Le devoir, 25 septembre 1992, Cahier A
Eb nrvoip 1H JnrJm v V^JLJK L-a petite boite où l'on mange bien Salons privés 's J 1 ouvert le dimanche .U Vol.LXXXIII — No 223 Ensoleillé.Max : 18.Détail pageA-6.Montréal, vendredi 25 septembre 1992 3 CAHIERS mmmmm TorOOtO 85 C6ntS 65* + TPS + TVQ S» mm Jean Doré défie l’ultimatum de Côté SOCIÉTÉ La veillée d’armes des chasseurs Pas besoin d’aller bien loin pour faire une bonne chasse.La région de Montréal est exceptionnellement riche en gibier de toute sorte.La sauvagine se traque à l’ombre des gratte-ciel, le chevreuil derrière les bungalows des banlieusards.Notre journaliste Louis-Gilles Francoeur décrit les préparatifs de la saison qui ouvre demain matin, à l’aube.Page B-l Des terrains du gouvernement pourraient accueillir l’Hôtel-Dieu Paul Cauchon LE MAIRE Jean Doré défie l’ultimatum du ministre de la Santé Marc-Yvan Côté : il n’a aucunement l’intention de lui désigner un représentant pour négocier la vente du futur site de l’hôpital Hôtel-Dieu.Comme l’a révélé hier LE DEVOIR, le ministre menaçait, en cas de refus ou d’absence de réponse de la part du maire, d’« orienter ses interventions vers d’autres sites».Le député libéral de Rivière-des-Prairies Jean-Claude Gobé, un partisan acharné du déménagement de l’Hôtel-Dieu à Rivière-des-Prairies, est déjà prêt à regarder d’autres sites.M.Gobé lorgne particulièrement vers des terrains situés à la jonction de Rivière-des-Prairies et de Montréal-Nord, terrains appartenant à la Corporation de l’Hôpital pour enfants Rivière-des-Prairies.Ces terrains sont de propriété gouvernementale : le ministère pourrait donc se passer de négociation avec la Ville de Montréal pour y ériger le nouvel Hôtel-Dieu, soutient M.Gobé.Le site qui fait l’objet pour le moment d’une demande du ministère appartient à la Ville de Montréal et il est situé au sud de l’avenue Maurice-Duplessis, de part et d’autre de Marc-Aurèle Fortin.Le 14 septembre dernier, le ministre Côté avait écrit au maire Doré pour lui demander de procéder avant le 20 septembre à la nomination d’un représentant afin d’entreprendre les négociations autour du terrain projeté, situé au sud du boulevard Maurice-Duplessis à Rivière-des-Prairies.Dans une lettre envoyée hier au ministre Côté, le maire Doré a indiqué au ministre qu’avant de poursuivre ce dossier la Ville attendait les résultats de la consultation publique menée par la Coalition sur l’avenir de l’Hotel-Dieu.En réponse à la demande de fournir une réponse avant le 20 septembre, le maire s’adresse en ces termes au ministre : « Mon étonnement est grand de recevoir un tel ultimatum alors que la Ville de Montréal, de concert avec des intervenants de tous les milieux montréalais, n’a cessé de plaider dans ce dossier pour obtenir tous les éclairages permettant de justifier la relocalisation de l’Hôtel-Dieu, une institution dont l’importance économique, scientifique et patrimoniale pour le centre-ville de la métropole est indéniable ».Jean Doré fait valoir que le rapport du comité mis en place par le Bureau de consultation de Montréal, Voir page A-4 : Doré Unitel a raison de Monty Démis de ses fonctions, le président de Bell Canada passe à Northern Telecom Robert Dutrisac PAS DE PARDON pour les perdants.L’homme chargé de remettre Unitel à sa place mais qui a échoué, Jean Monty, vient d’être démis de ses fonctions de président du conseil et de président et chef de la direction de Bell Canada.Raymond Cyr, le président du conseil de BCE, le holding qui chapeaute Bell, lui succède à la présidence du conseil tandis que Robert Kearney, de président et chef de l’exploitation de Bell Canada, devient le président et chef de la direction de la compagnie.En guise de prix de consolation, M.Monty est nommér président et chef de l’exploitation de Northern Telecom, un poste nouvellement créé, et vient appuyer le président du conseil de cette autre filiale de BCE, Paul Stern, au siège social de Northern Telecom à Mississauga en Ontario.Cette destitution prend donc également l’aspect d’un limogeage.Rendue en juin dernier, la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), oui brisait le monopole dans la téléphonie interurbaine dont ont toujours joui Bell et les autres compagnies de téléphone au pays, aura donc sonné le glas du passage de M.Monty à la tête de Bell.Arrivé en 1989, M.Monty avait comme mandat premier de contrer la menace que représentait Unitel, de convaincre les autorités et la population en général des bienfaits du monopole dans l’interurbain ou, à tout le moins, de permettre l’avènement d’une concurrence selon les termes souhaités par Bell Or rien de tout cela ne s’est produit et le pire scénario envisagé par Bell s’est matérialisé.La décision du CRTC fut une véritable gifle pour Bell et BCE.Au-delà de leurs plus foUes espérances, Unitel et les revendeurs en télécommunication interurbaine ont obtenu à peu près tout ce qu’ils réclamaient.Chez Bell, on a soutenu que le CRTC n’avait fait que reprendre le mémoire d’Unitel pour rédiger sa décision.Et de nombreux observateurs de la scène des télécommunications leur donnaient raison.Bell, tout autant que BCE, n’a pas digéré que le CRTC permette la concurrence dans l’interurbain sans qu’elle ne soit libérée du lourd carcan de la réglementation actuelle qui lui impose un service local fortement déficitaire.Bref, selon les compagnies de téléphone, il s’agit d’une fausse concurrence dans laquelle elles se sentent désavantagées.Au siège social de Bell, on n’apprenait la sidérante nouvelle qu’en fin d’après-midi.Le porte-parole de Bell, Serge Chapleau, n’avait que des bons mots pour le président démis.« M.Monty a fait beaucoup pour les employés.Il avait beaucoup de charisme et il a amélioré les communications internes.Les employés l’admiraient», a-t-il livré hier.Voir page A-4 : Unitel PHOTO CP Bourassa et Mulroney à Sept-îles Première sortie conjointe, hier, des premiers ministres Bourassa et Mulroney, qui inauguraient.pour la troisième fois, l’aluminerie Alouette, à Sept-îles.L’événement a servi de prétexte aux deux leaders du OUI pour distiller les thèmes de prédilection de leur campagme : une victoire du OUI assure la stabilité politique sans laquelle toute prospérité économique est illusoire.Nos informations en page A-2.mm.Le président d’Alliance Québec, Robert Keaton.Un OUI nous rapprocherait, un NON creuserait le fossé — Robert Keaton Pierre O’Neill LES RELATIONS entre la majorité francophone et la minorité anglophone constituent un enjeu majeur du référendum du 26 octobre, croit Robert Keaton, convaincu qu’un OUI contribuerait au rapprochement et qu’un NON ne ferait que creuser le fossé.Le président d’Alliance Québec est à la fois inquiet et optimiste quant à l’avenir des rapports entre les deux communautés : « Si le OUI l’emporte, cela ouvrira une plus grande possibilité de rapprochement.Mais si le NON gagne, cela va détériorer la situation en augmentant l’insécurité des anglophones ».Dans l’entrevue qu’il accordait cette semaine au DEVOIR, M.Keaton s’est efforcé de démontrer qu’en ce début de campagne référendaire, les tensions entre les deux communautés sont déjà vives.Situation qu’il attribue principalement à la question linguistique, parce qu’à son avis les dommages causés par la loi 178 sont « inestimables ».Partisan de la modération, associé au courant progressiste de sa communauté, Robert Keaton n’a jamais vraiment pardonné au gouvernement Bourassa d’avoir interdit aux anglophones l’affichage dans leur langue.La cicatrice lui paraît indélébile.La loi 178 demeure pour lui un geste « d’inconscience, d’intolérance et même de paranoïa ».Ce jour-là, il s’est senti invalide, lui le francophile qui a marié une Québécoise francophone et qui se passionne pour les auteurs québécois.Ce jour-là, « les anglophones se sont fait dire qu’ils étaient des citoyens de seconde classe ».Professeur au collège Dawson, Bob Keaton est particulièrement bien placé pour évaluer l’état d’esprit de la jeunesse anglophone.Or, il en prédit l’exode, à moins d’un profond changement d’attitude de la part de la majorité francophone et du gouvernement Bourassa.Et il comprend bien la morosité de ces jeunes anglophones, non seulement parce que la loi 178 a laissé des cicatrices, mais surtout parce qu’ils ne se Voir page A-4 : Keaton mmmmmmmmmmmmmmmmrnmmm mm mmm Taux d’escompte % | 24 sept.5,69%*| 87 88 89 90 91 92 sept.92 | Source: Banque du Canada (PC) Hausse de 35 points du taux d’escompte Serge Truffaut MALMENÉE depuis trois semaines, la devise canadienne a été soutenue §ar la Banque du Canada qui, dans le ut de discipliner les marchés, a ordonné hier une augmentation prononcée de 35 points de base de son taux d’escompte pour le fixer ainsi à 5,69%.Cette troisième majoration du taux directeur, la plus forte depuis deux ans et demi, a eu pour conséquence immédiate de juguler la dégringolade qui s’annonçait hier matin, alors que le dollar, après les pressions à la baisse observées sur les marchés asiatiques dans la nuit de mercredi à jeudi, s’échangeait à 80,17 cents américains.La hausse du taux, combinée aux interventions directes de la banque centrale qui a retiré des liquidités du système bancaire, ont imprimé une courbe ascendante à l’évolution du dollar.Celui-ci a clôturé en effet à 80,46 cents américains, soit une fai-Volr page A-4 : Hausse ANALYSE La froideur de Wells glace l’ardeur libérale hors Québec Chantal Hébert de notre bureau d’Ottawa L’ARDEUR libérale à l’égard de l’accord de Charlottetown refroidit à vue d’oeil à l’extérieur du Québec.Cette soudaine désaffection est devenue palpable cette semaine, quand le premier ministre terre-neuvien Clyde Wells a pris des distances inattendues par rapport à l’entente qu’il a négociée le mois dernier.En même temps, plusieurs ailes provinciales du Parti libéral — au Monitoba, en Colombie Britannique, notamment — s’opposent ou n’entendent pas faire activement campagne pour le OUI parce qu’elles sont très partagées.C’est la soudaine froideur du premier ministre Wells qui glace le plus le camp du OUI.Voici trois semaines, Clyde Wells offrait de faire campagne n’importe où au Canada y compris au Québec pour vendre l’accord.Aujourd’hui, il ne garantit plus son OUI le 26 octobre.Il faudra, a-t-il précisé au cours d’entrevues cette semaine, qu’il s’assure au préalable que les textes juridiques concordent bel et bien avec les accords de principe intervenus en août.En attendant, le premier ministre terre-neuvien a également décidé de ne pas militer activement pour l’accord, même sur le terrain de sa propre province.Mon rôle, explique-t-il Voir page A-4 : Wells ër>\c° oAV 3'c / elCït Ht?lméxi«reS) I roéx'ereLe eOi^P^onoette .Thirop'*,l\o> : e*cep rvbe* JAPP?*® ho\'*eS _ ePo't* d’opP0 •Vos'6 S colaire4 c0rd'0-^sCU re*'» ' ’ m j p ' .$ >Mà | m " V i ' ' ' -.fcaftlPVfc*” 5 * m Z#*#».b 'wmée 0 '0\ef 1 etf>cOce- • Le Club médico-sportif possède une approche qui lui est unique.Une visite vous convaincra de la qualité et de la classe de notre organisation.Bienvenue à tous».Heures d’ouverture En sens.: de 7 h 4 21 h 30 En fin de sens.: de 9 h à 17 h N.B.: La plupart de nos services sont couverts par des assurances privées.Aussi, nous traitons les accidentés du travail (C.S.S.T.) et de la route. A-2 ¦ Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 Parizeau: pas question de séparer les résultats du vote en divers segments linguistiques Norman Delisle de la Presse canadienne QUÉBEC — Tous les citoyens du Québec sont égaux et il n’est pas question de séparer les suffrages des Anglo-Québécois de ceux des francophones pour déterminer qui l’emportera lors du référendum du 26 octobre prochain.Telle est la position de principe qu’a formulée hier le chef du clan du NON et leader du Parti québécois, Jacques Parizeau.« Ici au Québec, il y a des citoyens et ils sont tous sur le même pied.On ne va pas commencer à charcuter le territoire.Le vote (du référendum) s’adresse à l’ensemble des Québécois», a déclaré M.Parizeau à son arrivée à la réunion de création du Comité du NON.Le chef du NON a ainsi écarté l’idée qu’on procède à l’analyse des résultats comté par comté afin de déterminer avec précision l’orientation du vote selon l’origine ethnique des voteurs.C’est le résultat global seulement qui comptera.« Il n’y a pas de double, de triple ou de quadruple majorité.S’il y a 50 % des voix plus une en faveur du NON, c’est le NON qui l’emporte », a dit M.Parizeau.Le chef péquiste a ainsi écarté toute possibilité d’interprétation qui pourrait survenir si, par exemple, le OUI l’emportait uniquement à cause d’un appui massif dans les divers comtés a majorités anglophones de l’ouest de Montréal.Plusieurs observateurs ont soulevé l’hypothèse que le OUI puisse l’emporter à travers le Québec par une mince marge grâce à un vote massif dans les comtés anglophones de l’ouest de Montréal, en dépit du fait que dans le reste de la province, dans une majorité des circonscriptions francophones, le NON l’emporte.Lors du référendum du 20 mai 1980 sur la souveraineté, ce problème d’interprétation des résultats n’avait pas été soulevé car le NON à la sou- veraineté l’avait emporté partout, même au sein de la majorité francophone.Seulement 15 des 110 circonscriptions électorales existantes en 1980 avaient favorisé le OUI à la souveraineté.Une seule région, le Saguenay-lac-Saint-Jean, avait accordé une majorité aux souverainistes.Par ailleurs, M.Parizeau a attribué les problèmes que connaît le dollar canadien sur les marchés de change aux déclarations « alarmistes » de certains ténors du OUI, dont les ministres fédéraux Joe Clark et Harvie Andre.« Sur les marchés de change, on n’aime pas les déclarations sur la Yougoslavie ou sur le Liban », a commenté M.Parizeau.En fin de semaine passée, le ministre fédéral des Affaires constitutionnelles Joe Clark avait déclaré qu’un NON pourrait convertir le Québec en un nouveau Liban ou une nouvelle Yougoslavie, où se déroule une guerre civile.Mais II s’est rétracté depuis.« Sur des marchés de change qui sont nerveux, on n’aime pas de telles déclarations alarmistes, a réagi M.Parizeau.C’est une question de sens commun : à l’étranger, les déclarations des ministres canadiens sont prises au sérieux.» Selon le chef du NON, « ces ténors du OUI se sont rendus compte qu’ils avaient eu tort.Us reculent maintenant et se disent mal cités».« Des ministres en provenance de pays responsables ne devraient pas tenir de tels propos », a conclu M.Parizeau.Aujourd’hui, M.Parizeau se rend à Sept-îles pour y poursuivre la campagne référendaire du NON sur la Côte-Nord.Ce voyage marque le départ officiel de la « caravane » du NON qui sillonnera tout le Québec sans arrêt jusqu’au jour du vote, le 26 octobre.Le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard et l’homme d’affaires Jean Campeau l’accompagneront.Après Sept-Ues, le groupe visitera les Iles-de-la-Madeleine, Gaspé et Ri-mouski en fin de semaine.Le fédéralisme est rentable et gage de stabilité, clament Bourassa et Mulroney Lors du troisième « lancement » de l’aluminerie Alouette à Sept-îles Michel Venne de notre bureau de Québec SEPT-ÎLES — Promise par Brian Mulroney quelques mois avant les élections fédérales de 1988, annoncée durant la campagne électorale provinciale de 1989 par Robert Bourassa, l’inauguration de l’aluminerie Alouette a marqué, hier à Sept-îles, la première sortie conjointe des deux premiers ministres en ces débuts de campagne référendaire.Pure coïncidence, disent les deux compères : nous continuons de gouverner, l’inauguration de l’usine de 1,3 milliard, créant 530 emplois, est l’aboutissement d’années de labeur et n’a rien à voir avec le référendum du 26 octobre.Quoi qu’il en soit, l’événement a servi de prétexte aux deux leaders du OUI, pour distiller les thèmes de prédilection de leur campagne : une victoire du OUI assure la stabilité politique sans laquelle toute prospérité économique est illusoire; le fédéralisme canadien est rentable pour le Québec comme pour toutes les régions du Canada.« Une victoire du NON, a lancé M.Bourassa, nous replonge dans un climat de crise constitutionnelle.Et ce genre de climat, dit-il, ne facilite pas la tâche d’attirer des investissements.» M.Mulroney a volé la vedette.U a appelé les Québécois à pratiquer un « nationalisme éclairé », lequel mène à trouver l’équilibre entre la sécurité culturelle et la participation volontaire à une union économique et politique « parmi les plus efficaces au monde ».La « stabilité économique et politique est une condition essentielle d’une prospérité forte et durable, dit-il.Le 26 octobre, les Québécois auront l’occasion d’affirmer leur volonté de la préserver».Les Canadiens n’ont pas besoin de « se pincer le nez pour voter en faveur de l’entente de Charlottetown, dit-il, en haussant le ton.Vous pouvez vous tenir la tête haute car cette entente apporte l’unité du Canada et la prospérité dans toutes les régions ».La beauté de cet accord, a-t-il poursuivi, c’est qu’il rend caduque cette idée que pour que quelqu’un ga- gne au pays il faille un perdant Et le premier ministre canadien, fils de la Côte-Nord, comme il l’a rappelé hier à maintes reprises, de faire la liste des bienfaits fédéraux : 2,7 milliards pour Hibernia sur la Côte-Est, 580 millions pour les pêcheurs de morue de Terre-Neuve, 465 millions pour les autochtones de Saskatchewan, 300 millions pour sauvegarder les emplois de l’avionnerie De Havilland à Toronto, et le reste, comme ces 125 millions, dépensés ici, pour la construction de cette aluminerie : « Un monument dont tous les Canadiens peuvent être fiers».Certes, ce sont les avantages géographiques, la proximité des marchés, le traité de libre-échange avec les Etats-Unis ainsi que la qualité de la main-d’oeuvre québécoise et les tarifs d’électricité avantageux qui ont convaincu des firmes de quatre pays étrangers d’investir ici, affirme M.Bourassa de son côté.« Mais tout ça se fait à son mieux dans un contexte de stabilité politique, dit-iL C’est en travaillant ensemble que nous pouvons faire de grandes choses».Dans son allocution devant quelques centaines de dignitaires et d’employés d’Alouette, M.Bourassa s’est félicité de l’aide obtenue d’Ottawa pour financer les infrastructures routièreset portuaires : quelque 125 millions.« U est normal que dans une union économique canadienne le gouvernement fédéral ait la responsabilité de répartir la richesse, dit-il.Les niveaux de prospérité ne sont pas les mêmes à travers le pays.Il est légitime qu’Ot-tawa réduise l’écart».Agressif, en comparaison de M.Bourassa, le premier ministre fédéral a lancé des flèches aux leaders du camp du NON, ces « professeurs d’économie » dont les Nord-Côtiers n’ont pas besoin des conseils, dit-il, ou le président du Mouvement Desjardins, M.Claude Béland.« Le Fonds monétaire international — je sais bien que ce n’est pas aussi reconnu que Claude Béland, dit-il —, mais le Fonds monétaire international prédit que pour l’an prochain le Canada aura la plus forte croissance économique, le plus fort taux d’augmentation des emplois et le taux d’inflation le plus bas au monde.» « La vraie indépendance », lance-t-il à ceux qu’il appelle les « séparatistes », c’est pour une société d’avoir les moyens politiques et économiques d’assurer la liberté et la sécurité des citoyens.Aux journalistes, par la suite, il dit qu’une victoire du NON, c’est un pas vers la séparation.« Tous ceux qui contribuent au NON aident la cause séparatiste », a-t-il prévenu.Les dirigeants de l’aluminerie Alouette avaient organisé une cérémonie grandiose, déployant une énorme machinerie, pour couper le ruban d’occasion, sur fond musical de l’opéra Carmina Burana, de Karl Orff.Nous avons eu droit à quelques mots de japonais de la part du maire de Sept-Ues, M.Jean-Marc Dion, destinés aux représentants des firmes nippones Kobe Steel et Marubeni, en reconnaissance de l’apport d’A-louette à l’économie locale.Il apprit cette langue durant la guerre de Corée.Une mécano technicienne, Mme Lise Chénard, au nom de ses collègues a fait l’éloge de la gestion participative qui est pratiquée dans l’entreprise, du travail en équipe et des heures de formation qui leur sont accordées.La cérémonie s’est terminée par des danses folkloriques.Alouette est inaugurée à un moment où les marchés mondiaux de l’aluminium sont déprimés.La livre de métal se transige à 59 cents en ce moment, contre 1 $ en 1989 lorsque le consortium multinational fut constitué.En outre, la capacité mondiale de production est supérieure à la de- mande.Cela s’explique, entre autres, par le fait que les entreprises russes, avides de devises étrangères, ont inondé le marché en quadruplant leurs exportations de métal en 1991.La récession mondiale frappe durement cette industrie par ailleurs : 33 % de l’utilisation de l’aluminium est liée à l’industrie de la construction : la construction est au ralenti partout, y compris aux États-Unis.On fabrique moins d'automobiles.La demande est au plus bas.Alouette crée 530 emplois directs.Mais elle reçut 11522 offres de candidature.80 % des employés embauchés sont originaires de la région immédiate de Sept-îles.Cinq partenaires se partagent à parts égales la propriété d’Alouette : VAW, Hoogovens, des Pays-Bas, Austria Metall, de l’Autriche, la Société générale de financement du Québec (sa filiale Alunor), et les Japonaises Kobe et Marubeni, qui se partagent un bloc de 20 % des parts.L’usine consomme 3200 millions de kilowatts par an, soit cinq fois l’électricité consommée par la ville de Sept-îles, y compris en hiver.Deux économistes de l’Université Laval, Thomas Bernard et Gérard Bérubé, ont estimé qu’Alouette reçoit en subventions indirectes de la part d’Hy-dro-Québec sous forme de rabais tarifaires 96,3 millions $ par an.Ce qui fait près de 200 000 $ pour chacun des 530 emplois créés.Le Québec se classe désormais au deuxième rang mondial en termes de capacité de production d’alùmi-nium, derrière les États-Unis.Lë Québec produit 13 % de l’aluminium vendu au monde.Le chef du Bloc invite Mulroney à un débat devant les avocats Pierre April PHOTO CP Lucien Bouchard est tout sourire après sa rencontre avec 506 étudiants.de la Presse canadienne QUÉBEC — Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, a défié hier le premier ministre Brian Mulroney de l’affronter dans un débat organisé par l’Association du Barreau canadien sur le contenu de l’entente de Charlottetown, le 19 octobre prochain à Montréal.M.Bouchard qui a déjà accepté l’invitation des organisateurs, a signifié devant plus de 500 étudiants de l’Université Laval que le temps est venu pour M.Mulroney de défendre l’entente constitutionnelle soumise aux Québécois et Canadiens « et non plus se contenter d’attaques personnelles ».« Je pense que je ne dois pas refuser l’occasion de débattre le contenu de cette entente, a précisé le chef du Bloc à l’issue de sa rencontre avec les étudiants.Je trouve que l’adversaire se dérobe continuellement, tourne les coins ronds et se prête à toute sorte de manoeuvres de diversion.Il ne parle pas du contenu et moi je pense qu’il faut en parler parce que c’est de cela dont il est question.« Je souhaite donc avoir l’occasion de rencontrer M.Mulroney en anglais ou en français ou les deux simultanément », a-t-il ajouté.La section québécoise de l’Association du Barreau canadien a organisé un forum d’un jour sur l’entente constitutionnelle et a invité MM.Bouchard et Mulroney à venir en débattre.Les organisateurs de l’événement n’ont pas encore reçu de nouvelles du premier ministre canadien de qui ils attendent toutefois une réponse dans les 48 heures.Devant les étudiants qui l’ont accueilli chaleureusement, le chef du Bloc a attaqué les promoteurs de l’entente de Charlottetown qui font tout en leur pouvoir pour éviter un débat sur son contenu.« On dit aux gens lisez l’entente, qu’on n’a jamais distribuée.Mais ne vous inquiétez pas, a-t-il souligné au grand plaisir de son auditoire, on va leur en parler de leur entente.» Il a ensuite ironisé sur les prétentions des ténors du Camp du OUI HP « voulant que le dollar canadien chute à cause de l’incertitude référendaire.« Leur prochain coup fumant, a-t-il dit, on les voit venir, ça va être le dollar qui s’effondre parce qu’il y a un référendum.Ils ne disent pas qu’hier, sur le marché boursier de New York, le cours du dollar américain a chuté au niveau le plus bas de son histoire par rapport au yen (japonais).« Est-ce que c’est parce qu’à Tokyo on a vu qu’il y avait un référendum au Canada et au Québec, est-ce que c’est rendu jusque-là ?», a souligné M.Bouchard.II a soutenu que répondre NON à la question référendaire ne causera rien de plus qu’un retour à la table de négociation où on renégociera une entente à la hauteur des aspirations traditionnelles des Québécois.« Dire NON, a soutenu M.Bouchard, c’est la seule façon de reconstituer une position de force pour le Québec.» Bob Rae et Roy Romanow se liguent contre Trudeau Suzanne Dansereau de la Presse canadienne TORONTO — Deux premiers ministres du Canada anglais — Bob Rae, de l’Ontario, et Roy Romanow, de la Saskatchewan — ont vigoureusement dénoncé hier la vision centralisatrice et les propos « anti-québécois » de Pierre Trudeau dans le dossier constitutionnel, disant que l’ère Trudeau était bel et bien révolue et que l’accord de Charlottetown respectait enfin l’esprit de générosité qui caractérise le Canada.Dans une charge à fond de train livrée à l’occasion d’un dîner d’hommes d'affaires, le premier ministre de l’Ontario Bob Rae a déclaré : « J’ai de la misère à croire qu’un homme raisonnable puisse dire qu’un comprommis raisonnable est du chantage.C’est travestir l’Histoire que de parler ainsi, c’est renier l’esprit de partenariat que constitue le Canada, c’est un déni de notre esprit de générosité.» « Penser que l’on peut renier, écarter ou ignorer les préoccupations du Québec relativement à sa langue et à sa culture, c’est renier le partenariat que nous avons forgé avec cette province», a ajouté M.Rae.Bob Rae, premier ministre de la plus grande province du Canada, est l’un des grands manitous derrière l’entente de Charlottetown.II s’est donc senti visé lorsque l’ancien premier ministre canadien, dans un article publié lundi dans les magazines L’Actualité et McLean's, a traité le Canada anglais de « naïf », de victime du « chantage » du gouvernement québécois, tout en l’enjoignant d’avoir « le courage » de dire NON au Québec.Au Québec, ses propos ont été perçus comme étant anti-québécois, notamment par le chef du Parti québécois Jacques Parizeau.Pour sa part, le premier ministre de la Saskatchewan Roy Romanow, qui était de passage hier à Toronto, a dit que l’ère Trudeau serait terminée si l’on adoptait l’entente de Charlpt-tetown.« L’accord de Charlottetown est pancanadien, en ce qu’il constitué un moyen raisonnable d’accommoder toutes les régions, tous les groupes ethniques et linguistiques qui composent la nation canadienne.En ce sens, l’accord nous ramène là où nous en étions avant l’ère Trudeau », a déclaré M.Romanow, lors d’une conférence constitutionnelle organisée par la faculté de droit de l’Université de Toronto.M.Rae livrait hier son premier discours pour le OUI.Pour ce faire, il avait choisi une allocution devant l’Ontario Business Advisory Council.Une bonne partie de son allocution portait sur le Québec.« C’est dans l’avantage du Québec d’être en partenariat avec les autres provinces canadiennes.Le Canada, c’est bon pour le Québec parce que cela donne les appuis essentiels — politiques et économiques — aux aspirations des Québécois et des francophones hors Québec ».M.Rae a maille à partir avec les Franco-Ontariens ces temps-ci.L’ACFO (Association canadienne-française de l’Ontario! menace de voter NON lors du refédérendum si l’Ontario oublie ses revendications.L’ACFO voudrait que l’Ontario devienne bilingue et que le gouvernement laisse plus de place aux leaders francophones dans les dossiers constitutionnel et francophone.CE SAMEDI (B; Ça change pas le monde.Sauf que lotoquébec 4 4 * Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 B A-3 Prix d’architecture L’excellence au Musée McCord Jean Dumont LE MUSÉE McCord d'histoire canadienne à Montréal a mérité hier la plus haute distinction offerte par l’Ordre des architectes du Québec.Ce musée est l’oeuvre des architectes LeMoyne Lapointe Magne, architectes et urbaniste et Jodoin Lamarre et Associés, architectes.Le projet du Musée McCord d’histoire canadienne représentait un défi complexe, tant sur le plan de l’aménagement d’espaces muséologiques contemporains que sur le plan de l’intégration d’éléments nouveaux à un bâtiment ancien.L’Ordre des architectes dévoilait hier soir, au Centre de commerce mondial de Montréal, en présence de M.André Lavallée, membre du comité exécutif de Montréal, les noms des lauréats des Prix d’excellence en architecture 1992.Le fait que ces prix soient décernés à la fois aux architectes et à leurs clients souligne l’importance que l’Ordre des architectes du Québec accorde à l’essentielle collaboration entre ces deux groupes d’intervenants pour la réalisation d’une architecture de qualité.Le jury, composé cette année de France Vanlaethem, professeur d’architecture à l’UQAM, Dan Hanganu et Marc Bouchard, architectes, Jacques Lucan, enseignant à l’École de Paris-Belleville, et de Maurice Achard, directeur du Centre d’exposition CIRCA, a été grandement impressionné par la clarté du plan et la finesse des détails architecturaux.Le public aura l’occasion de pren-dfé connaissance des projets primés dàns le cadre du Salon international du design d’intérieur de Montréal qui se tiendra du 1er au 4 octobre.Des cartes d’information seront remises aux visiteurs qui y trouveront tous les renseignements nécessaires à la visite des projets primés, qui aura lieu le 4 octobre à Montréal.Affaire Wilhelmy La Cour prolonge l’injonction et exige la bande magnétique Danny Year et PC LA COUR supérieure a prolongé hier d’une semaine l’injonction interlocutoire qui empêche les médias du Québec de diffuser la conversation « privée » de la sous-ministre Diane Wihelmy.Du même souffle, le juge de la Cour supérieure, Jacques Dufour, a ordonné à Radiomutuel de lui remettre ce matin, à 9 h 30, la bande magnétique qui reproduit la conversation de la sous-ministre Diane Wihelmy.Les avocats de Radiomutuel se soumettront sans problème à cette demande.En fait, ils présenteront la mystérieuse cassette en cours ce matin.« Nous avons l’intention de l’utiliser demain.Nous nous sommes engagés devant le juge », a expliqué Daniel Dumais, procureur de Radiomutuel.Me Dumais n’a pas voulu préciser l’usage qu'il comptait en faire, ni si tous les spectateurs en cour pourront entendre la conversation litigieuse.Émise le 14 septembre pour une période n’excédant pas dix jours, l'injonction provisoire prenait fin hier soir à 17 h.En accord avec les parties au dossier, le jugg Dufour a émis, hier, une nouvelle ordonnance qui reconduit la première injonction jusqu’au 2 octobre.Ce sont les avocats au dossier qui ont décidé d’un commun accord de prolonger l’interdiction qui musèle les médias du Québec.Cette prolongation de l’injonction permettra que la cause soit entendue ce matin sur le fond du litige.« Ce n’est qu’une simple mesure administrative », a expliqué Jean Larin, procureur de la Fédération des journalistes du Québec.Pour Radiomutuel, la situation demeure inchangée.« L’injonction demeure là.Il n’est pas quesuon pour nous de la défier », a dit Claude Beauchamp, directeur de l’information de la station CJRP, de Québec.À Québec, la Cour supérieure a continué hier d’entendre les parties.Le conseiller spécial du premier ministre Bourassa en affaires constitutionnelles, M.André Tremblay, affirme dans un affidavit avoir eu « une ou des conversations téléphoniques avec Mme Diane Wilhelmy les 27 et (ou) 28 août 1992 ».Il précise que « cette ou ces conversations, de nature privilégiée et confidentielle, étaient reliées aux négociations portant sur la révision de la Constitution canadienne avec les autres gouvernements provinciaux du Canada et le gouvernement fédéral».M.Tremblay ajoute un troisième élément dans sa déclaration assermentée sur laquelle il doit être inter rogé aujourd’hui en Cour : « Je n’ai jamais enregistré, ni transcrit, ni autorisé, ni consenti à l’enregistrement ou la transcription, la divulgation ou l’utilisation de quelque conversation téléphonique que j'aie pu avoir avec Mme Wilhelmy ou avec qui que ce soit d'autre ».BOSTON (AP-PC) - Des chercheurs américains et britanniques ont mis au point un nouveau test pour déterminer les anomalies de l’embryon trois jours seulement après la conception.Les résultats de cette nouvelle méthode, utilisée dans le cadre de la fécondation in vitro, sont publiés par le New England Journal of Medicine.L’avocat de Radiomutuel Inc, Me Michel Chabot, a fait par ailleurs valoir son intention d'interroger de nouveau la sous-ministre Wilhelmy en plus de M.Tremblay.L'avocat a également déposé une requête pour que les deux témoins apportent avec eux des documents tels que « leur agenda de 1992, copie des comptes téléphoniques pour juillet et août 1992, cartes d’adhésion à des partis politiques pour les dix dernières années, tous les mémos, rapports, lettres et autres documents faits à quiconque ou reçus de quiconque, y incluant vos supérieurs en relation avec cette affaire ».Las partie adverse s’est opposée à la demande de Me Chabot.L’avocat de Mme Wilhelmy.Le juge Dufour a pris la requête en délibéré et décidera ce matin s’il y avait lieu de forcer Mme Wilhelmv et M.Tremblay à se soumettre a cette exigence de l’avocat de la station radiophonique de Québec.Hier au Palais de justice de Québec, un ingénieur expert en électronique, M.Jean-Guy Deschênes, est venu expliquer comment il était plus facile d'intercepter une conversation qui se déroule au moyen d’un téléphone cellulaire.Les chercheurs — le Dr Alan llan-dyside, de l’hôpital Hammersmith de Londres, le Dr Mark Hugues, du Baylor College of Medicine de Houston et leurs équipes — espèrent que cette technique, encore au stade expérimental, permettra un jour de soulager les parents inquiets de transmettre à leur progéniture des maladies congénitales.Tests sur des embryons de trois jours Nouveau round à New York contre Grande-Baleine de la Presse canadienne ALBANY, New York — Des groupes environnementaux américains ont exhorté hier l’État de New York à ne pas se fier, comme elles en ont l’intention, à l’évaluation environnementale que les autorités canadiennes et québécoises feront du projet Grande-Baleine.« Au Québec, c’est le renard qui garde le poulailler », a déclaré Mme Doris Delaney, directrice de PROTECT (Prudent Residents Opposed to Electric Cable Transmission), une organisation environnementale américaine, au cours d’une audience publique organisée hier à Albany.Même si l’Etat de New York a annulé le 27 mars dernier le contrat d’achat de 1000 mégawatts d’électricité qui le liait à Hydro-Québec, il a poursuivi une étude qu’il avait entreprise sur les impacts économiques et environnementaux du contrat.Les autorités new-yorkaises voulaient se servir des résultats de cette étude comme guide pour l’avenir.Une ébauche de l’étude, rendue publique le 8 juillet dernier, indiquait qu’un nouveau contrat avec Hydro-Québec pourrait bien être dans l’intérêt économique de l’État de New York dès l’an 2000.Du coup, les groupes environnementaux américains opposés au développement hydroélectrique de la Baie James sont repassés à l’attaque lors de l’audience publique d’hier, organisée par l’État de New York pour recueillir des commentaires sur l’ébauche.Ils ont dénoncé le document parce qu’il limite son étude au territoire de l'État de New York et qu’il ne tient pas compte des impacts du développement de la Baie James au Canada même.Mme Betty Quick, du Sierra Club, a affirmé que l’Etat de New York devait tenir compte des impacts du développement de la Baie James sur l’environnement global, en arguant que la décomposition des végétaux dans les zones inondées causerait l’émission de gaz responsables de l’effet de serre.• Une biologiste Mohawk, Mme Mary Fadden, et un législateur de l’État de New York, M.Sam Hoyt, se sont inquiétés du mercure que les chasseurs de l'État pourraient ingérer en mangeant des oiseaux aquatiques migrateurs qui se seraient nourris de poissons contaminés à la Baie James.Alors que Mme Quick a recommandé à l’État de cesser purement et simplement d’acheter de l’électricité du Québec, le sénateur Franz Leichter a proposé de forcer Hydro-Québec à créer des programmes agressifs de conservation d’énergie en inscrivant cette condition dans tout nouveau contrat.Mme Stella Leney, conseillère au vice-président pour l’environnement à Hydro-Québec, a comparu pour faire valoir que les lignes directrices du processus canadien d’évaluation environnementale étaient particulièrement sévères, que le projet de Grande-Baleine irait de l’avant même sans le contrat de 1000 mégawatts, et que la concentration de mercure des oiseaux migrateurs consommés par les chasseurs américains continuerait à être très bas.PHOTO JACQUES NADEAU mm Danny Year LA FRATERNITÉ des policiers de la CUM s’inquiète, le ministre du Tourisme André Vallerand jubile et le premier ministre Robert Bourassa dit à tout le monde de patienter.Le projet d’implantation d’un casino au Palais de la civilisation sur 111e Notre-Dame provoque diverses réactions qui sont loin de clarifier le dossier.Le conseil des ministres a bel et bien pris en compte les recommandations du rapport du comité interministériel sur la localisation des casinos qui avait retenu l’emplacement du Palais de la civilisation sur l’ile Notre-Dame.Pourtant, Québec n’a toujours pas pris de décision finale dans le dossier, tient à préciser Sylvie Godin, attachée de presse du premier ministre Robert Bourassa.« Il reste toujours à vérifier les coûts d’implantation des divers emplacements», a-t-elle expliqué.Gardant toutes les portes ouvertes, Robert Bourassa répète qu’aucune décision finale n’a été prise sur l’emplacement du futur casino.« On peut confirmer qu’on se rapproche d’une décision finale sans toutefois la confirmer », a expliqué sa porte-parole.Selon elle, il est donc quelque peu précipité d’annoncer l’ouverture d’un casino au Palais de la civilisation pour juillet 1993.« L’enthousiasme de certains dépasse la réalité », a indiqué Mme Godin.Sans le cacher, elle visait explicitement le ministre du Tourisme, André Vallerand, ardent promoteur d’un casino montréalais.Le choix du ministre s’arrêtait cependant sur le Palais des congrès.Les hôteliers montréalais auraient aussi préféré que le casino y soit installé.À Montréal, hier, le ministre Vallerand n’en a pas moins exprimé sa satisfaction.Il a répondu aux craintes des hôteliers en leur promettant que des navettes lieraient le centre-ville et le casino du Palais de la civilisation.Le casino sera accessible, a-t-il indiqué aux médias.Car, et le ministre l’a toujours soutenu, le nouveau casino, qui sera de style « européen », devrait attirer une clientèle de gens d’affaires, plu- Le père du Biodôme déborde d’ardeur.pour le Biodôme Danny Year STL DÉBORDE d’enthousiasme en parlant de l’avenir du Biodôme, Pierre Bourque garde ses réserves face à la nouvelle Société des musées de sciences naturelles de Montréal dont il assure la vice-présidence.Créée dans la controverse, au cours de l’été, cette société para-municipale chapeaute notamment le Biodôme.Peu désireux de relancer ce débat, prudent, presque assagi, Pierre Bourque veut s’assurer avant tout que la nouvelle structure préserve la pensée scientifique du Biodôme.« Il faut préserver le concept originel.Pour le moment, je suis confiant ».Mais le « père » du Biodôme demande encore à voir.« On est toujours en période de transition », a expliqué M.Bourque.« Je vais travailler au sein de la nouvelle Société à ce que la transition se fasse dans le respect de la philosophie du Biodôme et de sa mission.» « .dans le respect de ses gens, de ceux qui on construit le Biodôme », a-t-il glissé au bout d’un silence.Lorsqu'il parle des installations du Biodôme, Pierre Bourque quitte aussitôt sa réserve.Somme toute, il dresse un bilan positif des 100 premiers jours des installations.Depuis le 19 juin, date de son ouverture officielle, le Biodôme a attiré entre 7500 et 10 000 personnes par jour.Son rythme de croisière devrait cependant s’établir à 5000 personnes par jour.Il s’attend à ce que l’affluence se maintienne.De son oeil de scientifique, il jette un regard enthousiaste sur les installations de ce musée de la nature.« Après 100 jours, la vie s’enracine bien dans les écosystèmes », a-t-il relevé.Le Biodôme évalue régulièrement la performance des différents écosystèmes.Le maintien de l’équilibre des quatre écosystèmes dépend de contrôles informatisés qui réagissent à la moindre variation.L’efficacité des contrôles continuera d’être vérifiée.Toutefois, certains écosystèmes nécessiteront quelques ajustements.« Ce ne sont pas des ajustements majeurs.Mais ils devront être faits », a indiqué M.Bourque.À titre d’exemple, au sein de l’écosystème de « la forêt lauren-tienne », on replantera les peupliers et les bouleaux de la partie haute de l’installation qui ont souffert des chaleurs de l’été.Le contrôle des parasites y est cependant efficace.De même, l’écosystème de « la forêt tropicale » nécessite un programme de contrôle systématique des parasites qui s’avère suffisant.Pour l’avenir, les écosystèmes seront sophistiqués.« On pourra ajouter des espèces animales, des coléoptères, des reptiles, ajouter des plantes.On veut aller plus loin.Voir jusqu’où on peut aller dans l’interaction des écosystèmes».En clair, le Biodôme espère améliorer la biodiversité de ses écosystèmes au cours des prochaines années.À Québec, lors du dernier congrès mondial des musées, ICOM international, le Biodôme a reçu un bon accueil.« Cette expérience est bien perçue dans la communauté muséale », a-t-il dit.DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec tôt fortunés.Le conseil des ministres a aussi choisi le Palais de la civilisation parce qu’il répondait mieux aux préoccupations exprimées en matière de criminalité.« Les policiers préfèrent l’emplacement du Palais de la civilisation », a affirmé le ministre Vallerand.Pourtant, la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montréal craint toujours les conséquences de l’implantation d’un casino à Montréal.« Avez-vous déjà été faire un tour dans les États américains qui ont des casinos ?» a interrogé hier Yves Prudhomme, président de la Fraternité des policiers de la CUM.Pour lui, où qu’il soit situé, un casino provoquera une hausse de la criminalité montréalaise.« Prêt usuraire, prostitution, stupéfiants, on ne pourra y échapper», a-t-il lancé.De plus, a-t-il déploré, l’implantation d’un casino aura des conséquences directes sur la charge de travail des policiers.Elle obligera également les autorités à accroître les effectifs policiers.Le président de la Fraternité croit cependant que le choix du Palais de la civilisation serait un moindre mal.« L’emplacement sera plus facile à gérer sur le plan de la sécurité».Les craintes des policiers de la CUM seraient quelque peu exagérées, a laissé entendre la porte-parole du premier ministre.« Ce n’est pas d’hier qu’on examine les impacts sociaux de la question », a-t-elle dit.Loto-Québec prévoit que Québec tirera 40 millions $ de dividendes du casino de Montréal les premières années.En terme de retombées touristiques, la nouvelle maison de jeu injecterait environ 64 millions $ dans l’économie montréalaise.Quelque 1600 emplois directs et indirects seraient ainsi créés.Par ailleurs, le conseil des ministres a approuvé le principe de l’implantation d’un casino au Manoir Richelieu, dans Charlevoix.Attendu depuis longtemps, son arrivée annoncée maintes et maintes fois, le casino de Montréal serait implanté au Palais de la civilisation sur l’ile Notre-Dame.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 » m De nombreux exemples de faillites et de succès inspirent de l'espoir malgré la gravité des décisions à prendre.Le professeur Claude Hillaire-Marcel, titulaire de la Chaire de recherche en environnement Hydro-Québec • CRSNG • UQAM, présentera les conférenciers et animera la période de questions.SOCIETE LE VIRAGE ÉCOLOGIQUE : SURPRISE OU PROJET?PIERRE DANSEREAU Professeur émérite Université du Québec à Montréal —• Cet après-midi le 26 septembre 1992 à 15 h Amphithéâtre A-M050 Pavillon Hubert-Aquin Université du Québec à Montréal 405, rue Sainte-Catherine Est Métro Berri-UQAM Renseignements : 987-4630 ou 987-3482 Hydro-Québec Université du Québec è Montréal Casino: Bourassa tempère, Vallerand applaudit et les policiers grognent A-4 ¦ Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 SoL.itaire dans la foule Allaire séduit les étudiants Pascale Pontoreau SI LA MIGRAINE vous persécute, si votre dernier-né fait des dents, si votre patron vous hérisse le poil, n’allez pas voir Faut d'là fuite dans les idées, le nouveau spectacle de Sol présenté ce mois-ci au théâtre Saint-Denis, vous risqueriez, en plus, de vous y dilater la rate.Heureusement que l'ancien compère de Bim et de Gobelet ne vient pas si souvent en sol québécois.Cinq ans déjà ! Pensez-vous, c’est tout un exercice que d’aller l’écouter.Il faut de l’oeil pour trouver Marc Favreau caché sous les frusques de son personnage mi-clown mi-poète.Il faut de l’oreille pour retrouver la candeur de la petite fille alter-ego que l’on retrouve dans le hall du théâtre, gamine espiègle s’il en est, sous les calembours impétueux d’un texte qui déboule toute ironie dehors.Il faut de l’humour pour s’accepter, gros animal pensant que nous sommes, derrière la bêtise que nous véhiculons au fil des jours.Alors on rit, on sourit, on hausse le sourcil, on lève les épaules, peut-être même qu’on réfléchit si on en trouve le temps.On épie le voisin qui ne ricane pas au même endroit.On surveille Sol qui nous guette, répète quand on n’est pas sûr d’avoir bien compris, attend quand les pouffe-ments couvrent sa voix.On court après les mots.Ceux qui se jouent après sous le regard tendre d’un Sol à l’affût de ses contemporains.Les mots courts « Le fou du roi», les maux longs « La justice sans balance », les mots convenables « Mé-dicalmant parlant », les mots tendres « Fleur de fenouil ».Faut d'là fuite dans les idées bombarde l’actualité à boulets rouges.Monté en France et remis au goût du jour québécois, le soliloque convainc sans mesure.Si la première partie s’attache à des maux bien sérieux — Sol en vieillirait bien d’une quinzaine d’années — (le décrochage, les pas- sages à tabac, le racisme) la seconde fanfaronne tambour battant avec entre autres, « Le fou du roi » dans lequel comte, barons, et autres marquis du « roi Sommeil » en prennent plein leur blason.Dans le public, le rythme est pris.Comment ne pas savourer « L’appel de la carrière » qui se délecte des affres de l’école « brimaire », de l’ÉEtat et de ses « ponctionaires » ?Comment ne pas s’émouvoir, dans « La justice sans balance », devant Sol condamné, en « assistant un vol par infraction» commis par une « bande de louches qui détiennent des potages », à répondre aux questions des « armoires avec au bout des bras deux poings d’interrogatoire » ?Quelle « amanthe poivrée » refuserait un hommage aussi tendre que celui de « Fleur de fenouil » ?Passablement difficile à suivre tant les images s’y précipitent, mais qu’on ne se lasse d’écouter depuis Rien détonnant avec Sol.Qui retourne chez son médecin sans arrière-pensée depuis que le pôvre pôvre petit nous a disséqué « Médicalmant parlant » que l’on appréciait déjà dans ciL’univers est dans la pomme ?Directement parachuté du Big Bang sur sa poubelle « Je m’sou-viens.pas très bien », né de Dieu parmi les hommes, Sol demeurera cet « enfant trop blême qui n’a jamais connu de loi.Lui qui n’a jamais écrasé de larmes et à qui une mouche n’a jamais fait de mal ».Humain, il est en quête perpétuelle de maux à pointer du doigt.Clown, il n’a que faire de morale.Conteur, il prend les mots, les touche, les tord, les imagine, les invente.Faut d’là fuite dans les idées nous plonge dans deux heures de folie verbale.Un délire surréaliste qui prend la réalité à témoin que la vie vaut le coup d’être vécue avec un grain de sel.Une magie des mots à laquelle les Raymond Queneau et Devos et le Bobby Lapointe se plaisaient déjà à prêter main-forte.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Unitel « Nous le suivrons de près chez Northern Telecom et je suis persuadé qu'il fera très bien dans un environnement de véritable concurrence », a ajouté M.Chapleau avec le sourire.Quant à M.Robert Kearney, il provient du sérail, ayant fait son entrée chez Bell en 1958.Tout comme M.Monty, M.Keamey avait fait un passage à BCE avant de revenir chez Bell.Après avoir occupé divers postes dans la hiérarchie de Bell, M.Kearney devenait vice-président, télécommunications, de BCE, pour retourner chez Bell en juillet de la même année à titre de président et chef de l’exploitation.« Il est bilingue, il fait beaucoup d’efforts », a mentionné M.Chapleau.Le retour de M.Cyr à titre de président du conseil de Bell montre la volonté de BCE de reprendre les choses en main et de réparer, autant que faire se peut, les pots cassés.À l’heure actuelle, Bell et Stentor, une entité qui regroupe les plus importantes compagnies de téléphone au pays, constestent la décision du CRTC sur deux fronts.En premier lieu, Bell et cinq autres compagnies de téléphone en ont appelé de la décision devant la Cour fédérale, alléguant que le CRTC a outrepassé sa compétence en leur ordonnant d’assumer 70 % des coûLs d’interconnexion avec les nouveaux concurrents et jugeant qu’Unitel et consorts ne paient pas leur juste part du déficit essuyé par le service local.Cette cause sera entendue le 13 octobre prochain.Puis, Stentor s’est adressée au conseil des ministres fédéraux pour qu’il modifie la décision du CRTC.Sa pétition au gouverneur en conseil reprend essentiellement la même argumentation que l’appel logé à la Cour fédérale.Malgré ces recours, un vent de défaite souffle aux sièges sociaux de Bell et BCE.Le jugement en appel, même s’il est favorable aux compagnies de téléphone, pourra, à son tour, être contesté, ce qui risque d’aboutir en Cour suprême dans plusieurs années.Quant à une décision politique qui remettrait en question la décision du CRTC, qui est le fruit de deux ans d’analyse et d'auditions et qui a produit 60 000 pages de transcriptions, on doute de l’obtenir.4 Keaton sentent pas bien accueillis et parce qu’ils n’ont pas l’impression d’avoir un avenir au Québec.« Si le climat devient pourri, qui voudra rester ?» Malgré ce sombre diagnostic, Robert Keaton conserve l’espoir d’une normalisation des relations entre les deux communautés et de la place des anglophones au sein de la société.À son avis, ce retour à la normale passe par l’envoi de signes concrets à la minorité anglophone : remplacer l’interdiction de l’affichage anglais par la notion de prépondérance du français; favoriser l’intégration des anglophones à la fonction publique; permettre aux institutions scolaires anglophones de freiner l’hémorragie de leur clientèle; accorder aux institutions sco- Pierre Roberge de la Presse canadienne LE PORTE-PAROLE du Réseau des libéraux pour le NON, Jean Allaire, a obtenu l'adhésion générale des étudiants à qui il expliquait, hier soir, son rejet de l’entente constitutionnelle de Charlottetown.Ses répliques aux contradicteurs, à la période des questions, ont récolté des applaudissements des quelque 200 jeunes gens, réunis dans un amphithéâtre de l’Université de Montréal.À la remarque disant qu’« il y en a des aussi calés que vous qui disent le contraire » et la demande de « parler des vrais impacts d’un NON du Québec », l’avocat lavallois a répondu : « Prenez les gens d’affaires de l’Ontario, ils pensent à faire des profits et c’est normal.» Récemment auprès d’une compagnie d’assurances de Toronto, M.Allaire dit avoir appris qu’il n’est question de fermer ni la succursale de Hong Kong (la Chine communiste reprend la concession en 1997) ni celle en Thaïlande malgré les émeutes et instabilité : « Nous nous adapterons aux circonstances et continuerons à faire des profits, c’est ça leur attitude.» Alors si le NON prévaut au Québec, « la Terre va continuer de tourner et nous allons tous arriver à Noël en même temps », lance M.Allaire qui était invité par les étudiants de la faculté d’éducation permanente; des inscrits en sciences politiques et en économie formaient également l’auditoire.Il a aussi souligné la « franchise » du chef libéral Jean Chrétien, dimanche à la télévision de Radio-Canada, pour qui la priorité, s’il devient premier ministre, « n’est pas de discuter de nouveaux pouvoirs avec les provinces», affirme M.Allaire.«Je le comprends donc, il n’est question en fait depuis des années que de vieux pouvoirs de 1867.» « Ne vous laissez pas menacer, ne vous laissez pas apeurer.Car c’est une arme indigne du Canada et indigne du Québec », enchaîne l’auteur du document constitutionnel de 1991 du Parti libéral du Québec, fermement applaudi.L'orateur dénonçant le vague et l’incertain — « Il y a là de quoi faire vivre deux générations d’avocats » — de l’accord du 28 août, un étudiant lui dit que « vous êtes spécialisé en droit corporatif, pas en droit constitutionnel».Et de signaler que déjà l’accord de 1867 avait ses passages vagues.« C’est peut-être pour ça que ça a si mal marché», répliqué M.Allaire.Un grand danger de l’entente pour laquelle les premiers ministres Mul-roney et Bourassa incitent à cocher OUI, affirme ce membre du PLQ depuis 37 ans, « c’est le mélange permanent de deux grandes bases d’une société démocratique, le législatif et le judiciaire qui doivent être nettement séparés.« Car avec un machin comme ça, nous ferons de nos juges des législateurs», déclare M.Allaire qui, texte de l’entente à la main, s’est mis à compter les sources de litiges et d’incertitude, les articles avec les mots « compensation raisonnable» et « protection suffisante ».« n n’y a pas un étudiant de droit de première année qui signerait ça.» M.Allaire a aussi souligné que « ceux qui ont dit NON au lac Meech, ce sont eux qui ont tout gagné dans les négociations actuelles », soit les autochtones et « notre ami Clyde Wells, de Terre-Neuve».Danis rencontre les mineurs de Yellowknife EDMONTON (PC) - Six jours après l’explosion qui a fait neuf morts à la mine Giant de Yellowknife, le ministre fédéral du Travail Marcel Danis a rencontré les représentants syndicaux des mineurs afin de tenter de mettre un terme à la grève qui dure maintenant depuis quatre mois.À la suite de la rencontre d’hier, les dirigeants syndicaux se sont montrés réticents à dévoiler la teneur des pourparlers avec le ministre Da- nis.Ils ont simplement indiqué qu’ils avaient réitéré leur appel en faveur d’une enquête sur le conflit qui les oppose à leur employeur, la mine d’or Giant de Yellowknife.« Laissons au ministre la chance de faire ce qu’il est venu faire », a indiqué Harold David, de l’Association canadienne des travailleurs de fonderie et ouvriers assimilés.Selon les rapports des policiers, l’explosion souterraine dans laquelle neufs mineurs ont trouvé la mort a été provoquée intentionnellement.L’affaire est donc traitée comme en étant une d’homicide.Aucune arrestation n’a toutefois été effectuée.Le ministre Danis, dont le ministère est responsable du travail dans les Territoire du Nord-Ouest, s’est fait demandé à plusieurs reprises d’intervenir dans le conflit qui dure depuis quatre mois.Aucun pourparler n’a eu lieu entre les parties syndicale et patronale depuis le 23 juillet.Peggy Witte, présidente de Royal Oak Mines — entreprise basée à Vancouver et propriétaire de Giant —, s’est refusée à tout commentaire concernant ce que la compagnie espérait obtenir lors de la rencontre qu’elle aura avec le ministre Danis.Elle a toutefois indiqué que Royal Oak espérait réouvrir la mine aujourd’hui.« Tout le monde travaille afin que la mine soit réouverte, a-t-elle dit.L’inspecteur de la sécurité dans les mines est actuellement sur place.» ; laires anglophones les ressources devant leur permettre d’atteindre un haut degré d’efficacité dans l’enseignement du français.Mais l’ouverture d’esprit de Robert Keaton l’amène à comprendre que les torts ne sont pas tous du même côté.Il reconnaît volontiers que si les anglophones n’ont pas développé ce sens de l’appartenance au Québec c’est un peu beaucoup de leur faute.En ce qu’ils ont attendu trop longtemps pour partager la culture francophone, pour apprendre le français et se rapprocher de la communauté francophone, pour rechercher des postes au sein de la fonction publique et s’ouvrir davantage à l’engagement politique.« J’ai hâte d’entendre les anglophones parler de leur gouvernement du Québec ».Pour qu’il en soit, Alliance Québec a compris que l’espoir d’inculquer ce sens de l’appartenance réside dans une plus grande intégration culturelle, politique, économique et sociale.« Plus on fera de la place aux anglophones, plus les anglophones prendront de la place.Pour y parvenir, le mouvement de défense des droits des anglophones a déjà adopté les principes d’un projet intitulé « Le rapprochement avec la communauté francophone » et qui S révoit une campagne de promotion travers le Québec et qui commencera dès le lendemain du référendum.À cet fin, Alliance Québec recrutera des leaders anglophones capables de s’adresser à des auditoires francophones de toutes les régions.« Il nous faut poser un geste concret de rapprochement ».Dans l’optique de l’intégration politique, Alliance Québec lancera un appel en faveur de l’engagement politique.En provoquant les départs des Clifford Lincoln, Herbert Marx et compagnie, la loi 178 a créé au sein du gouvernement un vide qui a contribué à détruire le sentiment de l’appartenance.Dans le sens de cette préoccupation, il entend favoriser la relève politique, susciter un plus grand nombre de candidatures anglophones aux prochaines élections.Pas nécessairement en faveur du Parti Égalité, dont il n’apprécie pas particulièrement le discours et les orientations, mais surtout sous la bannière du Parti libéral qu’il trouve davantage à l’écoute des aspirations de sa communauté.Mais également en souhaitant que d’autres anglophones imitent le geste de Richard Holden et joignent les rangs du Parti québécois.4 Hausse ble retraite sur les 80,57 cents enregistrés lors de la conclusion des tran- SULTATS Tirage du 92-09-23 19 21 34 36 47 49 42 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 6/6 0 10 204 873,10 $ 5/6 + 10 131 273,80 8 5/6 508 2 067,30 S 4/6 28 043 71,70$ 3/6 525192 10,00$ Ventes totales: 31 118 901,00$ Prochain gros l« (appro*.): 16 000 000,00 $ Prochain tirage: 92-09-26 KllTTil Tirage du LU 11 d 92-09-23 NUMÉROS LOTS 220973 100 000 S 20973 1 000 $ 0973 250 S 973 50 S 73 10 S 3 2 S T VA le réseau des tirages Les modalités (rencaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.sactions avant-hier* Pour l’instant, aucune des grandes banques canadiennes n’a fait écho au geste posé par M.John Crow, le gourverneur de la Banque du Canada.Leur taux priviligié, elles le maintiendront à 6,25 % à la condition bien évidemment que l’abandon du dollar par les investisseurs ne se poursuivent pas aujourd’hui et au début de la semaine prochaine.C’est du moins l’avis des experts interrogés hier qui, à l’instar de M.Benoit Durocher, économiste à la Banque Royale, estiment que les institutions financières vont essayer tant bien que mal de tenir le fort.Plus précisément, « si elles n’ont pas bouge jusqu’à présent, c’est qu’elles pensent que la volatilité actuelle des monnaies américaines et européennes est un phénomène temporaire », de confier M.Gilles Soucy, économiste en chef au Mouvement Desjardins.À la faveur de cette augmentation du taux d’escompte, la marge de manoeuvre des banques, il faut le souligner, est d’un maigre 56 points.Généralement, les institutions collent au taux directeur en maintenant un écart moyen de 100 points de base avec celui qu’elles accordent à leurs meilleurs ou plus gros clients.Si au cours de prochaines séances les pressions sur le dollar se maintiennent, il ne fait aucun doute que l’ensemble des taux seront augmentés.Une situation qui, selon les observations des économistes, est envisagée avec plus ou moins d’effroi.Car s’il y a une chose que personne en ce moment ne souhaite, c’est bien un étranglement du crédit à une époque où la demande est faible.« Actuellement, de poursuivre M.Soucy, l’économie canadienne, malgré un crédit plus disponible que jamais, est au neutre.Les taux ont beau être bas, ça ne démarre pas.Que voulez-vous, les conditions d’emploi sont si mauvaises qu’elles minent la confiances des consommateurs tant canadiens qu’américains.» Incidemment, en fin de journée hier, le Conference Board annonçait qu’il « faudra attendre 1997 avant que le taux de chômage ne tombe aux alentours de 8 %, là où il se trouvait lorsque le marasme a commencé en 1990.» De fait, Jim Frank, l’économiste en chef de cet organisme, .a qualifié la présente reprise de « maladive.» Bizarrement, l’économie nord-américaine.qui se singularise présentement des autres économies des pays industrialisés pour avoir digéré, dit-on, la récession au moment où celle-ci commence à saigner notamment l’Europe, se retrouve donc dans une impasse.En effet, ces pressions à la baisse sur le dollar canadien sont le fait avant tout d’une majoration plus que marquée des taux européens qui, en offrant depuis peu des rendements de 10,11 ou 13 %, attirent les investisseurs friands de liquidités.Ce détour- nement, M.André Sullivan, vice-président à la Banque Nationale de Paris (BNP), l’attribue notamment au niveau élevé de l’endettement canadien.« Notre dette extérieure étant trop élevée, de préciser M.Sullivan, et notre taux d’escompte n’étant pas aussi attrayant que les taux européens, les investisseurs s’intéressent à l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne où on leur propose des rendements plus élevés.» Mais comme l’économie n’est pas à un paradoxe près, il serait possible pour le Canada de tirer son épingle du jeu à la condition que la situation d’aujourd’hui — un taux d’escompte à 5,69 %, un taux priviligé à 6,25 % et un dollar oscillant aux environs des 80 cents américains —, soit maintenue.C’est du moins l’avis de M.Soucy qui estime que la baisse du dollar devrait avoir un impact stimulant sur l’économie en ravivant bien évidemment le secteur des exportations.« À 1,2% d’inflation, il ne faut pas l’oublier, nous avons une bonne marge de manoeuvre par rapport à l’économie américaine où le taux d’inflation est plus de la moité supérieur au nôtre.» « S’il est vrai qu’une hausse sensible de nos exportations aurait pour corollaire une progression de notre inflation, je pense que nous serions en mesure d’en digérer facilement les effets nocifs.Notre inflation pourrait grimper jusqu’à 1,6 % sans qu’il y ait des dommages.Sinon, notre économie demeurera dans son état actuel.» 4 Wells au sujet de cette décision, ne consiste pas à vendre le projet, mais simplement à l’expliquer.« C’est un revirement du tout au tout», constate à ce sujet un fonctionnaire associé à la planification de la stratégie du camp du OUI.Selon les plans dressés à Ottawa, la contribution de Clyde Wells était en effet destinée prioritairement au Manitoba où on comptait sur lui pour tenir tête à son ancienne associée de l'époque du lac Meech Sharon Cars-tairs.De façon plus générale, le camp du OUI à l’extérieur du Québec misait beaucoup sur le premier ministre dë Terre-Neuve pour démontrer à l’opinion publique canadienne-an-glaise que, même aux yeux de l’ex-champion par excellence du mouvement anti-Meech, l’accord de Charlottetown vaut la peine d’être appuyé.A défaut de Clyde Wells, un autre adversaire de la première heure de l’accord du lac Meech, le premier ministre du Nouveau Brunswick, Frank McKenna, serait maintenant le libéral destiné à croiser le fer avec les nombreux adversaires libéraux de l’accord hors Québec.« Il a l’intention d’aller où il faut et où ça pourrait aider pour vendre l’accord », indique son attaché de presse, Maurice Robichaud.Hier soir, le bureau de Frank McKenna tentait de mettre la touche finale à des projets de tournée à l’extérieur des Maritimes.Il est question notamment de lui amménager des apparitions en Colombie-Britannique, où l’accord de Charlottetown a la vie dure, entre autres aux mains du chef libéral de la province.Car, malgré l’appui de Jean Chrétien au projet, le leadership du Parti libéral n’est pas loin d’être aussi partagé sur l’accord de Charlottetown qu’il l’était à l’époque du lac Meech.Hors Québec, aucun autre parti fédéral ne compte autant de dissidents dans le camp du NON.¦ À Terre-Neuve, alors que Clyde Wells s’est résolu à se cantonner dans la quasi-neutralité, des députés d’arrière-banc de son parti sont sur le sentier de la guerre à l’accord constitutionnel.Cette semaine, des assemblées de cuisine organisées par de tels partisans du NON ont montré qu’il y a un courant potentiel d’opposition à certaines dispositions de l’accord, notamment celles qui touchent les garanties offertes au Québec.¦ Au Manitoba, Sharon Carstairs mène le bal contre l’accord.Symptôme que les relations entre les deux chefs libéraux ont refroidi, au début du mois, quand elle a pris position, Jean Chrétien avouait qu’il avait tenté en vain de la rejoindre par téléphone pour plaider la cause du projet.¦ En Colombie-Britannique, le chef libéral Gordon Wilson s’est également rangé du côté du NON.Une apparition de M.Chrétien aux assises du parti provincial aura permis de mettre en évidence des dissidences au sein du parti provincial mais pas de renverser la vapeur.¦ En Alberta, le chef libéral Laurence Décoré s’est rallié au projet, mais, a-t-il avoué, à regret.¦ En Ontario, où le chef libéral fédéral rencontrera les troupes provinciales en fin de semaine, au moins un ancien ministre provincial, Greg Sor-bara, a déjà rompu les rangs et fait campagne activement contre l’accord de Charlottetown.Deux députés fédéraux, les Toron-tois Dennis MilLs et Charles Caccia, ne s’y sont pas non plus ralliés.Il y aurait d’autres dissidences plus discrètes dans les rangs fédéraux ontariens, rapporte-t-on de source libérale.En contrepartie, l’ancien premier ministre David Peterson s’est déjà jeté dans la mêlée référendaire du côté du OUI.Au cours d’un entretien avec LE DEVOIR hier, il affirmait être disposé à se rendre au Québec.« Si on m’invite et si je ne risque pas de nuire», précise-t-il.Symptôme des profondes cicatrices qui persistent au sein de la formation libérale dans la foulée du lac Meech, David Peterson n’a guère de tendresse à l’égard des nouvelles hésitations de Clyde Wells au sujet de l’accord de Charlottetown.« Le voilà de nouveau à jouer à Hamlet sur son rocher», raille-t-il.Mais l’ex-premier ministre est de ceux qui s’inquiètent du sort ultime de l’accord, et pas seulement au Québec.« Nous avons des problèmes au Québec, en Colombie-Britannique, en Alberta et au Manitoba, dans cet or-dre-là », calcule-t-il.4 Doré rapport prévu pour le 6 octobre, « aura un impact sur la réflexion de la Ville de Montréal ».On peut déjà deviner la nature de cette réflexion en rappelant simplement que lors des audiences estivales de ce comité, l’immense majorité des intervenants se sont opposés au déplacement de l’Hôtel-Dieu du centre-ville à Rivière-des-Prairies.Le maire Doré conclut sa lettre en rappelant que le gouvernement québécois « procède actuellement à une réflexion de fond sur l’avenir de la métropole et de sa région».Le dossier de la relocalisation de l’Hotel-Dieu s’inscrit donc dans cette réflexion : c'est une perspective, ajoute-t-il, qui interdit toute hâte et qui commande « une prise en compte rigoureuse des préoccupations et des arguments exprimés par l’ensemble de la communauté montréalaise».CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 St-Jacques, Montréal Québec H2Y 3X2 Fa* (514)845-/8/4 Tél.: (514) 98 R O B I C /¦••* ¦**' 'V' rj RI B3 I V .Averin Qrtyii »«¦**)« Yellowknife ^=or.2 J3 MllM /•’ o.Massa 1m> y* *»'*• -*¦( Hj • •" ., • JS Victoria* 1W7 & 01991 Acr« \Walhr» Im GooseJîay * m/6 fAj St Johns*, TTiunder Bey .'wiknlpeg20^ Sudbury 19/7 2y7 -ViTS19/1.0 Ottawa Sault Ste'Marle’v—v 20/B 21/1 i7*\Tof^n,° f, Fredericton >K) Quéoec II/' tft/7 r'/Maitfa» /IV 17/7 Montréal 20/7 { San Franclaco 28/13 Honolulu Phoenix 31/23 3Î/24 Chicago 24/1 * Washing'on • Off W t Kj 70/16 y.Situation générale: du temps ensoleillé et beaucoup moins frais en perspective Le reveil avait un goût d'hiver hier matin alors que le mercure chutait de quelques degrés sous zéro à certains endroits L'anticyclone qui est responsable des cieux dégagés sur nos régions se déplace vers l'est et derrière celui-ci une circulation du sud s'établira.Les températures pour les prochains jours seront donc un peu plus chaudes que ce qu'on a connu ces derniers jours.Coté nuages le ciel en sera exempt vendredi Cependant une couche de nuages fragmentées enveloppera la Côte-Nord et la péninsule gaspésienne vendredi.Demain s'annonce ensoleillé sauf sur le sud-ouest ou il y aura quelques passages nuageux MONTRÉAL Ensoleillé.Max.18.Demain: ennuagement Max'T9 LEVER DU SOLEIL 6 h 45 COUCHER: 18 h 46 QUÉBEC Abitibi, Témltcamlngue, rétervolra Ca-bonga at Gouln: ensoleillé Max 20 Demain en-joleillé.Max.: 20.Pontiac, Gatineau et Lièvre, Laurentides, Ottawa, Hull, Cornwall: Ensoleillé Max 18 Demain: ennuagement.Max 19 TroltrRIvtèree, Drummondvllle, Québec, Estate, Beauce, Charlevoix, RMère-du-Loup: ensoleillé Max : 17 Demain ensoleillé Max 21 Lac-Saint-Jean, Saguenay, Rimouaki, Mata- pèdla: ensoleillé Max 19 Demain ensoleillé Max 21 La Tuque, Réserve launlque des Laurentides: ensoleillé.Max.19.Demain: ensoleillé.Max.: 21.Sainte-Anne des Monts, parc de la Gaspésle, Gatpé, parc Forlllon: ciel variable le matin.Ensoleillé par la suite.Max : 16.Demain: ensoleillé.Max : 18 Bale-Comeau: ciel variable le matin Ensoleillé parla suite Max 15.Demain: ensoleillé Max 17.Sept-llet: ciel variable le matin Ensoleillé par la suite Max : 15 Demain: ensoleillé Max.: 17.Basse Câte-Nord, Anticosti, secteur è l'ouest de Chevery: ciel variable Devenant ensoleillé l'a-pres-midi Max 11.Demain ensoleillé Max : 15.Secteur de Chevery et à l'est devenant ciel variable le matin Max 10 Demain ensoleillé Max 15.Venteux.Source: Environnement Canada ponmiPocTian « 1/2 NEUF • STYLE CONOO MÉTRO JOUETTI ¦ 1 mos gratuit.2 c c fermées.Peau, très tronquiiè.aemi i/soi.chouff éèct.500S/mos527-8918 ADJACENT Weitmount.6 1/2 haut duplex, enauffoge et eau chaude inclus, réfrigérateur, four.1100S 344-3120 AHUNTSIC.jardin St-Sulpice.luxueux 4 1/2, foyer.Iras peint, très propre, libre.680$ 361-9563 AHUNTSIC grond 5 1/2 (r-de-ch ) ?s/sol, garage, libre, très propre, métro Crémazie, 304 Legendre oueit.650S 388-1025 (après 18tti) ou 667-9391 AVEC STATIONNEMENT.4 1/2 rez-âe-chauoée, Pen situé, 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locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la longue, l'origine ethnque ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour politer ce handcap > OORVAL, à sous-louer 5 1/2 près commodités, 1er sept 631-1387 MÉTRO PIE IX Grand 5 1/2 refait, 3 chambres à coucher fermées ?1 salon, cusine, s/bains, tapis mur à mur, ventilateur aux plafonds, tous les électroménagers foum* 524-3731,234-6513 MÉTRO ROSEMONT, 2e, 3 1/2, Iras peint, gatene avant/orrére 384-6251,16h-20h.MÉTRO U DE MU.gr 6 1/2, chaut.poèle/trgo, I /vas, gar., libre ter nov 738-2594 N.D.G.grand 4 1/2 bien situé.O'ès métro, chauffé, eau chaixte, 6655/mo» tèl.393-1222 N.D.G., piscine inclus, très Beaux 2 1/2,3 t/2,4 1/2, SomerteP coin Coul Grand.Ascenseur, piscine int et sauna Êafce 8 étages, en béton.Loyer raaonnable.Ron, 489-3954 OUTREMONT ADJ.Superbe 7 1/2 t sous-sol.garage, 2 s./b.1 680 S 343-5360.843-8505 OUTREMONT.51/2 rénové non-chauffé 615$.144-2414.OUTREMONT, 5 1/2,3 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pompiers de Mont-réaL Le P.Morin a été aumônier des pompiers durant 40 ans.En 1990, il devenait aumônier honoraire.Son ministère l'a amené à se donner sans mesure au service de ceux qu’il a toujours appelés ses amis et de leurs familles.Les pompiers le lui ont bien rendu.En 1960, il a fondé le mouvement fraternel de la Guilde des Pompiers chrétiens d’Amérique.Il fut aussi à l’origine de la branche 140 (Montréal) du Club Anchor.Il était encore aumônier des anciens scouts de l’Immaculée-Conception.Outre sa famille religieuse, il laisse dans le deuil son frère Philémon, ses deux nièces, Madeleine (Jimmy McDermott) et Gaby (André Malo), ses petits-neveux et petites-nièces ainsi que ses amis les pompiers.Exposé en chapelle ardente samedi de 14h à 22h et dimanche de 14h à 17h et de 19h à 22h au Centre de formation du Service de prévention des incendies de Montréal, 6700, rue Notre-Dame est.Funérailles le lundi 28 septembre, à llh, en l’église de l'Im-maculée-Conception, angle Rachel et Papineau.Inhumation au cimetière de la communauté, à Lafontaine.Direction des funérailles: Résidence funéraire J.Paul Marchand Membre (R.F.A.Q.) pour informations: 521-2562 Au lieu d’envoyer des fleurs, ceux qui le désirent pourraient manifester leur sympathie en faisant un don à la Fondation du Père Morin.Entretien, renovation Gin*nt-8riqu*-Ch*mlné* 455-8803 RE5TAURATION LAZARE ENR.RÉNOVATION S.B.Je peux rénover pour vous tout ce que votre homme ne peut foire Jean-Yves 445-3492 Déménagement DISPONIBLE TOUT TEMPS Déménagenwot, embollag*.Entreposage, local et longue dstance Assurance compète.253-3275.GILLES JODOIN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres.Spécialité: Appareils électriques Assurance compète.253-4374 Automobiles 1986 RENAUD GTL spart, 80 000 km.décopotaBto, très propre, mécanique A-l, 1950$.446-8612 ousoir 1-5876554, HONDA CIVIC IX 1989,5 vit.58.500km.gar.proton, transi, toit ouvr 729-0974, 728 6389 PEUGEOT 505 Gl/87.22 litres.US Model, 4 portes, manuel 5 vit.6) 000 km 738-6282 Pourconnasseurs TOYOTA COROliA SR5 1988.blanche, centos, mags.5 vit, 93 000 km.excellente condition.461-2562,441 -2922.LACROIX JEAN C.A.36 21 septembre 1992, est décédé M.Jean Lacroix, à l’âge de 79 ans.exprésident de Samson Belair Deloilte Touch Ass., membre de plusieurs clubs sociaux et sportifs, epoux en premières noces de feue Lucille Charlebois et en deuxièmes noces de Florence Brunet Bédard.Outre son épouse, il laisse dans le deuil, ses enfants, Lise (Robert Lavigne), Yves (Claire), Monique et sa belle-fille Suzanne Bédard (Daniel Brunet),ses petits-enfants, Sylvie, Annick, Guillaume.Mathieu, Annie, Sarah, son frère Marcel (Paule).son beau-frère Gérard CharleDois (Lucette) ainsi que plusieurs neveux et nièces.Des dons à la Société Canadienne du Cancer et des Maladies du Coeur seraient appréciés.Exposé au Salon Bertrand txpose au colon Bertrand Ladouceur, 140 Principale, à St-André-Est, vendredi le 25 septembre à 14 heures.Les funérailles auront lieu samedi le 26 courant à 14 heures à l’église de St-André.L’inhumation suivra au cimetière du même endroit.Salon ouvert de 14 heures à 17 heures et de 19 heures à 22 heures.UTHOGRAPHIES Mage limité, de Jean-Luc Grondin 667-2895 SÉRIGRAPHIES: Tirage limité de Michel lectoir Tel 272-1200 TÉLÉFAX, courtier en bureautique, photocopieur, système tôt., tox.tél collutoire, page! 592-8667.Encadrez votre annonce classée ?286-1200 LES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 I ¦' I I 10 11 12 Horizontalement 1— Conserverait une information.2— Futur.— Chasteté.3— Rocher.— Président d'une assemblée (Anti.gr.).4— Cri.— Assonance.5— Plate-forme fixée à un mat.— Monnaie bulgare.6— Tête de rocher.— Séparation de deux éléments d'un mot.7— Ricané.— Clôture d'arbustes.— Seille.8— Étude de l'oreille.— Iridium.9— Coup.— Ordinaire.10—Employa.— Monnaie chinoise.11 —Sorte de ciment.— Drame japonais.— A la mode.— Saint.12—Carte.— Faillite.Verticalement 1 —Crapahuter.— Grande fête.2— Maturation.— Usages.3— Mécanicien.— La totalité.H 4— Quelqu'un.— Plaçons une mèche dans une plaie.5— Outil de maçon.— Aluminium.— Beau-det 6— Entrée soudaine.— Carcasse.7— Richesse.— Bout d'une cigarette.8— La première femme.— Laize.— Te rendrais.9— Correction.10— Venue.— Année-lumière.11— En outre.— Rocambole.— Sélénium.12— Se dit entre intimes.— Supportent.Solution d'hier I 3 3 4 5 6 7 I 9 10 II 12 TMB(5U / N SUR e;t|o[(v|f ECONOMIE Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 authentique cuisine italienne et fruits de mer 802 bout.
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