Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, 1 décembre 1976, décembre
bulletin de la bibliothèque nationale du québec MONTRÉAL SOUS LA NEIGE IL Y A 70 ANS La rue Saint-Denis vue à la hauteur de la Bibliothèque nationale du Québec.Gouvernement du Québec Ministère des Affaires culturelles SOMMAIRE 1 — Stage d'étude sur le système PRECIS et sur l'automatisation des bibliographies courantes et rétrospectives en Angleterre et en France Guy Dionne 2 — Un stage profitable Pierre Allard 3 — Rôle de l'attaché de direction aux services administratifs Marcel Fontaine 4 — Culture 1940-1971 Réjean Savard 5 — Associations littéraires et bibliothèques à Montréal au XIXesiècle: l'apport sulpicien Marcel Lajeunesse 6 — Les Idéologies au Québec: Bibliographie Denis Monière 7 — Un nouveau pas vers la normalisation Gabrielle Bourbonnais 8 — Un projet réalisé: Le programme d'information professionnelle à la coordination des services techniques Marie-Andrée Beaupré 9 — Protocole de rédaction 10 — Nouvelles brèves STAGE D'ÉTUDE SUR LE SYSTÈME PRECIS ET SUR ('AUTOMATISATION DES BIBLIOGRAPHIES COURANTES ET RÉTROSPECTIVES EN ANGLETERRE ET EN FRANCE ?(Photo; Service de microphotographie) Montréal-Vol.10, No 4-Décembre 1976 DIRECTION Louis Bélanger COMITÉ DE RÉDACTION Roland Auger, président Yolande Buono Hélène Roussel PHOTOGRAPHIE Jacques King (Service de microphotographie) COLLABORATEURS Marcel Lajeunesse Denis Monière Courrier de la deuxième classe Enregistrement no 1503 Dépôt légal — 4etrimestre 1976 Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0045 — 1967 Reproduction autorisée des textes non copyright, sur demande et mention de l'auteur et de la source.Les articles publiés n'engagent que leurs auteurs.LE BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC est publié trimestriellement.Il est distribué gratuitement à titre personnel.On peut se le procurer en adressant sa demande à la: Bibliothèque nationale du Québec Service des publications 1700, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K6 L'intérêt que la Bibliothèque nationale du Québec porte au système d'indexation PRECIS (PRE-served Context /ndex System) remonte à 1971, soit peu après la parution du premier ouvrage de Derek Austin sur le sujet et la première utilisation du système dans la British National Bibliography.Lorsque M.Marcel Fontaine, qui cumulait alors les postes de coor-donnateur de l'informatique et des services techniques, m'a signalé l'existence de ce système, il n'y voyait pas un intérêt immédiat; il m'a tout de même suggéré de l'étudier car il pouvait s'insérer dans les plans d'automatisation de la production des bibliographies courante et rétrospective.Plus tard, en 1973, j'eus l'occasion de faire une étude approfondie du système dans le cadre d'un cours de maîtrise en bibliothéco-nomie.À l'automne 1974, j'élaborai, à la suggestion de M.Jean-Rémi Brault, un programme de stage à la British National Bibliography car le système est beaucoup trop complexe pour se satis- 2 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/DÉCEMBRE 1976 faire d'une étude théorique.Après quelques délais dûs surtout à des compressions budgétaires au ministère des Affaires culturelles, je pus enfin m'inscrire à la session de cours qui débutait le 26 avril 1976.Entretemps, mon programme de stage s'était étendu à l'étude des structures et du fonctionnement des bibliographies couran-rantes et rétrospectives, tant en Angleterre qu'en France.Organisé par le Subject Systems Office de la British Library, le cours d'indexation PRECIS dure neuf jours, partagés à peu près également entre des exposés théoriques et des sessions pratiques donnés par les membres de l'équipe de recherche sous la direction de Derek Austin.Grâce à des relations très étroites entre cette équipe et l'équipe de production de la British ^National Bibliography, le système s'enrichit constamment d'une part des résultats de la recherche et de l'autre, de l'expérimentation constante que procure la pratique quotidienne dans une bibliographie courante.À la fin du cours, j'ai eu le privilège de me joindre à l'équipe d'indexation PRECIS de la British National Bibliography pendant cinq semaines.Au début, j'ai indexé les livres provenant du dépôt légal mais bientôt j'ai participé à l'indexation des acquisitions en langue française de la bibliothèque du British Museum maintenant intégrée à la British Library sous le nom de Reference Division.J'ai pu alors évaluer plus facilement les possibilités d'adaptation du système PRECIS à un contexte francophone.Grâce aux bons offices de M.Austin, j'ai complété mon stage d'étude en rencontrant à Paris deux bibliothécaires françaises qui avaient déjà suivi le cours sur PRECIS à Londres et qui avaient réalisé des index PRECIS en français dans leur domaine respectif.D'abord Mlle Germaine Lambert a indexé deux cents thèses en botanique de la section des sciences de la bibliothèque universitaire de Rouen et l'impression de son index a été réalisée par la British National Bibliography en utilisant ses programmes réguliers de photocomposition avec des adaptations très mineures pour le français, comme voir et voir aussi au lieu de see et see also.De son côté, Mlle Anne-Marie Ferrier préparait un index d'une centaine de titres acquis par le Département des arts du spectacle de la Bibliothèque nationale qui sera réalisé de la même façon.Les autorités de la Bibliothèque nationale portent un intérêt très marqué à cette expérience car elles souhaitent doter la Bibliographie de la France d'un index-sujet compatible avec les exigences de la recherche documentaire automatisée.Le second volet de mon stage portait sur l'analyse des structures et des méthodes de travail en vigueur dans les bibliographies nationales britanniques et françaises, tant courantes que rétrospectives.À Londres, la Bibliographie Services Division de la British Library produit depuis 1973 la British National Bibliography à partir du dépôt légal britannique.Les volumes, une fois traités, vont accroître les collections de la Reference Division au British Museum.Sans doute en raison de sa production très considérable qui atteint 35,000 titres par année, la BNB préconise une spécialisation très poussée de ses services de catalogage et de classification qui comptent une centaine d'employés.Les catalogueurs utilisent la norme internationale ISBD(M) et les Anglo-American cataloguing rules (British text).Cependant, ils ne font pas de recherches systématiques pour l'établissement des vedettes; dans les cas d'homonymes ou de pseudonymes, les problèmes sont résolus par une section spéciale qui tient à jour un "fichier autorité" constitué de fiches principales de la BNB et de renvois.Le secteur de l'analyse documentaire comporte trois modules: l'indexation PRECIS, la classification Dewey ainsi que la classification et les vedettes-matière de la Bibliothèque du Congrès.L'analyse-sujet nécessitée par le système PRECIS est faite au préalable et comme elle est très exhaustive, elle sert de modèle aux classificateurs Dewey et Library of Congress qui doivent le plus souvent restreindre cette analyse à l'un de ses aspects pour lui attribuer un indice.Les bordereaux de catalogage et de classification sont ensuite transcrits sur un ruban perforé qui sert à produire la BNB par photocomposition programmée de même que des jeux de fiches pour les bibliothèques abonnées.Comme mon champ d'intérêt à la Bibliothèque nationale est la bibliographie rétrospective, j'ai cherché à connaître ce qui se fait dans ce domaine en Angleterre.Je n'ai pas constaté le même souci de compiler une bibliographie nationale rétrospective.Sans doute peut-on compter sur de nombreux catalogues de grandes bibliothèques comme celui du British Museum et de multiples inventaires et bibliographies spécialisés qui fournissent une description plus ou moins complète des ouvrages publiés en Grande-Bretagne.Avant 1950, alors que la British National Bibliography commence à paraître, c'est donc le catalogue du British Museum qui fait office de bibliographie nationale.Depuis son absorption par BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC /DÉCEMBRE 1976 3 Salle de lecture de la British Library la British Library, l'ancien Department of Printed Books a dû transformer complètement ses méthodes de travail pour s'adapter aux normes internationales et bénéficier des acquis de l'automatisation à la Bibliographie Services Division.Ainsi, il a fallu abandonner les règles de Panizzi à peine transformées depuis 1840 pour adopter les Règles anglo-américaines et l'ISBD pour ensuite se conformer aux exigences rigoureuses du format MARC britannique.En France, la Bibliothèque nationale connaît elle aussi un chambardement complet de ses structures et se voit même enlever plusieurs de ses fonctions traditionnelles au profit de nouveaux centres de coopération qui doivent cependant conserver des liens étroits avec elle.C'est ainsi que la production de la Bibliographie de la France relève désormais du Centre bibliographique national qui doit évidemment maintenir des relations quotidiennes avec le Département des entrées de la BN qui contrôle le dépôt légal.Le Service français automatisé, qui publie la Bibliographie de la France, se compose de vingt-deux conservateurs, dont quatorze catalo-gueurs et huit réviseurs, et de huit secrétaires et commis.Le nombre de titres décrits devrait dépasser 25,000 cette année, mais il est vrai que cette équipe restreinte ne fait aucune analyse-sujet.De plus, depuis janvier 1975, la publication est réalisée par photocomposition programmée ce qui réduit considérablement le travail fastidieux et les retards inhérents aux procédés d'impression traditionnels.Il faut enfin noter qu'on ne fait pas de recherches systématiques pour identifier un auteur ou une collectivité-auteur et qu'on ne maintient pas de «fichier autorité».Tout comme à Londres, j'étais intéressé à retrouver à Paris l'équivalent de notre bibliographie rétrospective; j'ai donc demandé à visiter le Département des livres imprimés qui se consacre à la publication du Catalogue général des imprimés.Cette oeuvre d'envergure, commencée en 1897, approche de son achèvement et il n'est pas question de modifier ses méthodes de travail et les normes de description définies par Leopold Delisle à ses débuts.Cependant, lors de la compilation du supplément qui comprendra les acquisitions effectuées entre 1897 et 1960 non décrites dans l'ouvrage principal, on songera sans doute à adopter des normes internationales sur le plan de la description comme sur celui des méthodes automatisées de publication.Au terme de ce séjour de quatre mois dans des institutions aussi prestigieuses que la British Library, le British Museum et la Bibliothèque nationale de Paris, on ne peut que ressentir beaucoup d'admiration pour les trésors qu'elles ont su préserver et mettre en valeur grâce à des traditions plus que séculaires.Dans l'accomplissement de cette mission, les qualités recherchées chez le personnel relevaient surtout de la culture et de l'érudition.Depuis quelques années toutefois, des contraintes budgétaires hélas! universelles de même que la nécessité de contrôler l'explosion documentaire ont contraint ces vénérables bibliothèques à se lancer résolument sur la voie de la modernisation de leurs structures et de leurs méthodes de travail.On peut souhaiter que la nécessité d'automatiser leurs opérations n'élimine pas tout souci de préserver cet héritage culturel inestimable.Guy Dionne 4 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/DÉCEMBRE 1976 UN STAGE PROFITABLE Dans le cadre des échanges de l'Office franco-québécois pour la jeunesse, vingt-deux personnes dont l'âge moyen était de trente ans ont effectué un stage d'information de trois semaines en France, du 25 mai au 15 juin, dans les cinémathèques et centres de documentation sur le cinéma.Parmi eux se trouvait le responsable du Département de documentation cinématographique rattaché jusqu'à récemment à la BNQ et maintenant intégré à la Direction générale du cinéma et de l'audiovisuel (DGCA) du Ministère des communications.Depuis six ans appliqué au développement de ce service, le responsable sentait le besoin de mieux connaître les cinémathèques, leur mode de gestion et de fonctionnement et la nécessité d'établir des échanges qui ne peuvent bien s'amorcer que par des contacts directs.L'urgence de nouer des liens durables avec la France était de première importance pour le seul centre francophone du genre en Amérique et l'un des mieux documentés, au témoignage même des chercheurs spécialisés tant européens qu'américains.La demande de stage a dont été agréée par l'OFQJ.À Paris même, une longue liste d'établissements visités et de personnalités rencontrées confirme que les séances d'information ont été intenses et nourries.On rappelle, entre autres, que la cinémathèque du ministère de l'agriculture possède un millier de films et 90,000 négatifs et diapositives.Le Service cinématographique et photographique des armées à Fort d'Ivry dispose, pour sa part, de 2 millions de clichés.À l'Institut de Cinématographie scientifique le directeur, Monsieur Jean Painlevé, fait la projection de quelques unes de ses réalisations.Le Conservatoire d'arts et métiers expose les appareils relatifs à l'invention de la photographie, du cinéma et de la télévision; il offre en vente un catalogue de ces appareils.Le Musée du Cinéma et la Cinémathèque française n'ont pas indiqué s'ils avaient un catalogue pour leurs 50 000 bobines de films.Une rencontre avec le directeur Henri Langlois a valu aux stagiaires, cette déclaration:.« la meilleure façon de conserver un film est de le remiser dans Paris, ville qui possède un climat idéal, et de le projeter le plus souvent possible, la pellicule filmique étant une matière vivante ».L'Institut des Hautes Études cinématographiques fondé en 1935, très actif de 1940 à 1950, est maintenant freiné dans son développement: locaux et effectifs réduits, restrictions budgétaires le rendent peu ouvert aux échanges.Au Centre national de la cinématographie de Bois d'Arcy, on trouve une documentation sur l'histoire du cinéma, des ouvrages sur l'administration, le catalogage officiel de la production cinématographique française et un fichier automatisé.Les responsables sont intéressés à des échanges documentaires.On effectue aussi la restauration des films grâce à un bon équipement technique et des locaux aux conditions climatiques appropriées.Les laboratoires Gaumont, à Joinville-le-Pont, possèdent une collection de 11 500 titres: actualité, fiction de l'époque du muet et des films d'enseignement, l'une des plus importantes collections d'Europe.La Maison des Arts et de la Culture de Créteil a produit un certain nombre de publications sur le cinéma et les cycles cinématographiques.Enfin, des tables rondes avec Jean Chapot et Jérôme Kanapa ainsi que des visionne- ments de films restaurés, rares et curieux ont complété ces visites d'information à Paris.En province, deux centres importants, celui de Toulouse et de Perpignan ont été visités avec profit.Le directeur de la Cinémathèque, Monsieur Raymond Borde, a eu avec les stagiaires des discussions très ouvertes.Visionne-ments et exposés de gestion, en particulier sur l'autofinancement, ont enrichi l'expérience des participants.Il s'y accomplit un travail remarquable avec des moyens réduits.La ville de Perpignan, en pays catalan, a complété le périple.Reçu par Monsieur Marcel Ohms et ses collaborateurs qui animent le ciné-club, les stagiaires ont pu constater le travail de haute qualité qui s'y effectue surtout par la publication des Cahiers de la Cinémathèque.Des contacts ont été établis par le responsable du DDC avec Monsieur Miguel Portes, critique et libraire de Barcelone, pour recevoir des ouvrages en espagnol sur le cinéma de ce pays.Également, on y a recueilli des renseignements précieux sur la méthologie de l'histoire du cinéma.En somme, ce compte rendu ne représente qu'un résumé suc-cint des nombreuses activités prévues au programme des stagiaires.Certains sujets retenaient davantage l'attention des divers groupes de travail.Le septième art ne connaissant pas de frontières, il s'avère évident que le Département de documentation cinématographique se devrait d'être représenté lors de ce voyage d'étude afin d'explorer les richesses et les techniques des principaux centres spécialisés français.Le bilan se révèle positif et le stage s'inscrit comme une démarche très fructueuse.Pierre Al lard BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/DÉCEMBRE 1976 5 RÔLE DE L'ATTACHÉ DE DIRECTION AUX SERVICES ADMINISTRATIFS Le ministère des Affaires culturelles, pour arriver à rendre plus souples, plus efficaces et plus ex-péditives ses structures administratives, a décidé de s'attacher, au niveau de chaque programme, une personne-ressource dont le rôle essentiel peut être résumé par le terme communication: communication de l'information dans tous les sens, tant sur le pian théorique de la connaissance des procédures, de leur mise au point, de la définition des problèmes et leur solution, que sur le plan pratique de l'application des procédures, du suivi des cas, au règlement des accrochages concrets.Comme M.Bernard Goyer accomplissait déjà un travail similaire à l'intérieur de la Bibliothèque nationale du Québec, c'est lui que la Direction générale de l'administration a retenu pour cette fonction.L'attaché de direction est un interlocuteur privilégié auprès de l'administration du Ministère: il fait, en vertu de cette nomination, partie d'un groupe de travail, composé des directeurs du personnel, de la comptabilité, des services auxiliaires, des services financiers et des huit (8) attachés de direction.Le groupe participe à l'élaboration des procédures d'engagements financiers, et chaque attaché de direction est chargé de superviser leur application.Du strict point de vue administratif, l'attaché de direction constitue la courroie de transmission entre les gestionnaires de direction, c'est-à-dire le Directeur général, Me Claude Trudel, le conservateur en chef, M.Jean-Rémi Brault, le conservateur adjoint, M.Marcel Fontaine, et les services administratifs du Ministère.Appuyé dans son travail par le personnel des services administra- tifs de la BNQ, il est chargé de la préparation, du contrôle et du suivi de l'ensemble des gestes administratifs.Il doit également diffuser et expliquer aux personnes concernées les directives émises par les organismes centraux (Conseil du Trésor, Commission delà Fonction publique, Direction générale de l'administration).Il assure la liaison avec les Services administratifs du Ministère (Services du personnel, de la gestion financière, du contentieux et les Services auxiliaires).Ce nouveau mode de fonctionnement implanté à la Bibliothèque et au Ministère tire son origine du P.P.B.(Programmation, planification, budgétisation).Nous avons d'abord tenté de regrouper de façon logique, plutôt que sur une base administrative, les opérations selon une nomenclature appelée infrastructure.L'infrastructure est composée d'activités qui se subdivisent en sous-activités, sous-sous activités et projets.Par exemple, l'activité « direction et soutien administratif » a comme responsable de centre de production, Mlle Gemma Moisan, l'activité « acquisitions » relève de M.Hubert Perron et l'activité «services à la clientèle »dépend de Mme Angèle Murphy.Cette nouvelle conception du fonctionnement exige une nouvelle orientation de la part de la direction de l'institution, c'est-à-dire que ces nouvelles procédures entraîneront des modifications majeures pouvant aller jusqu'à la décentralisation des services administratifs.Il est évident que ceux-ci devront d'abord roder ce sytème pour le moment, même si dans certains cas nous demandons que soit assumé par d'autres le rôle de responsable de centre de production, cela ne veut pas dire que toutes les opérations administratives impliquées sont effectivement décentralisées: c'est plutôt une façon de transmettre l'expertise pour permettre l'acquisition des connaissances et de l'expérience essentielles à l'autonomie qu'exigera la prochaine étape de décentralisation.Au fur et à mesure que ce nouveau système sera bien assimilé par le personnel des services administratifs, nous préparerons, à l'intention des responsables des centres de production, des séances d'information pour qu'à moyen terme nous puissions décentraliser l'application de ces nouvelles procédures ainsi que les contrôles budgétaires dans chacun des onze (11) centres de production.Ce nouveau système aura l'avantage d'accorder une plus grande autonomie de gestion quant aux opérations quotidiennes de la Bibliothèque.Par contre, et c'est normal, plus d'autonomie signifiera plus de responsabilités pour l'ensemble des employés, exigera une organisation plus serrée et des méthodes de travail plus méticuleuses.L'application intégrale de ce nouveau mode de fonctionnement, parce qu'il exige un sens pratique des responsabilités beaucoup plus évident, permettra sûrement de rendre plus attrayante et plus intéressante l'appartenance à l'équipe de la Bibliothèque nationale du Québec.Marcel Fontaine 6 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/DÉCEMBRE 1976 CULTURE 1940-1971 Plusieurs personnes croient sans doute que les revues du Québec n'étaient pas du tout indexées avant 1966, date où fut publié le premier numéro de \'lndex analytique, prédécesseur de Radar.Erreur! car de 1940 à 1971, l'Association de recherches sur les sciences religieuses et profanes au Canada publiait quatre fois par année un « répertoire bibliographique » dépouillant les revues du Québec et du Canada, à l'intérieur de sa revue, Culture.Pour sa première année de parution, Culture dépouilla 94 titres de revues et journaux dont L'Action nationale, Le Bulletin des recherches historiques, Le Devoir, le Droit, Le Naturaliste canadien, Les Pamphlets de Valdombre, La Relève et bien d'autres encore.Plus tard s'ajoutèrent à cette liste des titres comme Cinéma Canada, Les Cahiers de l'Institut d'histoire, Études françaises, Le Magazine Maclean, etc.En trente et une années de publication, 6805 articles ont été signalés, dans les revues et journaux canadiens, tant francophones qu'anglophones.En plus du « répertoire bibliographique », la revue s'est adjointe la collaboration de plusieurs auteurs importants qui y ont publié de nombreux articles à caractère culturel.On retrouve les noms de Marius Barbeau, Gabriel Nadeau, François-Albert Angers, Alfred Desrochers, Nairn Kattan et j'en passe.Publiée à Québec, par les Pères franciscains, cette revue constitue une importante source d'informations.Pour aider les bibliothèques et centres de documentation qui n'ont pas sur leurs rayons cette précieuse collection, ou encore qui préfèrent une édition plus compacte, le Service de microphotographie de la Bibliothèque NOUVEAU La collection CULTUI REVUE TRIMESTRIELLE RI SCIENCES RELIGIEUSES 0 SCIENCES PROEANES .> AU CANADA .?est maintenant disponible • Collection complète • Microfilm 16mm • Prix modique • Facilité d'entreposage • Disponibilité de la documentation en s'adressant à la BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC Service de la microphotographie 1700, rue Saint-Denis Montréal H2X 3K6 nationale du Québec en a fait un microfilm 16mm.De plus, pour faciliter le repérage, le Service a placé sur des bobines différentes le "répertoire bibliographique" et la revue elle-même.Les micro- films sont maintenant disponibles à un prix spécialement bas pour toutes les institutions québécoises.Réjean Savard BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC /DÉCEMBRE 1976 7 ASSOCIATIONS LITTÉRAIRES ET BIBLIOTHÈQUES À MONTRÉAL AU XIXe SIÈCLE: L'APPORT SULPICIEN.Les « associations littéraires », « sociétés culturelles », « associations de bibliothèque », « instituts canadiens ou des Artisans », « chambres ou cabinets de lecture » ont proliféré au XIXe siècle québécois.Yvan Lamonde en a dénombré plus de 130, et il a pu distinguer un véritable phénomène d'«associationisme ».De ces nombreuses institutions à I existence souvent brève et aux traces généralement minces, il en est une qui eut une vie et une survie hors du commun: l'oeuvre sulpicienne à Montréal.L'Oeuvre des Bons Livres établie en 1844 est l'ancêtre directe de la Bibliothèque nationale du Québec.Retracer les multiples rebondissements de cette modeste bibliothèque, c'est étudier la préhistoire de l'actuelle BNQ.En dépit de l'existence propre du diocèse de Montréal (1836), et du dynamisme du deuxième évê-que de Montréal, Mgr Bourget, les Messieurs du Séminaire Saint-Sulpice de Montréal occupent tout de même une place prédominante dans la vie montréalaise au milieu du XIXe siècle.Leurs liens avec les origines de Montréal, leurpres-tige de seigneurs de Montréal, leurs richesses, leurs oeuvres (notamment La Paroisse, Grand Séminaire, Collège de Montréal), leur excellente formation européenne, leurs liens avec l'administration coloniale, leurs relations étroites et suivies avec la France justifient leur position En 1844-1845, le supérieur du Séminaire de Montréal et curé de la paroisse Notre-Dame de Montréal, Vincent Quiblier, fondait l'Oeuvre des bons livres, selon le modèle de l'archiconfrérie des bons livres de Bordeaux.La bibliothèque paroissiale qui en est la composante essentielle rejoint le mouvement de l'instruction publique de Jean-Baptiste Meilleur, s'inscrit dans les oeuvres de « réaction catholique » en faisant obstacle aux « colporteurs de bibles » et donne le branle à un développement soutenu des bibliothèques paroissiales au Québec.De cette Oeuvre des bons livres, nous avons le catalogue de 1845 et les procès-verbaux du comité directeur de l'Oeuvre sur les associés de cette oeuvre autant religieuse que culturelle qui permettent de tirer des données quantitatives tant sur la collection que sur la diffusion de ce fonds documentaire.L'existence de l'Oeuvre des bons livres, depuis 1844, se fait parallèlement avec celle de l'Institut canadien.En 1857-1858, l'adjonction d'un Cabinet de lecture et d'un Cercle littéraire n'est pas, à notre avis une pure coïncidence.Il s'agissait de créer, la suite de l'éphémère Institut National, une véritable pendant — ou une contrepartie — à l'Institut canadien dont l'orientation donnait au clergé montréalais des inquiétudes sérieuses.Beaucoup de questions peuvent être posées au sujet du Cabinet de lecture lui-même.Est-ce une formule d'origine française ou un institut de type anglo-saxon?Le Cabinet de lecture a Les trois plans primés de la Bibliothèque Saint-Sulpice, tels que reproduits dans La Presse du 8 septembre 1911.C'est l'architecte Eugène Payette qui l'avait remporté, avec son plan à gauche, lors du concours institué à cet effet.On notera que les éléments décoratifs de l'édifice ont été modifiés au cours de la construction.8 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/DÉCEMBRE 1976 offert plus de 150 « lectures » ou conférences publiques durant les années 1857-1867.À quels groupes ou classes sociales appartiennent les conférenciers; quels sont les domaines et les sujets dominants; y a-t-il une idéologie particulière; peut-on évaluer la pénétration, la diffusion des idées exprimées à l'extérieur même de la tribune du Cabinet, c'est-à-dire dans les journaux et les revues?Parallèlement à la tribune ouverte que sont les séances du Cabinet de lecture, le Cercle littéraire réunit un nombre limité d'étudiants en droit et en médecine et de jeunes professionnels pour les initier à l'étude, à la discussion et à la parole en public.Le Cercle littéraire, structure fermée, est à la fois banc d'essai et complément à la carence ou à la faiblesse de l'enseignement universitaire francophone.La vie du Cercle littéraire, plus longue, que celle du Cabinet de lecture même, est bien rendue par Y Écho du Cabinet de lecture paroissial, revue vLJaU r Urt' tâ r(Xi bi-mensuelle de sa fondation, le 1er janvier 1859 à 1867, mensuel de 1867 à 1873.Quant à l'Écho du Cabinet, qui ros des Annales du Cabinet de lecture paroissial parus en 1857, il avait pour but de reproduire les conférences du Cabinet et les essais du Cercle littéraire, de contribuer, au tournant des années 1860, à la naissance d'une littérature canadienne, et de propager les bonnes lectures en favorisant la multiplication des bonnes lectures.L'Écho qui comptait 1788 abonnés en 1864 connut une fortune diverse.Promoteur d'une littérature canadienne et canal de diffusion des conférences du Cabinet de lecture surtout et de l'Institut canadien-français parfois pendant les premières années de son existence, elle devient par la suite revue de « bonne » littérature française.Mason Wade l'accusa d'avoir introduit au Québec les tracts antimaçonniques de Mgr de Ségur et d'avoir ainsi aidé à « développer une tendance qui attri- buait les malheurs de la France et les dangers menaçant l'avenir du Québec à l'influence de la franc-maçonnerie, idée qui devint, vers 1890, l'obsession des journalistes ultramontains ».Qu'en est-il, dans VÉcho, du contenu local par rapport à l'importation française, quel type de culture véhicule cette revue, et peut-on évaluer correctement son influence?Après l'assoupissement du Cabinet de lecture, le Cercle littéraire continua au cours de la décennie 1870.Il eut, quand même, besoin en 1885 d'être relancé avec une nouvelle vigueur.Il rassembla jusque dans la décennie 1900 des étudiants de l'Université Laval de Montréal.Par les archives du Cercle Ville-Marie que possède la Bibliothèque nationale du Québec, on peut y étudier ses objectifs, son fonctionnement, son membership et son regroupement extérieur.Il est possible de retracer les programmes des nombreuses conférences offertes à un public, sem-ble-t-il, avide et fidèle.a BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/DÉCEMBRE 1976 9 LES IDÉOLOGIES AU QUÉBEC: BIBLIOGRAPHIE* La bibliothèque de l'Oeuvre des bons livres continua au cours de la seconde moitié du XIXe siècle son service à une population francophone qui n'avait qu'un choix fort mince de bibliothèques prêteuses.La bibliothèque paroissiale Notre-Dame ou du Cercle Ville-Marie, selon les divers noms sous lesquels elle est connue, servit en quelque sorte de base, de structure d'appui des autres oeuvres qui y étaient greffées.Par les catalogues de 1845, de 1862, de 1898-1904, on peut dresser le portrait de ce type de bibliothèque.Dans la première décennie du vingtième siècle, l'offre d'Andrew Carnegie d'établir une véritable bibliothèque publique à Montréal amena tout un débat sur l'essence et les finalités des bibliothèques publiques.De même que, dans la plupart des pays, la bibliothèque paroissiale fut un antécédent de la bibliothèque publique, de même, au Québec, elle en fut, à notre avis, la substitution.C'est pourquoi ce débat n'est pas étranger à la décision d'établir, en 1910, une bibliothèque « publique » au coeur de la population francophone.En tout cas, les contemporains ne s'y trompèrent en voyant dans la bibliothèque Saint-Sulpice une décision qui empêcherait la bibliothèque « civique » et laïque de voir le jour.L'étude sur ces oeuvres culturelles sulpiciennes de plus d'un demi-siécle devrait éclairer la vie culturelle francophone d'une métropole en formation, devait révéler les préoccupations d'une élite considérable et le type de culture que cette élite véhiculait, et devrait ajouter à la connaissance du domaine « Livres et sociétés au Québec ».Marcel Lajeunesse Professeur adjoint École de bibliothéconomie Université de Montréal Depuis 1960 les sciences sociales ont connu au Québec un essor sans cesse croissant qui s'est traduit par l'augmentation du nombre des départements, des professeurs, des chercheurs, des revues et publications spécialisées et aussi par l'amélioration qualitative des analyses.Les cadres théori- LES AU QUEBEC Denis Monière André Vachet ( u ji ~~r - f U U ) r^~u—u—i ^-n-n^j l il n I i n if I ques et les appareils méthodologiques utilisés pour ces recherches se renouvellent constamment et diversifient l'interprétation des données empiriques.Il y a donc en une accumulation sans précédent des connaissances sur notre société.Mais cette vitalité n'a pas réussi à surmonter toutes les difficultés.La profusion des monographies cache souvent un vide.Il faut re- connaître que les instruments de recherche et les efforts de systématisation sont rares.Il y a en particulier un urgent besoin de bibliographies spécialisées qui mettent à jour et structurent la production intellectuelle sur la société québécoise afin de rationaliser les efforts, d'éviter les répétitions et de mieux orienter les recherches vers les zones d'ombre.Le domaine des idéologies se prêtait particulièrement bien à cette entreprise.Cette bibliographie sur les idéologies au Québec tente donc modestement de combler cette lacune.Elle vise d'abord à établir l'inventaire des études sur les idéologies au Québec ce qui signifie que le matériel analytique est privilégié aux dépens des sources idéologiques proprement dite.Ce recensement tient surtout compte des textes publiés après 1945, et a été effectué à partir d'un dépouillement aussi systématique que possible des livres, des revues et des thèses portant sur les idéologies au Québec.Les sources documentaires sont par conséquent très diverses allant des articles journalistiques aux thèses de maîtrise et de doctorat auxquelles une attention spéciale a été accordée en raison de leur faible diffusion dans le public.Dans la première partie de cette bibliographie l'usager trouvera un répertoire des titres retenus, classés alphabétiquement et numérotés.Afin de structurer la documentation accumulée, les auteurs de cette bibliographie ont aussi inclus une grille de classification qui permet à l'usager de situer rapidement le matériel pertinent à ses intérêts de recherche.Cet index a été construit à partir d'une analyse de contenu de chacun des textes retenus dans l'inventaire.Cette démarche est évidemment moins 10 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/DÉCEMBRE 1976 2247 UN NOUVEAU PAS VERS LA NORMALISATION précise qu'une bibliographie commentée mais elle fournit les éléments essentiels qui donnent à l'usager une connaissance analytique du contenu des ouvrages répertoriés.En ce sens, cette bibliographie se veut analytique et constitue une étape préliminaire à une tentative de synthèse du développement des idéologies au Québec.Elle s'adresse à tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à révolution de la société québécoise et plus particulièrement aux étudiants et professeurs des niveaux collégial et universitaire qui consacrent leurs recherches et enseignements aux phénomènes idéologiques.Nous espérons que cette bibliographie contribuera au développement des connaissances de la société québécoise, en suscitant des intérêts nouveaux, en favorisant l'élaboration de synthèses et la prospection en profondeur des domaines restés dans l'ombre.Denis Monière * DENIS MONIERE est diplômé (doctorat 3ecycle) de la Fondation nationale des Sciences politiques (Paris).Il enseigne depuis trois ans au département de science politique de l'Université d'Ottawa.Il a publié un livre intitulé Critique épistémologique de l'analyse systémique ainsi que de nombreux articles dans des revues spécialisées.ANDRÉ VACHET détient un doctorat en philosophie de l'Université de Nanterre.Il enseigne depuis dix ans à l'université d'Ottawa, où il fut pour les trois dernières années directeur du départ ement de science politique.Il a aussi été président de la Société canadienne de science politique.Il a publié un livre intitulé L'idéologie libérale et aussi écrit plusieurs articles pour des revues spécialisées.Dans le cadre de l'étude des statistiques de la Bibliothèque nationale du Québec1, la Coordination des services techniques a été appelée à établir un lexique2 des principaux termes techniques utilisés à l'intérieur des six unités de travail qui la composent.L'analyse des données statistiques compilées antérieurement, a fait ressortir de façon évidente certaines anomalies dans l'utilisation du vocabulaire technique.On s'est rendu compte, par exemple, que pour un service, un mot avait un sens restreint alors qu'ailleurs il avait une signification très large et englobait même plusieurs notions analogues.Divers facteurs sont à l'origine de cette situation.Ainsi, le sens réel et précis d'un terme peut s'estomper avec le temps, soit à cause d'une tendance à trop simplifier ou encore, parce que des opérations sont trop semblables.C'est d'abord une simple association d'idées, puis le mot passe dans le langage quotidien et enfin on le retrouve dans les écrits.Vient alors le moment où l'on a de la difficulté à bien en saisir le sens.Le mot ANNUEL, inclus dans le lexique, a suivi cette évolution: d'adjectif il est devenu substantif et finalement on l'a employé pour désigner un groupe de publications dont le traitement est semblable.Nous avons donc ajouté à la définition la remarque suivante: « Désormais, ce terme ne sera utilisé que comme adjectif indiquant la périodicité des publications qui paraissent une fois par année.» D'autre part, avec la montée de l'automatisation en vue du contrôle bibliographique universel, certains termes prennent de plus en plus d'importance alors que d'autres, utilisés depuis toujours, sont relégués au second plan.C'est ainsi que pour les fins des statistiques, nous avons dû laisser tomber le mot PÉRIODIQUE parce que l'expression PUBLICATION EN SÉRIE recouvrait toutes les sortes de séquences ou de périodicités.Il est à remarquer que toutes les définitions contenues dans le lexique sont tirées de sources qui font autorité et qu'aucune n'a été élaborée ni modifiée par la Coordination des services techniques.Nous avons voulu de la sorte respecter le sens établi par le Robert, le Larousse et les textes des normes internationales ISBD(M) et ISBD(S).C'est dans le domaine de l'audiovisuel que le lexique apporte un élément nouveau.L'absence d'un vocabulaire adéquat dans le champ de ces techniques en perpétuelle évolution, a entraîné l'em- 'Cf.: KHOU RI-SAINT-PI ERRE (Anastassia).- Les statistiques à la Bibliothèque nationale du Québec.In: Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, vol.10, no 1, mars 1976, p.6.'BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC.COORDINATION DES SERVICES TECHNIQUES.— Définitions établies et adoptées par la Coordination des services techniques dans le cadre de l'étude globale sur les statistiques à la Bibliothèque nationale du Québec sous la responsabilité de Gabrielle Bourbonnais.- Montreal, Coordination des services techniques, Bibliothèque nationale du Québec, mars 1976.- 25f.Principaux termes définis: Affiche, Annuel, CIP, CIS, Collection, Journal, Magazine, Microreproduction, Monographie, Périodique, Poster, Publication en série, Publication officielle, Revue, Textuel.— Communication audio-scripto-visuelle: Langage, Support, Document, Document audio, Document scripto.Document visuel.Document audiovisuel, Document mixte audio-scripto-visuel.BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/DÉCEMBRE 1976 1 1 UN PROJET REALISE: LE PROGRAMME D'INFORMATION PROFESSIONNELLE À LA COORDINATION DES SERVICES TECHNIQUES Avec les années, le personnel de la Bibliothèque nationale augmente de plus en plus.De 60 employés que nous étions en 1970, nous avons plus que doublé en 1976.Plusieurs d'entre nous ne connaissons les services que de nom, même à l'intérieur de notre propre coordination; autrement dit, on ne connaît pas le rôle exact des autres services.La Coordination des services techniques, qui compte soixante personnes, a innové en élaborant un programme d'information professionnelle.Un comité composé de sept membres, dont une présidente et six animateurs, soit un animateur par service, a vu à la bonne marche du projet.Son but premier était de faire connaître l'orientation et l'organisation des différents services.Le programme comprenait (suite de la page 11) ploi fréquent de termes imprécis et parfois douteux.TEXTUEL, par exemple, est de plus en plus souvent utilisé pour désigner les documents qui contiennent des mots écrits, tel que les microfilms, microfiches, diapositives, etc.Il va s'en dire que le sens nouveau donné à ce terme ne rallie pas toutes les opinions mais, si l'on veut en arrêter la diffusion, il faut lui en substituer un autre: SCRIPTO nous semble valable parce qu'il décrit bien les documents destinés à être lus.Ce mot que l'on retrouve dans la section «Communication audio-scripto-visuelle » du lexique, est proposé par Jean Cloutier dans son volume L'Ere d'Emerec ou la communication audio-scripto-vi-suelle à l'heure des self-média3 et nous nous sommes basés sur cet ouvrage pour choisir et définir les termes de ce domaine.On peut ne deux phases successives de décembre 1975 à avril 1976.La première phase avait lieu à l'intérieur de chaque service.Le chef de service expliquait son rôle et celui du service; il présentait les projets en cours et ceux à venir ainsi que les échéanciers.Les employés, pour leur part, présentaient leurs méthodes et instruments de travail et ce, individuellement ou par groupe de travail.Cette étape permettait des consultations sur les méthodes de travail tout en favorisant de meilleures relations entre chefs de service et employés.La seconde phase, inter-service, avait pour objectif l'échange entre les différentes unités de travail.La façon de procéder fut, pour chacun des services, de visiter et de recevoir les autres à tour de rôle, selon un calendrier fixé par le co- pas être d'accord avec la thèse proposée par J.Cloutier, mais les spécialistes eux-mêmes sont loin de s'entendre et pour nous, il ne s'agissait pas de créer une théorie nouvelle; il nous importait davantage d'en trouver une dont le vocabulaire corresponde à la réalité d'aujourd'hui tout en tenant compte de la transformation que subit présentement la communication graphique face au développement de l'audiovisuel.Cet aspect réaliste nous a incités à retenir L'Ere d'Emerec comme document de travail.Depuis avril 1976, les recommandations du rapport de la première phase de l'étude des statistiques sont mises en application à la Coordination des services techniques et les tableaux utilisés contiennent les mots, anciens et nouveaux, qui furent définis.Les mises au point que nous avons dû mité, de la mi-janvier 1975 à la fin avril 1976.Cette étape a permis aux employés de connaître les autres services, de comprendre l'interrela-tion des services techniques et l'implication des différents projets en cours à notre coordination.Pour chaque service la méthode a varié.Nous avons assisté le plus souvent à des présentations globales du service par le responsable.Celui-ci traçait l'historique et l'orientation de son service et expliquait son rôle.Tel que dans la première phase, les employés décrivaient leur travail à leurs collègues ce qui amena des questions pouvant être solutionnées immédiatement.Le Bureau de la bibliographie rétrospective, quant à lui, après la faire nous ont permis de prendre conscience du danger qu'il y a d'utiliser un vocabulaire imprécis et, chose intéressante, nous nous sommes aperçus combien il était facile de toujours employer le terme juste, pour peu qu'on s'en donne la peine.Avec cette première phase, la Bibliothèque vient de franchir un nouveau pas vers la normalisation et à la fin de l'étude de toutes les coordinations, l'ensemble des listes élaborées par chacune d'entre elles constituera un lexique des termes techniques en usage à la Bibliothèque nationale du Québec.Gabrielle Bourbonnais 3CLOUTIER (Jean).— L'Ere d'Emerec ou la communication audio-scripto-vi-suelle à l'heure des self-média.2e éd.- Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, 1975.— 257p.12 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/DÉCEMBRE 1976 présentation globale du service, a réparti les groupes de visiteurs entre les équipes qui forment le B.B.R.Ainsi nous avions une meilleure approche du travail effectué tout en consultant les instruments de travail de plus près.Ce, service était le seul à pouvoir varier la présentation étant donné l'uniformité des tâches accomplies dans les différentes équipes.Aussi pendant cette phase on remettait aux visiteurs une pochet- te d'information sur le service préparée lors de la phase interne.Ce document était destiné à compléter les exposés.Pour terminer le programme, un sondage fut distribué aux employés C /o 75 70 65 60 55 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 SONDAGE Est-ce que le programme d'information et d'animation a répondu à vos attentes au niveau interne de votre service et au niveau inter-service?service 113 inter-service complètement partiellement pas du tout Est-ce que ce programme vous a apporté toute l'information que vous souhaitiez, au niveau interne de votre service et au niveau inter-service?e S!i^;:l:::¥ '
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.