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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 1998-02, Collections de BAnQ.

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[" Visitez notre site Web.bourré d'information et de textes inédits! http://itineraire.educ.infinit.net L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des sans-emploi, des personnes itinérantes, ex-itinérantes ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion future sur le marché du travail.Pour chaque exemplaire vendu à 2 dollars, 1 dollar revient directement au vendeur.Les profits de L'Itinéraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, et le Café sur la rue, destiné aux personnes itinérantes.Pour toute information concernant la distribution ou les camelots de L'Itinéraire, communiquez avec Mme Josette Bouchard au (514) 525*5747.Les personnes QUi dÉSiRENT VENdRE L'iïmérmre SONT INViTÉES À SE rencJre au CaIé sur Ia rue, AU 1 1 04, RUE Ontarjo Est.(coin AmIterst) Venez surfer au Café électronique, 1104 Ontario Est.Seulement 1$/heure pour naviguer sur le Net dans une ambiance amicale, avec une bonne bouffe.Merci aux institutions financières suivantes qui ont déjà contribué afin que les frais fixes du Café électronique soient assurés en 1998.Joignez-vous à elles.Caisse populaire ourgs de Montréal Caisse populaire sprit de Rosemont Caisse d'économie \\ ndicats Nationaux .2.Des entreprises impliquées Vidéotron fournit déjà les branchements Internet et la Fondation de la Famille Samuel et Saidye Bronfmann a contribué financièrement pour les rénovations de la salle informatique.Hydro-Québec et AXA Canada Tech vont donner des ordinateurs.L'Itinéraire sollicite les institutions financières, les entreprises ou toutes personnes désireuses de soutenir le projet du Café électronique.Nous avons besoin d'aide, pour cette première année de démarrage du projet, afin de débourser des frais fixes (loyer, électricité, assurances, etc.) de 600 dollars par mois.Le projet doit s'autofinancer l'année suivante, mais cette année, sans subvention, c'est tuff.Voulez-vous nous aider?Appelez Serge Lareault au 597-0238 ou envoyez vos dons à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire avec la mention: Café électronique.On a besoin de vous Le Café offre de bons petits repas, pas chers, à des gens démunis.Les bénévoles et employés sont en réinsertion sur le marché du travail et apprennent avec un cuisinier.Avant de jeter vos vieilles affaires, pensez à nous! Nous avons besoin d'un congélateur, four à micro-ondes, robot-culinaire, mixette.Le Café sur la rue recueille toujours les minis laveuses-sécheuses pour aider des femmes en difficulté.Appelez Denise au 525-5747 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 Tél.: (514) 597-0238 Fax:(514) 597-1544 E-mail: itineraire@videotron.ca Site internet: http://itineraire.educ.infinit.net Plus de la moitié de cette publication est rédigée par des personnes ayant connu le milieu de l'itinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention \"Collaboration spéciale».Enfin, les propos tenus dans les pages de Lltineraire n'engagent que la responsabilité de leur auteur.La formation professionnelle des travailleurs(euses) au journal Lltineraire a été rendue possible grâce entre autres aux appuis de la SQDM, la CDEC du Plateau Mont-Royal/ Centre-Sud, la ville de Montréal, la Régie régionale de la Santé Montréal-Centre et l'UQAM.I Conseil d'administration du Groupe communautaire C\\Jj| L'Itinéraire: ^¦\"^^B Président: Mario Lanthier.W Vice président: Jean L es i e u r.Secrétaire: Rèjean Mathieu Trésorier: Guy lapointe.Conseillères: Claudette Godley, Micheline Lelebvie, Gab rie 11 e Girard.Comité de direction: Alain Demers.Serge lareault, Josette Bouchard, Denise English.Équipe de production du journal Rédacteur en chef: Serge Lareault Adjoints à la rédaction: Bryan Dionne, Cylvie Gingras.Collaborateurs:Gina Mazerolle,Claude Brûlé, Cathy Bazinet.Rebecca Stacey.Illustrateurs: Pol Mall, André-Philippe Côté.Photographe: Gabrielle Girard.Relations publiques: Gabnelle Girard.Révision: Jean-Paul Baril, Cylvie Gingras,Guy Boulanger, Marie-Nicole Cimon.Mots-croisés: Gaston Pipon.Infographie: Jocelyne Sénécal, Serge Lareault.Distribution: Josette Bouchard ( coord on nat rie e), Michèle Wilson, Michel Desjardins, Mario Lanthier.Imprimeur: Hebdo Litho.Tirage: 15 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sans-emploi dans les rues du centre-ville de Montréal Administration du groupe Administrateur: Alain Demers.Publicité: Cric Cimon.Secrétaire-comptable: Sylvie Boos Levée de tonds: Serge Lareault Coordination du Calé sur la rue: Denise English.Resp.Café électronique: Serge Lareault (coord), Roger Bélanger, Richard Baribeau, Sébastien Langlais (animateurs).L'Itinéraire est membre de la NASNA L'Association nord-américaine des journaux de rue i i IP^A Son tirage est certifié par et de AjYltLlJ \"\"HE Dlltil/tjutlon .' Ml L'Itinéraire tut Journal Itinéraire Montréal ASDA entièrement recyclable 19 9 8 f é v r i e Quand une grande partie du Québec Les vraîs au secours Éric Cjmon et Stggg Lare au Lt Nous devons bien raconter nous aussi notre anecdote concernant la tempête de verglas qui a fait des milliers de sans-abri pendant plusieurs jours.La population saura-t-elle retenir une leçon de ce terrible épisode?Plus de deux millions de Québécois et Québécoises ont expérimenté la vie de sans-abri.Ils ont compris combien il est pénible de passer plusieurs jours sans prendre sa douche, de vivre dans un dortoir, dans la promiscuité, de ne pas manger à sa faim, et de vivre de longues heures au froid.À Montréal, au pire de la tempête de verglas et des pannes d'électricité, plus de 1 200 personnes se sont retrouvé au Palais des congrès.Parmi elles, de vrais itinérants de la Maison du Père et des pensionnaires du Refuge des jeunes qui étaient eux aussi dans le noir et au froid.Des gens paniques arrivaient de partout, transis de froid et déboussolés par le chambardement provoqué par la tempête.Les employés des loisirs de la Ville de Montréal ont bien géré la crise, mais leur nombre était loin d'être suffisant.Ils se sont vu aidés par un très grand nombre de bénévoles qui, spontanément, venaient offrir leurs services.Des bénévoles qui ne comptaient ni leur temps, ni leurs efforts pour rendre confort et sécurité aux sinistrés.C'est lorsque la Sécurité civile a demandé aux organisateurs de prendre note des coordonnées des bénévoles que l'on s'est rendu compte que parmi les meilleurs bénévoles et les plus assidus, se trouvaient des usagers de la Maison du Père, ou du Refuge.Ils étaient calmes et efficaces, habitués à ce genre de situation.Pour eux, ce n'était qu'une journée de sans-abri comme une autre, peut-être un peu plus mouvementée, et au cours de laquelle ils pouvaient mettre à profit leur expérience de «survivants»! Ils étaient mêlés à tous, incognito, mais donnaient des conseils aux autres.Lors de la prochaine catastrophe naturelle, on saura qui aller voir pour demander conseil! Danny, du Refuge des jeunes, est un de ceux qui a passé de longues heures auprès des sinistrés du Palais des congrès.Sommaire Les effets du climat sur votre humeur., p.4 Collecte de vieux Macintosh L'Itinéraire offre la possibilité aux gens de la rue d'acquérir de la formation en informatique et de s'initier à Internet.Nous avons plein de projets pour leur ouvrir de nouveaux horizons.mais nous manquons de matériel.Avant de jeter vos vieux Macintosh, appelez Serge Lareault, à L'Itinéraire Téléphone: (514) 597-0238.Nous avons également besoin de techniciens bénévoles, Macintosh ou PC.Ça peut aider bien du monde! pente mP'°nî en fils?P- 12 'Piques les Wcsaventutes 1 de Pi«ïrc çalardeaup.** Gagnez chandail du Canadien: Concours le hockey Journal Itinéraire H o n t r e a février 199 La bioclimatologie humaine Par Les temps oui courent, je te d i rai de ouoi tu souFFres.CAïhy Bazjnet ColUboRATiON SpÉciAlE Au Québec, la météo n'a jamais autant défrayé les manchettes qu'en ce début de l'année 1998.Si on peut se vanter de connaître plusieurs climats, de l'été torride à l'hiver glacial - en passant par la tempête de verglas - les effets des changements climatiques sur les habitants de la Belle Province sont manifestes.Que les conditions atmosphériques influencent l'humain, c'est connu depuis fort longtemps: «Qui connaît l'origine des vents, du tonnerre, des temps, celui-là sait d'où viennent les maladies», affirmait déjà Paracelse, célèbre médecin et philosophe du XVIe siècle.Aujourd'hui, la bioclimatologie humaine tente de donner ses lettres de noblesse à une science longtemps boudée par le milieu médical.Si nous sommes tous physiquement ou psychologiquement assujettis aux caprices de Dame Nature, des études révèlent qu'environ 30 % des individus réagissent de façon marquée aux brusques changements de température, de saison, de climat.Si c'est votre cas, c'est que vous êtes un \"météosensible\".Émotifs et nerveux, ces \"météosensibles\" présentent un certain déséquilibre du système sympathique et parasympathique, régulateurs du système nerveux.La bioclimatologie humaine C'est dans les vieux pays qu'on retrouve le plus grand intérêt pour la bioclimatologie, contrairement à l'Amérique qui trouve un peu farfelu de s'intéresser à l'influence des astres sur les humains.«Il semble qu'en Amérique du Nord, on se penche plus sur les possibilités technologiques et pharmaceutiques.Si la cause de la maladie est le temps, il est impossible de le contrôler.Donc, pour eux, ça ne vaut pas la peine de se diriger dans cette direction.En Europe centrale, il y a une philosophie médicale différente, on utilise un modèle plus holistique qui tient compte de l'être humain dans son ensemble», souligne Denis Bourque, météorologue et co-fondateur du Réseau canadien de la météorologie médicale avec l'om nipraticien torontois John Bart.Au Canada (et en Amérique du Nord), seul le Réseau canadien, établi à Toronto, s'intéresse officiellement à la question.«Le Réseau est un centre de références où peuvent être consultées près d'un millier de recherches ou d'observations en biométéorologie», indique M.Bourque.Selon certaines observations européennes, il existe des périodes où plusieurs symptômes sont exacerbés.Par exemple, c'est au printemps qu'on enregistre le plus de migraines, de maux de tête, de dépressions et de suicides.C'est le changement de saison, conjugué aux périodes d'ensoleillement et à la pression atmosphérique, qui est le principal agent de perturbation.Les affections virales, comme la grippe et les oreillons, font la fête entre la mi-janvier et la mi-février; les conditions rigoureuses de l'hiver en sont les premières responsables.Et les s romantiques qui croient que le mois de la Saint-Valentin est celui du coeur seront déçus d'apprendre que c'est celui des appendicites! Si les chercheurs européens ont également observé qu'un nombre important de cancéreux sont nés durant les mois d'hiver, ce n'est toutefois pas le climat le plus chaud ni le plus froid qui a le plus d'effet sur la santé.mais plutôt celui qui est ponctué d'écarts brusques et marqués de température.Notre climat québécois en dents de scie y répond parfaitement! «Même si elles sont-imperceptibles, les variations brusques du thermomètre - on parle d'une variation de 10 degrés - infligent un stress élevé à l'organisme pour maintenir la température du corps, par exemple.Ce genre de stress peut ensuite avoir des répercussions sur les fonctions du corps», explique M.Bourque.Il existe également un lien significatif entre la chaleur et la mortalité, en particulier dans des villes nordiques comme Montréal, Ottawa et Toronto.Selon le professeur Kalkstein, du département de cli- Dans la rue, avec le monde Confédération des syndicats nationaux 427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y 1)4 Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-7019 A Journal L'Itinéraire Montréal - févri e r l matologie de l'Université du Delaware, lors d'un été moyen à Montréal, près de 70 décès sont directement attribuables au climat (le seuil critique se situe autour de 28 degrés Celsius).«Ce chercheur a démontré que la mortalité augmente en fonction de la durée de la vague de chaleur, plus que de son intensité, et selon le degré d'humidité et la période de l'année.Une vague de chaleur a plus de répercussions sur la santé en juin qu'en août, car à la fin de l'été, l'organisme a eu le temps de s'acclimater», précise M.Bourque.Quel dangereux vent vous amène?En Israël, céphalées, nausées et irritabilité débutent 12 heures avant l'arrivée du sharav, un vent du désert particulièrement virulent, entraînant les mêmes méfaits que la plupart des vents chauds et secs.Comment agit-il sur l'organisme?Les chercheurs israéliens ont découvert que ce vent s'accompagne d'u.e ionisation positive de/l'atmosphère deux fois plus élevée que la normale.Bref, il y a de l'électricité dans l'air! «Les chercheurs croient que ce déséquilibre ionique pourrait être à l'origine des modifications biochimiques importantes chez les \"météosensibles\", comme la production excessive d'adrénaline ou une hyperactivité de la glande thyroïde.» La réputation de ce vent est telle que, dans certains cas, les juges locaux, avant de rendre leur sentence, vont jusqu'à s'enquérir des conditions météorologiques qui prévalaient au moment du délit.Le sharav pouvant alors constituer une circonstance atténuante! HfAÎT M0ÎNê>2o' C'EST bVP' f&f/ oui, c'est ' ENCO& 6AST0N UrVOlStN-'-IL \u201e RÉA6ir-toujours caïïie ça 9Wt> ÇA B-AISSE-' Les hauts de Hurlevent Quelques chercheurs croient que les vibrations infrasonores des hurlements de certains vents auraient une action nocive sur le système nerveux central.On dit même qu'ils rendent fou et font grimper la courbe des crimes et des suicides.Pas étonnant que les plaintes d'Éole résonnent dans bon nombre de films d'horreur! Autant en emporte le vent.Doyen de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, le Dr Patrick Vinay ajoute que la vitesse du vent a un effet venturi dans le nez.C'est-à-dire qu'il se crée un vide dans les narines causé par le passage trop rapide de l'air.«Ce vide empêche une partie de l'air de descendre dans les poumons et diminue l'oxygénation du sang.Un vent qui souffle fort est donc un facteur de risque pour les gens qui ont un problème cardiaque.» Thérapie solaire.Évidemment, connaître les ennuis que peut causer le climat n'élimine pas le problème médical mais, pour Denis Bourque, permet aux médecins de rassurer les patients sur l'aggravation de leur symp- tômes.«Le milieu médical peut alors mieux préparer les urgences dans les hôpitaux quand on sait d'avance que tel temps augmente les risques de crises cardiaques.» Et pour ceux et celles pour qui l'hiver est synonyme de profonde dépression (malgré les nombreuses visites au salon de bronzage!) vous pouvez envisager d'aller vous faire dorer la couenne sous des cieux plus cléments.Mais le plus difficile, c'est de faire avaler à votre patron qu'il s'agit là d'un voyage strictement thérapeutique.ê\\ Vous avez besoin d'un(e) conférencier(ère) ayant connu le monde de la rue et la drogue pour parler de sujets tel l'itinérance, la toxicomanie, l'estime de soi, la réinsertion sociale ou encore l'impact des nouvelles technologies et du travail sur la vie des gens de la rue.Nos conférenciers s'adressent à des publics de tous âges, étudiants, associations, etc.Un tarif horaire raisonnable est demandé.Renseignements: Serge Lareault (514) 597-0238 Caisse populaire Desjardins des Faubourgs de Montréal Slég* iocUI : 1399, rue Ontario Est, Montréal, Québec H2L1S2 Tel: (514) 524-3051 Fax: (514) 524-9566 Crntr* dm amrvlcmm mUK -nlr»pr;,»i 1662, rue Ste-Calherine est Montréal, Québec H2L 2J4 Tel: (514) 521-5551 Fax: (514) 527-8147 André Jean Directeur général Cmntrm dm mmrvtcmm: 2422, boul.de Maisonneuve Est Montréal, Québec H2K 2E9 Tel: (514) 521-5551 Fax: (514) 521-2511 Réal Ménard, Député Hochelaga-Maisonneuve 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Fax: (514) 283-6485 Journal Itinéraire Montréal février 1998 La taxe à l'échec scolaire nuit-elle aux étudiants?AppRENdRE CE Qt'il EN COÛTE Cathy Bazjnet CollAboRAiioN spécink Investir dans l'éducation, c'est le plus beau cadeau que peut s'offrir une société.Pourtant, aux dires de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), avec sa nouvelle taxe à l'échec, la ministre de l'Éducation, Pauline Ma rois, est en train d'hypothéquer l'avenir de plusieurs étudiants du collégial.Le gouvernement, selon les étudiants, investit encore dans la répression plutôt que de proposer des solutions d'aide afin que les jeunes réussissent leurs études.«L'accès au savoir est-il encore un droit ou est-il en voie de devenir un privilège?», se questionnent les associations étudiantes.Votée et appliquée au début de l'année scolaire 97-98, la taxe à l'échec est le nouveau cheval de bataille du ministère de l'Éducation pour améliorer le rendement des étudiants du réseau collégial.Contraints de payer des frais spéciaux de 2 $ de l'heure pour chacun des cours échoués à un même trimestre (à l'exception du premier cours) pour avoir le droit de s'inscrire à la session suivante, les étudiants seront-ils plutôt incités à décrocher?Pour la Fédération étudiante collégiale du Québec, c'est environ 20 000 étudiants qui seront touchés par la mesure.Et, déjà, les chiffres qui émergent du premier trimestre sont alarmants.Par exemple, au cégep André Laurendeau, c'est 27% des étudiants qui devront payer la taxe à l'échec et se partager une addition plutôt salée.de 200 000 $! À Bois-de-Boulogne, un collège réputé très fort, 500 étudiants devront s'acquitter d'une facture globale de 95 000$.A Matane, un petit cégep de 120 étudiants devront payer la somme astronomique de 23 000 $! «Les étudiants en ont assez, lance Sonia Goulet de l'Association étudiante du cégep André Laurendeau.On est en train de mobiliser tout le monde pour faire pression auprès du gouvernement.Il y aura sûrement une grève vers la fin du mois de février.» Pour Jean Couture, analyste financier à la direction des Finances et de l'Équipement de l'Enseignement supérieur, il est encore trop tôt pour dresser le bilan des conséquences de cette mesure.Mais on peut se questionner sur l'impact de ce nouveau fardeau financier sur les étudiants déjà fortement endettés.«C'est évident que ça va encourager le décrochage.J'ai des amis dont les parents n'accepteront pas de payer pour leurs échecs.Je crois que ça va les inciter à laisser tomber les études pour travailler», souligne Sonia Goulet.Une affaire d'opinion Pierre Cadieux, directeur des études au cégep André Laurendeau, croit que la taxe à l'échec aura des effets positifs à partir de l'an prochain: «Ça va apprendre aux étudiants à se responsabiliser, à se désins-crire à temps.Il y en a qui n'ont rien à faire au cégep, c'est un service à leur rendre que de les écarter du système.Il y a des étudiants qui prennent sept ans au lieu de deux ans pour compléter leur diplôme.Ces gens-là multiplient les échecs.Cette mesure va permettre d'éliminer les insouciants et de faire prendre conscience de l'importance de la réussite chez certains étudiants», prétend-il.«On nous sert souvent cet argument, indique Sonia Goulet, et pour en avoir le coeur net, on a fait une étude.Il s'est avéré que seulement 1,6% de ces étudiants prenait plus de cinq ans pour terminer leur diplôme.» Avec les compressions budgétaires qui déciment les réseaux scolaires, les étudiants bénéficient-ils encore d'un encadrement adéquat et de services adaptés à leurs besoins?«On a dû s'ajuster aux coupures, mais on a réussi à ne pas toucher aux services aux étudiants, soutien M.Cadieux.On a maintenu les centres d'aide et on a seulement fait des petites coupures au niveau des conseillers en orientation.» Une affirmation que s'empresse de nuancer l'association étudiante: «Ça nous fait rire parce que les Centres d'aide sont financés par notre association.La direction voulait même faire payer l'agenda aux étudiants, mais on a réussi à l'offrir gratuitement.» Du côté de l'orientation scolaire, le cégep André-Laurendeau compte deux aides pédagogiques individuelles (API) pour 2 900 étudiants! «Il n'y a plus grand chose d'individuel là-dedans! On a qu'un seul orienteur.D ailleurs, il a dû faire le travail d'un API - victime des compressions - et les rendez-vous des étudiants qui entraient à l'université au mois de janvier étaient échelonnés jusqu'au mois de février!», raconte Mme Goulet.L'argent ne fait pas l'étudiant Au Ministère de l'Éducation, on a tenu à préciser que le gouvernement tenait compte des étudiants moins bien nantis qui font face à une nouvelle charge monétaire.On augmente tout simplement le montant du prêt alloué, en fonction du nombre d'échecs du cégépien.«C'est un cercle vicieux.L'étudiant a un plus gros prêt, il a donc une plus gros.se dette à laquelle il faut rajouter les intérêts et il n'a même plus le droit de faire faillite! En plus, il est exclu du réseau collégial tant qu'il n'a pas payé la note.», déplore Sonia Goulet.Toutefois, certains collèges sont plus souples, comme c'est le cas à André-Laurendeau, et peuvent proposer des modalités de paiement qui conviennent mieux à la bourse des cégépiens: «On tient compte de la situation de l'étudiant.S'il vit un deuil, on lui accorde un incomplet.S'il a des difficultés financières, on va lui proposer de payer en plusieurs versements», explique M.Cadieux.Journal Itinéraire Montréal février 1998 Le Parti québécois a la mémoire courte.Le mécontentement des étudiants est compréhensible.Le milieu estudiantin se serait attendu à plus de solidarité du Parti québécois - alors sous la férule de Jacques Parizeau - qui déclarait, en 1994: «L'imposition de frais de scolarité basés sur l'échec scolaire constitue une brèche inacceptable dans le principe de la gratuité des études collégiales.Cette mesure, qui frapperait le quart des cégépiens, ne contribuera en aucun cas au renforcement de la réussite et à l'accélération des études.Au contraire, cette taxe à l'échec, cette mesure punitive, risque de mener à l'exclusion d'un plus grand nombre de jeunes et de plus, elle aggravera le phénomène de l'allongement des études, les étudiants étant incités à suivre moins de cours pour maximiser leurs chances de réussites.» De plus, le Conseil supérieur de l'éducation, dans un avis rendu public en 1992, recommandait à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science de considérer prioritairement l'augmentation de la diplômation aux études supérieures et de viser à ce que d'ici l'an 2000, au moins 60 % des Québécois aient obtenu un diplôme d'études collégiales avant l'âge de 25 ans.La FECQ considère qu'il est peut-être temps pour Pauline Marois de retourner faire ses devoirs puisque sa taxe à l'échec ne justifie ni la fin ni les 180, rueSte-Cath MontréaKQu H 2 X 1 Téléphone: (514) erine Est Sbec) K 9 879-1949 Obtenir l'or QllANd ON N'A PAS d'ARCjENT Serqe LareauIt RédAcrevR en M En ce mois où tous les regards sont tournés vers le Japon, l'un des pays les plus riches de la terre, et où un nombre important de nations s'opposent amicalement à grands frais (l'équivalent de la dette de plusieurs pays pauvres.), votre journal de rue décide de s'en mêler et de donner sa vision des Jeux Olympiques d'hiver de Nagano.Ce n'est pas que le sport passionne le rédacteur en chef de L'Itinéraire, bien au contraire.J'ai toujours été nul en ce domaine, comme si la tête voulait aller dans une direction, et le corps dans l'autre.Mais nous pouvons comprendre que certains en soient véritablement passionnés.Cependant, les Olympiques, c'est souvent l'occasion pour les pauvres que nous sommes, de constater que le sport n'est vraiment pas accessible à tous.Et les Olympiques, malgré tout le côté extraordinaire qu'apportent les compétitions et les records de plus en plus durs à battre, démontrent trop souvent que l'esprit initial de l'athlétisme est quelque peu.commercialisé.Les derniers Jeux Olympiques d'Atlanta ont démontré à quel point le faste olympique ne tolère pas la pauvreté.Les itinérants de cette ville du sud des Etats-Unis ont largement écopé de cette intolérance.Les journaux de rue américains ont fait part des cas d'expulsion et d'arrestation de sans-abri.Une loi avait même été votée pour les empêcher de dormir sur les bancs publics.Le sport que l'on glorifie tant et qui devrait permettre à tous de compétitionner à chance égale n'est pas une réalité de ce monde.On regrette les premiers athlètes de l'Antiquité qui compétitionnaient tout nus dans les stades grecs.Aujourd'hui, les tout nus n'auront pas la chance de se rendre à Nagano, car ceux qui y seront auront le nec plus ultra des équipements Nike, Reebook ou autres.Et au coeur de cette festivité fort coûteuse, personne ne mentionnera évidemment la dernière étude américaine qui démontre que tous ces équipements, les espadrilles surtout, ne valent pas le quart du prix auquel ils sont vendus et ne font pas plus l'affaire qu'une marque méconnue.L'Itinéraire a rencontré pour vous deux championnes des plus modestes, Myriam Bédard et Nathalie Lambert, qui nous parlent des coûts du sport, de leur expérience et des sacrifices qu'elles ont dû faire pour parvenir au faîte de la gloire.Avant d'obtenir l'or, elles ont dû penser aux questions d'argent.Elles nous expliquent leurs choix parce que, justement, elles n'avaient pas les moyens financiers qu'exige la réussite olympique.Mais si les Olympiques sont pour nos dieux modernes, les riches, les mortels que nous sommes avons tout de même un sport national: la survie.Comme d'habitude, L'Itinéraire vous présente des gens aux réalités plus modestes, aux activités sportives peut-être moins \"glamour\", mais qui ont assurément un coeur d'or.r V0U5 ETES.\u201e t>i5Ç>UAL\\FlE / \\jousAvez peeou V0S5JOS -t'As l>t NAGANO! j'MEW fous CE HAOAhioL 1 1 C'est la suevie- y mot' _ Journal Itinéraire Montréal février 199 5 Bédard fympiques ébuts Myriam Bédard a traversé des tempêtes de toutes sortes, autant au Québec que sur les pistes enneigées du monde entier, avant d'être proclamée «Reine des Jeux Olympiques de Lillehammer» et de remporter deux médailles d'or.Avant la tenue des prochains Jeux Olympiques de Nagano, Myriam Bédard a fait part à L'Itinéraire de sa passion pour le sport et de sa ténacité lors de ses débuts modestes et parfois bien difficiles.La pauvreté et les tracas financiers, elle a bien connu ça.Myriam Bédard est aujourd'hui une personnalité bien connue des Québécois et qui plaît à un public de tous âges.Elle et Jacques Villeneuve viennent d'être proclamés \"Personnalités de l'année\" lors du 25e Gala Sport-Québec.Pourtant, le sport qu'elle pratique était loin d'être populaire avant ses spectaculaires performances aux Olympiques.Elle admet avoir rendu ce sport plus populaire au Québec grâce en partie à sa personnalité.«Un athlète a beau avoir le sport le plus populaire, s'il n'attire pas la sympathie du public, cela ne donnera rien.Si Jacques Villeneuve n'était pas une grande vedette lui-même, il n'attirerait pas le public vers la Formule Un, a-t-elle déclaré à L'Itinéraire.Le sport est dévalorisant pour bien des gens et plusieurs ont encore l'image que les sportifs sont épais et qu'ils n'ont rien à dire.» La jeune athlète de 28 ans parle avec l'assurance d'une femme qui a bûché ferme pour arriver où elle est aujourd'hui.«Si tu travailles fort, c'est peut-être normal qu'il y ait quelque chose à l'autre bout un jour, dit-elle.Mais il n'y a pas toujours quelque chose, ça c'est sûr.Il ne faut pas devenir sportif en fonction de l'argent, mais pour soi-même.Si l'argent arrive, tant mieux; mais s'il n'arrive pas, alors tu feras autre chose, et le sport t'aura appris la persévérance.» Des débuTs mo-t\\ * ,1 r* 'f ' \\'T - } y fi Centre de réhabilitation pour démunis alcooliques/toHicomanes de Z5 ans et plus à 9 à 16 heure* 565, Duifk (514) 935-Xm Itinéraire é v r i e r 19-9 1 LE SUICIDE.JAMAIS DE LA VIE! C'est du 8 au 14 février que se tiendra la huitième Semaine provinciale de prévention du suicide dans l'est du Canada.Plus de 500 organismes, corporations, individus et organisations de divers milieux feront la promotion de la prévention du suicide.Un grand nombre de rencontres, de conférences et d'activités de sensibilisation et d'information, seront tenues à l'intention du grand public sous le thème LE SUICIDE.JAMAIS DE LA VIE! Le Québec détient le record peu enviable du plus haut taux de suicide.Près de 1 300 personnes se suicident chaque année et, plus inquiétant enore, la population semble s'habituer à ce problème grave.D'où l'importance de souligner la Semaine provinciale de prévention du suicide.«La population s'habitue à un certain taux de suicide, la société est muette vis-à-vis ce problème.Par exemple, souvent on ne fait pas l'autopsie des personnes âgées, oubliant que c'est parfois un suicide qui a causé la mort», affirme Lise Lépine, de l'Association québécoise de suicidologie.Les signes inquiétants Selon une enquête de Santé Québec, les problèmes que vit la population québécoise (isolement social, pauvreté croissante, difficulté d'adaptation, etc.) influencent les risques suicidaires.Pas moins de 26,3 % des Québécois auraient un indice de détresse psychologique élevé, une augmentation de 7,3 % depuis 1987.Les jeunes suicidés Le phénomène chez les jeunes est inquiétant.Comme il s'agit souvent d'un geste impulsif, il est primordial de restreindre ï'accès aux aimes àfeu, qui sont utilisées dans 45 % des suicides des garçons, 18 % chez les filles.Une déprime importante où l'usage de drogues, associé à une expérience humiliante, la plupart du temps banale, expliquent une forte majorité des suicides.La grande médiatisation du suicide de personnalités connues confère aussi un caractère héroïque au geste suicidaire.On a qu'à penser au chanteur populaire Kurt Cobain dont le suicide avait provoqué celui de plusieurs jeunes à l'échelle planétaire.«Pour comprendre, je me remets dans la bulle de mon adolescence.On ne parle pas, ou encore, on ne parle qu'aux personnes en qui on a vraiment confiance.Quand cette confiance disparaît, c'est autre chose.Les jeunes croient en leurs idoles et leurs idéologies.Quand celles-ci disparaissent, elles créent un grand vide», raconte Mme Lépine.Une intervention adéquate Chaque comportement présente un profil particulier.«En cas de doute, s'adresser à Suicide-Action, au (514) 723-4000.Si on ne sait pas comment intervenir, on nous donne des pistes pour évaluer le processus à suivre», précise Lise Lépine.Il y aura aussi une ligne d'aide téléphonique, dans le cadre des activités de la semaine de prévention, qui sera opérationnelle du 15 janvier au début mars.Composez le 1-800-696-5858.Jean-René Ouellet uci'eux du suicide ans notre SOCIÉTÉ Cylvit CJNQRAS Il incarnait Germain Claveau, prof grincheux d'une polyvalente dans \"Zap\", _ méchant docteur dans \"Les machos\" et ^masochiste dans \"Les Duval\".Jean-René .Ouellet, porte-parole de la Semaine provin-Iciale de prévention du suicide, est aux jj antipodes de ces personnages mal aimés.fMême bousculé par le temps, c'est avec \"générosité qu'il a accepté d'accorder une entrevue à L'Itinéraire.«Je suis sensible au suicide, raconte-t-il.C'est la misère humaine.Je n'ai pas été touché par le suicide dans mon entourage.Mais quand j'avais 16 ans, un bon ami, François, un gars plein de talents, a été trouvé mort, pendu à un arbre.Rien ne laissait présager un tel geste.Ça marque.» «J'ai 50 ans.Il y a 35 ans, le suicide n'était pas \"normal\".Depuis 20 ans, il y une recrudescence de misère et je crois que c'est ce qui fait augmenter le nombre de suicides.» Est-ce que 10 jours par année consacrés à la prévention du suicide sont suffisants?«Les gens sont bombardés, sollicités de toutes parts.Chaque jour, il faut être conscient que le suicide existe.Ces 10 jours sont l'occasion de sensibiliser la population.Il faut agir, et agir, c'est PARLER du suicide.Ce qu'on fait, entre autres, c'est de nommer les gens qui se sont suicidés, c'est de dire que François, Paul et Louise se sont enlevé la vie, mais que pour nous, le suicide.jamais de la vie parce que la vie est ce qu'il y a de plus important.Le suicide frappe fort chez les baby boomers, surtout chez les hommes âgés de 30 à 50 ans.» M.Ouellet parle des différentes dimensions du problème du suicide.«Notre leitmotiv est le suivant: il ne faut pas que le suicide reste un sujet tabou à cause des survivants.Par exemple, une femme, mère de quatre enfants qui trouve son mari pendu dans le-garage.Cette mort a un impact énorme sur la vie de chacun des membres de cette famille.On a malheureusement tendance à penser au mort et à oublier les survivants.» «Parfois, il est vrai qu'il y a peu de signes qui laissent présager le suicide, mais généralement, il y en a toujours.Il faut être sensible et attentif aux mots-clés, aux commentaires d'une personne qui va plus ou moins bien.Il faut prendre ça au sérieux.» «Un second aspect relié au suicide est celui où des gens se \"vident\" pour aider une personne déprimée.Ils peuvent à leur tour être pris dans un engrenage dangereux.Les aider c'est les référer à des personnes ressources compétentes.Enfin, à cet aspect s'ajoute le suivant: les gens se désintéressent du tissu social alors qu'au contraire il faudrait démontrer aux enfants qui grandissent notre propre engagement social.À travers le mien, par exemple, ma fille voit l'importance, l'émerveillement de la vie avec les difficultés et les joies qu'elle nous apporte, même si parfois on a l'impression qu'elle nous apporte plus de peines que de joies.» J o u a n a i I t i n e r Montréal février 1998 Mon AMi, U chanteur Crîss Lee.est part! 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