Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, 1 décembre 1975, décembre
Montréal - Vol.9, No 4 - décembre 1975 AINCiEN CATALOGUE ANNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME UNESCO Monsieur Jean-Paul L'Allier, ministre des Affaires culturelles, présidait a la Bibliothèque nationale du Quebec, au lancement de la bibliographie intitulée "La chanson au Québec 1965-1975".On le voit ici, entouré de messieurs Henri-Bernard Boivin, responsable du Centre bibliographique.Jean-Rémi Brault, conservateur en chef, Claude Trudel, sous-l^n^T^je^^WT^^^^rauie Venne et RaymondiL^v^s^u^^^r^o^^^sf^^^^pr^^^^i bulletin de la bibliothèque nationale du quebec ÉDITORIAL DU CONSERVATEUR EN CHEF Avec l'arrivée d'un nouveau conservateur, il était normal qu'on veuille donner un nouvel élan.À cette fin, nous avions établi un certain nombre de priorités, bien conscients qu'elles ne se réaliseraient que par étapes et selon les moyens mis à notre disposition.La première consistait à compléter l'engagement du personnel de direction afin de donner à la Bibliothèque un encadrement de qualité.En même temps, nous désirions affermir les services déjà existants.Ce serait un euphémisme que de dire que plusieurs équipes de travail reposeraient sur des assises fragiles, étant peu nombreuses et devant assumer une tâche souvent écrasante.Nous nous étions donc proposé d'augmenter quantitativement et de consolider ces équipes afin de leur donner un pouvoir d'action plus efficace.Parallèlement à ces actions, il était normal que nous réclamions des augmentations budgétaires, ce qui ne peut être réalisé que par la préparation d'un budget réaliste mais audacieux.Nous savons que ces premiers objectifs ont été réalisés grâce à la collaboration des autorités du Ministère; le personnel de direction a été soigneusement choisi et est entré en fonction.C'est un événement capital pour le bon fonctionnement de la Bibliothèque.Nous croyons qu'une institution d'une certaine ampleur ne peut fonctionner que grâce à une équipe compétente et dynamique, variée par la formation et par l'expérience et ayant une capacité d'homogénéité.En même temps, le Ministère nous accordait la permission d'ouvrir 29 nouveaux postes afin d'atteindre les objectifs mentionnés plus haut.Grâce aux efforts de tous, ces 29 nouveaux postes ont pu être comblés en un temps record, si bien que dés le début de l'année budgétaire plusieurs nouveaux collègues s'étaient ajoutés au personnel actuel de la Bibliothèque.On peut dire que dorénavant les services de la Bibliothèque qui reposaient à fleur de terre disposent désormais de stabilité.Nous nous étions également fixé comme objectif d'accélérer le processus d'automatisation.C'est dans cette perspective que se situe l'insertion de la Bibliothèque nationale dans le réseau québécois de télécatalogue en coopération (TELECAT-COOP) et dans celui de l'Ontario University Libraries Cooperative System (OULCS).C'est également dans le même souhait qu'a été réalisée la publication de l'Index sexennal de la Bibliographie du Québec par procédé automatisé et c'est dans le même cadre que seront publiés le plus tôt possible la Bibliographie rétrospective et le Catalogue de la réserve.Plus tard, nous projetons d'offrir aux chercheurs le catalogue de divers autres départements, dont celui des manuscrits et celui des cartes et plans.Ce qui est important, c'est que l'insertion dans un réseau inter-provincial comme celui de OULCS nous a obligés de reviser certaines méthodes de travail, de remettre en question des décisions déjà prises, d'uniformiser nos modes d'action avec ceux des autres grandes bibliothèques [et par-dessus tout, d'exercer un véritable rôle dans le réseau des bibliothèques québécoises].Parmi les autres priorités que nous nous étions fixées, il y avait, bien sûr, celle de la construction d'un nouvel édifice pour la Bibliothèque nationale et de l'aménagement de locaux temporaires en attendant que soit complétée cette construction.Ce dossier a été mené avec énergie et, nous croyons, avec beaucoup de réalisme.Nous avons sensibilisé les autorités gouvernementales à tous les échelons, si bien que maintenant les accords de principe sont donnés et qu'il ne reste plus qu'à attendre la conjonction des moyens financiers et de la situation économique.Enfin, nous avons établi comme priorité, la rédaction d'une véritable politique cohérente de développement des collections et d'acquisition des documents qui permettront à la Bibliothèque nationale d'offrir aux chercheurs les instruments essentiels.Cette priorité devrait être atteinte au cours de l'exercice financier 1976-1977.Il est important de noter que grâce à l'accélération de l'automatisation, ces documents pourront être rapidement traités et mis en rayon de telle sorte que ces acquisitions ne deviennent pas un poids inerte.Il conviendrait de mentionner que nous avions également comme objectif de multiplier les publications de la bibliothèque de telle sorte que leur quantité ne déroge en rien à leur qualité.Or, cet objectif a été largement atteint si on se donne la peine de parcourir la liste des récentes publications et toutes celles qui sont en préparation.Il va de soi qu'il ne s'agit pas de publier pour le plaisir de multiplier les ouvrages.Notre objectif est plus réaliste: il vise à offrir, aussi bien à nos collègues des bibliothèques qu'à l'ensemble des chercheurs, des outils de qualité qui se situent dans la ligne précise des objectifs poursuivis par la Bibliothèque.Enfin, mentionnons que nous voulions assurer à la Bibliothèque nationale un rayonnement qui ne tienne ni du clinquant, ni du tapageur.Nous espérions que la Bibliothèque rayonne aussi bien par la qualité de son travail et celle de ses publications que par l'ensemble de ses manifestations.Au cours de la récente année, la bibliothèque a donc produit ou accueilli un certain nombre d'activités culturelles qui, à maintes reprises, l'ont placée à lavant-scène de l'activité culturelle québécoise.Le cinéma, grâce à la Cinémathèque québécoise, la musique, surtout grâce au Conservatoire de musique de Montréal, les conférences, les expositions variées et nombreuses, les représentations théâtrales, en particulier la série « Voie au jeune théâtre »; ce sont autant d'activités par lesquelles la Bibliothèque met en évidence les objectifs qui lui sont confiés et le mandat qui est le sien.Les statistiques nous permettent de vérifier que le public québécois a répondu généreusement à nos invitations.On se rappelera sans doute que « Semaine de la contre-culture », pour ne nommer que cette activité, a monopolisé plusieurs milliers de québécois venant des milieux les plus variés et qu'elle a placé la Bibliothèque nationale à la une des journaux.Ce bilan est évidemment bien loin d'être exhaustif.Il permet cependant de résumer le chemin parcouru et d'entrevoir un avenir intéressant.Loin de nous reposer sur des lauriers, chaque succès comme chaque échec devient un tremplin qui donne le goût de réalisations plus audacieuses.Il faut espérer que la nouvelle année verra des progrès aussi marqués que la précédente.Comme c'est la coutume, nous souhaitons que cette nouvelle année soit bonne et fructueuse pour tout le personnel de la Bibliothèque nationale et aussi pour tous les lecteurs et tous les chercheurs qui veulent bien accueillir nos services.Jean-Rémi Brault, Conservateur en chef 2 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC / DÉCEMBRE 1975 SOMMAIRE (Photo: Service de microphotographie) Montréal - Vol.9, No 4-décembre 1975 DIRECTION Louis Bélanger COMITÉ DE RÉDACTION Roland Auger Laurette Caron Jacques Lafontaine PHOTOGRAPHIE Jacques King (Service de microphotographie) COLLABORATEURS Réal Bosa Jeanne Maranda Jacques Thériault Courrier de la deuxième classe Enregistrement no 1503 Dépôt légal — 4etrimestre 1975 Bibliothèque nationale du Québec CN ISSN 0045 — 1967 Reproduction autorisée des textes non copyright, sur demande et mention de l'auteur et de la source.Les articles publiés n'engagent que leurs auteurs.LE BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC est publié trimestriellement.Il est distribué gratuitement à titre personnel.On peut se le procurer en adressant sa demande à la: Bibliothèque nationale du Québec Service des publications 1700, rue Saint-Denis Montréal H2X 3K6, QUÉBEC 1- Éditorial du conservateur en chef 2- Index 1968-1973 de la Bibliographie du Québec 3- Faut-il le rappeler?4- Les Ouvrages de référence du Québec, supplément 1967-1974 5-10 ans de chanson au Québec 6- Les services administratifs 7- Don de documents importants à la BNQ 8- Une mine d'information 9-Congrès annuel de l'Association des cartothèques canadiennes 10-Vue d'époque: visions du monde 11- Une édition avortée 12- Hier pour demain Jean-Rémi Brault Claude Lachapelle Gabrielle Bourbonnais Réal Bosa Jacques Thériault Marcel Fontaine Jeanne Maranda Pierre Lépine Michèle Ouellette Roland Auger Lise Cuillèrier INDEX 1968 — 1973 DE LA BIBLIOGRAPHIE DU QUÉBEC De 1968 à 1973, la Bibliographie du Québec a compilé plus de 10 500 notices bibliographiques.Afin de faciliter la consultation de ce répertoire, la Bibliothèque nationale du Québec a décidé de refondre les index annuels de cette période.Pour ce faire, elle a cru bon de recourir à l'automatisation, procédé qui utilise la photocomposition.Ainsi seront possibles des compilations ultérieures plus fréquentes et moins onéreuses.L'Index 1968-1973 de la Bibliographie du Québec est publié en deux volumes et la pagination en est continue.Il comprend deux sections.Dans la première, celle dont la numérotation des pages est précédée d'un A, on retrouve l'index proprement dit et elle est de beaucoup la plus volumineuse.La deuxième section (B) contient la liste numérique des notices bibliographiques révisées.Voici maintenant quelques indications d'ordre pratique de nature à accélérer la consultation de cet index.D'abord, signalons que le classement effectué par informatique suit de façon générale les règles en usage lors de la rédaction des refontes annuelles.Nous attirons votre attention sur les points suivants: 1) Abréviations: Une vedette commençant par les abréviations St, Ste et Me sera classée ainsi: saint, sainte et Mac.2) Article indéfini: Les articles indéfinis, un, une et des sont classés à la première lettre de l'article et non au premier substantif.3) Noms de famille: Les noms de famille avec particule sont classés comme s'ils étaient écrits en un seul mot.BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC / DÉCEMBRE 1975 3 4) Publications officielles: La « Fleur de lys » précédant un titre signifie qu'il s'agit d'une publication du Gouvernement du Québec, tandis que la « Feuille d'érable » identifie une publication du Gouvernement du Canada.5) Sigles Les sigles ne sont pas classés au début de chaque lettre, mais à leur ordre alphabétique respectif, comme si les lettres étaient reliées les unes aux autres, tels les « acronymes ».Ex.: A.E.Q.classé comme AEQ.6) Signes diacritiques et autres signes: Dans le classement on ne tient pas compte des signes diacritiques, ni des signes de ponctuation, ni de tout autre signe particulier à l'exception du point décimal et du trait d'union.7) Titres: Les titres commençant par un chiffre sont regroupés dans un ordre numérique à la toute fin de l'ordre alphabétique de la section A.C'est avec beaucoup de fierté que la B.N.Q.présente aux Québécois un tel instrument de travail.Elle est cependant consciente des quelques erreurs qui ont pu se commettre au cours de la rédaction de l'index.C'est pourquoi, le très traditionnel papillon d'errata vient à la rescousse de l'informatique.Claude Lachapelle 4 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC / DÉCEMBRE 1975 FAUT-IL LE RAPPELER?Plusieurs, peut-être, ont fini par oublier que la Bibliothèque nationale du Québec a mis en marche en 1971, le projet de bibliographie rétrospective du Québec.Qu'on se rassure, il existe toujours, même si depuis quelques temps il ne fait pas grand bruit.De l'extérieur, on a pu penser que la tâche était trop lourde, que l'enthousiasme du début s'était éteint et que tout a été abandonné.Il n'en est rien, au contraire; le projet avance lentement, il est vrai, mais il avance de p!us en plus sûrement, une fois la phase d'implantation terminée.Au Québec, l'absence d'une bibliographie nationale courante antérieure à 1968 est la cause de la pauvreté de nos sources de documentation, pauvreté que l'on ne cesse de déplorer et que les essais tentés de part et d'autre n'ont jamais réussi à supprimer.Il revient à une organisation comme la Bibliothèque nationale du Québec de prendre l'initiative de remédier à cette situation et de fournir aux chercheurs l'instrument de base qu'ils réclament, avec raison, depuis si longtemps.C'est à l'aide d'un répertoire d'une authenticité indiscutable que l'historien des lettres, des arts et des sciences apprend quels livres furent produits à différentes époques, pour en reconstituer le climat, les goûts, les moeurs, le niveau de vie et de culture.Conscient de l'étendue des connaissances nécessaires et de la minutieuse exactitude qu'exige la préparation d'un tel répertoire, le Bureau de la bibliographie rétrospective s'est engagé dans l'élaboration de la bibliographie des livres et brochures du secteur privé publiés au Québec entre 1821 et 1967; tout comme pour la bibliographie courante, les notices sont rédigées de première main, c'est-à-dire à la vue des textes, et le travail de catalogage s'appuie sur des règles strictes.Mais l'aspect technique n'est pas seul important: l'identification des personnes qui ont contribué à un texte, la détermination de l'appartenance nationale d'un document, la recherche de l'auteur d'un ouvrage anonyme sont autant de points qui supposent de la part du bibliographe une vue globale et détaillée tout à la fois de l'histoire de son pays.Par exemple, on sait qu'à une époque relativement peu éloignée, les pamphlets politiques ont foisonné au Québec.Afin d'attribuer une paternité spirituelle à ces ouvrages, le bibliographe doit connaître la petite histoire de cette époque et se rappeler que le climat politique d'alors obligeait les auteurs à garder l'anonymat.D'un autre côté, être capable de discerner une édition des tirages ou réimpressions, de trouver un lieu ou une date de publication relève de la science du livre (papier, ornements, typographie, .) et partant, de l'histoire de l'imprimerie.Aux connaissances de base essentielles au catalogage et communes à chacun, s'ajoute un élément important pour celui qui travaille au Bureau de la bibliographie rétrospective: la familiarisation avec les ouvrages de référence québécois.Afin de répondre aux exigences posées par la rédaction d'une bibliographie nationale, le Bureau se doit de réunir de nombreuses ressources; il existe déjà parmi le personnel des bibliothécaires et des bibliotechniciens versés en histoire politique, religieuse, littéraire et artistique, en géographie ou dans le domaine de l'imprimerie.Si l'étendue de leur savoir varie, il n'en reste pas moins vrai que chacun est en mesure de rejoindre l'information où qu'elle se trouve.Quand on entreprend une oeuvre aussi vaste et importante, il faut en prévoir toutes les conséquences.Le défaut de l'actuel projet de bibliographie rétrospective, c'est d'avoir vu le jour à une époque de transformations, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de la Bibliothèque.Or, en 1971, il était impossible de penser le réaliser sans avoir recours aux services de l'informatique.Les développements rapides de cette nouvelle science ont fait resurgir le vieux rêve d'une bibliographie internationale intégrale et ce qui paraissait insensé il y a peu de temps ne l'est plus aujourd'hui.Toutefois, pour parvenir au contrôle bibliographique universel, des étapes de normalisation à l'échelle internationale sont nécessaires et certaines ont été élaborées en fonction des bibliographies nationales courantes, ce qui occasionne quelques difficultés au niveau des bibliographies rétrospectives.Devant la lenteur de certaines démarches, on est tenté parfois de remettre en question la précision du travail et jusqu'à la raison d'être du projet.Ce serait faire fausse route que de s'y arrêter et de céder aux pressions car ceux qui ont besoin du répertoire se trouveraient tout aussi démunis en possession d'un ouvrage inadéquat.Est-il nécessaire de rappeler que de la qualité et de la valeur de cet inventaire de la production imprimée passée dépendront celles de toutes les bibliographies qui en dériveront?Gabrielle Bourbonnais BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC / DÉCEMBRE 1975 5 LES OUVRAGES DE RÉFÉRENCE DU QUÉBEC SUPPLÉMENT 1967-1974 1 La consultation de ce supplément permet d'établir certaines' caractéristiques de l'activité bibliographique présente au Québec: multiplicité des organismes et individus intéressés à cette activité, relative abondance de la production, diversification des champs de la recherche bibliographique et ouverture au plan international.Certains répertoires, pour ne mentionner que ceux-là: Radar, Perio-dex, Index de l'actualité vue à travers la presse écrite, la Bibliographie du Québec témoignent de la présence québécoise sur la carte bibliographique soit par leur nouveauté, leur qualité technique et même leur modernité.Cette effervescence bibliographique est liée à l'essor que prend la recherche dans notre milieu, à l'émergence des nouvelles pédagogies dans l'enseignement tout autant qu'à une prise de conscience collective de notre retard à développer des ressources documentaires.Dans le débordement de l'activité bibliographique conduite par un nombre élevé d'organismes et d'individus, dans des champs différents ou similaires, il importe cependant de dresser un bilan.Les participants québécois à la conférence nationale sur l'état de la bibliographie au Canada (tenue à Vancouver en mai 1974), avaient émis le voeu que soit créée une Société bibliographique du Québec, dans le but d'effectuer un tel bilan mais surtout de mieux planifier et coordonner les efforts dans ce secteur d'activités.Sans nous prononcer sur le bien fondé de la mise sur pied d'une telle Société, nous croyons toutefois important que soit organisée à l'intention des bibliographes et organismes intéressés une rencontre sur la bibliographie québécoise.La Bibliothèque nationale du Québec, organis- Les ouvrages de référence du Québec SuppMnwfit IMTItM 9
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Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.