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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 27 octobre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-10-27, Collections de BAnQ.

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Mwift&fî, je*4i 27 octoUr* 1938 ^ REDACTION IT ADMINISTRATION 410 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : Bllai» 3161' SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction ; PEIair 29S4 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR RéfotMr m ckef t Orner HEROUX Directeur-gérant : Georges PELLETIER VQUiWC XXIX — No 250 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E -Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Les pasteurs protestants de Lachine et M.Neville Chamberlain " 1 " 1 * Où Ton voit que ces messieurs font au premier ministre d'Angleterre une sévère leçon-Mais, puisqu'à propos des affaires de Palestine ils mettent en cause le Commonwealth, il serait curieux de savoir ce qu'ils attendent de nous- Aux Etats-Unis: l'incident Borah-Wise — Une significative réponse Il faut encadrer cette dépêche des pasteurs protestants de Lachine à M.Neville Chamberlain, que signale la Gazette de ce matin.C’est un document précieux et qui suscite d’amples réflexions.Il s’agit des affaires de Palestine.Tout le monde sait, en gros, ce qui se passe là-bas.?¥ ?bytériens ou United Church, ne s’estiment pas tenus à pareille réserve.D’après la Gazette, ils ont télégraphié à M.Chamberlain protestant contre tout projet d’abandon de la politique du foyer national juif et demandant que le Royaume-Uni garde son mandat, aide de toute façon les Juifs à établir leur foyer national.Us affirment que la declaration Balfour "a été acceptée par le gouvernement Au cours de la Grande Guerre, les Alliés ont passé par de Sa Majesté comme un mandat sacré (a tacred trust) au plus d’une rude épreuve.Pour s’assurer de puissants concours.ils ont fouillé tous les horizons.Deux forces, en particulier, s’offraient, dont la collaboration était importante et qui, toutes deux, s’intéressaient à la Palestine.D’un côté la grande finance juive d’Amérique disposait non seulement de formidables ressources financières, mais d’une influence politique considérable.De l’autre, les Arabes musulmans pouvaient, sur place, porter à l’une des puissances ennemies, l’ancien empire turc, de très durs copps.Le Daily Herald, journal travailliste de Londres, dans un texte que reproduisait le Star d’hier soir, déclare tout «et qu’on a fait aux Arabes et aux Juifs des promesses qu’il est impossible de tenir, parce qu'elles s’opposent.Ÿ * * Ces manoeuvres-là, tôt ou tard, finissent par avoir de déplorables conséquences.Les conséquences, pour l’Angleterre, sont d’autant plus amères que, pour la protection de ses intérêts généraux en Orient, elle s’est fait attribuer par la Société des Nations le mandat de la Palestine.Elle s’assurait ainsi d’une position stratégique sur la route des Indes; mais elle s’installait au beau milieu d’un terrible guêpier.On ne tarda pas à s’en apercevoir.Ÿ ¦T* Pour des raisons qui sont évidentes, Arabes et Juifs tiennent fortement à la Palestine.Les Juifs disent: C’est notre patrie.Les Arabes ripostent; Nous sommes ici depuis des siècles, et ce pays esc devenu le nôtre.Jusqu’à l’institution du sionisme, du mouvement qui nom du monde chrétien”.Parlant de ceux qu’ils qualifient de “victimes persécutées d’une aveugle haine” et qui voient dans la Palestine leur principal espoir, ils disent à M.Chamberlain: “Notre solennelle décision de les abandonner serait considérée par le monde entier comme une capitulation devant les forces de violence et de haine; ce serait un coup à l’honneur chrétien et un très dommageable coup au prestige de notre Commonwealth”.En d’autres termes, !o, pas de limite à l’immigration juive en Palestine, porte ouverte à tous le» réfugiés de l’Europe! Le gouvernement britannique vient de se prononcer là-dessus: les dépêches de ce matin annoncent qu’il fixe une limite.Et, vraisemblablement, il ne saurait faire autrement.En deuxième lieu, nous posons respectueusement aux signataires de la dépêche une très simple question: S’ils estiment que cette restriction constituerait pour le Commonwealth, dont nous sommes, une telle diminution de prestige, quelle démarche, quelle action propsent-ils au Canada, la seule partie du Commonwealth où ils puissent compter exercer quelque influence?Veulent-ils que notre pays se mêle directement à cette affaire de Palestine?Dans quel sens et jusqu’à quel point?Nous ne serions sûrement pas les seuls à leur savoir gré de s’expliquer clairement là-dessus.* * ¥ Aux Etats-Unis, cette campagne pour l’immigration juive intensive en Palestine a naturellement ses partisans.Au premier rang, le rabbin Stephen S.Wise, de New-York.M.Wise et ses amis ont convoqué pour le 2 novembre, à New-York, une grande assemblée de protestation contre toute cessation de l’immigration.Ils y ont invité Note vigoureuse des Etats-Unis au Japon tend à reconstituer en Palestine un foyer national juif, les des Américains en vedette.choses allèrent telles quelles.Les Juifs ne constituaient | Le plus intéressant jusqu’ici, ce paraît être la réponse dans le pays qu’une minorité relativement peu considéra- ; qu’a faite à M.Wise un sénateur de très grande réputation, ble.Ils ne bougeaient guère.L’immigration israélite, qui a suivi ce que l’on appelle la déclaration Balfour, a profondément modifié la situation.Nous n’entreprendrons ici ni de raconter tout M.Borah.M.Borah a refusé de participer à la manifestation, et il dit pourquoi.— A moins, écrit-il (et l’on sait qu’il n’a jamais passé pour un pro-Anglais), à moins que nous ne soyons disposés à aller beaucoup plus loin que ce ce qui s’est passé depuis ni de départager les advetsaites.| pays n’est disposé à aller et à assumer nous-mêmes quant à La seule chose qu’il importe de noter, pour le moment,! cette question des obligations essentielles (primary), ne c’est qu’entre Juifs et Arabes, la situation est devenue très serait-il pas beaucoup plus efficace en cette affaire de faire grave, que le sang a coulé et coule encore, et que l’Angleterre a sur les bras, dans ce coin du monde, une très grosse et très ennuyeuse affaire.Grosse affaire par ses conséquences immédiates; pour rétablir la paix dans le pays, elle a déjà dû mobiliser une puissante armée, et elle sait parfaitement que le rétablissement de la paix matérielle ne disposera pas du problème essentiel, celui qui résulte de la coexistence sur le sol palestinien de ces deux groupes ennemis; grosse affaire, affaire plus grosse encore, par ses répercussions possibles.Car, derrière les Juifs de Palestine, il y a, ainsi qu’on est en train de le constater, tous les Juifs du monde; mais, derrière les Arabes du pays, il y a aussi, de sentiment et de pensée, et d’action peut-être demain, non seulement les Arabes des régions voisines, mais des millions et des millions de musulmans, dont la sympathie, aux Indes entre autres, importe souverainement aux Anglais.¥ Ÿ ¥ Devant cette terrible situation, les gens de notre espèce prennent une attitude très simple: ils n’entendent point que le Canada soit entraîné dans le drame sanglant qui se joue là-bas, mais ils ne se croient pas le droit d’infliger au gouvernement de Londres conseils ou blâmes.Les pasteurs protestants de Lachine, tous, du reste, pres- confiance à la patience, à la sagesse et à l’honneur de la puissance mandataire pour résoudre le problème d’accord avec ses obligations?” “Je suis très convaincu, dit-il encore, que l’Angleterre se trouve maintenant placée dans une situation très délicate et très dangereuse et que nous pourrions ne pas aider la cause à laquelle vous êtes intéressé en tenant une réunion qui n’aurait de justification que sur la théorie que l’Angleterre se propose de faire une chose répréhensible.” C’est la première fois, croyons-nous, que M.Wise se fait parler sur ce ton par un homme d’une aussi haute situation que M.Borah.Le point est à noter, et l’heure n’est peut-être pas très loin où d’autres, en dépit de l’énorme puissance des Juifs américains, leur feront entendre que les Etats-Unis ne peuvent tout de même, à leur propos, risquer de se quereller avec d’autres pays.ÿ ¥ ¥ Une voix juive, celle d'un véritable prince d’Israël, le chef de la branche anglaise des Rotschild, vient d’adresset à ses congénères de remarquables conseils de sagesse et de modération.Nous comptions les commenter aujourd’hui, mais le temps et l’espace nous manquent.Ce sera donc, forcément, pour un autre jour.Orner HEROUX L’actualité Suggestions autour d'un projet d'enfouissement Une nouvelle qui nous arrive de New-York rapporte que les archéologues qui creuseront dans cinq mille ans le sous-sol de iex-position devant s'ouvrir l’an prochain en cette ville trouveront un cylindre métallique de sept pieds de long contenant une série d’articles en usage de nos jours.Ce tube contiendrait, entre autres choses, des livres microscopiques, de menus objets d’usage quotidien et jusqu'à un film de cinéma.La nouvelle specific que ce lube est destiné aux archéologues du LXXe siècle.Ceux qui vont l’enfouir bientôt feraient peut-être bien d’inscrire à l'extérieur que ces nïanifeslations du génie du XX e siècle ne sont pas pour le petit ne: des générations trop proches de nous, celles du XLe ou du Le par exemple.Ainsi Us seraient plus sûrs que leur bizarre message atteindra les intéressés.Comme sollicitude U est, n’est-ce pas?difficile de demander mieux.Les temps sonl bien changes, la tâche des archéologues va désormais, grâce à nous, devenir un jeu d’enfants.Plus d’hiéroglyphes à déchiffrer, plus de désespoir en face d’objets h cliques, rongés par l'action des temps.Pensez donc, nos fossiles vont parvenir A nos descendants lointains dans de beaux tubes mé,-talliques qu’ils n'auront qu’à ouvrir pour en vider le contenu comme jadis quand nous étions pctils nous curillians les munificences du bas de Noil.Ce ne sera pat plus difficile.Mais dans ce lube est-on certain d’avoir bien mis un échantillon de tout ce qui caractérise notre époque?Grâce à nos procédés de con-*crvationt »i avancés aujourd’hui^ la glace artificielle et la cellophane, pour n’en citer que deux, ne pourrait-on pas suggérer à nos en-fouisseurs new-yorkais de ne pas oublier, par exemple, un “gangster”, une “star” de l'èqran, un “hol-dog", un “ice-eream soda”, quelques “sandwiches", deux ou trois “racketeers” bien choisis, des affiches de “sex-appeal”, une démonstration graphique et sonore du Lambeth Walk, pour être plus complet?U ne serait peut-être pas non plus inopportun de réserver une partie de ce tube métallique pour donner une idée de la vie dans la province de Québec au XXe siècle.On pourrait alors y inclure une bouteille de bière, un député avant et après l’élection, un bel escalier en forme de lire-bouchon, et au moins une des balançoires de M.Allan Bray.La liste n’est qu’esquissée, que le lecteur y ajoute ce qu’il voudra.Bloc-notes Sentiment qui grandit Un professeur à la faculté de droit de l’Université McGill, M.Frank Scott, porlait la parole, l’autre soir, devant les membres du Junior Board of Trade.Il a parlé du rôle du Canada dans l’empire britannique et dans le inonde.La politique qu’il préconise n’a certes rien d’impérialiste.11 considère que le Canada, maintenant que le système collectif de sécurité internationale est disparu, se doit d’avoir, quant aux Affaires étrangères, une politique canadienne et sensée, une politique qui se fonde essentiellement sur ses besoins propres.“L’unité nationale est de toute première importance pour le Ca-! nadà,” dit-il, “et ça n’est sûrement ., .I pas son intervention dans les guer- En attendant que les vivants du I res européennes qui aurait pour LXXe siècle constatent nos misères cffet de la promouvoir.” et sans doute aussi nos grandeurs, il conviendrait peut-être de retarder de quelques siècles la mise en terre de ce tube.Nous pourrions regretter un trop hâtif enfouisse-inent.Et après tout, pourquoi ne pas tout simplement laisser ta nature nous enfouir avec notre époque?Pourquoi priver ceux qui suivront du plaisir de nous découvrir?Pensons à la joie que nous avons encore de nos jours à re-1 maintien trouver les trésors des Pharaons, les chaussettes de François 1er, et la chemise de nuit de je ne sais quelle princesse, sans oublier les promouvoir A son avis le Canada ne pourrait avoir qu’une seule raison d’aller se battre en Europe, ça serait le maintien d’un mode de gouvernement international.Il ne semble pas toutefois qu’il entre dans les vues de la Grande-Bretagne de restaurer la Société des Nations et par conséquent la prochaine guerre européenne, s’il s’en produit une, ne mettra prs en cause le du droit international non plus que rétablissement d’une société internationale.Cette guerre ne sera que la résultante de la po-! litique des grandes puissances, le vases étrusque» et les potiches dcs:frujt d’nne diplomatie surannée'.Si rvmes de Pompèi.Je suis sur que l'Europe tient à ce genre de diplo-nous en voudrions aux anciens s’ils mati le meilleur service que le nous avalent fact ité la tâche com-!Cana(la dans le cas d.une qu me on veut le faire po.,r ceux qui viendront plus tard.Non, certes, ce n'est pas très gentil et puts à coup sûr on y.perdrait en origtnaliti et *n spontanéité.M.H.pourra rendre au monde ça sera de mettre, pour sa part, l’Europe en quarantaine.“Nous devrions avertir la Gran-• dc-Bretagne”, dit-il, “qu’avec sa po- 1 litique étrangère actuelle, elle n^.doit pas compter sur notre appui militaire.Quant à nous nous resterions avec le seul problème de notre défense locale.Nous n’avons pas à protéger notre commerce sur les hautes mers parce que ce commerce est presque enti ornent confié à des cales d’Agleterre ou des Etats-Unis.Nos efforts devraient se concentrer sur la défense côtière et la protection de nos ports.Pour cela, il ri’est pas nécessaire d’avoir des forces d’infanterie nombreuses et des corps de tanks.J/erganisation d’une force aérienne ne serait même justifiable que comme partie de la défense côtière.” M.Scott ajoute que, par contre, nous devrions entrer en pourparlers avec les Etats-Unis en vue d’une action commune dans un cas d’urgence.Nous devrions ' être de l’Union Panaméricaine et coopérer à l’établissement d’un système régional de sécurité pour les deux Amériques.” A vingt ans d’intervalle L’idée nationaliste, dans son meilleur sens, a fait du chemin, depuis vingt ans, dans le monde des Canadiens de langue anglaise.Pendant la guerre et au moment de la conscription, beaucoup de Canadiens de langue anglaise ne pensaient pas autrement que l’immense majorité des Canadiens français.Ceux-ci avaient des chefs, notamment l’ancien directeur du Devoir, M.Henri Bourassa, pour exprimer leur sentiment.Les Anglo-Canadiens opposés à la participation aux guerres de la Grande-Bretagne, parce qu’ils y voyaient pour leur pays une politique de suicide, n’eurent qu’une fois la guerre finie te courage de dire ce qu’ils pensaient.Il en est autrement aujourd’hui.C’est au moment où la Grande-Bretagne se prépare à la guerre, augmente ses armements, essaie par tous les moyens de nous entraîner dans son sillage, que M.Frank Scott et d’autres Anglo-Canadiens expriment franchement leur opinion nationaliste, prêchent une politique canadienne.Politique d’égoïsme national mais d’égoïsme légitime puisqu’il s’inspire du premier principe, du principe essentiel de la charité bien ordonnée.Un document' sur l’Irlande On prête au premier ministre de l’Irlande, de TBêre, M.Eamon de Valéra, l’intention de mettre le cas de son pays devant les yeux du monde entier et plus particulièrement du public des Etats-Unis, où il irait bientôt faire une tournée.A Genève, dans un discours qui a eu du retentissement, à Dublin, dans des déclarations qui ont fait leur tour de presse mondiale, M.de Valéra a commencé d’exposer les motifs qu’il a de demander la réunion de l’Irlande du Nord, actuellement sous domination oran-giste, à l’Irlande du Sud.Dans la campagne qui s’annonce pour bientôt, avec tournée en Amérique, il serait armé d’une formidable documentation contre les Orangistes de l’Ulster et contre leur chef, lord Craigavon.La pièce No 1 de ce dossier permet de juger du reste.U s’agit du rapport d’une enquête faite par une organisation de libéraux et de travaillistes anglais sur “la dictature légale de Craigavon”, le National Council for Civil Liberties.Dans la liste des libéraux et des travaillistes en question, on relève les noms suivants: Henry W.Nevin-son, Verqon Bartlett, A.J.Cummings, les deux Huxley, Aldous et Julian, Storm Jameson, Vera Brittain, les professeurs G.E.Catlin et Harold Laski, lord Marley, la vicomtesse Rhondda, Bertrand Russell, H.G.Wells, Havelock Ellis, David Low, J.B.Priestley, A.P.Herbert.Ce sont gens assez notoires dans le monde anglais de la littérature, de la politique, de la sociologie.I.e secrétaire du Council qui a fait enquête, M.Donald Kidd, rapporte que le gouvernement de Belfast, celui de lord Craigavon, au moyen de lois spéciales qui ont été votées en 1922 et en 1933 et dont il a fait des mesures de caractère permanent, s’est arrogé des pouvoirs exactement semblables à ceux qui ont été presque universellement condamnés quand ils s’exerçaient dans l’Allemagne naziste.” “L’incarcération sans procès est une pratique fréquente”, affirme-t-il; “Vhabeas corpus est abrogé dans toute la province de l’Ulster et, bien que le gouvernement et ses partisans aient la prétention de maintenir ta loi britannique et la constitution britannique, en fait, ils ont aboli la loi aussi effectivement que n’importe quel Etat totalitaire.” Le rapport qualifie le régime Craigavon comme étant absolument antibritannique, totally un-Rriltsh, et il conclut : “Il est triste de constater que.sous le couvert de mesures d’urgence et temporaires, l’on a créé, û l’ombre de la constitution britannique, un organisme permanent de dictature.C’est comme une invitation permanente qui est faite à un groupe d’intolérants et de bigots qui pourraient s’emparer du pouvoir, d’abuser de son autorité aux dépens des gens qu’il administre.” Aux Anglais qui s’apitoient sur le sort des antinaziste* de la région des monts Sudètes, des Ethiopiens et de maintes autres populations d’opprimés et de persécutés, M.de Valéra pourra servir le conseil connu : Médecin, guêris-lot tot-même.E.S.Respect des interets américains en Chine-Continuation du régime de la porte ouverte Les relations entre les deux pays deviendront fort tendues si la réponse de Tokyo tarde à venir LES INTERETS ETRANGERS EN CHINE WASHINGTON, 27 (A.?.) — Les Etats-Unis viennent de faire tenir au gouvernement japonais une note vigoureuse pour réclamer le respect des intérêts américains en Chine et la continuation du régime de la porte ouverte.C'est l'ambassadeur des Etats-Unis à Tokyo, M.Joseph Grew, qui a présenté la note au gouvernement japonais en demandant une prompte réponse.On laisse entendre dans les milieux officiels que les relations entre les deux pays deviendront fort tendues si la réponse tarde à venir.Dans sa note, le gouvernement des Etats-Unis accuse le Japon de vouloir faire un nouveau Mand-choukouo des territoires chinois qu'il a occupés, de chercher à monopoliser tout le commerce de la Chine en établissant des monopoles pseudo-chinois, de manipuler les tarifs, de censurer les lettres et les télé grammes de citoyens des Etats-Unis.Il affirme que la politique de la porte ouverte ou des chances égales pour tous n'a pas été suivie en Mandchourie en dépit de toutes les assurances données par le Japon.Le gouvernement des Etats-Unis formule trois demandes concrètes: 1) l'abandon de mesures de con trôle des changes qui jouent au détriment des entreprises et du commerce des citoyens des Etats-Unis; 2) l'abandon de tous les monopoles et préférences de nature à empêcher les nationaux des Etats-Unis de pour suivre un commerce légitime ovec lo Chine; 3) l'abandon de toutes les réglementations japonaises qui gênent l'exercice des droits des citoyens des Etetl-Unis, notamment dans la gestion de leurs biens.LES INTERETS ETRANGERS EN CHINE TOKYO, 27 (A.P.) — La note des Etats-Unis sur le respect des droits américains en Chine ne sera pas publiée au Japon.Le ministère des affaires étrangères a déclaré qu'il ne savait pas quand la réponse prompte que demande spécifiquement le gouvernement des Etats-Unis sera prête.Dans les milieux officiels, on laisse entendre que le Japon adoptera une attitude ferme à l'endroit des tierces-puissances, qui ont des intérêts considérables en Chine.Lorsque la paix sera rétablie, il faudra régler la question épineuse des concessions étrangères à Changhaï, à Canton, à Hankéou et à Tientsin.Le sort des entreprises étrangères en Chine dépendrait de leur bonne volonté à collaborer avec les corporations japonaises chargées de la restauration du pays.C'est la Grande-Bretagne qui détient le plus d'intérêts en Chine de toutes les tierces-puissances et elle aurait dressé une liste de plus de 150 cas de violations des droits de ses nationaux dans les régions occupées.Les Japonais prétendent de leur câté que les concessions internationales ont servi de bases d'opération aux bandes de francs-tireurs et de terroristes chinois.Les Japonais gardent le secret des plans qu'ils ont dressés dans la cas d'une intervention étrangère en Chine.Le carnet du grincheux Le parti libéral gagne les deux élections complémentaires, chaque matin, dans les colonnes du Canada.Mais ce qu’il est important de savoir, c'est qui sera enterré le jour des morts.* * ?Dans un style mirifique, le correspondant du même journal affirme que M, Onésime Gagnon, entre autres, “a goûté pour la première fois la lie de l’amer calice de l’impopularité” à une assemblée de Stanstead.Cet Onésime Gagnon n’est donc pas le même qui a perdu la convention de Sherbrooke et qui s’est fait battre comme ministre de M.Bennett?Heureux ceux dont les souvenirs politiques ne remontent pa^ plus haut que 1936! ?Le Canada laisse entendre en marge des mémoires de sir Robert Borden, que puisque sir Wilfrid Laurier était contre la conscription, il n’y a pas à craindre que son successeur soit pour la participation.Le hic c’est que sir Wilfrid ne fut jamais contre la conscription, mais pour un referendum.Or, comme la majorité des électeurs étaient pris de délire impérialiste à ce moment, ils auraient voté pour la conscription.C’est là le plus loin contre qu’on ait jamais réussi à pousser le vieux chef.Ce sont ceux qui étaient et contre la conscription et contre toute participation qui durent mettre de l’eau dans leur vin pour en arriver à présenter un front uni.?Le principal personnage de l’élection de âtanstead paraît bien être, selon le Canada, la Cadillac de M.J.-D.Gagné.Homme d’affaires avisé, celui-ci pourrait bien réclamer une ristourne aux fabricants de la Cadillac à raison de la réclame extraordinaire qu’il leur vaut.?W * M.Bercovitch a répondu d’avance à la lettre ouverte que lui adresse le Canada de ce matin: “Quand on avait besoin d’un défenseur au Comité des comptes publics, j’étais libéral, a-t-ll dit, quand on cherchait un ministre des finances, je n’étais plus libéral, mais |uif.” Tricherie retourne à son maître.¥ ¥ * Avec sa lettre acerbe de ce matin à M Bercovitch, la direction du Canada ne craint-elle pas de semer la division dans la.division?¥¦ ¥ ¥ Et ne s’expose-t-elle pas aussi à ce que l’interpellé, qui ne manque pas de moyens de défense, lui livre plus tard une lutte sans “quartier"?.Le Grincheux Au nord-ouest de Canton Canton, 27 (A.P.) — Les voyageurs étrangers rapportent que l’on se bat au nord-ouest de Canton et que les Chinois ont fait sauter les dépôts de munitions et les réservoirs de pétrole à Saichuen.*,es villes dè Sahshui et de Falshan seraient en flammes.La majeure partie des troupes japonaises qui ont participé à la prise de Canton sont stationnées en dehors de la ville pour prévenir les contre-attaques possibles.La flotte japonaise qui remonte le fleuve vers le port de Canton éprouve de la difficulté à faire disparaître les barrages et les mines qui en obstruent le cours.Tokyo et la S.D.N.Tokyo, 27 (C.P.-Havas).—Le conseil privé japonais vient de décider que le Japon va cesser de collaborer au iravnil des organismes techni- Sues et culturels de la Société des ations.Le statut de Westminster Le Canada est aussi libre que la Grande-Bretagne Nécessité de nous le rappeler, devant le danger Impérialiste — Parfaite égalité du Canada avec la Grande-Bretagne — “Egaux et associés’’, dit KL Ernest Lapointe — Le “gouverneur général” n’est ni gouverneur ni général — C’est, à proprement parler, un “vice-roi” Londres n’a aucun droit ni aucun pouvoir d’intervenir dans les affaires du Canada III H y aurait tout avantage à ce que les Canadiens se pénétrassent de cette vérité fondamentale; le Canada est auui libre que la Grande-Bretagne elle- même.Sans une connaissance précise du nouveau statut international de leur pays, ils risquent de se laisser entraîner dans le courant impérialiste, qui les poussera fatalement au précipice d’une guerre européenne.Parce que l’indépendance du Canada n’a pas été obtenue par les armes — comme dans le cas de la république des Etats-Unis les Canadiens s'imaginent constituer un peuple moins libre que les Américains.Grave erreur, habilement entretenue par des hommes publics et des écrivains au service, non pas de l’Empire, comme on le prétend, mais du Royaume-Uni; car l’Empire tout entier n’existe que pour la métropole.Aussi longtemps que l’on entretiendra dans l’opinion publique un doute quant au droit absolu du Canada à l'indépendance totale, la menace impérialiste planera sur notre avenir.Que les Canadiens prennent conscience de leur état d’indépendance; qu’ils en revendiquent les attributs, et le danger impérialiste s’atténue et disparaît.¥ ¥ ¥ La conférence impériale de 1926 a défini l'autonomie des JDominions et leur statut de parfaite égalité avec la Grande-Bretagne dans les termes suivants, dont il importe de peser chaque mot: La Grande-Bretagne et De Dominion! sont, au sein de l’Empire britannique, des collectivités de statut égal: elles ne eont d’aucune manière subordonnées les unes aux autres à aucun point de vus domestique ou extérieur; mais elles sont unies par une allégeance commune i la mime Couronne et associées librement comme membres du Commonwealth des nations britanniques.On ne saurait être plus clair.La Grande-Bretagne «t le Canada sont donc des collectivités de statut égal, en aucune manière subordonnées l'une à l’autre à aucun point de vue domestique ou extérieur, mais unies par une allégeance commune à la même Couronne et associées librement comme membres du Commonwealth des nations britanniques.¥ ¥ ¥ Dans la conférence qu’il fit au Cercle Universitaire de Montréal le 29 octobre 1 927, M.Ernest Lapointe souligna toute l’importance de ce texte, qui constitue notre Déclaration d’indépendance.II disait: "Cette déclaration, cette affirmation du statut des nations britanniques n’est pas un acte unilatéral émanant de la Grande-Bretagne ou d’aucune partie de ce qu’on est convenu d’appeler l Empire; ce n est pas une charte octroyée par un pouvoir supérieur à des territoires subordonnés.C est une reconnaissance par des égaux et des associés d’un état de choses accepté par tou».’’ Il n’existe plus qu’un seul lien entre la Grande-Bretagne et les Dominions: l'allégeance à la Couronne.Le statut de Westminster est explicite sur ce point.Et lors de la crise constitutionnelle anglaise provoquée par l’abdication d’Edouard VIII, Londres a consulté les gouvernements de tous les Dominions en vertu du paragraphe suivant du statut: U est expédient et à propos, puisque la Couronne est le symbole de la libre association des membres de la Communauté des nations britanniques et que ces dernières se trouvent unies par une allégeance commune i la Couronne, d’exposer sous forme de préambule è la présente loi qu’il serait conforme au statut constitutionnel consacré de tous les membres de la Communauté dans leurs rapports réciproques, de statuer que toute modification de la Loi relative à la succession au Trône ou au Titre royal et aux Titres reçût désormais l’assentiment aussi bien dee Parlemente de tout les Dominions que du Parlement du Royaume-Uni.\ (suite à la pa8« É LE DEVOIR, MONTREAL ISUP1 27 OCTOBRE 1938 VOLUME XXIX — No 250 Le Statut de Westminster (Suite de la première page) Le romon Le gouvernement canadien n'a pa* procédé «Ion 1 esprit de ce considérant lorsque, uni consulter le Parlement d’Ottawa, il a approuvé les actes du Parlement impérial au moment où Georges VI accédait au trône de la Grande-Bretagne.Du moins le Canada a-t-il été consulté et le nouveau souverain a-tril ete proclamé roi du Canada.* * * M.André Siegfried insiste sur le statut d’égalité de la Grande-Bretagne et des Dominions."En ce qui concerne let relation! de l’Angleterre et du Canada, écrit-il, U eit admit détormais — la conférence impériale de 1926, le itatut de Westmimtet ne laissent aucun doute à ce sujet — que seuls subsistent entre les deux pays les lient d’une union personnelle sous le même souverain".L'union personnelle est un statut bien connu en droit international.De 16(D à 1707 l’Angleterre et l’Ecosse étaient deux royaumes autonomes sous la même couronne.Au temps des Georges et des Guillaume IV le Royaume-Uni et le Hanovre étaient dans la même position, ainsi que le Royaume-Uni et l’Irlande de 1782 à 1800.M.Maurice Ollivier cite les exemples récents de la Suède et de la Norvège avant la séparation, de la Belgique et du Congo belge, du Danemark et de l’Islande.Ainsi le voeu de Macdonald et de Cartier trouve son expression dans le statut de Westminster: le Canada est un royaume indépendant dont le souverain est Sa Majesté Georges VI.* * * De l’union personnelle avec la Grande-Bretagne il découle, pour le Canada, un certain nombre de corollaires dont voici les principaux.Le roi d’Angleterre, étant aussi roi du Canada, se fait représenter en notre pays par un delegué personnel, que l’on désigne encore sous le vocable inexact de gouverneur général.Dans ce cas, comme dans celui du nom de Dominion, on a conservé le mot alors que n’existe plus l’entité qu’il désigne.Le gouverneur général n’est ni un gouverneur ni un général.Il ne gouverne plus notre pays: il ne commande plus nos armées.II n'exerce aucune influence sur la politique cana- ^ cîienne.Depuis l’incident Byng, il doit accepter l’avis du gouvernement cana- ‘ dien.Il est, d’après le rapport de la conférence impériale de 1926, "dans la même position que Sa Majesté le Roi en Grande-Bretagne .Le gouverneur général du Canada est, en droit et en fait, un vice-roi.Il n’est, pour invoquer de nouveau le rapport de la conference de 1926, ni le représentant, ni l agent du gouvernement de Sa Majesté en Grande-Bretagne ou d'aucun département de ce gouvernement”.M.le juge Mignault résume très bien les conclusions de la conference impériale de 1930, lorsqu’il écrit (le Devoir, 7 décembre 1932) : "Le gouverneur génital est le représentant personnel du roi et nullement l’agent du gouvernement de la Grande-Bretagne.Quand il s agit de le nommer, le gouvernement du Dominion intéressé présente son candidat au roi qui, constitutionnellement, doit l'accepter.En tout cela il n'y a que l'application de la doctrine de la responsabilité ministérielle.Il en résulte que le gouverneur ainsi choisi exercera le pouvoir exécutif au nom du roi sur l'avis de ses ministres responsables.Le gouvernement de la Grande-Bretagne n'y intervient d aucune façon.Deux gouverneurs gériéraux, lord Bessborough et lord Lweedsmuir.ont été nommés d’après ces principes.II reste maintenant au gouvernement d'Ottawa d'élever un Canadien à la dignité de vice-roi.On ne voit pas les raisons d'inopportunité que le gouvernement pourrait invoquer pour refuser de rendre plus évidente, plus sensible, la souveraineté du Canada.jf, }fs Il résulte aussi du fait que le Canada est un royaume en union personnelle avec le royaume de Grande-Bretagne que les ministres de la Grande-Bretagne ne peuvent plus aviser le roi sur les affaires du Canada.En vertu de la doctrine de la responsabilité ministérielle, seul le gouvernement du Canada peut aviser le roi sur les affaires canadiennes.La conférence impériale de 1930 a posé le principe général suivant, dont il est à peine nécessaire de dire les conséquences en matière de politique extérieure, de guerre et de paix: "Aucun des gouvernements de Sa Majesté ne peut prendre des mesures susceptibles d’imposer des obligations aux autres gouvernements de Sa Majesté, sans leur consentement explicite.” Il n’appartient donc plus au gouvernement de Londres de parler et de prendre des engagements au nom de fous les Dominions.L’histoire des premières années de l'après-guerre démontre que le Canada, devançant les conférences de 1926 et de 1930, ainsi que le statut de Westminster.a profité de toutes les occasions pour affirmer son indépendance.Il a même tenu en certaines circonstances à séparer sa cause de celle du Royaume-Uni.Le statut de Westminster a confirmé le droit que possédait déjà le Canada de n’assumer que les obligations internationales conformes à ses intérêts.C'est là la marque suprême de l’indépendance nationale.Léopold RICHER Prochain article: Le Canada, la guerre, la paix et la défense nationale.Le roman-fleuve -Le roman-spasme Lo musiquu Au concert symphonique de demain soir Deux des nôtres qui nous font honneur à l'étranger La saison 1938-39 de la Société des Concerts Symphoniques de Montréal s’ouvrira demain soir par une soirée des plus brillantes, tant par son programme que par les deux grands artistes canadiens-français qui y seront en vedette: MM.Wilfrid Pelletier et Jean Dan-sereau.Le programme comporte, en effet, la Quatrième symphonie (‘‘tragique”) de Schubert, les Variations, île notre compatriote Graham George (Prix Lallemand 1938), la Mer, de Debussy, et surtout le Troisième concerto, de Beethoven, qui fera connaître au public montréalais le pianiste cana-dien-français Jean Dansereau qui, depuis de nombreuses années, a contribué à faire connaître et aimer le Canada dans les grandes capitales européennes.Ainsi l’on aura 1‘occasion exceptionnelle, au concert de vendredi soir, au Plateau, de voir réunis deux des nôtres dont nous ayons de multiples motifs d’être fiers: NECROLOGIE BARY — A Montréal, le 26, WlUlam-Henrl.léres noces de feu Emma Duval, 2èmes noces.Eugénie Drouin.BOUCHARD — A Montréal, le 26 a 39 ans, Antoine Bouchard, époux d Aurèlo Bouchard., , , ne x or»B BOYER — A Montréal, le 25, à 66 BJis, Joseph Bover, époux léres noces, de feu Evangéllne St-Louls, 2émea noces, Laura ^BOYER — A Montréal, le 25, à 10 ans, Rolande Boyer, enfant de M.Adolphe Bover et de Qeorglanna Collin.CHENARD — A Montréal, le 26, à 87 ans, Mme veuve Philippe Chénard, née Georglana Leard., „„ •HOQUETTE — A Montréal, le 24, A 78 ans, Charles Choquette, constructeur, époux de feu El Isa Simard, et père de l'abbé Elisée Choquette.DESJARDINS — A Montréal, le 25.A 17 ans.Fernande DesJardins, fille d'Oscar Desjardins et de Marie-Rose Locas.FORTIER — Le 26, A Rosemont.Margaret Helena Curran, épouse de feu Héllo-dore Fortier.G ER VAIS — A Montréal, le 25.M Hor-mldas Qervals.époux de Poméla Normandeau.ORAVEL — A Sorel, le 24.A 54 ans.Lo-renao Gravel, époux d'Agll» Lamarre.QROU — A Ville St-Laurent, le 26, A 16 ans.Jean Orou.fils de feu Léopold Orou et Clarence Qoyer.JOL1HET — A St-Phlllppe.Lapralrle.le 24, A 50 ans.Dr ailles Jollnet, époux d’A-thala Jobln MAILHOT — A Montréal, le 26.A 47 ans.Joseph-Arthur Mallhot.McCOY — Maison-Mère des Soeurs de Jésus-Marie.25.A 34 ans, Ruth McCoy, en religion Soeur Louise Honorât, fille de Mme J.-F McCoy et de feu J -E.McCoy.LACHANCE — A Montréal, le 25, Mme veuve Elle Lachance, née Délia Gulllemet-te.LAMARCHE — A Montréal, le 25.à 63 ans, Alextna Lamy, épouse en premières noces d'Hubert Larose.M.D.: en deuxièmes.M.J.-B.Lamarche, MD.LAURENT — A Montréal, le 25.A 21 ans.Fernande Laurent, fille d’Arthur Laurent et d'Emestlne Gallpeau.MONTPETIT — A Verdun, le 25.A 47 ans.Mme Armand Montpetlt.née Eglantine Grenier._ , .ROUSSEAU — A Montréal, le 25.A 48 ans.Roméo Rousseau, époux d'Anna St-Laurent.TREMBLAY — A Montréal, le 25.A 72 Wilfrid Pelletier et Jean Danse reau.Ceux qui n’ont pas encore retenu Jeurs billets pour ce concert peuvent s’adresser immédiatement chez Archambault ou à la chambre 219, hôtel Windsor.Il n’est guère besoin d’insister sur la personnalité du premier.Le nom et la figure sympathiques de Wilfrid Pelletier sont, en effet, bien familiers aux mélomanes de la métropole, même aux tout-pe tits qui suivent fidèlement ses leçons incomparables du samedi.La rapide ascension de M.Pelletier au coeur musical de Nqw-York, particulièrement à la Metropolitan Opera House, est à elle seule ^ le plus magnifique témoignage qu’on puisse rendre à cet artiste.Non seule ment Wilfrid Pelletier est l’un des premiers chefs d’orchestre réguliers du Metropolitan Opera, mais il dirige les concerts donnés le dimanche soir par les pensionnaires de la célèbre maison lyrique.11 a aussi, on le sait, la tâche délicate de préparer et de diriger les auditions du dimanche après-midi dont la radio nous apporte les échos.Quant à l’oeuvre d’éducation musicale entreprise et poursuivie avec tant de succès à Montréal même par M.Pelletier, tous s’accordent à admettre qu’elle constitue le signe le plus manifeste et le plus réconfortant du réveil artistique chez nous.Quant à M.Jean Dansereau, il arrive à Montréal, avec l’attrait de l’inconnu, pour la plupart d’entre nous.Ceux qui suivent de près le mouvement musical dans le monde, connaissent cependant la réputation enviablç que M.Dansereau s’est taillée en Europe depuis prés Le "Romon de la Rose" ennuyeux — Standhal — Marcel Proust, François Mauriac, Georges Bernanos, etc.L'étincelante causerie de M.Bernard Fay à la "Société des écri-• // vains Au dîner de la Sociélé des Ecrivains, au club St-Denis, hier soir, l’hôte d’honneur, M.Bernard Fay, a traité du roman.11 l’a fait sur un ton qui a étonné certains auditeurs, tout en enchantant tout le monde.Le public canadien-français, même cultivé, n’est pas habitué à entendre de vraies causeries françaises d’après-dîner, sortes de savants badinages.Etre amusant, telle est la première qualité d’un roman, d’après l’auteur du Panorama de la lil-léralnre française, M.Fay a donné à sa brillante causerie cette qualité.Elle a fort amusé son auditoire, tout en étant suffisamment sérieuse.A la table d’honneur, on remarquait; M.Victor Barbeau, président de la Société; M.Fay, à sa droite; M.le maire Raynault, à sa gauche; Mme Jean-Marie Gauvreau, Mme Victor Barbeau, l’abbé Lemaître, directeur du collège Stanislas, et M.Jean-Marie Gauvreau.Des tables de quatre ou six places réunissaient une centaine d’autres personnes.Un mot de présentation de la part du président, et M.Fay commence son badinage de haute compagnie.II a lui-même conçu un roman il y a 20 ans et en a écrit deux lignes il y a 18 ans.Les choses en sont restées là.Quelque chose d'amusant La première qualité d’un roman, dit-il, c’est quelque chose de pas sérieux et d’amusant.C’est le genre littéraire qui doit distraire les humains.Depuis la Bible jusqu’ à la réclame de la pâte dentifrice, on peut édifier, instruire, émouvoir.Quand vint le roman, c’était parce qu’on était las de l’épopée.On voulait quelque chose d’amusant.Ou eut le Roman de l^Rose, qui est lui-même assez ennuyeux, mais c’est l’essai.Il n’y a à mon avis que deux romans authentiquement amusants: \’Ane d’Or, d’Apulée, et Tristram Shandy, de Sterne.Un de mes désespoirs est de m’être escrimé 13 fois sur le Don Quichotte.Je ne le trouve pas lisible, sauf dans l’édition faite pour les enfants de sept ans.En vérité, le roman doit amuser.Mais les hommes s’amusent-ils?Rarement.S’ils sont bons, ils vivent dans la contemplation; s’ils sont méchants, ils constatent que c’est difficile de s’amuser et ils finissent par se pocharder.Les journaux dits drôles sont ennuyeux; les vraies bonnes histoires à trame et à fil (la trame pour la suite des évé nements et le fil pour les traits d’humanité) sont très rares.C’est vous dire que je considère le roman —• amusant — comme une réussite admirable, qui implique le sens du récit, le goût de l’humanité, etc.Le caractère français Nous arrivons à un problème, poursuit M.Fay, celui du caractère français.De toutes les races, la française est la plus incapable de faire un roman, et pourtant c’est elle qui a commencé et qui continue.Nous sommes à la1 fois intellectuels, littéraires et nerveux.Les intellectuels peuvent être bêtes ou intelligents.L’intellectuel est celui à qui cela suffit de posséder une chose, jusqu’au moment où vient généralement le désir de changer.L’intellectuel manque le plus souvent du sens du toucher.Grand nombre de romans sont des squelettes écor* chés.Aussi, vois-je dans l’ardeur qu’il met à suivre les séances de lutte le don immédiat du Canadien français pour la littérature romanesque.Parce que vos séances «le lutte sont fictives, clics sont litté raires; autrement, elles seraienl simplement sportives.Deuxième défaut: nous sommes littéraires, nous aimons les mots.Nous les trouvons plus intéressants que la réalité.Prenez André Gide, qui est d’une espèce supérieure, mais absurde, il fait le roman d’un roman.La littérature le protège, lui et d’autres, du réel.C’est le radeau sur lequel ils échappent â la mort et acquièrent l’immortalité.L’immortalité, on la trouve surtout dans la haine des gens qui vous détestent.C’est une garantie sûre.Le dernier obstacle, c’est notre tempérament.Nous sommes très doués, c’est entendu, surtout d’un système nerveux formidable.La vie d’un Français est une succession de petites explosions, une série de crises.Cette conception détruit la continuité de la vie, alor.^ que le roman devrait être une chai- forcés de faire des romans pour gagner leur vie.Alors, Us reviennent au réel.Ainsi Balzac.Les gens extérieur* au milieu littéraire ont bien réussi le roman aussi, tel Proust II nous enfonce tellement loin dans l’épaisseur de l’ennui, du tarabiscotage, qu’il finit par amuser.Il est créateur et persuasif.Proust est un mauvais écrivain.11 supplée au don littéraire par des histoires drôles, tordantes, sublimes.C’est génial.Mauriac L’époque moderne est pauvre en romans véritables.Au Canada, le roman s’en va vers le livre à quelques pages seulement.En France, nous en avons de plusieurs sortes.D’abord, le roman-fleuve, qui suppose un homme-source, mais je ne connais que des hommes-puits ou fontaines (dans ce cas, il faudrait dire Wallace).Les romanciers-fleuve, à la continuité ils ont sacrifié l’histoire, le caractère, les épisodes drôles, etc.Le roman normal se fait à raison d’un par année, le temps de surveiller la publication de l’un et d’en rédiger un autre.li y a aussi le roman-spasme, destiné à donner un grand frisson dans un minimum de pages.Ces romans sont souvent des confessions ou des livres faits pour les éviter.Un cas illustre, c’est François Mauriac.M.Mauriac a subi un grand choc dans sa vie.A 18 ans, il s’est aperçu qu’il n’était pas l’homme le plus élégant de Bordeaux.Alors il a écrit deux bons romans Préséances ci Nouvelles Préséances.Plus tard, Mauriac a pu être élégant.Il a frôlé des personnes pieuses et des pas pieuses.Il a fait le roman du monsieur pieux très vicieux ou du monsieur vicieux très pieux, le roman où l’histoire est un simple prétexte mais où l’orchestration physio-logicovnystique rejoint la plus profonde hypocrisie.Bernanos Le roman-spasme, continue M.Fay, pendant que son auditoire laisse fuser quelques rires contraints, peut être aussi politique.Ainsi la littérature surréaliste se raccroche au communisme.Commencé par une expérience assez réelle il se poursuit dans l’insincé-rité.On a les romans d’Aragon, de Malraux, de Bernanos (son dernier livre).Bernanos est doué d’éloquence et d’imprécation.Dans un livre, il s’est livré à une infamie.11 attaque Claudel et les nationaux Espagnols sous prétexte de défendre la religion dont il croit être l’apôtre.Il y a en Bernanos, disciple de Léon Bloy, un élément délicieusement naïf et une grande victime qui s’ignore.Le mot victime me fait penser à Julien Green, Américain qui écrit le français mieux que nombre de Français eux-mê mes.Green a deux instincts: l’un dont je ne parlerai pas, et l’autre qui est un immense besoin de croire à l’absurdité féroce et foncière «le la vie.Il a un merveilleux style dans des récits vides, absents.Présentement, certains écrivains cherchent a rompre avec le roman-spasme, tel Paul Morand et cinq ou six antres romanciers dont les romans sont d’autant plus beaux qu’ils n’ont pas été écrits.* # * Voilà ce que pense du roman M.Fay.Ce résumé n’en donne qu’une très mauvaise idée.Ceux qui ont eu le privilège de l’entendre dans le cadre de la salle du club St-Denis garderont longwtips le souvenir de c«Ue pétillante causerie.A.A.Lettre au "Devoir" Nous ne publions que les lettres signées ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Un administrateur pour Montréal d’une vingtaine d’années.Ce pia- ne de fleurs autour d’une statue.niste, qui avait quitté le pays il y a dix-huit ans muni d’une bourse d’un gouvernement et surtout de sa jeunesse et «le ses espoirs, a connu à l’étranger le grand succès.11 s’est créé «tes milliers d’admirateurs non seulement en France, mais en Allemagne, en Angleterre et en Hol-lamte.Fervent des grands maîtres classiques M.Dansereau nous fournira l’occasion de l’entendre, pour ses'débuts à Montréal, dans un concerto de Beethoven.Le concert devrait donc, à double titre, réunir une salle comble.LUCIEN D.M.le chanoine Garnier Paris.— (Par courrier) — M.le chanoine Adrien Garnier vient d’être nommé par S.E.Mgr Caillot, évêque de Grenoble, curé archiprê-tre de la cathédrale de celte ville.SAMEDI Le "Devoir" commencera samedi la publication d'un nouveau feuilleton: "RETOURS" X Ku&SnJDLJCk A «TA «*V/A± VA «.‘OT* « «w, » » « __ a I I* fl •n*.Mme veuve Franla Nil Tremblay, Qu nn ep p H|Se ! née Oeorzlacna •'Godcharlea Vu U 3 Le romancier français a l'air d’être un équilibriste.L’Anglais, qui est inintelligent d’une façon homogène a le sens de la continuité.L’atmosphère est cohérente dans le roman anglais.Donc pour aucune race il n’est plus difficile qu'à la race française d’écrire un roman.Résultat: quand nous avons réussi un roman, c'est une chose merveilleuse.Les Anglo-Saxons acceptent l’événement comme une chose réelle, sans éloge, sans blâme.Nous, nés malins, nous nous faisons toujours juges.Nous aimons donner, rerevoir, avoir des notes.Nous passons un tiers de notre vie â préparer le baccalauréat, d’ailleurs.Nous donnons conséquemment des notes aux gens et aux choses.Quelqu’un n dit que le centre de la France, c'est Vichy, parce que c’est un pays qui a niai au foie.Aussi sommes-nous d’une gaité triste, en un mot des gens assez extraordinaires.Nous ayons pour qualité un sens professionnel tellement développé «tue nous sommes incapables de faire quoi que ce soit.La possession de ces règles nous fige.Proust ' Le 19e siècle, ajoute l'auteur de Roosevelt et son Amérique, nous a donné les romanciers les plus éclatants; Stendhal, Gobineau.Gc dernier est persuasif, étonnant, troublant, etc.Ces messieurs n’étaient pas des romanciers professionnels.Ucs romans faits par des romanciers professionnels sont ennuyeux, excepté quand ces romanciers sont M.le directeur.Une lettre a été insérée, dans une colonne du Devoir, il y a quelques jours, signée du pseudonyme “Taxe”.L’auteur de cette lettre demande un gérant pour administrer les affaires de notre métropole.Le 1er décembre 1936, un quotidien publiait une tribune libre de moi, ayant pour titre: “Affaires Municipales”.Dans cette lettre j’émettais l’opinion que quinze éche-vins ce serait suffisant et qu’il fallait un gérant comme administrateur des affaires de notre’ cité.Pas de comité exécutif, par conséquent, dans notre administration.Quand on a décidé de faire des changements dans le conseil municipal, on a nommé des contrôleurs.Ensuite, on a remplacé ceux-ci par le comité exécutif.Où en sont nôs finances municipales?MM.Hersey et Smith sont d’avis que notre méthode d’administration nous mène à la ruine, i.e., que les propriétaires sont épuisés par des dépenses trop fortes.Engageons un gérant à $ô,000 par mois.Choisissons un homme compétent et d’expérience.Son engagement mensuel étant annulable tous les mois, s’il ne fait pas l’affaire, ce n’est pas un changement dangereux pour notre métropole.N’oublions pas que les villes qui ont eu des gérants en ont été satisfaits.Dans les circonstances, je crois qu’un tel changement est urgent.Avec mes remerciements, monsieur le directeur, J.-T.CHENARD, 3514, me Cartier, Montréal.Déport de M.Eugène Beoudouin New-York, 27.— Parmi les passagers venant du Canada et s’embarquant à bord du paquebot Ile-de-France, de la Cie Générale Transatlantique, demain, on note entre autres: M.Eugène-Elie Beaudouin, architecte du gouvernement français, urbaniste parisien, qui est aussi l'architecte de la légation de France à Ottawa; Mlle Kathleen Hcnnessy, qui est venue au Canada pour assister au mariage de Mlle Nora Eaton, de Toronto, comme fille d’honneur, et qui s'en retourne en Angleterre: le P.Georges \er-reault, économe au séminai- re universitaire St-Paul, à Ottawa, et directeur diocésain des hôpitaux, qui s’en va à Rome; M.David Boyd, de la Canadian Car and Fotmdry Co„ à Fort-William, Ont.; M.Roland Reeves, de Verdun, P.Q.joueur de hockey, en roule pour Londres, on il prendra part à des joutes d amateurs.Les funérailles de M.Contant A Saint-Louis-de-France Les funérailles de M.Joseph Contant, doyen et fondateur de l’Ecole de pharmacie de l’Université de Montréal, ont eu lieu, ce matin, à l’église Saint-Louis-de-France.La levée du corps a été faite par M.l’abbé Armand Paiement, curé de la paroisse, tandis que le service a été chanté par M.l’abbé Paul Contant, principal de TEcole normale de Saint-Jérôme et petit-fils du défunt, assisté de MM.les abbés Lionel Latour, assistant-principtal de l’Ecole normale Jacques-Cartier, et Georges Deniger, aumônier des étudiants.On remarquait au choeur; Mgr Olivier Maprault, recteur de l’Université de Montréal; M.l’abbé Roméo Primeau, vicaire à St-Edouard; le P.Guy Laramée, S.J., représentant le recteur du collège Sainte-Marie; MM.les abbés G.-H.Robil-lard, professeur à l’Université de Montréal; Auguste Lemay, principal de l’Ecole normale Jacques-Cartier; J.Théoret,, aumônier de l’hô-pital du Christ-Roi de Verdun; Henri Gaboury, aumônier de Villa-Ma-ria; C.-R.Kieffer, curé de Saint-Pascal de la Côte-des-Neiges; M.Rosario Lesieur, P.S.S., doyen de la Faculté de théologie; M.le chanoine J.-N.Dupuis, MM.les abbés P.-E.Boivin, Paul Grégoire, Laurent Pres-seau, Léopold Ladouceur, Emile Trudeau, Alphonse Desèves, L.-J.Rodrigue, «lu séminaire de Sainte-Thérèse; Lionel Beaudry, Bernard Barrette; M.Irénée Sauvé, P.S.S., du Grand Séminaire; MM.les abbés Ernest Rivest, Jacques Brossard, L.Lemire et L.Hébert, On remarquait aux premiers rangs de la nef, le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, M.E.-L.Patenaude, assisté de son aide-de-catnp, le colonel D.-B.Papi-neau.Le cortège était précédé de trois voitures de fleurs, de même que par une délégation d’étudiants de l’Ecole de Pharmacie et d’un grou: Pe de gardes-malades de l'hôpitai Notre-Dame, dont le défunt était gouverneur à vie.Suivaient immédiatement le cercueil: MM.Joseph-Avila, Edgar et Jean Contant, fils du défunt; MM.l’abbé Paul Contant, Emile, Mario et Gaston Contant, Jean-Pierre Houle, président du comité de régie des étudiants en droit de l’Université de Montréal, Roger Larose, pharmacien, Maurice, Paul-Marcel et Bernard Houle, Jacques Larose, André, Jean et Paul Tellier, ses petits-fils; MM.Yves Contant* Jean et Luc Plamondon, ses arrière-petiis-fils; MM.A.-F.Larose, pharmacien, le Dr J.-F.Houle, de l’hôpital Notre-Dame, et J.-A.Tellier, ses gendres; MM.Ernest Décary, Edouard Plamondon et René Carie, LC., petits-fils par alliance.On remarquait aux premiers rangs du cortège: MM.A.-J.Laurence, directeur de TEcole de Pharmacie, A.-D.Quintin, vice-président de l’Association pharmaceutique, J.Boutin, H.-J.Pilon, Edmond Vadeboncoeur, Jean Flahault, Roger Barré et Jean Labarre, du conseil de TEcole de pharmacie, Té-chevin Léon Trépanier, Henri La-nouelte et H.Hainault, pharmaciens des Trois-Rivières, G.La-pointe, président de l’Association pharmaceutique, Henri Groulx, exprésident de l’Association, Mes Gustave Adam el Francis Fauteux, MM.Georges Déguisé, Antoine Boileau, notaires, les Drs J.-D.Gauthier, Eugène Prévost, Yvon Laurier, R.Laurier, Hector Cypihot, président de l’Alliance Nationale, H.Michaud, L.-O.Bournival, Elzéar Hurtubise, A.Ethier, Léon Gérin-l.ajoie, Hector Aubry, J.-A.Saint-Denis, Arthur Sarrazin et Charles Duquette, pharmaciens, Armand Prcneau, Dr Jean Tremblay, J.-O.Labrecque, Dr J.-A.Duhamel, Jean Lanctôt, H.-E.Godin, Hervé Fernet, Jf.-P.Lapierre, E.-L.Allard, Dr Eu gène Dufresne, Rodolphe Dagenais, pharmacien, MM.Irénée Vautrin, J.-A.-E.et Roland Michon, pharmaciens, E.Dufort, pharmacien, H.A.Archambault, Gustave Valois, W.G.Robertson, R.Mardi, J.-B.Lip-pens, E.Lévesque, Eugene Larose, Emile Bernadet, R.Charlebois, Alphonse Milette, J.-A.D’Amour, A.-E.Veilleux, H.Coupai, Hector Forget, Hector Hardy, J.-P.-L.Fortin, Arthur Fortin, Arthur Roy, G.Ar-cand, C.-E.Gravel, Adélard Bra-zeau, L.Perrault, Aimé Parent, D.Brunet, L.-C.Robilaille, A.Plante, L.Valiquette, J.-B.Boulay, T.Poupart.R.Beaupré, C.Rivet, J.-B.Desmarais, E.-P.Allard, Eugène Desrochers, Paul Turcotte, Isidore Dupré, R.Elie, L.-P.Renaud, J.-M.Lemire, E.Myre, J.-G.Léonard, Alfred Mercure, A.Gagné, Louis Blouin, Georges Jodoin, R.-H.Richardson, M.Dagenais, A.Bergeron, J.-H.Lanoix, Noël Lanoix, G.Maillet, Arthur-L.Gagnon, Henri Delisle, Ernest Godin, Raymond Marchand, Charles Roy, MM.Maurice Cayer, président général des étudiants en pharmacie, L.Bergeron, représentant l’Association générale des étudiants de TUniversi-té de Montréal, L.Leduc, Charles Parizeau, P.-E.Bélanger, Paul Ja-nard, J.Tardif, Paul Lippens, E Gagné, E.Desrochers, Gaston Pilon, P.Lavigne, Jean Tremblay, R.Tremblay, M.Pepin, étudiants en pharmacie, C.-E.Cléroux, .T.-L.Gauvreau, J.-A.Lemire et une foule d’autres.Contre la Toux ••• PASTILLES VALDA las véritables EN BOITES VALDA saules «ffiegeas Nos éphémérides 27 octobre 1764 Murray et les Canadiens Murray a rendu un beau témoignage aux Canadiens français.Il a peut-être exprimé les choses les plus agréables qu’un Canadien puisse entendre.A lord Eglinton, il écrivait le 27 octobre 1764 “Les Canadiens français sont peut-être la race la plus noble et la plus brave de tout le globe.Qu’on leur concède certains droits (comme catholiques), et ils deviendront le groupe d’hommes le plus fidèle et le plus utile dans cet empire américain”:.Une autre fois, répondant à des accusations portées contre lui, il demande si Ton veut alléguer qu’on “n’a pu le gagner à persécuter les sujets catholiques de Sa Majesté au Canada.Si cela est, ajoute-t-il, je confesse culpabilité”.Il explique qu’il indisposa “les petits commerçants protestants qui tous, quakers, puritains, anabaptistes, presbytériens, athées, infidèles et même juifs, s’unirent pour protester contre tous égards témoignés aux pauvres Canadiens”.Voilà des paroles qui, si elles étaient passées en actes, auraient établi la paix d’une façon définitive au Canada.Malheureusement, l’Angleterre n’avait pas au Canada que des gouverneurs intelligents et clairvoyants, elle avait aussi une clique «le profiteurs et de malhonnêtes bureaucrates dont les activités au pays eurent un effet funeste pour la Métropole.VICHY £UPREMj PURGATIVE Laxatif aa 9061 d« citron, effervescent, agréable à prendra.Las anfanb l'acceptent sans sa faire prier.Exigez partout ce laxatif doux, énergique et sans équivalent importé de Vichy, France.J.-ALFRED OUIMET DISTRIBUTEUR - MONTRÉAL Avez-vous lu le "Dessus du panier"?, Voici ce qu’en dit un critiqua français : “Je ne suis pas en règle avec Toni cle Gaspard.A ce chroniqueur — un des plus fins qui écrivent dan* les journaux québécois — je voulais dire depuis longtemps combien je goûtais ses chroniques.En voici l’occasion.Le Dessus du panier recueille quelques-uns de ces article* qui font la joie du public canadien.Ils effleurent tout, au hasard de l’actualité ou encore de la liturgie : souvent leur pensée s’arrête sur la fête du jour, elle lui donne un commentaire qui prend volontiers la forme d’un conte ; d’autres fois ell« médite sur l’événement présent — Tenvoï de Nungesser et de Coli — ou bien évoque, à son propos, un passé comme le séjour du futur Edouard VIII ou de M.von Ribben-trop à Québec.Toujours elle reste étroitement liée à la vie locale ; c’est un de ses charmes ; on y sent battre le coeur d’une ville, et Tonde Gaspard excelle surtout dans le genre anecdotique où il témoigne d’une érudition fine et sûre.” Auguste Viatte’.“Les Amitiés Catholiques Françaises”, 15 juillet 1938.Volume de 285 pages.Au comptoir ou par la poste $1.00.Service de Librairie du Devoir, 430 est, Notre-Dame, Montréal.Si vous voyagez.adressez-vous au SERVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIR".Billets émis peur tous les pays au tarif des compagnies de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, etc.Telephones: BEIair 3361*.si’;?*;;' r • .•• ï >.•- ¦TJ.} Mk ' « mm mm rnm i Rve.du P R RI A XI A XI XI A1 r»ih i»,,*, a ¦ ¦>—il nm* +k*mt Cyxuu/iAJjcmd ALLER ET RETOUR SEULEMENT Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre Dame (est), Montréal.Par les trains ordinaires 9 h.00 p.m.ou plus tard VEND.4 NOV.ou par les trains ordinaires 5 NOV.ou par les trains du matin (là où ils circulent) DIMANCHE 6 NOV.RETOUR jusqu’au LUNDI, 7 NOV.^KINGSTON $4.35 * Brock ville - - - $3.15 Iroquois - - - - $2.50 ^Cornwall - - - 1.70 Morrisburg - - - 2.35 Cananoque - - - 4.10 Prescott - 2.85 Billets non valables sur les trains No 15 de Montréal à 3 b.00 p.m., et No 6 de Kingston à 7 h.07 p.m., Brockville, à 8 h.05 p.m., et Cornwall, â 9 h.06 p.m.ALEXANDRIA $1.45 Les Cèdres - - -Coteau - - - -Limoges - - -Hawkesbury - -Clen Robertson Howick - - -Massena - - -Ormstown - - - - $0.75 Valleyfield - - - $1.00 - .90 Vankleek Hill - - 1.40 - 2.30 Vars 2.40 - 1.40 Vaudreuil - - - - .75 - 1.30 St.Andrews East 1.00 INGDON $1.20 - $0.85 Des Ormeaux - - $2.10 - 2.05 Nicolet - - - - - 2.10 - 1.05 Pierreville - - - 1.80 - .75 Sorel - 1.35 Voitures ordinaires seulement.Pour renseignements, consultez n’importe quel agent du CANADIEN NATIONAL ou appelez MA.4731.ISHP y Quelle date?1938 OCTOBRE Dim.i Lu n.Mar.Mer.Jeu.Ven.Sam.1 i 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 T3 14 15 U 17 18 19 20 21 22 23 24 2S 26 27 28 29 30 31 THE D.L.& W.COAL CO OF CANADA LTD.V PLUS DE 100,000 FOURNAISES CANADIENNES CHAUFFENT MIEUX aJlc& ) .’charbon bleu’ Ne courez pas les risques qu’offre un combustible non identifié.Suivez l’exemple de plus de 100,000 familles canadiennes qui obtiennent maintenant de meilleurs résultats.Brûlez le ’charbon bleu’ pour obtenir le chauffage le plus simple, le plus facile, que vous puissiez avoir.Commandet-en une tonne aujourd’hui.Le marchand le plus en vue dans voir* localité vend le ‘charbon bleti* sas charbon bleu’’** IE COIVIBUSTIffyr OUI ASSURE UN CONFORT DURABIE STNTONIIU i "l Alfcrir N II l«*M Hlibin ' UK C M.C, Mn 1rs acrcrttU il tljuocli* i US SM.( VOLUME XXIX - No 250 CAU£.\D REELS DEMAIN, VENDREDI, U OCTOBRE IME BS.SIMON et Jl'DE.ap*tref.Lever du soleil.6.2T.Coucher du soleil.4.48.Lever de le lune.11.18.Coucher de la lune.8.50.Premier quart, le 1er, i Oh.28m.du soir.Pleine lune, le 9, à 3 b.S m.du soir.Dernier quart, le M, à 10 h.12 m.du soir.Nouvelle lune, la 23 k 3 h.34m.du soir.DEVOIR JEUDI, 27 OCTOBRE 1938 Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r"À.B.C." et de la "C.D.N.A.* i DEMAIN: BEAU ET FRAIS.Mxlmum et minimum.Aujourd'hui maximum.58.Même date l'an dernier 58.Minimum aujourd’hui.M.Mèème date l'an dernier.53.BAROMETRE: 10 h.am.28 45.11 h.a m.29.50.MIDI.28.52.Chiffres fournis oar la Maison M.-R de Meslé 300a.St-Denis Montréal.La politique étrangère des Etats-Unis Roosevelt déclare que son pays saura défendre TAmérique contre les interventions étrangères — Les démocraties et les dictatures — Les armements — La paix La réplique allemande Washington, 27 (AP) — Le président Roosevelt a prononcé hier soir à la radio un discours qui, si on le rapproche de la note du secrétariat d’Etat au Japon sur la sauvegarde des intérêts des Etats-Unis en Chine, laisse prévoir un raffermissement de la politique étrangère des Etats-Unis.M.Roosevelt a laissé entendre que les Etats-Unis ne cherchent pas querelle aux dictatures sur le terrain idéologique et qu’ils n’ont pas l’intention de les convertir à la démocratie, mais qu’ils sont hostiles aux gouvernements qui recourent à la force comme instrument de leur politique.Le président des Etats-Unis a déclaré que son pays saura défendre l’Amérique contre les interventions étrangères et que les Etats-Unis doivent poursuivre leur réarmement aussi longtemps qu’ils n’auront pas obtenu autre que l’assurance verbale que l’on désire le désarmement, aussi longtemps que les autres nations s’armeront jusqu’aux dents.Quel que soit le mode de vie que choisit un peuple, dit-il, ce choix ne doit pas menacer le monde du désastre d’une guerre.Il devient de plus en plus évident que la paix imposée par la crainte n’est pas plus durable que la paix imposée par les armes.Il ne saurait y avoir de paix aussi longtemps que le droit sera remplacé par la glorification de la force brutale.Il ne saurait y avoir de paix si les nations adoptent comme instrument de leur politique la dispersion systématique, à travers le monde, de millions d’errants persécutés et sans défense.Il ne saurait y avoir de paix aussi longtemps que les hommes et les femmes de toutes conditions ne sont pas libres d’exprimer leurs idées et leurs sentiments et d’adorer Dieu.Il ne saurait y avoir de paix si l’on consacre aux armements qui ne font que provoquer les soupçons et la crainte les ressources économiques qui devraient servir à la restauration économique et sociale.- *£*¥**£ Rerlin, 27 (AP) — L’agence officielle d’information allemande publie aujourd’hui sur le discours du président Roosevelt un entrefilet de six lignes intitulé: “Un discours électoral du président Roosevelt aux dépens des autres nations”.La dépêche de l’agence dit notàmment: “A l’occasion de la campagne électorale en cours, le président a peint en noir “les menaces des Etats étrangers militaristes”.Roosevelt a de plus exprimé sa sympathie aux Juifs “persécutés et sans défense”.En Chine Trois nouveaux objectifs de l’armée japonaise Après l'occupation de Canton et, de Hankéou Changhaï, 27 (AP) — L’armée japonaise, désormais maîtresse de Canton et de Hankéou, s’est assigné trois nouveaux objectifs: la dispersion des troupes chinoises qui battent en retraite dans la région de Hankéou, i’occupation du chemin de fer Canton-Hankéou qui a 658 milles de longueur et la pénétration des provinces de Kouan-tong, Kiangsi, Houna et Hopé.L’occupation de la ligne de chemin de fer Canton-Hankéou serait suivie d’offensives contre la ville de Yo-chao, située à 150 milles en amont de Hankéou sur le Yangtze, et de Changsha, située à 230 milles de Hankéou.Les troupes du maréchal Tchiang Kai Chek ont pris position au sud-ouest de Hankéou et elles préten- dent avoir repoussé les attaques des Japonais qui cherchaient à couper la ligne de chemin de fer au nord de Sienning.Les Japonais ont réussi à enfoncer les lignes chinoises au nord de Teian qu’ils attaquaient depuis trois mois: cette ville leur servirait de base pour lancer une offensive contre la grande hase de l’aviation chinoise, Nan-chang, située à 160 milles au sud-est de Hankéou.Les dépêches japonaises annoncent que les troupes ont réussi à occuper les trois villes de Hankéou, Outchang et Hanyang sans rencontrer de résistance sérieuse, majs que l’entrée triomphale des troupes a été remise au 3 octobre, anniversaire de la naissance de l’empereur Meiji, l’aïeul de l’empereur Hirohito.La France s'entendra avec ritalie et l’Allemagne Renonciation au pacte d'entr'aide franco-soviétique — Les colonies françaises Marseille, 27.— (S.P.A.) — Le président du conseil Daladier a déclaré aux congressistes du parti radical-socialiste — son parti — qu’il croit que l’Allemagne et la France arriveront à une entente.Il a aussi déclaré qu’il croit que la France s’entendra avec l’Italie.Au sujet des relations entre l’Allemagne et !a France, il a dit notamment ceci : Lorsoue i’ai entendu battre le coeur du peuple allemand à Munich, je n’ai pu m’empêcher de penser, tout comme cela m’était arrivé à Verdun.pendant la guerre, qu’il y a de puissantes raisons d’estime mutuelle entre cc peuple et celui de la France, malgré toutes les difficultés, et qu’elles doivent conduire à une loyale collaboration.M.Daladieç a parlé de l’empire colonial de la France.Des observateurs estiment que ce qu’il a dit à ce sujet indique que le gouvernement, au lieu de disputer à l’Etat paziste la suprématie en Europe, cherchera dans les colonies françaises un champ d’expansion à l’activité nationale.M.Daladier a, d’autre part, souligné la nécessité du redressement financier de la France.Avant son discours, des parlementaires qui narticipent au congrès ont dit mie la France a déjà donné à entendre qu’elle est prête à renoncer au pacte d’entr’aide franco-soviétique pour pouvoir conclure un accord avec l’Allemagne.Des travaux de chômage à Ville Saint-Laurent Ces travaux, au coût de $800,000, emploieront les chômeurs pendant presque un an — Le gouvernement provincial paiera la main-d'oeuvre — Ameliorations aux pavages, aux égouts, à l'aqueduc, au Lac d'Argent, aux terrains de jeux de la ville Ville-Saint-Laurent vient d’être dotée d’un octroi considérable par M.William Tremblay, ministre du Travail, alors qu’approhation vient ri]être reçue du gouvernement provincial pour que la municipalité entreprenne des travaux fie chômage pour la somme de $80,000, dont la main-d’oeuvre sera payée par le gouvernement provincial, selon une déclaration faite aujourd’hui par le maire Georges-P.Laurin, à l’hôtel de ville de Ville-St-Laurent.La décision du gouvernement provincial a été transmise au maire Laurin par M.W.-R, Bulloch, député de Westmount au provincial, et signifie que le* chômeurs de Ville-St-Laurent auront un travail suffisant pour presque un an et que la municipalité bénéficiera d’améliorations notables au cours des prochains 12 mois.“Nous remercions cordialement les autorités provinciales de l’intérêt qu’elles portent à notre ville.Nous apprécions hautement la collaboration qui nous a été donnée par les officiers compétents du département du ministre du Travail, M.Armand Hébert, contrôleur du chômage, et M.W.-T.Hand, surintendant des travaux de chômage”, déclare M* Laurin.Dans le but de se conformer aux demandes du gouvernement de Québec, les travaux seront entrepris dans l’ordre suivant: améliorations au parc du Lac d’Argent; installation d’égout dans les rues St-Mat-thieu, Napoléon, Principale, King-Gcorge, Oxford, Connaught et Harvard; construction d’un aqueduc, rue Ouimet; élargissement et p«va-ge de la rue Principale; nivellement ries terrains de l’Oeuvre et des terrains de jeux de Ville-St-Laurent; pavage en macadam du boulevard O'Brien, des rues St-Matthieu, De-celles, de l’Eglise, du Collège, Cartier, St-Louis et Filiatrault.Les travaux commenceront incessamment.Le major Hahn a représenté le gouvernement canadien Ottawa, 27.(C.P.) — Le major James-E.Hahn, président de la John Innlis Company, de Toronto, a révélé, aujourd’hui, à l’enquête royale Davis, qu’il avait agi comme représentant du gouvernement canadien h Londres, en novembre 1!)36, pour l’octroi par le War Office d’un contrat de mitrailleuses Bren à la John Ingllx Co> La politique britannique Régler les questions européennes par des moyens pacifiques — L'accord anglo-italien en vigueur vers la mi-novembre — Le réarmement — Les colonies Invitation aux Etats-Unis à coopérer à la politique d'apaisement de la Grande-Bretagne Londres, 27.— (S.P.C.) — On tient de source autorisée que les membres du cabinet ont unanimement donné leur adhésion à la résolution que le premier ministre Chamberlain a prise de chercher à régler les questions européennes par des moyens pacifiques.De plus, on apprend que le cabinet, au cours d’une séance qui a duré deux heures et demie, a décidé que la mise en vigueur de l’accord anglo-italien du printemps dernier aura lieu vers la mi-novembre, ce qui permettra au Parlement de débattre de nouveau cet accord.Enfin, il paraît que le cabinet a discuté des questions de réarmement et des problèmes relatifs aux colonies.Quelques heures après la séance du cabinet, le ministre des affaires étrangères, lord Halifax, a fait à un auditoire des Etats-Unis, au moyen de la radio, un discours qui, disent des observateurs, est une invitation aux Etats-Unis à coopérer à la politique d’apaisement de la Grande-Bretagne./ Lord Halifax a parlé à l’heure du Forum du Herald-Tribune de New-York.Voici un résumé de son discours : Devant les perturbations européennes, l’attitude de la femme et de l’homme moyens de l’Amérique ne diffère guère de celle de la femme et de l’homme moyens de la Grande-Bretagne.De part et d’autre, on désire une paix véritable, fondée sur Je principe qui veut que le droit prime la force.Il n’y a qu’un moyen d’établir cette paix : c’est l’entente.Et pour commencer, les nations qui ont le même idéal devraient se joindre par la pensée.La Grande-Bretagne a été très sensible à ce que le président Roosevelt et le secrétaire d’Etat Hull ont fait dans l’intérêt de la paix.Elle comprend le désir que les Etats-Unis ont de n’être pas mêlés aux différends qui se produisent loin d’eux.Elle ne met pas en question les motifs de la loi de neutralité des Etats-Unis.Au cours de la récente crise européenne, des journaux des Etats-Unis ont critiqué les actes de la Grande-Bretagne.Ce fait prouve qu’aux Etats-Unis on attache autant d’importance qu’on le fait en Grande-Bretagne à ce que le monde doit maintenir, s’il veut que les^ relations internationales soient sûres.Si les nations réussissent à établir la paix sur l’entente, elles auront accompli une oeuvre digne de l’humanité.Mais il est sûr que si elles échouent, elles tomberont toutes dans l’abîme.L ‘ ‘ des Allemands de Memel Avertissement’ de l'Allemagne à la Lituanie BERLIN, 27 (A.P.) — Le journal du ministre de la propagandr Goebbels, "Der Angriff", affirme aujourd'hui que le sort de la Tchécoslovaquie sera celui de la Lituanie si les Allemands de Memel n'obtiennent pas leur autonomie complète.If avertit les dirigeants de Kaunas qu'une politique à la Benès sera aussi désastreuse pour la Lituanie que pour la Tchécoslovaquie.Les habitants de Memel réclament leur autonomie complète et ils ont la justice de leur côté, dit encore le journal allemand.Le territoire de Memel, dont la superficie est de 1,099 milles carrés et la populotior d'environ 150,000 âmes, a été enlevé à l'Allemagne par le traité de Versailles et attribué à la Lituanie en 1923: il devait constituer un territoire plus ou moins autonome sous la souveraineté de la Lituanie.Memel est l'un des bons ports de la Baltique.Le comte de Stanhope nommé premier lord de l’Amirauté LONDRES, 27 IA.P.) — Le premier ministre Chamberlain vient de choisir le comte de Stanhope comme premier lord de l'Amirouté pour suc céder à M.Alfred Duff Cooper, qui o démissionné pour protester contre i'accord de Munich.Le comte de la Warr succède à lord Stanhope comme président du Board of Education.M.Chamberlain n'a pas encore choisi le successeur de lord Stanley, décédé ces jours derniers, au secrétariat des Dominions.^eBC?7,*-e 9U' «sf âgé de 58 ans, est un vieil ami du comte Baldwin, le prédécesseur Je M.Chamberlain.Il fait partie du cabinet depuis 1936 et il était leader du gouvernement à la Chambre des Lords depuis le remaniement ministériel qui a suivi la démission de M Anthony Eden.La Bren Le major Hahn a commencé son témoignage Quand il a commencé ses pourparlers pour l'achat de l'atelier Inglis, il ignorait tout de la Bren — Sa carrière comme militaire et comme manufacturier d'appareils de radio — Son entrevue avec le sous-ministre, puis avec le ministre de la Défense — Le commissaire Davis s'impatiente contre M.Drew La Nouvelle-Chine Un nouveau Mandchoukouo qui sera probablement divisé en plusieurs Etats autonomes — La fin de l'hégémonie britannique en Extrême-Orient Le Japon redevient Etat totalitaire* Berlin, 27 (CP-Havas) — Le nou-7- îîa"®ssa^eur du Japon en Italie, M.Toshio Shiratori, a déclaré aujourd hui avant de quitter Tokvo, d apres les dépêches reçues par des journaux allemands, que l’hégcino-me britannique en Extrême-Orient est une chose du passé, quelque magnanimes que puissent être les dispositions du Japon.Il faudra dix ans pour rétablir la situation en Chine même si les hostilités prennent fin immédiatement, dit-il.La Nouvelle-Chine doit devenir un nouveau Mandchoukouo qui sera probablement divisé en plusieurs Etats autonomes sous l’autorité d’un seul president.Le Japon jouera le premier rôle en Chine tant du point de vue diplomatique et militaire que du point de vue économique et I on peut s’attendre à une union douanière.M.Shiratori a ajouté que Père libérale est close au Japon et que l’on en revient à l^Elat totalitaire conforme aux traditions japonaises.La "Canada Benefit Association" Ce matin, sous la présidence de M.le juge Maurice Tétreau, a commencé l’audition de la cause du trio Roger Lanthier, Pascal Delisio, alias Delisle, et Napoléon Dalépé, tous trois accusés d’avoir fraudé le public pour une somme globale d’environ $11,000 au moyen d’une compagnie d’assurances mutuelle, la Canada Renefit Association.Vingt-deux témoins doivent être entendus dans cette affaire qui promet d’être assez longue.Ce matin, Mme Duval Casavant et M.J.-E.Morin ont dit que les promoteurs de la compagnie avaient retenu leurs ser- , , .- vices à certaines conditions qui leur de fausses representations, paraissaient avnnlniteiises »t nui en été condamne par M.le juge Per Tchécoslovaquie et Hongrie La question de la minorité hongroise du territoire tchécoslovaque Budapest, 27 (SPA) — Dans sa réponse à la note hougroise de lundi, la Tchécoslovaquie déclare admettre en principe que l’Allemagne et l’Italie arbitrent le différend qu’il y a entre elle et la Hongrie, au sujet de la minorité hongroise du territoire tchécoslovaque.II résulte de cette réponse une situation que le cabinet hongrois étudie.On tient de bonnes sources que le cabinet s’efforcera d’obtenir aussitôt que possible que l’Allemagne et 1T-talie pressent la Tchécoslovaquie de retirer immédiatement ses troupes des parties de la Slovaquie que peuplent des Hongrois.Il parai! qu’il veut un prompt retrait des troupes tchécoslovaques parce qu’il craint que ces troupes n’enlèvenl beaucoup de matériel si elles demeurent encore longtemps dans la region frontière.Le matériel de la region frontière, il1 estime que c’est la minorité hongroise qui l’a payé et que, par conséquent, il appartient aux Hongrois.Il a pris des mesures pour que l’entrée des troupes hongroises aux endroits dont la cession est assurée suive de près le départ des troupes tchécoslovaques.Il veut, dit-on, que l’entrée des troupes hongroises ait Heu_ bientôt afin de diminuer la tension causée par les ajournements.On ajoufe qu’il se soucie d’épargner aux soldats hongrois la lassitude d’une trop longue attente.Des observateurs disent que Prague a amélioré la situation en acceptant le recours à l’arbitrage ita-lo-allemand, mais ils font remarquer que sa réponse laisse subsister plusieurs difficultés.Prague, expliquent-ils, n’a pas agréé la demande de Budapest lui a faite de permettre à la Slovaquie et à la Russie subcarpathique d’indiquer, au moyen de plébiscite, si elles veulent se joindre à la Hongrie, en vertu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.En ce qui concerne l’entrée des troupes hongroises dans les parties de la Slovaquie qui sont peuplées de Hongrois, le gouvernement tchécoslovaque veut que la Hongrie attende que l’Allemagne et l’Italie se soient prononcées sur la manière de procéder.Enfin, pour ce qui est de l’arbitrage, Budapest avait proposé de s’adresser non seulement à l’Allemagne et à ITta-lie, mais aussi à la Pologne.le gouvernement tchécoslovaque exige, pour accepter la Pologne, que la Roumanie soit aussi du nombre des arbitres.Il paraît que le gouvernement hongrois ne veut pas que la Roumanie participe à l’arbitrage — parce que, dit, un personnage officiel, il est las des “intrigues de la Petite Entente”.Quelques sentences Paul Bourdagc, trouvé coupable, devant le juge Guérin du vol d’une bicyclette, commis le 22 octobre dernier, à Stc-Anne de Bellevue, a été condamné ce matin à trois mois de prison.Bourdage est âgé de 18 ans et avait déjà à 16 ans été condamné à trois mois pour un vol commis sur la personne.“Je ne puis vous condamner à moins de trois mois, dit le tribunal, vu votre condamnation antérieure.” Les trois mois purgés ne vous ont pas servi, il est à espérer que les trois autres auront plus d’effets.” George Ross, trouvé coupable ce matin d’avoir obtenu de l’argent paraissaient avantageuses et qui, en fait, l’eussent été si la compagnie eût prospéré, mais, pour obtenir de l’emploi, il fallut que ces deux personnes déposassent des garanties, ce qu’elles firent, pour perdre leur argent par la suite.Dans la même affaire un autre nom de compagnie était employé, celui de la Met.ro Canadian Insurance Service Corporation, laquelle se disait autorisée à représenter la Canadian Benefit Association.Le procès se poursuivra vraisem-bablement toute la journée.Me Iré-née Lngarde occupe pour la Couronne, tandis que Mes Hurleau, Cre-vier et Gauthier ont pris la défense des accusés, par rault à six mois de prison.Ross est un résidant de Berthierville.Marcel Shedleur, 6631a rue Dela-roche, trouvé coupable d’avoir obtenu en usant de fausses représentations une somme de $350 clans un premier cas et $40 dans un autre, a sur chaque cause, été condamne à six mois de prison.Les peines seront purgées simultanément.900 océaniques A date, environ 900 océaniques ont rendu visite au port de Montréal.L’an dernier, à la même date, 831 navires étaient venus à Montréal.Le troisième centenaire Comité et sous-comités — L'embel hssement de Montréal Un groupe de citoyens éminents de Montréal se sont réunis ce matin dans la salle du conseil municipal au nombre d’environ cinquante, sur l’invitation de M.Léon Trépa-nier, pour discuter les mesures préliminaires pour la préparation du programme des fêtes du 3e centenaire de Montréal.M.Trépanier a énuméré les divers comités et sous-comités qui seraient formés.Ces comités auront chacun une tâche distincte, et les rapports seront ensuite soumis au comité général.M.Trépanier déclare qu’il veut collaborer avec les diverses associations de citoyens.On créera notamment un sous-comité d’urbanisme pour l’embellissement de Montréal d’ici 1942.Les producteurs de pommes de terre Leur congrès à Québec Québec, 27 (DNC) — Les directeurs des trois sections de l’Association provinciale des producteurs de pommes de terre ont fait hier, l’élection de l’exécutif provincial de leur groupement.Le résultat a été comme suit: M.Hercule Rien deau, de Saint-Remi de Napiervil-le, président; M.Antonio Caouelte, de Saint-Arsène de Témiscouata, vice-président; directeurs M.Jean-Baptiste Gouiet, de Laurierville, M.J.-P.-B.Daigneault, de Sherbrooke et M.Joseph Normandin, de Sainte-Flore, M.Roger Gagnon, chef du service de la section de la pomme de terre au ministère provincial de l’agriculture, est le secrétaire de l’association provinciale des producteurs de pommes de terre.Au cours de leurs deux journées de délibérations les représentants des producteurs de pommes de terre ont fait de la belle besogne.Ils ont adopté plusieurs résolutions très importantes pour leurs membres.Ils se sont prononcés ainsi pour Ja classification obligatoire des produits agricoles dans la province.Ils ont adopté plusieurs résolutions relativement aux détails delà classification.Ils demandent que le gouvernement fédéral maintienne et développe la station de Ste-Anne de la Pocatière et en établisse une semblable dans la région de Montréal.Ils encouragent leurs membres à participer à la semaine des produits de Québec et à mettre des produits de première qualité sur je marché durant cette période.Ils ont étudié le problème de la distribution des produits agricoles, spécialement de la pomme de terre.Les producteurs de pommes de terre veulent que le gouvernement réserve aux cultivateurs en tout ou en partie les marchés publics des villes lorsqu’il accorde un octroi aux municipalités pour la construction de ces marchés.Hier après-midi, les directeurs des trois sections de l’Association provinciale des producteurs de pommes de terre ont visité les entrepôts à pommes de rre de la Coopérative fédérée, de l’Association des jardiniers-maraîchers et de la “Dominion Fish oct.15.1944-49 .103% 104% 4',5, oct.15.1939 .!.102% 103% 4% oct.15.1943-45 .107% 108% 4% oct.15, 1947-52 .107% 108*% 4%% 1er sept.1940 .1044, 105 u 4%% oct.is, 1944 : nui 112% 4%% fév.1er, 1946 .111% 112% 110% 111% 111 112 111% 112% 112 113 109 109% .112% 113*% 4%% nov.1er 1946-56 4%% nov.1er 1947-57 4%% nov.1er, 1948-58 4%% nov.1er.1949-59 5'% nov.15, 1941 .5% oct.15, 1943 .AVEC I.A GARANTIE DE L'ETAT C.N.R.2% 1941.100% 101% C.N.R.2% 1943 .100 101 C.N.R.2»%% 1944 .100 101 C.N R.3% 1944 .103% 104»% C.N.R.3% 1945-50 .98% 99% C.N.R.3% 1948-52 .98% 99% C.N.R 3% 1948-53 .981* Z-C.N.R.4%% 1951 .114% 115% Z-C.N.R.4%% 1958 .115% 116% X-C.N.R.4 % % 1957 .115% 116% Z-C.N.R.4%% 1955 117% 118V, C.N.R.5% 1954 .;.118»% 119% X-C.N.R.5% 1949-69 • H9 120 z-Mont.Harbor.5% 1949-69 .119 120% PROVINCES: Alberta 4% 1954 56 60 Alberta, 4%% 1956 .57 61 z-Brlt.Columbia 4%% 1953 .96 88 x-Brlt.Columbia 1945 .100% 103 Manitoba 6%% 1945 t.P-E.3% 1945 P.de Saskatchewan 4%% 1 P de Saskatchewan.4% 1 MUNICIPALITES: ACTIONS ORDINAIRES DIX.Agnew Surpass .60 Assoc.Brew.AO Beldlna CortlcsUl .4.00 Bell Tel.8.00 B.A.OH .1.00 B.C.Power “A" .2.00 Build.Prod."A" .2.00 C.and D.Sugar .50 Can.Malt.1.50 Can.North.Pow.1.20 nan Vinegars .1.20 Can.Bronze .1.50 Gan Cottons .4.00 Can Gen Elect.6.00 Can.Ind.B.7.00 Can.Westinghouse .2.00 Crown Cork .1.00 Dom.Bridge .1.20 Dom.Glass .5.00 Dom.Textile .5.00 Electrolux .1.60 Ford of Can."A" .1.00 Imperial Oil .50 Imp.Tobacco .40 Ind.Accept.“A" .2.00 Inter Coal .6.00 Int.Nickel .2.20 lat.Pete .1.50 Jamaica Pub.Serv.1.75 Laura Secord C.S.3.00 Montreal Power .1.50 CeanpUatloa «s » malara BURKR.DANSEREAU * CIB *** ouest.Notra-Dama Abbeville .Albany River Algold .Amity Gold Offre Dem.— 11 18 20 % ontreal Tram.Nat.Steel Car 9.00 2.00 2.00 Niagara Wire .1.00 Amas- Cadillac 274 37! Area 9% 10 v Barber Larder 21 22 Bénard CadUlac — 10 Bis Master • ,••*•«••••••••••• 3 4 Bllmac 5 7 Brooke Cadillac — 87: Brown CadUlac — 1 CadUlac Exo 7 8 Can.Pandora 3 4 Capital Rouyn 3% 4 Central Duvernay 13 14 Century Mining 17 22 Chibmac 2 3 Chlbougamau Props 65 — Continental Kirkland 22 24 Cournor — 20 Crow Shoree » 11 Cunlptau 4 5 Dempsey CadUlac — 3 Devon Gold 22 25 Dorval Units — 850 Ogllvle Ottawa L.de P.1.00 6.00 Page Hersey .4.00 Penmans Quebec Power .Royalite .St.Law.Flour .Shawinigan .So.Can.Power Steel of Canada .Walk.Good .Western Groceries ACTIONS DE BANQUES: Canadienne Nationale 300 1.00 1.00 1.00 .80 .80 41.75 4.00 3.00 Edmonton 5»%% 1947 .Montréal 4% 1945 .x-Mont.4Vzc/c 1971 .Québec 4%% 1950 .Régina 5% 1951 .x-Salnt-Jean.4»%% 1971 .Toronto 4»%% 1945 .Trois-Rivières, 4»%7 59% 60 59% 60 7P TS*' 79 29% 29*4 , , 21 2Ù4 21 21’7 Aldermac .60 63 Buffalo Ankerlte .14% 14% Big Missouri .34 Bldgood.29»% 34 Beattie.128 Base Metals .33 35 Bankfleld.38 Bralorne.950 B.C.Pioneer .,.260 .255 Bobjo.20 19 Castle Treth .112 106 Cent.Patricia .245 241 Can.Malartlc .87 85 Chromium .65 67 64 Conlarum Mines .133 135 133 Dome Mines .33 33% 33 East Malartlo .215 217 212 Eldorado.215 217 214 Falconbridge .600 610 600 God's Lake .39 40 39 Goldale.23% .Gunner Gold .70 Gillies Lake .14 Home Oil.115 Hudson Bay .33»% Howey Gold .33% Hardrock.205 Harker.9% 10»% Holllnger .15% .Int.Nickel .57 Jackson Manion .10 Kirkland Lake .141 Lebel Oro .14 Lake Shore .50% Lamaoue Contact .2V, Lava Cap .86 Little Long Lac .280 Leltch.75 McKenzie Red Lake 132 McVlttle.13 MacLeod Cockshutt 355 Mining Corp.242 McIntyre.52 >4 Maoassa.510 Madsen Red Lake .47 Nipiroing.170 Noranda.79 O'Brien Cad.300 Omega.62 61% 14»% 32»% 35 Dunlop Consolidated .Elmos.Frontier Red Lake .Garnet Long Lac .Golden Gate .Grace Larder .Heva Cadillac.Hiawatha .Hudson Patricia.Hugh Pam .Hutchison Lake .Kenrlcla .Kewagama .Lacoma .Lafayette Lake Du fault Lake Geneva Lake Hill Lake Rowan .Lamaque Gold L.L.Lagoon .Leroy Mines .Louvre .Magnet Consolidated .Magnet Lake .Martin Bird .Margaret Red Lake .McCarthy Webb .Melba .Moffatt Hall, ancien .Moffatt Hall, nouveau Mooshla .Mosher Long Lac.Norbeau .Norlake .Obalskl .Oklend .O'Leary Malartlc .Opemlska Copper.Oriole .Pan Canadian .Pascalls .Plains Pete .Porcupine Lake .Pontiac Rouyn .Proprietary .180 Quebec Manitou Que.Eureka .Randall .Rand Malartlc .Red Gold .Reynolds Que.Rlbago, nouveau Routhler Cadillac Rubec .Seguln Rouyn .Shawm aque .Siscoe Extn Gold .Shenango .Smelters Gold .Springer Sturgeon .Sturgeon River Gold .Tonaw’anda .Upper Canada .Valdor Minerals .Warren Mac .Wawbano .Wells L.L.West Red Lake .Westwood Cadillac .Westslde Long Lac .Whitehorse .Woco .Young Davidson .».25 28 6 7 1 2 42 47 — 11 2 105 115 — 174 11 13 4 5 31 34 1374 1474 3% 4% 1 174 54 58 20 22 1 1% s 10 680 710 3% 5 1 1*4 4% 6 62 67 12 14 14 16 — 10 _ 10 6 1 2 5 6 4% 574 17 19 87 92 374 474 9 10 17 19 i 4 12 4 5 8 » 36 39 — 110 0 11 15 17 180 200 16 18 2% 3’4 — 15 18 20 5 7 10 12 3 4 4 6 1 174 1700 1800 1 2 9 11 474 5% 32 34 5% 674 7 9 28 31 sv* 3% 65 68 105 7 10 174 2 12 14 1 2 8% 9% — 3% 3 4 10 12 25 27 260 20 244 87 67 135 215 34 13 32% 33% 199 9 15 56% 9% .137 13 50% 50 13% 33 io% 56% 138 50% 295 76 135 245 54 280 75 132 293 133 Bourse de New-York Cours fournis par ra maison GEOFFRION Si PERODEAU, courtier», 210 ouest, rue Notre-Dame, Montréal Ouv.Haut Bas Midi Air Reduction .65 65% 63% 64»/4 Allied Chem.189 Am.Can .103 103 101 101% Am.& For.Pow.4% 45/e 4% 4% Am.Pow.& Light .6% 7% 6% 7% Am.Smelting .55% 55% 54% 55'A Am.Water Works .143.s 14% 14»% 14% Am.Tel.& Tel.148% 148% 147% 148% Anaconda .39% 40 38% 39% Atchison .39»% 39% 39 39% Atlantic Ref.23% 24 23»% 23»% Auburn .5 Baldwin Loco.13% Balt.& Ohio .8% Bendix Aviat.23% Seth.Steel .67% Can.Pacific .6% Case Thresh.Mac, .93 Cerro de Pasco Cop.Comm.Solvents .Chrysler Motors .Colum.Gas & Elect.Cons.Edlsoh .33% Douglas Aircraft .677,: 5% 13% 8% 23% 67% 6% 94 54% 54% 11% HVi 83 83»% 9 9 34 68% 4% 13% 8% 23% 66% 6% 93 54% 11 82 8% 33 67% 5 13% 8% 23% 67 6% 94 54% 11 83»/« 9 34 63% Lea wagons suivants de fruits et de légumes sont arrivés à Montréal pendant la semaine finissant le 25 octobre 1938: Fret Bateau Total Pommes .38 .38 Autres fruits.45 .45 Bananes .28 28 Aut.fr.tropicaux.34 10 44 (Xgnons .1 .Pommes de terre .67 .67 Autres légumes .23 .23 1Ô3 ”38 ~246 POMMES: Les stocks en barils sont beaucoup plus abondants, mais ceux en caisses et en boisseaux diminuent en général.La demande n’est pas active bien que le mouvement soit passable.Lies prix étaient légèrement en baisse.Les McIntosh du N.-B., no 1.se sont vendue* $5-$5.25 le baril; les domestiques $4.75; le» Wolfe Rivers no I, $3.5u-$3.75; les domestiques.$3.25-$3.50; les McIntosh de Nouvelle-Ecosse, no 1.|1.50-$1.60 le boisseau; les domestiques $1.25; les no 1 en barils $4.50; les domestiques $3.50-$4; les Pewau-kee no 1 ont obtenu $3.50 le baril.Lee McIntosh de Québec, no 1, se sont vendues $1.85 le boisseau, les domestiques $1.65-$1.75; les barils $5 pour les no 1 et $4-$4.50 pour les domestiques; les très belles ont rapporté $2.75 la caisse, et les belles $2.50.Les très belles Fameuses se sont vendues $2-$2.25 la caisse, les belles $1.75-$2.Les McIntosh de l'Ontario no 1 se sont vendues $1.50-$1.65 le boisseau; les domestiques $1.25-$1.40; les no 1 en barils $4.-50-$5; les domestiques $3.75-$4.50; Fameuses no 1, $1.50 le boisseau et $4-$4.50 le baril; les domestiques $3.50-$4.Les Greenings no 1 $1.60-»1.70 le boisseau: les domestiques $1-$1.15; les no 1 en barils ont obtenu $4-$4.50; les domestiques $3.50-$3.-75.Les Baxters no 1 se sont vendues $3.25-$3.75 le baril; les domestiques $3-$3.25; le» Baldwins no 1.$4.25-$4.50 le baril; domestiques, $3.75-$4; Spys no 1.$1.60 le boisseau; domestiques $1.40; les no 1 en barils $5-$5.25; domestiques $4-$4.50.Les McIntosh de C.-B., très belles, ont obtenu $2; les belles $1.75-$1.85; la catégorie C, $1.60-$1.65.BANANES: Les arrivages sont plus faibles cette semaine et les prix plus élevés.k $3.75-$4 le quintal.ATOCAS: La quantité d'atocas a augmente la semaine dernière; la demanda s'améliore lentement mais le mouvement est graduellement soutenu.Les stocks du Cap Cod se sont vendus $3.75-$4, la calss*; ceux de N.-E., $3 et ceux du N.-B.$3-$3.-25 la caisse.RAISINS: Les raisins de Californie alimentent le marché de Montréal.Quelques petits lots de raisins bleus de l’Ontario se sont vendus 30-32c le panier plat de 6 pintes; les Tokay et Cornichon ont obtenu $1.75-$1.85 le lug; les Empereurs, $1.85-$2; la variété sans pépins, $2-$2.10.CITRONS: Les approvisionnements da citrons sont modères; les cageots de Californie se vendent $3.50-$4 chacun.ORANGES: Il y a une bonne demande pour les oranges de Honduras et de la Floride qui arrivent par petites expéditions.Celles de Californie se vendent $3.50-$4.50 le cageot; les Honduras $2.75- ¦ $3.25, et celles de la Floride $3-$3.50 le cageot.POIRES: L’offre de poires est assez abondante.Les Sheldon no 1 de N.-E., se vendent $3-$3.25 le deml-barll, et les domestiques $2.75.Les Keefer de l'Ontario obtiennent 35-40c le panier de 11 pintes.Les Anjous de C.-B., très belles, $3 la caisse, les belles $2.75, la catégorie C $2.50.Les Bartlett de C.-B., belles, rapportent $2.65-$2.75, tandis que les très belles Bart-letts de l’Orégon se vendent $3.75-$4.25 la caisse.TOMATES: Les arrivages de tomates de Californie sont très abondants et la demande est bonne.Le* prix varient entre $2.40-$2.65 le lug.Quelques petits lots de stocks de l’Ontario se sont vendus 65-75C le panier de 11 pintes.FEVES: Il s’offre des fèves de la Louisiane en boisseaux à l’heure actuelle.Les vertes se sont vendues $3.50-$3.75 la manne pour les rondes et $3-$3.50 pour les plates.Les stocks verts de l'Ontario ont rapporté 75c-$1.10 le panier de 11 pintes, tandis que les fèves beurre ont obtenu il $1.25.BETTERAVES: Les approvisionnements de betteraves locales sont très abondants et le mouvement est lent, h 35-40c le ouc de 65 livres.CHOUX: La quantité offerte est satisfaisante et la qualité est bonne.Les stocks locaux de choux d'automne se sont venai s 15-20c la douzaine, tandis que les choux rouges obtiennent 30-35c.CHOUX-FLEURS: Les approvisionne- ments sont toujours assez abondants; les stocks de bonne qualité se vendent tjc-$1 la douzaine.CELERI: Le céleri de Québec, en cageot, est l’objet d’une bonne demande, à $1.soil.75, tandis que celui de l'Ontario in.-jouit que d’une demande passable; 11 .-.e vend $1.25-11.75 le cageot, suivant la qualité.OIGNONS: Les oignons locaux sont offerts en quantités croissantes sur tous les marchés; les prix sont les suivants: Jaunes 90c-$l; rouges, $1-$1.10 le sac de 60 livres.Les jaunes de l'Ontario se vendent en général 90c et le type espagnol $1.25-$1.4S le sac de 50 livres.Les oignons à cornichons se vendent en général 55-65c le panier de 11 pintes.POMMES DE TERRE: L'offre de pommes de terre du Nouveau-Brunswick augmente tous les Jours et les stocks locaux no 1 sont faibles.Les Montagnes du N.-B., no 1, se vendent 82c-|l, le sac de 80 livres.tandis que les no 1 de Quétfec obtiennent 75-85C et les no 2, 60-75C.NAVETS: Les navets locaux sont abondants et les prix varient entre 40-50c le sac de 65 livres.Dupont .148»% 148»% 146»% 147 Elect.Auto-Llte .¦ • Freeport Texas .Gen.Foods Corp.Gillette 33% 3374 32*4 3374 13 13*4 12*4 13*4 27% 27*/« 2774 27% 38’/* 38*4 37*4 38 90*4 50’4 50 50% 8*4 9 8*4 8’4 4674 46% 44’/, 45*4 974 9*4 974 974 15 15 15% 1474 63*4 63% 63 6374 10 1074 9% 9’4 104 104 101 102% 345 242 244 52% 53% 46 78% 79 Pend Oreille .216 Premier Gold .225 Pickle Crow .500 Pamour.475 Paymaster .58 Royalite .42 Reno Gold.38 Sullivan G.102 Sudbury Basin .280 Sladen.74 Stadacona.51 Siscoe .170 Sherrltt Gordon .162 San Antonio .122 Sylvanlte.320 T.Hughes .470 Ventures.575 Wr.Harg.780 Waite Amulet .835 Ventes totales : 826,000.218 515 60 42% 30 285 52 174 163 125 325 61 215 490 460 58 41 38 100 280 73 50 169 158 120 320 460 62 218 515 470 59»% 41% 29 285 174 125 325 Hudson Mot.Illinois Central - Int.Harvester - Int.Tel.& Tel.Co .Johns Manvllle - Kenn.Copper .48% 49% 47% 47’% Loews Th.59% 59% 58 58% Mont.& Ward - 51% 52% 51’% 51% Nat.Biscuit .27 27% 26% Nat.Power Light .9% 9% 9 New York Central .19% 20% 19% North Am.24’% 25 24 Packard Motors .5% 5% 5% Penn.R.R.21% 21% 21% Phillips Pete.39% 39% 38% Pub.Serv.N.J.34% 34% 33 Pullman .34% 35 34% Radio Corp.8% 8% 8% Rcpub.Iron & Steel 19% 20 19% Sears Roebuck .77% 77% 75% Schenley Dlst.785 840 775 820 6 5% 5% 5% 19 18% 51% 50 20% t 20% 6% 3 2% 6 5% 18% 51% 20V.Le* céréale* Blé Northern no 1 .ïi Blé Northern no 2 .Blé Northern no 3 .Avoine no 3 .Avoine il » :mentation .-'4 Orge no 3 .'',5 Cours des trusts fixes x-Brlt.Type Inv.,23 .30 x-Boston Type Inv.17.22 18.42 Can Amer.Trust 2e 8 .3.50 4.00 Can Int.Tr.Mod.5 6 Comm.Int.Corp.3.09 3.40 x-Cumulatlve T.8.5.13 5.19 x-Fundamental Inv.Inc.18.50 18.75 x-Fundamental T.S.“A” .5 29 5.34 x-Fundamental T.S."B” .4.77 Independence Tr.2 58 2.63 x-Quarterley Inc.S.12.38 12.63 x-Unlted Fixed .2.63 2.73 x-Unlted Insur.Trust .7$ x-Un.N.Y B.T.1% .x-Mass.Inv.Trust .22.44 23 81 x-Supervlsed Shares .10.79 11.73 AMERICAN DEPOSITOR CORP x-New Corp.T.S.accum.2.98 x-Do.Dlstrlb.2.47 x-Old Corp.T.S.2.51 CALVIN BULLOCK ISSUES Can.Inv.Fund.4.10 x-Nat!on Wide Sec."B'‘ .3.80 x-Do.Voting .1 43 x-U.S.El L.Si P.'¦A’' .14% x-Do ' B" .2 26 x-Do.Voting .96 DISTRIBUTORS GROUP INC x-North Am.T.S.1953 .2.40 X-Do 1955 .2.88 X-DO.1956 .2.83 x-Do.1958 .2.49 x-Fonds américains.Simmons Bed.33 Stand.Brand .7% Stand.Gas & Elect.4% Stand.Oil of N.J.53% Socony Vac.OU .14 Sludebaker .8% Texas Corp.43% Union Pacific .94 United Aircraft .36 United Gas Imp.11% U S.Rubber .53*/» U.S.Ind.Alcohol .28% U S.Steel .65% Vanadium .24% Western Union .27’/a Westinghouse .118 Woolworth .50% 20% 20’/a 20 33 32% 7% 7% 4% 4% 53% 52% 14 13Vb 9% 43*,i 94 36*,à H% 8% 43% 92 35*/, H% 54% 52% 28% 27% 65*/, 64% 24% 237$ 27’% 27% 118 116% 118 50*% 50% 50*/, 26% 9% 19’i 24% 57', 21% 39% 34% 347', 87a 20 76% 20% 32% 7*% 4% 53 14 8% 43’% 92% 36*% 11% 53% 27*% 85% 24 27% Le Curb Compilation de la malwm L.-J.FORGET Si CEB 471 St-Fran.-Xavler Offre Dem.Asbestos .109% 110 106 109% x-Abltlbl .3% 3’% 3»/a 3% + % Beauharnols .3% 4 3% 3% + % Brew.Corp.160 160 155 155 —5 Brit.Am.OU 21%., x-Brew.Corp.19 .x-C.Dredge .21% C.Vickers .9% Com.Alcohols 150 x-C.Paper D.Eng.W.Fairchild .x-Ford “A” Home Oil .113 Int.P.pr.37» McLaren Pap.14% Mit.R.& Co.17% x-Royallte Oil 41% 42% Fleet Aircraft 13% 13% Fraser V.Tr.19% 20% Abltlbl pr.29% 31% Dalhousle .40 Donnacona A 7% 9% 8% 9 43 6% 8% 23% 23% 18 9% 8% 9% 8% + % 6 6 — % 23% 23% — % ’3% 4 +% 17% 17% - * 41% 41% Le marché des grains 3.01 2 50 2.54 Blé : — Mal .Octobre - Novembre .Décembre Avoine : — Mal .Octobre .Décembre .Orge : — Mal .Octobre .Décembre Seigle : — Mal .octobre - Décembre WINNIPEG Ferm.ant.Ouv Haut Bas Clôt.Walkervllle Aldermac .Big Missouri .Bouseadlllac .x-Brownlee Dome Mines .x-Duparquet .x-Eldoradô .Falc.Nickel .Francoeur .J.M.Cons.Pend Oreille Lake Shore .Pandora Cad,.Red Crest .x-McWatters .O’Brien .Pamour ., Pickle Crow Read Authler Reward .Shawkey x-Sherr.Gord.Siscoe .Slad.Mai.x-Stadacon« Sullivan .Th.Cad.Wood Cad.150 40 7’/, 13 19% 29% 39 7% 13 — % 20% +1 30% +1 40 7% + % MINES 61 62% 61 62% +1% 32 34 32 34 +2 974 4 4 3 3 —1 33% 33% 33 33 — Vi 8 8% 7% 8% + % 215 217 215 215 610 _ 1 23 9% .214 215 214 215 +1 50% 23 23 22 22 —1 8 86 90 81 90 4-4 305 305 300 300 —5 475 475 465 465 —10 500 510 500 510 +10 360 .«% T 6% «% 160 170 171 170 171 +1 75 75 72 72 —3 50% 100 52 50 50 - % 34 id 34 32 33 —1 x-Tltre hors Hate.6274 60% 59*4 59% 28*4 277'» 27% 36*4 35% 35% 42’,4 41% 40V* 82 Va 59*4 59% 59’/* 2874 2774 27% 36*4 35% 35% *274 6274 62 62’,4 60 5974 59% 59*/* 59% 597a 59’/* 5874 5874 2874 28’/* 2774 2774 27% 27 36% 36’4 36% 35% 35% 35% 2874 27*4 27% 3674 35% 35*4 4274 4174 4174 .40% .39*4 Foin ¦xtra no 2 Ne t .No 1 .4.50 3 90 IJn : — Mai 130 130 Ï 46 Octobre .133 133 .e .133 14*« 2 35 99 Décembre .128% 1287» 129 1287, 129 Blé : — Mal CHICAGO «774 67*/, 68’4 6674 67% 2.43 Juillet OT*, 67% 6874 6674 66% 67 2.93 Décembre .65% 65% 65 65% 2 88 2.54 Maïs : — Mal 49’4 4674 4974 49*4 49*4 Juillet .51 50% 50% 50% 50*.Décembre .46*4 46% 46% 46 >4 4674 Avoine : — Mal .2674 26’4 26% 26% 2674 gro*) Décembre .25% 25% 3574 25% 257, 10.36 10 06 seigle : — Mal .45% 45 45»/, 44% 4474
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