Le devoir, 29 octobre 1940, mardi 29 octobre 1940
Montréal, mardi 29 octobre 1940 MDACTION CT ADMINISTRATION 410 EST, NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TILIRHONE i BEIjir 5161* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Admini*tr*tion ; BEliir 3366 Rédaction 1 BEliir 2984 Gérant : BEliir 2239 LE DEVOIR Oiricteur-cérint > George» PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RiéietiMr an chef ; Omar HEROUX VOLUME XXXI — No 252 ^ TROIS SOUS LE NUMERO 1 ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Saut Montréal at la banlieue) E.-Unl* at Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 L’Amirauté déclare avoir envoyé de l’aide à la Grèce ^ Pourquoi fut édifiée cette oeuvre.L’Italie ne paraît pas avoir fait grand progrès Quelques réflexions d'ordre général, à propos du "Traité de Droit commercial" de M.Antonio Perrault Le Tiaité de Droit commercial de M.Antonio Perrault est une oeuvre monumentale.Il comprend actuellement trois gros volumes, et deux autres doivent suivre.Rien d’aussi considérable n'aura été fait chez nous dans le domaine des études juridiques depuis les commentaires fameux de M.Mignault sur le code civil.Comme les études de son vénérable prédécesseur, celles de M.Perrault exigent une place dans toutes les bibliothèques de droit.On les y retrouvera non seulement au Canada, mais à l’étranger.On n’imagine point que nous songions le moins du monde à parler avec quelque détail de ce traité de droit.C’est là besogne de spécialiste.Mais la publication d’une oeuvre de cette envergure est un événement qui intéresse tout le monde et qui appelle des commentaires d’ordre général.On connaît, en gros du moins, la carrière de M.Perrault.Ce juriste ne s’est pas confiné dans sa bibliothèque, ni dans les salles de cours ou le prétoire.Il s’est occupé d’action catholique, sociale, nationale.Au temps de sa jeunesse, il fut le président général de TA.C.J.C.; on l’a retrouvé depuis aux Semaines sociales, à l’ancienne Ligue d’Action française, etc.C’est — comme M.Mignault toujours — un homme de culture générale; il s’est ouvert des fenêtres suc toute la vie et cela ne paraît point avoir nui à ses études de droit.Au fond, on peut même se demander s’il aurait réussi à bâtir une oeuvre de cette taille si, en même temps qu’un juriste de grande classe, il n’avait été un homme de haute culture, de larges horizons.Cela doit singulièrement aider à placer les choses dans lent juste cadre.* * # Nous allons commettre ici une indiscrétion.Elle nous paraît justifiable, elle est en tout cas très significative, Peu de temps après la publication du deuxième volume du Traité de Droit commercial, nous rencontrions l’auteur dans une course rapide.Comme nous lui parlions de son livre, il nous confessa, avec l’abandon qu’autorisaient de vieilles relations: J'ai fait cela surtout pour donner un exemple i la jeunesse.Vous avez, comme moi, Vu beaucoup de jeunes s'enthousiasmer, jeter feu et flamme, former des projets magnifiques, puis les laisser tomber le long de la route.On est distrait, inconstant, on se décourage devant l’effort prolongé, s’il n’est commandé par un besoin immédiat.J’ai voulu donner l’exemple d’un projet conçu aux heures de la jeunesse, méthodiquement poursuivi pendant pris de trente ans.Peut-être cela servira-t-il i d’autres; peut-être cela les aidera-t-il à mener à bien une oeuvre de longue haleine.L* confidence, nous l’avouons, nous émut, et nous nous promîmes qu’un jour ou l’autre nous en ferions part à nos jeunes amis.L’exemple que voulait donner M.Perrault est d’autant plus remarquable que cet effort d’un quart de siècle et plus, il dut le poursuivre à travers beaucoup d’autres travaux.Il n’était point de ces hommes particulièrement heureux qui, dans une liberté complète, peuvent s'acquitter d’un labeur d’amour.11 devait gagner sa vie et celle des siens, plaider, donner ses cours.Les dures heures que nous vivons l’entraînèrent souvent sur d’autres champs de bataille.Malgré cela, il a tenu, il n’a pas laissé tomber en route son oeuvre maîtresse.L’exemple est grand.Il ne saurait être infécond.Tout près de lui, du reste, l’énergique travailleur a eu la joie de voir cette leçon d'infatigable labeur porter d’heureux fruits.?¥ ¥ Mais il y a plus.M.Perrault est un grand universitaire.Conseiller juridique de Mgr Gauthier, honoré par celui-ci d’une paternelle amitié, en même temps que professeur à la Faculté de Droit, il a tenu dans les événements qui ont assuré à notre Université son statut actuel un tôle considérable.Il a aimé l'Université à sa façon, peu ostentatoire, peu bruyante, mais efficace.Et nous savons qu’il a vu dans la publication de sa grande oeuvre juridique un moyen, non seulement d’aider professeurs et élèves, mais aussi d’ajouter à la réputation extérieure de l’Université.Car, au loin, c’est sur des publications de ce genre qu’on juge surtout une grande maison d’enseignement.Cela donne aux étrangers de précieuses indications sur le niveau intellectuel qui y règne.Et c’est pourquoi des publications que le grand public ne connaît guère, celles du Grand Séminaire de Théologie, celles du Collegium maximum des Jésuites, à l’Immaculée-Conception, celles de l’Institut botanique nous font tant de bien.Elles vont jusqu’aux extrémités du monde, dans les milieux savants, dire qu’il se fait tout de même quelque chose chez nous.ÿ ?Ÿ Nous sommes bien tenté d’aller plus loin et de répéter une autre confidence.— Il me semble, nous disait encore M.Perrault, que je devais cela à mes élèves.Je leur ai enseigné pendant près de trente ans, voyez-vous.Ce mot du maître qui a donné, pendant plus d’un quart de siècle son temps et sa science, qui, à cause de cela même, se croit obligé de faire plus encore, d’offrir aux bénéficiaires de son enseignement un nouveau témoignage de dévouement et d’amitié, qui n’estime jamais avoir assez fait, est peut-être celui qui découvre le plus profondément l’intime de son âme.II y a décidément derrière ce juriste un homme, homme vrai.29-X-40 Omtr HEROUX en un endroit désigné “îles de la mer”, où on lui garanti rrait i immunité contre l'invasion." (Suit l'indication des versets | bibliques): "Après la déportation linale du i rogaunte d’Israël aux dix tribus I dans l’Assyrie, Vil ans avant J.C„ la longue randonnée ù travers l'Europe d'au delà de i Euphrate com-! mença et apres des siècles de vagabondages les gens d’Israël con-I nus comme les Cymri et hs Kymri et plus lard comme les Angles, Saxons, Danois et Normands, etc., atteignirent les Iles britanniques.Depuis 1066 aucun envahisseur n’a débarqué sur les rives des Iles britanniques bien que Philippe d’Espagne, Napoléon et le Kaiser aient formé les desseins que forme désormais Hitler."Tous les projets semblables ont échoué et échoueront parce que Lieu a dit: "Aucune arme que l’on forgera contre toi ne prospérera: et toute langue qui s’élèvera contre j toi pour le juger, lu la condamne-i ras." Il y a des citations et de* commentaires pendant deux bonnes colonnes encore.Ce que nous en avons donné suffit amplement À nous démontrer l'injustice commise envers Israël depuis le début de cette guerre.On a été jusqu'à écrire celle stupidité, que les Israelites ne s’enrôlaient pas, et que M.Hore-Belisha, ministre de la Guerre au début des hostilités, avait démissionné beaucoup à cause de celle apathie pour lui gênante.Jamais il n’aurait consenti à abandonner son portefeuille s’il avait été au courant de la publicité de British Israel.Britain is Israel, I par consequent presque tous les | soldats de l'armée britannique sont I des Angles, donc des Israélites, si : l’on suit le raisonnement de l’annonce.La publicité de British Israel, comme le moulin du meunier de lu chanson, va vile et va fort.P.A.Le gouvernement grec et les nombreux prétextes de l'Italie — La neutralité de l'Irlande du Sud, après une année de guerre-La situation en France, reste difficile à définir — On attend les éclaircissements que doit apporter Pierre Laval — Etats Unis et marine de guerre française LES PROCHAINES TAXES ET LE PROCHAIN BUDGET DE GUERRE CANADIENS 29-X-40 Bloc notes un £ Ottawa Les événements d’Europe - La sortie de M.Woodsworth Quelle sera la répercussion des événements de France?— Les Canadiens de langue française ef la France — Italie ef Grèce — Cela devient de nos affaires La grande sincérité de M.Woodsworth (Par LêoDold RICHER) Ottawa, 29-X-40.— La rentrée des Chambres se fera dans une atmosphère particulièrement lourde, en raison des nouveaux événements internationaux.Bien que les dépêches de Vichy restent imprécises sur la portée réelle de l’entente franco-allemande, intervenue à la suite des entrevues que les chefs du gouvernement français ont eues avec le chancelier d’Allemagne, elles 1 lissent apercevoir la collaboration de la France avec les puissances de l’axe Rome-Berlin.Jusqu’où cela va, on ne sait encore.Nos relations diplomatiques avec la France peuvent subir un changement radical d’h i peu.Depuis quelques mois d’ailleurs, une partie de l’opinion publique au Canada est hostile au gouvernement de Vichy.Elle s’explique peu la présence à Ottawa d’un ministre plénipotentiaire français; elle réclame une attitude plus ferme, dit-elle, de la part du gouvernement canadien.Jusqu'où cela va, on ne sait encore Le ministère King-Lnpointe résiste le plus qu’il peut aux pressions qui lui viennent des quartiers ultra-loyalistes.Toutefois, les événements marchent.Le Canada, qui n choisi son destin, devra le suivre bien que la situation soit excessivement dangereuse, en raison des sympathies naturelles du Canada Français, Une telle situation, M.Henri Botirassa l’avait prévue, il y b bien des années.Aussi longtemps que la Grande-Bretagne et la France agissent de concert et présentent un front uni contre un commun ennemi, la politique extérieure du Canada n’offre aucune difficulté d’ordre intérieur.Il n’en est pas ainsi lorsque la (îrande-Bre-tagne el la France, en vertu de nécessités imposées à l’une ou à l’autre, adoptent des attitudes différentes.Le Canada n’est pour rien dans la situation européenne nouvelle.Encore moins le Canada français.Néanmoins, il faut tenir compte de l’existence de.ee dernier et de ses sentiments.Faisons confiance au gouvernement qui, jusqu’ici, a montré qu’il n’avait aucun goût pour les décisions précipitées.Permettons-nous tout de même de lui indiquer, une fois de plus, que le Canada français a, lui aussi, une histoire, des traditions, une langue, une cul-fure qu’il tient d’une grande nation européenne tombée dans le malheur.Si, à l’enconlre de nos compatriotes de langue anglaise qui ont maintenu un lien politique de moins en moins étroit, il est vrai, — avec la Grande-Bretagne, les Canadiens français oui perdu tout souvenir des relations politiques qui les rattachaient à la France d’il y a prés de deux cents ans, les Canadiens français ne conservent pas moins un attachement de sentiment à la France.Nul changement de régime politique û Paris ou à Vichy n’a pu atténuer ce lien de sentiment.T.e gouvernement canadien, quel qu’il soit, doit tenir compte de cette réalité et agir avec les ménagements qui s’imposent.Itolie ef Grèce Ce n’est pas seulement du côté de la F’rance que la situation .internationale se complique.1,’Italie vient de commettre une nouvelle agression.L’invasion de la Grèce par les troupes fascistes marque l’extension du conflit dans les Balkans.AI.Mackenzie King a tenu à la condamner en termes énergiques dans uu communiqué qu’il remettait aux journaux hier après-midi, communiqué qui peut se résumer ainsi: “La nouvelle de l’injuste agression de l’Italie en Grèce provoque l’indignation de lout le peuple canadien.Toutefois, l’invasion fasciste en Grèce ne provoque aucune surprise à Ottawa.Le dictateur italien s’csl servi de moyens par trop familiers; il s’est servi de manoeuvres préliminaires bien ''onnues avant rette agression -par les armes.Il a posé des conditions outrageantes à un petit pays sans défense et a fomenté des incidents de frontières, tandis que la Grèce r.’a provoqué ITtalic en aucune manière.” tSuite à la dernière page) L’aetualif-é "Britoin is Israel" La British Israel World Federation publie de ce temps-ci des annonces dans les journaux anglais qui sont d’une lecture utile.Ces annonces nous renseignent non seulement sur le présent, ce qui est déjà assez commode, mais sur l’avenir.ce qui est vraiment précieux.Un député d’Ottawa me signale t'annonce du '26 octobre, qui a paru dans /’Ottawa Journal.Le titre seul, présenté, hélas! dans une typographie confuse, a tout de même de quoi faire réfléchir.En voici la dernière parité: Britain is Israel.Art toujours difficile, la traduction l’est doublement quand elle s’applique aux prophéties et à la mystique.Cette fois cependant, te sens me paraît lumineux.Britain is Israel ne peut pouvoir dire autre chose que: Bretagne est Israël.(Bretagne, cela va de soi, vent dire Grande-Bretagne, car toujours ceux de langue anglaise ignorent ta Bretagne de.saint Yves autant que si elle n’exis-lait point).La Bretagne est Israël, dit donc l’annonce coiffée du titre A National Message.Le sous-titre continue: "Par conséquent les lies britanniques ne seront pas envahies avec succès La vantardise de Hiller ne se réalisera pas — L’Empire britannique ne sera pas détruit." "Toutes les prophéties au sujet d’Israël trouvent leur réalisation dans la Bare, britannique^ Nous en citons quelques-unes: "Une nation et une compagnie de nations sortira de loi." (Je m’excuse de ne pouvoir citer une traduction officielle des textes bibliques comme je n\.i point les livres saints sous la maint.l.e texte, de l'annonce continue: "L’Empire britannique en tant que commonweallh britannique des nations répond seul à cette description." Autre citation: "Ta semence possédera la barrière de.ses ennemis." (Genèse 22; 17).Voici maintenant le commentaire: "La barrière c’est la puissance navale.La Bretagne règne sur les vagues et possède Gibraltar, Malte, Aden, Singapour, etc., etc." Nouvelle citation de texte.Celle fois de la (Ttnèse ‘JS : 1): "Ta semence sera comme ta poussière de ta terre et s’étendra au loin vers l’Occident et vers l’Orient et vers le Nord et vers le Sud.” Commentaire: "L’activité colonisatrice du peuple britannique s’est développée exactement dans les directions indignées." (On pensera peut-être qu'il eût été difficile que rette colonisation se développât autrement que dans la direction des quatre points cardinaux, mais passons ).Le commentaire reprend ainsi: "Israël devait être déplacé el établi Les commissions municipales La Commission municipale décrète que toutes les concessions de la ville seront désormais accordées au concours.Il y en a au parc LaFontaine, à ITle Sainte-Hélène et, aussi, dans les principaux édifices municipaux.C’est se conformer à la logique et prendre sans doute le meilleur moyen d’assurer à la ville des recettes auxquelles elle a droll.Cela ne va pas sans inconvénients, cependant, puisque l’on peut s'attendre à ce que ces concessions tombent entre les mains de traiteurs étrangers qui se font une spécialité de ce genre d’exploitations.Aussi espérons-nous que la Commission, qui jouit temporairement de pouvoirs discréticnftaires, exigera que les concessionnaires se conforment strictement aux règlements d’hygiène, qu’ils respectent aussi le juste prix et les règles de l’esthétique.Jusqu’ici la plupart des concessionnaires ne l’ont pas fait.Les abords de pares publics sont encombrés de bicoques sordides et d’une si puissante laideur qu'elle rayonne à des centaines de pieds à la ronde.Peut-être des étrangers naïfs prêtent-ils quelque originalité à cette laideur comme, par ex- (Suite à la dernière page) La situation reste incertaine, quant à ce qui se passe réellement entre la Grèce, l'Italie et la Grande Bretagne.On sait que celle-ci a promis et accorde une aide militaire et navale sans restriction à la Grèce.Ce qu'elle a déjà pu faire jusqu'ici au juste, on ne le soit pos.Cela explique jusqu'à un certain point que la Turquie n'oit pas encore ogi.Agira-t-elle?Cela dépendra à la fois de l'attitude de l'Angleterre d'une part et de la Russie de l'autre.Il ne faudrait pas s'étonner que la Russie prétende s'emparer des Darda nelles d'ici quelque temps, alléguant qu'il s'agit d'une mesure de protection dons l'intérêt même de la Turquie.Il y a des siècles que la Russie convoite le passage de la mer Noire à la Méditerranée.Ce fut !e rêve, jamais accompli pour de bon, des tsars russes.Il serait ironique que ce fût Staline qui l'accomplît; mais n'a-t-il pos déjà reconstitué sur la Baltique l'empire de ! Pierre le Grand?Pendant que toutes les nations européennes ou se battent, ou craignent d'avoir à se battre, ou se font coincer par les puissances de l'Axe, — c'est le cas de la Roumanie, où c'est chose faite, de la Bulgarie, où c'est à se faire, ce sera celui de la Yougoslavie où cela devra se faire après-demain, — l'Irlande du Sud reste neutre, après 14 mois de guerre, — quoiqu'on ait maintes fois affirmé qu'il serait impossible de rester neutre, pour tout pays de la communauté des notions britonniques.Une dépêche de Dublin à r'Associated Press" ces heures-ci monde que le chef du gouverne ment irlandais du sud, M de Valera, a réussi à manoeuvrer si bien depuis septembre 1939 que son pays a échappé à la guerre, s'il a reçu quelques bombes aériennes, par accident et si des aviateurs militaires des deux groupes de belllgcrünts ont atterri chez lui, — on les a internés, qu'ils fussent anglais ou allemands.A l'heure présente la situation finoncière de l'Irlande du Sud s'est sensiblement améliorée, — elle vend beaucoup de produits à l'Angleterre, — les affaires marchent à fond, le coût de la vie est raisonnable, il n'y a là aucun rationnement au chapitre de l'ali mentation; le pire ennui de la guerre pour l'Irlande du Sud, c'est la nécessité d'une censure très serrée des nouvelles de guerre, — la plus sévère, peut-être qu'elle ait subie jusqu'ici.GRECE-ITALIE Le carnet du grincheux C'est l’aurore d'un nouveau régime à l'hôtel de ville.Mais il semble que les candidats ne seront pas du même acabit.Tous les vétérans des luttes municipales montrent de nouveau la tête.* + * La liste de «eux qui recherchent la mairie est tellement longue que les gens sont gênés de n'y point figurer, comme dans le cortège funèbre d'une personnalité très connue.* * A Attendons-nous a de nouvelles candidatures tous les jours C’est, parait-il, l’un des moyens de publicité à la fois les plus efficace* et les moins coûteux.* * * Quand Voltaire parlait avec mépris de nos arpents de neige, il ne prévoyait sans doute pas que le ski en ferait des mines d'or.¥ ¥ ¥ Les ennemis de M.King manquent de logique en lui reprochant de régner en dictateur parce qu'il ne forme pas un gouvernement d'union nationale.* * * Quel est le dictateur qui souhaite maintenir une opposition?Et le gouvernement national n’est-il pas le meilleur moyen de la supprimer, puisque le rôle de l’opposition c'est de lutter pour s'emparer de l'assiette au beurre?¥ * * L’expérience nous enseigne que le premier souci d'un gouvernement nation»! — rappelex-vous la fusion des C.N.— c’est de mettre assez de beurre dans l'assie'te pour —'’'I V en ait pour tout le monde.Le Grincheui tt-X-40 On o pu connoitre hier soir les principaux prétextes invoqués par Rome pour mener la guerre contre la Grèce.Rome allègue violation systématique de la neutralité grecque par ses hommes de gouvernement; ainsi la marine britannique se sert avec leur connivence des ports grecs pour se ravitailler; les espions anglais ont libre jeu en Grèce; des positions stratégiques importantes sur le territoire grec, ainsi que des bases aériennes en Thessalie et en Macédoine sont à la disposition des Anglais; le gouvernement grec oppuie les agissements provocateurs de groupes albanais en révolte; bref le territoire grec sert de base d'opérations de tout ordre contre l'Italie.Donc la Grèce aurait dù accorder à l'Italie, qui le lui a demandé explicitement, "la permission d'occuper, avec ses propres forces armées, plusieurs points stratégiques sur le territoire grec, pour la durée du conflit avec la Grande Bretagne, le gouvernement grec ne devant pos s'opposer à cette occupation et ne pas foire d'obstruction au libre passage des troupes qui en seront chargées.Cse troupes, porte lo sommation itolienne, n'entreroient pas dans le pays" comme ennemies du peuple grec.et cette occupation temporaire de plusieurs points stratégiques dictées par des nécessités de caractère pure ment défensif ne comprometfroit pas la souveroinefé non plus que l'indépendance de la Grèce".L'Italie ajoutait que "partout où les troupes italiennes rencontreront de la résistance celle-ci sera brisée par la force armée, le gouvernement grec portant lo responsabilité des conséquences qui en découleront".En d'autres fermes, la Grèce devrait se laisser annexer en fait par les puissances de l'Axe, pour lo durée de la guerre et renoncer à sa neutralité en faveur de Rome et de Berlin.Les prétextes invoqués par l'Italie sont exactement ceux que le Reich invoqua jadis contre le Danemark, la Norvège, la Belgique et lo Hollande.Les Italiens devaient entrer en Grèce en "protecteurs", tout comme les Allemands, dans les pays Scandinaves.La Grèce a refusé cette "protection"; de là la tentative d'invasion por l'Italie qui ne l'o pas encore réussie, mais dont on pense qu elle devra la réussir, pour ce qui est de la Grèce continentale, vu la faibli défense aerienne de la Grèce.Autre chose, quant aux îles grecques nombreuses, dans l'une desquelles, — la Crète, par exemple, — le gouvernement grec peut se transporter et se defendre, oidé par des escadres britanniques de la Méditerranée.La Crète est en effet, sauf erreur, la plus grande des iles grecques et dans une position géographique telle, entre la Grèce et l'Egypte, que de la on peut bloquer l'accès de la mer Egée et donc la route des Dardanelles, ainsi que l'accès des îles italiennes du Dodécanèse.On avait dit hier que les Anglais l'avaient déjà occupée, avec l'ile de Corfou, à proximité du littoral albanais; à ce que rap porte Londres, dès cet avant-midi, cela ne paraît pas exact.Cela, pourtant, ne devait guère tarder; car l'occupation rapide des principales iles grecques est l'une des conditions "sine qua non" d'une aide effective de la part de lo Grande-Bretagne au gouvernement d'Athènes.Si cela allait retarder, la situation de la Grèce deviendrait fort difficile.L'Amirauté et le "War Office" avisent, sans doute, et doivent ovoir pris des mesures de précaution, depuis quelques semaines que le conflit italo-grec se fait de plus en plus menaçant.(La Grèce n'a que 100 avions, 600,000 soldats et une marine de guerre négligeable!.LES EVENEMENTS EN FRANCE Tondis que la marine marchande anglaise a subi ces jours-ci les plus lourdes pertes par torpillage, bombardement aérien et sinistres de tout genre, qu'elle ait subies depuis la semaine fatidique de l'embarquement des armées anglaises à Dunkerque, — en juin dernier, alors que les pertes anglaises s'élevèrent en une semaine à 210,000 tonnes, contre 198,000 tonnes lo semaine dernière, — le bombardement du littoral français tenu par les Ailemonds se poursuit; à tel point qu'il ne reste à peu près rien d'intact de l'outillage des grands ports français, du golfe de Gascogne au Pas de Calais.Pendant ce temps, la situation politique fronçais» ne s'éclaircit guère.On attendait hier soir des informations un peu plus précises au sujet des négociations franco-allemandes.Pierre Laval, en route vers Paris, pour de nouvelles conférences, n'a pu les donner.On les attend d'ici la fin du jour.A ce qu'on peut deviner, les pourparlers de Hitler avec Mussolini, à Florence, hier, sous un buste de Machiavel, selon lequel tous les hommes sont méchants, — et donc qu'il n'en faut corire aucun, ne se fier à aucun, — auraient porté sur l'éventualité d'une paix imminente ef séparée avec lo France et sur les conditions de cette paix.Cela peut ovoir retardé les éclaircissements attendus hier et qui ne sont pos venus.A ce que l'on sait, les changements survenus dans le ministère Pétain n'affectent pas du tout la situation de M.Paul Baudoin, auteur de la de deration de la semaine dernière sur le fait que "les armées de terre, de mer et des airs de la France ne combattront pas contre les Anglais"; déclaration que le gouvernement français maintient.Baudoin continue de tenir un poste de confiance dans l'entourage immédiat du chef de l'Etat et de garder le rang de ministre.Laval, pour sa part, est devenu ministre des Affaires Etrangères, coordonne les ministères, dirige les services de presse, de radio et de cinéma et reste le principal négociateur du régime.On s'attend qu'il parle à la presse française ce soir, dès son retour de Paris, et qu'alors il tasse connaître l’attitude réelle du gouvernement dont il est le vice président.Pour ce qui est du général Weygand, qui a cédé le poste de ministre de la Guerre au général Huntziger, il y a quelques semaines, acceptant celui d'inspecteur général des troupes françaises au pays et à l'extérieur, notamment en Afrique française, on apprend qu'après ovoir complété son voyage officiel au Maroc ef en Al gérie, il vient d'arriver à Dakar, au Sénégal, — à Dakar où le général de Gaulle ne put débarquer avec des troupes anglaises, il y a quelque trois ou quatre semaines, devant la violente résistance que lui opposèrent les troupes de défense et les navires de guerre français postés dans lo région et servant de couverture à Dakar.La conduite de Weygand donne donc un retentissant démenti aux informations tendancieuses publiées la se maine dernière et selon lesquelles il devait rompre avec le gouvernement du maréchal Pétain, après s'étre fait duper par celui-ci, lors de la signature de l'armistice de juin dernier ETATS-UNIS-CANADA Lo position nouvelle, encore inconnue dons l'cn semble, de lo France en regard des puissances d» l'Axe, inquiète Washington.On s'y intéresse surtout a la nouvelle situation des escadres ef des colonies françaises.Que sera-t-elle?C'est ce que veut apprendre ou plus tôt Washington.La marine de guerre fran çaise se compose encore de 192 unites, dont 64 sont en chantier, il est vrai.Que l’Axe aille mettre la main sur ces unités et cela serait de nature à compromettre la situation navale alliée en Atlantique; surtout si les Ailemonds allaient de surplus devenir maîtres de Dakar et de Casablanca, sur l'Atlantique, et common der ainsi en partie les routes océaniques par lesquelles les Etats-Unis et l'Amérique du sud peuvent ravitailler l'Angleterre.Tout cela reste du domaine hypothéfi quu, mais, de ce temps-ci, il ne faut négliger aucune hypothèse, même les plus invraisemblables, apparem ment.Cela explique les nombreux entretiens que M Henry Haye, ambassadeur de France aux Etats Unis, eut ces jours derniers avec M Sumner Welles, adjoint à M.Cordell Hull, à Washington.M.Roosevelt veut tout de suite savoir de quoi il retourne au juste, malgré ses préoccupations d'ordre électoral, — car c'est le 4 novembre, lundi prochain, que se décidera le sort du président américain.Qui sera-ce?Au Canada, M, King vient d'adresser un message aux Canadiens au sujet de l'attaque italienne contre fa Grèce, qui devient notre alliée.M.Woodsworth, chef du parti coopcratiste a Ottawa, lui a offert sa démission, pour motifs de santé et aussi de divergence d'opinions avec des députés de son groupe* au sujet de la politique de guerre du Canada.Le parti a écarté cette démission et attend la décision finale de M.Woodsworth.Le ministre de la Guerre, M.Ralston, a déclaré il y a peu d'heures à Halifax que, "pour le temps présent, il n'anticipe pos de faire du recrutement général pour l'armée canadienne en activité", les conditions, de ce côté, "restant dans l'ensemble satisfaisantes".Il s'est aussi dédoré fort satisfait de l'entrainement militaire obligatoire, à dot».Le "Financial Post" de Toronto fait prévoir toute une série de nouvelles taxes de guerre, pour le prochain discours du budget, notamment sur les achats de postes de radio, de réfrigérateurs ef d'aspirateurs électriques, d'instruments de musique, d'accessoires d'autos, de ! dactylographes, de plumes réservoir, de garnitures de magasins, d'appareils électriques en général.Il n'y a là rien d'officiel; mais l'on prévoit une dépense de S1500 millions rien que pour fins de guerre, l'an prochain, et un budget total d'au moins $2 milliards.-S.F.29-X-40 lE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 29 OCTOBRE 194Q VOLUME XXXI ~ Na 252 MM.Maurice Duplessis et Onésime Gagnon au premier dîner-causerie de l’Union nationale L'ancien premier ministre affirme que l'Union nationale reste le groupement des éléments de tous les partis qu veulent placer leur province avant l'hégémonie des camarillas politiques- Un an d'administration Godbout La conference de l'ancien ministre des Mines et député de Matane sur la politique provinciale mier devoir d’un homme public ; par tôle, sauf le Non veau-Bruns-c'est d’abord de respeeler ses pro-j wick et l’ile-du-Prince-Kdouard.La près droits.Les déclarations failes Colombie canadienne #45.95; Sas-par certains Fortin, de Robertsonville, M.Gé-; déon Ultion, ouvrier.M.A.Lemay, j marchand, et lit.Aurèle Binet, voyâ-¦ geur de commerce.Orch.Roberts .Nouvelles .Orch.Meredith,, La statue de la Liberté dans le port de N.-York Il y a 54 ons Le gouvernement de Gaulle Londres, 29 (C.P.) — Le général Charles de Gaulle, leader des Français libres, a nommé les membres du conseil de défense de l’Empire français qui servira de gouvernement de guerre aux colonies qui ont rejeté l’autorité du gouvernement de Vichy.Voici tes noms de ces messieurs: le général Georges Catroux, ancien gouverneur de l’Indochine; le vice-amiral Emile Muselier, commandant en chef de t’armée de mer et de l’armée de l’air des Français libres; le gouverneur Edgar-René-Marie de Larminat.gouverneur de l’Afrique équatoriale française; le gouverneur Eboué, du territoire du Tchad; le gouverneur Sautort, des Etablissements français du Pacifique; le général Sire, du corps médical de l’armée d’Afrique; le professeur Roué Gassin, ancien président de l'association des vétérans français; le révérend Père Thierry d'Argenlieu et le colonel Ledaire, commissaire du Cameroun.Appel de M.Lafargue à) Exposition annuelle la province de Québec Nouvel acheteur du ministère des Munitions Québec, 29 —• M.A.-E.Tremblay a été nommé acheteur du ministère ries Munitions et des approvisionnements pour le district de Québec et est entré en fonctions depuis quelques jours.Saveu/iplus ïick& DOW ja.lu£/i£ dê boncfcrùt Samedi dernier, le conférencier, à l’émission hebdomadaire du Bon Parler français, à 7 h., à CRAC, était Me André Lafargue, président de l’Athénée louisianais.L’éminent patriote de la Nouvelle-Orléans a prononcé une émouvante causerie sur la situation du français en Louisiane.11 déclara que notre langue perd du terrain dans celte partie des Etats-Unis autrefois si française.Bien que le dernier journal français ait cessé de paraître, il y a plusieurs années, M.Lafargue ne veut pas désespérer.Il croit que le courage et la ténacité parviendront à maintenir notre langue et, peut-être, à lui assurer cette survivance définitive qui constituerait la meilleure alliée de notre foi sur les bords du golfe du Mexique.Puis le président de l’Athénée louisianais, après avoir brossé un tableau historique de sa petite patrie, lance un vibrant appel à la solidarité française."Nous ne pouvons rien pour le Québec, mais votre province française peut faire beaucoup pour l’avenir du français et de la religion en Louisiane, Il ne faudrait pourtant pas attendre qu’il soit trop tard”, conclut-il.Me André Lafargue fut présenté par M.Benoit Brouillette, professeur aux Hautes Eludes, et remercié par M.Philippe Ferland, avocat, tous deux directeurs de la Société du Bon Parler français.Dans la soirée, Me Lafargue, Commandeur de la Légion d’honneur, assista à Rassemblée trimestirellc de l’exécutif et y i prononça une éloquente conféreu-I ce.("est à cette occasion qu'il fut I créé Chevalier du Bon Parler français et qu’il reçut l'insigne d'or de cette distinction académique.I,'éloge du nouveau dignitaire fut prononcé par M.Benoît Brouillette.Me Lafargue projette un étroit rapprochement entre l’Athénée et la Société du Bon Parler français.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue No-[tre-Dama (est), Montréal.de chrysanthèmes au parc La Fontaine Le public est cordialement invité à l’ouverture de l’exposition des chrysanthèmes qui aura lieu dans la serre du parc LaFoutaine, le Etats-Unis Grâce aux républicains, affirme M.Willkie La loterie de conscription Charleston, Virginie.29 (A.P.) —Le candidat républicain à présidence des Etats-Unis, M.Willkie.a fait une déclaration écrite dans laquelle il affirme que si le congrès a voté $7 milliards de "Princess'* KNUTE RCCK 7 ALL AMERICAN — Sorte de blowaphie de Knute Rockne, Norvégien qui vint très teune aux Etats-Unis et qui fit la gloire sportive de l'Unl-verelté Notre-Dame au leu de rugby.Pour tous.M.Vicfor Francen arrive ce soir à la gare Windsor Victor Francen, l’éminent interprète de tant de beaux fiims arrive ce soir à Montréal- Il descendra du train de New-York ce soir à 8 h.20, heure de la ville.On sait qu’il jouera sur la scène du Saint-Denis, à compter du 9 novembre ‘‘Le Scandale” et “Après l’Amour”, deux oeuvres célèbre du répertoire français.C’est pour cette raison qu’une foule considérable sera à la gare ce soir pour applaudir le bel artiste, dont la tournée dans Québec ne sera qu’un long triomphe.(Comm.) CINEMA^PAMS Un tfidüch frûiiMn//t * DANiELLE * DARRilUKi CLAUDE -p DAUPHIN A Québec vendredi 1er novembre a 2 h.L’ex-1 d.e P'us pour la défense des position se terminera le 24 novem- i I ’ats-l nts et de I Amérique, < es [)re> j grace a l’obstination des repubii- Cette année, une plus grande va i ca'ns ?faire prolonger la session du riété de ces fleurs y sera exposée 1 congres l'été dernier.M.Roosevelt, ainsi qu’un groupe attrayant de dit-il, voulait faire proroger la ses- plantes tropicales.! sion dès juin.De sorle que si Le public est admis gratuitement ; l'Amérique est en voie de se de- tous les jours de 10 h.du matin à j fendre, c’est grâce aux républicains 10 h.du soir; les dimanches, de | et non aux démocrates.1 h.à 10 h.du soir.Le Conseil La Fontaine transformé en arsenal On est en train d’aménager l'ancien édifice du Conseil LaFontaine, silué à 460 est, rue Sherbrooke, pour en faire un local propice à l'entraînement des étudiants de l’Université de Montréal et des cadets du C.E.O.C.Cet édifice avait été loué pendant quelque temps par une compagnie (te liqueurs douces pour servir de salle d’amusement.On y a démoli les vestiaires, les comptoirs et tout ce qui encombrait les salies.Au cours de celle semaine, les étudiants des différentes facultés passeront leur examen médical el l'entraînement ne commencera probablement pas avant lundi prochain.* * * Washington, 29 (A.P.) — Le président Roosevelt est de retour aujourd'hui à Washington pour assister au premier tirage de la loterie de consejiption.Aux Etats-I ms les noms sont tirés au sort.Chaque numéro tiré appellera quelque milliers d'hommes sous les armes.De plus.M, Roosevelt examinera les derniers rapports sur la situation internationale.M.Louis Francoeur au "Club Canadien" Le premier diner-causerie de l’année, au Club Canadien, aura lieu .samedi soir, le 2 novembre, â 7 heures.L’hôte d'honneur sera M.Louis Francoeur, journaliste, et membre du club.Le sujet de sa causerie sera; "Les journaux sont-ils mcnlcun?'' Aux parents, Aux éducateurs La formation à la pureté par le R.P.Maurice RIGAUX, S.J.Tome premier: La maîtrise de L'information soi.Tome second : prudente.Les deux volumes plus de 600 pages, format 5 4 x 8- u comptoir ou par la poste z.UU.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR, Montréal New-York, 25 (par courrier transmis en français par le Common Council for American Unity) — La statue de la Liberté — symbole bien cher à l’Amérique, — a, elle aussi, son anniversaire qui tombe le 28 octobre.Elle compte 54 ans d’existence.En élisant domicile en plein port de New-York, la Liberté éclairant le monde a beaucoup contribué, depuis plus d’un demi-siècle, à affermir les sentiments d’espoir et de gratitude dans le coeur de millions d’immigrés qu’elle a accueillis de son large geste de cordiale bienvenue.Ce fut l’aspect du port de New-York, ainsi que l’amour profond de la liberté dont était animé le Nouveau-Monde, qui inspira à Frédéric-Auguste Bartholdi, sculpteur français qui arriva sur nos bords peu après 1870 et qui était encore ému du désordre qui régnait au sein de la Commune française, d’ériger un mémorial en cet idéal endroit.Le désir d’élever un magistral monument dans le port de la métropole des Etats-Unis, tourmenta tellement l’artiste que dès son retour en France, il fit part à ses compatriotes de son projet.Le rêve devint idée; l’idée devint chef-d’oeuvre.Une société de notables y fut constituée.Des contributions furent recueillies partout en France, aux fins de perrneltre â Bartholdi de mettre à exécution le projet de doter l’Amérique de ta Liberté éclai-a I rant le monde.Ce fut une véritable danse de francs, de centimes, de sous.Riches et pauvres, mais tous également amoureux de la liberté, contribuèrent à l’entreprise.I.a liberté, dans leur estime, était un idéal qui ne pouvait périr.Bartholdi lui-même a lout risqué son avoir afin de mener à bonne fin le cher projet.De plus, Bartholdi s'occupa activement du comité chargé de recueillir les fonds nécessaires, dirigea les travaux de l’usine où sa statue prenait la forme de son rêve, Ces travaux durèrent cinq années.A la fin de cette période, c’est-n-dire en 1881.la statue fut montée, à Paris.Elle avait entraîné, jusque là, une dépense de 8250,000._ L’ile Rcdloe, dans le port de New-York, fut l’endroit choisi.La déesse de bronze fut démontée à Paris, passa les mers et fut remontée à New-York, à l’endroit où elle est auiourd’hui.Le 28 octobre 1886, au milieu d’un apparat inconnu jusqu’alors, on fit le dévoilement du chef-d’oeuvre.Cleveland lui-même présida à la cérémonie solennelle, touchante et belle.Bartholdi était là aussi, lui qui avait consacré quinze années-de sa vie à ee cher et grandiose projet! f.’Amérique ne voulut pas rester étrangère à celle très remarquable entreprise.En 1883, un comité y fut formé aux fins de prélever des fonds permettant au peuple des Etats-Unis de contribuer à l’érection de la statue en fournissant le piédestal, la base sur laquelle devait prendre place la “Liberté éclairant le monde”.Ce piédestal fut terminé en 1886.Le montant global de l’immense statue, la plus considérable de toutes les statues existantes dans le monde entier, s’est élevé à 8600.(100, Elle pèse environ 450,000 livres, soit 225 tonnes.Quarante personnes peuvent tenir dans la main et douze dans le flambeau qui est alimente par le United Stales Lighthouse Service et qui fait de la statue un phare majestueux.Deux anciens échevins réélus *T D JL fil?M.Jos.Matte défait le notaire Arthur Duval Québec, 29 (D.N’.C.) — Les ci- toyens de Québec ont réélu hier deux anciens échevins, MM.Arthur Drolet et Philemon Garneau, comme représentants respectifs de» sièges no 1 et no 3 de Saint-Sauveur, de même qu’ils élisaient trois autres citoyens qui n’avaient jamais fait partie des anciennes administrations municipales: MM.Emile Robitaille, représentant du siège no 1 de Saint-Jean-Baptiste; J.-B.Martel et Jos.Matte, représentants respectifs des sièges nos 1 et 2 de Saint-Rooh.Des cinq élus hier, M.Philemon Garneau a obtenu la plus grosse majorité, soit 2269.M.J.-B.Martel, le nouveau représentant du siège no 1, de Saint-Roch, où il succède à son homonyme, M.L.-F.Martel, qui s’est retiré, a été élu par 17 voix seulement.Treize candidats briguaient les suffrages aux élections d’hier à 5 sièges échevinaux.La surprise de l’élection a été la défaite du notaire Arthur Duval, échevin depuis 1936, leader de la dernière administration municipale, par M.Jos.Matte, président du conseil fédéré des Métiers et du Travail, par une majorité de 92 voix.L’élection d’hier a été des plus paisibles.Le vote a été plutôt lent.Dans plusieurs bureaux de vota lion, à midi, c’est à peine si le quart des électeurs inscrits sur les listes s’étaient présentés aux bureaux de votation.Les élus d’hier siégeront dans le conseil municipal avec le maire L.Borne et les huit échevins élus par acclamation lundi dernier, soit MM.F.-J.Dinan et Wilfrid Samson (Champlain); Arthur Poulin (St-Jean-Baptiste no 2); E.-A.Tremblay, et Emile Morin, c.r.(Montcalm); Pierre Bertrand (Saint-Sauveur on 2), et flubert Simard et Albéric Norcau U.imoilou).Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Li brairie du "DEVOIR", 430 rue No tre-Dame (est), Montréai._ ~mm tt Fantôme» Réservez vos billets maintenant pour les représentations avec VICTOR FRANCEN.Prix: mat ,34, 40.50: Soir: .40, .50, .75, »I.3 Cecil B DeMille s ip NORTH WEST UNMOUNTED pouce .I \ }, MADELEINE CARROLl (JU GARY COOPER Il fl Ui lOEW( r»»MOM voitis • IVNNI eo«iai pRivrON.MVtMfi GOoosHU AM IM f AMIROrr .GIO» G* •AN4UOM \ tO0« CMANIV L .VOAir»» HAWM-OIN raffiche jjJmJ KÜSIHpiT affiche KNUTi ROjCKNE PAT O’BRIEN •»LC PACe-RCNAlO REAGAN DONALD CAISe A aPfélSCt VMTPtlL Vafflcne Lui.et toi, jeune fille ! par le R.P.L.Honoré, S J.Volume de 268 pages, format bibliothèque.Au comptoir ,75s — par la poste .80s.Elle.et toi, jeune homme ! par le même outteur Volume de 232 pages, même format.Au comptoir .75s — par la poste 80s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430, rue Notre Dame est, Montréal Carries Senes A SU f IMPERIAL Trots derniers tours WlllUm POWELL — Mrrn» I.OY "I LOVE YOU AGAIN" 2ème specUcle: XH1KI.FV TF.MPMS 'YOUNG PEOPLE" PHIJ- XOi'4 IV ’ IC *1 TULOMt XXXI - No 252 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 29 OCTOBRE 1940 I r PAGE EEEIINin LÀ niant vre Directrice Germaine BERNIER Lettre de Fadette Il y o, en Allemagne, une femme qui a une autorité absolue sur trente millions de femmes.C’est la femme d’un médecin de campagne, elle s'appelle Frau Gertrud Scholtz Klink, elle u, après bien des difficultés, obtenu un pouvoir sans contrôle sur toutes les Allemandes et sur toutes les autres femmes qui vivent en Allemagne à la suite des conquêtes de Hitler.Elle organise des cinquièmes colonnes féminines dans tous les pays du monde.Comme Goëring, Himmler, Hess, elle est l’un des plus puissants personnages d’Allemagne: c'est la dame Führer! Celte femme, grande, sèche et dure, règle la vie des femmes en toutes choses.Elle leur dit comment elles s'habilleront, le nombre de vêlements qu’on leur permet de posséder, ce que la famille mangera et comment apprêter les mets, ce qu’elles diront et ce qu’on leur interdit de dire; elle exige le sourire an départ pour la guerre du mari, du fils ou du fiancé et dicte l’altitude à prendre à l’annonce de la mort de leurs soldats.Et son autorilé s’étend bien au delà de celai Elle leur ordonne d avoir des enfants et veille à ce qu’elles en aient en quantité.Elle se rend responsable de tout ce qui concerne la vie des Allemandes et elle a, pour l’aider à remplir cette tâche, cinqante mille femmes nazies répandues partout, qui surveillent, épient, dénoncent et tiennent la Führer au courant des moindres détails de la vie des femmes les plus obscures comme de celle des femmes les plus en vue.Elles se tiennent au marché et dans les magasins, les approvisionnements et les emplettes sont contrôlés par elles.U g en a qui s’occupent des poubelles pour voir s’il y a du gaspillage et les négligentes sont punies sévèrement.Elles ont des journalistes pour rédiger les pages féminines, elles s occupent des cercles de couture et des groupes de propagande.Curieuses et sans indulgence, elles font la vie dure aux indépendantes et aux récalcitrantes.Les deux plus grands soucis de Frau Klink, c’est l’alimentation de la famille et le peuplement de l’Allemagne par la naissance des enfants.On ne cesse d'imprimer dans la cervelle des petites filles, des jeunes filles et des femmes qu’il ne peut leur arriver rien de plus glorieux que d’avoir des enfants.Si une jeune fille ne sc marie pus, elle est notée et questionnée.Pourquoi, à vingt-deux ans, n'est-elle pas mariée?Pas d’argent?L’Etat en prêtera un peu.Elle n’aime personne, cela n’a pas d’importance, l’amour viendra après le mariage ou bien elle se contentera d'aimer ses enfants, et on la marie bon grc mal gré.Après dix-huit mois de vie conjugale, s’il n'y a pas d’enfant, la femme est soumise à un examen médical.L’impossibilité physique seule dispense la femme d’avoir des enfants tous les ans.Elle y est encouragée par une propagande active .-'cinéma, radio, articles de journaux, livres, ne cessent de prêcher aux femmes cette obligation patriotique de peupler leur patrie.Dans ce but, la morale est mise de côté sans scrupules et l’absence du mari justifie des écarts, pourvu qu’ils augmentent le nombre des enfants de la famille comme aussi tout est pardonné à la jeune fille qui devient mère.Elle est fantastique, l'histoire de celte souveraine boche qui a gagné la confiance d’Hitler jusqu’à se faire octroyer de tels pouvoirs.Frau Klink u rencontré Hitler la première fois en 1932.Avec Marie Uiers, une journaliste dévouée aux principes nazis, elles essayèrent de convaincre Hitler de la nécessité d’avoir des partisans féminins actifs du nazisme.Hitler, qui professe le plus profond dédain pour les femmes, renvoya l’une à son journal et l’autre à son village en leur disant de se mêler de leur affaire: faire la cuisine et avoir des enfants.Quand il arriva au pouvoir, une autre Allemande de Berlin, amie Intime dé Goëring, se ftt, par l’influence de ce dernier, proclamer le chef des femmes allemandes: elle sc nommait Lydie Gottschewskg, elle était jolie et intrigante.Gertrud Klink et Marie Diers revinrent à Berlin, entourèrent la jeune femme de pièges, la firent passer pour folle, parurent la soigner avec sollicitude en trompant Goëring et la firent enfin enfermer dans un asile et l’on n'entendit plus parler d'elle.Joutes deux alors se mirent à l'oeuvre, gagnèrent Himmler A leur cause et, par lui, finalement, obtinrent l’approbation d’Hitler et les pleins j pouvoirs dont elles usent cruellement à l’occasion.Frau Gertrud Klink i est maintenant logée dans une très belle maison, à Berlin, elle a auto, chauffeur et domestiques.Elle est toujours accompagnée par des gardes, car elle se défie des ennemies qu’elle s’est créées par son despotisme et sa dureté, ’ Depuis la guerre, son importance est encore plus grande.Elle appar- '' lient à l'organisation de lu guerre en Allemagne et elle fait de la propagande dans tous les pays du monde.Elle a créé partout des cellules de femmes allemandes vouées à la propagande et à l’espionnage.’ Elle est déjà allée en Angleterre, en Suède, aux Etals-Unis.Dans tous les pays envahis, les femmes nazies avaient préparé les voies, la Belgique et la France en hébergeaient des groupes considérables.i Et voici l’histoire en court de la Führer Frau Gertrud Schollz Klink.Ces renseignements sont donnés par un journaliste allemand réfugié à New-York, qui refusa de travailler pour cette mégère allemande, 29-X-40 FADETTE Renseignons-nous Pierre sur pierre?RAT MUSQUE TEINT VISON (tel qu'ilhiitré) $250.DISTINCTIFS! Tout vêtement de fourrure acheté chez Cummings, quel qu'en soit le prix, possède un cachet d'individualité.Notre établissement doit son succès à la fidélité de notre clientèle.Nous aimerions à vous compter au nombre de nos clientes et le meilleur moyen d'y arriver est de vous vendre des vêtements de fourrure tout à fait distinctifs.QUELQUES-UNES DE NOS VALEURS MANTEAU DE RAT MUSQUE $175 alliant l’élégance à la durée.MANTEAU DE CHAT SAUVAGE, fourrure fournie, un manteau durable et tou- $175 jours élégant.SEAL FRANÇAIS (lapin teint), col $17$ de vison naturel.Très luxueux.SEAL D'HUDSON (rat musqué teint).Fourrure jolie, souple, luisante et de Ion- $275 gu» durée .CUMMINGS FURS LTD.284 0., Notre-Dame.PL.8901 L’été dernier, les gens qui pas-saient devant Ja Christ Church Ca-, thedral, i Montréal, voyaient une (chose étonnante: sur la Vieille I tour, des ouvriers construisaient un clocher en commençant par le sommet! Et les blocs de pierre, fixés à une charpente d’acier, s’ajoutaient les uns sous les autres, si tant est qu’on peut dire qu'ils s’ajoutaient?Ce nouveau clocher a son histoire.Elle date de 1927 lorsqu’il I fallut, par sécurité, démolir l’an- | cien clocher de pierre.Avec le | temps,_ les Montréalais s’étaient ' habitués à voir la tour sans flèche, car la nature du sol sur lequel s’érige la cathédrale ne pouvait supporter le poids d’une autre flèche de pierre.Mais, au printemps de 1939.un bienfaiteur anonyme remit un don et The Founda-lion Company, architectes et entre- ! preneurs, chercha aussitôt le moyen | de renforcir les fondations afin de compléter le clocher.Mais pourquoi poser les pierres de haut en bas?Il suffisait de s’informer pour apprendre que ces pierres étaient en réalité des plaques d’aluminium coulé, chimiquement traitées.Et c’était ces plaques de simili-pierre que l’on rivait, une par une, à la charpente d’acier de la flèche.Les constructeurs avaient jugé plus pratique et moins coûteux de commencer la pose au sommet, car la charpente étant terminée et les échafaudages à hauteur voulue, les ouvriers rivaient les plaques et abaissaient leurs échafaudages à mesure que le travail progressait.En examinant la face extérieure de Tune de ces plaques, on a l’impression qu’il s'agit de plusieurs bloc de pierre grise cimentés avec du mortier.Une seule surface crée cependant cette illusion, car la plaque- est de forme convexe, et elle est moulée de façon à porter en bordure deux oeillets par lesquels on insère les rivets qui la fixent à la charpente.Les pseudo-blocs ont évidemment des dimensions variées, selon leur place sur la charpente, et chacun est spécialement destiné à cette place.Les plaques posées au sommet peuvent ne mesurer que 12 pouces carrés, tandis que celles du bas, près de l’horloge, atteignent jusqu’à quatre et cinq pieds de longueur et represent plusieurs pierres.Quant aux | pierres d’angle, ou plutôt les pla-| ques qui en tiennent lieu, leur surface extérieure est unie.A l’exemple du cuivre, l'aluminium s’emploie souvent dans les constructions d'intérieur et d’extérieur, surtout pour les panneaux décoratifs des portes et des tympans.Mais c’est bien la première fois, croit-on, qu’on utilise ce précieux métal pour construire un clocher, après lui avoir donné l’apparence de la pierre.Outre sa légèreté, l’aluminium se prèle docilement à une imitation parfaite de la pierre, qualité que vous n’auriez sans doute pas soupçonnée en examinant vos.ustensiles de cuisine fabriqués avec ce métal.C'est que le chimiste y a mis la main.Il fallut d’abord obtenir des moulages de plâtre parfaits pour couler ensuite des répliques d’aluminium.Travail délicat, on le conçoit, car chaque moulage devait reproduire fidèlement la surface de la vraie pierre dont est construite la cathédrale.Celle-ci est inégale et rude, sauf pour les pierre d’angle.A l’aide de ces moulages, on prépara, à la fonderie, des moules de sables dans lesquels fut versé de l’aluminium fondu.Mais une fols le métal refroidi et fa- çonné, une fois les plaques retirées des moules, avec leur surface aux rudes aspérités, plusieurs traitements restaient à appliquer avant leur livraison.D’abord, il fallut passer les plaques au jet de sable pour les nettoyer de toute matière graveleuse, et les plonger dans de la potasse pour attaquer le métal et le préparer au procédé suivant.Ce procédé consistait à faire tremper les plaques dans un bain de sulfure noir d’antimoine et de cyanure de sodium dilués.Grâce à ce bain, ia surface luisante du métal se couvrit d’une patine qui imite merveilleusement l’aspect de la pierre.Quant aux espaces laissés entre les pierres, on leur fit subir plus longtemps l’action de la solution chimique afin qu’elles offrissent l’aspect contrastant du mortier.Enfin, un rinçage à i’eau claire, et les plaques étaient prêtes à la pose.A la longue, les éléments atmosphériques attaqueront le dépôt chimique provoqué en surface, mais ces mêmes éléments travailleront simultanément le métal et reproduiront exactement le même effet.Et les passants ne se souviendront plus de i’étrange méthode par laquelle le clocher fut construit.P.J.Club de ski Monaco C’est demain, 30 octobre, que le club de ski Monaco ouvrira officiellement la saison par une soirée dansante à J’hôtel Pennsylvanie.Les membres anciens et nouveaux et plusieurs de leurs amis assisteront à cette soirée.Brillante réception au couvent cTHochelaga Le lieutenant-gouverneur et lady Fiset honorent de leur visite cette maison d'éducation Les religieuses des Saints Noms at sur l’adresse en réponse au discours du Trône ne règle absolument rien et ne modifie en rien la politique du gouvernement, pour peu que celui-ci se soit convaincu de la justesse de s«*s vues et de l’excellence de son programme militaire et économique.A quoi rime, dans ces conditions, une session d’automne?A rien du tout; ou plutôt à une concession à un petit groupe de politiciens, de journalistes et de propagandistes qui font du zèle el croient avoir le monopole du patriotisme et de la science politique.La décision de M.Woodsworth La rentrée des Chambres sera marquée d’un événement qui attristera tous les observateurs politiques, à quelque doctrine politique qu’ils appartiennent; l’abandon de la C.C.F.par M.J.-S.Woodsworth Une dépêche de Winnipeg révèle que M.Woodsworth a offert sa démission de la présidence nationale de la Co-Operative Commonwealth Federation.En même temps M.Woodsworth veut céder à un collègue la direction parlementaire de son groupe.Malade depuis plusieurs mois, M, Woodsworth s’efface, en somme, comme figure de premier plan dans le politique canadienne.Personne un tant soit peu au courant de la carrière mouvementée et singulièrement attachante du leader de la C.C.F.ue pourra s’empêcher de regretter sa retraite en un temps comme celui-ci.Car plus que jamais la vie publique manque d’hommes de caractère, de courage et de convictions inébranlables.Nous n’avons pas le temps aujourd’hui de rappeler les épreuves rencontrées par cet homme qui.de pasteur protestant, est devenu chef ouvrier, débardeur, député et chef «le parti, il est resté fidèle à ses principes jusqu’au bout.Il avait même le courage d’annoncer, dans son discours du 8 septembre 1939, à la Chambre des Communes, qu’il ne partageait pas les vues de son groupe."L’attitude de la Fédération du Commonwealth fédératif resque, intéressant est pour eux tabou.Leur instinct pratique les a prévenus que ce sont là des trésors qui valent «le l’or autant que les forces hydrauliques et les mines.L D 29-X-40 La défense contre la tuberculose Les nominations de Canadiens Français Message de satisfaction à MM.King et Lapointe de îa part du Comité permanent de la Survivance française — Les réponses notes (Suite de la première page) emple, pour les abris de l’embryon de parc zoologique que nous possédons au parc LaFontaine.Il y a une ligne à tirer entre l’originalité et la laideur; et au delà de celte ligne celle-ci domine totalement celle-là.Le tourisme et les nôtres Depuis quelques années il s’est opéré une révolution.Les Lauren-tides étaient désertes et à peu près inaccessibles l’hiver.La vogue du ski a changé tout cela.Non seulement les trains du Nord sont combles, mais on tient les routes ouvertes toute l'année.Les hôtelleries et conséquemment les pavsans font plus d’affaires l’hiver que l’été.Dans certaines régions privilégiées il y a rareté de terrain, un petit boom de l’immeuble qui fait penser à celui de Floride.(S'il s’exagère il conduira du reste aux mêmes déboires.! La neige est donc devenue une manne.Reste à savoir jusqu’à quel point les nôtres savent profiter de cette manne.La plupart des grandes exploitations hôtelières des Laurentides ne sont pas entre leurs mains.Souvent ils'sont seuls a blâmer pour cela.D'abord tous les touristes n'ont pas les moyens de fréquenter ces grands établissements.Il y a place, comme vient de le déclarer au Canada M.Maurice Hébert, directeur du tourisme pour ia province, pour des établissements secondaires, lis réussiront à condition qu'ils soient bien tenus, qu’ils sachent allier à confort et bonne cuisine politesse et service efficace sur toute la ligne.Le métier de l’hôtellerie est un art et un art en train de se perdre chez nous.C’est donc très à propos que l’on annonce l’ouverture d’une école de l’industrie de l’hôteller c dans cette vieille maison Rou-dreault de Deschambault, Lun des jolis coins de la route de Québec.Le comité provmciol doit survivre La Société de phtisiologie de Québec, réunie samedi aux Trois-Rivières, a réclamé une poursuite encore plus vigoureuse de la campagne antituberculeuse chez nous.Citons d’abord les paroles de son président-fondateur, M.le Dr Roland Desrneules, qui venait de commenter le dernier rapport de la mortalité par tuberculose au Canada: "Vous pouvez me dire qu’il v a déjà beaucoup de fait.Je vous dis que rien n’est fait quand tout n’est pas fait.D’autres sanatoriums doivent s’élever aux points stratégiques de la province.D’autres cliniques antituberculeuses doivent parcourir tous les comtés.De plus, l’éducation des médecins et du public doit être poussée au maximum.Le charlatanisme, quel qu’il soit, doit être combattu sans relâche.J’ajoute que le comité provincial de défense contre la tuberculose doit survivre, et même intensifier sa campagne”.M.le docteur Georges Grégoire résuma les activités du comité de défense dont il est le secrétaire.Fit une résolution fut adoptée, demandant au gouvernement provincial d’assurer le maintien de cet organisme.* Rappelons que l’Association des médecins de langue française de l’Amérique du nord, lors de son dernier congrès tenu aux Trois-Rivières, avait voté une semblable résolution.Une quarantaine de médecins assistaient à cette assemblée de la Société de Phtisiologie.D’intéressants travaux furent présentés: Silicose pulmonaire, par MM.les docteurs Roland Desmeules et Loui.> Rousseau, de riiôpital Laval; Faits cliniques, par M, le Dr Gérard Michaud, mi sanatorium Saint-Michel de Ro-berval; De futilité du lavage gastrique et tie son inoculation au cobaye, par MM.les Rrs M.Giroux et P.Richard, de l'hi’ipital Laval; Tuberculose et bronchoscopie, par M.le Dr Léo Côté, de l’hôpital Laval.Il y avait aussi un conférencien d’honneur, M.le Dr Louis Berger, professeur d’anatomie pathologique à runiversité Laval.M.le Dr Berger traita magistralement «les formes j anatomo-pathologiques de la tuberculose pulmonaire et fut remercié, au nom de l’auditoire, par le Dr A.-R.Foley, épidémiologiste de la province.La veille, à Québec, l’Association catholique des hôpitaux avait réuni environ 1,000 religieuses, institutrices et gardes-malades.Séance consacrée exclusivement à la tuberculose.M.l’abbé Victorin Germain présidait et les conférenciers furent M.le Dr J.-A.Vidal, chef du service à l’hôpital du Sacré-Coeur, et M.le Dr A.R.Foley, épidémiologiste, présentés par M.J.-M.Turgeon, publi- Le Comité permanent de la Survivance française en Amérique nous communique : Le Cabinet fédéral a appelé récemment quelques Canadiens français méritants à occuper de hautes tondions dans ï administration du pays.A cette occasion, le Comité Permanent de la Survivance française a adressé à MM.Mackenzie King et Ernest Lapointe, un message de satisfaction, au nom des populations de langue française du Canada.* * * Voici le texte des lettres du Comité Permanent avec copie des réponses reçues: "Monsieur* le Premier Ministre, Le Comité Permanent de la Survivance française a appris avec plaisir la nomination de l'honorable Joseph-Edouard Perreault à la (Commission Canado - Américaine, relie «te M.le notaire Joseph Sirois à la présidence de la Commission d’Assurance-Chômage et celle de l’honorable Paul Leduc comme greffier de la Cour Suprême du Canada.Il tient à vous en féliciter.II voit dans ces nominations l’intention de votre gouvernement d'accorder aux Canadiens français la part qui leur revient dans l’administration du pays et d’assurer une plus grande unité et un meilleur avenir à la nation.A’euillez agréer, monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes respectueux sentiments, Paul-PC.GOSSELIN, prêtre.Secrétaire général.Réponse: Cabinet du Premier Ministre, Ottawa."Cher monsieur Gosselin, Au nom du Premier Ministre, j’accuse réception de votre lettre au sujet de la nomination de MM.Perreault, Leduc et Sirois appelés récemment à de hautes fonctions dans l’administration fédérale.Monsieur King m’a demandé de vous remercier du témoignage de gratitude que contenait votre lettre et aussi de vous assurer que son plus vif désir a toujours été de donner aux Canadiens français la part qui leur revient dans toute l’administration du pays.Veuillez agréer, cher monsieur Gosselin, l’expression de ma haute considération.Secrétaire particulier,” H.R.L.HENRY, “Au Très honorable Ernest La-pointe.Ministre de la Justice, Ottawa.Monsieur le ministre, Le Comité Permanent de ia Survivance française a appris avec plaisir la nomination de l’honorable Joseph-Edouard Perreault à la Commission Canado-Américaine, celle de M.le notaire Joseph Sirois à la présidence de la Commission d'Assurance-Chômage et celle de l’honorable Paul Leduc comme greffier de la Cour Suprême du Ca nada.Fl tient à vous en marquer sa satisfaction, car il a lieu de croire que le mérite de ces nominations doit pour une bonne part vous revenir.ainsi qu’à vos collègues français du cabine!.Veuillez agréer, M.le ministre, mes respectueuses salutions, Paul-E.GOSSELIN, pire.Secrétaire général.” Réponse: * * * Cabinet du ministre de la Justice Ottawa.“Cher monsieur l'abbé, Je vous remercie de votre letlre et je suis très heureux que les nominations récentes de Canadiens français aient été reçues avec plaisir par le Comité Permanent de la Survivance française.Recevez, cher monsieur l’abbé, l’assurance des meilleurs sentiments.Ernest LAPOINTE Feu Mme J.-L.Bourdon ciste du comité provincial de
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