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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Le couac, 2006-09, Collections de BAnQ.

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Le Congo dans tous ses états, P 5 Décès de Murray Bookchin, P 7 Si La Presse avait couvert., P s Un drôle d'oiseau SI Vol.9 • n» 12 mmmmmmmi Septembre 2006 3,50$ Des Canadiens qui tuent ?f engagement de L'AR-mée canadienne dan S des zones de combat en Afghanistan comporte son lot de risques, et le commandement militaire nous avait bien avertis : il y aura des pertes de vies humaines dans les rangs de nos troupes.Ça n'a pas tardé.On les voit depuis défiler dans nos médias, ces cadavres souriants.Et on apprend que l'armée canadienne est composée d'hommes et de femmes de la même trempe que les victimes américaines du 11 septembre 2001 : des bons parents attentionnés, des bons vivants -certes morts maintenant -appréciés dans leur couple, par leurs enfants et leur voisinage.Bref, des personnes sans défaut qui avaient joint l'armée parce que la vie les intéressait.Et c'est vrai que c'est bien triste de voir cette belle jeunesse fauchée par la mort, sur ce lointain tas de- cailloux qu'est l'Afghanistan.Mais l'envers du decor reste dans l'ombre médiatique.On cherche en vain en effet toute référence dans les médias au nombre d'Afghans tués par nos soldats.L'armée canadienne en Afghanistan est soit totalement «inefficace», soit bien discrète sur son «efficacité».Après tout, si nos soldats sont au combat, ils doivent bien tirer sur des Afghans.Et s'ils tirent sur des Afghans, ils doivent bien en tuer à l'occasion.Certes, il s'agit de dangereux terroristes et cer- officiers nous avaient bien annoncé qu'il y aurait des morts.Pourquoi se limiter à ne compter que ceux marqués d'une feuille d'érable?Soyons généreux et comptons aussi les morts Afghans.«Après tout, si nos soldats sont au combat, ils doivent bien tirer sur des Afghans.Et s'ils tirent sur des Afghans, ils doivent bien en tuer à l'occasion.» Et puis, soyons francs: l'objectif premier de notre armée en Afghanistan n'est pas d'y faire tuer de souriants soldats canadiens, mais bien de tuer des Afghans.Ne soyons pas trop modestes et admettons que nos soldats canadiens tuent.FRANCIS DUPUIS-DÉRI tainement de très mauvais parents peu appréciés par leurs voisins, et que-la vie n'intéressait sans doute pas vraiment.Mais tout de même, ils sont morts, eux aussi.Les contribuables canadiens ont le droit de savoir si leurs impôts aident notre armée à tuer nos ennemis.Alors, combien de morts au crédit de nos soldats, et dans quelles conditions?Nos soldats se limitent-ils à tirer sur des ennemis bien identifiés, ou réagissent-ils comme tant de soldats sur les terrains d'opération, criblant au petit bonheur un quartier résidentiel ou une foule, lorsqu'ils sont pris pour cible par un ennemi invisible?Nos soldats ne tirent-ils pas, comme tous les soldats, plus ou moins à l'aveugle à la mitraille ou à l'obus sur des voitures et des camions à l'allure louche, sur des maisons qui - croit-on -abriteraient des rebelles?Combien de civils afghans morts par l'action de nos soldats et grâce à nos impôts?Aucun?Voilà qui serait bien étonnant.Ce qui est pratique lorsque l'on fait la guerre sur un tas de cailloux, c'est qu'il n'y a pas trop de journalistes pour compter les morts de part et d'autre.Mais les journalistes pourraient tout de même questionner le commandement canadien, entre deux couvertures de retours solennels de corps de soldats canadiens tombés en service commandé.Après tout, nos On en connaît au moins un Il avait 10 ans et il se promenait en motocyclette.Trop proche d'un convoi militaire canadien.Nos vaillants soldats l'ont pris pour un kamikaze.Et l'ont abattu.(Radio-Canada, 22-08-06) s»y»ns positif Le nouveau slogan des Forces canadiennes est : «Vivez l'aventure en Afghanistan.» (La Presse, 14 août 2006) L'agence de publicité qui l'a conçu nous avait déjà donné: «Vivez l'amitié entre les peuples sur les plaines d'Abraham» (1759) «Vivez la vie au grand air à Verdun» (1916) «Vivez la simplicité volontaire à Auschwitz » (1940) «Vivez les sports d'hiver à Stalingrad» (1943) Gaspillage .ivre et à mourir, e.pour e,re hj™^,,, 3.,960/ L'Homme Révolté/1951 Si l'homme échoue o concilier la justice e, la liberté, alors ,'éC',0"à'0U, Alb^Camus-19,3-,960-Carnets monde.Retour à la normale Israël fait quelques incursions au Sud-Liban et enlève un dirigeant palestinien.Armes de destruction massive Elles ont enfin été trouvées, en Israël.Cuba La pensée américaine officielle au sujet de Castro tend à faire partie des idées courantes, en particulier dans La presse.On ressasse toujours, sans examen, les lieux communs de Washington sur le personnage de Castro, son histoire et son régime.L'occasion est bonne.Castro est malade, l'impérialisme et les voleurs sont à l'affût.La presse se conformera encore aux ambitions des multinationales.Mais la gauche, elle, n'a pas oublié.Castro, comme Guevera, fut un héros.Puis il a tenu à bout de bras pendant quarante-six ans une révolution contre un empire.Est-il vraiment besoin de rappeler des évidences?Le gouvernement américain, après la prise du pouvoir par les insurgés, n'a pas cessé d'affamer Cuba.Une île qui résiste depuis à l'état le plus puissant du monde.Dans ces conditions, pouvait-on envisager pour l'île une démocratie parlementaire?La «démocratie» entre guillemets est maintenant le cheval de Troie de l'impérialisme américain un peu partout, au Moyen Orient et ailleurs.Cette « démocratie » pave la voie au capitalisme envahisseur, lequel tient pour rien les intérêts véritables des peuples et exploite à fond les populations, fait main basse sur leur économie, organise la paralysie politique sous le couvert tout formel d'institutions dûment approuvées par le dominateur.A peine au pouvoir, le gouvernement de Castro, de plus, a dû faire face à l'opposition des nantis et autres oppositions suspectes.Il fallait défendre le nouveau pouvoir.Il a toujours fallu le faire.Bien d'autres exemples en Amérique latine prouvent également cette nécessité.La CIA a du métier.Aujourd'hui les USA, sur le même modèle, veulent la tête de Chavez au Venezuela et cherchent à écraser la gauche dans d'autres pays de ce continent-là.Fallait-il les laisser faire à Cuba?Castro pouvait-il les laisser torpiller la révolution?La guerre sourde menée contre elle de l'intérieur, situation compliquée et périlleuse, exigeait des mesures qui ne furent pas toutes irréprochables, il faut bien l'avouer.Mais cette révolution était une révolution, une vraie.Des journalistes et autres commentateurs déroulent là-dessus leurs idées veules.Oublie-t-on à la faveur de ce bavardage les articulations nettes de toute cette histoire, c'est-à-dire la révolution, le redressement politique et social qui s'ensuivit, l'action constante des ennemis contre elle, les nécessités de la résistance?Tient-on aujourd'hui pour rien le fait que le gouvernement cubain, parmi tant de difficultés, a entrepris et mené à terme de profondes réformes, en santé et en éducation notamment, et des réformes socio-économiques majeures?Une réforme agraire considérable par exemple, impensable avant la radicale coupure de 1959: Castro a distribué les terres à 200,000 paysans qui les cultivaient pour des propriétaires fonciers.La révolution cubaine n'était pas une blague.Elle était sociale.Le nouveau pouvoir a voulu tout de suite exercer aussi son autorité sur les pétrolières, entre autres.Elles ont refusé.On les a nationalisées.Le gouvernement américain a répliqué par un embargo, qui dure toujours, cherchant à étouffer le régime.C'est ainsi que les USA ont réduit la révolution cubaine à devoir se tourner vers l'URSS.De même qu'une démocratie décorative est la recette américaine de prédilection pour dominer des peuples sur leur propre territoire, dont le peuple cubain, les idées fadasses de nombre de commentateurs correspondent à cette idéologie opportuniste et expriment leurs opinions tout aussi veules.PIERRE VADEBONCŒUR Maladie Fidel Castro serait atteint d'une cas-troentérite.006538528211312 Le Couac, septembre 2006, page 2 Lettres ouvertes destinées à La Presse (qui se sont malencontreusement retrouvées au Couac.) «Comme Le Couac a si bien imité La Presse en page 8 de ce mois-ci nous avons reçu quelques lettres qu'un facteur distrait nous a remis » Voilà qui est bien répondu J'ai lu avec intérêt la réponse adressée par monsieur Mario Roy aux jeunes gauchistes du palteau Mont-Royal qui se plaignent que les études sont trop chèrantes dans le Québec.]e pense que ces jeunes devraient apprendre à travailler au travail plutôt qu'à chialer le ventre plein.S'ils connaîtraient la valeur du travail au travail, ils seraient plus travaillants et réaliseraient que changer la société a déjà été essayé et ça n'a donné que la Russie.C'est comme les jack Layton et compagnie qui veulent faire du Québec un Afghanistan numéro deux.Qu'ils aillent donc vivre en Corée du Nord.lacques Poitras, Granby La dette est la source de nos problèmes Je lis La Presse quotidiennement et je suis un abonné de longue date.Les chroniques d'Alain Dubuc et Claude Piché sont rafraîchissantes et permettent (enfin) de remettre en question plusieurs des lieux communs et des clichés qui animent notre société qui se croit toujours «née pour un petit pain».J'ai moi-même réfléchi beaucoup à ces forces qui paralysent le Québec.Il n'y a pas si longtemps, j'étais endetté au point de ne pas pouvoir m'acheter un ski-doo, même si je travaille fort au travail.J'ai été outré de constater que le gouvernement du Québec était endetté lui-même de l'équivalent de 200 000 ski-doo.J'ai alors effectué plusieurs calculs qui me permettent d'affirmer sans hésiter que l'abolition de l'aide sociale permettrait de circuler plus facilement dans la neige, compte tenu de la force des hivers québécois.Je souhaite que cette idée ne sera pas mise sur la tablette par l'élite bureaucratique de la fonction publique.C'est une question de liberté.Gérald Guay, Sainte-Foy.Fartes vos devoirs ! En tant que propriétaire d'une entreprise familialle de chaises de patio en résine de synthèse à Contrecœur, je tiens à réagir aux propos honteux de Samuel Gariépy, qui écrivait récemment sur l'environnement.Si on appliquait à la lettre les fabulations suggérées par ce jeune homme, sans doute bien intentionné, cela équivaudrait à ramener le Québec en 1924.Le chômage n'est-il pas déjà assez élevé sans que des granolas viennent se préoccuper plus des grenouilles que des gens qui travaillent au travail et qui reconnaissent la valeur du travail et participent à la création de la richesse au Québec.M.Gariépy, retournez faire vos devoirs ! Louise Forestier, Forestville Le respect de l'autre À titre de récipiendaire du prix de la «Lettre de la semaine», M.Alain Gingras recevra une copie laminée de sa face et de sa lettre.J'habite dans Rosemont.C'est un quartier que j'ai choisi pour sa tranquilité et ses arbres.Je jardine régulièrement et j'entretiens une population de douze oiseaux exotiques dans ma volière.Ce que je croyais être un havre de paix et de sérénité se transforme de plus en plus en cauchemar révoltant et outrant.Chaque jour, quand je reviens du travail au travail, la dernière chose dont j'ai envie est d'entendre le grincement strident d'une roue à corde-à-ligne mal huilée.Y'a-t-il encore quelque conscience sociale qui subsiste chez les gens?11 me semble que ce n'est pas très compliqué de huiler sa roue à corde-à-linge ! C'est dans ce genre de comportement que l'on voit à quel point le Québec demeure un peuple incapable d'évoluer et de se respecter.Ce n'est pas une surprise qu'on ait perdus deux référendums.J'ai pour ma part perdu toutes mes illusions sur le bon voisinage.On comprend pourquoi de plus en plus de Québécois déménagent en Alberta.Alain Gingras, Rosemont COURRIER DES LECTEURS Plus de pubs à Télé-Québec Lors de sa création, en 1968, Télé-Québec (TQ) a manqué d'imagination au moment de choisir son nom - Radio-Québec -, alors qu'elle n'avait rien à voir avec la radio, contrairement à la pionnière, Radio-Canada.Encore aujourd'hui, TQ manque d'imagination.Canada, d'où elle vient, que publicité rime avec vente.C'est simple, les vendeurs de produits de consommation exigent des émissions porteuses, vendeuses, bref des émissions avant tout populaires.Or, la mission de TQ n'est pas de faire rapporter des dividendes à des actionnaires L'une des choses attrayantes chez cette chaîne est qu'il y a peu de publicités (et celles diffusées le sont de la manière la plus judicieuse possible).C'est comme une bouffée d'air frais dans le smog télévisuel global.Or, elle veut aujourd'hui obtenir du CRTC la permission d'en diffuser plus.C'est fou comme les chaînes publiques, ici, travaillent dans le sens opposé à leurs intérêts.Elles semblent toutes avoir attrapé le virus de la cote d'écoute.La nouvelle PDG de TQ, Michèle Fortin, sait pourtant, pour l'avoir constaté à la télévision de Radio- M* TÉLÉ PUBtlQue A Utl GtMGÊ; UH &EH GROS GfMtkE comme pour d'autres chaînes mais « de développer le goût du savoir, de favoriser l'acquisition de connaissances, de promouvoir la vie artistique et culturelle et de refléter les réalités régionales et la diversité de la société québécoise»] [ 1 ], comme cela est précisé sur son site Internet.Le Fonds canadien de télévision a diminué d'un million l'enveloppe de TQ (alors que les sur- plus à Ottawa sont faramineux).Si les pressions pour le ravoir ne donnent rien, il faudrait que le gouvernement provincial compense.Si cela ne peut être fait qu'en partie, il faudrait faire appel à des donateurs privés, un peu comme avec PBS.Bref, il faut trouver des solutions qui servent la mission de TQ et qui protègent les spectateurs québécois.Est-ce trop demander pour les Québécois, dans cette multitude de chaînes commerciales, une seule et vraie télévision publique?Quand on y pense, il n'en coûterait pas grand chose par citoyen pour se la payer intégralement.Quelques dollars, tout au plus.Sylvio Le Blanc Écrivez-nous ! he Couac publie les courts commentaires de ses lecteurs.Le courrier électronique demeure la meilleure façon de nous joindre (texte® lecouac.org).Sinon, envoyez une disquette par courrier postal: Le Couac, CP.222 Suce.D, Montréal (Québec) H3K 3G5.Mon crin d'œil Stéphane Cloporte André Boisclair serait sans doute moins chauve avec des pantoufles.Soirée blitz pour sauver Farley Matchett La campagne d'Amnistie Internationale pour sauver Farley Matchett de son exécution prévue le 12 septembre est dans son sprint final.Déjà des centaines de fax ont été envoyés aux différents membres du « Board of pardon and paroles» qui peuvent recommander la clémence pour Farley au gouverneur du Texas.Ces lettres ainsi qu'une pétition sont disponibles sur le site d'Amnistie au www.amnistie.qc.ca .Plusieurs personnalités connues appuient cette campagne (on peut voir la liste au http://www.legambitdufou.org/person-nalites_appuyant_Farley.html ).Parmi elles, certains artistes comme Thomas Hellman et Paul Ahmarani participeront à un événement qui aura lieu mardi le 5 septembre au café Toast Thé, 2129 Mt-Royal E, à 19 heures.La soirée commencera par la présentation du film 999 060 de Julien Élie.11 s'agit d'une entrevue d'une demi-heure avec Farley Matchett.Julien Élie sera sur place pour présenter son film.Suivront de brèves allocutions et lectures de textes (dont un de notre collaborateur, Normand Baillargeon) entrecoupées de pièces musicales acoustiques.Venez donc passer une agréable soirée tout en augmentant les chances de sauver la vie d'un homme (une pétition et des fax à signer seront sur place - on s'occupe de l'envoi) ! L'Anus Horriùilis au FFM Dans le cadre du Festival des Films du monde de Montréal, section «Documentaires du monde», le dernier long métrage de Bruno Dubuc intitulé L'Anus Horribilis.Chronique militante d'une année merdique sera présenté le mardi 29 août à 19h20, le mercredi 30 août à 14h40 et le dimanche 3 septembre à 15h00 au cinéma ONF, 1564, rue Saint-Denis à Montréal (coin Maisonneuve, métro Berri-UQAM).À l'instar du Gambit du fou, son précédent long métrage, Bruno Dubuc nous propose avec l'Anus Horribilis (www.legambitdu-fou.org/anushorribilis.html) une trame fictive tissée autour d'événements et de gens bien réels.Le film a pour toile de fond l'année 2003 et plusieurs intellectuels dont Omar Aktouf, Amir Khadir et Michel Chossudovsky, posent un jugement critique sur les rouages du système idéologique en place qui fait bien peu cas de nos droits les plus fondamentaux.Les philosophes Raphaël Enthoven et Michel Onfray, dont les voix se font entendre jusque sur les plus hauts sommets de la Corse, nous donnent quant à eux quelques raisons de résister dans la joie.Si vous lisez ces lignes trop tard, sachez que les DVDs de l'Anus Horribilis sont maintenant disponibles.Vous pouvez vous en procurer au http://www.legambitdufou.org/dvd/dvd.html.Répression policière et politique Il y a eu plus de 2500 arrestations à caractère politique au Québec depuis 1999, dont la grande majorité à Montréal.Notre collaborateur Francis Dupuis-Déri propose une analyse détaillée de la discrimination politique à l'égard des «anarchistes» qui descendent dans la rue, dans un article intitulé « Broyer du noir: Manifestations et répression policière au Québec», publié dans Les ateliers de l'éthique, une revue disponible en ligne (http://www.creum.umontreal.ca/Les-ateliers-de-l-ethique-la-revue.html).POUR S'ABONNER Par téléphone: (514) 596-1017 Par la poste : Le Couac CP.222 Suce.D, MONTRÉAL (Québec) H3K 3G5 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an: 30,42$ +taxes = 35,00$ • Abonnement de deux ans : 52,15$ + taxes = 60,00$ • Abonnement institutionnel et de soutien: 52,15$ + taxes = 60,00$ • Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution) : 225,98$ + taxes = 260,00$ • Abonnement d'un an à l'étranger: 43,46$ + taxes = 50,00$ Nom Adresse.Code postal Courriel_ Téléphone Le Couac c.p.222 suce.D, Montréal, Québec, H3K 3G5 Téléphone : (514)596-1017 Vous voulez collaborer au Couac?Vous pouvez nous faire parvenir vos textes (max.700 mots)/ dessins/photomontages par courriel, via notre site Internet: www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Bel11>feuille et Jean-François Nadeau «Vice-président à l'information et éditeur adjoint» : David Ledoyen Co-Rédacteurs en chef: Bruno Dubuc, David Ledoyen, Simon Tremblay-Pepin Collaborateurs: Isabelle Baez, Normand Baillargeon, Pierre de Bellefeuille, Claude G.Charron, Yvon D.Ranger, Francis Dupuis-Déri, Sébastien Coulet, Clôde de Guise, Eric Martin, Eva Martin, Dan Moore, Michel Rioux, Chantai Sansterre, Marcel Sévigny, Valentin Tardi, Alain Vadeboncœur, Pierre Vadeboncœur, Ramon Vitesse, Le cercle de zoologie politique Winston-Smith.Illustrations et photos : Bobidoche, Boris, Charb, Luc Giard, Serge Ferrand, Serge Mercier, )ane Tremblay, Sniper, Ramon Vitesse.Graphisme: France Mercier Imprimé par: les travailleurs et travailleuses syndiqué-es de Payette et Simms inc.Distribué par: Messageries de Presse Benjamin Inc.Nous remercions chaleureusement Charlie Hebdo pour sa collaboration.Abonnement et publicité: (514) 596-I017 ISSN 1480-2074 • N" de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec NATIONAL Le temps des coquerelles a pas à dire: la droite s'organise et on n'a plus le ; droit de faire semblant de l'ignorer! Mais pour que cette idéologie plutôt éloignée de nos habitudes québécoises finisse par avoir prise, il faut qu'elle s'étale le plus possible dans le débat, qu'elle s'infiltre dans les esprits, qu'elle soit distillée régulièrement, visière levée ou pas, c'est selon.C'est ce à quoi s'emploient, avec une constance qui ne se dément pas et, aussi, avec une mauvaise foi qui transpire à chaque ligne, les idéologues de l'Institut économique de Montréal.Peut-on croire que dans cet incubateur d'idées néolibérales ont été produits, depuis le début de l'année, pas moins de 87 articles accueillis à pages ouvertes par tous les grands journaux du Québec et du Canada ?Du Soleil au Globe & Mail, de La Presse au Financial Post, du ]ournal de Montréal au Citizen, du journal Les Affaires au National Post, ces chantres rétribués de l'entreprise privée, ces pourfendeurs de tout ce qui est public et ces ennemis de tout ce qui est social répandent leur propagande rétrograde à pleines pages.Pareil assaut ne peut qu'avoir, à long terme, des conséquences désastreuses.Car du côté de la gauche, il n'y a pas le quart de la moitié du commencement d'une mobilisation pareille afin de mener à terme une lutte idéologique qui s'impose pourtant.Au 10 août, nous apprend le site de l'IEDM, les chercheurs à sa solde étaient intervenus pas moins de 803 fois dans le débat public, à la télévision, à la radio ou dans les journaux.Ce prêt-à-penser de droite se présente cependant sous des allures savantes.Les mercenaires qui s'agitent à l'IEDM et en signent les textes ont fréquenté les sophistes dans leur jeunesse et en ont retenu les tours de passe-passe.Nathalie Elgrably conteste la loi du salaire minimum: «Le salaire minimum réduit le nombre d'emplois disponibles, cause du cnômage et nuit aux travailleurs les moins qualifiés.» (journal de Montréal, 10 mai).Autrement dit, s'ils étaient moins payés, les travailleurs les moins qualifiés s'en trouveraient avantagés.Valentin Petkantchin démontre comment le syndicalisme a des consequences désastreuses sur l'emploi.Selon lui, plus le taux de syndicalisation est élevé, plus le chômage augmente.{Les Affaires, 6 mai).Autrement dit, abolissons les syndicats et, ô miracle, apparaîtra le plein emploi.Tasha Kheiriddin s'en prend à la loi de l'équité salariale.« D'un point de vue économique, l'équité salariale est un concept très dommageable (.).Cette logique ignore complètement une notion économique fondamentale: l'offre et la demande.» ( Les Affaires, 8 juillet).Autrement dit, si on pouvait faire travailler les enfants dans les mines, l'économie ne s'en porterait que mieux.Nathalie Elgrably, encore elle, pourfend la sécurité d'emploi: «La sécurité d'emploi est un magnifique exemple d'une politique bien intentionnée, mais qui nuit magistralement à ceux à qui on veut venir en aide.^-_- ' fais Dans l'espoir de protéger le travailleur, la gauche bien-pensante a fait adopter des lois si contraignantes pour l'employeur qu'il a cessé de créer des emplois.» (journal de Montréal, 5 avril).Autrement dit, quand les travailleurs sont taillables et corvéables à merci, les boss créent des emplois sans compter.Norma Kozhaya déplore que le Québec manque de riches.«Avoir moins de riches signifie qu'il y a de toute façon moins de richesse à redistribuer.» (Les Affaires, 11 mai).Autrement dit, comme il y a plus de riches aux USA, on y trouverait donc moins de pauvres?Un front de beu, la madame ! Et Michel Kelly-Gagnon, ci-devant président de l'IEDM, nommé à la tête du Conseil du patronat.Et Maxime Bernier, ci-devant membre du CA de l'IEDM, nommé ministre dans le cabinet Harper.Il soutenait récemment que c'était à cause des environnementalistes si le prix de l'essence était élevé.Et Daniel Audet, ci-devant membre du CA de l'IEDM, nommé chef de cabinet d'André Boisclair.Sur le site de l'IEDM, on pouvait lire (23-09-03) les éloges qu'en faisaient Mike Harris: « .une force intellectuelle montante au Québec et au Canada.», et Jean Charest: «.je veux vous dire de vive voix mon appui pour l'Institut.» Et pendant que j'écris cet article, qui entend-je à la radio?(12 août, 98,5).L'ineffable Elgrably, qui plaide la privatisation de la SAQ et l'implantation du privé dans la santé.Quand je vous dis que nous sommes envahis ! MICHEL RIOUX Disparition L'écrivain Jacques Godbout affirme dans L'Actualité (1er septembre) que la société québécoise va disparaître.Si on peut garantir que ses romans aussi, allons-y! Québec solidaire a une stratégie On n'a pas gagné d'élections partielles, mais c'est parce qu'on attend les élections générales.C'est ca être solidaire.Les « out games » sont terminés André Boisclair fait son entrée à l'Assemblée nationale.Fathers 4 Justice lance un parti politique Les conservateurs inquiets : «Ça ne va que faire le jeu de nos adversaires en divisant le vote des imbéciles».F ]ournal de vacances Les hauts lieux Nous avons fait notre virée annuelle dans le bas Saint-Laurent et dans Charlevoix.Certaines destinations sont depuis longtemps célèbres.Saint-Jean-port-joli soutient d'heureuse façon la tradition artistique établie par les sculpteurs Bourgault.Il n'en va malheureusement pas de même de Baie-Saint-Paul où l'encombrement est le malheureux résultat de sa popularité.Il semble y avoir là un problème d'urbanisme élémentaire.Le réseau routier, très incomplet, est paralysé par le moindre embouteillage.Parmi les hauts lieux, il faut évidemment compter, à La Malbaie, le Manoir Richelieu et son casino, pour les amateurs du jeu, mais aussi le très intéressant Musée de Charlevoix.Sur la route du retour, le Musée du Québec, à Québec, vaut aussi qu'on s'y arrête.Les jardins comptent parmi les hauts lieux, notamment ceux de Métis et de Cap-à-l'aigle.Les Hautes-Gorges Les plus hautes montagnes au Canada, à l'est des Rocheuses, sont situées dans Charlevoix, au parc national des Hautes Gorges, où une excursion sur la rivière Malbaie, élargie, par un barrage, parmet d'admirer des falaises à couper le souffle.La plus haute montagne, baptisée Acropole des draveurs, rappelle le célèbre roman de Félix-Antoine Savard, «Menaud, maître draveur».Les touristes dont les jambes sont jeunes peuvent grimper jusqu'au sommet, à une altitude de 1100 mètres.Lys et chiffon rouge Chaque année, j'essaie de voir si l'amour du fleur-de-lysé progresse ou recule, et si le chiffon rouge, ainsi nommé par Bernard Landry, devient plus populaire.Mes observations non scientifiques indiquent un léger progrès du drapeau du Québec et un recul correspondant de l'étendard fédéral.J'estime qu'environ la moitié des unifoliés flottent sur des bureaux de poste et ne reflètent pas un attachement de Québécois.PIERRE DE BELLEFEUILLE Le Couac, septembre 2006, page 3 Voyant non-voyant Si vous n'avez jamais goûté aux chroniques que Nathalie Elgrably publie chaque semaine dans le journal de Montréal, n'attendez plus car elles sont accessibles sur le site internet de l'Institut économique de Montréal (www.iedm.org).En plus d'être initié à sa pensée économique, vous aurez en prime le plaisir d'apprendre, si vous ne le saviez déjà, que l'IEDM se présente comme un institut de recherche et d'éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif qui œuvre à la promotion de l'approche économique dans l'étude des politiques publiques, (sic) On pourrait ajouter à cette présentation, que ses membres sont des adeptes de la pensée magique et qu'il leur suffit de dire qu'ils sont objectifs pour penser l'être.Dans son article du 17 août 2006, pour fêter sa 50e chronique, Elgrably nous fait l'honneur de nous expliquer sa façon de penser.On lit: La pensée économique qui m'inspire est essentiellement celle de Frédéric Bastiat.[.| Pour Bastiat, il ne suffit pas de considérer les effets immédiats d'une politique sur un groupe donné de la société (« ce que l'on voit » ), il faut également considérer les conséquences de cette politique à plus long terme et sur l'ensemble de la collectivité («ce que l'on ne voit pas-» ).Et elle rajoute : « Les politiciens, les syndicats, les associations de producteurs, les journalistes, ainsi que la majorité des gens se limitent souvent à ce que l'on voit pour tirer leurs conclusions.Par contre, les économistes ajoutent à leur analyse ce que l'on ne voit pas, ce qui explique leurs prises de positions parfois à contre-courant.» Nous recouvririons la vue, si seulement comme Madame Elgrably, nous adhérions au libre marché et résistions au discours aguichant de la gauche.Je me suis toujours questionné sur le caractère scientifique de l'économie, maintenant, grâce à elle, j'ai une réponse.Les économistes ne sont pas des scientifiques, ce sont des voyants.Est-ce que j'ai bien vu?CHANTAL SANTERRE Voir la paille avant la poutre Commentant le résultat des élections partielles dans Taillon et Pointe-aux-Trembles sur son site web (18-08-06), le SPQlibre nous met de nouveau en garde contre la «division du vote» progressiste en ressortant quelques fantômes: Ralph Nader qui aurait donné la victoire à , George W.Bush sur Al Gore en ' 2000 (Bhou !) ; la division du vote de la gauche en France qui aurait per-mis à Jean-Marie Le Pen de disputer la L présidence à Jacques Chirac en 2002 (Re-bhou!); et finalement les quelque 3 % des suffrages recueillis par l'extrême-gauche mexicaine qui auraient privé la gauche de Andres Manuel Lopez Obrador de la victoire (Re-re-bhou !).Camarades péquistes, comment appelez-vous un parti qui laisse dans son programme pendant 18 ans de pouvoir un article proposant l'instauration d'un mode de scrutin proportionnel sans lever le petit doigt sur le sujet pendant toutes ces * années?Comme souvent pour / ce genre de question, il n'y a que deux choix possibles: l'incompétence ou l'hypocrisie.À vous de choisir.4 t V Abstinence, fidélité et condoms Certains reprochent à Stephen Harper son absence à la conférence internationale sur le SIDA.Mais notre premier ministre n'a fait que manifester son appui au plan «ABC», concocté récemment par son nouvel ami texan pour lutter, en Afrique, contre la maladie: A pour «Abstinence jusqu'au mariage»; B pour « Being (être) fidèle à un partenaire»; et C pour l'utilisation de préservatifs (condoms) si les deux premières conditions ne sont pas remplies.On se formaliserait donc que Stephen Harper : A - se soit abstenu de venir à la conférence; B - soit ainsi resté fidèle à son partenaire Bush ?Pour le condom, il faudra lui demander. NATIONAL Le Couac, septembre 2006, page 4 he cercle de zoologie politique VJinston^Smith Le roquette belles-oreilles Il y a de ces animaux impopulaires dans le règne animal.Peu de gens se risquent à les fréquenter, tant ils ont une réputation négative, bonne à vous ruiner une carrière politique, ou encore à vous causer des emmerdes avec les harpies éditoriales ou les pies jacasseuses.Le roquette belles-oreilles est de ceux-là.L'animal est petit, hirsute et farouche.On le trouve le plus souvent niché dans un cèdre.Il vit terré parmi d'autres animaux plus inoffensifs et selon une hiérarchie de meute stricte et dogmatique (voire fanatique).Lorsque son écosystème est menacé, il se défend en projetant de petits projectiles pour effrayer son prédateur.Depuis plusieurs décennies, une multinationale forestière, Tsahal Forest Inc., cherche à déloger le roquette-belles-oreilles de son habitat historique.Le roquette en est ainsi venu à développer une mentalité d'assiégé paranoïaque qui le rend encore plus hostile et désagréable.Tout récemment, après que deux des bûcherons de Tsahal Forest Inc.aient été capturés par les roquettes-belles-oreilles, la compagnie s'est mise en tête de raser la totalité des Cèdres dans l'espoir d'éradiquer l'espèce.Face à cette agression, les roquettes ont opposé une résistance farouche, s'en prenant encore plus férocement aux bûcherons.Les hauts dirigeants du règne animal ont immédiatement condamné la surexploitation forestière et l'acharnement de Tsahal Forest Inc.contre les roquettes.Toutefois, d'un même souffle, ils ne pouvaient accepter les méthodes violentes qu'employaient les roquettes contre le personnel forestier.Les rois de la jungle voyaient d'un mauvais œil la mort de bêtes innocentes dont le seul crime était de se trouver à proximité d'une tanière de roquette et blâmaient conséquemment le commandement roquette, dès lors accusé d'utiliser ses congénères comme «bouclier animal ».C'est que, depuis longtemps, dans le monde animal, la résistance contre l'exploitation forestière est mal vue.Les dirigeants animaux sont eux-mêmes des partenaires et actionnaires de compagnies forestières, et ils tiennent au maintien de l'ordre qui leur garantit des privilèges.Malgré tout, plusieurs grands animaux contestent l'exploitation forestière de Tsahal Forest Inc.et participent à des rassemblements publics pour exiger l'arrêt de la coupe de cèdre.Tous, pourtant, craignent la présence de roquettes-belles-oreilles au sein de ces manifestations, de peur d'être vu auprès de l'animal violent.Il y a en effet cette perception dans le règne animal que le simple fait de côtoyer un roquette-belles-oreilles entraîne une mutation immédiate du sujet concerné et une absorption dans la meute de roquettes.comme limite ce moment où avoir des principes en vient à nuire à la respectabilité du pedigree.Les harpies éditoriales n'attendent qu'une chose: les prendre en flagrant délit de tendresse avec les roquettes belles-oreilles.Si bien que les animaux influents en viennent à se dire que le prix à payer est trop élevé et qu'il vaut mieux, pour conserver leur cré-dibilité, rester bien terré dans le confort de leur terrier.Et si seulement les roquettes-belles-oreilles acceptaient se-reinement la mort qui les attend.Cela réglerait tout de même bien des désagréments pour l'état-major animal.Hélas, opniâtres qu'ils sont, les roquettes s'obstinent à vivre.Il ne reste plus qu'à les oublier: les élections approchent.LE CERCLE DE ZOOLOGIE POLITIQUE WINSTON-SMITH cercle.winston.smith@gmail.com La présence des roquettes a beau être l'un des principaux éléments qui empêchent la coupe à blanc des cèdres, aucun dirigeant animal ne se risquera à le reconnaître.Car leur compassion a f|f|La vie des bêtes tf\ Au lieu de l'habituel combat des opinions et des préjugés dans le domaine politique, le Cercle de zoologie politique Winston-Smith vous propose un regard scientifique sur la basse-cour politicienne.«Il était un fantôme solitaire, proférant une vérité que personne n'entendrait jamais.Mais aussi longtemps qu'il le faisait, d'une certaine manière obscure, la continuité n'était pas rompue.Ce n'était pas en se faisant entendre, mais en restant sain d'esprit qu'on poursuivait l'héritage humain.» - George Orwell, 1984 : aussi suiveux que les musulmans C'est ce que semble dire la suave Nathalie Elgrably dans un long texte qu'elle a cosigné avec Beryl Wajsman, président de Y Institute of Public affairs of Montreal, et qui a été publié dans le Canadian Free Press du 9 août.En voici un éloquent extrait: « De nombreux Québécois haïssent Israël parce que tout Israélien œuvre d'abord pour la liberté.Les Québécois sont comme des enfants.Ils ne pensent qu'à se divertir.Et à se faire diriger.Ils abdiquent leurs intérêts individuels devant l'État ou toute autre ordonnance.Exactement comme nombre de musulmans qui se plient aux diktats de n'importe quels mollahs ou truands.» A very special idea from Frum Lex-écriveux des discours pour Georges W David Frum, considère que chaque dix minutes de plus en renforcement des mesures de sécurité dans nos aéroports coûte 3,35 milliards $ par année à l'économie mondiale {National Post, 12-08-06).Par mesure d'économie, il faudrait donc se résoudre à une certaine forme de profilage ethnique de nos mesures de sécurité.«Tout musulman n'est pas un terroriste, écrit textuellement Frum, mais la plupart des terroristes sont musulmans.» Les administrations aéroportuaires devront donc un jour accepter que des files d'inspection de bagages soient exclusivement musulmanes.Après tout, nous rappelle Frum, ce profilage existe déjà quand, dans ses enquêtes sur des actions terroristes passées ou à venir, la police cible davantage mosquées qu'églises et synagogues.Il faut bien qu'au moins un canard souffre pour le bien de la canarderie C'est malheureusement moi qu'on a choisi.Avec, je l'avoue, un peu de plomb dans l'aile je m'astreindrai donc.à lire chaque mois pour les autres canards .La Gaulle, Couac ! Le Globe and Mail Couac ! Couac ! Et le National Post, Couac ! Couac ! Couac ! \Ar\L- Des multiples réactions du ROC à la manifestation de Montréal «Pour la paix et la justice au Moyen-Orient», celles de Brigitte Pellerin et de Barbara Kay, se démarquent par le côté mange-Québécois teintant leur venimeuse prose.À n'en point douter, elles sont dignes héritières de Diane Francis, Kay Bec laquelle suite à un référendum qui a failli briser son Canada, avait préconisé de régler la question du Québec par une solution de type israélien de découpage de territoires.Dans sa chronique The Rise of Quebecislan, {The National Post, 9 août),* Barbara Kay affirme que la société québécoise mérite cette nouvelle appellation en raison du fait 1- qu'elle possède un lourd passé antisémite; 2 - qu'au temps du FLQ, elle frayait avec le terrorisme; 3 - que c'est devenu à nouveau respectable au Québec d'exprimer de l'appui aux terrorismes; 4 - considération suprême, bientôt, tous les potentiels terroristes de la terre se pointeront vers Montréal et chercheront à intégrer cette société à la fois antisémite et anti-étasu-nienne.Mais, est-ce un si vilain mot que ce KayBecKisstan ?En son centre, ses deux syllabes ne font-elles pas référence à cette importante manifestation d'amour qu'est le tendre toucher de deux épidermes?Dans les deux langues officielles s'il-vous-plaît ! Dans un presque pays où tant de poètes ont chanté l'amour, la paix, l'ouverture au monde, l'apothéose étant ce magnifique «Quand les hommes vivront d'amour»?On fredonne ici allègrement cet air, et pourtant Brigitte Pellerin {The Ottawa Citizen, 24 et 31 août) et Barbara Kay martèlent en chœur que le Québec tire un long passé antisémite.Comme bien d'autres dans cette enclave étasunienne qu'a tendance à devenir le ROC par les temps qui courent, elles prennent soin d'occulter le fait que, dès 1832, vingt-sept ans avant le Parlement de Londres, la Chambre d'assemblée reconnaissait la pleine citoyenneté aux luifs du Bas-Canada.Kay et Pellerin font siennes les élucubrations d'une Esther Delisle répétant jusqu'à plus-soif que la société québécoise aurait été plus antisémite que les autres dans les décennies trente et quarante,.En 1996, l'affaire Jean-Louis Roux donne l'occasion à Irving Abella de détruire le mythe entretenu par la demoiselle.«Dans les années trente, écrivait ce très Kiss Tan crédible prof de l'Université York, l'antisémitisme avait atteint les plus hauts échelons de la société canadienne et c'est l'élite du Canada anglais, et non )ean-Louis Roux et ses collègues, qui ont eu plus à y répondre.Après tout, n'est-ce pas les Mackenzie King, Frederick Blair et Vincent Massey qui ont fermé les portes du Canada aux réfugiés juifs, plaçant ainsi le Canada en haut de la liste des pays occidentaux en ce qui concerne le refus de répondre aux appels des réfugiés juifs européens persécutés.» {The Globe and Mail, 21 novembre 1996) Et Abella d'insister: « .ce n'est pas les défilés dans les rues de Montréal, à l'époque, qui constituaient le véritable crime».Une époque où le SS)B louait le Monument national pour qu'on y joue des pièces en yiddish.Et comment croire que, la société québécoise soit si antisémite quand les Louise Harel et André Boisclair sont politiquement incapables de réparer le tort fait à Yves Michaud quand le PQ s'est allié au PLQ et à l'ADQ pour voter à l'Assemble nationale l'infâme résolution condamnant une anodine conversation tenue dans un salon de coiffure?Et que dire d'un Jean Charest qui a eu l'audace d'exiger que l'État paie cent pour cent des frais d'école privée aux petits enfants juifs alors que nulle part ailleurs qu'en Israël et.au Québec, les parents de ces mêmes enfants ont le privilège de profiter d'écoles confessionnelles quasi-gratuites?Pas mal pour un peuple antisémite ! A la fin de son texte, Kay devient hystérique : « Pensez à ce qui adviendra si le Québec devient un jour indépendant et se détache de politiciens qui connaissent la différence entre la démocratie «and a gang of fanatical extermi-nationists-».Jour 2, il sort le Hezbollah de la liste terroriste.Jour 3, le monde prendra conscience que l'Islamosphère se sera déplacée et que le Québec est devenu le nouvel Londonistan.» Avec l'arrêt des hostilités, le monde prend conscience que cette guerre a fait d'Israël le laquais de l'Amérique de George W.Les néo-cons washingtoniens se sont servis d'Olmert pour donner une leçon à l'Iran d'Ahmadinejad.Mal leur en pris.La société israélienne est maintenant et pour longtemps en pleine crise existentielle.Quant au peuple québécois, il n'aura peut-être désormais plus à forcer la note sur le brumeux nationalisme civique pour se faire entendre.Et, parce que dans deux grandes manifs contre deux guerres injustifiables et injustifiées, il a su se montrer plus près des damnés de la terre que des puissances oppressives, il pourra dorénavant compter sur «les votes ethniques» à son prochain référendum.Un gros merci ici à mesdames Kay et Pellerin pour leurs précieuses interventions.CLAUDE G.CHARRON * Pour lire l'intégrale de l'article de Barbara Kay ainsi que les nombreuses réactions qu'il a suscitées: (www.vigile.net) * Cliquer sur la page du 10 août au bas de la page d'accueil.Les jours suivants sont très instructifs pour ceux qui veulent en savoir plus sur le Québec bashing qui, actuellement, sévit chez nos aimables voisins.1 INTERNATIONAL Riche à craquer mais pauvre comme la gale Le Couac, septembre 2006, page 5 La république démocratique du Congo (RDC) - exCongo Belge, ex-Zaïre, exCongo-Kinshasa - est le pays modèle de la dictature et le laboratoire de la violence des forces impérialistes.Avec ses 60 millions d'habitants, la RDC est ravagée depuis dix ans par une guerre civile (la pire des temps modernes) qui a déjà fait 300 000 morts en directe et plus de 4 millions de morts collatéraux par famine et par maladie.Des élections « libres » Les résultats des.f>remières élections libres et démocratiques depuis 40 ans, qui ont eu lieu le 31 juillet dernier sous la surveillance de la communauté internationale, sont fébrilement attendus/et risquent de replonger le pays dans une guerre civile dor| l'issue est incertaine mais sûrement catastrophique pour la population congolaise prise en otage dans ce pays décrit comme une vaste prison.Les deux candidats favoris sont : • Joseph Kabila, le fils de feu Laurent-Désiré Kabila qui a évincé Mobutu.Ce dernier a régné sur le Congo pendant près de 30 ans.On soupçonne loseph d'avoir fait assassiner son père mais ça, c'est une autre histoire ! • Jean-Pierre Bemba, un des quatre vice-présidents de la République chargé de la Commission économique et financière qui a participé au massacre de millions de Congolais alors qu'il dirigeait les forces de la milice.Il serait sur la liste d'arrestation cfe Tribunal Pénal International (TPI).Sans un deuxième tour, prévu en octobre, il est évident que le pays sera à nouveau à feu et à sang.À qui servent ces élections?Une meute d'exploitants étrangers dans les secteurs miniers, hydroélectriques et forestiers n'attendent que le feu vert pour exploiter les res- sources naturelles et en tirer profit ; de gros, très gros profits.Ce pays, quatre fois la France et deuxième pays francophone au monde, pourrait être l'un des plus riches d'Afrique mais il est l'un des plus pauvres.La RDC est classée au 168e rang pour l'indice de développement humain sur 175 pays.Près de la moitié de la population vit dans le dénuement total.La corruption est la règle de gouvernance et tous les coups sont permis Riche à craquer Son sous-sol est une mine d'or.Le pays possède 30 % de la production mondiale de diamants, 50 % du cobalt et 10 % du cuivre, on y trouve aussi de l'or, de l'étain, du coltan (utilisé en téléphonie), etc.La RDC est potentiellement le pays le plus riche au monde pour la production hydroélectrique évaluée à une capacité de 600 milliards de kWh et pourtant l'ensemble du pays souffre d'un manque chronique d'électricité.Le pays pourrait être autosuffisant pour sa production alimentaire.Son potentiel agricole est l'un des plus élevés sur la planète.Enfin, Le Cœur Vert de l'Afrique désigne cette magnifique et dernière grande forêt tropicale de la plaine*ituée en Afrique centrale.Elle s'étend du Cameroun en passant par la République Centrafricaine (RC), le Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo (RDC), la Guinée Equatoriale et le Gabon.C'est la deuxième plus vaste forêt tropicale au monde après celle de l'Amazonie.La RDC possède davantage de forêts tropicales intactes que l'ensemble des pays qui l'entourent.La forêt dense couvre près de 70 % du pays.Elle totalise plus de 100 millions d'hectares, dont 60 sont potentiellement exploitables.Déjà, 20 millions d'hectares ont été attribués, souvent de manière douteuse, pour la coupe.L'exploitation forestière est actuellement limitée à cause du manque d'infrastructures routières et de l'insécurité qui règne dans le pays.Mais, le pillage est bien amorcé, il est impossible de déterminer les quantités de bois exportées Dans un avenir rapproché, la RDC aspire à être le plus gros producteur de bois de l'Afrique centrale.Une catastrophe écologique es dizaines de millions de per-onnes dépendent de ces forêts ur leur survie - s'abriter, se nourrir et se soigner: les paysans Bantou, des communautés de pêcheurs et des Pygmées semi-nomades.Ces populations ne bénéficient pas des retombées de l'exploitation forestière.La forêt tropicale de la RDC abrite plus de 1 000 espèces d'oiseaux et plus de 400 espèces de mammifères.Plusieurs de ces espèces n'existent nulle part ailleurs sur la planète comme l'Okapi (Cousin de la girafe) et le paon diî Congo qui sont mal connus des scientifiques.La RDC possède la plus forte densité d'antilopes avec 30 espèces, dont le bongo.Cette forêt est cruciale à la survie de trois des quatre grands singes qui sont nos plus proches cousins génétiques: le bonobo (chimpanzé nain, identifié en 1928), le chimpanzé et le gorille des plaines.Les écolos sont inquiets.À suivre.CLODE DE GUISE* * Ceci est le premier article d'une série consacrée à la République démocratique du Congo qui est dans la mire de l'organisation écologiste Greenpeace, qui en collaboration avec des ONG locales et internationales, tente d'empêcher le pillage de la forêt tropicale du Congo qui devrait être considérée comme un patrimoine mondial.Le Proche-Orient pour les nuls Vous trouvez le conflit au Proche-Orient compliqué?Voici des règles que tout le monde doit avoir à l'esprit lorsqu'il regarde le téléjournal le soir, ou quand il lit son journal le matin.Grâce à elles, tout deviendra simple, vous verrez.Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers et c'est toujours Israël qui se défend.Cela s'appelle des représailles.Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n'ont pas le droit de tuer des civils de l'autre camp.Cela s'appelle du terrorisme Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes.Cela s'appelle de la légitime défense.Règle numéro 4: Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l'appellent à la retenue.Cela s'appelle la réaction de la communauté internationale.Règle numéro 5: Les Palestiniens et les Libanais n'ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.Règle numéro 6: Les Israéliens ont le droit d'enlever autant de Palestiniens qu'ils le souhaitent (environ 10000 prisonniers à ce jour dont près de 300 enfants).Il n'y a aucune limite et ils n'ont besoin d'apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées.Il suffit juste de dire le mot magique «terroriste».Règle numéro 7: Quand vous dites «Hezbollah», il faut toujours rajouter l'expression «soutenu par la Syrie et l'Iran».Règle numéro 8: Quand vous dites «Israël», Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la France et l'Europe», car on pourrait croire qu'il s'agit d'un conflit déséquilibré.Règle numéro 9: Ne jamais parler de «Territoires occupés «, ni de résolutions de l'ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève.Cela risque de perturber le téléspectateur et l'auditeur de France Info.Règle numéro 10 : Les israéliens parlent mieux le français que les arabes.C'est ce qui explique qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole.Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9).Cela s'appelle de la neutralité journalistique.Règle numéro 11 : Si vous n'êtes pas d'accord avec ces règles ou si vous trouvez qu'elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c'est que vous êtes un dangereux antisémite.EVA MARTIN Sites à consulter: www.whylebanon.net et http://www.lebanonunderat-tack.com .LUND117 JUtU£T 2006 UN DES MESSAGES EST TOMBî SUR CETTE PETITE PILLE U&ANAISE _ PENDANT LA NUIT.• ¦¦*_*_ Cana ou le remodelage de la théologie PAR ALAIN VADEBONCŒUR Il semble que ie sois devenu antisémite, sans le savoir.Parce que les tueries et la destruction du Liban m'ont levé le cœur, comme à tant d'autres.J'ai pourtant grandi en côtoyant les hassidiques, le violon de Yehudi Menuhin m'enchante, j'ai beaucoup d'amis juifs, j'ai jadis pleuré comme chacun lors d'une projection scolaire de Nuit et brouillard et j'admire jusqu'à en frissonner l'art du formidable romancier Mordecai Richler, un des tout premiers.Le racisme et notamment l'antisémitisme m'apparaissent donc aussi stupides que dangereux, mais surtout, tellement vains.Alors quoi?lean Renaud, directeur de la revue Égards, accusait pourtant sans gêne dans Le Devoir les québécois de cet antisémitisme et dénonçait leur «haine» d'Israël — ce «rempart» où «le soldat israélien, au péril de sa vie, préserve nos libertés».Cette attitude toucherait une «dimension religieuse (.) (où) l'antisémitisme, ce crime contre la première personne de la Sainte Trinité, s'enracine dans une erreur théologique».La condamnation d'Israël, plutôt générale et malgré tout apparemment injustifiée, ne serait donc en rien explicable par la barbarie des actes commis et la démesure de «représailles» bafouant tout principe de proportionnalité, mais plus simplement par notre antisémitisme, probablement congénital, comme on le pense, du Ottawa Citizen au National Post.Cette opinion n'est d'ailleurs pas unique: la veille, dans La Presse, l'historien Michel Gaudette expliquait aussi «notre» réaction défavorable à Israël par cet antisémitisme, qui «dans le Québec d'aujourd'hui, se nourrit de cet inconscient collectif tout imprégné d'un catholicisme qui aura malheureusement semé l'antisémitisme à la grandeur de la planète pendant des siècles.» Quand il s'agit de détourner l'attention.Et c'était sans compter toutes ces chroniques complaisantes, de Lysiane Gagnon à Norman Spector, qu'il ne vaut pas la peine de citer.Mais tout de même, comment peut-on écrire à si courte vue et construire des arguments aussi fragiles autour de la «modération» de la réponse israélienne à une «agression » du Hezbollah?Pense-t-on vraiment que de telles guerres s'improvisent et reposent sur des objectifs tactiques à courte vue plutôt que des impératifs géopolitiques autrement complexes?On trouve de tout, quoique bien peu d'esprit critique, dans le «Plan d'attaque » de Bob Woodward, portant sur la préparation américaine à la guerre en Irak, mais on y constate au moins que de tels plans ne s'improvisent pas, même si, longuement mûris, ils évoluent souvent à l'abri des regards indiscrets.Mais on fait comme si, pourquoi pas.Sans doute au nom de ce que la sympathique Condoleezza Rice, persona non grata à Beyrouth quelques jours durant, désigne dorénavant sous le nom de «remodelage», menant à son «nouveau Moyen-Orient».Heureusement, il existe d'autres styles de journalisme que le commentaire d'humeur à la Lysiane, hélas aujourd'hui foisonnant: celui de Seymour Hersh, par exemple, démontrant avec sobriété et conviction, dans le New Yorker du 21 août, que l'invasion libanaise, planifiée depuis longtemps, était bien sûr appuyée par les États-Unis et répondait surtout à une logique autrement plus complexe que ne le laisse entendre la rhétorique pro-israélienne rabâchée par les commentateurs à plumes.Mais qui donc pensait sérieusement le contraire, hormis ces idéalistes théologiquement remodelés?Puis, dans tout ce bruit, il y eut Cana, après quoi le débat théologique apparut indécent.Ce drame prévisible, beaucoup d'observateurs l'avaient craint, la violence croissante y menant directement.Mais allait-il remettre les pendules à l'heure, les yeux en face de trous, la théologie, à sa place et Lysiane.où on voudra ?Le premier ministre Olmert a choisi de s'excuser ainsi : quand Israël frappe des civils « le monde comprend que c'est un cas exceptionnel qui ne représente pas (sa) façon d'agir».Et l'état-major israélien Suite page 8: Cana BLOC-NOTES Le Couac, septembre 2006, page 6 5/12 : L'UTILITARISME Jusqu'ici, on a vu qu'aucun argument concluant ne permettait de conclure que le projet d'une éthique était voué à l'échec Mais celui-ci reste immensément difficile.Historiquement, trois grandes traditions ont été proposées.En voici une première: l'utilitarisme.L'utilitarisme a été fondé au xviiie siècle par Jeremy Bentham (1748 - 1832).Il repose sur une idée toute simple, mais n'en a pas moins exercé une très profonde influence non seulement en éthique, mais aussi en politique, en droit et en économie et plus généralement sur notre façon même de penser les choix individuels et collectifs.Partons d'un problème typique.Nous (ce peut être une seule personne ou toute une collectivité) sommes placés devant une situation où nous devons décider ce que nous allons faire.Un certain nombre d'options s'offrent à nous — disons trois, X, Y, et Z.Voici l'idée de Bentham : pour décider de ce qu'il faut faire, il suffira de disposer d'un étalon clair de ce qui est ultimement souhaitable (ou utile, en un sens spécial du mot, d'où: utilitarisme) et d'examiner les conséquences qu'auront X, Y et Z sur ceux qui seront affectés par la décision.On pourra alors calculer les effets qu'auront X, Y et Z.La bonne décision, celle qui est moralement bonne, sera celle qui maximise ce que notre étalon nous donne comme souhaitable.Il y a eu bien des discussions entre les utilitaristes pour savoir quel est le bon étalon et comment faire le calcul.Pour Bentham, l'étalon était le plaisir («La nature a placé l'humanité sous l'empire de deux maîtres : la peine et le plaisir.» ).Pour son célèbre disciple John Stuart Mill, c'était le bonheur.Selon Bentham, il fallait calculer la quantité de plaisir; pour Mill, la qualité du bonheur devait aussi être prise en compte.Mais laissons cela, pour revenir au principe mis de l'avant.Le voici : 1.Les actions désirables sont celles qui maximisent le plaisir (ou le bonheur) — et qui minimisent la douleur (ou le malheur).2.Ce sont les conséquences des actions sur tous ceux qui sont affectés qui permettent de décider ce qu'il faut faire — l'utilitarisme est en effet démocratique et accorde dans le calcul la même valeur à la même quantité de douleur ou de plaisir de l'un ou de l'autre.D'où la célèbre maxime utilitariste que propose Bentham : « Le plus grand bonheur du plus grand nombre».Souvent, à première vue, on ne se rend pas tout de suite compte que cette proposition est révolutionnaire — et il faut ici rappeler que les utilitaristes étaient justement des réformateurs sociaux radicaux.Mais si on prend au sérieux ce qui est proposé par Bentham, cela a des répercussions considérables.D'abord par ce qui est mis de côté en éthique.Pour décider de ce qui est moral, il n'est en effet plus question de s'en remettre à des prescriptions immuables de la religion ou de la morale traditionnelle; plus question, non plus, de chercher à s'approcher d'idéaux plus ou moins clairement définis (le juste, le bien et ainsi de suite) ; plus question, enfin, d'en appeler à la pureté des intentions de l'agent.L'utilitarisme fait de la morale une affaire de bonheur ici-bas.Ensuite, l'utilitarisme apporte la promesse d'une rigueur nouvelle et qui se veut scientifique pour la résolution des dilemmes éthiques, économiques, sociaux.En effet, dès qu'on a convenu de l'étalon et de la manière de mesurer, tous les dilemmes seront résolus par un simple calcul.Un dilemme moral se présente?Asseyons-nous et calculons! « Les actions désirables sont celles qui maximisent le plaisir et qui minimisent la douleur » Prenez Bentham.Il a proposé un modèle de calcul de la félicité (plaisir) qui prend en compte sept aspects du plaisir: son intensité; sa durée; sa certitude; sa proximité; sa fécondité; sa pureté; l'étendue de son action (sur les autres).Je vous passe le détail de ce que signifient ces termes.Mais disons que vous vous demandez si vous devez allez à une manif ou aller fêter avec des amis.Pour décider, calculez.Attribuez des points aux deux options.Vous trouverez, disons, que la première est forte sur 1, 3, 4, 6, la deuxième sur 2, 5, 7.Faites le total des héions (unités de plaisir) et agissez selon le résultat.L'approche, encore une fois, est révolutionnaire.Souvent, c'est vrai, elle aboutit aux mêmes recommandations que celles de la morale traditionnelle.Mais pas toujours.Imaginez un homme malade, très souffrant, dont la mort est certaine et qui supplie qu'on mette fin à ses jours.Il est très possible que l'utilitarisme demande ici qu'on accède à sa demande: il est en effet des cas où le meurtre par compassion est ce qui augmente le bonheur du plus grand nombre.Quand on rencontre cette idée, et qu'on a compris en quoi elle est profondément en rupture avec nos habituelles façons de penser l'éthique, c'est un exercice intéressant et amusant de l'appliquer à divers problèmes.Je vous laisse aller.Que dirait un utilitariste sur l'avorte-ment?De la distribution de la richesse?De l'accès à l'éducation?De la peine de mort?Il y a autre chose encore, par quoi Bentham a été novateur.Voici.Si ce qui compte c'est la douleur et le plaisir, il n'y a plus aucune raison d'exclure du nouveau champ de l'éthique tel que défini des êtres qui peuvent ressentir le plaisir et la douleur.Vous le voyez venir?Eh oui.Bentham est à la source de l'inclusion des animaux dans la sphère de l'éthique.Ce qui compte en effet, du point de vue éthique, ce n'est pas si les animaux peuvent raisonner ou s'ils peuvent parler, mais s'ils peuvent souffrir.Or c'est évidemment le cas.L'utilitarisme est ainsi une source importante de cet aspect de la sensibilité contemporaine à l'endroit des animaux.Voilà donc une idée forte et neuve: on devrait juger qu'une action est bonne ou mauvaise selon ses conséquences évaluées en termes de bonheur ou de plaisir et en prenant en considération également tous ceux qui sont affectés par elle.Mais la proposition a soulevé bien des objections, comme on va le voir la prochaine fois.NORMAND BAILLARGEON baillargeon.normand@uqam.ca Extraits d'une entrevue avec George Galloway La fin de la liberté (faite le 5 juillet 2006 à Westminster) par Dan Moore, journaliste indépendant de Londres, Angleterre traduction de l'anglais par Sébastien Goulet Le controversé député britannique george Galloway est un emmerdeur de première aux yeux des partisans de la guerre en Irak.C'est un ardent défenseur de l'idée d'un État palestinien doublé d'un militant redoutable contre l'injustice et l'oppression dans le monde.Vieux routier du Parti travailliste, il en a été expulsé en 2003 pour avoir férocement critiqué la participation britannique à l'invasion de l'Irak.Douce revanche, il a participé à la fondation de RESPECT - the Unity Coalition, un nouveau parti socialiste et écologiste; sous cette bannière, il a été élu député de Bethnal Green and Bow, à Londres, en mai 2005, faisant mordre la poussière à la candidate-vedette de Tony Blair.Quelques jours plus tard, il a effectué une visite retentissante au Sénat américain pour se défendre d'avoir profité du programme Pétrole contre nourriture.Orateur brillant et coloré, il a remis sous le nez des sénateurs les mensonges et les magouilles de la croisade républicaine en Irak.MOORE: Pourquoi le gouvernement américain s'en-tête-t-il à défendre ses pratiques à Guantanamo malgré, entre autres, les critiques accablantes de la Cour suprême?GALLOWAY: Le régime actuel à Washington a pour caractéristique de se foutre complètement de l'opinion publique internationale, du droit international et de la diplomatie.Ces concepts sont réduits à de simples outils qui peuvent être utilisés ou rejetés selon les besoins du moment.À cet égard, il est intéressant de voir que les juges des États-Unis et de Grande-Bretagne sont pratiquement les derniers remparts contre des pouvoirs exécutifs intrusifs.Les députés des deux pays ont complètement échoué à défendre l'équilibre entre les pouvoirs gouvernementaux.En Grande-Bretagne, Blair est en guerre contre le pouvoir judiciaire.C'est vraiment quelque chose pour un vieux travailliste comme moi de voir les juges de la Chambre des lords défendre les libertés tandis qu'un gouvernement travailliste les attaque, en plus d'insulter et de harceler les juges afin de nuire à leur travail.Aux États-Unis, même une Cour bourrée de juges nommés par Bush n'a pas pu digérer cette atrocité juridique qu'est Guantanamo.La ministre britannique Harriet Harman, qui est Solliciteur général, a résumé toute l'affaire en demandant: «S'il n'y a rien de mal à ce qui est fait à Guantanamo, alors pourquoi est-ce que ce n'est pas fait aux États-Unis?» La réponse, c'est qu'aux États-Unis, il y a la contrainte du recours à la loi; c'est justement pour contourner les règles judiciaires que ça se passe en dehors du pays.MOORE: Normalement, la torture ne fait pas partie de l'arsenal des démocraties.GALLOWAY: À mon avis, les dirigeants américains et britanniques connaissent bien les limites de la démocratie.Mon père était convaincu que la Grande-Bretagne était vraiment spéciale, que c'était un pays particulièrement libre.S'il était vivant, il serait accablé par cette époque où l'on est seulement libres quand ça ne compte pas vraiment.Quand ça compte, les libertés se font charcuter.En d'autres mots, le vernis de liberté, de justice et de démocratie est bien mince dans nos sociétés et peut être ignoré par les dictatures élues que l'on a des deux côtés de l'Atlantique.MOORE: Qui est à blâmer dans cette situation ?GALLOWAY: Les représentants du Parti démocrate américain.Ils ont agi comme une bande de maquignons finis, sans principes et sans colonne vertébrale.Ils auraient pu arrêter tout ça.Ils n'auraient pas dû laisser Bush devenir président.Ils auraient pu déclencher une crise durant le vol éhonté de la première élection en 2000.Ils n'ont rien fait et ils dorment comme des loirs depuis ce temps-là.|.] MOORE: Ce que vous dites n'augure pas bien pour ceux qui espèrent gagner la guerre au terrorisme.GALLOWAY: Il n'y aura jamais de gagnant parce que le terrorisme n'est pas un adversaire : c'est une tactique.Là-dessus, le grand intellectuel européen Peter Ustinov a dit : « La guerre est le terrorisme des riches et des puissants, et le terrorisme est la guerre des pauvres et des faibles.» Le mot terrorisme est devenu vide de sens à force d'être galvaudé.Le terrorisme, c'est ce que l'autre fait.Si l'on réduit en cendres Fallujah et assassine des milliers de personnes en utilisant du phosphore blanc et d'autres armes interdites en plus d'une force de frappe écrasante, ce n'est pas du terrorisme ; mais si on se fait exploser devant un poste de police en Irak, c'est du terrorisme.N'importe qui ayant une cervelle fonctionnelle refuserait une telle définition du terrorisme.Alors il n'y a pas de fin à la guerre au terrorisme puisqu'il n'y a pas de fin aux injustices qui en sont la source.|.] Profond mystère Dans une revue d'un livre d'Alexandre Najjar Lécole de la guerre, Michèle Ouimet constate que le Liban a été le lieu de guerres successives.« Le Liban est-il maudit?» s'interroge-t-elle.(La Presse 20-08-2006).Quand on n'a vraiment aucune idée.RDD au cube René-Daniel Dubois vient de faire paraître des entretiens avec lui-même.Le double de Narcisse, lui-même double, cela doit bien valoir quatre.Cela pour expliquer le poid desdits René, Daniel et Dubois dans la culture québécoise.SÉBASTIEN LAFLEUR, L'album mouillé (Dry and dead/ Local) L'album iconoclaste d'un seul homme qui n'a cure de se concentrer dans une direction unique.De rock (Beurre) à électronique (Pawn-shop) en passant par le folk (Je suis en train) avec un dénominateur chanson un rien loufoque et poète que voici un disque oscillant entre itinérance et terrorisme musical.En s'associant quelques amis invités et Navet Confit à la réalisation (également pour certains instruments) on assiste à un projet alternatif haut en couleur.BÉRURIERS NOIRS, L'opéra des loups (FZM/ Dep) Les Bérus sont revenus hanter le monde et ils ont laissé des traces de ce forfait.Un double disque, l'un DVD (toujours pas de TV ni de lecteur alors, .) et l'autre CD, Chants des meutes, anthologie des meilleurs concerts 2003/2004 du groupe réapparu.Le spectacle de Québec a la part du lion avec onze morceaux, véritable best of du groupe (Lobotomie, Vivre libre ou mourir, Vive le feu, etc.), sur dix-sept.À moins de souhaiter un souvenir, les albums originaux (désormais disponibles en CD domestique sur D7) sont encore les choix les plus pertinents pour éviter les décalages temporels.LES VULGAIRES MACHINS, Compter les corps (Indica) Plein de verve et joyeusement baveux avec un vocabulaire et une capacité d'analyse cinglante le quatuor brûle en refusant de se conformer à l'ordre mécréant qui sévit tout azimut.Ce quatrième album voit une nouvelle signature à la réalisation ; Gus Van Go (ex- Me Mom S- Morgentaler) succède à celle de Pierre Rémillard pour un résultat singulièrement à vif.Si musicalement l'aspect punk rock mélodique du groupe demeure bien vivace, certaines pièces rapprochent le groupe d'introspections politiques plus proche de Propaghandi et de l'anarchisme que déclaré.Certes nihiliste par moments un moyen de survivre face à l'hégémonie initiée par les « Barons voleurs » qui, il y a 150 ans se sont arrogé le beurre et l'assiette au beurre, nos trublions réitèrent: Libre, jamais assez ! RAOUL, Klezbeat (Mosaique/ Dep) Après quelques bizarreries klezmer pop, voici un retour aux sources des traditions instrumentales qui prennent leurs racines en Afrique comme en Europe de l'Est.Ce métissage libre et chaleureux se voit doubler d'un humour autodérisoire permettant d'affronter les pires dérives.Denis Raoul Hébert, claviériste aguerri et compositeur sensible, signe ici une mouture plus diversifiée de sa fascination des plus commu-nicatives pour une musique populaire aussi exigeante qu'endiablée à danser.RAMON VITESSE LIVRES Salut, Murray! Le Couac, septembre 2006, page 7 MURRAY BOOKCHIN, né dans une famille d'origine russe, est décédé à l'âge de 85 ans le 30 juillet dernier chez lui à Burlington, au Vermont.Orateur passionné et intarissable, véritable livre d'histoire ambulant, Murray Bookchin se plaisait à venir à Montréal donner une conférence.Se désespérant parfois du peuple américain, déçu de ne pas avoir appris le français, il se disait proche du côté latin, ouvert et critique des militantEs du Québec qu'il a côtoyés.Il lançait à la blague que le Vermont devrait se dissocier des USA pour se joindre au Québec.Son influence, plus visible dans la gauche anglophone montréalaise, commence à peine à susciter l'intérêt dans les milieux alternatifs francophones.À preuve peut-être, les 1800 copies de son livre Une société à refaire qui ont trouvé preneur ici.Militant depuis l'âge de 13 ans, il fut expulsé de la Young Communist League à 18 ans pour avoir ouvertement critiqué Staline.Il fut ouvrier et organisateur syndical dans les fonderies du New Jersey et c'est à cette époque qu'il entre en contact avec des immigrants européens liés au mouvement anarchiste.Critique du capitalisme, il l'aura aussi été de la gauche marxiste, des courants de l'écologie profonde, mais également de l'anar-chisme.En voilà un qui aura brassé la cage des idées reçues.Considérant que la théorie marxiste était trop centrée sur l'économie et les classes sociales, Bookchin a fait ressortir le rôle déterminant des hiérarchies dans l'histoire de l'humanité.Bien sûr le rôle de l'État, comme système hiérarchique de domination, sera dans sa mire toute sa vie.Mais il a montré que les autres formes de domination sociales ayant cours dans les sociétés humaines ont joué un rôle majeur comme assises de la domination et de la perpétuation du système capitaliste.Il débouche alors sur une nouvelle théorie critique du capitalisme liant la pensée libertaire aux enjeux écologiques et urbains.La question écologique deviendra, dit-il, le talon d'Achille du capitalisme pour peu qu'elle puisse déboucher, à travers l'action politique, sur une transformation radicale de la démocratie.Quelques-unes de ses idées pour le moins visionnaires ont influencé d'importants mouvements alternatifs à partir des années 1970, notamment le retour à la terre, les antinucléaires, l'agriculture biologique et aujourd'hui la frange radicale du mouvement alter-mondialiste.C'est au milieu des années 1960 que Bookchin développe une nouvelle philosophie politique qu'il nomme l'écologie sociale.En 1974, il fonde avec Dan Chodorkoff l'Institut d'écologie sociale à Plainfield, au Vermont, où depuis plus de 30 ans des milliers de jeunes militantEs, dont plusieurs dizaines de québécoisEs, sont venuEs partager théorie et pratique alternatives sur le terrain.Autodidacte, penseur et auteur prolifique de l'écologie sociale, il a écrit plus de 20 livres dont plusieurs ont été traduits en une dizaine de langues.Ses idées ont inspiré plusieurs générations de militantEs et la conférence de Lisbonne sur le municipalisme libertaire en 1997, où étaient présents des collectifs libertaires de 27 pays différents, est une indication de l'intérêt que suscitent ses idées dans les mouvements anarchiste et écologiste à travers le monde.Avec sa théorie de l'écologie sociale et sa proposition politique du municipalisme libertaire qui lui est rattachée, Bookchin n'a pas fait que des heureux chez les anarchistes.Il y est encore aujourd'hui vivement critiqué, notamment sur e choix d'investir les élections municipales avec des candidatures libertaires.Cette option est tombée comme un pavé dans la mare de l'anarchisme mais contribue sans aucun doute à étendre le débat.D'autre part, Bookchin a rudement critiqué l'anarchisme individualiste et, de plus en plus déçu de «l'inertie» du mouvement anarchiste international contemporain, il s'est définie comme «communaliste» dans les années 1990 (l'organisation fédérée des communes (villes, quartiers) avec démocratie directe comme base de reconstruction et d'autogestion de la société).Il s'impatientait de ce qu'il percevait comme un manque de rigueur organisation-nel d'une partie du mouvement anarchiste.Certains disent qu'il a rompu avec l'anarchisme.Il faut plutôt inscrire le communa-lisme de Bookchin comme une contribution majeure au renouvellement de l'anarchisme et de la pensée libertaire de la deuxième partie du xxe siècle.MARCEL SÉVIGNY Où trouver Murray Bookchin en français : Une société à refaire et Le municipalisme libertaire aux Éditions Écosociété.www.ecosociete.org Une dizaine de titres à l'Atelier de création libertaire.www.atelierdecreationlibertaire.com Sans commentaire Si quelqu'un avait dit il y a de cela quelques années qu'une puissance militaire comme Israël allait envahir et bombarder pendant 33 jours consécutifs un pays désarmé comme le Liban, massacrer sa population, détruire son économie et ses infrastructures et y causer une catastrophe humanitaire, sans qu'aucun gouvernement, aucune organisation internationale ne fasse quoi que ce soit pour l'en empêcher, on l'aurait pris pour un paranoïaque propagateur de théories du complot.TF1 en couleur La chaîne TFI vient d'embaucher un noir, Harry Roselmack, comme lecteur de nouvelles du bulletin de 20 heures.Malgré plusieurs réactions racistes, la cote d'écoute a grimpé.11 y avait longtemps que les Français n'avaient pas vu la télé en couleur.Solitudes communautaires ?C Action communautaire; dérives ot possibles * - -ri EST UNE PRÉFACE TRÈS CRITIQUE que signe Lorraine Guay pour ouvrir Action communautaire: dérives et possibles d'Eric Shragge.Si on sent qu'elle respecte le professeur de Concordia et la majeure partie de sa réflexion sur le monde communautaire, de nombreux désaccords, voire un malaise de fond, semblent persister.Impossible de savoir si c'est d'avoir lu sa préface qui nous rend sensible à la même question mais on finit par être d'accord.« Plus j'avançais dans la lecture des premiers chapitres, plus je vivais un sentiment d'étrangeté ou plutôt d'ahistoricité comme si ce livre avait pu être écrit n'importe où en Occident», voilà la phrase qui résume le mieux le problème qu'elle situe.Les constats d'Eric Shragge n'ont pas l'air de concerner le Québec et il manque une analyse de la particularité du mouvement communautaire québécois.En particulier une réflexion sur son lien avec le parti Québécois et son rapport à la politique active.En effet, Shragge parle avec brio de l'essoufflement de la gauche dans le milieu communautaire et de son enfermement dans le fait de dispenser des services.Or, il est impossible de comprendre cette dynamique au Québec sans comprendre le rapport que la gauche du mouvement communautaire a entretenu avec la question de la l'émancipation nationale et avec le parti qui était porteur de ce projet, le PQ.Pour montrer le sacrifice des positions politiques revendicatrices qu'ont dû faire certains membres de ces organisations pour ne pas «déranger» le PQ dans sa lutte pour l'accession à l'indépendance, quelques paragraphes auraient suffit.Pourtant, ils sont absents, ce qui nous donne encore l'impression qu'une certaine moitié de Montréal n'a pas vraiment conscience de la situation politique québécoise.Cette absence a dû marquer Lorraine Guay qui travaille, avec D'abord solidaires, à repolitiser le mouvement communautaire au Québec.Cette absence de la particularité québécoise ne condamne en rien l'ouvrage qui pose, néanmoins, des questions importantes.Où sont l'analyse et l'action radicales dans le milieu communautaire?Quel est le rapport des groupes communautaires avec les entreprises privées et le gouvernement?Comment devient-on un militant de gauche?Quelle est la place de l'action communautaire dans le mouvement pour un changement plus global de la société?Des pages très intéressantes sont consacrées à synthétiser les approches classiques en animation communautaire et permettent de situer les débats actuels dans ce domaine.Cela fait d'Action communautaire: dérives et possibles un ouvrage d'introduction intéressant pour les néophytes.De plus, on trouvera, au chapitre 5, une série d'entrevues avec des militants de divers horizons.Ces entrevues sont riches d'expérienc§& et de réflexions sur le monde militant actuel et permettent de faire une bonne synthèse des réflexions amenées par le livre.Un livre à lire, donc, mais qui ne dédouane pas le mouvement communautaire québécois de faire une réflexion sur son rapport à la politique active et, plus particulièrement, à la politique partisane.SIMON TREMBLAY-PEPIN SHRAGGE, Eric, Action communautaire-, dérives et possibles, Ecosociété, Montréal, 2006, 242 p.Vous aimez lire la satire du Couac?Vous adorerez écouter Musironie, la radio-poubelle de gauche, au www.musironie.com! I E La guerre nous pendant constamment au nez, n'oublions pas que nous en sommes toujours à nous compromettre lamentablement en feignant neutralité et justice alors que l'appât du gain est une motivation plus évidente.APRÈS LA GUERRE, Épisode 1 (coll.32, Futuropolis) de Brunschwig et Martin démarre dans un squatt parisien où la télé américaine annonce que nous attendons de pied ferme, avec les armes, des vaisseaux venus de l'espace.Le passage, entre vert et gris, sur le recrutement de soldats lève un pan sur la bassesse au pouvoir.Dans cette même collection, 32, qui fait revivre le célèbre «à suivre» des magazines BD, GUERRES CIVILES de Ricard/Morvan/ Gaultier nous lâche dans une France scindée en plusieurs régions et autant de factions se tiraillant le bout d'gras.Quels genres d'humains deviendrions-nous en situation de guerre?UN APRÈS-MIDI D'ÉTÉ (coll.Mirages/ Delcourt) de Le Floc'h, à l'instar d'un Tardi, s'escrime à nous ramener au ras des tranchées là où les bidasses pataugent dans la merde de conflit vendu comme étant héroïque.Éteignoir de vie, la guerre laisse des traces longtemps après les échanges de mauvais principes.Ici, un couple reste englué dans cette «mémoire béante».Tardi, puisqu'on l'évoque, signe UNE GUEULE DE BOIS EN PLOMB (Casterman), pour un dernier Nestor Burma situé en après-guerre.On y rencontre La balafrée, une résistante pas assez glamour qui a été torturée et déportée.Foutaises, assène l'auteur qui n'est pas dupe; «les résistants de dernière heure sont devenus préfets, ministres, etc.» ainsi que « Il paraît que ça se pratique encore de nos jours».On a les héros qu'on mérite et il nous faut être vigilant par de là l'histoire qui bégaye inlassablement ! Pour en découdre avec ce sujet infini, voici PAS DE DÉO G RATI AS POUR ROCK MASTARD (coll.Troisième degré/ Lombard) de Boucq et Delan pour explorer une mamelle fondamentale de la guerre: la croyance imbue en un dieu unique.Cascade de bondieuseries entremêlées à un roman de guerre carabiné d'une bonne dose de justicier; tout une histoire qui se résume à «sauver l'Occident chrétien et l'industrie du boulon»! Un miracle incroyant.___ VALENTIN TARDI Chaque semaine, Alain St-Pierre nous présente les faits marquants des «grands médiocres» de la semaine.Guillaume Lévesque nous parle des nouveautés merveilleux monde de la science et nous livre «Les 3 étoiles de la semaine».Et Bob L'Aboyeur s'entretient avec un invité avant de nous livrer ses «Bob nouvelles».RENDS TES CHAÎNES SUPPORTABLES DU GRAND JOURNALISME Le Couac, septembre 2006, page 8 Voyant la façon dont la presse couvrait la «crise» au Liban, les collaborateurs du Couac ont tenté d'imaginer ce qu'auraient produit les «journalistes» de ce quotidien s'ils avaient couvert d'autres événements historiques Ce que doit dire le Canada sur le Chili La Presse Forum, 15 septembre 1973, p.A18 Éditorial Comparaissant mardi devant un comité parlementaire, le directeur du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, Henry Kissinger, n'a pas réussi à faire taire les nombreuses critiques relatives à la position américaine sur la crise au Chili.Il faut dire que M.Kissinger n'a pas été très convaincant, continuant de donner l'impression que les lunettes de premier diplomate sont trop grandes pour lui.Pourtant, la voie empruntée par le gouvernement Nixon n'est pas aussi indéfendable qu'on le dit.Le Canada devrait d'ailleurs s'en inspirer Que reproche-t-on au gouvernement américain, au juste?On voudrait qu'il réclame, à l'instar de la gauche canadienne, un retour « immédiat » du parti de Salvador Allende au pouvoir; M.Kissinger préfère insister sur la nécessité d'une dictature «permanente et durable».La réalité des derniers jours justifie amplement ce point de vue.En effet, dans les faits, Salvador Allende est mort et ne reviendra pas.Où étaient tous ces gens au cours des trois dernières années alors que l'État socialiste attaquait la liberté et l'économie de marché à répétition?Alors que le régime marxisant et dogmatique tissait des alliances avec les gouvernements totalitaires d'Union Soviétique et de Cuba?Que n'ont-ils proposé, alors, l'intervention d'une force internationale?Ceux qui voudraient que L'Unité Populaire revienne au pouvoir affirment que ce parti s'engagerait à respecter la démocratie et le pluralisme politique.Mais qui peut garantir que l'UP respectera les libertés fondamentales, elle qui n'a cessé de harceler ce qu'il appelle l'«État bourgeois»?Lorsque les armes de l'armée chilienne se seront tues, qu'arrivera-t-il aux entrepreneurs locaux, systématiquement foulés aux pieds par le gou- vernement Allende?Aux réformes agraires qui n'attendent qu'un relâchement des hostilités pour redoubler d'ardeur?Selon un sondage, une majorité de Canadiens voudraient que le Canada soit «neutre» dans le présent conflit.Une telle neutralité serait insensée.Entre le Chili de Pinochet, un État qui respecte la liberté de commerce, et l'Unidad Popular, un groupe socialiste, le gouvernement du Canada ne peut pas être neutre, pas plus qu'il ne l'est dans la guerre entre l'Occident et la menace Rouge.La faille de la politique américaine ne se trouve donc pas dans le principe de son appui à Pinochet.Le Canada devrait en prendre acte.Mais il y a bel et bien une faille.Appuyer de toutes ses forces le droit de Pinochet de défendre les libertés fondamentales sur son territoire, cela ne veut pas dire se taire lorsque le gouvernement chilien commet des abus ou des erreurs.Washington ne s'est d'ailleurs jamais privé d'exprimer son mécontentement à d'autres gouvernements dans le passé.En 1956, au cours d'une opération visant à mater les communistes au Guatemala, une attaque des escadrons de la mort de Castillo Armas fit une centaine de victimes civiles dans la ville d'Escuintla.Le secrétaire d'État de l'époque, John Foster Dulles, a immédiatement protesté auprès de son homologue guatémaltèque en lui envoyant une carte postale.Rien de tel de la part de Kissinger 17 ans plus tard, alors que le Chili est la scène d'une tragédie similaire.Aujourd'hui, alors que la démesure de la riposte de Pinochet saute aux yeux, alors que les Canadiens sont chaque jour bouleversés par les images de cadavres d'enfants, l'indifférence apparente du gouvernement américain, et en particulier celle de Richard Nixon, est intolérable.Tuer des communistes, oui, tuer des enfants, non, mille fois non.La politique américaine depuis le début de la crise ne manque pas de fondements.Mais elle manque un peu de nuances.Et surtout, elle manque d'humanité.André Presse de La Pratte alias ERIC MARTIN ET SIMON TREMBLAY-PEPIN « Ce texte est une reprise presque intégrale de "Ce que doit dire le Canada" signé par André Pratte le 3 août 2006.Il s'agissait seulement de remplacer le Liban par le Chili." Voir par-delà My Lai The Big Press, Washington, 24 juin 1969 Il faut en convenir avec les détracteurs de la politique étrangère américaine: oui, ce qui s'est passé il y a un an à My Lai, au Vietnam, et que nous apprennent aujourd'hui les confessions du lieutenant William Calley, est terrible et inexcusable.Oui, ces morts de civils sont condamnables et les soldats responsables devront rendre compte de leurs déplorables gestes.Mais — et qui aura le courage de le dire sans détour?—, de telles erreurs se produisent en temps de guerre.Et au moment d'en juger sereinement, il faut savoir les remettre en contexte de manière à leur donner leur pleine signification.Or, que conclut pour sa part le lobby hautement organisé de la gauche, ce lobby dont le venin se répand partout, y compris sur nos campus où il s'empare de nos jeunes cerveaux?Que nous devrions nous retirer du Vietnam.Or cela serait non seulement une erreur, mais aussi une lâcheté.Car ce serait sans l'ombre d'un doute une lâcheté de refuser d'assumer les responsabilités qui incombent à notre pays — et que seuls des esprits obtus refuseront de reconnaître Le vocabulaire, comme toujours en pareils cas, est symptomatique.Les opposants à la libératrice intervention américaine au Vietnam en parlent en effet comme d'une guerre, ce qui pour être saugrenu n'en est pas moins révélateur du degré d'in- conscience de gens qui se targuent de représenter la société civile.Qu'on y prenne garde : à trop négliger les mots qu'on utilise pour parler du Vietnam, on finira peut-être un jour par raconter que notre pays a envahi ce pays.Ce que cette salvatrice, généreuse et nécessaire intervention nous rappelle, une fois de plus, c'est l'effrayante lourdeur du fardeau moral que doit porter notre nation ainsi que l'immensité du courage qu'il lui faut pour le soulever.Disons donc une fois de plus ce qui doit être dit.Contrairement à ce qu'affirme un débilitant mais trop répandu simplisme, notre présence au Vietnam n'est motivée par rien d'autre que le désir de notre nation d'y apporter des valeurs et des concepts qui sont inconnus dans le reste du monde: ceux de droit, de liberté, de justice, d'humanisme et de démocratie.Et c'est précisément le refus de ces valeurs qui explique l'hostile et primitive réaction des Viet Cong, laquelle est donc seule responsable des hostilités et, en conséquence, des événements de My Lai.Dieu fasse que nous ne l'oublions pas et que nous reculions pas devant notre tâche au moment où, plus que jamais, les Vietnamiens ont besoin de nous.Nous vivons en ce moment une guerre asymétrique, asymétrique parce que seule une des deux parties porte la haute exigence de justifier moralement chacun de ses gestes.C'est une tâche immense dont s'occupent fort heureusement des intellectuels de premier plan et des journalistes éminents: eux aussi, disons-le sans ambages, font la grandeur de l'arche de la liberté qu'est notre nation.Mario King, alias NORMAND BAILLARGEON La nouvelle saison de Canal-Querre Avec Moi j'y étais, Canal-Guerre nous propose une autre bonne idée de Marco Clementine.Celui-ci a confié à son vieil ami du temps où il était à Radio-Canada, l'intrépide reporter en zone de guerre Maxence Bilodeau, le soin d'interviewer ses collègues correspondants à l'étranger.De grands moments de vérité journalistique seront tour à tour évoqués par les différents invités (la cruauté des soldats irakiens envers les bébés en incubateur de la guerre du Golfe, la libération du peuple irakien lors du déboulonnage spectaculaire de la statue de Saddam, le système sophistiqué de castes instauré par la dictature iranienne, etc.).«En faisant découvrir au téléspectateur l'enfance, les goûts musicaux ou gastronomique de mes invités, c'est l'humain derrière l'homme de terrain que j'espère débusquer», conclut le beau Maxence.Nos guerres du golf est une série américaine présentée par nul autre que George X.Bush, petit fils de George Bush.Elle s'adresse principalement aux ados qui se couchent tard et met l'accent sur les extraits filmés à travers les cockpits de chasseurs américains.Parions qu'entre ces images et celles de leurs jeux vidéo, ils n'y verront que du feu ! qu'il y a tant de nouveaux conflits à montrer.Mais qui dit nouvelle chaîne dit petit budget, on le comprend.On aurait cependant pu trouver autre chose que l'interminable série Intifada I, II, III, IV et V pour divertir les travailleurs fatigués.Le scénario est convenu, les bons ne sont pas foutus de venir à bout des terroristes, et les acteurs principaux ne sont même pas beaux.De quoi nous rendre nostalgique de Rocky et de Rambo.Au moins avec Silvester, ça ne traînait pas.La Presse Arts et Spectacles, 11 septembre 2026, p.A3 Télévision On l'attendait depuis longtemps, la voilà! La nouvelle chaîne Canal-Guerre entre en ondes aujourd'hui avec une programmation variée qui saura plaire à toute la famille.D'ailleurs, aux dires même du grand patron, Marco Clementine, «ce n'est évidemment pas en montrant des cadavres et des enfants mutilés que nous allons rejoindre un vaste auditoire, mais bien en montrant le côté humain de la guerre, la bravoure des soldats, le courage de leurs femmes, les deuils difficiles mais nécessaires.» Cette déclaration n'a rien pour surprendre, puisque c'est ce même génial Clementine qui avait eu l'idée d'importer le concept de l'émission française Personne n'en parle au Québec.On connaît la suite: l'émission continue de fracasser toutes les cotes d'écoute 27 ans après ses débuts sur la très culturelle chaîne de Radio-Canada.Que nous réserve donc la programmation de ce Canal-Guerre dont le lancement n'est certes pas passé inaperçu avec ces deux tours holographiques érigées au Vieux Port, les avions qui s'y engouffrent, les tours qui s'effondrent mais qui, par la magie des hologrammes animés, renaissent de leurs cendres tel un phénix avide de liberté?On l'a dit, de l'émotion et encore de l'émotion.Dans Nos futurs héros, nous suivrons la formation de nos soldats, du recrutement dans les écoles primaires à leur retour, pour plusieurs, sous un uni-folié.Renouant avec la belle époque de la télé-réalité, on nous promet des séparations larmoyantes, l'arrivée du soldat-personnage-héros en terre étrangère, son témoignage à chaud après avoir tué ses premiers ennemis, après la perte de ses premiers camarades de combat, etc.Seul bémol au programme: on nous repassera en fin de soirée des reprises de la couverture de guerres anciennes, alors Louise vissée-à-son-canapé-depuis-plus-d'un-demi-siècle Cousineau alias YVON D.RANGER Cana suite de la page 5 doutait même de la cause réelle de l'explosion du bâtiment de Cana: n'était-ce pas là un entrepôt de bombes du Hezbollah?Le général Amir Eshel, cité le jour même parTFl, avançait donc: « Nous ne savons pas ce qu'il y avait dans le bâtiment.Il est possible que le Hezbollah y ait stocké des armes».Il ne savait peut-être pas.Mais on sait mieux, maintenant: des civils, femmes et enfants, pour la plupart, une cinquantaine, qui ne pouvaient d'ailleurs s'enfuir, même «avertis», parce qu'il manquait de routes, récemment remodelées.Plus de mille civils, ça fait beaucoup d'exceptions.Notre ministre des affaires étrangères, Peter McKay, par ailleurs admirateur langoureux de madame Rice, nous a plus tard enseigné qu'il ne fallait jamais hésiter entre un gouvernement démocratiquement élu et un vulgaire groupe terroriste.Certes, mais sans mentionner qu'un tel gouvernement a justement des responsabilités et des obligations tout autres, notamment face aux civils et à la mmmnnaiiti intprnatinnalo Et alors?Peu importe les enjeux, les causes lointaines ou immédiates, peu importe si la menace d'un croissant chiite d'une mer à l'autre est directe, il reste que le gouvernement d'Israël a choisi de démolir un pays tout aussi démocratique et d'engendrer une catastrophe humanitaire et économique.Tout ça pour en finir avec le Hezbollah, pourtant né de l'invasion du Liban de 1982 et qui sortira peut-être au contraire magnétisé par cette agression.Au change, on a compté 10 morts libanais pour un israélien.Et des milliards de dommages.Qui va payer pour ce rsurhpmar?Mais alors que le monde entier finissait par condamner le carnage de Cana, même Londres et les États-Unis s'y efforçant du bout des lèvres, contrairement à ce que laissait entendre la lectrice de Radio-Canada, comme il fut long, ce silence de notre gouvernement canadien sur le sujet.Et les mots ensuite, combien pleutres, malgré la monstruosité de la bévue.Qui ne trouble pas, il est vrai, le sommeil de Micheal Ignatieff.A ce niveau, décidemment, Stephen Harper, c'est mieux qu'une simple machine à écho: plutôt un amplificateur.Mpttiés lorcnn'il np Hit ripn I
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