Le couac, 1 octobre 2008, octobre
^-l^L WÊkà Pnoto"reP°rta8e : Politiques vides pour Nouvelles de l'Empire : Objectivité avec \\\\* période creuse p.3 m Le facteur Utérus p.5 NéoRhino p.8 © Vol.12 • n° 1 m m m m m m Octobre 2008 \mmmmmm 3.50 Bonne fête Même Desmarais V e 30 août dernier, Jacqueline Desmarais, épouse de Paul Desmarais père - dit Monsieur -, célébrait son 80e anniversaire.Pour souligner l'événement, la famille a organisé un petit party intime à leur domaine de Sagard dans Charlevoix, une petite propriété couvrant 75 kilomètres carrés de cette région.Résumé de l'événement.La Reine de Saggard.Voilà comment décrire celle qu'on surnomme aussi « Jackie » ou «Madame», l'animal de foire au centre de cet événement, une femme botoxée ayant l'air et étant habillée comme une vieille anglaise riche de Westmount, puissance dix.Disons que la rivière de diamants qu'elle portait à son cou valant assurément quelques millions ajoute beaucoup de valeur à cet insignifiant personnage.Aussi, rien de trop beau ne sera retenu pour lui faire plaisir.Tous les valets travaillant à la réussite de cet événement dormaient à Saint-Siméon.Les valets artistes dormaient pour leur part en chambre privée au Manoir Richelieu à environ 1 h 30 de route du domaine des Desmarais.Comme en 2003, lors de la pendaison de crémaillère des Desmarais, les invités attendus monopolisaient des agents du FBI, des SCRS et de la GRC.Car, voyez vous, comme tous les mafieux liés à cette monarchie mondiale imposée, les Brian Mulroney, Lucien Bouchard, George Bush père, Jean Chrétien, Jean Charest et Paul Martin nécessitent une protection quand ils se déplacent.Les 143 employéEs du domaine ainsi que les trop nombreux faisans - desquels les employéEs auraient perdus le contrôle parce qu'introduits volontairement selon les désirs de Monsieur -, les voient donc arriver en avion ou en hélicoptère, bien loin des regards indiscrets.Accueillant, le domaine compte un golf de 18 trous culminant vers une immense maison de campagne à l'image d'un faux Versailles, d'un faux Moulinsart de quelques étages orné de colonnades.Autre question de sécurité, aucun véhicule personnel ne peut entrer au domaine.Les valets cheminent donc toutes et tous vers la fête en autobus.Au cours du trajet, on informe les passagers de quelques autres détails techniques.D'abord, éteindre le cellulaire en entrant au domaine, pas de contact avec l'extérieur, se _ tenir strictement aux endroits désignés, suivre les consignes du personnel de sécurité et aller aux toilettes dans le bloc sanitaire extérieur loué pour l'événement.Malgré cette précaution, lors de la soirée, un débordement inattendu de ces chiottes populaires imposera des fesses impies aux toilettes royales intérieures.On a beau tout prévoir.Depuis quelques jours, l'organisation de la fête allait bon train.À travers des jardins français sans fin, dans une tente, une salle de concert extravagante et riche a Luc Plamondon a même écrit une corné-die musicale d'environ 30 minutes pour Madame.C'est dire tout le bon goût des Desmarais en matière d'art.déjà accueilli son très quétaine faux penseur de Rodin, une partie des 400 000 $ de fleurs, principalement des orchidées de partout à travers le monde, achetées spécialement pour l'occasion ainsi que la répétition de l'Orchestre Métropolitain à laquelle Papa Bush aurait assisté.Étonnant.Au départ, les Desmarais désiraient retenir les services de l'OSM mais, voyez vous, il semblerait que la convention collective de cet orchestre, plus généreuse que les conditions de la Guilde des musiciens, ait modifié les plans de la soirée.Modestes, ceux-ci comptent désormais 70 musiciens et 70 chanteurs dont Renée Fleming, Bryn Terfel, Marc Hervieux, Hiromi Omura et Marcelo Alvares.Précisons qu'avec sa Fondation, Jackie a acheté presque tous les artistes valets qui se produiront devant elle lors de cette soirée.Le producteur québécois de matière fécale internationale, Luc Plamondon, a même écrit une comé- die musicale d'environ 30 minutes pour Madame.C'est dire tout le bon goût des Desmarais en matière d'art.Avant que le spectacle ne commence, l'Orchestre métropolitain sera parqué dans le garage, près de la tente, en attendant sagement son tour.Chacun à sa place.Lors de leur performance, malgré la présence d'une technique de sonorisation plus que complète, le son pourri rendra à peine la qualité des pièces qui seront jouées.Point culminant du spectacle, un cadeau de fête de Monsieur, une chanson écrite spécialement pour Madame.Il est vrai qu'on ne peut pas offrir grand-chose à des maîtres qui possèdent déjà tout.Émue et terriblement reconnaissante, elle déclarera : « On m'a dit que je n'avais pas le temps de faire un discours, mais je suis émue et je veux remercier.».Il est bien vrai qu'ils possèdent tout.Mais pas le temps, semblerait-il.Plusieurs diront que la dépense totale pour cette soirée oscillerait entre 12 et 14 millions $.Une soirée.Douze millions de dollars, l'équivalent de 480 ans de travail pour unE salarié gagnant annuellement 25 000 $.Tant de moyens pour si peu de goût.LE CHAT NOIR humanitaire Afin de rassurer la population canadienne, Maple Leaf annonce que dorénavant tous ses stocks de produits avariés ne seront écoulés qu'en Afrique.MUSIR0NIE Reconnaissance tardive Margaret Thatcher souffre maintenant (officiellement) de démence.Elle pourra ainsi oublier les années où elle était au pouvoir : bien des Britanniques aimeraient en faire autant.Ne fête pas qui veut Au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, nous vivons, dans la frayeur, dans le danger.Un danger constant que nous prenons trop souvent à la légère, de part le faux sentiment de sécurité qui peut nous envahir quand il s'agit de fêter avec des amis.Le terrorisme est partout, c'est justement pour ça qu'on ne le voit nul part.Ouvrez l'œil.Et surtout, surtout, n'allez pas à n'importe quel party d'anniversaire ou de bureau.Car si l'on en croit une récente décision de l'Agence des Services frontaliers du Canada (ASFC), un party d'anniversaire serait un des lieux les plus dangereux de notre société malade et perverse.Qui plus est, comme si l'horreur n'était pas assez, un party d'anniversaire peut avoir une connotation politique.J'ai bien dit po-li-tique ! Qui sait, dès lors, ce qui sortirait des pétards de la fête?L'ASFC a ouvert l'œil pour nous tout dernièrement en empêchant Mohammed Harkat de se rendre au party d'anniversaire de ses 40 ans prévu samedi 6 septembre 2008.Le tout se passait dans le sous-sol d'une église et les invités avaient été «préapprouvés» par les services frontaliers.Vous pensez peut-être que d'avoir la liste des invités est une mesure suffisante?Malheureux! Imaginez tout ce qui aurait pu se dire durant le party, toutes les conspirations qu'auraient pu fomenter la bande d'illuminés que devaient être les invités ! Une chance, l'agence a pris les choses en main et signifié à la famille Harkat que la présence de Mohammed à son party allait contre l'esprit de la décision du juge Noël Mohammed avec sa femme Sophie.C'est elle qui a organisé le party d'anniversaire où de nombreuses personnes soutenant Mohammed sont venues.Et c'est l'interdiction de l'ASFC qui a fait d'un simple party une réunion politique! de la Cour fédérale, lequel a interdit tout rassemblement politique à Harkat.Décision visant, bien sûr, à assurer notre sécurité.Vous me ferez peut-être remarquer que les membres de l'ASFC qui suivent la famille Harkat portent des gilets pare-balles et des armes.Certes ! Mais on peut facilement imaginer que leurs gilets et leurs armes n'auraient constitué qu'une bien maigre barrière face aux sauvages politisés à mort qui devaient assister au party.On a tout de même frôlé la catastrophe car ce n'est que jeudi, alors que le party avait lieu samedi, que les services frontaliers ont signifié leur décision à la famille Harkat.À l'heure où le chaos règne, où la listériose nous menace, nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir des services frontaliers aussi perspicaces et téméraires.Avant votre prochain party de bureau ou d'anniversaire, songez-y à deux fois.Quelques heures de plaisir peuvent se payer très cher.On n'est jamais à l'abri d'une discussion politique.Jamais.Charité polici ISABELLE BAEZ La fraternité des policiers du SPVM a participé au radiothon organisé pour financer les funérailles de Fredy Villanueva en offrant gracieusement six poignées pour le cercueil et une autre pour mettre dans le dos de l'opinion publique.MUSIR0NIE Moins de pauvreté Bonne nouvelle économique : il y a maintenant 10 millions de millionnaires dans le monde.La planète ne compte plus que 6 millards 710 millions de pauvres.MUSIR0NIE Motivation scolaire La rentrée scolaire a été un franc succès à Montréal-Nord puisque les enfants sont décidés à travailler fort à l'école afin de ne pas finir police.MUSIR0NIE Le Couac, octobre 2008, page 2 Le compteur de l'inadmissible Au 1er octobre 2008, cela fait 1004 JOURS que Abdelkader Belaouni se terre dans l'Église St-Gabriel pour ne pas être déporté.Pour l'aider : www.soutienpourkader.net COURRIER DU LECTEUR Un Jeûne ou des « Plu-vieux »?Une mobilisation libertaire se greffe à la lutte contre l'implantation d'un terminal méthanier à Québec Les spécialistes de la météo nous avaient, encore une fois, annoncé un été chaud et sec.Peut-être se sont-ils trompés de pays, à moins que leur boule de cristal ne soit fêlée.Nous commençons à subir le dérèglement climatique, où interfèrent de multiples paramètres, ce qui rend impossible d'en prévoir localement les effets.L'humeur de notre planète est surtout déboussolée par les gaz à effet de serre (GES)dus à l'hyperactivité humaine.Avec le réchauffement climatique (on aurait mesuré cet été 37°C dans les eaux du Golf du Mexique), il y a beaucoup d'évaporation à l'équateur.Il faut bien que cet accroissement nuageux se déverse quelque part.Les pluies torrentielles, ou la surabondance de neige, occasionnent des catastrophes aussi variées que coûteuses : violents orages, débordement d'égoûts ou de fosses à lisier, ponceaux de route arrachés, calamités agricoles.Nos infrastructures ne sont pas conçues pour ces extrêmes.Dans les pays chauds, les ouragans qui ont doublé et la montée des eaux, vont contraindre à l'exil des millions de réfugiés climatiques.Pour quelle patrie?Une grave maladie peut être l'occasion individuelle de changer radicalement ce qui ne convenait pas à notre organisme, y compris notre façon de voir les choses.Les personnes qui franchissent ce cap ont souvent le sentiment d'une renaissance et que cette épreuve leur permet ensuite de savourer pleinement la vie, éliminant le superficiel pour dégager l'authentique.L'affaire Couillard On nous prend pour des valises ! L'annonce du lundi 18 août de monsieur Philippe Couillard, concernant son association à un fonds d'investissement privé en santé, nous laisse perplexe, notamment sur toute la question entourant l'éthique de cette personne, qui a agi pendant plusieurs années comme ministre de la Santé.D'abord, le conseil exécutif du gouvernement ne voit aucun problème à ce que monsieur Couillard travaille chez son nouvel employeur, Persistence Capital Partners (PCP).Pourtant nous sommes en présence d'une personne qui, au cours de son mandat électif a fait adopter des lois et des règlements qui ont élargi l'utilisation du privé dans le domaine de la santé.Plus encore, on apprend qu'avant de quitter son poste de ministre de la Santé, monsieur Couillard a pris grand soin de signer deux décrets qui viennent favoriser l'expansion des cliniques privées.On apprend également qu'il a admis avoir eu des contacts avec son futur employeur avant de démissionner.Par contre, il prétend que ces conversations auraient été générales et que sa collaboration ne se serait concrétisée que le 25 juin, soit environ six jours après sa démission.Nous avons l'impression que nos représentants à l'Assemblée nationale nous prennent pour des valises ! Il y a là assez d'éléments pour se poser de sérieuses questions et même questionner la légitimité des décisions prises par l'ex-ministre de la Santé.Comme député, qui représentait-il ?La population ou les intérêts du privé?À la vitesse où il s'est retrouvé associé avec cette firme et avecles événements qui se dévoilent depuis les derniers jours, il nous apparaît qu'il y a apparence de conflits d'intérêts.Ainsi, il y a suffisamment d'éléments pour que les membres de l'Assemblée nationale demandent une enquête sur les agissements de l'ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard.Rappelons que le gouvernement actuel, plutôt que de faire la lumière sur cette situation, la cautionne.De plus, que penser des déclarations du représentant de l'ADQ, Éric Caire, qui trouve dans la décision de Couillard une bonne nouvelle.Il va jusqu'à s'en réjouir compte tenu que l'ADQ est favorable au passage du privé dans la santé.Si nous comprenons bien, dans leur cas, la fin justifie les moyens, même si pour y arriver on doit mettre de coté l'éthique de nos représentants L'Assemblée nationale doit faire toute la lumière sur cette situation et en ce sens, il doit y avoir une enquête.GAÉTAN CHÂTEAUNEUF À ma connaissance, il n'existe pas de chauffagiste galactique à qui faire appel pour rééquilibrer le réglage du thermostat planétaire.Parmi les causes des GES qui déboussolent l'harmonie de notre Terre-Mère, il y a les transports, dont les % pourraient être évités.Avec 30 millions de tonnes de déchets importés, le projet (effrey-Maybach de méga-dépotoir, augmenterait cet impact.En comptant Montréal-Asbestos (aller et retour car les prometteurs omettent de comptabiliser les camions qui repartent à vide), ça équivaut à un camion de 40T qui ferait 3 fois et demie le tour de la planète, chaque semaine, CHAQUE SEMAINE, pour promener des ordures.Cependant, les promoteurs nous vantent une technologie qui résout tous les problèmes : « .pas d'odeurs, pas de bruit, pas de fuite de lixiviat.» et même «.pas de déchets, que des matières premières».Devant ces prouesses, on a tout avantage à ce que la ville de Montréal reçoive le lieu d'enfouissement leffrey-Maybach sur l'un de ses nombreux terrains, pour disposer elle-même de ses poubelles.Ça répondrait aussi à la volonté gouvernementale de régionaliser la gestion des déchets.Le climat est au point de bascule.Un jeûne sérieux pourrait aider l'équilibre naturel à se rétablir.SYLVIE BERTHAUD membre du Front Commun Québécois pour une Gestion Écologique des Déchets (FCQGED) Il y a loin de la coupe aux lèvres Cher Monsieur Harper, le sais que vous ne lirez pas cette lettre, vous ne lisez même pas les livres que Yann Martel vous envoie régulièrement |.] vous n'avez sûrement pas lu non plus les critiques du milieu culturel à la suite des coupes sombres déjà faites et à venir dans le domaine culturel.|.| Tout le milieu culturel est surpris et vous critique.Quelle surprise?Le moins que l'on puisse dire, c'est que vous êtes logique avec vous-même.À moins que je ne me trompe, la culture est le moindre de vos soucis.La culture canadienne, la culture québécoise?Aucune différence.il n'y a rien là.La culture personnelle.il n'y a rien là.[.] «Notre» (votre ou leur c'est selon) Premier ministre est quand même logique avec lui-même.Pourquoi dépenser l'argent des contribuables à quelque chose qui ne représente rien à ses yeux?Ne vous arrêtez surtout pas en si bon chemin.Par exemple, quand les éditeurs n'auront plus les moyens de publier, il faudra songer à fermer les librairies et les bibliothèques devenues inutiles (mais vous y avez peut-être déjà pensé).[.) le ne voudrais surtout pas terminer sur une note négative car il y a quand même une coupure que personne ne peut vous reprocher et dont j'admire la logique : vous avez décidé de couper les crédits de l'Observatoire de la culture.Vous avez bien fait et c'est tout à fait logique : il n'y a plus rien à observer! Sauf peut-être une minute de silence en mémoire de la culture canadienne et québécoise.THOMAS DÉRI Culture canayenne Excédée de se faire dire que son gouvernement ne tient pas à la culture, la potiche du patrimoine, Josée Verner, a affirmé que l'opposition ne doit pas y tenir beaucoup non plus, puisqu'elle a nommé Denis Coderre comme porte-parole.MUSIR0NIE Plan de carrière Philippe Couillard, le médecin qui ne soigne plus que son image, défend son passage au fond d'investissement privé en santé PCP, expliquant que ça fait déjà plusieurs années qu'il oeuvre pour le privé.MUSIR0NIE En août 2008, environ 300 personnes ont visité le 6e campement autogéré (CA) sur la rive sud de Québec .Le CA s'opposait à l'implantation d'un terminal méthanier sur la rive sud de Québec : le projet Rabaska.Le CA, anciennement campement québécois de la jeunesse, est issu des campements intercontinentaux de la jeunesse qui se tenaient durant les FSM.Le CA a changé d'appellation et se définit maintenant comme un lieu politique, de convergence et d'expérimentations sociales, dans lequel sont mises en pratique des valeurs essentielles au mouvement libertaire comme : l'autogestion ; le refus du pouvoir autoritaire; l'horizontalité; le féminisme; l'écologie mais aussi la convivialité dans le vivre ensemble.La vie collective est articulée autour de l'assemblée générale, de la rotation des tâches, de repas cuisinés et pris le plus souvent collectivement, de discussions et/ou de fêtes en soirée.Cette année le campement s'est joint à la mouvance des «camps for climate action » qui vise à dénoncer des projets qui contribuent notoirement aux changements climatiques.Les camps for climate action (environ 15 dans le monde en été 2008) prônent une forme d'action directe non-violente pour amener un débat politique véritable sur cet enjeux écologique.Le CA dénonçait l'implantation d'un port méthanier à Québec (Rabaska) pour ses émissions de GES, son caractère anti-démocratique (aucun vote, instances gouvernementales contournées ou complaisantes, décrets pour contourner les lois, SLAPPs, etc.) et pour les risques d'exposition de populations à un accident industriel.En 15 jours, les participantEs du CA à Lévis ont vécu en cohérence avec leurs principes : panneaux solaires, bouffe de récup, mixeur à pédales, toilettes à vermi-compostage, ateliers non-mixtes, AGs, Les campeur/SEs ont organisé différentes rencontres de réseautage, occupé de façon artistique et militante le conseil de ville de Lévis, fait parler d'eux/d'elles dans les médias locaux et nationaux, tenu un site web, échangé de l'information avec les autres climate camps dans le monde posé des banderoles sur des ponts à Montréal, organisé une manifestation festive sans permis sur une route nationale, occupé illégalement les terrains du projet industriel pour y dessiner une fresque humaine de 200 personnes, et pris une photo aérienne de leur oeuvre politique.Sans avoir arrêté le projet, le CA a cependant remis le débat sur la place publique, diversifié les moyens de luttes, mais aussi rendues vivantes et diffusées des idées et pratiques libertaires.LE CONCOMBRE MASQUÉ POUR S'ABONNER Par téléphone : (514) 596-1017 Par la poste ; Le Couac 6940, rue logues, Montréal (Québec) H4E 2W8 Adressez votre chèque à : Le Couac.• Abonnement d'un an : 30,42 $ + taxes = 35,00 $ • Abonnement de deux ans : 52,15 $ + taxes = 60,00 $ • Abonnement institutionnel et de soutien : 52,15 $ + taxes = 60,00 $ • Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution): 225,98 $ + taxes = 260,00 $ • Abonnement d'un an à l'étranger 43,46 $ + taxes = 50,00 $ Nom Adresse Code postal Courriel_ .Téléphone Le Couac 6940, rue logues Montréal (Québec) H4E 2W8 Téléphone : (514) 596-1017 Vous voulez collaborer au Couac?Vous pouvez nous faire parvenir vos textes (max.700 mots)/dessins/photomontages par courriel, via notre site Internet : www.lecouac.org.Fondé en 1997 par Pierre de Beliefeuitle et Jean-François Nadeau C0 REDACTEURS EN CHEF : Guillaume Beaulac, Bruno Oubuc, Simon Tremblay-Pepin.COLLABORATEURS : Isabelle Baez, Frédéric-lsmaël Banville, Sylvie Berthaud, Claude G.Charron, Gaétan Châteauneuf, Le Chat Noir, Le Concombre masqué, Thomas Déri, René Girard, Guillaume Hébert.Emilie E.Joly, Alexandre Leduc.Ludvic Moquin-Beaudry, Loca Noregreb, Stéphanie Lydia Robert.Michel Rioux, Valentin Tardi, Simon Tremblay-Pepin, Pierre Vadeboncoeur, Alexandre Vidal, Ramon Vitesse.CORRECTION : Isabelle Baez ILLUSTRATIONS ET PHOTOS : Bobidoche, Boris, Hal, Serge Ferrand, Luc Giard.MISE EN PAGE : Coopérative Molotov - molotovcoop.org IMPRIMÉ PAR : les travailleurs et travailleuses syndiqué-es de Payette et Simms inc.DISTRIBUÉ PAR : Gladu distribution Abonnement et publicité : (514) 596-1017 ISSN 1480-2074 • No de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec NATIONAL Les pitons de Wal-Mart Fcto£oFiA \/|Siôk os WAtAAArr l£ CAUPAP BE Vitrt PE TPATAAN05 A TOî\p£ L'opération se fait sans douleur, comme si la population était anesthésiée.ZtKfî Qui se souvient de l'origine des banques à pitons?Au Saguenay en tout cas, on utilisait cette expression pour signifier à quelqu'un que les ressources n'étaient pas inépuisables et que les moyens financiers étaient limités.Dire à une personne qu'on n'est pas une «banque à pitons», c'est lui faire comprendre que de l'argent, ça ne s'imprime pas et ça ne pousse pas dans les arbres.Mais les banques à pitons ont une histoire.Une histoire qui rappelle douloureusement l'état d'exploitation et de domination dans laquelle des compagnies étrangères tenaient des milliers d'ouvriers canadiens-français jusqu'au début du 20e siècle.Ainsi, à la Pulperie de Chicoutimi, William Price, un Anglais d'Angleterre venu exploiter sans vergogne tant les richesses naturelles du Québec que ses habitants, les ouvriers étaient payés avec des pitons.Des pitons qu'on appelait aussi des tokens.De là aussi l'expression populaire : Ça vaut pas une token ! Prononcer toquène.Token, c'est le mot anglais qu'on utilisait pour désigner un piton.C'est avec des pitons qu'on payait les ouvriers à cette usine de pulpe de Chicoutimi.Et où ces pitons de Price pouvaient-ils être échangés?Dans des magasins dont William Price était propriétaire ! Doublement payant pour un boss.Mais pas pour l'ouvrier qui ne voyait pas l'heure où il pourrait, comme un grand garçon, dépenser à sa guise des dollars du Dominion, comme on disait dans le temps.Ce n'est que lorsque J.A.Dubuc, un bon patron catholique du coin, est devenu propriétaire de la pulperie que, sous les pressions de Mgr Eugène Lapointe qui tentait d'implanter des syndicats dans la région, les ouvriers ont commencé à être payés en argent.Ça se passait en 1908.Les pêcheurs de morue en Gaspésie ont vécu le même type d'exploitation avec les compagnies mises en place par des capitalistes de l'île de Jersey, les Robin en particulier.Les Robin fixaient unilatéralement les prix payés aux pêcheurs.Et les pitons qui tenaient lieu de salaire ne pouvaient être échangés ailleurs que dans les magasins propriétés des Robin.À Rivière-au-Renard, à Petit-Cap, à Saint-Maurice-de-l'Échouerie, à l'Anse-à-Valleau, les pêcheurs n'ont quasiment pas vu la couleur d'un vrai salaire jusqu'en 1909 alors qu'ils se sont révoltés et ont fini par créer des coopératives qui leur ont permis de se tirer des griffes des Robin et des Le Boutillier.Dans les années 1940, à la scierie de Marsoui, en Gaspésie, les ouvriers employés par Alphonse Couturier, ci-devant député de l'Union nationale, se voyaient eux aussi remettre des tokens en guise de salaire.Alors c'est quoi, le lien avec Wal-Mart?Le 4 septembre, Wal-Mart a été condamné au Mexique pour avoir versé une partie du salaire de ses employés sous la forme de bons d'achat utilisables seulement dans les supermarchés de la chaîne américaine.Les juges mexicains ont assimilé cette pratique à celle utilisée dans les «tiendas de raya» des haciendas, qui étaient des magasins appartenant au propriétaire de l'exploitation et où les journaliers étaient contraints d'effectuer leurs achats.La constitution du Mexique devait mettre fin à ces pratiques en 1917.Que faut-il en penser?D'abord que Wal-Mart est pour le moins attardé dans le siècle.Reste à déterminer lequel.Ensuite que les Robin, les Price, les Couturier, les Walton et tous les autres capitalistes, petits ou grands, ne sont jamais à court d'imagination pour mieux fourrer leurs employés.MICHEL RIOUX Le Couac, octobre 2008, page 3 Une période creuse Une sorte de désenchantement hante la politique progressiste actuelle au Québec, et pas mal de choses sont atteintes : la politique nationale elle-même, le souverai-nisme, la social-démocratie, et enfin un syndicalisme que les grands changements structurels de l'économie mondialisée désorientent assez.Tout cela s'accompagne de la montée de la droite avec Harper, la réaction revenant en force, favorisée par ce qui est comme la fin de la Révolution tranquille.La politique a horreur du vide.Le vide est rempli en ce moment par une grande vague de droite : par exemple les conservateurs, le populisme de Mario.Quant à Charest, il dissimule et attend son heure.Mais son parti est atteint.Voyez par exemple les résolutions de la jeunesse libérale québécoise réunie en congrès.À droite toute! |e n'en croyais pas mes oreilles.Pendant toute la Révolution tranquille, on n'imaginait pas ces éventualités comme possibles.On se croirait à l'époque de l'Union nationale, avec un PLQ ne s'orientant cette fois nullement vers des réformes, contrairement à 1960, alors qu'il préparait la Révolution tranquille avec d'autres groupements et diverses personnalités.La politique est en grande partie passée aux mains d'individus hostiles à toute indépendance, de quelque nature qu'elle soit.On dirait par ailleurs que le Québec n'a plus guère de ressort.Quand une société n'a plus de mouvement propre, de pôle, alors s'installent des liquidateurs qui ne cherchent qu'à en aliéner des morceaux, comme Dumont, Harper et éventuellement Charest, qui au reste avait cette habitude avant de se confier à quelque fabricant d'images.Ceux qui, comme eux, prennent avantage du climat déprimé du Québec progressiste font tout ce qu'ils peuvent dans ce sens pendant qu'ils ont le champ libre, et ils se hâtent.Harper excelle dans ce genre.Par exemple, en un rien de temps, comme un voleur qui part avec la caisse, il met sans retenue le Canada dans une politique de guerre et une super-politique d'armement, tandis qu'il se colle inconditionnellement aux Etats-Unis.L'opération se fait sans douleur, comme si la population était anesthésiée.Le Québec ne s'aperçoit pas que Harper, doucement, sans faire de vagues, liquide à la fois la différence canadienne par rapport aux USA et la différence du Québec par rapport au Canada.Au Québec, nous sommes pour le moment dans un certain état de fatigue politique et notre résistance est amoindrie.Cela affecte non seulement la spécificité nationaliste québécoise mais même d'anciennes, profondes et historiques réactions comme celles que nous avions toujours face à la guerre et à la participation du Canada aux entreprises de l'impérialisme, jadis anglais, maintenant américain.Harper cherche à niveler tout cela sans faire d'éclats, évitant les éclats.Apparemment, jusqu'ici, ce n'est pas sans succès.11 a d'ailleurs un allié silencieux en ce qui concerne la politique de guerre : le parti libéral fédéral.Même le Bloc a des positions moches à ce sujet, pour dire le moins.Le Québec, cuisiné par ce qui reste de l'ADQ, et par le parti conservateur, et par le parti de Dion, est présentement en état d'asthénie.Nous sommes dans une période creuse.Le conformisme réactionnaire se répand, prend racine.Cela pourrait durer.On ne voit pas très bien, en ce moment, comment arrêter cette dérive, ni dans quelles circonstances.PIERRE VADEBONCOEUR Plan environnemental Pour ne pas déstabiliser l'électorat, Chicken Dion modifie son plan environnemental, et le rebaptise le Tournant Rond.MUSIR0NIE Mémoire sélective Ie souhaite faire part de la réflexion qu'a suscitée chez moi l'article de Michel Rioux dans le Couac d'août dernier (page 3) intitulé « Surveillez vos dentiers», où l'auteur tentait de mettre les pendules à l'heure en ces tristes moments des célébrations du 400e anniversaire de la Ville de Québec.Il y dénonçait habilement les cooptations du gouvernement canadien comme celle de mettre « Michaëlle Jean à la fin d'une trajectoire commencée le 3 juillet 1608».Cet article cherchait donc à mettre en lumière les efforts de nation building qui n'ont fait que voler le patrimoine canadien-français pour le transformer en patrimoine Canadian.En fait, ils « nous » auraient volé tant de faits et de symboles que mieux vaudrait surveiller nos dentiers afin qu'ils ne s'en emparent pas.en plus du reste, le veux bien me joindre aux efforts de rectitude symbolique et historique.Dans ce cas, faisons-le vraiment.Cessons de maquiller l'histoire et de s'approprier, « nous » aussi, les symboles et les faits des autres pour fonder « notre » nation building québéco-souverainiste.D'abord, peu sont ceux qui ont osé mentionner que le 400e de Québec soulignait aussi la 400e année de colonisation.Pour ce qui est du pillage historique, je crois que «nous» en devons tous une aux vrais premiers habitants de ces terres.Il y avait un village là où est aujourd'hui Québec, c'était Stadaconé.Dans son article, M.Rioux avance ceci à propos du mot « Canada »: «Le premier à l'utiliser fut lacques Cartier en 1535» et il « nous » aurait été, par la suite, « volé par les anglophones ».En vérité, ce nom vient du mot « kanata », en Huron, langue iroquoïenne.C'est Donnacona, chef de Stadaconé qui dit ce mot à Cartier.Cela signifie à la fois en français : pays, terres et village.Au moment de la conquête britannique, il y avait un tel mélange des cultures française et autochtones qu'on pouvait difficilement faire la différence entre l'une et l'autre, ce qui a donné lieu à la «culture canadienne».Le centre-ville de Montréal, aujourd'hui recouvert de bitume et de béton, s'appelait Hochelaga avant l'arrivée des Européens, et ces terres, parmi les plus fertiles du Québec, étaient couvertes de rivières et de jardins assurant la subsistance des Hochelaguiens.Dans l'article de Michel Rioux, se trouve l'argument inévitable du rapport Durham.Le discours nationaliste québécois reprend toujours ce fameux rapport où l'on souhaitait « notre disparition par assimilation ».D'accord, on l'a encore au travers de la gorge, le discours méprisant de Lord Durham.Toutefois, je suis d'avis que ce vieil épouvantail du rapport Durham devrait être définitivement abandonné.D'abord, parce qu'« ils » ont passablement échoué à cette tâche.Ensuite et surtout parce qu'il est inacceptable de se plaindre de cette volonté d'assimilation alors que «nous» n'avons pas fait moins avec les Autochtones.« Nous » avons été des colonisateurs et avons chassé les premiers habitants de leurs terres pour les restreindre à des territoires de plus en plus éloignés.Et, lorsque l'on trouve une richesse sous le sol qu'ils occupent, on les chasse de nouveau et s'ils ne veulent pas s'en aller, on les accuse de faire obstacle au progrès, ou pire, on leur donne quelques dollars et on les présente comme des enfants gâtés qui n'apprécient pas ce qu'on leur donne.De plus, «nous» avons participé activement à l'un des pires outils d'assimilation : les écoles résidentielles.Le principe était d'enlever des enfants autochtones de leur famille et de les placer dans ces écoles sans que les parents ne sachent où ils étaient.Ils y restaient dix mois par année où ils étaient punis très sévèrement pour parler leur langue, porter des symboles de leur culture et pratiquer n'importe quelle activité liée à leur tradition.On a alors coupé dans leur chair leur identité, leurs langues, leur appartenance.On a détruit des liens familiaux remontant à des temps immémoriaux.On ne parle jamais de cette assimilation dans le discours souverainiste.Les «vols» dénoncés par M.Rioux ne sont pas comparables à l'oubli généralisé des tentatives de destruction des cultures autochtones.Ces savoirs, ces cultures, ces traditions, ces langues et surtout ces personnes vivantes qui partagent toujours ces territoires avec «nous» sont ignorées de façon méprisante par les colonisateurs : «nous».Au Québec, comme dans toutes les Amériques, on maintient ainsi toujours sous silence ces populations issues de civilisations millénaires.Et on se plaint de se faire voler ! STÉPHANIE LYDIA ROBERT, SOCIOLOGUE Réponse On aura compris qu'un texte genre coup de gueule comme celui auquel madame Robert fait référence n'a pas la prétention de couvrir l'alpha et l'oméga d'une question.Il prend un angle et s'y tient.Il y aurait bien sûr quantité d'autres textes à écrire et une multitude de situations qu'il faudrait dénoncer.Le sort fait aux Amérindiens en est un, des plus importants.Mais cette façon qu'a madame de prendre de haut ce qu'elle appelle « le discours nationaliste québécois » me fait suer.Il faudrait, selon elle, «que ce vieil épouvantail du rapport Durham soit définitivement abandonné», les Anglais ayant échoué dans leur tentative d'assimilation.Vraiment ?Dans ce cas, il faudra cesser de parler de la Shoah, les nazis n'ayant pas réussi à exterminer tous les Juifs.Ni parler du colonialisme, les pays colonisés n'ayant pas été rayés de la carte, ni leurs habitants devenus, dans leur immense majorité, des copies conformes de leurs anciens maîtres.MICHEL RIOUX Le Couac, octobre 2008, page 4 La liberté d'expression que les implanter en Afghanistan Répression et contre le droit Les recruteurs des Forces canadiennes étaient présents en grand nombre dans le cadre des Célébrations de la fierté gaie.Niant faire la promotion du rôle de guerrier, ils ont plutôt affirmé que leur rôle est de «défendre la liberté et les valeurs du Canada ».Des opposants à cette propagande militaire du groupe Opération Objection et des sympathisants s'étaient donnés rendez-vous pour dénoncer l'intensive campagne de recrutement de l'armée.Les militaires ne semblent pas accepter que l'on exprime notre opposition face à leur propagande guerrière.Les policiers non plus d'ailleurs.Nous avons eu la preuve que le SPVM n'hésite pas violer les libertés citoyennes les plus fondamentales pour faire taire les opposants à la guerre : abus de pouvoir, brutalité et menaces semblent être leurs outils de prédilection pour y arriver.Le plus ironique, c'est qu'au début de la manifestation, les recruteurs nous ont affirmé vouloir défendre la liberté d'expression et qu'ils n'avaient pas d'opposition à notre présence.Nous nous sommes alors installés avec notre bannière au milieu de la rue Ste-Catherine (qui était fermée à la circulation automobile), en face de leur kiosque, pour distribuer des tracts.Alors que les documents de l'armée visaient à inciter la jeunesse à s'enrôler dans l'armée, les nôtres expliquaient pourquoi ne pas s'enrôler.Toutefois, réalisant probablement que les passants étaient davantage intéressés par notre information que par leur propagande, les recruteurs ont rapidement fait appel à la police dans l'espoir de nous chasser des lieux.Un peu plus tard, les policiers nous ont abusivement déplacés, en refusant de nous dire en quoi nous avions l'obligation légale de cesser nos activités.Pendant qu'ils utilisaient la force physique sans aucune justification, la seule réponse à laquelle nous avons eu droit par rapport à la raison pour laquelle nous devions quitter les lieux a été: «tu peux te retrouver en dedans pour ça! ».Arrogance, agressivité et tentative d'intimidation ont par la suite dominé le discours des policiers, et ils ont même pris soin de nous proférer de nouvelles menaces avant de nous laisser partir au terme d'un long monologue.Refusant de nous laisser intimider, nous sommes alors retournés manifester près du kiosque militaire, en prenant bien soin de ne pas en bloquer l'accès ni d'obstruer la rue pour ne pas justifier une nouvelle intervention policière.Un grand nombre de passants sont venus témoigner de leur appui à notre cause, dont certains ont même joint la manifestation.Le maire Tremblay a fait partie des passants qui ont vu notre manifestation : il a NATIONAL militaires prétendent vouloir existe-t-elle ici même?intimidation de manifester maladroitement feint de ne pas nous avoir aperçus pour ensuite aller annoncer son appui aux recruteurs.Lorsque nous sommes allés lui demander comment il peut prétendre «être fier que Montréal soit une ville de paix» (citation tirée du long métrage «Le nerf de la paix» d'Alexandre Kozminski) tout en appuyant ceux qui font la guerre, il s'est contenté de répéter être « pour la paix et la justice sociale» et de se féliciter lui-même de la façon dont il agit avec les policiers pour que cette réalité se concrétise à Montréal.C'est là de la pure hypocrisie politique qui n'est guère meilleur que celle du maire de Québec, lui qui se prétend également être en faveur de la paix alors qu'il bénit l'omniprésence de l'armée dans la ville pendant les fêtes du 400e, en plus d'oser traiter publiquement les anti-militaristes de «mina- [Le maire Tremblay] a maladroitement feint de ne pas nous avoir aperçu pour ensuite aller annoncer son appui aux recruteurs.bles ».Plus tard, les mêmes policiers sont revenus et nous ont immédiatement donné une contravention salée pour « avoir entravé la circulation des piétons et refusé sans motif valable de circuler à la demande d'un agent de la paix».Cette accusation ridicule ne peut relever que de l'abus de pouvoir et du mensonge, puisque nous n'entravions d'aucune façon la circulation et qu'il ne nous a pas été demandé préalablement de circuler.Dans les faits, c'est plutôt l'intervention policière en soi qui a entravé la circulation, puisque quelques dizaines de passants ont effectivement bloqué la rue lorsqu'ils se sont arrêtés pour observer la scène ! La dernière fois que des policiers ont fait preuve d'abus de pouvoir contre nos actions anti-guerre (détention illégale de deux militants de la part du SPVM et de la police militaire à l'intérieur du centre de recrutement), les agents impliqués ont été convoqués en déontologie policière pour répondre de leurs actions.Tant que ce genre de situation se reproduira, nous défendrons nos droits devant la Cour et le comité de déontologie.Ni la police ni l'armée ne réussiront à faire taire le mouvement d'opposition à la guerre ! ALEXANDRE VIDAL Porte-parole d'Opération Objection : www.AntiRecrutement.lnfo Franc'»Ne {(( Annule* Tout mes FtMfcOMfOUs' TOUR MOKTtMEHT fi MjrTirttt*TTE vient M ¦KWETTHL ©V ONAb* iff OU'ALLONS-WoUS FAiRE DOtT 7?Voter conservateur .VVi P*VR FRANCHE ' Les Québécois, brebis égarées Le 11 septembre dernier, l'archevêque de Montréal renonçait à l'Ordre du Canada, rejoignant les rangs de ces Canadiens intègres pour qui l'attribution de La Médaille au Dr Henry Morgentaler revient à célébrer le meurtre de bébés.Notons également que le geste de Mgr Turcotte n'a aucune visée politique : s'il a attendu si longtemps avant de prendre position, c'est simplement parce qu'il avait foi en son pays et était convaincu que l'Ordre du Canada finirait bien par prendre conscience de son erreur.Que la campagne électorale batte son plein depuis une semaine n'avait rien à y voir, et suggérer le contraire serait faire preuve d'un manque de confiance envers l'Église qui, au demeurant, n'a rien fait pour mériter que le peuple québécois la considère avec méfiance et cynisme, si ce n'est que de n'avoir pu contrôler certains de ses vicaires les plus frivoles - un prix bien peu élevé pour le service qu'elle rend à l'humanité.Soyons clairs.Le Dr Morgentaler n'est rien de plus qu'un corrupteur, un véritable émissaire du démon qui, avec les autres de son genre, tentent depuis toujours de détourner le troupeau de son chemin.Le fait qu'il reçoive l'Ordre du Canada ne fait que confirmer l'avancée des forces de la corruption spirituelle au sein des institutions de notre pays.Celles-ci sont souillées à jamais de la seule présence d'une féministe radicale comme Michaëlle lean à la tête de notre grand Canada uni sous le Christ Rédempteur.Le débat sur l'avortement doit être rouvert sous l'œil vigilant des représentants de Dieu sur Terre.Même le vaillant Parti Conservateur considère cette question comme réglée ! Ken Epp a d'ailleurs dû se plier à cette idéologie destructrice en assurant à qui veut bien l'entendre que son projet de loi C-484 n'était pas une tentative de rendre l'avortement illégal.L'exhortation à la réflexion de Mgr Turcotte s'adresse autant au peuple qu'aux politiciens.Ces derniers, dit-il, gagneraient à s'interroger un peu.Se font-ils réellement les hérauts de la volonté populaire en apportant leur soutien à la nomination de Morgentaler et, plus largement, en se positionnant favorablement face à l'avortement?Remarquez : si la population elle-même est en faveur de l'avortement et que les politiciens remplissent bien leur office de défenseurs de l'intérêt populaire, c'est que la population elle-même, telle un troupeau de brebis égarées, s'est détournée du chemin tracé par notre divin berger lorsqu'elle a mis au rancart certaines de ses valeurs religieuses.En ces temps d'immorale obscurité, seuls les vicaires du Seigneur semblent donc en mesure de faire la lumière sur une vérité inaccessible au très-commun des mortels.Les féministes peuvent bien ravaler leur soupe, car une fois venu le jugement dernier, seuls ceux qui auront su suivre les très-constants enseignements du Saint Siège seront sauvés - et quiconque voudrait rappeler le géocentrisme, l'Inquisition, les Limbes ou l'inaction de l'Église face à l'Holocauste ferait, bien sûr, preuve de mauvaise foi.FRÉDÉRIC-ISMAËL BANVILLE LUDVIC MOQUIN-BEAUDRY Élections fédérales 2008 sur un air d'Alice Cooper Welcome to my nightmare! Mario Dumont serre la main de Stephen Harper.STEPHEN : Tu sais, j'ai pleuré quand nos premiers soldats sont morts en Afghanistan.Par la suite j'ai appris à gérer mes émotions.MARIO : Ben oui, j'ai entendu quand tu l'as dit à la radio.Ça avait l'air tellement sincère.J'ai failli verser une larme.S : Mais ce n'est pas de ça que je voulais te parler.Comment ça va dans la région de Québec?Mgr Ouellet y'est toujours de notre bord?M : Ben oui, tu sais ben Steve, la religion a toujours été du côté du pouvoir.Question de cash.Nous autres à l'ADQ, on continue de faire des gains dans les régions.Notre politique familiale convient beaucoup aux francophones catholiques, les jeunes générations qui n'ont pas connu la Révolution tranquille, période que l'Église catholique tente de démoniser de plus en plus.En plus, on ramasse pas mal du côté de la classe affaires.Capitalisme et religion vont de pair, c'est connu.S : Ouais, tu as raison, les gens sont pas caves, y savent ben que l'argent pis la religion, ça va ensemble.Y'a des pertes d'emploi parce que les grosses compagnies ferment leurs portes?Sur le coup ça fait mal mais la religion est là pour les consoler moyennant quelques dons qu'ils prendront sur le peu qu'ils leur restent.Ils se tournent vers Dieu avec promesse d'être bien reçus en haut après leur mort pour leurs sacrifices.Cé ti pas beau ça, mon Maurice ! Euh ! Mario ! Excuse-moi, j'ai eu un flash tout d'un coup.M : Pas grave.Moi aussi j'en ai des flashs.Tu sais ben, flash à gauche, flash à droite.S : Hahaha.Mario, t'es impayable ! M : Mais attention avec les religions.Y faut pas trop leur en donner.Plus y prennent du pouvoir, plus y deviennent intolérants, intransigeants.Tu connais l'Histoire.Les Croisades, l'Inquisition, les Orphelins de Duplessis, les théocraties modernes.Même que si on les laisse aller y pourrait venir jouer dans nos plates-bandes et vouloir nous renverser.Après tout la séparation de l'Église et de l'État, c'est bien théorique tout ça.S : Oui, pis tu sais comment ils sont habiles à travestir l'histoire.Ils ont même essayé de faire croire que les nazis étaient des sans dieu alors que l'on sait très bien qu'ils étaient de fervents catholiques.Et puis y'a plein de citations de l'évangile dans le Mein Kampf de leur fondateur Hitler.Oupps mon cell.S'cuse, j'te reviens.I hope I didn't scare you STEPHEN, À VOIX BASSE : Maxime!!.Quoi?.Les gens pensent que }ulie va démolir notre parti avec son livre?MAXIME, : Oui ! Y va sortir une semaine avant la journée des élections.Çé ti pas beau ça ! Ça va se vendre comme des p'tits pains chauds ! Wow quel timing ! Tu vois l'affaire, elle nous écorche, on lui en veut, notre popularité augmente, on va chercher des votes et du même coup elle fait bien du cash avec la vente de son «brûlot».Tout le monde est content.STEPHEN, À VOIX ENCORE PLUS BASSE ET SE RETENANT POUR NE PAS RIRE : Parfait Max ! Mais là faut que j'te laisse (voix presque off] /'suis avec le petit Mario.MAXIME : Qui ?STEPHEN : Mario, Mario Duplessissss ! MAXIME : Ah ! Connais pas ! C'est qui?STEPHEN, À VOIX NORMAL : J'ai pas le temps de t'expli-quer, bye chérie.PUIS, ÉTEIGNANT SON CELL : S'cuse-moi, Maurice, euh Mario, c'était ma femme, elle te salue.Écoute, j'vas être obligé de te laisser.Ah j'oubliais.Tu sais que Dion utilise un «fake».MARIO : Un quoi ?STEPHEN : Un 'fake'.Comme Bono avec le G8 pour séduire les fans.Tu sais l"ami' de Paul Martin.MARIO : Ah oui ! Qui ?STEPHEN : Le chanteur de Tragically Hip.Un coup d'épée dans l'eau.STEPHEN SEUL, PAR DEVERS SON FOR INTÉRIEUR : Quand on va reprendre le pouvoir majoritaire, ça va être fini l'avortement, l'environnement on laisse ça à Dieu c'est trop gros pour nous-autres, la privatisation des entreprises, des hôpitaux, des écoles.Ah Je vois déjà des lendemains qui chantent.Ça va être L'ENFER.Houhou hahahhaha!!! WELCOME TO MY BREAKDOWN ! ! ! RENÉ GIRARD c'est cWMiri INTERNATIONAL Le Couac, octobre 2008, page 5 Le facteur Utérus Des nouvelles des entrailles de l'Empire Le sixième jour, Dieu créa la femme de la côte d'Adam.Il la créa belle et irrationnelle, pour séduire et divertir l'homme.Pour l'occuper entre la Soirée du hockey et le Monday night football.La campagne des primaires américaines d'Hillary Rodham Clinton a fait miroiter la possibilité de voir, pour une première fois, une femme à la tête de l'empire américain.Une femme de centre-droite, fidèle au New Deal et aux préceptes clintoniens.Mais une femme sensée, expérimentée, capable de distinguer l'Ouzbékistan de l'Ouganda.Une femme qui, de manière générale, aurait acceptablement pu servir de modèle à des générations de power driven girls.Qui aurait dirigé le pays de manière machiste, mais qui aurait au moins mis de l'avant un nouveau modèle de superwoman, qui récupère les frasques infidèles de son mari pour faire croître son capital politique et qui démontre ainsi sa clémence et sa compassion féminine.Une Margaret Thatcher américaine.Une main de fer dans un gant haute couture.Avec la nomination à la vice-présidence de Sarah Palin au ticket républicain, il est déprimant de constater le nombre de femmes - et d'hommes - qui considère cette attribution comme un avancement pour les droits des Femmes.Car nous en sommes si loin.Il s'agit plutôt d'une récession incroyablement bien dissimulée, voulant faire croire qu'élire n'importe quelle femme est nécessairement une avancée.La droite fondamentaliste américaine considère his- Retour aux études Le diocèse de Montréal octroie une bourse d'études en droit à un prêtre accusé de pédophilie, afin que ce dernier puisse se défendre lui-même.MUSIRONIE toriquement que la femme sert deux buts ultimes : se reproduire et élever le fruit de cette reproduction (tout en satisfaisant aux besoins du géniteur de sa progéniture, évidemment).Le rôle de la femme-utérus était donc très limité et, parallèlement, l'étroitesse des possibilités offertes aux femmes était facilement attaquable.Le discours de libération des femmes se réservait donc aux mouvements davantage progressistes et émancipateurs ou à la mouvance féministe- capitaliste faisant la promotion de la femme-travailleuse ou de la femme-consommatrice.Des deux côtés, ce discours prônait minimalement une nouvelle femme, émancipée de son seul rôle reproducteur.Mais c'était sans compter l'ingéniosité de la droite républicaine américaine et de son nouveau spin de la femme-objet.Pourquoi garder la femme à la maison, quand elle peut également servir à gagner des élections?Et voilà tout le génie des stratèges républicains dans cette affaire.Ils réussissent premièrement à en appeler aux masses confuses qui tendent davantage vers le centre : « Barack n'a pas voulu vous offrir Hillary.Here's the next best thing ¦.une vice-présidente républicaine ! », tout en appellent à la droite fondamentaliste pro-vie et pro-gun qui peut bien accepter qu'une femme délaisse ses chaudrons quand elle sert si bien ses intérêts.Qu'elle n'ait pas d'expérience n'est qu'un détail : elle a bien été maire de Wasilla, municipalité de 7000 âmes du sud de l'Alaska, et Gouverneure pendant un an et demi ! Qu'elle n'exerce aucune diplomatie est futile quand on sait qu'elle se compare elle-même à un pitbull portant du rouge à lèvres.Palin n'a été choisie ni pour son expérience, ni pour ses talents de diplomate, et critiquer ces lacunes serait donc aussi impertinent que critiquer le fait que gouverner l'État le plus proche de la Russie et du Canada ne fait pas d'elle une experte des enjeux de la politique étrangère américaine.L'atout le plus important de Sarah Palin est d'avoir un utérus.Et le talent de Palin est donc d'être en mesure de vendre cet utérus comme le symbole de l'inclusion des femmes dans le système politique patriarcal, et de vendre son opinion comme le garant de la voix de toutes les femmes américaines.Imaginer un instant une femme qui brandisse son drapeau-utérus pour vanter les mérites de l'éducation à l'abstinence comme seule méthode de contraception ; pour convaincre du bien-fondé d'enseigner le créationnisme (sympathiquement aussi appelé «intelligent design») dans les écoles publiques; pour dénoncer les suppôts de Satan qui pratiquent l'avorte-ment ; et pour ainsi montrer à l'Amérique et au monde entier le vrai visage de la femme moderne.Le discours de la droite se vend tellement mieux dans la bouche d'une femme.Palin réussit adroitement à faire reculer la cause des femmes tout en laissant nombre de femmes perplexes.La solution Palin a le mérite de plaire tant à la droite chrétienne fondamentaliste qu'aux homemakers et hockey moms et la droite a le beau jeu de juger comme sexistes toutes les critiques à l'égard de sa nouvelle star.Et la droite peut ainsi se vanter d'être inclusive et garante de changement tout en proposant un nouveau modèle de femme-objet : la femme-décoration de campagne électorale, l'utérus qui sert à faire remplir les urnes.EMILIE E.JOLY En voyant Sarah Palin exhiber son enfant trisomique sur toutes les tribunes, plusieurs Américains se sont mis à croire que la trisomie est une maladie héréditaire.MUSIRONIE Unification Le tout petit président de la France, Nicolas Sarkozy, briguera la chefferie du Parti Socialiste dans le but de réunifier la droite, la gauche, le haut, le bas, le devant, le derrière et mêmes les côtés s'il le faut.MUSIRONIE France : les centres de la honte Vous souvenez-vous, le 23 juin dernier, les « retenus » du plus grand centre de rétention administrative de France, celui de Vincennes, ont mis le feu à leurs matelas suite à la mort d'un des leurs, un Tunisien (censément d'une crise cardiaque).L'incendie qui a suivi a rasé ce centre qui avait fait beaucoup parler de lui en février, lorsqu'on avait découvert que des policiers y avaient utilisé le Taser contre des prisonniers.Il y a aujourd'hui en France métropolitaine 26 de ces centres de rétention administrative (CRA), dont 7 en région parisienne.Pourquoi «administrative»?Parce qu'ils ne dépendent pas des services pénitenciers.C'est en fait le préfet du département qui ordonne le « placement » en CRA.À Paris, on parle du préfet de police.Y sont pourtant détenus jusqu'à 32 jours ces indésirables que sont les étrangers en attente d'expulsion du territoire français.Certains ont vécu en France plusieurs années, y ont travaillé, y ont eu des enfants sans en avoir «le droit», d'autres viennent d'y arriver et attendent une décision concernant une demande de statut de réfugié, d'autres, encore, ont vu leur visa expirer.Créés en 1981, les CRA prolifèrent depuis quelques années.Ils constituent une zone de non-droit où l'on maintient enfermés dans des cellules aussi bien les enfants que les vieillards.Les CRA cachent ainsi (bien mal) la réalité sous l'euphémisme de leur appellation : ce sont en fait des établissements carcéraux qui sont le théâtre de violences verbales, psychologiques et physiques quotidiennes.Les enfants qui s'y trouvent voient leurs parents vivrent en milieu carcéral, avec tout ce que cela comporte, et se retrouvent eux aussi en prison.Puisque ceux et celles qui se trouvent dans ces centres vivent dans la peur d'être expulsés, les autorités ont beau jeu.Mis à part les visites, autorisées au compte-gouttes, il faut être parlementaire ou membre de la Cimade1 pour en franchir les murs.Plus largement, les conditions de vie dans ces centres sont déplorables.Souvent exigus, ils sont surpeuplés.Entassés de 2 à 4 dans une petite cellule, les prisonniers ne bénéficient pas d'espace de vie commune et se retrouvent donc à rester dans leur chambre ou a errer dans I_ les couloirs du centre.Les repas sont composés en grande partie d'aliments périmés ou peu frais et les rations sont insuffisantes.La façon dont les étrangers sont amenés dans les centres s'avère, elle aussi, souvent inhumaine : enfants de 7 ou 8 ans qu'on sort de l'école entre deux policiers ; autobus qu'on arrête pour en contrôler tous les passagers et en faire sortir les «indésirables»; arrestation à la préfecture, alors que l'étranger vient présenter une demande de titre de séjour, ou bien au commissariat, où on l'a convoqué sous de faux motifs (ex.excès de vitesse sur la route).Sans compter les interpellations sen-sationnalistes au lever du jour devant les autres membres de la famille, alors que l'administration connaît depuis longtemps l'adresse des étrangers et pourrait procéder de façon moins traumatisante.Des chiffres inquiétants De 790 places en CRA en 2003, on est passé à 1 800 en 2008.Pas moins de 35 000 personnes y ont fait un séjour en 2007.Lorsqu'un étranger y entre, il a une chance sur deux de se faire expulser de France.Les enfants y sont de plus en plus nombreux.Selon la Cimade, alors qu'ils étaient 50 par an avant 2003, ils sont passés à 200 à partir de 2003 et, en On arrive ainsi à une situation kafkaïenne où des parents en attente d'expulsion se retrouvent en centres de rétention avec des enfants qui eux, selon la loi, ne sont pas «expulsables».novembre 2007, ils étaient déjà 243 depuis le début de l'année.À noter que 80 % des enfants qui sont dans les centres ont moins de 10 ans.Mais pour l'administration, la présence croissante de ces jeunes enfants peut être considérée comme un progrès puisqu'ils ne sont plus séparés des parents, comme c'était le cas auparavant.On arrive ainsi à une situation kafkaïenne où des parents en attente d'expulsion se retrouvent en centres de rétention avec des enfants qui eux, selon la loi, ne sont pas «expulsables».D'ailleurs, les mineurs ne sont pas comptabilisés dans la triste arithmétique de ces camps modernes.Ils se retrouvent donc dans un no man's land administratif inacceptable.À tout cela s'ajoute le fait que depuis la loi Sarkozy de novembre 2003, les salles d'audience peuvent être délocalisées et placées près des aéroports, des ports ou à proximité immédiate des CRA.C'est la justice à domicile.Les étrangers se retrouvent ainsi isolés, les audiences non annoncées et l'accès aux salles ren- du difficile par la présence policière.Qui plus est, de la proximité des salles d'audience par rapport aux CRA, on est passé aux salles à l'intérieur même de certains centres.Dès lors, l'étranger peut entrer au CRA pour n'en ressortir que le jour de son expulsion du territoire français.Une aberration qui a choqué suffisamment (associations, syndicats des avocats, etc.) pour que la Cour de cassation statue, en avril dernier, que les salles d'audience situées dans l'enceinte des CRA seraient désormais illégales.Avec son fichier Edvige qui va créer le fichage de tout délinquant dès l'âge de 13 ans et les CRA qui font des petits, la France file un bien mauvais coton.Dans un pays ayant vécu l'occupation nazie, le fichage tous azimuts pour délit de faciès devrait pourtant rappeler de bien mauvais souvenirs et les centres, de bien sinistres camps.Quelquefois, le présent se superpose d'ailleurs au passé, comme à Rivesaltes, dans les Pyrénées orientales, où un CRA avait été bâti en 1984 carrément sur le camp Joffre2, tristement célèbre pour avoir «accueilli» de 1939 à 1942 des Républicains espagnols, des Tsiganes et des juifs, puis des harkis3, de 1962 à 1964.La honte.ISABELLE BAEZ Je vous conseille le vidéo suivant, très instructif : www.dailymotion.com/video/x3f5tx_32-jours-en-centre- de-retention_politics 1 Association eucuménique qui défend les droits des étrangers.Présente dans plusieurs régions de France (voir www.cimade.org) 2 lia été déplacé l'année dernière dans un endroit pratique : près de l'aéroport de Perpignan.3 C'est ainsi qu'on appelle communément les Algériens embauchés par l'armée française de 1957 à 1962 pendant la guerre d'Algérie.Le terme a fini par être associé à tout Algérien musulman qui était pour une Algérie française.État des lieux en Canada Le samedi 14 juin dernier, vers 14h30 de l'après-midi, un véhicule transportant deux activistes, écrivaines et grand-mères Kanion'he;haka (Mohawks) fut stoppé à Akwesasne alors qu'il traversait la frontière étasunienne pour entrer au Canada.Akwesasne est une communauté autochtone Kanion'he:haka qui s'étend sur les soi-disant provinces d'Ontario, du Québec et l'État de New-York; les habitant.e.s de la communauté traversent régulièrement les frontières de ces «États» et «provinces».Katenies fut arrêtée par les gardes de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) en vertu d'un mandat d'arrestation.Ce document invoquait un dossier non résolu pour avoir prétendument franchi les frontières illégalement en 2003, et une offense pour avoir alors refusé d'apparaître en Cour et de valider le système judiciaire colonial canadien.Katenies maintien depuis 2003 que les frontières officielles et la cour coloniale du Canada n'ont aucun droit sur les personnes de Kanion'he :haka ni sur leur terre.Pour un historique concernant Katenies et l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), veuillez consulter : nooneisillegal-montreal.blogspot.com/ 2008/06/asfc-attaque.html La prochaine étape dans le procès opposant l'activiste Mohawk Katenies à l'ASFC aura lieu à la Cour d'Alexandria (Ontario), le 21 octobre 2008.Pour recevoir des mises à jours, vous joindre ou contribuer à la délégation montréalaise, contactez le Réseau de solidarité avec les Autochtones indigenoussolidarity-montreal@gmail.com; svp indiquer si vous pouvez conduire et/ou avez une voiture qui puisse servir au transport.Le départ se fera de Montréal à 7h30 et le retour en fin d'après-midi.LOCA NOREGREB a.m m i CULTURE Le Couac, octobre 2008, page 6 « Mirages d'un Eldorado » Barrick et ses canucks Le projet Pascua Lama de la compagnie canadienne Barrick Gold a beau être dénoncé depuis des années et cette entreprise a beau être l'une des plus grandes de ce secteur de l'industrie, cette exploitation d'or dans les hauteurs du Chili n'est que la pointe de l'iceberg du sale dossier des minières canadiennes.Pasca Lama est aussi l'étude de cas à laquelle se livre le documentaire Mirages d'un Eldorado de Martin Frigon, aux Productions Multi-Monde.Désastres écologiques, écosystèmes ravagés, contamination par une irrigation à l'arsenic ou au cyanure, les allégations qui pèsent contre la Barrick Gold ne font pas dans la demi-mesure.L'œuvre de minières canadiennes se fait dans le plus grand respect de la tradition des conquistadores : sacrifice d'héritages ances-traux, viol des démocraties locales, corruption des potentats régionaux, mépris des communautés autochtones.Tout y passe, dans le projet Pascua Lama.Et la puissante machine de Barrick et de ses sous-fifres gouvernementaux ne se cache même plus.Une séquence du documentaire nous montre un fonctionnaire peu loquace du ministère de l'environnement chilien prendre quelques notes en écoutant les doléances de citoyens préoccupés par l'environnement que leur léguera l'exploitation minière de Pascua Lama.Sur le stylo que manie le fonctionnaire, on peut lire en lettres capitales le nom de la fameuse multinationale basée à Toronto.Après tant d'années à subir l'ivresse du castor canadien qui s'autocongratule d'avoir si bonne réputation autour du globe, «surtout lorsque comparé aux USA», claironne-il, on se dit qu'au moins des gens travaillent à rétablir les faits en voyant ce punk chilien cracher sur un unifolié qu'on traîne dans la poussière à la queue d'un cortège d'opposants au projet Pascua Lama.Sur les murs, des graffitis dénoncent la «mafia de Barrick».Une mafia est une organisation passée maître dans l'art de contourner les lois et ou encore de les faire modifier à son avantage.Aux yeux des populations, les multinationales qui forcent la réécriture des lois se confondent aisément aux organisations mafieuses.Au Chili, on avait interdit le déplacement des glaciers qui obstruent l'accès aux gisements d'or puisque leur apport en eau douce est essentiel au maintien de l'équilibre de l'écosystème de la vallée de Huasco, une région aride dont l'économie locale est basée sur l'agriculture.Mais Barrick Gold n'allait pas s'arrêter à ces pacotilles et le gouvernement n'allait pas s'opposer à cette puissante minière canadienne.Ainsi, après l'adoption de quelques mesures de protections qui n'ont convaincu personne, les opérations ont commencé.Quelques années plus tard, certains glaciers avaient perdu 70 % de leur masse à cause de la poussière de roche qui les rend plus foncés et accélère leur fonte.Une fois redescendu à Santiago de Chile, le film nous amène dans une salle d'audience où des écologistes questionnent des fonctionnaires qui peinent à conserver leur crédibilité durant les échanges.On y croise d'ailleurs des officiels d'Environnement Canada qui s'engouffrent dans les luxueux ascenseurs de marbre après avoir été conspués par des citoyens bien plus articulés que les autorités et bien plus humains que le président et fondateur de Barrick Gold, Peter Monk, qui trouve la source de son action dans une mission divine, rien de moins.Le parallèle dressé par Frigon entre les travailleurs québécois de la Noranda et ceux chilien de Barrick est éloquent.On voit ceux qu'on a bafoués en Gaspésie, puis on nous montre ces mêmes travailleurs et ces mêmes familles mais cette fois, ils portent des traits chiliens et luttent à l'autre bout de l'Amérique contre les mêmes minières qui changent régulièrement le nom de la corporation.Lorsqu'on regarde de part et d'autre de la bataille, et qu'on regarde cette Amérique de haut en bas, on sent qu'on se trouve devant quelque chose qui ressemble fort à une guerre de classe.Bien loin l'époque des épées de Pizarro et ou de Roosevelt avec son gros bâton.Aujourd'hui, c'est Barrick et ses Canucks.Barrick Gold, le fleuron d'un système d'exploitation et de pillage rendu possible par la légis- Sur les murs, des graffitis dénoncent la «mafia de Barrick».lation, la diplomatie et l'appui financier du Canada.Ces lois qui, sur un autre front, permettent à cette entreprise qui ne connaît littéralement aucune limite d'intenter des poursuites à coup de millions et ainsi de menacer de fermeture Écosociété, une maisons d'édition trop peu servile.Mirages d'un Eldorado, un documentaire aux images sublimes, s'ouvre sur l'air de la pièce « Les Yankees » de Desjardins.Les sentiments habituels de tristesse et de révolte qu'elle provoque redoublent d'ardeur lorsqu'on saisit que cette chanson ne faisait pas que nous parler de l'Histoire latino-américaine mais qu'elle anticipait manifestement l'avenir.Les minières canadiennes n'ont peut-être pas conquis « jusqu'à la glace des galaxies » mais elles ont bien réussi à liquéfier celle des Andes et mettre du cyanure dedans.Ça vaut bien une conquête dans l'iconographie barbare.Tout ça, au profit des fonds de pensions de monsieur madame tout le monde, ici même, chez nous.C'est peut-être la seule explication qui nous reste pour comprendre que le sale dossier des minières canadiennes soit encore absent des débats de société.C'est peut-être parce que les Yankees, c'est nous autres.GUILLAUME HÉBERT « Mirages d'un Eldorado » sera présenté au Cinéma du Parc du 3 au 9 octobre.Site web : pmm.qc.ca/eldorado ULLB s la brousse ou la vie, Les Tribulations du Choucas 2 (coll.Repérages/ Dupuis), Lax Ce nouveau, titre évoquant à la fois la jungle et Robin des Bois, correspond merveilleusement au Choucas, un détective privé qui fait ce qu'il peut dans un monde où la justice reste hypothétique, et, à cette enquête concernant un jeune noir disparu en plein Paris.Il s'avérera que le jeune en question aura fui en Afrique suite à un traitement de routine musclé de la part de la flicaille - le compagnon du Choucas, noir lui-même, dit justement : «Avec tous ces flics qui se lâchent, tous ces contrôles au faciès qui se généralisent ouvertement, la rue est un vrai danger pour les jeunes de couleurs ! ».Clairement et avec une gouaille certaine, ce roman noir BD aborde la lancinante question de la propagande ultra-sécuritaire et de la droitisation galopante dégénérant en violence politique et sociale à l'endroit des plus démunis.Le dessin alerte de Lax s'accorde à ses dialogues teintés d'un humour ténébreux digne des Séries Noires les plus punchées.la communauté, Entretiens - \ire partie (Futuropolis) Tanquerelle et Yann Benoît Voici la première tranche d'interview BD d'un bonhomme qui, activement, en tant que participant au sein d'une communauté agricole, contribua, au sortir de 68, à la fondation d'une « société nouvelle » et du mouvement communautaire en France.Le moins qu'on puisse dire est que les transformations, en dépit des principes, ne se font pas tout d'un coup.Par exemple, l'égalité des sexes ou le rapport au travail et à l'argent.Particulière, cette expérience plus ascétique que portée par le plaisir, plus en communication avec les fermiers voisins que d'autres définitivement isolés, n'en demeure pas moins révélatrice d'idées non conventionnelles dans un cadre vécu.Le médium BD favorise certains passages prenant du recul sur le moment évoqué et permet d'animer un réel, de le recréer en le questionnant au passage.Un traitement graphique dépouillé proche de la ligne claire rend la lecture toute simple pour mieux focuser sur l'analyse de tout ça ! autobio (Fluide Glacial) Pedrosa Tout récemment, Pedrosa publiait un premier bouquin BD qu'il avait entrepris de scénariser et de dessiner lui-même.Ce premier scénario, pour Trois ombres (Delcourt), s'élançait avec un père fuyant devant la mort venue réclamer son fils encore balbutiant ; évidemment, le duo fut rattrapé et les trois ombres exécutèrent leur mortelle besogne.Dans ce nouveau recueil d'histoires courtes, à l'inverse de la brique précédente, il est nommément question d'autobiographie et, plus précisément, des tentatives familliales de l'auteur pour parvenir à un mode de vie plus conséquent en regard de la planète.Bouffe, transport et pédagogie Freinet sont des éléments que le couple avec enfants prend par les cornes pour changer le monde dès chez eux.Y aurait-il un rapprochement à faire, concernant l'inéluctable morbidité, entre ces tentatives désespérées pour survivre à la grande faucheuse?VALENTIN TARDI RÊVGLUTi packa.d., Funeral mix tapes (Mint Records) En formule duo, guitare-voix et batterie, Becky et Maya forment une paire de rockeuses enracinées dans un blues ultra dépouillé et assurément vibrant de toutes parts.Si on dit que la formule trio nécessite de tourner les coins ronds, que dire de cette formule duo qui, jamais n'use de remplissage.Une formule électrique, un son bien méchant, un usage mesuré du bottle neck, un sens de la ponctuation rythmique infernal et, surtout, cette voix de survivante (d'où le After Death des initiales A.D.?!) déterminée à revoir les premières lueurs de l'aube! Ce second album en deux ans propulse ces femmes au devant d'une scène internationale avide d'authenticité à l'ère où la technologie prime trop souvent.À preuve, en octobre, elles cavaleront à Berlin, à Londre, à New York, à Détroit, à Vancouver, etc.novillero, A little tradition (Mint Records) Cette production ficelée au quart de tour réactive la mémoire des Mods britanniques avec le savoir faire de la période Motown.Ce deuxième album des Novillero de Vancouver pète le feu et claironne par moments avec une section de cuivres appropriée ou encore, présente un clavier pour une meilleure ponctuation.Un regard acéré transpire de pièces telles Life in parentheses, Plastic flag ou Lost possibilities.Les harmonies vocales se superposent allègrement aux harmonies instrumentales avec une pertinence idoine.Novillero et Pack A.D.seront de l'événement Pop Montréal dans le cadre d'un SHOWCASE MINT RECORDS offrant, les 2 et 3 ocotbre, pas moins de huit groupes dont des valeurs alternatives exceptionnelles : Immaculate Machine (trio indie rock bilingue); Kellarissa (un audacieux projet voix et clavier féminin); The Evaporators (du punk rock décalé), etc.le volume était au maximum, Les Vacances (PAF! Disques) Les vacances ne correspondent-elles pas en tout point à cette grande arnaque nommée travail?À moins d'y rester.en vacance!!! Voici donc une réponse, singulièrement déroutante, avec des textes bubblegum sur l'amour, le rouli-roulant et un zeste de mélancolie afin de célébrer cette période de repos qui, impérativement doit avoir lieu au soleil.Or donc, ce projet d'un seul homme, Johnny Love - un mutant des Ramones et de Plastic Bertrand tapie en Estrie, pousse à fond des chansons à hurler à tue-tête.Au point de n'y rien comprendre.Les petits malins suggéreront de remplacer le son des images télé de nos bouffons de politiciens par ce power pop autrement plus rigoureux et rassembleur ! RAMON VITESSE Le « Triumvîrus » La Tribu du Verbe • • Musironie • • Le Couac • www.latribuduverbe.com, www.musironie.com et www.lecouac.org 3 fréquences de publication Quotidien, hebdomadaire, mensuel.3 types de médias Blogue, radio, journal.Un même but Tirer sur la connerie où qu'elle soit ! LIVRES Le monde selon Freitag MICHEL FREITAG L'IMPASSE DE LA Peu d'intellectuels au Québec ont fait école.Michel Freitag, accompagné de quelques collaborateurs-clés, a su développer un système de pensée riche et cohérent dont les évidentes qualités ont attiré plusieurs intellectuels jeunes et moins jeunes.Les systèmes se font rares par les temps qui courent et celui de Freitag, inspiré par la théorie critique, est d'autant plus séduisant qu'il est pénétrant.Peut-être restera-t-il de ses écrits une compréhension précise de ce qu'est la postmodernité et des implications de la globalisation.Ce serait à la fois très bien et très insuffisant.Son dernier ouvrage Limpasse de la globalisation s'affiche comme une histoire sociologique et philosophique du capitalisme.On me l'a présenté comme le premier ouvrage digeste de Freitag.J'ai tout de suite été tenté comme j'avoue avoir déjà trouvé la densité de son écriture un peu étouffante.Ce nouvel ouvrage est en fait une longue entrevue.Ce format offre un style plus accessible et tente de contenir le foisonnant discours à l'intérieur de balises biens délimitées.Cette histoire du capitalisme prend son envol dès la Grèce antique et nous mène jusqu'aux marchés globalisés.L'approche dialectique du penseur trace un portrait double : un compte rendu de l'évolution des idées et un exposé des transformations des conditions matérielles d'existence.La dépolitisation de l'économie, son autonomisation et sa domination de nos vies est la trame de fond qui lie l'ensemble du parcours.Freitag convainc de la pertinence de son approche et offre, à plusieurs reprises et de façon détaillée, des pistes pour sortir de la catastrophe éco-sociale qu'il annonce.On peut toutefois soulever certains doutes.D'abord, le lien très fort qu'il établi avec l'antiquité grecque n'apporte-t-il pas sa part de confusion ?En procédant selon un principe très idéaliste, Freitag voit dans la chrématistique dénoncée par Aristote la graine qui deviendra la logique capitaliste.Si le lien est intéressant, ne mène-t-il pas à une conception fataliste de l'économie?La force économique serait, inévitablement, un monstre puissant que le politique choisit de plus ou moins contenir ou contrôler.Ainsi, toute transformation de l'économie en autre chose que le capitalisme semble mise de côté.La situation devient plus confuse encore quand l'auteur propose des pistes de solutions.Au départ de l'ouvrage, il se fait l'apôtre des propositions réformistes et keynésiennes dont il célèbre les succès passés et attend le retour.Plus loin dans l'ouvrage, il propose des modifications bien plus importantes à l'économie, qui paraissent en rupture avec le système économique actuel, sans pourtant nous préciser comment ces deux voies s'articulent.Ainsi, on ne comprend pas si l'option sociale-démocrate est un pis-aller, une tentative de non-reformist reforms ou une application de la stratégie des petits pas.La confusion devient encore plus grande lorsque Freitag en vient à condamner les technocrates.Cette critique, classique chez lui, n'est pas en soit surprenante.Toutefois, il est plus étonnant de constater qu'il ne fait pas le lien entre l'apparition des sociales-démocraties corporatistes et la prise de pouvoir des technocrates.La pensée macro-économique keynésienne n'est-elle pas en grande partie responsable de cette prise en charge de la société par des experts?Ajoutons qu'on a l'impression qu'il se construit, avec certains penseurs postmodernes qu'il caricature (Foucault, Deleuze, Derrida etc.), des ennemis de paille.Dommage, il passe ainsi à côté de la possibilité d'utiliser le contenu critique valable de ces auteurs pour servir son objectif de transformation social.Enfin, malgré de forts intéressantes propositions en fin de volume, on se questionne un peu sur la question de la praxis chez Freitag.Devant l'imminente catastrophe qu'il ne cesse de nous pointer du doigt, il ne met pas de l'avant des actions concrètes qui pourraient mener aux changements qu'il souhaite.L'engagement prend des airs strictement intellectuels : « une sociologie qui s'engagerait de manière critique et prospective pour répondre à l'effet dissolvant de la globalisation systémique, et c'est seulement le refus d'un tel engagement qui peut la mettre sur la voix de sa disparition».Il serait intéressant de connaître quelle théorie du changement social (par quels acteurs et de par quels moyens) Freitag défend-t-il.Au final, Limpasse de la globalisation sait apporter des arguments convaincants et tracer une histoire du monde dans laquelle notre inscription trouve un sens.Il se dégage de ce texte une sagesse à la fois sereine et apeurée doublée d'une vision de l'importance de l'humanité dont l'expression, parfois d'une grande beauté, ouvre la porte à de nombreuses réflexions.Cet ouvrage est le premier de la collection « Théorie » chez Écosociété, souhaitons qu'une telle collection, si nécessaire, ait une longue vie.SIMON TREMBLAY-PEPIN Michel Freitag, L'impasse de la globalisation : une histoire sociologique et philosophique du capitalisme, Montréal, Écosociété, 2008,415 p.Le Couac, octobre 2008, page 7 Résumé de Une douce anarchie ; les années 68 au Québec de Jean-Philippe Warren Dans Une douce anarchie, le sociologue Jean-Philippe Warren, un intellectuel de l'Université Concordia, nous propose de jeter un nouveau regard sur l'activisme étudiant de la fin des années 1960, période que la communauté des chercheurs appelle désormais les années 1968 en référence au sommet de militantisme étudiant observable partout dans le monde.À travers ce nouveau regard, Warren espère démystifier le mouvement en mettant à nu ses mauvais côtés et ses faiblesses.Voulant inclure toutes les formes d'activisme étudiant, le titulaire de la chaire d'étude sur le Québec sort fréquemment du cadre strictement associatif pour rendre compte de l'effervescence « à la base » de groupes radicaux.Sur l'ensemble de la période, Warren émet plusieurs thèses qui apparaissent très justes.Tout d'abord, il identifie parfaitement la mutation de la pensée et de la pratique politique étudiante qui s'opère entre la fondation de l'Union générale des étudiants du Québec (UGEQ) en 1964 et sa dissolution en 1969.D'abord mise sur pied pour insérer la génération du baby-boom dans le débat public entourant la construction de la Révolution tranquille, l'UGEQ remet en question toute forme de collaboration avec l'État lorsque celui-ci est dirigé de nouveau par l'Union Nationale en 1966.C'est donc une UGEQ plus radicale qui retire ses représentants des comités paritaires du Ministère de l'Éducation du Québec (MEQ) et qui affirme que dorénavant elle ne demandera plus, elle prendra ! Warren investit un nouveau créneau lorsqu'il s'intéresse à l'attitude du MEQ et de son ministre Jean-Guy Cardinal face à la grève générale d'octobre 1968.Fort de l'expérience française, le MEQ évite les conséquences désastreuses d'une fermeture d'esprit face aux revendications étudiantes.En étant ouvertement prêt à faire des compromis, le MEQ ridiculise la position étudiante qui se contente de clamer : négocier c'est se faire fourrer.L'auteur soutient la thèse intéressante que les fonctionnaires du MEQ auraient réussi à se servir de la grève étudiante dans leur rapport de force envers le Conseil des Ministres pour débloquer le projet d'une deuxième université francophone à Montréal.C'est en effet peu de temps après la déflagration étudiante d'octobre que le gouvernement annonce l'ouverture, pour la rentrée suivante, du campus montréalais de l'Université du Québec.Un des chapitres centraux traite de la fin de l'UGEQ.L'auteur affirme que la centrale étudiante tombe à cause de la dissolution des associations générales étudiantes (AGE) universitaires, du peu de membership dans les AGE de cégep, de son incapacité à rallier les régions et surtout en raison de son courant «anarchiste».C'est à la fois le point fort et le point faible du livre.Il est bien documenté que, en effet, les militants étudiants de 1968 donnent dans une logique maximaliste en affirmant qu'on ne peut critiquer l'autoritarisme d'un gouvernement sans critiquer l'autoritarisme de sa propre centrale étudiante.C'est d'ailleurs dans une perspective révolutionnaire qu'on dissout les AGE.Sans syndicat officiel, auquel la masse étudiante ne porte de toute manière pas de véritable intérêt, plus aucun danger de tomber dans le jeu de la représentation et de la participation.La démonstration de ce processus par Warren est sans faille, mais on peine à comprendre pourquoi il lui accole l'étiquette d'anarchiste?Les héros de l'heure de la jeunesse ne sont surtout pas Proudhon ou Chomsky mais plutôt Mao et Che Guevara.De plus, faire référence à l'anarchisme de manière aussi générale balaie tous ses différents courants, dont l'anarcho-syndicalisme, normalement en défaveur d'une telle dissolution.Cette ambiguïté conceptuelle se marie malheureusement parfois à l'utilisation de quelques lieux communs.Il qualifie de juvénile et amatrice l'attitude de la frange extrémiste de la jeunesse dont les membres, «[.] fiers d'avoir lu trois lignes du Petit livre rouge de Mao, se croient assez lucides et savants pour donner des leçons aux adultes» (p.129).Cela devient pénible lorsqu'il cite François Ricard, bien connu pour ses charges éditoriales publiées dans Génération Lyrique, un brûlot contre le nombrilisme de la génération du baby-boom.Néanmoins, Jean-Philippe Warren nous livre une excellente synthèse sur le mouvement étudiant des années 1960.Je recommande chaudement la lecture de son ouvrage, surtout pour son chapitre sur l'opération McGill français, événement que Warren s'étonne de voir méconnu par la gauche nationaliste.La suite chronologique de Une douce anarchie se retrouve dans son ouvrage Us voulaient changer le monde, publié plus tôt en 2007, où il y traite du mouvement marxiste-léniniste dans le Québec des années 1970.ALEXANDRE LEDUC Jean-Philippe Warren, Une douce anarchie, Boréal, 2008 La mine d'or d'Israël : l'antiterrorisme Dans La Stratégie du Choc, essai percutant dont nous avons fait la recension le mois dernier1, Naomi Klein démontre de façon magistrale que les Israéliens ont découvert que la «guerre au terrorisme» qu'ils mènent contre les Palestiniens est devenue une mine d'or pour l'ensemble de la société.Dollars, euros et yens pleuvent littéralement sur ce petit pays tellement le monde de la mondialisation est à l'affût de ses avancées en surveillance et en sécurité.Et l'échec d'Oslo serait tributaire de cette situation.Il faut voir que ce développement phénoménal de l'industrie de la sécurité en Israël est lui-même tributaire de l'arrivée massive de juifs soviétiques.Cette soudaine immigration a bouleversé les cartes en favorisant le remplacement des Palestiniens travaillant chaque jour en Israël.Immigration massive et développement exponentiel de l'industrie de la sécurité : «deux facteurs, écrit Klein, ayant contribué au retranchement d'Israël dans l'unilatéralisme, qui sont mal compris et mal abordés (ailleurs dans le monde).L'un et l'autre ont trait aux manifestations en Israël de la croisade néolibérale de l'école de Chicago.» (p.520) Dans la décennie 90, environ un million de juifs ont quitté l'ex-Union soviétique pour Israël.De ce seul fait, ce pays a connu un accroissement soudain de 18 % de la population.« C'est comme si toute la Grèce transportait ses pénates en France» s'exclame Klein.Et, coïncidence des plus symboliques, les accords d'Oslo coïncidèrent avec la période la plus haute en drames humains causés par les boys de Chicago.La poignée de main du 13 septembre 1993 entre Arafat et Rabin sur la pelouse de la Maison blanche se produisit deux semaines avant l'assaut des tanks d'Eltsine sur l'autre Maison blanche.Dans les jours et les semaines qui ont suivi le siège et l'incendie du Parlement russe, 600 000 juifs ont décidé de quitter l'ex-Union soviétique au profit d'Israël.Ce qui devait arriver arriva : avant cette immigration massive, 150 000 Palestiniens quittaient leur foyer à Gaza et en Cisjordanie pour aller travailler en Israël.Fini tout cela : « 1993, écrit Klein, fut plutôt celle où les territoires occupés de villes-dortoirs délabrées où les membres de la sous-classe de l'État israélien était parqués, se transformèrent en prisons suffocantes.» Situation devenue explosive entre 1993 et 2000 alors que le nombre de colons israéliens des territoires occupés passa du simple au double ! Avant même le 28 septembre 2000, jour où Ariel Sharon décida d'aller fouler l'esplanade du Temple, tous les éléments étaient là pour une seconde intifada qui, contrairement à la première, ne serait plus fait de simples gamins lançant des pierres aux soldats israéliens.Les actes de jeunes Palestiniens, et même de jeunes Palestiniennes se faisant exploser en plein Tel-Aviv ou à l'intérieure d'une colonie se devaient de susciter une vive réaction de la part du Likoud alors au pouvoir.La décision d'un Sharon de construire le fameux mur, dépassant les limites de la fameuse Ligne verte, avec ses nombreux check-points rendant insupportable la vie des Palestiniens, a donc été intimement reliée au changement démographique produit par l'arrivée massive des juifs russes.Et, par effet domino, cette immigration a provoqué la seconde intifada.Mais ce que pourquoi Klein en arrive à penser qu'Israël n'a dorénavant aucune envie de conclure la paix -même avec le modéré Abbas - est le fait que le mur et les mesures de sécurité prises ont fait prospérer le pays comme jamais dans ses soixante années d'existence.Quelque peu ralenti par l'éclatement de la bulle dite des « points com », Klein écrit qu'en 2004, « le pays donnait l'impression d'avoir accompli un miracle : après un krach terrible, son économie affichait un rendement supérieur à celui de toute autre économie occidentale.(.) Soudain, les gouvernements du monde entier étaient désespérément à l'affût tant d'outils de lutte contre les terroristes que d'agents de renseignements sur le monde arabe.» (p.527) En deux pleines pages, Klein donne la liste exhaustive des sociétés, tant parapubliques que privées, qui transigent avec les entreprises israéliennes spécialisées dans le domaine de la sécurité.Parmi elles, quelques unes sont « bien de chez-nous ».Comme le Métro de Montréal qui, à l'instar du secrétariat à la Défense des États-Unis et des aéroports de Dulles et Washington, utilise le matériel de surveillance de la compagnie Verint.Cette dernière qui « a des clients dans plus de 50 pays, aide de grandes sociétés comme Home Depot et Target à avoir leurs travailleurs à l'œil.» (p.529) L'industrie israélienne n'a plus rien à craindre de la guerre.Par contraste avec 1993, année où le conflit était un obstacle à la croissance, la bourse de Tel-Aviv connut une hausse en août 2006, mois de la terrible guerre contre le Liban.« Les bantoustans d'Afrique du Sud, écrit Klein, étaient essentiellement des camps de travail, une manière de surveiller et de contrôler les Sud-Africains afin qu'ils travaillent à rabais dans les mines.L'état israélien a mis au point un système conçu aux fins contraires : pour empêcher les travailleurs de travailler, il a constitué un réseau d'enclos à ciel ouvert où s'entassent des millions de personnes qui forment, a-t-on décidé, une humanité excédentaire.» (p.535) On est ici rendu bien loin du beau rêve sioniste de Theodore Hertz.Ou de l'idéal kibboutzien des premiers colons.CLAUDE G.CHARRON I Claude G.Charron.Le Couac, septembre 2008, « Le terrorisme des Boys de Chicago», recension de l'essai de Naomi Klein, La stratégie du Choc, Leméac/Acte Sud, Montréal/Paris 2008 Le Couac, octobre 2008, page 8 OBJECTIVITE AVEC NEORHINO NéoRhino Dans le cadre de la campagne électorale fédérale, une journaliste du Couac a pris une marche dans la circonscription de Rosemont-Petite-Patrie avec le candidat local et directeur du LSD (Laboratoire des Sciences de la Démocratie), think tank du parti fédéral NéoRhino (www.neorhino.ca).Rencontre sans lendemain et aussi, peut-être, sans intérêt.première question objective q0i Dites-moi, Jean-Patrick, un directeur de LSD, qu'est-ce que ça mange en hiver?jean-patrick Ça débusque des candidats et ça répond à leurs questions quant à comment accéder au dégrade de candidat.Le saviez-vous ?Il y a 15 partis autres que le nôtre, au Kanada.Celui qui nous donne le plus de fil à retordre est le parti marxiste-communiste qui s'est scindé stratégiquement en un parti Marxiste-léniniste et un parti Communiste.Qui aurait cru qu'on pouvait répartir ainsi les effectifs d'un parti afin d'occuper plus de terrain en ayant plus de partis qui font la même job ensemble?Tu couvres ainsi bien plus d'espace, tu rejoins bien plus de monde ! Inspirant ! q02 Le parti NéoRhino n'a-t-il pas ses fanges, je veux dire ses franges?- Oui, la Marxiste-Lennoniste, inspirée des pensées de Groucho Marx et John Lennon.Sa devise, « Let it be.funny! » q03 Savez-vous que vous êtes un parti fédéraliste, et sinon, comment réagissez-vous à cette information?jp )e réagis coast to coast ! Il y a 308 circonscriptions de par ce vaste pays et je compte toutes les faire d'ici les deux prochaines élections.q04 Passons au questionnaire de Prout : Si votre parti était une boisson, comment la décririez-vous ?jp C'est une coopérative énergétique de candidats indépendants.Pensez-y : chaque vote vaut 1,47 $ ! Alors quand on dit que la démocratie n'a plus de valeur.En fait, elle est partout, même dans les centres d'achat : si acheter c'est voter, où mieux trouver des votes que dans les magasins locaux?q05 Quelles études sérieuses avez-vous faites pour devenir important?jp Aucunes de sérieuses : j'étais à l'UQÀM en sciences pots, Littérature jeunesse, et Droit devant.À l'UdeM, je n'ai pas terminé refusant d'obtenir des crédits de cette université.q06 Confiez-moi, maintenant : Jean-Patrick, dedans ton fond, pourquoi tu fais ça?Qu'est-ce qui t'a mené à ce parti plutôt que celui du pétrole, des Verts ou de la Marijuana?jp Moi madame, je défends une idée, je ne défends pas une cause.Une idée, c'est plus général.L'idée c'est d'aller voter, pour n'importe qui mais y aller ! Les abstentions forment la majorité au pays ! Qui de mieux pour représenter l'idéologie de l'abstention, puisque ce qui motive l'abstention c'est le caractère tarlas des candidats?Aucun parti n'a plus de tarlas que nous : comment mieux montrer son respect pour le Parlement que d'y envoyer des clowns professionnels?Notre devise : « De fête en fête, jusqu'à la victoire ! » q07 Et qu'est-ce qui finance votre campagne électorale?jp Nos membres par leurs généreux achats de macarons lors de nos soirées de financement.q08 Exportez-vous vos macarons comme les Libéraux la corruption et les Conservateurs la violence armée dans les autre pays?jp Nous voulons rapatrier toute l'armée au Canada, comme le recommande le rapport « Guerre?Épais ! » du professeur Tolstoïstory, une analyse en deux volumes contre le déploiement des troupeaux en Afghanistan.Au sujet des autres pays, nous projetons d'unir le Québec à Cuba, pour former le Cubec, sur la compatibilité de notre sang latin, Cuba fournissant les médecins, le Québec, les malades.Notre cocktail national sera fait de rhum et sirop d'érable : le Cubec libre.malgré les bombardements « modérés » de leurs voisins, leur asphalte est bien supérieure à nôtre ! Nous souhaitons appliquer leur technologie de pointe à la capture de la saudite poule qui fait ses c@l !s$e de nids à la grandeur de la province ! q09 Et quant aux groupes extrémistes, quelle est la position de votre parti envers les femmes, transgenres, queers et vélo-cyclistes ?JP Notre parti défend l'OAG, (l'orgasme annuel garanti) : nous sommes prèt.e.s à entendre tous les désirs de toutes les personnes sucent-mentionné.e.s et de prendre toutes les positions qui leurs seront favorables, fouet non inclus.008 Comment allez-vous vous distinguer de ceux qui portent un projet national tout aussi fort mais opposé, soit le Mouvement pour rassembler le Québec et le Liban en Québekistan?JP Vous touchez ici un point sensible entre la ligne de parti et moi.)e suis centriste, voyez-vous, ce qui est radical dans mon parti.Je quitte donc cette ligne pour m'avancer personnellement et admettre que la position du démo-labo est celle de l'avènement du Cubekistan : non seule- q0i0 Alors, si je comprends bien, vous comptez réduire tous ces gens à des objets de votre désir macho-mas-culino-hétérosexiste ?JP À ceci je ré-tarte qu'en aucun temps il s'agit de cho-sifié l'elle-ectorat mais bien de lui permettre de se foutre ce qui lui plait de la politique dans le cul, car « s'aimer, c'est voter ! » QOll Et pour con-clure, quel est le slogan de votre campagne?JP - Pour redonner confiance en soi au 40 % de la population qui ne votent plus, mon slogan est « Soyez Magnifique, votez Jean-Patrick» .simple évidence! - Fin de l'objectivité - LOCA NOREGREB Pour visionner le drapeau du Cubec, acheter le macaron ou plus d'info sur le parti NéoRhino : www.neorhino.ca Bureau de comté dans Rosemont-Petite-Patrie : 2705 rue Laurier, coin 3e avenue ment aurons-nous des plages, du rhum et des médecins, mais également du cr*sse de bon hash! iViva la Evoluâon ! D'ailleurs, au moment de cette entrevue, nous avons des délégués au Liban, en contact avec les ingénieurs routiers.Nous avons besoin d'importer leur bitume car, Recalage M(>ml\ S ( >"'• I» ii' àti éujel de l'UQAM.L'agence de notâtic 1 1 1 1 1 1 1 ill n américaine fait don< passe* la cote de 1 1 1 1 1 1 < 1 II' * ,i » ( 'll( * Qe i êgep MUSIR0NIE Découverte scientifique Une étude publiée dans les annales de l'Académie américaine des sciences conclue que les bovins et les cervidés dorment la tête vers le nord, alors que les journalistes, eux, dorment plutôt la tête dans le cul.musir0nie Réingénierie militaire Suite à la mort de 10 soldats français en Afghanistan, le nain de jardin Nicolas Sarkozy a déclaré que son plan de réduction des effectifs allait bon train.musir0nie
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