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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 1996-03, Collections de BAnQ.

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[" ITINERAIRE Rien dans les mains, rien dans les poches, mais un journal dans la tête (Photo: François Thivierge) Quand devient-on adulte?Quand cesse-t-on d'être enfant?(P^) Parents diplômés?Enfants réussis?(p.3s Violence infantile Jeunes victimes d'homicide Dialogue parents-enfants: /p^p^ faites-le test Participez au concours Créez un logo pour VItinéraire On 1 I ¦a u +-* G O Serge Lareault L I'tinéraire a choisi comme thème ce mois-ci les enfants.Peut-on parler d'exclusion infantile dans un Québec qui se dit pourtant «fou de ses enfants?'aujourd'hui Découvrir l'enfant.avec soifT] m Depuis Freud et la découverte de la psychanalyse, nous sommes à l'ère de «la recherche de l'enfant en soi».Les librairies regorgent de bouquins aux titres évocateurs tels «Découvrir l'enfant en soi» ou «Renouer avec votre enfant intérieur blessé».Avec de tels outils en main, des milliers d'adultes scrutent leur mémoire à la recherche des actes manques, des chagrins ou déceptions de leur enfance qui les ont rendus tels qu'ils sont aujourd'hui.Pendant ce temps-là, plusieurs oublient d'essayer de comprendre leurs propres enfants, de guérir leurs chagrins actuels ou de prévenir leurs déceptions futures.Les enfants semblent demeurer une classe à part, toujours incomprise par les adultes.Le nombre croissant déjeunes de la rue, leur sentiment d'incompréhension et d'abandon en font foi.Mais dans tout cela, les parents ne sont pourtant pas à blâmer.Ils sont déjà suffisamment culpabilisés.En fait, c'est toute la société qui ne favorise pas la famille et qui jette les parents dans un tourbillon de productivité condamnable.Le taux de natalité ne cesse de chuter au Québec parce que l'on ne favorise pas, entre autres, la conciliation du travail et de la famille.En Suède, où des mesures en ce sens ont été prises, le nombre d'enfants par famille est passé de 1,6 à 2,1 depuis 1983.De nos jours, l'enfant et les parents sont souvent laissés à eux-mêmes.De part et d'autre, on exprime la détresse et l'insécurité de ne pas savoir quoi faire, quelle décision prendre.Si les parents sont désemparés face aux décisions qu'ils doivent prendre pour assurer le bien-être et l'évolution de leurs enfants, que dire de ces derniers?Il y a déjà de nombreuses années, l'anthropologue Margaret Mead avait remarqué, chez des peuplades des îles océaniques, qu'ils n'avaient pas là-bas les profondes difficultés que nous vivons ici à l'adolescence, ce stade douloureux qui nous mène à l'âge adulte et qui semble se prolonger sans cesse de nos jours.Dans notre société, qui nous dit que nous cessons d'être un enfant et que nous sommes devenus un adulte?Chez les peuples étudiés par Mme Mead, le passage de l'enfance à l'âge adulte a lieu lors d'un rituel.L'enfant, qui était encore à la charge des parents ou d'un groupe d'adultes, devient désormais un adulte, membre d'une communauté qui le prend en charge et lui dicte les préceptes à suivre pour vivre sa nouvelle vie d'adulte.Dans nos sociétés de libre arbitre, où nous devons de plus en plus choisir et «découvrir en nous-mêmes» ce qui est bien ou mal, nous n'avons plus personne pour nous dire quoi faire.Peut-être parce que nous avons décidé de couper radicalement avec le passé, l'enfant, comme l'adulte, est souvent isolé, il ne trouve pas conseil auprès de ses pairs ou de ses aînés.Dans notre société, qui nous dit que nous cessons d'être un enfant et que nous sommes devenus un adulte?On ne cesse de repousser la frontière de la «jeunesse», qui se situe aujourd'hui à 30 ans .Des enfants de 15 ans se retrouvent à la rue, des adultes de 30 ans se sentent infantilisés dans une situation économique qui les maintient chez leurs parents, soit à cause du chômage ou des études qui se prolongent de plus en plus.On a une place à se faire dans notre société, des choix à définir si l'on ne veut pas être exclu et malheureux.L'enjeu se joue souvent beaucoup plus jeune qu'on le croit, jusque dans la sphère ludique de l'efance.L'enfant rejeté, l'enfant marchandise, l'enfant esclave ou encore l'enfant itinérant sont des réalités bien présentes dans le monde, et même au Québec.éÊÈî, 2 une place à conquérir Des cours pour devenir parents À la recherche d'un savoir perdu?«Hé! maman, d'où ça vient les enfants?» Vous souvenez-vous de l'expression du visage de votre mère ou de votre père lorsque vous lui avez posé cette question pour la première fois?Vous souvenez-vous de l'exaspération de vos parents quand vous vous entêtiez à vouloir coucher avec eux chaque soir?Vous souvenez-vous de ce qui vous énervait chez papa ou chez maman?Pourquoi vous les haïssiez à certains moments et les adoriez le moment suivant?Enfin, est-ce que les mots «papa» et «maman» évoquent encore quelque chose pour vous?Si oui, vous n'êtes pas les seuls et les nouveaux parents qui tentent de s'en rappeler peuvent désormais apprendre d'une vraie mère «du bon vieux temps à la mode d'aujourd'hui», un savoir «naturel» menacé de disparition.A utrefois, les parents pouvaient compter sur le support de la famille et de la belle-famille pour trouver conseils et réconfort.La famille d'aujourd'hui est réduite à la cellule familiale souvent reconstituée et, plus souvent encore, monoparentale.En l'absence de modèles et de références familiales autour d'eux, les parents d'aujourd'hui, comme ceux des générations précédentes, apprennent le métier de parent M «l'explosion» démographique ni, plus près de nous, «l'éclatement» de la famille n'ont rendu plusieurs parents «sourds» aux besoins de leurs enfants.Mais s'occuper de ses enfants (surtout quand c'est le premier), les élever, même avec tout l'amour du monde, ça ne va pas de soi, pas plus que l'instinct maternel n 'est inscrit dans les gènes et n'est, de ce fait, garant de l'amour qu'on porte à ses enfants.«sur le tas» et, plus que jamais, ils se sentent démunis face à leurs enfants.«Les parents ont besoin de se rencontrer et de sentir qu'ils sont corrects avec leurs enfants, car il n'y a plus personne pour le leur dire», affirme Ginette Duchesne, qui se définit comme «consultante familiale».Depuis près de 20 ans, Mme Duchesne et une vingtaine d'autres personnes dispensent leur savoir dans les écoles, les CLSC et les-garderies grâce à un programme de la CECM.Les séminaires offerts par Mme Duchesne abordent divers prblèmes reliés à l'enfance (0-5ans et 6-12 ans) et à l'adolescence (12 ans et plus).En plus d'apprendre certains trucs facilitant les relations avec leurs enfants, les parents trouvent l'occasion de faire le point sur le genre de relations qu'ils désirent établir avec eux.«Ce qu'on nous demande au travail, on le demande aux enfants et ce qui me désole, c'est que les enfante écopent de nos maux», soutient Mme Duchesne.À cause des contraintes liées au travail, la rareté du temps passé avec ses propres enfants devient des «mômans» privilégiés (j'aurais pu dire des «pôpas»).o s \"1 5L g I Os LU Les enfants d'aujourd'hui L es parents qui arrivent ici sont souvent sur la défensive et ils se demandent s'ils ont de l'allure», ajoute Mme Duchesne.On refuse le droit à l'erreur et le nombre impressionnant de publications concernant les soins et l'éducation à donner aux enfants n'a fait qu'«insécuriser» davantage de nombreux parents qui n'auront pas l'occasion de vérifier à partir du huitième enfant si la façon d'élever les sept premiers a porté fruit.Mme Duchesne mise beaucoup sur l'enthousiasme et la capacité d'émerveillement des parents et insiste sur le temps et le plaisir que l'on peut retirer de la relation avec son nouveau-né.Les interrogations soulevées par les parents concernent les résistances que les enfants manifestent devant leurs exigences.Jusque vers 5 ans, les enfants doivent apprendre à être propres, à parler, à manger, à s'habiller et surtout à «obéir» à leurs parents.L'assimilation de certains apprentissages ne se fait pas 0\\ Os »-< g 5 g' I B S \u2022 U c © ylTINERAIRE o 1-5 1223, rue Ontario Est Montréal (Québec) H 2 L ~ 1 R 5 Tél.: (514) 597-0238 Fax:(514) 597*1544 AMECQl E-mail: itiner@cam.org i i_________________i Le journal L'Itinéraire est un mensuel publié par le Groupe L'Itinéraire et vendu sur la rue au coût de 1$ dont 50c reviennent directement au vendeur itinérant.Tirage: 22 000 exemplaires.Le Journal L'Itinéraire est vendu et produit en majeure partie par des personnes itinérantes, ex-itinérantes ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion future sur le marché du travail.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale».Comité de direction: Alain Demers, Serge Lareault, Josette Bouchard \u2022 Rédacteur en chef: Serge Lareault \u2022 Adjoints à la rédaction: Cylvie Gingras, Richard Hétu, Jean-Marie Tison \u2022 Collaborateur: Richard Beaudoin, Gabriel Bissonnette \u2022 Illustrations: Poil Mail, Benoît Melançon \u2022 Mise en page: Josette Bouchard, Serge Lareault \u2022 Promotion: Éric Cimon \u2022 Distribution: Josette Bouchard, Michèle Wilson, Gabriel bissonnette, Claude Dubuc, François Thivierge, conseiller \u2022 Adjoint administratif: Alain Demers \u2022 Commis-comptable: Danielle Larivée \u2022 Secrétaire-réceptionniste: Jean Lesieur \u2022 Photos: François Thivierge, Renée Larivière \u2022 Révision: Marie-Nicole Cimon, Jean-Paul Baril, Cylvie Gingras, Normand Roy \u2022 Mots-croisés: Denis Blanchard \u2022 Imprimeur: Hebdo Litho OL'Itinéraire est entièrement recyclable La formation professionnelle des trvailleurs et travailleuses au journal L'Itinéraire a été rendue possible grâce au support de la SQDM et de la CDEC du Plateau Mt-Royal/Centre-Sud.OM/bultan /&DA \t \t \t \t»\u2022 mm \tt \t Ginette Duscliesne est consultante familiale auprès des parents qui désirent en savoir un peu plus sur l'art d'élever des enfants.\t sans crises, qui finissent par miner la confiance des parents dans leur capacité à bien élever leurs enfants.Rencontres de parents «Les parents sont souvent allés voir des «psy» qui leur ont dit: «Vous n'auriez pas dû faire telle ou telle chose», mentionne Mme Duchesne qui ajoute: «On tente de déculpabiliser les parents, mais aussi de les respon sabiliser».Le métier de parent n'est pas valorisé et cela rassure certains parents d'en rencontrer d'autres aux prises avec les mêmes difficultés qu'eux».À partir des interrogations et des besoins exprimés au cours de ces séminaires, Mme Duchesne mime parfois certaines situations qu'elle a elle-même vécues comme mère et parvient avec humour à dédramatiser certaines problématiques ou conflits vécus quotidiennement avec les enfants.Renée est une jeune mère de deux enfants en bas âge et elle en attend un troisième.Elle ne tarit pas d'éloges à l'endroit de Mme Duchesne et de ses «séances».Comme plusieurs, elle a entendu parler de Mme Duchesne par d'autres parents enthousiastes qui avaient assisté à ses cours.Mariée à un homme qui a des exigences particulières à l'égard des enfants, Renée se sentait coupable d'avoir à punir son enfant pour des comportements que son conjoint trouvait inacceptables.Cette situation faisait qu'elle se remettait en question puisqu'elle était convaincue qu'elle se montrait trop exigeante vis-à-vis de son enfant.«Les cours m'ont aidée à me déculpabiliser et à comprendre que certains comportements de mon enfant étaient reliés à sa phase «négative» et que je n'avais pas à prendre ça personnellement. une nia ce à con Plusieurs parents se sentent soulagés à la sortie de ces cours et ils remettent parfois en question leurs propres comportements envers leurs enfants.En fait, on leur apprend simplement que la plupart des crises sont saines et directement reliées au développement des jeunes.Ce genre de cours existe depuis une vingtaine d'années aux Etats-Unis.Ils ont vu le jour à la suite de la parution de livres tels Parents efficaces de Thomas Gordon.Mme Duchesne dit avoir lu beaucoup d'ouvrages sur les enfants mais se défend bien de vouloir faire une surenchère de «savoir».Elle privilégie des moyens comme l'écoute active pour favoriser la résolution des conflits.Elle aide les parents à prendre conscience de la façon dont ils parlent à leurs enfants et propose un langage moins culpabilisant.Au lieu de faire du chantage et de menacer du haut de leur autorité leur enfant, elle propose, par exemple, de lui donner des choix.n ne s'agit pas non plus de «faire du temps avec son enfant», mais d'apprendre à avoir du plaisir avec lui.Mme Duchesne encourage les parents à jouer avec leurs enfants et à les laisser choisir leurs propres jeux et à suivre parfois leurs propres règles.«Ce que j'apprécie dans ces cours, conclut Renée, c'est que je vais chercher des informations que même ma mere'n'avait pas.Je me sens plus informée sur ma situation de mere et sur celle de mes entants.» Ce qu'ils aiment le plus ou le moins dans le fait d'etre enfant Marie-Claude, 11 ans Ce que j'aime, c'est que tu peux faire ce que tu veux.Ce que j'aime moins, c'est que tes parents te disent quoi faire.Mais ils nous aiment et nous gâtent un peu.Alexandre, 6 ans Moi, ce que j'aime, c'est jouer.J'aimais mieux la maternelle parce que je pouvais jouer.Là, c'est-plate parce qu'il y a du monde qui me tire par en-arrière quand je joue au ballon pour que je sois mort.Guillaume, 10 ans Moi, ce que j'aimerais, c'est être toujours adolescent pour pouvoir travailler un peu et me payer des affaires.Mais quand t'es petit, tu peux passer dans des endroits où les adultes ne peuvent pas aller comme monter sur une «shed» et sauter dans la neige.Mathieu, 12 ans Je ne sais pas.En tout cas, je ne pense pas que ce soit plus le «fun» d'être un adulte.Ils n'ont plus le temps de jouer, sinon faire un peu de bicycle l'été.o S I .5 Kl Les enfants d'aujourd'hui Violence infantile II faut régler le problème dès le jeune age Les muscles de Stallone, de Schwartzeneger et de Van Damme crèvent l'écran en couleurs.Ces cul-turistes de la violence sont les héros contemporains des enfants.Dans un de nos grands quotidiens, à chaque page un meurtre.Ce n 'est plus seulement le lot des enfants de mourir sous les coups de leurs parents ^v^vl biologiques ou adoptifs: les enfants tuent à leur tour, JE^ Cylvie Gingras |m A .g I S ¦a u o Longueuil, il y a quelques années, Martin Labelle, un adolescent de 14 ans, a tué ses parents et son frère.Depuis son procès, il est incarcéré à l'Institut Louis-Philipe-Pinel.En Angleterre, un enfant de trois ans, James Burgler, a été assassiné par deux garçons âgés respectivement de 10 et 11 ans.Plus près de nous, à Beaconsfield, une banlieue huppée de Montréal, le pasteur O'Toole et sa femme Jocelyne ont péri, en avril 1995, sous les coups de bâton de baseball de trois garçons âgés de 13, 14 et 15 ans.Le docteur Joseph Ayous, lors d'une collaboration spéciale dans La Presse, disait que, selon les données du Centre canadien de la statistique juridique, le nombre de jeunes qui ont fait face à des accusations de meurtre au cours des 20 dernières années n'a pas beaucoup changé; il se maintient environ à huit pour cent des homicides commis annuellement.C'est ainsi qu'en 1993, 35 adolescents âgés de 12 à 17 ans ont été accusés de meurtre, pas plus que dans les années 1960.Par contre, ce qui a changé et ce qui choque profondément, c'est le degré de barbarie des meurtres perpétrés, l'absence de remords et l'indifférence des jeunes accusés.Ils ont l'air déconnectés de la réalité et se comportent comme des acteurs de films de violence.Chaque fois que notre société est confrontée à de tels drames, une question se pose: Y a-t-il un moyen de prévenir le crime enfant/adolescent et d'établir des prédictions?Le psychiatre Bernard Zeiller, chargé de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale en France (INSRM), s'est penché sur le phénomène depuis 1986 et a établi à cet effet un protocole de recherche entre le ministère de la Justice et les chercheurs de l'INSRM.Plus de 106 cas ont été recensés en cinq ans et la recherche n'a pas encore permis de faire un portrait-robot.M.Ayous cite le docteur Zeiller: «On voudrait trouver un lien commun à tous ces adolescents.La justice et la médecine vont remonter à la génération précédente à la recherche d'une belle histoire linéaire.Ce que l'on retrouve ressemble souvent à un casse-tête dont on aurait enlevé des morceaux.Il faut oser dire que parfois on ne sait pas.» Toutefois, dans l'histoire de 16 jeunes criminels apparaissent les indicateurs suivants: le manque d'amour, l'absence du père et ou de la mère .Quand on présente divers tests psychologiques à ces jeunes détenus, ils bloquent et expliquent: «À la maison, on ne parlait pas; chacun de son côté, c'était le vide».«Le mot «vide», pour désigner la famille, apparaît aussi souvent que le mot «solitude», constate la spécialiste Dominique Conil.Richard Tremblay, professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, s'est lui aussi penché sur le problème de la délinquance chez les garçons, n a dirigé depuis 1984 une étude échelonnée sur 10 ans et menée par un groupe de chercheurs des universités de Montréal et McGill.Dans le cadre de cette enquête, on a étudié les cas de plus de 1 000 écoliers répartis dans une cinquantaine d'écoles maternelles de langue française de la CECM situées dans les quartiers défavorisés de Montréal.M.Tremblay considère que vouloir régler la délinquance à la puberté, c'est s'attaquer au problème trop tard.«On n'apprend pas à un enfant à être violent, indique M.Tremblay.C'est une réponse naturelle à une pulsion et l'éducation est là pour socialiser cette pulsion».Trois traits de caractères ont été décelés au cours de l'enquête et permettent de tracer un profil du délinquant en puissance: le garçon démontre un faible niveau d'anxiété, il se révèle peu soucieux d'aider les autres et se montre agressif.Alliés à ces trois caractéristiques, une famille dysfonctionnelle, des parents qui ont des antécédents de criminalité, une supervision parentale tantôt permissive et tantôt rigide sont autant de facteurs qui peuvent entraîner la délinquance et susciter la violence chez le garçon.Une intervention précoce, qui consiste à intégrer les garçons délinquants à des groupes d'enfants aux habiletés sociales marquées dans le but de leur apprendre à adopter des valeurs positives telles le partage et l'esprit de fraternité, permet de diminuer la délinquance de moitié.M.Tremblay estime que cette expérience reflète bien les désavantages des classes spéciales.«Mettre ensemble des enfants à problèmes équivaut à les marginaliser.C'est créer une prison très tôt», écrit Marie-Josée Boucher dans Forum (décembre 1994).Interrogé au sujet du drame des enfants meurtriers, le docteur Louis Morissette, psychiatre à l'Institut Pinel, affirme: «Le problème actuel, c'est que nous avons des enfants bien plus vulnérables qu'auparavant.Je vois ainsi beaucoup plus d'adolescents avec des troubles de personnalité majeurs.Plusieurs de ces «ados» ont été profondément blessés au cours de leur enfance et veulent maintenant se venger.Ils prennent ainsi le goût d'infliger de la souffrance à autrui.Les adultes ont aussi une part de responsabilité dans ce phénomène, car ils ne s'engagent pas et sont moins motivés en ce qui concerne leur travail, leur mariage et leur vie familiale».Lors d'une entrevue accordée à Denise Bombardier, Patrick Huard commentait en ces termes la génération des jeunes: «Nous sommes la génération sacrifiée à laquelle on n'a pas transmis grand-chose et qui vit au quotidien, sans perspective.» Il rejoint ainsi l'opinion émise par le psychologue Tony Anatrella qui, dans son ouvrage Interminables Adolescences, dit: «Une société qui transmet mal le savoir, le savoir-faire, les codes et les rites sociaux, le sens de la fête et la spiritualité est en danger de mort.Des enfants et des «ados» ont trop souvent été renvoyés à eux-mêmes sans qu'ils parviennent à trouver de réels points de repère.» Montée de violence juvénile aux États-Unis On veut régler le problème par la peine de mort! firi Cylvie Gingras Aux États-Unis, le nombre d'adolescents arrêtés pour meurtres était trois fois plus élevé en 1994 qu'en 1985.Certains statisticiens annoncent haut et fort l'arrivée d'une «génération de nouveaux prédateurs» âgés de 10 à 17 ans.«Ils porteront une arme de façon routinière, tueront par instinct, sans raison, dit James Allan Fox, criminologue de l'Université de Northeastern, près de Boston.Ils tueront plus pour des raisons triviales, un blouson, une paire de running shoes, une allure louche.Pour eux, le meurtre n'est plus un tabou», lisait-on dans Le Devoir en janvier dernier.En 1994, 2 982 adolescents ont été arrêtés pour meurtre au États-Unis, presque trois fois plus qu'en 1985.Trente-neuf d'entre eux avaient moins de 12 ans et les meurtres commis par des enfants défraient de plus en plus la chronique au pays de l'oncle Sam.Près du quart des personnes arrêtées chaque année pour possession illégale d'arme sont des adolescents.Les écoles publiques, théâtre de plusieurs fusillades au cours des dernières années, multiplient leurs efforts pour tenter d'empêcher les élèves de venir en classe armés.Malgré l'installation de détecteurs d'armes à l'entrée de nombreux établissements et la présence croissante de gardes accompagnés de chiens, les résultats sont loin d'être probants.Résultat: selon un récent sondage, les Américains souhaitent à 60% que les meurtriers adolescents soient condamnés à mort! 2 o B EL ! g 5 S I e S \"3 o ^Jg ^ Les enfants d'aujourd'hui Un phénomène qui se retrouve aussi au Canada Jeunes victimes d'homicide Des scientifiques tels Elisabeth Badinter dans son-livre «L'Amour maternel» ont, depuis quelques années déjà, démontré que ce sentiment n 'est pas inné, mais plutôt le fruit d'une conception culturelle.Depuis l'ère romantique (XIXe siècle), on «aime» nos enfants, on se sacrifie pour leur bonheur.Ce qui n'a pourtant pas empêché des millions de parents de n'éprouver aucun sentiment particulier d'attachement vis-à-vis de leurs rejetons, de les maltraiter ou de les abandonner.Texte Serge Lareault Recherche Cylvie Gingras C 'est ainsi que l'on retrouve près de 50 millions d'enfants dans la rue à travers le monde, souvent très malades, victimes des pires sévices et, souffrant de malnutrition.De plus, selon l'Unicef, l'exploitation des enfants de moins de 17 ans ne diminue pas.Ils seraient 25 millions dans le monde à être obligés de travailler durement pour assurer leur subsistance.Cet organisme mondial rappelle combien la violence faite aux enfants est cruelle et touche un nombre effarant d'entre eux.En effet, entre 1985 et 1995, les guerres ont-tué deux millions de jeunes, en ont rendu quatre ou cinq millions infirmes, en ont traumatisé 10 millions et ont fait parmi eux 12 milhons de sans-abri.Il est cependant facile de dire que le violence faite aux enfants est l'affaire de pays étrangers.Mais une étude de Statistique Canada révèle que chez nous, les enfants (dont les nouveaux-nés et les enfants de moins d'un an) risquent plus d'être victimes de meurtre que n'importe quel autre groupe de la société.Les adoles, cents,eux,sont plus susceptibles d'être victimes de crimes violents.L'étude menée par le Centre canadien de la statistique juridique indique que, entre 1991 et 1994, une moyenne de 22 enfants de moins d'un an ont été tués chaque année, ce qui constitue un taux d'homicide de 5,6 pour 100 000 personnes.En comparaison, le taux moyen d'homicide pour les adultes au cours de la même période a été de 2,7 pour 100 000 habitants, de 1,1 pour les enfants d'un à 11 ans et de 1,8 pour les enfants de 12 à 19 ans.Selon Statistique Canada, une moyenne de 22 enfants de moins d'un an ont été tués chaque année, entre 1991 et 1994, ce qui constitue un taux d'homicide de 5,6 pour 100 000 personnes.En comparaison, le taux moyen d'homicide pour les adultes au cours de la même période a été de 2,7 pour 100 000 habitants.L'organisme fédéral note: «Plusieurs cas d'homicide infantile semblent être le prolongement d'agressions envers les enfants».Statistique Canada ajoute qu'une partie de ces infanticides seraient attribuables à déjeunes mères angoissées qui tenteraient de cacher une grossesse non désirée en tuant leur nouveau-né.Par ailleurs, selon l'agence fédérale, on sous-estime peut-être le nombre d'infanticides parce que certains d'entre eux sont compilés comme des accidents ou des cas de mort naturelle.Denise Avard, directrice executive de l'Institut canadien de la santé infantile, affirmait au quotidien Le Devoir: «La vie peut être fort stressante pour les nouveaux pa rents, alors il est très important d'expliquer comment on peut les aider.» Elle ajoutait que les jeunes parents souffrent souvent d'un manque de préparation et ne peuvent compter sur leur famille pour avoir de l'aide.8 une place à conquérir Lorsque le dialogue avec les proches ne répond plus La Ligne d'écoute Tel-Jeunes Pour les jeunes de cinq à 20 ans qui désirent confier des choses qu'ils ne peuvent dire à leurs parents ou même à leurs amis, Tel-Jeunes est un service professionnel à leur écoute.BE^ Cylvie Gingras bjj T el-Jeunes est une ligne d'intervention téléphonique au service des jeunes âgés de cinq à 20 ans.En mars 1991, la directrice, Céline Muloin,, oeuvrait au sein de l'association Générations, un centre d'écoute pour les parents, et elle a eu l'idée de fonder un service d'écoute pour les jeunes.On vise d'abord les 5-20 ans, Bmais un appel sur deux provient d'un jeune de 14 ans.En 1995, 102 000 jeunes (des filles dans une proportion de 75 %) ont téléphoné pour parler de leurs relations avec leurs parents, avec leurs amis, pour parler de sexualité et de contraception, de toxicomanie, et 4,3 % d'entre eux avaient des idées suicidaires.Une jeune fille de 14 ans appelle et raconte: «Mon chum m'a laissée et comme je m'étais éloignée de mes amies, je me retrouve toute seule avec ma peine d'amour.J'ai pus le goût de rien.Ça me tente pas d'aller à l'école.Je suis pas belle, pas fine, pas bonne.» Cette adolescente est déprimée et son estime d'elle-même est très basse.Mme Muloin donne des exemples de jeunes qui font appel à Tel-Jeunes: «Un garçon de 12 ans qui a entendu ses parents se chicaner un peu fort a peur qu'ils se sépa rent; un jeune homme de 18 ans s'interroge sur ses performances sexuelles et se demande si un jour il va pouvoir aimer une fille; un autre est pris dans l'engrenage des gangs et il ne sait pas comment s'en sortir; la nuit, un jeune téléphone parce qu'il est sous l'effet de la drogue et il bad trippe ».«Les jeunes se sentent isolés, ils s'ennuient», affirme Mme Muloin et, au sujet de la violence, elle ajoute: «Il y a des jeunes qui subissent la violence de leurs parents, d'autres sont «taxés» à l'école.» « Généralement, ils ne sont pas agressifs, ils ont plutôt de la peine.Dans les cas graves, ou quand le problème est évolutif, nous offrons un suivi téléphonique: un jeune qui le désire peut rappeler l'intervenant avec qui il a eu le premier contact lors de la crise.Et quand on nous rappelle pour nous dire que tout est rentré dans l'ordre, ça fait du bien à entendre», conclut Mme Muloin.Te 1-Jeunes est ouvert 24 heures, 7 jours sur 7.Pour la région de Montréal, le numéro de téléphone est le 288-2266 et pour l'extérieur de Montréal le 1-800-263-2266. a s g\" I e S ¦a U Les enfants d'aujour.i Billet acide T'étais tellement fin quand t'étais p'tit ! Ou comment être fin selon les psy «Évoquer son enfance, c'est retrouver l'enfance qu 'on a cru vivre à travers celle qu 'on a vraiment vécue et à travers ce qu'il en reste et ce qu'on en cache», a écrit Jacky Chassagne dans son livre intitulé «Les Rois nus».Autrement dit, on peut difficilement oublier l'enfant que d'autres ont voulu que nous soyons.ean-Marie Tison D I 10 ans une société que plusieurs renoncent de plus en plus à maîtriser et dans laquelle d'autres refusent de se reconnaître, certains parents compensent leur désarroi en exerçant un plus grand contrôle sur leurs enfants.Malheureusement, ces parents ont accepté la «tyrannie» du travail, de la carrière et les modes de vies déshumanisés où il faut sauver les apparences pour satisfaire des standards de consommation de biens et de loisirs.Ils veulent en faire profiter leurs enfants («tu me remercieras un jour!»), et ils comprennent mal que ces derniers, en vieillissant, n'y voient bien souvent que de l'aliénation.On parle du culte de «l'enfant roi», mais de quel royaume?Tour à tour méprisés et adulés, les enfants finissent par entrer dans les personnages qu'on a inventés pour eux: faibles, démunis, incapables, mais aussi merveilleux, spontanés, purs et innocents.Si la vérité dérange, elle dérange encore plus lorsqu'elle sort de «la bouche des enfants».Faut-il s'étonner que certains d'entre eux aient commencé à «manger des claques s'a yeule» le jour où ils ont commencé à s'exprimer ?D'autres n'auront jamais le temps de savoir qui ils sont; originaires de familles qui ont lu que tout se joue avant l'âge de cinq ans, ils savent lire, écrire, compter et jongler avant même d'avoir mis les pieds à l'école.Jouer?Quessé ça?Ces singes savants font la fierté de leurs parents.Plus tard, par nostalgie d'une enfance perdue, oubliée ou volée, ces adultes devenus des «superman», des toxicomanes ou des «paparman» partiront en groupe, durant quelques fins de semaines, retrouver «l'enfant en soi» pendant que la voisine gardera leurs enfants «chez soi!» Cet engouement s'inscrit dans la mode de l'intro- spection personnelle du style «Écoute ton corps pis achète mon livre» et du culte de l'excellence individuelle qui prenait le pas sur l'engagement social, au début des années 80.«Faut s'adapter à tout prix» même si ton bonheur tient tout juste dans ton nombril.«Moi, je m'épanouis, moi! Si tu vas pas bien, c'est de ta faute, fais de quoi!» Bref, chacun «soigne sa droite», comme disait Godard.On a donc vu déferler des livres témoignages du genre «Je vis ma décoration intérieure depuis que l'enfant en moi a réussi à hurler son cri primai au cours de mon 3ième rebirth en présence de mon ange gardi-H en».Une Prozac avec ça?Les psy ont aussi publié des livres qui décrivaient toutes sortes de «troubles de comportement» aux noms les plus évocateurs tels Le Complexe de Cendrillon et le fameux Le Syndrome de Peter Pan, best-seller du psychologue américain Dan Kiley.Dans son livre, M.Kiley s'étonnait et s'alarmait du nombre grandissant de jeunes adultes qui refusent de grandir, «incapables de prendre des responsabilités, d'accéder à leurs sentiments profonds».Même s'ils affichent une gaieté, une insouciance «bon genre», ils recherchent la protection maternelle d'une «Wendy» tout en évitant son contact.Bref, l'histoire de ma vie , sauf que je préfère encore une «blanche neige» à Wendy! Ce qui m'étonne, moi, c'est que beaucoup d'adultes de la génération de M.Kiley n'ont jamais été aussi soucieux de s'identifier aux jeunes, de paraître jeunes, tout en accusant ceux-ci de piétiner les «vraies valeurs» et de «délinquer».Par contre, ces adultes ont surinvesti et surprotégé leurs enfants en les coupant le plus possible du monde; ils ont prolongé de façon indue leur adolescence en maintenant leur dépendance envers eux; ils ont exigé des comportements standard tout en établissant des rapports infantilisants avec eux, et ils se désolent de voir qu'en sortant du Disneyland familial, leur progéniture persiste à prendre les gens et les choses pour des attractions plus ou moins l'fun!.Peut-être qu'un enfant écrira un jour Le Syndrome de «Tweety Bird»» pour décrire certains adultes amoureux de la cage dorée qu'ils se sont forgée! Il faudrait peut-être se rendre compte qu'avant d'être des objets d'investigation, les enfants sont des êtres humains avec leurs qualités et leurs défauts, leurs goûts, leurs aptitudes, leurs rêves et leurs pensées à eux et qu'il est aussi absurde de faire des généralités sur «l'Enfant» qu'il l'est d'en faire sur «l'Adulte». II.8 Résultat du test-Jeunes: Tu as répondu à cinq questions ou plus par «Beaucoup».BravoîTu parles de tes plaisirs et de tes problèmes avec tes parents.Tu fais face à la vie en sachant que tu peux compter sur eux.3DUBIJUOO }UOJ aUI S|I bj s;p jna| af puen'oQ} *saniiB p siuib saui jusjj -UODU3J spknb ajaSSns af ^ *3||nuej e| ap xnaa b )a sjisioi sjna| e adpujed af ^ \u2022aarej b xioip un juBAap aiisaqj anbsjoi a|JBd jna| af ^ *assaunaf jna| jns suonsanb sap asod jna| af sjusjed saui ap naaA ne assaja)ui(tu af ^ *sau;ad saui 'saiof saui 'suoiiiquie saui 'sjaf -ojd saui ap a|JBd jna| af ^ iu3uim4ui s|iknb aaasd S|ias -uoo sap juauuop am sjuaasd saui anb spuaaduioa af^ \u2022sadna -oosjd la sadnaao siojjsd iuos s|i(nb spuajdiuoD af ^ *saaqoa sap siqns af anbsjoj japre(ui ap apuBuiap jna| af 'sajissnaj saui ap auuojui sa| H(Q *aiiej sres af anb aa 3J juoiu ana| af la s-pjoid saw 'ssjiauob saui b squared saui assaaa}ui(f Q ¦£m«m sjot 'samad saut 'sjnsdp saut ajpuaudutoa tfiMnzd sjf '»3g uotu m vf?p juo snizivd sapy sajsraaf-xsax oaqçno xnBiDos S90IAJ3S 19 91UBS 3p uopBsuojm?siqeurrej mab snqnd Résultat du test-Parents: Vous avez répondu à cinq questions ou plus par «Beaucoup».Félicitations pour votre ouverture au dialogue! Vous aidez ainsi votre jeune en lui montrant qu'il est important dans votre vie.*)aja;ui(p sdureip sas ap ja saipcdeo sas ap jaadsaj a| sirep 'xnanu uos ap aarej b aâBjnoaua
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