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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 1999-09, Collections de BAnQ.

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[" 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 Tél.: (514) 597-0238 Fax:(514) 597-1544 Courriel: itinéraire@videotron.ca Site internet: http://itineraire.educ.infinit.net Le journal L'Itinéraire a été fondé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, il est vendu régulièrement dans la rue.Plus de la moitié de cette publication est rédigée par des personnes ayant connu l'itinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale.» Le groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme de charité fondé en 1989 pour aider les itinérants.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Conseil d'administration du Groupe communautaire L'Itinéraire: Président: Mario Lanthier Vice- président: Luc Lenoir Secrétaire: R é | e a n Mathieu Trésorier: Guy Lapointe Conseillères: Claudette Godley, Pierre Drouin, Gabrielle Girard Comité de direction: Ariane Pelletier, Denise English, Michel Desiardins Équipe de production du journal: Rédactrice en chef: Manon Laliberté Comité éditorial: Réjean Mathieu, Luc Lenoir Collaborateurs:1 .Gingras.Gina MazeroIIe, Reine Côté, Cathy Bazinet, Rebecca Stacey, Léa Méthé Myrand, Pierre Demers, Pierre Hamel, Serge Bergeron, Maxime Valcourt, Claude Brûlé, Léo-Paul Lauzon et François Patenaude Photographes: Daniel Beauvais, Peler Léonard, Éric Cimon Illustration: André-Philippe Côté, Patrick Lamoureux Webmestre: Pierre-Paul Doré Révision: Jean-Paul Baril, Marie-Thérèse Déry, Michèle Jolicoeur, Robert-Yves Lalonde, Marie-Paule Arbour, André Martin, Mariette Éthier-Morand Mots croisés: Gaslon Pipon Infographie: Jocelyne Sénécal Distribution: Michel Desjardins (coordinateur!, Michèle Wilson, Denis Blanchard Imprimeur: Hebdo Litho Tirage: 16 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sans-emploi dans les rues du centre-ville de Montréal.Administration du groupe: Directrice administrative: Ariane Pelletier Publicité: Éric Cimon Secrétaire-comptable: Sylvie Boos Agente de développement: Gabrielle Girard Coordination du Café sur la rue: Denise English Mario Lanthier (adjoint) Resp.Café électronique: Sébastien Langlais (coord.) ISSN 1481-3572 L'Itinéraire est membre de la NASNA L'Association nord-américaine des journaux de rue et de AMECOs Son tirage est certifié par A$DA OL'lttnirdrt es) entièrement recyclable L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des sans-emploi, des personnes itinérantes, ex-itinérantes, alcooliques ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sur le marché du travail.Pour chaque numéro vendu 2 dollars, 1 dollar revient directement au camelot.Les profits de L'Itinéraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, et le Café sur la rue, destiné aux personnes itinérantes.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent toute autre chose que le journal, ils le font à titre personnel.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec le responsable de la distribution, c.\\N AMrlERST) Des gens de la rue ou de milieu modeste se côtoient au Café sur la rue dans une ambiance agréable.De bons pels repas sont servis par des personnes en réinsertion sur le marché de l'emploi pour la modique somme de 3,50$.Un cuisinier leur apprend à travailler et à gérer une cuisine.Les personnes à faible revenu peuvent se procurer une carte de membre au coût de 5$ et obtenir un repas à 2,25$, pour une période d'un an.l$/heure pour surfer! Le café électronique: le monde au bout de vos doigts! Le Café électronique pour personnes démunies est unique en son genre à Montréal.Il n'en coûte que 1$ l'heure pour naviguer sur Internet ou utiliser un ordinateur.Des animateurs offrent de la formation gratuite à ceux qui n'ont aucune expérience en informatique.Ce projet a été réalisé grâce, entre autres, à la participation de Vidéotron et du Gouvernement du Québec.Café sur la rue: 1104, rue Ontario Est (angle Amherst).Téléphone: (514) 597-0238, poste 32.Télécopieur: (514) 597-1544.Photo couverture: Jean-Marie Savard Attention aux fraudeurs! Nous tenons à vous rappeler que personne n'a le droit de faire du porte-à-porte ou de solliciter des dons auprès des commerçants au nom de L'Itinéraire.Dites non aux fraudeurs et faites parvenir directement vos chèques au journal.La formation professionnelle des travailleurs(euses) au journal Lltineraire a été rendue possible grâce, entre autres, au Ministère de la Métropole, à la CDEC du Plateau Mont-Royal/ Centre-Sud, à la Ville de Montréal, à la Régie régionale de la santé Montréal-Centre et à l'UQAM. Branchez vous à l'alternative] en_éducatiûn En vous branchant sur InfiniT éducation, vous pénétre?, au coeur de la pédagogie.Plus de 25 sites instructifs, vivants et animés, pour mieux apprendre.http;//www.education.infinit.net Branchez votre école à haute vitesse! Renseignements : (514) 281-9149 1 888 246-2256 Vidéotron -o Sommaire 12 16 20 24 28 lace Si jeunesse savait.Michel Chartrand, un vieux qui dérange Les bleus de l'âge d'or Les ingrédients pour vivre heureux; entrevue avec Thérèse Darche Veiliesse et détresse Actualités 6 4e Conférence nord-américaine des journaux de rue 6 Visite de Claudette Bradshaw à L'Itinéraire 7 4e Conférence internationale du vieillissement Chroniques 30 Contes et comptes 31 Mots-croisés 32 Globe-trottoir 34 Quelques bonnes adresses LES OEUVRES DE Tél.LA MAISON DU PÈRE 5 50, boul.RenÉ'Lévesoue Est MontréaI (Ouébsc) H2L 2L7 (914)8450168 Fax: (514) 845 2108 L'Itinéraire au frais! Le Groupe l'Itinéraire tient à remercier chaleureusement le donateur anonyme qui est venu porter un congélateur neuf au groupe communautaire.Tant de générosité fait chaud au coeur! L'Itinéraire est aussi à la recherche d'autres bons samaritains qui pouraient nous aider à obtenir un réfrigérateur et d'un micro-ondes, car ceux du Café sur la Rue sont sur leurs derniers milles.Nous avons aussi besoin d'un air climatisé (2.5 tonnes) pour le Café Internet.Pour plus de renseignements, contactez Denise English ou Michel Desjardins au (514) 597-0238, poste 32.Journal L'Hiûwie ¦ Montréal ¦ septembre 1999 3> Faisons du Québec un vrBi DMwst « Ce projet s'adresse à tous et, plus particulièrement, à Ceux et celles d'entre nous qui ont décroché wde l'espoir et qui, en voyant le pays se lever, se lèveront avec lui et contribueront à raffermir un pays qui aura bien besoin de tous ses enfants.» I Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal 82, rue Sherbrooke Ouest.Montréal (Québec) H2% 1X1 Téléphone (514) 843-8851 - Télécopieur : (514) 844-6369 Internet : vvww.cam org/~ssjb - S9jb@cam.of0 Premiers pRopos Manon UlibcRTÉ RédiCTRicc tiv chef /e suis plus qu'heureuse -d'être la nouvelle rédactrice en chef de ce merveilleux outil de communication qu'est le journal L'Itinéraire.L'itinérance, le rejet, l'abandon, la marginalité, l'alcool, la drogue, la solitude, F autodestruction sont des réalités qui guettent chacun d'entre nous ou de nos proches et moins proches à un moment de notre vie.On a tendance à croire que notre équilibre est stable.Un événement peut tout bouleverser et tout compromettre.Toujours est-il que je suis embarquée dans une merveilleuse aventure et vous êtes tous invités à vous joindre à nous.L'Itinéraire, c'est une finalité.C'est ce qu'on voit, ce qui reste après toutes les émotions qui ont été vécues par les gens de la rue et ceux qui les côtoient.C'est un média fabuleux pour nous tous parce que, finalement, il s'agit de tout le monde.Qui n'a pas eu dans sa vie un moment de désespoir auquel il a échappé grâce à l'intervention de quelqu'un?Mais encore faut-il avoir quelqu'un autour de soi.Malgré cela, peu s'impliquent pour améliorer le sort de la société.Concrètement.C'est juste un petit quelque chose de plus qui peut tout changer, mais tout le monde s'en remet aux autres.Tout le monde le fait, je n'ai pas besoin de le faire ! Je vous rappelle que ce journal est ce qu'on voit d'un groupe d'itinérants qui a commencé à vendre du café à 15 cents, rue Ontario, il y a bientôt 10 ans.Ensuite, ils ont poursuivi en vendant des muffins.Puis ils ont décidé de se manifester et ont lancé le journal de la rue.De là est né le Café internet où on peut surfer pour 1$ l'heure.Le point de ralliement demeure le Café sur la Rue.Écrivez-nous, venez nous voir, encouragez-nous, manifestez-vous! Cela dit, mon premier numéro à L'Itinéraire coïncide avec la 4ème Conférence internationale du vieillissement qui se tiendra à Montréal du 5 au 9 septembre au Palais des congrès pour souligner / 'Année internationale des personnes âgées, proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies.On en a profité pour demander à quelques personnes avancées dans la vie comment elles allaient, et les écouter, surtout.Certaines sont très seules.D'autres sont plus heureuses que jamais.Parce que nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la réalité des premières, nous en parlons.Mais nous avons préféré axer ce numéro sur le témoignage d'aînés farfelus, sages, explosifs, dévoués, actifs.En Afrique, la transmission de l'information se fait oralement.Quand un vieillard meurt, on dit qu'une bibliothèque disparaît.Je dédie ce numéro à nos aînés et à ceux qui ont connu la guerre - la leur ou une autre.\u2014 CONTRIBUEZ ês (DEWS 'MQMBSx AUPRES des plus dÉMUNi L'ItInéraIre c'est: \u2022 Un journal qui a permis à plus de 600 vendeurs de se sortir de l'impasse; \u2022 Un travail pour des dizaines de personnes en réinsertion à l'emploi; \u2022 Un café sans but lucratif pour les gens à faible revenu; \u2022 Le premier café internet de Montréal offrant l'accès à l'informatique pour presque rien et des cours gratuits; \u2022 Une solidarité renouvelée entre vous et les plus démunis de notre société.À IVRESSE SUIVANTE 1907, AmIierst, Ivhl (Que) HÏL fL7 Prénom:\t\t AdRESsr:\t\t \t\t TÉL.: r )\t\t Montant:\t\t$ Je dÉSIRE recevoir un reçu d'ilupOT (Pour tout montant dt 10 S et plus) Journal L'Hitiêtïite ¦ Montréal ¦ septembre 1999 4e Conférence nord-américaine des journaux de rue Des mots et cIe I'actîon.contre Ia pauvreté ErJC cjmon L'Association nord-américaine des journaux de rue (NASNA) a maintenant quatre ans et ses membres ont décidé de lui donner les moyens d'atteindre toute sa maturité.C'est à Cleveland, en Ohio, que se sont rencontrés, du 22 au 25 juillet dernier, une centaine de délégués représentant une quarantaine de journaux de rue d'Amérique du nord.Après avoir passé les trois dernières années à établir les objectifs et les structures de la NASNA, les journaux de rue ont décidé de se mettre en troisième vitesse pour arriver à du concret pour l'an 2000.Préoccupés par le financement de l'organisation, l'embauche de personnel, le soutien aux membres, l'obtention de numéro de charité et la mise sur pied d'un système de communication efficace, les journaux de rue discutaient de l'organisation de leur lutte à la pauvreté.Chaque année, la conférence amène son lot des absurdités que le système américain fait vivre aux sans-abri.Mais cette année la conférence a souligné des victoires.Les petites victoires judiciaires sur les excès des forces de l'ordre, mais surtout les grandes victoires comme le succès de ses publications qui, chacune à sa façon, influencent leur communauté et aident des Les membres de l'Association nord-américaine des journaux de rue à Cleveland démunis à toucher un revenu.La conférence aura eu comme grande réussite de briser l'isolement des artisans des journaux de rue d'Amérique du nord en leur donnant des ateliers de formations et un réseau de contacts qui leur permette de compter sur près de 300 autres publications comme la leur, qui ont pour objectif de mettre fin à la pauvreté.Félicitations à Éric Cimon de L'Itinéraire qui a été élu co-président de l'Association nord-américaine des journaux de rue.Il partagera sa tâche avec Angelo Anderson, un ex-camelot du Homeless grapevine de Cleveland, ir-j Visite de MacIame BracIsIiaw Arjane PeIIetjer I L'Itinéraire a reçu, le 8 août dernier, la visite de Madame Claudette Bradshaw, Ministre du travail et responsable du dossier des sans-abri à Ottawa.Madame Bradshaw était en tournée canadienne afin d'entendre de vive voix les besoins des groupes communautaires intervenant auprès de la population itinérante.Le Premier ministre Jean Chrétien lui a confié le mandat de coordonner les politiques fédérales à l'égard des sans-abri et, du même coup, faire des recommandations sur les programmes et les mesures que le fédéral pourrait adopter.L'Itinéraire a souligné à Madame Bradshaw, entre autres, l'augmentation de la répression policière et politique face aux sans-abri au Canada et particulièrement à Toronto.Bien que le Québec ne vit pas encore les mêmes problèmes, nous devons rester vigilants.Madame Bradshaw, insistant sur le fait qu'elle n'est pas la «Ministre des sans-abri», attend dans les plus brefs délais possible un rapport des groupes travaillant auprès des sans-abri sur les questions suivantes : Comment vient-on en aide aux sans-abri?Quels sont nos réussites et les obstacles que nous rencontrons?Quels programmes et services fédéraux connaissons-nous et apportent-ils une aide efficace aux organismes et aux sans-abri?Que peuvent faire les «animateurs fédéraux» pour réunir des partenaires qui trouveront des solutions innovatrices?À la lueur des coupures que subissent les groupes, surtout au niveau d'Emploi-Québec, du manque de ressources et de financement disponible, L'Itinéraire invite tout les intervenants à faire part à Madame Bradshaw des problématiques vécues et des inquiétudes pour l'avenir.\tCsltôe fflnte ê>atnt-fean\t(514) 866-0641 www.egliseunie.org \tLa foi est une expérience personnelle mais elle se vit et se célèbre aussi en communauté.\t \tCulte le dimanche à 10h30\t \t110, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, angle De Bullion\t¦ St-Laurent \tPastorale des mariages: boîte vocale #2 septembre 1999\tou Berri-UQAM Mieux întéCjjrer Les personnes ÂqÉES cIans La socîété Pierre Demers au 5 au 9 septembre, se tiendra au Centre des congrès de Montréal un événement majeur: la quatrième Conférence mondiale de la Fédération internationale du vieillissement, une Fédération créée en 1973 pour défendre les droits des aînés dont le siège social est à Montréal.On y a discuté du sort des personnes âgées dans la société.Cette Conférence, parrainée par l'Organisation des Nations unies (ONU), réunira plus de 1 000 congressistes, 300 présentateurs et ministres provenant d'une vingtaine de pays et une centaine d'exposants.C'est le point culminant des activités canadiennes de l'Année internationale des personnes âgées.La présidente de la Conférence, Gretta Chambers, chancelière de l'Université McGill et sénatrice, a précisé les enjeux de ce colloque de grande envergure.«Nous sommes heureux que cette conférence se tienne à Montréal.Elle réunit des fédérations du vieillissement qui proviennent de tous les pays, autant du Tiers-monde que des pays occidentaux, les pauvres comme les riches.Il faudra se mettre d'accord sur les priorités qu'on doit accorder aux personnes âgées à l'échelle planétaire.On partira de la déclaration des Nations unies de 1992 pour rédiger une nouvelle déclaration de Montréal, plus adaptée aux nouveaux besoins.Le thème est fondamental et reflète le souci de tous les intervenants, celui de vieillir au sein d'une société pour tous les âges.L'intégration des personnes âgées sera au coeur de ce congrès.» Le programme permettra aux démographes, urbanistes, architectes, professionnels de la santé et des services sociaux, gérontologues, politiciens élus et personnes âgées de mieux débattre des besoins et des droits des aînés et des façons de les combler.La Conférence comprend donc plus de 400 présentations sous forme de plénières, d'ateliers, de symposiums, de communications par affichage et de séances vidéo.Les thèmes abordés seront les suivants: La sécurité économique, soit la possibilité de participer au processus économique, y compris l'emploi; la sécurité personnelle, soit la mise en place des facteurs déterminants pour la santé physique et mentale, un logement adéquat, le transport adapté, la mobilité et un envi- ronnement sain; la créativité, soit la préservation et la promotion du développement créatif, artistique et culturel, y compris la possibilité de poursuivre son éducation; la participation sociale, soit la liberté de participer au processus politique et social, la confirmation de l'entité des droits légitimes des personnes âgées dans la société.Une occasion en or pour vérifier le sort réservé aux personnes âgées à travers le monde et se mettre à jour sur la question.«On se regarde beaucoup trop le nombril ici au Québec et au Canada, souligne Gretta Chambers, c'est le moment d'échanger avec les autres pour mieux intégrer les personnes âgées à notre société.S'ouvrir à des visions différentes des aînés.Les Japonais font des merveilles pour adapter les nouveaux moyens de communication et les simplifier pour les aînés.Des spécialistes vont intervenir, mais aussi des politiciens élus qui peuvent changer les lois et agir dans leurs pays respectifs.De plus, il ne faut pas oublier le poids économique du troisième âge.L'autre jour, je voyais une publicité de jeans qui s'adressait directement aux personnes âgées.Le pouvoir gris existe plus qu'on le pense.» Parmi les invités de prestige, soulignons la présence des ministres des affaires sociales provenant d'Argentine, d'Australie, d'Inde, du Mali, du Royaume-Uni, des États-Unis, de Chine, qui prendront part aux discussions.Sur la longue liste des noms de réputation internationale, on remarque aussi Louise Frechette, adjointe au Secrétaire général des Nations unies, Aurelio Fernandez, président de la Commission des Nations unies pour le développement social, Jeannette Takamura, assistante au ministère du Vieillissement des États-Unis, Saburo Aihara, un gérontologue reconnu du Japon, etc.La ministre Louise Harel représentera le gouvernement québécois.Les frais d'inscription paraissent quelque peu élevé - surtout pour des itinérants: 350 $.Toutefois, on pourra se rattraper sur le site Web qui, pendant la tenue du Congrès, sera mis à jour quotidiennement: www.ifa-ftv.org.septembre 1999 - Pionnier en qÉNÉAloqÎE Cina MazeroIIe caihcIot au Carre ST'Louis MtTRO BeRRÎ UQAM, SORTÏi ST'DtNlS Je vous présente Rosario Gauthier, un des plus grands généalogistes du Québec.Né à St-Anne-des-Plaines, il va célébrer ses 86 ans le 22 décembre prochain.Il est un fan de L'Itinéraire depuis le premier numéro.Il les a toujours fait relier depuis le début et, de plus, il vient nous les porter en mains propres.Je tiens à le remercier au nom de toute l'équipe, car chaque numéro est dans les archives.«En 1988, la Société généalogique canadienne-française m'a donné le titre de membre émérite pour le plus grand nombre de travaux et de répertoires de mariages; mon intérêt pour la société ainsi que ma générosité envers elle méritaient, selon eux, d'être soulignés.Mme Beauregard, présidente à l'époque, avant de démissionner, a voulu reconnaître mes travaux.En 1996, j'ai été honoré par la Société St-Jean-Baptiste de Montréal parce que j'ai payé pendant 25 ans ma cotisation annuelle.En 1998, j'ai été honoré à un congrès annuel de la famille Gauthier à St-Georges-de-Beauce pour avoir été pionnier en généalogie.J'ai publié une quarantaine d'albums contenant des photos anciennes et des articles sur la petite histoire du Québec.J'ai fait un recueil sur la carrière sportive de Maurice Richard, et les éphémérides de La Presse du 14 octobre 1942 au 13 juin 1961.J'ai eu une appréciation de l'ex-Premier ministre Robert Bourassa par l'entremise du député Robert Therrien, aujourd'hui destitué.J'espère me rendre à 90 ans pour réaliser d'autres projets comme celui de l'année passée.En mai, j'ai été en France par l'entremise des Petits Frères des Pauvres», raconte M.Gauthier.«Je suis resté célibataire, car je préférais avoir ma liberté pour pouvoir passer plus de temps à mes loisirs et pouvoir dépenser mon argent comme je le voulais.Je trouve que la société s'est améliorée, il y a plus d'organismes de bienfaisance.J'ai vécu le temps de la Dépression entre 1929 et 1939, la crise financière, quand il n'y avait pratiquement pas d'aide.Aujourd'hui, il y a des mouvements de coopération.Jeunesse au Soleil n'existait pas, dans le temps, par exemple.Les jeunes savent-ils qu'il a fallu la Deuxième guerre mondiale pour ramener la prospérité?Pour l'aide aux gens de la rue, L'Itinéraire c'est déjà beaucoup, mais il faudrait inventer une loto pour leur venir en aide», soutient Rosario Gauthier.Sa passion pour la généalogie a commencé à 18 ans; il en a eu l'idée en lisant dans Le Devoir les annonces que faisait paraître Maître Joseph Drouin, fondateur de l'Institut Drouin.Il a commencé vraiment à l'âge de 30 ans; il avait payé 275 $ pour faire faire sa généalogie à l'institut Drouin, à la suite du règlement sur la succession de sa terre paternelle, car les registres étaient toujours là pour remonter aux sources.Il a réalisé son premier montage en septembre 1944, sur sa famille Ovide-Gauthier.Avec la nouvelle loi, on n'a plus accès aux registres.Actuellement, pour obtenir son arbre généalogique, on doit aller dans les presbytères, à la bibliothèque municipale de Montréal ou à la Société généalogique canadienne-française où des bénévoles nous aident à retracer nos ancêtres.Les registres de l'état civil sont sous la gouverne de Guy Lavigne.On peut se procurer les registres de Montréal, rue Bleury.Autrefois, on allait dans les palais de justice pour obtenir ces renseignements.FZSI Daniel Dubois Gérant administrateur 501, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J Journal l'Wnériire ¦ Montréal ¦ septembre 1999 Tél.: 521-3481 Fax: 521-1660 LA RICHESSE EST LE FRUIT DES EFFORTS DE LA MAJORITÉ Confédération des syndicats nationaux 1601, ov.De Lorimier, Montréal H2K 4M5 Tél.: 1 800 947-6177 CSN La brigade du Village QuANd il n'y a plus de métro, |Iur bouloT c'est Us bobos Cathv Bazjnet /\"^ n uniforme blanc, ils arpentent la rue Sainte-g , Catherine depuis le 8 juillet et veillent sur les v\u2014'passants.Des anges?Presque.La Brigade du Vil-e est un sendee de premiers répondants en urgence médicale qui a pour mission de porter assistance à toute personne dans la rue.JB La Brigade du Village est une idée qui germait dans la tête |de Stéphane Bolduc.ambulancier, depuis plusieurs années.s «Stéphane fait du secourisme depuis qu'il est petit, c'est sa passion.Il avait envie de faire quelque chose qu'il aimait pour aider son milieu, la communauté gaie.Ainsi l'idée de la Brigade lui est venue», explique André Faivre, responsable des communications de la Brigade.Ce dernier a tellement aimé le projet qu'il a décidé de participer activement au ; projet de Stéphane, à titre personnel.«Le projet m'a emballé, nous avons travaillé à mettre en place une structure et à chercher du financement pour les radios», explique M.Faivre Un cadeau du ciel À gauche: Sandra Chouinard, 15 ans, au centre: Stéphane Bolduc, à droite: Micheline Moigne La rencontre avec Ultime.Net aura été déterminante: l'entre-: prise les met en contact avec Clearnet qui décide de s'associer, i pour la première fois au Canada, à un projet touchant la communauté gaie.«Clearnet a payé les uniformes, les radios, la publicité, la promotion, l'équipement de secourisme: un investissement de plus de 40 000$.Ça nous est tombé du ciel!, s'exclame M.Faivre.Le travail de la Brigade s'inscrit exactement dans sa devise Le futur est simple, c'est-à-dire faire tout ce qu'on peut pour empêcher la peur de l'avenir.» Au nombre d'une dizaine de bénévoles répartis en équipes de deux patrouilleurs faciles à reconnaître, les brigadiers circulent à pied rue Sainte-Catherine, entre les rues Amherst et De Lorimier, lies jeudi, vendredi et samedi, de 20h à 4h.Ils prodiguent les premiers soins en cas d'arrêt cardiaque, de difficultés respiratoires, de crises d'épilepsie, d'hypothermie ou d'hyperthermie, de blessures résultant d'une chute ou d'un accident de la circulation.Toutefois, si les patrouilleurs interviennent directement dans la rue, ils respectent le mandat exclusif d'Urgence Santé et du SPCUM.Dans le cadre de cette mission, ils sont au service de toute personne en difficulté, sans exclusion.Sur ce dernier point, M.Faivre est formel: «Nous aidons toute personne en difficulté, quels que soient sa couleur, son âge, son orientation sexuelle, sa condition sociale.Les marginaux qui ont fait de la rue le centre de leur vie n'ont pas à vivre l'enfer pour autant», estime-t-il.La Brigade du Village n'offre aucun service à domicile et n'intervient pas dans le domaine privé, mais peut cependant le faire dans les établissements commerciaux qui lui en feront la demande.La Brigade, fondée en 1999, est gérée par une corporation sans but lucratif, composée de cinq membres.Ceux-ci viennent d'horizons professionnels divers: médecine, justice, gestion et intervention sociale.La Brigade pourrait ultérieurement étendre ses activités au quadrilatère Maisonneuve, Ontario, Amherst et Papineau.Bénévoles demandés Les patrouilleurs bénévoles de la Brigade reçoivent une formation de base de 45 heures.Ils sont premiers répondants en urgence médicale et doivent passer un examen tous les deux ans.Si vous avez envie de revêtir l'uniforme du patrouilleur, adressez-vous à Stéphane Bolduc au (514) 977-4117.ournal illitièniri - Montréal ¦ septembre 1999 9 Nos aînés, pas si vieux jeu que ça! Cylvit Gjnçras 5n mai dernier, Bernard Bigras, député du Bloc québécois, a reçu un appui plutôt inattendu dans sa lutte pour la légalisation de la marijuana à des fins thérapeutiques.En effet, les personnes âgées du Québec favorisent le projet du député, lisait-on dans un article du bureau de La Presse à Ottawa.Dans une décision unanime des 18 membres de son conseil d'administration, la Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ) appuie la cause du député de Rosemont, M.Bigras, et la demande faite au ministre fédéral de la Santé, Allan Rock.La Fédération demande au ministre de «faire diligence dans ce dossier».La Fédération représente les associations régionales regroupant quelque 275 000 personnes âgées au Québec.L Itinéraire ! Un apport à la société.Une bonne idée.Les soeurs de la congrégation de Notre-Dame Conseil de la Province Ville-Marie AboNNEMENT Recevez un numéro chaque mois! 40$ pour 12 numéros (taxes et port compris) Pour chaque abonnement supplémentaire à la même adresse, ajoutez 20 $.Pour tout renseignement: (514) 597-0238 > Nom: Prénom:, Adresse: -Tél.:(_).Nombre d'abonnements_À compter du mois de_ Envoyez chèque ou mandat-poste à l'ordre du Journal L'Itinéraire à l'adresse suivante: 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 Nom du camelot qui vous a suggéré l'abonnement: «Bien que nous n'encouragions pas l'utilisation de drogues naturelles ou synthétiques», nous sommes d'accord que, dans certains cas, il peut devenir nécessaire d'y recourir, particulièrement quand le but recherché est de soulager le patient des inconforts de la maladie», écrit la FADOQ à M.Bigras.«Il n'est pas question de militer en faveur de la légalisation pure et simple de la marijuana», a affirmé Mme Nicole Moir, directrice générale de la Fédération.On est en droit de s'interroger si les personnes atteintes de maladies incurables (certains cancers, sida, sclérose en plaques, etc.), la marijuana peut réussir là où les médicaments traditionnels échouent.La décision de la FADOQ a surpris Bernard Bigras: il croyait que les personnes de l'âge d'or étaient réfractaires à son projet.Mme Moir explique qu'«au conseil d'administration de la FADOQ, où la moyenne d'âge est de 73 ans, il n'y a même pas eu de débat sur la question».La directrice est sensible à cette réalité puisque son fils de 27 ans est atteint de la maladie de Hodgkins.Il prend de la mari à l'occasion, ce qui lui évite les nausées.Et «la suggestion vient de son endocrinologue», poursuit Mme Moir.Le député Bigras est encouragé par l'évolution rapide de l'opinion publique en faveur de la légalisation de la marijuana, même partielle.«Quand j'ai commencé à en parler il y un an, l'appui n'était que de 68% au Québec.Actuellement, on est à 80%, comme ailleurs au Canada», soutient-il.L'appui de la FADOQ s'ajoute à ceux de la Fédération nationale des retraités et des citoyens âgés, de la Société canadienne du sida et des hémophiles québécois, de même que de la Coalition des organismes communautaires de lutte contre le sida et des médecins, dont Réjean Thomas, de la clinique L'Actuel à Montréal.«J'ai toujours été pour les essais cliniques, mais ça peut prendre jusqu'à cinq ans avant d'aboutir.Pendant ce temps, il y a des gens qui souffrent», conclut Bernard Bigras.Le dossier évolue rapidement dans l'opinion publique et, en mai dernier, le ministre a montré une ouverture claire en renonçant à en appeler d'un jugement de la Cour supérieure ontarienne permettant à un sidéen de cultiver et de fumer la marijuana.Journal Utilitaire ¦ Montréal ¦ septembre 1999 \tCHAMBRE DES COMMUNES \tBernard Bigras \tDéputé de Rosemont \t2105.rue Beaubien Est \tMontréal (Québec) \tH2G 1M5 \tTel: (514) 729-5342 \tTélécopieur: (514) 729-5875 Exposition itinérante Muséobus RENdEZ'VOUS isTERQÉNÉRATIONS CAThy Bazjnet O 'inspirant du thème de l'Année s- \\ internationale des personnes âgées v\u2014/«Une société pour tous les âges», l'exposition Rendez-vous roule sa bosse pendant la saison estivale aux quatre coins du Québec.Confortablement installé dans un autobus scolaire, le musée ambulant sillonne les rues de plusieurs municipalités pour démystifier les préjugés sur les aînés.Axée sur cinq types d'autonomie: physique, psychique, affectif, social et financier, l'exposition Rendez-vous souligne l'importance du maintien de l'autonomie et la reconnaissance sociale des personnes âgées, en valorisant leur savoir et leur savoir-faire.«Il est essentiel de souligner l'apport des personnes âgées à la société.Cette exposition vise à favoriser les échanges et les discussions, à amorcer un véritable dialogue entre les générations et propose de l'information sur les services gouvernementaux.Elle permet aussi de réfléchir aux préjugés sur les personnes âgées, à l'effet qu'elles sont toujours malades ou confuses», explique Diane, de Santé Canada.La contribution sociale des aînés est valorisée et soulignée de façon spéciale pour bien démontrer l'importance de respecter leur expérience, la transmission de leurs connaissances et de leurs valeurs pour les générations actuelles et futures.On y trouve également des témoignages livrés par des personnalités ou encore des objets, telles des lettres d'anciens combattants écrites à leur famille pendant la Deuxième Guerre Mondiale.Pour v hiculer un message positif Interactive, l'exposition permet également aux différents organismes qui oeuvrent auprès des personnes âgées d'offrir des ateliers d'informations sur leurs services ou des discussions sur différents problèmes liés au vieillissement.Jusqu'à présent, l'exposition s'est arrêtée dans 32 localités du Québec pour une journée ou plus; plus de 11 000 personnes sont montées à bord du Muséobus.L'exposition Rendez-vous sera à Longueuil le 23 septembre, à la Place Longueuil et le 7 octobre, à l'église Notre-Dame de Fatima.Des dates restent disponibles pour Montréal.Les organismes intéressés à accueillir l'exposition doivent contacter Muséobus au (450) 464-0201.Vieux 6T heuREUx: pouRQUoi pas! Colas Manon Ulibum Gi olas, il s'appelle Colas parce qu'en prison il avait un ami, Nicolas.Colas a dit à Nicolas qu'il aimait son nom et qu'il voulait s'appeler Nicolas.Nicolas a dit que ça ne se faisait pas, alors il s'est nommé Colas.Il n'avait pas de nom, pas de parents, pas de famille.Sa réalité c'était l'orphelinat, les frères, la religion, les garçons, les coups, les caresses non désirés.A 17 ans, il se sauve et sauve qui peut! Itinérance, rejet, dénuement, ignorance.Il survit à tout.Sans aucun scrupule, Colas ramassait de l'argent là où il pouvait.Il n'avait qu'un seul but: survivre.Puis un jour une femme arrive dans sa vie.Il parle d'elle en disant il parce qu'il n'a jamais entendu parler de elle.Quand elle se déshabille, il croit qu'elle est infirme et la renvoie.Il n'a jamais vu ça.Et quand elle lui donne de la tendresse, il n'en veut pas.Il ne connaît pas ça.Il ne comprend pas.Il n'a aucune référence sur laquelle s'appuyer.Il a dû creuser des trous dans la neige pour passer ses nuits au chaud.Il a un oeil de verre depuis qu'il est tout petit mais il ne se souvient pas quand et comment c'est arrivé.Il dit qu'il ne va pas au cinéma puisqu'on ne veut pas le laisser passer pour la moitié du prix du billet parce qu'il n'a qu'un oeil.Il a 65 ans, on lui en donnerait 45-50.Il n'a jamais travaillé.Il a grandi en prison.C'était chez lui.Il avait une famille et en boni, il mangeait bien et dormait dans un lit.C'est d'ailleurs en prison qu'il a appris à lire et à écrire.Il était triste quand venait le moment de partir et il s'arrangeait pour y retourner.Jusqu'à ce qu'il rencontre Ginette, de qui il aura 6 enfants.Il en aura 2 d'une autre, sans compter tous les autres qu'il ne connaît pas, dont le fils de la soeur de Ginette.On ne lui avait pas appris la vie.Aujourd'hui il est grand-père, et heureux.Cette histoire, c'est celle d'un homme qui a toujours voulu être rendu à demain et devenir vieux puisque c'était la meilleure façon de s'éloigner de son enfance.Il est maintenant stable, rayonnant, chante dans la chorale de l'Accueil Bonneau et il aide les plus démunis que lui.D dit que le bon Dieu a été bon pour lui.Il est heureux plus qu'il ne l'a jamais été et il le mérite.Chapeau, Colas.Service d'écoute\t\t \tpour\t \tTEL-AIDE\t \t935-1101\t Une écoute respectueuse, anonyme et confidentielle\t\t \t24 heures/jour 7 jours/semaine\t Journal l'Itinéraire ¦ Montréal \u2022 septembre 1999 Si JEUNESSE SAVAÎT- StRtjE BCRQERON A\"^n cinquante ans, la famille f «québécoise a connu beaucoup v_-/de changements.Peu après la Seconde Guerre mondiale, il était fréquent de voir 3 et parfois 4 générations vivant sous le même toit, à la campagne comme à la ville, dans un appartement plutôt exigu ou dans la maison ancestrale.Depuis, les choses ont beaucoup évolué (pas toujours pour le mieux): la société s'est compartimentée, les vieux d'un côté, les jeunes de l'autre, et quand il y a rencontre, ce n'est plus désormais au détour d'un corridor, mais lors d'événements organisés.Dans notre monde industrialisé occidental, les notions d'espace vital et de confort ont pris peu à peu plus d'importance que les liens du sang.Ici, le fameux respect dû aux aînés et à leur expérience est un concept qui ne veut plus dire grand-chose.Mais qu'en est-il ailleurs, dans des pays moins avancés technologiquement?Voici quelques exemples de pays très différents du nôtre.Pour Peter Léonard, un jeune Québécois d'origine haïtienne qui revient d'un stage de coopération dans le pays de ses ancêtres, le taux d'analphabétisme y est encore très élevé, et les choses ne changent pas très rapidement.À peu de choses près, les Haïtiens utilisent les mêmes techniques agricoles qu'il y a deux cents ans.C'est pourquoi l'expérience des aînés et leurs opinions sont autant respectées: les plus jeunes les écoutent, car ils savent très bien qu'ils sont passés exactement par les mêmes problèmes.Le respect des plus vieux semble d'ailleurs érigé en système en Haïti.«On ne respecte pas seulement les personnes âgées, mais également le frère ou la sœur aînés.Mais chaque médaille a son revers, l'opinion des plus jeunes est rarement prise en compte, car on considère qu'ils n'ont pas suffisamment d'expérience pour avancer des solutions», ajoute-t-il.En Haïti, les régimes de retraite n'existent pas.Les maisons de retraite non plus.Les vieux produisent jusqu'à ce qu'ils ne soient plus capables de le faire.«Les personnes âgées vont alors rester à la maison pour s'occuper de leurs petits-enfants, ce qui permet aux parents de travailler plus librement, explique Peter Léonard.Les grands-parents prennent le relais dans l'éducation et deviennent un deuxième père ou une deuxième mère.C'est un phénomène extrêmement rare de voir une personne âgée abandonnée par ses enfants», conclut-il.Lights in the City une intervention cl'Alfredo Jaar \"dans la coupole du Marché Bonsecours le mois de la photo à montré Un flash rouge illuminera la coupole à chaque fois qu'un individu dans le besoin appuiera sur un déclencheur installé à l'Accueil Bonneau et à la Maison du Père.Cette intervention artistique vise à informer la société de la situation quotidienne des sans-abri.Les flashs lumineux témoignent ainsi de la présence croissante des sans-abri dans les refuges de Montréal en respectant toutefois leur dignité et leur vie privée.La coupole se transformera pour l'occasion en un signe socialement douloureux.Peut-être alors cette action fera-t-elle outrage à la conscience sociale et aura ainsi le pouvoir de transformer la condition des sans-abri.Un projet produit par VOX, centre de diffusion de la photographie Information : [514] 390-0382 ou le kiosque d'info au Marché Bonsecours NX Journal L'Itinéraire - Montréal ¦ septembre 1999 Le Japon Traditionnellement, le Japon était une société centrée sur la famille.On considérait que chaque membre, peu importe son âge, pouvait y apporter sa contribution.Comme dans beaucoup de sociétés traditionnelles, on vouait un culte à l'expérience et à la sagesse des aînés, comme c'est aussi le cas dans plusieurs pays d'Extrême-Orient, influencés par le taoïsme et le bouddhisme.«Le Japon, explique le Père Philippe Gourraud, dans le magazine Espace social européen (numéro d'avril 1997), est une société très Spartiate, mais qui reconnaît que la valeur humaine a son rôle dans la famille, la société ambiante ou l'État.Il faut savoir qu'au Japon 60 % des personnes âgées vivent actuellement au sein de leur famille.» Fondateur d'une maison de retraite, La Maison de la colline du soleil levant située dans l'île d'Hokkaido), le Père Gourraud est un spécialiste des questions touchant au vieillissement.Pourtant le Japon connaît une grave crise du logement.Les appartements qu'on construit sont de plus en plus exigus et coûtent de plus en plus cher.De plus, comme dans la plupart des pays industrialisés, la population vieillit et le taux de natalité est en baisse.«Au fil des ans, explique le Père Philippe Gourraud, ce phénomène a évolué, et les personnes âgées, qui sont de plus en plus nombreuses, sont plus fréquemment prises en charge par la collectivité.A cela se greffe le problème de la dépendance qu'il faut gérer au mieux, et sur ce point, le Japon est en retard de 40 ans par rapport aux autres pays industrialisés.» La transition a été trop abrupte pour permettre aux Japonais de s'adapter aux divers changements qui constituent le passage d'un mode de vie traditionnel à un mode de vie plus «moderne».Ils sont de plus en plus confrontés aux mêmes questions sur le vieillissement que la société nord-américaine, mais sans les infrastructures pour y faire face.Dans le numéro de mai 1998 du journal In-terre-actif, on pouvait lire que «de nos jours, les familles japonaises sont beaucoup moins grandes; elles n'ont le plus souvent qu'un ou deux enfants.Les générations vivent de plus en plus séparées les unes des autres et les enfants, même célibataires, acquièrent rapidement leur autonomie.» Ce relâchement des liens familiaux tend d'ailleurs à causer beaucoup de stress à la génération des personnes qui sont près de l'âge de la retraite, car la vie qui les attend après la retraite ressemble de moins en moins à celle de la société traditionnelle qu'ils ont connue.L Afrique Bien que les pays du continent africain aient des régimes économiques et politiques différents, ils se ressemblent dans les grandes lignes, car ils sont encore pour la plupart fortement ruraux et vivent les mêmes problèmes de sous-développement économique.On peut aisément faire un rapprochement entre la situation des personnes âgées en Afrique et celle qu'elles vivent en Haïti.«En Afrique sub-saharienne, pouvait-on lire dans la chronique de juin 1996 du Centre français sur la population et le développement (CEPED), l'image de la famille étendue continue de prévaloir.Elle est associée à la primauté de la parenté sur les individus, au pouvoir des aînés sur les cadets et des hommes sur les femmes, à une forte fécondité, aux pratiques de solidarité, etc.» Peu scolarisée, la société africaine compte encore beaucoup sur ses aînés pour transmettre les connaissances nécessaires à la survie de l'individu.Les personnes âgées ont donc énormément d'importance et, d'une certaine façon, de pouvoir parce qu'elles sont considérése comme les gardiens de la connaissance et de la tradition.Évidemment, l'Afrique change et évolue.Certains pays commencent à s'urbaniser et le mode de vie traditionnel commence à changer quelque peu.Cependant, «dans les pays en voie de développement, explique Peter Léonard, les changements qui se font en 5 ou 10 ans ici peuvent prendre jusqu'à 100 ans là-bas.» Un constat Un constat semble se dégager: plus un pays est industrialisé et riche et ses habitants plus scolarisés, moins on s'arrête à l'expérience des aînés.Il n'est donc pas surprenant de voir que le noyau familial a tendance à se restreindre.Le besoin de confort et la technologie qui évolue font en sorte que l'on ressent moins la nécessité de s'entourer de gens dont l'expérience ne semble pas de prime abord coller à la nôtre.En effet, un expert en informatique ne pourra discuter de ses problèmes de boulot avec son grand-père.Mais la sagesse ne transcende-t-elle pas tout?A l'inverse, moins un pays est industrialisé et riche, moins les habitants sont scolarisés, plus on a besoin de l'expérience des aînés.Les membres d'une même famille se rassembleront alors sous le même toit pour s'entraider.Journal L'Itinéraire ¦ Montréal ¦ septembre 1999 199 \\1>> Portrait d'uiM «vieux vLîmeux» Manon LaUI>erté Qn remarque de plus en plus d'aînés qui, se trouvant à l'aube de leur vie, s'en donnent à coeur joie dans la délinquance.Jugeant qu'ils n'ont plus rien à perdre, ils adoptent des comportements déviants.Ils ne retournent pas en enfance, mais bien à l'adolescence, têtus, révoltés.Ils ne commettent pas de gros crimes, mais adoptent des comportements hors norme.Us n'en ont rien à foutre, pourrait résumer leur attitude.Jacques, 79 ans, ne veut rien savoir: «Quand j'entre dans une épicerie, je mange! Je prends des fruits, des bonbons, je mange en me promenant dans les allées.Je soupe souvent dans les magasins.» Délinquant?Il dit qu'il a assez fait d'efforts pour être normal, maintenant, il en profite.«Ça ne se fait pas?Qui a décidé que ça ne se faisait pas?J'ai plus 12 ans, j'ai pas d'ordre à recevoir de personne.» Il pique le papier hygiénique dans les toilettes publiques et il a son endroit de prédilection, un immeuble commercial non loin de chez lui.«Je me fous de la société parce que la société en a rien à foutre de moi.Je ne suis plus rentable, je ne suis plus rien.Si t'as pas de famille, il n'y a plus persone qui t'aime.S'il y en a, on en veut à l'argent qu'on croit que tu as.Tu rentres dans un supermarché et t'as faim.Tu voles personne, tu manges! C'est pas de ma faute si le monde a décidé que tu amenais ton manger chez vous.Moi, je mange sur place! Et le propriétaire du marché, il peut rien faire parce que les flics sont tellement paresseux! Ils vont pas se déplacer pour ça! Pis, il n'a pas de preuve à moins de m'ouvrir le ventre.Et encore, je peux avoir mangé chez nous avant de partir!» Il a des idées bien arrêtées sur la société d'aujourd'hui.«Les gens se laissent faire comme des cons, pourquoi j'en profiterais pas?Je dénonce les conneries de nos politiciens comme Jean Chrétien.Il est raciste avec les Québécois, il favorise les autres provinces canadiennes au détriment du Québec.On est les nègres du Canada, cibole!» Les policiers ne savent pas où donner de la tête.Ils sont formés pour intervenir auprès des délinquants juvéniles, pas des seniors! «Les flics, si on ne les a pas formés, ils ne savent pas quoi faire.Il faut vraiment être con pour être un flic, alors s'ils ont de la misère avec moi, tant pis pour eux!» Société St-Vincent de Paul Vente de vêtements usasés à partir du 13 septembre.Rendez-vous au vestiaire St-François Solano, au 5560, 18ème avenue à Rosemont, les lundis et mercredis entre 13 h et 16 h.Pour plus de renseignements, contactez Fernande Lagacé, présidente, au (514) 727-4788.Le Café sur la rue vous invite en tout temps, mais particulièrement tous les mardis soirs, 19 h, à ses activités sociales.Le café et les muffins sont gratuits et l'ambiance y est agréable.On vous attend nombreux.Pour de plus de renseignements, contactez Rebecca, votre animatrice, en composant le (514)597-0238, poste 32.^Journal L'Itinéraire ¦ Montréal \u2022 septembre 1999 Depule de Laurier Sainte JTiarîe 1717, boul.René-Lévesque Est, bureau 310, Montréal (Québec) H2L 4T3 Tél.: (514) 522-1339 Téléc.: (514) 522-9899 ProFession : am i dJEs jeunes Reine Côté 'acques Lavallée, 62 ans, se consacre à une nouvelle profession depuis trois ans; il est l'ami des jeunes.Se sentir aimé et apprécié des jeunes, n'est-ce pas le plus beau cadeau d'un retraité?Pour Jacques Lavallée, c'est comme un second souffle de vie après avoir été forcé de fermer boutique après une longue maladie.Pâtissier de métier et commerçant, avec tout le stress que cela engendre, Jacques s'est retrouvé un peu pris au dépourvu quand il a décidé de prendre sa retraite en 1993: trop malade pour continuer à vivre avec autant de stress et trop jeune pour cesser toute activité.Depuis trois ans, Jacques fait donc du bénévolat auprès d'adolescents qui reprennent leurs études après avoir décroché pendant quelque temps.Ils sont huit bénévoles à la retraite comme lui qui offrent leur temps à l'organisme communautaire Motivation-Jeunesse, pour un projet conçu en collaboration avec la Maison des grands-parents de Villeray.Une fois, par semaine, ils se rendent à l'école Lucien-Pagé où ils animent des ateliers d'arts plastiques (céramique, peinture) ou des discussions sur des sujets actuels qui touchent les jeunes de très près comme la sexualité, l'alimentation.Il arrive que ces conversations amènent une confrontation de valeurs bien différentes.«Des fois, on a du mal à les suivre sur des sujets comme la sexualité, car on a été élevé dans la religion catholique.Mais, c'est pas grave, on se met ça devant les yeux et on en parle», raconte Jacques en riant, ajoutant qu'en se parlant tout le monde finit par se com- prendre.On organise également des sorties de groupe.«Ce sont des occasions privilégiées pour découvrir les jeunes, estime Jacques, car, laissés à eux-mêmes, ils montrent bien souvent un côté insoupçonné de ce qu'ils sont ou de ce qu'ils vivent.Je ne pensais pas qu'il y avait des jeunes malheureux comme ça», déclare Jacques avec étonnement.Lorsqu'il parle de ses jeunes, Jacques Lavallée a la fierté inscrite sur le visage.La fierté d'un homme qui se sent utile, qui participe au devenir de ces jeunes qu'on dit si souvent sans rêves et sans avenir.Monsieur bénévole est un être sensible et pense que les gens ont tort de juger aussi sévèrement les jeunes décrocheurs qui essaient tant bien que mal de se faire une place dans une société qui brise leurs rêves.«Ce qui m'écoeure, c'est qu'on traite ces jeunes de toutes sortes de noms, alors qu'ils font face à d'insurmontables difficultés.La plupart d'entre eux ont des problèmes à la maison.La vie est plus dure aujourd'hui, déplore Jacques, ils vivent des problèmes que nous n'avons jamais vécus.Moi, je ne voudrais pas vivre leurs problèmes.» «On a du chemin à faire côté tolérance.La première fois que je suis allé dans leur classe, j'avais peur des jeunes.En les côtoyant, j'ai changé d'idée et si mes voisins me suivaient ne serait-ce qu'une journée à Motivation-Jeunesse, ils changeraient d'idée complètement sur eux.» Pas payant d'investir dans les jeunes de nos jours?Jacques pense le contraire.Sa paie, c'est lorsqu'un jeune le salue dans la rue en l'appelant par son prénom.C'est à ce moment-là qu'il sait que ce qu'il fait vaut la peine.Sentir qu'on l'estime et qu'on tient compte de ses conseils, c'est un beau cadeau pour lui.Il arrive même que des jeunes lui téléphonent chez lui juste pour le plaisir de placoter.«Les jeunes ont besoin d'amitié et de confiance.Ils m'ont appris la tolérance et l'écoute.» Quand on leur en donne l'occasion, pense Jacques, ces jeunes sont prêts à faire beaucoup.L'an dernier, à l'occasion de la Fête de rue de Villeray, Jacques s'est transformé en gérant d'un groupe de rappers.Lorsqu'il s'est aperçu qu'une partie de ses jeunes s'intéressait beaucoup au rap, il les a convaincus de monter un spectacle à l'occasion de la fête de rue.Il leur a trouvé un local pour répéter leurs numéros, et voilà nos jeunes en route vers une future carrière.Leur prestation a connu un beau succès et on leur a demandé de se produire lors d'autres événements.Belle réussite pour monsieur bénévole! Que faut-il pour devenir l'ami des jeunes?Jacques répond sans aucune hésitation: leur faire confiance.«Et la clef pour la gagner, c'est de ne jamais les juger.Un soir, j'ai aperçu un jeune casser une vitrine de l'église et il m'a vu.Comme j'habitais très près, les policiers sont venus m'interroger et je ne leur ai pas révélé l'identité du garçon.J'ai pensé que c'était peut-être la première fois de sa vie qu'il commettait un acte de vandalisme et, malgré son geste, j'ai senti qu'il n'était pas un mauvais garçon.J'ai préféré lui faire confiance.Maintenant, toutes les fois que je le rencontre, il me salue et je sais qu'il n'a pas recommencé.» Et que faut-il pour raccrocher ces jeunes à la société?«Il faut les aimer et leur donner confiance en eux», avoue notre ami en toute simplicité.le pionnier des fournisseurs Internet à Montréal a le plaisir d'encourager les efforts du journal l'Itinéraire à partir de 9,95 dollars par mois.www.cam .or 514) 529-3000 Journal L'Itinéraire - Montréal ¦ septembre 1999
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