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Titre :
L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique
Publié à Québec, L'Action catholique (1915-1962) a longtemps été le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973. [...]
Le journal L'Action catholique tire ses origines du mouvement de l'Action sociale catholique; il a été créé à l'initiative des abbés Stanislas-Alfred Lortie et Paul-Eugène Roy et de l'avocat Adjutor Rivard. L'archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin, apporte son soutien au projet, dont l'objectif est à la fois de développer la conscience sociale des catholiques et de rivaliser avec les journaux Le Soleil et L'Événement.

Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, le quotidien devient L'Action catholique de 1915 à 1962. Il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973.

Diffusé dans la grande région de Québec, L'Action catholique a été longtemps le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Son intérêt pour des sciences (par exemple, l'astronomie) le rend populaire dans le milieu de l'éducation et auprès du grand public.

Avec les années, la situation économique du journal devient précaire. Les revenus sont en baisse constante et la concurrence, très vive. Malgré son réseau d'influence et de pouvoir, le mouvement de l'Action catholique ne réussit pas à freiner le déclin. Repris en 1973 par deux hommes d'affaires de Québec, le journal devient À propos, qui disparaîtra l'année suivante.

Références

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 261-265.

« L'Action ». Dans Bilan du siècle, [Consulté le 28-11-2006]

Marquis, Dominique, « Un nouveau combat pour l'Église : la presse catholique d'information, 1907-1940 », [Consulté le 27-11-2006]

Éditeur :
  • Québec :L'Action sociale limitée,1915-1962
Contenu spécifique :
dimanche 9 février 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1941-02-09, Collections de BAnQ.

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[" a® \u2022\t.( ACTION CATHOLIQUE Organe de L\u2019Action Sociale Catholique.KciUctlon et administration : j fiuul.t'harest.Québec.\\ ,1 V \u2014 numéro (> \u201cInstuurare omnia in Christo\u201d |(.PAGES EN COULEURS Dimanche, î) février 1911 ::: ¦ Àifîte M A 4 9^ ^ \"VN^iX.V i».AC ÿ'.' - '\u2022À A.' vr».A/r'' «*4>.wmi s-JW ', v' vr. V ; çmM mm r- .¦'w l**Sk ; \u2022 ¦mm K ~*fvE- K,.$*%£ Le ski sur le Parc des Champs de batailles, à Québec voir page 15 manne Par Jacques TRFPANIER Chez nou^, il y a beaucoup de marins.Nos ancêtres, les Normands, étaient des navigateurs et des conquérants; les premiers colons, avant de devenir des agriculteurs, furent des matelots et des soldats.Nous sommes encore marins et soldats mais, depuis que la guerre est commencée, on constate que les nôtres montrent une préférence pour l'armée et l\u2019aviation et moins nombreux sont ceux qui s'enrôlent dans le service naval.On rencontre même des navigateurs de métier et des pécheurs du bas du fleuve portant l\u2019uniforme militaire plutôt que l\u2019uniforme naval.Pourquoi cette anomalie ?On peut l\u2019attribuer à deux causes : en premier lieu, l\u2019ignorance dans laquelle les Canadiens français sont des chose' de la marine canadienne, du mode d'enrôlement et d\u2019entraînement; en second lieu, parce qu\u2019ils ont la mentalité faussée en ce qui concerne le français dans la marine.Ils croient qu\u2019elle n\u2019est réservée qu\u2019aux Canadiens de langue anglaise.Ce qui n\u2019est pas le cas.C'est dans le but d'aider ceux qui aiment la mer et qui veulent servir dans le service naval pendant la duree de la guerre ou plus longtemps que nous publions les quelques notes qui suivent.V ?0 Point n'est besoin d'être en pleine mer pour apprendre comment signaler k l'aide de* drapeau* et de la T.S.F.Ce travail *e fait au* quartier* divi*»on-naire* de la R.C.N.V.R.Ce »era d'autant moin* i apprendre une foi» rendu è bord d'un destroyer.* -J \u2019 : .SS m T1535 ++&>¦ : y.- t gp.V' \u2022\u2022 fj&ï- t # A l'aide d'un dispositif spécial, le» postulants de la marine de guerre canadienne peuvent apprendre à gouverner un navire.On voit ici le matelot de première classe Tardif montrant les points de la boussole à l'Homme de roue.vices au pays et servent de nouvi u sur mer ou dans l\u2019administration na\\ .-le.Les volontaires sont ceux qui s\u2019i n-rôlent pour la durée des hostilités.Une fois la guerre finie, ils retournent à ia vie civile à moins qu\u2019ils ne préh rent demeurer dans la marine permanente.En ce dernier cas, ils doivent prendre un nouvel engagement pour sept ai ».Pendant la guerre, ces trois classes de marins servent tous indistincten: it sous un même commandement et dependent de l\u2019une de nos deux ba ¦ s navales situées à Halifax et à Esquimau, C.-B.C\u2019est de là et du min.n e de la marine à Ottawa qu\u2019ils reçoiv< nt leurs ordres.L\u2019ENROLEMENT VOLONTAIRE Depuis le commencement de la guerre, on ne peut s\u2019enrôler dans la marine canadienne que pour la durée des h< s-tilités et pour le service au Canada et Otltre-mer.Il ne peut être quest servir au pays seulement puisque ms navires sont souvent appelés à renvoyer des vaisseaux marchands jusqu'en Grande-Bretagne.Los postulants se présentent aux quartiers divisionnaires de la R.C.N V K.(Réserve des volontaires de la marine royale canadienne).Dans tout le ( ¦-nada, il y a dix-neuf quartiers divisionnaires de la R.C.N.V.R.dont tr is dans la province de Québec, deux à Montréal et un à Québec.Le postulant qui fait sa demande d\u2019enrôlement peut ne pas être app< lé immédiatement en service actif.Ixs cadres de la marine ne se rempli.1 > nt pas, en effet, comme ceux de l\u2019an: ee où il y a toujours de la place pour Je nouveaux soldats.Dans la marine, il faut tant de marins pour tant de 1 i-res.Aussi, avant d\u2019être appelé, il faut des fois attendre trois mois ou m< ns: quelques-uns peuvent être enrôlé et aopelés en service actif le jour meme.Le postulant, en s\u2019enrôlant, s\u2019engage à suivre les cours qui sont donné* trois soirs par semaine aux quartn rs divisionnaires de la R.C.N.V.K.et a partir en service actif dès qu\u2019il appelé.L'etntraînement du soir est varit Ue volontaire apprendra d'abord les ercicos militaires, le maniement di 1-sil.Quand il sera suffisamment rompu aux exercices de parade, il suivra des cours concernant les choses spéi a-les à la marine.Il apprendra à gouverner un vaisseau, les noeuds mat in -, la signalisation à l\u2019aide de la T.S 1 u des drapeaux.On lui indiquera qunl- Au début de la guerre, la marine canadienne possédait environ une vingtaine de navires de différentes catégories.Aujourd\u2019hui, d\u2019après une déclaration récente de l\u2019honorable Vincent Massey, haut-commissaire canadien à Londres, ce nombre est décuplé.En septembre, 1939, le nombre des officiers et marins de notre marine n'était guère plus élevé que 3,fi00.Ce nombre a augmenté proportionnellement avec celui de nos vaisseaux.L\u2019effectif comprend les hommes de la marine uermanente, les réservistes et les volontaires.Les premiers sont ceux qui font une carrière do la marine soit comme officiers, sous-officiers ou matelots.Ils sont en service actif en même temps de paix comme en temps de guerre.L\u2019engagement qu\u2019ils , doivent signer est de sept ans.Les réservistes sont ceux qui ont déjà été dans la marine et qui se sont retirés apres^ un certain nombre d\u2019années.Au début des hostilités, ils ont offert leurs ser- r \u2014 2 \u2014 Vol.V, Ho 6 \u2022 Le sous-officier McDonald explique le fonctionnement des différentes pièces d'un fusil k répétition Lewis.wrw wrm ^ - 'P -mÆmm wm ?' ^ >-., L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 9 février 1941 I mm V : ^ -:V; ; ¦ ¦i i**' -^'M 'Èàs*ÊP '^¦\u20225 ' V ;#^ t^tgÊÊ \u2022 Les postulants sont payés pour faire de l\u2019entraînement trois soirs par ae-m.lines.On voit ici le paie-maître donnant sa solde é un matelot.:\ti rincipales parties d\u2019un na- vii-e.Knfm, on lui donnera.autant un bagage suffisant de (\t.o en sorte qu\u2019il pourra d\"- j, rvir ivec efficacité quand il arri-oles d'Esquimalt ou de Hall' yo r p- rfectionner son apprentissage.urs plus avancés sont donnés aux élèves-officiers.LE FRANÇAIS N .av ns dit plus haut que beaucoup d\t: - ns français qui MB* c it\tpour la marine, s\u2019enrôlent dans l\u2019armée, c\u2019est qu\u2019ils y\tri s réftimnnts exclus»ve- t -français tels que le -2.1 me, les Voltigeurs, etc.Le üse se*trouv ra las ¦¦siens\", que son en Angleterre ou autre pays étranger.Mais ne, l\u2019atmosphère est et aujourd\u2019hui, il faut savoir in peu d'anglais pour pou-e d> brouiller un peu à bord d\u2019un c \u2022 : dt.guerre canadien.La raison, c' \u2019 qui nous sommes inférieurement dans le service naval ca- nadien.De plus, nos alliés sont de langue anglaise et, dans la lutte que nous livrons à l\u2019ennemi, la marine canadienne est en collaboration étroite avec la marine anglaise.Comme le rôle joué par un marin est plus individualiste que celui joué par un soldat dans un corps d\u2019armée, la connaissance de l'anglais, même rudimentaire, lui est indispensable.Tous les ordres sont en effet donnés en langue anglaise et on ne conçoit pas qu\u2019ils puissent être donnés dans les deux langues.11 y aurait manque d\u2019uniformité et, de là, manque d\u2019efficacité.Conséquemment, pour les fins de guerre, dans la marine canadienne, il faut savoir un peu d\u2019anglais; on peut ajouter, pour progresser en grades, il faut posséder l\u2019anglais d\u2019une façon plus que suffisante.Est-ce à dire que la carrière de marin est fermée à tout Canadien français qui ne sait pas parler anglais ?Aucunement.Aux quartiers division'^ires de Québec et de Montréal, il y a ues professeurs qui, enseignent gratuitement l\u2019anglais à ceux qui en ont besoin.Conséquemment, il n\u2019y a aucune raison de nous éloigner de fa marine à cause de notre langue.Au contraire, plus nous y serons nombreux, moins la connaissance de l'anglais y sera tellement indispensable.A Montréal, il y a une division de la R.C.N.V.R.exclusivement canadienne-française.C\u2019est la division Jacques Cartier commandée par des officiers de langue française.11 y a bien aussi des navires commandés par des Canadiens français mais il ne s\u2019en trouve encore aucun dont l'équipage soit to- \"LL # La marin salua toujours de la main droite avec le paume de la main dirigée vers le pont.S\u2019il a les mains sales, ce qui arrive souvent h bord d\u2018un navire, cela n'y parait pas quand il salue un oHicier.\u2022 Comment charger à la baïonnette et comment \u2022e servir d'un masque à gaz ?Voilà ce qui est démontré aus marins de* quartiers généraux de 11 R.C.N.V.R.mmmfie mm ¦wSÊmwmsm -V «SSsSh à.\u2022 *: ' ¦>: m ¦\trsaiw *dernisme agressif, surgissant dans un paysage austère d\u2019ancienne glaciation.A i temps où l\u2019homme commentait à apparaître sur la terre, toute cette Allemagne du Nord était recouverte par une éno: me carapace de glaces venue de Scandinavie.En se retirant, les glaçons ont abandonné des boues, des cailloux, des blocs de granit à demi enfoncés dans le sol friable.Au soleil couchant, Berlin surgissait tout d\u2019un coup dans un paysage d\u2019une immensité morne.Du sable à l\u2019infini, des forêts de pins où s\u2019accro-cher.t les brouillards précoces, des eaux hésitantes perdues dans des chapelets fie lacs aux contours indécis.Une colline : c\u2019est Sans-Souci, le petit château de Frédéric II.les treilles en terrasses, un grand escalier, un parc.Puis, tout d ?suite, Berlin.L\u2019avion passe au-dessus d\u2019un faubourg industriel : la S emensstadt, \u2019a ville de Siemens, siège de l\u2019industrie électrique.On la dirait taillée en pleine forêt : blocs de briques aux mille fenêtres.dédale de canaux, port spécial encombré de péniches, dépôts de matériel, fonderies, centrale thermique, une cheminée babylonienne semblable à une tour de château-fort.Doux minutes en-rupo L\u2019avion s\u2019incline.Le paysage semble basculer, se redresse, s\u2019incline de nouveau, se raporoche.On atterrit à Teinpelhof.l\u2019ancien champ de manoeuvres d\u2019avant 1914, où Guillaume II passait en revue la garde impériale; aujourd\u2019hui, c\u2019est le port aérien de la capitale.tout contre la ville.Un taxi vert, un de ces petits taxis qui, depuis vin-rt ans, méprisent l\u2019aérodvnamisme et, en dix minute*, on est à l\u2019hôtel.UNE VILLE NEUVE Berlin a sa rivière, la Spree, lente et verte, que des canaux relient à tous les fleuves d\u2019Allemagne.Elle se traîne, d\u2019un mouvement endormi, entre ses quais où personne ne flâne.Pourtant, comme Paris Berlin naquit dans une île.Au treizième siècle, ce n\u2019était encore qu\u2019une bourgnda de pêcheurs f-mdéc en pays slave par des mariniers venus de Brandebourg.Aujourd\u2019hui, dans l\u2019ile de la Snrec.à l\u2019ernDlacemont des archaïques cabanes, se drosse le palais impérial, grande bâtisse asesz ma je tueuse, vaguement hollandaise d\u2019un côté et de l\u2019autre sévèrement classique.Sur la rivière subsiste une tour à clocheton coiffée de cuivre, comme on en voit à Amsterdam ; sur la place et sur la rue des façades régulières, de noble apparence, avec Colonnes colossales et toits en terrasse.C\u2019est qu\u2019à Berlin tout est neuf.I^es siècles antérieurs au dix-septième n\u2019ont rien laisse : la ville est neuve, les plus beaux monuments datent du dix-huitième : le palais, l\u2019arsénai, la biblolhèquo, la cathédrale catholique, dédiée à sainte Hod-widge, le petit château de Mont-Bijou, rempli de porcelaines et de chinois?ries, quelques hôtels particuliers, c\u2019est tout.Berlin a grandi avec la Prusse et avec l\u2019Allemagne.En 1786.à la mort de Frédéric, la capitale des Hohenzollern comptait tout juste cent mille âmes, cinq fois moins que le Paris de Louis XVI.En 1865, elle avait cinq cent mille habitants.Elle en a aujourd\u2019hui, avec les faubourgs satellites qu\u2019elle a absor-bés, plus de quatre millions.Le grand Berlin mesure quinze kilomètres d\u2019Est en Ouest et dix-huit du Nord au Sud.Ce n\u2019est pas seulement une ville de gouvernement, de banque et de commerce.C\u2019est une grande place industrielle et les usines l\u2019enveloppant d une ceinture continue, sauf au Sud-Ouest où les quartiers de résidence accolés à la forêt de Spandau se défendent encore.A elle seule, l\u2019électro-chimie emploie, en temps de paix, cent quatre-vingt mille ou- vriers ; Berlin fabrique des automobiles, des tracteurs, des locomotives, des turbines, des pompes, des câbles, des transformateurs .Une énorme population ouvrière s\u2019entasse dans les quartiers de l\u2019Est et du Nord.Au temps de b République, les émeutes y étaient fréquentes.La voie ferrée traverse Berlin de part en part, non pas souterrainement, mais en viaduc.Les trains de Varsovie s\u2019y attardent une heure puis repartent sans que le voyageur ait quitté son wagon.Le Nord-Express s\u2019arrêtait à la gare de Frédéric et le voyageur, à sa descente de train, se trouvait jeté dans la rue Fré- déric, b Friedrichstrasse, la plus animée, la plus bruyante et la plus commercante de toutes.Quelques centaines de mètres dans le tohu-bohu et on se trouvait Un-ter don IJnden, sous les tilleuls.Ne vous attendez pas à de somptueuses frondaisons, ni à d\u2019épais ombrages.Les tilleuls ont été replantés voici quelques années et les arbres sont encore petits.Mais l\u2019avenue est large, avec un vaste trottoir au milieu de la chaussée.C\u2019est la grande artère de Berlin.Elle conduit du palais impérial à l\u2019Est jusqu\u2019au Bois \u2014 le Tiergar-ten, à l'Ouest.C\u2019est là où de tout temps se sont déroulée, les pompes et les f istes du régime.Alors, elle se hérisse d\u2019oriflammes, de trophées, de guirlandes, d\u2019arcs de triomphe.A l\u2019ordinaire, elle ressemble au boulevard Malqsherbes, ou bien au nouveau boulevard Haussmann, avec quelque chose de plus distingué, de plus correct sinon de plus raide.De chaque côté, de grands immeubles dont l\u2019ap-parenoe cossue rappelle les temps prospères d\u2019avant 1914 : des banques, des compagnies de navigation, des ambassades (l\u2019ambassade de Russie), des grands hôtels, et, parmi eux, le plus célèbre de tous.l\u2019Adlon, potinicre éternelle du Tout-Berlin, des restaurants, quelques cafés, des agences de voyage, des magasins de luxe.Tout au bout, on arrive à la place de Paris, le Pariz.cr Platz, de forme carrée, où se trouve l\u2019ambassade de France et la fameuse porte de Brandebourg, arc triomphal qui rappelle, en plus massif, l\u2019arc de triomphe du Carrousel.Puis ce sont les arbres du Tiergarten, les allées peuplées de statues représentants des grands guerriers allemands ; à droite le Reichstag, immense entassement de pierres surmonté d\u2019une colossale coupole ; à gauche la Wilhoimstra.ss, la rue Guillaume, où se trouvent l\u2019ambassade d\u2019Angleterre, l\u2019ambassade des Etats-Unis et presque tous les ministères : ministère des Affaires étrangères, ministère des Finances, ministère de la Propagande, ministère de l\u2019Economie, ministère de l\u2019Aviation, le palais de la chancellerie, résidence du Führer avec les nouveaux bureaux.Ce Berlin, c\u2019est le Berlin de Bismarck et des empereurs.Au sud du Tiergarten, un autre Berlin était né, celui de l\u2019inflation de la République et des j Un Berlin ardent, bruyant, mouv agité, bavard, dont le Kurfün*U*nüain,, la Chaussée de l\u2019Electeur, était la g de artère.Terrasses, cafés, ci;n ni théâtre, boites de nuit, magasins de sc bousculaient au long des trot\u2019 que fleurissaient de petits parterre luminés le soir et que parcourait et nuit une foule pressée de crier ue jouir et de dépenser.Par quel u doxe la Lutherstras.se, qui n\u2019aurait évoquer que des idées de mortifica est-elle devenue la citadelle des d.,* cings, dancings colossaux où to yaient des milliers de couples plus j moins travestis ?Ces temps ne \u2022 it plus.La décence règne.Les juifs or -migré ou se cachent.Il reste le jardin zoologique, un '¦ * plus beaux du monde, oé les » lin sont à l\u2019aise, séparés par de \\Istes ¦\u2022-louses, de grands arbres et des ma c.On y déjeune et on y dine, à deux de l\u2019éléphant blanc, tandis qu\u2019une musique militaire joue au bord du p ut lac.Ces orehestrts militaires! Il y en » partout, car les cafés riches p:*uv< t les louer comme on loue à Paris les g.-des républicains pour les grands m.i-riagos.Voici Kroll: une vaste piste -n plein air et trois restaurants étagés.: * maître d\u2019hôtel se précipite app< dans le seau d\u2019argent la boisson j -sanie des soirs de fête, la Bowie, \\ in du Rhin et champagne (qu\u2019on app e du Sekt et qui n\u2019est sans doute qn un mousseux local), avec des pêches t -tes rondes et soigneusement pelées.On danse.L\u2019orchestre \u2014 trente musici s \u2014 s\u2019évertue sur la scène.La valse s\u2019 -réte, la scène tourne faisant apparu e un orchestre militaire, celui des mil noires «ru celui du régiment Herman -Goering.Messieurs et dames se Lg ut bien sagement ù leur place.Un c< ip de baguette.Une marche militaire.On applaudit, la scène tourne rann-n.i-it les flonflons pacifiques.Lrs coup! « reforment.Puis, de nouveau, cha » s\u2019assied et» Tes cuivres éclatent.Berlin! Etrange ville.Pcut-on !'\u2022 * mer?Peut-on s\u2019y faire ?Elle est si n< -ve, si dure, si impersonnelle, san le charme de Dresde et des cités du S !.L\u2019hiver y vient vite, aigre et venteux.Plaisirs d\u2019autrefois.Plaisirs de a paix.Aujourd\u2019hui Berlin s\u2019enveloppe dans l\u2019obscurité des alertes.Le cam n gronde.Des bombes sont tombés* à chaque bout de la Wilhelmstrasse.C est la guerre.RAC.\u2022 Un coin de Berlin, vue d\u2019une tour.\u2014 (Anne).' \u2022 I A-:.Dimanche, 9 février 1941 - W'X, S» \u20ac î f, v' i ' à a i # Vue aérienne d\u2019une partie de la capitale allemande qui a été maintes fois bombarde* par le* aviateurs anglais.\u2014 (Arme)._ 4 \u2014 Vol.V, No 6 L'Action Catholique \u2014 Québec MJNIST.del'INTfRIEUR MOABIT [RP CH STAG GAtt+PQKbAÏH LE CENTRE DE BERLIN Nuns atUiqucron»\u2014oui! Mal* qui a aid* au chef * préparer le¦ pun* l'Attaque?., s nouveaux venus! Avons nous besoin d\u2019eux?Nous allons attaquer un ecntie d\u2019approvl sionnemriil des rnva-hlsseurs! T'est une onne idée! Mais.Tun d'eux est le célèbre Wing, qui vole plus vite que les OUI ||!X Un autre est le petit vieillard qui est en réalité le sinistre Tigre lit.il ! Il > a aussi liu Staée, dis eâple de la fameuse Femme Dragon! Assez, Yang! U ne faut pas par 1er comme ça! Test ( est ce QU\u2019II.S disent! Nous nous lirions d'affal* re avant leur arrivée.Et il y a ce petit blanc qui mange notre nourriture mais ne fait rien pour nous aider! Tang dira ce qu\u2019il a à dire! Cela ne rne surprendrait pas si l'inutile Terry nous Vendait un jour aux envahisseurs! Oui.c'est Wing!.El je vi ns d\u2019en tendre les para les du soldat Tang au sujet de Terry I.er\u2014qui est mon ami! Est-ce que j\u2019ai bien compris le sens des paroles qui viennent d'e tre prononcées?Wing! Je n'ai pas con-r tant \u2022 en est r (ranger.Ni lie arm «Se est une «armé' «ù tout le monde a le droit de dire ce qu'il pense! 3 Peut-être, mais La vue et faible et (¦'la équilibre la situa tien! I O peux penser ce que s iiidras, mais si tu ir>s J\u2019ai le droit de fe répondre! Désires* : régler ce petit dif-nt sans plus tarder?Tang ne s\u2019abaisserait pas à combattre un lr mme qui n\u2019a qu\u2019un seul bras valide! 1 JE SUIS UN IM-BKTtlJt \u2014 UN 1MBECII.E! .D'mancht, 9 février L'Action Cetfiolique \u2014 Québec LES CAUSERIES RADIOPHONIQUES DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE NATIONALES \u201cT^a coopération et la paix\u201d; voilà le iujet traité, samedi soir.1er février, au poste CHKC, par M.Jean Marchand, étudiant en Sciences sociales, sous les auspices de la Société St-Jean-Bnptis-te de Québec.\u201cIl peut paraître saugrenu et inopportun, dit-il, de parler de paix alors que le monde subit le plus terrible massacre de son histoire.Mais, si aujourd'hui la loi de la Jungle a été proclamée à peu près sur tous les points du globe, si l\u2019instinct de barbarie se dévoile plus brutal que jamais, si le spectre de la misère et de la mort épouvante les peuples désespérés, c\u2019est précisément parce qu\u2019on n\u2019a pas assez parlé de la paix; c\u2019est que tous les efforts déployés antérieurement pour son maintien se sont avérés inefficaces et incomplets 11 faut donc rechercher les erreurs commises et dresser de nouveaux plans.Et cette oeuvre est d'éternelle actualité car son importance est vitale pour la civilisation.La paix supprimée, aucun développement économique et social est possible.\u201cQuelles sont les causes de la guerre?Quelle est la nature de la coopération et quels remèdes sc proposc-t-ellc d apporter à la situation actuelle ?\u201d .11 ne s\u2019agit pas de chercher, à l'intérieur de la vie économique, toutes le* ratifies de la guerre.Une saine organisation de l'économie ne saurait être une panachée à tous les désordres Internationaux.L\u2019organisation politique et juridique de la paix reste essentielle.La paix exige dea conditions morales et juridiques.Et le maintien de telles ou telles injustices, d'ordre territorial, politique ou autre, contenues dans les traités de paix, reste une cause de conflits armés.Cette sécurité politique et juridique ne saurait suffire à assurer la paix, n faut atteindre jusqu'aux raisons profondes de la guerre et les supprimer.Il y a de nombreuses causes économiques de guerre : les questions de matières première*, d\u2019écoulement dos produits, etc.Les essais de solutions à ces problèmes ont causé bien des conflits armés.On doit attribuer au capitalisme vicié tous ces malaises économiques, le régime actuel étant né de la concurrence et vivant d\u2019elle, soit de la guerre économique.Il a détourné l\u2019économique de sa vraie fin, la satisfaction dos besoins humains, en lui assignant le profit comme terme de son activité.On produit d\u2019abord, on cherche ensuite à vendre; d\u2019où surproduction, course aux marchés, impérialisme.Les intérêts particu-liers s\u2019opposent au bien commun, entourent chaque pays de barrières douanières qui l'étouffent, divisent les individus comme les nations.Supprimer ce désordre, voilà ce que se propose la coopération, qui apporte paix, ordre et harmonie.Une de ses principales expressions ; la coopérative, met en relief les principes de justice et de charité qu\u2019elle renferme.Tous les vices ingérants au capitalisme.la coopération les a éliminés.L\u2019activité économique a repris sa vraie direction : la satisfaction des besoins humains.Elle n évité tout ce qui était susceptible de diviser les hommes: langue, race, religion et surtout politique.Elle organise des services sociaux pour ses membres.Elle est une école expérimentale de In solidarité.La coopération doit aussi Influencer l\u2019économie internationale.Les sociétés coopératives sont unies en fédérations nationales qui ont cré l\u2019alliance coopérative internationale.Une nouvelle étape s'offre alors à l\u2019activité de la coopération : celle de piodum elle-même, de passer du domaine commercial au domaine industriel.C\u2019est ainsi qu\u2019elle pourra servir de base a un règlement de la production.Cette oeuvre a une puissante et sûre portée pacifiste.Parce qu'elle est profondément démocratique et égalitaire, parce qu elle substitue la recherche du service à celle du profit, parce qu\u2019elle réduit le capital habituellement autoritaire et tyrannique au rôle d\u2019instrument, qu\u2019elle redonne à l\u2019individu, à l\u2019homme, la maîtrise et la dignité perdues, les principes fondamentaux de la Coopération sont des principes de paix.Les méthodes et l\u2019esprit qui en dé-coment ne sont pas moins empreints du -^304- JEAN MARCHAND étudiant à I Ecole des Sciences sociales plus sûr pacifisme.La coopération réalise effectivement l\u2019association des hommes; elle ne reconnaît pas leurs diffé-rences, leurs oppositions, mais elle recherche, pour les grouper, les traits communs, les besoins similaires.Elle est à l'affût do tout ce qui unit; elle écarte tout ce qui divise.Elle n\u2019excite pas au combat dans la rivalité, elle convie au travail en commun dans l\u2019émulation.Elle fait également appel à l\u2019esprit de solidarité et d'entr\u2019aide des membres.Elle met en oeuvre des moyen* collectifs, mais loin d\u2019étouffer l\u2019individu dans le groupement, elle exige son effort personnel comme une condition naturelle.Tendant enfin à accroître, par ses buts propres, le bien-être des hommes, à introduire et à fixer la justice dans toutes leurs relations, la coopération porte en elle-même les éléments les plus indispensables à constituer une base solide de paix.Son développement crée de milieux économiques et moraux de paix dans le milieu général de rivalité et de guerre.La coopération implique en soi la Îiaix.tant dans chacune dr ses cellu-cs initiatles que dans ses institutions Par Wendell lawaon, C.P.E.Pour comprendre le principe fondamental de la lithographie il faut se rappeler le phénomène bien connu qui fait que l\u2019eau et la graisse n* se mêlent pas mais qu'au contraire cette dernière adhérera à une surface grasse.Si donc on dessine avec une substance gra^fse sur une surface susceptible d\u2019être humectée on aura fait le premier pas vers l\u2019épreuve lithographique.Il reste à mouiller la surface entière, et à appliquer l'encre grasse qui n\u2019adhérera qu\u2019au dessin, En plaçant un papier et le pressant sur le dessin on obtiendra une épreuve lithographique.Quoique depuis quelques années on emploie un métal à grain fin la pierre donne les meilleurs résultats en lithographie.IjC crayon gras est l\u2019outil Idéal poux dessiner une lithographie.Toutefois on peut appliquer le gras sous forme liquide avec la plume ou le pinceau.La surface de la pierre peut être polie bien lisse ou finie a grain par frottement giratoire avec du sable et de IVau.La morsure est un stage de la lithographie qui ne change ne rien le principe de ce procédé mais donne de meilleures épreuves et un tirage plus fort.Quand le deasin est fait on étend sur la fédérative, tant dans le cadre de chaque pays que dans le vaste champ de l\u2019internationale des peuples.Le conflit actuel, contrairement à celui de 1914, menace les intérêts vitaux du coopératisme our >péen.Déjà l'on songe à l\u2019après-guerre.On souhaite de nouveau que la guerre ne se répété plus.Si la guerre actuelle est une guerre économique et si la répartition des lichesfics est le centre du probilè-me, on devra envisager non seulement une paix militaire et politique, mais aussi une paix économique, sinon 1 a-venture se renouvellera.Dans le désarroi du morde moderne, a-t-on dit, devant tant d'ii.quiétudes et d\u2019incertitudes, au milieu de tant de gens qui ne savent plus à quel saint se vouer, je songe à la situation morale de nos amis groupés autour do leurs humbles boutiques coopératives.Et M.Marchand ajoute, en terminant: Je me dis que, si nombreux que puissent être les déshérités, parmi eux, ils (les coopérateurs) sont des privilégies.Bienheureux donc les coopératcurs, parce qu'ils savent, eux, ce qu\u2019ils veu-1« nt, parce qu\u2019il y a pour eux un devoir clair, un plan de vie; parce qu\u2019ils travaillent pour les autres, pour la masse immense des exploités, en travaillant pour eux-mêmes; parce que, en préparant l\u2019ajustement de la production à la consommation, ils contribuent à faire reculer le désordre économique, générateur de haines, fauteur de guerres; parce qu\u2019ils peuvent léguer à leurs enfants.en même temps que des exemple* de probité commerciale, de vastes espoirs de régénération humaine.pierre une solution de gomme arabique mêlée de quelques gouttes d'acide.Ce mordant, très faible nettoie la pierre de toute trace de gras qu\u2019elle n\u2019attirera plu» et empêchera le dessin de s\u2019étendre.A l'encontre des autres procédés ceci ne change pas le niveau de la surface de la pierre.Cet énoncé ne donne évidemment qu\u2019une faible idée du principe du procédé.On réalise donc qu\u2019il faut à l\u2019artiste l\u2019aide de la mécanique, telle une presse, ainsi que beaucoup d\u2019habelité et d\u2019expérience pour réussir une bonne lithographie.Le charme et la beauté d\u2019une lithographie proviennent de la liberté d\u2019un dessin fait directement * et de la belle gamme de ton* allant des gris argentés aux noirs profonds.La lithographie dans les arts graphiques ne se classe ni parmi les procédés intaglios comme l\u2019eau-forte et ne s\u2019apparente pas non plus aux Impressions tirées d\u2019un dessin en relief.La surface de la pierre et le dessin sont au même niveau.Ceci permet au lithographe de dessiner des lignes noires sur les blancs et avec autant de facilité de gratter des lignes blanches sur les parties noires.Une technique aussi souple est impossible à l\u2019eau-forte ou à la gravure sur bois.LE MALI\tLALf AIT A propos d'un référendum américain, une revue française (Le Foyer) (irait demande Q ses lecteurs et amis, quelles éiaient, à leur avis, les qualités du \u2019\u2019mari par/ait\u201d.Les dix points que voici sont sortis d\u2019une masse etlorme de réponses : J.\u2014Il est catholiqiue convaincu; 2.\t\u2014/I aime et désire des enfants; 3.\t\u2014Il est affectueux et tendre; 4.\t\u2014/I est travailleur; 5.\t\u2014Il a un caractère yai; 6.\t\u2014Il est sobre et ne fréquente pas les cafés; 7.\t\u2014U se plait à son foyer, dans la compagnie de sa femme; 8.\t\u2014Il est un vrai chef dans la famille., même un tantinet autoritaire; 9.\t\u2014Il est franc et loyal; JO.\u2014n a une bonne santé.et un physique agréable (ce dernier point n\u2019a pu être défini exactement.car \u201ctous les goûts sont dans la nature Jla ÀiUuuyiGypÂie Histoire de l'Eglise.\t^ la révolution 3*5.\u2014 ELECTION PAPALE.\u2014 PIE VII / fur fol» 4* plu», le» rombinaiivni humalur.rrnl une occasion pour la réalisation de la voloi.u de llieu.En effet, au ronrlave.le» cartfinaut < trouvèrent partasrs en drus partis ègaut et I < prreur d'Autriche fit prèarnter l'ex« Ig.ivr runir* le» drus cardinaux qui avalent obtenu le» phi» nonibrens loffrage».I.e conclave »e prolongea p< ' daut rent quarante Jours, quand soudain, sot la proposition du secrétaire, les rardinanx tombririit tou» d'accord pour choisir et proclamer pap' le cardinal Chlaramonti.Elu k Venise, le pape voulut revenir h Home, malgré le déair de l'empereur as voir le pape rester ¦>» de la cour Impériale I s ministre (ihlslierl eiilrava autant qu'il le put la marche du rertèce pontifical, lorsque tout a r> up arriva la nouvelle de la victoire de Marenco, e» re d'Etat.aaii.\u2014 RI ORGANISATION OE I.'l GLIM l n FRANCE.\u2014 LE TK IIEI M A LA t ATIII ORALE OE MILAN 1*0*7 r b i, La lotte entre l'Autriche et la France n\u2019était i \u2022 à l'avanlape de cette dernière.C\u2019#*t pour rcl»!' ia «ilOiition que le Premier Consul lança I .tri e de Moreau contre Vienne elle-même, landi» tit^ de sa personne II conduisait une forte arttn \u2022 * Italie.l'ne Importante bataille a'enfa-ea h Marri , < le 14 Juin IKiit).et les Autrichien* | f«rt II Bonaparte, victorieux, fit «ne entrée triomphât' » Milan, et.recevant le» curé» de la ville, il t'U' adressa un Important discours dont le retenti\"'-ment se ressentit fort en France et plu» fort ci\"' re à Rome.Il y disait entre aulrea choses: êtes me» plu» cher» amis.Je vcox que la reli*t«' chrétienne, catholique et romaine, soit eonscucr en son entier dan» ce» heureuses eontrérv France Instruite par ses malheurs a ouvert eut , les yeuxt elle a reconnu que la rellflon catholl.était comme une ancre qui seule pouvait la *\u2022'' dans se» afltattnn» et la sauver des efforts de i» tempête.Quand Je pourrai m'aboucher »'c< te nouveau pape, J\u2019espère que J\u2019anral le bonhcoi r' lever tou» le» obstacles qui pourraient s'opt\"-1 encore à l'entière réconciliation de la France a\"4 le chef de l'RflIse.\" Ptrod«etloa 4* la maison^* MAE«> | ».Boulevard Ut-Movéh».Parte._ Les mêmes Imarrs en eoulour sur P* i '-'i'- «1er transparent pour\tj iumlneusea.IK>BY CHERCHE Ï>FS C1ROONSTAN-OF.S ATTENTANTES Maman, entendant retentir un tracas : \u2014Oh 1 Boby.je suis sûre que tu as coudé le sucrier ?Boby, avec franchise.\u2014 Oui, maniüûj mais je n\u2019al pas cassé le sucre.CONTENTE DE SOI \u2014Je suis sage, maman ?\u2014Très sage, ma chérie.\u2014Alors, tu m\u2019aimes beaucoup ?\u2014Mais oui.\u2014Heureusement, parce que si tu n« m\u2019aimais pas, tu serais bien difficile.6-.Vol.V, No 6 L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 9 février 194Ï i X Italie et Egypte \\£rc.FIT [COURRIER SANCTORAL Le* second* pu trou* du Canada jsf n a eurs de celle loi.En France, mémo des abbés signent nombre du suppliques sans qu\u2019il soit possible de voir s\u2019ils sont baptisés.\" Aux paroles d\u2019un grand Pope et d\u2019un très érudit cardinal, ajoutons l'exemple d\u2019un évêque à qui Pie IX témoigna souvent une très particulière affection.On sait avec quelle bonté Mgr Berteaud, le savant et éloquent évêque de Tulle, exprimait sa tendresse pastorale aux enfants et à ses diocésains les plua humbles.Il les accordait souvent par cette question familière : \"Comment t'appeles-tu ?\" Mais c'était pour corriger bien vite .a réponse qu'on lui faisait ordinairement en un seul mot et pour ajouter cette leçon de catéchisme : \u201cDis-moi, si tu veux, ton nom de famille : réjouis-toi, mon petit, d\u2019avoir d\u2019h morables parents ; mais sois donc encore plus fier et plus heureux d'être un fils de DIEU, un frère de Jésus, un enfant Ce Marie, un dieu «*n fleur Pense souvent à ton baptême, invoque souvent la grand saint dont tu as l\u2019honneur de porter le nom et tâche de l'imiter : quel est ton nom de ch ré' km, le nom de ton saint patron de baptême, dis-le moi vite ?Comment signes-tu ?Le même esprit de foi portait le grand évêque à reprendre souvent un interlocuteur qui lui parlait de son département.de sa commune d\u2019origine : \"Ditcs-mois donc plutôt, mon bon ami, lui disait-il, quel est votre glorieux diocèse, quelle est votre chère paroisse !\" Le mot célèbre de Buffon : le style, c'est l'homme, a de nombreuses applications.Voici encore deux petits traits édifiants, recueillis tout récemment dans deux évêchés, l\u2019un du Sud-Ouest, l'autre du Sud-Est de la France : Auprès d\u2019un savant évêque, l\u2019un de ses prêtres les plus autorisés faisait cette réflexion qui ne pouvait manquer d\u2019être agréable à Monseigneur : \u201cIl est vraiment étrange que, dans la rédaction du titre même délivré à un prêtre promu à une cure, certaines chancelleries épiscopales écrivent uniquement le nom du bourg ou de la commune.sans mentionner en rien le nom du patron ni du titulaire de la paroisse : il semblerait que le ministre de Jésus-Christ va participer, tout simplement, à l'administration de cette commune par M le maire, dont il serait comme un des 4l^>!ficiers municipaux.\u201cEt la Semaine religieuse du diocèse, ajoutait-il.publie de même, comme officiellement, la nomination de ce prêtre envoyé par l\u2019évêque (et agréé par le gouvernement) pour curé dans tel ou tel canton, sans aucune désignation du patron ni du titulaire de la paroiste ; en sorte que la- terminologie même des documents religieux ne s'élevant presque jamais au-dessus du langage vulgiére des relations les plus banales, bien des fidèles de notre temps, pour connaître le nom du saint patron de leur paroisse, auraient besoin de se trouver munis de l\u2019Ordo du diocèse.\"Comment, ^ès lors, seraient-ils portés à l\u2019invoquer habituellement, puisque la date civile ou le quantième du jour de sa fête annuelle ne leur rappelle plus que l\u2019époque de la foire ou de la fête votive du lieu ?\u201d Nous rapportons, du reste, ces paroles en simple témoin auriculaire, sans nous permettre de nous prononcer ni sur leur exactitude historique, reposant sur des faire rares ou fréquents, nous n\u2019en savons rien, ni sur le fondement canonique de leur appréciation.Le second trait se réduit à l'aimable plaisanterie d\u2019un pieux prélat qui, voyant que son secrétaire général, dans la signature des pièces de l\u2019évèché, négligeait de faire honneur à son patron de baptême, se mit à protester bien fort que, en cela, il n\u2019agissait point selon ses ordres.\"Oh ! non, disait en souriant l\u2019excellent évéque, quand M.X ne met à la fin de mes lettres pastorales que son nom de de famille, ce n\u2019est point par mandement de Monseigneur qu'il signe ainsi comme un païen, suivant le mot très juste de Pie IX.\u201d De nombreuses Revues ou Semaines religieuses ont pris à coeur le retour à l'usage plus régulier des Noms des Saints, ou plutôt le renouvellement de la dévotion aux Saints eux-mêmes, dont le nom soit invoqué, soit écrit, est le sensible mémorial.Ne craignons pas de terminer ce chapitre en reproduisant, pour sa propre conclusion, les dernières lignes très pratiques, on va le voir, d\u2019ure \"Instruction doctrinale et historique\" publiée naguère.sur notre sujet, par une de ces Revues, l\u2019excellent Hu'lrtiii trimestriel des anciens élèves de Saint-Sulpice.\u201cComme les actes sont toujours plus entraînants que les paroles (exempla trahunt), ne manquons pas d\u2019ajouter que, dans la presse catholique, on voit tous les joursrdepuis quelque temps, paraître en tête de la signature d\u2019écrivains distingués.tout leur nom de saint et de ^Int et de baptême, qu\u2019une indéchiffrable et insignifiante initiale n\u2019avait point permis, jurqu\u2019alors, de connaître et d\u2019hono-rer.Il est difficile, croyons-nous, de ne pas se décider à signer ainsi toujours en enfant des Saints et en baptisé, *si l\u2019on a pris la peine d\u2019étudier un peu cette qu*s-tion éminemment pratique.Sans doute, pour beaucoup de catholiques, l\u2019habitude est contraire ; mais c\u2019est le cas de se rappeler une belle maxime de saint Ignace : \u201cUne mauvaise habitude est repoussée par une bonne habitude comme un clou par un clou, consuctudo con.suctu-dinp tanquam clavus clavo retundUur.\" Cette page du pieux et vaillant Bulletin est animée d\u2019un souffle tout apostolique.Comment n\u2019y applaudirions-nous pas de tout coeur ?En apparence, elle tire la conclusion seulement de ce chapitre, sur la Signature du chrétien ; mais elle met, de fait, en vive saillie, une des conséquences les plus nettes de la doctrine et des documents contenus dans l\u2019opuscule entier.Pouvons-nous, en effet, ranimer la dévotion envers les Saints et le désir affectueux de leur imitation, si nous ne daignons même pas nous rappeler leur souvenir, du moins en prononçant et écrivant souvent leurs noms ?Comment espérer avec grande confiance.nue notre cher patron de baptême en particulier, intercédera pour nous puissamment notre Père qui ent dans le ciel et proclamera souvent noire pauvre nom devant les anges de Dieu, suivant le langage de l\u2019Evangile, si par négligence, par respect humain, ou par quelque autre excusa aus'i peu valable, nous refusions nous-mème de confesser, d\u2019écrire, de glorifier son nom béni devant les hommes.A.DESCHAMPS, S.J.LA LETTRE Madame reçoit une lettre, et après l\u2019avoir lue, la déchire et la jette au feu.Surette, navrée.\u2014 Oh ! maman, pourquoi l\u2019as-tu brûlée ?Tu aurais pu me la donner pour l\u2019envoyer h ma tante qui veut toujours que je lui écrive.PETIT CONTE /Z/h l'uuuul c&Hpuaué Lemplumé et Bibourdet étant pun h de salle de police pour un quelconque motif, se sont vu confier, outi un balai, une pelle et une brouett la mission de débarrasser la cour ié la caserne des plus grosses piern Us se sont mis au travail avec cette molle nonchalance qui caractéi tout soldat chargé d\u2019une corvée.Malgré cette lenteur calculée, il vient un moment où \u2014 après avoir tour à tour, chargé la brouette des p grosses pierres et déchargées icel .en un point désigné \u2014 ii leur sembl \u2022 qu\u2019ils ont achevé leur besogne.Kt assis sur les brancards de la brouett ils goûtent un repos qu\u2019ils estimait bien mérité.Passe l\u2019adjudant : \u2014Qu\u2019 f.tez là, mes gaillards ?\u2014On a fini d\u2019enlever les plus grosses pierres de la cour, mon lieutenant! \u2014Fini! Comment, fini ?J\u2019en voU encore.Allez! grouillez-vous un peu Sans ça, vous fiche quatre crans -jë plus.Et, mélancoliquement, Bibourdet et Lemplumé reprennent leur cueillette nostalgique.Deux ou trois jours encore, ils croient être au bout de leurs pein i.Mais instantanément survient l\u2019adjuë dant, qui ne se déclare pas satisfait et ne considère pas le travail comme achevé.A sa dernière observation, Bigourdet ose prendre la parole : \u2014Mon lieutenant, il n\u2019y a plus de grosses pierres.\u2014Comment! hurle l\u2019autre, le vlsag* incendié par une proche apoplexie, n vous a dit d\u2019enlever les plus grossi pierres, s\u2019pas?Eh bien ! en voilà un.* et, du bout de sa botte, il montre nn caillou gros comme un oeuf de pi geon) qui est plus grosse que celle- » (il désigné un gravier plus petit qu\u2019 une noisette).Donc, il y en a encore qui sont plus grosses les unes quo ]\u2022 autres.Et vous aurez quatre jou: de plus pour avoir répondu.CURIOSITE fl N lecteur du \u201cTimes\" de Londres signale à son journal la curiei '* coïncidence relative aux dn des guerres où la Grande-Bretagne a été engagés depuis la guerre de Chine (18.19-1842).En ajoutant à 1842 le total des chiffi de cette date (15), on trouve 1857, d; v de la grande mutinerie des Indes (1857-1858).Si l\u2019on ajoute à 1858, le total d.chiffres de cette date (22), on trouve 1810 date de la guerre d\u2019Egypte (1880-1881).On obtient successivement, en pratiquant la môme opération : 1881 -4- 18 = 1899, guerre du Transvaal (1899-1902).1902 -f 12 = 1914, la Grande Guerre (1914-1919).1919 -f 20 = 1939 en considérant que la Grande Guerre a fini l\u2019année du traité de paix.L\u2019HISTOIRE DES PAPES :& SI 4 PAUL IV /555~/559 Jean-Pierre Corana naquit à NapUs.l! Furtwe-que rte Chiffi, orchcvc^ue df Naplts, grand Inquisitor et \\Cûrdiaa( - eVéque d ûstie.Ayant Jdi grands idôiv^il possidui^juiii un( érurgie doaiptato.Orond tirologifnjPavI i?était ûvîji I frè: i tor fo* eiflj ordre de* \u2022$.il r le seuil des plus Iran * y /y \" \"r,s ! la défiance trou t'idlt los rwou nous devra récompenser de notre bonne volonté ! Fanchon Dodier partit de bonne heure pour aller trouver la Corriveau.comme le voulait Mlle des Meloises.Elle ne traversa pas le fleuve pour suivre ensuite la route .\tmenaient.e,.e onnii m imiurt?.eue fui in iui i eui»iuc, mums muvnei, et uv * m- trop fréquentée de Lévis à Snint- r le seuil des plus tran- tête tranchée, son corps fut brûlé re preuve de flair et de tact en Vallicr, mais elle se rendit au quai ___ sur la place de Grève et ses cen- s flc-s époux; les en- dres jetées aux quatre vents du \u2018\u2022 ut plus si le respect ciel.Ainsi finit la plus belle et la 't justes aux yeux plus méchante des dames de la ' t les parents trem- cour de Louis XIV.leurs cheveux blancs.Exili fut condamné â être brûlé ¦ 11 terreur dura long- vif, mais comme il se rendait au lieu ù de bit A I temps épousant la femme qui possédait un tel secret.Le mariage fut peut-être bénit, mais il demeura stérile.Nul ange ne vint tendre ses petits bras comme pour exciter la tendresse maternelle.et amollir la dureté de ce de la Friponne où l\u2019attendait un canot avec deux Indiens.Elle évitait ainsi des rencontres qui pouvaient devenir un sujet d\u2019embarras.Il fallait tout prévoir, et Angélique n'avait rien oublié.Elle n'avait pas oublié, non plus, Corriveau la servait pour HL.HI___________________________ _______________JPHHHHLHHL I H^H argent, pour de l\u2019argent elle ¦«it vin.Chacun allait\tces.\tles passions mauvaises.Mais elle\tpouvait aussi la trahir.11 était donc f 'ire sa provision de\tAlors, pendant quelque temps, le\tfut aussi adroite que méchante, et\tsage de,la rendre solitaire.'CU?ruisnit scs ali- crime eut peur, et le peuple honnê- sut longtemps déjouer les soup- Sur la grève de Stadacona, com-r ir,\tseul, dans sa te respira en paix.Ce ne fut pas çons.Elle faisait une aumône par me on appelle encore la batture de t\t\u2022\t\u2022 ri ¦ris, vaines précau-\tlong; l\u2019arbre de la science\tdu mal\tostentation, et les bonnes gens l\u2019at-\tla rivière Saint-Charles, il y avait \u2018le poudre était semée\trenaquit plus vivace que\tjamais,\ttribunient à la charité; elle disait\ttoujours un certain nombre d\u2019In- \u2022 \u2014* v * \u2022\tt\tIl\tg VT I I \\ \u2022 Cl Ig (III 11% Il \u2014 ^ \u2014 * * \u2014* * * I \u2014* * \u2014\" \u2022 ¦ ¦ .\tmets restaient intacts de l\u2019exécution, la populace l\u2019arra- coeur.La famme Dodier maudit que si la personne n\u2019osait vi- cha du tombereau et le mit en piè- sa stérilité, et livra son âme à toutes de l\u2019nrgc «r i ''c,(ie vin.Chacun allait ces.\tles passions mauvaises.Mais elle pouvait t Sur le denre t< ,\t, \" (,lV -vous invitait au rm n\tlo,an« versée com- 1 , ' c fr.iH-he et subtile au comme l'indestructible upas.La la bonne aventure aux jeunes filles, diens demi-civilisés, mais profon- 1\t< ne et suouic sur jf \u201c ir i\tf,eurs \u2022 \u2022 \u2022 (iue dis- lrur 1PPH n (lo° hôpitaux, la table \u2022rie des couvents, les hosties i v .t*' ,es hosties roux la magie, la Lut f it v \" V11?dl) sacrifice, tout! l\u2019empoisonnement.âiaboliq.,0\tsou^1ô, par le achalandée et sa r D'mjnche, 9 février J941 Voisin parut.Elle était une élève et les jeunes filles la trouvaient aimable; elle avait des paroles vides comme des bulles d\u2019air, mais parées des plus vives couleurs de l'amitié.Elle était haïe et redoutée de ses voisins.Néanmoins, bien qu\u2019on fit le si- d\u2019Exili.Sorcière et diseuse rie bonne aventure, elle pratiqua de concert avec Le Sage et Le Vigou-nécromnncie et Sa maison fut renommée se répandit au loin.La duchesse de dément corrompus.C\u2019étaient des canotiers, et jamais sur la mer ou les rivières, nul homme ne suit conduire un canot et manier une pagaie comme eux.Si les passagers étaient nombreux et la recette bonne, Ils fumaient, jouaient aux dés et ne se montrait revêche, ils g\u2019enve-loppaient dans leur couverte de laine blanche pour dormir paresseusement.Us exerçaient leur métier hoiuiè-tement, toutefois, et se sentaient fiers de la confiance que l\u2019on mettait en leur parole.Fanchon les connaissait un |mmi.Elle s\u2019embarqua sans crainte et s\u2019assit sur la peau d'ours, tendue comme un tapis, au fond du canot d'écorce.IaC.s Indiens poussèrent au large.Mornes, silencieux, suivant leur habitude, ils répondaient à peine aux éternelles questions de la jeune messagère qu\u2019ils avaient ordre de conduire à Suint-Vallier.La mer commençait à baisser et leur canot glissait comme une feuille sur U* courant rapide.Ils sc mirent bientôt à chanter en langue sauvage, et d\u2019une voix sourde, ce refrain monotone et cadencé : Ah ! ah ! Tenaouich tenaga t Tenaouich tenaga, ouich ka ! et tout en le chantant, ils plongeaient tour à tour leurs pagaies dans les vagues du fleuve et la lumière du soleil.Fanchon pensa : \u2014C\u2019est à mon sujet qu\u2019ils chantent, bien sûr.Mais je m'occupe bien de cela ! Il n\u2019y u pas de eh retiens qui parlent jargon ! C\u2019est assez pour faire sombrer le canot.Puisqu'ils ne veulent pas causer avec moi, je vais réciter des Pater et des Ave, je vais me recommander à la bonne sainte Anne pour qu\u2019elle m\u2019obtienne la grâce de faire un bon voyage.Et elle commença une série de prières toujours interrompues par de nouvelles distractions.Toujours ramant, toujours chantant.les deux Sauvages passèrent les vertes collines de la rive sud et les bords de l\u2019ile d'Orléans couronnée de forêts et baignée de lumière.et bien avant midi, ils vinrent s\u2019arrêter au fond de l\u2019anse de Saint-Vallier.Fanchon sauta sur la grève.Elle se mouilla un pied en sautant ainsi, et cela lui fit perdre un peu sa bonne humeur.Ses conducteurs ne l\u2019avaient pas aidée.Dans l\u2019opinion des Indiens, c\u2019est la femme qui doit aider l\u2019homme, et elle n\u2019a besoin de personne.Ln galanterie des Français envers les femmes leur a toujours pa.ru une chose absurde, incompréhensible, et rien jamais n\u2019a pu modifier leur manière de voir à ce sujet.\u2014Ce n\u2019est pas que je tienne â toucher ces mains de Sauvages murmura Fanchon.mais ils auraient dû quand même se montrer mieux élevés ! Puis elle continua, en relevant le bord de sa robe pour montrer un pied gentiment fait, mais trempé jusqu\u2019à la cheville.Voyez donc ! Ils devraient savoir qu\u2019il y a de la différence entre leurs squaws boucanées et une fille de la ville.Si elles ne valent pas la peine qu\u2019on se dérange pour elles, nous, c\u2019est différent.Mais ces Sauvages ne sont bons qu'à tuer des chrétiens ou à sc faire tuer.J\u2019aimerais autant faire la révérence à un ours qu\u2019à un Indien.Les Sauvages laissèrent tomber sur son pied humide un regard profondément indifférent, prirent leur pipe, s\u2019assirent sur le bord du canot et se mirent à fumer en silence.\u2014Vous pouvez vous en retourner, leur dit Fanchon, sèchement.Je reste ici; je ne remonte pas avec vous autres.Je prie le bon Dieu qu\u2019il vous hlanehisse ! C\u2019est toujours bien comme rien d'a'.tendre quelque chose de bon d\u2019un onuvage.\u2014Marie-toi avec moi, sois ma squaw, Ania, répliqua l'un de canotiers en riant finement, le bon Dieu blanchira nos pappooses f enfants) et leur donnera les belles manières des visages pâles.\u2014Ouais ! je ne t\u2019épouserais pas pour tout l\u2019or du roi ! Comment I prendre un Sauvage pour porter les fardeaux comme Fi fi ne Pérot-te ! j\u2019aimerais mieux mourir ! je te trouve bien hardi, Paul Lacrosse, de me parler de mariage.Retourne à la ville.Je n\u2019oserais plus remettre les pieds dans son canot.Il fallait du courage pour y venir d\u2019abord; mais c\u2019est Mademoiselle \u2022 Lire la suite en page 12 gne de la croix sur la chaise où elle buvaient joyeusement; ai la fortu- L'Àction Catholique \u2014 Québec Vol.V, No 6\u2014 Il \u2014 Ls I qui vous a choiMS, ce n\u2019est pas moi.Je ne vois pas pourquoi je n\u2019aurais pas proféré les frères Belleau, les plus beaux garçons de Québec, qui étaient là, à flâner sur la bat-ture avec leur embarcation.\u2014Ania o.t la nièce de la vieille femme à la médecine, qui reste à Saint-Vnllier, dans le wigwam tic pierre.Kilo va la voir, hein ?demanda l\u2019autre Indien avec un brin de curiosité.Oui, je m'en vais voir ma tante Dodier : pourquoi pas ?Il y a des pots remplis d\u2019or en te.\u201ces dans sa cave, Pierre Ceinture.Je puis bien te dire cela.\u2014Des pots pleins d\u2019or î ho ! oui ! Ania va en demander à la Corri-ve ui, de l\u2019or, hein?fit Paul Lacrosse.\u2014 La Corriveau a de la médecine et tout: npportes-en, hein ?ajouta Pierre Ceinture.\u2014Je ne vais chercher ni or.ni médecine, je vais voir ma tante; si cela te regarde, Pierre Ceinture, je ne vois pas trop quelle chose au monde ne te regarde pas, riposta Fanchon, un peu aigrement.\u2022\u2014Mlle des Meloi:;es donne de l\u2019argent à Ania pour aller à Saint-Vallier, mais pas pour revenir, hein ?demanda Paul Lacrosse.\u2014Mêle-toi de tes affaires, Paul, et je m\u2019occuperai des miennes.Mlle des Meloises vous paie pour me conduire à Saint-Vnllier et non pour me débiter des impertinences.C'est assez.Voici votre argent; maintenant, vous pouvez retourner à la rue du S:ui!t-au-Matelot et vous saoul oceomrim vous snoûler comme il faut, si le coeur vous en dit.-Ça c\u2019est bon ! dit l'un des Sau-v;,:' J\u2019aime à me saouler, et cette nuit on boira ! Tu aimerais à me voir, hein ?Ce serait mieux que d'aller voir la Corriveau .L > habitants disent qu\u2019elle parle au diable, la Corriveau, et qu\u2019elle envoie des maladies sur les wigwams des hommes des bois.Ils d; ont, les habitants, qu\u2019elle est c.p ible de tuer les blancs rien qu\u2019à h regarder.Les Indiens ne sont P a si aisés à tuer que cela, eux C\u2019est l\u2019eau de feu qui les tue, l\u2019eau de feu, le tomahawk ou le fusil.\u2014C\u2019est encore bon qu\u2019il se trouve quelque chose pour vous détruire, race mal élevée ! riposta Fanchon.Regardez donc mes bas ! Ah ! si je raconte à la Corrive.au ce que tu dis d\u2019elle, Pierre Ceinture, il y aura de la peine dans ta cabane.\u2014Ne fais pas cela, Ania, hein ! supplia le Sauvage en faisant le signe de la croix.Si tu le contes, vois-tu, la Corirveau fera une figure de cire qu\u2019elle appellera Pierre Ceinture, et elle la mettra devant le feu pour la faire fondre; et à mesure qu'elle fondra, moi, vois-tu.je dépérirai.Ne fais pas cela, hein ! Pierre Ceinture croyait sincèrement à cette folle superstition qu'il avait recueillie chez les habitants.\u2014C\u2019est bon ! lais.sez-moi; retour-r \u2022\u2019 à la ville et dites à Mlle des Meloises que je me suis rendue heureusement.Les deux Indiens ressentirent une certaine inquiétude.L\u2019air de Fanchon ne les rassurait point; au contraire.Ils songeaient à la Corriveau dont le pouvoir surnaturel pouvait les attendre sous les bois les plus épais, et dans les retraites les plus éloignées.Ils firent un salut à la jeune fille, puis sans parler, ils poussèrent leur canot lans le fleuve et remontèrent vers la ville.Fanchon Dodier se trouvait au pied d\u2019une colline en pente très douce, où soufflait une brise fraîche, où s\u2019étendaient des prairies et des champs de blé.Une longue file do maisons blanches, traversent la campagne, se découpaient sur le fond vert des prés et tout à coup, au loin, devenaient plus drues, comme pour former un petit village autour de l\u2019église paroissiale.L église s\u2019élevait à l\u2019intersection de deux ou trois chemins.L\u2019un de ces chemins, assez étroit et couvert de gazon usé par les voitures, conduisait à la maison de pierre de la Corriveau, dont la cheminée apparaissait au moment où l\u2019on perdait de vue le clocher.Le grand che- \u2014 12\u2014Vol.V, No 6 D\u2019OR suite de la page 1 11 min, avec des maisons échelonnées tic chaque côté e prolongeait loin, en m?rétrécissant toujours jusqu'à ce qu\u2019il parut comme un fil blanc dans la forêt sombre.Ln maison de la Corriveau était bâtie dans un trou; on ne la voyait pas de l'église, et c'est à peine si le son de la cloche bénite ondulait jusque là.Elle était incommode et sombre, avec ses étroites fenêtres et sa porte inhospitalière.Elle s\u2019appuyait à la forêt.Un ruisseau tapageur se repliait comme un serpent pour l\u2019enlacer.Devant la porte, un petit clos de verdure en désordre, mal cultivé; des plantes aromatiques avec des mauvaises herbes : de la barbane, du fenouil odorant, des chardons, du stramonium infect Tout cela, entouré d'un petit mur de cailloux entas- ; au hasard et sans mortier.Au milieu de ce clos s\u2019élevait un arbre et sous cet arbre, dans un vieux fauteuil, une vieille femme moro-r.e et songeuse.C\u2019était Maric-Jo-sephte Dodier surnommé la Corri-ve.au.La Corriveau était grande, droite, b i tnée.Elle avait les cheveux et le y îux extrêmement noirs.Ses traits n\u2019étaient pas repoussants ; elle avait été belle un jour; ses re-g irds n\u2019avaient rien de désagréable, eu repos, quand ils n\u2019étaient point chargés de haine.Scs lèvres minces et cruelles ne riaient jamais, excepté à l\u2019aspect du gain.Lorsque Fanchon arriva dans le petit enclos, la Corriveau portait une robe d\u2019étoffe brune, découpée avec un goût remarquable.Elle tenait de sa mère ce reste d\u2019amour de la toilette et de la propreté.Des souliers assez petits la chaussaient presque coquettement comme une dame, disaient les habitants.Elle ne traînait jamais de sabots et n\u2019allait jamais nu-pieds comme la plupart des autres femmes.Elle était fière de ses pieds et se disait avec amertume et regret qu\u2019ils auraient pu faire sa fortune, ailleurs qu\u2019à Saint-Vallier.Elle était là, la tête basse et songeuse, ne s\u2019apercevant pas de la présence de sa nièce, qui la regardait et n\u2019osait parler.Elle avait un air dur, redoutable.Ses doigts, pendant qu\u2019elle songeait ainsi, obéissaient à dos mouvements vifs, nerveux, comme si clic eut joué à la mora avec quelque mauvais génie.Exili son aïeul, faisait aussi cet involontaire mouvement des doigts, et les gens disaient qu\u2019ils jouaient à la mora avec le diable son fidèle compagnon.Elle marmottait quelqug.chose.Elle aimait à outrager son sexe dans le refrain d\u2019une sale chanson de Jean de Meung qu\u2019elle fredonnait alors : Toutes vous êtes, serez ou fûtes, De fait ou de volonté pûtes ! \u2014Ce n\u2019est pas Joli, tante, de dire cela, exclama Fanchon en se précipitant pour embrasser la vieille, ce n\u2019est pas joli cela, et ce n\u2019est pas vrai .La Corriveau fit un bond à la vue de sa nièce.\u2014Si ce n\u2019est pas joli, c\u2019est vrai, affirma-t-elle.Il n\u2019y a rien de bon à dire de notre sexe, et les hommes qui le vantent sont des fous.Mais, continua-t-elle, en la regardant avec des yeux perçants comme des vrilles, quel vent mauvais ou quelle diabolique affaire t\u2019amènent aujourd\u2019hui à Saint-Vallier, Fanchon ?-Ni vent mauvais, ni diabolique affaire, tante ! je viens de la part de ma maîtresse pour vous demander de monter à Québec.Elle veut vous consulter au sujet de certaines choses et elle sc ronge lès ongles d\u2019impatience en vous attendant.\u2014Et comment se nomme cette personne qui ose ainsi, sans plus de gene, donner des ordres à la Corriveau ?\u2014Ne vous fâchez pas, tante, c\u2019est moi qui l\u2019ai conseillée de vous mander près d\u2019elle, et je me suis offerte pour venir au devant de vous.Ma maîtresse est une grande dame qui s attend bien de monter encore; cost Mlle Angélique des Meloises.- Mlle Angélique des Melosies ! On la connaît .Une grande da- me, en effet .qui finira par descendre assez bas! Une mijaurée aussi vaine que belle qui voudrait épouser tous les hommes de la Nouvelle-France et tuer toutes les femmes qui se trouvent sur son chemin.Au nom du subbat, que peut-elle vouloir de la Corriveau ! \u2014Elle n\u2019a pas dit un mot contre vous, tante, et je vous prie de ne pas la traiter de cette façon; vous me faites peur et je n\u2019oserai pae m\u2019acquitter de mon message.Mlle des Meloises m\u2019a chargée de vous donner cette pièce d\u2019or, comme garantie de l\u2019importance de ma mission et de :;on sincère désir de vous voir.Fanchon défit un noeud dans le coin de son mouchoir et tira un beau louis d\u2019or qu\u2019elle glissa dans la main de sa tante.La Corriveau saisit de .se:; doigts crochus comme un pied de harpie, le précieux métal et le fit miroiter avec délice.\u2014Il y a trop longtemps, dit-elle, que je n\u2019ai vu pareille pièce d\u2019or pour ne pas la tenir comme il faut ! Et elle cracha dessus pour la chance.Fanchon, toute rassurée, lui dit alors qu\u2019il en a\\ait bien d\u2019autres louis d\u2019or comme celtii-là, dans la maison d\u2019où elle venait.\u2014Mademoiselle pourrait en remplir votre tablier, tous les jours, si elle le voulait, ajouta-t-elle .Elle va se marier avec l\u2019intendant.ma tante; mais comment voulez-vous ?des pauvres filles en service n\u2019ont pas beaucoup d\u2019avantages.Nous sommes heureuses encore d\u2019acceptei la main .même quand elle est vide.Les hommes sont si rares aujourd\u2019hui, à cause de la guerre, qu\u2019ils pourraient avoir autant de femmes qu'ils ont de doigts si cela était permis.J\u2019ai entendu dire à la mère Tremblay \u2014 et je crois qu\u2019elle avait raison \u2014 que l\u2019Eglise ne considérait pas la moitié assez notre position.\u2014La mère Tremblay ! la charmante Jsoéphine du lac Beauport, cette vaurienne qui aurait voulu se faire sorcière et n\u2019en fut pas capable s\u2019écria la Corriyeau.Satan n\u2019en voudrait pas, ajouta-t-elle, avec un air do mépris profond.Est-elle encore ménagère et chambrière à Beaumanoir ?demanda-t-elle.Fanchon était assez honnête pour ne pas aimer ce langage injurieux.\u2014Ne parlez pas ainsi, tante, ob-serva-t-eile, la mère Tremblay n\u2019est pas méchante.Bien que je l\u2019aie quittée pour aller servir Mlle des Meloises, je n\u2019ai rien de mal à dire contre elle.\u2014Pourquoi i s-tu quitté Beaumanoir ?demanda la Corriveau.Fanchon réfléchit un moment, et elle crut qu\u2019il valait mieux ne pas dire tout ce qu\u2019elle savait.La Corriveau en apprendrait assez long vous épousé si vous ne pouvez < l\u2019aimer un peu ?\u2014Pourquoi?parce que Je \\ lala atioir un mari, cher ?dis, sérieusement.Fanchon se signa en disant \u2014Dieu la préserve tante; ell.mérite pas cela ! La Corriveau cracha cyniq;, .ment à ce nom sacré.\u2014Mais que veux-tu que j'y se ?répondit-elle, c\u2019est en elL Fanchon, c\u2019est en nous tous ! si elle n\u2019est pas méchante auj .d\u2019hui, elle le sera demain, tiens, entre; va voir ton imb ,lè d\u2019oncle; je vais faire mes préparatifs de voyage.Nous partiron médiatement.Des affaires t celles d\u2019Angélique des Mcloe se retardent point.XXXIV Ces Parques \u2022 Ni vent mauvais, ni diabolique affaire, tante 1 \u2014Se marier avec l'intendant ! exclama la Corriveau, vraiment ! C\u2019est peut-être pour cela qu\u2019elle veut me voir tout de suite .Je comprends .Se marier avec l\u2019intendant !.Si l\u2019affaire réussit la Corriveau aura de l\u2019or .beaucoup d\u2019or ! \u2014Peut-être que c\u2019est cela, en effet, tante; je le voudrais bien.Aujourd\u2019hui cependant elle désire vous consulter pour autre chose.Elle a perdu ses bijoux au bal et elle désire que vous l\u2019aidiez à les retrouver.\u2014Elle a perdu ses bijoux, dis-tu?Est-ce qu'elle t\u2019a recommandé de me dire cela, qu\u2019elle a perdu ses bijoux ?\u2014Oui, ma tante, c\u2019est ce qu\u2019elle m\u2019a chargée de vous dire.La Corriveau devina qu\u2019un autre motif se cachait derrière celui-ci.\u2014Une histoire bien vraisemblable ! murmura la Corriveau.Croire qu\u2019une femme aussi riche va prendre la peine de m\u2019envoyer chercher à Saint-Vallier, pour que je l\u2019aide à retrouver quelques bijoux ! N'importe, laissons faire.Fanchon, je vais aller à la ville avec toi.Je ne refuse pas une si bonne offre.Il y a de l\u2019or pour toutes les femmes.J\u2019en ai toujours eu moi.Tu en auras aussi toi, à ton tour, si tu sais ouvrir les mains à propos.\u2014Ce serait le temps, maintenant, d\u2019Angélique.Dans tous les cas, Mlle des Meloises dirait ce qu\u2019elle voudrait.\u2014Pour dire la vérité, ma tante, répondit-elle, je n\u2019aimais pas dame Tremblay, j\u2019aimais mieux demeurer dans la compagnie de Mlle Angélique.Mlle Angélique est une beauté, vous savez, et les toilettes qu\u2019elle porte sont encore plus belles que celles des livres de modes de Paris.Je les vois ces livres, ils sont toujours sur sa table.Puis elle me permet de copier des patrons et de porter les robes qu\u2019elle ne met plus; des robes plus belles encore que les robes neuves des autres dames.La Corriveau donna quelques petits coups de tète en signe d'approbation.\u2014Elle est assez libérale, fit-elle, elle donne ce qui ne lui coûte rien et prend tout ce qu\u2019elle peut avoir.Tiens, Fanchon, elle est comme les autres ! Toutes les femmes seraient bonnes, parfaites, s\u2019il n\u2019y avait dans le monde ni hommes, ni argent, ni toilette ! \u2014Vous parlez trop mal, s\u2019écria Fanchon, irritée, je ne vous écouterai plus .j\u2019entre voir mon vieil oncle Dodier.Il me regarde par la fenêtre depuis dix minutes et n\u2019ose pas venir me parler.Vous êtes un peu trop dure pour le pauvre vieux, tante » , Pourquoi donc l\u2019avez- pT.jTTgJ ANCnvjix se dirigc;i s wL-aCjTj la maisan pour aller v< r » I W son oncle.Alors, qu\u2019elle fut seule, la i rivcau prit une exp sion épouvantable, et ses y pleins d\u2019un feu sombre, se fi>: : ut sur le sol comme pour regardai abîmes intéricurr.Elle demeura ainsi pendant q ; -ques minutes, les bras croi la poitrine, morne, ouvrant et r-mnnt les,doigts par une sec > e nerveuse, et comme pour acc gner le mouvement mesuré de i pied qui frappait, la terre.\u2014C\u2019cet pour tuer, cc n\u2019e t pour chercher des bijoux qiu :e fille a besoin do moi, grinça-t ie.Et l\u2019ivoire de ses dents parut comme un éclair livide entre es I vres minces et cruelles.E tinua : \u2014Elle a une rivale et elle veut que je Tan débarrasse charit ment, en lui servant de la n ne de l\u2019aïeul Nicolas.Angéliqu Meloises est audacieuse, fan; < et rusée comme vingt femmes, et elle est discrète comme une nonne.Y e est riche, ambitieuse et elle em sonnerait volontiers la moitié du genre humain pour arriver fins.Elle est une femme selon m >n cœur et mérite que je mV avec elle .Si elle réussit dans son projet, elle aura des riches immenses .et moi, en posses.i >n de son secret, je la tiendrai bien ! moi, je serai sa maîtresse et la mai-tresse de toute sa fortune ! de t >ut son or ! de tout son or ! Et pu, Elle revit d\u2019un coup d\u2019oel la destinée fatale de ses aïeux , .\u2014Et puis, ajouta-t-elle, J\u2019aurai peut-être besoin, un jour de la protection de l\u2019intendant .qui snii Un frisson étrange lui passa d ins les veines, mais elle se remit au -tôt.\u2014Je sais ce qu\u2019elle veut, reprit-elle.je vais en emporter ! Elle c ' naîtra le secret de Béatrice Spam; ce sera ma sauvegarde ! Elle e t digne de le savoir, tout aussi dii;ne que la Brinvilliers ! La Corriveau entra dans » chambre, ferma la porte sur cl tira de son sein un paquet de c f* et se dirigea vers un n^eublc de f i \u2022 me singulière rangé dans un coin.Ce meuble était d\u2019un bois noir u ¦ porté d\u2019Orient.Un vieil OU italien, fort habile, y avait sculpte des figures étranges, d\u2019après dos dessins étrusques, et l\u2019avait muni de tiroirs secrets et de cachettes invisibles.(A SUIVRE> L'Action Catholique \u2014 Québoc Dimancha, 9 férrlor 1941 'fîpman hishnidue du temps du poi Qpthup ** «\u2022 \u2022 '¦\u2022***' S '\t'T* \u2022 v\t1 ^\t\u2019\t«à*.\t1 \" t*\t~\t1 -t -v\t\u2022.tj\t¦* -\t.p ,'t* æ\tr> ¦'j: ¦ ¦\t¦\t.a^ r ' \"K \t bix'jnche, 9 février 1941 L'Action Catholique \u2014 Qucboc # La scène se passe à la Baic-St-Paul, nouveau centre de ski si populaire dans la région de Québec.Pour un peu, l\u2019on croirait que c* skieur a éprouvé le besoin de crier au solail sa joie et son émerveillement i jouir de la saveur d'une si belle journée d'hiver dans un tel décor enchanteur.\u2014-\t(Photo C.N.R.) Vol.V, No 6\u2014 15 \u2014 r r \u2014 16 Jeannot Vlnrincible par LVjMANI VDONir
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