Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 27 août 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1917-08-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME VIII—No 201 MONTRÉAL, LUNDI 27 AOUT 1917 DEUX SOUS LE NUMERO 4 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 DO UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION; .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! * * * f « 4 4 4 LE BILL BES SOLDATS LA NOUVELLE CASTE Le comité général c^e la Chambre a refusé de restreindre à ceux des soldats du corps expéditionnaire qui ont habité le Canada le droit de suffrage.Résultat pratique: .un certain nombre de soldats qui habitaient les Etats-Unis et qui sont venus s’enrôler dans l’armée canadienne sans faire au pays d'autre séjour que celui nécessaire pour leur enrôlement, d’autres, paraît-il, qui, d’Angleterre, ont été versés directement dans les cadres de l’armée canadienne sans jamais mettre le pied au pays, auront le droit de suffrage aux prochaines élections.Les affaires du Canada seront jugées, et en partie décidées, par des hommes qui n'en connaissent absolument rien, qui sont dans l’impossibilité absolue de s’en former une opinion raisonnée.Cela est tout à fait conforme à l’ensemble du projet qui confère le droit de suffrage à tous les membres du corps expéditionnaire, sans se préoccuper de léur âge ou de leur sexe, sans qu’ils puissent connaître de façon un peu convenable la situation où ils seront appelés à intervenir, ni les querelles qu’il leur faudra départager.Du Canada en effet qu’est-ce qu’ils ont pu savoir pour un grand nombre, depuis leur départ?Qu’est-ce qu’ils sauront au moment où ils déposeront leur suffrage?On prévoit un laps de trente jours entre l’appel nominal et le scrutin.Au Canada l’on ne votera qu’au dernier jour, mais là-bas on votera tout le temps, sans savoir ce qui se passe au pays, alors que la campagne ne fera que commencer.On votera même, semble-t-il parfois, «anç connaître les noms des candidats, sans pouvoir, en tout cas, connaître les conditions exactes de la campagne.On dit bien qu’autant que possible, l’on s’efforcera de faire savoir aux soldats les noms des candidats — mais qu’est-ce que cela leur dira, bien des fois?Qu’est-ce que cela dira surtout aux gens qui n’ont fait que passer au Canada.ou qui n’y ont même jamais mis les pieds?Et voyez-vous la situation du soldat qui devra voter pour le canadidat du gouvernement ou de Yopposition, ou un indépendant, sans savoir qui représentera le gouvernement ou Yopposition, ou {’indépendant ?* *• * Mais cela, Encore une fois, est conforme à l’esprit qui inspire le bill et qu’on retrouve un peu partout.(Nous laissons de côté les calculs que peuvent fonder, sur une élection faite dans de pareilles circonstances, les manipulateurs électoraux).Cet esprit veut que le soldat, du fait seul qu’il est soldat, ait, en dehors de l’armée, des droits qu’on ne songerait jamais à reconnaître à un civil, que tous les autres droits doivent s’abolir devant le sien.L’idée ne serait venue à personne de faire voter des gens dans les conditions où l’on se propose aujourd’hui de faire voter des soldats.On aurait dit: 'Pour qu’un suffrage vaille quelque chose, il faut que celui qui l’émet ait une certaine connaissance des conditions où il l'émet.Ici, pas du tout.On crée une classe d’électeurs spéciaux, et l’on ne paraît pas même penser à ceci, que ce bill risque d'annuler les suffrages de milliers et de milliers d’électeurs canadiens qui seront sur place, qui connaîtront les gens et les choses, et dont le jugement sera contredit par des étrangers qui ne connaissent rien au pays.Ce ne sont que des civils! Entre le civil qui connaît son pays, qui tient au sol par des siècles de souvenir, qui Concentre sur ce sol toutes ses espérances et le soldat qui ne sait rien du Canada, qui n’y reviendra peut-être jamais, la loi ne fera aucune différence.Elle permettra à celui-ci d’annuler la voix de celui-là.* * # Au fond, sous des forme» différentes, avec toute la terminologie juridique en plus, le projet s’inspire de la parole que disait devant nous à Ottawa, le 17 décembre 1914, un brave homme en cheveux gris.Nous étions au théâtre Russell.Le directeur du Devoir avait essayé de prononcer un discours systématiquement interrompu par des soldats en uniforme, qui avaient fini par envahir l’estrade.Le rideau tombé et l’orateur disparu pour empêcher une bagarre, l’un des soldats, debout sur le devant de la scène, menait un tel tapage qu’un spectateur indigné dit à haute voix: Mais la police devrait intervenir!.Le brave homme, figure d’honnête ouvrier passé la cinquantaine, se retourna furieux et clama: Non! monsieur.Tant qu’il porte l’uniforme du roi, on n’a pas d’affaire à lui toucher! Et vous retrouverez cet état d’esprit dans l’impunité qui a tant de fois accueilli les actes des tapageurs militaires, dans l’affolante décision de ce magistrat qui suspend la sentence d’un ancien soldat bigame, et chef de police de sa petite ville par-dessus le marché, et le renvoie tranquillement vivre avec sa femme No 2.Le soldat forme une caste à part.Le soldat est au-dessus du droit commun.Cette idée s’affiche partout.Chez certains, tels les politiciens qui sc scandalisent à l’idée que l’on pourrait suspecter les soldats d’être accessibles aux ordinaires faiblesses humaines, c’est une simple farce ; chez d’autres, c’est plus sérieux, etfon est en train, par calcul ou autrement, d’essayer d’en convaincre le soldat lui-même.C’est besogne dangereuse pour le soldat et pour le pays.On risque de développer ainsi, et concurremment, une caste militaire qui se croira tout permis et une phalange qui aura la haine du soldat.On ne tardera pas à voir les deux se heurter, et peut-être de très brutale façon.Tandis que, si toutes les choses restaient à leur place, — personne ne songerait à refuser au soldat le respect qu’il mérite.Orner HEROUX.A OTTAWA LE PROJET DE COALITION MORT-NÊ ?M.Calder ne se hâte pas de dire oui—La sanc.tion du bill Borden mardi—Le bill du Nord-Canadien.Ottawa, 26 août 1917.Les semaines parlementaires passent.et se ressemblent toutes, en ce qu’elles n'amènent toujours pas la solution de l’imbroglio du premier-ministre.S'unira-t-il ou ne s'unira-t-il pds ?That is the question, et la solution ne s’en présente pas vite.Voilà des mois que le pays est dans l’incertitude, et depuis près de huit jours, on attend puérilement une dépêche de vingt-cinq s,ous que (loi i recevoir M.B or de n et moyennant laquelle l’univers apprendra si M.Calder embarque ou s il n'embar-quo pas, cl si le gouvernement du Canada se trouvera mieux, ou bien mort, d’avoir voulu substituer le siftonisme au rogerisme.La petite dépêche devait venir hier, et elle n’est pas venue; on l’attendait au- jourd’hui dimanche, et qui sait si quelque télégraphiste, distrait comme un employé du i’aiais de Justice de Montréal, ne l’aura pas gardée par distraction au lieu d'aller au triple galop la porter au premier ministre?A quoi tient pourtant la destinée des nations!.* * * En attendant, la conscription s’en vient, et le vote aux soldats est passé en comité.11 a fallu une conférence privée entre M.Doherty et M.Car-vell pour qu’on en vînt à une entente sur les points litigieux, même sur le gros obstacle de Ta distribution des bulletins des soldats étrangers au pays.On sait que ceux-ci pourront choisir, aux termes de la loi, tel ou tel comté de n'importe quelle pro vince, et comme le Devoir l’a déjà fait remarquer, il se pourrait (pie quelques milliers de ces bulletins trouvassent comme par accident juste le point faible de l’un.ou même de l’autre parti, ce qui semble cependant moins à craindre.A ce sujet, une bonne suggestion a été faite en Chambre samedi par le député de Shefford, M.Geo.Boivin.Avec un bon sens qui a rallié à peu près les deux côtés de lu Chambre, M.Boivin a suggéré qu’au lieu de disperser ces votes au hasard, on s’en serve pour élire un ou deux dé-putls supplémentaires représentant ces soldats.En d’autres termes, il y aurait dans le prochain Parlement un ou deux députés représentant les quinze ou vingt mille soldats non-canadiens de l’armée canadienne.Ainsi concilierait-on à la fois les exigences de Ja Constituion et'celles de la sympathie naturelle de nos compatriotes impérialistes pour les braves qui nous sont venus de l’étranger pour défendre l’Empire dont nous avons l’honneur d’être une ‘section’, selon l’expression chère à M.Bennett.La suggestion de M.Boivin a été reçue avec une telle faveur qu’il est fort probable qu’elle reviendra sur le tapis lors de la troisième lecture, qui ne saurait beaucoup tarder maintenant.* * V Quant à la loi du service militaire, les avis sont partagés sur la date à> laquelle elle sera sanctionnée par le représentant de la Couronne.D'aucuns assurent que ce bill passera dans la même fournée que les autres, à la prorogation, tandis que d’autres affirment, — et ils parais sent être dans le vrai, que dès mardi de cette semaine, un représentant de Son Excellence viendra tout spécia lement s'asseoir à la table du Sénat, où le greffier proclamera selon le formulaire que le “député de Son Excellence le gouverneur-général donne son assentiment à ces bills” en les tenant bien en vue au bout de son bras.C’est tout ce qu’on voit de ia formalité, et la signature proprement dite se dortne dans le silence du cabinet gubernatorial.fr * Tout cela n’empêche pas que nous allons prochainement avoir la corde au cou, et que tous les préparatifs sont faits pour donner pleine satisfaction à M.Borden et à M, Doherty.Celui-ci a donné toute son attention à ia création des tribunaux d’exemption, répandus dans un millier d’endroits du pays, et les futurs conscrits n’ont plus qu’à se bien tenir, le mécanisme est prêt, huilé et ne demande plus qu'à fonctionner.On croit que ces tribunaux se montreront indulgents pendant les premières semaines, ou en tout cas, jus-qu’aux élections, afin de rassurer les populations et de leur prouver comme le premier ministre d’Ottawa n’est pas méchant comme il en a l'air.même lorsque ses projets 41e marchent pas selon ses désirs.R * * * Il est en effet rumeur ce soir que M.J.A.Calder, du cabinet de la Saskatchewan, a décidé de s,e confiner à (la politique provinciale et de ne pas accepter les offres pathétiques de sir Robert Borden.Cela n’est pas officiel encore, mais la nouvelle vient de bonne source, nous assure-t-on.Elle n’a rien, du reste, qui doive surprendre, si Ton tient compte de la réputation de politicien habile et astucieux qui a surgi tout à coup autour de ce nom à peu près inconnu hier.Quel autre que M.Borden lui-même pouvait croire, en effet, que des politiciens de carrière et de tempérament pourraient oublier leurs querelles et leurs intérêts pour s’unir sans arrière-pensée au parti ennemi?Et combien de temps croit-il que la paix aurait duré, dans une combinaison d’éléments aussi hostiles les uns aux autres?II semble donc probable que le projet principal de sir Clifford Sif-ton est à Teau, et qu’il aura beau faire, cette transaction lui réussira moins que celle des chevaux qu’il a vendus à la France en retenant, assure le colonel Currie, un petit million de francs pour mieux sauver l’Empire.Alors, s’il n’est plus question de cabinet d'union, que va-t-il se passer?M.Borden va-t-il enfin se résigner à ne s’entourer que de collègues conservateurs?Et quelle sera l’humeur de ceux-ci, de n'être appelés que faute de mieux?* * -K Un autre nuage à l’horizon, c’est celui du Nord-Canadien, qui de débat parlementaire commence à prendre figure de conflit entre deux puissants groupes de financiers.Comme nous l’avons indiqué déjà, il se dessine de la part d’un certain ex-ministre un mouvement de flanc assez dangereux ]»our tes jours du ministère.Ajoutez à cela la déconvenue de l’Ouest, et à quoi ne peut-on maintenant s'attendre?Terminons ces pensées mélancoliques par le cliché devenu inévitable à chaque commencement de semaine: "Il n'y a pas eu grand’chose la semaine dernière, mais il va se passer des choses énormes la semaine prochaine.” Prédiction qui ne se réalise jamais, mais qui finira bien par recevoir au moins un semblant de justification; ou bien ce sera à désespérer du don de prophétie des courriéristes parlementaires.Ernest BILODEAU.P.S.— Comme nous écrivions ces derniers mots, seul dans la pièce réservée anx journalistes, deux messieurs imposants sont entrés; et le plus jeune des deux nous a demandé avec anxiété : “Gai an g news tonight?” (Avez-vous quelque nouvelle ce soir?) Ce monsieur n'était autre que M.Hugh Clark, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, faisant partie, par conséquent du personnel immédiatement attaché à la personne du premier ministre.Et l’autre était M.Grothers.ministre du Travail.Et ces deux honorables imploraient des nouvelles du représentant du Devoir.Où al]ons*nous, Seigneur, où allons-nous?E.U.“RENDU” PAS VENDU Le Nationaliste parlait hier d’un politicien qui rendait en mars ou avril 1917 un phonographe emprunté à l’Etat quelques mois auparavant.Le typographe a malencontreusement substitué le mot vendait au mot rendait.Le lecteur aura rectifié.Lp Xationaliste 11 a jamais eu l’intention d’accuser ce politicien d’avoir vendu ce qu’il avait emprunté et qu’il a rendu.C’eût été contraire aux faits.Il en avertit ses lecteurs, afin qu’il ne subsiste pas d’équivoque.L’HISTOIRE ACADIENNE UN NOUVEL OUVRAGE DE M.L’ABBE LIONEL GROULX La Société Saint .lean-Baptiste de Montréal, qui a déjà édité plusieurs ouvrages d'une grande valeur littéraire, vient de mettre en vente une jolie plaquette de 32 pages, offrant un vif intérêt à tous les Acadiens et les Canadiens.C’est la conférence, que connaissent bien nos lecteurs, donnée le 30 mai 1917, à la séance dite de Grand Ore, par M.l'abbé Groulx, le distingué professeur d’histoire du Canada de Laval.Cette plaquette est ornée d'une reproduction de T^Evangéline” de Thomas Faed et d’une carte de l’ancienne Acadie.En vente au secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste au Monument National, aux bureaux du DEVOIR.43 Saint-Vincent, et de la REVUE’ ACADIENNE, 1018 Saint-Denis, ainsi que chez tous les libraires, 10 sous, franco, 11 sous.Prix spéciaux pour commande de 100 exemplaires.C0MPAREZ-LE De tous les journaux de Montréal, le Devoir est sans contredit celui qui a le mieux informé ses lecteurs des questions politiques, sociales et nationales et de leur développement, depuis son existence.En e,es temps si mouvementés, c’est aussi celui qui a le mieux tenu le public au courant de ce qui se passe à Ottawa, dans les milieux politiques, à propos de la conscription et des grands coups financiers comme celui du Nord-Canadien.C'est lui qui a vu le plus clair de tous, depuis le commencement de cette guerre-ci, ce sont scs lecteurs qui ont le plus de renseignements sur notre situation actuelle, dans tous les domaines.Qu’est-ce à dire, sinon qu’il faut lire de préférence le Devoir, si l’on veut être bien informé?Certains journaux parient de leurs lecteurs exclusifs.Le Devoir ne se vante pas d’avoir des lecteurs exclusifs.Il préfère que ses lecteurs lisent aussi les autres journaux.Tl n’a rien à perdre, il a tout à gagner A leur être comparé pour Texactitu-de et la sûreté de l'information importante.Si quelqu’un y perd, ce sont les autres.L’on peut s’abonner pour trois mois à l’édition quotidienne du Devoir, par la poste, pour $1, payable d’avance.Cette offre vaut pour le Canada et les Etats-Unis.FEU L’ABBÉ BEAUDOIN Mademoiselle Beaudoin prie tous iceux, sociétés ou particuliers, qui lui Font offert, à l’occasion do la mort de son regretté frère, l’abbé L.-A.Beaudoin, curé de Ford City, l’expression de leur sympathie, d’agréer, l’hommage de sa respectueuse gratitude.BLOC - NOTES Première période Nous entrons dans la première période de liquidation de la guerre, celle de la cessation graduelle, dans maintes usines canadiennes, de la fabricatioh des obus.La commission impériale des munitions l’an-.nonçait la semaine dernière dans un communiqué à la presse.Depuis, plusieurs usines ont mis à pied une partie de leur personnel, pour cause d’arrêt définitif des commandes de matériel de guerre.La Montreal Locomotive Works, — dont le dernier rapport accuse des bénéfices annuels équivalents à 22 pour cent de son capital-actions ordinaire, — y dit à ce sujet (voir chronique financière de la Gazelle de ce matin) : “Les contrats de munitions de la compagnie se termineront en août 191/ a Montréal et à Richmond.” Ses usines vont reprendre la fabrication du matériel de chemins de fer.La même situation se produit dans d’autres fabriques, mais celles-ci ne peuvent toutes gar der leur personnel complet et doivent en congédier une partie.Il reste à savoir comment se placeront les gens ainsi licenciés à bref délai et quelles industries pourront leur fournir du travail.Au prix où sont les aliments et les provisions, les chefs de famille et les individus qui ont travaillé dans les usines de guerre et qui se trouvent aujourd’hui sans erpploi ne peuvent tenir longtemps à ne rien faire.Ils devront accepter des salaires infé-| rieurs à ceux qu’ils ont touchés jusqu'ici.Cette opération du licenciement des ouvriers munitionnaires sera excessivement délicate.Souhaitons qu’elle n’entraîne pas de privations pour un grand nombre.Ce n’est pourtant là que le commencement de la première .période de liquidation.Nous en verrons bien d’autres, d’ici quelques mois.Mis hors de combat Les journaux de ce matin publiaient une liste de près de 800 noms de soldats canadiens mis hors de combat ces jours-ci, dans la région de Lens.Il y a là-dessus 109 morts.Les noms de soldats et d’officiers canadiens-français y sont nombreux.Cela paraît bien n’être que la première liste d’une série très chargée.Les‘soldats canadiens-français et leurs officiers ne manqueront pas d’y être inscrits.Cela n’empêchera pas nos détracteurs, — canadiens-anglais, américains ou même français,, -— de dire que les Canadiens-français ne font rien, pendant cette guerre-ci.Toujours?Un correspondant de la Gazette, anticonscriptionniste et qui lui écrit pour protester contre les affirmations d’un conscriptionniste, lui dit: “.Je sais bien que votre journal a toujours été favorable à l’établissement de la conscription au Canada.” En fait, c’est une erreur.ILa Gazette n’a pas toujours chanté le refrain conscriptionniste.Il m'y a pas deux ans, elle se déclarait tout à fait contre le service militaire obligatoire pour outre-mer, au Canada, et disait que les cons-criptionnistes feraient bien de ne pas agiter celte question ici.C’était en août 1915.Depuis, la Gazette a évolué, sur cette question comme sur bien d’autres.Il est maintenant difficile de la suivre dans ses volte-faces.Ce qui est certain, c’est que la feuille comscriptionniste d'aujourd’hui ne l’a pas toujours été et qu'il n’y a pas bien des mois encore, elle haussait les épaules d’impatience, quand quelqu’un parlait de conscription devant elle.Depuis, il est vrai, l’un de ses propriétaires est allé siéger au Sénat, de par la volonté de M.Borden.Tout s’explique.Le C.N.R.Les prévisions des correspondants parlementaires indiquent que la Chambre votera mardi soir la deuxième lecture du bill relatif à l’achat^u Nord-Canadien par l’Etat.La majorité du ministère ne devra pas être bien considérable, car il se fait beaucoup de cabale contre cette mesure, disent ies dépêches.Le mieux serait que la Chambre rejetât ce bill.Mais il n’y faut pas compter, puisque le ministère a encore sa majorité, si minime puisse-t-elle être dans un cas comme celui-ci.Ainsi, un parlement moribond, dont il manque un-neuvième des députés, liera le pays à une législation dénoncée par des financiers et des experts comme étant absurde et ultra-onéreuse, et le chargera de responsabilités indéfinies, se traduisant par des centaines de millions ajoutés à la dette nationale.11 eût été plus simple de laisser le Nord-Canadien aller en liquidation.L’Etat, qui a même 1e droit de confisquer sans indemniser personne le capital-actions de la compagnie, parce qu’elle n’a pas rempli les conditions que lui imposait une loi fédérale de 1914, ne veut rien de tout cela.Baptiste paiera.Et certains gros financiers compromis dans l’affaire du C.N.B.pour y avoir risqué trop de fonds s’en tireront grâce à l’argent des autres.Nous sommes bien gouvernés! La différence Un quotidien^ d’Edmonton dit, après avoir insisté sur la nécessité des élections générales à brève échéance: “Ces messieurs [du gouvernement] s’aperçoivent que les (‘lecteurs du pays sont en train de s’éveiller; que la situation, dans le Québec, ne peut faire oublier tout le reste, comme ils l’espéraient; que l’intérêt que porte le public à la vie nationale, de ce temps-ci, est de mauvais augure ixmr les FJa-velle, les Sifton et autres; et qu'il est enfin temps de faire quelque chose.Et c’est pourquoi ils nous montrent l’agneau du sacrifice, M.Robert Rogers, sorti du cabinet, et nous disent qu’ils ont maintenant purifié la vie publique.Et, du même coup, ils nous apprennent que le représentant dans l’Ouest du cabinet ainsi purifié, c’est l’honorable Clifford Sifton.O dieux! Quels fous doivent penser que nous sommes ees politiciens qui s’imaginent que nous ne pouvons distinguer entre un Rogers accusé d’avoir prélevé des fonds électoraux à même des entrepreneurs publics et d’en avoir remis la totalité aux agents d’élections du parti de Roblin, et un Sifton entré pauvre homme dans la vie .publique, et devenu millionnaire cinq ans plus tard!” Des fèves La récolte des fèves et des haricots, aux Etats-Unis, est trois fois plus considérable celte année que l'an dernier, et touchera les 30 millions de boisseaux.Les fèves et les haricots sont un des légumes dont la consommation est la plus répandue dans l’Amérique du Nord.Le prix que nous en avons payé depuis quelques mois est fantastique.La nouvelle récolte les fera-t-elle diminuer?Ce seraft tant mieux; mais il n’y faut pas trop compter.G.P.ON FERME LES USINES DE MUNITIONS LE BUREAU IMPERIAL AVERTIT LES OUVRIERS ET OUVRIERES CONGEDIES D’AVOIR A SE TROUVER D’AUTRES EMPLOIS ET DE NE PAS COMPTER SUR LA REPRISE DE LA FABRICATION DES OBUS.Ottawa, 27.Ainsi que le Devoir l’annonçait mercredi de la semaine dernière, les usines de munitions ont commencé à fermer leurs portes, jetant sur le pavé des centaines de mille hommes, auxquels, cependant par la création de nouvelles industries, ou en reprenant les travaux d’avant-guerre, on espère pouvoir donner de l’emploi.L’ "Imperial Munitions Board,” par l’entremise de son directeur de la main-d’œuvre, M.Mark H.Irish, prévient tous eeux, hommes et femmes, qui ont été remerciés de leurs services, depuis une couple de semaines, de ne pas caresser l’espoir que la fabrication des obus reprendra.ni bientôt, ni d’ici à la fin de la guerre.et qu'ils feront mieux de eher cher de l'emploi ailleurs.M.Irish compte cependant que les fabricants de munitions, en se défaisant peu à peu de leurs ouvriers, prendront en considération les conditions de chacun d’eux et qu’jls congédieront d’abord les célibataires, gardant à leur service les hommes et les femmes mariés ou qui ont charge de famille.Depuis que le “War Office" de Londres a donné des ordres dé réduire la fabrication des obus et des munitions en général, plusieurs grandes usines ont commencé à diriger ailleurs leùr activité soit pour reprendre les anciennes industries, soit pour en établir de nouvelles.C'est la période de rajustement d'après-guerre, suivie avec intérêt par tous ceux qui se sont intéressés à la chose publique depuis le début des hostilités.Elle aura un effet nécessairement déprimant sur la situation économique du pays, et c’est pour éviter un désastre que les autorités d’Ottawa ont demandé aux fabricants de munitions de se hâter et de faire eux-mêmes le rajustement de leurs industries.A Montréal et à Richmond, les usines terminent avec le mois d’août leurs commandes de guerre, et des préparatifs sont déjà commencés pour la reprise de la construction des locomotives.Une dépêche de New Glasgow, N.-E., annonce que la “Nova Scotia Steel &- Coal Company" a reçu ordre d’Ottawa de discontinuer les travaux.Cependant, la, compagnie et les usines de la “Eastern Car Co." continuent d’employer un grand nombre de gens dans d’autres industries, quoique les salaires ne soient pas aussi élevés.Le salaire moyen des ouvriers en munitions était de $30 par semaine.Quelques-uns ont prévenu les mauvais temps et ont économisé.D’autres ont dépensé largement, à peu près tout ce qu’ils gagnaient, confiants dans la durée de leur emploi.Les derniers n’ont pas de temps à perdre et ils acceptent le salaire qui leur est offert.M.Irish donne aux premiers l’avertissement salutaire de ne pas compter que les ortolans leur tombent rôtis dans la bouche et de se chercher de l’emploi, à quelques conditions que ce soit.BELLES FETES MUTUALISTES L’UNION ST-PIERRE OUVRE SON Sème CONGRES PAR UNE MESSE PONTIFICALE, A LAQUELLE Mgr FORBES OFFICIE, AU ST-ENFANT JESUS.— SERMON DE M.L'ABBE PERRIER.— BAN-t QUET.Le huitième congrès annuel de l’Union Saint-Pierre a débuté hier par une procession, une messe pontificale et une banquet; il se continue aujourd'hui au bureau général de l’Union, immeuble Dandurand.La manifestation d’hier a été organisée par le cercle La Haye (No /) de la paroisse du Saint-Enfant-Jésus.C’est au local de ce cercle, avenue Laurier, que se réunissaient hier matin un grand nombre de membres de l’Union, ainsi que ia Garde Dollard, lu Compagnie des Zouaves du cercle paroissial et sa fanfare: ce devait être le point (le départ de la procession.Celle-ci commença à 10 heures.Le défilé sc fit par l’avenue Laurier, la rue Henri-Julien, le boulevard Saint-Joseph, la rue Cadieux, l’avenue Mont-Royal, les rues Saint-Dominique, Villeneuve, Saint-Urbain, Fairmount, Clarke, l’avenue Laurier, le boulevard Saint-Laurent, le parc La Haye jusqu’à l'église du Saint-Enfant Jésus.Fermaient la marche, :es officiers généraux de l’Union, MM.le Dr J.1).Gauthier, président; D.W.Gagnon, ancien président; A.Tou-rigny (Magog), 1er vice-président; E.Marier, 2e vice-président ; A.Chénard, secrétaire; J.B.Jodoin, trésorier; Dr L.A.Gagnier, médecin en chef; V.Martineau, C.R., conseil; N.E.Gobeil, J.A.Fran-coeur, H.Faquin, P.Contant (Iberville), J.P.Dupuis, directeurs; Drs G.E.Cartier et J.C.Dwharme, du bureau médical; J.A.Trépanier et J.C.Laverdure, auditeurs généraux; H.Roy, (Beauharnois), commissaire ordonnateur) et J.1).Gau-(ieta(Saint-Gabriel de Brandon) introducteur général.Ces dignitaires étaient entourés de Péchevin Lamarre, maire suppléant, représentant la ville de Montréal; de MM.N.Séguin et N.Turcot, députés à la législature; de MM.Ainey et Ville-neuve, commissaires; de M.J.E.C.Daoust, représentant à la fois la Chambre de commerce et la Société des Artisans Canadiens-français.Les rues ainsi que l’église étaient joliment pavoisées.LA MESSE A 11 heures, avait lieu la messe pontificale, chantée par Sa Grandeur, Mgr Forbes, de Joliette; elle était assistée des abbés N.Favreau, délégués de l’Union Saint-Pierre de Sherbrooke, agissant comme prêtre assistant; E.Aubertin, vicaire au Saint-Enfant-Jésus, et H.Girard, professeur nu college de Saint-Jean, remplissant les fonctions de diacre et sous-diacre d’honneur; A.Mc-Nabb, professeur au collège de Saint-Jean; et G.Thuot, du Grand Séminaire de Montréal, remplis salent les fonctions de diacre et sous diacre d’office.Avaient pris place au choeur, outre un nombreux clergé tant régulier que séculier, Son Excellence le lieutenant-gouverneur de la province, sir P, Evariste Leblanc, invité d’honneur de l’Union Saint-Pierre; ies dignitaires de l’Union et les représentants de la ville de Montréal.Le sermon de circonstance fut fait par l’abbé Ph.Perrier, curé au Saint-Enfant Jésus, qui avait pris pour thème l’attitude de l’Eglise à l’égard des sociétés d’intérêt national.Elle condamne les sociétés secrètes, dit l’orateur; elle repousse les sociétés neutres; mais elle approuve les sociétés franchement catholiques parce qu’elle leur offre ce qui peut en faire de vraies sociétés humanitaires: la foi, l’espérance et la charité.L’abbé Perrier a surtout fait remarquer que l'Eglise considère les sociétés catholiques canadiennes-françaises comme la sauvegarde la plus efficace des droits de notre nationalité.En terminant, il a demandé, pour l’Union Saint-Pierre, la bénédiction de Sa Grandeur.La maîtrise a rendu la messe harmonisée de Widor et le “Credo” de Paladilhe; elle était sous la 'direction de son maître de chapelle, le Dr !.Verschelden.L’organiste était M.E.Langlois.LE BANQUET Le banquet eut lieu immédiatement après la messe, à la salle du cercle paroissial, No 62, bouto-vard Saint-Joseph.A la table d’honneur présidait M.le Dr Gauthier, président général de l’Union St-Pierre, ayant à ses côtés Sa Grandeur Mgr Forbes, M.le curé Perrier, M.le commissaire Ainey, M.Daoust, délégué des Artisans Canadiens-français; M.E.Gratton, président du cercle La Haye (No 7); M.Nap.Turcot, échevin du quartier St-Louis, M.Al.Tpurigny, M.I).W.Gagnon et autres.Au cours du banquet, M.A.Chénard, secrétaire de l’Union, donna lecture de lettres d’excuses de Sa Grandeur Mgr Bruchési, de sir Lo-mer Gouin, premier ministre de la province, de M.Ch.licier, de 1TJ-nion Saint-Joseph du Canada; de M.Sévérin Letourneau, de l’Union Saint-Joseph de Saint-Henri.Un orchestre, sous la direction du professeur B.Duquette, égaya les convives pendant tout le banquet.Les santés suivantes furent présentées: le roi, le pape, la cité de Montréal, l’Union Saint-Pierre, les sociétés soeurs, les dames et le cercle La Haye.C’est Mgr Forbes qui répondit à la santé du Pape.En quelques paroles, il rappela son passage dans la Ville Eternelle, lors de l’avènement sur le trône de saint Pierre du pontife actuel, Benoît XV, et Jes efforts qu'il a faits pour amener les nations belligérantes à conclure la paix.En répondant à la santé de la .ville de Montréal, M.Ainey a dé-, claré être en faveur d'une centralisation de l’administration municipale, mais il a ajouté aussitôt que CSui’fe à la 26me page) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 27 AOUT 1917 VOL.VIIL—No 201 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.POUR LA BEAUTE.Montréal, le 20 août 1917 M.le rédacteur, Une chose qui m’a péniblement \ frappé, au cours d’un voyage dans le bas du fleuve, c’est la triste négligence de bien des campagnards à enjoliver leurs propriétés.La nature est si belle dans votre province'.Si Von se donnait la peine de la seconder un peu en blanchissant les granges, en ornant les maisons, en supprimant ce qui dépare, on obtiendrait sur le Saint-Laurent le plus joli coin de terre du inonde, et vraiment “l’étranger le verrait avec un oe.il d'envie.'' Mais non.Au bout des terres même très riches, l’on aperçoit des granges mal bâties, à demi ruinées, ou encore presque neuves mais sans le plus léger soupçon de peinture.Y a-t-il quelque chose de triste comme cette couleur grise de bois vieilli, qui donne un air de masure à une bâtisse neuve, qui ne reflète pas le soleil et qui ennuie comme une journée de pluie ?.Et les maisons ?Une quantité sont construites le derrière au chemin de fer; vous devinez le panorama ?.Au-dessus d'un perron sale, les plats et chaudrons accrochées, les vieux habits et autres détails fort réalisles que l’observation de chacun suppléera.Et les clôtures en désordre, et les instruments aratoires qui passent l’été à la ruine; dam tes champs, et les tas de fumier fias utilisé.Si nous parlions maintenant des, enfants qui viennent voir passer les chars tout près, tout près de la ligne.En arrivant à une rue ou à un chemin, vous voyez une demi-douzaine de petits êtres sales et déguenillés qui courent, courent, courent, puis s’arrêtent net à une barrière ou dans la poussière pour “voir les chars", sans songer qu’ils font voir aux étrangers qui passent, de bien vilains spécimens de notre race, Sans douté, ils valent tous les petits Anglais du monde, nos chers gamins, mais diantre quelles apparences peu héroïques ils offrent à ces yeux assez malveillants d’On-tariens ou d’Américains qui retournent bien convaincus de notre origine sauvage.Ne parlons pas des incurables flâneurs, assez peu avenants, qui assiègent les stations rurales, ni des charretiers du terroir avec leurs pa-taches et leurs rossinantes.Evidemment, il n’y a pas à se scandaliser de ces traits de moeurs rurales; mais, de grâce, améliorons-les.La propreté est une vertu, pratiquons-la, von seulement à table et chacun pour soi, mais du dehors' et chacun pour les autres.Forçons les Anglais à nous tirer le terme de dirty French qu’ils nous octroient si largement.N’oublions donc pas rjw’un million d’étrangers, assez antipathiques à tout ce qui est Canadiens-français, traversent notre beau Québec, chaque été; faisons donc tout pour qu’ils repartent avec un bon mot pour notre pays et notre race.Je vous serais obligé, M.le rédacteur; si vous vouliez attirer Vattention de vos lecteurs, qui forment la classe dirigeante de chez nous; afin qu’ils travaillent dans leur entourage à embellir notre chère petite patrie.Phil.Lebkau -«- ‘TA QUESTION SOCIALE ' La Question sociale et nos devoirs de catholiques, le nouveau livre de notre distingué collaborateur, le H.P.Joseph-Papin Archambault, S.J., parait aujourd’hui même.Prix: 40 sous.-»- CURÉ D’UNE NOUVELLE PAROISSE A QUEBEC Québec, 27.— M.l’abbé Lamglois, professeur de théologie au Séminaire de Québec, a été nommé curé de la nouvelle paroisse formée d'une partie de la paroisse de Saint-Sauveur et qui sera sous le vocable du Sacré Coeur.Les limites de la nouvelle paroisse ne sont pas encore définitivement fixées mais la nouvelle église sera construite sur le carré compris entre les rues Jumonville, Falardeau, St-Ambroise et Carillon.La paroisse comprendra environ mille familles et cinq mille âmes.NOS CONDITIONS SPECIALES mettent à In portée de chaque individu, qui se propose de sc faire un home ou de faire des placements l'acquisition de ce morceau de ter rain qu’il a si longtemps désiré acquérir.Rappelé/,-vous que 910 au comptant et fa par mois vous garantissent In possession de n’importe quel lot.Nous nous ferons un plaisir de vous expédier nos brochures illus trées et les plans de nos Jardins suburbains de Dixie, Strath more, Valois et Lakes Je, Occupez-vous de cela dés maintenant.MARCIL TRUST COMPANY 180 Saint-Jr.rquf« Administrateurs, Exécuteurs, Fidéi-commis.Main 3791.Tous les dépar tements.Etabli en ISB5.Incorporé en 1913 83 ans ssns un dollar de perte pour un seul client MEURTRE À ST-GUILLAUME UN AGENT D’AUTOMOBILES DE LONGUEUIL, ZOTIQUE BOURDON, EST TROUVE MORT DANS UN BOIS SUR LA ROUTE DE ST-DAVII).— ON SOUPÇONNE UN NOMME ROMEO BOLDUC.Saint-üuiRaume d’Upton, 27.— Zotique Bourdon, agent d’autoino-blles de la (lie Willys-Overland, demeurant à Longueuil, a trouvé la mort dans des circonstances tragiques, dans la nuit de samedi à dimanche, à deux milles du village, sur la route de Saint-David.Son cadavre fut découvert, dimanche matin, par des gens qui se rendaient à la messe, dans un bois, à quinze pieds de la route, au pied d’un arbre; il était recouvert d’habits ensanglantés, la tête traversée d’une balle d’un côté à l’autre, et la figure contusionnée.On avertit immédiatement le chef de' police Maillette, de Saint-Guillaume, qui à son tour prévint la police provinciale à Montréal.Le chef Maillette instruisit immédiatement une enquête, et à l’aide des renseignements recueillis sur les papiers du défunt, il put procéder à l’arrestation d’un jeune homme du nom de Roméo Bolduc, qui s’enfuyait à travers les champs vers les lignes américaines, dès que la nouvelle du meurtre se répandit.Le détective Lorrain, de Montréal, arriva sur les lieux, dimanche, et pul rétablir ainsi les circonstances du meurtre.Dans la soirée de vendredi, un individu que l’on croit être Bornéo Bolduc se présenta chez M.Bourdon, à Longueuil, pour acheter une automobile, modèle Overland.Après maints pourparlers, l’agent fixa le prix à $1,400; le marché conclu, Bolduc qui se disait commerçant de chevaux, à Saint-Guillaume, pria M.Bourdon de bien vouloir le conduire à Saint-Guillaume où il lui remettrait un chèque pour le inontàVtt convenu.M.Bourdon acquiesça de bonne grâce.Le lendemain, samedi, M.Bourdon partit avec son compagnon, après avoir retiré de la Banque d’Hoehelaga à Longueuil, la somme de $50, pour couvrir les frais du voyage.Les deux voyageurs prirent la route dé Sorel, et de là gagnèrent Yamaska, puis se dirigèrent vers Saint-David pour de là arriver à Saint-Guillaume.Et c’est en passant dans un bois près de Saint-Guillaume, que Bourdon fut assassiné, jeté hors de l’automobile et traîné auprès d’un arbre.Puis Bolduc conduisit l’automobile à Saint-Guillaume où il fut vu en face de l’église' dimanche matin, se rendant à la messe.A la nouvelle du crime, Bolduc aurait abandonné la voiture sur la route à un mille hors de Saint-Guillaume, pour prendre sa course à travers champ, d’où il fut ramené prisonnier par le chef Maillette.On découvrit sur lui sept cartouches d’un revolver calibre 3N.Le jeune Bolduc raconta à la police que, parti de Verchères, dans son automobile, il rencontra Bourdon en route et l'invita à prendre place avec lui; il ignore tout de la tragédie, dit-il.Mais son témoignage devint incohérent à la suite des questions précises que lui posèrent les détectives.L’automobile, tachetée de sang, est gardée par le chef Maillette; elle appartient bien à Bourdon, comme le démontre le numéro du permis.Le coroner Comiré, de Saint-François du Lac, a ouvert une enquête, dès son arrivée à Saint-Guillaume, en présence de Bolduc; mais il l’a ajournée en attendant l’autopsie du cadavre.lotique Bourdon était âgé de 35 ans et marié, mais il n'avait pas d’enfants.Il demeurait au No 11 rue Longueuil, à Longueuil.Roméo Bolduc est âgé de 25 ans, il n’a pas voulu révéler l’endroit de sa résidence.BOLDUC SERA DEFENDU PAR Me GENDRON St-Hyacirithe, 27.— M.Lucien H.Gendron, avocat, de la raison légale Lussier, Flynn et Gendron, a reçu ce matin une dépêche, le priant de se rendre immédiatement à St-Guillaume, pour défendre Bolduc, l'auteur présumé du meurtre de Zotique Bourdon, de Longueuil.M.Gendron défendit Paradis à St-Hyacinthe, accusé d'être le meurtrier de François Fréchette, de Saint-Césaire.TROIS MAGASINS ET , DEUX LOGIS INCENDIES GROS FEU, RUE RUADE, A QUEBEC.Québec, 27.— Trois magasins et deux logements de la rqe Ruade ont été considérablement endommagés hier soir, par un incendie causé, croit-on, par une explosion ou un court circuit.Le feu a éclaté au troisième étage de l’édifice occupé par le Frontenac Photo Supply Store.Les deux étages supérieurs occupés par les familles Bédard et Holhvetl ont été complètement gâchés par le feu et l’eau.Au rez-de-chaussée, le magasin Frontenac Photo Supply, le magasin de Mme Holi-well et le salon de coiffeur de M.Odilon Godbout, ont subi des dégâts considérables.On évalue les pertes totales à $5,000 ou $6,000 en partie compensées par des assurances.-«- ON RÉCLAME UN CABINET UNIONISTE Fort William, Ont., 27.— Le message suivant signé par cinquante citoyens éminents de Fort-Williams, conservateurs et libéraux en nombre égal, a été adressé samedi soir à sir Robert Borden : “C’est le voeu ardent de cinquante citoyens conservateurs et libéraux d» FortWilliams que tout soit fait en vue de former un cabinet de guerre unioniste et d'éviter des élections dans le moment.” Six personnes à qui on a présenté le message ont refusé de le signer.CONSTANTIN N’A JAMAIS ABDIQUÉ UN DEPUTE PROVOQUE UNE TEMPETE A LA CHAMBRE D'ATHENES EN DECLARANT QUE CONSTANTIN A ETE DETRONE PAR L’ENTENTE.Athènes, 27.— M.Boussios, membre de l’opposition, a soulevé un tumulte à la Chambre, en déclarant que le roi Constantin! n’a jamais abdiqué et a été seulement détrôné par les puissances de l’Entente, comme le prouve le fait que l’acte d’abdication n'a jamais été présenté à la Chambre.Le premier ministre, M.Venizelos, et d’autres députés ont quitté leurs sièges pour protéger M.Boussios contre des attaques dirigées par des députés en colère de la majorité.Plus tard, la députation a discuté la possibilité et l’opportunité de rétablissement de la république, en Grèce.M.Venizelos a déclaré que “malgré l’affaiblissement du pouvoir royal par les actions du roi tombe, le gouvernement interprétant l’opinion de la chambre, pense que l’institution royale doit être mise encore une fois à l’essai en Grèce.C’est certainement la dernière expérience que nous demandons.Je suis certain que le peuple et la majorité des représentants grecs approuvent sincèrement cette tentative afin de créer de fortes et sûres conditions, pour le fonctionnement éventuel du régime d’une république couronnée.” LA BULGARIE EN APPETIT PROTESTATION DES BELGES LE GOUVERNEMENT DE FERDINAND VA'INSISTER POUR OBTENIR UNE GRANDE ETENDUE DE TERRITOIRE DES BALKANS.— FORMATION D’UNE FEDERATION IMPERIALE DU CENTRE D'EUROPE.LE GOUVERNEMENT DU HAVRE FORMULE ÜE VIVES PROTESTATIONS CONTRE L’ETABLISSEMENT DE NOUVEAUX DISTRICTS EN BELGIQUE ET AUTRES MESURES ALLEMANDES.— VIOLATION DE LA LOI.Copenhague, 27.— La Bulgarie va insister sur l’annexion d’une forte étendue de territoires, a déclaré le premier ministre Radosla-voff, à Un journaliste de Budapest.Il aurait dit que la formation d’une grande fédération impériale du centre de l’Europe est attendue prochainement.Chacune des Puissances du Centre va répondre séparément à la note de paix du Pape Benoît XV, formulant ses propositions en termes concrets, a dit le ministre.La Turquie va également établir son cas, lequel recevra l’approbation de tous ses alliés.Le premier ministre a dit que la Bulgarie va demander l'acquisition de la Macédoine,’dè laDobroudjaet du littoral de la Mer Egée, ajoutant que ces réclamations sont d’accord avec le projet de solution du problème balkanique, selon le droit et la justice, tel (pie proposé par le Pape.“Les Bulgares, dit-il, ont libéré leurs frères sur la cote d’Egée, à Ravala, Drama et Seres, en Serbie macédonienne et dans la région de la Moravie au nord de la Serbie.Ces peuples libérés désirent s'unir avec la Bulgarie; Inutile d’ajouter un mot au sujet de laDobroudja,délivrée, par les fils do la Bulgarie, de la puissance russe.” “Les Puissances du Centre, a-t-il ajouté, sont les vainqueurs et sans aucun doute elles seront bientôt réunies en une vaste fédération impériale du centre de l’Europe.Les nations de l’Entente vont sc repentir si elles n’acceptent point la paix et bientôt elles imploreront un médiateur.” FAITS - MONTREAL LE CRANE FRACTURE.Pearl Vineberg?un garçon de onze ans, a été frappé à la tête par une balançoire, samedi après-midi au parc Lafontaine, et a eu le crâne fracturé.11 est à l'hôpital et son état est critique.RENE LAROCQUE EST LIBERE.L’enquête du coroner sur l’affaire d’Annette Daoust, dont le “Devoir” rapportait la mort vendredi, s’est instruite samedi matin.Le jury a excusé le jeune René Larocque de l’homicide involontaire dont a été victime sa petite amie.Le jeune Larocque gardait illégitimement un revolver sur lui afin d’effrayer des camarades qui l’avaient menacé.C’est en faisant mine de faire peur à ses petits ennemis que le jmme homme a blessé mortellement son amie Annette Daoust; il a été remis en liberté.La victime avait d’ailleurs exonérée le jeune Larocque de tout blâme dans son témoignage donné sur son lit de mort.v> -A V i } itJ § rn ~J -Z V ^ ^ XX vXSlW-ll 1 belge a adressé une longue protesta lion aux gouvernements alliés el neutres, contre la violation de la loi internationale et morale commise par les Allemands dans l’établisse ment de nouveaux districts en Belgique, de sorte qu’elle aura deux gouvernements et deux capitales ai lieu d’une, et d'ans d’arrestation el la déportation des fonctionnaire; qui ont démissionné plutôt que d« servir le nouveau régime.La protestation commence pai une citation de l’article 43 de la 4c convention de la Haye, suivant la quelle un pays occupant doit, dan; la mesure du possible, gouverner de territoire occupé conformément à 1s lai de ce territoire.-La protestatior indique ensuite que -la clause a été violée par les Allemands, le 21 mar; 1917.par un décret créant 2 région; administratives, avec capitales l Bruxelles et à Namur, et par les dé crets du 13 avril, du 9 et du 10 juin confirmant le décret du 21 mars Ces décrets détruisent complètemen la loi belge et attaquent gravement d£ constitution qui divise la Belgique en deux pays et établit la capitale i Bruxelles.“€es mesures m’ont qm l’objet de servir les intérêts aile mands au detriment de la Belgique et de créer un schisme entre les Bel ges.” La note de protestation touche en suite au rôle joué par les fonction paires belges, dans l’administration jusqu’au moment “où quelques-um d’entre eux ont senti de leur devoii de démissionner, pour montrer le: sentiments qui animent tout le corp: des fonctionnaires belges.” Le résul tat de ces démissions a été d’attirei sur le pays de nouvelles rigueur: contraires à la loi humaine.Le gou vernement a refusé à ces fonction naines le droit de refuser leurs ser vices, et les a arrêtés et déportés ei Allemagne, bien que lorsqu’ils on1 consenti à remplir 'leurs fonction: normales, ce fût avec la stdpulatioi expresse que les conventions du tri bunal de la Haye seraient respec fées.Le document se termine commi suit : .“E.n présence de la system al iqu< violation de la loi internationale pai les actes ci-haut énoncés, le gouver nement belge proteste solennelle ment contre la séparation adminis trative que la puissance occupant! établit de force en Belgique, et con tre les actes de violence auxquel; ! sont en butte les fonctionnaires dan: 1 exercice incontestable du droit di refuser de se prêter à ce qu’ils regar dent comme une injustice et des me sures abusives et injustifiables.L( gouvernement belge dénonce cctti nouvelle violation des droits dt 1 homme auprès des gouvernement: ; allies et neutres qui ont signé la con vent ion relative aux lois et aux cou tûmes de guerre, dans le monde.BELLES FETES MUTUALISTES LE CRANE NOYE.En tentant de traverser la rue Notre-Dame, à l’angle de la rue Bourget, samedi soir vers 9 heures une petite fille de 10 ans, Lucie Allard, a été frappée par un tramway et a eu la tête broyée.Les parents de la victime demeurent au No 109 rue Sainte-Emilie.MORT DU “MENDIANT D’OUTREMONT”.Aimé Langevin, surnommé le “mendiant d’Outremont” est mort samedi matin à la maison des Soeurs de la Providence, à l’âge de soixante-seize ans.Le pauvre vieillard avait été il y a trois semaines recueilli par la police dans l’avenue Laurier, soigné à l’Hôtel-Dieu pour une maladie de coeur, envoyé à Mont-Laurier ou demeuraient, disait-on.ses parents.Quelque temps après les passants de l’avenue Laurier revoyaient le pauvre vieux à sa place habituèlle.C’est alors que les autorités d’Outremont lui procurèrent un asile chez les Soeurs de la Providence.Ses parents sont recherchés.CHUTE MORTELLE Charles Gillnrd, 60 ans.365 avenue Melrose, â l’emploi de la compagnie Tooke Brothers, s’est fracturé le crâne hier en tombant de l’escalier de sa résidence.Gillnrd transportait des boites lorsqu’il fit un faux pas et alla tomber sur le pavé de sa cave.Il est mort presque aussitôt et le coroner a disposé du corps sans jury.Vous ne Usez ons le NATIONALISTE?Voua’ içnnrez donc toutes les nouvelles du samedi après-midi et du samedi soir.(Suite de la 1ère page) ce n est pas tant le système qui importe a l'heure actuelle: ce sont les hommes.M.Ainey a aussi déclaré, au milieu des applaudissements frénétiques de la foule, que “c’est un devoir pour les Canadiens-français de gouverner la ville de Montréal, parce que nous y sommes la majorité.” Le président général de l’Union est celui qui répondit à la santé de cette Société.Après avoir donné un aperçu de ce qu’elle fait pour ses membres, le Dr Gauthier fit remarquer que ceux qui disent aujourd’hui que le Québec est mort s’abusent étrangement; car il vit plus fort que jamais dans ses sociétés mutualistes qui sont “toutes prêtes à accepter la bataille”.Durant les santés, M.G.Comte, accompagné par M.Poirier, organiste à Saint-Jacques, a chanté la chanson des mutualistes; il a remporté un joli succès.BANDITS A ' L’OEUVRE A N.-Y.Neov-York, 27.— Trois bandits ont tué deux hommes et en ont blessé deux autres mortellement, dans une buvette d’East Side, la nuit dernière.Ils sont entrés pour demander des consommations gratuites ; sur le refus du propriétaire, la fusillade meurtrière commença.Michael Dmaltrone, le propriétaire, et Frank Zastagon, son employé, tombèrent mortellement frappés par les premières balles; deux de leurs amis qui se portèrent à leur secours furent grièvement blessés.Les bandits se sauvèrent dans la rue et tenant In foule en respect sous leurs revolvers, ils prirent la LETTRE DE S.G.MgrJALLON SA GRANDEUR REPOND AV COMITE DES PAROISSIENS DE FORD CITY.ELLE MAINTIENT M.L’ABBE LAURENDEAU.—CELUI-CI PRENDRAIT POSSESSION DE SA CURE DANS UNE SEMAINE OU DEUX.Une dépêche spéciale de la “Gazette” de ce matin annonce, en date du 26 août, que Mgr Fallon a quitté London samedi pour aller prêcher une retraite ecclésiastique à Baltimore, et qu’il sera absent du Canada pendant trois semaines.La “Gazette” publie en même temps une lettre «dressée par Mgr Fallon à M.Stanislas Janisse, secrétaire de la réunion des paroissiens de Ford City où avait été adoptée une résolution déjà signalée par la presse.Il ajoute que Mgr Fallon aurait déclaré que M.l’abbé Laurendeau prendra possession de la cure de Ford City aussitôt qu’il aura réglé ses affaires dans sa paroisse: actuelle de London, ce qui prendrait une semaine ou deux.L’allusion à la loi civile et à la propriété de la corporation épiscopale faite dans la lettre de Mgr Fallon se rapporte probablement au fait que d’après la loi civile ontarienne, toutes les propriétés ecclésiastiques du diocèse appartiennent à la corporation épiscopale.L’autre allusion à la protestation de soumission doit se rapporter à ce paragraphe de la resolution adoptée par les paroissiens de Ford City le 22 août : “Nous prions également Sa Grandeur d’agréer l’expression de notre humble soumission à son autorité épiscopale, en autant que cette soumission n’impliquera pas le sacrifice des droits de notre langue et de notre nationalité.” La dépêche de la “Gazette” parle de l’attitude présumée dé M.l’abbé Laurendeau sur la question de l’enseignement des langues à l’école.Il est à propos de rapporter à ce sujet, puisque certains journaux ont affirmé le contraire, que dans leur protestation, les paroissiens de F’ord City n’ont fait aucune allusion à ce sujet.Voici la lettre adressée par Mgr Fallon à M.Stanislas Janisse, secrétaire du comité spécial de Ford City: “Votre lettre extraordinaire datée d'hier, et la résolution encore plus extraordinaire qui l’accompagne, donnant , sans le moindre sentiment de honte, apparemment, le détail des procédés scandaleux que vous et vos associés avez eus alentour de l'église et du presbytère de Notre-Dame-du-Lac.à Ford City, le 22 courant, me sont parvenues la veille de mon départ de London pour répondre à un engagement contracté depuis longtemps.Heureusement, cependant, le sujet de votre communication se prête à une réponse immédiate, définie et finale, et, puisque 1»,nouvelle de votre action, pas plus défendable que catholique, m’est arrivée par les colonnes des quotidiens avant que vous m’ayez fait l’honneur de m’en informer, vous ne trouverez pas mauvais que je me serve du même moyen appréciable de publicité pour faire ressortir quelques faits et quelques vérités fondamentales que l’on a publiquement méprisés.“Je ne perdrai pas de temps à analyser la résolution mal avisée que vous m’avez fait parvenir; un peu de réflexion faite à sang-froid eût empêché qu’elle eût jamais existé; elle ne vaut rien et ne signifie rien, et elle renferme une déclaration ingénieuse et conditionnelle de soumission à l’autorité épiscopale qui ne me trompe pas plus que ceux qui l'ont dictée.“Le Rév.François-Xavier Laurendeau a été nommé par l'autorité ecclésiastique compétente curé de la paroisse de Notre-Dame-du-Lac, à Ford City: curé de cette paroisse il restera; sur ce point vous et vos associés pouvez mettre votre esprit en repos.Il met actuellement ordre à ses affaires dans la paroisse dont il était jusqu’ici officiellement chargé.Lorsqu’il aura terminé, il se rendra à Ford City.Là, l’administration de la propriété de la corporation épiscopale lui reviendra, et, dans l’accomplissement de ce devoir, il aura l’appui des dispositifs de la loi civile.La loi de la populace ne peut obtenir l’appui ni de l’État, ni de l’Église.“Les intérêts spirituels des personnes composait la paroisse de Notre-Dame-du-Lac sont également remis aux soins du Rév.Père Laurendeau.Au sujet de sa compétence, de tout point de vue, à remplir Içs obligations de cette partie de sa charge, il ne peut y avoir aucune espèce de doute, et je lui prédis une aussi large mesure de sympathie de la part de ses paroissiens qu’il est assuré de l’appui de son évêque.“Je crois, monsieur, — peut-être surtout parce que je désire le croire — que les difficultés scandaleuses qui existent, à Ford City et qui sont si peu édifiantes aux catholiques et aux non-catholiques également, sont le résultat des efforts de quelques mécontents de l’endroit, aidés et excités par quelques agitateurs du dehors.Si cependant je me trompe en croyant ceci, et s’il paraît qu’une partie considérable de la paroisse préfère suivre des chefs rebelles, il sera alors de mon devoir d’adopter d’autres mesures et telles que par elles l'autorité épiscopale soit efllea-cement protégée et les principes Où acheter demain (Rnrcfflst™ conformément • U loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deelougchninpa.au Ministère de l'Agriculture.) “Kcole La Presse”.îS, rue Chetrier.“Ecole La Presse” 33, rue Cherrier.METHODE NOEL 16 ANS D’EXISTENCE Trois gouverneurs, deux premiers ministres et des milliers de personnes ont visité l’Ecole depuis seise ans.COURS POUR GARÇONS ET FILLETTES MATIERES Catéchisme.— Langue française.— Langue anglaise.— Arithmétique.— Tenue de livres.— Géographie.— Histoires, etc., etc.LB PUBLIC Pour avoir une idée de la méthode Noël, il faut visiter l’école.La maison Granger & Frères vient d’y installer le matériel de classe le plus complet en Amérique.Le public peut visiter les classes tous les jours.ALCIDE NOEL, ,?u,lUa^.u,;,Ec„ié)ircc,eur 33, rue CHERRIER V> IlMTOr RABAIS SPECIA UX Angle S,-Catherine et Montcalm Nouveaux costumes d’automne en très belle serge, dans toutes Iqs couleurs et toutes les grandeurs, $16.1 pour daines et demoiselles, prix Cinéma PASSE-TEMPS Cinéma u LUNDI, MARDI, MERCREDI WILLIAM FOX présente GLADYS BROCKWELL, dan, HONNEUR ET OBEISSANCE” Tour du Monde de Gaumont, montrant la VILLE DE BRUGES, et un Toyagc SUR LA RIVIERE SENEGAL.JEUDI, VENDREDI: A la demande générale : MARY PICKFORD, dans “LA PETITE AMERICAINE”.Ne restez pas avec des mauvaises dents, elles sont la cause d9une foule de maladies.Consultez nos dentistes experts, AMERI-CAINS et CANADIENS.DENTISTERIE AMERICAINE MODERNE PONTS ET COURONNES DENTIERS A $5.00 ET PLUS.Adressez-vous à LTNSTITUT DENTAIRE du Franco American Medical Institute, 164 rue SAINT-DENIS, un peu plus bas que Ste-Catherine.catholiques du gouvernement des églises expressément établis.Je demeure, monsieur, fidèlement à vous, M.F.Fallon, Évêque de London.” -a- CONSEILS AUX MARAICHERS PLUSIEURS DISCOURS PRATIQUES SONT PRONONCES A VN PIQUE-NIQUE A ST-VINCENT-DE-PAUL.— RESTEZ SUR LA TERRE.L’Association des jardiniers-maraîchers a donné hier, à St-Vincent-de-PauI, son pique-nique annuel.Environ deux mille personnes y ont pris part.Il y eut des réjouissances de diverses sortes, des jeux et des prix furent distribués à ceux qui ji ri rent part au concours agricole.Plusieurs discours ont été prononcés.M.Calixte Ethier, député des Deux-tMuntagnes, parle de la conscription agricole, la seule nécessaire et utile aux Alliés, à l’heure actuelle.Les cultivateurs font- oeuvre aussi patriotique que ceux qui s’enrôlent, dit-il.M.Napoléon Séguin, député de Ste-Marie, conseille aux cultivateurs de se former en unions comme les ouvriers des villes.M.l’abbé Froment, vicaire à St-Martin.supplie îles cultivateurs de Le temps qu’il fait ailleurs.Toronto, 27.— Le baromètre est très élevé sur les côtes de l’Atlantique et dans les provinces de l’ouest, tandis qu’il est plutôt bas dans la région des Grands Lacs.Le temps est beau et frais dans les provinces de l’ouest : il est beau et modérément chaud dans l’est d’Ontario.RELEVE DU THERMOMETRE Min.Max.Vancouver.70 Régina 64 Winnipeg.62 Port Arthur.38 66 London .43 77 Toronto.74 Ottawa.68 Québec 62 Halifax .66 74 PRONOSTICS Grands Lacs et Baie Géorgienne : Vents de l’ouest ; plus frais.Vallées de l’Ottawa et du St-Lau-rent supérieur : Orages locaux ; vents du sud et du sud-ouest.Bas St-Laurent, golfe et rive nord : Vents du sud-ouest ; averses.Provinces Maritimes : Beau et chaud : vents frais du sud-ouest.Lac Supérieur : Beau et frais.Manitoba et Saskatchewan : Beau et frais ; légères gelées prévues.Alberta : Beau et température plus élevée.ne pas déserter leurs terres pour le bonheur factice des villes.M.Georges Vandeiac, échcvin de Montréal, déplore la pénurie des marchés à Montréal, source de la hausse des prix de vente des produits de la ferme.M.J.AV.Lévesque, député de Laval, conseille aux cultivateurs de donner une attention spéciaile à l’enseignement agricole.C’est plus que jamais un devoir pour le cultivateur de rester chez lui.C’est la terre qui est appelée à sauver notre pays et notre race.On n’a pas le droit de mépriser un si bel héritage.MM.Wilfrid l/orrain, préfet du comté, Wilfrid Manette et Wilfrid Auclair, parlent tous dans Le même sens.Décès à Montréal AUMAIS, Irène, 1 mois, enfant d’Elie Au-mais, inspecteur d’assurance, rue Sherbrooke, 521.ALLAIRE, Roland, 4 mois, enfant d’Odi-lon Allaire, électricien, rue Demontigny, 574.BERNARD, Pierre-Chéri, 65 ans, épicier, rue Rivnrd, 768.BOYER, Marguerite, 7 mois, enfant d’Edmond Boyer, inspecteur, rue Gertrude, 1336.BRUNET, Adolphe, 43 ans, Journalier, rue Papineau, 241.BRIEN-DESROCHES, Narcisse, 71 ans, tanneur, Hospice Gamelin.BENOIT, Gérard, 3 mois, enfant de Paul Benoit, jardinier, Côte des Neiges, 1420.BACON, Roger, 3 mois, enfant d’Omer Bacon, journalier, rue Marie-Anne, 1240.COTE, Antonio, 1 mois, enfant de.Henri Côté, contremaître, rue Chapleau, 139.COURTEMANCHE, Corinne Laurin, 35 ans, épouse de Napoléon Courtemanchc, rue Christophe-Colomb, 2589.CYR, O^ésime, 73 ans, journalier, rue St-Maurice, 38.CQULOMBE, Noel, 8 mois, enfant d’Osia» Coulombe, menuisier, rue Berri, 3078.DAIGNEAU, J.R., 76 ans, bourgeois, rue Delinelle, 112.DAVID, Marcelline Guernon.41 ans, épouse de Pierre David, journalier, rue Saint-Dominique, 3115.DAOUST, Annette, 15 ans, fille de Maurice Daoust, boucher, ave.d© Lorimicr, 128.D AGEN AIS, Louis, expéditeur, 33 ans, rue Workman, 260.FORTIN, Gilbcrte, 11 jours, enfant de Joseph Fortin, électricien, rue Fabre.45.GERMAIN, Matxel, G mois, enfant ne Wîl-brod Germain, bijoutier, rue Bordeaux, 715.GUILBAULT, Hector, fi mois, enfant d’Emile Guilbault, journalier, rue Clarke, 1850.GRIGNON, Yvette, 11 mois, enfant de René Grignon, médecin, vétérinaire, rue Ville-neuve, 151 est.GAUTHIER, Philippe, 1 an, enfant dç Henri Gauthier, imprimeur, rue Alma, 676.GRAVEL, Délia Paquette, 68 ans, épouse d’Edmond Gravel, rentier, ave.Sainte-Claire, 6460.HEBERT.Herménégilde, 72 ans, veuve d'Oc-tave Hébert, rentier, rue DesJardins, 24.JACQUES, Aldén, 2 mois, enfant de Joseph Jacques, électricien, rue Blencourt, 138.JANVIER, Flore, 8 mois, enfant de Louis Janvier, charretier, rue Payette, 18.LUSSIER, Graziclla, 20 ans, fille -roisse canadienne ; prêtre seul.Ecrire au Rév.E.Nayl, Hanmer, Ont."POSITION DEMANDEE BONNE MENAGERE de plusieurs années d’expérience, demande posi-.tion dans un presbytère, très bonnes références.Ecrire à Casier 20 “Le Revoir”.A VENDRE A VENDRE OU A ECHANGER.— Quatre terrains clairs, 23 x 89 pieds chacun, situés sur la rue Ste-Gene-viève au Sault-au-Récollet.Conditions faciles.J.-A.T., 1846, rue Clarke."a VENDRE.— Lachenaie, une maison, grand jardin, près église et couvent, à 3 minutes de la rivière.S'adresser sur les lieux à Avila Lamarche.MAGNIFIQUE PROPRIETE à vendre à Marieville de Rouville, à 2 milles de l’église, 90 arpents, bonne maison, beaux bâtiments, puits artésiens, etc., etc.Pour conditions, etc., s’adressesr à Hector Gingras, cultivateur, Marievill'e, P.Q.Eiv.rurale Co.Rouville.DIVERS REPARATIONS de meubles de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Tnrcot, 707, rue Lafontaine.Tél.Est 3896.OEUFS ET VOLAILLES Notre stock complet de volailles de race» strictement pures, poules, coqs, canards, oies, pintades, dindes, paons, lapins, etc.Ainsi qu’un stock exceptionnellement beau de jeunes poulets, du mois de moi et juin, est maintenant sur le marché.Demandez nos prix, jeunes canards Pékin et coureur indien, oies toulouse.Catalogue illustré de quinze gravures des volailles les plus avantageusement connues nu pays, 15 sous par malle.Traité élémentaire sur l’élevage du dindon, 25 sous par malle.Timbres pour informations.LA FERME AVICOLE YA-MASKA, SAINT-HYACINTHE, QUE POELES—FOURNAISES!—MEUBLES H.SABOrniN.2343 Sa!ni-Huhcrl, près Beaubien, tél.St-Louis 3143, fournisseur d’ameublements; échange poêles et meubles.Spécial : Voyez la “fournaise à fourneaux”.Achetez maintenant, avant l’augmentation.BUANDERIE ]^\VAGE> de familles demandés.Humides 75c; séché, $1.00; linge uni repassé, $1.40 la boite.DOMINION LAUNDRY, 298 Carrières.Saint-Louis 6302.PIANOS, GRAMOPHONES ~~Y, O.LAUZON, 610 Mont-Royal est, Saint-Louis, 5390.Marchand rie pianos, pianolas, Columbia Grafonola-Disques, machines à coudre.Conditions faciles.SUCCESSION DU Dr SALLUSTE DUVAL AVIS D’ici au 1er septembre 1917.les créanciers et les débiteurs de cette succession sont priés de s’adresser à Créneau et Paquette, notaires, 310 rue Visitation, Montréal.PROVINCE DE QUEBEC, district e Montréal, dans la Cour de eir-uit du district de Montréal, No 3,115.— Abraham Miller et Harry rnovitcb, marchands, tous deux es cité et district de Montréal, y usant affaires en société sous le om et raison de "The Miller Cloth-ig Mfg.C o.”, demandeurs, vs A.arabauer, des dite cité et district e Montréal, défendeur.Il est or-onné au défendeur de comparaître ans te mois.Montréal, 24 août 1917.( Par ordre) Roméo CUSSON, Député-greffier de la dite Cour.S.G.Tritt, procureur des deman-eurs.PIROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure, No 3293.— Shaie Sidler et Meyer Sid-ler, marchands, tous deux des cité et district de Montréal, demandeurs, es Demetri Cajoeari et Joseph Miller, tou-; deux des cité et district de Montréal, défendeurs.Il est onion né an défendeur Joseph Miller de comparaître dans le mois.Montréal, 24 août 1917.T.DEPATIE.Député-protonotaire.Les procureurs des demandeurs: VVeinfield, Spec ber, Ledieu et Fortier.PROVINCE DE QUEBEC, district de Qui1-bec, Cour Supérieure No 948—William .1 albert rt ni.«le Québec (Quebec Coal Co.), demandeurs, vs.Murray Slater, de Montréal, défendeur, et The Renfrew and Flour Mills de Montréal, tiers-salsle.Le cinquième, jour cle septembre 1947, tx «Un heures de l'avant* midi, à la place d’affaires de la dite tiers-saisie.au No 248 rue Saint-Jacques, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de In dite tiers-saisie, saisis en cette cause, consistant en un coffre-fort, bureaux, etc.Conditions: argent comptant.M.J.A.DECELEES, H.C.S.Mov'.réaf 27 joéf Hf7.RÉGIME DE LA MAINDE FER KERENSKY DECLARE, A L'OUVERTE RE DU CONGRES DE MOSCOU, QUE TOUTE CONTRE-REVOLUTION ARMEE CONTRE LE GOUVERNEMENT DU PEUPLE SERA ECRASEE — MENACES AUX PETITS.Moscou, 27.— Le conseil d’Etat, qui promet d’importants résultats dans la vie nationale de la Russie, s’est ouvert à trois heures, hier après-midi, au Grand Opéra, avec la solennité et la vieille pompe de la Russie, plus spécialement carac-téristique à Moscou.Le district du théâtre était rempli de monde, et parmi les membres du conseil on pouvait voir les divers types russes, y compris des Tartares avec leur casque pointu, des Mullahs du Volga vêtus de robe blanche, des Géorgiens en drap d’or, et des dignitaires de l’Eglise grecque orthodoxe, arrivés ici pour le congrès oecuménique qui doit commencer mardi.Malgré la grève d’une journée proclamée par le Bolshevik! comme protestation contre le conseil qu’il considère comme une expression contre révolutionnaire, la ville est calme.Quelques tentatives d’assemblées à l’angle des rues ont été déjouées par la foule, et il ne s’est pas produit d’incident grave.Les précautions nécessaires avaient été prises pour réprimer tout désordre au cas où il s’en pro duirait, et sous ce rapport le conseil est décidé de prendre des mesures comme on n’en a jamais vu, même au temps d’avant la révolution.L’édifice où les délégués se rassemblent est entouré d’un cordon de soldats avec des officiers à quelques verges de distance ; les soldats ont été pris dans les régiments du corps des signaleurs.Les chambres au-dessous de la salle sont occupées par des soldats, baïonnettes au canon.Les membres et les invités doivent, avant d’entrer, faire examiner leur billet par neuf différents bu reaux militaires.Le premier ministre Kerensky et les autres ministres ont pris place sur la scène, ayant en face d’eux les généraux Alexieff et Broussiioff, anciens commandants en chef des ar niées, et d’autres officiers supérieurs de l’armée occupent la loge de l’ancien empereur.Les délibérations ont commencé par un discours du premier minis tre Kerensky, qui dura une heure e; demie.Kerensky fut souvent ap plaudi ; il a parlé avec résolution, indiquant le rôle qu’il a joué dans les récents événements et sa détermination de guider tes événements futurs.Un peu plus tôt dans son discours, quand il parla des dangers pouvant provenir de l’extrême gauche, le premier ministre a été vivement applaudi.Il déclara : “Toutes les atteintes faites aux droits du peuple par la force armée seront repoussées par le sang et par le fer.” I! ,1111 encore plus applaudi, pendant cinq minutes, quand, faisant allusion à une conspiration militaire contre la révolution, il déclara : “Qu’ils prennent garde, ceux qui pensent que le temps est venu on, se reposant sur la baïonnette, ils peuvent détruire notre révolution.” Kerensky dénonça ensuite les Finlandais et les autres nationalités oui se détachent de la révolution.Ses mots soulevèrent l’enthousiasme quand il déclara que leurs prétentions menaçaient le succès de la révolution.Il ressort du discours du premier ministre qu’il s’attend à de nouvelles attaques de la part de la Douma militaire et des députés de Moscou.Le premier ministre déclara que la puissance destructive de la révolution avait passé et que le temps était venu de consolider les conquêtes de la révolution.“G'est pour cette raison, eonti-nua-t-il, que nous vous demandons, citoyens, si oui ou non, vous sentez dans voir# coeur le feu sacré indispensable pour atteindre ce but, si oui ou non, vous représentez ici, à Moscou, la force nationale qui est nécessaire pour assurer la prospérité de la patrie.Ou nous donnerez vous, à nous et au monde, un autre spectacle de décadence ?“H y a peu de temps, nous avons répondu à une offre indigne de paix séparée.Il y a quelques jours, nous avons vu une autre tentative, également contraire à l’honneur, dirigée contre les Alliés.Cette dernière fut rejetée avec une indignation égale à la ‘première, et au nom du grand peuple russe je dis à nos alliés que c’est là la seule réponse que nous attendions d’eux.” A ce moment, les délégués se levèrent et applaudirent frénétiquement les représentants diplomatiques des puissances alliées.Le premier ministre Kerensky rendit ensuite hommage aux Roumains, disant que s’ils étaient temporairement forces d’abandonner leur pays, ibs trouveraient une bonne hospitalité en Russie.En dépit de l’attitude pas trop amicale de certaines nationalités de la Russie envers leur mere patrie, continue M.Kerensky, la démocratie russe leur donnera tout ce qu'elle leur a promis par l’entremi se du gouvernement provisoire et tout ce que l’assemblée constituante pourra décider de leur accorder, mais quand on aura passé la limite de la tolérance ou qu’il semblera y avoir mi désir de profiter des difficultés nationales pour violer la Russie libre, nous leur crierons : Halte-là ! Le premier ministre dit que le gouvernement empêchera, i nar la force, la réouverture de la Diète finlandaise qui a été dissoute, et R espère que le pays approuvera cette action.Sa déclaration a été accueillie par des applaudissements prolongés.“Le gouvernement fera tout son possible, dit-il ensuite, pour empè cher les influences ennemies qui ont tant déprimé notre armée et lui ont fait perdre le sens de son devoir, de pénétrer de nouveau parmi nos soldats, et il luttera énergiquement contre les Maximalistes, contre chacune de leurs tentatives pour corrompre la discipline.” L^ premier ^outa ^ue ses collègues parleront au long de la 1 désorganisation qui règne au pays, | et il ajouta : “Si nous voulons remédier à tout j cela, nous devons faire de grands sacrifices, abandonnant nos intérêts personnels ou de parti.” M.Avskentieff, ministre de l'intérieur, et M.Prokopovitch, ministre de l'industrie et du commerce, prirent la parole après M.Kerensky.Le ministre de l’intérieur décrivit la tâche d’organiser les provinces ; le ministre du commerce et de l’industrie parla du coût de la guerre à la Russie.La première année de la guerre, dit-il, a coûté à la Russie 5,300,000,-000 de roubles, la deuxième 11,200,-000,000, la troisième 18,000,000,000, tandis que le revenu total pour 1913 n’était que de 16,000,000,000 de roubles.En ce qui concerne la question des vivres, il dit que le pays est dans une position extrêmement difficile.Dans plusieurs provinces on signale une grande rareté, tandis (lue dans Moscou et Pétrograd on a juste ce qu’il faut.Il est d’avis que l’on doive encourager les industries actuelles et contrôler les pro fits des manufacturiers afin de las empêcher de s’enrichir au détriment du peuple.KQRNILOFF SE REND A MOSCOU.Pétrograd, 27.— Le général Kor-niloff, commandant en chef des armées russ.es, est parti samedi soir pour Moscou, à la suite d’une conversation par téléphone avec le premier ministre Kerensky! Suivant les journaux, le général Korniioff a tout d’abord hésité à prendre part à ce conseil comme il considérait l’attitude du gouverne merit trop indéfinie en ce qui regarde la réorganisation de l’armée.M.Kerensky, cependant a réussi à le rassurer à ce sujet et le commandant en chef s’est embarqué pour Moscou.FRANCE LES FRANÇAIS ONT LE DESSUS DES GAINS SONT RÉALISÉS A LA MEUSE SUR UN FRONT DE 2 MILLES M EN DÉPIT D'UNE RÉSISTANCE OPINIATRE DES BOCHES.— SUCCÈS ANGLAIS A SAÎNT-QUENTIN.ITALIE RUDES COUPS À L’AUTRICHE LES ITALIENS MARCHENT A UNE VICTOIRE COMPLÈTE SUR L’ISONZO ET SE DIRIGENT A GRANDS PAS VERS TRIESTE.— LES AUTRICHIENS ONT PERDU 100,000 HOMMES.Cartes professionnelles et cartes d9affaires AVOCATS Casier postal 358.— Adresse télégraphique.“Nnhac, Montréal”.Té> Main 1350-1251.Codes : lebtrs West tin.C.H.CAHAN.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR -édifice Transportation — ïtuc Saint-Jacques Londres, 27.—- Sur la rive droite de la Meuse, les troupes françaises ont porté, hier matin, un autre rude coup à l’ennemi.Us ont dirigé une forte attaque entre la ferme Mormon! et le bois Le Chaume.Us ont complètement réussi et ont atteint tous leurs objectifs, en dépit d’une résistance opiniâtre.Us ont enlevé les lignes de défense allemandes, sur un front de 2 milles et demi et une profondeur de deux-tiers de mille.Tout le bois des Fossés et le bois Beaumont sont tombés entre leurs mains.Poussant plus loin leur pointe, ils ont atteint la lisière méridionale du village de Beaumont.Les Poilus ont repoussé une contre-attaque dans la région du bois de Wavrüle, et deux tentatives d’attaque sur les Hauts-de-Meuse, en infligeant des pertes coûteuses à l’adversaire.Us ont progressé au sud de Bethincourt.Sur la rive gauche de la Meuse, les actions d'artillerie ont été marquées parfois par une grande violence, dans la région au nord de la cote 304.AVANCE DES TOMMIES Hier matin, les Anglais ont fait de leur côté une avance d’un demi-mille sur un front d’un mille, à l’est de Margicourt (au nord de Saint-Quentin), prenant d’assaut plusieurs fortes positions aux fermes de Cologne et de Malakoff, suivant le rapport officiel (hier soir) de Londres.Ils ont fait 136 prisonniers, au cours de cette opération.Dans le voisinage du chemin Ypres-Menin, l’ennemi a réussi temporairement b réoccuper le coin nord-ouest du taillis dTnverness, mais il en a été immédiatement délogé.Dans la nuit de samedi â dimanche, les Tommies ont attaqué et chassé les Allemands d’une section de tranchée, au nord-est de la ferme de Gillemont, que l’ennemi avait enlevée, samedi matin.Us ont ainsi rétabli leurs positions.Les troupes portugaises ont repoussé un parti d’incursion ennemi, au sud-est de Laventée.Les soldats du général Haig ont également opéré avec succès plusieurs petites incursions et repoussé des contre-attaques.LÉGÈRE PROGRESSION DES CANADIENS Les Canadiens ont accompli une légère progression à l’ouest de Lens.“Samedi matin, écrit M.Stewart Lyon, une autre opération secondaire bien exécutée par un bataillon albertain, qui occupe une partie de la ligne à l’est de Saint-Théodore, dans la région comme sous le nom de “Cricket Pitch,” à cause de sa nature plate, nous a donné ce matin (samedi) la possession d’une section * de 250 verges de la première ligne allemande, en nous coûtant peu de pertes.” L’attaque a eu lieu à deux heures du matin, et la défense de l’ennemi a été faible par comparaison avec sa résistance antérieure.Ce gain à 1’ouest du cœur de la ville de Lens, a redressé la ligne canadienne et brisé la pointe du coin de la ligne allemande.Un autre correspondant écrit que jamais il n’a aperçu autant de canons qu’on en voit dans la vaste région au-delà d’Ypres, On marche des Rome, 27.— Après la capture par la 2ème armée italienne du mont Santo, vendredi, les troupes du général Cadorna ont fait une autre avance sur le front de ITsonzo, au nord de Goritz, poursuivant les Autrichiens de près.Voilà ce qu’annonce le ministère de la guerre.Les Italiens ont repoussé des contre-attaques des Autrichiens sur le Carso.Le nombre des prisonniers s’élève maintenant à plus de 23.000, et les assaillants ont fait en plus un butin considérable.Les nombreux messages du front reçus par les ministres indiquent que les Italiens vont à grands pas vers la victoire.Comme on demandait hier au général Cadorna, commandant en chef des années italiennes, d’exprimer une opinion sur les résultats obtenus jusqu’ici, il a répondu en souriant; “Nous allons bien, merci.” Le communiqué révèle que la démoralisation des troupes autri-cliieimes provient en partie de l'extraordinaire besogne accomplie par les aviateurs et les canons italiens, lesquels ont non seulement détruit les lignes de communication de l’ennemi, mais ont incendié de plus les principales stations de ravitaillement des Autrichiens, qui depuis une semaine ont crevé de faim à plusieurs endroits, entre Tolmino et la mer.Ce fait explique également le nombre extraordinaire des prisonniers et des blessés.On évalue à 100,000 hommes les pertes totales de l’ennemi, dont les plus importantes, dans la région du Carso, n’ont pas encore été annoncées officiellement.On dit que les pertes autrichiennes comprennent plusieurs soldats de la fameuse 12ème division, connue sous le nom de la “division de fer.” Le 2ème corps d’armée s’est emparé du mont Santo, dont les flancs ont été le théâtre de plusieurs combats depuis deux ans, et qui est connu parmi les deux armées comme le lieu où se sont révélés des héros.Sous les ordres du général Capelle, ce corps d’armée a traversé ITsonzo à Anhovo, et a contourné la base du mont, coupant par là la ligne de retraite de l’adversaire, et isolant complètement la montagne, qui jusque là avait été comme une épine dans le flanc de l’armée italienne.La capture de ce mont, à 4 milles au nord-est de Goritz, a ouvert la route aux Italiens dans deux directions, au nord, où ils ont été contenus à Tolmino, et au sud, où ils ont été contenus sur le plateau de Carso.Par Tolmino est la voie vers Klagenfurt et Vienne; sur le Carso, s’étend le chemin menant à Trieste.Jusqu’au 9 août 1916, Goritz et les montagnes adjacentes couvraient le front de ITsonzo, au nord et au sud.A cette date, la forteresse de Goritz est tombée, et cette année-là, les Italiens ont consolidé leurs positions, de l’est de Goritz, au sud, jusqu’à la mer.Le 14 mai dernier, ils ont pris l’offensive, de chaque côté de Goritz ce qui leur a donné la possession de la culée de pont du mont Cueco qui barrait encore le chemin à la rive orientale de ITsonzo.Au nord, ils ont capturé le Voici qui relie le mont Cucco au mont Santo; au sud, ils ont avancé à moins de deux milles de Duino.Au nord du Vodice, une autre avance pouvait être prise en flanc du mont Santo; et au sud, cette montagne rendait le même service aux Autrich.ens par rapport du plateau de Carso.Telle était la situation quand les Italiens ont entrepris ur.e nouvelle offensive le 18 août, laquelle tout en consolidant leurs positions, de l’autre côté du Vodice et sur le Carso jusqu’aux ondulations avancées de LORLIMZO CAMIRAND AVOCAT Chambre 12.97.RUE SAINT-JACQUES Edifice Banque d’Hochelaga Tel.Main 1422 MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT *0.EUE SAINT-JACQUES Résidence : z-Uiu avenue Un Eure.Rockland, 24u9.Tel» Main 3215.Edifice Montreal Trust.Place d’Armes, Montréal LAMOTHE, GADB01S et NANTEL AVOCATS J.-C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.-Maréchal Nantei, B.C.L.’ Alfred LABÉLLE AVOCAT Main 7713.17 St-Jacques.' VÏCT(>R_PÂGm“ AVOCAT Immeuble Power, 83-ouest, rue Craig Main 4040.Saint-Louis 2168 P.St-Germain, I.I.1,.C.R., L.Guérin, LL.L.B.Panet-R&ymond, LL.L.Adresse téléffraphiqne “Beaudin’* St-Germain, Guérin et Raymond, „ .AVOCATS Edifice Trust & Loan, 30 rue Saint-Jacques Téléphoné Bell Main 5154, Montréal, Can.Résidence: ISO Jeanne-Mance.-—Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 Domicile: Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.—Bureau 53.97, rac Saint-Jacques EDUCATION Cours de KERMENO Droit r*r>l IOO Art Dentaire Médecine Pharmacie Préparatoires aux examens préliminaires dirigés par RENE SAVOIE, LC.et LE.Bachelier ès arts et és sciences appliquées de l’Université Laval PREPARATION AU SERVICE CIVIL.ETC.RENTREE LE LUNDI, 3 SEPTEMBRE.Renseignements fournis sur demande.Résultat de l’année: 15 candidats présentés, 11 REÇUS 238, RUE SAINT-DENIS, TEL.EST en face de Péglise St-Jacques.6162 Cours privés le jour et le soir.Cours spéciaux de “diction”.Préparation aux brevets EDMOND LAROCHE, B.S.PROFESSEUR ‘’Appartements Saiabcrry, angle Sherbrooke et Saint-Denis.— Tel.Est 1162 Leblond ne Brumath 355 ST-DENIS bachelier de l'Université de France et de l'Université Laval, officier d’Académie, auteur de plusieurs ouvrages.Le plus ancien cours de préparation aux examens établi* à Montréal.Qui veut devenir rapidement médecin?avocat?dentiste?pharmacien?INGENIEURS CIVILS HURTUBISE et HURTUBISE Ingénieurs Civils.•— Arpenteurs-Géomètres Edifice Banque Nationale, 99 rue St-Jacques TELEPHONES: Bureau: Maiu 7618.Résidence: Tel.Rockland 2050 Arthur Vincent INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE Té!.Main 1168.76, rue Saint-Gabriel Bâtisse Chambre de Commerce NOTAIRES DOCTEURS Dr N.BOUCHER 541, GRAND-TRONC Tél.Victoria, 1929 AUSSI, BUREAU, 1491, NOTRE-DAME OUEST Tél.Victoria 1529 SPECIA LITEb.— Maladies des femmes et jeunes filles, obstétriques, accouchements.Diplôme en hygiène publique.—Heures: 12 à 2 p.m., 9 à 8 p.m.—Tél.Saint-Louis 3275 Dr JOS.-N.CHAUSSÉ Médecin-chirurgien.—Maladies de la peau 708, PARC LAFONTAINE, MONTREAL Angle de la rue Marquette -Est 2674 - Docteur A.DES JARDINS Ancien Moniteur de l'Hotel-Dieul de Paris.Maladie des YEUX, des! OREILLES, du NEZ et de la GORGE, 145 Sfe-Catherine-O.(à| l’institut Ophtalmique Nazareth).Dr Fernand Emery Maladies du coeur et des poumons, tuberculose 1827 AVENUE DU PARC Consultations gratuites à l’Institut Bruchési le lundi matin GÜERISQN~ RADICALE Maladies nerveuses, épilepsie, danse de Saint-Guy.hystérie, alcoolomanie par traitement rationnel.Dr EDGAR TURGEON.921A SAINT-DENIS 8aint-Louis.DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autrefois do Saint-Henri Bureau ouvert de 9.00 a.m.à 9.00 p.m.1111, rue SAINT-DENIS Prè» Marie-Anne.Tél.Saint-Louis 3943 Est.1695.Bureau ouvert le soir Dr MARTIAL DURAND CHIRURGIEN-DENTISTE 2 rue Saint-Denis, angle Craig Montréal Bureau: Résidence: Tél.Saint-Louis 7866.Tel.Saint-Louis 9222 Docteur P.- B- FLEURY CHIRURGIEN-DENTISTE 743 Mont-Royal, angle de Lanaudiére.MONTREAL Bélanger et Bélanger Notaires 30, RUE SAINT-JACQUES EDIFICE “TRUST & LOAN" Argent à prêter sur hypotheque à bonnes conditions, et achat do creances.Règlement de successions.Tél.Main 1659.ARTHUR COURTOIS NOTAIRE Immeuble du Crédit Foncier.F.C.25, SAINT-JACQUES, Tél.Main 5030 Bureau du soir : 262A rue Visitation.Tél.Est 3435 Rés.: 2491, rue Mance.Tél.Saint-Louis 6085 LÎPPË NOTAIRE ISO ruo Saint-Jacques.Tél, Main 3228 MONTREAL J.A.LEFEBVRE Notaire ARGENT 0 prêter, 1ère hypothèque, h Montréal, 97 Saint-Jacques, ch.50, Main 2503.Bureau du soir: Cartiervillf.PR OUI.X KT PROUUX NOTAIRES.— 99, HUE SAINT-JACQUES Bâtisse Banque Nationale.Tél.Main 2959 W.-J.Proulx, I-.L.B.Jos.Proulx, L.L.L.bureau du soir: bureau du soir: 2S3 Ave.F.splanade.AhurftsfC.Tél.Saint-Louis, 17fi0.Tél.Saint-Louis, 5350 COMPTABLES Benoit & De Grosbois COMPTABLES — AUDITEURS LIQUIDATEURS 20 RUE SAINT-JACQUES Tel.Main 2617 ^TAILLEURS Tél.Bell Main 2681.Arthur CHARBONNEAU & CIE Marchands-Tailleura 8, Boulevard Saint-Laurent .MONTREAL Tél.Est 4314.ALF.HOTTE, MARCHAND-TAILLEUR Réparations, nettoyages et pressages, en tones genres pour dames et mesuleurs 558 SAINT-DENIS - - - - MONTREAL PHOTOGRAPHE L.J.A.PELOQUIN artiste Portraits au pastel et à l’huile: une spécialité 1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS 3251 Montréal DIVERS AUTOMOBILISTES Pour ve» pneus, vos lubrifiants et ton» rot -Accessoire* APPELEZ EST 6876 La Cie d’Accessoirea d'Àutomobilea Renaud La Maison avec le Service 326 Sainte-Catherine est.Ouvert le eoir Tél.Saint-Louis: 3946.BURKE & CONSTANTIN Autrefois de la Cadillac Motors, Limited Experts dans les Automobiles Cadillac Réparations d.tontea sortes, faites are» dilisrence: tons nos travaux garantie 104.RUE DES CAKJUJSKEa.MONTREAL AUTOMOBILES A LOUER CHARS DE TOURISTES Up.6840 ou Saint-Louis 2666 Automobiles STUDEBAKEK et HUDSON Service excellent J.-D.ALLARD, 2344 Christophe-Colomb.Tel.Est 7050.Réparations de tous genres Acme Brass and Electro Works Nickelage, Placage et Argenteur; Finisseur en cuivre, Fabrication d’éloctroliers.SPECIALITE : Carburateur Coil moteur, Magneto, etc.67, Saint-André.Satisfaction garantie.Rolland Bedding Co.S07, Henri-JuHen.Saint-Louis ,.BBPAKATIUNS : — Matelas refaits, solidities, rembourres, polis, meubles sur eom-mande, emballage : : : 40 ans d’expérience DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE Compagnie ROYAL SILVER PLATE Dorure, Argenture, Nickelage, Réparations d’argenterie.Ornements d’église.Bronzes, Cuivreric.A.GIROUX, gérant 207 SAINT-JACQUES.—MAIN Î387 SERRURIERS L.-G.OUELLETTE, Serrurier expert [K)U.Echange de , tourrurier expert B ^parutions.Tampons pour portes Fabrication de clef.combinaisons CHAMBRE 4, IMMEUBLE GUY 745-ouest, Sainte-Catherine.— Uptown 684J E.TELLÎER, Serrurier-armurier.2S3, Dorchester est, angle Saint-Denis, Montréal.Réparations parapluies, serrures, clefs, armes à feu.limage de scie, affilage de toutes sortes, réparations de ressorts, gramophones.Prompt travail.Satisfaction garantie.PEINTRES gaint-Louîs 8849.P.SCOTT PEINTRE DECORATEUR Tapissier, Blanchisseur.Plâtrage, Etc.905, rue Btrri MONTREAL.Pour enseignes, téléphoner Vie.375 à A.-E.MA CE 373 Mullarkey, Verdun, peintre d'autos et do voitures, travaux de peinture de tous les genres COURTIERS EN IMMEUBLES MEDECIN-VETERINAIRE milles à travers des lignes concentriques de batteries.ABSURDES EXCUSES DES BOCHES M.Gerald Campbell, dans une dépêche du quartier général français au Times, commente les absurdes rapports que les chefs allemands donnent au peuple pour expliquer leur dernière défaite de Verdun et la perte de 8.000 hommes faits prisonniers.Il dit: ‘‘La division qui défendait le Mort-Homme avait été clairement avertie de ce qui l'attendait, par le général von Dietrich, le 17 août, ce général a émis un ordre du jour disant que les troupes devaient s’attendre à être attaquées, à tout moment.” îfLes Allemands savaient la très grande importance attachée à la cote 304.le commandant de la 29ème division leur avait dit que cette position était la clef de tout le front occidental.Un général qui commandait une autre division a déclaré aussi: “Si les Français prennent la cote 304.nous sommes plus qu’à moitié battus, car tyje fois qu’ils en seront maîtres, rien ne les empêchera de se porter à l'attaque * contre toute position qu’ils choisi-rpnt.” J.-H.VILLENEUVE, D.M.V iUôpital de l’Ecole Vétérinaire Laval) 2ü(i, UUK CUA1G EST Tél.Main 1396 la grande masse de l’Hermada, a entraîné la prise de 'a Montagne sainte.Désormais, des positions directes présentant aucun danger d’attaque do flanc, bloquent seules le chemin de Klagenfurt ou de Trieste.En même temps, chaque position directe de défense est en flanc des autres.L'ennemi doit être chassé du Carso pour que les Italiens puissent avancer vers Klagenfurt, et vice-versa.Ce que le | général Cadorna va d’abord faire lest indiqué déjà par le bombarde-I ment opéré par les gros monitors au large de la côte cont re la chaîne de l’Hermada, dont la série de monts volcaniques barre seule la route de Trieste.Une dépêche officielle parie d'un merveilleux engin de destruction, employé pour la première fois dans cette lutte gigantesque, et contient une description du bombardement effectué contre l’Hermada, par les navires italiens et anglais.On pense qu’il s’agit d’un énorme radeau portant des canons plus gros que ceux qu’on ait jamais employés dans la guerre navale, et d’un nouveau type d’obus.Le rapport officiel révèle que ce nouvel engin de guerre sert au lancement d’obus sur Trieste, et il A.JETTE & CIE., courtiers en immeubles (établi 1885), experts en propriétés, édifice Crédit Foncier, 35 Saint-Jacques, prêts 1ère et 2ènie hypothèque.Collection, achats des créances.” ASSURANCES L.Eug.Courtois, 233 Christophe-Colomb.Tel.Saint-Louis 7983.Jos.Ed.Courtois, 272 Panet.Tél.Est 744.COURTOIS FRERES ASSURANCES Successeurs de Joseph Courtois Bureau établi en 1890 263 VISITATION, Montréal.Tél.Est 885 balaye l’Hermada en coopération avec les canons des monitors anglais.La dépêche indique que Trieste est le principal objectif de l’offensive italienne qui semble sur le point de réussir.Les correspondants dés journaux autrichiens au front ne cherchent pas à amoindrir la gravité de !a situation.Un journal autrichien annonce que les retranchements les plus rapprochés de Trieste seront attaqués à très bref délai.Voici un extrait du message: “La bataille se continue sur les versants tourmentés et rocailleux de l’Hermada.Les Italiens avancent avec le plus grand espoir de s’emparer du sommet.La chute de la forteresse est prochaine." REGLEMENTS DE COMPTES MARCHANDS, ouvriers et journaliers, toutes vos dette*i seront payées moyennant des paiements faciles.Discrétion absolue, yous transigerez avec moi seulement.M.Lemieux,- 37, Boulevard Saint-Joseph ouest.OPTICIENS 20 on» d’expérience.Tél.Est 989.SATISFACTION ABSOLUE GARANTIE ALPHONSE L.PHANEUF OPTICIEN-OPTOMETRISTE Lunettes, Lorgnons, Yeux artificiels.Exclusivement.321.RUE ONTARIO-EST Près de la ru® St-Dtnis.MONTREAL.ENTREPRENEUR PLATRIER Tél.Saint-Louis 945.Ouvrage fait avec soin et à prix modérés J.A.LAMARCHE _____Entrepreneur Plâtrier 646a.DROLET.MONTREAL ACCESSOIRES DE BUANDERIE AVIS AUX COMMUNAUTES Lessiveuses en cuivre, électriques, capacité de 8 a 12 draps avec essoreuses à bascule foncbonnanl l’une et l’autre en même temps.Machines à repasser mises en action par le même moteur électrique.En usa«e dans plusieurs communautés.Salle d’exposition, 1025 Sainte-Catherine ouest, NORTON A.BLA-KEY.Téléphonez Uptown 7459 ou écrivez.PROTEGEES EN 10US PAYS PIGEON.PIGEON S.DAVIS Pow.r Bldq.^ Mo«lr*»l.CARDINAL EXPULSÉ DE LISBONNE Lisbonne, 27.— Le cardinal Antoine Mendes Bello, patriarche de Lisbonne, a reçu avis du gouverne- ! ment d’avoir à quitter la capitale i o’ici cinq jours.Un décret défend au cardinal pour un an d’habiter h Lisbonne ou le.s environs.NTIKOR-LAÜR ENCE VCURE RfiDICALL DK CORS fSûRE.EFFicacE.SaNs Douleur ùk Vf/vTc Partout 25* 'y.Franco par la Poste.|/v *tv\ J.IMUBEHCE, Montreal.UÉÎfai -m L EAU RIGA , OUÉRIT CONSTIPATION HABITUELLE HOTEL VICTORIA HOTEL Québee H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à £3.50.Prix spécial pour les voyageurs d« commerce.82,50 par jour.C VOL.VIII.—No 201 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 27 AOUT 1917 B t t t * r t t » » Page du payer Autour d’un brochet Ce ne fut certes pas me pêche miraculeuse que ma première pêche à la “troll”!.un brochet, un seul, mais il parait que j'en eusse pris des douzaines si l’orage ne nous eût pas menacés et fait fuir à toute la vitesse du canot léger.On m'avait dit: vous verrez, vous aimerez cela.Quand j’ai senti les coups répétés de la corde tendue sur mes doigts, j'ai certainement, en effet, éprouvé d’abord un petit sentiment de fierté, puis, en tirant la ligne,—pendant que les quatre-vingt pieds de ficelle s’en venaient tranquillement se poser en zigzags sur le fond du canot,—une petite anxiété: Y aurait-il au bout un poisson ou des herbes ?— Il y avait mon brochet.Devinez-vous que je n’y touchai pas et qu'il ne fut ma propriété que parce que je tenais la ligne ?Aussi vivement qu’il se déprit de l’hameçon, je retirai mes pieds qu'il eût pu frôler, et je restai crispée tant qu'il se débattit-—il saignait de la bouche et avait l’air furieuxl—dans la main sûre qui Vavait empoigné et qui le glissait dans un abri d’où il ne pourrait pas sauter.Cà y était.Je connaissais l'émotion d'une prise, moi qui m’étais depuis le commencement de mes jours jusqu’à celui-ci, refusé d’essayer de ce sport, par peur de devoir rester longtemps sans user de mon don de parole, autant que par pitié pour les poissons.A la “troll” on peut parler.C’est ce qui me décida de tenter la chance.Et pendant que je renvoyais la ligne à l'eau, laissant petit à petit passer la corde entre mes doigts, je ne pus m'empêcher de causer du malheur de mon brochet.Il remuait au fond du canot.J’aurais voulu le faire tuer par mon compagnon pê- cheur \—“A sa place, lui disais-je, aimeriez-vous à vous sentir mourir à petite dose, comme celai Assommez-le donc de votre aviron.” Mais me interrogation semblable me répondit: “Si vous tombiez à l'eau, mademoiselle, qu’est-ce que vous préféreriez?Finir doucement ou recevoir___ des pierres sur la tête?”—Le crâne, à cette pensée, me fit mal.J’optai pour la mort lente.Et le poisson dans pon abri continua ses soubresauts de rage et de désespoir.Tant qu’il ne fut pas fini, songeant qu’il ne faut pas faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fît, je n’aimai plus la pêchel Lorsque, un peu plus tard, au bout de ma ligne je sentis de nouveau une résistance, j’eus aimé de ne pas le dire et de laisser faire.Puis, je le dis.Mais avant de retirer la ficelle je me recroquevillai dans mon coin, laissant un grand espace où mon autre prise pourrait se débattre; et j'attendis.L’hameçon fut enfin en vue.Je n’avais après qu’une touffe d’herbes.Soulagée, j’éclatai de rire.Alors, justement, un gros nuage qui rôdait depuis quelque temps dans les environs creva, et ma pêche fut interrompue.Je n’en fus ni désolée, ni ravie; ne pouvant pas être désolée de laisser les poissons tranquilles chez eux, et ne pouvant pas être ravie de me faire tremper sous la pluie.Nous nous en allâmes sans rejeter la ligne.Pendant que la pluie tombait d'une nuée au dessus de nous, le soleil plus loin, à demi voilé dorait un coin du ciel.Nous coulions presque sans secousse, sur la rivière qui coulait entre ses rives solitaires, sauvages et belles.C'était bien beau les alentours même sous la pluie.Etait-ce aussi beau au fond de l’eau où avait habité mon défunt brochet ?.Michelle Le Normand Pensées choisies La science creuse la vie et ne la comble pas; la pitié l’illumine, l’élève et la remplit.* * * La parole est de l’air mis en mouvement; mais, quand l’âme y entre, elle devient éloquence, justice, vérité.Que sera-ce quand Dieu s’y met ?* * * La Providence a voulu que sans une culture sérieuse les dons naturels les plus parfaits ne portassent pas leurs fruits, comme ces plantes dont la sève, si riche qu’elle soit, s’altère faute de soins, et ne rend plus à l’homme qu’une moisson dégénérée.* * * Une impression suffit pour faire à l’âme de l’enfant une irréparable blessure, ou pour lui donner dans le bien une assiette qu’il ne quittera jamais sans remords.?H» * Un enfant ne doit ni commander ni être obéi à tout propos, comme le sont les enfants gâtés; mais il ne faut pas non plus qu’il soit asservi comme un esclave, et qu’il ait peur d'avoir une pensée.* * * Surveiller, c’est veiller sur quelqu’un.L’on ne veille que sur ce qu’on aime; surveiller, c’est donc, avant tout, un acte d’affection; voilà le vrai sens de la surveillance.P.Lacobdaire.Conseils pratiques Comment utiliser les écorces d'oranges et de, citrons.Dans chaque maison on mange oranges et citrons quelque temps pendant l’année.Au lieu de jeter aux déchets les écorces, employez-les comme suit : Couvrez les écorces d’oranges et de citrons avec de l’eau froide, ajoutant deux cuillerées à table de sel à un pot d’eau.Mettez au froid pour vingt-quatre heures; égouttez, puis couvrez avec de l’eau bouillante; laissez bouillir tranquillement pendant une heure; égouttez de nouveau, coupez en tranches très minces, et étendez sur un plat pour laisser sécher; alors faites bouillir une pleine tasse de sucre avec une pleine tasse d’eau pendant trois minutes; ajoutez les écorces et laissez bouillir quinze minutes; otez-les du sirop; étendez les sur un plateau et soupoudrez de sucre granulé; laissez sécher encore au soleil ou dans un four refroidi.Mettez dans des jarres pour utiliser l’hiver.POUR UTILISER LES ECORCES D’ANANAS Lavez les ananas avant de les peler; et coupez l’écorce en petits morceaux; mettez dans une casserole avec quatre pleines tasses d’eau froide et quelques grains de sel, et laisser poser quelques heures; ensuite faites bouillir tranquillement pendant deux heures.Filtrez, puis pressez encore au travers d’une mousseline à fromage: à chaque pleine tasse de jus, ajoutez les trois-quarts d’une tasse de sucre.Ce sirop sera employé pour les -puddings au tapioca, pour gélatine ou sauce pour pudding: une pleine tasse de sucre ajoutée à chaque pleine tasse du sirop et un peu de jus de citron, fait un sirop très doux à servir avec gâteaux, pâtisseries, riz bouilli.SAUVEZ VOS PELURES DE POMMES, POUR FAIRE DE LA GELÉE.Quand vous pelez des pommes pour pâtés ou autre chose, couvrez les pelures avec de l'eau froide, mettez-les sur un feu bas avec quelques graines de sel, laissez bouillir jusqu’à amollissement, brassez avec une cuillère: quand les pelures sont attendries, pressez, passez au filtre et laissez égoutter jusqu'à ce que tout le jus en soit sorti; filtrez de nouveau au travers d’une mousseline à fromage et à chaque demi-tasse de jus ajoutez une demi-tasse de sucre chauffé auparavant dans le four, sur un plat: brassez jusqu’à ce que le sucre soit dessous et laissez bouillir huit minutes.Si les pommes avaient la pelure rouge, la gelée sera d’un beau rouge.Ceci demande peu de temps et peu de trouble et c’est un mets qui peut être obtenu en n’importe quel temps de l'année.Les pelures de pêches peuvent être utilisées de la même manière, mais si les pêches sont très mûres les pelures ne feront pas une gelée aussi épaisse, à moins d'être mêlées avec des pelures de pommes.En tous cas, elles feront aussi un délicieux sirop à employer avec gâteau chaud ou pudding.Sur la mort d*une cousine de sept ans Hélas ! si j’avais su, lorsque ma voix qui [prêche T’ennuyait de leçons, que sur toi, rose et [fraiche, Le noir oiseau des morts planait inaperçu; Que la fièvre guettait sa proie, et que la porte Où tu jouais hier te verrait passer morte.„.Hélas ! si j’avais su !.Je t’aurais fait, enfant, l’existence "bien [douce; Soils chacun de tes pas j’aurais mis de la [mousse; Tes ris auraient sonné chacun de les instants; Et j’aurais fait tenir dans ta petite vie Un trésor de bonheur immense.à faire [envie Aux heureux de cent ans 1 Loin des bancs où pâlit l'enfance prisonnière Nous aurions fait tous deux l’école buissonnière Dans les bois pleins de chants, de parfum [et d’amour; J’aurais vidé leurs nids pour emplir ta [corbeille; Et je t’aurais donné plus de fleurs qu’une [abeille N’en peut voir en un jour.Puis, quand le vieux Janvier, les épaules [drapées D’un long manteau de neige et suivi de [poupées, De magots, de pantins, minuit sonnant, [accourt; Au milieu des cadeaux qui pleurent pour [étrenne, Je t’aurais fait asseoir comme une jeune [reine Au milieu de sa cour.Mais je ne savais pas.et je prêchais [encore; Sûr de ton avenir, je le pressais d’éclore, Quand tout à coup pleurant un long espoir [déçu, De tes petites mains je vis tomber le Hire; Tu cessais à la fois de m’entendre et de [vivre .,, Hélas ! si j’avais su ! HÉGÊSIPPE MOREAU.-*- 4a bonnem cuisine Ülr VEAU GLACÉ Désossez un morceau de veau, faites cuire au four, eoupez-le en tranches lorsqu’il est froid, rappor-chez les tranches; ajoutez à une tasse de mayonnaise deux cuillerées de gélatine fondue; garnissez un moule, plaeez-y le veau, faites prendre sur la glace, démoulez en plongeant le moule dans l’eau chaude, placez sur un lit de feuilles de laitue, et garnissez avec des tranches de concombres.TOMATE ET GELÉE DE CONCOMBRE.Coupez en dés des concombres et de la pulpe de tomate; faites bouillir et passez, puis assaisonnez de sel, de poivre blanc et de vinaigre; à une tasse de pulpe; ajoutez une cuillerée de gélatine dissoute; faites prendre et servez dans des corbeilles de tomate.SIROP A LA MENTHE.Prenez une demi-tasse de feuilles de menthe, uue pleine tasse de sucre granulé, une demi-tasse d’eau.Laissez bouillir jusqu'à ce que ce soit épais comme un sirop, filtrez et laissez refroidir.SAUCE AU CHOCOLAT ET A LA MENTHE POUR CREME A LA GLACE.Prenez deux pleines tasses de cassonade, du sirop de menthe, une cuillerée à table de cacao, une tasse de lait.Mettez ie sucre et le lait dans une casserole et ajoutez le chocolat quand le mélange commence à bouillir.Cuisez jusqu’à ce que cela forme une petite balle molle en jetant dans l’eau froide.Ajoutez assez de sirop de menthe pour don- J V LE DEVOIR I A Feuilleton DS LA L/A NOUVELLE CROISADE Page du Foyer DES ENFANTS \ P par HENRY BORDEAUX (Suite) —Un honnête homme, un honnête homme! Comme c’est commode, en véritél Ça t’apprendra, mon vieux Thomas, à prendre Ja place du Bon Dieu.Mais pour devenir honnête homme, bien sûr, il faudrait un miracle.Un miracle! il en veut un, lui aussi, comme le curé, comme les enfants.Chacun réclame le sien dans la vie.Et ce régent de malheur qui affirme qu’il n’y en a plus! IV LA CROISADE DES ENFANTS.Lorsque Philibert et Annette sont retournés à Fécole, Us n'ont rien eu de plus pressé que de raconter à leurs camarades comment le petit Jésus en personne a fabriqué leurs jouets dans l’atelier de leur père: —Une poupée bleue et un cheval.Une oie et un mouton que voici.Et comme la classe hésitait à les croire, ils ont triomphalement ajouté ce détail : —Puis qu’il a été menuisier dans le temps avec saint Joseph.Et la classe entière les a crus.L’aventure étant parvenue jusqu'aux oreilles du régent, M.Mussil-lon, indigné de cette crédulité excessive, a haussé les épaules et, ouvrant brusquement la fenêtre, il a pensé cracher au dehors en signe de mépris ; mais il s'est souvenu à temps de sa dignité professionnelle et il a refermé la croisée, à cause de l’air viif, —Superstitions, superstitions! a- t-il péremptoirement déclaré.Il n’y a pas de miracle, et id n’y en a jamais eu.Annette s’est mise à pleurer et Philibert a fait le poing dans sa poche.C’est le jour de la leçon d'histoire : en manière de protestation, ils ne l’écouteront pas une minute.El M.le régent commence.Il en est au treizième siècle et, .pour intéresser les élèves, il a choisi les bons auteurs.M.le régent est consciencieux : il parle pour les petits paysans d’Avrieux comme i! parlerait devant M.l'Inspecteur lui-même.—Le commencement du treizième siècle, annonce-t-il avec fracas, en brandissant le savant et pittoresque ouvrage de M.Luchaire, est marqué par des prodiges, des sortilèges, des sorcelleries.Des sorcelleries! Toute la classe boit ses paroles.Toute la classe connaît des sorciers.La Maurienne est leur terre de prédilection.11 y a celui d'Aussois et celui de Villaro-din, celui de Bramans «tt celui de Lanslevillard, sans compter ceux qu’on n’avoue pas et qui sont les plus dangereux, sans compter la Cancianile, dont l’aventure a fait du bruit autant que celle de Marie de Vilario qui, jadis — qui est-ce qui ne le sait pas?— fut, en réparation de ses crimes, conduite, un jour de dimanche, en chemise et la hart an col, les pieds nüs, une simple coiffe de toile sur la tête, et tenant dans ses mains une torche allumée du poids de deux livres, devant le grand portail de saint Léger, à Chambéry, pour déclarer, à genoux, que follement, témérairement, par dol et malice, elle avail communiqué avec le diable.Des sorcelleries! Annctlc et Philibert ont relevé la tête fièrement : l’oncle Thomas est un sorcier, ils ne vont pas le désavouer.Et la leçon d’histoire continue.Louis, le fils de Philippe-Auguste, roi de France, tombe malade pendant que son père est à la Croisade, et il est guéri par la procession des reliques.La tète de sainte Geneviève, qu’on croyait égarée, est retrouvée dans sa boîte.Une bouvière de Cu-dot, au pays de Sens, reste dix ans sans manger et, pendant les solennités religieuses, elle entre en extase.Eustache, abbé de Saint-Germain-de-Flair, qui prêché en Angleterre la quatrième Croisade, fait jaillir des sources qui guérissent toutes les ma-ladis.Foulque de Neuilly, enchaîné, se délivre tout seul: il transforme les femmes de mauvaises vie en mères de famille édifiantes, et les usuriers des villes en prodigues obs- DON.MACMILLAN DE RETOUR DU NORD SON EXPEDITION EST RAMENEE A SYDNEY, N.E., APRES UN SEJOUR DE 4 ANS DAÜS LES REGIONS POLAIRES — DECEPTIONS.Sydney, N.E., 27.—L’expédition arctique Donald MacMillan est arrivée ici, hier soir, à bord du navire "Neptune” envoyée à son secours, et après un séjour de 4 ans, dans les régions polaires.M.Macmillan qui était un des lieutenants du contre-amiral Peary, lors de l’heureux voyage de celui-ci au pôle nord, confirme des dépêches précédentes de lui, disant que la terre de Crocker que Peary croyait avoir découverte, n’existe pas, “Peary, dit-il, a été trompé par un nurage provenant de couches d’air de densité diverse dans le voisinage de la glace.Peary avait aperçu cette prétendue contrée d’un pic de 1,400 pieds d’altitude.Nous avons escaladé ce pic, et pendant 4 jours, nous avons été victimes de l’illusion.Finalement, quand le soleil s’est levé, la terre n’était plus là.C’était un mirage, mais si clair, qu’on pouvait voir des collines vertes, tapissées de végétation s’élevant à une bonne hauteur au-dessus des eaux.” M.Macmillan affirme que tout le monde eût été trompé à la place de Peary.Le premier objet de la mission du parti d’exploration Macmillan, organisé par le Muséum américain d’histoire naturelle et la Société géographique américaine, avec la coopération de l’Uuniversité de l'Illinois, c’était de prouver l’existence ou le mythe de la terre de Crocker, ce qui était un sujet fécond de disputes entre géographes et sqvants.Les explorateurs avaient ensuite pour mission d’étudie^ la couche terrestre glacée du Groenland.M.Macmillan n’a pas nié qu’il ait fait quelques découvertes, mais il s’est montré réticent à ce sujet, disant qu’il a reçu instruction de faire un rapport mi Muséum d’histoire naturelle de Nov.-York.11 se propose de partir mardi pour sa demeure, à Freeport, Maine, puis de là à New-York.L’expédition de secours Bartlett est la-3e qui ait été envoyée à l’aide de l’expédition Macmillan.En 1915, la goélette “George B.Cluett”, construite pour une rude navigation au milieu des Banquises, n’a pu se rendre à Etah.Le “Danemark” préparé par le Dr Hovey, n’a pas eu plus de succès.Suivant les dernières nouvelles qu’en a M.Macmillan le navire est très endommagé, et il y a des cas cas de scorbut à bord, ce qui fait craindre pour le sort de l’équipage.La santé des explorateurs est bonne.“Nous avons été favorisés par la chance, dit l'explorateur, nous avions des provisions en abondance, et nous pouvions nous procurer force gibier et oeufs, mais je suis content que Bartlett (le commandant de l’expédition de secours) soit arrivé.Nous commencions à baisser, et nous n’anrions peut-être pas pu vivre un autre hiver”.L’expédition s’est faite sans perte de vie, malgré le désastre du début.Après leur naufrage sur la côte du Labrador, avec le vapeur “Diana", en juillet 1913, les explorateurs sont revenus à Saint-Jean.Terreneuve, et ce sont rembarqnés à bord de D'Erik” qui les a déposés à leur base, Etah, le 20 août.Quand Bartlett est arrivé, Small et Macmillan étaient les seuls explorateurs à Etah, et projetaient de passer l’hiver avec les Esquimaux.New-York, 27 — Le Dr Hovey, du Muséum américain d’histoire naturelle, chef de l’expédition envoyée au secours de Macmillan, en 1915, est arrivé, ici, hier, et a fait allusion aux découvertes minérales de ce dernier! explorateur.Il a fait une simple allu- ï sion à la valeur que la guerre peut1 donner à ces découvertes."Je crois comprendre, a dit le docteur, que certains gisements minéraux localisés par Macmillan, auront peut-être une grande valeur économique, à cause de la guerre”.C’est dans l’hiver de 1916, dans le cours duquel le Dr Hovey a été emmené avec Macmillan à Eath, que ces découvertes ont été faites.Le Dr Hovey est parvenu à Copenhague, le 26 juillet, et s’est embarque de là pour les Etats-Unis, MAISONS D’EDUCATION COLLEGE de LONGUEUIL sous la direction de» Frère» de» Ecole» Chrétienne».Cour» commercial complet, français et antfltti»; préparation aux érolea supérieure»: Ecole de» Hautes Etude», etc» Installation récente des plu» moderne».Communications: Traversier de la rue Poupart, trarersier de la rue Pie IX, tramway» électriques (Place Yourille), Delaware A Hudson.Rentrée de» pensionnaires, MARDI, LE 4 SEPTEMBRE.Rentrée des externe», MER- j CREDI, LE 5 SEPTEMBRE, à 8 heure» 3C.La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal Les inscriptions clans les écoles des districts Centre.Nord, Est et Ouest-se feront de Si il 12 et de 1 à 4 tous les jours de la semaine du 27 courant, ainsi que lundi le :i septembre, excepté le samedi le 1er septembre.Tous ies éiéves devront se rendre h leur école marifl matin le 4 septembre.Pour renseignements supplémentaires s’adresser au chef de chaque école ou aux directeurs généraux des districts: M.A.C.Miiier.85 Sainte-Cstherine ouest.Tél.Est 1S71.M.J.P.LahUrrc, 2060 Saint-Denis.Tél.Saint-Louis 8735.M.T.Manning, 236 Chambly.Têt.Lassalle 470.M.André Robitaille, collège Saint-Henri, Westmount 2512.Séminaire St-Joseph MONT LAURIER, P.Q.Cours classique précédé d’un cours commercial RENTREE DES ELEVES, MERCREDI, LE 5 SEPTEMBRE Mademoiselle Viger recevra les élèves dès lundi le 27 courant, è son bureau, 321 rue Sanguinet, 6290.Collège Commercial Saint-Remi de Napiervillo RENTREE LE 5 SEPTEMBRE Prospectus sur demande.Père L.Me Hamelin, C.S.V., Dir.PENSIONNAT DU SAINT-NOM DE MARIE HOCHELAGA 1857 Notre-Dame est Cours bilingue complet Affiliation à rUniverstté Laval et aux conservatoires de musique.Ecole supérieure do dessin et de peinture.RENTREE DES ELEVES, LE 4 SEPTEMBRE 214 STE CATHERINE O.MONTREAL ENSEIGNEMENT EN'B1 VT DUEL LK JOUR ET UE SO«R ANGUS GAZA, Prine.LONGUE LISTE DE HORS DE COMBAT THEN TE-SEP T CA NA D1ENS-FBA X-ÇAIS Y COMPRIS PLUSIEURS MONTREALAIS FIGURENT SUR UNE LISTE DE 783 NOMS.LES LETTRES DE FADETTE Le troisième volume des lettres de Fadette se vend, en librairie ou au Devoir, 50 sous l’unité, 55 sous par la poste.Avis à ceux qui en ont déjà les deux premières séries.ner du goût, et battez jusqu’à ce que ce soit bien épais.Servez sur la crème à la glace.Si la sauce durcit avant d'être servie, ajoutez un peu de beurre fondu et chauffez.Ottawa, 27.— Sur une liste de hors de combat chargée de 783 noms, publiée hier, figurent les noms de 37 soldats Canadiens-français, dont 7 de Montréal et 28 de la province et d’ailleurs: Canadienscfrançais de Montréal : Tué.J.Legalilée, Notre-Dame de Grâce.Blessés.— Caporal A.LeBlane, 85 avenue Mularkey ; V.Jérôme, 1163 rue Parthenais ; W.Vallée, 488 rue Joliette ; E.Labonté, 723 rue Bordeaux ; IL Perron, 461 rue Amherst ; J.Giroux, 19a rue Hogan ; D.Roy, 2325 rue Saint-Hubert ; caporal A.Mercure, 156 rue Orléans.Canadiens-français de la province et d’ailleurs: Mort de ses blessures.— J.Du-charme, Joliette.Blessés.— A.Cyr, Saint-Julien, P.Q.; K.Duval, Morrislbourg, Ont.Malades.— T.4E, Dulpuis, Moncton, N.-B.; G.Perrin, Ottawa.Blessés.E.Pazanot, Régina, Sask.; P.Jacques, Toronto ; G.Fournier, Maniwaki, P.Q.; H.Descoteaux, Ottawa ; J.Boudreau, CampbeMton ; A.La violette, Vanfe-leek Hill, Ont.; J.-A.Beau (let, Le-elercville, P.Q.; O.Couture, King-sey Falls, P.Q.; C.Guignard, Island River.N.-tB.; R.Bergeron, Ké-nogami, P.Q.; H.P.Lafontaine, SUMalacbie, P.Q.; R.Bourgeault, Sturgeon Falls, Ont.; F.Larivière, Sturgeon Falls, Ont.; C.Trottier, Grand’Cllère, P.Q.; A.-P.Arsenault, Golem as, I.P.E.; B.Thibodeau, Parish, N.-E.; O.Boulanger, Québec ; A, Duibord, Calumet, P.Q.; S.1.Té-treault, Fontainebleau, P.Q.; lient.H.-C.-C.Beaumont, Toronto; C.Tel-Jier, Saint-iPierre, Man.; R.Jacques, Gananoique, Ont.;V.Ouellette, St-Michel, N.-B.Collège Bourget RIQAïUD, P.Q.Cour» classique, ttaurs commercial an-1 elai».Enseiimetaeafr primaire français «fl anglais.On enseig-noL du* ^français chaque jour,* pendant une JutaN^r aux élère» du cour»1 commercial.Rentrée de» U 4 MpUmhra.COLLEGE DE L’JSSOMPIION i La rentrée des élèves, mardi, le 4 septembre Collège Notre - Dame COTE DES NEIGES, Pour les enfants de 7 à 12 ans REOUVERTURE, LE MARDI, 4 SEPTEMBRE Collège St-Joseph! BEHTHIERVILLK Coura élémentaire intermédiaire et commercial bilingues RENTREE DES ELEVES, LE 6 SEPTEMBRE v J.A.CHARBONNEAU, C.S.V.Directeur.< COLLEGE ST-LOUIS TERREBONNE Sous la direction dca Clercs de Saint-Vlatanr C'aura commercial frnnçaii et anglais Améliorations modernes Prospectus envoyé sur demands RENTREE LE 5 SEPTEMBRE N.J.FICHE, C.S.V.Directeur.COLLEGE SAINT-PAUL VARENNES Cours commercial complet Les Frères des Ecoles Chrétiennes RENTREE DES ELEVES, LE 4 SEPTEMBRE TRAVERSE DU BOUT DE L’ILE : 8 heures a.m., 12 heurss et 6 heures p.m.Dimanche: A toutes les heures MONT ST-BERNARD SOREL, P.Q.Cours commercial complet: langues, mathématiques, comptabilité, dactylographie, sténographie, etc.Rentrée des élèves, mardi, 4 septembre.Université d’Ottawa Enseignement parallèle en français et en anglais Cours classiques, cours commerciaux LA RENTREE DES ELEVES, LE 5 SEPTEMBRE Collège Ste-Marie Dirigé par les Pères Jésuites 232 BLEURY Cours classique et préparatoire RENTREE, LE 5 SEPTEMBRE COLLEGE LAVAL SAINT-VINCENT DE PAUL, P.Q.Cour» commercial complet, français et anglais.Installation de» plu» moderne».Communications facile» par le C.P.R et les tramways électrique» du Sault.Rentré® le 4 septembre.Prospectus envoyé sur do-mande.École Vétérinaire Laval L’examen prélimimiiro à l’étude vétéri-nam* aura lieu le 5 septembre 1917, à 9 heures a.m., dans une des pâlie» de PRrnl» Vétérinaire, 381 rue DeMoniigny cat.Pour informations s'adresser au soussigné ou au docteur A.Dautli.Les cours vétérinaires commenceront mardi, le 11 septembre 1917, ù dix heures a.m.F.-T.DAUBIGNY, M.V.Directeur-Secrétaire tinés à distribuer lotis leurs biens aux pauvres.“Ces miracles-là, ajoute le chroniqueur, ne sont pas les moins étonnants.” Miracle! M.le régent a lâché le mot.Il essaie de le rattraper.Il en charge, il en accable le maladroit chroniqueur.Mais sur la classe le miracle est tombé comme les fleurs des arbres fruitiers quand souffle le vent de la Vanoise, comme les gouttes de pluie sur les blés verts qui se dépêchent de pousser.Et il continue de tomber.C’est maintenant l’histoire de la croisade des enfants que lit M.Mussillon, non pas avec ironie, mais avec commisération: “Au mois de juin 1212, un jeune berger de Clayes, près de Vendôme, eut une vision, comme le charpentier du Pug.Dieu, sous la figu-de d’un pauvre pèlerin, lui • demanda un morceau de pain et lui remit une lettre où il lui ordonnait d’aller délivrer le Saint-Sépulcre.Peu après, au moment où le verger chassait ses brebis d’un champ, il les vit s’agenouiller devant lui cl demander grâce: c’était donc bien une mission divine qui venait de lui être donnée! Il se mit à parcourir le pays, poussant le cri de la croisade: "Seigneur Dieu, relève la chré* “tienté! Seigneur Dieu, rends-nous “la vraie croix”.Comme il faisait “partout des miracles.” Philibert, à ces mots, renifle de plaisir et pince Annette qui n’écoute pas assez.“Comme il faisait partout des miracles, d’autres bergers se joignirent à lui, et bientôt une foule d’enfants, âgés au plus de douze à treize ans, le prirent comme chef de croisade.La “Chronique de Laon” prétend qu’il en eut plus de trente mille sous ses ordres.“Comment cette armée d’enfants put-elle se former et s’organiser, malgré la résistance des parents et du clergé?A ceux qui leur demandaient où ils allaient, ils répondaient: "Vers Dieu!” Et la foule leur était favorable.Elle croyait aux miracles d'Etienne.” Parbleu, si elle y croyait! Il n’y a qu’à voir la classe de M.l’instituteur Mussillon.“Elle croyait aux miracles d'Etienne.convaincue que Dieu manifestait sa volonté clans ces âmes innocentes et que leur pureté devait racheter les péchés du monde.Partout où ils passaient, les habitants des villes et des bourgs leur donnaient des provisions et do 1 argenl On se pressait pour voir le chef des bergers, l’envoyé (k Dieu; on se disputait, comme relique, un de scs cheveux, un morceau de ses vêtements.L’autorité finit cependant par s’émouvoir.Philippe - Auguste , après avoir demandé, sur ce prodige, l’avis du prélat et des maîtres de; I Université de Paris, ordonna aux enfants de réintégrer la maison paternelle.Une partie d’entre eux obéirent; le plus grand nombre résista, “Innocent III se contenta de di-“re, paraît-il: “Ces enfants nous ‘‘font honterpendant que nous nous ''endormons, ils s’acheminent gaie-“ment à la délivrance du saint "Tombeaii.” Un murmure flatteur accomptigne celle appréciation du pape sur le berger Etienne et ses compagnons.Ce n’est point là le résultat que M.l’instituteur escomptait.A SUIVRE Ce tournai est imprimé au No 43 n Saint-Vincent, il Montréal, par l’IMPBIM RIE POPULAIRE (à resi onsnbilit* llm|£ I.N.Chcrrier.aérant général.\ t» \ LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 'll AOUT mï VOL.Vm.—No 201 U yiE SfOBTIVE LE NATION AL A GAGNE SA PREMIERE PARTIE LES HABITAXTS ONT TRIOMPHE DU SHAMROCK PAR 11 .4 fi .S l-MEÜI DERXŒR AU TERRAIS OU MILE-END.— RAILLARCEOS .4 COMPTE SEPT POINTS.— PENNY ATTAQUE DEGBAY APRES LA PARTIE.— PRESENTATION A McMULLEN.Le dut) National a gagné sa première partie de la présente série contre le Shamrock en battant les Irlandais samedi dernier, sur le terrain de ce dernier au Mile-End par un résultat final de 14 à 6.I.es Habitants, en évitant le banc du pénitencier, ont eu facilement raison de leurs adversaires et nous sommes persuadés qu’ils auraient obtenu le même résultat dans les parties précédentes s’ils avaient suivi la même ligne de conduite.Les tricots verts étaient par contre enclins à la rudesse et ceci eut pour résultat d’affaiblir leur équipe dans les moments les plus critiques.Immédiatement après la joute le “doux” Penny attaqua Ambrdise De-gray dans le club-bouse et plusieurs joueurs durent intervenir pour séparer les combattants.La défense des Irlandais a joué nonchalamment, laissant plusieurs ouvertures à leurs rivaux et sans le travail de toute beauté du gardien des buts, Brennan, le résultat aurait été beaucoup plus élevé en faveur des Canadiens-français, L’attaque des tricots verts rie put traverser la solide défense des Habitants et encore moins prendre L’Heureux en défaut car celui-ci joua une de ses bonnes parties, Baülargeon fut sans contredit l’étoile de la joute car il compta sept points pour sa part au cours de cette rencontre.Lalonde a aussi joué une bonne partie sur l’attaque.Au cours de la partie de samedi les joueurs du Shamrock et les officiers des deux clubs présentèrent un souvenir à W.McMullen qui doit entrer prochainement au Grand Séminaire pour y faire ses études théologiques.Alignement des équipes National L’Heureux Brossard Leboeuf Alain Deganne Buts Points Couverts Défenses Shamrock Brennan Brady Farney McMullen Hyland Doutre Degray Dandurand Langevin Pitre Baillargeon Lalonde Arbitres Pigeon.Centres Attaques Extérieurs Intérieurs IL McCarthy Penny Hvland Welsh Egan Walsh Roberts Finlayson, Albert SOMMAIRE Première période 1— National-Bailargeon .LiO 2— National-Baillargeon .0.25 3— Shamrock-Egan.1.50 4— Shanirock-McMullen .0.15 5— Nationnl-Lalonde .3.20 fi—National-Doutre .0.20 7 —National-Baillargeon .4 20 8—National-Lalonde .2.20 Troisième période.16— Shamrork-MrCarthy .5.50 17— National-Baillargeon .9.00 18— -National-Pitre.2.50 Quatrième période.19— National-Degray.8.40 20— 'National-Baillargeon .1.45 PUNITIONS.Première période — Penny, 10 minutes ; Harry Hyland, 5 min.; Doutre, 10 min.; Roberts, 10 min.; Egan et Dandurand, pour le reste de la partie.Deuxième période — Aucune.Troisième période — I,angevin, 5 min.; Farney, 20 min.; Pitre, 5 min.Quatrième période — Harry Hyland.5 min.; Roberts, 10 min, ; Harry Hvland.5 min.POSITION DES CLUBS.G.P.P.C.Shamrock.3 1 34 38 National.1 3 38 34 IL RETIRE 17 FRAPPEURS DE La CASQUETTE AU BATON CRAMM, DES STARS, ACCOMPLIT UN BEL EXPLOIT, HIER, AU SHAMROCK.— LES ATHLETIQUES BATTENT LES CHEVALIERS DE COLOMB PAR 2 .4 1.LIGUE NATIONALE SAMEDI.Pittsburg à Boston: Pittsburg .000000000—0 2 2 Boston .0000001 tx—2 8 0 Batteries; Steele et Schmidt; Nehf et Tragressor.Saint-Louis à Brooklyn: Première partie St-Louis .000000000— 0 2 4 Brooklyn .00100605x—12 14 1 Batteries: Doak et Snyder; Pfeffer et Miller.Chicago à New-York: Première partie Chicago .01000000.L’ESPERANCE, Président HOTEL-DE-VILLE, QUE.GEORGES MORISSET5 Secrétaire Chemin de fer PACIFIQUE CANADIEN Excursions de moissonneurs A Winnipeg Plus Vt sou par mille au delà Excursion le 28 AOUT, 1917 De toutes les stations dans la province de Québec, aussi des stations dans la province d’Ontario, Brockville, Smiths halls North Bay et à TEst.PRIX DU RETOUR: par mille, jusqu'à Winnipeg, plus $18, jusqu'au point de départ.Pus de chanerement de chars entre PEst et l'Ouest sur le C.P.R.i Pour renseignements, s’adresser à l’agent du Pacifique Canadien le plus rapproché, ou aux bureaux des billets: 141-145 rue Saint-Jacques, Hôtel Windsor, Gare Windsor, Gare Viger.ON DEMANDE 36.000 Ouvriers de ferme PRIX DU TRAJET JUSQU’A WINNIPEG S12.0Q Plus un demi-sou par mille au-delà Retour, un demi-sou par mille jusqu’à Winnipeg, plus $18.00 Des trains faisant le trajet jusqu’au bout partiront de Montréal LE 28 AOUT Le meilleur équipement.— Wagons pourvus de comptoirs à lunch Aménagement spécial pour les femmes Peur les billets et pour avoir de plus amples renseignements, s'adresser .bureau des billets de la viiie, 22fi-230, rue Saint-Jacques, au bureau des billets de la gare, rue Sainte-Catherine est, Montréal, P.Q.,; à l’agent le plu-, proche du C.N.R., ou bien écrivez au département général des voyageurs.à Montréal, P.Q.PARC DOMINION Toute la semaine prochaine deux fois par jour HOLDEN l’izr.Célébration spéciale de la Fête du Travail, aous les auspices du Conseil des Métiers et du Travail.ADMISSION - - - 10 SOUS ASSEMBLÉE ^AAHUNTSIC Les directeurs du club des Amusements et toutes les personnes à qui des lettres d’invitations ont été envoyées, concernant le festival-des 5 et 6 septembre prochain, sont convoquées pour mardi soir, le 28 courant, chez M.Bastien, à Ahuntsic.La réunion aura Heu dans la salle de billard.FAUTE D’ESPACE Le manque d’espace nous oblige à remettre à demain le compte rendu de la fête champêtre qui a eu lieu hier au parc Delorimier, alors que des courses à pied, en motocy dettes et en automobiles, ainsi qu’une joute de baseball, étaient ins crites au programme.Vous aimez les sports?Vous .368 sportives du NATIONALISTE.TROUPES RENDUES EN ANGLETERRE Ottawa, 27.— Le censeur de la presse annonce l’arrivée en Angleterre des troupes canadiennes suivantes : Détachements d’artillerie de London, camp Borden, Kingston, Winnipeg ; forestiers et constructeurs de chemins de fer, d’Ottawa, camp Borden, Regina, Prince-Albert, camp Val Cartier ; détachement universitaire du camp Val Cartier pour le lp6e bataillon; détachement de Montréal pour navigation inté- GOUVERNEURS ANOTRE-DAME QUATORZE NOUVEAUX TITULAI- s RES ELUS.— CONDOLEANCES I A LA FAMILLE LORANGER.Les administrateurs de Thôpital! Notre-Dame à leur dernière réunion, ont voté un ordre du jour, exprimant la perte sensible que vient de faire l'institution par la mort de M.le juge Lorangcr.qui fut pendant plusieurs années son digne et très dévoué président; les administrateurs de Thôpital prient respectueusement Madame Loranger et sa famille d'agréer l’expression de leurs plus vives sympathies.Quatorze nouveaux gouverneurs à vie ont été élus à cette assemblée: M.Joseph - Adolphe Chauret, con-législatif LES PERMUTATIONS CHEZ LESPOLICIERS LE CAPITAINE SAVARD DEVIENT CHEF DU POSTE DE L’HOTEL DE VILLE, AVÇC MISSION DE SURVEILLER LE “ DISTRICT MAL FAME ”.PELICAN CONCHAS Cigare de 10 sous La revision des cadres de la police aux quartiers généraux s’est of fectuée samedi.Le capitaine Riopel, au lieu d’aller à la Cour du recorder.prendra la direction du poste de la rue Craig-est.Le capitaine Egan, qui devait aller au poste de la rue de THôtel-de-Ville, restera à son poste, a la Cour du recorder.C’est ie capitaine Savard qui surveillera seiller législatif , M.Arthur Ber-; |e quartier du centre de la ville que ^ niondj,a 1)0jjce désigne sous le nom de thiaume, journaliste; M.Brossard.avocat, C R.; Mademoiselle du la lieu- bec secrétaire-trésorier m-'ïl Ynm’ I tenant Comte, du poste de la rue oce.secretaire trtsonei ne la 1 Montfort.t Deux autres lieutenants, vont au pos- îlle.Le lieute- nouvellement promu, va VecréfflS'tfn'îric’nriotiau Post
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.