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Titre :
La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal
Édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, La Feuille d'érable est un journal conservateur qui bénéficie de l'appui du clergé. Vouée à l'agriculture, cette publication enrobe son message dans des articles variés et de lecture facile.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1880-1882
Contenu spécifique :
samedi 10 juillet 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 1880-07-10, Collections de BAnQ.

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[" Bureau: 12 Rue St.Gabrielis, No.8 FUILLE DERAB I Edition Hebdomadaire du Courrier de Moiitreal.L.D.DUVERNAY, FaliteursProprietaire.Abonnement : £2.00 par Annee, MONTREAL, SAMEDI 10 JUILLET 1880.5 Centins le Numéro.LES AMENITES DE \u201c L'IRASIL CANADIAN.\u201d Dans notre numéro de samedi nous svons fait allusion à deux correspon- -lances publides duns I'Irish Canadian -u même temps que le fameux article au sttjet de l'affaire MeNumee.Afin «le donner une idée de l\u2019esprit qui anime le journ il francoph \u2018bo qui s'est donné pour mission de nous calomnier auprès de ses lecteurs, nous tra- dnisous une lettre qu'il se fait adres- 3er de Québ + et qui porte la date du 11 courant.Voicile bijou en ques- sion : ¢ Les choses vont da mal en pis dans cette lacalite, et nous avous d\u2019abondautes preuves le l'intention bien arrêtée chez les Cann- \u2018liens-Français de pousser In population de langue anglaise au pied du mur.De tous eôtés, en haut comme en bas de l\u2019échelle, riches et pauvres, prêtres et laïques expri- went plusou moins ouvertement Ia haine la plus noire contre tous ceux qui ont du saug irlandais dans les veines.C'est notre tour sujourd\u2019hui, mais ce sera certainement demain le tour des Anglais et des Ecossais, Le sentiment qui anime les Canadieus-Français w'est ni plus ni moins que de l'exclnsivisme, \u2018know nothingisnt) gentiulent que la peur seule empêche de ss tmduire: par des actes Je violence, .oo «* Les relations commerciales ont été dans Vien\u2019 des can soudainement\u2019 interrompues.Les marchands de banques anglnise décln- reut que leurs pratiques canadiénnes les ibandonuent en masse, apparemment sous l'influence de quelque associntion secrète, QUI a pour but l'exclusion sociale, commerciale et politique des races de Inngue nn- glaise, exclusion tellement systématique \u201cqu\u2019elle devzn nécessairement écraser l\u2019élé- went anglais ou le foréer à quitter le pays.Les Canadiens-Français, non-senlement se vantent de pouvoir garder çette province pour eux seuls, mais nous jottont à la figure * fuit indéniuble que le gouvernement t'édéral est en leur pouveir.Ceci n\u2019est pus uno vaine bravade ; un Canadien-Français distingué un homme très religious et un homme juste à sa manière, faisait ln réponse suivante a un ami de langue anglaise \u2018jui se plaignait des récentes destitutions d'employés du chemin de fer du gouvernement: \u201cCela est très juste.Nous nutres Canadiens, nous avons été tenis sons le talon ; maintenant nous sommes forts ot il faut quion nous rends justice.\" \u201cIi uét vrai qu'en yortu du mélange «ousidérable., de sang huron et iro- \u201cuois que les\u201d Cänadiens-Français ont dans louis veines, ils peuvont pout- être se considérer comme les héritiers des Peaux Rougos, qui habitaient autrefois lo Janada, mais ils oublient que le victoire de Wolfo, sur les plaines d'Abraham nous à conquis, au moins, des droils égaux aux lenrs dans In Provinze de Québec.Tis doivent so souvenir que les races do langno anglaise, ont la suprématie sur 26 continent ; ct quoique nous puissions différer entre nous sous le rapport de la religion, ils ne dovraiont pas oublior que le sang est plus épais que l'eau, Nous voulons bien vivre en prix ot nous serions très houroux do restor unis par l\u2019anitid et \u2018de jouir avec oux .dine égalité complète +lovant.la loi, mais-plutôt que de.nous soumettre à l\u2019ascondunttles Canadiens- Français, nous serions prêts à une nouvelle conquête, à la suite do laquelle peut être les conditions de la puix seraient moins avantageuses à nos amis Canadiens-l'rançais, que celles qui ont suivi la prise de Québec.\u201c Dans l'état actuel des choses,nous devons attirer l'attention des aces de langue anglaise, qui habitent la Confédération, sur l'inilu- ence prénondérante des Canadiens- Français dans le Parlement Fédéral.Sont-olles préparées à voir les destinées do ce grand pays dépendre des idées étroites des motaires à quatre Sous, des avocats sans causes, Ct «les mille ot une nullités politiques qui exploitent le métier de politicions daus In province de Québec, et dont les efforts nous ont conduits à une hanqueroute inévitable?Si non, qu'on fusse un effort puissant et simultané pour \u2019eraser l'influence envahissante des Canudiens-Français dans le Parlement fédéral.Déjà nous avons vu comment cette inflypnce a traqué à mort un Idandais innocent ponr un crime dont il n\u2019était pas coupable, tandis que ltiel ot Lépine, les liches as«ussins du pauvre Scott ont été préservés de l\u2019échafaud par cette même influence canadienne-fran- gaise.\u201d Suit un appel aux-1rañdais de la Province de Québec Toux.demandant de so rallier.Le corregpondant ajoute que, vu leur manque.d'arganisation, les 1rlandais n\u2019ont pu élire personne qui fut digne do les foprésenter.Très flatteur pour lès déptités irlandais ! C'est un Denis Kearnoy qu'il faudrait sans doute pour représenter les idées échevcléos de l'écrivain en question.M.\u2018MeGreevey ne lui plait pas du tout, bien qu\u2019il trouve\u2019 que c'est un monsiour {rés estimable, C\u2019est peut être à Cause de cela qu\u2019il voudrait le remplacer par un autre.Répondre à toutes les sottises, à tous les mensonges et à toutes les platitudes contenues dans cet article, nous entralnerait trop loin.Où cest le comté irlanda\u2019s, anglais ou écossais qui ait jamais élu un Canadien-Fran- çais ?Tl n\u2019y en a pas, mais par contre nous avons déjà cité un \u2018grand nombre do comtés habités par une population françnise et qui sont tous re- .présentés par dos Anglais, des Irlandais ot des Ecossais.Voilà qui prou- vorait, si In choso avait besoin d'êtro prouvée, que, loin do nous montrer fanatiques, nous avons toujours fait prouvo d'un excès de libéralité pou oxcusablo en présonco de l'hostilité manifusto des races \u2018qui mous entourent, L'égalité devant la loi ! Nous voudrions bien l'avoir, mais on pratique nous no l'avons pas et ce sont loujours les Canadiens qui on sonffront.Cotto égalité que le correspondant en question à l'hyp:crisie de réclämer, il ost lo promior À nous la nier.Malgré lui il nous démontre quo ce qu'il veut oll les Anglais ont eu le dessous, c'est l'assorvissement des Canadiens- Français.Si son élucubration veut dire quelque chose, elle veut dire ceci : Les Canadiens ont été vaincus par nous, nous avons le nombre, nous avons la force, donc il f«ut que l'influence des Canadiens soit nulle, D'abord nous n'avons pas été vain- eus C\u2019est là un fait qu\u2019on oublie top suuvent.L'eussions-nous été que cela ne donnerait pas à nos vainqueurs le droit de nous maltraiter.Ce n'est pas la bataille des plaines d'Abraham qui a terminé ln guerre entre les Anglais et les Français pour la possession du Canada.Que conx qui ont toujours à nous rappeler cette victoire anglaise, la seule dont ils puissent se vanter pendant cotte guerre, rappellent leurs souvenirs, ou plutôt qu\u2019ils étudient l'histoire.Ils y verront qu\u2019aprés la bataille qui a coûté la vie aux deux braves généraux Montcalm et Wolfe, il y a eu un autre combat à Ste Foye, combat La dernière bataille livrée en Canada entre les annéos française et anglaise a été une victoire pour la France.Nous n'avons pas été conquis, nous avons été lâchement cédés par un roi qui aurait dû mioux récompenser noire vaillance et notre dévouement.Certains droits nous ont été réservés en vertu d'un traité de paix conclu entre la France et l'Angleterre.Abandonnés à nous-mêmes, non seulement nous avons su défendre ces droits contie les empiètements de fanatiques qui avaient juré votre porte, mais nous avons su en conquérir d'autres en dépit de ln haine que nous portaient nos persécuteurs.On veut prétendre que ln peur | seule nous retient, ct quo si nous l\u2019osions nous aurions recours à la violence pour tyranniser les races qui nous entourent.D'abord, il faut avoir (@c élévé dans un endroit ou In lumid- re de la civilisation n\u2019a pas encore pénétré, pour ignorer que les Cana- dscns-Français se sont toujours montrés plus généreux envers les étrangers que vis-à-vis leurs propres compatriotes.En outre la pour n\u2019a jamais empêché les Canadiens de faire ce qu\u2019ils voulaient, faire.- Les exploits de d'Iberville, ceux Dollard, la Monongnhela, Carillon, Chateauguay, les luttes héroiques de 1837-38, abtes- tent que la bravoure do nos compatrio- | tes égale lour vaillanco.N'en déplaise au correspondant de l'Irèsh Canadian qui voudrait faire de nous des Iroquois et des Hurons, (deux tribus qui valent bien la sicnne, soit dit en passant) nous sommes d\u2019une race habituée à vaincre des ennomis supérieurs on nombre, et nos ancêtres no comptaiont leurs ennemis que lorsqu'ils les avaiont étonclus morts sur lo champ de bataille.Nous étions 60,000 âmes lors deggln conquête, nous sommes aujourd'hui | | i .le correspondant en question, | au moins un million ef demi de Français pur sang.C'est plus qu'il n\u2019en faut pour tenir en respect tout ce que ceux qui voudraient nous mettre sous leurs pieds, pourront jamais rac- coler de fanfarons sur le sol de l'Amérique ou ailleurs.Le sany est plus épais que Trau, dit S'il a voulu dire par là que ses parcils sont plus épais que les Canadiens, nous sommes prêts à l'aîmettro, et nous sommes ravis de pouvoir nous accorder avec lui au moins sur ce point.Il a du suer sang et eau pour accumules autant de mensonges dans un es- Pace aussi restreint, quoiqu'il soit évident qu\u2019il y a chez lui plus de bile que de sang.Lorsqu\u2019on voit des journaux se fuire le véhicule de pareilles injures à l'adresse d'un peuple aussi paisible, aussi généreux et aussi juste que le nôtre, on s'explique comment il se fait que nos compatriotes d'orine britannique, conservent si longtemps contre nous leurs injustes préveutions.es LE BUREAU DE SANTE.À ln dernière eéauce du Conseil de- Ville, M.l\u2019échevin Thibault n fait une interpollation demandant si quelque mesure avait été prise pour la propagation de l'ouvrage d'hygiène \u201c La santé pour tous,\u201d qui a été publié, il y a quelques mois, par le Dr, Sévorin Lachapelle, La question a'été renvoyée au bureau de santé.L'interpellation de M.l\u2019échovin Thibau:t mérite considération.Dopuis In formation du bureau de santé NOUS SAVONS toutes les tentatives sanitaires qui ont été faites, ct qu\u2019on a été obligé d'abandonner ; Nous constatons tous les jours les dificul- tés insurmontables que rencontrent nos officiers de santé pour l'exécution des règlements indispensables à la santé publique ; pour oxprimer plus clairemont notre pensée, disons-lo de | suite, que notre organisation sanituire au lieu d'avancer, ne fait que tâtonner, ef que le chifire qui lui est voté cluque année est loin do nous donner un résultat satisfaisant.Or, d'où vient Cette lenteur d'un travail si nécessaire\u201d d'où naissent ces difficultés qui paralysent les plus généreux efforts?La réponse est facile À faire : l'ignoranco de notre population est la cause principale de ce mallicureux état do chosen d'A pas la moindro notion de ce qu'est l'hygiène, on ne sait pas que l'application de ses lois c\u2019est ln santé individuelle, et la santé publique,c'est In disparition des maladies épidémiques, si fatales à notre ville do Montréal, c\u2019est le confort pour tout lo mondo ct la prolongement marqué:do Ia vie humaine.On mécounuit ces idées qui sont outant de vérités incontestablos.Voilà pourquoi les offorts textés sont sans succès ; \u2018voilà pourquoi le chiffre de notre mortalité est alarmant ; voilà pourquoi des maladies terribles, qu\u2019on férait disparaître à volonté au moyen des notions hygiéniques, sont devenues ici les filles du sol pour le malheur de tous.Que faire donc ?Une seule chose : intruire lo peuple.Les moyens d'instruction hygiénique sont nombreux : et néanmoins nous n\u2019en voyons aucun parmi nous.Il ya l'enscignement dans les écoles, il y a les cours publics, les lectures.il y a la publication des livres spéciaux, vantant Ces questions.En attendant que l'attraction qu'elles méritent soit donnée aux premiers moyens, pourquoi un encouragement raisonnable n'est-il pas donné au dernier, puisque nous l'avons à notre disposition.\u201c La santé pour tous \u201d est en effet un ouvrage important, premier de ce genre public parmi nous, destiné à faire un bien immense à notre population, si nous mettons celle-ci dans l'obligation de la lire, car d\u2019elle- même nous savons qu'elle fait passer bien des frivolités avant l'instruction.Et il est facile d\u2019obliger le peuple à se mettre au courant des notions indispensables à la santé et à la vie quo contient ce livre, il est facile de le faire pénétrer dans toutes les familles, l'autorité n'a qu\u2019à dire un mot, et tous nos quartiers en auront à leur disposition.Voici les suggestions qu'on nous permettra à ce sujet.Il a déjà été question de voter un bonus pour un livre semblable à celui que nous possédons.Pourquoi, à présent qu\u2019il s\u2019est trouvé un homme assez courageux pour entreprendre et ne- complir cette œuvre difficile, la corporation de Montréal ne le récom- pense-telle pas comme il le mérite ?ln agissant ainsi elle donnera l'élan aux travaux de ce genre, et servira en même temps ses propres intérêts : car nous le répétons, nous dépenserons toujours inutilement des sommes considérables, pour le fonctionnement de notre Bureau de Sante, si nous n'instruisons pas le peuple des notions indispensables de I'hygitne, si nous ne lui enseignons pas les avantages qu'elle peut lui procurer.La santé pour tous \u201d se vend à très Las prix : l'auteur y montre un désintéressement dont il faut lui tenir compte.Que la Corporation de Montréal vote la légère somme de mille piastres, et nous verrons dans notre ville, quatre à cinq milles exemplaires de ce bon ouvrage distribués, étudiés, puis toutes les heureuses conséquences qui en résulteront, c\u2019est-à-dire,attention donnée à la santé, précautions sanitaires de toute sorte.Il y a une partie de l'ouvrage du Dr.Sévérin Lachapelle sur laquelle nous attirerons l'attention : c\u2019est la partie intitulée \u2018\u201c Guide de la mèro auprès de son enfant malade.\u201d Que \u2018\u2019onfants seraient arrachés à la mort si toutes les mères avaient entre leurs mains Cot ouvrage, connaissaient tous les conseils aussi instructifs qu\u2019affec- tucux qui leur sont donnés!.Nous ¥ voyons une grande vérit, c'est que la science peut faire beacoup pour nos enfants malades, et que nous pouvons les guérir plus facilement que Nous-Inêmes, : Tout est à créer parmi nous ; tous les jours nous ompruntons à l\u2019étran- gor ; empruntons encore et ne craignons pas; c'est l'expérience des vieux pays qui doit faire In fortune prompte et le bonheur des jeunes.Voyons l'Angleterre sacrifiant tous les ans des millions de piastres pour le fonctionnement, -pour.le porfce- ts, tiénnnement-de-la santé publiquo ; 1 LA FEUILLE D\u2019ERABLE rion do surprenant de voir ses ciforts réussir ; de voir Londres, ville iusa- lubre jadis, devenir une cité où la maladie oxerce bien peu de ravages.Faisons comme olle, n'avons-nous pas Ia mémo constitution 1 Porsonne no doute de la vérité des réflexions que nous venons de faire ; seulement personne n'ose commencer, n'ose mettre à l'œuvre une main hardie; c\u2019est à qui n'attachern pas le grolot.Allons, la question est portée (devant le fauteuil, que lo Bureau de Santé décide, et que le Conseil municipal exécute ! LE COLONEL DE SALABERRY.Sous ce titre, nous lisons dans le Mail, de Toronto, l'article suivant que nous ruproduisons avec le plus grand plaisir.En effet, après les élucubrations saugrenues ot calomnintrices de journaux francophobes tels que le Irish Canadian et autres cjusdem farinae, il fait bon de constater qu\u2019une fouille aussi importante que le Mail sait s\u2019élover au-dessus les mesquines considérations qui font agir certains journaux anglais, ct rendre justice à nos compatriotes d\u2019origine française.Ce n\u2019est pas la première fois que lo Mail so montre loyal à notre égard, et la noble attitude de ce jourual, cn ce qui nous concerne,nous venge Lion des injures gratuites du Irish Canadian et de ses congénères : \u2019 \u2018 Nous craignons ue les Canadiens de langue anglaise n'apprécient pas a leur juste valour ln loyauté et la valeur de leurs compatriotes d'origine française.Quoiqu'il en soit de la génération qui grandit, celle qui a alteint sa maturité n\u2019est pas familière avec l'histoire du Canada.S'il en était autrement, on ne manquerait pas d'être anime de la plus grando bienveillance pour nos compatriotes d'une autre race, dans la province de Québec, TI! y a plusieurs années, lorsque le eri do * domination française\u201d\u201d fut poussé dans la province d'Ontario, les agitateurs oubliaient, ou peut-être n'avaient jamais su, que, durant plusieurs années, il y avait ou uno domination anglaise très odieuse.Après In conquête, la race robuste ct courageuse qui, sous Champlain, avait fondé Québec, so trouva vassale, Cependant lorsque Montgomery et Arnold, se croyant sûrs d\u2019ensager les Canadiens-Français à trahir Jours nouveaux maîtres, attaquérent Québec, ils reconnurent leur grande erreur ; malgré un échec aussi manifeste, ils nourrissaient le même espoir durant la guerre de 1812.C\u2019est durant cotte mémorable campagne que les Canndiens-Frangais se sont si hautement distingués par leur pa- triotismo et leur courage.Néanmoins, les conquérants, voulant accaparer souls l'autorité gouver- nemontale, refustrent de leur rendre justice ot de leur accorder l'égalité dos droits ct le gouvernement responsable.Si quelques-uns d'entre oux se sont insurgés en 1837-38, les Haut- Canadiens se sont rendus coupables do In mémo faute, pour des raisons semblables, bien que beaucoup moins fortes.Lorsque l'Acto d'Union de 1840 fut adopté, le Bas-Canada se trouva avoir le mêmo nombro de ro- présontants que la province-sœur, bien quo sa population fût plus considérable que celle do cetto dernière : ot co n\u2019est que longtemps après que les deux provinces so trouvèrent sur un pied d'égalité.La patience donk;ont.fait:prouve les Canadions-Frangais offre un\u2019 con- trasto tout on leur:faveur avoc:l'empressement que l'on a mis à demander ure modification de la représentation, avant même qu'aucune prépondérance no parût acquise au Haut Canadu.On devrait so rappeler toutes ces choses, quand on apprécie la valeur du pouple Canadion-Français.Ainsi quo nous l'avons déjà dit, la guerre de 1813 lui à fourni l'occasion de faire ses prouves, ot nous croyons que, de tous les exploits héroïques do cette guerre, nul ne mérite un souvenir de plus profonde gratitude que la batsi le de Chateauguay.Le Colonel Charles Michel do S dlaberry était alors dans la fleur de l'âge, et il avait déjà servi dans les [udes Occidentalus.Il prévoyait si proptement toute éventualité, préparant tout en conséquence, qu\u2019il semble avoir été un de ces hommes tacticiens par instinct, Il accomplit son premier exploit au Canada dans le mois de novembre 1812, lorsque, n'ayant que 300 hommes, il réussit autant par stratagème que par les armes, à reponsser le généml Dearborn et ses 10,000 hommes.Son meilleur exploit fut la déroute complète du général Hampton, sur la rivière de Chateauguay.Avec ses voltigeurs, commandés par le Liout.Col.MeDonnell, et quelques sauvages, il réussit à mettre on fuite une armée de cing mille hommes.L'habileté que de Salaberry a déployée en fortifiant sa position, la prescience dont il a fait preuve en couvrant sa petite troupe de tous côtés et la disposition de cette troupe ue sauraient être nssez louées.Poutétre que, si Mampton eût eu assez de courage pour commander une charge i la baionnette, lo résultat aimait été différent, et Montréal aurait pu être à sa discrétion.Mais De Salaberry connaissait sans doute ceux qu\u2019il avait à combattre, et il les avait Lion jugés.À deux heures de l\u2019après midi, le général américain, bien qu\u2019à la tôte d'une armée dix fois plus nombreuse que celle des Anglais, retraita, décontenancé, jusqu'à Plattsburg, avec la milice canadienne harcelant son arrière-garde.Le héros de Chat au- guay mourut en 1829, à l'âge relati- voment peu avaucé de 51 ans.Un tel homme mérite qu'on perpétue le souvenir de ses services, et la dédicace d\u2019une tablette, le jour de la St.Jean-Baptiste, était un hommage tardif ct pas tout-à-fait à la hauteur de ses droits à la reconnaissance de la postérité, Il est beaucoup à regretter que le mouvement n'ait pas été plus général.Il doit y avoir, dans Ontario ct dans les provinces Maritimes, des personnes de langue anglaiso dont les cœurs aient été émus par le récit des exploits de Lncolle et de Châteaugnay.Quelques-uns d\u2019entre eux auraient été heureux de contribuer à l'érection d'un monument convenable à la mémoiro du courageux de Salaborry.Dans cetto Province, nous gardons ln mémoire de Drock, ot nous avons rendu justice à ce général ; le nom le plus glorieux de la Province do Québec est celui du héros de Chatoauguay.\u201d NOS COMPATRIOTES DE LA PRO VINCE T'ONTARIO.Tandis que I'émigration dépeuple pos vieilles paroisses canadiennes- Irangaises, il est consolant de voir notre raco gagner du torrnin dans la province d\u2019Ontario.Lo temps n'est pas éloigné où la population française du'Iaut-Canada pourra jouer\u2018un rôle important tlans lo guuvornement de notre province sœur, Pour une raison ou pour uno autre, nous n'avons pu, jusqu\u2019à présent, réussir à retenir ici tous les enfants du sol, ¢l si nous voulons exorcor dans la confédération le dogré d'influence auquel nous avons droit, il importo de rotonir dans les limites du Canada le plus grand nombre possible de ceux qui abandonnent la province de Québec, Notre territoire est assez vaste, sus productions ut son climut sont assez variés pour offrir à tous nos compatriotes les moyons d'améliorer notre position.Pourquoi allor demander à l\u2019étrangor ce que nous pouvons trouver dans le pays?Que ceux qui se suntent à l\u2019étroit dans la province de Qiéhec, où pourtant il reste encore des milliers d'acres de terre à défrichor, tournent leurs regards du côté des autres provinces, Ils y trouveront, pour peu qu'ils soient disposés à se faire colons, des avantages pour le moins aussi considérables que ceux qu\u2019ils pourraient avoir à l\u2019étranger.Un do nos amis, citoyen bien connu de cetto ville, et qui est établi duns la paroisse de Lafontaine, Ontario, depuis le mois d'avril dernier, nous écrit une lettre dans laquelle il fait les plus grands éloges de la région qu\u2019il habite.Pour l'information de nos locteurs, nous Croyois dovoir en reproduire une partie.Nous voyons aussi avec plaisir que nos compatriotes d'Ontario n\u2019oubliont pas les traditions françaises.Ils sont restés ce qu'ils étaient ici de fervonts catholiques cb de bons patriotes.Nous pourrions même ajouter que leur empressement à s'organiser en société nn- tionale dès qu'ils pouvent so réuni en groupe nssez nombreux, prouve une fuis de plus quo le patriotisme qui existe à l\u2019état Intont dans toute poitrine canadienne, mais qui s'endoit assez facilement dans nos campagne- où l'apathie règne en maitresse, se réveille plus pur et plus vivace que jamaie dès que le Canadien-Français se tronce isolé parmi une population d'origine étrangère à lo sienne.Voici ca que nons extrayons du la lettre en question : Lafontaine, Ont, 28 juin 1SS0.Mon Cher Monsieur.Jai le plaisir de vous apprendre que Lot - avons foudé une rociété St.Jean.laptist: à Lafontaine, le 24 courant.C'est lu pac mière fois depuis la fondation de la parois ue la St.Jean-Baptiste est fêtée ici, aussi vis-je vous dire que tous les Canadiens + sont fait un devoir d'assister à ln grand\u201d messe et à l'assemblée que nous avions convoquée pour l'organisntion de Ja société.Voici quets sont les ofliciers pour l\u2019année Président honoraire et chapclain, Biv) Michel, curé.Président, Dr P A Allard.Vice-Président, Jos Marchildon, Ecr.Secrétaire, N Blanchard, Ecr, Trésorier, 1; Duquette, Ecr.Comité de ltégic: Iector Marchillon, Fer, Eugèno Brunelle, Fer., Lonis Cigna, Eer.et Joseph Maurice, Ker.Tafontaine est une paroisse canndienw et catholique, située dans le township dr \u2018T'irry dans le comté de Noith-Simeoc.Cettr Paroisso est établie depuis environ quamnte ans, co sont des Canadiens qui en ont abattu les premiers arbres ot un grand nombre d'eux, venus pauvres du Bas.Canada sont aujourd'hui des cultivateurs riches et rou- sidérés des étrangers qui ous environnent.Nous avons un curé d'origine française mui- qui est canadien de cœur et d'Ame, c'est un homine dévoué, qui est toujours en évvil quaud il s\u2019agit des intérêls spirituels et matériels do ses paroissiens, aussi répondent-ils bien à son zèle, pour vous en donner unu idéo il mo suffit de vous dire que depuis huit ans, ils ont Lati et payé entièrement une église ct un presb dre dont le coût dépasse vingt-cinq mille pinstres, et tout cela qu\u2019aux moyens de versements volou- taires.' Fuites-muoi done le pluisir de donner cou parier aS ER JD chach Schill Sid nuissance 3 vos lecteurs de notre belle paroisse et de la fondation de notre société, ct en même tonps d'encourager les canadiens ui émigrent aux Etats-Unis de venir ici Le préférence, il y a encore de belles torres fertiles à exploiter, et nous vivons ici abso.Juerment comme dans la province de Québec, \u2014\u2014s LE CHEMIN DE FER DU SUD.Nous avons déjà fait voir jusqu'à quel point les promoteurs du chemin de fer de la Rivo Sud out fait preuve de mauvaise foi.Pour tout homme qui veut se donner la peine d\u2019étudior les faits, il est évident quo la compagnie qui s'est mise à la tête de cetlo entrepriso, n'a pas du tout l'intention «lo creuser lu tunnel, et que sun but consiste à construire un tronçon de chemin de fer destiné à relier, sur le «ol du Canada, une ligne américaine rivale de nos chemins de for cana- liens.Si le gouvernement tient à accorder une charte d'incorporation À cette compagnie, yu'il oblige, ainsi que lo comité des chemins de fer l'a recom- inandé, à crouser le tunnel d'abord où « dépenser aux travaux du tunnel nu moins $1,000,000 avant que d'entreprendre In construction do la voie ferrée, Une autre garantie quo le gouvernement ferait bien d'exiger, ce serait de défeudre à la compagnie de vendre sn charte aux chemins do fer américains.Cela ne ferait peut-être pus l\u2019affaire de M.Vanderbilt et des \\ssociés qui représontent ses intérêts du parlemont local, mais le gouverne- meut n\u2019a pas, que nous sachions, reçu pour mission de sacrifier les intérêts
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