Le devoir, 8 octobre 1983, samedi 8 octobre 1983
FAIS CE QUE PQB 50 CENTS I Vol.LXXIV — No 233 Ennuagement suivi d’averses.Max.: 15.Demain: beau et trais, (détail en '¦3 .les prolessionnels de la location d'automobiles 15,949 rw* Shorbrooka, Mtl.642-2220 10 Montréal, samedi 8 octobre 1983 C6le-Notd - Abitibi.60 cants Nouveau-Brunswick 6S cents Iles-de-la-Madileme 90 cents Une secousse aussi puissante que la bombe atomique de Hiroshima réveille en sursaut tout le nord-est du continent par Gilles Provost Le tremblement de terre qui a réveillé des dizaines de milliers de Québécois en faisant grincer les murs et vibrer la vaisselle dans tout le nord-est américain, hier matin, avait une énergie du même ordre que la bombe atomique de Hiroshima et il s’explique par les énormes forces de compression qui agissent sur la plaque continentale des Appalaches, a expliqué hier au DEVOIR M.Peter Basham, directeur du service des périls sismiques du minis- tère de l’Énergie, des Mines et des Ressources du Canada.Cette secousse ne constitue pas une surprise pour les sismologues, dit-il, puisque la région qui s’étend des Adiron-dacks au Témiscaminque (en incluant Montréal) est considérée comme une région modérément active sur le plan sismique et on y enregistre régulièrement de petites secousses.Ces dernières se produisent généralement à dix ou quinze kilomètres de profondeur, le long d’une immense faille oblique qui n’est pas apparente en sur- face et qui plonge à des dizaines de kilomètres dans la plaque continentale qui nous supporte.A mesure que le continent se déplacé, explique M.Basham, cette plaque fracturée se trouve comprimée si fortement que la partie Atlantique a tendance à glisser légèrement sous celle de l’ouest.Le phénomène est beaucoup moins prononcé que celui qu’on trouve en bordure des plaques continentales, le long du Pacifique par exemple, mais il n’est pas négligeable pour autant.C’est à un tel déplacement qu’on au- rait assisté à 6 h 20 hier matin.Le centre du séisme était situé dans une région très peu peuplée des Adirondacks, à environ 10 km au nord du petit village de Blue Mountain Lake.L’intensité du séisme est évaluée à 5.2 par les spécialistes canadiens et à 4.9 par les Américains, sur l’échelle de Richter (qui sert à mesurer l’énergie d’un tremblement de terre).La secousse ne semble avoir provoqué aucun dommage même si elle a été ressentie du Nouveau-Brunswick jusqu’à l’est de Toronto et de Sudbury jusqu'au sud du Kentucky.Mydro-Qué-bec a tout au plus signalé un certain nombre de pannes locales de courant, quand des transformateurs ont été temporairement inactivés par la secou.s,se.' Il a suffi de remettre le contact pour que tout revienne dans l’ordre.Malgré tout, le tremblement de terre a créé un réel émoi à la grandeur du Québec et les po.stes de radio aussi bien que les services de police ont été littéralement inondés d’appels de citoyens anxieux de savoir ce qui se passait ou désireux de raconter l’émotion que leur avait causé la secousse.Selon les ex-(H.*rts, elle n'a duré que quelques .secondes à Montréal mais certains citoyens ont dit l’avoir ressentie pendant plusieurs minutes Même à proximité-de répicentre.on n'a été perceptible que [xmdant une (juinzaine de .secondes.Elle était accompagnée d'une sorte de grondement très sourd.Plusieurs citoyens ont noté que la vibration était surtout [xuceptible dans le plan horizontal: leur lit .semblait se déplacer latéralement plutôt que de bas • Voir page 14: Secousse culture et société Le TNM selon Reichenbach Ce n’est pas par hasard que le nouveau grand patron du TNM, Olivier Reichenbach, inaugure sa saison avec le Tartuffe 6e Molière.Il entend faire du TNM « la maison des grands textes » et s’engage à jouer un Molière une fois l’an.Il a expliqué à Robert Lévesque pourquoi il a choisi de refaire du TNM « la grande compagnie de théâtre au Canada ».Le TNM sera le Stratford du Canada français! Page 15 Mémoires de Raymond Aron Le célèbre philosophe de droite, longtemps méprisé (1945-60) par l’intelligentsia « autorisée » de France, vient de faire paraître ses 50 ans de réflexion politique.François Brousseau nous fait part de cette somme imposante qui retrace la vision historique de cet homme qui, il est devenu banal de le souligner, a eu raison avant tous les autres.Page 15 Bell Helicopters: Ottawa et Québec fourniront la moitié des $766 millions Un projet de 20 ans qui fera naître une nouvelle génération d’appareils et 3,800 emplois par Michel Nadeau Les gouvernements du Canada et du Québec apporteront le moitié des $766 millions qui seront investis au cours des 20 prochaines années dans la réalisation de deux importants projets qui amèneront la création de 3,800 ernplois dans la région de Montréal.La compagnie Bell Helicopter, de Fort Worth, au Texas, implantera à Mirabel une usine de fabrication d’hébcoptères qui aura pour mission, notamment, de développer une toute nouvelle génération d’hélicoptères dotés de nouveaux moteurs mis au point par la société Pratt and Whitney, de Longueuil.Rayonnant et jubilant, au moins une demi-douzaine de ministres fédéraux et québécois ont annoncé à Ottawa, Montréal et Mirabel les détails préliminaires de cet important contrat qui stimulera l’industrie aéronautique québécoise au lendemain de l’échec du F-18.Ottawa et Québec fourniront $375 millions dans cette affaire; Bell s’est engagé à rembourser une partie de cette somme en versant des « royalties » aux gouvernements au fur et à mesure de la vente des appareils.« Il s’agit d’un tournant dans notre industrie aéronautique car nous assisterons à un transfert de technologie dans un secteur de pointe », d’affirmer M.Charles Lapointe, ministre fédéral des Approvisionnements et Services.Même s’il est le deuxième utilisateur mondial • d’hélicoptères, le Canada ne possède pas d’usines de fabrication d’appareils.Pour ce qui est de la fabrication des modèles 400 et 400A et la mise au point d’un nouveau modèle d’hélicoptère (le 440), les gouvernements du Canada et du Québec injecteront, d’ici 2002, respectivement $110 millions et $165 millions sur un coût total de $514 millions.La production annuelle serait de 200 appareils environ.La firme américaine apportera le reste, soit 47 % où $249 millions.Depuis plusieurs mois, Bell Heloi-copter cherchait un moyen de renouvel-1er ses appareils légers de bas de gamme afin de remplacer notamment les 206, qui furent en vedette au Vietnam, et de se lancer dans une nouvelle ligne avec le 440 qui est un bimoteur muni de deux turbines à gaz mais d’un seul réducteur.L’investissement de $400 millions US — qui, pour être rentable, suppose la vente de 5,000 appareils — parassait lourd pour la coropagnie-mère de Bell, le groupe Textron.Il est important de noter que le marché mondial des bimoteurs est particulièrement étroit et que si les onjectifs de Bell étaient limités à ce secteur, le Canada aurait payer très cher pour cette aventure.Les activités de recherche, d’usinage et d’assemblage devraient créer 2,111 emplois, « bien rémunérés » devait préciser le ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeau.Le salaire moyen serait d’environ $40,000 par année selon le grand argentier du Québec qui a formellement démenti les rumeurs voulant que l’option constitutionnelle du gouvernement québécois aurait pu bloquer le projet.Environ 700 personnes travailleront dans des entreprises de sous-traitance au Québec et ailleurs au Canada.Au cours des 20 prochaines années, Pratt & Whitney emploiera plus de 1,000 personnes à la fabrication de moteurs devant servir à équiper les modèles 400 et 400A qui sortiront de la nouvelle Voir page 14: Bell L'incident du Boeing 767 en panne sèche Axworthy réclame une enquête publique .mr ' Pendant qu’à Mirabel, M.Charles Lapointe dévoilait le projet Bell, ses collègues en faisaient autant sur la colline parlementaire à Ottawa .de gauche à droite, le président de Bell Helicopter, M James Atkins, aux commandes de • l'appareil; les ministres fédéraux Ed Lumiey, Marc Lalonde et Francis Fox et le ministre québécois de l'Industrie, M Rodrigue Biron.(Photolaser CP) OTTAWA (D’après PC et CP) — Le ministre des Transports, M.Lloyd Axworthy, recommandera au cabinet fédéral la tenue d’une enquête publique sur l’incident du Boeing 767 à Gimli au Manitoba.C’est à l’issue d’un long entretien, hier, avec le président de la société Air Canada, M.Claude Taylor, que le ministre a annoncé son intention de procéder à une enquête plus poussée dans cette affaire.« Il y a plusieurs façons de procéder, a indiqué le ministre, nous avons actuellement une enquête menée par la commission de sécurité et une autre étude sur les mesures à prendre pour éviter ce genre d’incidents.L’autre façon de faire la lumière sur l’accident de Gimli serait de tenir une enquête publique.» Selon M.Axworthy, les personnes impliquées dans cette affaire seraient en mesure de faire connaître publiquement leur point de vue sur ce qui est arrivé au Boeing 767.« Ce qu’il faut faire maintenant, a-t-il dit, c’est d’analyser les différents témoignages et les causes de cet accident,avant de porter un jugement définitif.» Le 23 juillet, un Boeing 767 de la société Air Canada était forcé d’atterrir en catastrophe à Gimli, dans le nord du Manitoba.Selon les témoignages recueillis lors de cet incident, l’avion aurait manqué d’essence en plein vol.Selon les spécialistes du bureau de la sécurité aerienne du Canada, il s’agissait d’une panne de carburant causée par une erreur de calcul et une procédure confuse.Depuis, Air Canada a pris des mesures disciplinaires contre les membres de l’équipage et le capitaine de l’envolée a été réti'ogradé pour une période de six mois.Hier, le président de la société Air Canada a clairement indiqué qu’il n’avait pas l’intention de lever cette suspension.même si le syndicat l epré.sentant les pilotes de'lignes (CALPA) a déjà manifesté son inlention d’en appelei' de la décision de la société.« Si je me fie aux articles parus dans les journaux, a indiqué M.Taylor, il semble que CALI’A ait l’intention d’en appeler, ("est un privilège prévu dans U“ contrat de travail du syndicat.Quant à nous, nous avons pris une décision et elle e.st maintenue.» De son côté, M.Axworthy s’est dit d’accord avec les mesures disciplinaires qui not été prises.De fait, la rencontre d'hier entre le ministre des Ti ansports et le président d’Air Canada a porté sur ressemble des problèmes qui assaillent le transpoi teur.Voir page 14: Enquête Fête de TAction de grâces Lundi, fête de l’Action de grâces, LE DEVOIR ne sera pas publié.Nos bureaux seront fermés, à l'exception de la rédaction, qui sera acessible à compter de 14 heures.Les relations Canada-USA Au-delà du problème québécois, la recherche des intérêts communs par Sylviane Tramier correspondance particulière Le département d’État américain, qui vient de se donner, en la personne de M.James Medas, un sous-secrétaire d’État adjoint aux affaires canadiennes, définit son approche des questions québécoises comme un mélange d’intérêt et de circonspection; « Notre attitude circonspecte est bien compréhensible, a dit M.Medas au cours d’une entrevue hier.Nous voulons être prudent lorsque nous abordons tout ce qui peut faire partie des questions purement canadiennes comme la rela- tion du Québec avec le gouvernement d’Ottawa.» M.James Medas est au département d’État depuis le 1er septembre et sa nomination fait partie d^un remaniement qui a rehaussé le Bureau des affaires canadiennes.Il dépendait autrefois de l’Office des affaires européennes; il est maintenant intégré à ce que l’on appelle le Bureau des affaires européennes et canadiennes.Certains n’y verront qu’une jonglerie de titre sans conséquence; mais selon M.Medas, il s’agit bien plus d’un signal que le secrétaire d’Etat Georges Schultz veut donner aux Canadiens: le Canada est l’objet d’une attention spéciale au département d’État et cette réorganisation permettra aux questions canadiennes d’etre prises en considération de façon plus rapide et efficace.M.Medas avait d’ailleurs remarqué que le Canada est le seul pays à avoir droit à ce traitement au ciépartement d’État, de même que les rencontres trimestrielles entre le secrétaire d’Ètat américain et son homologue canadien, inaugurées par MM.McEachen et Schultz sont uniques dans les relations étrangères des Etats-Unis.Dans le but manifeste de préserver la cordialité des relations entre les deux pays et d’éviter de froisser Ottawa, le département d'État ne manque pas de souligner sa volonté de ne pas s’immis-.cer dans les affaires intérieures cana-, diennes.M.Medas n’était pas encore à ce nouveau poste lorsque le 2 février 83, le département d'État adre.s,sait une brusque réplique à la suggt'stion de marchés communs Québec-Etats-Unis, faite par le ministre québécois du Commerce extérieur, M.Bernard Landry, au cours d’un entretien avec la presse, mais la même approche semble prévaloir aujourd’hui: « l,e mouvement .séparatiste Voir paga 14: Ralatlona James Medas, le nouveau responsable des affaires canadiennes au département d’Etat.FRANCE-AMÉRIQUE 125,00$ 39,95$ RIOPELLE I .\Ki IN \\ 90 OdO ’ * 29,95$ rasEsm: TOUTE une collection de beaux livres .f 29.95$ AIRE Le Devoir, samedi 8 octobre 1983 Les Jeudis d’Hydro-Aménagement : Hydro-Québec ne négocie que la forme de ses projets par François Goulet collaboration spéciale Dfpuis le jugement Malouf en 1973 et la convention de la baie de James, deux ans plus tard.Hydro Québec reconnaît que le développement du Noid ne peut se faire sans la parti-cijiation de ses habitants Mais si elle entend discuter a\ ec eux des modalités d implantation de ses projets, elle lefuse d’allei au.ssi loin que d’en négocier le pi incqie même Jeudi, loi s de la deuxième conférence d Ilydio Aménagement à l’L'-niversité de Montiéal, des représentants d’Ilydro Québec sont venus ex-pliuuer comment l'entreprise d'État iritegi e les aspirations des Cris et des Inuit dans ses pi ojets hydro-élec-tiiquesdu \oid (juéliécois ("est tout le pi ocessus de pi ise en charge des questions écologKjues dans un projet hydio électrique qu'ont (irésenté les quatre conférenciers MM Jean-Kranyoïs Hougerie, Claude Aubry, l.auient (lirouardet l’ierre Lamothe, tous de la vice-présidence-envi-ronnement d'Ilydro Québec Ils ont illustré leurs propos en présentant le projet (îrande Baleine, pour lequel les études d'impacts et d'ingéniei le ont été complétées entre 1974 et 19H'2 Ce sera tout probablement le prochain méga-projet énergétique que connaîtra la province, même si la baisse récente de la demande énergétique en retarde la mise en chantier de plusieurs années Situées à 1,200 km de Montréal, au nord de la baie de .lames, les (îrande et Petite rivières de la Baleine représentent, une fois aménagées, une puissance de près de 3,000 mégawatts, soit le tiers de la puissance du complexe La (Irande Pour exploiter ce potentiel, Hydro-Québec a prévu trois centrales hydro-électriques, le détournement de la petite rivière de la Baleine, la submersion de 1,150 km2de terre, l’assèchement de 200 km2 de cours d’eau et la disparition de plusieurs rapides Tout cela ne va pas sans impacts sur l'environnement La Loi sur la protection de l’environnement et la convention de la baie de James obligent maintenant Hydro-Québec à tenir compte des impacts de ses projets sur l’environnement Fort de son expérience à la baie de James, Hydro-Québec a pu déterminer les effets du projet (îrande-Baleine sur le mibeu naturel.Kntre autres impacts, plusieurs espèces devront chercher un nouveau refuge, comme les caribous, qui perdront une partie de leur territoire avec les inondations, et les bélugas, qui changeront d'estuaire avec les modifications de la sabnité de l’eau Les conférenciers ont voulu relativiser ces impacts sur le milieu naturel Selon M Rougerie, « la superficie submergée ne représente que 3 % des deux bassins et aucun habitat ne sera réduit à un point critique » Des mesures d’atténuation de ces impacts ont d’ailleurs été définies et incluses au projet Les autochtones se montrent plus inquiets des répercussions du projet sur le milieu humain les modifications aux territoires de certaines espèces perturberaient les habitudes de chasse, de pêche et de trappe, pour les Cris et les Inuit, les travailleurs venus du Sud apporteraient de nouvelles valeurs Pour répondre à ces inquiétudes, Hydro-Québec a entrepris auprès des Cris et des Inuit un programme d’information et de consultation, pour connaître leur perception du projet.Grande-Baleine.Au dire des conférenciers, la population de la région désire un projet qui assure un développement régional en accord avec ses aspirations.Selon M Rougerie, « l’exploitation des ressources du Nord est souvent faite sans que cette activité soit intégrée à un plan de développement régional» M Aubry ajoute ¦ « Le Sud planifie souvent des projets de développement sans tenir compte des besoins, attentes et aspirations des populations locales oui sont en fait les premières affectées.» Les séances d’information avec les autochtones, selon M.Aubry, ont permis, entre autres, de mieux intégrer la planification des accès (routes, aéroports) aux besoins régionaux Les réalisations d’Hydro-Québec dans le Nord québécois font de cette société d’État le principal développeur du Nord Parallèlement aux centrales hydro-électriques.Hydro doit installer pour ses propres besoins routes, réseaux de communication, hôpitaux, tous ces services desservant ensuite l’ensemble de la population autochtone Sans Hydro-Québec, l’Etat devrait assurer lui-même ces services.Un troisième conférencier, M.Laurent Girouard, a dit regretter que les activités d’Hydro-Québec ne puissent s’inscrire dans une politique provinciale bien arrêtée au sujet du développement nordique Le processus de négociation, somme toute relativement nouveau, qu’Hydro-Québec a expérimenté à la Grande-Baleme, n’a pas fait Tuna-nimité parmi les auditeurs de la conférence.Certains ont qualifié ce processus de « consultation-bidon », où les interventions des autochtones seraient interprétées pour s’insérer sans opposition aux objectifs d’aménagement du projet La forme serait négociable, mais non le fond La position d’Hydro-Québec à ce sujet est claire : les consultations peuvent porter sur les aspects du projet, mais pas sur son principe M.Aubry l’a expliqué en ces termes : « Nous pouvons influer sur l’étendue et le moment de l’exploitation des ressources naturelles, nous pouvons même modifier certaines composantes des projets, mais nous ne sommes certainement pas en mesure de les arrêter.» M Rougerie estime toutefois qu’tin débat sur la nécessité des grands projets hydro-électriques a sa place sur la scène publique « Il faut que les gens se demandent si les inondations et les impacts sur Ten-vironnement sont socialement acceptables en échange du confort que procure l’électricité», a-t-il conclu.La scierie de Grande-Vallée: les citoyens ne croient pas à la promesse de Duhaime ()UEBK(' (P(’) — Par voix do leur ex-maire, M Jean-Claude Côté, les citoyens de Grande-Vallée ont lejeté hiei l’appel à la patience lancé par le ministre de l’Energie et des Re.ssource.s, M Yves Duhaime •< ( )n ne croit pas du tout au séi leux des jiropos de M Duhaime La pojiulation a dé cidé de ne pas tenir compte de son télégi anime et de continuer de manifester », a déchu é M Côté au cours d’un entietien téléphonique Dans ce lélégi anime, adiessé hier au seciétaire Irésoiier de Grande Vallée, M Chai les-Emile Mainville, M Duhaime se disait con-tiant de faire connaître une décision d’ici le 15 octobre en ce (|ui concei ne l’avenir de la sciei le des Chics-Chocs dont les manifestants réclament la réouverture 11 y rappelait également que tout était mis en oeuvre à son ministère pour accé-léi er le processus d’analyse financière de l’étude qui a été soumise par Rexfor et sa filiale Proforêt Entre-temps, le mouvement de protestation lancé lundi dernier s’est poursuivi hier, alors que la route 132 a été bloquée pendant un certain temps, tandis que les établissements de l’Etat, y compris les deux écoles, demeuraient fermés pour la ciiKiuième journée consécutive I .es maires de Gaspé et de Cloridorme, MM Lewis Fitzpatrick et Guy Gleeton, de même que le député de Gaspé aux Communes, M Mexandre Cyr, se sont également rendus à Grande-Val- lée hier.« Si on est ici, ce n’est pas pour le plaisir mais pour appuyer M.Côté et la population de Grande-Vallée dans les démarches qu’ils font actuellement», a déclaré M Fitzpatrick.Il a aussi réaffirmé que la menace de démission en bloc des maires de la mumcipahté régionale de comté Côte-de-Gaspé tenait toujours.Les maires de Gaspé, Mur-dochville, Petite-Vallée et Cloridorme ont déjà adressé au ministre des Affaires municipales, M.Jacques Léonard, un télégramme annonçant leur intention de démissionner de la MRC lors d’une séance spéciale prévue pour mercredi prochain, si on ne trouve pas d’ici là une solution au problème de Grande-Vallée Selon M Fitzpatrick, Ils n’entendent cependant Grâce aux droits du «Star», ia «Gazette» prévenait la concurrence Les artisans de la presse témoignent contre Southam et Thomson TORON'l’O ( PC) - De nomhieux journali.stes et au- guérin I éditeur édite très représentants du monde des médias ont été appelés à témoigner cette semaine, alors que la Couronne achevait de recueillir sa preuve dans le procès sur la coalition de deux chaînes de journaux canadiens.Administrateurs de journaux, journalistes, chroniqueurs, radio et télédiffuseurs ayant une expérience en presse écrite, publicitaires, conseillers et diverses MATHÉMATIQUE SOLEIL Madelelrt» OroM / Hélène Rochette Première secondaire ?manuel de rélève -ISBN-2-7601-0946-1 - 530 p 14,95$ ?guide du maître (été 1983) Deuxième secondaire (Septembre 1983) » mÂtHiMÂJiRm smjut.i Cette collection couvrira les programmes d'études de la mathématique au secondaire, premier et deuxième cycles Pour chacun des niveux, il y aura un manuel pour l’élève et un guide du maître Livre de l'élève (premier et deuxième secondaires) La collection Mathématique Soleil intègre les différentes notions enseignées par des mises en situation simples et pertinentes, établit des liens entre ces notions, les autres disciplines et la vie courante L’ensambe des exercices favorise des activités de autres personnes associées avec les médias se sont succédé, ajoutant leur contribu-lion aux montagnes de preuve déjà accumulée.On en est à la troisième semaine du procès de Southam Inc., Thomson Newspapers Ltd et cinq de leurs filiales en Cour suprême d’Ontario, sous des chefs d’accusation de con.spiration, tentative de fusion et monopole.Certains des témoins ont déjà été à l’emploi du Winnipeg Tribune, propriété de Southam, ou du Ottawa Journal, propriété de Thomson, qui ont fermé leurs portes le 27 août 1980, le même jour où la comjiétition entre les deux chaînes de journaux était pratiquement éliminée à Vancouver.D’autres témoins ont travaillé pour le Montreal Star, lequel s’est arrêté de publier le 24 septembre Mise en garde du Conseil des universités contre le racket des diplômes par Rodolphe Morissette Le Conseil des universités a dénoncé hier quelques manies nouvelles du monde universitaire, qui alimentent « un développement anarchique et sauvage » du réseau, souvent pour gonfler astucieusement la clientèle d’un établissement et, par conséquent, sa part de subventions gouvernementales Le Conseil pense, en première ligne, à la création de nombreux « programmes courts» (certificats, voire micro-certificats) qui échappent aux autorisations appropriées Il désigne, en outre, l’habitude de certaines universités de déléguer à d’autres établissements la charge d’offrir, « sous licence », des programmes de cours appartenant aux premières Le président du Conseil, M Jacques L’Écuyer, a insisté sur le fait que l’organisme n’est pas opposé de soi aux programmes courts, aux certificats ou au mini-certifi-cats (Un certificat compte pas démissionner comme maires de leurs municipa-htés respectives Les manifestants ont, d’autre part, jeté à la mer hier des bouteilles contenant des messages symboliques invitant le président de la France et le maire de Saint-Malo à venir célébrer les fêtes de 1984 à Gaspé plutôt qu’à Québec.M.Côte a déclaré que l’on se proposait aussi d’envoyer un « message officiel » en ce sens au président français La veille, ils avaient organisé une veillée funèbre et brûlé symboliquement le cercueil du député péquiste de la circonscription, M.Henri Lemay.Hier soir, les maires et les conseillers de plusieurs municipalités de la côte étaient attendus à un grand rassemblement.1979.Le Sfar appartenait à FP Publications, une compagnie qui fut plus tard acquise par Thomson.Ce sont ces fermetures, et les transactions en rapport avec celles-ci, qui sont à l’origine des accusations portées contre les deux groupes, qui possèdent à eux deux près de la moitié de tous les quotidiens du Canada.La directrice adjointe du Montreal Star au moment de sa fermeture, Mme Donna Logan, a témoigné que le quotidien The Gazette, propriété de Southam, avait acquis les droits d’un nombre si élevé de services exclusifs au 6’far après sa fermeture, qu’il aurait été difficile pour quiconque de pubher un journal concurrent.Mme Logan a affirmé avoir tenté de fonder un nouveau quotidien, mais qu’elle n’a pu obtenir le soutien financier nécessau'e.30 crédits, le tiers d’un programme de baccalauréat.Les micro-certificats comportent de 10à 20 crédits.) Le Conseil en a contre leur développement erratique, contre les programmes courts « fabriqués de toutes pièces ».Exemple des universités offrent des certificats d’introduction à des langues comme l’anglais ou l’espagnol, cours qui dédoublent ce qui se fait plus opportunément aux paliers collégial et secondaire.Le « racket » des diplômes ainsi pratiqué « est inquiétant », Il appauvrit le réseau universitaire, en quabté et financièrement Assurément, explique le Conseil, les nouvelles clientèles ainsi attirées n’augmentent pas le niveau global de financement du réseau En revanche, la nature de la formule de financement des établissements particuliers fait en sorte que « ces clientèles permettent d’accroître la part des universités qui les accueillent, au détriment des activités essentielles des universités.Pour le secteur public, Fréchette créera des comités paritaires (PC) — Pour bonifier les décrets qui régissent les conditions de travail des employés du secteur public et parapublic, le ministère du Travail formera prochainement, sur une base sectorielle, une série de comités paritaires.C’est l’engagement qu’a renouvelé, hier, le ministre du Travail, M Raynald Fréchette, dans un discours de clôture au colloque de la Fédération des cégeps sur « L’avenir des négociations dans les secteurs public et parpubhc » Structuré sur le modèle du « comité technique de correction et d’harmonisation des décrets » mis sur pied il y a quelques semaines, les autres forums de rencontre porteront sur les matières normatives à incidence financière importante comme l’emploi, l’efficience des services, les changements technologiques, les tâches, etc.Essentielle pour l’Etat et ses employés, la révision du « paramètre salarial », prévue pour 1985, sera étudiée par un seul comité qui discutera à partir de données comparatives établies, pour plus d’objectivité, par le ministère du Travail plutôt que par le Conseil du trésor « Ces comités, si Ton comprend bien leur rôle, peuvent améliorer les décrets qui tiennent lieu de conventions collectives, assainir l’atmosphère créée par les «lendemains de décrets» et surtout dégager des perspectives d’avenir, capables de faire redémarrer un certain dialogue entre partenaires, dialogue devant servir à l’émergence de projets communs », a déclaré M.Fréchette.Ces « instruments privili-giés » représentent une autre étape en vue d’instituer la négociation permanente dans le secteur public et parapu-bbc.Les certificats prolifèrent notamment en sciences administratives, en sciences de l’éducation et dans les disciplines paramédicales.Autre façon d’échapper au contrôle normal des nouveaux programmes de cours offerts .la manie d’étendre un enseignement hors campus Par exemple, Tuniver-sité X, qui offre un baccalauréat en sciences économiques, permet à l’établissement Y d’offrm (avec les ressources humaines et matérielles de ce dernier) à ses étudiants le programme de l’université X (le diplôme sera décerné par l’université d’origine).Le Conseil constate que cette pratique a pris une certaine ampleur ces dernières années, notamment dans les régions périphériques.Normalement, un nouveau programme doit recevoir Tap-probation préalable du mims-tère de l’Education, avant quoi il fait toujours Tobjet d’un examen détaillé et d'un avis au Conseil des universités.Or, l’extension d’un enseignement hors campus, tel que décrite, échappe à tous ces contrôles.On peut y disperser les ressources, dit M.L’Écuyer, pratiquer n’im-porte quel ratio professeur/élèves, etc.Le Conseil ne voit pas nécessairement d’un mauvais oeil des collaborations visant à « aider un établissement à asseoir les bases d’un développement dans une discipline donnée ».Mais la situation est tout autre, dit le Conseil, quand de telles extensions de programmes « se multiplient ou prennent une allure permanente» L’organisme, qui a pour fonction principale de conseiller le ministre de TÉdu-cation sur les questions de l’enseignement supérieur, a inscrit au calendrier de ses travaux prioritaires l’examen détaillé des deux phénomènes signalés ici.Un avis précis sera publié à cet égard au cours de Tan prochain Entre-temps, le Conseil recommande au ministre d’exiger de chacune des universités un plan triennal de développement à soumettre à un avis du Conseil et comportant, entre autres éléments, « une description des activités nouvelles, des priorités de développement et des réa- hsations projetées ».Dans son avis préhmmaire d’hier sur le développement du réseau universitaire, le Conseil ne s’est pas prononcé sur la création éventuelle d’une constituante de TUni-versité du Québec à Laval.Pour la simple raison que le siège social de TUQ n’a toujours pas accouché d’un projet suffisamment mûr aux yeux des dirigeants du réseau.M L’Écuyer a précisé, hier, que le Conseil n’a guère de préjugé à l’égard d’une nouvelle constituante à Laval, mais il juge « inquiétant » que Tidée en ait été lancée tout de go dans le public (par le ministre du Commerce extérieur, M.Bernard Landry), sans consultation préalable.En revanche, le Conseil publiera d’ici quelques semaines un avis sur la phase II de l’expansion de TUniver-sité du Québec à Montréal, sujet qui risque d’être explo- .• sif en période de raréfaction des ressources financières.• Un an de prison , pour corruption Un restaurateur verdunois, .M.Spyridon Lazaratoz, âgé de 4.3 ans, vient d’être condamné à un an de prison, par le juge Claire Barette-Jon-cas, de la Cour supérieure, après avoir été reconnu coupable de complot et de tentative de corruption d’un spécialiste du jeu de la police de la CUM, l’agent René Leduc.C’est en décembre 1982 et • en mai dernier que Lazaratoz aurait offert $ 15,000 au policier dans le but de récupérer une somme de $ 40,000 qui avait été saisie lors d’une descente policière dans une maison de jeu du boulevard des Sources, à Dollard-des-Ormeaux.Cette maison de jeu aurait été exploitée par un individu d’origine asiatique.Hum Chen, qui doit d’ailleurs subm son procès sous peu en Cour municipale.De plus, selon ce qui a été mis en preuve lors du procès devant jury, Lazaratoz aurait offert au policier Leduc des sommes de $ 500 à $ 1,000 par semaine pour avoir la protection de la police dans ses opérations de jeux.Pour les informaticiens de l’UdeM, la vie est «moins rose» qu’on le dit par Jean-Pierre Proulx L’As.sociation des étudiants d’informatique et de recherche opérationnelle de TUni-versité de Montréal « dénonce avec fermeté Tinco-' hérence entre le discours politique de l’université et la réalité qu’elle impose au département » « Les ressources mises à la disposition du département se font SI rares que non seulement on met en jeu son développement mais aussi la survie de la qualité de la formation qui s’y donne et de la recherche qui s’y effectue », écrit l’Association dans un communiqué Elle réagit, en particulier, à une récente déclaration op-timiste du recteur de Tuni- versilé, M.Paul Lacoste, devant la Jeune Chambre de commerce de Montréal, sur la performance du département d’informatique.Les étudiants font plutôt valoir que la capacité d’accueil du département, au niveau du bac, est restée la même depuis dix ans même SI les demandes d’admission ont augmenté de plus de 700 %.Les étudiants se sont tous simplement entassés, bien que les places aient aussi été contingentées.Le nombre d’étudiants a grimpé de 152 % depuis 1972, tandis que les taux de croissance des professeurs et du personnel non enseignant ont augmenté de 9 5 % et de 22 % respectivent.I.e budget global de l’université, lui, a aug- menté de 259 %, et celui du département de 219 %, bien que l’informatique ait été déclarée pnontaire.Le recteur, rappelle Tas-sociation, a créé un groupe de travail, en septembre 1982, sur le département.Le rapport déposé en janvier dernier proposait un plan quinquennal de développement de $3.8 millions, qui prévoyait un accroissement de clientèle de 64 % et un besoin d’espace de 14,000 pieds carrés.Mais, fait-on valoir, le département n’a reçu que $137,000 de la tranche de $412,000 prévue pour 1983-84, apparemment parce qu’on n’a pas pu embaucher les professeurs à temps.Le département, poursuit- on, manque de professeurs : il y en a 23 et il en faudrait 30; par conséquent, les classes sont surchargées.On manque aussi d’espace • on aurait besoin de 11,200 pieds carrés mais on dispose de 20% de cette surface.On manque aussi d’équipement : il ne s’y trouve que 23 terminaux pour 600 étudiants.Le recteur, M Paul Lacoste, signalait publiquement, il y a quelques jours, que le département s’était hissé au troisième rang au Canada pour les subventions obtenues.« Le mérite n’en revient pas à l’université, commente l’association, mais aux professeurs qui ont réussi cet exploit en dépit du manque de support de Tins-titution.» BARBADE Avion, hôtel,accueil, 7 n.529$- Un.579$ + ^ VOYAGES ^ LES PLUS BEAUX VOYAGES AUX MEILLEURS PRIX 84S-B225 (Montréal) • 679-3777 (Longueull) - 687-0880 (Laval) (3) Parmi* du Ouébac 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bondées de journalistes fébriles.Journée pas tout à fait comme les autres dans la vie de Claire Lortie, avocate de 33 ans, accusée du meurtre de son amant, Rodolphe Rousseau.Celui-ci serait mort assommé par six violents coups sur la tête.Son corps fut retrouvé en juillet dans un congélateur enterré à l’arrière du chalet de Claire Lortie à Saint-Sauveur.Selon le procureur de la Couronne, Claire Lortie, la llème d’une famille prospère de 12 enfants, aurait tué son amant non pas par amour mais pour l’argent ; elle ne gagnait pas assez pour maintenir son train de vie et payer ses propriétés; elle voulait aussi être le seul maître à bord dans sa maison avec son fils d’un an, né de père inconnu.Journée pénible pour la Cordelia des années 80 qui devait assister au triste spectacle de sa vie étalée au grand jour mais journée historique pour tous les acteurs du procès invités à quitter le béton du Palais de Justice de Saint-Jérôme pour les moquettes immaculées de la fatidique maison de Saint-Canut.Le malin-même, ceux-ci visionnaient dans le noir et le silence total un curieux vidéo démontrant l’habilité de 12 femmes différentes mais sensiblement de la même taille à traîner un cadavre et à le plonger dans un congélateur de Coca-Cola.Des 12 femmes, une seule, la plus grande, n’a pas réussi à accomplir la tâche.Tout au long de la macabre présentation, Claire lortie demeura impassible.Une fois les lumières allumées, elle regagna le banc des accusés sans même jeter un coup d’oeil au congélateur compromettant et cabossé à quelques mètres d’elle.Elle écouta ensuite attentivement tes explications d’un spécialiste du muscle venu démontrer la résistance à l’effort d’une personne en état de stress.Un membre du juré demanda si un être conscient pouvait vraiment jouer au mort, insinuant par là que le cobaye du video avait parfois, bien involontairement d’ailleurs, aidé les femmes à le soulever.L’accusée esquissa un faible sourire.Lorsque que quelques jours plus tôt le juge Jean-Guy Bollard annonça le pélérinage à Saint-Canut, Claire Lortie fondit en larmes.A sa descente du camion bleu du Ministère de la .lustice vendredi après-midi, la frêle accusée n’en menait pas large.Vêtue d’un costume en pied de poule, ses cheveux blonds tressés et remontés en chignon, ses mains soigneusement manicurées, elle lança un regard hargneux aux photographes avant de se remettre à pleurer.Le voisinage au complet s’était donné rendez-vous devant le 9824 Boulevard Saint-Canut où les attendait d’ailleurs un gros Danois pas particulièrement accueillant.La soeur de Claire qui a racheté la maison avec son mari, ouvrit la porte du bungalow laissant rentrer les jurés, le juge, les avocats et l’accusée de plus en plus vascillante.Visite des lieux mais surtout inspection des escaliers périlleux menant au sous-sol et au congélateur dans lequel le corps de Rodolphe Rousseau aurait été storé avant de prendre le chemin pour Saint-Sauveur.Au bout d’une trentaine de minutes, les jurés et l’accusée sortent dehors, dépassent la prscine creusée et vont cette fois visiter le terrain arrière où Rodolphe Rousseau rangeait la camionnette qui devait transporter son.corps sans vie.l>es talons aiguilles de Claire Lortie s’enfoncent dans le chemin de terre.Elle dissimule mal son émotion.Les journalistes s’agitent, les chiens du coin jappent, les voisins parlent à voix basse.L’atmosphère est plutôt sinistre.Un dernier tour du propriétaire et puis le cortège s’en va.l,es portes s’ouvrent cette fois au journalistes.Ceux-ci se précipitent avec leurs cameras et leurs stylos tandis que le beau-frère les regarde faire.« En autant qu’on est pas obligés d’ouvrir la maison au public, ça ne me dérange pas», dit-il d’un air stoïque.Malgré ses dehors modestes, le bungalow acheté il y a cinq ans par Claire Lortie révèle un comfort cossu de nouveaux riches.11 y a de la moquette beige partout même dans la cuisine.Pas la moindre tache, pas la moindre têace de sang.Des portes-miroirs, des plafonds en stucco, un immense feu de foyer, des plantes, des abats-jour en macramé, un écran de télévision géant, dçs dizaines de bibelots égrénés sur ies meubles en bois et les tables en verre.Les deux escaliers — car il y en a deux — qui mènent au sous-sol sont tellement escarpés et étroits que tous les journalistes manquent de se casser la figure en les dévalant.Le sous-sol est encombré de meubles, de jouets d’enfants et même d’un nouveau congélateur.Les ca-méramen braquent leurs objectifs sur le coin retiré du sous-sol où pend une ampoule nue.C’est là que Claire Lortie avait fait installé son congélateur de rêve.Les journalistes sont maintenant silencieux.La visite est terminée.Us sortent un à un, emportant avec eux les lambeaux d’une vie privée.La Commission des fustige la Co-op de droits l’Est par Angèle Dagenais Le comité d’enquête formé par la Commission des droits de la personne du Québec (CDPQ) pour vérifier les allégations de racisme à l’endroit de chauffeurs haïtiens dans l’industrie du taxi a rendu public hier son rapport sur l’agglomération A-5 et enjoint la Co-op de l’Est à: • trouver d’ici le 18 novembre un règlement visant à corriger et à réparer la discrimination qu’elle a infligée à quatre chauffeurs noirs, MM.Victor Thébaud, Dumont Durafils, Emmanuel Stiverne et Ernest Bélizaire; en cas d’échec de cette médiation, le Comité d’enquête soumettra des recommandations spécifiques à la CDPQ.• réviser ses réglements, pratiques et procédures pour en éliminer toute trace de discrimination; Les arts, les spectacles, la littérature De plus, le Comité d’enquête fustige la Co-op de T Est pour avoir accepté l’entrée dans ses rangs de 70 chauffeurs blancs en juin 1982 avec le dessein très net d’exclure l’entrée des Noirs (conspiration dite de « common la w » ) ; d’avoir fait paraître dans le Guide de Montréal-Nord du 30 juin 1982 une annonce discrimatoire et d’avoir fait de la sollicitation de nature discriminatoire à l’endroit des Noirs auprès de clients potentiels.Le Comité d’enquête recommande en outre au Procureur général du Québec d’intenter des poursuites en vertu du Code criminel contre deux membres de la Coop de l’Klst, MM.Louis Alle-grezza et Marc Imbeault pour leurs agisssements envers des chaufeurs noirs.Une autre compagnie de service, la compagnie de taxi Moderne, longuement interrogée au cours des audiences publiques tenues par le Comité d’enquête au printemps, n’est pas épargnée par le rapport.En effet, reconnaissant que la compagnie Moderne a contrevenu à la Charte des droits et au Règlement No 6 de la Loi sur les transports en tolérant pendant cinq ans la pratique dis- criminatoire du « au suivant », le Comité d’enquête recommande que Moderne s’engage formellement à réviser tous ses règlements, pratiques et procédures pour en éliminer les effets discriminatoires.Le rapport recommande à la Commission des droits de la personne de dégager des ressources pour aider toutes les compagnies de taxi à faire ce même exercice d’épuration de leurs règlements et pratiques.Le Comité d’en-quete recommande enfin à la CDPQ d’élaborer et de mettre en oeuvre un programme de concertation communautaire sur le territoire de l’agglomération A-5 pour « faire face aux difficultés reliées à l’intégration de la population noire dans tous les secteurs de l’activité sociale » et particulièrement dans l’industrie du taxi.Le Centre de bureautique La construction débute le 19 octobre à Laval par Gilles Provost Le Centre de recherche en bureautique de $11 millions, dont le gouvernement du Canada entamera la construction à Laval le 19 octobre prochain, disposera d’un budget de fonctionnement de $1.8 millions dès sa première année, a indiqué jeudi au DEVOIR le ministre canadien des Communications, M.Francis Fox, lors de la clôture du Salon du bureau de Montréal, à la Place Bonaventure.Ce budget annuel devrait grimper à $10 millions en 1987, tandis que le personnel du centre s’accroîtra progressivement jusqu’à 100 personnes environ.M.L'ox annoncera aussi le 19 octobre la composition d’un « comité consultatif qui aura à peu près le statut d’un conseil d’ad ministration » et qui sera chargé de déterminer les principaux programmes de recherche de ce nouvel organisme scien- tifique canadien en sol québécois.Ce comité sera formé de représentants des universités, des industries et du grand public, ainsi que des divers paliers de gouvernement, tandis que le centre sera placé sous la direction « provisoire » de M.Jacques Lyrette, l’actuel directeur régional du ministère des Communications, à Montréal, a fait savoir M.F'ox.Ce prochain centre de recherche destiné à épauler l’industrie montréalaise de la bureautique « relèvera du secteur de la recherche du ministère des Communications », a indiqué M.ï'ox.Le ministre a toutefois évité d’élaborer sur les diverses hypothèses de statut encore à l’étude.Certains voudraient qu’il soit formellement intégré au ministère, tandis que d’autres le conçoivent plutôt comme un institut beaucoup plus autonome et ouvert aux commandes des provinces et de l’industrie.La CTL servent ne veut pas que les usagers d’otages Le 'Y' des femmes LES FEMMES L’ARGENT Une journée d’ateliers sur le budget et la planification financière • Budget domestique • Marché boursier • Placements, investissements • Abris fiscaux • Testament, succession • Droits de la femme dans l’entreprise familiale Dimanche 16 octobre 10 h à 16 h Coût; 15$ INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT! 1355 ouest Dorchester • 866-9941 Poursuivant sa campagne d’information auprès de la population qu’elle dessert, la Commmission de transport de Laval (CTL) a fait parvenir hier dans chaque foyer une lettre expliquant son point de vue sur l’état des relations de travail avec ses cinq syndicats.Ellle affirme que les usagers ne doivent pas servir d’otages dans un conflit qui les prive d’un service adéquat.On sait que le transport en commun de Laval est perturbé, depuis près de deux semaines, par un ralentissement de travail, les 550 chauffeurs et employés syndiqués voulant ainsi protester contre la lenteur des négociations.Leur convention collective est échue depuis 14 mois et une injonction provisoire obtenue devant la Cour supérieure force les employés à donner les services requis aux usagers, tandis que le conciliateur nommé par le gouvernement, M.Marcel Boisvert, doit rencontrer les représentants patronaux et syndicaux les 19, 20 et 21 octobre.Joint par le DEVOIR au téléphone hier, M.Loïs Lachapelle, président-directeur général de la CTL, a souligné, comme il le fait d’ailleurs dans sa lettre à la population, que les usagers ne doivent pas servir « d’otages » dans un conflit où tous les efforts sont déolovés nour juste et honnête possible.La CTL accuse les chauffeurs d’autobus particulièrement d’avoir profité de la rentrée scolaire pour pénaliser les usagers en refusant d’utiUser la voie réservée sur le boulevard des Laurentides et d’effectuer des heures supplémentaires.Les autobus roulent 22 heures par jour et la CTL voudrait négocier le mécanisme de l’amplitude, soit un quart de travail brisé de huit heures et quarante-huit minutes dans un cadre horaire de 13 heures, mais les chauffeurs souhaitent l’horaire continu.Quelque 120 parcours ont été affectés hier par les moyens de pression des syndiqués, moins cependant que les 265 de la veille.M.Lachapelle dit espérer un dénouement heureux de l’impasse durant ce week-end de congé.Le cas échéant, la CTL réclamera mardi prochain une injonction permanente.« Si jamais le service du transport en commun devait être interrompu, c’est que les syndiqués auront choisi de se mettre en grève», rappelle-t-il.LE DEVOIR a tenté en vain de rejoindre un représentant syndical pour obtenir sa réaction à la lettre envoyée par la CTL.Gouvernement du Quebec Ministère des Communications Québec affaires municipales ¦ Jérôme Choquette vandalisé L’aspirant candidat à la maine d’Outremont et ex-mi-nistre du gouvernement Bourassa.M Jérôme Choquette.a subi mardi l’assaut de vandales dans les locaux de son bureau de pratique pnvée d’avocat dans lequel sont également gardés des documents du Parti de la Réforme qu’il dinge dans le but de l’implanter à l’Hô-tel-de-Ville d’Outremont.L’effraction a été commise dans la soirée au cinquième étage du 5253 ave du Parc (lendant que l’équipe organisatrice de la campagne de M.Choquette se réunissait à un étage supérieur de l’é-difice.Lorsque Me Choquette est redescendu à son bureau vers 22h30 il a entrevu deux individus qui s’enfuyaient laissant épars sur le plancher quantité de documents provenant des classeurs, bibiothèques et bureaux de M.Choquette.Les pohciers qui ont été appelés sur les lieux ont recomnmandé au candidat d’installer un système d’alarme pour empêcher que ne se répète ce genre d’incident.Une enquête est en cours.¦ « Moi j’aime Outremont » Tel est le thème électoral mis de l’avant par le Parti d’Outremont dirigé par le maire actuel M.Pierre Lussier qui brigue à nouveau les suffrages à la mairie le mois prochain.M.Lussier a succède à M.Pierre Des Marais II il y a moins d’un an lorsque celui-ci a été nommé à la présidence du Comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal.Six des conseillers actuels solliciteront un nouveau mandat.Il s’agit de MM.Paul G.Brassard, architecte (district 1), Jo.sé P.Do-rai.s, avocat (district 5), Jacques Labelle, homme d’affaires (district 6), André Lapemère, homme d’affaires (district 2), Jean Loiselle, conseiller en communications (district 4) et Paul-André Tétreault (district 7).Les trois nouveaux venus sont : Mme Claire Boisvert, professeur à l’emploi d’une commission scolaire dans le secteur delà santé (district 9); M.Jacques Laurent, avocat (di.strict 8) et M.André Marsan, conseiller financier et président du Comité d’école de l’école secondaire Paul-Gérin-Lajoie à Outremont (district 3).1983 marque le retrait après 20 années de vie publique à litre de conseiller municipal de M.François Desmarais, conseiller du Parti d’Outremont.M.1,ussier a qualifié sa carrière « civique » d’« exemplaire ».¦ Mécontents à Montréai-Nord Le parti de l’Action locale et municipale (A LM) qui s’est acquis 20 % du vote populaire mais aucun siège au Conseil de ville de Montréal-Nord aux élections de 1982 se plaint que le maire de Montréal-Nord, M.Yves Ryan, ail décidé le 27 septembre dernier de « couper » de une heure à 30 minutes la période de questions et de commentaires des citoyens et de l’opposition pour les prochaines as.semblées du Conseil.Durant celle période il sera désormais « défendu de faire des commentaires ou de critiquer le fait de ne pouvoir obtenir de réponses claires », a laissé entendre le président de l’AI-M, Vf.Pierre Lacombe.L’ALM se plaint en outre que ceux qui veulent obtenir un poste permanent dans la fonction publique de Montréal-Nord doivent pa.sser devant un comité de sélection composé de quatre conseillers municipaux et deux fonctionnaire.s-cadres.L’ALM prétend que les deux fonctionnaires pourraient très bien s’en tirer dans leur lâche d’évaluation sans l’aide des politiciens à leurs côtés.UNAGENDA COMMÉMORATIF DES FÊTES 1534-1984 Une collection de 52 reproductions couleurs • tableaux du pays natal do Cartier la Bretagne • paysages québécois • oeuvres représentant des navires • illustrations de la capitale, au XVII|6 et XIXG siècles AGENDA 1984 arl du Quebec EOO 19839-0 14,95 $ En vente à la librairie de l'Éditeur officiel du Québec : Montreal Coniptexe DesjrUflms Tri 8f3'6lÜ1 OU par commande postale à ; Miiïistrrr drs CoinnuiniCiilions Cûsr post.ilr 1005 OiJObec (Qtiohoc) G1K7R5 Pairnu'iit pat ctirtiur ou ni.ind.it pustr i\ I ordif dr Les publicatiqns du Quebec n a UN SUCCES INCOMPARABLE! QUELLE RÉUSSITE SPECTACULAIRE! Les Productions de la Basse-Ville présente Les 126 résidences du Sanctuaire du Mont-Royal ont déjà été acquises par des acheteurs enthousiastes.Aussi, compte tenu d’une demande croissante de demeures de qualité de la part d’investisseurs avisés, nous sommes fiers d’annoncer ’ouverture officielle des ventes de la deuxième pyramide.Habitas 1983 •106 nouvpllps résidences de prestige offrant qualité incomparable.• [nvironnement toujours aussi spertarulaire: boisé à dix minutés du centre-ville ÜMlhL 13,14,15 Octobre à 21 h ¦T™*®' / 16 Octobre à 20 h 30 SQnCTUQIQC • 1 ch.• 2 ch.• 3 ch • Penthouses Occujialion a compter de 1 015 jii ca — Tous vendus à compter de 1 315 pi ca — 126 500$ et plus, à coMpler de 1 700 pi ca — 165 500$ el plus, à cximpler de 2 .360 pi ca — 360 000$ et plus été 1984 Billetven vente des maintenant à tous les comptoirs du mont-royal BUREAU DES VENTES: 6000 CHEMIN DEACON, MONTRÉAL, TÉL (STlCIrSETBaN mio Mi DU pmc.270-1111 738-6000.(De préférence sur rendez-vous) INF.:288-3651 Ouvertur* d«t portât: 20 h.(16 ans et plus) n Le Devoir, samedi 8 octobre 1983 Projet de centre intégré d’hébergement et de services de santé à Saint-Laurent par Renée Rowan I.e maire de Saint I.au l ent et le président du cen tre hospitalier de cette ville viennent de soumettre au Conseil de la santé et des services sociaux de la ré Kion de Montréal métropolitain (CSSSKM) un projet de complexe intésré d'hé hernement et de services de santé qui desservirait la population de personnes âqées et handicapées de ce secteur I.e mémoire déjiosé ces jours derniers par M ,Mar cel l.aurin et Me.lacques liichard suKjière d’intégrer il (les .structures et services déjà existants — le foyer |H)ur |H‘r,sonnes âgées Saint l.aurent, le centre hospitalier de Saint-Laurent et les .services communautaires — un centre d'hébergement de ‘200 lits et un complexe de logements à prix mo-dKjue comjirenant cent unités jHiur [K-r.sonnes âgées et handicajiées.Selon le maire, M.Laurin, la réalisation rapide de ce jirojet s'impose en tenant compte du vieilles-sernent plus accéléré qu’ail leurs de la population dans cette région.Si le taux de croissance des dernières années se maintient comme la pyramide d’âges semble l’indiquer, les personnes âgées de 6.'i ans et [ilus repré.senteront 15 % de la population.Kn outre, Saint-Laurent compte près de 350 adultes handicapés physiques.Le complexe sera adjacent aux principaux corridors de transport et à moins de 1,000 pieds d’une bouche de métro.La ville s’engage, pour sa part, à aménager clans le voisinage un parc de verdure pensé et réalisé en fonction des besoins des futurs habitants du complexe.Le C’RRSMM a, en juin dernier, donné son accord de principe au projet qui devrait permettre une meilleure intégration et une plus grande efficacité à un meilleur coût.À l’occasion de la visite du pape Un Montréalais propose une célébration pour la paix par Jean-Pierre Proulx Un Montréalais, M.Roch Lanthier, a, en collaboration avec le Centre oecuménique canadien, élaboré « le projet d’une co-célébralion publique pour la paix dans le monde entre les représentants des principaux mouvements spirituels de la terre » à l’occasion de la visite du pape au Canada en septembre 1984.M.Lanthier a déjà saisi le pape de ce projet dans une lettre qu’il lui adressait personnellement le 9 août dernier.11 a aussi écrit au dalaï-lama, représentant de la communauté boudhiste, et pris contact avec d'autres chefs représentant l’Islam, l’hindouisme et le « nouveau syncrétisme ».D’autres dé- Dimanche 9 octobre I un-Ic-i (iiinanclics à l.ïh, lia ' III \\ 111)11 (iiiiiiic (les ('i)nlci(‘iici‘s -III li-s Mlaténics l'I iiriiliabilités (lu U'ii (le jacqucl ( (i.icAgam-niiiii).|i(iur Idu.s Ic.s niveaux.IJeiiiliv-vmi.s au l’Il’S, (lui) |)n\é ne lacqiiel, :iT7i, rue SI Denis.2e I :.ii;e 2KI (HiDl.a|irês lï ti ¦ \ rnccasion du .ïe eniigrès des l'iir.iilâis l'urlaiis», (nus (des lnll(l('¦s à re\(insilinii de la civi-ii'-.ilinn II iniilane d'hiei (d d'au i"iiiiriiui, à coiniiler de l.'Ili.'iO , d.iiis les .salles de ruiiiversité ( niienidia.cainiius du eenlre Mlle ¦ Le Cenlre de plein air La Vi ¦le an lac SI .Insepli.à Sic Ca-ilieinie a('('ui‘ill(> des \isileuis.l'niii un .sé|(iur aux alinids du lac s.uni .losepli el de la lorêt pro levée de l)u(lie.sna>.il laul coin po.seï K7.') ¦27’27 ¦ l'Uposilion de peiiiUiies d'un pi isonniei d opinion inarocain au ou - sol de la eai.sse populaire de s.uni l’uunode Monlarville.IMll, Moulais ille.de Lili à 2‘2 h l’oui pin- d'inloriiiation sur celle ex-P'isilion organiser par .\mnislie inlei iialionale, .se(dion Kive Sud.II laul conipo.ser (ud IWl ¦ D.ins le cadre du Incenlenaire de Lcic de re.s|)ace.la faineiise icplnpie.copie lidèle du hallon (II-.Il (¦! es Montgollier volera au dessus de la méiropole l’onr celle oijcasion, le cenlre lioc-Maiid, lû'crélé aéroporl lenipo-laiic serviia de pisle de décol L.i Sociélé de biologie de Molliléal organi.se ce dinianclie de iiiciiie que les diinanches Ul cl 211 oclohie des excursions afln d'oliseï ()‘r les oies des neiges au c.ip 'I oiirmenle Le (léparl .se Lui à 7 11 a la .sorlie sud du in(''lro lia-disson, el le retour esl prc\ il puni mil l’our s'inscrire aux ex ( Ul siuiis, on dull envover un chè que on inandal po.slede $2.') (non iiieiiiliie) el 1121) (nieiiil)re) en pc( iliani la dale de l'excursion a la Soci()lé de biologie de Moiil-ii'‘al.(¦ i’.:i!l, suce Oiilreilioiit, I Milicmiml, II2V IMI! ¦ \ l.i iiie.s.se de II 11.à l’Oraloire Saint .lo.sepli, les Délits ( ban leurs du Mont Koval, .sous la di reclion de (lillHui Dalenaud, in Ici préleront la messe Le b/e/i qi/c ;Vi.v de ('.oudimel et, à Loi lerloire, le niolel .t Cluinil Flou risli de Vaugbam Williams.A la messe de Kih, Missu Krev/.v de Mo/arl, F.xultulo Duo de Dal(‘s-li ma el Fii son Icinplc sucré de .lacqiies Maiiduit ¦ L.i chorale niixle de la Basilique .Noire Dame inleiqirétera à la ines.se de 11 II.De licutu Vir-fjiiic de l’alesirina et, à l’offer-loire.Descende in llorinm d’.An-loinede Kévin Lundi 10 octobre Le Mouvement action-chômage invite les chômeuses et chôiiieiiis à ses rencontres d’in-lormalion sur la loi de l’a.ssu-lance chômage, ipii auront heu en Irancais les lundis, mardis el .leiidis à Llhlid, les mardis .soirs à mil 20 el en anglais, les mercredis a l.'i II .10 Kend(v-vous au lOl.'i, rue SIe-Calheriiie esl.84.')-i2.‘ih ¦ Le .lardin botanique de Montréal olire un cours sur la culture des plantes à exigences particu-liéies.Ce cours comiHirte cinq le(,'on.s de 2 heures et demie chacune Il est olfert le lundi ou le mercredi Krais d’in.scription : $110 pour les résidants de Montréal et $00 pour les iion-résidanls.2.')2 lâtiK ¦ .lii.squ’au 1111 octobre a heu une exposition des acrvli(|ues récentes de Claude 'rremblay, intitulée I.fvveil à la nuit », à ia gale ne d'art de la bibliothèque générale de l'université Laval, pavillon Bonenfant ¦ Au café-concerl La Chaconne, la chanteuse fnuiyai.se Christine Costa mleriirétera des oeuvres de Vian, Kerré, Vigneaull.'l’re-iiel, Lafaille, Chau.ssimon, Nel-ligan.Dente, Kivard, Mouloudji el DIamondon, ce lundi et jeudi à 21 h el les vendredi, samedi el dimanche, 14.K) el 10, à 23 h 30.Ken-dez-vous au 342, rue Ontario e.st.Il laul réserver au H43-80‘20 ¦ Le Cenlre de dianéti(|ue recherche du personnel en mtirke- Même le (dimanche.imoDmolu Cuisine française Repas d’affaires Table d’hôte tous les soirs 1265 0.rue bernard, outremont 270-2411 FAITES LE MAINTENANT RECEVEZ LE DEVOIR À DOMICILE PAR CAMELOTS COMPOSEZ à Montréal: 332-3891 à Québec: 687-2022 pour les régions dont les indicatifs régionaux sont les suivants vous composez sans frais: 514: 1-800-361-6059 418: 1-800-463-4748 819: 1-800-361-5699 613:1-800-361-5699 tiiig, réception, administration, [iromotion, etc.l’our inf.3‘27-876« ¦ De 18 h à 20 h 30, au sous-sol de l’égli.se Saint-André-Apôlre, 10.530, rue Waverley, la Maison de prière K.mmaiis débute une se.ssioii de dix lundis consécutifs sur la « gestuelle liturgique et la danse .sacrée ».La per.sonne-res-source e.st l’abbé .lacques Dubuc.Les frais .sont de $6.2.53-4773.¦ l.'organi.salion Allô Mondial convie toutes les personnes seules à a.ssister à des soupers-ren-contre.s.l’our inf : 287-9719 ou 270-1280.¦ Le groupe Au bas de l’échelle invite tous les gens mtére.s.sés à .se joindre à un regroupement que les iion-syndiqués se sont donné.Rendez-vous à 19 h au 101.5 rue Sle-Catherme esl, 3e étage 842-0462 ou 842-5062.¦ Le Centre de |)sychos,vnlhè.se de Montréal vous convie à 10 rencontres avec William Allmand.Celte série intitulée « K.s.sence du massage » aura heu de 19 h à 22 h.Des cours de yoga et de relaxation .sont également offerl.s.84.5 ,5.381.Le centre est sitilé au 433, boul.Sl-.lo.seph est.Mardi 11 octobre Le groupe Auto-p.sy (Autono-mes-psychiatrisés) jiré.sente le vidéo « De la matrice à l’asile », à midi au CLSC Centre-Sud, 1710, rue Amher.st et à 14 h 30, aux ateliers d’éducation populaire, 330, rue Boucher.¦ Dans le cadre des mardis-mi-dis de Notre-Dame, Mme Kran-(joise Savard, profes.seur à l’Institut de médecine traditionnelle chinoi.se de Montréal, parlera de l’acupuncture.Rendez-vous à midi 30, à l’auditorium Rous.se-lot, 1560, rue Sherbrooke e.st.¦ La direction des loisirs de la ville de Longueuil, en collaboration avec l’école de ski Médaillon organise une session de pré-ski qui débutera ce mardi.Les cours .se donneront les mardis et jeudis, de 19 h à 21 h 20, à l’In.stitut N ol re- Dame-de-1 .ourde.s, 843, chemin 'l'iffin.679-6490 ou 674-9083.¦ I.e Cenlre de dianétique offre au jiublic des services gratuits d’analyse de personnalité.el de consullation dianétique.527-8766.¦ M.Daniel .lohn.son, député à l’A.ssemblée nationale et candidat au leadership du Parti libéral du Québt-c, .sera le conférencier invité lors du déjeuner-cau.serie du Cercle canadien de Montréal, à midi 30 à l’hôtel Mont-Roval.¦ L’Association de culture hy-dropomque tient une réunion à 19 h 30 à l’égli.se unie Saint-.Ia-mes, 1435, City-Councillors.M.lean Branchaud parlera des avantages de la culture hydro-[Xinique.‘273-15.50.¦ La Société d’horticullure et d’écologie des Basses-Lauren-tides tient une .soirée au sous-sol de la cai.sse jiopulaire de Ste-Thérè.se, .37, rue Turgeon.« Vignes, lierres et espaliers », tel e.st le thème de la conférence qu’y prononcera M.Maurice Kafard.621 7511 ou 4.’10-1804.¦ Kn ré[)on.se aux nombreuses demandes, l’école des Ballets .lazz de Montréal ajoutera à l'horaire d’automne des nouveaux cours de jazz, niveau débutant, à comjiler de ce mardi.849-6071.¦ l.’A.ssocialion québécoi.se des parents el amis du malade mental organi.se un groujx* de discussion afin de [X'rmetlre aux famil les el amis du malade d’échan ger sur les jiroblèmes qu’ils vivent el d’e.s.sayer ensemble,d’entrevoir des .solutions el des moyens d’action.Rendez-vous à 20 h au pavillon Mailloux de l’hôpital Notre-Dame.849 3’291.¦ Collecte de .sang de la Croix Rouge à Chomedey-I.aval, garage de la CTL, 2250, rue Kran-ci.s-Hughes, (le 10h à 17 h: à .Sherbrooke, manège militaire.64, rue Belvédère sud, de 1.3 h 30 à 17 h et de 18 h 20 à'20 h :t0; et au cégep Ahunlsic.Agora.9155, rue St-llubert,de9h.30àl6h.annonces classées 286-1200 CLUB VOYAGES .HOStMOffT 376-5911 détenteur d'un permit du Québec marches sont envisagées auprès des juifs el des aulocho-lones canadiens.« Il est important, écrit M.Lanthier au pape, que les chefs spirituels du monde, qui représentent pour nous tous l’idéal de la fraternité humaine, donnent un témoignage tangible de notre appartenance à une seule et même conscience divine, malgré la diversité de nos voies.» Le projet, lui indique-t-il, a été présenté à la Conférence des évêques catholiques canadiens (CKCC).Le secrétaire de la Conférence, M.André Vallée, écrit M.Lanthier, « m'a assuré que si vous en manifestiez le moindre désir, il irait de soi que les dispositions seraient pri- ses pour que ce projet soit mis en apphcation ».Par contre, Mgr Jean-Claude Turcotte, qui est coordonnateur de la visite du pape au Québec, a manifesté peu d’enthousiasme pour le projet, a expliqué M.Lanthier au DKVOIR.Mgr Turcotte est d’avis que le chrétien moyen va préférer la célébration de la messe.Kn-couragé par la réaction favorable de la CKCC, M.Lanthier tente donc de convaincre Mgr Turcotte.M.Lanthier, qui a 38 ans, a été animateur d’une émission spirituelle à un poste de radio communautaire montréalais.Il esl actif dans les milieux de rencontres spirituelles.Mercredi 12 octobre .lusqu’au 16 octobre, le Château Dufresne, Mu.sée des Arts décoratifs, 2929, rue .leanne-d’Arc, accueille les peintures de l’asquale Carpinleri, exposition organi.sée par l’Institut culturel Italien.Tous les jours entre midi et 17 h.¦ Le groupe Auto-p.sy (Aulono-mie-psychiatrï.sés) présente le vidéo « De la matrice à Tasile » à ‘20 h, aux Ateliers d’éducation px)-pulau-e, 3.50, rue Boucher.Le film sera également présenté le jeudi 13 à midi au CLSC Sl-Louisdu-Darc, 465‘2, rue Jeanne-Mance.¦ L’Association internationale des étudiants en .sciences économiques et commerciales de ru de M présente « Pologne 83, problèmes et défis économiques « suivi d’une conférence-débat sur l’économie polonaise animée par M.Stanislas Marcin-kovski, chef de la délégation polonaise à Montréal, à midi, .salle .3043 de l’École des 11KC, 5255, av.Decelles.¦ Le Ciné-C'ampus de l’U de M pré.sente en version française le Film Toolsie de Sydney Pollack avec Dustin Hoffman, Jessica Langue, à 19 h 20 et 21 h 45 au Centre d’e.ssai, 6e étage du Cenlre communautaire, 2.3.32, boul.Édouard-Montpetil.¦ La Mai.sonnée, en collaboration avec le Centre multi ethnique St-Louis et l’Association des femmes salvadonennes, vous invite à 19 h à une rencontre avec le Salvador.Il y aura danses et chants, dégustation, diaporamas au 3553.rue St-tJr-bain.271-3533.¦ Soirée d’inlormation sur les méthodes de contraception douces et naturelles offerte par Sé-réna à 20 h à la polyvalente C.eorges-Vanier, 1205, rue .larry est.Kntré(‘ libre.,352-1179.¦ Déjeuner-rencontre de l’Association des MBA du Québec avec M.Raymond Blais, président de la Confédération des cai.sses populaires et d’économie De.sjardins, à midi au .salon Alfred-Rouleau de l’hôtel Méridien, Complexe Desjardins.Kntrée $15.Pour ré.servalion : 866-2916 ¦ Conférence de Mme Madeleine f’réclaire, jirofesseur de philosophie el directrice de la Fondation cutlurelle Brébeuf, intitulée « Les fonctions des personnes âgées dans la communauté humaine» au pavillon La-lemant du collège Brébeuf, 5625, rue Decelles.34‘2-16‘24.¦ Le Club des diplômés universitaires |)()ur cêibataires, .séparés et divorcés, invite ses membres et invités à sa rencontre hebdomadaire à 21 h au btir F.ntre-Temps du centre Sheraton, angle Dorchester et Stanley.:t40-l,51.5.¦ Les Concerts Musujuam présentent, à la .salle Alfred-l.ali-berté de l’UQAM, 14,55, rue Sl-De-nis, à 20 h, Viviane Rivard, clari-netle, Louise-Andrée Baril, piano, Sylvie Pothier, cor.De ny.se Saint-Pierre, piano, Aline (iuérin, flûte, et Martin Harvey, piano, dans des oeuvres de Lefebvre, Straus.s, Ciodard.Kntrée libre.¦ L’Association quéllécoi.se poui' la défense des droits des relrai-lés (AQDR), section Longueuil, organi.se une rencontre (l’information, à 13 h.‘10, intitulée « l.’AQDR, c’e.st quoi, c’est jxiur qui’.’».Rendez-vous au CLSC l.ongueuil-Oue.st, 201, rue Curé-Poirier ouest.670-4192.¦ .Ius(|u’au 16 octobre .st- lient le Salon du livre de rKstrie au 143, rue des Mésanges, St-Élie-d’Or-ford.(819) 563-0744.¦ Réunion organi.sée conjoin tement par l’U de M, les universités McCiill et Laval et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et intitulée « La recliei che infirmière au .service de la pratKjue », Cette rencontre aura lieu ju.siju’au 14 octobre à l’hôtel Méridien du complexe Desjardins.Mme Monique Bégin, ministre de la Santé et du Bien-être fédéial .sera conférencière au déjeuner, ce mercredi, a Soirét' d’échange entre parents d’enfants épileplique.s, à 19 h‘20 au cenlre de réadapUition Lucie Bruneau, 2275, rue Laurier est.5‘27-4128.¦ Conférence intitulée « Qu’est-ce (|ue la biotechnologie ’.’ » à '20 h à l’amphithéâtre du Jardin botanique de Montréal.Conté- VOILE dans les iLES-VIERGES rencier : M.Jacques Beaulieu.277-3892.¦ Jusqu’au 16 octobre, à l’Kxpo-3’héâlre de Montréal, rAs.socia-tion d’égli.ses bapti.stes évangéliques au Québec pré.sente une croisade d’évangélisation.337-2555.¦ Le Regroupement pour personnes séparées ou divorcées de rt luesl de l’île de Montréal invite les hommes el les femmes vivant celle situation à venir prendre un café el jaser au CLSC Pierrefonds, 15708, boul.Pierre-londs.Rendez-vous à 19 h 30.620-1188.¦ Oxfam-Québec annonce que la première mondiale du film « Au nom de tous les miens » tiré de l’oeuvre de Martin Cray aura lieu au cinéma Champlain à 20 h au bénéfice d’Oxfam.866-1773.¦ Collecle de sang de la Croix-Rouge à Sherbrooke, manège militaire, 64, rue Belvédère sud, de 13h:i0 à 17h el de 18 h 30 à 20 h 30; à Montréal, cégep Ahunt-sic.Agora, 915.5, rue St-Huberl, de 9h30 à 16h: et à Vaudreuil, Association des pompiers volontaires, 11, boul.leannotle, de 14 h 45 à 20 h .30.Jeudi 13 octobre Cau.serie de M.Michel Tolosa, profes.seur de letlres à Brébeuf.devant la fondation culturelle troisième âge ,Iean-de-Brébeuf, intitulée « Voyage d’un «innocent» brébovin en Chine.» au pavillon l.alemant du collège Brébeuf, .5625, rue Decelles.,342-1624.¦ Le Centre d’essai de TU de M liré.sente le speclacle du «Théâtre Acte ,3 » dans Outrage au public üe Peter Handke, traduction de Jean Sigrid, avec Kateri-llé-lène Racine et .lean-Maurice (îé-linas, mi.se en action de France Arbour, à 20 h, au Centre communautaire, 6e étage.Cette production sera reprise au meme endroit et à la même heure, les 14.15 el 16 octobre.¦ Soirée d’information avec le Dr Michael Dworkind sur « l.es con.séquences médicales d’une attaque nucléaire à Montréal».Diaporama, suivi d’une di.scus-sion, à 19 h 30, à l’école Cherrier, 811, rue Cherrier.522 .5484.¦ Conférence-midi de l’Institut de recherche en .santé et sécurité du travail intitulée « Anthropologie d’une population de travailleurs québécois : environnement, niveau de santé et vieillissement différentiel».Le conférencier sera M.Normand La-jilanle, assistant de recherche au dé|)arlement d’anthropologie de rUniversité de Montréal.Ren-dez-vous à midi 30 au 505, boul.de Mai.sonneuve ouest.288-1551.¦ (Irand bazar de la paroi.s.se St-Benoîl jusqu’au dimanche 16 octobre, dans le .sous-sol de l’église.500, rue Fleurv ouest.Pour inf.: M .lean-Paul Dubreuil, 382-4957.¦ Collecte de .sang de la Croix-Rouge chez .lohn.son et .lohn.son, 7101, rue Notre-Dame est, de 10 h à II h30 et de 13h à 17 h; à L(>n-noxville, université Bishop, entrée no 3, de 10 11 à 16 h 30; el à Montréal, cenlre hospitalier Fleurv, 2180, rue Fleurv esl, de 10 h à 17 h Vendredi 14 octobre La (’.name (Groupe inleruni-versitaire de recherche en anthropologie médicale el ethnopsychiatrie) organi.se une rencontre consacrée aux « Kxjiénences religieuses et les états altérés de conscience dans une population monlréalai.se » avec M.Jean-Pierre Valla, psychiatre, à 151130, au pavillon Marguerile-d’Youville de l’II de M, .salle ’2041.¦ Le mouvement .leunes.se-Amour de l’U de M, dans .sa série «Rencontres», projiose un échange sur « (Jiii e.st .lésus ?» avec l’aumônier Robert Lapointe de l’Institut Archambtiull, a 19 h‘20, au local B-1407 du Centre communautaire.* m Conférence du Comité du 22 octobre intitulée « L’URSS et les mouvemenis (xiur la paix» à 19h.30, pavillon Hubert-Aquin de rUQAM, local AM-050.392 3008.¦ Conférence d’introduction au séminaire Authenticilé offerte jiar M.Henri Arenstein, psychologue, au centre Le Lotus, 10053, rue Pajnneau.à 19 h .30 :i87-9663.Un week-end à la campagne, des activités de plein air et un choix d’exjiériences en écriture et en bande dessinée, « Écrilure-plein-air», voilà ce qu’offre la Fédération québécoise du loisir littéraire, Cel atelier aura lieu à St-Donat.374-4700.¦ « Exploration du livre de jeu-ne.sse et comment reprendre son enfance en main », atelier de trois soirées offertes par la Fédération québécoi.se du loisir littéraire.aura lieu les jeudis 13, ‘20 et 27 octobre à 19 h.374-4700.¦ Seconde de quatre soirées consacrées à des visions différentes de la coopération internationale au Centre intercullurel Moncha-nin, à ‘20 h, au 4917, rue St-Urbain.Kntrée libre.288-7229.¦ Collecte de .sang de la Croix-Rouge, à Ste-Anne-de-Bqllevue, Spar Aérospace Liée, 21025 'l'ranscanadienne, sortie 44, de 10 h à midi et de 13 h .30 à 15 h43; et à Greenfield-Park, Centre commercial, 457, boul.Taschereau, de 14 h 30 à 20 h 30.Samedi iS octobre Rencontre avec Dominique Blondeau, auteure de « Les amantes», roman publié chez Québec-Amérique, à la librairie Hermès, 11‘20, av.Laurier oue.st, à 14 h 274-3669.¦ L’Auberge des, jeunes travailleurs et travailleuses de Ste-Lu-cie dans les Laurentides offre un éventail d’activités.On peut réserver en téléphonant au 524-2948.¦ Une fois l’an, la bibliothèque municipale de Beaconsfield olfre aux amateurs de lecture l’occasion d’acheter des livres qui ne sont plus utilisés à la bibliothèque.La vente aura lieu de 10 h à 17 h à la salle du con.seil, .303, boul.Beaconsfield.¦ Dans le cadre de l’Année Sainte de la rédemption qui esl actuellement en cours dans l’Église universelle, les groupes de prière du Renouveau charisma- -lique du diocèse de Montréal vous invitent à une gi ande journée de prière à l’Oratoire s'aint-Jo.seph, de 10 h à 15 h .30.¦ Une conférence intitulée « Misogynie, racisme et violence dans les palmarès », animée par Alix Dabkin et Denslow Brown, à 15 h, .salle Marie-Gérin-Lajoie de rUQAM par la Riposte des femmes, ¦ Spectacle musical pour enfants au café-théâtre Quartier-Latin, 4303, rue St-Denis, intitulé « Le Moulin à mu.sique », tous les samedis à 1.3 h .30.279-7494.affaires sociales ¦ 850,000 victimes d’arthrite Plus de 850,000 Canadiens de tous âges souffrent de douleurs et d’infirmités arthritiques.Plus du tiers, soit quelque 300,000 personnes, ont moins de 45 ans.Même les jeunes ne sont pas épargnés : au delà de 25,000 enfants de moins de 15 ans souffrent d’arthrite juvénile.Cette maladie esl une des causes les plus courantes d’infirmité chronique chez les enfants Pour répondre aux questions les plus courantes sur l’arthrite, la compagnie Merck Sharp & Dohme Canada a publié une brochure intitulée « Le malade interroge le médecin au sujet de l’arthrite et du rhumatisme ».Préparée en collaboration avec le Dr Watson Buchanan, rhumatologue et professeur à la faculté de Médecine de l’université McMaster, à Hamilton (Ontario), on y trouve une centaine de réponses permettant de mieux comprendre cette maladie.On peut se procurer cette brochure gratuitement en écrivant à la Société d’arthrite, 2075, rue Université, bureau 802, Montréal, H3A 2L1.Il faut toutefois joindre $1 pour les frais de poste et de manutention.¦ La santé dentaire Une enquête épidémiologique sur la condition dentaire des écoliers québécois est en préparation.La collecte des données débute cet automne.Tous les départements de santé communautaire (DSC) du Québec participent à cette élude qui vise la création d’une base de référence.Cela devrait permettre d’évaluer l’impact des activités préventives réalisées par le réseau de santé communautaire.L’hôpital et le DSC Saint-Luc sont mandatés pour gérer l’équipe de coordination provinciale sur le plan scientifique.Ils administrent un fonds spécial en collaboration avec l’Association des chefs de DSC.¦ Parents anonymes Le réseau de groupes d’entraide « Parents anonymes », créé pour prévenir la violence familiale, existe depuis bientôt deux ans.Au Québec, chaque année, il y a plus de 2,000 nouveaux cas d’enfants maltraités.Cette violence se traduit par l’abus (physique, verbal, émotionnel, sexuel) et la négligence (physique, émotionnelle).Chaque semaine, des parents aux prises avec un problème de violence se rencontrent pour échanger sur ce qu’ils vivent el tenter de trouver entre eux des solutions.Ces rencontres se déroulent dans un contexte d’anonymat et de confidentialité.Les parents sont invités à mettre de côté leur peur d’être jugés, étiquetés, rejetés.On compte actuellement sept groupes locaux de Parents anonymes dans la région de Montréal.Aux rencontres se greffe une ligne d’écoute pour les parents qui ont besoin d’une aide immédiate.Pour communiquer avec Parents anonymes, il suffit de composer le 671-5555 ou le 361-3010.¦ Bénévoies demandés Le centre hospitalier Saint-Charles-Borromée a un pressant besoin de bénévoles pour l’organisation d’activités de loisirs pour ses bénéficiaires.Les intéressé(e) n’ont qu’à communiquer avec le 861-9331, poste 9331.Renée Rowan JSouéΟ U£ üiÂétatÙE 4ntenne d dro/A les tapisseries 3 brodées CO i d’AKHMlM^ CAUSERIE RÉFLEXIONS SUR UNE EXPÉRIENCE PERSONNELLE AUPRÈS DES FEMMES DANS LE DÉVELOPPEMENT EN ÉGYPTE Animatrice: YOLANDE GEADAH personne ressource auprès de FACHE Le dimanche 9 octobre 1983 à 14 h 30 au Musée d’Art de Saint-Laurent 615, boul.Sainte-CroU (adj.Cégep Sl-Laurent) Tél.: 747-7367 Cette causerie a lieu dans le cadre de l’exposition: “SUR LA RIVE DROITE DU NIL: LES TAPISSERIES BRODÉES D'AKHMIM” qui se poursuit Jusqu’au 6 novembre 1983. fi Le Devoir, samedi 8 octobre 1983 Arafat s’attend à un assaut syrien sur ses forces BEYROUTH (d’après Reuter et AFP) — M.Yasser Arafat a dit hier s’attendre à un affrontement entre ses partisans au sein du Fatah et les forces syriennes d’ici deux ou trois jours au Nord-Liban.La situation est « extrêmement dangereuse » et risque de déboucher sur une « nouvelle épreuve de force » palestino-syrienne, affirme-t-on de sources palestiniennes informées dans la capitale tunisienne.Faisant état de nouvelles concentrations militaires syriennes dans cette région, ces mêmes sources annon- cent que la Syrie a fait parvenir deux brigades blindées, des unités parachutistes, ainsi que des batteries d’artillerie et des chars lourds.Pour « resserrer son étau » autour de Tripoli (Liban Nord), où M.Arafat, président du comité exécutif de l’OLP et du Fatah se trouve avec ses troupes, la Syrie a également acheminé de « nombreuses forces syriennes spéciales » dans la région de Tripoli, ajoutent ces mêmes sources palestiniennes.Le président de l’OLP avait réuni quelques journalistes 'sur ces hauteurs surplombant le Nord-Liban pour faire le point de sa confron- tation avec Damas.Il a affirmé que la Syrie avait concentré quelque 12.000 hommes dans la région.Assis sous un olivier, il a dit que loin d’avoir l’intention de quitter le Nord-Liban il entendait y demeurer à la tête de ses combattants et des quelque 40.000 réfugiés palestiniens qui s’y trouvent.« Les Syriens massent des troupes tout autour de nous.Ils ont amené deux brigades blindées, des parachutistes, des commandos, 12.000 hommes en tout, en plus des troupes qui se trouvaient déjà dans la région », a déclaré M.Arafat.« Ils se sont approchés à 200 mètres des camps », a-t-il ajouté, parlant des grands camps de réfugiés palestiniens de Baddawi et Nahr el-Bared, qui s’étendent entre la mer et les collines.Entouré de combattants qui lui sont restés fidèles, il a fait savoir que ses hommes étaient prêts à livrer un dernier combat dans cette région au nord de la grande ville Ubanaise de Tripoh.Comme on lui demandait s’il s’attendait à une affrontement avec les Syriens, il a répondu : « Ils n’ont pas besoin d’une telle force rien que pour faire pression sur nous.Il ne fait aucun doute qu’ils préparent quelque chose de ce genre.Cela pourrait se passer dans les prochaines 48 ou 72 heures.» Il a accusé les Syriens de tenter de prendre le contrôle des Palestiniens dans le cadre d’un accord conclu avec les États-U nis dans le cadre de Faccord sur le cessez-le-feu conclu à la fin du mois dernier.« Les Syriens n’ont rien fait contre la flotte américaine quand elle est arrivée au large du Liban.Mais ils massent leur troupes autour de moi.C’est une question à laquelle doivent réfléchir tous les pays arabes et toutes les personnes honorables ».a-t-il dit.« Les Syriens veulent garder notre carte (palesti nienne) dans leur jeu.Mais nous ne sopimes pas des piohs.Nous sommes le problème le plus important et le plus difficile de celle région», a déclaré M.Arafat.Par ailleurs, les dissidents palestiniens qui livrent depuis plusieurs mois une lutte sans merci à M.Arafat, ont affirmé qu’ils détiennent désormais la majorité au sein de l’organisation palestinienne.'\u cours d'une déclaration faite jeudi à Damas, des dissidents du Fatah, principale composante de l’OLP, ont affirmé que « leurs partisans représentant désormais l'immense majorité politique et militaire, cette organisation va se choisir une nouvelle direction, et M.Arafat devra se conformer à cette décision ».M.Yasser .Arafat, fondateur du Fatah dans les années 1950, avait été ensuite réélu sans interruption depuis 1969, président du comité exécutif de l’OLP (CKOI.P).Au moment où les dissidents faisaient ces déclarations à Damas, les chefs de trois bataillons du Fatah annonçaient à Baaltx'ck, réuion de l’Est-Liban sous contrôle syrien, leur ralliement à la dissidence avec leurs hommes estimés au total à 400 hommes.Les cadres du Fatah.au camp palestinien de Baalbeck se ralliaient également au mouvement de dissidence dirigé par Abou Saleh, ancien membre du comité central du Fatah, et Abou Moussa, ancien colonel du Fatah.Un porte-parole loyaliste avait cependant annoncé, en début d’après-midi jeudi, que les forces de Baalbeck fidèles à M.Arafat étaient assiégées par l’armée syrienne et les dissidents.Les Soviétiques n’auraient pas su qu’il s’agissait d’un 747 civil NEW YORK (d’après Reuter et AFP) — Les experts •des services américains de renseignements n’ont pu trouver aucun indice prouvant que le personnel militaire soviétique était au courant de la mission civile du Boeing 747 sud-coréen, avant de donner l’ordre à sa chasse de l’abattre, selon le New York Times.Le journal ajoute que la plupart des spécialistes américains estiment que le chasseur soviétique SU-15 qui a attaqué l’appareil sud-coréen à la roquette il y a cinq semaines se trouvait en-dessous et derrière celui-ci et non en position parallèle, comme on l’avait cru au début.Cette conclusion les a amenés à penser que le pilote ne connaissait.vraisem-blablement pas l’identité de l’avion lorsqu’il l’a abattu.Les experts basent leur affirmation sur des transcriptions des transmissions radio des Soviétiques, des impulsions radar et d’autres données recueillies par les autorités américaines et japonaises.On pense dans les milieux des services de renseignements que le commandement des forces aériennes soviétiques a confondu le Boeing avec un RC-135, avion de reconnaissance américain de dimensions plus réduites.Les États-Unis ont confirmé qu’un RC-135 a croisé le Boeing le 1er septembre mais que celui-ci se trouvait à sa base en Alaska lorsque l’avion sud-coréen a été abattu.Le gouvernement américain a réaffirmé néanmoins que ru RSS ne pouvait bénéficier « d’aucune circonstance atténuante » dans la destruction du Boeing des Korean AirUnes (KAL).Répondant à une question sur l’information du New York Times, le porte-parole du département d’État, M.Alan Romberg, a souligné que la position du gouvernement américain sur cette affaire était inchangée.« Il n’y a absolument aucune justification à ce qu’ils (les Soviétiques) ont fait », a-t-il dit.« Il est clair qu’ils n’ont pas rempli leurs obligation vis-à-vis des réglements internationaux pour identifier » le Boeing de la KAL, a ajouté M.Romberg.Les Soviétiques, a-t-il encore déclaré, « pouvaient parfaitement prendre les mesures » nécessaires à l’identification de l’avion sud-coréen, et s’ils ne les ont pas prises, c’est qu’ils ont été « négligents ou incompétents, ou les deux ».« Même si cela avait été un (avion de reconnaissance électronique) RC-135, il se serait tout de même agi d’un appareil non armé », a enfin indiqué M.Romberg.Enfin, les autorités de l’aviation civile japonaise ont remis hier aux enquêteurs de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) un enregistrement des conversations entre le pilote du Boeing et l’aéroport international de Tokyo-Narita, indi-que-t-on à Tokyo de sources informées.On déclare ignorer de mêmes sources le contenu de la bande magnétique, enregistrée quelques instants avant que les chasseurs soviétiques n’ouvrent le feu sur le Boeing.L’équipe d’enquêteurs de rOACI, dirigée par le chef du bureau de Bangkok de l’organisation, M.Warirzada, était arrivée au Japon mardi.Elle doit repartir demain pour la Thaïlande après des entretiens avec des responsables japonais, au ministère des Affaires étrangères, ajoute-t-on toujours de mêmes sources.Druzes et chrétiens échangent 44 otages Yasser Arafat, qui marche à l’aide d’une canne, visite un des derniers bastions occupés par ses fidèles, le camp de Badawi, près de Tripoli (Nord-Liban).(Photolaser AP) Niger: le putsch ourdi par des proches de Kountché ABIDJAN (Reuter) — Le général Seyni Kountché, chef de l’Étal nigérien, a révélé hier que des militaires hauts placés, dont le chef de sa garde présidentielle, avaient participé à la tentative de coup d’Etat manquée contre son régime dans la nuit de mercredi à jeudi à Niamey.Dans un discours à la radio nigérienne, captée à Abidjan, le général Kountché a mis en cause un de ses conseillers, le lieutenant de gendarmerie Amadou Oumarou, le chef de sa garde, le lieutenant Idrissa Amadou, et le commandant du bataillon d’infanterie de Niamey, une unité d’élite, le commandant Amadou Saydou.Les deux premiers sont en fuite, mais d’autres comploteurs ont été arrêtés, a-t-il dit.Parmi ces derniers, figure le chef du cabinet du La colère gronde chez les Sikhs du Pendjab AMRITSAR (Reuter) — Les forces de sécurité autorisées à tirer à vue sur les fauteurs de troubles patrouillaient hier l’État du Pendjab, dans l’ouest de l’Inde, alors que la tension continuait de s’accroître au sein de la communauté sikh, mécontente de la prise de contrôle de l’État par le gouvernement central de New Delhi.Les dirigeants sikhs qui à l’origine s’étaient félicités de la decision prise jeudi soir par le premier ministre, Mme Indira Gandhi, d’introduire l’administration présidentielle au Pendjab, ont organisé des rassemblements populaires et ont affirmé que leur religion était menacée.Leur changement d’atti- tude est dû à l’arrivée d’un nouveau gouverneur au Pendjab et à la publication de décrets annonçant que l’État sera gouverné d’une poigne de fer pour mettre fin aux violences provoquées par la campagne des extrémistes sikhs luttant pour des concessions religieuses et une p^lus grande autonomie de l’Etat.La nomination d’un nouveau gouverneur a été annoncée dans une déclaration gouvernementale indiquant que MM.B.D.Pande, gouverneur du Bengale occidental, et A.P.Sharma, gouverneur du Pendjab, allaient permuter leurs fonctions.M.Pande a été secrétaire du cabinet pendant l’état d’urgence décrété par Mme Manifestation contre Marcos à Manille MANILLE (AFP) — Des milliers de Philippins ont manifesté hier une fois de plus dans le quartier des affaires de Manille, pour réclamer la démission du président Ferdinand Marcos.Les klaxons se sont à nouveau déchaînés et les confettis ont Inondé le quartier ultra-moderne de Makati, centre des banques et des sociétés internationales.Quelque 15,000 opposants au régime, étudiants, ouvriers, employés et cadres ont participé pendant deux heures à un rassemblement sur un ancien terrain de football, au centre de la capitale, où des dirigeants de ropposltton ont pris la parole pour demander le départ du chef de l’Etat.Au même moment, le quartier chinois de Manille était lui aussi paralysé par une manifestation de protestation à coups de klaxons et de bouts de papiers épaipillés.Ces différentes actions font partie d’une campagne d’opposition lancée contre le régime du président Marcos, au pouvoir depuis 18 ans, après l’assassinat du principal dirigeant de l’opposition philippine, Benigno Aquino, le 21 août dernier.Le frère de M.Aquino envisage de lancer un mot d’ordre de grève d’une semaine dans le capitale pour obtenir la démission du président Marcos.Il aurait obtenu l’accord des dirl-geanLs syndicaux et étudiants, mais les milieux d’affaires, les financiers, ne seraient guère favorables à une telle action pour le moment.Gandhi de 1975 à 1977, lorsqu’elle avait arrêté des centaines d’opposants politiques et introduit la censure de la presse pour faire taire l’opposition.A Amritsar, M.Harchand Singh Longowal, chef de l’A-kali Dal, principal parti sikh, a condamné les décrets gouvernementaux qu’il juge trop sévères.« L’état d’urgence est à nouveau imposé au Pendjab, de manière indirecte et le gouvernement abusera, c’est certain, de l’armée et de la police », a-t-il dit.M.J.S, Bhindranwale, dirigeant des extrémistes sikhs et porte-parole des activistes, a déclaré devant un rassemblement de quelque 5.000 Sikhs, dont la plupart étaient armés, qu’ils devraient se préparer pour un combat de longue haleine.L’agitation au Pendjab, où vivent la majorité des 12 millions de Sikhs de l’Inde, a commencé il y a quatorze mois.Selon les autorités, les violences ont fait au moins une soixantaine de morts.Les Sikhs avancent le chiffre de 200.C’est la septième fois depuis l’indépendance de l’Inde en 1947 que le Pendjab, limitrophe du Pakistan, est placé sous l’administration directe du gouvernement central.Rides lAftinfi mitiircl 271-7649 lINtl iMM-vl MM- I .MIMl’t ( >Mlit nWtnt premier ministre, M.Ma-mane Sidikou.Le bilan du coup d’État manqué s’élève à un mort, un civil circulant à moto qui a été pris dans une fusillade, et quatre soldats blessés, a ajouté le général Kountché.Dans ce discours qui constitue le premier commentaire officiel des événements, il a indiqué que les chefs militaires du pays avaient été neutraUsés après avoir été convoqués par les comploteurs qui leur ont dit qu’un coup d’Étal était en cours.I.e chef d’état-major de l’armée, le commandant Ali Saybou, et le chef de la gendarmerie Yousoufa Maiga et son adjoint sont notamment tombés aux mains des putschistes.Mais le commandant Toumba Boubacar, chef d’état-major adjoint, a soupçonné qu’une tentative de coup d’État avait été déclenchée et a fait arrêter le commandant Saydou, un des chefs du complot.Le général Kountché, qui était encore en France au moment des faits après avoir assisté au sommet de Vittel, a déclaré qu’il avait appris que quelque chose d’anormal se passait par un coup de téléphone de la capitale nigérienne.Mais en raison de la coupure des communications qui a suivi, ce n’est que jeudi, par le canal de l’ambassadeur de France à Alger, où il a fait escale sur le chemin de Niamey, qu’il a été informé de l’échec de la tentative grâce à l’intervention de troupes loyales.Bien qu’il se soit employé à minimiser l’ampleur des événements lors de son retour, il a clairement indiqué dans son discours que des hautes personnalités de son entourage étaient impliquées.Le chef de l’État nigérien a encore révélé que les comploteurs avaient l’intention de créer un « conseil pour la défense du peuple nigérien ».En cas de réussite de leur plan, ils avaient préparé une déclaration importante et deux communiqués plus courts qui auraient dû être lus à la radio par M.Mamane Sidikou, chef du cabinet du premier ministre.Le contenu de ces textes n’a pas été révélé.BEVROUTII (AFP) -Quarante-quatre otages, capturés par les milices druzes ou chrétiennes pendant les récents combats dans la montagne libanaise, ont été libérés hier, alors qu’un nouveau convoi de secours parvenait aux réfugiés chrétiens assiégés depuis un mois dans la ville de Deir el-Kamar, à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth.Ces mesures, qui traduisent une détente dans la montagne libanaise, n’ont cependant pas empêché la persistance des échanges de tirs dans la banlieue sud de Beyrouth, où l'artnée libanaise et les miliciens chutes du mouvement politico-militaire Amal, .sont face à face.Dans ces quartiers, dont les miliciens ont pris le contrôle il y a un mois, un soldat libanais a été ble.ssé, hier après-midi.C’est dans la grande banlieue sud-est de Beyrouth, que le premier échange d’otages, depuis l’accord de cessez-le-feu du 25 septembre dernier, a pu être effectué à midi, sous la supervision du comité militaire quadripartite chargé de veiller à l’application de cet accord.Les Forces libanaises (milices chrétiennes unifiées) ont libéré vingt-.sept personnes, en grande majorité des hommes et le parti socialiste progressiste (PSP, de M.Walid Joumblatt), a libéré dix-.sept personnes, en majorité des femmes, a-t-on appris de sources libanaises autorisées.Près de deux cents femmes et enfants druzes de villages du Chouf (au sud-est de Beyrouth) avaient été libérés la semaine dernière, mais il n’y avait pas alors eu échange.Après avoir organisé, jeudi, un convoi de 38 tonnes de secours pour 14.000 réfugiés druzes installés dans un village du Chouf, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ainsi que la Croix Rouge hbanaise ont pu faire entrer hier un quatrième convoi dans le village de Deir el-Kamar où ‘25.000 à 30.000 chrétiens sont réfugiés.Dix malades ont pu être évacués.Un accord général parait désormais proche pour la réunion d’une commission qui sera chargée de préparer le congrès de réconciliation nationale prévu par l’accord du 25 septembre.« Il n’y a pas eu d’accord officiel à ce sujet, mais personne ne l’a refusé», indique-t-on de source libanaise autorisée.Plusieurs personnalités choisies pour participer au congrès national ont déjà désigné leurs représentants dans la commission préparatoire.Il s’agit notamment du gouvernement, du parti Kataeb (phalangiste), d’A mal, de M.Soleiman Frangié, ancien président de la répu blique, de M.Rachid Ka-ramé, ancien premier ministre et de M.Walid Joumblatt Par ailleurs, le président syrien llafez Assad a affirmé que l’intervention américaine au Liban « a atteint un degré dangereux » et que l’administration américaine était désormais « partie prenante dans la guerre civile libanaise ».Dans une allocution prononcée jeudi soir à lloms (centre de la Syrie) à l’occasion d’une nouvelle promotion d’officiers, le président Assad a déclaré: « l’intervention américaine au Liban a atteint un degré dangereux au point que l’administration américaine est devenue une partie prenante dans la guerre civile libanaise.» Le chef de l’Étal, qui a rendu par contre hommage au rôle de l’Union soviétique dans la région, a qualifié l’intervention américaine de « grand scandale et d’agression flagrante de la part d’une grande puisi^ance ».il a invité ensuite « toute la nation arabe à s’opposer aux agissements des Etats-Unis qui reflètent, a-t-il dit, la haine illimitée qu'c nourrit ce pays pour la nation (arabe) dont nous faisons partie ».La Syrie recevrait des SS-21 WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) - Il semble bien que l’URSS envoie de nouveaux missiles SS-21 en Syrie, disait-on hier à Washington dans les milieux bien informés, peu après la publication par le Washington Tost d’informations à ce sujet- M.Alan Romberg, porte-parole du département d’É-lat, s’est pour sa part refusé à confirmer officiellement la nouvelle mais il a dit que l’administration Reagan était au courant d’un projet de livraison d’armes soviétiques au Proche-Orient et suivait avec attention l’évolution de la situation.« Si de nouveaux et importants dispositifs d’armement étaient introduits dans la région par les Soviétiques, cela ne servirait qu’à envenimer les tensions existant déjà », a-t-il dit.D’autres responsables américains ont dit que le président Reagan évoquerait cette question au cours de .sa causerie hebdomadaire du .samedi à la radio.Selon le département de la Défense, le mi.ssile SS-21 .soviétique a une portée de 120 km, soit 50 km de plus que le missile Frogiju’il e.st destiné à remplacer, et est plus précis.Son rayon d’action plus étendu mettrait à sa portée des objectifs israéliens tels que le port de Haifa.Les SS-21 peuvent être é(|uipés d’ogives nucléaires mais des experts américains de la défen.se pen.sent que ce n’i'st pas le cas de ceux livrés à la Svrie.Selon des sources non so-viét iques concordant es, l’URSS a installé en Syrie deux bases militaires, Du-meir à l’est de Damas et Shimshar au sud de lloms, où se trouve concentré l’essentiel des conseillers militaires dont le nombre a été évalué à 6.000 ou 7.000 par le secrétaire d’État américain George Shultz.Parmi les armements fournis depuis la fin de l’année dernière, les experts occidentaux à Moscou citent une centaine d’mtercepteurs modernes Mig-23S (Flogger-B),de 300à 400char.s'I'-72et, surtout, des missiles sol-air SAM-5 avec un rayon d’action de 2,50 kms qui n’avaient jamais auparavant été déployés hors du territoire soviétique.Par ailleur.s, les milieux of- ficiels israéliens se sont abstenus de commenter les informations sur les missiles .SS-21.Le porte-parole militaire israélien, en répon.se à une que.stion, a toutefois indiqué qu’il « ne pouvait démentir » que l’URSS préparait ce nouveau renforcement du dis|«)sitif de défense syrien.Dans les cercles proches du gouvernement, on remarquait que le déploiement de ces mi.ssiles connus jMiur leur préci.sion s’inscrit dans le cadre de la politique soviétique à l’égard de la Syrie depuis la guerre du Liban, (jui coi ùste notamment, selon ces milieux, à doter l’armée syrienne d’armements sophistiqués et à renforcer .son encadrement par des conseillers militaires soviétiques.le Sfoit Ie4 -< les annonces classées 286-1200 Aidez votre enfant à s'initier à rinformatique sur son microordinateur Apple avec EDI-LOGO -W bÜHOC ¦» 4% Le tout nouveau logiciel d'apprentissage d’un langage puissant pour votre microordinateur permettra à votre enfant (et à vous aussi peut-être!) de se familiariser avec cet outil indispensable pour l'avenir: l'ordinateur personnel! 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ra/re parvenir leur curriculum vllae à: Jean-Louis Malouin, vice-doyen Faculté des sciences de l'administration Bureau 219 , Université Laval, Québec G1K 7P4 Collège privé recherche d’urgence PROFESSEUR DE BIOLOGIE-ÉCOLOGIE niveau secondaire Complément de tSche: enseignement religieux éventuellement.Qualification légaie exigée.Expérience 3 ans minimum.Se présenter te mardi 11 octobre au 1517 avenue de* Pins Ouest Montréal Tél.: 933-7735 ÉCOLE MAINMONIDE recherche pour ses écoles élémentaires et secondaires des PROFESSEURS qualifiés et d’expérience pour l’enseignement de l'hébreu et de matières Juives.Adresser curriculum vitae détaillé à: L’École Mainmonide 5615 Parc Haven Côte St-Luc, Qué.H4W 1X3 Commission de la Fonction publique du Canada Public Service Commission of Canada Possibilités de carrière en développement économique I.e ministère de l'Industrie et du Commerce et le ministère de l'Expansion économique régionale cherchent un grand nombre de personnes responsables pour participer au nouveau Programme de développement industriel et régional dans différents bureaux du Québec.Ce programme vise à stimuler le développement économique dans toutes les réglons du Canada, en particulier dans les secteurs de la fabrication, de la transformation, des ressources et des services.Agents de programmes industriels Divers endroits au Québec N" de référence Q-WrCi-1 ( 49) Nous cherchons des [X-rsonnes dy-namiques pour combler des postes â Montréal, à Québec, à Sherbrixtke, ü Trois-Rivières, à Drummondville, ou à Val d Or, pour qui le développement industriel et régional est une préixcupation Vous sere/ responsable de l’évaluation des demandes de requérants en fonction des programmes de notre ministère Vous devrez faire des recommandations sur la nature et le montant de l’aide à accorder et assurer le suivi des dossiers acceptés dans le but de veiller à leur conformité avec les ententes établies Vous cherchez à |oucr un rOlc concret dans le développement économique et régional du (.anada tout en mettant à profit votre solide esprit d’anaivse Vous êtes titulaire d'un baccalauréat d'une université reconnue, en administration ou un domaine connexe, et vous avez l’expérience de l’analyse financière de projets indu.striels d’investivsements et ou l’expérience de la vérification Ces postes exigent une connais,sancc‘ des langues anglaise cl française Agents de développement touristique Rlmouski N» de référence 83-Q-06f>-2 (49) Nous cherchons dc-s pervmncs dvnamiqucs pour accomplir un ensemble d’activités visant à accroître la production du secteur tounstique d’une région donnée Vous devrez également faire preuve d’une expertise dans le domaine tounstique et procéder à l’évaluation exhaustive des demandes d’aide financière reliées au domaine Vous cherchez l’txcasion de jouer un rfllc prépondérant dans le domaine très important du développement touristique Vous êtes détenteur d’un bac calauréal d’une université reconnue avec spécialisation en administration ou toute autre spécialisation directement reliée au (xiste Vou.s bénéficiez également d’une expérience en ana^-sc financière cl dans ridcntification cl l’analyse d’opportunités de développement Ce poste exige une connaissance de la langue Irançaisc Administrateurs de secteurs Montréal N” de référenc e 8 4 Q OWi 4(49) _____ Nous cherchons des pervinnes dont les réalisations attestent de leur dvTiamismc dans tous les aspects des politiques, des programmes et des activités visant à promouvoir la croissance elfective de secteurs et sous-secteurs industriels particuliers Vous cherchez un poste ü la hauteur de vos attentes où vous pourrez faire la .synthèse- de votre expérience de l’analyse corporative ou de ranal>-se de viabilité de projets industriels ou de la préparation d’études de laisahililé de projets mdustric-ls ( ette exiiériencc a été vécue dans un ou plusieurs secteurs dc-s induslric-s des bic-ns industriels et d’étiuiix-ments N ous êtes c-g.ilcment détenteur d’un baccalauréat d’une université reconnue .ivcc s|x-cialis.iiion c-n administration ou toute autre siiéc-ialis.ition rc-licc au poste ( es postes exigent une connaissance des langues française et .ingl.iisc- ('hargé( e )s de projet Montréal N" de- rctércncc 84 Q OW) l ( ^9 ) Nous cherchons des jx-rsonnes lorlcmcnl orientées vers les résultats dans le but d’idcntificr d’év.ilui-r cl de ncgix'icr des réalisations d’imli.itivc-s majeures, princ ijialcmc-nt d.ins Ic-s domaines des industnes des biens et des mclustries d’équipements ( es jx-rsonnes devront aussi tenir dc-s pourparlers cl des négix i.ilions .ivcc des organismes publics et privés :ifin que cc-s jirojcls majeurs jiarvic-nnc-nt .4 leur mise en oeuvre Vous cherchez une 0 $11 11 11 115 113 113 4 $20*4 20'4 20'2 4 $32'B 32 32'B 4 $34>^ 341-4 34V4 ' $47'b 44^b 44>'4 -$19'b 19 19'4 $18*4 18*^4 18*4 $31 2 31 3I'-2 4 $24 24 24 2500 8490?11300 3400 1600 4200 9000 500 2000 100 $31'4 31'.31 -$24*4 24*4 24^ $26 4 26 24 I 4 $25'B 25 25’8 4 229 221 22J - 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$24V4 24'.24V}- 7600 IIS lis 114 4 900 $10 10 10 C Ocdenloi 10138 $28H 277| C Ocdntl P 250 $25 25 CP Ltd 26448 $51''B CPL A P 825 $9 CTire A t 27113 $57H CUtil A f 32789 $13 C Util 4 4 P 200 $44 CUtil 4 pr 100 $60 C Util 7 30 5100 $19'.CUtil 2nd r 6600 $30 CUfil 2nd G 6700 $31'.CUIll 2nd H 4400 $23 CAN G 4 pr 100 $8'8 C Arid 1100 $4H C Afidwd P 300 $24'.F Colgrv 0 F City Fin F Cty Tr B F Cty Tr C F Mor Foodei P 0 Ford CrxJo F Sco A pr GB Auto Goloxv o Golvtston Gondolf Gorse 002 Metr Ga2 S 40 P G02 59} p Geoc Comp &er>dis A G Lease o GMC Genstor L Onstor 2 35 Geocrude Gtonf Yh Gibroltor Gtenovre Goldole A f 300 $8 105 185 130 8 -> 5 5047 345 345 345 4 10 725 $UVi 14'-7 14-g — 200 $17 17 17 ?H 7100 91 93 91 « I 4700 $13V« 13H 13H ?3*10 $18 )7H II 73*99 $11-.Il 11'8 « H 100 $1IH 18H 1IH — H 2750 49 47 49 —1 2247 $77'^ 74Va 77 — V, 4000 $33 37H y7H 200 254 254 254 - 1 425 425 —10 105 115 130 8 7900 $27H 21V.72' éOO $8 B 7V.IH ?H 200 $7'.7'.7’.500 290 290 290 4000 85 85 85 225 $70V.70V.70V.1100 $7H 79} 7*} 10370 $I3V« 13 13 2700 80 75 75 -11 2000 ISO ISO 150 2251 $11V.nv.11H -é 17000 41 40 40 —1 5452 $7H 7H 7'/.200 $91 91 91 ?I 200 $91 91 91 t 2 77SO $26'.24H 26V.?IV.433 $21H 21V.2IV4— V.200 $4'0' 4'.4'/.5082 $94H 939} 94'/.-f H 34710 $30'/.29V.29V.•» '} 2873 $29 .28V.29 I2U $2SH 259} 2SVi 300 $249} 24 249} 1" I Plocer Plocer Plexus 0 Poco 0 Pysf pr Pominex Potter A I Moistc Con M L( Gord Mrtme El Moritime f Mor T 860 Mor T 765 Mork Spnc 56 IIH 12'.4 V N 80-5 3500 455 435 435 -20 H5 $32'} 32'/} 32'-} z1 $23H 23H 23H 444 $34'-'} 34H 34'.; zS $8'/} 89} 8'/] 2000 U 8 8 2500 $13V.13H 13Vi H Powr Cor t 2380 $19'/} Pow C 2 375 z25 $31 Prodo Ex 0 1500 45 Proirie O1I 1000 $25 Precomb 51500 $7V.Provigo 2060 SIS Quartet 0 1250 285 11750 $24'/} 24H 24'^ — H 10400 $8 7H 7H 4 H 200 200 410 395 400 29H 2*H - H 42 42 -3 245 245 — 3 19'.1*H 4 H 31 31 45 25 79} 15 280 1000 200 13200 400 2700 $30 51000 45 300 245 45 - 3 25 79} 15 280 -15 VmMb tu* Sunburst 0 3000 S4 Suncor or 300 $24'^ Svdnev 141150 315 Svstmhs A 17*00 1*7 Svstmhs p 2400 $5'-^ Tolcorp 8100 135 Tolcorp 300 8400 266 Trvelwod 0 4600 3^ Tnglwod w 14500 lio Toro 0 300 $13'/.12H I3'a 4 H Teck Cor A 285 $UH 14H 14H 4 H Teck B f 27001 $13 t3H 13 4 H Tectonic 700 104 100 104 4 4 Teiedvne ISO $•'/.1'/.8'4 4 H Temogmi 30060 50 51 51 -5 Terro Mn 0 1402 UH 69} 4H Terotech 0 2500 40 40 40 6835 $38'/} 30'/.309} 4 H 200 $25V.2SV.2SVi 4 H 200 $35H 35H 3SH - H Z2$ $379} 379} 379} 4000 70 45 45 SSOO 140 135 135 Tor Dm Bk 85204 $109} 18'/.18'4 — H TD Bk t 835 2550 $30H 30H 20H - H TO Bk 2 375 1300 $2SV.259} 25H 4 H TD Bk C 500 $26H 24H 24H Torstor B I 922 $11 11 11 164 $24 24 24 4 'A 164 140 160 140 —10 7200 $14H UH U'-V 4 H 400 $34'/.34 34'/.2000 450 435 440 Troders A f 9524 $20H 20 20H 4 9} Traders 6 Z50 $19V.19H 19H Tex Con Thd CGtnv Thom N A Thorn N pr Tintino 0 Tiverton 0 Torslor 248 Torsior yy Tolol Pet Totol PA p Total P w 3''.4 H Mork Ark 122300 235 222 235 4H 5 CIBC I C Monoir C Morconi CNot R C Not 6 50 118 119 64'/] 849} 23 23 310 • 50 57'-.57H ^ 12V.13 .50 50 14 16 9'/} 99} ?’5 I 40 60 4 V.Cnomo: Conbro Confer Conrov 0 Canron A Conuc 0 Cnwsf Fir Cora Coro A f Cari OK Cari A p Cormo 8’ Cormo 3450 $7H IIX 77H 23 1 3 14720 $25H 25*8 25H 5000 36 34 34 900 $13*.13V.13V.5000 58 56 58 z50 $25H 25H 25H 350 $nH H'.11'/.- H 250 $10V.10*.10V.4868 $23*.23 23*.?*.100 $22' 2 22''} 22'} - 100 480 460 460 41075 85 80 81 —1 Cormo cvp 11600 234 215 230 ?10 Corolin 0 2600 SIIH 11 H'b Celonese 7440 $12'} Celan 175 p 275 $16 CFund A f 16950 $7'8 26700 85 1750 $12 fAWî»mar4Ti L’indice gagne 3,19 Ncul lies oii/c gi aruls comparlmu'iit.s du marché .se sont l'cmplunu's \ (‘ndrodi a la Bourse- di- Mord réal t-l ritidico conqiosé a lim la scmaiiu* en heaulé avec une hausse de :il!l, à 427 .M l.e xolume des échanges a gro,s,si pour atteindre !)KK,9.')1 aclions.au èegard de !)72,Klli la veille l.e groupe des pétrolières a gagné fi 97 à 1121) âl, les ser-\ ices publies 2 !II a 222 24, les imiu.slrielles 2 20 à 44H 72 el les papelièi es 1 72 à 210 20 Les bancaires ont cédé un |)elit 0 02 à 400 00 \ cdcllc des indusii iclles, l'nion Carbide a gagné 1-2 à *12 2 4 el !I2,II00 al lions ont ctiangé de main.Kiena.litre mi-niei le plus actif, ri-slc sur .sa position à $19 dans un volume de 12,000 unilés Les lolaiiN de la journée' 99 titres à la hausse, 21 à la bais.se et 02 slatinnnaires Long Lac Minerais gagne l-2à *21 1-4, Bell Canada 1-4 à *29 7 K, Cull Canada I 4 à *10 2-0, ’l'ran.sCanada Pipelines 1-4 à *20, CP l¦',nlerprl,ses 1 0 à *22 2-0, Dome Mmes 1-H à *17 1-4, lliiam Walker 1 Oà *22 7-0, Placer 1-Oà *24 2-Oel Banque ro\ ale 1 -0 à *.22, tandis que Dem.son Mmes cède 1 à *44 7-0 et Noilhein Telecom 1-0 2 *27 I 4 Mean est inchangée à *47 de même que Banque $5’/} 5'/.5'/.8500 Inverns 875 4725 $16',8 15H 15H 4 $21 Irwm Toy 6534 $10'/.Irwin Toy I 2000 $8'/.Islond Tel Ivoco A f Ivoco C P Ivoco D P Ivoco E P 300 2588 $17’.100 $41 770 $26 1430 $26H NIhInd Bk Northstor Nthmber o 1000 39 39 39 Nvo A f 258222 $7'-8 6H 6H —’/B Novo E P 500 $20'} 20’6 20’/a + ‘'b Nova F p z70 $25'/} 25’'.25'} 470 $25H 25H 25',: + H 1100 $20*/.20*'.20*'.500 $29’/.29’/.29’/.- '/.4683 $21H 21'/} 21’-} - 1600 $32’/8 31H 32 32490 $33'/.33 33''8 1200 $28'/.28'.28'.2000 UO 140 140 + 10 794 $18V.10'/} 18'/: - 95188 149 145 165 82 11311 Ivoco w JO Res 0 Jannock Jannock 8 Janock wf 2 V UH 1840 z20 44 44 44 3100 $13H 13*/.13H 4 1618 $11Vi IIH IIV.4 Jotre 0 f Jonpol Jorei 0 Joutei 0 Kom Kofia Keepnte Keg Rest Keg A f Keg w 1412 160 100 $13 Nova G p Novo H p Nova J 0 Novo K p Novo L p Novo M p Novo N p N Beouc 0 Nowseo w Nu-Wst A NuWst C f Nu-Wst B P 1400 250 Nu Wsf 9 p 255 200 Nu-Wst 8 p 4100 240 Numoc OPI Ookwood Ookwd A f Ookwod pr Okwd B p Ookwood w Obfien 0 Ocelot A 2098 $5'/} Courvon o Croigml Crom RL f Cullolon 0 Culoton 10 Czor Res Doon D Doon A I Doon 8H p Doon 9'} p Deiour 0 D Eldono Delhi Poe Demson Oenison p 19400 $25H 25H 25H + Develcon 1300 $24'/} 24',b 24''} Dicknsn A f 8700 $5H 5'.5H 298401 485 460 475 800 les 185 185 - S Kelly DA f 240 $18'/} 18'/} 18'/} Kerr Add 430 $21’/8 21'b 2I'/8 + '/e 200 110 110 110 - 5 70897 $22H 21’/} 22 + '/} 305 $56 54 54 41477 $32'.31'.31'.+ 5500 $10'% 10 10 + z44 $12H 12H 12H 1400 $12H 12 12 - $12''8 12 12'.'b + K Anocon o Lobait Lobmm Loc Mnris Locono Loforge Loidlow A Lotdlw B L Shore I lOi 1014 $43 42 3000 $25','} 25'/} 25'} 21000 87 80 80 -12 400 $10H 10*.10*'.- '/B UOO $9H 9’/.9'/i - H 700 $26*.26'/} 26H - H 400 $27 26*.26H + H 300 $5 S S 2600 138 138 138 + 6 500 $7'} 7'} 7’/} Ocelot B I 40000 $7H 7 7H Omego 52250 $12H 11’/.12'.-''.Onoping 0 f 77180 440 400 450 + 35 Onyx Pel o 700 $11 10*/.10*,.- '/.Opimton 0 100 $12 OrcQ 0 33100 $9',8 Orco M» 10450 $5H Oshowa A f 38467 $32 PCL Indus! 475 MH PCsor A 0 1700 365 PCsor B f 2000 300 P Csor w 5300 25 Orofino 0 3300 151 Poe Coper o 2000 86 Poge Pet 1000 430 Pgurin A f 16300 $9'/8 12 12 8H 8H 5'/} 5'/} -31'/B 32 + 6H 61% - L’indice gagne 3.26 $5H 5H 5H 11900 50 49 50 +1 6500 7 6 6 -1 8400 220 215 220 +10 11572 $53',.52',.53 + *.2500 $25’8 24H 24H + ’'i 6240 $ISH 15’'.15'.2414 $0H 8’/.B'/} 45764 U'/.6H 6'/% H ',} >'} Dome Mme 44950 $17H 17 I7'« + M O Pele 140299 495 480 490 + 5 DPete A p 2520 $UH UH UH - 'c D Pele w 31484 ;>'} 7 7 D Explor 0 4400 83 81 83 +5 Dom Store z70 $20','8 20'b 20'-8 D Texlie z30 $17H 17H 17H Domlor 434 $28 Dorset 0 Dicknsn B Diglech Digtech w Discovry I Dofosco I Dis 235 DoiQsco wt Domon A Dome Cdo Dme Cdf 27H 27H Dover Ind Dr Mc C A Dumogml Dunde Ounroine o Du Pont A Dviex Lld Dviex A ( Oynomof Ovnmr 105 Oynomr w Dynex A E-L Fin Eaton Bov Echo Boy 10500 42 41 41 200 $17'/4 17'4 17'4 7M $7 7 7 )72800 56 53 56 600 $5H 5'4 SH 1000 29 79 29 2000 100 95 95 M25 $34 34 34 IM $25 25 25 26000 $23H 22'} 23'% 900 171 171 171 I .I ,a Houi .SI' dv New York est demeurée lerme vendredi, hieii que les lories haus.ses el l'aelivité de la vedle se .soient quelque peu las.sées.I.'mdiee préliminaire des industrielles n’en a pas moins eiiregi.stré un nouveau record en s’établissant à 1,27'L05 en hausse de :î.'2K points, ljuelque IIM millions d’actions ont été échangées l.es analysles eontinuent d'attribuer le récent enthousiasme des mx estisseurs à une confiance accrue dans la reprise éeonimiique, une bai.s.so des taux d’intérêt et un rétré-l'isseiiienl du défieil du budget fédéral.Le nombre des hausses dépasse celui des baisses (9‘29 eonire «.ïH) et .980 titres étaient inchangés.( oriiing Class a gagné 2 à 79 H.Honeywell a monté de 2 :i 8 à 128 9-8.NCR a progressé de 1 5-8 à 134 3-4.Syntex a cédé 3 4 à 60 3-8 Monsanto a perdu I 1-4 à 113 3-4.Amax a chuté de 7-8 à '25.l’armi les l aleiirs canadiennes, Canadian racifie gagne 7-8 à *41 l-‘2, Ashland Oil 1-2 à $30et Inco 1-4 à $16 1-4.Mcln-t,v re Mmes perd 3 4 à $32 3-4, Alcan 1-2 à $38 el lliram Walker Re.sourees 1-8 à $21 1-2.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE «00 «ll'-i ll'i lU, «10 47 «6 000 57 57 JOO S!l'» JP» 7l W.t 5in> «la Echo B 100 1400 576 Echo 1984 w MOO 554, Echo 1987 «lOTOO S5H Echo 1988 w 1900 55Va Echo 1989 w 5400 S5'4 Ego Re% o 3500 41 2 57 - 3 21H + H 4H 11H + H 25H 26 + *.5H 5H 5',% 5'%-H 5 5 - '% 5 5 - 'B 42 43 +1 \ll M|lli' Hli SlHl MiM|II(‘ fl.llK'O Mli'nmgni’ (iiit‘s| NiHilk's \iigl Nusii.Hif \Ull K ill-H.th.iDLis Hf1gii|i«' M«‘i niufli's Mit'Ml < lull < filoiiHtit' h,iiu‘in,(ik l-.sii.igm* Kl.Hs I ms |-||ll.llHlt> l 'i .HU'C l'.iiVi* llfiIt.inHf llfiMK Kong Initf Ni'iuH ll.iliv ¦laniahiiH* .l.u\ /'él.imU' l'akisl4Hi l’Ai un l'hili|)|)im>s l'ilIlUg.ft Huxaiiim-1 ni MuSU- sniNM' l filial usli»\ af|iii(‘ T'uif|un' { Mss Hand h'ianc ( L \ M.iik Dollai OoH.u SrhiUing Dollai Ki.mc Dollai \ t 'luznini Cnufuniu* l’PM'la Doltai Mark l'ianc l)r4U'hin(> Kinnn Dollar Hoii|>i la page 25 / Fabienne Thibault: un foisonnement d’émotions et de magie « Lorsqu'on me demande ce que je fais dans la vie, j’hésite avant de M V| | A | IV" répondre journaliste.Journaliste, d’accord ! Mais à ma façon.|m A | U AI |l¦l Journaliste en autant que je peux écrire la réalité telle qu’elle se | vAl I InblAM présente à moi, sans faux-fuyants, sans faire semblant, sans autocensure, sans ménager les mots ou chercher à protéger l’image, l’étiquette ou la marque de commerce de qui que ce soit.» nmmitsüWKm ms Le Devoir, samedi 8 octobre 1983 CULTURE ET SOCIETE LA VIE TÉRAIRE Le ministère québécois des Affaires culturelles a publié en septembre le premier numéro d’un bulletin mensuel intitulé Chiffres à l'appui.Ce numéro, dont le thème est; « Les Québécois et la lecture des livres », reprend des informations déjà connues et pui.sées dans le rapport établi par CROP sur le comportement des Québécois en matière d’activités culturelles de loisir (enquête effectuée en 1979).On y rappelle que 56 % de la population adulte lit régulièrement des livres et que, parmi ceux qui ne lisent pas souvent, plus de 55 % invoquent « le manque de temps».1,’enquête avait montré que 16 % de la population de 18 ans et plus ne lit jamais de livres.Le public lecteur est à prédominance féminine puisque 63.3% des femmes interrogées disent lire très .souvent ou assez souvent des livres.Les genres littéraires [iréférés sont (par ordre décroissant) : les romans, les ouvrages spécialisés, les biographies, les ouvrages scientifiques, la littérature et la poésie.On se procure les livres dans les libraires (50 % des cas) ou dans les bibliothèques publiques (13%) tandis que les clubs de lecture et les commandes par la poste représentent 7 % des sources d’approvisionnement des lecteurs.Ce bulletin mensuel d’information statistique sur la culture est disponible gratuitement: Service de la recherche et de la planification, ministère des Affaires culturelles, 225 Grande-Allée est.Bloc 2-A, Québec, Québec GIR 5G5 (tél:418-643-8824).¦ La Ville de Montréal offre à tous la chance d’acquérir des volumes à bon compte.Un solde de livres se tient en effet du 18 au 29 Octobre à la Bibliothèque de la Ville de Montréal et dans toutes les succursales et Maisons de la culture.Seront mis en vente: 40,000 volumes pour adultes ($ 1 chacun) et 20,000 volumes pour enfants et 10,000 périodiques (ÎO.25 chacun pour ces deux dernières catégories).11 s’agit de publications en langue française et anglaise, recouvrant tous les genres et tous les goûts.Ouverture: du mardi au vendredi (9 h à 22 h), te samedi (9 h à 17 h) et le dimanche de 13 h à 17 h.Renseignements; 872-5923.¦ Kn 1982, le Conseil des Arts du Canada (CAC) a Lucien Francoeur: ce soir à Radio-Québec acheté environ 66,000 livres à 111 maisons d'édition (en langue anglaise et française).Ces volumes ont ensuite été distribués par voie de concours à 775 établissements et organismes qui en avaient exprimé le souhait.Le CAC rappelle que, en 1983, les organismes désirant bénéficier d’un programme semblable ont jusqu’au 31 décembre pour s’enregistrer.Des jurys seront ensuite désignés et la redistribution des livres s’effectuera en 1984, Les lots à distribuer se composent de 40 à 80 livres (français) ou de 20 à 80 livres (en anglais).Pour se renseigner ou se procurer les formules de demande réglementaire, écrire ou téléphoner à Randall Ware, Service des lettres et de l’édition, Conseil des Arts du Canada, 225 rue Albert, C.P.1047, Ottawa (Ontario) K1P5V8 (tél: 237-3400 ou 1-800-267-8282), ¦ La date limite pour soumettre une demande de bourse au Conseil des Arts du Canada oour la création littéraire (dramaturges compris) est le 15 octobre.S’adresser au CAC, 255 rue Albert, C.P.1047, Ottawa, Ontario K1P5V8 (tél: 237-3400 ou 1-800-267-8282).Les oeuvres littéraires pour enfants peuvent être en lice (date limite, 31 décembre) pour le prix Vicky Metcalf de $ 1,00() - ou pour un nouvelle, de | 500 - si l’oeuvre est écrite par un auteur canadien et publiée au cours de l’année 1983.Les candidats doivent s’adresser à Vicky Metcalf Awards, Canadian Authors Association, Suite 412,131 Bloor St.W., Toronto (Ontario) M5S IRl.Tél: 416-923-9360.¦ Sous la direction d’Am-broise Kom paraissait récemment, chez Naaman, un Dictionnaire des oeuvres littéraires négro-africaines de langue française, des origines à 1978.93 universitaires ou critiques y ont collaboré, en provenance d’une vingtaine de pays.Coédition Sherbrooke/Rabat, avec la participation, notamment de l’Agence de coopération culturelle et technique.Ce n’est là qu’un titre sur les 30 parus depuis le début de 1983 chez Naa man qui publie poètes, essayistes, romanciers et chercheurs (parfois en anglais).Contes bretons, livres d’initiation au solfège jouxtent les plaquettes de poèmes et, parmi les ouvrages plus substantiels se retrouve une Anthologie de nouvelles biélorusses (19 auteurs).Naaman fait savoir qu’il a présentement 17 livres sous presse au nombre desquels des poèmes de Robert Matteau {Au nord des temps); une présentation d’Assia Djebar, romancière et cinéaste algérienne; une thèse sur les Images socio-politiques dans le roman négro-afri-cain (auteur, J.-Bernardin Sanon) et une autre sur Poésie de la négritude: approche structuraliste (auteur, Marcien Towa).Cinq nouveaux titres s’ajouteront bientôt à la collection « Amorces » (poèmes).On signale de plus un récit/témoignage sur la Deuxième Guerre: Inutile poursuite d’Alain de Kernoa, etc.On se renseigne chez les éditions Naaman, C.P.697, Sherbrooke (Québec, Canada) JIH 5K5.¦ La radio FM de Radio-Canada accueille le mercredi 12 octobre (18 h) Anne Hébert.dans 12 de ses poèmes mis en musique par Roger Bellemare.Poèmes tirés du recueil Le Tombeau des rois.Le mardi 11 (11 h) « Musique en fête» rendra hommage au regretté Catien Lapointe en diffusant L'Ode au Saint-Laurent.À la même antenne: lundi, 16 H 30, Book-Club; mardi, 17 h.Littérature au pluriel; jeudi 17h, rencontre avec le dramaturge Pierre Gripari et vendredi, 16 h 30, émission sur Confrepoinf d’Aldous Huxley tandis que Premières, à 19 h, est consacrée à Jean-Louis Fleury ; Les Oies de Grande-Ile.¦ La maison « Inédi » vient de lancer une collection Santé consacrée au mieux-être des Québécois (six titres dont trois de Sharon Faelten sur les maux de tête, les vitamines et « vivre », les trois autres portant sur l’alcool, « sans salaire » et « sans viande ».La même maison se dit fière de publier le « fabuleux » roman historique Le Feu, l’Épée, le Diable de Dennis Adair et Janet Rosenstock, soit deux volumes sur la naissance du Canada et du Québec - les auteurs, pigistes de Toronto, ont aussi publié Kanata.Dennis Adair sera à Montréal dans la semaine du 24 octobre.¦ Les habitués de Radio-Québec peuvent voir ce soir à 21 h 30 une télémission sur le poète-rocker Lucien Francoeur, soit une heure de L'Univers de‘Lucien Francoeur.Demain à 20 h 30, En Scène accueille le poète et jazzman Torn Waits.Ce soir à 20 h (reprise lundi, 15 h 30), le film de Michel Favart d’après un roman de Guy de Mau-passant: Pierre et Jean.du 17 septembre au 15 octobre IXPÔsmÔN UoiTiONs ou du 17 sepiem»' \eu|L ISSSSSfeSi i seuil minuit, 4.000 iDE ^- iPLUS présentation Içux Vs "¦"S’CII w EnUée gratuite (ieu-.litof»'"® 4474, rue 2U1 MonUéa^Qu||j,y 1 1 I: » =b Van Gogh selon Forrester A voix basse 1 j «II# Tin par Stephen Grenier Stini ?Viviane Forrester, Van Gogh ou l’Enterrement dans les blés.Seuil, 1983, 347 pages.Encore un livre sur Van Gogh .Pourquoi ?Tout n’a-t-il pas été dit déjà sur le peintre « fou » Non.Loin de là.Le livre de Viviane Forrester vient à point secouer la légçnde Van Gogh grâce à des faits précis, inédits.Qu'on en juge par cet exemple très important concernant les études et l’adolescence de Vincent.Rappelons d’abord qu’en septembre 1866, à l’âge de 13 ans, Vincent entre au collège Willem-II, à Tilburg, le seul établissement — de haute tenue — d’études secondaires dans le Brabant d’alors, en Hollande.Selon la légende, Vincent y travailla médiocrement, y fit preuve de mauvais caractère, s’isolant le plus possible .Aussi bien dire que Vincent était peu intelligent, asocial, déjà plus ou moins fou.Or, la réalité s’avère totalement différente ; « Après .sa première année à Tilburg, écrit V.Forrester, Vincent fait partie de la moitié des candidats admis dans la classe supérieure, et avec une fort bonne note ; 7.36 — la meilleure étant 7.98 — au contraire de certains de ses condisciples, devenus plus lard des notables, mais contraints de redoubler.» Vincent figurant parmi les meilleurs de sa classe, réussissant de brillantes études: telle est la vérité.Vincent ne ¦fut jamais un « médiocre ».Et puis, survient un incident étrange que Mme Forrester est la première, sauf erreur, à développer.Elle poursuit: « Alors, pourquoi.Le cahier CIETE du journal LE DEVOIR est dirigé par Paul Morlaaet en mars de la même année (1868), quitte-t-il Tilburg pour retourner à Zundert ?Dans les archives de l’école, on ne trouve pas traces d’observations relatives à lui, alors que sont mentionnées de nombreuses fautes ou faiblesses d’autres élèves.Il n’a pas été renvoyé.On ne retrouve que la mention de son retour à Zundert.» À Zundert, c’est-à-dire chez ses parents.Et l’auteur de demander pourquoi fut interrompue, « en plein trimestre, avant les vacances, la vie étudiante de Vincent ?On ne sait pas ce q^u’il fit de retour au presbytère, toujours est-il qu’il n’entra dans la vie professionnelle que deux ans plus tard, chez Goupil.» Cet arrêt brusque de ses études — études brillantes, rappelons-le — en plein pendant l’année scolaire, accompagné de son retour à la maison et suivi de deux années totalement « blanches » biographiquement, demeure le fait le plus mystérieux de la vie de Vincent.Peut-être fut-il aussi le plus décisif concernant l’orientation du reste de sa vie.Une chose semble certaine : à 15 ans, Vincent vit son existence changer brusquement de cap.Et nous ne savons pas pourquoi.Un chercheur finira-t-il par le découvrir ?On le voit, V.Forrester a le mérite de nous montrer le peintre dans sa vérité encore inconnue; et de poser de nouvelles questions.Souvent incisives.« Le cri de Van Gogh est indépassable, dont les toiles sont le résidu.Les dormeurs supportent ces effigies: ils n’entendent pas le cri.C’est une question d’oreille ! Ils croient voir les toiles ?Les toiles les regardent et ils sont transparents.» « Nécessaires, les Van Gogh ?Pourquoi ?Pour remplir les musées ?Pour démontrer que nos systèmes sont bons, ces fumiers sur lesquels on bâtit des musées ?Pour prouver qu’il est efficace, le système qui fait — ou qui laisse — souffrir à en mourir des Van Gogh innombrables afin que l’un deux ait « sa chance » de devenir le bon ?• Des questions qui forcent la réflexion, à défaut de réponse.Autre fait à noter, Viviane Forrester semble la première femme non apparentée aux Van Gogh a écrire une biographie de Vincent; ce qu’elle fait avec une psychologie féminine aux couleurs souvent inattendues.Comme dans un film, elle procède par séquences pas toujours chronologiques, s’enchaînant plutôt par associations d’idées.Vincent connut des moments heureux avec son amie Sien et, plus tard, à Paris où, avec son frère Théo, il put connaître plusieurs peintres, s’en faire des amis.Paris était la capitale mondiale des arts à cette époque, et l’auteur excelle à nous faire revivre son atmosphère typique.Et puis les oeuvres de Vincent sont là, qu’il faut redécouvrir, et les lettres aussi, qui ne peuvent laisser indifférent.Viviane Forrester cite plusieurs lettres de Théo, ce qui permet une meilleure compréhension du contexte et des relations entre les deux frères.Relations souvent ambiguës, complexes, où brûle l’amour fraternel assorti de pointes d’inquiétude, de jalousie, de joie, de « tristesse grave », sans empêcher les notes d’humour de percer malgré tout.Le besoin irrépressif de communiquer.L’auteur prétend avec insistance que Vincent s’est cru « l’assassin » de son frère — Vincent aussi — mort-né exactement un an avant lui.Une telle interprétation semble exagérée.Mais ce serait là l’un des rares défauts de cette biographie, menée d’ailleurs d’une écriture preste, vigoureuse.Un livre qu’on ne peut plus lâcher tant qu’on n’a pas atteint la dernière page.Et qui vous hante ensuite.A voix I X- l S Ceux et celles qui veulent devenir membres d’une communauté Catholique laïque: Conditions: bon catholique pratiquant, point fumer.ni boire d’alcool, ni prendre de drogue, caractère social.Oeuvres diverses dont la restauration de la famille Catholique.Avantages sociaux.Écrire à: Case 87, Succursale Youville, Montréal H2P 2V2.Nom.Adresse.Tél.:.Le nouveau roman de Gilles Archambault vient de paraître au BORÉAL EXPRESS ' ‘‘S, ./es herbes rouges Fêtent leur quinzième anniversaire à ta.DU 11 AU 21 OCTOBRE Vaim rancontrar das autours dm “Horbet RouRoaVi Mardi 11 oet FRANÇOIS CHARRON «/t iuM 6» qtw/â wi/« Mareradi.PATRICK 8TRARAM f blêon mv! t*o«L Bhmi' iudispt'usabk'.NOUVLA UTÉS irOCTOBRi: Marc Raboy Média et mouvements spciaux Les pratiques alternatives de coinnumication au Québec d^wi im) ‘collection Matériaux— 12,95 $ T.Hentsch, D.Holly, P.-Y, Soiicy Le système mondial Relations internationales et -rapports internationaux eolleclioii Matériaux — 17,95$ NOLI VLA UTÉS DE NOVEMBRE André Donneur L’alliance fragile Socialistes et communistes français collection Matériaux — 17,95 $ Mary sa Zavalloni (sous la (liroclion (h-) La culture au féminin collection Matériaux — 14,95 $ (ilérard Ltienne Une femme muette collection l'ictioii — 16,95$- ' .lean-Patil Daoiist Soleils d’Acajoii collection Kictum—12,95$ Iai distrihutwn 4k’ N()u\ eux: on iQUE est 4issurc4’ 4lepuis le ter 4tct./uir r i(,i:N( E nu ixvRE 1246, rue St-D4’nis, \l4tutreal, téL: H44-6H96 — H44-4967 Le Devoir, samedi 8 octobre 1983 CULTURE ET SOCIETE L’ambition féminine au XVIIIe siècle par André Pretto * Elisabeth Badinter, Émilie, Émilie.L'Ambition féminine au XVille siècie, Flarnmation, 1983.490 pages.nsion et versaillais, ce moment privilégié de la condition féminine fut plus que d’autres favorable à cette créature que l’on a souvent considérée comme dénaturée : une femme ambitieuse.rité ne donne la supériorité », est d’autant plus remarquable en un âge où la seule activité intellectuelle permise aux femmes était la littérature d'agrément.Grimm.Comme le souligne Mme Badinter, n’est-ce pas là le signe le plus ironique de leur échec ?DIv l'hi.stoire des grands hommes et de s grandes synthèses polit iques ou économiques, l'on est passé, avec ce que l'on nomme communément la Nouvelle Histoire, à l'étude des gens et des mentalités.A la différence de l'histoire polit niue traditionnelle qui a presque toujours ignoré la lemme, celle des moeurs et (les mentalités tend à lui rendre davantage justice.l’eut-être nul siècle plus (|ue le XVllle — lorsque vu an ti avers du prisme de l'historien des mentalités — n'é-lablit SI clairement l'impor-laiice de la femme comme sujet de l'hi.stoire.Kn aucune autre époque, en effet, n'a-t-elle plus souverainement régné sur resjirit et les moeurs de la société à la-'luelle elle appartenait.De idus, les libertés dont a joui la femme des classes domi-nanles du XVllle siècle ni (•elK‘ (lu XVlle siècle ni celle du X IXe ne purent s'en prévaloir Isl bien que les femmes > libérées » ne concernent en- C'est précisément le problème de l'ambition féminine au siècle des Lumières qu'aborde Klisabeth Badinter, auteur du best-seller L’Amour en plus, dans son plus récent ouvrage: ÉmiIie, Êrnilie.L’Ambition féminine au X Ville siècle.Problème délicat que Mme Badinter étudie à travers le destin de deux grandes dames du XVllle siècle: Émilie du Châtelet (1706-1749) et Louise d'Épinay (1726-1783).Sa cadette, Louise d'Épinay, n'est pas moins digne d'intérêt bien que plus proche de l'idée conventionnelle qu'on se fait d'une femme.Klle imagina avec quelques autres (dont J.-J.Rousseau, qu'elle protégea et dont elle fut ensuite la critique) de transformer radicalement l'idée que l'on se faisait de la maternité à une époque où depuis plus d'un siècle l'on était venu à traiter l’enfant comme un «geneur».« Bien que contemporaines, Mmes du Châtelet et d’Épinay n’appartiennent pas à lÿ même génération.Rien de commun entre les intérêts de l’une et de l’autre.Mme du Châtelet est exclusivement attirée par les disciplines ' d’Épinay se pa.ssionnepour les problè-ifté.» spéculatives, Mme i mes de .socié '¦Ole qu’un microcosme jia- La première fut l’égale des savants de son temps et traduisit l’oeuvre de Newton.C’est d’ailleurs encore la seule traduction qui existe en langue française du grand philosophe anglais.La carrière .scientifique de Mme du Châtelet, qui selon Mme du Deffand « s’est faite géomètre pour paraître au-dessus des autres femmes, ne doutant point que la singula- Mme d'Épinay poursuivit, sur le terrain de la pédagogie, un double objectif : tracer le portrait de la mère idéale et celui du modèle féminin qu’elle souhaite voir se développer.Cette pédagogue qui ambitionnait « à devenir un jour une femme d’un grand mérite » nous a également légué une correspondance suivie avec l’abbé Ga-liani et d’intéressantes « Pseudo-Mémoires ».Pourquoi donc consacrer l’essentiel d’un ouvrage de 500 pages sur l’ambition féminine au XVllle siècle à ces deux femmes, intéressantes certes, mais « pourvues d’un talent trop léger pour entrer dans l’histoire de la pensée » et dont l’ambition meme n’a véritablement rien d’exceptionnel, « Les Émilie appartiennent, par leur milieu, leur caractère et leur intelligence à la caste des plus privilégiées.» Nul désir de leur part de se hisser au sommet de l’échelle sociale ; elles y sont déjà.« Mme d’Épinay personnifie au plus haut point la passion maternelle jusqu'à vouloir en faire à la fois une éthique et une esthétique.Mme du Châtelet représente l’ambition personnelle et le désir de survie qui va de pair.Deux aspirations que l’on s’est toujours plu à opposer et que les femmes de notre époejue ne veulent plus dissocier.» L’ouvrage se termine -'*nfin sur ces phrases grandiloquentes: «Chères conquérantes de terres inconnues — et non encore complètement conquises —, reposez en paix.Vos filles ne vous oublieront pas, Émilie, Émilie.» De plus, Mmes du Châtelet et d’Épinay ne s’abandonnent eur prêt! Deux femmes remarquables dont la vie et l’oeuvre méritent d’être mieux connues.Car, hormis pour quelques spécialistes du XVllle siècle, on ne se souvient plus guère de nos deux Émilie que pour avoir été l’une la compagne de Voltaire, l’autre la protectrice de Rousseau et la maîtresse de à leur prétendue ambition « que lorsqu’elles ont perdu tout espoir de bonheur », davantage par souci de calmer leurs angoisses existentielles que par désir de gloire, ce « deuil éclatant du bonheur » selon le mot célèbre de Mme de Staël.Cet état de chose nécessite des éclaircissements.Mme Badinter, in extremis, quelques pages avant la fin du hvre nous les fournit en résumant ainsi son ouvrage, Selon elle, « peu importe à présent que Mme du Châtelet ait manqué du génie d’un Maupertuis ou que Mme d’Épinay n’ait pu s’imposer comme la rivale de Rousseau, car pour nous l’essentiel est ailleurs.» Sexualité et féminité en Islam par Pierre Monette * Fatima Mernissi, Sexe, Idéologie, Islam.Pans, Editions Tierce, collection Femmes et Sociétés, 1983, 198 pages lieux les plus riches que cette ségrégation est la plus forte, donc signe de fortune dont on peut s’honorer.Faut-il aussi com|)rendre le fondement des principes moraux régissant la vie sexuelle des musulmans, ce à quoi nous introduit le livre de Fatima Mer- La vie sexuelle en Islam intrigue l’Occident de-jiuis longtemps.Agrémentée d’images de harems somiit lieux, pimentée de discussions sur la polygamie, s’extasiant devant la beauté ('.'jehée derrière les voiles (les femmes, on ne peut pas parler d’une connai.s.sance de la sexualité des musulmans, mais d'évocations gênées et outragées, se limitant souvent à deux rengaines le cliché (le l’appétit sexuel dévorant des Arabes et de l’oppression de leurs épou.ses.La dénonciation (le la condition faite aux femmes occupe une bonne part des commentaires « critiques » occidentaux de l’Islam, Avec Sexe, idéologie, islam, on en arrive à comprendre que « la ségrégation (les femmes, que les ( iccidentaux ont tendance à considérer comme une source d’oppre.ssion, est res-'-entie par de nombreuses lemmejî (musulmanes) comme un objet de fierté ».\vant de crier à l’aliéna-lion de ces esclaves qui croient que leurs chaînes sont des parures, faut-il savoir que c’est dans les mi- ni.ssi.L’ouvrage traite globalement de la triade sexe-idéo-logie-Islam.Le fait qu’on y di.scute beaucoup de la situa-tion des femmes ne s’explique pas par un seul rétrécissement à la mode du sujet.Gela tient plutôt au fait qu’en Islam, sexualité et féminité ne font qu’un.Toutes les sociétés s’imposent des mécanismes vi-.sant à canaliser les pulsions sexuelles des indivKÎus dans un certain ordre social.Contrairement au christianisme engagé dans la voie de juguler l’élan sexuel en le présentant comme globalement et moralement condamnable — d’où le célibat des religieux, l’évacuation du plaisir, l’éloge de la chasteté, etc.—, « L’Islam a pris un cehmin bien différent.O n’est pas la sexualité qui a été attaquée et avilie, mais la femme.» Au lieu de le condamner.Sexe, idéologie, islam essaie de comprendre ce « détour » de la morale.Il apparaît que « dans les sociétés où l’isolement et la surveillance des femmes prédominent, le concept de la sexualité féminine est implicitement actif ».C’est le cas de l’Islam, qui va à l’encontre de la polarisation occidentale des comportements sexuels masculin et féminin en actif et passif.Sans inverser les rôles, l’idéologie musulmane de la sexualité avance, par exemple avec les écrits de Imam Ghazali, dès le lie siècle, que « la sexualité de l’homme et celle de la femme participent et appartiennent à la même sexualité», Elles sont perçues alors, à l’avant-garde de la « libération sexuelle » du 20e siècle, comme l'une et l’autre actives.La domination des femmes ne peut alors, comme chez nous, se fonder sur la soumission « nautrelle » et la passivité féminine.Au contraire, pour l’Islam, la sexualité féminine présente une dominante érotique, tant dans le don que la demande de plaisir.Le plaisir masculin n’est pas là un devoir féminin mais un double devoir masculin de protéger la communauté du tabou très fort de la « zina », la fornication.« Si les hommes ont droit à être satisfaits sexuellement par leurs épouses (c’est) de façon à être protégés contre d’autres femmes (et) les femmes pour leur part doivent être satisfaites sexuellement pour qu’elles n’essaient pas d’inciter d’autres hommes à la fornication.» A l’étude des textes fondateurs de l’Islam, Sexe, idéologie, islam démontre que c’est afin d’empêcher les hommes d’être séduits par les femmes — séduction au sens premier de diversion, détournement — que la femme devient le centre où convergent les contraintes morales.L’état de la condition féminine musulmane se perçoit ainsi comme le résultat des conditionnements de la sexualité en général.situatiorl prévalant au Maroc il y a une dizaine d’années.A la vitesse où évoluent les choses dans les pays en voie de développement, il est à supposer que plusieurs des phénomènes particuliers au Maroc présentés ici relèvent déjà d’un passé bien révolu.€Ê’un professeur solidaire Viateur Beaupré Témoignages à recevoir d’un solidaire POUR N'ÊTRi LE PION NI OU GOUVERNEMENT NI OES 8YN0ICAT8 • Dans l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques et dans tous les pays libres soumis au pacte de Varsovie, on ne laisserait pas publier « pareil torchon » révisionniste, injurieux pour le prolétariat syndiqué et la sainte mémoire de Staline, bien-aimé Protecteur des peuples L'Agence Tass.pour le compte de la Pravda • L'auteur n'a manifestement rien compris à l'action de libération menée par tes Fronts communs depuis vingt ans.C'est du Reagan servi à la sauce rabelaisienne Un tel énergumène devrait être exclu du syndicat, avec, bien entendu, obligation de continuer à payer sa cotisation, comme le veut notre loi L'ère des Socrate est close Continuons le combat' Communiqué con/oint de la CSN-CBQ-FTQ-C.Q.FD.• Un livre à lire par tous ceux qui, de près et de loin, s'occupent de la qualité de l'éducation au Québec, sans connaître, ni de près ni de loin, le plancher des vaches d'une école Le Journal des débats • Pour une fois, on entend autre chose que les cris stridents des haut-parleurs syndiqués et le ronron bien huilé de la machine gouvernementale Je me relierai ce livre Journal intime d'un syndiqué Publié aux Éditions E.I.P.collection les pamphlétaires.Distribution exclusive par Québec-livres 327-6900.Chez votre libraire à 9,95$.La position de la femme musulmane n’est donc pas celle d’un objet sexuel : elle est le pivot d’une vie sexuelle socialisée, elle y incarne la sexualité elle-même.A l’inverse de l’Occident où L'reud pouvait se justifier d’affirmer qu’il n’y avait d’autre essence sexuelle que masculine, le monde musulman présente les caractères d’une société où la sexualité est essentiellement féminine.Les pulsions sexuelles sont, potentiellement, le moteur (le toutes les déviances sociales — ainsi la femme pour l’Islam.Il n’est pas surprenant dès lors de la voir tenir le rôle de l’ogre et du diable dans l’imaginaire fantastique des contes et superstitions islamiques, en même temps qu’elles représentent tous les délices du paradis.Si la musulmane est victime de quelque chose, c’est de la puissance séductrice active qui lui est reconnue par cet univers socio-religieux.Fin regard de cette idéologie fondatrice de la vie sexuelle et de la condition féminine en Islam, ce qui apparaît de l’extérieur comme son oppression peut alors être interprété comme l’affirmation paradoxale, néga-tice de son pouvoir.Ainsi, par exemple, le port du voile se découvre moins une mise à l’écart de la femme qu’une façon de retirer à l’homme la présence féminine convoitée.« Le voile signifie que la femme est pressente dans le monde des hommes mais qu’elle est invisible » et ce (jui ressemble de prime abord comme un acte de pouvoir phallocratique devient un paradoxe moral suspendu au-dessus de la tête des hom- mes.Voilà pour l’idéologie, mais dans les faits ?La vie de tous les jours des musulmans, la condition humaine, féminine ne se présente pas, elle, avec la clarté d’un renversement dialectique.Sexe, idéologie, islam présente une « étude de cas » qui ne nous est malheureusement guère utile.Les délais de la traduction, malgré une mise à jour, nous apportent une analyse de la FEMMES INFANTICIDES Dieu et son oeuvre L'âme humaine Ou’est-ce qu’un homme'?Ou'est-ce qu’une femme'?Conception.Contraception.L'avortement un crime.Alimentation et exercices de la future mère.500 beaux noms Seulement $5.00 par mandat-poste aux Éditions de Mon Pays, Case 87, Succursale Youville, Montréal H2P 2V2.vainc qu’à demi.De même si son dessein eût été de nous faire connaître l’existence de ses deux héroïnes, elle eût été mieux inspirée d’écrire tout simplement leur biographie, ou comme cela se voit de plus en plus leurs mémoires apocryphes.Je suspecte pour ma part .“ -e,Én Le danger qu’il y a à vouloir faire de ces deux femmes des figures de proue de l’ambition féminine contemporaine n’est que trop évident lorsqu’on réalise combien peu d’illusions elles se faisaient de leur propre sort.Mme d’Épinay, dans une lettre à l’abbé Galiani, fait la réflexion suivante que Mme du Châtelet n’aurait pas démentie : « Depuis que je me connais, je vis d’effort et de résignation.J’ai toujours subordonné mon sort et mes volontés à celles des autres.Personne n’a subordonné son sort au mien (.).Voilà le sort des femmes.» Vision édifiante des choses, qui n’est peut-être plus tellement acceptable de nos jours.L’ouvrage d’Elisabeth Badinter en tant que thèse sur l’ambition féminine ne con- que l’auteure d’Êmilie, Emilie au cours de la rédaction de son livre ait été amenée plus ou moins consciemment à refaire, à la lumière de l’érudition moderne, l’ouvrage d’Fldmond et Jules de Concourt, La Femme au X Ville siècle (1862).Mme Badinter, comme par hasard, préfaça il y a quelfjue temps une nouvelle réédition de cette oeuvre célèbre (Flammarion, 1982).Dans sa longue préface, elle y loue les deux frères « d’avoir si bien saisi — et avant beaucoup d’autres — l’importance des femmes dans l’histoire », tout en jugeant l’oeuvre elle-même d’« agréable mais superficielle ».Il n’est pas impensable que Mme Badinter ait voulu dans Emilie, Emilie corriger ce qu’il pouvait y avoir de naïf et de dépassé dans le travail d’historiens des Concourt.Pour sa part, Elisabeth Badinter est une historienne intelligente et très scrupuleuse.Si la façon dont elle a organisé la matière de son ouvrage est quelque peu brouillonne, la clarté de son écriture, l’élégance de son style nous révèlent à la fois une communicatrice habile et un écrivain d’un grand talent.A défaut de tout autre, son livre aurait le mérite de poursuivre brillamment l’oeuvre commencée il y a un siècle par les frères Concourt et d’aider à apprécier davantage le rôle historique parfois déterminant de la femme, « cette grande actrice méconnue de l’histoire ».C.G.Jung-Hubert Reeves L’HOMME, MÉMOIRE VIVIANTE DE L UNIVERS Les correspondances entre l’univers physique et l’univers psychique par Hubert Reeves, astro-physicien 14 octobre, 20 heures salle A-228S Université de Montréal — 3200 Jean Brillant Prix d’entré 5 $ Inl.: 842-2891 dérives noijveiles bréRiHcrmes nouvelles brésiliennes l’anthologie la plus importante de fiction brésilienne contemporaine à être publiée en français: 216 pages des meilleurs écrivains de toutes les régions Caio Fernando Abreu, Joâo Antonio.Hermilo Borba Rlho, Carlos Carvalho Ediberto Couniinho, Sônia Coutinho Tania Faillace, Rubem Fonseca Joâo Guimarâes Rosa, Clarice Lispector Manoel Lobato, J.M.Machado de Assis Rubem Mauro Machado, Emanuel Medeiros Vieira Nagib Jorge Neto, Joanyr de Oliveira Murilo Rubiâo, Moacyr Sdiar Deonisio da Silva, Antonio Torres.BON DE COMMANDE Veuillez m’expédlen ?Nouvelles bréslliemies (Dérives.37/38/39), 10,00$ ?Un N>onnement d’un am à Dérives (5 numéros Incluant «Nouvelles brésiliennes»), 14,00$ ?Ci-joInt un chèque ou mandat à l’ordre de Dérives au montant des.Nom:.Adresse:- Retournez à Dérivas; C.P.398, suce.M, Moidréiri HIV 3MS f, £ Ce qui en res.sort quand même d’une façon assez spectaculaire, c’est que « le drame sexuel (en Islam), souvent lié à la condition féminine, est un drame masculin tout aussi mutilant, sinon plus.» Les hommes comme les femmes deviennent inquiets de leur vie sexuelle et des contraintes que le code moral millénaire de l’Lslam leur impose.Les uns et les autres souffrent de r« homo-socialité » à laquelle les oblige leur religion.Le problème de la morale sexuelle de l’Islam tient à la constitution de deux univers en vase clos.La ségrégation des femmes les cloître à l’intérieur de leurs demeures en même temps qu’elle expulse les hommes sur la place publique.L’« oppression » de la musulmane aboutit sur le malheur des musul- II y aurait encore beaucoup à dire de Sexe, idéologie, islam.Ses avancés ethnologiques doivent être complétés à la lecture de l’ouvrage fondamental de Germaine Tillion, Le harem et les cousins {Paris, Éditions du Seuil, collection Points, 1982) et du classique de Ab-delwahad Bouhdiba, La sexualité en Islam (Paris, P.U.F., collection Quadrige, 1982).Au moins, le plus important est-il de découvrir cette étude qui nous oblige à changer notre façon d’observer le monde musulman.Nuit blcDiche, la seule revue québécoise qui couvre toute l'actualité du livre francophone, romans et essais, bandes dessinées et science fiction, policiers et livres pratiques etc.MUIïBUOtffll 84 pages de commentaires, entrevues, chroniques, portraits, dossiers.Maintenant publié tous les deux mois.Abonnez-vous: 10.00$ pour 6 numéros à l'ordre de Nuit blanche, 66 est St-Vallier, Québec, Qué.G1K3N6.(N'oubliez pas d'indiquer votre adresse complète).Disponible en kiosque et librairie dès maintenant.4riJr Mo/jtittouqrv que fai du furf.AUX INFORTUNES QUI ONT MANQUE LE ON^-MAN SHOW ET AUX CHANCEUX QUI ONT PU L’APPRÉCIER LEMÉAC offre dans sa collection Spectacle SOUFFRANCE QUE J’AI DU FUN! DE ANDRÉ MONTMORENCY Retrouvez le Christian de “Chez Denise” que vous avez tant aimé DANS TOUS LES POSTES DE VENTE 114 pages i 8,95 S EDITIONS LEMÉAC, 5111, av.Dürocher, Outremont — H2V 3X7.Commandes: 273-2841 Par la poste: 1,00 $ frais de port.Cartes acceptées: Visa, Master Card H Rome entre l’Histoire et les histoires par Heinz Weinmann * Michel Serres, Rome, Le Livre des fondations, Grasset, 1983, 282 pages * Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes?.Seuil, 1983, 162 pages * Paul Veyne, L’Élégie érotique romaine; L’Amour, la Poésie et l’Occident, Seuil, 1983, 244 pages.Décidément, Michel Serres ne se lasse pas d’ausculter les origines.Après Genèse (1982) où il nous a fait entendre le tohu-bohu des mondes en gestation.Serres, toujours aiguillonné par Hermès, parcourt cette fois les parages du Capitole pour nous faire assister une nouvelle fois à la naissance de Rome.Les historiens, sourire en coin, l’attendent au virage: que peut-il leur apprendre qu’ils n’aient déjà dit ?Un mathématicien, « spécialiste » de Leibniz, habitué aux chemins les plus courts des sciences exactes, ne risque-t-il pas de s’égarer sur les routes tortueuses et accidentées de l’Histoire ?Et puis, les origines historiques de Rome sont plongées dans la nuit, éclairées seulement par le mythe.À M.Serres de sourire: c’est précisément cette nuit originelle de Rome qui le fascine, qu’il se propose de commenter en philosophe, en informaticien, en homme de science.D’emblée, il traite Rome comme une « boîte noire ».Il ne s’agit pas pour lui d’extraire les « vérités » historiques du mythe.La question de P.Veyne lui paraît oiseuse : les Grecs ou les Romains ont-ils cru à leurs mythes ?Photo Jacques Grenier A Michel Serres de sourire.Serres y croit et il lit le récit de Tite-Live des débuts de Rome comme il a jadis déjà lu Lucrèce: en le prenant au pied de la lettre.Et puis, son ami René Girard ne lui a-t-il pas appris que les mythes fondateurs religieux recèlent des vérités tellement terribles (toute religion s’inaugure par le meurtre sacrificiel d’un bouc émissaire) qu’ils les occultent aussitôt ?En creusant dans les décombres mythologiques romaines, Serres découvre que les fondements du politique ressemblent étrangement à ceux du religieux, bâti lui aussi sur un amas de cadavres, victimes innocentes lacérées, égorgées.Rome a aimé se laisser ARCHITECTURE CONTEMPORAINE AU QUÉBEC 1960-1970 m prendre par l’image bucolique des deux jumeaux pendus paisiblement aux mamelles de leur mère nourricière, la louve.On hésite à détruire cette image paisible idyllique en rappelant que « louve » en latin signifie putain: putain de lupanar.Les jumeaux alors seraient fils de p.?Faisons confiance à Tite-Live qui leur a déniché une ascendance plus noble mais non moins sauvage: une prêtresse chaste, violée par les assauts brutaux de Mars.Rome a donc été ensemencée dans les champs de Mars, sous le signe de la guerre.Champ de Mars dans lequel Romulus a creusé son sillon inaugural, élevé son mur, censé délimiter son site.Romulus précisément tue son frère lorsque ce dernier transgresse cette limite.Rome est fondée dans ce meurtre.Or Serres s’intéresse davantage à une deuxième version plus floue, de la fondation romaine que Tite-Live raconte presque dans le même souffle.Rémus y est déchiré par une foule en furie.Il rejoint d’avance le sort de Romulus, dépecé par ses Pères.Nous avons été gavés par l’histoire des grands individus, des classes, des groupes constitués.Serres pour une fois laisse entendre les cris des foules romaines qui traversent l’Histoire: floues, imprécises, impalpables.Justement, il se presse de « saisir » le moment critique avant que ces multiplicités en mouvement ne se figent en classes et en corps politiques.Nous le savons depuis son Lucrèce, Serres raffole de ces tourbillons, provoqués par les éléments agités en désordre.Serres aurait-il l’ambition de transformer l’Histoire en science exacte ?Bien au contraire.Puisque les sciences ont cessé d’être précises, puisque les mathématiques n’ont pas peur des sous-en-sembles flous, pourquoi la philosophie et les sciences humaines seraient-elles déshonorées de travailler dans le flou, dans le mou ?Serres ne rêve-t-il pas depuis longtemps d’une « philosophie du mou » qui implique davantage qu’elle n’explique et qui se tient loin des catégories, des principes rigides qui expulsent, qui font la table rase au nom de la clarté, de la précision.Précisément, pour Serres, Rome illustre bien ce principe d’implication, d’inclusion.Certes, les fondations de Rome passent par la destruction d’autres villes: Troie (Elnée, le Troyen arrive sur les rivages du Tibre), Albe la blanche.Mais contrairement aux cités grecques, Rome n’a pas exclu, « aliéné » l’étranger.Il l’étreint avec un sentiment contradictoire d’hospitalité et d’hostilité.Les Sabines sont enlevées lors d’un banquet qui voit les hôtes romains se transformer en ravisseurs ennemis.Tarpeia, la jeune vestale qui ouvre les murs aux Sabins, devient le symbole de cette hospitalité-hostilité romaine.Les murs de Rome sont poreux.Ils laissent passer l’Autre, l’étranger, pour se l’incorporer.Rome est une multiplicité bigarrée, un ramassis.D’aucuns s’attristent que Rome n’ait pas été inventive, méditative.Mais Serres, dans un élan d’enthousiasme, lui attribue l’invention de T« objet ».L’objet politique: respublica.Et voilà, par un tour de passe-passe magique.Savoir répondre à nos enfants Laurent Lamy Jean-Claude HurnI Préfacé par Michel Ragon, l’ouvrage présente quatre-vingts édifices qui comptent parmi les réalisations les plus significatives de l’architecture contemporaine au Québec pour la période 1960-1970.Au sommaire: Architecture religieuse, architecture scolaire, architecture publique et commerciale.architecture résidentielle, architecture et ingénierie.184 pages — 135 photos — $24.95 L’Hexagone par Dianne Rioux ?Ruth Formanek et Anita Gurian, Les Pourquoi de nos enfants.Stanké, 1983.Toutes deux psychologues et spécialistes en développement de l’enfant, Ruth Formanek et Anita Gurian se sont inspirées des principes de Piaget, de Freud et de Margaret Mahler pour offrir quelques réponses aux « pourquoi » de nos enfants.Des idées, des conseils pour ne plus se sentir dépourvus.Les auteurs suggèrent des exemples de réponses appropriées à des questions variant selon l’âge et l’émotivité des enfants.Une constante demeure : ta « vérité », laquelle évolue et n’est pas présentée de la même façon aux enfants de cinq ans ou à ceux de huit ans.Pendant combien de temps s’est-on contenté de limiter le rôle et la contribution des enfants: vous n’avez qu’à être « sage ».Puis les méthodes ont changé, les parents se sont mis à l’écoute de leurs enfants.Mais ce procédé comporte aussi ses faiblesses: submerger les enfants sous une mer de mots ou les protéger en leur donnant des réponses fantaisistes.que Serres découvre l'ongme du suffrage universel.Et Du contrat social de Rousseau ?Trop abstrait ! L’auteur, fils d’un casseur de pierres, aime à toucher du solide.L'imperium romain paradoxalement naît dans le dépècement par ses Pères, du premier roi, Romulus.Chacun des membres du groupe tient un morceau du roi, parcelle de pouvoir (suf-fragium) sous son manteau de sénateur (ou de député).L'Empire qui se veut pourtant souverain indivisible est fait de ces parts, de ces « suffrages » du roi divisé.La foule, agrégat incertain, se solidifie dans ce meurtre sacrificiel.Le roi exclu, lynché définit le groupe.11 est'le dépositaire de sa puissance.Il est le tiers exclu.M.Serres, on s’en souvient, ne se fatigue pas de combattre le principe du « tiers exclu », base de notre logique occidentale.Mais voilà qu’il semble l’accepter sous la forme du roi exclu, de la victime lynchée.Or, on ne peut s’empêcher de penser que si Serres en a contre la notion d’exclusion (et même contre tout mot qui se combine avec le préfixe ex), c’est qu’il est toujours sous le coup de sa propre exclusion par ses pairs (ou ses Pères) du « paradis», comme il l'appelle dans sa dédicace: la philosophie.« Roi » philosophique exclu, il s’est cherché une terre d’asile qui accueille l’étranger.Cette terre: Rome et son Histoire.Voilà pourquoi ce philosophe est devenu historien.Voilà pourquoi l’Histoire de Rome que M.Serres raconte est aussi un peu sa propre histoire.?Paul Veyne, après un essai pénétrant.Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes, vient de nouveau sur la scène avec un ouvrage, cette fois consacré à l’élégie érotique romaine.Son projet initial ressemble étonnamment à celui de Serres.Comment reconnaître au peuple romain une « spécificité », une originalité culturelles puisqu’il s’agit d’un peuple « qui a pour culture celle d’un autre, la Grèce » ?La vraie originalité des Romains réside dans le naturel avec lequel ils se sont appropriés la culture des autres.« Une personnalité assez forte pour saisir aussi hardiment aura aussi la force d’assimiler et ne se réfugiera pas dans la spécificité nationale ».C’est vrai pour les individus, c’est vrai aussi pour les peuples.Bien évidemment, les Romains ont emprunté l’élégie aux Grecs.Mais mettons tout de suite les pornographes en garde qui espèrent trouver une pâture dans 1’.érotisme » de cette élégie.Car elle est pudibonde et typi-sante.Pas de situations croustillantes croquées sur le vif! En effet, P.Veyne explique bien notre incompréhension devant cette poésie.Nous, qui sommes passés par Pétrarque, les romantiques, Rimbaud: nous qui sommes habitués à une « poésie de l’intensité » dans laquelle le moi poétique se livre à son lecteur: mon coeur mis à nu.Les Romains auraient tourné le dos avec horreur à notre strip-tease sentimental.Car tout dans leurs élégies est fictif, « inventé ».Il faudrait lire cette poésie comme nous lisons un roman.Cela n’empêche que ces poètes élégiaques dans leurs « histoires » rencontrent plus souvent Tllistoire romaine que certains de nos historiens ou de nos philosophes de rilistoire.Bientôt en librairie illustrés par Monique Mercier Racontages Louis Caron au Boréal Express les psychoiheripies brèves EDMOND GILLIÉRON Cet ouvrage décrit les principales formes de psychothérapies brèves Inspirées de la psychanalyse, pour Introduire ensuite tes conceptions originales de l’auteur.Les caractéristiques propres des psychothérapies brèves comparées à celles de la cure psychanalytique permettent de saisir sous un éclairage nouveau la dynamique du processus psychothérapeutique.Cet ouvrage est «/e meilleur écrit concernant les contributions psychanelytlguet à la psychothérapie brève.les élaborations portant sur l'Importance du cadre et de ses elfets sont uniques et dirent une contrlbutton majeure dans ce champm.pr.P.SIfneos de l'Université de Harvard i oU.**f*sychiotne i>uver/e'*f /2 pa^es, 6,60$ Pisfrihuteurs exviu.sifs: ie.s éJitions françaises, 14n rue Ampère, HoucherviUe, * J4H 5 H 2, tel: (514) 641-0514 NODULES puf De la prudence, du dosage: « Il est bien sûr fondamental de développer le goût des connaissances et de respecter la personnalité d’un enfant, mais si l’on va trop loin en ce sens, on se retrouve avec des parents épuisés, à bout de nerfs et qui ont perdu confiance en eux-mêmes.» Les questions de notre progéniture débordent bien souvent l’obtention de strictes réponses: « L’enfant peut chercher à dissiper ses craintes, à attirer l’attention, il a peut-être besoin d’être rassuré ou bien il essaye de faire la part du réel et de l’imaginaire.» Les enfants croient en l’omniscience de leurs parents mais il est souvent préférable de leur avouer ne pas savoir plutôt que de les induire en erreur.Les auteurs avancent certaines suggestions mais ne visent pas l’élaboration d’un catalogue de réponses sur mesures.Leur démarche vise à inculquer aux parents cette confiance nécessaire à la découverte et à l’ajustement de leurs propres répion-ses.La suggestion de départ : « Considérer chaque question comme le point de départ d’une conversation entre le parent et l’enfant, et non comme l’occasion d’amorcer un cours magistral.» D’a-bord chercher à savoir ce Suite à la page 21 Ceux qu’il faut lire.Misliiina Apics le l)aiu]iK‘i I folio iVlishiina ( loiilession d’un niasiiuc ÿî U' folio Mishima I r mai in u jt'it' pat la mer Mishima Le Pavillon d’or Misliiina Le Humilie des (lots S .sont en folio 0 Souvemis etCoi0mces BonaArsemmà ?88 (lages 14.95$ SOUVENIRS ET CONFIDENCES DE BONA ARSENAULT • • i Inspiré par vingt-huit années de politique active • anecdotes amusantes .• révélations étonnantes ¦ • • nombreuses illustrations ’ .: ^ se lit comme un roman h , .’ En vente dans toytes les bonnes librairies EOITIONS LEMEAC, 5111, av.Durocher, Outremont H2V 3X7.Commandes: 27.3-2841 Par la poste: 1,00S frais de port.Cartes acceptées: Visé, Master Card ?CO Le Devoir, samedi 8 octobre 1983 CULTURE ET SOCIÉTÉ The Big Chili: le frisson d’une génération «The Big Chili» comprend huit interprètes principaux.Rangée du haut, de gauche à droite: Kevin Kline, Meg Tilly, Jeff Goldblum et JoBeth Williams.Rangée du bas: Mary Kay Place, William Hurt, Glenn Close et Tom Berenger.par Richard Gay V( tU.S .s(iuvi‘tu‘/-vou.s (k“ limiking /lu.'i.v, le film liers'jniiel, fort sympa-tfiique, réalésé en 1979 par Peter Yates eri dehors du courant des grosses productions cointnerciales américaines ?Un film qui prenait Iin avec une course de cy-clistiie.Si OUI et SI vous avez apprécié le ton, l’émotion, l'humour de Hrenking ,1 way, sachez que The liifi ( 'hill, qui a pi is l’affiche récemment sur nos écrans, s’inscrit dans la même tradition d’un cinéma américain modeste, à la fois comique et pertinent.The liig Chili n’a cependant rien à voir avec le cyclisme.La situation fait plutôt penser à celles qu’on ti ouve dans les films du cinéaste français (Taude Sau-tet, des lilms tels que Vincent.Triinçoi.'i, Vnul et les iiiilresoü [ilusieurs personnages s’aiment, se confrontent et mettent en commun leurs angoi.s.ses devant la vie.The IUf4 ( 'hill, c’e.st pour ainsi dire du .Saute! à l’américaine avec, en plus, une dimen.sion comique.I.a situation est la sui-\ ante: ù l’occasion du décès d’un de leurs amis, quatre hommes et trois femmes, tous dans la trentaine avancée et qui, à l’éüoque de leurs années de college formaient un groupe très uni, se retrouvent aux funérailles et passent finalement un week-end complet ensemble dans la grande maison d’un des membres du groupe.lOn fait l’ami s’est suicidé.11 était pendant les années 60 le plus contestataire de ce groupe de huit où tous, à l’époque, idéalistes et non-conformistes.Lui, il l’était resté.Les autres s’étaient rangés, se sont peu à peu intègres à la société, à l’establishment même, et sont devenus médecin, avocat, journaliste, commerçant, vedette de télévision, mère de famille.Un d’entre eux est « pusher », c’est vrai, mais lui aussi profite du système.ILs se retrouvent donc tous et pendant tout un week-end en tête affiche K Daniel Le 31e film de L:diiey Lumet axé sur le film d un couple américain e.réculé pour espionnage, un couple qui fait tout de suite penser aux Rosenberg Des questions laissées en suspens, mais Interprétation et realisation vibrantes (Square Westmount) C Théâtre-cinéma Pour souligner le 25e anniversaire do l'Association québécoise du jeune théâtre, des films Illustrant les rapports possibles entre le théâtre et le septième art (Cinémathèque québécoise du 11 au 16 octobre) C l.e LU Une femme veille sur son mari qui se meurt Un film sui la force de la vie face à la mort Sobrement et intensément réalisé par la belge Marion Hansel.(Cinéma f ai allèle jusqu’au 16 octobre) El La Mémoire Celle du cinéaste égyptien Youssef Chahine qui, lois d'une opération grave, voit sa vie UN FILM DE JEAN-JACQUES BEINEIX ViaORIA ABRIl • BERTICE READING • MILENA VUKOTIC et avec VinORIO MEZZOGIORNO MvwM GAMtIt ntlD ¦ ( A Uiimwtl) IrtMo» PMliffi lOULMlOT OwtpE dr prodiKfwt NUMIf NfOGIH Décon HIlfON MrtONNKO |E dr prodiKfwt NUMIfNIOGinDécon HIlfON MrtONNKO SiMéno tiANIMOUIMIINIIX OUVHB MftUUM d DAVID OOOOfS (Id Avthéw MM»D| VIVAFILM nni dolby STTREO ¦ PANAVISKIN ¦ 2e SEMAINEI la.os.a.as.4.4S.7.10.t.as.sa-MiDI DERNIER SPECTACLE 11.3SP.M.Le PARISIEN 2 480 ST-CATMERINE O 866 3856 renoueront leurs liens d’a-milié, s’affronteront parfois aussi et témoigneront tous, chacun à leur façon, de leur inquiétude, leur perplexité, leur déception devant ce qu’ils sont devenus.The Big Chill n’a donc rien à voir avec le grand frisson des films d’horreur, c’est plutôt le frisson de la génération des années 60 qui, arrivés aux années 80, constate que les idéaux révolutionnaires d’antan se sont terribleitient refroidis.Mais je ne voudrais en aucune façon donner l’impression que ce long métrage est lourd et prétentieux.C’est tout le contraire.D’ailleurs dès les funérailles du début, la tendresse et l’humour pointent.En effet j’ai souris presque constamment pendant ce film et j’ai souvent ri à gorge déployée.L’humour est caustique, irrévérencieux, bien amené, abandonné, puis repris dans des situations où l’émotion n’est jamais absente.Et l’émotion n’est jamais absente parce que les êtres qui prennent vie sur l’écran ne sont pas de simples éti- détiler devant lui Un film autobiographique qui permet de découvrir un cinéaste qui mente au plus haut point d'étre connu (L'Autre Cinéma) ¦ Sarah Le rôle qui a tait de Gabrielle Lazure une star du cinéma français.Un expert en assurances fait enquête sur un incendie qui paralyse un tournage de film et sur la disparition d'un de ses interprètes Ce film de Maurice Dugowson tait aussi enquête sur le cinéma.(Complexe Desjardins) ¦ L’Été meurtrier A voir pour Isabelle Adjani.drôle, provocante, farouche, désespérée, inquiétante Elle joue le rôle d'une vamp de village qui veut venger le viol de sa mère Avec Alain Souchon aussi Un film de Jean Becker.(Bern) ¦ Carmen Deux danseurs flamenco vivent la même relation passionnée que celle des personnages qu'ils interprètent.Intelligent, intense, superbe ' De Carlos Saura qui nous avait donné dans le même esprit « Noces de sang » qui a d'ailleurs repris l'affiche.A voir absolument.(Crémazie) ¦ Les Dieux sont tombés sur la tête.Du haut des airs, un pilote laisse tomber une bouteille de Coke qui sera la cause de mille malheurs dans une tribu de bushmen.Voilà le point de départ d'une comédie Irrésistible, aussi étonnante que variée, réalisée par James Uys.(Bern et Cartier-Laval; en anglais Cinéma de Paris) ¦ Danton D’Andrzej Wajda, un film axé sur l’opposition entre Danton et Robespierre à l'époque de la Révolution française.Un souffle puissant, une rude photographie et deux comédiens.Gérard Depardieu et Wojciech Pszoniak, qui, pour l'excellence de leur jeu, se sont mérités ex-aequo le prix d’interprétation masculine au dernier Festival des films du monde.(Berri) ¦ Coup de foudre.Un peu plus qu'une amitié, un peu moins qu’une passion entre deux jeunes femmes mariées à l’époque des années 50.À voir pour l’interprétation sensible de Miou-MIou et Isabelle Huppert et la réalisation tout aussi juste et sensible de Diane Kurys.(Dauphin) ¦ The Draughtman'e Contract.Un film d’époque, une histoire de meurtre mais surtout un (llm curieux où l’humour est féroce et l’esthétique superbe.Une réalisation unique du britannique Peter Greenaway.(Alexis Nihon) ¦ La Période Edo au Japon.Des films évoquent le Japon de 1600 à 1868, une période Intense d'activité où les samouraïs régnent en maîtres.(Conservatoire d’art cinématographique jusqu’à la fin du mois) ¦ La Turlute dee annéea duree.Films d’archives, témoignages, chansons rappellent la crise des années 30 au Québec et au Canada pour mieux questionner finalement la crise économique actuelle.Un document original et réussi signé Richard Boutet et Pascal Qéllnaa.(L’Autre Cinéma) ¦ Zellg.Un pseudo-documentaire sur un homme-caméléon des années 20 qui devient semblable é tous ceux qu’il côtoie.Une technique, un collage et des trucages merveilleux.La comMIa la plus étonnante et la plus originale de Woody Allen.(Place Ville-Marie) ¦ Le Lune dent le caniveau.De Jean-Jacques Belnaix, l’auteur de « Diva ».Sens remarquable de l’Image mais scénario et personnages trop peu consistants.Avec Gérard Depardieu et Nastassla KInsKI.(Parisien) ¦ Bonheur d'occasion.Le roman de Gabrielle Roy transposé à l'écran par le cinéaste québécois Claude Fournier: amusant au début puis émouvant comme les mélos québécois de l’après-guerre.Avec Mireille Deyglun, Marilyn LIghtatone et Michel Forget.(Parisien, Laval, Versalles, Greenfield Park) Richard QAY quelles, mais bien des individus en chair el en os, qui ont un passé, un présent el des craintes devant l’avenir.Une des belles qualités de The Big Chill c’est en effet les personnages, leur définition, révocation de leur psychologie, la peinture de leurs moeurs et le dynamisme de leur interaction.Des personnages merveilleusement servis par un formidable groupe de jeunes acteurs, parmi les meilleurs de la génération montante et dont les plus connus sont William Hurt, Tom Berenger et Kevin Kline.Tous se fondent à leur personnage el jouent leur rôle avec un naturel déconcertant.Une des meilleures performances de groupe des dernières années.La direction de ces comédiens, le scénario et la réalisation de The Big Chili sont l’oeuvre de Lawrence Kasdan qui n’avait réalisé qu’un long métrage jusque-là, soit Body Heat mais qui, en tant que scénariste, a participé à d’immenses succès tels que Raiders of the Lost Ark, The Empire strikes back et Return of the Jedi.The Big Chili, soyez sans crainte, n’a rien en commun avec ces su-per-productions aussi vides qu’ampoulées et il est réconfortant de constater que Lawrence Kasdan a l’étoffe d’un scénariste capable de mieux.Avec The Big Chili, il a composé un portrait drôle et tendre d’une génération un peu confuse qui rêvait de contestation et de changement et qui avec les annexes s’est rangée en regrettant finalement ces rêves jamais réalisés.Et voir The Big Chili c’est aussi voir ce qu’aurait pu être La Quarantaine si ce film québécois avait été vraiment réussi.Enfin si vous aviez entre quinze et vingt ans pendant les années soixante et si vous raffolez de la musique populaire de ces années, ne manquez pour aucune raison The Big Chili.La projection terminée, vous aurez peut-être, comme moi, l’irrésistible envie d’applaudir.?Le film occuoe actuellement plusieurs des salles du Cinéplex où Beyond the lA-mit, d’après le roman The Honorary Consul de Graham Greene, est présenté dans celles qui restent.Mais ne vous trompez surtout pas de salles.Alors que The Big Chili constitue une belle réussite, Beyond the Limit est un échec.L’action se déroule dans le nord de l’Argentine, près du Paraguay, et réunit un diplomate anglais alcoolique qui fait office de consul, son épouse sud-américaine anciennement prostituée et un jeune médecin.Histoire d’amour et de politique puisque le médecin sera entraîné par un groupe de guérilleros dans un plan pour enlever un diplomate américain.Mais les révolutionnaires, dans leur empressement, commettent une erreur et enlèvent en fait le consul anglais.Amoureux de la même femme, le consul et le médecin s’affronteront et se mesureront au milieu des ten- sions d’un cadre politique où le hasard les a propulsés.Beyond the Limit s’attarde aussi sur la violence de l’armée dans un régime oppressif.Mais en fait cette réalisation du Britannique John Mackenzie reste presque constamment terne et sans relief.Et cela est d’autant plus accablant que le roman de Graham Greene offrait une matière richement dramatique.Ce long métrage de Mackenzie n’a donc aucunement l’impact de son film précédent, The Long Good Friday.Les dialogues sont souvent pourris, l’intérêt reste péniblement anecdotique el les comédiens, Michael Gaine, Richard Gere, Bob Hoskins et Elpidia Carrillo, restent, eux, en deçà de leur rôle, même si Michael Caine offre la meilleure performance.“ PUISSANT.*’ -Janet Maelin, N.Y.TIMES “INTRIGUANT,” — SUNDAY TIMES, LONDRES ‘ ‘ SURPRENANT.* * DAILY MAIL, LONDRES avec JUDY DAVIS • RICHARD MOIR un fUm de PHILLIP NOYCE 12.30, 2.20, 4.10, 6.00, 7.50, 9.40.SAM.DERNIER PROGRAMME: 11.30.698 ST-CATHERIME O 866-6991 MCGILL «Très beau film à voir.IRENE PAPAS est éblouissante» - BON DIMANCHE / Uiunnl Gagliurdi «.Tant de couleurs et sûrement autant de conviction.» — «Satire fantastique.» - DIMANCHE MATIN / Manon Peciel «On ne s’ennuie pas, on va d’une surprise à l’autre.Tout est là.» — /»/: DF.V^OIR / Francine Laurendeau «C’est à voir.Un très beau film.» — RADIO CANADA / Francine Grimaldi «Poésie fantastique.Extravagance insigne.» - Etl.MS A I.ECRAN «REMARQUABLE» — I.'HCMANITÉ / E.M.«L’oreille et l’oeil comblés: voilà le beau cadeau de GABRIEL GARCIA MARQUEZ et de RUY GUERRA, de l’auteur et du réalisateur de ERENDIRA» — I.HCMANIIÉ / C.Sarlinino «IRENE PAPAS domine le film de sa présence altière» — LE .MAIIN / MUhcl Pervz «ERENDIRA un film poétique» - LA DERNIERE H El RE / APS «RUY GUERRA impose cet imaginaire avec une conviction formidable» — LE NOI A El.OHSERVATEl R / MUhii Madon- «Une oeuvre exubérante et fascinante» — LYON MATIN / APS DIMA FILM présente L'incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa Grand-Mère diabolique IRENE PAPAS - CLAUDIA GHANA - MICHAEL LONSDALE RUFUS - Réalisation; RUY GUERRA Scénario: GABRIEL GARCIA MARQUEZ Prix Nobel 1982 35 MILTON 842-8053 SAMEDI A DIMANCHE: 1.30, 3.30, 5.30, 7.30, 0.30.SEMAINE: 7.30 t 0.30.lin f iliTi (!(' CARLOS SAURA CARMEN avec ANTONIO CADES & LAURA DEL SOL CREIYIAZIE ST-DENIS.CREMAZIE 38842)0 9am.Dim.: 1.30.3:30, S:30, 7:30, 0:30.Lun.su Jeu.: 7:30, 0:30 PEMÊ.MALO ptusenie .une intrigue bouleversante et / sensuelle avec ^ ISABELLE ADJANI @1 BERRI 4 ST-DENIS-STE-CATHHINE 2B8-211S Un bijou de film, très drôle, plein de pudeur et d’intelligence; une eau de jouveance, une très bonne comédie, brillante et beaucoup plus profonde qu'elle n’en a l’air.Jutra a réalisé un film de grande qualité technique et dramatique.> Louis-Guy Lemieux Le Soleil ?000 0000 0000 0000 0 00 O OOÛQ QODOQO oooo DQO 0 0000 OOüO 0000 VF ' BY DESIGN" UN FILM DE CLAUDE JUTRAS 2e film à chaque ciné: “Laure” CHAmPLAin 2 I (bk LONGUEUIL 2 STE-CATHERINE-PAPINEAU S24-t68S PLACELONIkJEUIL 679-74S1 Être homme me semble banal.ËMre lémme me paraît extraordinaire.François rnilfaiil A voir de loiile urgence c’esi le ’ ; fie l’inlelligence.F.(iaslollior.I.rs oclios iinfilnid,! François Truffaut ; .’.i ¦ 'U' "l I plus J-L / Fanny Trintignant / Ardant ' VIVEMENT DIMANCHE! Sam.Dim.: 12:30, 2:45, 4:50, 7:00, 9:1 Lun.au jeu.: 7:00, 9:15.BHiMIIJtl— BEAUaiENPIES D'imviLlE Ut-MéO 92 Le Devoir, samedi 8 octobre 1983 21 CULTURE ET SOCIETE Un film délicieusement spirituel par Francine Laurendeau Envers et contre tous de l’innocence de son patron accusé d’un double meurtre, l’audacieuse Barbara va se lancer dans une enquête périlleuse où elle risquera plus d’une fois sa peau.Mais même si la vie n’est pas un roman, comme le fait remarquer un des policiers, le courage et l’amour finiront par triompher.Vivement dimanche ! a beau être adapté d’un policier où un meurtre n’attend pas l’autre {The Long Saturday Night, de Charles Williams), c’est avant tout un film délicieusement spirituel.Car se démarquant des cinéastes qui ont puisé dans le roman noir, de Marcel Carné à Jean-Jacques Beneix, François Truffaut a décidé de ne pas faire un film noir.Je n’ai pas lu Williams, mais il est évident que le travail d’adaptation, signé François Truffaut, Suzanne Schiffman et Jean Aurel a dû être considérable.Nous ne sommes plus en Amérique mais dans une petite ville du midi de la France où la lecture quotidienne du Provençal alimente les ragots.Barbara % Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant dans «Vivement dimanche !» de Truffaut Becker (Fanny Ardant) est l’unique secrétaire de l’agence immobilière distraitement dirigée poar Julien Vercel (Jean-Louis Trintignant).Lorsque s’enclenche le drame, J ulien, mal marié, tente d’oublier ses déboires conjugaux en chassant le canard.Divorcée et bien dans sa peau, Barbara fait partie, dans ses loisirs, d’une troupe d’amateurs qui répète Le Roi s'amuse et prend un visible plaisir à dépoussiérer les alexandrins du père Hugo.Je me garderai bien de désamorcer cette comédie policière en vous en dévoilant les ressorts.Certes, l’intrigue Orchestre de chambre McGill Chef d’orchestre ALEXANDER BROTT Soliste MAURICE ANDRÉ “le Roi des Trompettes” WAGNER ALBINONI "Siegfried Idyll” Concerto pour trompette en re mineur, opus 9 no 2 BEETHOVEN Symphonie no 8 Opus 93 en fa majeur Billets en vente dès maintenant à la Place des Arts HAYDN Concerto pour trompette en mi bémol $18-$16-$14-$12.50 Lundi soir, 31 octobre, 20h30 cAd I [- Sur tout billet WILfRID-PELLFTIER fÆt m'onun, deo.rss IIILALMv.i titro l’I ¦\( I OIS -NK 1 S l itIK hfts H I.' 1 1.' à titre de redevance à la Place, des Arts.L'OPERA pE/V\ONTR£^ A/IANON (chanté en français) Dans le rôle-titre.l'Interprète mémorable de Violetta de La Travlata h l'Opéra de Montréal, en |uln 1981 Diana Soviero |ohn Fowier • GIno Quilico Yoland Cuérard • Paul Trépanler • Bruno Laplante Christiane Cuénette • Michèle Gaudreau Christine Lemelln • Claude Létourneau Chef d'orchestre; Pierre Hétu Mise en scène; james Lucas • Décors; David Mitchell Maître des choeurs; René Lacourse Orchestre symphonique de Montréal 4, 7, 10, 15, 19,11 es 15 octobre 1981 l'Opéra de Montréal esr membre de l'Atsoclatlon des Directeurs de Théâtre Billets; Il $, 15 S, 10 5,2 I 5, 28 », 30 ».33 ».35 » Rideau: 20 heures précises cfh Salle Wilfrid-Pelletier Place deîs Arts (luit h.’i's ‘.il-1 842 2112 ¦ HftîfVrtiv iMt.•(),/!) $ , .'.tii 11 iiit hilli't (J( ' I lins f.1»‘ b $ est astucieusement construite et rondement menée.Mais les dialogues sont d’une intelligence et d'une drôlerie qui enchantent.fit chaque fois que l’action semble traîner, un incident cocasse ou franchement absurde vient nous rappeler que l’auteur et ses interprètes ne se prennent surtout pas au sérieux.L’apparition de ce réfugié albanais aui vient, à 11 h du soir, demander l’asile politique dans un commissariat de province, ou de cette candidate secrétaire qui dédaigne la sténo et tape avec un seul doigt, sont des moments d’une irrésistible loufoquerie.Les comédiens sont excellents, même les plus petits rôles sont joués avec finesse.On connaissait la subtile ironie de Jean-Louis Trintignant.Mais la surprise de Vivement dimanche c’est Fanny Ardant.Cette comé- dienne formée au théâtre, dont la carrière cinématographique toute récente est déjà prestigieuse, excelle dans la tragédie, dans la passion, nous le savions au moins depuis La Femme d'à côté, de François Truffaut, La Vie est un roman, d'Alain Resnais, et l’admirable Ben-venuta, d’André Delvaux.Or, elle exploite ici un autre registre.Vive, malicieuse, son esprit inventif toujours sur la brèche, souvent naïve mais jamais sotte, se trompant parfois mais avec humour, elle fait de Barbara un personnage sympathique et amusant, tout le contraire de la ravissante idiote que nous ont inlassablement proposée 50 ans de cinéma.Et comme c’est elle qui, agissant sur les êtres et les événements, incarne l’élément actif dans ce couple improvisé où Jean-Louis Trintignant tient un rôle passif.on pourrait dire, si ce mot n’était si mal perçu, que Vivement dimanche ! est un film féministe où Fanny Ardant se révèle une grande actrice comique, de Ta trempe de Katharine Hepburn dans les meilleurs George Cukor, Howard Hawks ou Frank Capra, la Katharine Hepburn de l’âge d'or de la cornue américaine.(Et ceux qui admirent comme moi cette superbe comédienne ont tôt fait d'oublier les apitoiements séniles d'On a Golden Pond .) D’ailleurs Vivement dimanche ! est un hommage à ce cinéma, depuis la première image de ce film en noir et blanc, où Fanny Ardant marche sur le trottoir, d’un pas alerte, vêtue d’un tailleur aux épaules carrées et à la taille cintrée, un petit chien trottinant à ses cotés.On se croirait dans un film américain des années 50.La photographie de Nestor Almendros, les éclairages, les décors, sont parsemés d’autant de rappels, que ce soit ce store vénitien, cette vieille machine à écrire, ou ce haut de porte en verre dépoli, attribut indispensable de toute agence de détectives, où on s’attend à voir se rofiler la silhouette de umphrey Bogart.Mais je ne voudrais pas éloigner d’un film aussi universellement séduisant ceux à qui ces références ne diraient rien.Vivement dimanche ! n’est pas réservé aux seuls habitués des cinémathèques.C’est une comédie plus fantaisiste que policière, un film dont chaque plan respire le bonheur de tourner, de jouer, le bonheur de faire du cinéma.Au Dauphin.B' Musique et danse pour tous Réunies pour la première fois sur une même affiche, trois institutions culturelles montré-laises ont décidé de rejoindre le public quand et là où il est le plus concentré, soit les fins de semaine dans les centres commerciaux.Du 13 octobre au 5 novembre, les jeudis, vendredis et samedis, des membres de l’Orchestre symphonique de Montréal, des Grands BaUets canadiens et de la troupe folklorique Les Sortilèges se produiront successivement dans des centres commerciaux à Pointe-Claire, Anjou, l.aval et Saint-Bruno.Pour tenir compte de la bougeotte particulière d’un tel public, le programme prévoit que chaque spectacle, présenté par l’animateur Winston McQuade, ne dépassera pas une vin^aine de minutes.Les jeudis et vendredis, ce sera entre 18 h et 20 h, le samedi entre 12 h et 14 h.De plus, les artistes de roSM, des GBC et des Sortilèges ne se produiront pas en simple alternance mais seront présents chaque jour que durera ce projet culturel subventionné par le Conseil du Maurier des arts d’inter- prétation.Les organisateurs ont tenu à choisir un répertoire à la fois traditionnel, léger et accessible, ont-ils précisé cette semaine en conférence de presse.Formant en chaque endroit un quatuor différent, des musiciens de l’OSM exécuteront des oeuvres résolument classiques de Mozart, Beethoven et Rimsky-Kor-sakov mais aussi des airs comme le Pineapple Rag, de Scott Joplin, des mélodies tziganes et un pot-pourri de chansons de Gilles Vigneault.Les deux dernières fins de semaine, à Laval et Saint-Bruno respectivement, on pourra entendre quatre membres de la famille Moi-san jouer de quatre clarinettes et — “du jamais vu ni entendu ici”, dit-on au service des relations publiques de roSM — trois trombones et un tuba dans des arrangements d’oeuvres de Fresco-baldi, Bach, Gabrieli et Haydn.Du côté des Grands Ballets canadiens, à cause de leur tournée d’automne à Toronto et dans l’Ouest, les danseurs professionnels ne seront là que les deux premiers week-ends, à Pointe-Claire et Anjou.Les deux derniers, des étudiants de niveau pré-professionnel (âgés de 15 à 20 ans environ, aspirants à la troupe des GBC) feront les frais des spectacles.A chaque occasion, on compte sur une quinzaine de danseurs.Ils danseront notamment des Pas de Deux, extraits de Casse-Noisette, musique de Tchaikovsky, et de Tarn Ti Delam, musique de Vigneault.Egalement, Bal des Cadets et Incohérence, des chorégraphies de David Li-chine et Fernand Nault.Quant aux Sortilèges, ils inteipréteront les jeudi et samedi un répertoire québécoi.s (Gaspésie, Ile-aux-Coudres et autres régions).Le vendredi, ce sera le volet international avec des danses de Roumanie, de Russie, de ¦Yougoslavie et de Turquie.Roue doudoue Boicet Répondre aux enfants Suite de la page 19 que l’enfant pense lui-même du sujet ou du problème avant de répondre.Par un tel comportement positif, nous susciterons chez nos enfants un esprit de curiosité et de recherche, contribuant directement au développement de son intelligence.Conçu pour donner confiance aux parents dans leurs propres réponses et pour « déceler les arrière-pensées qui peuvent se dissimuler derrière bien des questions », ce petit instrument pédagogique contribue à la préparation des enfants pour affronter les réalités de la vie quotidienne.REGGAE danse Party Ce soir à dimanche avec New Horizons La voix du BLUES La plus puissante su monde BIG MAMA THORNTON 11-16 octobre 286 Ste-Calherine ouest.Métro Place des Arts 861-0657 — 875-6795 I 3 50 SAISON • 50’ SAISON • 50 SAISON • 50' SAISON ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles dutoit Li;s (ÎRANDS ( ON( I K I.S 11-12 (K TOBRi; Mardi, mercrtdl CHARLES DUTOIT JAMES GALWAY, flûte MARKEVITCH Icare MOZART Concerto pour flûte no 1.K 313 WAGNER Extraits pour orchestre de Der Ring des Nibelungen" Commandita da La Qaranlla, Compagnit d'Atiuranct da l'Amérlqua du Nord BILLETS 6 $ 12 ie 24 17-1H()( lOIlRi; 24-26 ()( rOHRl Lundi, marcradi CHARLES DUTOIT RICHARD ROBERTS, violon LE TOUR DU MONDE DE L'OSM La Sérénadt concarltnta d Adaskin L duverture Poêla al paysan de Von Suppé La Chasstur maudit, poème symphonique de Franck, les Dansai populairts roumalnas de Bartôk le Concarto pour violon de Glazounov.une Ouvartura de Verdi et autres HILLETS 21 S l i s (.RANDS ( ()N( I R IS Lundi, mardi CHARLES DUTOIT PINCHAS ZUKERMAN.violon WEBERN Six pièces pour orchestre, opus 6 MAHLER Symphonie no 10 — Adagio BRAHMS Concerto pour violon Commandita da Sun Lift du Canada BILLETS St 12.18 24 M S ( ()N( KRIS AIR ( ANADA A compter de 19 heures, les soirs de concert.100 billets seront otierts è 5 $ si disponibles r> Salle Wilfrid-Pelletier ' ' ’ ’ U U Place des Arts ¦ ^V,tï,''ii,'i'i.i.’,.•1» ti -(It hillrl lit' r>lti'> lit' I.f Ihéâire demise-pelleNer et spbcdici inc.|1lL'SVIllClll LE Mil Al Kl DE LA VIL DI HKUXI 111 S iliins LE JEU DU MÉDECIN MALGRÉ LUI lie Jliun-Baptistc Poquelin, dit MOLII’RL Mise en scene d’HERBF.RT ROLLAND REPRESENTATIONS SPECIALES! 14 et 15 OCTOBRE 20 h 30M "Le Jeu du Médecin Maigre lui: un Mciliere |ietaiu de santé et dont la mise en scene restitue littéralement la bondissanle iihikisoplne de l'existence" LE SOIR, deecmhie 1982 A\cc la parlicipalion do l'OIlkT dos lournces dti Canada cl laCoinnuinaulo tfanv aiNc dC H* Direclion artistique: Jean-Luc Bastien ¦>'.">¦ ¦ la nouvelle compagnie Ihéâfrale « 4353.ste-cctherlne est montrécl HIV 1Y2 250"09/4 Plus compétents pour Suider Intégration scolaire Nouveaux programmes Ordinateur Stress professionnel Drop-outs Suicide d’adolescents Drogue et alcool Inceste, Etc.XXIe congrès "Conseil du Québec de l'enfance Exceptionnelle" .ÛD.QD eqee Le Congrès pour les intervenants auprès des jeunes en difficulté.4-5-6 Novembre Le Reine Elizabeth Montréal Renseignez-vous! (514)842-5485 La Mutuelle du Canada présente Vous êtes invités à une exposition de 50 peintures de William Kurelek, un des plus importants peintres canadiens.Cette remarquable exposition itinérante nationale, qui s'étale sur une période de deux ans.est parrainée par La Mutuelle du Canada.MUSÉE MeCORD Exposition en cours jusqu’au 16 octobre 1983.LIEU Université McGill.600.rue Sherbrooke ouest HEURES D'OUVERTURE de 11 h A 17 h.du mercredi au dimanche inclusivement Le Devoir, samedi 8 octobre 1983 CULTURE ET SOCIETE Le Buto et la danse pour enfants par Suzanne Asselin Min Tanaka avail attiré une foule monstre il y a trois ans.Pourtant, le danseur japonais n'avait m déeors, ni tam-bours, ni trompettes.I/homrne.seul avec son corps, un corps nu dont il contrôlait le moindre muscle, fai.sait fureur Ces jours derniers, sous un soleil éclatant, Jocelyne Montpelit, une disciple de Tanaka, répétait le meme rituel du Hulo, cette fois sur le toit de gravier d’un édifice commercial de la rue Saint-Laurent.Bien [)eu de gens le savaient.I.Monlpelit a fait un saut à Montreal (après des performances d’un mois à New 'Vork) avant de retourner au Japon cette semaine pour rejoindre Tanaka et son groupe issu du Body Weather Laboratory.Cette performance mérite ([u’on s’y arrête puisque la danseuse souhaite revenir très bientôt à Montréal pour former un groupe de danse Buto.Ce courant e.st né vers le début des années 70 avec llizicala Tatsume, un danseur en rébellion contre les danses cla.ssique et moderne originaires de l’Occident, et les traditions japonaises séculaires exprimées dans le Kabuki et le théâtre Noh.Le Buto, ou «danse de la noirceur», est aussi une révolte m.spirée d’Hiroshima.Certaines personnes comme l’auteiire de ces lignes y trouvent parfois une certaine sensualité, mais là n’est pas le but de J.Mont- %, Une scène du spectacle «Emu, émue» présenté à l'Atelier continu petit.Malgré le sérieux de .son art, Jocelyne Montpetit a été interdite à rUniver,sité du Québec (pas par le département de la danse) tout simplement parce qu’elle danse nue.Il y a un monde entre la danse de Montpetit et celle des danseuses de club — et je ne porte ici aucun jugement négatif.Montpetit peinture son corps d’un maquillage couleur de terre afin de mettre ses muscles en évidence.Le cou et la tête enduits de ma- Collection Suite de la page 24 autres font découvrir des oeuvres moins connues, les Trios de (’hopin et de Smetana (6570 9‘20) et les Quatuors de Dvorak (6570 886), avec l’altiste Waller Tram-pler.Ces interprétations sont extraordinairement vivantes et raffinées.À mon avis, le clou de la collection « Miisica da Camera » est l’inlégrale-des oeuvres pour quatuor à cordes d’Anton Webern.Une interprétation passionnée et expressive qui efface complètement les images d’un Webern asgétique et désincarné.De 1905 à 1938, cinq échantillons de l’évolution du langage de '.Vcbern qui va de la tonalité au sérialisme.Sur une note un peu plus légère, dans le genre « musique insouciante », il y a le Nonet ou Nonetto (et non pas Nonette, comme on l’écrit sur la pochette), op.31 de Louis Spohr (6570 882), composé, comme son litre l’indique, pour neuf instruments.11 y a encore les admirables Bâf^atellesde Dvorak (6570 918) qui font appel à deux violons, un violoncelle et, fait plutôt rare, à un harmonium.quillage blanc finissent par enlever toute identité à ce corps qui se meut avec une lenteur de tortue.Pendant 40 minutes, la danseuse bouge à peine d’un demi-mètre.Une pulsion intérieure rayonne sa puissance sur toutes les surfaces du corps.L’Occident s’est toujours concentré sur le devant et le dos tandis que l’Orient s’intéresse à tout ce qui est situé entre ces deux points.«.l’ait fait quatre années de danse classique, puis j’ai étudié chez Étienne Decroux pour ensuite me joindre aux mimes Omnibus du Québec, explique Jocelyne Montpetit.Lorsque j’ai vu Tanaka à Montréal, ç’a été un choc et j’ai senti que mon corps avait toujours menti.C’est alors que j’ai commencé à m’inté-re.sser à cette danse naturelle, authentique, sans artifices.» Les mouvements sont naturellement contrôlés, coulants et continus.Le spectateur peut s’imaginer une sculpture qui prend vie, ce qui aurait sûrement fait le bonheur de Michel-Ange, Ses yeux fermés semblaient trembler et pétiller dans le doux soleil automnal.Même ce petit chien qu’une specta- LE DEVOIR LES FILMS RENE MkLO f /f vf/f ff / 600 f vz' /a^ yt ff f/ffVvt v/fy [ InQMAR BmQNAn 1 f^MY AlEXATIDRE /f yffff /fy .z /i ffff' riff- • '/i ¦ Le concours débute le 27 septembre pour se terminer le 8 octobre inclusivement ¦ Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible aux bureaux des Films René Malo ¦ La valeur des prix offerts est d’environ $2,724.00 «FANNY ET ALEXANDRE» a/s CIEL mt 98 5 89 ouest, St-Charles Longueuil, Que J4H tC5 Code postal.tnce n’a pu retenir à temps a paru sidéré par son propre jappement, devant l’évidente concentration de J.Montpetit.Ce corps pourtant perméable à l’environnement (elle danse dans toutes sortes d’endroits publics) paraissait inattaquable, inviolable.Le mouvement à fleur de peau était l’aboutissement de cette petite danse intérieure, absente à l’oeil nu, mais omnipré.sente à l’orifice de chaque pore de peau.Une apparente simplicité qui est le résultat d’un travail constant d’environ 10 heures par jour.* * If Danse-théâtre pour enfants avec Tournifolie — Il exis-tepeu de compagnies de danse pour enfants.La compagnie Tournifolie fondée par Micheline Vézina il y a une couple d’années a acquis le staut de troupe professionnelle et commence à prouver qu’il y a tout un travail de défrichement à faire dans ce domaine.Son cinquième nouveau spectacle, présenté à l’Atelier Continu (1200 rue Laurier est), le prouve.Il est conçu pour les enfants de .six ans et plus, mais à en juger par les commentaires de certains d’entre eux, noyés dans une mer d’adultes lors de la premièere de mardi soir, certains ne comprenaient pas le titre du spectacle intitulé Ému, Émue.Pendant cette heure, les enfants n’ont pas vraiment réagi aux mots de la bande sonore (très bien rendue par Jérémie Boudreau), mais plutôt à la stimulation visuelle et tactile qui préoccupe la conceptrice, Micheline Vézina.Peut-être à cause du trop grand nombre de parents dans la salle, elle n’a pas réussi à provoquer les enfants à qui elle essayait de tirer les mots de la bouche, lors de sa brève séance d’animation qui vient un peu lard dans le s-pectacle.Mais l’ensemble est bien conçu.Les décors sont soignés et colorés de même que les costumes qui répondent au concept même du spectacle, celui de visualiser les émotions en les reliant à différentes textures.À litre d’exemple, la sérénité est traduite par une texture plumeuse et poudreuse.La danseuse s’exprime par des mouvements doux et coulants illustrant celle émotion.Bien que les quatre danseuses n’affichent pas un curriculum très impressionnant, Mme Vézina leur donne une formation spéciale avec la seule subvention du ministère des Affaires culturelles du Québec.Son approche au mouvement s’inspire du chorégraphe américain Nikolais.Ainsi, chaque texture s’exprime par une énergie, une forme, une ligne, un rythme, un espace et une cinétique qui lui est propre.Le spectacle est composé d’une quinzaine de chorégraphies dont la longueur varie de 30 secondes à six minutes.Micheline Vézina a fait un très bon choix musical, qui va des extraits musicaux de Philip Glass aux fragments de jazz, sans oublier les cris d’animaux.Les écoles primaires ne devraient pas se passer d’un spectacle aussi enrichius-sanl.Pour l’instant, Tournifolie se produit jusqu’au 10 octobre.Aujourd’hui, spectacle à 13 h 30.Demain une supplémentaire à 15 h 30.Lundi à 15 h 30.Le Spectrum en fête par Mireille Simard P en s E que les gens ne réa-// I lisent pas la chance qu’ils ont à a' ^ Montréal en termes de qualité de salle ! s’exclame André Ménard.À New York, j’ai vu des shows dans des clubs minables où il faut payer $15 pour entrer et où on entend pas la moitié des musiciens.Sans compter la pression du service! » André Ménard revient de New York où il a passé son temps à courir IM clubs, à la recherche de groupes latins i produire, une fois par mois au Spectrum, la salle qu’il possède en compagnie d’Alain Simard et de Daniel Harvey, ses deux associés.Le Spectrum, c’est le bébé de ces trois mousquetaires qui dirigent aussi Spectra-Scène,.Spectel-Vidéo et le Festival international de jazz, trois compagnies-soeurs indépendantes les unes des autres.Depuis un an, la salle polyvalente et intermédiaire de Montréal, située au confluent des cultures anglophone et francophone qui se voisinent sans se parler, a rempli ses promesses: offrir aux Montréalais une salle polyvalente et équipée pour l’enregistrement de shows télévisés.Du hard punk-rock aux compositeurs-interprètes québécois, du Lautrec 83aux grands du jazz, la salle se fait un devoir de produire de tout pour tous, sans discrimination musicale d’aucune sorte.Certains soirs, l'allure est au cuir noir et à d’autres, aux gentils étudiants sages.Une seule constante: la diversité.Pour fêter celte première année sans faillite et sans bruyantes demandes de subventions, le Spectrum offre à sa distinguée clientèle une programmation Festival premier anniversaire qui débute demain avec John Mayal et Canned Heat et se poursuit jusqu’au 17 octobre avec des manifestations aussi disparates que Jean-Luc Ponty, un groupe reggae et Lucien Francoeur.De quoi faire hurler les puristes musicaux de tout acabit! Mais justement, André Ménard cherche à diversifier encore plus la production de la salle de la rue Sainte-Catherine, et surtout à l’asseoir davantage comme studio d’enregistrement, un emploi pour lequel elle est sous-utilisée.Heureusement, l’enregistrement du show five du groupe The Police, cet été au Spectrum, a doté la salle d’une crédibilité qu’aucune campagne de relations publiques n’aurait été en mesure de fabriquer.Déjà, André Ménard parle d’un gros, gros show, « de l’ampleur de celui de The Police » qui pourrait y être enregistré en novembre.En bon homme d’affaires, il refuse toutefois de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir.signée! Spectel-Vidéo, c’est la compagnie qui trône au Spectrum, le principal producteur de spectacles de ce grand studio 24 • pistes.Daniel Harvey parle avec passion des shows enregistrés par la compagnie et qui sont vendus de par le vaste monde, de l’Europe jusqu’à l’Australie.Il parle aussi de l’extraordinaire défi à relever lorsqu’il s’agit de diffuser en direct un spectacle, comme ceux réalisés pour le compte de Premier Choix.Le vent dans les voiles, le Spectrum les a indubitablement : mais il faut dire que les organisateurs y ont mis le paquet.Des aménagements de $400,000, des écrans vidéos qui diffusent, plus grande que nature, la musique des grands artistes de ce monde et même des spectacles à peu de frais qui attirent un public avide de nouveautés à Ixm compte.À tous les coups, le Spectrum est gagnant.Mais pourquoi une telle diversité d’activités, pourquoi ces associations avec différents médias et commanditaires?« Parce que, répond André Ménard, tu ne peux plus compter aujourd’hui sur l’intérêt du public et la vente des billets pour que ça marche.Il faut mettre le plus de facteurs positifs ensemble, le plus d’énergie disponible, pour réussir à produire de grands événements qui arrivent à être rentables.» Chez les dirigeants du Spectrum, on a compris que l’heure est à l’association multi-mée chanteur à la voix de fer (dans Mauvaise mine et Shefferville, le dernier train, notamment! ) s’est fait un devoir de divertir ses fans, sans pour autant en mettre trop.« L’humour, disait il récemment en entrevue, doit rester un cadeau, pas une habitude.Je suis d’abord et avant tout un auteur-compositeur-inter-prète.» Auteur-compositeur-mter-prête, Michel Rivard l’est indubitablement.Jeudi soir, il a prouvé qu’après quatre ans d’absence, il avait toujours sa place au Québec.El une grande et belle place.iKiin^iariiHS»» u$tca Rnttnata mont Concert inaugural de la saison 1983-84 le SAMEDI, 15 octobre 1983 à 17 heures CA THÉDRALE CHRIST CHURCH rues Ste-Catherine et Université MOZART, DEBUSSY, BARNES, RAVEL Robert Langevin, flûte Luis Grinhauz, violon Michael Dumouchel, clarinette Myriam Pellerin, violon Berta (Rosenohl-Grinhauz), piano Robert Verebes, alto Nathalie Teevin, harpe Marcel Saint-Cyr, violoncelle ENTRÉE; $5.00 — abonnement pour 6 concerts; $25.00 Etudiants, âge d'or; $3.00 — abonnement pour 6 concerts; $15.00 Renseignements; 482-4629 Atelier d’écriture journalistique offert par le Loisir littéraire du Québec, au 1415, rue Jarry est.374-4700 postes 405 et 407.¦ Le café Koomkoom présente « Les fantaisies de la TNM Suite de la page 15 « Il ne faut plus que je songe à faire des comédies, si les Tartuffe ont l’avantage », écrivait Molière à Louis XIV en 1667 alors que la première version de son Tartuffe ou l’hypocrite était interdite depuis 1664 (mais jouée dans certains salons).Il devait modifier la pièce, enlever à Tartuffe le « collet » du prêtre, en faire un homme du siècle, un janséniste ordinaire, l’appeler Pa-nulphe un temps, puis faire triompher en 1669 Tartuffe ou l’imposteur, comédie en cinq actes en vers, qui sera sa pièce la plus jouée, 77 fois de son vivant alors qu’il tenait le rôle d’Orgon, puis jouée et rejouée, surchargée, défigurée comme un monument du répertoire.D’un point de vue, Jouvet, avec le comédien Fernand Ledoux, en a fait un pauvre pécheur catholique meurtri, ce qui restreignait la portée de l’oeuvre ; d’un autre, Plan-chon, avec Michel Auclair, a élargi l’affrontement entre l’homme qui découvre le commerce possible de la morale chrétienne et celui (Or-gon) qui voit s’effondrer ainsi ses raisons de vivre, et dont le coeur faible sera enclin à se cacher la réahté.« C’est un peu l’univers de Chaplin, me suggère Rei-chenbach, sous l’apparence comique de la situation, que je ne pousse pas au burlesque pour ne pas évacuer le tragique, il y a le drame terrible d’Orgon qui est sous-jacent, son opportunisme l’a coincé, il est près d’être jeté à la Bastille par celui qu’il a armé de ses « bontés trop peu sages », et ééuvé par le Roi, il ira aussi vite « à ses pieds » se prosterner ».Henri Norbert était le premier Tartuffe du TNM en 1953, dans la mise en scène de Gascon.Il campait un dévêt confit, en graisse et en sueurs, dont l’aigreur était le moteur comique.Reichen-bach propose un Tartuffe qui, joue par Normand Chouinard, est carrément plus jeune, en santé, pratiquement un aventurier.Son Orgon est Luc Durand, l’un de nos comédiens classiques les plus souples.?Casser ainsi la glace avec Tartuffe n’est pas fortuit.On peut y voir, quoique Olivier Reichenbach ne tient pas à ressasser le passé récent du TNM et l’affaire Gervais-Ro ux, une espèce de point final à cette crise qui a ébranlé la ééépagnie au printemps 1982 alors que M.Roux dénonçait les velléités d’ingérence des administrateurs dans la direction artistique du TNM.Reichenbach était alors intervenu pour défendre l’indépendance du directeur au La surprise de la saison.Il faut voir absolument cet essai théâtral.Un spectacle fascinateur.étonnant, moderne.Robert Lévesque — Le Devoir C’est l’étonnement total et général.un spectacle haut en couleur.c’est à voir.Francine Grimaldi, CBF Bonjour “Une suite de tableaux évocateurs.une action scénique neuve.un travail rigoureux et généreux” Jean-Pierre Bonhomme — La Presse TESSIMAGJNADŒ Présente: "La Dernière Heure d'Harriam Fish" Jusqu’au 15 octobre résérvations: 845-7277 1^ RT1100 avenue des Pins est [SS] Sherbrooke, autobus 144 le théâtre DU NOUVEAU MONDE EN COLLABORATION AVEC ^sso^ présente NORMAND CHOUINARD LUC DÜRAND dans Tkrtuîîe ÏÏi 861-0563 O’KgEFE .IM/ • l*Hl si f W .A( M\'l.a .At, Il \ I.f • A l.\ Ml 1)1 l \\1 tnm DIRECTION ARTISTIQUE OLIVIER REICHENBACH LE THÉÂTRE QUI DIVERTIT! 84, RUE STE-CATHERINE OUEST nom de la liberté créatrice.Entreprendre son mandat avec Molière était une priorité, affirme Reichenbach.C’est l’auteur de « l’heureux compromis », dit-il, où l’on instruit en divertissant, et c’est à cette enseigne qu’il entend ramener le TNM.« J’entends donner au TNM un style, une qualité qui fera en sorte que le public, y venant, sera assuré de ne pas s’y emmerder.Et divertir, tel que nous l’entendons, ne signifie pas présenter un théâtre inoffensif, léger.Il s’agit d’offrir de la vie sur scène, quelque chose qui va surprendre, offrir au public ce qu’il désire confusément.» « Le TNM a hésité dans le temps à jouer le rôle de la grande compagnie de théâtre, un rôle qui lui revient.Je crois que devant les difficultés financières que ça implique, Jean-Louis Roux n’a pas voulu faire porter le coût de l’inflation sur le public en augmentant le prix des billets.Il est évident que la redéfinition de la vocation unique du TNM implique un soutien solide du côté des subventions.» « Il faut que ce soit le TNM qui offre aux Québécois les grands textes de théâtre.En fait, j’imagine que le TNM devrait être au Canada français ce que Stratford peut représenter pour le Canada anglais.Nous sommes au Québec la maison de théâtre qui peut jouer ce rôle, et si je n’arrive pas à cela, je crois que je n’aurai rien bâti.» Une des premières étapes en ce sens, pour Reichenbach, c’est la constitution d’une troupe permanente.Déjà cette année, sept comédiens ont signé un contrat de permanence.« Si on veut avancer, progresser dans notre pratique, il faut absolument créer un milieu de travail avec des gens pour qui la priorité est le théâtre.Il faut pouvoir faire venir des metteurs en scène étrangers, il faut que la troupe voyage, que la compagnie, avec ses créateurs, acquière son style et donne confiance à un public, sûr de trouver une rigueur artistique constante.» L’an dernier, la vente des abonnements au TNM avait chuté de moitié.Cette année, cette baisse se maintient.Et Reichenbach, qui n’essaie pas de défendre les fours catastrophiques de Couples: un combat singulier, La Statue de fer et Le Tir à blanc qui, en ligne, ont failli jeter la compagnie au trottoir, s’engage à prouver que le TNM peut remonter cette pente.« Je serai satisfait lorsque durant trois saisons d’affilée on obtiendra 85 % et plus de moyenne d’assistance.» Reichenbach lève légèrement le voile sur sa seconde saison, celle de 1984-85, pour confirmer au DEVOIR le virage entrepris qui fera du TNM d’abord et avant tout « la maison du grand théâtre classique et moderne ».Sur les cinq spectacles qui seront à l’affiche, trois seront des classiques, un sera constitué d’une oeuvre américaine datant de l’a-vant-guerre, et il y aura soit une création, soit une reprise d’un texte québécois.AQUARIUM de MONTRÉAL La Ronde, Ile Sainte-Hélène Ouvert tous les jours de 10h à 1 7h .Stationnement gratuit Renseignement: 872-4656 la fierté à une ville iirr?Quartiers d'hiver Parc Angrignon Renseignement: 872-2815 Ouvert les fins de semaine et les jours fériés 3400 boul.des Trinitaireô la fierté a une ville I I • I I U—1 Un Molière l’année prochaine autant que po.ssible, cela Reichenbach y tient.L’an prochain, il hésite entre mettre en scène L’A vare ou L’École des femmes.Il laisse entendre qu’il y aura aussi un Labiche (« c’est presque un Molière ! ») et sans doute un Shakespeare dont la rumeur veut que ce soit Roméo et Juliette.Quant à la pièce américaine d’avant-guerre, il avance tout au plus qu’il ne s’agit pas d’une oeuvre de O’NeUl.Le théâtre québécois préoccupe Reichenbach, Il veut y consacrer un spectacle par année, mais il semble hésiter entre offrir des créations ou proposer des reprises.Il affirme recevoir « pas mal de textes», mais du nombre, « où il y a beaucoup de scrap », peu de textes, dit-il, « sont prêts pour le TNM ».« Je refuse d’ennuyer le public avec une pièce dont le tir est mal ajusté.» Cependant, le directeur artistique du TNM précise que la création est bien l’aventure la plus excitante au théâtre, et qu’il faudra prendre des risques en ce sens.Quant aux reprises de textes québécois, il semble en voir peu, depuis 20 ans, dont la représentation pourrait dépasser le cadre de la nostalgie ou de l’hommage, deux approches qui le laissent plutôt froid.Pour l’instant, c’est la première saison Reichenbach qui a démarré hier soir, avec Tartuffe et une troupe de comédiens en qui le nouveau directeur du TNM voit « les meilleurs acteurs de la génération montante».Ils joueront cette année Molière et Goldoni {Arlequin, serviteur de deux maîtres), le fameux Amadeus de Shaffer, la version de Cloud Nine de Caryl Churchill, et la « nouvelle » Passion de Juliette, cette pièce de Michelle Allen qui a connu un échec lors de sa création en mai dernier dans une mise en scène de l’auteur, et qui sera mise en scène par Yves Desgagnés avec ceux que l’on peut appeler maintenant « les comédiens du TNM », c’est-à-dire Sophie Clément, Christiane Raymond et Mar-kita Boies, Raymond Bouchard, Pierre Chagnon, Luc Durand et Normand Chouinard.Emballé, Reichenbach prédit: « Vous verrez, ce sont les nouveaux grands acteurs du théâtre québécois, » grandeur», spectacle comique sur échasses, à 21 h, au YM WH A de Snowdon, 5480 av.Westbury.,342-0441.¦ Le café-théâtre Quartier-latin
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