Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

L'itinéraire, 1998-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 1 w htl^://itineraire.educJnfinitnet Santé mentale: Disdossiers lourds à porter AIDE ET REFERENCE Jf Gouvernemenl du Québec Ministère de la Santé et des Services sociaux Québec MONTRÉAL ET ENVIRONS (514) 527-2626 Visitez notre site Web.une foule d'information et de textes inédits! http://itineraire.educ.infinit.net_ L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des sans-emploi, des personnes itinérantes, ex-itinérantes ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion future sur le marché du travail.Pour chaque exemplaire vendu à 2 dollars, 1 dollar revient directement au vendeur.Les profits de L'Itinéraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, et le Café sur la rue, destiné aux personnes itinérantes.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs sur la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre chose que le journal, ils le font à titre personnel.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou les comportements des vendeurs, communiquez sans hésiter avec Mme Josette Bouchard au (514) 525»5747.Les personnes Oui dÉsiRENT vencIre l'itinéraire sont iNViTÉES À SE RENdRE au CaIé SUR k RUE, au 1 104, rue Ontar'io Est.(coiN Amherst) Merci aux institutions financières suivantes qui ont contribué à assurer les frais fixes du Café électronique en 1998.Joignez-vous à elles.Caisse populaire >urgs de Montréal Caisse populaire sprit de Rosemont baisse d'économie !ndkats Nationaux l$/heure pour surfert C Besoin de minis laveuses- sécheuses et télévision pour aider des femmes en difficulté.Appelez Denise English au 525-5747 Des gens de la rue ou de milieu modeste se côtoient dans une ambiance agréable.De bons petits repas à 3,25 $ (2,25 $ pour les membres) sont servis par des gens en réinsertion sur le marché de l'emploi.Un cuisinier leur apprend à travailler et à gérer une cuisine.Le Café sur la rue est également le premier café électronique pour personnes démunies.Il n'en coûte que 1 $/heure pour naviguer sur Internet ou utiliser un ordinateur.Des animateurs offrent de la formation gratuite aux gens qui n'ont aucune expérience en informatique.1104, rue Ontario Est (coin Amherst) Viens nous voir.Le bar à salade (réfrigéré) et le robot culinaire du Café sur la rue sont morts.Si vous pouvez nous aider, appelez Denise au 525-5747 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 CANADA Tél.: (514) 597-0238 Fax: (514) 597-1544 E-mail: itineraire@videotron.ca Site internet: http://itineraire.educ.infinit.net Plus de la moitié cle cette publication est rédigée par des personnes ayant connu le milieu de l'itinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale».Enfin, les propos tenus dans les pages de Lltinéraire n'engagent que la responsabilité de leur auteur.La formation professionnelle des travailleurs(euses) au journal Lltinéraire a été rendue possible grâce, entre autres, aux appuis de la SQDM, la CDEC du Plateau Mont-Royal/ Centre-Sud.la Ville de Montréal, la Régie régionale de la santé Montréal-Centre et l'UQAM.Conseil d'administration du /v ob Groupe communautaire t L'Itinéraire: *>*^^B Président: Mario lanthier.W Vice-président: Jean Lesieur.Secrétaire: Réjean Mathieu.Trésorier: Guy Lapoinle.Conseillères: Claudette Godley, Micheline Lefebvre, Gabrielle Girard.Comité de direction: Alain Demers, Serge Lareault, Josette Bouchard, Denise English.Équipe de production du journal Rédacteur en chef: Serge lareault Adjoints à la rédaction: Bryan Dionne, Cylvie Gingras, Johanne Gingras.Co 11 a bo r ate urs : Gma Mazerolle, Cathy Bazinet Illustrateurs: Pol Mall, André-Philippe Côté, Sylvain Caron.Photographe: Philippe Burnet, Éric Cimon.Révision:Cylvie Gingras, Guy Boulanger, Marie-Nicole Cimon.Mots-croisés: Gaston Pipon.Infographie: Jocelyne Sénêcal, Serge Lareault, Johanne Gingras.Distribution: Josette Bouchard (coordonnatrice), Michèle Wilson, Michel Gendron.Imprimeur: Hebdo Litho.Tirage: 15 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sans-emploi dans les rues du centre-ville de Montréal^, Administration du groupe: Administrateur: Alain Demers.Publicité: Éric Cimon Secrétaire-comptable: Sylvie Boos.Coordination du Calé sur la rue: Denise English.Resp.Caté électronique: Serge Lareault (coord), Roger Bélanger, Sébastien Langlais (animateurs), Valérie Chevalier.L'Itinéraire est membre de la NASNA: L'Association nord-américaine des journaux de rue et de Son tirage est certifié par Dlltrl/butlon OL'ltinérdnt* entièrement recyclable Journal L Itinéraire Montreal -juin 1998 n Bonne Fête.A tous ceux oui vîvent au QuÉbEc! Stugt LareauIt RédACTEvn en cUe( À chaque année, au temps de la St-Jean-Baptiste, la question de notre Fête nationale me laisse toujours songeur.C'est quoi, la St-Jean?Un défilé bon chic bon genre sans trop d'émotions et un gros party dans un parc de plus en plus éloigné du centre-ville pour que ça fasse moins de déchets le lendemain?J'ai comme l'impression que la St-Jean nous bouscule de moins en moins.En tout cas, c'est loin d'être le carnaval de Rio! Alors si vous êtes tannés de la ceinture fléchée et du fleurdelisé, je vous encourage à changer d'air pour la St-Jean.Allez fêter dans le Centre-Sud avec les plus démunis, avec les communautés ethniques, avec les gais et les lesbiennes dans le Village, n'importe quoi pour sentir la différence.La St-Jean ne reflète pas assez, à mon goût, la différence de notre société actuelle.Les exclus, les défavorisés ou les communautés culturelles sont rarement cités le 24 juin.L'Itinéraire vous réserve d'ailleurs une surprise le jour du défilé, mais je n'ai pas le droit d'en parler.Pour moi, cette fête est toujours le moment privilégié pour réfléchir à la sorte de pays que nous voulons.Je dînais récemment avec des réfugiés chiliens et un musicien a cité Gilles Vigneault, qui s'exprimait ainsi il y a quelques années: «Pour nos enfants, je souhaite un vrai pays.qu'ils pourraient partager avec ceux qui ont aussi besoin d'un vrai pays.» Alors en ce jour de la St-Jean, je souhaite à tous un plus grand rapprochement, une plus grande tolérance envers nos plus démunis et une meilleure compréhension envers ceux et celles qui ne sont pas tout à fait comme nous.Baptiste le clochard iif&islfinie! d'André-Philippe Côté paru aux éditions Soulières Réal Ménard, Député Hochelaga-Maisonneuve 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Fax: (514) 283-6485 Journal L'Itinéraire ¦ Montréal ¦ >xf> 427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y IJ4 Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-7Q19 Branchez vous à l'alternative En vous branchant sur InfinïT éducation, vous pénétrez au coeur de la pédagogie.Plus de 25 sites instructifs, vivants et animés, pour mieux apprendre.Vidéotron L'informa%ue% à la portée des plus démunis! L'Itinéraire offre la possibilité aux gens de la rue d'acquérir de la formation en informatique et de s'initier à Internet.Nous avons plein de projets pour leur ouvrir de nouveaux horizons.mais nous manquons de matériel.L'Itinéraire recueille vos vieux Macintosh Alors avant de les jeter à la poubelle, appelez Serge Lareault au (514) 597-0238 Merci à tous! Des petits pas pour la Fête Un grand pour I indépendance «JIL, SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE ™£T DE MONTRÉAL Journal L'Itinéraire Montréal -juin 1998 Monsieur Landry, à quoi sert un ministre s'il ne peut honorer ses engagements?En 1995, lors d'un conseil des ministres, Bernard Landry vota de réserver 4% de ses budgets publicitaires aux médias communautaires.Trois ans plus tard, le ministère de Bernard Landry ne nous a toujours pas accordé une seule campagne.nous exigeons le respect de la politique du 4% que vous avez approuvée.Les artisans de la presse communautaire, 80 journaux qui font la différence dans leur communauté, 650 000 lecteurs et lectrices au Québec! Une i n vîtatîon à La cJecouverte _BgVAN djonne Les FrancoFolies de Montréal, la plus grande fête internationale de la chanson francophone, célèbre cette année son dixième anniversaire.Du 18 au 27 juin prochain, les musiciennes et musiciens d'expression française d'ici et d'ailleurs prendront d'assaut quelques-unes des salles de spectacle et rues du centre-ville.Cette année encore, c'est la diversité et la multiplicité des célébrations qui attirent l'attention, les genres et les époques s'entremêlent, si bien que jeunes et moins jeunes y trouveront leur compte.Une programmation extérieure gratuite haute en couleur, ainsi qu'un calendrier de spectacles en salles accessibles à toutes les bourses, font des 10e FrancoFolies de Montréal, une introduction intéressante à une saison de festivals fort bien remplie.Déjà dix ans Pour célébrer cet anniversaire en grand, dix événements spéciaux qui remémorent une décennie de festivals sont au Journal L'Itinéraire Montréal -juin 1998 programme, dont les traditionnelles «Fête à.» et «Carte blanche», avec notamment Michel Legrand, Luce Dufault, Térez Montcalm et Zachary Richard.Ce retour en arrière met en scène plusieurs artistes exceptionnels qui ont marqué l'histoire des FrancoFolies.Les Claude Nougaro, Juliette Gréco, Patricia Kaas, mais aussi les révélations des éditions précédentes: Jean Leloup, MC Solaar, Sinclair, Kevin Parent et les autres.50 spectacles en salle La programmation en salle de cette 10e édition des FrancoFolies compte pas moins de 50 spectacles et en mettra plein la vue et les oreilles.Des artistes provenant d'une dizaine de pays sont à l'honneur, soulignant ainsi le caractère historique de cette édition.Une pléiade d'artistes de tout genre, certains connus et d'autres qui gagnent à l'être, brûleront les planches du Théâtre Maisonneuve, du Spectrum, du Metropolis et du Centre Molson.À découvrir en salle Parmi les têtes d'affiche de cette année, se retrouvent des artistes et forma- tions moins connus que les Nicole Croisille, Patricia Kaas ou encore France D'Amour.Yuri Buanaventura, poète, musicien, écologiste et philanthrope d'origine colombiennne, est sorti de l'ombre il y a quelques mois, grâce à une version salsa de «Ne me quitte pas» de Jacques Brel.Aujourd'hui porte-étendard de ce courant sud-américain, il fait un malheur en France.Buanaventura propose une salsa colombienne brute, largement influencée par l'héritage musical africain.Depuis le lancement de son album Harnecia Africana, enregistré en Colombie, sa popularité est sans cesse croissante sur le vieux continent.Sans aucun doute, son passage à Montréal fera de lui un artiste très en demande partout dans la Belle Province.Le duo Villeray, originaire de Montréal, révélation des FrancoFolies, n'est jamais vraiment sorti de l'ombre.Cette année, il s'est donné le mandat de mettre en musique des poèmes de Saint-Denys Garneau.Ce poète québécois, décédé au début des années 40 à l'âge de 31 ans, a marqué l'histoire de la poésie au Québec.Pourtant bien accueilli par la cri- Plusieurs artistes ont été les révélations des précédentes éditions des Francofolies, mettant en évidence la mission de découverte et de développement de nouveaux talents.On pense aux Jean Leloup, Térez Montcalm, MC Solaar, Kevin Parent ou Dubmatique.i u rï ii Sri tique, il connaît un succès commercial mitigé.La poésie concise et universelle de l'auteur, marquée de confidences, est associée à la musique intemporelle et paisible de Villeray.Entourés d'une dizaine de musiciens pour l'occasion, ils annoncent un spectacle d'une grande richesse culturelle et historique.Les 3/4 Putains lançaient cet hiver leur deuxième album intitulé Romances.Cette formation présente dans le paysage musical francophone depuis dix ans, arrive à Montréal avec un tout nouveau son.Un peu moins rock, mais marqué d'influences psychédéliques, rock' n' roll, flamenco, bossa nova et western.Ajoutez à cela des textes surréalistes et colorés, et voilà un groupe qui marquera les FrancoFolies de cette année.Gagnant du concours L'Empire des futures stars l'an dernier, le duo Anne Victor est influencé par la chanson française, le jazz, le ragtime et le swing, et met en scène ses chansons d'un con- |Yuri Bunaventura, ce Colombien d'origine qui a repris le succès de Jacques Brel «Ne me quitte pas», sera en spectacle aux FrancoFolies.cept théâtral des plus colorés.Cinéparc, le premier album du duo, vient de paraître.Depuis 1996, L'affaire Tournesol fait dans le pop-rock, aux tendances ska, funk et techno.Très dynamique, cette jeune formation québécoise livre des prestations énergiques, un son aux guitares lourdes et aux cuivres en mitraille.Un groupe dont nous n'avons pas fini d'entendre parler.Dehors tout le monde! C'est vraiment dans la rue que les FrancoFolies prennent tout leur sens.Les festivaliers sont invités à voyager à travers six mondes thématiques, où ils découvriront la musique, les saveurs et les rencontres avec les artisans.Avec ses quelque 150 spectacles, la grande fête en plein air se veut totalement gratuite.Ses trois événements spéciaux mis sur pied à l'occasion du dixième anniversaire, les vedettes de demain et ceux qui continuent de perpétuer la chanson francophone, prendront d'assaut les différentes scènes aménagées sur le site du Complexe Desjardins.Parmi les artistes à découvrir, Sally Nyolo du Cameroun, Rokia Traoré du Mali ou encore Jeff Bodart de Belgique assumeront, pour leur part, le volet international de la programmation extérieure.Les francophones hors Québec sont aussi de la fête.Entre autres, Morgaine LeFay d'Ontario et la formation Le Grand Dérangement de Nouvelle-Ecosse.Des artistes des régions du Québec comptent aussi parmi les têtes d'affiches, Okoumé de Gaspésie et des Iles-de-la Madeleine, une valeur sûre, et Jean Rabouin de Rimouski dans le Bas-St-Laurent.Méchant party! Ça va bouger cette année sur les différentes scènes extérieures.Matt Laurent et son rock purement québécois, Vilain Pingouin qui revient après une absence de cinq ans, espérons que le groupe ne chantera pas sous la pluie.Basta et Lili Fatale, figures montantes de la musique underground montréalaise, brasseront la cage, dans une rafale musicale aux rythmes divers et aux genres multiples.Pour sa part, le conteur Michel Faubert ajoutera une touche de folklore alors que Madame nous rappellera les plus grands succès de Dutronc.C'est donc une programmation variée et amusante, qui fera du volet extérieur des lOes FrancoFolies de Montréal, tout un party.Pour toute information concernant les dixièmes FrancoFolies de Montréal, le public est invité à s'adresser à Info-Franco Bell au (514) 876-8989 ou à consulter le site web Info-Franco Bell: www.francofolies.com.Journal L'Itinéraire - Montréal - juin 1998 3> Térez Montcalm aux FrancoFolies De découv a tete Brvan Dîonne Partout où elle passe, Térez nent le public québécois depuis Montcalm se fait remarquer.Sa voix quelques années.Pourtant, cette rauque et sensuelle ne laisse per- auteure-compositeure-interprète n'en sonne indifférent.Digne représentante d'un mouvement jazzé francophone, son style est unique en son genre, et ses chansons d'une intensité marquée d'authenti- Le succès à Montréal Après quelques années dans l'ouest du pays, Térez Montcalm débarque à Montréal avec la ferme intention de surprendre, mais avant tout de faire ce qu'elle avait envie de faire.«Quand je me suis exilée, c'était pour m'éloigner de mon monde, de ma famille, de mes amis, mais aussi pour me faire un plan de carrière et arriver ici préparée.Faire ce que je veux faire et créer des surprises.La première fois que je suis entrée dans le circuit des festivals, c'est au Festival de Jazz.C'est Jim Corcoran qui avait parlé de moi à David Jobin.J'avais fait la pre- mière partie du spectacle de Jim à Victoria.Il lui avait dit que je faisais du jazz et que j'avais l'intention de venir à Montréal, etc.Alors quand je suis arrivée ici, j'ai rencontré Jobin: «J'ai un duo, je fais du jazz, je fais du rock, je fais pas mal n'importe quoi, puis je serais intéressée à faire votre festival si vous me donnez la chance de le faire.Je me suis prise tellement d'avance et il trouvait tellement que je voulais, qu'il m'a placée dans la programmation du «Woman and Jazz».Après, quand il ont vu que j'étais polyvalente, ils m'ont invitée aux FrancoFolies aussi», se souvient-elle.Tête d'affiche des FrancoFolies Cette année, dans le cadre de la 10e édition de FrancoFolies de Montréal, Térez Montcalm jouera un rôle de premier plan.«Je participe au spectacle de clôture, un hommage à Léo Ferré.Mais Ferré, je connais pas, je connais Avec le temps, puis c'est à peu près tout.Moi, je ne me serais jamais vue faire du Ferré, mais Durant j'ai essayé, puis c'a a bien tourné.Je fais deux chansons, Le Jazz Band et Pauvre Rutebeuf.Ce sont de bonnes chansons, et quand tu les décortiques, que tu rentres dedans, c'est là que tu te rends compte de l'ampleur qu'elles ont.Je les ai revirées pas à peu près.Le Jazz Band, je le fais plus jazzé, avec le band au com- plet.Pauvre Rutebeuf, j'en fais une rumba, toute seule à la guitare» Térez Montcalm aura aussi droit à sa carte blanche, accompagnée de Robert Charlebois, Bob Walsh, Karen Young et quelques autres invités.«Pour ma carte blanche au Spectrum, je fais des collaborations.Je vais faire Summertime avec Bob Walsh.Pour la première fois, je vais en faire une de Janis (Joplin) même si c'est pas elle qui l'a écrite, c'est elle qui l'a rendue à son summum d'après moi.Avec Charlebois, je vais faire Les ailes d'un ange.Claude Lamothe sera là, il va faire un solo de violoncelle sur Flashback, au lieu de la guitare habituelle.Il y a aussi Sylvain Cossette avec qui je vais faire une chanson d'Aznavour.Toute la gang sera là durant le show pour faire des backs vocals.Mais c'est bien du travail, je monte tout ça en-dedans d'un mois.En plus, je suis à Québec pour la Saint-Jean-Baptiste.Il faut que j'apprenne environ 14 chansons qui ne sont pas de moi.Je pense que ce sera tout ma dernière série de spec- un show», conclut tacle à la Place des Arts, j'étais à la Térez Montcalm porte et c'est moi qui prenais le billet des spectateurs qui entraient dans la salle.Ça me permet de voir les gens qui viennent me voir et ça me plaît Ne manquez pas Térez Montcalm, dans le cadre des 10es FrancoFolies de Montréal, dans le beaucoup.spectacle Carte blanche à Térez Montcalm, le vendredi 26 juin à 19h au Spectrum, ainsi que Salut à Léo Ferré, le 27 juin à 20h au Théâtre Maisonneuve.CIRQUE DU SOLEIL 4m 8400,2 e Avenue, Montréal (Québec) Canada H1Z1M6 ^^\"~LES m m bill LES SALONS DE BILLARD La tradition du Denis Roy Claude Roy 3798 Ontario Est Montréal, Québec H1W 1S4 (514) 524-2238 billard 985 Notre-Dame Lachine, Québec H8S 2C1 (514) 637-5341 10/ J»\"\"' L'Itinéraire Montréal -juin 199! Enfermé, intoxiqué, attaché Marqué à vie par son cIossîer mécHcaI JojjAHNt CJNqRAS Serge Bourassa-Lacombe est homme tenace.Ce résident de Sherbrooke, injustement interné en psychiatrie pendant 57 jours, poursuit un combat acharné pour faire triompher la vérité.La sienne et celle de milliers d'autres.Don Quichotte vêtu de rouge, il assaille de son insistance tranquille avocats, médecins, policiers, témoins, acteurs de son histoire, pièces d'échec de son destin tragique.Il porte les stigmates d'un dossier médical qui le condamne systématiquement à passer pour dangereux aux yeux de la société.La vie de Serge Bourassa-Lacombe a basculé le 11 février 1995, avec un coup de poing sur une table, geste anodin, mais perçu comme agressif par une colocataire en colère qui a cru nécessaire d'appeler les policiers de Sherbrooke.Bourassa-Lacombe a cru bon, après l'altercation avec sa colocataire, d'aller raconter lui-même sa version à la police.On n'a pas voulu l'écouter et on l'a aussitôt envoyé au Centre Hospitalier de Sherbrooke dans un véhicule de patrouille.Toujours sous supervision policière, on l'a mis en cellule d'isolement.On l'y a maintenu 48 heures, lui administrant, contre sa volonté, somnifères et neuroleptiques, avant de le transférer, en prétextant l'installer dans une chambre plus confortable, dans l'aile psychiatrique 4B.Il y est resté 57 jours.Pendant tout ce temps, Serge Bourassa-Lacombe a été privé de ses droits les plus fondamentaux: liberté, droit à l'information, dignité et intégrité.«Au départ, au CHUS, on a violé mes droits et ma liberté, on m'a forcé à dormir.On a contrevenu à la Charte québécoise et canadienne des droits et libertés».Au mépris de la Loi sur la protection du malade mental, le Centre Hospitalier a négligé de prendre les mesures nécessaires pour que monsieur Bourassa-Lacombe subisse un examen qui soit autorisé par le tribunal.On l'a gardé en cure fermée contre son gré et sans l'autorisation de la ¦ Cour.On lui a fait subir des traitements I malgré ses protestations, prétextant h qu'il avait fait des gestes «agressants» envers le personnel hospitalier: doigt pointé, regard menaçant, claquement de mains.On a déduit que ces comportements présentaient un danger imminent pour sa santé et sa sécurité, de même que pour celles d'autrui.Ce sont pourtant les traitements administrés qui représentaient un danger pour Serge Bourassa-Lacombe.Une sévère intoxication causée par une trop forte concentration de médicament l'a plongé dans un état de faiblesse, d'hébétude et de fébrilité qui s'est prolongé jusqu'au 14 mars 1995.Devant ses refus répétés de prendre des médicaments, on interrompt brusquement les traitements, le laissant CAMPEAU OUELLET NADON BARABÉ CYR DE MERCHANT BERNSTEIN COUSINEAU HEAP PALARDY avocats-avocates ASSURANCE-CHOMAGE AIDE SOCIALE DROIT DU TRAVAIL LOGEMENT RÉGIE DES RENTES aidejuridique acceptée 1406, rue Beaudry C\"P\" 95, Succursale «O Montréal (Québec)H2L 4J7 Téléphone: (514) 528-722S Télécopieur: (514) 528-1353 \t\t Ler\t^_____ éseau\tHi d'aide ni\tSB\tSES Mi 180, rueSte-Catl M o n t r é a I ( Q u H 2 X 1 Téléphone: (514)\t\tJerlne Est* febec) i K 9 |879-1949 réparation et installation de COm À UNGt m INSTAU CLOTHESLINE installation et redressement de pçmox -'-s ^^^^ François Pilon B.P.63533, suce.Van Horne Montréal, H3W 3H8 Téléphone: (514) 731-7261 Télécopieur: (514) 737-6447 Cellulaire: (514) 591-7542 Journal L'Itinéraire - Montréal ¦ juin 1998 sans aide aucune pour traverser la pénible période de sevrage.On l'a plutôt isolé, le privant de tout contact et de toute activité dans le groupe de psychiatrisés, le menaçant de prolonger sa détention en cure fermée s'il ne prenait pas de médicaments.Ce pénible parcours s'achève le 12 avril 1995, où Serge Bourassa-Lacombe reçoit son congé définitif.Ce n'est que le 19 avril, sept jours après sa sortie de l'aile psychiatrique, que le juge Louis-Denis Bouchard de la Cour du Québec accordera la requête pour garde en cure fermée.Il aura donc été enfermé près de deux mois sans autorisation de la Cour.Un dossier comme une plaie Les déboires de Serge Bourassa-Lacombe ne se sont pas arrêtés là.Parce que son dossier médical avait été communiqué au personnel soignant, Bourassa-Lacombe a été enfermé de nouveau le 18 juillet 1995: «Je me suis retrouvé dans cette position: entouré de huit policiers de la Communauté urbaine de Montréal au Centre Hospitalier de Verdun, parce qu'un médecin refusait de soigner mes pieds».Selon lui, c'est encore le mot dangereux inscrit à son dossier qui l'a mis dans cette situation.Une décision de la Commission des affaires sociales lui a donné le droit d'obtenir son dossier médical après plus de trois années de vaines démarches.Ce dossier, Serge Bourassa-Lacombe croit fermement qu'on lui en a refusé l'accès pour protéger les médecins impliqués dans cette affaire: «Ce sera à mes avocats et à moi de le prouver en Cour supérieure».En date du 14 avril 1998, une poursuite de 1 888 000$ en dommages et intérêts contre le CUSE (Centre universitaire de santé de l'Estrie) a été adressée à la Cour supérieure du Québec.Au cours de l'entrevue, il a tiré de son volumineux sac de voyage un sachet de nourriture pour chien, dont il énumère les qualités nutritives: protéines, matières grasses, glucides, avec la science de celui qui sait exactement de quoi son corps à besoin pour survivre.Il complète le tout par des rations glanées à l'Accueil Bonneau, où vont ceux et celles qui n'ont ni frigo ni toit.Un cours de technique en santé animale, qu'il a suivi avant ses années de déboires, lui aura servi de guide de survie dans la jungle urbaine.Les dates qu'il énumère comme autant de cailloux blancs sur un parcours torturé, tombent précises, sans erreurs.Cette comptabilité du temps et d'événements, tous plus terribles les uns que les autres: internement, cellules d'isolement, immobilisations forcées, emprisonnement, etc., est exposée sans haine, sans éclats.Peut-être que son témoignage est en partie vrai, en partie équivoque.Peu importe.C'est la nature du personnage, la certitude qu'il a de gagner le combat opiniâtre mené contre des géants qui troublent notre certitude d'avoir raison, quand nous traitons de fou ce type d'individu.La LÉqisLATioN sur La protection du MaLacIe mental En 1996, le ministre Rochon proposait le projet de loi 39, Loi de protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour elle-mêmes ou pour autrui, qui doit remplacer l'ancienne législation.Bien que ce projet présente des progrès sensibles en matière de protection des droits de la personne, il reste des lacunes à combler.On enferme et on enfermera encore.Se faire interner en cure fermée (aujourd'hui on dit garde en établissement), signifie des stigmates à vie, un dossier qu 'il sera impossible d'effacer, avec tout ce que ça représente de préjugés à surmonter.Les groupes de défense des droits en santé mentale et les usagers des services s'organisent.Le mot d'ordre: Vigilance.JohANNE GiNqRAS Avant 1972, au Québec il n'y avait aucune législation réglementant les critères d'internement en cure fermée.On s'est alors doté d'une Loi de protection du malade mental.Mario Bousquet, coor-donnateur de l'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ), nous résume les caractéristiques de cette ancienne loi: «Cette loi-là, qu'on appelait cure fermée, était tout simplement une mesure administrative et, même s'il y avait le mot cure, c'était un outil donné aux familles, aux établissements, à la société pour se protéger.Compte tenu que c'était une première loi, il y avait des zones grises, toujours interprétées de façon très restrictives au niveau des droits et très larges au niveau des traitements».On n'avait consulté ni les usagers ni les organismes de défense des droits dans l'ancienne loi.Pour le projet de loi 39, le ministre a décidé de faire des consultations en commission parlementaire publique.Le 6 mai dernier, près de 200 personnes assistaient à une assemblée publique d'information, organisée par l'AGIDD-SMQ, sur les enjeux de la nouvelle loi sanctionnée le 18 décembre 1997.Un document de formation et de consultation sur le projet de loi, avait été ?V_-,_ Si 2S Journal L'Itinéraire Montréal -juin 1998 distribué à 700 usagers provenant de toutes les régions du Québec, pour leur en expliquer le contenu et recueillir leurs propositions.Une première au Québec.Après consultation auprès des groupes de protection et des usagers des services en santé mentale, voici les principaux changements apportés par la Loi 39: On a changé la formulation du nom de la loi; on a modifié les termes \"examen clinique psychiatrique\" pour \"examen psychiatrique\"; désormais, on ne laissera plus \"sortir\" les patients jugés dangereux les Les personnes en état de crise ne sont pas nécessairement dangereuses.fins de semaine; les policiers interviendront sur demande des centres d'intervention, qui détermineront le danger que représente la personne en crise; on a remis à la Loi sur la Santé et les services sociaux la responsabilité d'appliquer la juridiction sur l'enfermement et la contention (camisole de force) et enfin, les policiers et le personnel des hôpitaux, devront informer sur ses droits, la personne amenée en garde en établissement.«Ce sont des avancées importantes par rapport à la protection des droits de la personne au niveau théorique, estime Mario Bousquet, mais ça demeure toujours délicat dans la pratique.Il faudra être très vigilant.» Cependant, force nous est de constater que la cure fermée était et est encore une mesure usuelle.Selon les études réalisées par l'AGID auprès du Conseil québécois de la recherche sociale (CQRS), sur les 5 000 personnes qui se sont retrouvées en cure fermée tous les ans au Québec, 10 pour cent des cas seulement, présentaient un danger réel pour eux-mêmes ou pour autrui.Il semble qu'aux yeux des psychiatres, la notion de danger soit plus souvent reliée au refus du traitement par le patient qu'à son état.Malheureusement, il existe peu d'alternatives au Québec, surtout dans les régions éloignées: «S'il y avait plus de centres de crise, nous sommes persuadés qu'on limiterait l'internement; les gens retrouveraient leur équilibre beaucoup plus vite.Un environnement, des infrastructures, du personnel qui permettent à la personne de vivre sa crise, de passer au travers et non pas la \"geler\".Mais on préfère donner des médicaments pour contrôler les émotions, ça va plus vite.C'est comme si on donnait une caisse de bière à un alcoolique durant une thérapie pour régler son problème!» conclut Mario Bousquet.Dès le 1er juin, l'AGID-SMQ lance une campagne de vigilance et d'évaluation de ceux qui auront à appliquer cette loi: juges, policiers, psychiatres, centres de crise, pour s'assurer que l'application respecte Les principaux changements apportés par la Loi 39: \u2014 Changement du nom de la Loi de protection du malade mental (LPMM) en Loi de protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui, nom qui permet de dissocier maladie mentale et dangerosité; \u2014 Les termes examen \"clinique\" psychiatrique seront remplacés par examen psychiatrique.L'aspect clinique disparaît pour laisser place à l'évaluation de la dangerosité immédiate, plutôt qu'à celle de la maladie; \u2014 Élimination de la garde à distance qui présentait un double discours: personne gardée en établissement à cause d'un danger pour sa santé etc., qu'on libère les fins de semaine parce qu'on évalue qu'elle est moins dangereuse que durant la semaine; \u2014 L'intervention des policiers se fera en collaboration avec les centres d'intervention de crise qui jugeront de la dangerosité de la situation; la situation de crise n'est pas toujours dangereuse.«Une femme battue par son conjoint est fort probablement en état de crise, mais n'est pas dangereuse pour autant.Elle a besoin d'aide et d'écoute», affirme Mario Bousquet.\u2014 Passage de l'isolement et de la contention (camisole de force), sous la juridiction de la Loi sur la santé et les services sociaux.Parce que ces mesures s'adressent non seulement aux malades mentaux, mais aussi aux personnes âgées et aux jeunes en détention.Aucune législation n'encadrait vraiment ces méthodes qui étaient, selon Mario Bousquet, utilisés à outrance.Celui-ci suggère qu'une réflexion soit faite sur ces pratiques qu'il juge abusives et sur lesquelles on a légiféré trop vite à son avis: «Pourquoi utilise-t-on la contention en milieu de santé?N'y aurait-il pas d'autres moyens à utiliser?On rencontre des cas extrêmes de personnes ligotées pendant plusieurs jours, ce qui est encore trop usuel comme pratique».Mario Bousquet relate une conversation avec un chef de département de psychiatrie: on utilisait plus souvent la contention, mais on avait moins d'accident de travail! Un exemple de ce que M.Bousquet appelle «dérangerosité», en parodiant un lapsus révélateur qu'il a fait en voulant expliquer la notion de dangerosité.\u2014 Dorénavant, information à la personne de ses droits, tant par les policiers que par le personnel des hôpitaux: droit de consulter un avocat, d'avoir un accompagnateur de son choix, de consulter les groupes de défense de la personne.Journal L'Itinéraire \u2022 Montréal ¦ join 1998 X1 les intentions législatives.«Ça prendra la forme de recherches statistiques.Nous irons au Palais de Justice, on pourra constater comment les ordonnances vont être rendues, on va aussi suivre de près les évaluations que les psychiatres vont faire.Il y aura un numéro de téléphone que les gens pourront composer quand ils seront dans le doute ou seront témoins d'abus», précise Mario Bousquet.Des suivis de dossiers seront faits en collaboration avec le Conseil de la magistrature, l'Association des psychiatres, le ministère de la Justice.«S'il le faut, conclut Mario Bousquet, nous descendrons dans la rue, nous protesterons.Lors de l'assemblée du 6 juin, beaucoup d'amertume s'est exprimée.Les gens nous disent: cette loi-là doit nous protéger, pas nous contraindre encore.On en a assez d'être internés, c'est de l'aide qu'on demande!» Au chapitre des moyens financiers, les budgets des hôpitaux psychiatriques n'ont pas subi de coupures.Il serait donc faux, selon Mario Bousquet, d'invoquer le manque de ressources: «Le modèle institutionnel traditionnel dispose toujours du milliard de dollars de subvention du ministère.Il y a 187 millions en salaires versés aux psychiatres, 70 millions en médicaments.Près du quart du budget en santé mentale va en rémunération pour les 800 médecins psychiatres.Le salaire d'un seul de ces médecins représente le budget annuel dont notre association dispose pour fonctionner au niveau national, pour repésenter toute une province.» C'est toute la façon d'aborder les problèmes de santé mentale qu'il faut changer.Mario Bousquet affirme: «Il faut qu'au Québec, on revoie notre façon de faire, nos pratiques en santé mentale.Il faut arrêter de tout diagnostiquer en termes de maladie mentale, on est passé de 50 diagnostiques, en 1950, à 400 actuellement.C'est de façon parcimonieuse qu'il faut interner les gens, sinon c'est un cercle vicieux, on enferme quelqu'un, on le retourne à la rue avec un sac de pilules et on recommence.» La réinsertion est un contrat thérapeutique et social.C'est de drame psycho-social qu'on parle: perte d'emploi, peine d'amour, deuil mal vécu, agression, pauvreté.Un internement en cure fermée, même si on l'appelle dorénavant garde en établissement, est une étiquette qui est là pour la vie, un dossier qui suivra l'individu pour le reste de ses jours.La chorale du bar le «Quai des brumes» Des voix oui cIiantent plus Loin que Ia rue St'Denjs ___CJNA MazeroUe CameIoi Carré SAiisr-Louis Mémo Biimi UOAM sorw SuDcms Quand on passe devant un bar ou une taverne, il n'est pas rare d'entendre des joyeux lurons chanter à tue-tête, souvent sous l'effet de l'alcool.Ces succès méconnus, que seuls les habitués du bar peuvent apprécier, s'arrêtent souvent au petit matin.Mais ce n'est pas toujours le cas.La chorale «Les voix ferrées», qui regroupe des clients du bar «Le Quai des brumes» (Rue St-Denis au sud de Mont-Royal), présentera sont spectacle annuel au Rialto.La présidente, Lisan Hubert, explique les débuts de la chorale: «Il y avait des filles au bout d'un quai, sur le bord d'un lac, qui se disaient qu'elles aimeraient chanter dans une chorale.Une d'entre elles était professeure de musique dans une école.Elle dirigeait des choeurs d'enfants et a suggéré qu'elle pourrait être chef de chorale.Et puis, les filles sont retournées au Quai des Brumes, ici, à Montréal.Et elles ont fait du recrutement dans le bar.» «On fait toutes sortes de musiques, car on a des intérêts très variés: musique classique, gospel, musique du monde, chanson québécoise, française et américaine», ajoute Mme Hubert.«On travaille au sous-sol de l'église St-Jean-Baptiste, rue Rachel, tous les mardis soirs entre septembre et fin mai, à raison de deux heures et demi par semaine.On fait des réchauffements vocaux et une fois par année, on se paie un atelier avec un professeur de chant.Nous sommes 40 et c'est confortable.On a dû se trouver une autre chef et il y a eu un mouvement des choristes.Le chef est David Scott Lytle depuis deux ans».Les choristes sont attachés à leur chorale et ils aiment se retrouver entre eux.«On fait la mise en scène pour le spectacle, ajoute Mme Hubert.On a déjà lancé de la laitue fraîche au public en chantant \"La salade italienne\".Les gens étaient surpris et riaient beaucoup.On chante pour le plaisir et on veut que cela paraisse.On a fait faire des petits macarons avec le logo de la chorale qui, on l'espère, va se faire connaître cette année.On voudrait bien chanter en Europe».À 20h30, le 5 juin prochain, aura lieu le spectacle de la chorale Les Voix ferrées, au Rialto, situé au 5723 Avenue du Parc.Des billets au coût de 10 $, sont en pré-vente auprès des choristes, le mardi soir après 22h, au Quai des brumes.On pourra aussi se procurer des billets à la porte du Rialto au coût de 12 $.Rabais pour étudiants et personnes âgées. ft- VencIeuse dt poèmes (Jans Ia rue! CIaucJe BruU Avec beaucoup de douceur, une jeune fille risque de vous aborder sur la rue pour vous vendre un produit inusité: ses poèmes! Très jeune, Catherine Brunet décide qu'elle veut faire sa vie dans le monde des arts.Elle écrit et vend ses poèmes au métro Mont-Royal pour financer une pièce de théâtre sur le monde des jeunes qu'elle veut monter et surtout produire.Catherine est prête à beaucoup de sacrifices pour réussir.«L'été, en me promenant rue St-Denis ou rue St-Laurent, j'offre mes poèmes aux passants.J'en ai aussi déjà vendu quelquefois dans les restaurants, les jours de pluie, renchérit Catherine.Maintenant, je n'ai pas de prix fixe, c'est comme une contribution volontaire, c'est plus encourageant qu'au début.Les gens sont plus portés à acheter, en donnant ce qu'ils veulent.» Réaliser son rêve d'enfance Dès l'âge de cinq ans, Catherine confie à sa mère qu'elle veut devenir comédienne.«Déjà à cet âge, je jouais de petites scènes de théâtre à ma mère en me levant le matin, et à l'âge de 9 ans, j'ai monté une pièce de clowns magiciens, dit en rigolant Catherine.J'avais même réussi à convaincre le gérant de la bibliothèque, qui m'avait donné la permission de jouer ma pièce et passer le chapeau après.» C'est à l'âge de 10 ans qu'elle a commencé à vendre ses dessins.A 12 ans, elle a commencé à écrire et à vendre ses poèmes.«J'ai débuté au coin de la rue Bernard et de l'avenue du Parc, se souvient Catherine.Par la suite, j'ai vendu sur la rue Laurier parce que c'était plus proche de chez moi, j'y allais après l'école.Un poème, c'était 2 dollars; trois pour 5 $.» Catherine n'a jamais vraiment aimé les études, excepté le français.«A l'école, je ne pouvais pas faire de théâtre à cause de mes notes trop faibles, alors j'ai abandonné.A 16 ans, j'ai décidé d'écrire ma propre pièce, sans modèle et comme je voulais.c'était pour moi un début».\"Une manière comme une autre\" est le titre de l'histoire qu'a écrite Catherine sur les problèmes des jeunes et leur façon d'y remédier.«J'ai toutes les scènes dans ma tête.Il ne me reste que la dernière scène à mettre sur papier.Je voudrais au moins la jouer une ou deux fois, j'aimerais bien être capable de la monter et recevoir les critiques pour m'améliorer et peut-être produire d'autres pièces.» Poésie sur la rue Tous les jours, Catherine vit pour sa passion.En vendant ses poèmes au métro Mont-Royal, elle est en contact avec un monde multiculturel.Elle a l'occasion de fréquenter des gens de tous les milieux.«J'ai renconté une enseignante de Cégep qui m'a permis de me procurer des livres sur l'écriture, ce qui m'aide beaucoup.J'ai pu ensuite corriger certaines erreurs», se rappelle-t-elle.L'itinéraire de Catherine est parsemé de rencontres fortuites.Elle inspire la joie de vivre et elle fait sa chance.«En offrant mes poèmes, j'ai renconté un agent d'artistes avec qui je suis allée prendre un café et, au cours de la conversation, il m'a offert de faire de la figuration.J'ai obtenu deux contrats dans l'émission Watatatow.J'ai aimé l'expérience et j'ai beaucoup appris.Présentement, je suis en négociation pour un autre contrat», dit Catherine.Cathrine a toutes sortes de clients.«Il y a même des itinérants qui m'en achètent des fois.Ils me donnent 50 cents, un dollar parfois.D'autres me donnent 10 cents, 25 cents.Je suis aussi satisfaite que si la personne m'avait donné 10 $.Je ne suis pas une personne qui juge.» Catherine a toujours différents poèmes à offrir aux passants.«Je me souviendrai toujours de cette dame qui était de passage à Montréal.Elle m'a demandé si elle pouvait choisir.Elle a pris un poème d'amour très sensuel.Elle m'a donné 10 $ puis elle m'a demandé si elle pouvait le lire à son mari lors de son mariage.» ASSEMBLEE nATIOflALE QUEBEC Député de Sainte-Marie-Saint-Jacques Leader adjoint du gouvernement 1951, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2K 2C9 Téléphone: (514) 525-2501 Télécopieur: (514) 525-5637 ' Courriel: anap@total.net Caiss populaire Des Faubourgs de Montréal Centre de services 2422, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2K 2E9 Télécopieur: (514) 521-2511 Centre de services financiers aux entreprises 1662, rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H2 2J4 Téléphone: (514)524-3051 poste 223 André Jean Directeur général Adresse de correspondance 1399, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2L 1S2 c.d.Faubourgs® videotron.ca Télécopieur: (514) 524-9566 Journal L'Itinéraire - Montréal - juin 1998 mm Photos: Éric Cimon Les Frères à Ch.'val y sont allés de quelques p'tites tounes devant le magasin Archambault, l'un des points de vente de L'Itinéraire le plus achalandé.\t\t' \" -\t \t1 ' j 1\t\tI ->v rj * ¦ \t\t\t \t\t;\tn \t\t¦Sam» \u2014i Afift^H\t Pour souligner le 4e anniversaire de L'Itinéraire, le 6 mal dernier, des personnalités des milieux artistique et politique accompagnées de nos camelots, ont vendu votre mensuel préféré sur le rue* Une Journée mémorable où des «stars» ont foulé le bitume pour sensibiliser le public è la cause des Itinérants.Nous remercions toutes les personnalités qui ont ainsi appuyé L'Itinéraire en donnant de leur précieux temps, en particulier les conseillers municipaux Sammy Forclllo et Martin Lemay, qui n'apparaissent pas sur ces photos.La célèbre animatrice Claire Lamarche, fidèle à elle-même, n 'ai s'empêcher de poser quelques questions à nos lecteurs, ravis de cette rencontre.L'humoriste Dany Turcotte s'est attaqué aux gens d'affaires du Complexe Desjardins.Il s'est rendu compte que ce sont les femmes qui, en majorité, achètent L'Itinéraire.Les «messieurs à cravates» l'ont trop souvent ignoré à son goût.liutn! nVihïtïlii'lMUii]'- juin L'imitatrki Mercier \\\\ notre vein Belong\" l'un des animateurs de notn électronique pour personnes démunies, La comédienne Céline Bonnier, que l'on a très appréciée dans la série «Les jumelles Dionne», a eu un succès fou en tant que vendeuse d'un jour de L'Itinéraire.L'animateur Marc-André Coallier s'est bien amusé lors de cette journée.Il a couvert l'événement dans le cadre de l'émission Flash et a même réussi à vendre L'Itinéraire au comédien Alain Zouvi.Le réalisateur de films Pierre Falardeau a forcé la main des passants pour les sensibiliser à L'Itinéraire.igf^A hunl LUlwiin ¦ Moattéal ¦ juin 1838 Dans les rues de New York avec leur ordinateur Injtjer Les entants pauvres au moncIe mocIerne CylvJE CJNQRAS Le développement du câble, du fax, du cellulaire, d'Internet et des cédéroms transforme notre vie quotidienne.Les ordinateurs sont partout: dans les services, les écoles; ils gèrent nos dossiers et parfois, nos vies.Si ces technologies offrent une chance vers le progrès, elles comportent aussi un risque d'exclusion supplémentaire pour les pauvres.A New York, deux gars, Denis Cretinon et Christopher Cleary de Atd Quart Monde, se promènent dans les quartiers mal famés de Brooklyn, transportant dans leur camionnette un ordinateur et de longs raccords afin d'embar- pau-train quer les plus vres dans le technologique.À Coney Island et dans l'est de New York, on offre des ordinateurs aux enfants.Grâce à l'initiative des deux New Yorkais, accompagnés de quelques bénévoles, les vacances d'été de certains enfants ont été source d'instruction, de découvertes.Ils ont emporté l'ordinateur dans deux quartiers de Brooklyn.«Nous avons d'abord créé une bibliothèque de rue et ensuite, nous avons voulu que l'ordinateur, les arts et les sciences passionnent les enfants pour exploiter leur créativité», explique M.Cretinon.Branchements dans les ruelles «Un jour, nous étions dans une rue à faire descendre un long raccord pour brancher notre ordinateur dans un loge- «On arrive avec notre plus beau matériel dans des rues, ruelles et maisons toutes croches.Les gens ne comprennent pas: Ben voyons! ça va s'abîmer! Les itinérants vont voler le matériel!» ment, ajoute Cretinon.Une dame qui nous a vus, a fait le tour de ses voisins pour leur demander s'ils voulaient qu'on aille chez eux les initier à l'ordinateur.Elle leur disait: «Ils ont de vrais ordinateurs, pas des Nintendo!» Pour toutes sortes de raisons, cette femme-là était très mal considérée par les résidents de l'immeuble où elle habitait, mais ils ont accepté!» L'éducation est difficile d'accès dans les quartiers très pauvres de New York, comme le mentionne Cretinon: «Une femme de Brooklyn m'a dit: Je voudrais que mes enfants soient ouverts au monde alors que moi, je suis presque obligée de les enfermer pour les protéger des balles perdues, des vendeurs de crack, etc.» Les enfants pauvres de New York, qui souvent ne tiennent pas en place, sont restés des heures en compagnie de Cretino et Cleary, fascinés par la nouvelle technologie.Pauvres, mais avant-gardistes «Il y a 15 ans, des parents d'enfants très pauvres avaient peur d'être en retard sur le reste du monde.Ils avaient beaucoup de choses à dire sur la technologie.Ils me disaient voir des publicités à la télé et croyaient sincèrement que l'ordinateur allait être partout.Ces gens-là qui croyaient être en retard, avaient des idées avant-gardistes.A la même époque, une dame pauvre de Harlem s'est toujours arrangée pour avoir son ordinateur, même usagé.Elle était convaincue que c'était l'avenir», raconte Denis Cretinon.L'expérience new-yorkaise démontre l'importance d'initier les populations démunies à l'informatique.Le désir d'apprendre est là, le besoin se fait sentir, mais ce n'est pas encore à la portée de tous.Pourtant, c'est probablement désormais l'une des seules voies possibles pour les sortir de leur pauvreté et leur permettre d'accéder au savoir et à l'emploi.Le mouvement Atd Quart Monde Atd (Aide à toute détresse) Quart Monde est une association regroupant des personnes exclues, confinées à la misère, et qui, avec de faibles moyens, se battent au jour le jour pour s'en sortir, subissant le mépris de la société.Le nom Quart Monde se rapporte aux exclus de la société qui vivent dans le 1er, 2e ou 3e monde.Quart Monde ne se base pas sur la géographie, mais sur la pauvreté extrême.A l'intérieur mêmes des quartiers et des communautés très pauvres, l'analphabétisme est une des premières causes de l'exclusion.Ensemble, les membres de Atd Quart Monde dénoncent la misère comme une violation des droits humains.Une des premières actions de l'association a été de remplacer la soupe populaire par des moyens d'accès au savoir comme, par exemple, la création d'une librairie de rue à New York par Cretino et Cleary.À lire sur notre site web: ATD Quart-Monde et l'Internet pour les plus démunis.(http://itineraire.educ.innnit.net).tin ce 50e anniversaire de notre drapeau Célébrons avec enthousiasme notre fierté nationale.*fy> «J^ wjf» «^» f^p r^p t^p t^p rj?r^p tjf» r^p Robert Perreault Député de Mercier et ministre d'État à la Métropole 1012, avenue du Mont-Royal Est, bureau 102 Montréal, Québec H2J 1X6 Tel : (514) 521-9846 UNE FIERTÉ QUI GRANDIT ?\\__ \\1JL/ Journal L\" Itinera ire Montréal -juin 1998 «Non à lrÎNdifFérence»: Ie (Irame des RÉfuqiÉs chilieNS Le 13 mai dernier, le Journal L'Itinéraire était invité au sous-sol de l'église Saint-Enfant-Jésus par l'organisme Soleil pour tous (service de distribution alimentaire) à un dîner chilien préparé par des bénévoles.Le repas, apprêté selon la tradition chilienne, nous a donné un aperçu de la richesse de la cuisine du pays.Au cours du repas, Eduardo Becerra, un représentant du groupe de pression «Non à l'indifférence», s'est adressé à nous sur la situation qui perdure au Chili et sur les difficultés qu'éprouvent les réfugiés chiliens au Canada.Le comité «Non à l'indifférence» est engagé dans la cause des Chiliens dont le statut de réfugié politique est refusé par Immigration Canada.Pas moins de 160 familles sont touchées par cette mesure.Inutile de dire que beaucoup d'enfants bien intégrés dans leur école devront tout quitter une seconde fois.On se souviendra des grévistes de la faim de l'automne dernier qui avaient touché la population, et que Mgr Turcotte appuie dans leurs moyens de pression auprès de Lucienne Robillard, ministre de l'Immigration.Si vous voulez en savoir plus ou désirez vous engager d'une façon ou d'une autre, adressez-vous au comité «Non à l'indifférence» au (514) 337-8778 ou au (514) 527-9609.L'iT.NÉRA.RE .NV.TÉ À SE p E R.d RE d AN S (Roger Bélanger dit le Rebellé) Pour la deuxième année consécutive, les responsables de S.O.S.LABYRINTHE ont invité L'Itinéraire à en parcourir les méandres.Un groupe de la production du journal et du Café sur la rue ont participé à l'activité.Les employés sont d'une bonhomie vraiment rafraîchissante et, fait important à signaler, le parcours est adapté pour les chaises roulantes.Les participants se promènent dans un dédale de corridors sur le thème du navire.Une partie de plaisir que nous n'oublierons pas.Une activité familliale à ne pas manquer.Allez vous amuser et vous en redemanderez.L'Itinéraire remercie S.O.S.Labyrinthe d'avoir permis à des gens démunis de participer à cette activité.Kf\t m jm\t \tma\" m André Boisclair Ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration ta ** 24 JUIN FÊTE NATIONALE DU QUÉBEC Chères Québécoises et chers Québécois, La Fête nationale du Québec nous invite à reconnaître nos succès, nos réalisations et nos joies collectives.À cette occasion, un sentiment de fierté nous rallie tous.Fierté qui contribue à façonner une société québécoise plus solidaire et davantage ouverte sur le monde.En cette année du 50e anniversaire du drapeau du Québec, je souhaite que nous partagions, ensemble, cette fierté.Le 24 juin, je convie donc tous les Québécois et Québécoises, à participer, le cœur en fête, aux nombreuses réjouissances et activités organisées près de chez eux.Bonne Fête nationale ! Gouvernement du Québec Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration Québec a ci Journal L'Itinéraire - Montréal - juin 1998 1 \u2022 ï t ï 11
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.