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Titre :
L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique
Publié à Québec, L'Action catholique (1915-1962) a longtemps été le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973. [...]
Le journal L'Action catholique tire ses origines du mouvement de l'Action sociale catholique; il a été créé à l'initiative des abbés Stanislas-Alfred Lortie et Paul-Eugène Roy et de l'avocat Adjutor Rivard. L'archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin, apporte son soutien au projet, dont l'objectif est à la fois de développer la conscience sociale des catholiques et de rivaliser avec les journaux Le Soleil et L'Événement.

Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, le quotidien devient L'Action catholique de 1915 à 1962. Il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973.

Diffusé dans la grande région de Québec, L'Action catholique a été longtemps le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Son intérêt pour des sciences (par exemple, l'astronomie) le rend populaire dans le milieu de l'éducation et auprès du grand public.

Avec les années, la situation économique du journal devient précaire. Les revenus sont en baisse constante et la concurrence, très vive. Malgré son réseau d'influence et de pouvoir, le mouvement de l'Action catholique ne réussit pas à freiner le déclin. Repris en 1973 par deux hommes d'affaires de Québec, le journal devient À propos, qui disparaîtra l'année suivante.

Références

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 261-265.

« L'Action ». Dans Bilan du siècle, [Consulté le 28-11-2006]

Marquis, Dominique, « Un nouveau combat pour l'Église : la presse catholique d'information, 1907-1940 », [Consulté le 27-11-2006]

Éditeur :
  • Québec :L'Action sociale limitée,1915-1962
Contenu spécifique :
dimanche 16 mars 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1941-03-16, Collections de BAnQ.

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[" (.ACTION catholique Organe de \\t tion Sociale Catholique i>d rclion et administration : PAGES EN COULEURS M 3 Boul.Charest.Québec.Vol.V, numéro 11 \u201cInstaurare omnia in Christo\u201d Dimanche, 1 mars MIN S li ¦ I fl.ir»* rartlrle en p**r LES ROUTES I>E L\u2019ORIENT Les Indes Néerlandaise De l\u2019issue de cette guerre dépend le sort des grands empires et particulièrement celui des pays qui possèdent des domaines coloniaux dix fois plus grands que la métropole : Hollande, Belgique, Portugal.De la victoire ou de la défaite des Alliés dépend entièrement le destin de ccs empires coloniaux.On n\u2019ignore pas que, depuis longtemps, l\u2019AMemagn® s'est élevée avec violence contre la possession par de petits pays, à faible population, d\u2019espaces vitaux disproportionnés avec leur importance.Dans le cas de la Hollunde, l'Allemagne n\u2019est pas seule ù regarder avec convoitise le prod\u2019gieux domaine que constituent les Indes Néerlandaises ; le Japon, qui se trouve, pour ainsi dire, à piodéd'oeuvre, y voit aussi une proie facile, et combien enviable ! Les dirigeants japonais, profitant de l'absence des grandes nations occidentales en Orient, du fait de la guerre avec l'Allemagne, envisageraient avec faveur la mainmise du Japon sur les Iles de la Sonde.Depuis plusieurs années, le Japon y pratique avec un succès croissant le dumping commercial ; là, comme aux Indes britanniques, il s\u2019e orcc de distancer le commerce européen.Et il m< ne une propagande insidieuse auprès des indigènes, afin d\u2019amoindrir, pour son profit, l'autorité de l\u2019administration hollandaise.C\u2019est Java qui connut le M boom \u201d de prospérité le plus important, son sol un des plus riches du monde et sa capacité de production énorme.De nombreuses plantations de sucre, café, caoutchouc.thé, coprah, tabac, kapok et d'arbre à quinine s\u2019y développèrent rapidement.La prospérité reçut une nouvelle accélération avec la découverte du pétrole et ne cessa d\u2019aller croissant, particulièrement après la grande guerre, pour atteindre son point culminant en 1929.Cette année-là, Java exporta pour 743 millions de florins de produits, représentant environ la moitié des exportations totales des Indes Néerlandaises.A cette époque, on releva, toujours dans la seule Ile de Java.600 plantations d\u2019hévéas, 338 de café, 296 de thé, 179 de kapok, 145 de coprah, 43 de canne à sucre, 41 de tabac et 24 de cacaoyers.Il semblait que les flots du pactole continueraient éternellement à couler.\u201cUne ère de prospérité extraordinaire s'est ouverte por nos colonies \u201d, déclaraient les journaux hollandais.C\u2019est à ce moment que la grande cri- se de 1929 vint mettre une fin brutale à cet Age d\u2019or.Aucun pays ne fut en réalité phis touché que les Indes Néerlandaises.Durant la période comprise entre 1929 et 1934, les exportations de Java descendirent de 743 millions de florins à 200 millions ; pour toute la colonie, la chute des exportations se chiffra à près d\u2019un miUiurd de dollars.Si cette chute verticale fut vivement ressentie par les Hollandais, qui virent leurs salaires et revenus considérablement réduits, elle fut encore plus pénible pour les populations indigènes qui furent à peu près réduites à la famine ; la poignée de riz journalière, dans beaucoup de cas, devint la nourriture d'une famille entière.Un vif mécontentement se fit jour dans le pueple qui, ne comprenant pas les eau.1 es mondiales de la crise, accusait l\u2019administration d'en être responsable.C\u2019est à la faveur de ce mécontentement qu\u2019un mouvement nationaliste dirigé par des Javanais cultivés prit naissance.Jui>qu\u2019aJors, on ne pouvait par 1er de nationalisme javanais, la prospérité contribuant à endormir les sentiments patriotique^ des indigènes.Celle-ci disparaissant, le mouvement prit de l\u2019ampleur ; d\u2019autant plus que deux gouverneurs généraux le considérèrent avec bienveillance.Mais des troubles assez graves ne tardèrent pas à survenir et le gouvernement hollandais se décida à intervenir énergiquement en envoyant un gouverneur à poigne, le jonkher Van Starhen-borgh Staehouwer, rétablir l'ordre.Ce-kii-ci arriva en Insulinde fermement résolu d\u2019éviter au pouvoir de la métropole de souffrir de nouvelles atteintes.Dès son installation, il poursuivit le mouvement nationaliste avec la plus extrême rigueur, emprisonnant ou exilant ses chefs.C\u2019est avec cette poussée de nationalisme revendicatif que l\u2019on touche du doigt la propagande nocive ou Japon.Celui-ci, comme en Chine, donne aux Javanais asservis l\u2019exemple d'une grande nation jaune infligeant d'importants échecs au commerce et à la puissance des pays occidentaux, en même temps qu\u2019il leur offre l\u2019aide d\u2019un peuple frère.On sait ce que vaut la fraternité japonaise à l'égard des autres peuples de l\u2019Orient ! On voit trop clairement, par ailleurs, le jeu du Japon et quel appoint formi- :\t-v,.\u2022 \u2022' 4 9 Quelques avions des IiU.cs i.éeriandaises survolant, en lormatioa l'ile de Java, dans les environs de Bandoeng.\u2014 (Acme).dnble ce serait pour sa politique de domination en Orient que de mettre la main sur l\u2019Insulinde.Appoint économique d\u2019abord, car les ressources de Java en pétrole, en caoutchouc et en sucre lui fourniraient tout ce qui lui manque, appoint stratégique ensuite.H suffit de se rendre compte de la position-clé des Iles de la Sonde entre l\u2019Océan Indien et le Pacifique, l\u2019Australie et l\u2019Asie, pour constater ce qu\u2019un peuple entreprenant pourrait en tirer pour arriver à ses fins de conquête.L\u2019Angleterre a bien compris le danger et sa base de Singapour est destinée autant à protéger ses routes impériales qu\u2019à interdire au Japon l\u2019accès des Indes Néerlandaises.Celles-ci entre les \u2022 Vue aérienne d\u2019un coin de l'ile Java, dans les Inde* néerlandaises.Cette photographie nous fait voir que ehaque pouce de terrain est utilisé pour la culture du ri/.Les Indigènes élèvent au?«i du poisson dans le» étang» artificiels établis pour l\u2019irrigation de* rtziere».\u20141 (Acme), \u2014 2 \u2014 Vol.V, No 11 L'Action Catholi tnille ordinaire, mince, et la tern tantinet rentrée dans les épaules, ,1 |rjà bien des fils blancs dans sa che-noire.Sa figure est maigre, angu-ses grands yeux noirs, dont la fi-\u2022 ii ippe, détonnent dans la pâleur de mt Au menton, quelques poils de p .courts et raides.Voilà Théophile.aveugle, il l\u2019est devenu dans son en-f., vers sa dixième année, à la suite ,\t.\u2019,1e ces maladies sournoises, \u2014 scar- >U paralysie infantile, \u2014 qui a-rn nent presque fatalement avec elles ! Ité.Et depuis \u2014 depuis , -it.ans ! \u2014, ç\u2019a été pour lui la grande noirceur, la nuit complète, incessante, nnj arable Jamais, cependant, il ne h\u2018.t plaint, jamais il n'a murmuré ; en , ; en généreux, il a reçu la terrible , )r-¦ ave .comme on reçoit la visite du t , Dieu.\"Le Seigneur\", dit l\u2019Blcriture, .te ceux qu\u2019il aime.\" ;t t*uis, depuis si longtemps, il s\u2019est : ié a ne point voir, \u2014 à ne point voir )L.ciel, le soleil, la mer, les arbres, les fi.s, les champs, les moissons, les am-miu!-; les bâtiments, la maison pater-neile, les figures aimées .Il ne doit pl s.désormais, garder dans son âme sold .c\\ que des images vagues de toutes ch'»«es, que des empreintes affaiblies des traits familiers.u- est un long acte de résignation, continuelle.Quelle belle itelle aux yeux de Dieu, malgré ,i curitc.Vie paisible, utile, toute ix siens.Vie consacrée aux maison, aux menus tra-au soin des bêtes.Pe-pi< .ie grande, à force de simplicité.< c \u2022 ii.Théophile, c\u2019est lui, l\u2019a-W* qui s'occupe \u2014 matin, midi et 1 animaux de la ferme, de leur bi \u2022, pour ainsi dire ; lui qui, six ou j,\tpar année, distribue le mil et - \u2022 iux chevaux, le foin ou la paille h lies, la moulée aux cochons, les u\\ volailles ; lui encore, le ser-mlassable, qui pompe dans les ¦ ,\u2022 ; dès lors ils ne cessèrent d'en-V'iyi-r des flottes dans l\u2019océan Indien.Ei 1019, ils fondaient Batavia.\u2022I .^iu\u2019à la fin du 18e siècle, ces co-î '-s furent gouvernées par la Com-P'i :\t\u2022 generale des Indes Orientales d.Java se couvrit de plantations '.'¦ifiquyg, qui enrichirent la Hollan\" i\u2019ài 1849.la famine enleva un demi- >n d'indigènes.Les cultures forcées 11 ibolies en 1870, ce qui orienta \u2022 * vers l\u2019agriculture, rapprocha les indigènes.* ne vue d\u2019un coin du port de T»ra-k*n* sur 1 i1* de Bornéo, dans les Indes néerlandaises.C\u2019est un des deux grands d\u2019exportation de pétrole.Le Japon voudrait bien arrivée à mettre la main *ur 1 * Chesses de ce pays.\u2014 (Acme).Dimjnch», 16 man 1941 il mmém % > ¦ > *.< .wMM:- % \u2022>V - r- .L'Action Cftrttoliquo \u2014 Québoc mmï Aux époques des rudes travaux, de labourage ou de charriage, Théophile redouble de soins pour les chevaux.Il leur di ne les brassées de foin plus larges, les pu.ns plus fortes.Il ne leur ménage pas, nn plus, l\u2019eau fraîche et pure.Et après les longues journées, dès que les vaillantes bêtes sont rentrées à l\u2019écurie, vite il les enveloppe dans leurs épai es couvertes, lesquc les boivent la sueur et préviennent les refroidissements fâcheux.Bret, les bêtes sont bien chanceuses d\u2019être ainsi confiées à la vigilance, au dévouement de Théophile.Aussi, il faut voir comme elles tournent la tête, comme elles hennissent ou beuglent de plaisir, comme pour le saluer, quand il pénètre dans l\u2019étable ! Et le soir, sa tâche enfin terminée, Théophile retrouve su plate accoutumée au coin du feu.au fond de la cuisine.A-lors, tout en fumant une bonne pipe, il caresse doucement Pitou (un chien à poil ras, gros comme le pied), son fidèle compagnon de solitude, qui ne man me jamais de faire son somme sur ses genoux.Ou bien, à certaines heures exceptionnelles, ce grand si onrieux sort de son mutisme ; alors, avec son maître, il jase tranquillement de la terre, des tr;i vaux, des bâtisses, du bétail II parle peu, ses phrases sont brèves, espacées ; mais on prend plaisir à écouter ion discours savoureux, sensé, pratique, et si profondément humain.On pourrait, il semble, oppl quer à Théophile, dans une certaine me.ure, les vers que Victor Hugo écrivait à l\u2019a ire -ae de Milton, qui, devenu aveugle, créa cette oeuvre immortelle: \u201cParadise L< t\u201d (le Paradis p^rdu), tirant ainsi sa gloiie de son infirmité : \u201cQuand l\u2019oeil du corps s\u2019éteint, \u201cL\u2019oeil de l\u2019esprit s'allume.Mais il est une pensée, une pensée belle entre toutes, parce que profondément vraie et juste, qu\u2019on peut, f ans forcer la vérité, appliquer à noir^ symp .thique u-veugle, c\u2019e;t la pensée de l\u2019Imitation : \"Un humble pays m qui sert Dieu est fort au-dessus du philos
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