L'itinéraire, 1 janvier 1997, avril
[" L'informatique^ à la portée des plus démunis! L'Itinéraire offre la possibilité aux gens de la rue d'acquérir de la formation en informatique et de s'initier à Internet.Nous avons plein de projets pour leur ouvrir de nouveaux horizons.mais nous manquons de matériel.Pour ouvrir prochainement notre café électronique accessible à tous et offrir la chance à plus de gens d'apprendre, nous avons besoin de vieux ordinateurs, Macintosh de préférence, ainsi que des fournitures de bureau.Nous avons le besoin pressant d'un système téléphonique.Merci à tous! Avant de jeter vos vieux Macintosh, appelez Serge Lareault à L'Itinéraire Téléphone: (514) 597*0238 Fax (514) 597-1544 E-Mail: itiner@cam.org Ça peut aider bien du monde! L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des sans-emploi, des personnes itinérantes, ex-itinérantes ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion future sur le marché du travail.Pour chaque exemplaire vendu à 2 dollars, 1 dollar revient directement au vendeur.Les profits de L'Itinéraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, et le Café sur la rue, destiné aux personnes itinérantes.Pour toute information concernant la distribution ou les camelots de L'Itinéraire, communiquez avec Mme Josette Bouchard au (514) 525*5747.Les personnes qui désirent vendre L'Itinéraire sont invitées à se rendre au Café sur la rue, au 1104, rue Ontario Est.(coin Amherst) Député de Laurier Sainte marie et Chef de l'Opposition officielle 1001, boul.de Maisonneuve Est, bureau 580, Montréal (Québec) H2L 4P9 Tél.: (514) 522-1339 Fax: (514) 522-9899 (es port*5.1223, rue Ontario Est Montréal (Québec) s H2L1R5 CANADA % Tél.: (514)597-0238 _\u201e Fax:(514)597-1544 ^ E-mail: itiner@cam.org Site internet: http://www.v-planet.com/itineraire Plus de la moitié de cette publication est rédigée par des personnes ayant connu le milieu de l'itinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale».Enfin, les propos tenus dans les pages de L'Itinéraire n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.La formation professionnelle des travailleurs(euses) au journal L'Itinéraire a été rendue possible grâce entre autres au support de la SQDM, la CDEC du Plateau Mont-Royal/Centre-Sud, la ville de Montréal, la Régie régionale de la Santé Montréal-Centre et l'UQAM.Conseil d'administration du Groupe communautaire L'Itinéraire: Mario Lanthler, vlce-présldent;RéJean Mathieu, secrétaire; François Thlvlerge, trésorier; Claudette Godley, Micheline Lefebvre, Gabrielle Girard, conseillères.Comité de direction: Alain Demers, Serge Lareault, Josette Bouchard, Denise English.Rédacteur en chef: Serge Lareault.Adjointe a la rédaction: Reine Côté.Collaborateurs: Gabrielle Girard, Richard Hétu, Stéphane Gendron, Jean-Marie Tison, Cylvle Glngras, Jean-Pierre Llzotte, Glna Mazerole,Patrick Ranger Illustrateurs: Pol Mall, Benoit Melançon Photographe: Gabrielle Girard.Révision: Jean-Paul Baril, Cylvle Glngras, Guy Boulanger.Mots-croisés: Gaston Plpon.Infographie: Serge Lareault, Lorraine Bertrand.Publicité: Éric Clmon.Administrateur: Alain Demers.Secrétaire-comptable: Sylvie Boos.Relations publiques: Gabrielle Girard.Distribution: Josette Bouchard (responsable), Michèle Wilson, Gui Soleil, Mario Lanthler, François Thlvlerge.Coordination du Café sur la rue: Denise English.Imprimeur: Hebdo Lltho.Tirage: 1B 000 exemplaires vendus par des Itinérants et des sans-emploi dans les rues du centre-ville de Montréal.L'Itinéraire est membre de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et son tirage est vérifié par l'AVDA.Illustration en page couverture: Benito Jfu-rnai L'Itinéraire Montréal avril 1997 Comme l'argent n'a pas d'odeur.La pauvreté n'a pas de couleur Une présentation de $l£Gi LAREAULT fitpAcnuR w cm La pauvreté, quand elle vous colle à la peau, ne fait pas de distinction entre les blancs ou les noirs, les francophones ou les allophones.Elle nous jette tous dans les mêmes conditions pénibles de disette et de mendicité, qui brisent les espoirs et dévalorisent les personnalités les plus blindées.Mais dans un Québec qui redistribue de moins en moins ses richesses et crée ainsi de plus en plus de pauvres, on peut être enclin à montrer du doigt les non-coupables de notre «faillite personnelle», c'est-à-dire les immigrants.Plusieurs nourrissent des préjugés racistes à l'égard de ceux qui ont tout quitté pour venir se rendre compte que l'Eldorado canadien avait finalement terni avec le temps.Il semble plus facile de blâmer l'immigrant assisté social que le Québécois de souche.Par manque de compréhension, on accuse la victime au lieu du responsable.A L'Itinéraire, on a voulu ce mois-ci s'attaquer à ces préjugés qui présentent les immigrants comme des profiteurs du système qui ne rêvent à rien d'autre que d'être sur l'aide sociale.On s'est rendu compte que les mendiants du centre-ville sont en grande majorité des francophones de race blanche.Tiens donc! Les autres cultures auraient-elles des leçons d'humanité à nous enseigner dans l'art de s'occuper de son prochain avant qu'il ne devienne sans-abri?Nous sommes allés voir comment les autres cultures affrontent la pauvreté au Québec.Les témoignages reçus de gens venus d'ailleurs nous ont laissé ce goût amer qui fait réaliser que la différence entre les pauvres du Canada et ceux de bien d'autres pays, c'est que nous, nous avions fait le choix que chaque citoyen devait recevoir un minimum vital pour vivre.C'était en même temps notre garantie de paix sociale.Demandez à ceux qui ont fui des pays en proie à la violence civile, exacerbée par une pauvreté généralisée, et vous comprendrez que nous avions fait le bon choix au Canada.À l'heure où les coupures gouvernementales remettent en question ce minimum vital et risquent de nous plonger tous dans des crises sociales telles qu'elles existent ailleurs, faut-il craindre le pire ou nous fermer les yeux en espérant que la tempête ne nous touche pas?L'argent n'a pas d'odeur, pourtant nos gouvernements reniflent dans tous les coins les plus pauvres pour récupérer quelques dollars.La pauvreté n'a pas de couleur, pourtant on accuse facilement les ethnies d'affaiblir un système que nos propres dirigeants n'ont pas su gérer.Au Québec, nous avons encore des choix au menu, mais pour personne, la pauvreté n'a bon goût.Journal L'Itinéraire - Montréal avril 1997 Ce AhuîitSïci Un SNAC pour les affamés de toutes origines Report age de FRÉPtRlC BOOPRIAOIT Collaboration spéciale Quartier Ahuntsic.Malgré ses airs de banlieue cossue, le visage de ce quart
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