Le devoir, 27 juin 1998, Cahier A
FONDE EN 1910 DEVOIR V o l.I- X X XIX N " 112 M 0 N T II K A I., I.K S S A M E DI 2 7 K T 1) I M A X < Il K 2 8 .III N I !M) 8 I C A III K II S I .!) 5 $ + T A x K s = 2 , 2 5 S LIVRES Les premiers titres de la littérature québécoise, page D 1 LE MONDE La mort de Lounès Matoub soulève la colère en pays berbère, page A 6 LES ACTUALITÉS Pettigrew se fait malmener par des travailleurs de Thetford Mines, page A 4 LES ARTS Cap sur le Festival international de Lanaudière, page B 1 PERSPECTIVES S>> / v i a n e T ram ie r La paix céleste et le tumulte d’ici-bas Le président Bill Clinton était officiellement accueilli ce matin par les dirigeants chinois au cours d’une cérémonie devant l’Assemblée du peuple, place Tiananmen, à Pékin.Le lieu de la cérémonie, à l’endroit du massacre de juin 1989, a suscité aux États-Unis une controverse mal comprise en Chine.Pékin — Bill Clinton devait-il accepter les honneurs officiels place Tiananmen ou aurait-il dû exiger que la cérémonie se tienne ailleurs?En se pliant au .protocole chinois — comme tous les autres chefs d’État étrangers l’ont fait avant lui —, donnait-il l’absolution au régime chinois pour la répression dans le sang des manifestations étudiantes d’il y a neuf ans?Beaucoup de Chinois trouvent la question déconcertante.En Occident, Tiananmen est le nom d’un massacre.En Chine, c’est le nom d’une place.Ou plutôt — depuis que Mao Zedong s’en est mêlé dans les années cinquante — d’une énorme esplanade bétonnée et peu engageante.Sauf le dimanche, quand la foule des Pékinois et des provinciaux vient en famille l’humaniser, se faire prendre en photo devant la colonne «aux héros de la Révolution», le mausolée de Mao ou le portrait de Mao accroché au fronton de la porte de ?la Paix céleste.Ce qui ne veut pas dire que.les Chinois aient oublié 1989.Bien que la presse d’Etat — comme lorsqu’elle fait, dans les journaux d’hier, le portrait de Tiananmen, «fierté de la république populaire» — s’arrange pour passer sous silence l’événement, cela fait déjà un certain temps que les Chinois ne comptent plus sur la propagande officielle pour connaître leur histoire.Et justement, Tiananmen a près de six cents ans d’histoire.Bien des choses s’y sont passées: les premières manifestations patriotiques en 1919 pour protester contre l’humiliant traitement de la Chine par le traité de Versailles; la proclamation par Mao Zedong de la république populaire en 1949; les rassemblements en signe de deuil après la mort de Zhou Enlai en 1976, qui se sont transformés en manifestations contre la tyrannie de la Révolution culturelle.Sous le régime impérial, la place Tiananmen — quatre fois plus petite qu’aujourd’hui — était le lieu, gardant l’entrée sud de la Cité interdite, où se faisaient les proclamations de l’empereur.Depuis plusieurs siècles, donc, la place Tiananmen est au cœur de Pékin.Elle est le symbole de la capitale.Elle est un pôle d’attraction et le premier site touristique pour les gens de toute la Chine.Tous les matins, au lever du jour, et tous les soirs, au coucher du soleil, des dizaines de personnes viennent voir les soldats hisser le drapeau rouge à cinq,étoiles de la Chine populaire.Dès lors que les Etats-Unis avaient décidé de normaliser leurs relations avec la Chine et accepté l’invitation faite au chef de la Maison-Blanche par le président chinois de se rendre en visite officielle en Chine, la moindre des politesses était de se plier au protocole du pays hôte.11 ne faut pas sous-estimer les aspirations des Chinois à une société plus ouverte et dirigée par un Etat de droit Mais il ne faut pas sous-estimer non plus le sentiment d’indignité qu’une cérémonie à la sauvette dans un lieu neutre et non conforme à la tradition aurait inspiré à la population chinoise.Il y a bien peu de risque que les Chinois interprètent la présence de Bill Clinton place Tiananmen comme une exonération du massacre de 1989.C’est au contraire pour beaucoup une occasion de le rappeler et de réclamer une nouvelle fois aux dirigeants chinois qu’ils révisent le verdict passé sur les événements d’il y a neuf ans.Tiananmen est un lieu public à la lisière des antres mystérieuses du pouvoir: la Cité interdite au nord, l’Assemblée du peuple à l’ouest et l’enclave résidentielle des dirigeants actuels à un jet de pierre.Iœ peuple chinois vient s’y distraire.Il vient y exprimer son mécontentement, sa colère.Mao Zedong avait voulu en faire une immense scène, capable de contenir un million de personnes, mobilisées pour célébrer son culte.Mais depuis que les foules de Tiananmen sont devenues frondeuses, les autorités chinoises prennent toutes les précautions pour empêcher les rassemblements sur la place.L’endroit, en temps normal, compte sans doute le plus grand nombre de policiers en civil que l’on puisse caser au mètre carré.Venir à Pékin et refuser d’aller place Tiananmen?Le geste aurait pu passer pour audacieux et noble auprès de certains, jl aurait pu valoir au président Clinton des amitiés aux Etats-Unis.En Chine, il aurait été vécu par beaucoup comme un affront.M E T E 0 Montréal Averses le matin.Dégagement par la suite.Max: 26 Min: 14 Québec Averses le matin.Dégagement.Max: 23 Min: 10 Détails, page C 8 Agenda.B 8 Annonces.C 8 Les Arts.B 1 Avis publics.C 2 Économie.Cl Editorial.A 8 N D E X Livres.D 1 Le monde.A 6 Les sports.C 10 Montréal.A 3 Mots croisés.C 2 Politique.A 5 mvw.ledevoir.com La question des droits de l’homme hante la visite de Clinton en Chine D’APRES L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS Xian — Les autorités chinoises, en procédant à l’interpellation de plusieurs dissidents, ont fait des droits de l’homme le thème dominant du sommet d’aujourd’hui entre les présidents Bill Clinton et Jiang Zemin, au grand regret de Washington.Malgré la volonté de la Maison-Blanche, depuis plus d’un an, de dédramatiser les désaccords entre les deux pays à ce sujet et d’éviter qu’ils ne donnent lieu à des éclats publics, le début de la tournée historique de M.Clinton en Chine — la première d’un président américain depuis les massacres de la place Tiananmen, il y a neuf ans — a été terni par une nouvelle polémique dans ce domaine.Selon up organisme de défense d.e la liberté religieuse basé aux Etats-Unis, un évêque de l’Église catholique clandestine chinoise, M“r «Julias» Jia Zhiguo, a été interpellé par la police au cours des derniers jours dans la province du Hebei, au nord du pays.Cependant, trois des quatre dissidents interpellés à Xian (centre) avant ou pendant la visite de M.Clinton ont été remis en liberté hier soir, juste avant le départ de la délégation américaine pour Pékin.Yang Hai, Yan Jun et Zhang Jiankang ont été mis à l’écart par la police afin d’éviter tout contact avec la presse accompagnant le président Clinton.Le quatrième, Li Zhiying, était apparemment toujours en détention hier soir.VOIR PAGE A 10: CLINTON Du tac au tacle h X (0 mm * • w * : mmmmm ’•T HS » • • » iss fîSBwâf.-gMHv.99 rm & .\ 4 1 m r- •• mm Wê MIHAEL LECKEL REUTER L’Argentin Mafias Almeyda freine les ardeurs du Croate Davor Suker lors d’un match du groupe H à Bordeaux, hier.L’Argentine l’a emporté 1-0.HORS-JEU La tête sur le billot Ce n’est pas de la tarte.Même Le Monde, qui a habituellement d’autres zèbres à fouetter, a consacré cette semaine une manchette à la tenue des arbitres pendant la Coupe du monde.De partout, des experts de tout acabit, des équipes qui s’estiment lésées, même des organisateurs du tournoi qui devraient être les premiers à les défendre, les critiques ont plu, comme dans pleuvoir et non plaire, ainsi que l’on s’en doute.Au menu: cartons rouges à profusion, orgies de penaltys, décisions controversées qui ont provoqué la qualification de certains pays et l’élimination d’autres et, le football étant ce qu’il est, causé une émeute à caractère racial à Yaoundé, au Cameroun.Les arbitres ont cette faculté d’avoir toujours raison et, en même temps, toujours tort.Bref, on se demande pourquoi des humains sains d’esprit acceptent encore de se mettre ainsi * la tête sur le billot, sûrs que, de toute manière, ils seront les dindons de la farce.On parle maintenant d’introduire la reprise vidéo pour les jeux serrés.Déjà, le sport professionnel nord-américain a montré à quel point la chose est fastidieuse.Et puis, prenez le fameux penalty accordé à la Norvège, mardi contre le Brésil.Trente-deux angles de caméra différents, et l’infraction semblait parfaitement Jean Dion imaginaire.Puis, on en découvre un 33e, selon lequel la décision aurait peut-être été juste.Peut-être.On fait qupi alors?A vrai dire, les humains étant beaucoup trop faillibles, il serait beaucoup plus simple et efficace de confier à des machines, équipées de radars et de lasers, le soin d’arbitrer les matchs.On pourrait aussi remplacer les joueurs par des robots, qui ne commettraient pas d’erreurs et nous offriraient enfin un jeu parfait; ils ne passeraient pas leur temps à plonger pour tenter de piéger l’officiel et à faire semblant qu’ils sont à l’article de la mort pour mieux se faire sortir sur une civière et revenir au jeu 30 secondes plus tard.Et on pourrait jouer virtuellement la Coupe du monde.Ne resterait ensuite qu’à abolir les suppor-* ters.De toute façon, ils n’auraient plus le plaisir de commenter le rendement des arbitres et des joueurs, celui-ci relevant désormais d’une équation mathématique.Seul problème: les virus informatiques.Mais même là, on pourrait s’en sortir avec une création digne du XXIe siècle et de ses innombrables défis: l’ordinateur hooligan.VOIR PAGE A 10: HORS-JEU Gaétan Frigon au Devoir Pas question de privatiser la SAQ CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Trois mois après son arrivée à la tête de la Société des alcools du Québec (SAQ), Gaétan Frigon juge que le temps est non seulement venu de dire ce qu’il pense du dossier de la vente de vins de cépage dans les épicéries mais également, d’une manière plus générale, d’apporter des explications sur son mandat de président-directeur général.«On m’a embauché pour diriger la SAQ comme une compagnie privée et un monopole.Je ne suis pas là pour privati- + ser la SAQ.Les succursales sont bien gérées maintenant.Je n'ai pas sollicité cet emploi de p.-d.g.On est venu me chercher pour mon expérience dans le marketing et le commerce d'alimentation», a-t-il déclaré dans une entrevue au Devoir.Expert dans le commerce de détail, M.Frigon n’en a pas moins l’intention ferme de revitaliser la maison des Futailles, cette usine d’embouteillage dont la capacité de production est de 4,2 millions de caisses par an et dont les équipements sont nettement sous-utilisés.Si rien n’est fait, on devrait sans doute en arriver à fermer cette usine dans deux ans, mentionne-t-il.Il a déjà un allié ferme, soit le Fonds de solidarité de la FTQ, qui, pour sa part, n’attend qu’un signal pour entrer en action.«Avec le Fonds, nous serions majoritaires», précise-t-il.M.Frigon ne peut maintenant aller plus loin dans les détails, mais il a presque laissé entendre hier que Vin-cor, cette firme ontarienne qui a fait l’acquisition du Groupe Paul Masson, pourrait devenir un autre partenaire.M.Frigon apporte d’ailleurs certaines nuances quant à la propriété de cette entreprise lorsqu’il fait la remarque suivante: «Vincor est une société publique dont certains des gros actionnaires sont québécois.» Par ailleurs, il assure avoir déjà donné aux 51 employés de l’usine des «garanties d'emploi»-, ainsi, quoi qu’il advienne quant à la nature de la propriété de cette usine, le personnel en place y resterait On concevrait mal au demeurant que le Fonds de solidarité de la FTQ participe à un projet qui ne tiendrait pas compte des intérêts des employés.Quant aux employés des magasins et des bureaux, dont les représentants syndicaux ont donné une conférence de presse pour exprimer leur opposition complète à la privatisation en faisant valoir que cela entraînerait inévitablement la privatisation des succursales, M.Frigon dit comprendre leurs craintes mais leur rappelle que «la mission de la SAQ est Je faire le commerce de la boisson».A très court terme cependant, le dossier le plus chaud du nouveau président est celui de la vente de vins de cépage dans les épiceries.Il affirme tout d’abord qu’il y a là VOIR RAGE A 10: SAQ Les infirmières mettent fin à leurs moyens de pression ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) s’est félicitée hier de la décision prise par le Conseil des services essentiels d’offrir enfin une solution tangible à la surcharge de travail qui permettra aux infirmières à bout de souffle de «voir la lumière au bout du tunnel».Tôt hier matin, l’exécutif de la FIIQ a salué le verdict rendu en sa faveur par le Conseil des services essentiels qui a statué jeudi vers minuit sur la légalité des moyens de pression exercés depuis lundi par les infirmières.En fin d’après-midi, le conseil fédéral de la FIIQ donnait quant à lui sa bénédiction pour lever le mot d’ordre lancé le 22 juin visant à ce que les infirmières refusent d’effectuer des heures supplémentaires.Le choix du conseil d’imposer aux parties un mécanisme rapide et simplifié pour résoudre les conflits liés à la charge de travail d’ici la signature de la prochaine convention collective fait dire aux infirmières que leurs doléances ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd.«Pour la première fois depuis le début des négociations, quelqu'un propose d'aller au delà d’un mot d'encouragement», a souligné hier la présidente de la FIIQ, Jennie Skeene.«Enfin, nous avons été entendues», a renchéri Lina VOIR PAGE A 10: INFIRMIÈRES 778313000696 X K T l> I M A X < Il K 2 S .1 II I X I !) Il « A 2 I.E I) K V 0 1».L E S S A M E DI 27 -LES ACTUALITES* LE BALAYEUR DE NUIT La rage et le beau temps BRIAN MYLES LE DEVOIR Dolly, pluie, nostalgie.Les quatre de Nantes ont balancé un rock tout aussi chargé que le ciel jeudi soir dans la zone bip.Comment ne pas pleurer, comme l'ont fait les nuages, en écoutant ce son à la fois si proche et si loin de Seattle?Onze années déjà se sont envolées depuis le jour où deux zigues lançaient Sub Pop, la label qui a déclenché l'explosion (lu grunge.Sept ans depuis la sortie de Nevermind, l’incontournable album du tout aussi incontournable Nirvana.Comment ne pas se rappeler toutes ces belles années de jeunesse passées en chemise à carreaux, les cheveux sales, les jeans troués, alors que la décennie était encore toute jeune, en écoutant maintenant Dolly?Excellents musiciens, chanteuse à la fois rageuse et juste, jeux de guitares bruyants: Dolly déménage, mais c’est trop tard pour s’affranchir des étiquettes.Au pire, grunge à la Nirvana, au mieux, power pop britannique à la Elastica, Dolly explore des univers déjà visités.Une fine pluie s'est mise à tomber au rappel, et les notes sont venues se briser contre les parapluies dans un solo déchaîné.C’était bon, cette maîtrise des guitares dont les musiciens exigeaient des sons tordus.Mais Dolly nostalgie a surtout rappelé que file le temps.La rage se poursuivait à l’extérieur tandis que Zebda, venu de Toulouse, mettait un peu «d’ammbiennce» au Spectrum avec une sorte de raï-rap.Les frères Amokrane — Hakim et Mustapha — n’en finissaient plus de bondir et de chanter tandis que leurs arrières étaient assurés par une basse (Joël Saurin) et une guitare (Pascal Cabero) un brin funky.Magyd Cherfi assurait le rap, Vincent Sauvage, la batterie.Ils sont drôles: «Je mange pas de Ita-louf / Je mange pas de cochon / Je mange que du poulet / POULET! POULET!» Ils sont également engagés, divisant la société entre «ceux qui font sans blé» et «ceux qui font semblant» et dédiant des chansons aux femmes d’Algérie qui luttent contre l’intégrisme.Zebda, qui dit mener un combat global antifasciste, se préoccupe de la montée du Front national et des problèmes sociaux en France.Les textes, bien fignolés, ont souvent une connotation politique: «J’ai peur de la faucille / Et peur du marteau / Et de tous ces outils qui font des cloques / Si le bonheur appartient à ceux qui se lèvent tôt / J’aime mieux rester éveillé, moi.» Mais ce côté militant ne les empêche en rien de fêter.«J’ai ennvie d'enncore ein peu plus, hein?», a lancé Magyd alors que la foule semblait s’essouffler vers la fin.Et le bal de ces pantins désarticulés reprenait de plus belle.Ils chantaient «Singing reggae» et la foule était contrainte de répondre «wââ wââ».Ils sont fous et festifs, ces gens de la capitale du cassoulet.Ça doit être ça, de «l’eautanttic».FRANC0F0L1ES LES FRANCOFOLIES « Chantez, chantez, Juliette ! » ODILE TREMBLAY LE DEVOIR De notre deuxième édition d’hier El le est apparue toute blanche, dans une robe noire aux mahches chauve souris, ouvrant tout grand les mêmes yeux charbonneux qui firent sa gloire du temps où elle était la muse de Saint-Germain-des-prés.Elle a le visage toujours beau, plus fragile qu’avant, 71 ans, le geste plus mesuré, des failles dans la voix.Il est loin le temps où elle hantait les caves de l’après-guerre, avec ses longs cheveux noirs, dans la mouvance d’existentialistes dont la postérité n’avait pas encore re-tenu les noms.La Gréco, quand elle avance, c’est le vieux Paris qui ressuscite avec elle, les folles nuits du Boeuf sur le toit.Et le passé de ses admirateurs renaît aussi pour leur rappeler qu’autrefois, ils l’écoutaient si religieusement chanter Déshabillez-moi.Sur scène, ils sont cinq à ses côtés, son pianiste, une guitare, une basse, un accordéon, venus mettre des notes sur la voix qui fut mythique, accompagner les chansons immortelles et les airs qu’on découvre.Le public du théâtre Maisonneuve à Place des Arts venait voir jeudi soir chanter un monument, celle qui dit un jour à Sartre: «J'aimerais chanter» — Chantez, chantez, Juliette — Elle le fit.Elle chante toujours, reprenant les airs immortels que tous voulaient entendre, des Feuilles mortes au Temps des cerises en passant par La Javanaise que Gainsbourg écrivit pour elle, La chanson des vieux amants.Ovationnés qu’ils furent, ces airs-là, que chacun fredonnait à l’unisson dans sa tête, connaissant par coeur leur moindre couplet.N’empêche qu’elle n’a guère envie de restée murée au passé, l’interprète de Prévert et de Queneau.Douze chansons nouvelles, sous la plume du scénariste et auteur Jean-Claude Carrière, tirées de son nouveau disque, inégales, sont venues s’intercaler aux tranches de nostalgie.L’une d’elle très belle, une histoire de yeux bleus et d’homme au désespoir, faisait chavirer.Elle chante toujours l’amour, Juliette Gréco, mais aussi le temps qui passe.«On n'oublie rien de rien, On s’habitue.C’est tout.» Et tant pis si la voix de la dame noire fausse parfois, si le coffre n’y est plus toujours.Les spectateurs l’écoutent avec le recueillement du souvenir et de la ferveur.«Tes toute nue sous ton pull, y'a la rue qu’y est maboul», entonne-t-elle.Et les mains bougent sur la robe noire, et les projecteurs blanchissent encore les traits que le temps effrite à peine.Etrange spectacle tout de même, en première partie mal arrimé, mal ajusté.On eut même droit à ce qui ressemblait à une chicane de ménage, une algarade avec son pianiste et vieil accompagnateur Gérard Jouannest qui lui soufflait quoi dire et qu’elle accusait de l’énerver, commençant une chanson pour refuser de la poursuivre, déconcentrée, disait-elle par le musicien.Le vieux couple de scène qu’ils forment en a sans doute vu d’autres.C’est ce même Jouannest, vieil ami de Brel, qui a façonné Gréco, lui qui met en musique les chansons de Carrière.N’empêche, ça rend mal à l’aise ces prises de bec sur scène, comme des moments d’intimité qui débordent soudain sur le cadre public.«Chantez, chantez Juliette.» Elle paraissait au départ absente, à côté de ses pompes, pour reprendre de la vigueur en seconde partie en même temps que ses musiciens, soudain fouettée par la scène, par l’amour du public montréalais aussi qui ne l’avait pas vue ici depuis sept ans et en redemandait: «Ne me quitte pas».Elle l’a chanté bien sûr et le J’arrive de Brel.«Ai-je jamais rien fait d’autre qu’arriver?» C’est Gréco, mais c’est un peu un souvenir de Gréco, parfois vibrante, parfois éteinte, mais réchauffée par l'ovation qui montait jeudi du parterre, bête de scène que les applaudissement nourrissent de leur sève et qui continuera encore à suivre le conseil de Sartre: «Chantez, Juliette.» C’est Gréco, mais c’est un peu un souvenir de Gréco, parfois vibrante, parfois éteinte C’est Gréco, mais c’est un peu un souvenir de Gréco, parfois vibrante, parfois éteinte Kaas: trop bien ficelé pour emballer SOLANGE LÉVESQUE Dans le spectacle qu’elle donnait jeudi soir au Centre Molson, Fa- ! tricia Kaas a voulu évoquer successi- : vement les divers lieux où elle a chanté depuis son adolescence.Les éclairages et les musiques nous amènent donc de la petite boite enfumée au cabaret jusqu’à la scène , éclatée de maintenant Vêtue d’un petit tailleur strict, elle ouvre avec 1m Vie en rose.Di voix de Kaas se situe en effet toujours dans le sillage des Edith Piaf et Marlene Dietrich.Suivent quelques chansons qui ont marqué le début de .sa carrière: Mon mec à moi, Les hommes qui passent, Ceux qui n’ont rien.Elle revient à ce répertoire en fin de soirée avec Mademoiselle chante le blues, qui date de la même époque.Entre les deux, la chanteuse a offert un spectacle bien léché, des chansons au rythme plus endiablé auxquelles elle a fait habilement participer le public, de très beaux arrangements et des pas de danse placés avec une précision extrême, peut-être trop de poses hiératiques.Mais il y avait toujours cette diction séduisante et cette voix ponctuée d’envols et de chutes vertigineuses.C’est la Patricia Kaas première manière, celle d’avant le look Lagerfeld et l’image étudiée, qui se démarque le plus et qui demeure, pour moi, la plus authentique, la plus fraîche et la plus charismatique.C’est d’ailleurs à celle-là que le public a le plus réagi.T* fi ta*! 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LIÀ.CS I hardware BUMEAU EN GROS EN BREF Ententes à Télé-Québec (Le Devoir) — Six mois avant leur échéance, Télé-Québec vient de renouveler, jeudi, les trois conventions collectives qui la lient aux syndicats habilités à représenter les réalisateurs, les employés de Télé-Québec et les employés en radiotélédiffusion.L’accord reconduit pour trois ans, jusqu’au 31 décembre 2001, les conditions existantes et laisse ouverture à intégrer les conditions salariales et les avantages qui pourraient, le cas échéant, être consentis dans le secteur public.De plus, une lettre d’entente établit un projet-pilote de flexibilité dans l’horaire de travail du personnel de production, soit 40 heures par semaine, réparties sur quatre jours de dix heures pour la durée des coproductions.Les Projets EUROPA Phase III Inique à J m.*4 L’Architecture i 4i (lamrtinn d'une arehitectiiruOTriginale, moderne et audRicusc.Dernières ams disponibles 2 splenditUf lofts Soloriujr j Terrasse loyer Garage 13B 0Q0 $ lues incluses mon Immoltjl « i â I 1.E I) K V O I H .I.K S S A M K I) 1 2 7 Y T D I M A N (' H K 2 8 .1 U I X I II !> 8 A 3 LE DEVOIR MONTREAL Affichage commercial L’entente conclue passe mal dans le Quartier chinois L’application de la Charte de la langue française à l’affichage commercial du Quartier chinois ne fait pas l’unanimité.S’inscrivant en faux contre l’accord survenu lundi entre la ministre Louise Beaudoin et la Chambre de commerce chinoise de Montréal, la Coalition pour le Quartier chinois a fait savoir hier qu’elle s’adressera à la Commission des droits de la personne pour vérifier si Québec ne fait pas de discrimination.HÉLÈNE B U ZZETTI LE DEVOIR La Coalition pour le Quartier chinois ne reconnaît pas l’entente concoctée par la ministre de la Culture et des Communications et la Chambre de commerce chinoise de Montréal.L’entente rendue publique lundi réitère les obligations contenues dans la loi sur l’affichage commercial, dont la nette prédominance du français à l’extérieur et le bilinguisme systématique à l’intérieur, et illustre comment ces règles s’appliquent aux commerces du Quartier chinois.En échange d’une promesse de se soumettre «rapidement» à la loi, les commerçants fautifs (environ 20 % d’entre eux) ont obtenu de la ministre une suspension prolongée des avis d’infraction qu’ils avaient reçus en décembre dernier et qui sont justement à l’origine du présent débat.Mais la Coalition pour le Quartier chinois, qui regroupe une vingtaine d’associations socioculturelles et autant de commerces, demande plutôt la liberté d’intégrer ou non le français aux affiches chinoises plutôt que d’y être contrainte.Les porte-parole exigent un amendement législatif pour que non seulement le chinois mais toutes les «langues ethniques» soient soustraites de la loi puisqu’elles ne représentent pas, comme l’anglais, une menace pour le visage fiançais du Québec.«Nous comprenons que les francophones sont dans un bassin anglophone, mais nous croyons que la mince protection supplémentaire qu’ils obtiendraient en diminuant les signes chinois est insignifiante comparativement au tort que cela causerait à notre communauté», a expliqué Douglas Yip.La ministre Louise Beaudoin a cependant été cristalline lundi en répétant que le mandarin devrait cohabiter avec le français et que l’accord ne prévoyait aucune modification à la loi.Mais voilà, la Coalition remet sérieusement en question la validité de l’entente négociée «en catimini» uniquement avec des associations commerciales ne reflétant pas la diversité sociale et culturelle de la communauté.La question de l’affichage déborde largement des simples considérations commerciales, arguent-ils, et il n’est pas démocratique de ne consulter que la Chambre de commerce chinoise sur la question.«Nous avons été consultés sur la problématique, mais pas sur les solutions», accuse Patrick Samfat, directeur du rSamtTjnwiir RESTAURANT • PAVILLON JARDIN CHEF TRAITEUR 48, rue Sainte-Ursule, Vieux-Quêdec 418 694.0667 www.saim-amour.com .JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Les questions d’affichage créent des remous dans le Quartier chinois.mssm Centre d’intégration chinois de Montréal et lui aussi porte-parole de la Coalition, qui ajoute du même souffle avoir été placé devant un fait accompli avec l’annonce de lundi.«Le sous-ministre [Jean-Claude] Corbeil a recueilli nos doléances.Il nous a dit qu'il négocierait avec la Chambre de commerce et qu’il nous tiendrait au courant du déroulement, ce qui n'a pas été le cas.Peut-être a-t-il oublié notre numéro de téléphone?Alors, nous allons le rappeler.» Au cabinet de la ministre, on refuse de commenter les derniers événements.L’attaché de presse de la ministre Beaudoin s’est borné à dire que le Secrétariat à la politique linguistique et le ministère s’étaient adressés aux «bons» interlocuteurs.«Nous croyions, et nous croyons toujours, que le problème du Quartier chinois est commercial et qu’en ce sens nous avons parlé aux bons interlocuteurs.» Discrimination contre les «langues ethniques» Au nombre de ses démarches, la Coalition pour le Quartier chinois compte s’adresser à la Commission des droits de la personne d’ici quelques semaines pour vérifier s’il n’est pas discriminatoire en vertu des chartes des droits et libertés canadienne et québécoise d’imposer aux langues des minorités ethniques les mêmes règles d’affichage prévalant pour l’anglais.Ils se demandent si cette obligation n’enfreint pas le droit des minorités ethniques de maintenir et de faire progresser leur propre vie culturelle.D’autant plus, selon le groupe, que lesdites minorités ne bénéficient pas des mêmes droits et privilèges pour s’épanouir que la communauté anglophone.«On s’attaque aux droits fondamentaux des minorités ethniques, déplore M.Samfat.Passerons-nous ensuite aux langues arabe, juive, italienne et grecque?On est en train de créer un précédent mondial, défaire du Quartier chinois de Montréal le seul au monde où on ne peut pas afficher librement en chinois.» McGill Université de Montréal Le Département d’Oncologie de l’Université McGill et le Réseau Interhospitalier de Cancérologie de l’Université de Montréal (RICUM) désirent remercier les organisations suivantes pour leur généreuse contribution à titre de subsides à l’éducation médicale, en 1997-1998.Amgen Canada Inc.Bristol-Myers Squibb Canada Inc.Eli Lilly Canada Inc.Faulding Canada Inc.Glaxo Wellcome Inc.Hoechst Marion Roussel Canada Inc.Janssen-Ortho Inc.Novartis Pharma Canada Inc.Pharmacia & Upjohn Inc.Schering Canada Inc.Zeneca Pharma Inc.L’Institut des Cèdres contre le cancer au centre hospitalier de l’Université McGill Le Westin Mont-Royal Ces fonds permettront encore cette année aux deux universités d’organiser une série de conférences par des professeurs invités en cancérologie de renommée mondiale.Dr.Ronald Barr Dr.David Cheresh Dr.Walter J.Curran, Jr.Dr.Derek Doyle Dr.Gary Gilliland Dr.David Goldenberg Dr.Marc E.Lippman Dr.Thomas A.Lister Dr.Robert Marcus Dr.Martine Piccart Dr.Sibrandes Poppema Dr.Douglas Reintgen Dr.Janet Rowley Dr.Pierre Scalliet Dr.Roland Schwarting Dr.Sheldon Solomon Dr.Sally Thorne Il n’y a pas de collecte d’ordures ménagères ni de collecte sélective mercredi ier juillet 1998 'ille de Montréal fait appel à la collaboration citoyens et demande de ne pas sortir les déchets ;s bacs verts lors de ces congés fériés.MONTREAL c’est toi fM villel Duchesneau fait peu de cas des déclarations de Forcillo ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le chef du Parti Nouveau Montréal, Jacques Duchesneau, a fait peu de cas, hier, des propos du conseiller municipal indépendant Sammy Forcillo, qui reprochait jeudi à son parti le même «culte du chef» et la même «improvisation» qu’il avait trouvés dans le parti de Pierre Bourque.Au moment de présenter dix nouveaux candidats qui se présenteront à ses côtés aux prochaines élections municipales, M.Duchesneau a semblé attribuer cette sortie de M.Forcillo à sa frustration de ne pas avoir été retenu comme candidat par le Parti Nouveau Montréal.«je n’embarquerai pas dans une polémique, a déclaré Jacques Duchesneau.Il n’y a pas longtemps, j’étais son choix; aujourd’hui, je ne le suis pas.De toute évidence M.Forcillo n'était pas notre choix.C’est pourquoi on annonce un autre candidat aujourd’hui.» Cet autre candidat, le codirecteur et rédacteur en chef de la revue L’Itinéraire, Serge Lareault, dont Jacques Duchesneau s’est dit «très fier, notamment pour son implication et par le renouveau qu’il représente», se présentera donc dans le district de Saint-Jacques (38).La candidature de Sammy Forcillo a bien été considérée, reconnaît M.Duchesneau, «mais au même titre que les 200 autres candidatures que l'on a reçues».À tous les autres qui dressent un parallèle entre lui et le maire Bourque, il répond que son parti est au contraire une véritable équipe où se mènent des débats d’idées et qu’il préfère dans ce cas «faire et laisser braire».En plus de Serge Lareault, les neuf nouveaux candidats du PNM sont Pierre de Montigny dans le district de Fleury (05), Christian Bolduc dans Bourbonnière (19), Jacques Archambault dans Vieux-Rosemont (20), Douglas Buckley-Couvrette dans Plateau Mont-Roy al (22), Stephen Laudi dans Loyola (32), Robert Dobie dans Emard (34), Claude Rivard dans Pointe-Saint-Charles (37), Johanne Chayer dans La Rousselière (50) et Ginette Houlé dans Bout-de-l’île (51).L’ajout de ces huit hommes et deux femmes porte le nombre total de candidats du PNM à 36, dont seulement neuf femmes.Interrogé sur les chances que son parti présente autant de femrqes que d’hommes, comme s’y est engagé le chef de l’Equipe Montréal, Jean Doré, Jacques Duchesneau a invité à attendre que les 15 derniers candidats soient présentés avant de porter un jugement.Comme Michel Prescott l’avait fait un j)eu plus tôt dans la journée, il a d’autre part rejeté catégoriquement toute forme de privatisation de l’eau à Montréal ainsi que le recours à des compteurs d’eau dans la facturation.Selon lui, les véritables économies en ce domaine se trouvent ailleurs, notamment dans la réduction de la quantité d’eau traitée que perd le réseau et qui s’élève présentement à 40%, le double du seuil jugé habituellement acceptable.Se préparant à la tenue du congrès de fondation de son parti, demain au cégep Maisonneuve, Jacques Duchesneau a promis qu’on y tiendra de véritables débats d’idées, «contrairement à Équipe Montréal qui avait déjà son programme écrit et imprimé avant le congrès».Le programme sera défini durant l’été, a-t-il précisé, de manière à pouvoir en dévoiler les premiers éléments à partir de la fin du mois d’août.Prescott refuse de privatiser l’eau ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le nouveau chef du RCM et candidat à la mairie de Montréal, Michel Prescott, a rejeté formellement toute privatisation du système d’aqueduc de Montréal ou de sa gestion.Il répondait ainsi à la Coalition montréalaise pour un débat public sur l’eau, qui a invité au début du mois tous les candidats à la mairie à se prononcer sur cet enjeu.Michel Prescott en a profité pour attaquer au passage ses concurrents.Alors que le maire Bourque, dit-il, a clairement affiché durant son mandat sa préférence pour la privatisation de l’eau, son rejet par Jean Doré et Jacques Duchesneau ne convainc pas le chef du RCM.«Pierre Bourque a beau avoir essuyé un échec, il n’a pas changé d’avis», croit-il.Alors que Jacques Duchesneau «possède une capacité impressionnante de dire le contraire de ce qu’il pense», Jean Doré change d’avis à chaque semaine.Au sujet de MM.Doré et Duchesneau, il suffit, selon lui, de voir qui entoure et inspire ces deux candidats du monde des affaires pour avoir une idée de ce qu’ils pensent vraiment.«Rien ne justifie la privatisation de l’eau à Montréal», poursuit-il.L’état des infrastructures est meilleur qu’on le dit, la qualité et le coût des services se comparent très favorablement aux autres grandes villes du monde et aucune entreprise privée, aussi grosse soit-elle, ne dispose des moyens financiers de Montréal pour rénover les équipements.«Au RCM, conclut son chef, notre objectif est aussi de baisser les taxes, mais pas par des astuces du genre privatisation, qui finirait par coûter aussi cher sinon plus cher ata contribuables.Notre rôle dans l'administration municipale n’est pas de laisser le privé faire les choses à notre place, mais de chercher à être plus performant, plus efficace.» Economic, aociat *od c*i*uk*1 *c Revu* d* dociimnntfttion économique, *6c»at« *t culture»* L économie du Québec Les chemin Les conditions du succès The economy of Québec The paths of Conditions for success Bernard Landry et Paul Martin Dcu* ministres des Finances, UI1 verdict Bernard Landry and Paul Martin Two finance ministers, Oîie Verdict En outre, deux grandes signatures Pierre Fortin L'économie du Québec et celles des Amériques Une remontée incontestable Gérald Tremblay La place du Québec dans la nouvelle économie Ainsi que Le nouveau rôle du grand capital public La fulgurante éclosion des PME La création d'emplois FORCES En kiosques et en librairies Tél.(514) 286-7600 FAX (514) 286-2250 L E I) E V 0 I n .I.E S S A M EDI 2 7 E T I) I M A N ( HE 2 K .1 I! 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étroitement associés à la vision et à la personnalité des candidats.Une série de scandales avait accompagné le départ de Jerry Peltier, élu peu après la crise de 1990.Entre autres, en 1995, on avait retrouvé sur le territoire de Kanesatake une plantation de marijuana.L’atmosphère qui régnait dans la communauté, alors que la violence et les menaces entre les opposants de différentes factions étaient monnaie courante, avait porté plusieurs membres de la communauté à exiger sa démission.James Gabriel, à l’époque membre du conseil de bande, a fait de la paix et de la sécurité son principal cheval de bataille.Lors d’une entrevue dans les bureaux du conseil de bande, le jeune chef de 32 ans résumait hier ce qu’il considérait comme ses réalisations les plus importantes, à commencer par l’établissement d’une force de police autochtone, résultat d’une entente tripartite entre les gouvernements fédéral et provincial et le conseil de bande.«Ce sont des problèmes de violence, de criminalité, les délits tels l’excès de vitesse qui m’ont incité à me présenter comme grand chef, raconte-t-il.J’ai été sollicité par beaucoup de gens, dont des mères de clam, qui en étaient très préoccupés.Nous sommes arrivés à mettre sur pied une force composée de vrais policiers qui ont pleins pouvoirs d’intervention et dont le mandat s’étend au delà de Kanesatake, chez les Mohawks qui résident à Oka, par exemple.» Mais le mandat, voire l’établissement même de la police mohawk, en a fait sourciller plusieurs, tout comme le fait que Gabriel ait, pour cela, négocié avec le gouvernement provincial.Jerry Peltier, qui n’a pas rappelé Le Devoir, a néanmoins télécopié sa Lettre ouverte à la communauté de Kanesatake, envoyée aux électeurs le 8 juin dernier.Il y accuse entre autres James Gabriel d’entraîner la communauté vers la régression en «cédant aux désirs et aux demandes des gouvernements fédéral et provincial».Peu importe qui est élu, les revendications territoriales seront de toute façon à ordre du jour.Les Mohawks de Kanesatake revendiquent le territoire de l’ancienne Seigneurie des Deux-Montagnes, qui s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres carrés.Gabriel dit se faire lui aussi le champion de ces revendications mais prône avant tout la négociation avec les gouvernements.Ronald Bonspille, rencontré hier chez lui, taxe lui aussi Gabriel de mollesse face aux gouvernements.Il y a quelques mois, le gouvernement fédéral a redonné aux Mohawk le territoire qui avait fait l’objet de la crise, après l’avoir racheté de la municipalité d’Oka.«Si c’est à nous, pourquoi fallait-il le racheter?, demande-t-il.Il a admis que le territoire que nous revendiquons, dans les faits, ne nous appartient pas.» Bonspille reproche par ailleurs à James Gabriel son manque de transparence.«Depuis qu'il est là, le conseil de bande ne tient plus d’assemblées publiques, dit-il.On apprend par les journaux les choses qui nous concernent.Il se glorifie de bien parler français aux médias, mais c'est tout ce qu’il fait.» Crawford Gabriel, l’autre candidat, a refusé toute entrevue en déclarant: «Je parle au peuple, pas axa médias.» Gabriel avoue avoir restreint le nombre d’assemblées publiques.«Cela tournait toujours à la violence et à l'intimidation, dit-il.C'est encore arrivé le 27 mai dentier.Nous avons compté davantage, pour informer le public, sur les lettres ouvertes.» Les résidents «ordinaires» de Kanesatake, eux, sont très réticents à commenter la situation.Les seuls qui ont accepté de parler ont demandé l’anonymat.«On tie sait pas ce que le conseil a fait au juste.Les gens ne les trouvent pas très transparents, a déclaré l’un des interviewés.Ceux qui ne sont pas rattachés à l’une ou l’autre des factions ne sont pas très informés et ne savent pas trop pour qui voter.» Chez ceux qui paraissent mieux informés, James Gabriel semble malgré tout assez bien perçu.On lui est surtout reconnaissant pour avoir ramené un peu de paix dans la communauté.Et le retour possible de Jerry Peltier semble inquiéter beaucoup de monde.«Quand il y a des problèmes de violence, de criminalité, on peut au moitis appeler la police!», a dit une des personnes interviewées.«Avant, il n’y avait rien.On craignait de laisser sortir nos enfants.Même si ce qu’a fait Gabriel est loin d’être parfait, il a apporté des changements importants.Mais ce genre de changement dérange.» A Kahnawake, les élections du conseil de bande se tiendront le samedi 4 juillet prochain.Minto Place Suite Hotel A partir (lr par mntiT Tarifs d'été exceptionnels! •En occupation simple ou double.25 juin au 7 septembre '98.Sujet à la disponibilité.Cuisines, restaurants et service aux chambres Studios et suites d'une et de deux chambres Gratuit pour les enfants de 18 ans et moins Piscine et centre de forme physique À deux pas de la colline parlementaire! 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I.E I) E V OU, I.E S S A M E I) I E T I) I M A N (’ Il E 2 8 .1 U 1 N I !) !l « A () 2 7 ?LE~DEV0IR ?LE MONDE REVUE DE PRESSE D’Écosse et de Chine r .Les cauchemars de Tony Blair seraient peuplés de tartans par les temps qui courent.Les images pour décrire les relations sino-amé-ricaines ne sont pas aussi évidentes, mais le choix est abondant: montagnes russes, apaisement, yin et yang, etc.Claude Lévesque Le Devoir Lm Histoire décrira-t-elle Tony w Blair comme étant le premier ministre qui a perdu l’Ecosse?Sans aller jusqu’à croire à cette éventualité, The Financial Times se pose tout de même la question, à la lumière de sondages récents.«Depuis l’automne dernier, le SNP [Parti national écossais] ne cesse d’accroître son avance dans les intentions de vote pour le [nouveau] Parlement écossais.Le plus récent lui donne 44 %, neuf points de plus que le Labour.» Cela n’as-; surerait toutefois pas le SNP • de la majorité des sièges, l’élé-! ment proportionnel du scrutin de l’an ¦ prochain étant très limité, mais lui don-' nerait une solide députation.Il y a ; «pire» (pour l’unité du Royaume): un autre sondage, réalisé au début du ! ipois de juin, indique que 52 % des Ecossais sont favorables à l’indépendance.Du jamais vu.Le FT note plusieurs choses à propos du dossier écossais, des choses qui ne sont ni exemptes de contradictions ni dépourvues d’intérêt pour des lecteurs québécois ou canadiens.La montée en popularité du SNP traduit souvent un réflexe d’opposition au parti au pouvoir à Westminster, quel qu’il soit.L’Écosse votait travailliste quand les conservateurs dirigeaient le royaume; plus à gauche que le reste de la population britannique, cet électorat se montre aujourd’hui déçu par les orientations de l’équipe Blair.Une partie de la classe d’affaires écossaise commence cependant à se montrer ouvertement indépendantiste.Plusieurs électeurs du SNP ne sont pas favorables à l’indépendance, tandis que bon nombre d’électeurs du Labour le sont.Le SNP est une «coalition arc-en-ciel» regroupant des autonomistes, des étapistes et des «purs et durs» pressés.Une petite déclaration de Calgary avec ça?Non?Un petit Glenfiddich, alors?Une reporter de Newsweek qui a couvert le massacre de la place Tiananmen en 1989 constate que le souvenir de cet événement constitue pour les Chinois une espèce de cicatrice qui s’estompe.Les témoignages qu’elle vient de recueillir sur l’événement se font très subtils.Peut-être qu’on est à la fois prudent et patient, en attendant le moment opportun pour régler les comptes.Apparemment, ce moment n’est pas encore venu.«Lesgens n’ont pas oublié Tiananmen, dit le militant syndical Zhou Guaqiang, relâché après quatre ans de “rééducation par le travail” en janvier dernier.Mais les gens ne peuvent changer le leadership, par conséquent les manifestations en faveur de la démocratie n’ont pas de sens.» La ^ journaliste de Newsweek ne nous laisse ; heureusement pas sur cette désespérante pétition de principe puisqu’elle ! enchaîne: «D'une certaine façon, les travailleurs chinois ont pris le relais là où les militants prodémocratie se sont arrêtés.[.] Plus de 10 millions d’employés d’entreprises publiques ont été mis au chômage et certains d'entre eux sont descendus dans la rue.Des deux côtés [ma-• nifestants et policiers], on s'efforce ; d’éviter les erreurs de 1989.L’automne dernier, le gouvernement central a émis des directives sur la façon de réagir à ce genre de manifestations: jouer la médiation, cajoler et, s’il le faut absolument, acheter la paix.» Un autre militant syndical est cité: «Le parti [communiste] est semblable à un un tigre mourant.Je ne veux pas perdre mon temps à essayer de tuer ce tigre.» L’interviewé ajoute qu’il souhaite une transition pacifique et non le genre de chaos qui s’est installé en Indonésie.Le New York Times a publié au cours de la semaine quelques articles sévères à l’endroit de la politique chinoise de la Maison-Blanche.Un texte d’opinion cosigné par un expert des questions stratégiques et un éditeur affirme que la politique d’engagement caractérisée par l’ouverture du commerce et l’absence de critiques trop virulentes sur la question des droits de l’homme, a échoué.Les auteurs en veulent pour preuve le fait que Pékin exporte du matériel militaire «sensible» à l’Iran et au Pakistan, arrête des dissidents tout en expulsant les plus connus d’entre eux, procède à des manœuvres au large de Taiwan.L’analyse n’est pas très approfondie mais les flèches sont bien décochées.La veille, le quotidien publiait une analyse intitulé «Yin et yang: En Asie, l'ennemi de l’Amérique est aussi un ami», dans lequel l’auteur s’emploie à décrire le virage à 180 degrés négocié par Bill Clinton depuis le temps où il disputait la présidence à George Bush en 1992.Le secrétaire au Trésor, Robert Rubin, affirme aujourd’hui que «la Chine a été un îlot de stabilité en Asie.» Le NYT rappelle qu’il n’y a pas si long-temps, ce compliment était plutôt adressé au Japon, qu’on soupçonne maintenant d’être la principale menace à la stabilité des marchés et à la vigueur de l’économie mondiale.La Far Eastern Economie Review décrit les hauts et les bas des relations entre la Chine et les États-Unis.Le sous-titre parle de «montagnes russes».«Les inquiétudes américaines au sujet des droits de l’homme, du Tibet, de la sécurité nationale et des allégatiotis de trafic d’influence dans les élections aux Etats-Unis ont contribué à paralyser les tentatives du président Clinton pour bâtir un partenariat stratégique qu’il avait annoncé en octobre en compagnie de son homologue Jiang Zemin.» L’hebdomadaire basé à Hong-Kong souligne que la politique d’«engagement constructif» n’a jamais été aussi difficile à vendre depuis le massacre de la place Tiananmen (jpin & Communications ont pu influencer la décision par Clinton de permettre à Loral et à Hughes [Electronics] de lancer des satellites à partir de fusées chinoises.Les compagnies sont l’objet d’enquêtes relativement à des allégations voulant que l’aide qu ’elles ont fournie à la Chine pourrait contribuer au programme d'armement de cette dernière», rappelle la Review.Cette affaire, de même que des allégations de contributions électorales illégales de la part de ressortissants chinois, mettent à mal les relations bilatérales.Dans l’opinion publique américaine comme chez une partie de l’establishment militaire, la Chine est perçue comme une menace potentielle.Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que ces relations soient en dents de scie et que les attentes pour le sommet Clin-ton-Jiang demeurent modestes.Newsweek La presse du monde 1989).«Le Département dEtat enquête pour établir si des Smmum contributions électorales de la asia.rrs our business, part fa patron de Loral Space Après la mort du chanteur algérien Lounès Matoub Colère an pays berbère REUTERS Des manifestants se sont attaqués aux symboles des pouvoirs publics à Tizi-Ouzou.La mort d’un des principaux acteurs du mouvement berbère a avivé, en Kabylie, le ressentiment contre l’entrée en vigueur, le 5 juillet, d’une loi généralisant l’usage de l’arabe.AGENCE FRANCE-PRESSE Tizi-Ouzou — Des dizaines de jeunes manifestants ont exprimé hier leur colère après l’assassinat du chanteur berbère Lounès Matoub en mettant à sac des bâtiments publics et en dressant des barricades à Tizi-Ouzou, principale ville de Kabylie.La douleur causée par la mort jeudi du chanteur, un des principaux acteurs du mouvement berbère, a laissé place à l’expression violente d’une révolte contre les autorités et contre l’entrée en vigueur, le 5 juillet, d’une loi généralisant l’usage de l’arabe.Les militants berbères dénoncent cette loi, qu’ils jugent notamment dirigée contre «tamazight» (la langue berbère).«Nous ne voulons pas être arabisés», ont crié des manifestants, avant de s’attaquer systématiquement aux symboles des pouvoirs publics à Tizi-Ouzou (110 km à l’est d’Alger) et de détruire les panneaux avec des inscriptions en arabe.Durant plusieurs heures, des groupes de jeunes gens, armés de barres de fer et de pierres, ont saccagé l’éclairage public, la signalisation, brisé les vitres des édifices publics, selon des journalistes de l’AFR L’agence d’Air Algérie a notamment été incendiée, un bureau d’assurances complètement saccagé, comme la sous- direction de l’Agriculture.Des manifestants ont aussi pillé le magasin des Galeries algériennes, emportant avec eux réfrigérateurs et matériel électro-ménager.Ils ont dressé des barricades de fortune dans le centre-ville, jonché de détritus et de débris, et brûlé des pneus.Les manifestants ne semblaient pas très nombreux, mais étaient très mobiles.Les policiers, au départ débordés, ont tiré en l’air à plusieurs reprises et utilisé des grenades lacrymogènes.Un cordon de police anti-émeutes a été déployé pour protéger le siège de la wilaya (préfecture).En milieu d’après-midi, aucun blessé sérieux se semblait à déplorer.Les violences ont commencé après un rassemblement devant la morgue de l’hôpital Mohamed Nédir, où la dépouille de Lounès Matoub a été exposée.La colère a commencé à monter, et les habitants ont notamment scandé des slogans hostiles à la loi sur l'arabisation.A Béjài'a, deuxième ville de Kabylie, quelques centaines de personnes ont aussi manifesté en criant des slogans contre le pouvoir et l’arabisation, et en scandant «Tamazight», selon des témoignages obtenus par téléphone d’Alger.Lounès Matoub était une des figures de proue du mouvement berbère.Le Mouvement culturel berbère (MCB, coordination nationale) a promis de «continuer son combat».La Kabylie, région montagneuse qui s’étend à l’est d’Alger, est traditionnellement hostile au pouvoir central.C’est le fief des deux partis rivaux, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et le Front des forces socialistes (FFS), qui ont dénoncé la loi sur l’arabisation.Le FFS avait appelé, il y a quelques jours, à une marche pacifique le 5 juillet pour protester contre cette loi.L’enterrement de Lounès Matoub doit se dérouler demain dans son village natal de montagne de Taourirt Moussa, près de Tizi-Ouzou.Le MCB a appelé à une grève générale ce jour-là.Lounès Matoub, 42 ans, a été tué de plusieurs balles jeudi après-midi à une quinzaine de km de Tizi-Ouzou.Sa femme et ses deux belles-soeurs, qui se trouvaient à bord de sa Mercédès, ont été blessées dans l’attaque attribuée à un commando islamiste.Une des belle-soeurs de la victime, dont l’identité n’a pas,été révélée, a indiqué à la radio d’Etat que les assaillants avaient intercepté le véhicule, pris l’arme que portait sur lui le chanteur et l’avaient tué.Les assassins sont repartis à pied.Cet assassinat a déclenché de très nombreuses réactions d’indignation, des partis algériens et du gouvernement, et aussi en France, où le chanteur vivait la plupart du temps depuis 1994, et où réside une forte communauté émigrée originaire de Kabylie.Un rassemblement doit être organisé demain à Paris.Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé la «violence terroriste qui endeuille une fois de plus l’Algérie».ULSTER Vers un succès catholiques modérés 12e conférence internationale à Genève Le sida, révélateur du fossé Nord-Sud des AGENCE FRANCE-PRESSE Genève — Le Sida, qui progresse au rythme de 16 000 nouveaux cas par jour et a déjà tué plus de onze millions de personnes dans le monde, est un cruel révélateur du fossé grandissant entre pays riches et pauvres, doit souligner la 12' conférence internationale sur le sida Intitulée «Réduire l’écart» nord-sud, cette conférence, qui s’ouvre demain à Genève et s’achèvera le 3 juillet, va montrer que la généralisation depuis deux ans, dans les payx occidentaux, de puissants cocktails médicamenteux, comme les trithérapies à base d’antiprotéases, a permis de faire reculer la mort chez les personnes atteintes.Mais cet espoir demeure un rêve pour plus de 90 % des malades de la planète, qui vivent dans les pays défavorisés.«Pour neuf personnes sur dix vivant avec le virus [VIH], le principal problème reste l’accès aux soins», souligne le directeur exécutif du Programme des Nations unies contre le virus (Onusida), le Dr Peter Piot.Il y a aujourd’hui 30,6 millions porteurs du virus.«La plupart mourront dans les dix ans à moûts d’un élargissement de l’accès aux traitements», estime l’Onusida.Plus des deux tiers des personnes infectées (près de 21 millions l’an dernier) vivent en Afrique sub-saharienne.83 % des décès liés au sida y sont survenus.Cette injustice ne s’arrête pas aux combinaisons sophistiquées d’antirétro- viraux (médicaments ciblant directement le virus), qui ont marqué un tournant décisif dans le traitement de la maladie.Elle concerne aussi les traitements des maladies associées au VIH, corpme la tuberculose ou les diarrhées.A l’échelle mondiale, le VIH, déjà l’une des dix principales causes de mortalité, «pourrait bietitôt venir se placer parmi les cinq premières», selon l’Onusida.La grande majorité des femmes enceintes infectées dans les pays pauvres n’a toujours pas accès à Î'ÀZT, le plus ancien des médicaments anti-Sida.Il permet de réduire la transmission du virus de la mère à l’enfant, avant ou pendant l’accouchement ou par l’allaitement maternel.L’an dernier, près de 600 000 enfants ont contracté l’infection, en majorité transmise par leur mère.L’épidémie progresse au rythme de plus de cinq nouvelles infections toutes les 30 secondes (plus de 650 à l’heure).Cette cadence n’a cessé de s’accélérer au fil des précédentes conférences : de 6.000 infections par jour en 1994 (conférence de Yokohama ), à 7500 en 1996 (conférence de Vancouver) pour atteindre aujourd’hui 16 000 nouvelles contaminations.En 1997, 2,3 millions de personnes sont mortes du sida et 5,8 millions d’autres sont devenues séropositives.11,7 millions de malades ont succombé depuis le début de l’épidémie, dont 3,9 millions femmes et 2,7 millions enfants, 1,6 million d’autres enfants étant devenus orphelins.ASSOCIATED PRESS Belfast — Le décompte des voix des élections à la nouvelle assemblée semi-autonome d’Irlande du Nord a commencé hier, alors que des premières estimations font état d’une participation de 65 %, et que selon un sondage réalisé à la sortie des urnes, les catholiques modérés du SDLP s’acheminent vers un succès inattendu.Selon les premiers résultats officiels connus en milieu d’après-midi, Gerry Adams, leader du Sinn Féin, l’aile politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), a été élu dans la circonscription de Belfast City Hall.Il est le premier des 37 candidats de son parti à être élu.Auparavant, Gregory Campbell, un protestant du Parti démocratique unioniste (DUP), hostile à l’accord de paix conclu à l’arraché le 10 avril, est devenu le premier candidat élu à l’assemblée, dans la circonscription d’East Londonderry.Au total, 16 des 108 représentants de l’assemblée, ont été élus, selon les premiers résultats.Le DUP compte pour l’instant six membres élus et son allié des unionistes du Royaume-Uni, un.De leur côté, les modérés du Parti unioniste d’Ulster (UUP) ont obtenu trois sièges.Dans le camp catholique, le Sinn Féin a trois élus et les modérés du SDLP, 2.Un siège a également été décroché par l’Alliance, un parti intercommunautaire.lit communauté protestante apparaît profondément divisée entre partisans et adversaires de l’accord de paix, selon un sondage réalisé pour la chaîne de télévision RTE et le quotidien Irish Times.Ce dont profiteraient les catholiques modérés du Parti travailliste social démocrate (SDLP), qui semblent bien placés pour devenir le premier parti de la future assemblée, avec 22 % des intentions de vote en premier choix.Si cela se confirme, ce serait la première fois dans l’histoire de la province à majorité protestante qu’un parti catholique arrive en tête d’un scrutin.Le SDLP devancerait largement son principal rival catholique, le Sinn Féin, crédité de 15 %.Côté protestants, le sondage révèle une poussée des tenants de la ligne dure, conduits par le révérend Ian Paisley.Le leader du DUR crédité de 17 %, espère que son parti et des alliés hostiles à l’accord de paix obtiendront suffisamment de sièges pour pouvoir bloquer l’assemblée.Le principal parti protestant, les unionistes d’Ulster (UUP), favorable à l’accord de paix et grand favori du scrutin, semble devoir faire moins bien que prévu, avec 22 % des intentions de vote en premier choix.La formation de David Trimble semble pâtir des divisions dans le camp protestant Le sondage RTE//ris/i Times porte sur un échantillon de 1600 électeurs interrogés à la sortie des urnes, et comporte une marge d’erreur de 3 %.Selon des premières estimations officielles, la participation s’élève à 65 %, soit bien moins que les 81 % recensés le mois dernier pour le référendum sur l’accord de paix.Tianspoii et piépatalion inclus .> financement à l'achat wwm ¦ 3.2TL 388 $'/mo LES GALERIES ACURA 7100, bout Métropolitain Est Anjou ACURA GABRIEL 4648, bout St-Jean Dollard-des-Ormeaux ACURA PLUS 255, bout de la Seigneurie 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