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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 1998-04, Collections de BAnQ.

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[" Visitez notre site Web.une foule d'information et de textes inédits! http : //i t in erai re.ed uc.i nfin i t.ne t L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des sans-emploi, des personnes itinérantes, ex-itinérantes ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion future sur le marché du travail.Pour chaque exemplaire vendu à 2 dollars, 1 dollar revient directement au vendeur.Les profits de L'Itinéraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, et le Café sur la rue, destiné aux personnes itinérantes.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs sur la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre chose que le journal, ils le font à titre personnel.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou les comportements des vendeurs, communiquez sans hésiter avec Mme Josette Bouchard au (514) 525»5747.Les personnes Qui dtSiRENT vencIre UlméM&t sont INViTÉES à SE RENfJRE AU CaIé svr Ia rue, AU 1 1 04, RUE ÛNTARio Est.(coin AmNerst) Le d é Fi Lé cIe Ia Fête NatîonaIe '98 À chaque année, Le Défilé de la Fête nationale du 24 juin réunit des milliers de personnes le long du parcours.Pour ce faire, et ce afin d'assurer la sécurité des spectateurs, des centaines de bénévoles-sécurité sont requis.Nous vous invitons donc à participer à la fête en devenant bénévole-sécurité du Défilé.Pour vous inscrire ou obtenir plus d'informations, Merci aux institutions financières suivantes qui ont déjà contribué afin que les frais fixes du Café électronique soient assurés en 1998.Joignez-vous à elles.Caisse populaire urgs de Montréal Caisse populaire prit de Rosemont aisse d'économie ndicats Nationaux Des entreprises impliquées Vidéotron fournit déjà les branchements Internet et la Fondation de la Famille Samuel et Saidye Bronfmann a contribué financièrement pour les rénovations de la salle informatique.Hydro-Québec et AXA Canada Tech vont donner des ordinateurs.L'Itinéraire sollicite les institutions financières, les entreprises ou toutes personnes désireuses de soutenir le projet du Café électronique.Nous avons besoin d'aide, pour cette première année de démarrage du projet, afin de débourser des frais fixes (loyer, électricité, assurances, etc.) de 600 dollars par mois.Le projet doit s'autofinancer l'année suivante.Voulez-vous nous aider?Appelez Serge Lareault au 597-0238 ou envoyez vos dons à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire avec la mention: Café électronique.Journal Itinéraire 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 CANADA Tél.: (514) 597-0238 Fax:(514) 597-1544 E-mail: itineraire@videotron.ca Site internet: http://itineraire.educ.infinit.net Plus de la moitié de cette publication est rédigée par des personnes ayant connu le milieu de l'itinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale».Enfin, les propos tenus dans les pages de L'Itinéraire n'engagent que la responsabilité de leur auteur.La formation professionnelle des travailleurs(euses) au journal L'Itinéraire a été rendue possible grâce, entre autres, aux appuis de la SQDM, la CDEC du Plateau Mont-Royal/ Centre-Sud, la Ville de Montréal, la Régie régionale de la santé Montréal-Centre et l'UQAM.Ù[ Conseil d'administration du o» Groupe communautaire L'Itinéraire: Président: Mario Lanthier.W Vice-président: Jean Lesieur.Secrétaire: Rèjean Mathieu.Trésorier: Guy Lapointe.Conseillères: Claudette Godley.Micheline Letebvre, Gabrielle Girard.Comité de direction: Alain Demers, Serge Lareault, Josette Bouchard, Denise English.Équipe de production du journal Rédacteur en chel: Serge Lareault.Adlolnls i la rédaction: Bryan Dionne, Cylvie Ginqras, Johanne Gingras.Collaborateurs:Gina Mazerolle, Cathy Bazmet.Rebecca Stacey.Illustrateurs: Pol Mail, André-Philippe Côté, Sylvain Caron.Photographe: Philippe Burnet.Révision: Jean-Paul Baril, Cylvie Gingras, Guy Boulanger, Marie-Nicole Cimon.Mots-croisés: Gaston Pipon.Infographie: Jocelyne Sénécal, Serge Lareault.Distribution: Josette Bouchard (coordonnante), Michèle Wilson, Mario Lanthier.imprimeur: Hebdo Litho.Tirage: 15 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sans-emploi dans les rues du centre-ville de Montreal Administration du groupe: Administrateur: Alain Demers.Publicité: Éric Cimon Secrétaire-comptable: Sylvie Boos.Coordination du Calé sur la rue: Denise English.Resp.Calé électronique: Serge Lareault (coord.), Roger Bélanger, Sébastien Langlais (animateurs).L'Itinéraire est membre de la NASNA: L'Association nord-américaine des journaux de rue Son tirage est certitié par Dlittl/butlon aSda /\\ L'Itinéraire est r entièrement recyclable | Photo page couverture: Philippe Burnet Montréal avril 1998 CACrIEZ ce mencHant que nous ne saurions voir JojtANNJE CJNQRAS En mars dernier, Gilles Gauthier publiait dans La Presse un article intitulé «Squeegees, mendiants, dealers et prostituées feront encore partie du paysage montréalais».Le journaliste fait mention d'un rapport produit par des fonctionnaires municipaux concernant la «mendicité, la sollicitation sur la voie publique et l'occupation du domaine public par des clientèles marginalisées».Le titre de l'article, et le ton en général laissent entendre que les diverses personnes qui sollicitent dans la rue sont des indésirables qui n'ont pas encore été éliminées et donc feront «encore partie du paysage.» Il semble que le journaliste n'ait pas cherché à se détacher du discours du conseiller Robert Côté, responsable des relations entre la Ville et les citoyens.Ce dernier s'est fréquemment exprimé de façon négative envers les gens de la rue.Le pourfendeur des squeegees, mendiants et solliciteurs, tous styles confondus, veut nettoyer le centre-ville de ces indésirables qui «irritent» les citoyens.Il considère que les squeegees «donnent à la ville des allures tiers-mondiste» et que la meilleure façon de les éliminer est de cesser de leur donner de l'argent, rapporte La Presse.À l'instar de Jean Drapeau faisant repeindre les devantures des taudis afin de ne point choquer les illustres visiteurs d'Expo 67, Robert Gauthier aimerait bien qu'on épargne au touriste estivant la vision de cette faune urbaine tendant la main, traînant la patte ou son chien.Le rapport, qui n'a pas joui d'une grande diffusion et dont L'Itinéraire a réussi à se procurer une copie, n'apporte rien de neuf afin d'harmoniser les relations entre la Ville et les plus démunis de notre municipalité.Et ce n'est certainement pas un Robert Côté qui va améliorer la situation.encore pas comment aider ses marginalisés.Et de voir que l'on présente un rapport dans lequel on juxtapose sans distinction des squegees, des vendeurs de L'Itinéraire, des mendiants et des prostituées, laisse songeur.Toutes ces personnes vivent des problématiques très différentes et qui demandent des solutions différentes.Et ce n'est cer- Encore une fois, à l'approche de la belle saison, le Maire en personne a jugé bon de rencontrer divers intervenants travaillants sur le terrain, plus ., , , , spécialement auprès des Montréal cherche ^eme^P^Ï& jeunes marginalisés.Ceux- à harmoniser ci ont répondu qu'il ne fallait pas compter sur eux pour faire disparaître les traces de marginalité du centre-ville, occupés qu'ils sont à tout simplement veiller sur la santé mentale et physique de ceux et celles qui sont en situation de précarité.En effet, rien ne sert de transformer un squeegee en cracheur de feu ou un itinérant en stand-up comique durant l'été si c'est pour les dissimuler aux yeux des bien-pensant qui n'y verront que du feu.On pourrait appeler ça le Festival Juste Pourrir tellement cette solution est loufoque.Il semble donc que la Ville ne sache les relations avec les différents solliciteurs sur la rue.sion ou en cessant de donner de l'argent aux mendiants que l'on va régler le problème de la mendicité.On a le centre-ville et l'administration qu'on mérite et rien ne sert de pousser la saleté sous le tapis.Ces gens-là sont partie intégrante de la société qui va comme elle est menée, sans vision.Ils viennent nous rappeler justement qu'on ne peut tout simplement exclure ceux qui nous ramènent à l'essentiel de nos devoirs en tant que citoyens.Car nous n'avons pas que des droits; c'est ce que nous nous acharnons à répéter aux enfants, c'est ce que nous devrions mettre en pratique aussi, ça donnerait peut-être plus de résultats.Journal Itinéraire M o n t r é a avril 1998 CIBL a 18 ANS, TOUT EST p E R M i S ! Cette année, CIBL célèbre ses 18 ans d'existence et, pour l'occasion, tiendra sa Quinzaine pour la quatrième année consécutive, du 20 au 30 avril prochain.Pour souligner l'événement, on organise une foule d'activités, d'émissions spéciales, ainsi que la visite d'invités «souteneurs».De plus, si vous voulez appuyer concrètement la radio libre de Montréal, c'est-à-dire l'aider à continuer son travail dans de bonnes conditions matérielles et techniques, vous en aurez l'occasion dans le cadre du Radiothon qui se tiendra du 1er au 3 mai.Maintenant, pas d'ex- cuses, encouragez en grand nombre la voix qui prône la libre expression à Montréal.Ne manquez pas L'Itinéraire à GIBL Pendant la Quinzaine de CIBL, l'équipe de L'Itinéraire ajoutera son grain de sel dans le cadre de l'émission Carte Blanche , le 29 avril de 18h30 à 20h00, au 101,5 FM, bien sûr.Vous pourrez entendre l'équipe de rédaction, des vendeurs du journal, des vedettes invitées, etc.C'est un rendez-vous à ne pas manquer ! L'informatique^ à la portée des plus démunis! L'Itinéraire offre la possibilité aux gens de la rue d'acquérir de la formation en informatique et de s'initier à Internet.Nous avons plein de projets pour leur ouvrir de nouveaux horizons.mais nous manquons de matériel.L'Itinéraire recueille vos vieux Macintosh Alors avant de les jeter à la poubelle, appelez Serge Lareault au (514) 597-0238 Merci à tous! w w Des gens de la rue ou de milieu modeste se côtoient dans une ambiance agréable.De bons petits repas à 3,25 $ (2,25 $ pour les membres) sont servis par des gens en réinsertion sur le marché de l'emploi.Un cuisinier leur apprend comment travailler et gérer une cuisine.Le Café sur la rue est également le premier café électronique pour personnes démunies.Il n'en coûte que 1 $/heure pour naviguer sur Internet ou utiliser un ordinateur.Des animateurs offrent de la formation gratuite aux gens qui n'ont aucune expérience en informatique.CAM INTERNET, LE PIONNIER DES FOURNISSEURS INTERNET EST FIER D'ENCOURAGER LES EFFORTS D'ITINÉRAIRE POUR LA RÉINTÉGRATION SOCIALE DE CENS TOUCHÉS PAR LA PAUVRETÉ.BRAVO POUR VOTRE EXCELLENT TRAVAI L! http://itineraire.educ.infinit.net Le site web de L'Itinéraire fait partie de la communauté virtuelle InfiniT-Education de Vidéotron, une gracieuseté de ce géant des communications.Lisez chaque mois la suite des articles de votre mensuel préféré (plus d'entrevues, des extraits sonores, etc.), et des textes exclusifs à Internet.Vous trouverez également une foule d'informations sur le groupe L'Itinéraire et ses projets, ainsi qu'une version anglaise de ses informations.Chaque mois, des pages personnelles de nos collaborateurs s'ajoutent au site, alors découvrez qui est derrière L'Itinéraire et communiquez avec eux! Ce mois-ci: Des extraits sonores de Dubmatique et de La Garnie, les groupes hip hop de l'heure au Québec, et la suite de l'entrevue qu'ils ont accordée à Bryan Dionne.Dossier assurances Vous trouverez des liens Internet avec d'autres sites web offrant des informations sur les assurances.Un texte exclusif de Pierre Hamel sur Internet L'allocation universelle: Débattre enfin des vrais enjeux Afin de débattre des vrais enjeux, cet article pose les vrais questions: L'économie sociale peut-elle trouver des alternatives au plein emploi?Le revenu minimum garanti pourrait-il contrebalancer la rareté du travail et la précarisation des emplois restants?L'idée d'allocation universelle fait son chemin depuis 1986 en Europe.Au Québec le débat tourne autour de l'économie sociale qui, selon René Charest du RAPSIM, semble exister dans le seul but de délester l'État de sa mission sociale.La perspective du plein emploi serait-elle une panacée?Haro sur le discours dominant axé sur l'atteinte du déficit zéro! Lltinéraire! Un journal qui éveille sensibilise engage EN SOLIDARITE Les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame Comité Justice et Foi Province Marguerite-Bourgeoys Branchez à T alternative en éducation Journal L'Itinéraire Montréal 9 9' 11 P1A/1QÎTIP UL Vw.1 ¥ I 0I11 v.Récompenses, décorations ou distinctions pour actes de civisme Le gouvernement du Québec rend hommage à des citoyennes et des citoyens qui ont porté assistance à des personnes dont la vie était en danger.Il leur accorde des récompenses, décorations et distinctions en vertu de la Loi visant à favoriser le civisme (L.R.Q., c.C-20).Tout citoyen qui considère qu'une personne a accompli un acte de civisme, dans des circonstances difficiles, et même périlleuses, peut proposer le nom de cette personne au Comité sur le civisme.L'acte de civisme doit avoir été accompli entre le 1« janvier 1997 et le 31 décembre 1997.La proposition d'une candidature doit contenir les renseignements suivants : O Nom, adresse et numéro de téléphone de la personne proposée (si cette dernière est décédée, les coordonnées d'un parent ou d'un ami) © Description de l'acte de civisme avec mention de la date de l'événement © Nom, adresse et numéro de téléphone des témoins O Nom du service de police qui a consigné l'événement, s'il y a lieu © Nom, adresse et numéro de téléphone de la personne qui propose (Unepersonne ne peut se proposer elle-même.) La proposition d'une candidature doit être acheminée au plus tard le 1er mai 1998 à l'adresse suivante : Comité sur le civisme Direction de la participation civique Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration 360, rue McGill, bureau 5.01 Montréal (Québec) H2Y 2E9 Le dépliant d'information « Hommage au civisme » est disponible à la Direction de la participation civique du ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration et aux bureaux de Communication-Québec.Il comporte un formulaire de proposition d'une candidature.Pour de plus amples renseignements, composez le (514) 873-1630 ou le 1 800 465-2445 Gouvernement du Québec Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration Québec Journal L'Itinéraire Montréal avril 1998 1 Lai \u20acï ROIS JEUNES 3 origi lOuÉbÉco DJONNE Dubmatique.Trois Québécois qui prennent la parole et font vibrer de plus en plus les L'industrie jeunes.et les moins jeunes.Leur hip hop est encore nouveau mati OTRE pAy au Québec mais fait cependant le tour du monde et s'impose avec un premier album, «La force de comprendre», vendu à alternatif l'an 100 000 exemplaires! À dernier.l'avant-garde de cette culture, Dubmatique est un précurseur du rap francophone en Amérique.t de lame.«On peut dire tout d'abord qu'il y a quatre disciplines dans le hip hop, explique Dj Choice.Le rap, le break dance, le graffiti et le Dj ou scratch.C'a commencé à New York à la fin des années 70, dans les soirées, quelqu'un prenait le microphone et animait en faisant des rimes pen- tarde à reconnaître leur style.Il n'y a pas de catégorie hip hop au Gala de L'ADISQ, et le groupe était classé comme dant qu'un Dj passait des disques instrumentaux.Le break dance, c'était une façon pour les Créé en 1992, Dubmatique est constitué de Disoul, OTMC et Dj Choice.Leur parcours est triangulaire, un Paris-Dakar dont le périple s'est poursuivi jusqu'à Montréal, un mélange de culture, mais une seule philosophie, celle du mouvement hip hop.Disoul a grandi à Dakar, son père est camerounais et sa mère québécoise.OTMC est d'origine africaine mais il a fait ses premiers pas à Paris.Dj Choice est né à Montréal et ses racines sont algériennes et américaines.Le groupe produit un rap percutant, un son intense et des textes aussi poétiques qu'efficaces.D'autres groupes ont fait des tentatives, mais c'est Dubmatique qui a vraiment popularisé le mouvement au Québec.gangs de régler des disputes.Il y avait beaucoup de positif dans ce mouvement-là, d'expressions différentes.Il y en a qui se sentaient mieux en s'exprimant avec l'art, comme les graffiti sur les murs, d'autres par la voix ou la danse.C'est vraiment un mouvement qui s'est créé de façon très artistique.» radios ne voulaient pas jouer de rap.Les gens de Musique Plus ont été les premiers à nous «backer», à nous avoir poussé.» «Nous sommes très content de voir que les jeunes s'identifient à ce que l'on fait, poursuit Dj Choice.Ce mouvement [le hip hop] est universel, mais on a eu la chance à Montréal de sortir notre album dans le bon «timming», où justement les jeunes ont besoin d'un mouvement auquel s'identifier, avec une nouvelle musique, une nouvelle culture.» Les gars de Dubmatique sont conscients que ce succès leur confère un statut spécial.«Beaucoup de jeunes nous prennent comme exemple, on sent une responsabilité à ce niveau-là», indique Disoul.Choice poursuit: «On préfère donner un bon exemple aux jeunes, si on peut.On réalise qu'on est en position de peut-être faire une différence au niveau social avec notre musique, mais on se sent à l'aise avec ça.» Du rêve à la réalité Le premier album Dubmatique, «La force de comprendre», est certifié platine depuis le début de l'année.Plus de 100 000 exemplaires ont été vendus.Comme l'explique Dj Choice, le groupe ne s'attendait vraiment pas à un tel accueil du public québécois: «Au début, c'était dur parce que les Des valeurs très familiales Leur premier album démontre bien l'importance que représentent des «C'est valeurs telles que l'amitié, le très intéressant de respect et l'authenticité.faire une entrevue pour L'Itinéraire qui est un journal distribué dans la rue, le mouvement Hip Hop lui aussi est né dans la rue.» «J'pense que ce sont les valeurs les plus importantes.Tous les trois, nous sommes issus du même genre de famille, avec les mêmes valeurs familliales.On respecte beaucoup la famille», précise Choice.Journal Itinéraire Montréal avril 1998 Dire les choses Le deuil, la jalousie, le meurtre ou encore le racisme font partie des préoccupations du trio, et comme l'explique OT, les gars profitent de leur situation pour dénoncer les injustices.«Le rap est vraiment pour nous un moyen d'expression, on a droit à la parole et je pense qu'on peut s'en servir pour refléter le monde dans lequel on vit.Il y a les bons et les mauvais côtés aussi.» Four Disoul, les divers problèmes qu'entraîne la vie moderne sont universels.«C'est quand même assez général dans la mesure où un peu partout, en Afrique, en Europe ou en Amérique, c'est toujours la même chose.U y a des écarts, les riches deviennent plus riches et les pauvres eux vivent dans des conditions qu'on ne souhaite à personne.Nous, on a eu la chance de vivre dans des familles moyennes, on a manqué de rien, on est quand même sensible à ceux qui sont dans le besoin.» «On a eu la chance de voyager et on a pu voir qu'à Paris, à Dakar ou à Montréal, il y a toujours les mêmes problèmes.», poursuit OTMC.Malgré tout, les gars du DUB se sentent relativement impuissants devant tout ça.Alors, ils ont décidé de s'impliquer.«On n'a pas réponse à toutes les questions qu'on pose, mais on les pose quand même.Nous sommes maintenant porte-parole de la Journée internationale contre la discrimination raciale.Les gens du patrimoine canadien ont lu nos textes, et ont conclu que le groupe représente le multiculturalisme.C'est bien d'avoir la chance de pousser nos fans à contribuer eux-aussi.», raconte Dj Choice r t Ce n'est qu'un début L'album est maintenant disponible en France et ce mois-ci, ils sont à Paris pour au moins deux semaines.Ensuite, ils reprendront leur tournée en province.L'équivalent de Musique Plus là-bas, diffuse les clips du trio un peu partout en Europe, et la radio offre au public français les premiers simples de la formation québécoise.Malgré un agenda déjà bien rempli, un nouvel album devrait paraître, toujours sur étiquette TOX d'ici la fin de l'année.«Nous ne sommes pas les premiers ni les meilleurs, mais on a fait notre part pour faire découvrir au grand public une culture qui était underground à la base», constate Disoul.«Il y a des gens qui nous disent de continuer parce qu'on leur a donné la force de comprendre.» De nouveaux groupes côtoient maintenant Dubmatique.LMDS ou encore La Garnie connaissent un certain succès commercial depuis quelques temps.«D'une certaine façon, c'est ce qui fait la différence entre une mode et un mouvement.U y a plusieurs artisans, nous ne sommes plus les seuls.Je pense «L'album, on a voulu le faire comme un voyage, emmener les gens avec nous dans notre univers.» que les producteurs voient le hip hop comme de la musique à part entière.C'est bon pour les autres groupes qui vont signer, puis il va y avoir différentes tendances, comme pour le rap américain.C'est ce qui va faire que le mouvement va durer longtemps», conclut Disoul.Écoutez des extraits sonores de leur disque; Usez les paroles percutantes de leurs textes et la suite de l'entrevue sur Le jazz et Dubmatique; leurs impressions sur le rap américain; leur amour pour Montréal; leur opinion sur les médias.http://itineraire.educ.infinit.net é a 1 a v r i 9 9 8 Des jeunes aux Froimtïères du réeI Bryan Djonne La Garnie, groupe de rap issu du quartier Hochelaga-Maisonneuve, existe depuis 1991.Cette formation propose un son empreint de fantaisie, de mystère et d'atmosphère.Jeunes et candides, Natty Soyha, Pittsburry So et Rakoom nous emmènent dans un univers où se mêlent rêve et réalité.Les trois rappers proposent un rap éclectique, puisant dans les influences musicales les plus éloignées du hip hop: opéra, chant grégorien, musique celtique.Des collaborateurs de renom, dont les gars de Dubmatique, ont prêté leur voix et leur talent à la réalisation de leur premier album.Il semble évident que La Garnie sera la prochaine sensation du milieu hip hop au Québec.La Garnie.Un tel nom pourrait laisser croire en un rap raccoleur, provocateur ou tordu.Il n'en est rien.Vous serez transportés dans un univers où le mystère, le fantastique, les rêves qui deviennent réa-lité.côtoient une atmosphère musicale tout aussi imagée, «Au tout début, on avait beaucoup de textes du même genre que Dubmatique, c'est-à-dire avec beaucoup de messages.On a réalisé qu'on ne voulait pas devenir un clone ou un sous-produit de Dubmatique.De toutes façons, on se s'rait tiré dans le pied en faisant ça.Donc nous sommes partis avec quelque chose de bien «party».Nous on tripe, on aime avoir du fun, alors on s'est dit qu'on allait apprêter le hip hop d'une tout autre manière.Nous sommes partis d'un concept: le texte d'«Il était une fois dans l'est», qui relate le meurtre d'un de nos amis.On s'est dit qu'on allait faire ça à la Agatha Christie.On cherche le coupable.Mais il y a plein de subtilités, et il faut l'écouter souvent, ça prend de l'esprit d'analyse.Comparativement à Dubmatique, nos textes sont saupoudrés de fiction et d'humour», explique Pitsburry So.Par contre Rakoom et Natty sont convaincus que le côté obscur de leurs textes permet de dénoncer les injustices et les illogismes.«Ça dépend de la réalité de chacun; nous, on fait référence au quartier.«Il y a des messages dans l'album, on les comprend peut-être pas tout de suite, ça te force à écouter l'album.Moi en tant que consommatrice, c'est ce que j'aime.Quand c'est trop facile tu perds de l'intérêt», poursuit Natty.Des débuts difficiles Huit ans de concours, de festivals et de collaborations à différents albums (Natty avec Jean Leloup, Bran Van 3000), n'ont pas tari l'enthousiasme des trois marginaux , puisqu'ils ont réussi malgré tout.«On faisait des concours à droite et à gauche.On sait que le hip hop est une cul- ture noire.Aussi, quand on arrivait, les trois blancs, pour faire un concours, tout le monde se disait: Ah! Les p'tits blancs qui veulent s'essayer.Quand les gens voient qu'il y a du travail en arrière, ils te respectent, mais il faut que tu fasses tes preuves», indique Natty Soyha.Pitsburry So elle, mise sur la simplicité: «Il faut que tu demeures toi-même.Nous sommes dans la culture noire, mais nous savons que nous sommes blancs, et c'est ce qu'ils trouvent cool de nous-autres.C'est la réalité dans laquelle on vit.» Rakoom ajoute: «En Europe, on voit vraiment que la musique n'a pas de couleur.Ici, c'est nouveau, on va éduquer les gens, puis ça va bien passer.» Des filles dans un milieu de gars Comme pour la plupart des courants musicaux, les instigateurs du mouvement hip hop au Québec sont des hommes.Une réalité avec laquelle les filles de La Garnie doivent composer.«Même en France il n'y a pas beaucoup de filles.Au début, quand on dansait, c'était très intéressant, on aidait les gars à faire passer les messages.,», explique ironiquement Pitsburry So.«Quand Pits et moi avons commencé à râper et à écrire, le milieu pensait que ce serait moins fort que les gars.C'est comme quand une fille veut entrer dans un corps policier, les gars vont la tester, mais une fois que les preuves sont faites, ils te respectent», confie Natty.«Ça peut être un avantage.Automatiquement la curiosité fait qu'on attire l'attention», précise Pitsburry so.Journal l'Itinéraire Montréal avril 1998 Musique éclectique Le premier album de la Garnie est un véritable métissage musical.On y découvre une facette inexplorée du rap au quillement consolider le mouvement», indique Pitsburry.Pour Rakoom, la notion de collaboration est un des fondements du milieu hip hop.«C'est bon d'avoir son propre son, mais on voulait se servir de plein de choses pour que ça ne Quebec.Des «grooves» plus traditionnels, des »¦ r n 1 «NOUS devienne pas monotone.L'album réserve beau- .i coup de surprises et d'innatendus.» sommes tous les rythmes et des choeurs aussi originaux et intemporels que l'opéra ou encore rhythm'n blues.«On avait le goût de faire quelque chose de spécial et le réalisateur connaissait des gens de divers milieux.», explique Pitsburry.Par contre Rakoom avoue que ces styles musicaux ne font pas partie de leurs références musicales.«Au départ on avait le goût de se servir de l'opéra, on écoute pas nécessairement ce genre de musique, mais on sait très bien que c'est de la musique à émotion.Si t'écoutes de l'opéra, tu tombes dans un autre monde, c'était le concept qu'on voulait explorer.» trois différents, on a fait des études différentes, on forme une dynamique très spéciale.» L'importance de la collaboration Une forte solidarité existe entre les artisans du hip hop au Québec.Les gars de Dubmatique ont collaboré à l'élaboration de l'album.«C'est important parce que nous, on voulait tran- Vivre au jour le jour Au moment de l'entrevue, 7000 albums s'étaient déjà vendus, et leur premier extrait «Simple cité», jouit d'une forte diffusion à la radio et à Musique Plus.Cependant les membres de La Garnie hésitent à faire des projets à long terme.«C'est de vivre le premier album intensément et de voir où ça va nous mener.On prend ça au jour le jour en se donnant à fond dans nos entrevues, la promotion, les spectacles.On veut faire parler de nous le plus possible», conclut Rakoom.Pour entendre un extrait de l'album éponyme de La Garnie, visitez notre site web au:http:/1 litineraire.educ.infinit.net Dossier Des assurances pour tous! Ouaîs.RécJacuur en chef Ah les assurances! Il y a longtemps que je voulais qu'on fasse un numéro là-dessus à Lltinéraire.Parce que, bien entendu, les itinérants sont les moins assurés, mais aussi parce que Vexclusion, la chute sociale, découle parfois du fait que Von était pas bien assuré, ou que Von ne pouvait prendre une protection parce que le système écarte les pauvres de la sécurité dont ils seraient pourtant les premiers à avoir besoin.Assurance pauvreté Dans le quartier Centre-Sud, où nous avons nos bureaux, des commerçants ne dorment pas la nuit parce que tout ce qu'ils possèdent, leur commerce, leur gagne-pain, n'est pas assuré.Les compagnies d'assurances ne veulent pas couvrir un quartier qu'elles considèrent à risque.Elles sont bien préparées pour vous démontrer que votre maison ou votre entreprise est dans une rue ou un édifice «potentiellement à risque» et que vous avez plus de chance qu'un autre de brûler.En fait, les compagnies d'assurances, qui assurent le potentiel de risque, se couvrent surtout elles-mêmes.Elle ne sont pas intéressées à offrir un service à des gens peu en moyens, habitant l'un des quartiers les plus pauvres de Montréal.Elle ne sont pas assurées qu'ils vont payer! Et l'excuse est vétusté des maisons, installations, etc.Pour plupart des habitants et des propriétaires de ce quartier, soit que toutes les portes se ferment devant eux, ou bien les assureurs vont leur demander un prix tellement exorbitant qu'ils devront y laisser leur chemise.Pendant ce temps, des familles entières, des petits commerçants qui gagnent tout juste de quoi boucler leur fin de mois, risquent de tout perdre en une seule nuit.Bien des gens qui se sont retrouvés à la rue ont suivi cet itinéraire peu reluisant: petit revenu; maison trop vieille pour être bien assurée ou loyer trop élevé pour Journal Itinéraire Montréal avril 199 payer en plus des primes d'assurances; un incendie ou un cambriolage; le désespoir et la rue.Les profiteurs Yves Michaud, gagne bien assurés ont soumis une d'autres batailles afin Vous plainte ou un prob- que leurs actions lirez dans nos pages lème.Bien que ces deviennent plus l'étrange mariage des On a souvent répété dans L'Itinéraire que les services bancaires sont essentiels dans notre société et qu'ils devraient être accessibles à tous.Pourtant les banques, qui font des milliards de profits, continuent à faire toutes sortes de misères aux démunis.Et bien, les assurances, dont l'industrie fait autant de profits que les banques, devraient également être un service essentiel et abordable pour les plus pauvres.Aussi, on ne s'étonnera pas de constater que les banquiers et les assureurs couchent dans le même lit.De plus en plus, les banques cherchent à acquérir les compagnies d'assurance, un marché très lucratif.En 1996, au Canada, 363 assureurs combinant assurances de personnes et de dommages, ont recueilli plus de 10 milliards de dollars en primes.Il y a de quoi frissonner quand on voit des Pierre Béland demander au gouvernement du Québec le droit de vendre des assurances dans les institutions financières.À force de centraliser des services importants entre leurs mains, on va se retrouver pieds et poings liés.Ils ne nous reste qu'à prier pour que le Robin des banques, transparentes et que les citoyens réussissent à acquérir un peu plus de pouvoir auprès de ces institutions qui «nous gouvernent» en toute impunité et surtout avec beaucoup d'insolence.Vous lirez dans nos pages l'étrange mariage des banques et des assurances, à travers le phénomène des cartes de crédit, ou comment une assurance-vie peut devenir monnayable afin d'avoir un prêt: quand on est assuré de finir sur la paille! Des insatisfaits Si les assureurs ont réponse à tout quand vous essayez de leur faire entendre raison (ils payent des millions en relations publiques), il n'en demeure pas moins que le public est de plus en plus insatisfait.Les sujets ne manquaient pas pour ce numéro, à commencer par les assurances automobile où vous payez des primes dont la protection est toute relative.Selon l'Association des consommateurs du Québec, en 1996, 22% des Canadiens banques et des assurances, à travers le phénomène des cartes de crédit, ou comment une assurance-vie peut devenir monnayable afin d'avoir un prêt: quand on est assuré de finir sur la paille! chiffres soient inférieurs au Québec (10%), ils sont quand même significatifs quant à l'insatisfaction des consommateurs' (la pointe de l'iceberg) puisqu'il semble que seul un faible pourcentage de gens portent plainte.La moitié seulement de ces plaignants estiment avoir été correctement informés par leur assureur sur les démarches à suivre, ce qui veux dire qu'une personne sur deux raccroche son téléphone en se demandant ce que son courtier ou son assureur voulait dire exactement.Au Québec, 37% des consommateurs (46% au Canada) manifestent une certaine insatisfaction à l'égard du traitement de leur plainte.Les assureurs sont riches, leur langue capitaliste est composée de chiffres et de statistiques.À ceux qui voudront abattre ce mur, bien plus épais que ne l'était celui de Berlin: Bon courage! LES SALONS DE BILLARD m m 8111 La tradition du billard 5 3798 Ontario Est Montréal, Québec H1W 1S4 (514) 524-2238 Denis Roy Claude Roy 985 Notre-Dame Lachine, Québec H8S 2C1 (514) 637-5341 Pour location: 849-9024 la Fédération des O.s.b.l.d'Habitation de Montrfai J 0 \" 1 \" a 1 L'Itinéraire Montréal avril 19 Les assurances au Centre^SucI: iNAboRdAbl.Es IsadeUe RivEST ColbxboRATioN spéciAle «Je n'ai pas fermé l'oeil pendant trois ans.» Comme de nombreux résidants et commerçants du Centre-Sud, Georges Fortin, propriétaire d'un dépanneur rue Amherst, n'en peut plus.Dans son quartier, les assurances sont si chères qu'il est parfois obligé de s'en passer.Quand survient une catastrophe, comme un cambriolage ou un incendie, il risque de perdre jusqu'à sa dernière chemise.Pendant plusieurs années, aucune compagnie n'était prête à assurer son petit duplex, évalué à 82 000 dollars sur le marché immobilier, à un prix abordable.«La meilleure offre que l'on me faisait était de 2 200 $ par an! Heureusement, j'ai fini par trouver une firme américaine prête à prendre le risque.» Il est loin d'être le seul.Si vous habitez au Centre-Sud et avez l'impression que vos assurances vous coûtent les yeux de la tête, vous avez probablement raison.Il s'agit, trop souvent, de la triste réalité, admet-on au Bureau d'assurance du Canada (BAC), une association qui représente les compagnies d'assurance de dommages.Ces entreprises font-elles de la discrimination à l'encontre de leurs clients des quartiers pauvres de Montréal?La question est plus complexe, si on en croit Anne Morin, directrice des com- munications au BAC, qui explique les critères utilisés par les compagnies d'assurance pour fixer leurs prix.«A Montréal, toute la partie sud qui longe le fleuve est la plus ancienne de la ville.La plupart des habitations, très entassées les unes sur les autres, n'ont pas eu de travaux de rénovations majeures depuis longtemps.Quand l'une d'elles prend en feu, tout le pâté de maisons y passe», selon elle.C'est pourquoi le coût des assurances peut être plus élevé dans certains quartiers.«Il faut magasiner son courtier, conseille Anne Morin.Il existe plus de cent firmes à Montréal et leurs prix peuvent varier énormément.Malheureusement, si on pense toujours à vérifier le coût des taxes avant l'achat d'une maison, on oublie de s'informer sur celui des assurances», fait-elle remarquer.C'est un cercle vicieux, croit Nathalie St-Pierre, directrice de la Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec (FNACQ).«Un appartement désuet est parfois moins coûteux.Mais s'il est mal isolé, les frais d'électricité sont plus élevés.Quand les assurances sont, en plus, inabordables, on peut rester ainsi confiné à un logement en mauvais état.Parfois, il n'en reviendrait pas plus cher de prendre un appartement en meilleure condition.» Mince consolation pour les propriétaires et locataires établis au Centre-Sud depuis longtemps et qui, comme Georges Fortin, se sentent pris en otage par de gros intérêts financiers.«Nous sommes à la merci des assureurs», déplore-t-il.Les compagnies d'assurances maîtrisent l'art de se garder en bonne santé financière.Mais il faudra beaucoup de temps avant que les retombées de leur lucratif marché profitent à la majorité des résidants du Centre-Sud.Journal Itinéraire Montréal avril 1998 Assurances à Ia carte ou sécurité à crécHt?JojjANNi CJNQRAS De nombreux détenteurs de cartes de crédit ne savent même pas qu 'ils ont par le fait même contracté diverses assurances et qu 'ils paient des frais parfois élevés pour des services dont ils n'ont pas besoin.L'Association de consommation en économie familiale (ACEF) distribue depuis octobre dernier une étude -sur ce phénomène qui touche des milliers de consommateurs.Quand on est assuré de se faire berner.Les Canadiens possèdent en moyenne 2,6 cartes de crédit chacun.Selon l'étude réalisée par Option consommation, 8,8% des détenteurs de cartes de crédit ne savent pas que le formulaire qu'ils ont signé pour obtenir une carte de crédit dissimulait une demande d'assurances.En effet, les caractères typographiques en «pattes de mouche», qu'on ne prend pas toujours le temps de lire, abondent au bas de ces contrats.Il faut savoir que c'est enfreindre l'esprit de l'article 2416 du Code civil qui stipule que l'assureur doit indiquer clairement, «en caractères apparents», les modalités du contrat.De plus, il y a aussi les consommateurs qui savent qu'ils ont des assurances, mais qui ne connaissent pas le nom de leur assureur, ne savent pas ce qui est couvert par leur assurance ou encore, n'ont reçu aucune attestation écrite les informant de la teneur et surtout des nombreuses exclusions inhérentes à ce genre d'assurances.On estime à 27,5% le pourcentage de détenteurs de cartes de crédit qui seraient dans le brouillard total ou presque.Rassurantes ces assurances! Un marché lucratif.Dans les faits, un consommateur sur cinq détient des assurances accessoires à sa carte de crédit.Ces assurances servent notamment à rembourser une partie du solde dû sur le compte en cas de décès, d'invalidité ou de perte d'emploi.Ces régimes offrent aussi des assurances relatives à des biens ou à des services achetés grâce à une carte de crédit.Malheureusement pour les consommateurs, ces assurances, en plus d'être parfois inutiles, sont beaucoup plus profitables pour les assureurs et les émetteurs de cartes que pour les assurés.Dans le cas qui nous occupe, certains assureurs versent plus d'argent en commissions aux émetteurs de cartes (Visa, MasterCard, American Express ou grands magasins et pétrolières) qu'en prestations aux assurés.C'est donc un créneau très rentable pour les assureurs qui font la mise en marché, ainsi que pour les émetteurs de cartes, qui y trouvent largement leur profit.Des produits sans intérêt?Ces assurances, au bout du compte, Photo: Eric Cimon coûtent cher aux consommateurs puisqu'on prélève des primes représentant parfois jusqu'à 5% du solde quotidien du compte.Donc, plus on utilise sa carte et qu'on maintient un solde élevé, plus l'assurance risque de nous coûter cher.L'étude d'Option consommateurs évalue à environ 216 M$ le montant versé en primes chaque année pour les cartes de crédit.Et comme si ce n'était pas encore assez, les assureurs se réservent le droit de modifier ce tarif à leur gré et les prestations payables sont fréquemment limitées en terme de versements et de durée.D'autre part, ces assurances comporteraient plus d'exclusions que d'avantages: les indemnités prévues en cas de perte d'emploi ne s'appliquent pas aux salariés à temps partiel (17% des tra- S'assurer pour tout, tout, tout vailleurs) ni aux travailleurs autonomes (19%), qui représentaient de 1993 à 1995 plus du tiers de la population active au Canada.De plus, on constatait au moment de l'étude que dans le cas de MasterCard, émise par la Banque nationale du Canada, le montant de la prestation d'assurance payable en cas de décès n'est pas indiqué dans le certificat.Découragés par les méandres bureaucratiques et ne sachant pas ou mal dans quelle mesure ils sont assurés, les consommateurs sont peu portés à effectuer des réclamations et, lorsqu'ils le font, ils ont souvent droit à un service de piètre qualité.En fait, de nombreux consommateurs sont assurés sans trop le savoir et paient des primes pour des services qu'ils ne désirent pas.Autre fait inquiétant, l'étude expose les difficultés qu'ont éprouvées certains «assurés» à faire annuler leur contrat ou encore, à faire cesser le prélèvement de la prime bien que la couverture ait été interrompue.Prudence Les flous juridiques, l'imprécision des termes et les incongruités abondent dans ce type d'assurance.Il faut vraiment scruter à la loupe et tout lire avant de signer un formulaire d'adhésion à une carte de crédit.Un formulaire pourrait bien en cacher un autre.Dans l'état actuel des choses, ces assurances sont pratiquement inutiles, coûteuses et peu recommandables.Malgré tout, les deux paliers de gouvernement continuent à autoriser la vente d'assurances par des compagnies qui ne semblent pas préoccupées à fournir une information adéquate aux consommateurs.L'étude d'Option consommateurs est disponible à l'ACEF Centre é'étTwÊ^ ^ous trouverez des ^vfl^|Mi Mens avec des sites \"JbKjh/ d'information sur ^§§SMP^ les assurances.http://itineraire.educ.infinit.net JoliANNE CJNqRAS La première auto En 1901, il n'existait pas d'assurance automobile.La célèbre compagnie anglaise Lloyd's l'a couverte par une police d'assurance maritime.L'assureur a tout bonnement précisé au contrat qu'il s'agissait d'un bâtiment naviguant sur la terre ferme.Espace payant La Lloyd's, qui a développé le marché de l'assurance hors des frontières terrestres depuis le milieu des années 60, a assuré deux satellites pour 180 millions de dollars américains.La mise en orbite ayant échoué, la compagnie a payé la somme prévue aux assurés, mais devint propriétaire des deux satellites tel que stipulé dans le contrat.La Lloyd's n'eut plus qu'à faire payer le sauvetage à la NASA et revendit les encombrants objets avec profits.Un grain de folie?Un grain de riz sur lequel sont gravés les portraits de la reine d'Angleterre et du duc d'Edimbourg a été assuré pour 20 000 $.Gourmet farfelu Plusieurs personnes gagnent leur vie grâce à leurs sens et assurent ceux-ci.Un gourmet et critique célèbre a assuré ses papilles gustatives pour 550 000 $ et un distillateur de whisky a assuré son nez.Touche-t-il des indemnités lorsqu'il a le rhume?S.O.S.baleines Un épaulard capturé et remorqué jusqu'à Seattle a été assuré contre les tentatives de sauvetage qu'auraient pu tenter ses congénères, parce que certains mamifères marins ont coutume de se secourir lorsque l'un deux est capturé.Suite à la page 31 i n é r a i r e - Montréal - avril 1998 Journal L ' I t Recevoir un Uvre et une rose __Bryan Djonne Le jeudi 23 avril 1998, partout dans les grands centres et en région, les clients seront accueillis par leur libraire avec des roses, offertes gratuitement à l'achat d'un livre.C'est en 1995 que l'UNESCO a décrété le 23 avril Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.Cette initiative est inspirée d'une tradition catalane, alors que la population est invitée à célébrer cette journée en offrant livres et roses à ses proches et amis.Depuis, la Journée mondiale du livre est célébrée un peu partout dans le monde, et le Québec ne fait pas exception.23 avril 1998 JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE O.f f % {E t BU L1VM f T V %f, * M E A l'échelle planétaire, 6,5 milliards de livres sont publiés chaque année, soit un livre par habitant.Cette année, les célébrations prennent de l'ampleur: l'Association nationale des éditeurs de livres a fait en sorte de réunir de nombreuses associations, venues s'ajouter à l'équipe de l'année dernière.C'est tout le milieu du livre qui participe à l'événement: une situation souhaitée depuis longtemps par les artisans du livre.Parmi les partenaires de la fête, on compte l'Association des libraires du Québec, la Bibliothèque nationale du Québec, l'Union des écrivaines et écrivains québécois, Communication-Jeunesse, l'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation ainsi que l'Association de la fleuristerie québécoise.Cette année Le porte-parole est Daniel Lemire.Courez la chance de gagner un chandail du Canadien signé par Vincent Damphousse! La Canadien de Montréal appuie L'Itinéraire en offrant quatre prix pour les fans du club de hockey.Envoyez ce coupon à l'adresse mentionnée pour participer au tirage au sort qui aura ileu le 15 juin prochain.Date limite pour recevoir vos coupons (l'original du Journal ou une photocopie \u2022 un coupon par envoi): 14 juin à 16 heures.Les gagnants seront prévenus par la poste et annoncés dans L'Itinéraire.Envoyez dès maintenant vos coupons pour participer et gagner soit un chandail signé par Vincent Damphousse, un bâton de hockey autographlé par les Joueurs, une casquette et un t-shlrt ou ia série de magazines Les Canadiens.CONCOURS LE HOCKEY DANS LA RUE Nom:\t_Prénom:\t AdresM: ._ % .i.\t\t \t\t Téléphone: _ Envoyez i L'Itinéraire au 1807, pub Amherst, Mil (Que) Ml 817 Répondez A la question suivants: queue entreprise ou commerce aimerlez-vous voir annoncer dans L'itinéraire?i._:_2.__ JE A.Journal L'Itin o n t r é a 1 v r i 1 1 L' Conférence des journaux de rue nord-américains IN ERA IRE ACCtltillCRA pRÉS ITUNE CENTAINE Cil ûmm\\S Le Journal L'Itinéraire sera l'hôte de la conférence Nord-Américaine des journaux de rue qui se tiendra à Montréal, du 7 au 9 août prochains.Une centaine de délégués représentant un soixantaine de journaux de rue du Québec, du Canada, des États-Unis et même d'Europe, se réuniront pour mettre en commun leur expertise en terme de lutte contre la pauvreté.Nous sommes donc à la recherche de partenaires afin d'assurer le succès de cette conférence.Nous avons besoin d'argent, bien sûr, mais aussi de nourriture pour les délégués, de transport pour conduire les délégués de l'aéroport au lieu de la conférence, ainsi que de billets d'avion pour les participants qui viennent de l'Ouest canadien.Dans les prochaines éditions de L'Itinéraire, vous trouverez tous les détails de la conférence.Ce sera une occasion unique, pour nous comme pour les lecteurs, de connaître les réalités sociales du continent nord-américain.Si vous croyez pouvoir nous aider, n'hésitez pas à communiquer avec Alain Demers ou Éric Cimon au (514) 597-0238.Abo vous ne pouvez acheter Itinéraire sur la Téléphone: Envoyez un chèque ou 1907, rue Amherst Un abonnement d'un an (12 numéros) frais de poste compris mente supplémentaires bre d'abonnement(s) À compter du mol» de nature _- © du Journal L'Itinéraire bec) H2L3L7 4 Journal L'Itinéraire Montréal avril 1998 Les assurances-vie Oui veut La p CatJjv Bazjnet ColUbormioN spécmk La mort, on essaie d'y songer le moins souvent possible.Pourtant, selon un sondage mené par Léger & Léger, 93% des Québécois affirment posséder une assurance-vie individuelle.De plus, le volume d'assurance sur la vie en vigueur au Québec a atteint 413,3 milliards de dollars en 1996.La protection se situait en moyenne à 55 900$ en vertu de contrats d'assurance individuelle et à 24 500$ en vertu de contrats d'assurance collective.Mais il semble que toutes ses personnes qui souscrivent à de l'assurance-vie le font parfois de façon judicieuse, mais fréquemment à l'aveuglette.Autrement dit, il est bien facile de se faire avoir dans le détour.Voici quelques détails à surveiller.L'assurance vie collective Même si on se croit tous capables de vivre jusqu'à 80 ans et qu'on ne se préoccupe pas vraiment de son portefeuille d'assurance-vie, il ne faudrait surtout pas se contenter de l'assurance-vie collective puisque c'est prendre pour acquis qu'on restera en poste jusqu'à la fin de ses jours! En effet, habituellement, l'assurance collective accorde seulement une protection égale à une fois le salaire, ce qui laisse alors très peu de capital ou de revenus d'intérêts aux héritiers.Lorsqu'on change d'emploi, on risque également de ne plus être assurable si on est en moins bonne santé.On risque aussi de payer très cher une conversion en assurance personnelle parce qu'on aura pris de l'âge.Une affaire de vie ou de mort?Le principe de l'assurance-vie est d'aider financièrement les bénéficiaires à faire face aux dépenses encourrues à la suite d'un décès.Mais qu'arrive-t-il quand vous n'avez pas d'héritiers, que vous êtes mourant et que vous n'avez plus d'argent pour subvenir à vos besoins?Quelques compagnies ont décidé \"d'investir\" dans la mort.Un nouveau type de produit financier est offert par ce que l'on désigne sous le nom d'escompteurs d'assurance.« Ce sont des compagnies privées qui rachètent les polices d'assurance-vie, pour 45 à 80% de la valeur totale.Elles continuent à faire les versements à la compagnie d'assurance-vie de l'assuré, et à sa mort, elles empochent la différence», explique Marie-Kim Brisson, directrice des communications à l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes.Ce type d'entreprise a pris naissance aux États-Unis au début des années 90.Elles sont très populaires chez nos voisins du Sud qui n'ont pas la gratuité des services de santé que l'on retrouve ici.Au Canada, ce phénomène demeure plutôt marginal: seulement quatre provinces tolèrent ce type d'activités: le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et la Saskatchewan.Au Québec, il y aprésen- Pour avoir de plus amples informations sur les divers produits d'assurance disponibles sur le marché vous pouvez communiquer avec le Service de renseignements au consommateurs d'assurance de personne au 1-800-361-8070 tement deux escompteurs de polices d'assurances : Source de vie associés et ABC services, une entreprise originaire des États-Unis qui a un bureau à Montréal.Il semble que très peu de clients fassent affaire avec ces compagnies, la plupart sont des gens atteints du sida.Certaines compagnies d'assurances offrent aussi ce type de service.«C'est un service humanitaire que rendent les compagnies d'assurance en permettant d'avoir de l'argent pour s'offrir une meilleure qualité de vie.Les assureurs Bonjour.Monsieur ,è7*s-vocs ASSURÉ CONTRE.LES, MûfmjnB.^ QE \\K7TViE.CHΣn7 _ -y SJ/.ncn.Mais, mom CHfBN n'a J?»Mfl/\"S Mordu Personne 1 Il y /i PBÔT-BTR& DES.CAS, CE FGlfe V>/QnSS# f^AMiLLE psychose,,, donnent une avance sur la police, mais ils ne vont toutefois pas jusqu'à 80% du capital.Le maximum tourne autour de 65%, mais une fois que la personne est décédée, l'argent qui reste va à des bénéficiaires contrairement aux compagnies privées», souligne Mme Brisson.Toutefois, même si la pratique est légale, elle pose des problèmes d'éthique.Mais comme elle n'est pas largement répandue, du moins au Québec, aucune réglementation n'est prévue et le danger que l'on exploite l'agonie des grands malades ou des sidéens demeure.«Il s'agit d'une question de choix.Ce n'est pas si mal perçu par la société parce que ces gens ont réellement besoin de cet argent.Mais si un jour la pratique se répand et qu'il y a de l'abus, il y aura certainement une réflexion sur l'éthique des escompteurs de polices d'assurance-vie», estime Mme Brisson.La revue Protégez-vous de mars dernier donnait l'exemple d'un homme voulant se départir de sa police de 100 000$.Trois possibilités s'offrent à lui: 1- En contractant un prêt de 50 000$ auprès de la compagnie d'assurance, l'assuré profite de cette somme sans payer d'impôts et, à sa mort, le bénéficiaire de la police (la conjointe par exemple) reçoit tout de même plus de 42 000$.2- En contractant une marge de crédit de 60 000$ grâce à son assurance, la conjointe devra rembourser près de 80 000 $ à même la police de 100 000$.Il ne lui restera que 20 000$.3- En vendant sa police à un escompteur (il peut en tirer jusqu'à 65 000$), il devra payer de l'impôt sur le montant récolté et, à sa mort, sa conjointe ne recevra rien.Vous savez quoi faire maintenant?| Baptiste le clochard | d'André-Philippe Côté paru aux éditions Soulières AU AU [CbsTcjs cDucw -dît! Il Mfiirs viorne cMïen Peur ARESS.lPJ TL n a- Plus.I TRès.JEUN0.ces, v/ew chtietJS, T>EviE:N)N£hjTParf&is yiEcHArJTB, TnqonTrôia-bles., Tmpre'vTst&LE^l Journal L'Itinéraire Montréal La clause suicide En cas de mort par suicide, les contrats d'assurance sont clairs.Si le décès survient dans les deux premières années après la signature, seuls les montants versés seront remboursés.Pour Richard Fournier, responsable des communications pour Assurance-vie Desjardins-Laurentienne, \"L'assurance, c'est gérer du risque.Si une personne prend une assurance-vie alors qu'elle a planifié son suicide, ce n'est plus du risque.Il faut donc tracer une ligne.\" Un autre aspect fréquemment occulté, c'est le remplacement inutile de polices d'assurance.Le consommateur ne réalise pas toujours que sa nouvelle police est assortie de frais d'acquisition et qu'elle lui fait perdre des avantages, comme sa couverture en cas de suicide.Une ptiïïè \"quïï\" en mMti Fumer en cachette de son assureur, c'est pire que de fumer en cachette de ses parents quand on est adolescent! En effet, pour quelques petites \"puff', on peut voir partir en fumée son capital d'assurance-vie.Les tribunaux québécois sont sans pitié pour ce genre de fausse déclaration.Si l'assuré croit que fumer une petite cigarette ou un cigare à l'occasion ne fait pas de lui un vrai fumeur, ce n'est pas l'avis des assureurs.Ils estiment que le questionnaire est suffisant quant à l'usage du tabac : Il n'y a pas de demi-fumeur.Si quelqu'un affirme qu'il n'a pas fumé, on le croit sur parole.Mais lors du décès, si l'enquête menée par l'assureur détermine que l'as- f suré n'a pas respecté sa parole et qu'il a consommé du tabac, même occasionnellement, on peut l'accuser de fausse représentation.La loi est claire: une fausse déclaration peut entraîner l'annulation IVl ont réal Ofcvt * un» François Pilon B.P.63533, succVan Home Montréal, H3W 3H8 Téléphone: (514) 731-7261 Télécopieur: (514) 737-6447 Cellulaire: (514) 591-7542 d'une assurance.Où porter plainte?L'Association des intermédiaires en assurance de personnes du Québec (AIAPQ) est un organisme chargé de recueillir les plaintes faites envers les intermédaires en assurance et de faire enquête si la plainte est fondée.Le numéro de téléphone est le 282-5777.Les consommateurs à haut risque Environ 4% des demandeurs d'assurance-vie présentent des risques spéciaux, c'est-à-dire que quelques 30 000 Canadiens paient des surprimes ou se voient refuser leur demande d'assurance-vie.Dans de nombreux cas, les personnes qui soufrent de maladies comme le diabète, l'arthrite ou l'asthme et même ceux qui pratiquent un sport dangereux, comme le parachutisme, doivent payer plus que les autres ou, plus rarement, doivent essuyer un refus des assureurs.surance-vie aurait coûté Pnme augmenter ses acquis, de voir sa de s°» âge de
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