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Titre :
La clé d'or = The Golden key : revue mensuelle illustrée de l'annonce
Publiée à Québec de 1926 à 1928, la revue La Clé d'or / The Golden Key est la première véritable publication portant sur la publicité à paraître au Québec. [...]
Publiée à Québec de 1926 à 1928, la revue La Clé d'or / The Golden Key est la première véritable publication portant sur la publicité à paraître au Québec. Il y avait bien eu le Bulletin commercial (1858), Les Étrennes - Guide des acheteurs de la cité de Montréal [...], publié à la fin du XIXe siècle, et le Bulletin des annonceurs (1911), mais ces revues étaient plutôt axées sur la reproduction de cartes professionnelles ou de publicité que sur une véritable analyse du phénomène. La revue est fondée par Raoul Renault, un pionnier de la publicité au Québec, qui dirige également l'Office québécois de la publicité. Elle est créée en réaction à l'omniprésence de la publicité américaine sur le territoire québécois et canadien : Raoul Renault souhaite promouvoir un modèle publicitaire inspiré du modèle français. Tout comme lui, ses collaborateurs sont issus des institutions les plus réputées des domaines privé et public : Joseph-Eugène Laurent, Ulysse Racine, Louis Ange, un correspondant français occupant le poste de professeur de publicité à l'École supérieure pratique de commerce et d'industrie de Paris, ainsi que plusieurs autres. L'objectif de la revue est d'offrir un panorama vulgarisé de la théorie qui s'articule autour des pratiques publicitaires. Chaque numéro s'accompagne d'une bibliographie commentée. On y trouve des articles sur des sujets aussi divers que les techniques pour stimuler les ventes, l'utilisation des circulaires dans la vente par correspondance, l'histoire de l'industrie de la publicité au Canada français, l'utilisation des hommes-sandwichs, les femmes dans le milieu des affaires, les grands magasins, l'organisation du travail chez les employés de bureau, la publicité pour vendre le miel du Québec, l'utilisation du dépliant, la publicité touristique, les aspects psychologiques liés à la fixation du prix d'un bien, les sports d'hiver, etc. Publiée mensuellement, la revue comporte 32 pages et se dote rapidement d'une présentation des plus attrayantes. Elle est avant tout constituée d'articles de fond, mais compte également une certaine quantité d'illustrations et de publicités. Par ailleurs, malgré son titre bilingue, elle ne comporte pratiquement pas d'articles en langue anglaise. Sa publication cesse en février 1928 pour faire place au journal Les Affaires (1928- ), dont Raoul Renault est également l'un des artisans. BEAULIEU, André, Jean HAMELIN et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 114-115.
Éditeur :
  • Québec :Argus de la presse internationale,1926-1928
Contenu spécifique :
L'éclairage de la vitrine
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Guide de l'acheteur (Québec, Québec : 1924) ,
  • Affaires (Québec, Québec)
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Références

La clé d'or = The Golden key : revue mensuelle illustrée de l'annonce, 1927-07-03, Collections de BAnQ.

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Québec.Juillet, 1927 LA CLE D'OR 125 L'ECLAIRAGE DE LA VITRINE »j*g|f»*•%m*Jl/r*mm'iJl/*~-%0+A/*»'***A/+l q_l^ E toutes les tâches appartenant à la technique de l'éclairage, celle qui concerne l'éclairage J de la vitrine est certes la plus facile et, pour- tant, combien rares sont les étalages éclairés ^^^ rationnellement.La cause en est dans le peu d'attention accordée par les intéressés à cet aspect, si important cependant, de la question publicitaire et à la confiance que l'on fait à cet égard au premier ins- tallateur venu.( >r, même pour cette mission aisée, le point de vue purement technique de la lumière ne peut pas être négligé.Aussi le discutons-nous ci-aprés.Il ne faut point oublier qu'un étalage efficient doit réunir au moins les deux conditions que voici :— 1.—Il attirera l'attention du passant dans une mesure telle que ce passant devra s'arrêter et l'examiner ; 2.—Les articles exposés seront visibles de façon éviden- te et sans peine, de façon qu'ils impressionnent le spectateur selon leurs types et leurs couleurs.En dépit de ces exigences si naturelles, les plus grandes fautes sont commises contre la technique de l'éclairage dans la plupart des vitrines.La plus grosse erreur repose sur une fausse concep- tion psychologique : le détaillant essaie d'attirer le public au moyen d'un effet de lumière réalisé par une source lumineuse éclatante.D'où le grand nombre de vitri- nes où pendent des lampes à incan- descence nues ou des becs de gaz.même à hauteur de vue du passant, qui s'arrête devant elles, d'où l'é- chec de cet essaie d'attirer le pas- sant en plaçant tout autour du châssis de la fenêtre des lampes à incandescence multicolores ; d'où les lampes à incandescence combi- nées de manière—dans la vitrine— à former des lettres créées directe- ! ment par le fil électrique; d'où.l.-_.dans l'étalage même, ces enseignes tour à tour lumineuses et éteintes.Il nous'faut proclamer de toutes nos forces que des taches de lumière vive, qu'une lumière intermittente, que des effets de lumière multicolore ne peuvent exercer un pouvoir attirant que de loin; qu'à proximité du spectateur, ils sont aveuglants et, par conséquent, repoussants et que, par-des- sus tout, ils ne peuvent prétendre attirer ses regards sur les marchandises étalées: ce qui est, pourtant, l'objet essen- tiel de l'éclairage.l'réserver l'oeil des sources de lumière aveuglantes est .une des exigences primordiales de la teohnique de l'éclaira- Ke-_ Or, sauf dans les tubes lumineux électriques, la quan- tité de lumière est beaucoup trop grande que pour être of- ferte telle quelle à l'oeil humain.Aussi des lampes à in- candescence installées nues ne conviennent point à l'étalage."On seulement elles empêchent 9— par l'éblouissement qu elles créent — une bonne vision des objets exposés, mais encore elles menacent la sécurité du trafic par la surabondan- ce de leurs effets lumineux.C'est donc une obligation ab- solue de les éloigner de la vitrine ou bien de les munir d'une armature répartis-saut leur lumière ou de réflecteurs de protection entourent les lampes, des sources lumineuses L'étalage est une des aides les plus efficaces à la publicité.C'est pour cela que toutes les rezmes techniques consa- crent des études sur ce sujet.[.'intéressante étude que nous repro- duisons ci-contre a d'abord paru eu Allemagne, sous la signature de H.Lux."Le Quincaillier" en a donne une traduction française que nous lui empruntons.Nos lecteurs y puiseront des renseignements utiles.employées dans des armatures protectrices qui.certes, di- minuent l'éblouissement, mais pendent au milieu du tableau que l'étalage a pour but de présenter.Cette faute est cer- tainement la plus commune car, même à Berlin, près de 98 p.c.des étalages sont éclairés par des sources lumineu- ses visibles.Bien qu'en pareil cas il n'y ait point d'éblouissement au sens physiologique, le but essentiel de l'éclairage de la vitrine n'est pas atteint.Les parties les plus éclairées sont culles qui attirent naturellement le plus l'attention; celle-ci se porte donc surtout aux endroits des lumières visibles, beaucoup plus en vue que les articles, parce que plus éclai- rés.Dans un tableau "une peinture" on peut, en dépit des parties les pius éclairées, remarquer aussi nettement les points les plus sombres parce que le contraste entre la clar- té et l'obscurité est ici insignifiant.Mais il en est tout autrement au sujet de la vitrine éclairée, où ce contraste est prononcé: ce qui provoque le rétrécissement de l'ouver- ture de la pupille et un amoindrissement de la sensibilité de la rétine.Et l'oeil adapté de la sorte à la perception de la plus grande lumière ne distingue plus nettement les objets moins éclairés.Ainsi donc d'éclairage de la vitrine contri- bue notablement à celui de la rue, mais non à l'accroissement de la clientèle.La même situation existe lors- qu'un étalage, bien éclairé cepen- dant, reçoit sa lumière du magasin même ou bien encore (lorsque les appareils d'éclairage du magasin sont visibles de l'extérieur.Ces deux dispositifs malheureux sont très fréquemment rencontrés, eux aussi.Ils peuvent être, toutefois.aisément corrigés au moyen d'une draperie intelligemment installée, laquelle peut être éloignée — "par simple glissement sur tringle" — -_-__________■ durant la journée, afin d'éviter l'obscurité au magasin.\ oMà les fautes les plus grossières et les plus néfastes dont souffre l'éclairage de la vitrine.Il en existe d'autres.cependant, qui ne peuvent être évitées que par une étude soigneuse du sujet.Considérons, entre autres, la répartition judicieuse de la lumière et des ombres dans l'étalage.La décoration de celui-ci est généralement conçue pour un éclairage obtenu par la lumière du jour diffusée.Elle est bonne et fait im- pression ; mais voici que vient l'éclairage artificiel avec le soir, et tout l'effet de la vitrine est dès lors supprimé :— des endroits éblouissants voisinent avec des taches d'ombres opaquesj les images tendres s'évanouissent, absorbées par les ombres de motifs décoratifs sans intérêt; l'ensemble de l'étalage perd la sérénité et la visibilité qu'il possédait pen- dant le jour.La raison de ces inconvénients doit être Cher- chée dans l'emploi de sources lumineuses fortes mais insuf- fisamment nombreuses ou encore de lumières aménagées à une hauteur trop grande: ce qui, fatalement, crée des Tim- bres puissantes.Une autre faute, très courante aussi, consiste en l'in- suffisance de l'éclairage.Celle-ci ne permet point la per- ception facile des objets exposés et, au surplus, une vitrine 126 LA CLE D'OR Quélxx, Juillet, 1927 peu éclairée n'attire point l'attention des passants.Des puissances éclairantes de 500 à 1000 lux ne sont pas exces- sives pour l'éclairage d'une vitrine, la disposition est si maladroite qu'au bord du réflecteur se voit encore un écran lumineux éblouissant.Cet inconvénient existe non seule- ment avec l'emploi d'appareils lumineux à soffite, mais en- core lorsque des réflecteurs miroitants sont suspendus trop bas.Et même si l'oeil n'est pas directement affecté par les jets lumineux de la source trop puissante, une partie du faisceau de lumlière influence la rétine du spectateur — qu'elle vienne de haut, de côté, voire d'en bas — à tel point que les objets — qui reçoivent toujours une beau- coup plus petite clarté que celle émise par la source — ne peuvent plus être pris en considération suffisamment.Une deuxième erreur consiste en ceci : vitrine.Un souci d'économie serait ici hors saison, d'autant plus que la dépense supplémentaire causée par un meilleur éclairage ne représente qu'une fraction du coût d'une annonce dans un journal quelconque.Dans le même groupe d'erreurs pourrait être classée une mauvaise utilisation de lumière colorée, au cas d'ob- jets dont la couleur réelle importe essentiellement : tissus.peintures, tapis, fleurs, etc.Toutes nos sources de lumières courantes se caractérisent par la surabondance de leurs rayons rouges.De ce fait, les couleurs ayant une teneur élevée de vert ou de bleu changent leur nuance en passant de la lumière du jour à la lumière artificielle.Pour celles- là s'impose l'emploi de sources de lumières auxquelles l'ex- cédent de rayons rouges aura été enlevé ; par exemple, l'em- ploi de lampes donnant une lumière imitant celle du jour.Mais, en utilisant ces lampes, il faudra se garder d'un man- que de clarté: leur défaut usuel.Leur emploi rend inévi- table une perte de courant évaluée à 50 et même 80 p.c.; c'est pourquoi il sera nécessaire d'utiliser un courant d'une force majorée du dit pourcentage afin d'obtenir un pouvoir éclairant au moins égal à celui que possèdent les lampes électriques ordinaires.Mais il faut encore ajouter que l'oeil s'habitue dans une vitrine éclairée par ce genre spé- cial de lampes à la même force d'éclairage que celle fournie par la lumière solaire, la quelle est de cinq à dix fois plus forte que l'artificielle; il en résulte que la puissance indis- pensable à l'application efficace de ce mode d'éclairage doit atteindre un degré fort élevé.Celui-ci se chiffre par quelque cent pour cent relativement au courant nécessaire aux lampes usuelles, à défaut de quoi, la vitrine paraîtra falotte à côté d'autres étalages bien éclairés.Enfin existe aussi le défaut de la réverbération par les carreaux de la vitrine.Il est très courant le jour dans les vitrines situées du côté de l'ombre, alors que le côté opposé reçoit la lumière solaire ardente ou lorsque le ciel clair se mire dans leurs carreaux.Dès que l'on a reconnu ce défaut, et les autres, le re- mède est facile à trouver pour que l'étalage atteigne le but que son auteur s'est proposé.L'éclairage idéal pour l'étalage exerce ses effets comme les feux de la rampe au théâtres, où l'on ne voit point les sources de lumière.Donc, dans la vitrine, arrière toute source de lumière directement visible.Ce ne sont point les lampes, mais les objets exposés que l'étalage doit mettre en vue.Et ce but est facilement atteint par les mêmes mé- thodes appliquées au théâtre, à l'éclairage de la scène.Elles comprennent deux dispositifs différents.L'un de ces dispositifs a lieu par soffites, au moyen de tubes lumineux généralement cachés dans la vitrine der- rière des réflecteurs de forme cylindrique.Selon le genre des articles exposés, ce dispositif peut être installé en haut.en bas ou autres côtés de la vitrine.De cas à cas, il s'agit d'essayer afin de voir quelle est la meilleure répartition de la lumière et des ombres, et comment doivent être disposés les divers accessoires d'étalage en vue de produire la meil- leure impression.Le dispositif par soffites convient priu cipalement pour les vitrines petites et peu profondes.N'ou- blions pas, toutefois, qu'en aucun cas, rien de la source lu- mineuse ne peut être aperçu.Le deuxième dispositif consiste dans l'utilisation de puissantes sources de lumières installées très près de la vitre et presque au sommet, de façon que les rayons lumi- neux tombent de l'avant et d'en haut vers l'étalage propre- ment dit.De même que pour les projecteurs de théâtre, les lumières seront cachées aux regards.Grâce à cette disposition, on peut produire tout effet désirable.Emploie-t-on des sources avec garnitures diffu- sant les rayons vers le bas, une lumière diffuse homogène— telle que celle du jour — est facilement obtenue.Utilise-t- on les puissants rayons usuels avec des réflecteurs en émail ou métalliques, on tire parti avantageusement du courant et provoque un éclairage où lumière et ombres contrastent for- tement.En beaucoup de cas, ce genre d'éclairage convien- dra si ce contraste anime l'étalage et provoque, de loin déjà, l'attention du passant.Par la multiplication du nombre des lampes à la partie supérieure de la vitrine, il est encore pos- sible d'éclairer des ombres excessives et — par remploi de lumières faisant fonction de projecteurs — de mettre en vue dans l'étalage des objets particulièrement désignés.Des effets de lumière colorée peuvent également être réalisés dans ce genre d'installation grâce à l'interposition d'un filtre ap- proprié ou d'un carreau de couleur convenable.Par un mode d'éclairage partant du haut et de l'avant.la plupart des problèmes concernant l'étalage sont solubles.Là où la chute de la lumière ne part que d'en haut — comme c'est le cas dans l'exposition des oeuvres de sculpture, de céramique et de verrerie — parce qu'elle provoque de façon anormale des ombres et fausse la plastique des objets, toutes les améliorations peuvent être obtenues par l'installation de lampes en soffite sur les côtés ou à l'avant, mais au bas de la vitrine.En suivant les règles précitées, il ne sera guère difficile d'éclairer convenablement une vitrine de telle manière qu'ef- force l'attention du passant.Ainsi son but essentiel sera-t-il atteint, puisque, pour le détaillant, aucune publicité n'est supérieure à ceci : étaler un ensemble harmonieux de beaux articles, mais l'éclairer d'une lumière abondante et agréable ANDRE BODY ARTISTE DESSINATEUR DESSINS DE TOUS GENRES PHOTOGRAVURE — LITHOGRAPHIE DESSINS POUR LE COMMERCE ET L'INDUSTRIE.42, RUE ST-PIERRE, QUEBEC.Tél.2-5366-w Qu'il vous plaise de mentionner "LA CLE D'OR" en passant vos commandes à nos annonceurs.Merci !
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