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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
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L'itinéraire, 1998-09, Collections de BAnQ.

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[" à http://itineraire.educ.in1init.net Gouvamement du Québec Mlnratéfe de la Santé al d*s Servie*» sociaux Info-Santé Pour vos petites urgences, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 Québec un O 11 Visitez notre site Web-une foule d'informations et de textes L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des sans-emploi, des personnes itinérantes, ex-itinérantes ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion future sur le marché du travail.Pour chaque exemplaire vendu à 2 dollars, 1 dollar revient directement au vendeur.Les profits de Lltineraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, et le Café sur la rue, destiné aux personnes itinérantes.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs sur la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre chose que le journal, ils le font à titre personnel.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou les comportements des vendeurs, communiquez sans hésiter avec Mme Josette Bouchard au (514) 525*5747.Les personnes oui déSÎRENT VENdRE L'IriNéRAiRE sont INViTÉES À SE RENdRE AU CaK sur k rue, AU 1 1 04, RUE Ontarîo Est.{coiN Amherst) Merci aux institutions financières suivantes qui ont contribué à assurer les frais fixes du Café électronique en 1998.Joignez-vous à elles.Caisse populaire lurgs de Montréal Caisse populaire \u2022prit de Rosemont laisse d'économie idicats Nationaux Attention aux fraudeurs! Nous tenons à vous rappeler que personne n'a le droit de faire du porte-à-porte ou de solliciter des dons dans les commerces au nom de L'Itinéraire.Dites non aux fraudeurs et faites parvenir directement vos chèques au journal.Des gens de la rue ou de milieu modeste se côtoient dans une ambiance agréable.De bons petits repas à 3,50 $ (2,25 $ pour les membres) sont servis par des gens en réinsertion sur le marché de l'emploi.Un cuisinier leur apprend à travailler et à gérer une cuisine.Le Café sur la rue est également le premier café électronique pour personnes démunies.Il n'en coûte que 1 $/heure pour naviguer sur Internet ou utiliser un ordinateur.Des animateurs offrent de la formation gratuite aux gens qui n'ont aucune expérience en informatique.1104, rue Ontario Est (coin Amherst) Viens nous voir! Le bar à salade (réfrigéré) et le robot culinaire du Café sur la rue sont morts.Si vous pouvez nous aider, appelez Denise au 525-5747 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 Tél.: (514) 597-0238 Fax: (514) 597-1544 E-mail: itinéraire®videotron.ca Site internet: http://itineraire.educ.infinit.net Plus de la moitié de cette publication est rédigée par des personnes ayant connu le milieu de l'itinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention -'collaboration spéciale.\" Enfin, les propos tenus dans les pages de Lltineraire n'engagent que la responsabilité de leur auteur.La formation professionnelle des travailleurs(euses) au journal Lltineraire a ete rendue possible grâce, entre autres, aux appuis du Ministère de la Métropole, la CDEC du Plateau Mont-Royal/ Centre-Sud, la Ville de Montréal, la Régie régionale de la santé Montréal-Centre et l'UQAM.[ Conseil d'administration du A ol Groupe communautaire |ejk J^al Lltineraire: BÉf^Ogl Président: Mario Lanthier ¦M p Vice-président: Luc Lenoir *V\" 't* Secrétaire: Réjean Mathieu \\ Trésorier: Guy Lapointe V Conseillères: Claudette Godley, \\ Michelle Wilson, Gabrielle Girard.\\ Comité de direction: Alain Demers, Josette Bouchard, Denise English.Équipe de production du journal Rédacteur en chef per intérim: Normand Lalonde Ad|oIni\u2022 é le rédaction: Johanne Gingras Collaborateurs: Cathy Bazinet, Isabelle Rivest.Cylvie Gingras,Eric Cimon, Gina Mazerolle, Pierre Demers, Yasmina Patient, Ramon Vitesse.Photographes: Philippe Bumel Ivanoh Demers, Normand Lalonde.Révision: Jean-Paul Baril, Nathalie Légaré, Cylvie Gingras.Mots-croisés: Gaston Pipon Infographie: Jocelyne Sénécal Distribution: Josette Bouchard (coordonnatnce), Michèle Wilson, Michel Gendron, Mario Lanthier.Imprimeur: Hebdo Litho Tirage: 15 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sans-emploi dans les rues du centre-ville de Montréal.Administration du groupe: Administrateur: Alain Demers Publicité: fric Cimon Secrétaire-comptable: Sylvie Boos Coordination du Calé sur la rue: Denise English Mario Lanthier (adjoint).Resp.Celé électronique: Sébastien Langlais(coord) Roger Bélanger, Valérie Chevalier, Pierre Drouin.ISSN 1204-7996 L'Itinéraire est membre de la PJASNA L'Association nord-américaine des journaux de rue et de Son tirage est certifié par Q L'Itùii Dtftfi/bunoo AKéWrrMfftfte ASDA entièrement recyclable Journal L'Itinéraire Montréal -septembre 1991 SoiMIMAiRE Sur la rue.4 7 LA CAM HEBDO Pièse et avantages Feu vert Un jeu interactif adapté pour les toxicomanes 8 Le bonjour de nos camelots 9 Les spectacles pour l'Accueil Bonneau 10 LX Nouveau bastion de la culture punk 11 Procès politique pour l'Opération SalAMI?12 2e Festival des films de la rue 13 ENTREVUE avec Pierre Bourque 15 La Chorale de l'Accueil Bonneau Le chant de la dignité retrouvée 19 La rentrée du mouvement étudiant Les conditions financières des étudiants sur la sellette W Mm pS4 , *> J ^ I ira 23 Montréal reçoit la presse de rue Un dossier sur la 3e Conférence de l'Association nord-américaine des journaux de rue (NASNA) 100% NATUREL 100% GARANTI 100% BIOLOGIQUE bioform 'Extraits de plantes dynamisées CELLULITE ¦ CONTRÔLE DU POIDS \u2022 FATIGUE \u2022 ÉTAT DÉPRESSIF BOOSTER lANTI-TABAC \u2022 ARTHRITE ANTI-DOULEURS Aussi.18 La coopérative Café Chaos en fête 22 Projet Geipsi 28 Le suicide chez les aînés 29 Un chapelier débrouillard 30 Contes et comptes du prof Lauzon Indispensable pour tous, jeunes et moins jeunes Joinil l'H'uéuire \u2022 Montréal \u2022 seplembie 1998 v j la CAM hebdo ModÉREZ VOS TRANSPORTS ! NormancI L*l0Nd( La STCUM cible-t-elle les pauvres?En introduisant la CAM hebdo, la Société compte empocher 3,5 M $ supplémentaires par année.Seront-ils réinvestis en réduction de tarif pour les personnes à faible revenu ?Quels sont les avantages et inconvénients pour les consommateurs à mini-budget ?Pour offrir au public «une plus grande flexibilité dans le choix de ses titres de transport», une nouvelle carte hebdomadaire, la CAM hebdo, sera mise en vente par la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM) dès le 18 septembre.La première édition de la CAM hebdo couvrira la période du lundi 21 au dimanche 27 septembre.Selon Odile Paradis, chef des affaires publiques à la STCUM, on vise la clientèle qui effectue moins de 45 voyages par le transport en commun, soit «(.) les usagers qui ne font pas de déplacements réguliers durant un mois complet».Dans cette catégorie on retrouve, itinérants, assistés sociaux, travailleurs occasionnels, étudiants en fin de session et autres personnes à petit budget.Les personnes à faible et très faible revenu entrent dans le collimateur de la STCUM.Les touristes, congressistes, ou autres visiteurs occasionnels séjournant à Montréal pourront continuer d'utiliser la carte touristique, dont l'existence était révélée par notre camelot Alain Coulombe (alias Alcatraz) dans l'édition de mars 1998 de L'Itinéraire.Seule sa formule sera changée.Alors qu'auparavant, elle coûtait 6 $ pour une journée ou 12 $ pour trois jours consécutifs, elle ne sera désormais valide que pour cette dernière durée.La STCUM en réévaluera la pertinence ultérieurement.Le piège Les personnes à faible revenu devront évaluer leurs besoins réels de transport.À l'opposé des tickets en lisière utilisables n'importe quand, cette carte a le désavantage de n'être valable que pour la semaine où elle a été émise.A l'achat d'une CAM hebdo, moins onéreuse sur le coup, il est tentant de puiser dans la cagnotte prévue pour le transport et de combler d'autres besoins: nourriture, fournitures scolaires, loisirs.Mme Odile Paradis reconnaît que la CAM hebdo limite plus la liberté de circulation que les tickets et autres titres de transport: la carte est valide pour une période précise.Elle invite le public à bien choisir le titre de transport correspondant à son budget.Aussi, elle considère que les moins nantis payent plus cher présentement, car ils achètent leurs tickets à l'unité ou en lisière.«Ils ne possédaient pas l'argent nécessaire pour une CAM mensuelle en début de mois.Au lieu de débourser 45 $ d'un coup, il devient plus avantageux pour ces personnes d'étaler leur investissement.Leurs frais de déplacement seront moins élevés avec la CAM hebdo, qu'avec des tickets.» Mme Paradis soutient que la STCUM fidélisera les voyageurs par l'utilisation plus régulière des transports en commun.3,5 M $ de revenus supplémentaires Bien qu'il soit trop tôt pour évaluer avec précision la proportion des consommateurs qui opteront pour la CAM hebdo, l'introduction de cette carte permettra à la STCUM d'encaisser 3,5 millions $ en revenus additionnels, de l'avis de son directeur général, M.Jacques Fortin.Bien que, à n'en pas douter, la CAM hebdo cible les utilisateurs les plus pauvres, la STCUM soutient que son introduction se fera à leur avantage.Ceux-ci ne débourseront-ils pas 3,5 M $ de plus par année ?«Ce sont surtout les gens qui ont les moyens qui feront réaliser ces sommes anticipés.Ceux qui passeront, pour différentes raisons, de la CAM mensuelle à la carte hebdomadaire.Les gens pauvres qui passeront du ticket à la carte hebdo nous feront plutôt perdre des revenus», stipule M.Fortin.En outre, le réinvestissement de ces revenus en réductions de tarifs pour les personnes à faible revenu n'est pas envisagé par la STCUM.«Les revenus supplémentaires nous aideront à maintenir nos services, à ne pas augmenter nos tarifs alors que la contribution des municipalités est à la baisse.D'ailleurs, nous avons l'intention de geler le tarif de la CAM hebdo en décembre», conclut M.Fortin.427.rue de la Commune Est Montréal (Québec) J< H2Y IJ4 Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-7019 Martin Lemay Conseiller municipal Sainte-Marie 275, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y 1C6 Téléphone : Télécopieur (514) 872-6306 (514) 521-9311 Journal L'Itinéraire Montréal -septembre 1998 Transport 2000 De son côté, le directeur général de l'Association Transport 2000 Normand Parisien sanctionne la CAM hebdo : «Le nouveau titre offre une option additionnelle et n'est pas beaucoup plus cher sur une base mensuelle.Il permettra peut-être à des gens de voyager, alors qu'ils ne pouvaient pas le faire auparavant.» Cependant, il critique le système tarifaire «désuet» et revendique une mise à jour technologique qui s'imposerait.On pense notamment à une carte à puce ou encore à une CAM annuelle.La CAM hebdo est créée dans un contexte budgétaire où des politiciens considèrent qu'il y a encore du gras à couper.«Alors que la STCUM réalise des surplus, les réductions de tarifs pour les personnes à bas revenus ne font pas partie de ses plans», dénonce M.Parisien.La cohue La CAM hebdo sera mise en vente à compter du vendredi précédant la semaine de validité, jusqu'au mardi de la semaine en cours.La STCUM veut ainsi éviter la cohue aux guichets en début de mois.La Société attend moins de monde aux kiosques pour l'acquisition de la CAM mensuelle, et surtout pour les lisières de tickets.Tableau comparatif Titre\tTarif régulier\tTarif réduit* Accès\t CAM\t45$\t19$\tAccès libre CAM hebdo\t12$\t6$\tPériode limitée Carte touristique\t12$\t\t«Gratteui» 3 jours consécutifs Lisière de 6 billets\t8$\t4$\tAccès libre Espèces\t1,85$\t1$\tAccès libre Certains dépanneurs\t1,50$\t\tAccès libre 'Les étudiants âgés de moins de 18 ans et les personnes âgées de 65 ans et plus peuvent bénéficier du tarif réduit de la STCUM.\t\t\t Cette jolie fleur de macadam a fêté son 15e anniversaire le sept août dernier, rue Saint-Denis.Avez-vous des problèmes avec votre employeur?CAMPEAU OUELLET NADON BARABÉ CYR DE MERCHANT BERNSTEIN COUSINEAU HEAP PALARDY avocats-avocates ASSURANCE-CHÔMAGE AIDE SOCIALE DROIT DU TRAVAIL LOGEMENT RÉGIE DES RENTES aidejuridique acceptée 1406.rue Beaudry C\"P\" 95, Succursale «C.Montréal (Ouebec)H2L 4J7 Téléphone: (514) 526 7228 Télécopieur: (514) 528-1353 RÉPARATION ET INSTALLATION PE CORDE À UNŒ ffl WSTAU.AMP REPAIR OOTHKUNES INSTALLATION ET REDRESSEMENT DE POTEAUX STRA!G«SW François Pilon B.P.63533, suce.Van Horne Montréal, H3W 3H8 Téléphone: (514) 731-7261 Télécopieur: (514) 737-6447 Cellulaire: (514) 591-7542 Journal L'Itinéraire \u2022 Montréal \u2022 septembre 1991 EcmvEZ'Nous ! Un dossier spécial sera public dans notre prochaine édition.Le Groupe communautaire L'Itinéraire y présentera son cahier de revendications pour améliorer le sort des plus démunis.Écrivez-nous ! Réponde/, à cette question sur le thème de la pauvreté: Quelles revendications considérez-vous prioritaires à adresser aux candidats des élections municipales du 1er novembre prochain ?Votre lettre ne devra compter qu'un seul paragraphe et pourrait être publiée.N'oubliez pas de la signer.Tombée : 15 septembre.Publication: 1er octobre.Journal L'Itinéraire 1907,.rue Amherst Montréal (Québec) H2L 3L7 Courriel : iliner@cam.org Branchez à l'alternative en éducation VOUS En vous branchant sur InfiniT éducation, vous pénétrez au coeur de la pédagogie.Plus de 25 sites instructifs, vivants et animés, pour mieux apprendre.education.infinit.net Branchez votre école à haute vitesse! Renseignements : (514)281-9149 1 888 246-2256 WW Vidéotron ¦r® Spécial en semaine au Salon Mardi, mercredi et jeu* m Permaneniyb^ Ouvert du Lundi ao Samedi -A 521-4863 CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Tel: (514) 729-5342 Télécopieur.(514) 729-5875 Député de Laurier Sainte marie 1717, bout.René Lévesque Ouest, bureau 310, Montréal (Québec) H2L Tél.: (514) 522-1339 Fax: (514) 522-9899 JoiidiI L'Ilipéiaiie Mont real - se p te mb re 1991 L'Itinéraire offre la possibilité aux Kens de la rue d'acquérir de la formation en informatique et de s'initier à Internet.L'Itinéraire recueille vos vieux Macintosh (ou vos IBM 486 et plus, imprimantes, etc.) Avant de les jeter à la poubelle, appelez Sébastien Langlais au (514) 597-0238 Merci à tous! Lancement d'un jeu pédagogique adapté à la clientèle toxicomane Feu vert sur Ia récIuct.on dts rîsques Un jeu de simulation interactif portant sur la prévention des hépatites B et C, ainsi que du VIH, est maintenant disponible pour les intervenantes et intervenants des différents organismes oeuvrant dans la prévention auprès de la clientèle aux prises avec un problème de toxicomanie.Le Centre Dollard-Cormier vient de lancer un jeu interactif: feu vert sur la réduction des risques.Créé dans le but de contrer l'inconfort et le malaise qui sévissent habituellement dans les séances d'animation de groupe, cet outil d'animation se veut une alternative aux discussions touchant la sexualité et l'usage des drogues, situations qui causent beaucoup de difficultés auprès de la clientèle toxicomane.Feu vert sur la réduction des risques est conçu comme tout autre jeu, et ne tient pas compte de la situation des participants.Jamais le «joueur» n'a à dévoiler son état de santé, son orientation ou ses habitudes sexuelles, ni encore ses habitudes de consommation de narcotiques.L'interaction porte uniquement sur le contenu et les illustrations de chaque carte qui compose le jeu où l'humour est souvent mis en valeur.Facile d'utilisation et fortement axé sur le visuel, le jeu est bâti sur le modèle des feux de circulation.L'absence de risque absolu n'existe pas lorsque l'on traverse la rue au feu vert.S'agissant de la consommation de drogues et du comportement sexuel, l'absence de risque n'existe pas non plus.Sur le jeu grand format et très coloré, des cartes graphiques autocollantes peuvent être apposées en fonction du niveau de risque relatif aux illustrations (pratiques sexuelles, rituels de consommation, injection, tatouage).On identifie les comportements à risque élevé (Rouge), possible (Jaune) ou très faible (Vert).En plus de détendre l'atmosphère durant les périodes d'échange, Feu vert sur la réduction des risques se veut un outil d'information et de prévention sur les modes de transmission du VIH et des hépatites B et C, en plus de fournir des moyens pratiques et concrets pour en diminuer les risques.Expérimenté auprès de diverses clientèles toxicomanes, Feu vert sur la réduction des risques a bénéficié du soutien financier de la Régie régionale de la santé et des services so- ciaux de Montréal-Centre, et de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.Cet outil s'adresse plus particulièrement aux intervenants des milieux de désintoxication, de réadaptation, de l'itinérance, des CLSC ou encore des centres pour jeunes en difficulté.Il ne coûte que 20 $.Pour se procurer Feu vert sur la réduction des risques, s'adresser au Centre québécois de documentation en toxicomanie (Centre Dollard-Cormier), au 950, rue Louvain est, Montréal (Qc) H2M 2E8, ou par télécopieur: (514) 385-5728.fêgfi Lunettes d'occasion Avis: Le Groupe L'Itinéraire ne peut plus recevoir de montures de lunettes, faute d'espace.Merci pour votre collaboration ! t ftq Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec PAL* CENTRALE SYNDI OU '\"éCOISE 545, boulevard Crémazie Est 17e étage Montréal (Québec) H2M 2V1 Téléphone: (514) 383-8000 Télécopieur: (514) 383-8001 Journal L'Itinéraire \u2022 Montréal \u2022 septembre 1998 3> Photo: N.L FiÉRE cameIot m Voilà (rois ans déjà que je vends le journal.J'aime beaucoup le monde du Groupe coniniunau-£ taire.Je leur donne un coup de main, car je pense qu'il y a trop de monde dans l'itinérance.I-'Itinéraire est un beau journal que l'on vend sur la rue.11 y a toutes sortes d'articles.C'est beau le vendre.Le temps passe et on ne s'ennuie pas.Comme je suis habituée, j'adore travailler avec le publie.J'aime mes clients tout autant que L'Itinéraire.Licite, camelot au métro Bcaudrv DivERÇENCE dE POINT de VUE Le peu d'efforts consacrés à l'intégration des personnes handicapées démontre bien l'attitude méprisante qui consiste à considérer les handicapés comme des fardeaux pour la société.Malheureusement, cette mentalité médiocre est de plus en plus représentative d'un état d'esprit général qui, non seulement, condamne les handicapés à rester d'éternels assistés sociaux, mais vise aussi à les exclure de la vie en société, ce qui est très grave.L'attitude générale envers une personne éprouvant de sérieuses difficultés, est toujours de l'exploiter, tout en cherchant à l'attaquer constamment par des attitudes hypocrites.Il est trop facile d'accuser continuellement les conditions socio-écomiques pour expliquer la croissance du phénomène de l'itinérance au Québec.Certes, le manque de travail, la dégradation continuelle des programmes sociaux et la raréfaction du travail sont des facteurs qui aggravent considérablement la situation, sans compter l'insouciance et l'indifférence de la population envers les organismes charitables.Une population de plus en plus méfiante envers les organismes d'aide aux démunis qui sont régulièrement éclaboussés par des scandales concernant la fraude et l'exploitation de l'image de la pauvreté.L'indifférence face à la pauvreté est aussi grave que les effets pervers des fraudeurs.Ces fraudes minent la crédibilité des organismes sérieux qui oeuvrent pour palier le retrait progressif du gouvernement du domaine communautaire.De nos jours, le système d'aide sociale encourage de plus en plus la fraude et le travail au noir, tout en incitant les bénéficiaires à s'en prendre à la Fonction publique.En terminant, même si certains individus ont choisi librement de vivre l'itinérance, la pauvreté ne devra jamais devenir un mode de vie pour les exclus de la société.Sébastien Boyer Camelot Berri-UQÀM T-Shirt L'Itinéraire en vente à 15,00$ Nom:_ Prénom:.Adresse: Tél.: Taille S ?M ?L ?XL ?TPS: $ 1,05 TVQ: 1,20 Frais d'envois: 3,65 Montant total: 20,00 Signature:__ Envoyez un chèque ou mandat poste à l'ordre du Journal L'Itinéraire à l'adresse suivante: 1907, rue Amherst^Montréal (Qc) H2L 3L7 _GiiNA MazeroIIe CameIot au Carré SuLouis Métro BerrI-UQAM sortie St-Den'is.Le jeudi 13 août 1998 à 21 heures, a eu lieu un spectacle d'humour au bénéfice de l'Accueil Bonneau au bar Les 2 Pierrots situé au 104, rue St-Paul.Le spectacle se nomme \"ON RIT-CONS-TRUTT\" avec la participation du célèbre et grand humoriste Jean-Guy Moreau.De plus étaient présents nos meilleurs humoristes de la relève.Et une participation spéciale en humour de l'exboxeur et comédien Deano Clavet, le chanteur Mario Peluso et l'astrologue Louise Haley (Mme Minou).Eric D P6 CI 8 C16 S D u n n C 3 U à l'AccuEil Dumoulin de CKOI FM agissait comme maître de cérémonie de ce spectacle.Le lundi 24 août 1998 à 20 heures a eu lieu le spectacle LA BANDE À BONNEAU au théâtre St-Denis situé au 1594, rue St-Denis à Montréal.Cette opération de grande envergure s'est tenue dans le cadre de la campagne de levée de fonds.En collaboration avec CLUB CULTURE, le concert bénéfice a attiré plusieurs artistes qui ont bénévolement offert leur participation, dont les « Frères à Ch'val» porte-parole de l'événement et de Yves Lambert de la formation La Bottine Souriante qui a agi comme animateur de la soirée.On a pu voir et entendre sur la même scène des artistes comme Les Colocs, France D'Amour, Éric Lapointe, Dan Bigras, Isabelle Boulay, Rémy Caset, Nicolas Ciccone, Lyze Grenon, Marc Gabriel, Claude Lamothe, Shen Qi, Sylvie Paquette, Patrice Desbiens, André Michaud, Mario Peluso, Dorian Sherwood, Josée Rivard et, bien sûr, la Chorale de l'Accueil Bonneau.Les billets pour cette noble cause coûtaient 70 $ et 10 $ pour le spectacle d'humour.Merci au grand public d'avoir participé à la reconstruction de l'Accueil Bonneau.Chers amis de l'Accueil Bonneau, Lors du sinistre du 9 juin dernier, de nombreuses personnes nous ont porté secours, pompiers, policiers, secouristes d'Urgence-Santé, le personnel hospitalier des urgences du CHUM, de l'Hôpital Général de Montréal, de l'Hôpital Royal Victoria; le CLSC des Faubourgs, le personnel de la Société du Vieux-Port de Montréal et de simples passants.Des organismes comme the Old Brewery Mission et les Oeuvres de la Maison du Père, Jeunesse au Soleil, Moisson-Montréal et PEntretoit ont pris notre relève pendant trois jours et nous ont apporté leur appui.Une maison a été détruite Cependant la communauté humaine qui la soutient habituellement s'est ressaisie et s'est engagée à poursuivre l'oeuvre entreprise il y a 121 ans.L'appui reçu de vous tous a été pour nous une puissante stimulation à continuer.Nous remercions de leur bienveillante collaboration toutes les personnes qui nous ont exprimé leur appui et leur sympathie.La grande famille de l'Accueil Bonneau Jacinthe Bouchard, Présidente du Conseil d'administration .¦ Nicole Fournier, s.g.m.Directrice générale lunil VWMnUt ¦ Montréal \u2022 septembre 1958 L% nouveau Bastion dt Ia cuIture puNk à MontréaI CAïhy Baijnet Le Punk n'est pas mort C'est dans un immeuble de la rue Sainte-Catherine que L'X a maintenant pignon sur rue.Formé en 1996, le collectif a ouvert, au mois de mai, son centre d'expression, de création et de diffusion punk.La vocation du groupe?Favoriser la scène underground, notamment en permettant à des groupes de musique hard core, métal, punk et ska de performer dans une salle accueillant plus de 300 personnes.«Pour l'instant, ce qui nous permet de payer le loyer, ce sont les recettes du bar pendant les shows.Mais d'autres activités sont en train de s'organiser.Par exemple, notre atelier de sérigraphie fonctionne très bien», explique Patrick Morin, membre du Conseil d'administration de L'X, et bénévole à temps plein.L'X offre aussi des ateliers de sonorisation et d'entretien d'instruments, un atelier de recyclage de meubles, un atelier de couture et même des cours de taek-wondo! De plus, le groupe travaille à mettre sur pied son centre de Documentation d'Information et de Références alternatives (D.I.R.A.) qui un jour deviendra, un Centre d'éducation populaire et d'information sur le milieu underground et la consommation de drogues.Différents groupes d'action politique louent également cet espace, tels Food not bombs, le Réseau solidarité pour le Mexique et Le Repaire.Photo: Jean-Françol» Gascon La génération X n'a pas dit son dernier mot Né de la rébellion contre le courant idéologique d'hégémonie de la société, le mouvement punk prend sa source dans un courant musical et culturel apparu en Grande-Bretagne vers 1975.Si les adeptes affichent une attitude de provocation et de dérision à l'égard de la société, c'est qu'ils jugent celle-ci incapable d'apporter à la jeunesse un quelconque espoir, d'où le slogan No Future (Pas d'avenir).L'aventure de L'X a débuté lors d'une émeute boulevard Saint-Laurent en 1996, alors que les jeunes, excédés, protestaient contre la répression policière.«Le maire Bourque a dit que si les jeunes en avaient besoin, il allait les aider.Nous sommes donc allés le rencontrer.» La Ville a aidé à structurer le projet et elle a alloué la somme de 10 000 $ pour aider les jeunes marginaux à se trouver un local.«On doit remercier les fonctionnaires qui nous ont permis de mettre sur pied un plan d'affaires et d'obtenir des subventions.Plusieurs organismes ont fait des dons, comme Santé Canada qui nous a fourni la console et les outils nécessaires pour tra- vailler le bois», raconte Patrick Morin.Aujourd'hui, les jeunes marginaux de L'X ont des projets plein la tête.«On aimerait pouvoir offrir de la musique, surtout des importations, directement sur le plancher et ouvrir un café végétarien.puisque 80% des gens de L'X le sont, la plupart pour des raisons politiques.Nous sommes contre l'exploitation des animaux, c'est notre façon de protester.Nous sommes d'ailleurs contre toute forme d'exploitation.» L'X désire également promouvoir la culture punk dans un esprit communautaire.«On s'organise pour devenir un centre communautaire et on voudrait que les gens comprennent que nous sommes contre la violence et le matérialisme.Notre société capitaliste limite les rêves à ceux qui sont véhiculés à la télévision.On veut faire quelque chose de différent, offrir une alternative.» Mais, comme Rome ne s'est pas construite en un jour, L'X est toujours à la recherche de bénévoles pour voir au bon fonctionnement de l'organisme.«On cherche des gens qui ont envie de réaliser des choses.C'est clair que nous ne sommes pas un centre d'aide, ce n'est pas notre mandat.C'est dommage, mais le smack (héroïne) est de plus en plus populaire, ce qui fait que les gens ont moins envie de s'impliquer ou encore de venir voir les shows», raconte Patrick Morin.Il y a présentement encore plusieurs spectacles à l'affiche.Pour tout renseignement, adressez-vous au (514) 866-4004 ou à l'adresse suivante: 182, rue Sainte-Catherine Est.Daniel Dubois Gérant administrateur 501, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1W6 Tél.: 521-3481 Fax:521-1660 LES OEUVRES DE LA MAISON DU PÈRE 550, bout.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 IO> Joirnal L'Itinéraire Montréal -septembre 1991 L'Opération SaIAMI : Sectîon Québécoise tJE U RésiSTANCE MONdlAU aux ÎNJUSlïCES.Yasmjna Panent C'est le 16 septembre prochain que le tribunal décidera de la date et de la nature du procès des membres de l'Opération SalAMI.Rappelez-vous : «Montréal, Jakarta même combat !» , «Fair trade, not free trade!», «Mondialisation des injustices sociales!», «Nos vies avant leur profit!», «MAI, tell us why?!» sont autant de slogans que lançait la centaine de manifestants de l'Opération SalAMI en bloquant l'entrée de l'hôtel Sheraton, le 25 mai dernier.Cette manifestation a surpris le public par son caractère non-violent et a remis en question le processus de mondialisation de l'économie.Les quelque 80 militants arrêtés à la suite de la manifestation en face de l'hôtel Sheraton, sont sous le coup de cinq chefs d'accusation.Deux pour avoir troublé la paix et trois pour attroupement illégal, méfait et entrave à l'agent Lemieux, responsable du dossier de la police.Selon Robert G.Saint-Louis, avocat de la défense, les manifestants sont passibles d'une amende maximale de 2000 $ et de six mois d'emprisonnement.Me Saint-Louis explique: «Les auditions publiques des personnes accusées ont commencé le 11 juin et se poursuivront à l'automne.Le 16 septembre les dossiers des accusés seront remis au tribunal.A ce moment, nous connaîtrons la date du procès, sa durée et sa nature.»Afin d'informer les accusés sur le dénouement du procès et décider de la conduite à tenir, les membres du SalAMI partciperont à un camp de formation à l'auto-défense judiciaire pendant le week-end du 4 au 7 septembre.Selon l'avocat, le mouvement semble avoir opté pour un procès collectif à caractère politique.«Nous envisageons de faire appel à des experts qui viendront expliquer au tribunal les conséquences économiques et sociales de l'AMI sur la population.» En effet, le 25 mai dernier devant l'hôtel Sheraton, l'accord était mis à l'index.La tenue à Montréal de la Conférence annuelle sur la mondialisation de l'économie offrait aux membres du SalAMI l'occasion de dénoncer ce Photo: Caroline Hayeur / Agence Stock Photo processus qui occulte trop souvent le bien-être des populations locales.Symptôme du néolibéralisme Selon Philippe Duhamel, porte-parole du mouvement, l'AMI s'inscrit en fait dans un contexte plus large.«C'est un symptôme et non pas la cause première du néolibéralisme.L'AMI constitue une étape importante dans le processus de libéralisation de l'économie» explique-t-il.Cet accord dont tout le monde parle, mais dont fort peu de gens connaissent les implications concrètes est, après l'ALENA, le dernier avatar du néolibéralisme.Dorval Brunelle, professeur au département de sociologie à l'UQÀM, a participé au sommet populaire chilien de mars dernier qui a eu lieu en marge du Sommet des Amériques.«Parallèlement à la mondialisation de l'économie, est née la mondialisation d'une conscience des effets dommageables de ce processus, et nous assistons à l'émergence de coalitions très originales», explique-t-il.Parrainé par l'ORIT (Organisation Régionale Interamérique du Travail), le sommet parallèle de Santiago chapeautait une dizaine de forums sur la pauvreté, l'éducation, le féminisme, les droits et libertés, les autochtones.Le Mouvement québécois du SalAMI s'insère dans le cadre de ces protestations mondiales.«Il s'agissait de sensibiliser et de mobiliser la population québécoise», explique Philippe.En effet, au Canada anglais, la prise de conscience et la mobilisation ont été rapides.Il fallait donc secouer la léthargie de la population locale, due, selon lui, essentiellement à la désinformation.«Face à une érosion du pouvoir des citoyens, il est nécessaire de rétablir un certain équilibre et créer un mouvement de résistance civile québécois», estime Philippe qui, à 36 ans, milite depuis 15 ans dans l'action non-violente.Il s'est penché sur les stratégies de violence, notamment chez les activistes des Etats-Unis, et il a compris que ces stratégies ne marcheraient pas au Québec.«Essentiellement pour des raisons stratégiques et culturelles», explique-t-il.«Nous faisons face à un appareil répressif très bien équipé.» Face à une autocensure importante, un nivellement idéologique et une forme de répression plus ou moins subtile, l'action non-violente est, à son avis, une bonne stratégie pour minimiser la violence institutionnelle et maximiser l'impact du message.«Elle reste la meilleure façon de rester près de nos valeurs.» Désobéir Michèle, consultante en ressources humaines, a rejoint l'Opération.À 51 ans, elle a connu sa première expérience de désobéissance civile.«J'ai pris conscience que cet accord et tout ce qu'il sous tend ne tient aucun compte des citoyens.Je suis responsable du monde dans lequel vivront mes enfants et, sans doute, devrai-je leur rendre des comptes dans quelques années», explique-t-elle.En attendant le 16 septembre, le SalAMI fourbit ses armes et a bien l'intention de mettre l'AMI et le néolibéralisme au banc des accusés.Joomal L'Itinéraire \u2022 Montréal ¦ septembre 1991, 11 ¦jfr- - - |j - \u2014 ¦- y - \"-\"^r-^ bj ^fest^.values fjlms de la.rue| Ramon Vjtesse Réaliser une deuxième édition du Festival des films de la rue, c'est en soi une réussite contre la précarité qui règne dans un milieu où on n'a pas le luxe de penser à long terme : on y parle plus du quotidien que de mois ou d'années.Pourtant, le Festival s'est déroulé sur trois jours: les 24, 25 et 26 août ! Tout a commencé par la projection du film OD, Overdose de Patrick Masbourian, au mois de mai 1997 au Zest.Claudia Parent, agente de projet pour le RAPSIM (Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal), parle d'une simple envie qu'avaient les jeunes présents : «Ce vidéo les avait accrochés ; ils voulaient le revoir.C'est ainsi que le RAPSIM a pris l'initiative de la première édition du Festival.L'événement a eu lieu en plein coeur du centre-ville, Place Pasteur.Compte tenu des réactions très positives des jeunes avec lesquels nous travaillons, des marginaux, nous avons décidé de répéter l'expérience.» On se souviendra des efforts policiers pour chasser les jeunes de la Place Pasteur, ainsi que des récentes rumeurs voulant que le parc devienne propriété de l'UQAM dans le but d'en restreindre l'accès.Bref, un lieu prédestiné pour y projeter les réalités des jeunes de la rue ! Valérie Ducharme, organisatrice communautaire du RAPSIM, souligne certains objectifs permettant de mieux situer le Festival des films de la rue: «Nous visons d'abord et avant tout les jeunes de la rue.Nous désirons les sensibiliser, notamment à la réduction des effets négatifs de la consommation de drogues, mais aussi les divertir, briser leur routine car, dans tous les festivals, on pense bien peu à eux, sinon à la mauvaise image qu'ils peuvent donner aux visiteurs.La participation des organismes de travail de rue, comme En Marge, auront des kiosques sur place pour répondre aux réactions suscitées par la projection des films.» «Mais ce n'est pas tout, poursuit Valérie:«Une équipe composée d'Etienne, membre des Pairs Aidants de la Clinique des jeunes St-Denis (associés à la Table de concertation des organismes jeunesse itinérance pour le démarrage du Festival); de Mélanie, membre des Dîners Rencontre; de Marie-Michelle, de SPECTRE de Rue et de moi-même, avons visité les commerçants pour les sensibiliser aux réalités des jeunes.Leur présence aux projections permet de démystifier les réalités vécues par les jeunes et d'engager le dialogue avec eux.» Quand à savoir si l'organisation du Festival souhaite aller plus loin dans la revendication politique, il n'y a qu'un pas; mais là n'est apparemment pas le but: «A la Table de concertation, nous parlons, par exemple, du virage ambulatoire.Le Festival, lui, ne va pas sur ce terrain».On peut s'interroger sur la pertinence de faciliter l'émergence d'une prise de parole par les jeunes marginaux.Ce type de lieu politique, contrairement à l'offre de services, d'intervention, de dépannage.fait pourtant cruellement défaut.Sinon, comment changeront les réalités des jeunes autrement que par le relais politique des intervenants?\t Le réseau\td'aide \tseules Montréal 180, rueSte-Cath\terlne Est\\ M o n t r é a I ( Q u\tSbec) 1 H 2 X 1\tK 9 ' Téléphone: (514)\t879-1949 Les projections Parmi les films présentés au Festival cette année, notons, le 24 août, salle de l'ONF, le poignant documentaire Tu as crié Let me go de la cinéaste Anne-Claire Poirier, mère d'une fille vaincue par la drogue; le 25 août, à L'X (récent centre d'expression, de création et de diffusion punk), Mess de Normand Senez (via Art-Toxico) traitant des jeunes de la rue et de la mescaline; le 26 août, en plein air, Place Pasteur, une deuxième projection de OD, J'me suis poussée faut que j'me sauve (Virage) de Stéphanie Hénault et De l'autre côté de la rue (une autoproduction de l'organisme Passages) par les filles de Passages.Ces films ont été présentés au grand public, mais les organisateurs n'ont pas invité les médias.Pourquoi?«Nous désirons éviter un traitement médiatique, le plus souvent envahissant et sensation-naliste sur le site.Nous donnerons, après le festival, une conférence de presse.Avec ses amuseurs publics, ses kiosques d'information et la distribution de nourriture nous ne souhaitons aucunement faire un show médiatique du site du festival.»Fâ™fl BmSmmlne.Centre de rehabilitation pour démunis alcooliques/toHicomanes de 25 ans et plus Admimen é9à 16 heure* 565, TdMn (514) 935-?m Pierre Bourque sur la corde raide Une entrevue avec Ie maîre Journal l'Itinéraire Montréal -septembre 1991 m La Chorale de l'Accueil Bonneau Le rêve fou dfuN coLLectIF JMpossibU Pi erre Demers CollAboRAîioN spéciale La Chorale de l'Accueil Bonneau, vous connaissez?L'une - sinon la seule- des rares chorales d'itinérants à vivre de son art.Une chorale comme un collectif impossible, maintenue ensemble depuis deux ans par un agenda fou et un directeur encore plus fou de chant et de compassion.Pierre Anthian, un prêtre mormon d'origine française.«Nous avons donné depuis la création du groupe plus de 400 concerts devant tous les publics.Des riches, des pau vres, des banquiers, des sinistrés, à la télé, au Centre Molson, dans le métro, au Saguenay inondé.Si les Hell Angels nous invitent, on y va.On chante pour tous la joie de vivre et le bonheur de se sentir aimé.Sans discrimination.» Photos: Normand Lalonde «On chante pour tout le monde, sans discrimination.Si les Hells Angels nous invitent, On y Va.» - Pierre Anthian, le directeur en justice la directrice de l'Accueil, Soeur Nicole et le directeur Anthian afin de toucher ses droits d'auteur.Comme il devenait plutôt violent envers les autres membres du groupe, on a dû l'expulser quelques jours plus tard.C'était pourtant le plus expérimenté et l'un des chanteurs vedettes.Un être entier habité par la poésie de la rue et la violence.Dommage pour lui, dommage pour le groupe.J'ai rencontré aussi individuellement d'autres membres qui en avaient long à dire sur la dynamique du collectif.Sur leurs rapports ambigus à cette chorale impossible, qui tient le cap malgré tout.Qui les sauve de la rue et du désespoir en leur donnant une dignité qu'ils n'espéraient plus.Qui les transporte ailleurs et les révèle à eux-mêmes.Même si parfois, ils doutent.Anthian est unique comme bénévole à l'Accueil Bonneau.D'ailleurs il n'est plus bénévole.Il fait désormais partie des employés rémunérés de la maison.«Ils avaient peur de me perdre, ils n'ont pas pris de chance.Ils m'ont fait une offre que je ne pouvais refuser.» Un climat surchauffé Athian est spécial.Une dynamo activée par la foi qui déplace les montagnes.Ses chanteurs aussi.Très spéciaux même.Des itinérants à la frontière de la marge et emportés par un rêve qu'ils adorent et détestent parfois.La semaine (début juillet) où j'ai fait l'entrevue avec Pierre Anthian et son groupe, ça bouillait dans la marmite.Mais ça bout tout le temps.Comme dans la vie des itinérants portés par les aléas de la vie et l'adrénaline des imprévus.Les itinérants ont tout des hyperactifs et des hypersensibles.Des sémaphores plantés dans la rue pour nous indiquer la direction du vent, le chemin qu'il ne faut pas prendre quand tout se brise autour de nous et que la solitude nous tombe dessus comme la nuit.Les itinérants sont encore plus fragiles quand ils se sentent portés par une grosse vague de succès et d'amour collectif comme la Chorale de l'Accueil.Le chanteur du groupe qui avait composé des chansons sur le nouveau disque (Hit Inhérent), lancé le 30 juin, était dans tous ses états.Il avait consulté un ami avocat pour poursuivre «On est payés 5$ du concert.C'est pas assez.C'est plus payant de quêter.Il y a des limites à se faire exploiter.C'est sûr qu'on a pris des engagements en rentrant dans le groupe.On a accepté les règles du jeu.Mais la chorale fait de l'argent sur notre dos et c'est l'Accueil qui ramasse tout.On aimerait en profiter davantage.C'est normal.C'est nous, la chorale», me signale l'un deux.D'autres sont écartés, le temps de quelques concerts, quand ils trichent avec le règlement de base \u2014 tolérance zéro.Ils se doivent de respecter une sobriété d'usage pour suivre le rythme de croisière presqu'infernal de la chorale.Journal l'Itinéraire \u2022 Montréal \u2022 septembre 1991 S8> «Bientôt «C'est bon pour nous, quand on chante souvent, on ne peut se coucher soûl à chaque soir.C'est trop dur le lendemain pour chanter.La chorale nous oblige à cette ils seront tous membres de discipline^ Mais les gars yjj^ des artistes et jfc vont fae boivent et fument un petit joint de temps en temps.C'est sûr.On n'est pas les pieds en dansant et regarder dans toutes les directions, là n'est pas l'essentiel.L'émotion passe en premier.des anges parce qu'on chante avec un curé, me confie Guy Tremblay, originaire de Saint-Siméon et qui chante L'Oiseau comme .le petit Simard.Il accompagne tout de même le groupe dans ses déplacements, malgré sa mise à l'écart momentanée.payés comme des professionnels quand ils vont chanter.Ils auront ainsi atteint leur autonomie financière.Alors là, on ira à Québec au bureau du Premier ministre pour lui remettre nos chèques de BS.» En grande vitesse.Leur sincérité doublée d'une énergie folle font le reste.Le déclic se produit et on est à chaque fois emporté ailleurs, du côté de l'espoir, du côté de l'impossible.On vibre en se disant que le monde n'est pas tout à fait pourri.S'ils peuvent faire cela, je peux réussir n'importe quoi.Il s'agit de se botter le cul, de se dessoûler un \u2014 Pierre Anthian, le directeur peu et de croire en soi.Le sens des responsabilités Le directeur Anthian est tolérant envers eux.Il leur donne des responsabihtés.L'un s'occupe du piano mécanique, l'autre de la guitare.Ce chanteur sait que s'il arrive en retard à un exercice ou à un concert prévu, il perturbe tout le reste du groupe.C'est de cette façon que les choristes développent leur esprit de solidarité et leur sens du collectif.Anthian déteste l'autorité.Qui mène dans la chorale?«D'abord Dieu, ensuite Soeur Nicole, la directrice de l'Accueil; ensuite, moi et eux.Mais je voudrais qu'ils finissent par décider de tout.La chorale c'est leur chemin vers l'autonomie totale.» Le miracle de ce collectif impossible, c'est que ça marche.Le cinéaste Magnus Isaacson tourne un documentaire sur eux depuis un an.Il les filme dans tous les lieux où ils chantent, les connaît un par un, mange avec eux à l'Accueil et va bientôt les accompagner à Paris en octobre lors de leur première sortie à l'extérieur du pays.«Ça brasse souvent dans le groupe.Aux pratiques, avant et après les concerts.Je les vois s'engueuler, se battre pour rester ensemble.La Chorale c'est une vie de couple de 15 itinérants avec Pierre, le directeur.C'est déjà un miracle qu'ils en soient arrivés là,» Où sont-ils arrivés au juste?Faut les voir et les entendre en concert pour le croire.Quand ils chantent, dansent et jouent \u2014 car chaque chanteur a développé son style sur scène \u2014 des chansons comme C'est beau la vie, Je ne suis qu'un homme, California dreaming, L'Important, c'est la rose ou Quand les hommes vivront d'amour, on comprend tout.Ils ont beau fausser un peu, chanter avec des voix d'outre-tonneau, se marcher sur Umml Uliiairilti Montréal 16.septembre 1991 Le rêve du directeur Anthian et de ces itinérants chanteurs est Resto Pop, les épiceries autogérées du quartier ;n train de se réaliser.Lentement, mais sûrement.«On Villeray, où j'habite, et plein d'autres _., m * t qu'il reste à inventer.Il n'y a pas «Bientôt ds seront tous membres de l'Union est paye 5 $ du COJUCeit.de différence entre un itinérant les artistes et ils vont être rémunérés comme pws payant de quêter dans d'ici ou un de France, où les professionnels quand ils vont chanter.Us auront ainsi atteint leur autonomie professionnelle.Alors on ira en délégation ï Québec, au bureau du Premier mi-listre pour lui remettre nos chèques de BS.C'est comme cela qu'on doit sortir fis itinérants de la misère.Il existe 3'autres projets d'autonomie comme le iiôtre qui permettent à des itinérants de s'en sortir.Des exemples?Le journal L'Itinéraire, le la rue.H y a des limites à se faire exploiter.C'est sûr qu'on a signé un contrat pour faire partie du groupe.On a accepté les règles du jeu.Mais la chorale fait de l'argent et c'est r Accueil qui ramasse tout.On voudrait en profiter davantage.C'est normal.C'est nous, la Chorale.» \u2014 un membre du groupe j'ai travaillé comme bénévole.Ils sont tous deux victimes du chômage, d'une peine d'amour trop lourde, de l'abus d'alcool et de sexe.Ils ont besoin qu'on leur redonne une raison de vivre.C'est tout.Il faut y croire.» Un agenda fou C'est le directeur Pierre Anthian qui tient l'agenda infernal des concerts, qui se multiplient à l'infini.Presque trois concerts par jour, sauf le jeudi où l'on répète.La catastrophe de l'Accueil n'a pas arrangé les choses.Au contraire, depuis l'explosion, ils sont plus en demande que jamais.J'en ai profité pour le sonder sur la poussée de fièvre généreuse provoquée par l'accident.«Il y a des individus qui ont donné plus de 50 000 $ pour la reconstruction de l'Accueil et qui ont tenu à conserver l'anonymat.Les gouvernements ont donné le même montant et on a vu leur porte-parole à la télé sans arrêt.Je trouve cela indécent.C'est la société qui engendre les exclus, c'est surtout la société - tous et chacun- qui devrait payer.Les politiciens n'ont pas à se faire du capital électoral sur le dos des démunis.» La chorale a un programme chargé pour les mois à venir.Elle fait actuellement la promotion de son second album, Hit Inhérent.«On prépare fébrilement le voyage à Paris pour octobre.Nous avons déjà nos billets d'avion, offerts par une compagnie.On cherche un endroit où loger et l'argent pour se nourrir là-bas.Mal pris, on dormira dans le métro où l'on prévoit chanter d'ailleurs.» Le groupe est en nomination au prochain gala de l'ADISQ, dans la catégorie «révélation de l'année», les médias le sollicitent toujours, il y a des projets de télé; le film sur la Chorale sortira au printemps, un livre-hommage à la chorale, Pour une chanson, de Daniel Bertrand vient de sortir aux Éditions Stanké, etc.Personne ne peut prédire quand s'arrêtera cet agenda infernal.Journal VHhéttlri ¦ Montréal \u2022 septembre 1958 C'est Ia Fête au CkAos! Ramon Vitesse Fin août, la coopérative du Café Chaos était en liesse.On y fêtait le troisième printemps du lieu, mais surtout les efforts mis en commun pour maintenir et faire croître une alternative de travail contre vents et marées.Pierre Charette, un des membres fondateur de la coop, raconte: « Il y a eu deux ans de gestation, de mûrissement du projet jusqu'au démarrage en août 1995.Le Café Campus, notre grande soeur coopérative, nous a prodigué ses conseils tout en nous offrant, à bon prix, nos premières tables.Malgré cela nous n'avons pu éviter une fermeture à l'automne 97, notamment à cause du manque de capitalisation initial et du contrôle tardif des dépenses.De tous côtés, on nous a soutenus.Le personnel qui n'était plus payé, a bouffé des pâtes maison pendant quelques semaines!» La survie s'imposait.Martin Labrecque, directeur artistique, fait état du rôle de premier plan joué par le Chaos sur la scène socio-culturelle: «Dans la salle intimiste du café, les musiciens ont un tremplin réaliste, mais également une place à party.Aucune limite de style ou de genre: du techno hard core au métal, sans oublier le punk.Le groupe Caféine est né ici, nous avons abrité la boutique Kérosen et les Comic jam de BD underground, des partys étudiants; des organismes tel le RAJ y tiennent des événements (le 13 octobre on offrira ici une formation gratuite sur les droits de la personne), etc.Évidemment, il ne faut pas oublier notre cuisine internationale créative et nos murs sur lesquels s'accrochent nombre de premières expos.Et j'oublie plein de trucs encore!» Pierre Charette insiste: « La qualité première du coopératif est sa capacité d'adaptation».Disons aussi son pouvoir d'imagination collective! Êss3 ,3M L'honorable Lucienne Robillard C.P., Députée / P.C., M.P Westmount-Ville-Marie 2360, me Notre-Dame Ouest, Bureau 300 Montréal (Québec) H3J 1N4 Tél.: (514) 283-2013 réal ménard, député Hochelaga-Maisonneuve 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Fax: (514) 283-6485 Baptiste le clochard I d'André-Philippe Côté paru aux éditions Soulières tiens, un dîplsme UnîVERSITAÎRB l fbuRRAÏS -TV me le RENDRE s TL-Te-PLATT C=esTUN souv0ntr de Jfwesse / \t\"mm '\t Ill\t\t \t\t lg 7 Journal L'Itinéraire Montréal -septembre 1998 [g! 1 DOSSIER MOUVEMENT ETUDIANT Au cégep Non à La taxe à L'échec IsadeIU Rîvest aux cégepiens ayant échoué plus d'un cours par session.Au-delà \" ¦ de la limite permise, les élèves doivent payer une amende équiv- alant à deux dollars par crédit, c'est-à-dire de 60 $ à 90 $ par cours échoué! «La taxe à l'échec est une épée de Damoclès sur la tête des étudiants», affirme Philippe Leclerc.Cette mesure visait à augmenter le taux de réussite scolaire dans les cégeps.«En fait, c'est le contraire qui se produit», déplore-t-il.Au cours de la dernière année, plus de 30 000 élèves ont goûté au nouveau remède pédagogique.Certains d'entre eux ont coulé cinq cours et plus par session.La facture moyenne s'élève à 212 $.Pour certains, l'addition se chiffre à plus de 600 $! «La ministre de l'Éducation ne fait pas son travail.Elle devrait défendre les intérêts des plus faibles contre ceux des plus puissants.C'est de l'irresponsabilité, de l'immoralité!», lance Philippe Leclerc, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).Les étudiants sont en colère.La «taxe à l'échec» est la goutte qui fait déborder le vase.À la suite de quoi la FECQ lance une vaste campagne de boycott des signatures à travers le réseau.«Si la majorité des élèves y participe, nous aurons un bon pouvoir de négociation», assure Leclerc.Les cégeps t ' *\t.:\t\t \t\t\t seront-ils prochain?paralysés l'automne Photo: Normand Blouin / Agence Stock Photo Etudier ou manger?Les étudiants ont faim.Au cégep, environ 30% des jeunes n'habitent plus chez leurs parents.«Le quart des étudiants vivent dans la pauvreté et la misère», révèle une étude réalisée par le département de recherche du cégep de Rosemont et la Fédération des cégeps.«Le problème a pris une telle ampleur que plusieurs associations étudiantes préparent des paniers de provisions à Pâques et à Noël pour leurs membres», affirme Benoît Marsan, responsable des communications pour le Mouvement pour le droit à l'éducation (MDE).Pour les aider financièrement, le gouvernement et les parents se renvoient la balle.«Les parents doivent contribuer à l'éducation de leurs enfants, même si ces derniers n'habitent plus sous le toit familial», estime le gouvernement.Les parents, de leur côté, agissent souvent comme si le rêve de l'éducation gratuite, si chère aux baby-boomers, avait été réalisé.Placés devant des choix impossibles, les étudiants entendent parfois les propos désobligeants de certains fonctionnaires.«Tu peux toujours poursuivre tes parents en justice.Nous pouvons t'aider à trouver un avocat», a-t-on lancé à un étudiant.Ce n'est pas un cas isolé.«Tu peux te marier ou tomber enceinte», aurait suggéré un autre «serviteur public» à une étudiante.La taxe à l'échec Une solution: le travail.En été, les étudiants peuvent gagner autour de deux milliers de dollars.Mais ce n'est pas assez pour subsister.Aussi, la moitié des cégepiens ont un emploi durant l'année scolaire.De ce nombre, 45% travaillent entre 15 et 25 heures par semaine, alors que 14% travaillent plus de 25 heures! Cependant plus le nombre d'heures de travail augmente, plus la réussite scolaire risque d'être compromise.Les abandons de cours et les échecs se multiplient.En 1996, le gouvernement a créé une «taxe» qu'il impose Un grand nombre de ces étudiants ne sont tout simplement pas retournés aux études.«Il faut obligatoirement acquitter cette taxe avant de pouvoir s'inscrire à la session suivante», explique le président de la FECQ.«Cette mesure pénalise surtout les étudiants qui travaillent à l'extérieur et ceux qui connaissent des difficultés personnelles.Une rupture amoureuse, ça peut jeter quelqu'un par terre! Et des victimes de violence conjugale, ça existe.» Gratuite, l'éducation dans les cégeps?Cette taxe à l'échec s'ajoute à une panoplie de frais déjà exigés des étudiants.En plus de «l'inscription» (40 $) et de «l'admission» (30 $) (une façon de faire payer deux fois la même chose!), on a aussi inventé les frais «afférents» (110 $).Cette dernière horreur linguistique désigne la possibilité de porter tous les services imaginables au compte des étudiants.Certaines administrations ne se gênent pas pour profiter d'une clientèle captive.Dans plusieurs cégeps, la location d'un casier coûte 30 $!, l'abandon d'un cours, 20 $, l'utilisation des laboratoires après les heures de cours, 25 $; le paiement en retard des frais d'inscription, 16 $, etc.«Les étudiants les appellent les frais \"champignon\" parce qu'ils poussent partout», explique Leclerc.Il ne croit pas si bien dire.Au cours des trois dernières années, les frais afférents ont augmenté de 35% dans l'ensemble du réseau.Les cégepiens ont d'autres récriminations.Les récentes coupures de 700 millions $ à l'éducation se répercutent sur la qualité des services.Obtenir un rendez-vous avec un professionnel: orienteur, psychologue, aide pédagogique individuelle (API) est devenu très difficile.«Dans certains cégeps, un petit 20 $ peut aider à faire avancer son dossier.», affirme Leclerc.Et le réseau scolaire devrait encore subir des compressions de 56 millions $.De plus, la FECQ croit que le ministère de l'Éducation et la Fédération des cégeps discutent d'autres hausses de frais de scolarité.On pourrait par exemple exiger des «droits de tout autre nature» de 110 $.Les «frais fixes» représenteraient alors la jolie somme de 290 $ par session! Le ministère songerait, en plus, à Journal L'Itinéraire ¦ Montréal ¦ septembre 1991 v j ç somme de 290 $ par session! Le ministère songerait, en plus, à déplafonner les frais afférents.Boycott Comme moyen de pression, la FECQ appelle ses membres à un boycott massif des «signatures».Le ministère de l'Éducation établit le budget des cégeps au prorata des élèves inscrits dans chaque établissement.Après la période d'abandon des cours, les cégepiens doivent s'enregistrer auprès de leur institution scolaire.«Les administrations des cégeps recueillent les signatures des étudiants au cours des deux dernières semaines du mois de septembre.Nous recommandons à tous nos membres de s'abstenir», affirme Leclerc.Selon les avis juridiques obtenus par la FECQ, les étudiants ne risquent aucune poursuite, leur geste étant tout à fait légal.«C'est un moyen pro-actif qui permettra aux étudiants de la base de prendre leur place.Dans les grandes revendications nationales, les associations locales ont souvent l'impression de perdre le contrôle sur les négociations.» La FECQ ne doute pas de la participation de ses membres.L'hiver dernier, un forum collégial a culminé en une manifestation de 8000 personnes devant l'Assemblée nationale.«Nous voulons aussi l'appui des professeurs et du personnel de soutien.Eux-aussi subissent aussi les effets des coupures.Leur charge de travail a parfois triplé et quadruplé.» «Nous demandons que plus de professeurs réguliers soient embauchés.Les chargés de cours, dont les services sont retenus à contrat, ne peuvent pas assurer un soutien pédagogique adéquat», affirme-t-on, tant à la FECQ qu'au MDE.Les grandes centrales syndicales, la CSN, la CEQ, la FTQ, les appuient.La vie étudiante À OUÏ pROfÎTE U dETTE?IsAbelU RivcsT «On peut faire faillite pour des dettes au casino, mais pas pour des dettes d'études!», déplore Nikolas Ducharme, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).Il est formel: la Loi C-36 est discriminatoire.Elle contrevient donc à la Charte canadienne des droits et libertés de la personne.La FEUQ et la FECQ sont déterminées à aller jusqu'au bout pour faire entendre leur point de vue.«Nous poursuivrons le gouvernement fédéral en Cour suprême s'il le faut!», affirme Ducharme.S'endetter (et faire faillite) Benoît Marsan vient de s'inscrire en histoire, à l'UQAM.Il aimerait un jour enseigner ou faire de la recherche dans son domaine.Mais il ne se fait pas d'illusion sur ses perspectives d'emploi.«C'est aussi une formation personnelle».Cette acquisition de connaissances pourrait toutefois lui coûter cher.À l'Université, les frais de scolarité ont augmenté de 250% au cours des huit dernières années! Sans emploi régulier, les jeunes diplômés croulent souvent sous les dettes.Les bacheliers quittent l'université endettés en moyenne de 12 000 $.Ils doivent rembourser souvent de deux à trois fois le montant initia] emprunté à taux d'intérêts très élevés.Le nombre d'étudiants ayant fait faillite a augmenté de 577% depuis 1990.Mais la Loi C-36 leur interdit désormais ce recours.Ils devront donc traîner leur fardeau pendant dix ans, avant de pouvoir s'en débarrasser.A quand la prison et les travaux communautaires?La dette globale des étudiants s'élève à 2,5 milliards de dollars.Ironiquement, la situation profite surtout aux grandes institutions financières, qui réalisent ensemble des milliards de profits.wrz ras ASSEMBLEE NATIONALE QUÉBEC YlAtl ~£>DnUrUl Député de Sainte-Marie-Saint-Jacques Leader adjoint du gouvernement 1951, boul.de Malsonneuve Est Montréal (Québec) H2K 2C9 Téléphone: (514) 525-2501 Télécopieur: (514) 525-5637 Courriel: anap@total.net Dans la rue, avec le monde Confédération des syndicats nationaux Journal L'Itinéraire Montréal -septembre 1998 Le MDE Pour une écoU AUToqÉRÉc (I.R.) Seul, dans les bureaux vides du MDE, Benoît Marsan, responsable des communications, ne se décourage pas.Le membership du MDE était de 20 000 personnes au plus fort du mouvement de contestation contre la hausse des frais de scolarité, en 1996.Les pressions des étudiants avaient alors contraint le gouvernement à respecter un de ses engagements électoraux: le gel des frais de scolarité, jusqu'à la fin de son mandat.Aujourd'hui, le MDE n'a plus que 16 000 membres.«La grève générale dans les cégeps nous a essoufflé.Aujourd'hui, il faut tout rebâtir.Nous sommes un mouvement marginal.Mais nous voulons nous faire reconnaître comme association nationale qui est là pour rester.» Le MDE a été fondé en 1994, à l'époque de la controversée réforme Axworthy qui prévoyait des coupures substantielles dans l'éducation.Ce mouvement étudiant se distingue des autres associations par son militantisme.Le MDE existe parallèlement à la FECQ et la FEUQ, des associations que leurs membres considèrent «lobbyistes» et «corporatistes».«Nous avons toutefois des enjeux communs, comme l'abolition des frais de scolarité», souligne Marsan.Le MDE veut améliorer l'éducation par la pratique du syndicalisme étudiant, dans la tradition française de mai 1968.«Ça commence par la négociation du plan de cours, en passant par l'organisation d'un café ou d'une librairie et l'utilisation des recours légaux pour défendre les étudiants, jusqu'à la gestion complète d'une institution scolaire», explique Marsan.Il rêve, en quelque sorte, d'un système d'éducation autogéré, où les étudiants seraient partie prenante de l'organisation de leurs études.Se maimer pouR Les prêts et Bourses?(I.R.) Il existe une solution aussi vieille que les cégeps pour régler ses problèmes financiers: se marier! Stéphane (nom fictif), étudiant en cinéma au cégep de St-Laurent, n'avait pas droit à une bourse, en vertu du calcul de la «contribution parentale».Pour obtenir leur statut d'autonomie, lui et sa copine ont décidé de faire le grand saut, «Sans croire aux liens sacrés du mariage».Il est satisfait de son choix.«J'ai droit au maximum de prêts et de bourses.Ça me permet de survivre.» Y a-t-il des inconvénients?«Il faut bien choisir son partenaire.En théorie, on doit habiter ensemble (même si, en pratique, on peut toujours s'arranger).Certains jeunes s'engagent dans une relation de couple, alors que d'autres arrivent à une entente strictement financière.Quand tout se met à mal fonctionner dans le «ménage», ça devient moins drôle.Une fois divorcés, les étudiants conservent toutefois leur statut d'autonomie!» La pratique du mariage pour obtenir les prêts et bourses n'est pas nouvelle.À la fin des années 70, la défunte Association nationale des étudiantes et des étudiants du Québec (ANEEQ) avait produit un dépliant qui expliquait les étapes vers un mariage arrangé et les obligations liées à cet engagement.Le mariage n'est pas une voie à conseiller, prévient-on à la FECQ.«Les étudiants reçoivent un prêt plus important.Sur le coup, ça les dépanne.Mais la spirale de l'endettement est dangereuse.On risque ainsi d'hypothéquer son avenir.» Le mariage comporte aussi des obligations légales que les étudiants ne connaissent pas toujours.Pour certains, ce sera une bombe à retardement.Des étudiants «mariés» pourraient avoir une bien mauvaise surprise en faisant une demande d'aide financière.Qu'arrive-t-il si l'un des «conjoints» a un bon revenu, alors que l'autre est toujours aux études ou à l'aide sociale?Les procédures de divorce sont coûteuses, surtout quand la «bourse» est vide.Pour le MDE, la solution est claire: le gouvernement doit abolir la contribution parentale.«L'autre possibilité est d'abandonner ses études et d'aller sur le marché du travail pendant deux ans», souligne Marsan.Sans diplôme, cela veut dire les McJobs; p'tit salaire et exploitation garanties! fôsfï eglràe WLnit ê>amt-3fean (514) 866-0641 Une église protestante de langue française au coeur de la cité Solidaire avec tous ceux que touche L'Itinéraire Culte: tous les dimanches à 10 h 30 110, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec H2X 1K7 pasteur Journal L'Itinéraire \u2022 Montréal ¦ septembre 1991 Projet Geipsi En 1992, est né au CLSC Centre-Ville le projet «Plaisir» (Voir l'Itinéraire, février 95).Ce projet avait pour but d'offrir des activités chaque mardi après-midi aux personnes atteintes du VIH afin de se changer les idées, de briser leur solitude et leur permettre de mieux s'alimenter au lieu de se morfondre dans la monotonie de leur chambre ou de traîner dans les rues poussiéreuses de la ville.En 95, de gros changements sont survenus.Premièrement, Santé Canada a attribué une subvention à l'organisme mais l'a obligé à changer le nom du projet, car «Plaisir» sonnait mal à leurs prudes oreilles, ainsi qu'à celles des contribuables.On changea donc le nom du projet pour celui de «Geipsi», soit «Groupe d'entraide à l'intention des personnes séropositives et itinérantes».Cette année-là, Mme Lizette Parizeau a mis sur pied le «Secrétariat à l'Action autonome», organisme versant 5% des profits engendrés par les casinos, aux organismes communautaires.Survie menacée Actuellement, faute de subventions, le groupe est menacé de disparition.Depuis mars 98, madame Lise Noël, présidente du Conseil d'administration de la Société d'orientation Saint-François-d'Assise, (mieux connue pour son volet Hébergement-Jeunesse le Tournant) a décidé de s'impliquer pour trouver des fonds afin de poursuivre les activités.Le projet survit présentement grâce au bénévolat.De plus, il est soutenu par l'Hôpital Saint-Luc, qui fournit gracieusement un intervenant, monsieur Denis Caron et le C.L.S.C.des Faubourgs, qui prête une infirmière, madame Louise Quenneville, ainsi qu'un organisateur communautaire, monsieur Pierre Langlois.La seule personne salariée, madame Marie Prévost, qui avait organisé le Colloque International sur le Sida, nous a quittés dernièrement pour accepter un emploi à temps plein à CPA-VIH.À «Geipsi» on ne pouvait que lui garantir 20 heures par semaine.Malgré ses intentions plus que louables d'améliorer notre sort, elle n'avait d'autre choix que d'améliorer le sien.En voie d'extinction Geipsi a toujours pas reçu de subventions pour l'année en cours.Pourquoi?Parce que le Secrétariat à l'action autonome et la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux exigeaient qu'il s'incorpore, ce qui est maintenant chose faite.Geipsi a obtenu sa charte le 27 mai dernier et la demande de subvention est à l'étude.Il ne reste plus qu'à se croiser les doigts en espérant que la réponse soit favorable.Le groupe aimerait bien être indépendant, devenir un centre de jour avec un local permanent et développer des activités mieux structurées.Je sais fort bien que sa situation est moins dramatique et alarmante que celle de l'Accueil Bonneau, mais je crois que l'entreprise privée pourrait s'impliquer et donner un petit coup de main en attendant et même après.Qui donc sauvera ce noble projet et permettra à Geipsi de continuer sur sa lancée?De votre envoyé \"Spatial K\", Alcatraz, alias Alain Coulombe Remerciements Robert Perreault, Ministre d'État à la Métropole; Ministère de la culture et des communications Le Collectif de recherche sur l'itinérance AGESHALCQ Les résidences de l'UQAM Université du Québec à Montréal Ville de Montréal CSN La Chorale de l'Accueil Bonneau STCUM L'Autre Montréal Le Pub St-Élisabeth Resto Plateau Centre St-Pierre Service de sécurité de l'UQAM Benoit Breton Hélène Veyre Jocelyne Sénécal Diane Bertrand Richard Martineau Nathalie Labonté Jean-Paul Baril Christine Lewis Patrick Lavallée Serge Larault Sylvie Boos Nathalie Légaré Rebecca Stacey Sébastien Langlais Cylvie Gingras Marcel Cajelais Marie-Suzanne Brossoit Josée Bernard Louise Hétu Martine Hébert Christian Bergevin Guillaume Forget François St-Louis Jean-François Durivage Alexandre Cigna Mario Lanlhier Dominic Frappier Michel Desjardins Josette Bouchard Denise English Bryan Dionne Marie-France Dionne Nicole Tétreault Aux organisateurs Éric Cimon Isabelle Laliberté Alain Demers Me Bertrane Royer AVOCATE spécialisée en droit carcéral (libérations conditionnelles) 3736, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2L 4A2 Téléphone: (514) 842-3323 Télécopieur: (514)284-2818 CIRQUE DU SOLEIL 8400,2e Avenue, Montréal (Québec) Canada H1Z 1M6 Journal L'Itinéraire Montréal -septembre 1998 Conférence nord-américaine des journaux de rue à Montréal OtlAN
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