault, m, en s.André Brassard, du 7 lév, au 1er mars, mar, au sam.à 20h , dim.à 15h.THEATRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— • Parade ¦ spectacle de marionnettes, conception et m.en s Vladimir Ageev et Benoit Dubois, du 25 janv.au 1er mars, sam.el dim à 15h THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (208-3161)— < Karla and Gril » de Vivienne Laxdal, m.en s.John Palmer, du 6 lév, au 22 mars— L'École nationale de théâtre du Canada présente * Vieux carré • de Tennessee Williams, m.en s, Eric Steiner, du 25 au 29 tév à 20h 30 THEATRE LA CHAPELLE: 3700 St-Domimque Montréal (643-7738)— Les Ateliers de danse moderne de Montréal présentent Les sales soeurs du squelette poète, les 27-28-29 lév, à 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Monlréal (842-2112)— • La descente d'Orphée.de Tennessee Williams, m.en s.François Barbeau, du 19 lév au 28 mars THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA, Montréal (842-2112)— Les Ballets Jazz de Monlréal, 20e anniversaire, du 26 au 29 lév.à 20h.THÉÂTRE NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Calherme, Monlréal (861-0563)— * Le misanthrope » de Molière, m, en s.Olivier Reichenbach, du 3 au 28 mars, mar, au ven, à 20h., le sam.â 16h.el 21 h.THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis Montréal (844-1793)— < Les précieuses ridicules el Le médecin malgré lui » de Molière, m.en s, Guillermo de Andrea, du 25 lév.au 21 mars, mar.au ven à 20h .sam.16h el 21h , dim.à 15h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal (848-7928)— Concert de musique électroacoustique, le 27 fév, à 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente « La complainte des hivers rouges • de Roland Lepage, m.en s.Gilbert Lepage, du 25 lév au 21 mars, mar, au sam.à 20h.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Repère présente « Woul Wouf » de Yves Sauvageau, m.en s, Jean-Frédéric Messier, du 24 fév, au 21 mars, du mar au sam à 20h.A SURVEILLER Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Kouge à Montréal, au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; au Centre bancaire commercial, lie étage, 500 rue St Jacques ouest, de DhllO à 10 h; à St-I.aurent, ST-CUM, :i()00 rue (iuéncltc, de 9 h 30 à 10h; à Stc Anne de Bellevue, Hôpital Ste-Anne, 1105 rue St-Pierre, de 10 h à 11 hJO et de 13 h à 16 h; à l.ongueml, le Groupe Jean-Coutu, Centre sportif, 551 rue Bériault, de 10 h à 17 h, et à St-Basile le-Grand, École Jacques-Rocheteau, 10 rue Préfontaine, de 15 h à 20 h 30.Rens.: 937-1941.I.Académie canadienne du cinéma et de la télévision, dans le cadre des petits déjeuners-causeries, recevra le 2K février prochain à l'hôtel l,e Méridien, Salon Alfred Rouleau, le ministre des Communications, M.Lawrence Cannon, sur le thème : « l.a télévision au Québec : vers un développement durable ».Réserv.: 849-7448.¦ Aujourd'hui de 13 h à 17 h, dans le cadre de la Journée internationale des femmes, le Comité organisateur du K mars Centre-Sud invite toutes les femmes du quartier à un théâtre-forum ayant pour thème : « l.a qualité de vie des femmes», à La Relance, 2380 rue Ste-Catherine est 524-3901 ¦ L'Ordre de la Rose-Croix vous convie à une conférence audiovisuelle La Rose-Croix dans le monde moderne », présentée le 1er mars à 14 h.au 4350 rue SI-Denis.Kntrée libre.282-0349.l.a Chambre de commerce française, 360 rue St-François-Xavier à Montréal, vous convie à venir écouter M.Jean ( am peau sur l'économie québécoise, le jeudi 5 mars à 12 h, à l’Hôtel Ritz-Cariton, Salon ovale.Réservai ion avant le 3 mars au 281 1240 (Mme Frédérique l.assalle) soutien moral vous invite à une rencontre sur le thème : « Vivre ma solitude, vain cre l'isolement », au sous-sol du presbytère Sl-Vincent-de Paul.5443, boul.Lèves que est.Laval.Rens.: Claire au 661-0931.¦ Grand bazar à la paroisse SI-Alphonse d’Youville, 570, boul.Crémazie est, les'27, 28 el 29 février.Rens.: 388 1161 Ce soir à 18 h 30, soirée d’information sur le thème : « Comment créer sa propre entreprise au Québec», à l’Union française, 429 av.Viger est.Rens.: 845 5195.¦ Journées d’étude provinciales sur l’agoraphobie et ses troubles de panique, les 3 et 4 avril à l'Hôtel Roussillon Le Baron, 3200 rue King ouest, Sherbrooke.Inscription avant le 13 mars.Rens.: (819) 504 0676.¦ Dimanche 8 mars à 11 h, au bistrot « Les bois brûlés » de l’Auberge Le Vieux Saint-Gabriel, 426 rue St-Gabriel, Vieux Montréal, l’Association des femmes diplô niées des universités présente Mme Mimi Blais, pianiste classique de ragtime, dans un brunch concert.Réservation avant le 2 mars au 331-3931.¦ Aujourd’hui à 12 h 30, l’Institut delre-cherche en santé et en sécurité du travail du Québec vous convie à une conférence de Mme Claire Infanle-Rivard sur le thème : « 1,'analyse du pronostic dans les maladies professionnelles : l'exemple de la silicose », à la salle 1201 du 505, boul.de Maisonneuve ouest.Rens.: 288-1551.poste 205 ¦ Ce soir à 20 h, conférence de M.Robert Prévost intitulée : « Les artisans de la folle entreprise», au Centre 7400 du boulevard St Laurent Kntrée libre.844-0309 l.a fondation « Pour les enfants seulement » est une oeuvre de charité qui lève des fonds pour l'achat d'équipement né cessaire à l'Hôpital de Monlréal pour enfants.La Fondation organise une soirée de gala annuelle avec la première perfor itiance des «Champions de la Coupe du monde de patinage artistique».L’évé nement aura lieu le mercredi 4 mars au Théâtre Maisonneuve à la Place des ails 934-4846 ¦ Ce soir ii 19 h 30, F,aux Vives, groupe de Ce soir à 19 h 30, le Centre d’étude Saint Germain vous convie â une conférence sur le thème : « Les apparitions de Mal le au 20e siècle».Kndroil Hôtel Holiday Inn.Salle Jacques Cartier 274 4346 ¦ Dans le cadre d’un cours d'intégration au marché du travail, les finissants cl fi nissantes du Collège de Rosemont ont mis sur pied une clinique de curriculum vilae qui se tiendra le 12 mars prochain entre 13 h et 17 h.Prendre rendez vous le 27 février entre 13 h el 17 h au 376-1920 ou 376 1620, poste 327 L» télévision
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