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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 1995-04, Collections de BAnQ.

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[" V; ITINÉRAIRE NVonri-e^ \u201e Rien dans les mains, rien dans les poches, mais un journal dans la tête o oi u ¦g c o Dm S4> (SA Des bêtes et des hommes N - Présentation -Serge Lareault V ITINERAIRE < O 1223, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2JL-1R5 Tél.: (514) 597-0238 Fax: (514) 597-1544 Le Journal L'Itinéraire est un mensuel publié par le Groupe L'Itinéraire et vendu sur la rue au coût de 1$ dont 50c revient directement au vendeur itinérant.Tirage: 20 000 exemplaires.Le Journal L'Itinéraire est vendu et produit en majeure partie par des personnes itinérantes, ex-itinérantes et/ ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et permettre leur réinsertion future sur le marché du travail.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale».Comité de direction: Alain Demers, Josette Bouchard, Johanne Poulin \u2022 Rédacteur en chef : Serge Lareault \u2022 Collaborateurs: Claude Daudelin, Marie-Céline Arsenault, Lucille David, Guylaine Hébert \u2022 Illustration : Pol Mall, Benoit Melançon \u2022 Mise en page: Josette Bouchard, Serge Lareault \u2022 Adjoint à la rédaction: Robert Beaupré'Promotion: Serge Lareault, Alain Demers \u2022 Distribution: Johanne Poulin, Guylaine Hébert, Gabriel Bissonnette, François Thivierge \u2022 Réceptionniste: Danielle Larivée \u2022 Photos: Lyne Marie Roy, Philippe Beaumier \u2022 Correction: Jean Le May \u2022 Mot-mystère: Monique Lapierre \u2022 Imprimeur: Imprimerie Québécor L'Itinéraire est \\# entièrement recyclable ous vous présentons ce mois-ci un numéro comportant des articles sur les animaux, les humains, et les traitements, médicaux ou autres, qui leur sont réservés.Pourquoi un numéro sur les animaux?Pour divertir d'abord et parce que les animaux, on les aime bien.Mais aussi parce que plus on vit la pauvreté, plus on se sent bête.Ce numéro pourra de plus nous faire réaliser que dans notre socitété, les bêtes sont parfois mieux traitées que les humains et que par conséquent l'expression «avoir une vie de chien» perd souvent de son sens. Des bêtes et des hommes z-2 Zoothérapie L'amour des animaux pour guérir les maux to o, 'J, Si le chien est le meilleur ami de l'homme, peut-il aussi être son meilleur thérapeute?Pour briser l'isolement d'enfants autistiques, de personnes âgées en perte d'autonomie ou encore de phobiques apeurés, le service de zoothérapie de l'hôpital Douglas à Verdun offre tout un bestiaire affectueux et bien dressé pour améliorer la condition de vie de ces personnes.Claude Daudelin L m £25 a zoothérapie est une science appliquée qui utilise les animaux pour corriger un problème humain.Les qualités naturelles d'animaux sélectionnés soigneusement sont utilisées pour soulager la tension et les douleurs émotionnelles autant que physiques, et contribuent ainsi à promouvoir la santé de l'individu.«Les États-Unis sont vingt ans en avance dans ce domaine, affirme Raymond Plouffe, thérapeute et fondateur, il y a dix ans, du service de zoothérapie de l'hôpital Douglas.La thérapie assistée par animaux se fait au États- Unis même dans les prisons.On utilise toutes sortes d'animaux dont les chiens et les chats, mais aussi des singes et des dauphins.On a même dressé des chiens pour les personnes qui souffrent d'épi-lepsie.» Au Québec, la zoothérapie n'est pas tellement développée.À part l'hôpital Douglas, il y a quelques institutions qui offrent ce service tels le Centre Lucie-Bruneau ou l'hôpital de Rivière-des-Pr aines.Un traitement affectueux À l'hôpital Douglas, environ soixante personnes par semaine, âgées entre quatre et cent-trois ans, bénéficient des effets thérapeutiques de la vingtaine d'animaux dressés par Raymond Plouffe lui-même.Ce qui différencie la zoothérapie des autres formes de traitements tels la musicothérapie, l'ergothérapie ou la thérapie par l'horticulture, c'est que l'animal est plus «vivant», qu'il répond plus vite aux besoins des patients.a 2 5\" 3.3 Au service de zoothérapie, on aide des phobiques qui ont peur des animaux.Ainsi, un chien répondant aux moindres gestes de M.Plouffe, s'avance pas à pas vers le phobique qui apprend tranquillement à entrer en contact avec l'animal et à se désensibiliser.De plus, pour aider les jeunes enfants qui ont peur des animaux, un chien est spécialement dressé à ne pas faire de gestes brusques.«Les enfants ont moins peur de toucher le derrière ou la queue de l'animal, explique M.Plouffe.Nous avons un chien conditionné à ne pas se retourner lorsque l'enfant lui touche la queue, ce qui lui ferait peur».Un autre chien est dressé spécialement pour les enfants qui ont de la difficulté à s'exprimer.Pour aider l'enfant à parler plus fort et avec plus d'assurance, le chien n'obéit qu'aux commandements exprimés à haute voix.«C'est par cette méthode que l'on aide les enfants qui ne parle pas beaucoup, explique le thérapeute.On leur montre ainsi qu'il ont le droit de crier comme les autres.» On reUouve même à l'hôpital Douglas un poisson dont les allées et venues dans l'aquarium aident les enfants qui ont des problèmes d'orientation suite à un traumatisme au cerveau.«Le poisson peut aussi avoir des effets calmants sur les enfants agités ou violents».Traitement de la violence La zoothérapie permet de traiter et de prévenir la violence.«Durant une séance avec un jeune enfant, raconte M.Plouffe, ce dernier a pris un chat par la queue pour ensuite le lancer sur le mur.Après cela, un chien est venu lui lécher la main et l'enfant s'est mis à pleurer.Nous lui avons demander pourquoi il avait agit ainsi et il nous a répondu que son grand-WS\\ père lui avait fait la même chose la veille.C'est ainsi que Les allées et venues d'un poisson dans l'aquarium aident les enfants qui ont des problèmes d'orientation suite à un traumatisme au cerveau.Le poisson peut >0° aussi avoir des effets calmants sur les enfants agités ou violents.nous avons découvert que l'enfant était victime de violence.» Affection efficace Les animaux sont donc une présence dans la solitude des jeunes enfants malades autant que dans celle des personnes âgées.Ils sont plus libres que nous parce qu'ils ' sont des eues qui ne jugent point et sont peut-être ainsi les mieux placés pour venir en aide aux gens, hommes, femmes et enfants qui souffrent de problèmes de comportement, selon Raymond Plouffe.«Il n'y a pas de barrières pshychologiques avec les animaux, affirme-t-il.On peut leur donner autant d'affection qu'on veut et ils nous acceptent constamment comme nous sommes.Nous ne pouvons faire cela entre humains car nous sommes constamment encadré».L'animal tend aussi à combler une certaine solitude spécifiquement chez les personnes âgées ou souffrantes de la maladie d'alzheimer.«Les animaux vont éveiller chez ces personnes des souvenirs lointains de leurs animaux favoris, explique Raymond Plouffe.Pour ces personnes qui ont de la difficulté à se souvenir s'ils ont déjeuné le matin, cela est déjà beaucoup.» Par la zoothérapie, nous pouvons constater que les animaux ne sont pas seulement qu'une présence affective ou un jouet dans la vie des gens, mais qu'il peuvent devenir un outil curatif efficace.Il y a peut-être un chat abandonné, dans le fond d'une ruelle, quelque part, qui est prêt à venir soigner voue solitude.(Photo: Serge Lareault) g\" M.Raymond Plouffe a mis sur pied le service de g zoothérapie de l'hôpital Douglas il y a maimenant 10 ans.j| Une vingtaine d'animaux occupent différentes fonctions § dans la réinsertion sociale de jeunes et moins jeunes ^ patients.Chambre des communes Ottawa (Ontario) Kl A 0A6 AVEC LES HOMMAGES DE GILLES DUCEPPE Député de Laurier/Sainte-Marie Whip de l'Opposition officielle «J'ai préféré coucher dehors plutôt que de me séparer de Manou» Guylaine Hébert _-témoignage-_ a relation avec Manou remonte à novembre 1990.Il aura donc 5 ans le 15 novembre prochain.Manou était à l'époque mon seul ami et est toujours mon ami numéro un.Il a survécu à l'itinérance avec moi et connu de nombreux déménagements.Il a été trimbalé dans mon sac à dos, il a mangé des frites, dormi à droite et à gauche.Il a aussi passé des nuits à l'accueil de nuit du Chaînon, enfoui dans mon sac-à-dos.Ils voulaient me mettre à la porte à cause de Manou: j'ai préféré coucher dehors plutôt que de m'en défaire.C'est pas drôle d'aimer un animal de même! Je n 'ai pas voulu m'en débarasser car tu ne peux quitter un ami aussi précieux.Il a mangé de la bouffe de l'Accueil Bonneau mais j'ai toujours été responsable de lui.J'avais tellement besoin d'amour et de sa douceur.Et il ne me jugeait pas.Je crois que je suis sa maîtresse préférée.Depuis environ 4 ans, nous avons une vie plus stable.J'ai arrêté mes déboires et me suis construit un réseau de connaissances plus vaste.Il demeure cependant toujours mon ami numéro un.Si un jour vous avez la chance de me rencontrer je vous le ferai connaître et vous verrez c'est quoi un ami de cette importance.En plus, il est très beau.Tout noir et de grands yeux verts, il pèse 28 livres.De plus, depuis que je suis en appartement, je lui ai trouvé Minette.Manou, le meilleur ami de Guylaine depuis cinq ans.Le meilleur ami du sans-abri (SL) Pour Guylaine» Manou a toujours représenté un élément important pour combattre l'isolement Son chat a, d'une certaine manière, permis sa réinsertion sociale parce que c'est pour le garder qu'elle «a tenu le coup» et fini par se stabiliser en prenant un appartement.Selon Raymond Plouffe, technicien en zoothérapie à l'Hôpital Douglas, des vétérinaires en Californie offrent gratuitement des soins pour les animaux des gens de la rue parce qu'ils sont conscients que ces bêtes représentent parfois le fil ténu qui les retient à la société-.I a s I 3 «Zooroscope» Comment aimez-vous les animaux?Robert Beaupré 1 I c ui n'a pas entendu les expressions «avoir une tête de cochon», «être une vraie pie», ou encore être «rusé comme un renard»?Ces expressions populaires ne sont pas dépourvues de fondement.Nous ne sommes pas aussi éloignés de nos cousins les animaux que beaucoup voudraient le croire.De toutes façons, en quoi sommes-nous supérieurs aux animaux?Souvent nous ne nous distinguons que par l'ingéniosité avec laquelle nous détruisons le monde autour de nous, dit-on parfois.Dans l'Antiquité, certains animaux étaient utilisés à des fins divinatoires, leurs viscères étant tripotées, oscultées soigneusement afin de découvrir les traces d'un avenir incertain.Destin de chèvre peu enviable.De nos jours, en psychologie, en psychanalyse et en psychiatrie, les spécialistes se penchent sur nos attirances et nos aversions concernant les animaux.Il existe même un test du bestiaire dont l'objectif est de débusquer les névroses ou les psychoses.La question: «Quel animal aimeriez-vous être?» souligne souvent au trait rouge des lignes de notre caractère.La réponse à la question «Aimez-vous le chien, le chat, le cheval, les oiseaux, le rat, le serpent, le singe, le crapaud, les poissons, la vache, la chauve-souris, etc?» permet, semble-t-il, de connaître nos défauts ainsi que nos qualités, nous en déplaise.Suivant cette ligne de pensée, nous disons donc aux gens aimant les chats qu'ils sont réservés, introvertis, discrets et indépendants.Il y a aussi une question de degré d'amour (ou de fixation selon l'interprétation que l'on en fait).Par exemple, si vous aimez les chiens ou préférez les chauve-souris, ou si vous n'aimez que le crapaud, ou bien sûr, si vous ne l'aimez pas du tout, tout cela peut témoigner de votre personnalité.Pour ceux qui se délectent de ce genre de littérature, avec un certain discernement cela va de soi, ces informations ont été grignotées dans le livre de Paula Delsol «Horoscopes Insolites» à la section «Zooroscope» aux éditions France-Loisirs 1981.En quoi ressemblez-vous à votre animal préféré?-Robert Beaupré- Jasmine et Soleil Mise à part la crinière blonde qu'ils ont en commun, les affinités s'étendent également au niveau profond «Soleil est un ami fidèle, comme moi», de dire Jasmine.Josée et Alex Des copies carbones vous dites ?C'est précisément ce que deviennent nos amis les animaux alors que nous cohabitons ensemble au fil des ans.Josée sursaute lorsque je lui demande de me causer de sa petite amie A lex.Je l'embarasse visiblemem lorsque je lui parle de photo pour le journal Deux amoureuses de l'anonymat, apparaît-il.«Alex est aussi tranquille que moi, dit-elle.Le tout saupoudré d'une certaine dose de folie».Michel et Chico La crise économique étant ce qu'elle est le partage des ressources accomplit entre eux au niveau de la nourriture.Michel avoue manger davantage de Dr.Ballard maintenant, sauvant du pécule sur le Paris Paté.Richard et Mika Abondamment dégarni sur le sommet du crâne, Richard considère s'être trouvé une compagne d'infortune en Mika, sa chatte, puisqu'elle perd beaucoup de son poil «Nous sommes aussi deux maniacodépressifs», ajoute-t-il. Des bêtes et des hommes Billet L'arroseuse de plantes au Biodôme ou les vices cachés de la nature ' animal m' avait redonné le goût de 1 ' amour.J'ai rencontré Raymond dans l'un des bureaux où j'arrose des plantes.Ça faisai quelques semaines que l'on se fréquentait quand il m'a dit: «Ma p'tite fille, la seule nature que tu vois, c'est celle que tu arroses entre les quatre murs de nos bureaux.Viens, j ' t'emmène en voir de la vraie».J'me voyais déjà au bord d'un lac dans les Laurentides.J'en rêvais quand je me suis rendu compte que l'on descendait au métro Pie-IX, en route pour le Biodôme, la seule vraie nature que I peuvent se payer ceux qui n'ont pas de voiture.On est donc passé d'un froid de -19°C à une chaleur étouffante de forêt amazonienne.Mes lunettes sont restées embuées pendant une demie-heure au moins! C'était quand même plaisant jusqu'à ce qu'une jeune adolescente, qui avait dû passer trois heures à se gonfler les cheveux, s'est fait copieusement asperger par les fientes diluviennes d'un gros oiseau orange perché au-dessus d'elle.Le cri de mort s'est fait entendre jusqu'au fin fond delaforêt amazonienne.la vraie.Vous auriez dû voir la foule évacuer les lieux pour un endroit plus près de nous, la forêt laurentienne.Là, c'était presque comme dans mon rêve, si ce n'était les murs de béton qui me rappelait les bureaux du centre-ville.Le drame a recommencé quand un couple et leur enfant de cinq ans sont arrivés.La petite fille s'est mise à courir vers ce qui semblait être une petite flaque d'eau.J'ai dit à Raymond: «Elle va tomber dans l'eau».Effectivement, au premier pied posé sur l'eau, elle a complètement disparu sous l'onde, comme dans les films comiques.Hurlement instantanné de la mère.Raymond, qui était le plus près, avançait le bras timidement pour sortir l'enfant de là mais M ' ENfÎN, TU VAS OU COfAMïï visiblement, il ne voulait pas se mouiller.C'est finalement la mère qui a fait le sauvetage.Tout le monde, encore sous le choc, est donc passé au tableau suivant: le St-Laurent marin.On ne peut s' imaginer tout ce qu'il y a dans le fond du \u2014-__golf St-Laurent.On marchait le long \" ^ d'immenses bassins vitrés jusqu'à la \\ hauteur des yeux.Il y avait des pierres avec toutes sortes de plantes dessus, des anémones je crois.J'ai eu l'idée de prendre un pierre pour la mettre dans mon aquarium, même si c'est défendu.Comme personne ne me regardait, je me suis étiré le bras et j'ai mis ma main dans É l'eau.Au moment de prendre la pierre, elle a bougé! C'était une sorte de crabe-caméléon! J'ai tassé ma main bien raide et j'ai accroché une anémone ou une sorte de cactus marin.Tout ce que je sais, c'est que ça m'a piqué c't'affaire là! Le cri de mort, c'est moi qui l'a lâché cette fois-là.Je me voyais déjà piquée par une plante véné-neuse et obligée de me faire amputer comme mon politicien préféré! On est sortie de là sur un temps rare! Raymond avait assez honte de moi.J'étais toute à l'envers et je n'arrêtais pas de parler: «Une chance qu'on est j pas allé au Parc safari.Un rhinocéros nous aurait peut-être renversé.Une girafe nous aurait mordu ou un lama nous aurait craché en pleine face! En tous cas, emmène-moi pas au Jardin botanique, des plans pour que je m'assois sur un cactus vénéneux!» t*< Raymond a sacré: «C'est bien ma chance, je suis 5 encore tombé sur une fille qui a une araignée dans le S» plafond».On a cessé de se voir par la suite.On avait S.découvert notre vraie nature, l'un comme l'autre.Je suis-'* encore toute seule mais tant pis, ça fait juste un gorille de * moins dans ma vie.3; L'arroseuse de plantes Les derniers honneurs d'un fidèle compagnon Seriez-vous amusés ou dégoûtés d'avoir comme voisin -¦ de table une petite ou grosse bête attablée devant un bon steak, dans un grand restaurant français?Qu'à cela ne tienne! Les maîtres, eux, seront fiers de montrer que leur chien racé est mieux élevé que votre petit dernier qui hurle et mange avec ses doigts.Ne dit-on pas dans une légende que ce qu 'ily a de meilleur en l'homme est son chien ?Peut-être pourrions nous étendre cela aux chats, rats, pigeons, mouffettes qui sommeillent en nous.Les petites bêtes qui bousculent notre intérieur méritent, selon certains, le meilleur et, par conséquent ,une sépulture décente.¦Y Marie-Céline Arsenault Collaboration spéciale 'est un peu suite à une mésaventure avec son berger allemand, noyé au printemps dans sa piscine, que Joël Denis décida d'ajouter à son C.V.un «yaya» funèbre à quatre pattes.Pas question pour Gaspard, le chat, fidèle compagnon de vie, de finir sa vie dans un sac à poubelle vert ou comme rouge à lèvres sur une blonde.Il offrirait à sa mascotte le grand service qu'on donne à quelqu'un qui vous a bien servi.Donc, ne soyez pas étonnés si, en deuil de votre chat Jolicoeur, vous frappez chez Urgel Bourgie (ou chez Darche) et que ces derniers vous recommandent aussitôt Incinération-plus.C'est dans cette maison, spécialisée dans la réduction en cendres des petits animaux de compagnie, que vous retrouverez Joël et sa collaboratrice Louise Désy qui, tout en vous offrant un petit biscuit et une tasse de thé, prendront possession de la chère dépouille.Incinération-plus est plus qu'une aventure.C'est une sorte de Reer pour les vieux jours du chanteur et un moyen de ne pas s'inquiéter de la vie des bêtes après leur mort.Il y veille.Pas question pour ces animaux de compagnie de se réincarner sous forme de cosmétiques.Quand les macchabés bien enveloppés dans leurs sacs mortuaires partent des congélateurs en direction d'Ottawa -incinérateurs obligent-, il sait bien que ceux-ci reviendront bien étiquetés dans leurs sacs de plastique respectifs.Les cendres ensuite seront transférées dans les urnes que les clients eux-mêmes auront choisies: acrylique, terre cuite, laiton, coffrets divers.Le prix varie de 45$ à 200$.«Bien plus belles que celles des êtres humains, s'exclame une vieille dame à son fils.Ton père devrait eue là-dedans».«Maman, prenez-en une et mettez papa dedans.» Besoin de société Peu importe si certaines gens le regardent de travers, Joël Denis est persuadé que c'est un service qui manquait au Québec.Il existe en France et aux États-Unis, et c'est un besoinde société.«Ça s'améliore.Comme l'orthodontie et la psychanalyse des animaux.Il y a même des assurances.ùt: it W\"\"-* il1' comme pour les êtres humains (examen de dents, opérations, etc).» La clientèle qui fréquente sa maison est aussi affligée que celle qu'on trouve dans les salons funéraires.On pleure autant le chien que le maître.Si le maître est entouré de fleurs, l'animal, lui, plus discret, arrive souvent dans les bras de son maître, une rose entre ses pattes, une marguerite, une lettre d'amour, ou une photo du bon vieux temps.«Ça me dépasse encore de voir comment les gens sont démunis quand ils ari vent chez-nous.Ils viennent de perdre un compagnon qui a parfois quinze, seize ou dix-sept ans.Ils ont besoin de se faire consoler.Louise est très près des gens et elle les guide bien.Ça devient presque de la psychologie.On reçoit des lettres de gens qui nous remercient deles avoir accompagnés dans ce deuil difficile.» Dans une très large proportion, ce sont les vétérinaires qui recommandent à leur clientèle la maison Incinération-plus dont les services comprennent le transport animal, 1 ' i nci nération et le choix de 1 ' urne.Pour ceux qui veulent le summum, la maison vous guidera vers deux cimetières pour vos petits compagnons.L'un est à Chateauguay et l'autre à Beauharnois.Il y a des petites tombes pour les animaux et vous pouvez même acheter une pierre tombale.Mais le tout risque de vous coûter un bras.Pour ceux qui ont un petit porte-monnaie, préférez le minuscule serin au gros labrador.Vous y sauverez sur les frais d'incinération caries prix varient selon le poids de l'animal.Au 4500 Côtes- des-Neiges, on vous propose même les pré-arrangements.Vous risquez de partir avant votre bête puante dont personne ne voudrait! Achetez donc la petite carte qui lui donne droit au paradis.Incinération-plus vous fournira son transport, son euthanasie, son incinération.Il y a des bêtes qui nous font regretter d'être humains-par certains de leurs privilèges- mais surtout parce qu'on sait qu'elles ne feront jamais rien d'inhumain.Ne soyez donc pas bêtes avec vos bêtes et consultez l'homme qui les aime même inanimées. Des bêtes et des hommes L'éthologie Vaut mieux en rire quand on a un caractère de chien.Lucille David EC Un grand scientifique du nom de Konrad Lorenz (1969) a dit: «Celui qui connaît vraiment les animaux est par la -même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme».En effet, nous avons trop souvent tendance à oublier que l'humain est d'abord et avant tout un être biologique et plusieurs d'entre nous ignorent le fait que nos confrères non-humains ressentent diverses émotions.Par exemple, certaines espèces, dont plusieurs animaux domestiques, peuvent éprouver d'intenses souffrances, pouvant même aller jusqu 'à la dépression.L 'éthologie, qui s'intéresse à l'étude des moeurs animales et à l'évolution des espèces dans leur milieu naturel à travers les siècles, peut trouver diverses applications dans la compréhension de nos propres comportements en tant qu'humains.Par exemple, nos conflits associés à des luttes de pouvoir diffèrent-t-ils tant de ceux observés chez certains primates où la dominance acquise dans le groupe donne accès de façon prioritaire aux ressources disponibles parfois restreintes dans l'environnement?Par analogie, être pauvre dans notre société, n'est-ce pas être privé des richesses dont la classe dominante bénéficie?Travailler à sortir d'un état précaire peut donc commencer par reprendre un pouvoir dans la vie sociale dont on a pu être exclus, le statut étant une notion mobile pouvant tantôt s'acquérir ou se perdre selon certaines règles données.Par ailleurs, observer comment les choses se passent chez les animaux pour acquérir une place de choix dans la hiérarchie peut nous aider à éviter certains pièges, car la tendance populaire est de croire que toute conquête s'accompagne d'aggression.Ainsi seriez-vous peut-être surpris d'apprendre que les liens interpersonnels imprégnés d'attachement mutuel existent non seulement dans la communauté humaine mais sont également l'appanage de certaines espèces du règne animal.L'aggressivité caractéristique aux êtres vivants trouve ses exécutoires chez certains animaux, tout en permettant de préserver le lien qui unit les partenaires.Par exemple, le cichlide mâle (sorte de poisson) déchargera la colère (Photo: Lyne Marie Roy) éprouvée envers sa compagne femelle sur un étranger.Mentionnons aussi que certaines oies s'attaqueront à des objets plutôt qu'aux membres de leur groupe avec lesquels elles entrent en conflit.Cette façon de faire soulève peut-être chez-vous des objections éthiques, mais elle a tout de même pour effet non seulement de permettre aux membres de la collectivité de rester unis, mais aussi de préserver la cohésion générale parfois essentielle ou tout au moins utile à la survie du groupe.Peut-être devrions-nous nous inspirer davantage de ces modèles et porter une attention accrue à ce qui se passe chez nos voisins et amis les animaux, particulièrement si nous sommes des citoyens démunis! En effet, l'importance de garder intactes les forces existantes dans le groupe prend alors tout son sens afin de mieux faire valoir ses droits auprès des autorités ou partenaires extérieurs à notre cercle d'appartenance.Eviter les luttes intestinales peut alors être une question de survie.Par ailleurs il existe chez l'humain un comportement trop souvent oublié et pourtant capital pour désamorcer l'irréconciliable: le rire.L'effet de ce comportement sur l'attitude guerrière me semble parfois magique tant grande peut être sa portée.Je dénonce donc le fait qu'il soit trop souvent négligé dans le répertoire de nos destinées.En conclusion, j'invite tous les gens à rire de bon coeur ou à gorge déployée (selon notre tempérament) à la lecture de cet article qui se voulait au départ une tentative sérieuse d'expliquer un modèle théorique aussi vaste et complexe que l'approche éthologique.Je termine en me joignant modestement à Konrad Lorenz pour appuyer l'énoncé à savoir «que le rire en société n'a pas seulement un effet de diversion, mais crée un sentiment très net de solidarité sociale».n a-, a I o I L'acupuncture chez les animaux Pas toujours facile de transformer un cheval en porc-épic! L'acupuncture est un traitement vieux comme le monde.Les chinois ont développé cette science il y a des millénaires mais ce n'est seulement que depuis trois siècles que les occidentaux ont commencé à s'y intéresser.Quand à l'acupuncture vétérinaire, elle est à la traîne de celle pratiquée chez les humains.C'est seulement depuis les années 50 que des Européens ont commencé à s'y intéresser de façon expérimentale.Une pratique pas toujours facile parce que les animaux, comme les humains, n'aiment pas toujours se faire piquer.La relation entre l'acupuncteur et l'animal doit éviter de ressembler à celle du torréador et du taureau.Os On Serge Lareault 1 y moins d'une dizaine de vétérinaires acupuncteurs au Québec, selon le Dr Baudoin Claeys.La pratique n'est pas encore très répandue et les propriétaires d'animaux restent à convaincre.«Il faut comprendre, a expliqué le Dr Claeys à L'Itinéraire, que l'accupuncture est un complément à la médecine classique.Nous oeuvrons dans les crénaux où la médecine classique se trouve démunie.Par exemple, l'acupuncture peut améliorer la condition des animaux qui souffrent de douleurs ou de maux chroniques et ce, sans l'utilisation de médicaments.On peut aussi, sans nécessairement le résoudre, améliorer, par exemple, le sort des chats qui souffrent d'asthme.» Pour expliquer de façon simple le mécanisme de l'acupuncture, disons que cette pratique consiste à transmettre, par les aiguilles, des messages à des points de commandes qui agissent sur le système nerveux central.Cela a pour résultat de mettre en branle des mécanismes de guérison.L'acupuncteur doit connaître ses limites, selon M.Claeys.«L'animal comme l'être humain doit avoir un potentiel de guérison.Si la maladie est Uop avancée, on ne peut rien faire.» En ce sens, les animaux sont peut-être favorisés sur les êtres humains puisque selon l'Ordre des vétérinaires du Québec, on ne peut être acupuncteur pour animaux sans être d'abord vétérinaire, donc bien connaître la médecine classique.Le corps animal Il n'est pas toujours évident de transposer l'acupunc-'g ture humaine, mieux connue, à l'acupunture animale.« «Pour chaque espèce, la physiologie change et par consé-j£ quent, les points d'accupuncture aussi», de dire M.Claeys.g II faut bien étudier les réactions de l'animal et seule vsj l'expérience permet de déterminer les bons endroits où S piquer.M.Claeys a suivi dans les années 80 un cours Des traitements qui ne guérissent pas tout mais t qui améliorent la vie des bêtes.d'accupuncture vétérinaire en Belgique et a passé ses examens aux États-Unis.Il a fait figure de pionnier en 1991 lorsqu'il a commencé à pratiquer au Québec, tout comme une collèque de Québec qui est active dans le domaine des petits animaux.Il soigne surtout des chevaux, des chiens, mais peu de chats.«Le chat se laisse moins faire, de dire M.Claeys.Il n'aime pas se faire piquer.Ce ne sont pas tous les animaux qui peuvent être traités par l'accupuncture, il faut être réaliste.Ce n'est pas facile de transformer un cheval en porc-épic! Et le canari, petit animal nerveux, pourrait ne pas survivre à la scéance de piqûres!» Les techniques doivent donc être adaptées aux animaux.«Bien des gens ont peur des piqûres et n'aiment pas les avoir dans le corps pendant le temps du Uaitement, soit 20 minutes environ, ajoute-t-il.L'animal n'a pas le choix de subir ce Uaitement si le propriétaire a décidé de le faire soigner de cette façon.» C'est pourquoi le vétérinaire peut opter pour une alternative en piquant l'animal.Ainsi, il peut injecter une petite quantité de liquide aux points d'acupunctures, ce qui permet de laisser les aiguilles moins longtemps.Il y a aussi d'autres méthodes par la chaleur, rayon laser ou encore simplement par la pression du doigt.Meilleure qualité de vie Si l'acupuncture n'est pas nécessairement la méthode qui guérit à coup sûr les animaux de leurs maux, elle contribue du moins à améliorer leur qualité de vie.«Ainsi, lorsque les gens me rappellent, de dire le Dr Claeys, ils ne se contentent pas de me dire que leur animal est guéri, mais on aime à ajouter qu'il a l'air mieux, plus vivant, plus joyeux, que le cheval a repris plaisir à travailler, etc.» «L'acupuncture est une approche holistique qui traite l'ensemble de l'organisme et améliore la condition de vie, explique-t-il.Lorsque l'on doit piquer un cheval pour lui donner une injection d'antibiotique, il arrive qu'on lui fasse mal.Le cheval à la mémoire longue.Par la suite, l'approche de ce cheval peut s'avérer plus difficile car l'animal se souvient de l'injection précédente.Même si, en tant qu'accupuncteur, je transforme le cheval en porc-épic, je me suis rendu compte qu'il ne m'en veut pas quand je le revois par après.Il a senti une sensation de bien-être après le traitement et accepte par conséquent de recommencer.» 10 Des bêtes et des hommes Un problème disproportionné d'animaux errants?Les chats seuls dans la ville Dans les fonds de ruelles sombres, il n'y a pas que les itinérants qui se promènent, laissés seuls à eux-mêmes.On peut apercevoir quantité de chats, plus ou moins maganés, dont on devine que jadis ils furent beaux et choyés.Ces milliers de bêtes abandonnées par leurs maîtres forment peut-être les derniers animaux domestiques errants (ou itinérants?).Il y a belle lurette que les chiens sont systématiquement ramassés par les fourrières municipales.Pourtant, la ville de Montréal n'est pas loin de détenir un record d'animaux errants: 78 000 l'an dernier comparé à 35 000 à Toronto et 80 000 à New-York.L Alain Demers es Québécois ne sont pas sensibilisés à la stérilisation, ce qui augmente le taux de reproduction chez les animaux domestiques, en particulier chez les chats.Ils peuvent se reproduire à un rythme impressionnant.Selon Pierre Barnotti, conseiller pour le conseil d'administration de la SPCA, une chatte peut engendrer 12 chats la première année.En quatre ans, ce nombre grandira, selon lui, à 20 736 chats.Évidemment, ce chiffre n'est qu'un calcul de probabilité car la chaîne de reproduction est toujours interrompue par différents facteurs tels les accidents.Ce pourquoi les chats sont laissés à eux-mêmes, c'est qu'il n'y a pas de réglementation sur leur contrôle tel que pratiqué pour les chiens.Les gens font ce qu'ils veulent avec.Ainsi, 81% des animaux errants recueillis à Berger Blanc, le pendant de la SPCA, sont des chats.Il existe des patrouilles canines pour recueillir les chiens errants, mais pas de patrouille féline.Les chats recueillis le sont simplement à la suite de demandes de citoyens qui les ont ramassés et ne veulenet pas les laisser dans la rue.Toujours selon M.Barnotti, il est urgent que les citoyens prennent conscience de leurs responsabilités lorsqu'ils achètent un animal.«Environ 95% des animaux que les gens achètent chez nous pour Noël, nous reviennent avant le Nouvel An».Lorsque l'on sait que 46% de la population montréalaise possède un animal, il devient évident que ce phénomène est un problème de société.À la SPCA, on aimerait bien récupérer la responsabilité de la fourrière municipale.«La situation s'est beaucoup améliorée depuis l'an dernier, nous avons réduit nos dépenses de 65%, et nous avons mis fin à la pratique qui voulait qu'à la SPCA nous saignions les animaux errants pour fournir du sang aux vétérinaires de différentes cliniques», affirme Pierre Barnotti.À l'heure actuelle, le service de fourrière municipale est assuré par une entreprise commerciale dont l'objectif est de faire des profits.«Les bêtes qui y sont vendues ne sont pas stérilisées contrairement à ce qui se fait à la SPCA, de dire M.Barnotti.Ce qui augmente le risque de multiplication des animaux.» À l'entreprise Le Berger Blanc, on entend un autre son de cloche.«Nous recevons environ 20 000 bêtes par année, dont 63.7 % des animaux prêts pour l'adoption sont vendues», soutient le président Pierre Couture.Selon lui, il est faux de croire que nous vivons un problème d'animaux errants.«Les chiffres de la SPCA, soutient-il, comprennent les villes environnantes, ce qui explique le chiffre de 78 000 animaux.Quant à la stérilisation obligatoire, les gens devraient avoir le droit de choisir lorsqu'ils ^ achètent un animal.«Nous recommandons la stérilisation «y surtout si l'animal va à l'extérieur», renchérit M.Couture, a* Donc, ce n'est pas pour demain que nous assisterons à a une invasion d'animaux errants.Malgré tout, l'éducation ]§' populaire reste importante, car il existe des cas de cruauté a envers les animaux et d'abandon, surtout durant la pé- a.riode des déménagements où les gens se retrouvent dans kI l'impossibilité de garder leur animal.jjfJBh 11 Les animaux du Biodôme de Montréal Pour voir des chiens, on n'a qu'à aller se promener au parc Lafontaine.Quant aux chats dits «de gouttières», nos ruelles en sont un grouillant étalage.Mais depuis quelques années, les Montréalais qui n'ont pas les moyens de se payer un safari-photo en Amazonie, peuvent désormais se retrouver en pleine forêt tropicale à deux pas de chez eux, au Biodôme de Montréal.Nos photographes ont croqué, sans se faire mordre, des images des belles bêtes qui s'offrent au promeneur.Par la magie de la technologie, le visiteur peut changer de climat en quelques instants et passer de la forêt tropicale à la forêt laurentienne, au St-Laurent marin et au monde polaire.Et tout cela sans attrapper le rhume! Photos: Philippe Beaumier - :v BIODOME de Montréal 4777, Pierre-de Coubertin Montréal (Québec) HIV 1B3 MÉTRO V1AU Information: (514) 868-3000 L'Itinéraire, avril 1995 Une nuit dans la rue Os 'C s' 1 c um! ce soir je suis dans la rue.On m'a mise dans la rue, qu'est-ce que je vais faire?Je ne sais pas! Je ne sais pas.Qu'est-ce que je vais faire?Peut-on s'imaginer une situation semblable: la nuit, seule, au froid et sous peu de pluie.Que je tousse, que j'aie froid, qu'on me me, qu'on me viole: on reste indifférent.Après tout, on m'a fichue à la porte.Pleurer?Me plaindre?Ma situation sera toujours la même.Découragée, découragée.J'avais laissé mes dernières volontés afin que quand je parte on se souvienne de moi et de l'amour que j'ai eu envers mon prochain.Pour les richesses matérielles, je n'en ai pas.Je n'ai que mes vieux meubles de seconde main.Mais du coeur, ça j'en ai.Peut-on s'imaginer qu'en ce jour on m'a fichue à la porte?Pourquoi?Parce que je n'ai pas d'ouvrage, parce que j'ai de mauvaises habitudes et que je les répète.Mais moi je me dis: «qui n'a pas de défauts?».Ha! j'ai toujours eu de la tolérance, pourquoi pas encore une fois.Voilà mes dernières pensées, que j'écris pour le futur malgré que je me sente tellement découragée: j'espère qu'on essayera de se souvenir de moi, qu'on dira que malgré tout je n'étais pas si mal, pas si mal.Deux heures du matin, aucun service d'autobus.Ha! quel froid, quelle humidité.Une chance qu'il y a de l'éclairage, cela me réchauffe un peu.Qu'est-ce que j'ai dans mes poches?.Trois dollars.Ha! mon dieu, ha! mon dieu, qu'est-ce qui m'arrive.La pluie qui ne cesse de tomber! Franchement, je n'ai pas besoin de ça.Je vois un petit restaurant là-bas.Hum! je pourrais aller à l'entrée du restaurant en attendant de me trouver une solution.Les gens pourraient s'imaginer que j'attends un taxi, un ami ou mon mari.Mais non, non, je n'attends personne.J'y vais.Ha! que je me sens bien au chaud à l'entrée du restaurant.Je regarde les gens manger, confortablement assis, au chaud.Hum! ça me donne la faim.Trois dollars c'est mieux que rien.Une bonne bouffe, ça me ferait du bien.Un bon verre de lait, une entrée de fromage.Ce n'est pas parce que je suis dans la rue que je Voilà mes dernières pensées, que j écris pour le futur malgré que je me sente tellement découragée: j'espère qu'on essayera de se souvenir de moi, qu 'on dira que malgré tout je n'étais pas si mal, pas si mal.dois mourir de faim.Autour de moi, personne ne se doute de ma situation présente.La pluie qui ne cesse de tomber! Je n'ai pas l'habitude de rester dehors si tard.Qu'est-ce que je vais faire?Le patron s'approche vers moi.Veut-il m'envoyer lui aussi?Non, il m'offre de m'asseoir.J'accepte volontiers et le patron, lui, va s'occuper de ses clients pendant que moi je regarde la pluie qui ne cesse de tomber.Hum! il est cinq heures du matin, la pluie a cessé.Ne voulant pas abuser de l'amabilité du patron, je me lève.Comme si de rien n'était, je lui souhaite une bonne journée et lui me répond: «vous êtes bienvenue madame».Reprenant mon chemin, je regarde le monde passer, pressé d'aller au travail.J'aurais voulu demander un billet d'autobus, mais les gens ont si peur d'arriver en retard au travail qu'ils n'ont pas le temps de regarder ce qui se passe autour d'eux.Quoi faire?Je vois une voiture de patrouille.C'est là que je tente ma chance en demandant au policier s'il peut faire quelque chose pour moi.Pour le moment, la solution c'est d'aller au poste.Je me dis en moi-même qu'il n'y a pas d'autre solution.Après la nuit que je viens de passer, mes bronches s'en ressentent.On dit que les bronches ne font pas mourir, mais ça fait souffrir un peu.Après tout, je ressens l'humidité comme toute personne qui aurait passé la nuit dehors.Ha! pourquoi m'apitoyer?Quand je vois les grilles de la prison, ça encadre ma situation présente.Une chance qu'il y a la complaisance des policiers.Je broie tellement du noir qu'il m'est difficile de percevoir de belles choses.Ho! je vois le policier qui s'approche pour me dire qu'une travailleuse sociale viendra s'occuper de moi.Ha! c'est pour vous montrer qu'il ne faut jamais se décourager, qu'il y a toujours quelqu'un pour vous tendre la main.Enfin je commence à respirer.Merci mon Dieu.Fleur des champs LA SOCIETE DE SAINT-VINCENT DE PAUL Conseil Central de Montréal Laval et L'Assomption Au service des démunis depuis 1948 1930, Champlain Montréal H2L 2S8 Téléphone: 526-5937 Télécopieur: 526-5930 \tVille de Montréal \tSammy Forcillo \tVice-président du Comité exécutif £> j O\tConseiller du district de \tSaint-Jacques \tHôtel de ville \t275, rue Noue-Dame Est \tBureau 2.100 \tMontréal H2Y 1C6 \tTéléphone: (514) 872-3108 \tTélécopieur: 872-3124 ab ACCUEIL BONNEAU INC.427 EST DE LA COMMUNE MONTRÉAL, QUE.H2Y 1J4 Tél.: 845-3906 Fax: 845-7019 LES OEUVRES DE LA MAISON DU PÈRE 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 Au coin de la rue j e reviens.Il est quatre heures du matin et, tout-à-coup, au coin d'Ontario et de Lorimier, je pogne le fixe.Pas le «fix», le fixe.Je reste debout à regarder le coin des rues sans bouger pendant quelques minutes.Les chars attendent la verte en boucanant du derrière.Le vendeur de journal attend un pout-pout ou un signe de la main.Une fille (?) ( pour simplifier mettons que toute personne qui porte une jupe est une fille), une fille près de la pharmacie se déhanche tellement qu'on a peur qu'elle les perde ses hanches.C'est l'heure où il fait jamais beau.C'est l'heure de la brume, du froid, de l'ennui ou de la solitude.C'est l'heure de ceux qui travaillent trop tôt, de ceux qui travaillent trop tard, de ceux à qui ça leur travaille.C'est surtout pas l'heure des enfants qui ne sont pas encore levés pour l'école, sauf pour ceux qui travaillent.sur un coin de rue.Ça fait presque vingt-quatre heures que j'ai pas dormi et je commence à me demander ce que je fais à niaiser ici.Deux punks passent près de moi.C'est aussi l'heure où les fêtards reviennent à la réalité, s'il en reste, ou chez-eux.Ils discutent.La fille, qui a de beaux yeux, pogne le gars par un morceau du manteau: «Embrasse moi donc, niaiseux!» L'autre reste surpris, puis sourit, puis l'embrasse.Je continue ma marche.Tout à coup il fait un peu moins froid.Paul O'Carbage Fabrication et réparation^ de prothèses dentaires DENTUROLOGISTE LUU LE, D.D.288-6891 Réparation en une heure Berri -UQAM (sortie Ste-Catherine) Au-dessus du restaurant Da Giovanni 576, rue Ste-Catherine Est, suite 103, H2L 2E1 Service à domicile Bien-être social, assurances et urgence acceptés Nettoyage gratuit avec ce coupon a.a I î a ¦« a.8 15 L'exposition «Montréal vu par les itinérants» Un photographe de la rue récompensé Pour la première fois de l'histoire, la médaille de l'Assemblée nationale a été remise à une personne itinérante.André Boulerice, député de Sainte-Marie-St-Jacques a remis à Eric Groulx le prix de la meilleur photo prise par un itinérant.Ce prix s'accompagne d'un prix en argent de $200 remis gracieusement par le député.L'exposition de photos produites par des personnes itinérantes, «Montréal vu par les itinérants», a été organisée par le groupe communautaire L'Itinéraire.Alain Demers Le récipiendaire de la médaille de l'Assemblée nationale, Eric Groulx, en compagnie du député de Sainte-Marie-St-Jacques, André Boulerice.ette médaille a été remise pour la première fois en 1792 lors de la première session parlementaire de l'Assemblée nationale.Cet honneur revient habituellement aux gens identifiés comme des personnes actives soit au niveau communautaire, des arts et cultures ou comme x2 C S 16 La photographie gagnante de l'exposition «Montréal vu par les itinérants» Eric Groulx a photographié cette maison de la rue St-Hubert au printemps 1994.bénévoles.La remise est à la discrétion des députés du Parlement.Éric Groulx, 40 ans, a vécu près de quinze ans l'itinérance.Aujourd'hui, il vit en chambre dans le quartier centre-sud.Lors d'une entrevue^ accordée à l'Itinéraire, Éric nous a confié avoir aimer l'initiative et être prêt à renouveler l'expérience.Un succès inespéré L'exposition, qui s'est déroulé du 25 novembre au 8 décembre dernier, dans un local de la rue Ontario, a connu un vif succès.Environ 700 personnes ont pu admirer les oeuvres de ces photographes itinérants .«Ce projet a vu le jour en mars 94, nous voulions donner la possibilité aux personnes itinérantes de s'exprimer sur leur quotidien et de vivre à travers un projet concret une expérience positive et valorisante», affirme François Thivierge, organisateur communautaire au Centre d'accueil Préfontaine. «Nous avions au départ près de 200 photos prises par six personnes itinérantes.Un comité de sélection formé de trois membres, dont deux photographes professionnels, a sélectionné 35 photos, lesquelles ont été exposées durant deux semaines», renchérit François Thivierge.Lors du vernissage, M.André Boulerice avait annoncé qu'il remettrait au gagnant la médaille de l'Assemblée nationale accompagnée d'un chèque au montant 200$.A la fin de l'exposition un autre comité composé d'une photographe professionnelle, Mlle Sylvie Trépanier, d'un infographiste, Nicolas Tayaout et d'une représentante de la Régie régionale Montréal-Centre, Nicole Paré-Fabrice, a déterminé la photo primée.«Nous avons établi trois critères de sélection, soit le côté artistique, l'impact visuel et le respect du thème», affirme Mlle Trépanier.L'avenir D'autre part, la maison de la Culture du Plateau Mont-Royal reprendra l'exposition dans les mois à venir et a manifesté le désir de s'associer au Groupe communautaire L'Itinéraire pour renouveler le projet l'année prochaine.Les discussions sont déjà en cours avec d'autres maisons de la Culture pour faire de ce projet une exposition itinérante à travers Montréal.Plusieurs lecteurs ayant manl artisans d'un journal de rue, le chaque numéro, un festé la curiosité de connaître les rédacteur en chef présente, à ^collaborateur de L'Itinéraire Josette Bouchard Responsable de la mise en page Josette est l'exemple type de la fille qui était habituée à se promener en trottinette sur la rue Ontarioetqui, du jour aulendemain, s'est retrouvée dans Star Trek, aux commandes de l'Entreprise.À 48 ans, divorcée et mère d'un gars de 21 ans et sans expérience professionnelle spécifique, il est bien évidemment que la réinsertion sur le marché du travail représentait pour elle l'équivalent d'un marche insurmontable.Une amie l'a amenée au Groupe communautaire L'Itinéraire il y a trois ans.«C'était un boutte de ma vie où je ne faisais absolument plus rien, dit-elle.Je ne savais plus quoi faire».Josette a participé à la production des premiers journaux, alors que l'équipe se débrouillait avec les moyens du bord.«On découpait des desssins que l'on collait sur les pages et on photocipiait le tout.Ensuite, une fille a amené son ordinateur pour les textes.On faisait ça quatre fois par année et l'on avait bien du fun à le faire.C'était des petits journaux brochés, expliquant nos activités et invitant les gens à apporter leurs propres idées.» Lorsque le groupe a décidé de publier le journal à grande échelle et de le vendre sur la rue, les moyens techniques ont dû se moderniser.Josette s'est retrouvée devant du matériel informatique sophistiqué, responsable de la mise!en page.Elle qui ne se sentait pas à l'aise devant une simple machine à écrire, elle devait apprendre à utiliser un ordinateur Macintosh, un scanner et des logiciels comme PageMaker, Photoshop ou FreeHand.Imaginez le défi! Elle a suivi des cours d'informatique mais ça ne lui rentrait pas dans la tête.Elle oubliait vite les fonctions qu'elle avait apprises.Nous avons alors commencé à travailler ensemble à faire la mise en page des journaux.Sur le modèle du maître et de l'apprenti, Josette a commencé par me regarder travailler pour voir comment on faisait les choses.Par la suite, on a changé de chaise et elle a tranquillement assimilé les différentes étapes pour faire un journal sur ordinateur.«J'avais besoin de faire quelque chose avec intérêt, dit-elle.J'aimais l'ordinateur et j'ai l'oeil pour savoir si c'est beau ou pas.Je dois dire qu'apprendre tout ça, ça a donné un sens à ma vie.» «Le Groupe communautaire est arrivé à point dans ma vie, ajoute-elle.Il m'a aidé à passer à travers les morts successives de membres de ma famille.J'avais un endroit où aller, et puis j'ai pu récupérer en faisant le journal.Je pouvais penser à autre chose et travailler à mon rythme.» «Aujourd'hui, je me sens bien.J'ai déjà vécu à l'aise et je n'en ai pas profité.Ce que j'ai aujourd'hui, c'est assez pour moi.Je suis bien dans ce que je fais, c'est ce qui compte.JjMlIlÉliJM M1 \tChmniaue de la rue\t \t\t e texte vitriolique a été écrit suite à un billet d'infraction de 115$ que Richard Larochelle, un camelot émérite de L'Itinéraire, a reçu pour avoir occupé plus d'une place sur un banc public.Cette chronique est réservée aux productions écrites des camelots du Journal L yItin éraire S'associe au rêve d'un petit garçon ayant une tumeur au cerveau et ayant peu de temps à vivre.Ce dernier souhaite que son nom soit inscrit dans le livre des records Guinness comme étant l'enfant ayant reçu le plus grand nombre de voeux de prompt rétablisse-tent.Nous souhaitons que, comme nous, vous lui fassiez parvenir une carte de voeux l'adresse suivante: Craig Shergold 26, Sherby Road Carshalton, Surrey England 5X81D8 \t\t \t\t4 Louise Harel\t\t MINISTRE D'ÉTAT À LA CONCERTATION\t\t \tET\t MINISTRE DE L'EMPLOI\t\t \t\t255, BOUL.CRÉMAZŒ EST 3831, RUE ONTARIO EST\t\tBUREAU 1148 MONTRÉAL (QUÉBEC)\t\tMONTRÉAL (QUÉBEC) H1W ISS\t\tH2M 1L5 TÉLÉPHONE: (514) 873-9309\t\tTÉLÉPHONE: (514) 873-5757 TÉLÉCOPEU R: (514) 873 5445\t\tTÉLÉCOPIEUR: (514) 873-7470 'S S Bon Secours Inc.565 Dublin 935-8882 Admission: de 9 lires à 16 lires Centre de rétablissement pour itinérants alcooliques/ toxicomanes -25 ans et plus O Canada Satanique O Canada Satanique Merdique singe de l'Amérique Sans Statue de la Liberté Terre des ténèbres Où la couronne honore des lèvres Les droits de la personne O Canada superficiel Avec deux langues officielles Pour faire de la Charte des droits Un jeu de cartes Où le riche a l'atout et le pauvre le deux de pique O Canada très laid Les sujets français et anglais Elisent des députés niais Qui, assies sur leur siège sacrilège, Approuve Baal le Maître des lois du Mal L'indien pantois observe et reste sur sa réserve O Canada si vil Dans chacunes de tes villes débiles Il y a une main-d'oeuvre pourrie Un conseil municipal du mal qui crache des règlements municipaux qui enlève la peau du tissu social O Canada Satanique A chaque matin les flics s'appliquent ces malins mandarins sont de fins limiers qui sniffent pour trouver leurs victimes pour le grand sacrifice humain où il ne reste que les êtres squelettiques Richard Larochelle 18 Pour mettre un peu de vert dans nos vies La Société de verdissement du Montréal métropolitain devrait planter 350 000 arbres et arbustes cette année sur le territoire de la Communuaté urbaine de Montréal L'obectif de cette socitété, fondée en 1992 à la suite du Plan vert -Reboisons le Canada- du gouvernement fédéral, est de planter deux millions d'arbres et d'arbustes d'ici l'an 2010.Cette année, entre 20 et 25 emplois seront créés grâce à cet organisme.Serge Lareault 'est une nette augmentation de la production de la Société de verdissement de Montréal qui avait planté 133 000 végétaux et engagé cinq planteurs l'an dernier.Cette augmentation du rendement est due entre autres à la participation de plus en plus active des partenaires de la Société.«Nous sollicitons de moins en moins les gens pour nous offrir des projets de plantation d'arbres, de dire la directrice des communications de la Société de verdissement du Montréal métropolitain (SVMM), Elizabeth Caron-Boucher.Ce sont les gens qui maintenant nous appellent».En effet, pour redonner à l'Ile de Montréal son caractère de forêt feuillue, l'équipe de la SVMM compte sur cinq secteurs d'activités: gouvernemental, corporatif, scolaire, communautaire et municipal.Chacun de ces secteurs ont des besoins très spécifiques et la société a développé un système de fonctionnement efficace qui permet de répondre à toutes formes de projets.Ce sont aux citoyens et institutions à proposer des projets de verdissement et la Société fait l'impossible pour les réaliser.«Nous avons répondu à 94 projets répartis dans 14 municipalités différentes l'an dernier, de dire Mme Caron-Boucher.Pour 1995, nous avons une centaine de projets dont quelques-uns assez importants.» Voir en vert Grâce à la SVMM, des écoles, des centres communautaires, des bordures de routes ou de cours d'eau ont été reboisés.De petits plants jusqu'à des arbres d'une hauteur de 12 pieds sont fournis grâce à la Fondation nationale communautaire de l'arbre mise sur pied dans le cadre du Plan vert.Ces arbres poussent dans les serres du Jardin botanique et de la ville de Montréal.La société vit des dons et contributions que les promotteurs de projets lui offrent.Pour la réalisation des projets de plantation, la Société compte beaucoup sur la participation des groupes communautaires dans chacunes des municipalités et sur la L'équipe de planteurs '94 de la Société.Cette année, 20 à 25 planteurs seront engagés.force de travail des bénévoles.Si vous avez des projets ou si vous désirez vous impliquer dans cette verte mission, vous pouvez rejoindre la Société de verdissement du Montréal métropolitain au 280-VERT.jm* 4?d'arbres.°4 % LÀ SOCIÉTÉ DE VERDISSEMENT DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN La Société de verdissement du Montréal métropolitain, organisme sans but lucratif est à la recherche de planteurs d'arbres pour la saison 1995.Si le plein air vous intéresse prenez rendez-vous au 280-6856 jusqu'au 30 avril 1995.Le salaire est concurrentiel et les exigences sont les suivantes: * Personne admissible au Programme Paie.( hommes et femmes ) * Être disponible pour travailler pour une durée de 20 semaines minimum. \tlllllllllllllli \t \t 4 i mmmm Poème Les sans-abri vagabondent Dans la rue tortueuse, gelée Ils attendent que la neige fondent pour touver de quoi à manger Les sans-abris pleurent Parce qu'ils sont rejetés Et souvent ils meurent de faim et de pauvreté Si je pouvais, je sortirais Leur donner des couvertures Et je les aiderais En leur fournissant de la nourriture.Cynthia, 11 ans.r-1 Je désire m'abonner au journal L'Itinéraire aux conditions suivantes: ?Un abonnement d'un an (12 numéros) 30$ (taxes et frais d'envoi inclus) Abonnements d'un an 30$ pour le premier abonnement et 12$ chaque abonnement supplémentaire (taxes et frais d'envoi inclus) Nombre d'abonnements: Nom: Adresse: Téléphone: Date: Envoyez un chèque ou mandat poste à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire à l'adresse suivante: 1223, rue Ontario Est, Montréal (Québec) H2L 1R5 BOUTIQUE POUR HOMME 1023, rue Ontario Est Tel: (514) 528-9918 GILBERT DUFOUR ÏGNON SUR RTJE design de mode \tCentre de \tréadaptation Mail\tpour personnes \titinérantes, alcooliques, \tet toxicomanes.\t(514) 521-1280 3100, rue Rachel Est, Montréal, Que.H1W 1A1\t ¦MOT MYSTÈRE- UNE STATION DE MÉTRO Mot de treize lettres \t1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10\t11\t12 1\tT\tS\tE\tU\t0\tE\tH\tQ\tU\tA\tI\tS 2\tE\tN\tE\tD\tR\t0\tN\tE\tN\tS\tR\tR 3\tI\tI\tO\tT\tE\tN\tT\tB\tA\tN\tR\tE 4\tD\tO\tN\tM\tU\tT\tU\tN\t0\tE\tE\tK 5\t.A\tE\tA\tL\tE\tA\tG\tD\tR\tS\tB\tO 6\tC\tR\tE\tI\tR\tR\tN\tP\tR\tE\tA\t0 7\tA\tE\tL\tT\tI\t0\tT\tA\tA\tE\tS\tR 8\tP\t0\tE\tG\tM\tV\tS\tU\tM\tR\tV\tB 9\tJ\tR\tN\tA\tI\tA\tD\tS\t0\tU\tC\tR 10\tE\t0\tL\tA\tU\tR\tI\tE\tR\tA\tR\tE 11\tN\tP\tU\tV\tY\tT\tE\tL\tL\tI\tB\tH 12\tR\tU\tE\tS\tS\tN\t0\tI\tT\tA\tT\tS A ACADIE ANGRIGNON ARTÈRE B BEAUDRY BERRI BILLET C CENTRE JOLLETTE L LAURIER N NAMUR NORD O OUTREMONT OUEST P PEEL PLAMONDON Q QUAIS QUOTIDIEN R RAME RUES S SAUVÉ SENS STATIONS SHERBROOOKE V VERDUN VIAU Réponse à la page 22 -1 Le Groupe Communautaire L'Itinéraire a besoin de votre aide pour réaliser ses projets.Les personnes qui le désirent peuvent envoyer un don et le joindre au présent coupon .Un reçu de charité sera émis à votre demande pour tout montant de dix dollars (10.00$) et plus.Nom : Adresse: Tél.: Montant: Je désire un reçu d'impôt S.V.P.Envoyer vos dons à Groupe Communautaire L'Itinéraire 1223 est, Ontario Montréal,Q.C.H2L 1R5 LE RÉSEAU D'AIDE 94 rue ste-cather1ne est montréal (québec) h2y1k7 tél.: (514)879-1949 ».S s 9 & a.21 Boîte aux lettres Nous attendons vos lettres, opinions et commentaires, à l'adresse suivante: Jounal L'Itinéraire 1223, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2L-1R5 Tél.: (514) 597*0238 Télécopieur: (514) 594-1544 Les orphelins Duplessis qu'on tente d'oublier Chaque semaine, les Orphelins de Duplessis dénoncent, revendiquent, et ils ont raison.En 1945, on a nommé un curateur public qui avait pour mission de protéger les faibles contre les agressions, les abus de toutes sortes.À cette époque, les psychiatres émettaient un certificat d'incapacité à chacun de ces enfants, soulignant la démence, la psychose, les désordres de toutes sortes.Des enfants irrécupérables.Selon la Lot, ces psychiatres devaient remettre au curateur public une copie de ce certificat et à ce moment même le curateur public devenait responsable de ces «incapables».Mais il est resté muet, sourd et traqué dans un fauteuil confortable.Dans une conférence, à une dame qui demandait quoi faire pour protéger son fds contre les abus, le psychiatre lui a répondu: «Madame, je vous parlerais bien de la curatelle, mais ça, c'est pour les riches».Horreur.Les orphelins de Duplessis n'étaient pas négociables, ils étaient sans fortune.À des groupes, le gouvernement a payé pour des blessures de guerre, mais à ces orphelins du Québec, blessés à tout jamais, on tente de les faire taire, de les oubUer, d'ignorer leurs droits d'êtres humains.Mais qui sont ces responsables qui se cachent et n'osent agir?Denise Chalut Salon Jeannine 2112 Amherst Montréal, H2L 3L8 Spécial Permanente $35.00 M 521-4863 Coiffure à domicile Le passé qui ne s'oublie pas On parle beaucoup dans les journaux et à la télé de la violence faite aux enfants.On blâme les institutions, les religieux, les religieuses, les gouvernements.À quoi bon?Qu'est-ce que ça donne?Il y a toujours de ces phénomènes.Si on retournait en arrière et si on cherchait un peu dans les foyers «ordinaires» on trouverait beaucoup de misère.Et ces pauvres enfants, aujourd'hui adultes, se souviennent, après de nombreuses années, des mauvais traitements qu'ils ont dû subir.Je me souviens des années 1925 à 1937.Nous étions une belle petite famille.Un père et une mère avec quatre enfants.Ma mère est morte à la naissance du cinquième.Quel drame! Un an après, mon père se remarie.Normal, me direz-vous! Voilà une famille reconstituée et disfonctionnelle comme on dit aujourd'hui.Eh oui, ça existait en ces temps-là aussi.Une «seconde mère», une marâtre est entrée dans notre vie.Nous étions deux filles et trois garçons et elle en avait contre les filles (elle en avait une plus âgée que nous).Tout était sujet de punitions et de coups.Il y avait partout dans la maison ce qu'on appelle une «strappe».C'était plus facile pour elle.C'était à portée de sa main quand elle avait à frapper.Pas de rire, pas de gaité, c 'était une vraie prison.Et mon père dans tout cela me direz-vous?Il voyait tout mais ne disait rien.Je crois qu'il en avait peur.Cet enfer prit fin à la mort de cette femme.Un bon jour, une amie m'a demandé de relater un bon souvenir de mon enfance.Je n'en ai pas trouvé.J'ai alors réalisé que j'ai été beaucoup marquée par cette femme.Malgré tout, j'ai assez bien réussi dans la vie.Mariée avec cinq enfants.J'ai mis beaucoup de temps à prendre ma place.Au fait, l'ai-je vraiment prise ma place?À quoi bon crier vengeance?Tout ce beau monde est décédé.J'ai vécu en me disant que mes enfants ne subiraiem pas le même enfer que moi et j'y ai vu, croyez-moi.J'ai réussi (je crois).C'est ma consolation et je remercie le Ciel tous les jours.Je n'attends plus rien de la vie.J'espère garder en moi la paix et la sérénité qui m'aideront à accepter ce triste passé, à défaut d'oublier.Mais je suis sûre d'une chose.Même si le gouvernement verse une certaine somme d'argent aux abusés, ça n'enlèvera jamais les mauvais souvenirs qui trottent dans la tête de ces gens autant que dans la mienne.Aline Dufour Réponse du mot mystère cssBjnog uu9H 4318?311109 5014 Inscriptions 4,5,6, et 25,26,27 avril Début de sessions: 10 avril 8 mai ®N mai Métro Peel Tel: 849-8393 postes: 712, 709 ©Métro Viau Tel: 255-4651 m ' 0 anglais, français ' .r espagnol -0 italien ' portugais allemand japonais MONTRÉAL aussi français écrit & anglais écrit Info-Pub: (514) 597-0238 Pour lie Joyeuses Pâques L'équipe du Journal L'Itinéraire vous souhaite de sortir de votre coquille et de profiter de la belle saison qui renaît.Plus de 75 000 personnes lisent L'Itinéraire chaque mois.Ils y trouvent une information pertinente sur la vie des plus démunis et sont conscients qu'ils aident des itinérants en achetant ce journal Pour continuer, L'Itinéraire doit compter sur des annonceurs qui ont le même souci de répondre aux besoins criants de notre société.Si vous êtes de ceux-là, vos clients l'apprécieront.3767, rue Berri, Montréal H2L 4G7 Tél.: (514) 849-4221 Téléc.: (514) 849-8564 fuge s jeunes Montréal montreal city mission 120 rue Duluth est montréal, québec h2w lhl téléphone (514) 844-9128 télécopieur: (514) 844-0067 TEL-AIDE Un service gratuit Une écoute attentive 935-1101 Diocese of Montreal Anglican Church of Canada Diocèse de Montréal Église anglicane du Canada Gerry G.Lafferty Director, St.Michael's Mission Directeur, La Mission St-Michel 137 Pres.Kennedy Montréal, Qc H2X 3P6 (514) 844-8127 a.a
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