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Titre :
Le canadien
Éditeur :
  • Québec,1806-1819 ; 1820-1825 ; 1825 ; 1831-1909
Contenu spécifique :
vendredi 15 juillet 1836
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le canadien, 1836-07-15, Collections de BAnQ.

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[" V.29.©A'WA'D,|^ QUEBEC : Veiulrcdi* 15 Juillet 18Î16* CONDITIONS DR CE JOURNAL.LK CANADIEN*epublie troia fois par semaine, le Lcniu, le Mkhcksoi et le Vendredi dans l\u2019apres-midi.Le prix de l\u2019a-lM)iuieiiieiit est de quatre piastres par année, «mire les frais de poste.Ceux qui veulent discontinuer, sont oblij^a d\u2019en donner avis un mois avant l\u2019expiration du terme de l\u2019abonnement qui est tie six mois, et payer leurs arrérai^s, autrement ils seront censés continuer un autre semestre.Les lettres,paquets, argent, cor-re^pondancen; &c.doivent être adressés, Iranes de port, à l\u2019im-pr\u2019iïierte, au Ùureuu du Journal, No S< Rue Lamontagne, üassc-ViÜe.; a .'+¦ :zréj: xrr^k vor,.vi.FRECHETTE & Cik.Imprimeurs et Propriétaires, N®.8, RUE LA MONTAGNE.PRIX DES ANNONCES.Six lignes et au-dessous *2s.et |x»ur chaque insertion subséquente 6 delivers courant.Douze lignes et au-dessous 3s.et ti deniers courant pour cht-que iuseriiop subséquente.Au-dessus de douze lignes, 3 deniers par ligne, et un denier pour chaque insertion subséquent.OC^Les annonces non accompagnées d'ordres sont publiée jusqu Ace qu\u2019il soit donnée ordre d\u2019en discontinuer l\u2019insertion.Un traite île gré à gré pour les annonces fréquentes et d\u2019une certaine étendue, ainsi que pour celles qui doivent être, publiées pendait longtemps.NOM INSTITUTIONS, NOTRE LANGUE ET NOS LOIS ! J : LISTE DES AGENS DU CANADIEN.P.A.Doiuos, Ecuyer, P.Bureau, Ecuyar, Locis Baridkau, Ecuyer, Dk.Mrillbur, M.P- P.M.E.U.Faiih* & cie.H.DkRouvills, Ecuyer, 1» C.Ouvert, Ecuyer, Ste Anne I.apéradc Troi*-Rivières H viùros du Loup l.'A-aoniption Montréal 8t Hilaire de Uouville St-Charlea JniM.l\u2019RANtiiKiiE, Ecuyer, St-Matlua* J.Louu WuLFF, M.P-Joa.ItouasBAU, Ecuyer, IsAÏe Noel, Ecuyer, A.P.Méthot, m.p.Joa.Roi, Ecuyer, Jos.Moreau, Ecuyer, Amadlr Morin, Ecuyer, Isaac Hudon, Ecuyer, MM.Casgrain fi Têtu, AMadle Dionne, Ecuyer, Louis Belair, Ecoycr, Ir.N.tcR Gravelle, Ecuyer, Chàtcau-Kicncr Major Joa.Filteaü,\tLotbimèrc M.Auüertin,\tVarenno* imon Fraser, Ecuyer\tSt-Jean Port-Joli F.Têtu, Ecuyer,\tTrois-Pistolca.Petrus Hubert, Ecr.N.P.Machiche.Gentilly Baie du Fèbvro Kl-Antoine Kt Pierre le» Becqueta St-Gervaia Beaumont StHocb\tJlière.Ste-Aunc do la Poca Kivière-Ouelle Kamouraska Baie St-Paul O JY A BESOIN D'dliPEJYTEURS.CHEMIN DE FER OR ST.ANDREW ET «ufiBEC.ÜATRE ARl\u2019ENTEURS capable de faire le tracé d'un chemin de fer.DOUZE ASSISTANVaRPENTEUUS, qui ont été accoutumés à l\u2019arpentage ordinaire à la campagne.lia devmnt m pourvoir d'instrumens convene-blea, et mentionner le salaire qu\u2019ila s'attendent à avoir, et s\u2019da amèneront un ou deux porte-chaine ou ournaliera de leur choix.Or.|>ourvoira aux proviaiona et au transport d\u2019une certaine quantité de baggage.Les opérations commenceront probablement dans quinze jouri à compter de celte date, et se termme-lont avant l\u2019hiver.S\u2019adresser par lettres à T.M.Smith, écuyer, Montréal, et & A/Af.Paterson et Young, Québec, marquées nur le coin gauche, \u201c St.Andrews and Quebec Railroad.\u201d 9 Juillet 1836.ICT*\u2019 Tous le» journaux de Québec et de Montréal reproduiront l'annonce ci-dessus pendant une semaine.\t\u2022 Quebec, ) Bureau du Greffier de la faix S.S.S\tVendredi, 1 Juillet 1836.E 4 VIS eét parle présent donné quel\u2019Ins-nCO TT.**+ A être inséré dans tous les Journaux publiés en celte cité dans leur langue respective, pondant un mois.A VENDUE A CE HUtKAU.C'iF.NT RAMES do PAPIER FOOLS- CAP fin et commun pour les Bureaux cl leB écoles.\u201489 Juin 1836.\u201c\tPLÛMES A ECRIRE.A VENDRE, 50,000 plumes à écrire, proprei pour les collèges ou écoles, à bas prix.-1 juin.\tFRECHETTE Kei».leurs couverts, - -\t,\t.»c pourvoiront aussi chacune de deux robes de cou leur brune d\u2019après le costume du couvent et de deux robe» blanches ; cl clics devront èire Ai.flisainn.enl ; pourvues de Imge pour changer deux lois la semai-!.e H faudra que leurs effets, dont elles devrnn avoir un mémoire, noms soient tous marqués A VENDRE AU UUAI NAPJLfcUIN.10,000 Minois biù, 8,000 Minois d\u2019Avoine, 4 juillet 1836.\tFUS.BUTEUJ fc Cii.Les applications devront être adressées au sous-«igné lequel est autorisé à donner toutes les informations que l\u2019on pomra requérir à ce sujet, ri \"P* routes lettres deviont être fianclics de port.Parordrc.\tHECTOR S.HUOT, Sccrélaire du Comité de R.de l\u2019Ecole Normale du di»lricl de Québec.Québec, 21 mai 1836^_______________________ \"\"COMPAIi NIÉ D\u2019ÀSSU RAN UE DE L\u2019AIGLE, DE LONDRES SUR LA VIE.CAI\u2019ITAL, Deux Millions de Livres Sterling-.ON pourra voir des Tableaux dos taux et se procurer toute information nécesvaiic aur la manière d\u2019assurer Ec.en s\u2019adressant à Wm.HENDERSON, Agent.Bureau d\u2019A»»iirancc de Québec, 1334.PHENIX COMPAGNIE D\u2019ASSURANCE DE LONDRES- CONTRE L\u2019INCRNDIK.CIETTE Compagnie établit son Agence en Canada en l\u2019année 1804, et ayant récemment revise son Tarif, c»t maintenant prête à assurer les meubles et immeubles de toute espèce contre la porte ou les dommngca causés par le leu, et cola à des conditions libérales.Acens pour le Canada, GILLESPIE, MOFFATT & Cie.Montréal.S\u2019adresser à Québec A GUILLES1TE, P INLAY & Clé.4 Août18J5 1000 A VENDRE PAU LES SOUSSIGNE\u2019.C NOTE\u2019S cuir à semelle de -^New-York.1000\t\u201c\t\u201c Bridgman, 500\t\u201c\t\u201c cuir à harnais, 50\t\u201c\t\u201c cuirk Rusret,do 300 douzaines peaux de veau aniéneainea, 50 douzaines de do anglaises, 850 douzaines do de vache fendues, (00 douzaine* grande vache, 1000 peaux Kip, (00 douzaines peaux Doublure, 20 douzaines de maroquin.Bordures, fil, pointe, fcc.Tabac en torquette 16 et 18 à la livre, tabac en poudre, macoubac, cigares du friucipi, do de la Havanne, de St-Euitache, cht' peaux palmiers, 14 jura 1830, CHAS.F.PRATT fc FRERE A VENDRE PAR HENRY W.WELCH, Au Quai d'Hunt : 10,000 M,NOTS ^ I GER d\u2019une qualité supérieure, Quebec, 4 |Uillr;| 1816.U EL, bouteilles à vit» BLED ETRAN- gotidn.n de clmrbon, fleur, chaibon et ble, à vendre par les soussi- gnéa.10 juin 1636.JAS.HAMILTON & cie.Quai d\u2019Irvme.Par A VENDRE.MAXHAM & BOURNE.AILE,\tRésine,\tPeinture verte, Porter,\tGnudioi.\tnoire, brune et Pierre-bleue, Vernis,\tblanche.Genièvre, Brui,\tFil à cordonnier, .Moutarde, Térébenthine, Papier, Chandelles, Goudron do Chapeaux.Savon\tcharbon.AUSSI.Dowlas, toile & voiles, toile à draps, osnaburgs, toiles fines, fcc.&«\\\u201417 juin 1836.RUM, SUCRE.CAFE\u2019, GINGEMBRE, ACAJOU (If I.i Jamaïque, &ca., maintenant en débarquement de l\u2019Osprey et de l\u2019Age-noria, de cette Isle, et A vendre par LESLIE, STUART & Cie.27 juin 1836.\t(Quai de Gmidie.A VENDRE.30 B^AÜTS sucre blanc supé- 890 bottes et demi do.Savon de Liverpool 300 do.Vitres 100 quarts doux de Fer battu f>0 balles Toile à drapa de Dundee et Osnaburgs 30 quarts* Aile (i\u2019Ecosae, 10 caisses Vin d\u2019Ü- - porto 43 caisses Shear double meilleure qualité, .Mill Pick, Acier Octagonu à couronne, à ciseaux et à outils tranchan*.40 paquets Acier fondu L meilleure qualité 40 do,\tdo.\tC C N D do.40 do.\tdo.\tde Suide do.Quelques caiaaeaHachea supérieures (garanties) AUSSI Récemment reçus par ILiutaus de Liverpool.Noir de fumée, Pierre-Bleue, .Mme de plomb, Alum, Peinture blanche, noire, rouge, jaune, bleue et verte, Anow-root, Gimgembre en poudre.Vernis copaj, Bleu à laver impérial, Chicorée, Moka, Colle-Foite de Briatol, d\u2019Ecoase et de Kuasie, Huile de Un double bouillie, Souffre en bêtohs et en fleur, Fil à saumon, Ficelle à coudre, peaux de chamoia el à doubler fcc.fcc.fcc.23 juin 1836.\tJ.AT.FRASERfceie.NORMAND ET BRETONS.[Extrait des\tBretons, par Emile Sou- viîstkb.Nous n\u2019uvons pus besoin de recommander cct ouvrage «font le* fragment que nous avons donnés sufhsent à coup sûr pour en faire l\u2019éloge.] Je] m\u2019étais rendu par curiosité à la célèbre foire de la Martyre, dans le Finistère, Les pins beaux cbevanx du pays s\u2019y trouvaient réunis au nombre d\u2019environ dix mille.L\u2019immense champ de foire ne présentait qu\u2019une ruer mouvante de tètes d\u2019bouunes et d'animaux, d\u2019où is\u2019élevaient de* juremens, des cris, des hennisse-mens, dont le mélange Üinnait une inexplicable rumeur que l\u2019on entendait de loin comme le bruissement des vagues.1 Je voulais parcourir la foire ; mais pressés ll\u2019un contre l\u2019autre, les chevaux ne laissaient aucun passage.C\u2019était entre leurs pieds, par-dessous leurs ventres quelquefois, qu\u2019il fallait ! avancer ; et, dans cette mêlée d\u2019hommes et de | ch/vaux, et n\u2019était qu\u2019avec le poing et le pen-6as que l\u2019on pouvait faire sa trouée.De quelque cûté que l\u2019un se tournât, on ee trouvait face a fice avec ces tètes velues, ornées de rubans et de plumets, qui vous envoyaient au visage ; une brûlante haleine, avec un hennissement sauvage.A chaque pas, une lo irdc calcc venait »e poser sur vos pieds meurtris.Par instaus, on entendait une longue clameur s\u2019élever; on voyait des chevaux se dresser debout, furieux j et les crins hérissés.Alors une impulsion immense était imprimée A la foule entière, et, entraîné malgré soi dans cette marée, on roulait milieu des no mm \u2022.*« et des jhevaux dont Iss Huis vivans vous emportaient au loin.J\u2019avais à peine fait quelques pas que je me trouvai mêlé 6 une de ces bourrasques passagères.Après m\u2019en être tiré avec beaucoup de peine, je rebroussai chemiu, tout effrayé, et je me réfugiai dan* l'auberge, décidé A tout regarder do seuil.J\u2019v Ami*\tquelque teins, promenant me» regards sifr cette ETitie confuse let variée dan* laquelle on voyait s\u2019agiter pêle-j mêle les habits de toile blanche des Bretons, les blouses bleues des Nornnndset les vestes brune* \u2014Ah! tu parles français, toi?dit-il.C\u2019est bien heureux.Eli bien ! voyons ; combien veux-tu de ta bète?Le paysan ne répondit pas, et se mit à refaire tranquillement un r des tresses de In crinière.\u2014Peqnenxen or quczer.q i (combien votre jument :) répéta l\u2019entremetteur.Même silence.\u2014Alt ça ! quelle langue entend-il donc cet mal-là ?cria le Normand, Bervic se détourna comme s\u2019il avait deviné qu\u2019on lui parlait ; il parut inquiet, et regarda alternativement Michel et son compagnon.Petra a laver an aoutron ?( que dit le monsieur ?) demanda-t-il A ce dernier.L\u2019entremetteur le lui répéta eu breton.B >r-vic pencha la tête pour écouter, mais parut u\u2019a-V(/ir saisi que quelques mots.\u2014.Ve a zo bousard ! (je suis sourd) dit-il en haussant les épaules.\u2014Il est sourd ?dit Michel, qui entendait le breton aussi bien que son interprête, t^ue le I diable emporjç la brute ! on ne pourra pas lui faire entendre- un seul mot.1 Le paysan sourit au maquignon, et lui répéta | dans son mauvais français Moi suis sourd.! sourd.i \u2014Eh ! je le vois bien, sauvage, réponJit Mi- | chel.Il s\u2019approcha de l\u2019oreille de Bervic, et lui cria len fiisant un porte-voix de ses deux mains :\u2014 ; Combien ta jument ?¦\t\u2014Mills franc*, répondit Bervic en breton.^ L'entremetteur répéta le prix au Normand, j Celui-ci haussa les épaules, et, par habitude, comme si le vendeur eût dû l'entendre, il a\u2019é-;cria :\u2014Excusez, mille francs ! ta jument lait des ! écus de cent sous, à ce qu\u2019il parait ! Mille francs pour un cheval qui n une tête comme ça !.tu I veux te gausser de moi, vieux farceur.Bervic paraissait suivre avec attention les |gestes (lu rii», et, uomina «\u2019il «Al deviné qu\u2019il se récriait :\u2014Beau cheval, dit-il, beau che-val.Et il montrait sa jument avec complai-j sanre ; il détaillait se* perfections, en parlant tantôt français, tantôt breton.A chaque éloge ,\t,, .\t.-.-: ., \u2014, ~\tirauçaij», laniot ureion.a enaque eiuge des Poitevins; je me plaisais A suivre les die- Michel opposait une critique, mais Bervic n\u2019en-vatix qui quittaient A cliaque instant le champ |j tendait rien, et continuait toujours.\u2014Décidément il est sourd comme une cruche ide foire pojr aller s\u2019essayer sur la lande voisine, lorsqu\u2019en regardant plus pré* de moi, mes veux 1 's\u2019arrêtèrent sur une magnifique jument pi icée1 à pou de distance de la porte de l\u2019auberge, et1 dont la beauté me frappa.Elle apparierait à la forte race que nourrit le Lionais, et tout en elle respirait cette viguenr calme et sûre d\u2019clle-méme qui semble être le cachet de tout ce qui naît sur le sol de la B vtagne.Je ne pus iuYni-pécher d\u2019exprimer mon admiration au lavernier, qui se trouvait A mes cô'és.\u2014C\u2019est un bel animal ! monsieur, me répondit-il ; aussi M.Midi.'! a dit qu\u2019il aurait à (oui prix.\u2014Qu\u2019cst-ce que M.Michel ?\u2014C\u2019est le maquignon avec lequel vous causiez ce matin.Je me rappelai, en effet, avoir déjeûné avec un homme frais et blond que j\u2019avais remarqué A son accent normand et A la politesse avec laquelle il s\u2019emparait des meilleur» morceaux A table.\u2014Et qu\u2019attend donc M.Michel pour faire son ma relié ?demandai-je A l'aubergiste* \u2014lêue la foire soit plus avancée.\u2014Mais si la jument est achetée par un autre?\u2014Oh ! i! a l\u2019uni dessus, monsieur.Michel comprend son ailàire.voyez-vous ; mais le vieux Bervic est encore plus malin ; c\u2019est un homme qui vendrait le paradis au bun Dieu.Ce sera un marché curieux A voir.Ces mots de l\u2019aubergiste piquèrent ma curiosité ; je résolus d'étre témoin du marché de la : belle jument.J'attendis long-lems.Ce ne fut | qu\u2019au moment où la foire commençait A s\u2019éclaircir, et lorsque les paysans qui appartenaient aux communes les plus éloignées «\u2019étaient déjA retiré*, que je vis (Michel s\u2019avancer vers l\u2019auberge.Il causait avec un paysan qu'à l\u2019éperon soudé A son soulier gauche, et A sou fouet croisé en bandoulière, je reconnus tout de suite pour un entremetteur.En passant devant la jument, Michel s\u2019arrêta, et dit à son compagnon : \u2014Tiens, je n\u2019avais pas vu celle-ci ! Il h regarda quelque teins en sifflant.\u2014C\u2019est dommage, dit-il, qu\u2019elle ait la tète bretonne.Ces têtes !*\u2022\u2022\u2019ça a fair d'une mesure d\u2019avoine au bout d\u2019un cou de cheval.Avec ça la plus belle béte perd son prix.Je donnerais cinq cents francs de la jument grise.\u2014Chut ! lui dit l\u2019enlremeiieur, le paysan vous entend.\u2014Qu\u2019est-ce que cela me fait ?Je te dis que je donnerais cinq cents francs de la jument si on voulait lui changer la tète ; mais comme elle est, je n\u2019en donnerais pas la moitié.Pendant toute celte conversation, qui avait lieu A deux pas du vieux paysan breton à qui l\u2019aubergiste avait donné le nom de Bervic, celui-ci était demeuré immobile et ne semblait avoir rien entendu.Ce ne fut qu\u2019au moment où le maquignon s\u2019approcha davantage, et se mit à tâter le cheval, qu\u2019il parut l\u2019apercevoir.\u2014Vous vouloir acheter mon cheval ?dit-il à Michel en souriant.Michel le regarda avec surprise.dit le Normand A l\u2019entremetteur.\u2014Il paraît, lépondit celui-ci.Michel baissa néanmoins la voix.\u2014Tu vas lui proposer trois cents francs, dit-il ; coûte que coûte; il làut que j\u2019aie la béte.Il s\u2019approcha ensuite du paysan, L\u2019i nt emetieur lui répé a la somme en breton; mais il ee récrin a son tour.Il recommença I énipnéraiioii de toutes les qualités de sa jument.Michel se mit A l'examiner de nouveau avant de proposer un prix plus élevé.\u2014Elle n'est pas poussive au moins ?dit-il.l/i question fut traduite et criée au paysan, qui jura, par Jésus et la Vierge, que la béte j ii'était pa» poussive.\u2014Ni morveuse ?Nouvelle affirmation.\u2014Ni fourbue ?Affirmation p\u2019us énergique que jamais.Le père Bervic assura également que sa jument ne mordait ni ne ruait ; et il fil voir sa bouche, souleva ses pied.*, la fit marcher el trotter.Pendant tout ce tems, de nouvelles propositions lui avaient été faites par Michel, el à chaque écu que celui-ci ajoutait à son prix proposé, ou que l\u2019autre retranchait A son prix demandé, tous deux se frappaient dans la main pour confirmer leur proposition et la signer en quelque sorte.Ils étaient d\u2019accord, sauf quelques pièces de six francs, lorsque Michel dit tout-A-coup :\u2014Comment ta bête porte-t-elle ?L\u2019e itremetteur allait repéter la question, lorsque Bervie détourna la tête du cheval, et la montrant au maquignon :\u2014Bon* yeux lui dit-il.j Le maquignon sc mit A examiner le» yeux, i dont il avait oublié de s\u2019occuper.Le paysan 1 diminua eiisuiie, s m prix de quelques francs.1 Ils élaient près de conclure, lorsque l\u2019iJéc de faire monter le cheval revint au maquignon.Il dit à feniremctieur d» l\u2019essayer, et celui-ci éten-1 dnildéjA la main pour saisir la crinière ; mais Bervic ne lui en donna pas le terns.Il se mit A courir en tenant et faisant trotler sa jument | en lesse.Michel le suivit pour observer la marche de l\u2019animal.Quand il l\u2019eut rejoint, il lui proposa un écu de plus.Le paysan parut limiter un instant : puis enfin il se décida.1 *-* ' ^ *1 Ali ! le scélérat m\u2019aura trompé., .s\u2019écria-t-i en »e retournant vers la jument.I.\u2019avez-vous montée?lui demanda l\u2019aubergiste d\u2019un air goguenard.\u2014Non, Pourquoi ?\u2014C\u2019est que !a béte a une mauvaise habitude : ehe ne peut souffrir ni cavalier ni harnais, et Ion n\u2019a jamais pu en rien faire.Le Normand se détourna vers Bervic, qui était tranquillement appuyé sur non pen-bas.\u2014Je ne prendrai pas ton cheval, vieux coquin ! s\u2019écria-t-il furieux.» \u2014On ne peut pas forcer le monde, répondit paisiblement Bervic ; mais alora les arrhes seront A moi.Quarante francs font du bien A un pauvre chrétien.Michel écumait de rage.Il levait sa cravache pour couper la figure du paysan ; l\u2019aubergiste le tira par le bras.\u2014Ne frappez pas, monsieur Michel, lui dit-il à demi-voix ; le vieux a été le meilleur lutteur de Cornouailles : c\u2019est un corps de fer.Croyez-moi, prenez la bête; elle abolie apparence, et puisqu\u2019on a pu vous la vendre, vous pourrez bien la vendre A un autre.Michel résista d\u2019abord ; mais il finit par se laisser persuader, et, après force malédictisns, il paya [a somme promise.Bervic la recompta trois fois, l\u2019éplucha écu par ecu, se plaignit de ce que trois pièce* étaient mal marquées, et empocha le tout avec de grands soupirs et de fort mauvaise trrâce.On eût dit que c\u2019était lui qui se trouvait lésé.Cependant Michel était entré dans l'auberge en maugréant ; le paysan l\u2019y suivit, et vint se placer vis-à-vis de lui.\u2014Eh bien ! que veux-tu encore, voleur ?\u2014C\u2019est l\u2019usage que celui qui nebète paie tin coup A boire, dit le père Bervic d\u2019un air cA!m.A ce dernier Irait, nous partîmes tous d\u2019un éclat de rire, et le Normand sortit fu ièux.Bervic attendit encore quelque tems, el se retira en i;rognnnt.Comme il partait, le tavernier nous le montra eu doigt en secouant la tête avec une admiration * profonde.\u2014YoilA un h»mm; ! dit-il ; il volerait un huissier, si c\u2019était jKissible.Il a l\u2019air d\u2019un christ da carrefour ; mais c\u2019est un démon baptisé.La doublure de grosse toile a usé le drop fin.EXTRAITS DIVERS, DCS JOURNAUX FRANÇAIS.ACADEMIC DES SCIENCES.Séance du 21 mars.Lettre de M.Karsten A M.de Humboldt sur électricité du contact (en Allemand).On donne l\u2019analyse suivante des ojiinions exprimées dans cet ouvrage : 1\tc I.es métaux et peut-être tous les corps , solides deviennent psitifs dans les fluides, et le fluide dans lequel ils sont plongés prend l'électricité négative ; 2\t= Un corps solide qui est plongé à moitié dans le tlimle présente une polarité électrique.La partie plongée possède alors l'élrctricté positive ; et celle qui ne l'est pus, l'électricité né-gafive ; j .\u2018J - Les corps solides présentent une grande i différence dans leur force éleclromoirice parrao-! port au même fluide, et cette dillèrence est la : véritable cause de l\u2019activité électrique, chimique et magnétique de la cliatnc galvanique.4\t= Si deux électroinoteurs solides, mais Je diflérente Ibrce, se trouvent plongés dans le même fluide sans se toucher, l'électromoteur le plus faible devient négativement électrique, l'autre positivement ; 5\t- La moitié du plus faible élcctroiroteuc qui déborde le fluide, montre pareil\u2019cmen» félec-trici'é opposée A celle de sa partie plongée, c\u2019esl-A-dire l\u2019élcctricité positive ; 0 = L\u2019activité électro-motrice d\u2019un fluide dé-pen J de la propriété d\u2019étre réduite par deux élcc-tromoteurssolides de diflérente Ibrce A tel état que les électroiuoteurs solides eu reçoivent des électricités opposées.En générai, tous les fluides qui sont de mauvais conducteurs pour l\u2019électricité, possèdent la propriété qu\u2019on vient de signaler, mais non les fluides qui ne conduisent pus du tout l\u2019électricité (les huiles, etc.), ni ceux qui «ont de bons conducteurs (le mercure, les métaux en fusion, etc.) Cependant l'intensité de la iorce électro-motrice d(« fluides ne dépend f , pas seulement de la conJucibilité plus ou moins Le marché lut ; imparfaite, mais encore d\u2019autres rapports non conclu, et des arrhes données par Michel.Tous ' \u2022ufiisammént connus jüsq'u\"à ce jour, trois s\u2019acheminèrent ensuite vers l\u2019auberge, pour '\t7 - Les effets électromou -T-\t.\t, «.ça «riii-ia ulectronioieurs de deux mé- ratilter le traité en buvant selon l\u2019usage.Comme I taux qui forment une chaîne Icrmée dans Je i lo nntrmnnt La la ua\tl.**»**» «\u2022*«*\t.* .! _ « n \u2022 »\t.n « .\t.ils entraient, le tavernier lança sur Michel et sur i Bervic un regard curieux.\u2014Eh bien ! qui a trompé l\u2019autre ?dit-il en riant.Le breton est enfoncé, s\u2019écria Michel ; j\u2019ai la bête pour cent cinquante-deux écus.\u2014Pour cent cinquante-cinq, dit vivement Bervic ; vous avez dit cent cinquante-cinq.Le maguignon fit un saut en arrière, et demeura stupéfait.\u2014Eh bien ! eh bien ! dil-il, tu n\u2019est donc plus sourd, toi ?\u2014On n\u2019a pas besoin d\u2019être sourd pour boire un coup de vin, répondit le paysan avec un sourire où la raillerie se voilait sous je ne sais quelle bonhomie grotesque.Michel se frappa la têt* de ses deux mains.\u2014 même fluide sont fondée sur l'excitation et la neutralisation continuelle d\u2019électricités opposées qui ont lieu dans le fluide.Ils sont engendrés par l\u2019action électro-motrice du plus fort et du plus faible des électromoteurs sur fluide : ifs «ont accélérés par le contact immédiat des deux électromoteurs solides lorsque ceux-ci sont boas conducteurs.8 ° Les changemcns chimiques qui ont ligu dans le fluide sont, il est vrai, en rapport avec I* neutralisation des deux éledr.icités produites p*r le* élémenssollides de la chaîne, mais ces cban- Emiens et la neutralisation ne se comportent pas utuellemer.t comme cause et effet.9 c Dans le sytiéme de chaînes qui furmsat 1» Juillet, LE CANADIEN' 1rs Cumin's si(léraln observait en pareil cas avant l'émbli>s \u2018inent de l\u2019upparei», parce qoe les bouillons qu\u2019on letir dlstrib isil ne pouvaient, eq raicr«é ft toutes ies lèuiines esclaves qu\u2019il contenait Tpua les «»ran !s personnages du l\u2019empire ont *«uvi cet excuipV ; et 1rs hahiians de T.-hérain \u2022> ion n «\u2022, Vss;iya-i-ii «le détromper Adami.Cel\"'-ci «lé- j miisa h-s sen'ituens, unis étant parvenu à sc , |*iirc donner pur le .S imt-Siège une mission dans ! !c Levant, il « hereha à répandre ses erreurs, et | parvint ft le «inculquer au patriarche d'Antioche, '* Jes Grecs Melchiie», Agab Matar.j \u201c On célébra \"n lïOt*, le synode dit d\u2019Anlio-cho, mais qui eut lieu au motiasièro tic Carcaph, ! diot è*e do Béryte.Adami rn fut l ame, ois'at-I tacha ft y cop er ce qui s\u2019él.iit fait ù Pisloie, en | évitant iiuitelids de pn-nancer le n »?n de ce sy-! no le.Il eut s 'in de rédiger le» actes du synode en arabe, cans y joindre la version latine, comme le \u2022.«mlnit l'i*s!g«*.Les actes n- furent point envoyés au Saint-Siège, comme cela est preset it.* et ainsi qu\u2019il se fait toujours.Ce ne fut qu\u2019en lo!0 qu\u2019on ics imprima et qu\u2019on les répandit dans 'out l'Orient, avec une approbation sui prise ft M.Gandolfi, alors visiteur apostolique au Mont-Liban.Cepen iant des bruits vague.» mais sinistres avaient pénétré en Italie, il Ih lut du temps pou: éclaircir les faits et pour obtenir tes loca-un n» néee-»aires.Un exemplaire du synode, traduit en italien, fut envoyé ft Rome p *r !c patriarche actuel «les Grec-» Melchu» \u2022«, Maxime Ma/Jum, qui certilii que celte version était etm-lortne ft l\u2019original arabe.Cette version soumise à l\u2019examen de l*.Congrega*ion chargée de «le la correction des livre* de l\u2019église d\u2019Orlcnt ; et c\u2019est sur le rapport qui lui a été fait, et sur l\u2019avis unanime des cardinaux, qu\u2019est intervenue la condamnation que nous avons rapportée.Le patriarche Mazlum a déclaré adhérer à la censure, et » promis «le faire cc qui était rn lui pour empêcher que les décrets «lu synode ne t\"t *'»m mis ft exe**«tV-«».*u» n\u2019ofoin* «-o« pv foup autorité.K\u2019all.icbeuîbnl du clergé et des lidè-1*3 du Mont-Liban ft l'Eglise romaine donne lieu t'espérer en effet qnc la tentative d\u2019Ailami n\u2019aura pas de Huile.\u201d nialre colonial aux commissaires royaux que par le discours «te son Excellence ft la clôtme de la \u2022emièro session et la subséquente violation «le dos droits constitutionnel*1, en disjmsani «les r« -venus pub ics ksiis ie CiUHentecnent de lu chuiubie ^ .î\u2019ussetnblée (la veule aut«>rité légale pour aut-ri»er l«* déboursement «le n«»s argetia) que le mê , «ne odieux sy-nèiiie de nial-admiiustratum^ et i .!\u2019irreHpon*abtltté «levait être continué et qu\u2019on devait y per>évé.er malgré nos nombreua s, plainte-1, requêtes et proûu» a «*«* suj1*!.I (tés du, sur motion «le Patrick Baker, secon-1 lé par Pierre Héliert.t^o\u2019io-x nombreux griefs et oeles d oppres jsionditnt nou» nous sommes plaints avant quel le Comte de Goslonl fut itottimé pour venir ad-1 mini*tr«*r ti\"» afithe», nous avons mainietiant à ,ji,uier la deür etiou et l\u2019anéantissement total de to'ite^ nos école», la perte du peu «le corporation* municipale* «hint cette province jouissait et de l i mesure législative inlioduiie c: pas-Uée par nos teprési titans pour améliorer l\u2019état de la judicature en cette province et aussi du hill pas-é par !.* même corps pour compléter le canal de Chambly.'! Ré-ii'u.sur moti >n de Pierre Hénault.secon-jdc pat B a zi le Robert.(|iir c.\u2019i-st avec dc-i sentimens d'une juste indi-nous voyons que nos vies et n ** 1836.dants célèbrent aujourd\u2019hui faiunversaire ft l\u2019autre bord de» ligues.Résolu sur motion de François Trépauier secondé par Pierre Hébert : (|ue nous saisissons cette occasion «le recon-naitre le.» aervices éminens que M.Roebuck notre agens el M.Joseph Ilntnc nous ont rendu», que itotiR le» remereions ainsi que M.Daniel O\u2019Connell et M.Warhurlon et tous les n-mis «lu Canada «lans la chambre «les communes pour le zèle qu\u2019ils ont déployé en défendant nos droits, et que nous pti un ces messieurs «le vouloir nous continuer leurs services aussi !ongt«*nis «pic nous ne jouinm» pas de» avantages d\u2019un bon gouvernement et «pie nous serons privés lies privilège» les plus essentiels ft des sujets britannique».Résolu sur motion de Jacques Catadul, secondé par Pierre Hénault.t^ue nous espérons que nos compatriotes de» atiTes comtés «le «\u2018«'lie province qui ont fait enurt?commune avec noua en défendant aussi longtemps et aus>i noblement nos droits constitutionnels, voudront bien «l»na une crise aussi importante que celle-ci venir en avant cl se prononcer sur l'état de notre patrie commune et par là prouver qu\u2019i's ne supporteront pas patiemment eette ilégndatii n et c« ttc oppression politique dont ils ont été ainsi que nous les victimes depuis grand nombre (l\u2019anné s.Résolu sur motion d'Antoine Met rizzi secondé pur Patrick Daiker.Que nous partageons l\u2019opinion que l«* système féoila! e>t excellent et peut-être le nu-i'auir on y on» la perte répétée plusieurs fids «lu bill ij pra,jq\u201ec ,j,nj ses résultats lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019éta BAS-CANADA.A une assemb\u2019ée «les Franc-Tenancicis du comté de l\u2019Acadie, tenue au village de Nnpicr-ville, ce quatrième jour du mois de juillet l\u2019SG, suivant l\u2019avi» qui en a été donné aux «lifiéren-tes portes «l«*a église* du comté et aua.M suivant l\u2019avis de convocation inséré dan» la Minerve cl le ^indicator.\u2014Jiis.-ph Grégoire, écuyer, fut appelé nnaniincine.it au fauteuil, J.Bte.Do-zois, Jacques David Hébert et I r,'.,w F.tier, écuyers, furent nommes vice-présidens.Messieurs J.Bte.Ttuu\u2019eau et Eugène Ecremci.l furent priés d'agir comme secretair« h.Alors le président expliqua le but de l\u2019assemblée et dit que comme on avait notifié les deux membres «lu comté de sc trouver pré-eos A celte assemblée, il s\u2019en rapporte à ccs messieurs j pour détailler plus ou long l\u2019étal^actuel «le la ;.o-l,tique du pay-* \u2014 Alors C.H G, Côté, écuyer, s\u2019avança et lût «ians les deux langues une lettre i .le M.Hotchkiss, écuyer, donnant des excuses ! pour ne par pouvoir être présent lui-méinc à 1 cette a six m hé.; de scs constituons vû que des i affaires «rime urgence extraordinaire et inattendue le forçaient de ne pouvoir lais-scr sa demeure cc jour là.\u2014M.Côté continua ensuite ft donner au long l\u2019explication du vote dos subsides lors de la dernière session et puis il fut suivi par M.Thomas, Editeur du Misi'nquoi Post, qui s\u2019adressa A l\u2019assemblée dans la langue anglaise\u2014 après quoi l\u2019assemblée passa unanimement Ica résolutions suivantes :\u2014 Résolu, sur motion de Jean Rodriges, secondé par Jacques Catutai, Que dani lous les pays qui jouissent d\u2019un gouvernement représentatif ou qui font des efforts pom augmenter la responsabilité dans leurs institution*, c'oat un pruicipe salutaire que le peuple doit s\u2019assembler de temp* ft autre pour considérer Ici actes de scs serviteurs publics ainsi que -«a cou.lifion sociale et politique, et exprimer et faire connaître s«m opinion sur cet état de choses, pour servir de guide et d\u2019exemple ft tous ce«ix qui ont A cœur la prospérité de ce pays, et d\u2019encouragement pour ceux qui luttent avec nous contre un système colonial rempli de vices et contre le» difféten» abus et grief» qui en découlent.Résolu, sur motion d\u2019Antoine Merrézzi, secondé par Charles Hunt.Qu'apré» à peu près un demi siècie de désordre et «le mauvais gouvernement et une suc-ces-ion d\u2019fotmtncs mal-intentionnés qui comme le» Craig, les Dalhowsie et les Aylmer ont tyrannisé et opprimé ce pays, notre espoir «\u2019est ranimé lorsque nous avons appris la nomination d\u2019Arch'bald Comte de G«wford, comme Gouverneur en Chef de cette colonie, et que notre espérance s est fortifiée par le discours de son Excellence à l\u2019ouverture de la dernière sesnon, et que nous croyions fermement que cet état dé-plorab'e des affaires allait bientôt cesser et être remplacé par un gouvernement dont iss trait» pa'oé par la chambre pour donner pouvoir aux différente* parois»!\u2019» ou totvnsli.p» de cette pro-, vioce d\u2019é ire leurs officiers pour rég'er leurs al- j fuies locales, mesure dont presque toutes nos sœurs colonies retirent «le grands avantages t; ussi b perte du bill de» chemins i l p mis ainsi que bien d\u2019autres mesure» utiles demandées par h - circonstances du pny» et le besoin «le ses ha- ; bit.yen» constitutionnels de leur ressort pour obtenir ces diverses réformes Résolu, sur motion de Joseph Lamcureux, écuyer, secondé par Jean Rodriges.Que quoique ce soit toujours avec tegrct que nous voyons aucune différence d\u2019opinion dans la brandie représentative de la legislature surtout d .ns uno rri«e aussi importante que celle-ci, cependant la division dan» la dernière session du parlement provincial sur la question «le» soi*- aiJts .ou» a donné les moyens de connaître les vrois amis du pnys, et tandis que nous sommes forcé» de désapprouver la faiblesse d\u2019.me certaine portion des membres, nous nous faisons un devoir *arré de donner notre approbation et de blir de nouvelle» terri»,et que les rente* seigneuriales telle» qu\u2019on le» fiiit encore payer dans quelque» seigneuries de celte province sont extrêmement modérées, mais que celles qu\u2019or.fuit payer aux censitaires de» diverses »«ign.*nric» de ce comté sont exhorbitantes et que nos habi-tan» sont incapables de payer de si hautes rente», que nous sommes aussi d\u2019opinion que le système féodal tel qu\u2019il existe ici quoique mitigé de se.» anciennes barbaries, mais toujours accompagné d\u2019une quantité ii.n-untrable d'abus et de resirie-ti.mr est incompatible avec l\u2019état actuel de la société en Canada, que c\u2019est un «le* grids sur lequel le peuple ne s\u2019est pas encore assez appej sauti et qu\u2019il devrait faire tout son pouvo\u2019r pour sc «iébarasser d\u2019un fardeau aussi onéreux que celui-là.Résolu sur motion de Joseph Laïuoureux secondé par Patrick Kelly.Que nous ne connaissons rien qui puisse paralyser l\u2019intérêt commercial et PinduMrie d«*R habitons de cette province, plus que le droit de» lo.ls et vente, que s\u2019arrogent les seigneurs de ce pays, ainsi que certains droits de banaii'é et de servitude qu ils imposent à leurs crnsitaires; que nous n\u2019entendons prsles priver de leurs juste* droits et que nous désirons s ncèrement qu\u2019ils suif nt dédommagés de leur perte par une compensation juste et honnête.Ré®olu sur motion de Jacques Pébert secondé par Pierre Hébert.Qu\u2019il soit présentée une humble requête aux trois branches de la législature provinciale, A la prochaine session pour exposer les grief* dont nous sommes arc «blés par le système féodal que l\u2019on met en pratique dans le* diverse* seigneuries de cc comté et que nous prions I».H.Lafontaine et A.N.M »rin, Fxuyers M.P.P.de vouloir bien se joindre nux deux membres de ce comté, pour appuyer cette requête a«iprè* de la flnrr-foe d\u2019assemblée et que cet acte de leur part augmentera s\u2019il est possible le tribut de reconnaissance que nous leur devons déjà p«>ur le» service* innombrables qu'üa ont rendus au pays.Résolu sur motion de Bazile Robert secondé par François H.Remillard.Que nou» prions les éditeurs de la M n^rve, i Ju Vinéicaior, de l\u2019Echo do Pays, .lu Misais-'quoi Post et du Canadtrn, de vouloir bien in?é-! rcr dan» leurs journaux les procédés de cette a» \u2022 1 semblée.Ré*.)lu sur motion de Jean Uodrid secondé : par Joseph Lefi\u2019bvre.Que cette assemblée vote de» rcmercimens au président, pour sa conduite noble et indépendante tout le temps qu\u2019il a occupé le fauteuil.De I Echo du Pays.\u2014 Un ami du journal nous a remis pour l\u2019im- ,\t.i_\tpression une eopie de l\u2019édil du Roi ordonnant et tsamsuer oubliQMmem I «lim.et '\" C-nti ncc\t,c >cM tles\tc\u201e r'.\"'T, d!!r, \"j:?\t\"ü?\u201d.rrLn\u201dc.'\":?.**>««\t« «k.^ «««.n,,,,.SÜ .U MUTememén.ilei ilklimlioD.foe-1 Jtur Je l> rivière, tl .'élut allégé p.r loul le.B c#mc.én8lK|nt, seraient U jn«iiM ell.rt.p«n-¦n.IlM rwmant nu« \u2022\u2019il.¦'éuicn.pu p*vé«du I moyen.pouiMo, nui.il n» pol «\u2019.Ttntier 1 s«bilité\u2014mau Cine e es.« wre le plu vif régrçl B SJÏ»n^W«r,^4u«i.Au fon 5.ulteldd* de .Sibln.U.Ire mai .élé bii p.Jn-.1, pour obtenir de lui qu\u2019il demmidût nu e\u2019n-mandant, e la station nnvftle de l\u2019ensacoc* de,.\t.\tj,, qu.,| vayer un bailment de gue.re assez léger pour h -1 0 4.; ltd |V .!cr, «ndii, rn.l™ nom*He \u201e«.* pouvoir entrer dans h nvic.e.\tU\u2019nis.Crpendant deux j mus aprè», iUlevi au rang I Que ie que soit !.i cause du délai de plus de de maj ir da la v ile l\u2019officier qui nvmt conçu et Irn-1 1 inois et demi qui s'écoula entre lu demande et IJ me nu te con» moi m, et dont lo zèle étau si ardent soil exécution, il e.*t vrai de dire que le « iVre ,|T,\u2019d .'Vtait vaxté, d»u* un onf.', d\u2019être l'auteur et lo Jefferson n\u2019arriva en vue du port que le 3 uni.| K'ni ipsl iusiriiiner' d m au.ai atroce projet.L'offieier qui prit terre fut, au mornent où il i 'iuo do.t.ou co.icJu.-o de ces luits ?tjoe n les ci-pissait n barre, Iran deré de son « août dans rc '\t' ¦ ms n on» pas é;6 nnimcré*, ca C\u2018 jiti du e ipiiaina du port, et un officier d\u2019onlot.-mure fit envoyé avec lui pour le surveiller, autre olH ier fut dépêché duMtiinenl; il fit ¦ a -i en mettant n'ed 4 terre et amené de va ni le rominandanl militaire, sans qu\u2019on !.;i perniK de communiquer avec le coi su1.L\u2019équipao'.* du eanoi lut antenu au corps de garde et retenu prisonni qui ont prccédo h dcrniôro : q'i il ( xuminc lus votes enrégistré* contr** a \\ p rîitique jf Anivé tn ville, il se rendit chez le e.omoian.îant d\u2019alors, il trouvera preequ** !,,3 mêmes j militaire en compagnie du eonsu* de sa n.ition.noms qu\u2019il trouve sur Je* livrer de ro.'-\u2019so-1| Là, sans autre *'érén,'.n:**, il leur fut sumilié que dation constitutionnelle dont t! est un des ; ,1\u2018ll:\"\u2018'\u2019\u2018\u2019l1'\u2019\"1'1 en,r\u2018r 111 p''\u2018\"ie.Lue .\tij eorrespnudance fut en conséqucnee ouverte en- c ,c\tj tre le consul et le commandant militaire.Le Quant nux réflexlions tri'.in!e» qui consli-üendeiiiiin.pendant eef éshang.* do ieitrc\u2019, un tuent lo restant do l\u2019nrliclo, oü -* jurent avec la gravité de l\u2019éurivain, et ou a |i ut de s'étonner qu\u2019clies .soient sorties de ¦-!*.plume : quandoque boum dur mitât Humérus.La compagnie Dramatique de M.Ward! n\u2019a pu jouer mere ocs, ces M cssieui co jour-là, plus tard Hier nu soir In representation promise a eu lieu.N\u2019aynnt pu y assister, nous ne pou-j vous en rendre compte; mais on nous rapporte que l\u2019exécution des pièces répond par-! faitement à l\u2019idée qu\u2019avaient pu en faire non-\u2019 revoir les éloges des journaux de Montréal.; Lo public de Québec, sans aucun doute, don- j norn nux ellorts do M.Warp l\u2019encouragement qu\u2019ils méritent,\ti Outre le théâtre, nous allons avoir un Cirque1 monté aussi sur tin pied très supérieur, et ! qui va se camper en dehors de la porto St.I Louis, vis à-vis de chez M.J.Stewart.Lej Cirque s\u2019ouvrira lundi pour six j«*ur8 seulement, Voir les oiTiciies.n'a la liiuto mexicain.c.j auto.ité* ni du gouvernement MARIES.A K -mouranka, mardi 12 ro uant, par Momiei-r;su en l'un venu iigii, Lvèqu - de .luli.ipobr, (ikoqgi ntsiuiiAT.-, P.eiu-r, de cette cité 4 I».ll.-nnrttr.fille amée u\u2019Amablr IVennr, l>uiui de K inioum»ks.r***-^' ai\u2019\"»»\u2014- iii ^i1 Bens au vu .Scciucta.rk de i.\\ Pp.ovincr.tîuübrc.7 j'iil!**,, I83ti.f n pl.i 4 Son I.x;cl! nrr!- (,'iiireriV'iir en Chef d'* l' in; le* (ipp .iiitnn-ns su v,u*, savoir : \u2014 Myfpoute Sirusdo\tl\u2019.o.io Csuac dit Marqm*, j'inr.tu Kipb.cl S .ri, éj.iyer*, pour être t-onifn\u2019'* sires pour In tléeuiion Snuiiu .iro «le* Urnmattque de M.W ard » .,\tCrtlrc l'officier du Jeffers n, qui {'\th wgamuio .le i\u2019UIet du Por- red.soir, selon le* nnnon-\t, a8 |\u2019e*pagno!.t le com.irm lat.t mi:i- I î\" \"\u2019,n'u,1s,7: î ,, s,r c\u2018 ^\t^ Ce.üuil.s étant arrivé de Montréal, I (aire, qui ne cavait pas l\u2019anglais »(.|t avoir lieu |,lhi \u2019i'.,*\t\u2022.\u201e\t.rd qu\u2019il* ne s\u2019y attendaient.; par l\u2019intermêdi .ire d\u2019un interprète.loiroJuit j \\.*\tt.n.-rq,,'./ j-.iN-Vno 'ivfvnmfr\u2019t wTlmm La nouvelle lune, dont on attendait de la pluio en abondance, no nous u apporté que quelques ondée.', mercredi dans'lo nui:, bien ¦eui diuij ;me s ill-\\ l\u2019officier vit mtr^r L* ginml homme, mais eotnme il n\u2019avait pas d'h il.it et qu\u2019aucun ornement militaire ne révélâ t s ut | rang, i! resta assis p**n lant que le comtr/'n.lant adressait la parole.C'en fut as'cz pour le jeter dr.it : un vioî.n! accès de rolér.*, et se tooimn: v r* l\u2019interprète il lui cria dun e voix de tonnerre : \u201c Di;c3-&i de se lever,ou prtsrrre d\u2019un général \u201d Par bonheur l\u2019interprè'e avait plus .'e I.a Keas que son chef ; il so b irtut à présenter I officier au général.Le cm.sul.d ms iin-* leltre offiei-'il *, derranda | répamion .b»l'insulte fétc au pivillon amé icaiti; i il lui fo! rép/m ht ofiiciclientent, on\u2019i'cût à c .sser IVnv.ii de pareilles notes, atten lu qu\u2019il ne lo fii-l sait évidemment que pour crée;* une rupture uatiemle ; que d\u2019niileurs on lui avait déjà fai: | savoir que l\u2019espèce d\u2019arrêts infligés A l\u2019officier cl la detention de l\u2019équipage du canot ?i\"é:aiin: ¦pie des mesure* .le precaution.La carrcspomlancr toute entière du r immin-\u2018 -nt due i.:i: fiaicnlion d'insulter le ronml et en que, J-.mnno .avr.ind et William s.i \u2019ppin1, écuyers, pour Conuni*4&ir''8 po\u2019i« t Acte iatit'.é, \u201c Acte pour tiuarvoir ù l'expl.iration \u201c du I.M: St.I.ouiii et Hinres lieux.Jean Tlioma8Ta9r!iere.iii, écuyer, pour être \\wo-cif, Sollic'teur et l'.ocu-eur dnn» tout s les Cours d-.* J'.-\u2019ico de Sa Itl.ijc-'é, en cette province.Sylveptre Cotiicr.F.cuyo-, M.I).pour pritiquer h itéd.vine, b Cliirurgio cr l\u2019art t)b?lé'r que, on cet».' Province.\t\u2019 Mn K,me, fi 'nlilliamine, pour être Notaire Tu-blic en celte province.PORT DE (iUEBEC.insuflisantes pour le besoin do la terre, f.nj sa personne le gouvernement américain, il n\u2019y a sort de la rccolto de foin o*t décidée, L'\\s cultivateurs do co district, qui n\u2019ont pas do terres basses ont en perspective une disette do fourago.Les céréales n\\ a fourniront aussi que très peu.Québec et lié environs vont être un excellent marché pour lo Lin.\u2019ampico, 11 juin l$3d.\\ç Emis-U ni* qui habitent cc:tc ville.| Ij honte de I îirméc, un certain nom- ! .\t\u201e\t,\t.ier* avaient déjà préparé la sol l.-iic*- servir de ce moyen A ! égard des ^ q\u201ee K0,|S |lMir;l orjrt»Ri et P.Coudlard.Bruit hl\u2019z-ibrlli Claift, A!(lcr, do.à f.emçFuricr, do.2 du.puotc C.Dit-nit.M::r^irct, Steel, d'IIdifax, 4 ordre, do.9 do.pi ote B.\\>zim.C.ié'rtte C -rr- Clirielisn, do.4 McCallirn,* mm, .y pnuit d : pilo'e.\u2014\tl\u2019n.-perily.Pcrrr.d\u2019Antlgia, à Tucker suer.', pil\u201eto F.C jniüard.\u2014\tc r,r1-.:, F.'trop-, d\u2019A>,i'-lnt, à Goldsworthv, m.t-quereau, point de pilo\u2019o.12.Seiflowcr, H iffuan, U\u2019tlalifax, 4 Butcau, mm.4-.point de nilotn.! \u2014 Jo.'e !irr-rc», lilais, de do, ü A' iwln 2-cio.du, point r!c pi\u2019r.tc.(jüiileiic Boyjl William.Pennel, 30 jours de Terr éin.|(dote T.Cu-rodeau.\u2014\tCripantine ''nion, V.Ynuclian, 14 nvril, de la \u2022Inmrfaun àWm.Price k cio.nun cl sucre, ni.lote H.Clias-é».se |«.ier a:: milieu de 11 iviit sur les citoyens A-méricains et les assassitur iAciicment.Diuis le* premiers jours de ce moi», pendant quo i .lotrc position était préeairc, le Jeffinaon reiiot de.Pensacolc, eckà'imcut fut Incnlôl a'iivi pur la (.'-an'- ; pus et ensuite par la corvette do puerre Wnrr m.j f.-ur arrivée répaudit la joie dsnye que ri'uorè* Ica ordre* qu'il avait reçus de son gouvernement, i! ne pouvait par-iii' ttro uiienne cornmnniration entre la terre M les bàtiinei* de guerre de quelque nu.ion que ce .\"ût.Le J« ffarson étnit déjà reparti, Lo c.ipiiaino du G rompu- nuvnt alors une correrpondanco directe ivcc le commjndant militaire.Apre» échange de de plusieurs noies, dont la teneur n*a pas transpiré et que non.* nu cminaitrnn* jama'* quo par la voie de» Ftat*-Uni-, le Grampus cl le Wotren lirent voile, lai- art les citoyens dca Ltntt-Uni- a Tampico dan* le même éiai d\u2019anxié'é et de crainte.Notre humiliation e-t profonde.L\u2019nid.ffirenee avec laquelle notre g u:vernement pirali nous traite n morl fié r.ot e orgueil national.Le command nt militaire suit bien que s'il «e fut comporté de cctlc manière 4 l'éiiord «u conrul fiançai*, iébec, rue Si.Joseph S\u2019adresser à m.A.A.Parant, Notaire, vis à-viz.ladite maison ou à E.GLACKEMEYER.Québec, 5 avril 1836.\tN.P.*3% A VENDRE ou à LOUER une llltP-™- Tannerie complète evec cavee, pompee, bassin», un atelisr à corroyer et faire sécher le cuir, avec une grande cour et un jardin, aituée rue 8t.Joaeph, 8t.Roch.GEORGE VINE, No.21, rue Lamontagne.Québec, 5 avril 1836."]
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