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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2004-06, Collections de BAnQ.

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[" *rtSft\\ \" Sur cet album, vous entendrez l'abbé Pierre parler F*****\" ' ' dZou! de paix, de lusiice et d'autres sujets oui le passionnent Les textes, inspirés de son parcours, sont livres avec Motion et supportés par une trame musicale envoûtante.le CD L'album Avant de Partir.est un projet unique.L'abbé Pierre nous y livre ses pensées sur un nombre important de sujets comme l'amour, amitié, la vraie spiritualité, les inégalités sociales.Pour commander Le DVD Ce DVD vous transportera dans la demeure de l'abbé Pierre où vous le verrez parler d'amour, d'amitié, de solidarité humaine, de spiritualité, de paix intérieure et de justice sociale.Dans ces entrevues, vous découvrirez un être profondément humain partageant des joyaux de sagesse et d'authencitié qui sauront très certainement toucher votre coeur.imavïsion.im distribution ou en vente dans tous les bons magasins.aujourd'hui.des collections regroupant plus de.4 millions de livres, journaux, partitions musicales, estampes, documents cartographiques et iconographiques, fonds d'archives privées, un site Internet offrant : un catalogue en ligne de 500 000 documents plus de 30 000 documents numérisés et demain.\u201ennC une Grande Bibliothèque publique qui proposera ou printemps 2UUJ des collections enrichies de plus d'un million de documents des services spécialisés destinés â des clientèles ciblées une médiathèque des jeunes, une vidéothèque et une logimeque un auditorium, une salle d'exposition et un centre de conférences.e bibliothèque pour tous EXPOSITION Mythologies fondatrice gravures et sculptures inuit du 10 juin au 14 août 2004 1700, rue Saint-Denis, Montréal Bibliothèque nationale .8 ^ ^ Québec o o DAVID, MARIE-CLAUDE, |ACQUES, ELISE ET |EAN-PIERRE ONT COMPRIS QUE LE MEILLEUR PROFIT, C'EST QUAND TOUT LE MONDE Y GAGNE.ILS ONT CHOISI DE TRAVAILLER POUR LE BIEN COMMUN AU SEIN D'ENTREPRISES QUI VALORISENT LE RESPECT, LA DÉMOCRATIE ET LA SOLIDARITÉ.ÇA PARLE D'ARGENT ET DE VALEURS HUMAINES.chantier de l'economie sociale www chantier.qc. Les députés du Les annonceurs de L'Itinéraire font plus que diffuser une publicité auprès de nos 50 000 lectrices et lecteurs.Ils contribuent au financement d'un organisme de charité qui vient en aide chaque année à plus de 1 000 personnes.Ce mois-ci, L'Itinéraire remercie trois grandes corporations qui ont eu'le souci, ces derniers mois, de réserver une partie de leur budget publicitaire pour un placement dans notre magazine engagé socialement : Hydro Québec MISE SUR TOI M MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL québécois Depuis maintenant dix ans, les lecteurs de L'Itinéraire remarquent les publicités de quatre députés du Bloc québécois : Gilles Duceppe (Laurier/Ste-Marie), Réal Ménard (Hochelaga-Maisonneuve), Bernard Bigras (Rosemont) et Francine Lalonde (Mercier).Même si L'Itinéraire n'est pas distribué exclusivement dans leur comté, ces députés à Ottawa, comme les députés du Parti Québécois élus à Montréal, annoncent régulièrement en signe d'appui à la cause des plus pauvres que défend L'Itinéraire.Ces députés se sont toujours montrés très engagés et ont à de nombreuses reprises aidé notre organisme de chanté de plusieurs façons.L'Itinéraire tient à les remercier de leur souci des plus démunis.La présence du Bloc québécois dans L'Itinéraire n'est pas une affaire d'allégen-ce politique de la part de notre magazine qui accueille dans ses pages toutes les instances prêtes à contribuer.Nous aimerions que des élus de d'autres partis politiques à Ottawa fassent de même et démontrent autant d'intérêt à soutenir notre cause auprès des personnes itinérantes de Montréal.j|f^ I vilIé i WmilJBÈ Bernard Wk Bt WÊÊ0: MBÈ Bigras JPBmmI Cilles Duceppe Réal Ménard Francine Lalonde Pour un placement publicitaire socialement responsable Contactez notre conseillère en publicité Renée Larivière 1-866-255-2211 L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 : .DANS LES Le groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme de charité fondé en 1990 pour aider les itinérants.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Le conseil d'administration : Président : Michèle Wilson Secrétaire : André Martin Vice- présidente : vacant Conseillers : Robert Beaupré, Audrey Coté, Trésorier : Martin Gauthier André Canuel, Administration du groupe \u2022 Administration : Editeur - directeur administratif : Serge Lareault Directrice aux ressources humaines et insertion sociale : Jocelyne Coordonnatrice de l'administration : Claudette Turgeon Adjointe administrative : Oenise Ouellet Agentes de financement : Manon Goulel el Audrey Colé Conseillère publicitaire : Renée Larivière \u2022 Café sur la rue : Organisatrice : Carole Couture \u2022 Distribution : Organisateur : Sylvio Hébert François Bouchard Représentants des camelots : Gabriel Bissonnette, Robed Dion, André Canuel \u2022 Espace Internet : Coordonnatrice et agente de développement : Nancy Roussy Concepteur Internet : Serge Cloutier \u2022 Journal : Rédactrice en chef : Audrey Coté Adjoint à ta rédaction : Jerome Savary Infographiste : Seige Cloutier Le mensuel l'Itinéraireî été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro, vendu 2 $, 1 $ revient directement au camelot.Les profits de L'Itinéraire servent à financer les projets d'entraide.Attention aux fraudeurs; personne n'est autorisé à solliciter au porte à porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou demandent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 28.Rédactrice en chef : Audrey Colé Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary Journaliste stagiaire : Guillaume D -Dulil Equipe de production du journal Collaborateurs : Élyse Frenette, Roxane Nadeau Jean-Philippe Pleau, Stella, Marie-Michèle Ross, Snoro, Marianne, Valérie Boucher, Léo-Paul Lauzon, Maxime, Gabriel Bissonnette, Cylvie Gingras, Nicky, Lucie Hamel, Claude Dubuc, Gilles Bélanger, Albert Grandmaison, Serge Morin, Jean-René Lavoie, Michel Côté, Pierre Goupil, Vianney Huard, France Lapointe, Normand Duquette, Mario Le Couffe, Hector Daigle, Richard T., Gérald Pelchat Infographiste : Serge Cloutier Photo page couverture : Lainie Basman Illustrations : Simon Banville Révision : Guy Crevier, André Martin, Lorraine Boulais, Anne Rodrigue, Hélène Paquette, Mots croisés : Gaston Pipon Imprimeur : Québécor World Lebonfon Tirage : 22 000 exemplaires vendus par fies itinerants el des sans-emploi dans les rues de Montréal L'Itinéraire est membre de : NASNA \u2022 Association nord-américaine des journaux de rue Le réseau international /7/wjfff des lournaux de rue V___x Son tirage est certifié p AMEClps L'Itinéraire esl entièrement recyclable Tir* ge /ctfKfté AVDA membre 20Q3 LES ŒUVRES DU CARDINAL I fXFR L'Itinéraire Administration - adresse postale 1108, Ontario Est, Montréal (Québec) H2L1R1 Journal et Espace Internet 1907, rue Amherst Café sur la rue 1104, Ontario Est Tél.: (514) 597-0238 Téléc.: (514) 597-1544 Courriel : itineraire@videotron.ca Site : www.itineraire.ca sommaire Actualité 5 Édito: Légaliser le plus vieux métier du monde 6 Mots de camelots 7 Le tour de l'Ile à l'année longue 15 Monica la Mitraille de la littérature 14-21 Dossier Travailleuses et travailleurs du sexe 26 Mirage de logements à louer Chronique* Chronique du camelot s Macadam en vrac m Livres 12 Monde du travail 25 Économie responsable 9 Cyberltinéraire Cinéma lots de camelots Prof Lauzon Mots croisés 25 4-12 30-31-33 32 34 Vous voulez rejoindre plus de 50 000 personnes par le biais de notre journal de rue?Un public conscientisé qui remarquera votre présence dans une publication venant en aide à des centaines de personnes défavorisées Information 1-866-255-2211 renée larivière®videotron.ca Notre conseillère publicitaire Renée Larivière Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764 Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Groupe communautaire L'Itinéraire, 1108, rue Ontario Est, Montréal (QC) H2L 1R1, Courriel : itineraire@videotron.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines._ Canada L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 edito audrey.cotetSitineraire.ca Audrey Coté Rédactrice en chef Légaliser le plus vieux métier du monde Le travail du sexe est un métier.Or, contrairement à celui de secrétaire, d'infirmière ou d'hôtesse de l'air, les travailleuses du sexe, à plus forte raison celles qui le pratiquent sur la rue, ne sont pas régies par le Code du travail et se heurtent trop souvent à la répression.Certes, il y a la répression policière, maintes fois dénoncée, mais il y a surtout celle, plus sournoise, du discours dominant qui refuse de concevoir que les escortes, danseuses, prostituées de rue «travaillent».Elles font quoi alors?Passer le temps en offrant leur généreuse personne à autrui?Offrir un service de divertissement, de plaisir.Eh ben c'est tout un travail, ça! Beaucoup diront que les travailleuses du sexe ne peuvent pas être reconnues comme de vraies travailleuses parce qu'elles sont d'abord victimes et exploitées.Dans le même ordre d'idées, faut-il alors conclure que la caissière du dépanneur du coin, non-syndiquée, rémunérée au salaire minimum et contrainte de travailler plus de 40 heures par semaine ne travaille pas?Que la couturière dans l'industrie du textile, sous-payée au noir, courbée sur sa machine à coudre à la journée longue et subissant le harcèlement de l'employeur ne travaille pas, elle non plus?En fait, la victimisation et l'exploitation peu- vent être vécues dans tous les milieux de travail.Toutefois, tant la caissière que la couturière sont considérées comme des travailleuses et ont la possibilité d'améliorer leurs conditions de travail.C'est pourquoi les travailleuses du sexe, aussi longtemps qu'elles ne seront pas reconnues comme des travailleuses légitimes, devront pratiquer dans l'ombre et ainsi risquer quotidiennement leur santé et leur sécurité.Le discours qui victimise les travailleuses du sexe ne règle rien.Il doit plutôt s'orienter vers la reconnaissance du «travail» effectué par ces travailleuses du sexe pour que puissent être mises en place des conditions de travail décentes s'accordant avec le Code du travail et la Charte des droits et libertés.Ainsi, comme toute travailleuse en difficulté, la victime sera alors aidée et verra sa condition améliorée.Quant à celle qui revendique le droit d'exercer son métier de façon ouverte et saine, elle pourra le faire sans entraves et en toute sécurité.Un changement des mentalités s'impose! Dans cette veine et à titre de «travailleuse du texte» croyant au pouvoir de l'écrit comme vecteur de changement, ce mois-ci, je laisse la parole aux travailleuses du sexe dans L'Itinéraire, a Un bénévole remarquable! Impliqué bénévolement comme correcteur du journal depuis dix ans, monsieur André Martin, retraité de l'Office de la langue française, a reçu la médaille de l'Assemblée nationale du député de Sainte-Marie /St-Jacques, monsieur André Boulence.Bravo et merci de tout cœur à André Martin, notre bénévole de l'année L'Itinéraire déménage au pied du pont Jacques-Cartier! Eh oui, c'est fait: L'Itinéraire est maintenant propriétaire.La campagne Un toit pour L'Itinéraire à laquelle vous avez participé a porté ses fruits.À compter du 14 juin, L'Itinéraire s'installe au pied du pont Jacques-Cartier.Voici les nouvelles coordonnées où nous joindre : Café sur la rue: 2101, rue Sainte-Catherine Est, Montréal Journal, Espace Internet et administration 2103, rue Sainte-Catherine Est, Montréal H2K 2H9 Tel : 514-597-0238 Téléc.: 514-597-1544 itineraire@videotron.ca www.itineraire.ca L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 DE CAMELOTS Norman Rickert Camelot, métro Édouard-Montpetit et Swail/Côte-des-Neiges Fausses idées Le printemps est la saison des amours.L'amour de soi, l'amour d'une douce moitié, l'amour de la nature qui revient au galop comme un cheval fou.J'écris ces lignes un certain jeudi de mai, à 1 h du matin.Vie de bohème, vie d'oiseau de nuit.Oui, mais au moins, je suis en santé.Je suis de plus en plus en mesure d'affronter ce cheval débile qui réside en chacun de nous.Depuis une dizaine de jours, je suis revenu a mon ancien spof de vente (supermarché Métro, à deux pas de l'Oratoire Saint-Joseph).Toutes sortes de gens.Des matantes en robe du dimanche, des jeunes chromés arborant fièrement leur cellulaire, des poqués, des personnes âgées qui, je dois l'avouer, prennent le temps de me sourire et parfois, m'achètent carrément le journal.Une clientèle fidèle.Parfois, je croise des connaissances du passé.C'est difficile pour moi, car je ressens quelquefois un sentiment de honte et d'infériorité.Des sentiments basés sur des idées fausses que j'entretiens sur les autres.Mais je connais le remède et il commence à faire de l'effet.En passant, je m'intéresse depuis un an ou deux au jardinage écologique de type communautaire.D'ailleurs, je vais écrire un article sur ce sujet dans le prochain numéro de juillet.Au plaisir! Denis Brochu Camelot, métro joliette et Préfontaine À la belle inconnue Je souhaiterais remercier particulièrement une belle et grande femme aux cheveux châtains.En effet, cette inconnue a toujours été très généreuse avec moi sur la rue, au métro Joliette.Elle n'est pas la seule à faire preuve de générosité à mon égard et j'en profite pour saluer tous ceux et celles qui prennent le temps de s'arrêter et de s'intéresser au journal.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Nicky Camelot, Parthenais/Mont-Royal et candidate du Parti Marijuana dans Laurier.Bonne fête Nicky Juin sera un mois très, très occupé pour moi.Non seulement ce sera mon anniversaire de naissance le 21 juin, mais ce sera aussi les élections le 28.Youpi! C'est vrai que ma cause me tient à cœur et cela avec raison.C'est très stimulant de défendre une cause à laquelle on croit.Celle de la légalisation du cannabis est très importante pour moi, car elle est la solution à bien des maux.En effet, cette magnifique plante que mère Nature nous donne depuis des siècles a de multiples usages, allant de l'alimentation à la médication en passant par le textile jusqu'aux produits de beauté.De plus, le cannabis est un excellent carburant qui est beaucoup moins cher et polluant que le pétrole! Vous n'êtes pas tannés de payer votre essence un dollar le litre?Vos matériaux de construction vous coûtent trop cher?Qu'attendez-vous?Chanvrez-vous! D'où l'importance pour vous de voter pour le Parti Marijuana ce 28 juin.Car c'est ensemble que nous passerons à l'histoire.Moi, je vise la victoire.On va libérer le trésor! France Lapointe camelot, SAQ express (avenue Mont-Royal) 10 ans déjà: Bravo! Le 29 avril dernier, nous nous sommes tous retrouvés à la salle de LAlizé, entre camelots, pour célébrer les 10 ans de L'Itinéraire.J'ai bien aimé ça pouvoir me retrouver et échanger entre nous.Je n'ai pas souvent l'occasion de le faire, car d'habitude, chacun travaille de son côté.Avec l'exposition qui souligne les 10 ans de vente sur la rue du journal L'Itinéraire, à L'Écomusée du fier monde, j'ai apprécié découvrir l'évolution du journal, du premier numéro en 1994 jusqu'à aujourd'hui.L'Itinéraire est un peu comme la famille que je n'ai jamais eue.Je sens que j'ai grandi avec L'Itinéraire; aussi, cette fête est un peu la mienne! Le journal a été pour moi LA bonne porte de sortie de l'itinérance dans laquelle je me trouvais.Je me sens intégrée à L'Itinéraire, et le fait d'écrire depuis un an dans le journal me motive encore plus qu'avant.D'ailleurs, vous m'encouragez beaucoup en me disant que le journal ne cesse de s'améliorer.Cela m'entraîne à en faire encore plus. Le Tou Guillaume D.-Dutil Journaliste stagiaire Michel Goudreault Recherchiste de la rue Quand la folie du vélo bat son plein, ils sont perdus dans la masse des cyclistes du dimanche.Ils pédalent pourtant à l'année longue, mais n'ont nulle part où aller.Ils sont itinérants à vélo, car rien n'empêche même les plus démunis de carburer à l'huile de jambe.Jean-Claude et Mystik ont tous deux vécu l'itinérance sur deux roues.L'Itinéraire les a rencontrés entre deux chevauchées urbaines.Avec sa veste à franges et sa coiffure digne du « King », Jean-Claude serait tout à son aise au guidon ¦\u2022' -'''^g^ÊÊÊÊsà d'une rutilante Harley- :''./jfËfFjBjflS Davidson.Il doit pourfjfjBÊL ^tW f l'instant se contenter d'un vélo vert anonyme, qui lui rend tout de même de fiers services.«Quand tu as un vélo, tu peux faire en une journée ce que tu ferais normalement en trois jours», soutient cet inconditionnel d'Elvis.Avoir une bicyclette, quand on est itinérant, c'est jouir d'une liberté de mouvement difficilement accessible autrement.Que ce soit pour les courses ou pour les déplacements obligatoires au Centre local d'emploi, son vélo l'entraîne aux quatre coins de la ville en quelques coups de pédale.Mystik a été pendant six mois sans logis.Six mois d'enfer, il va sans dire, où son vélo était presque sa dernière possession.Il en a gardé l'œil aguerri de celui qui connaît la game de la rue, ainsi qu'un attachement inébranlable pour la Petite reine.«C'est cent fois mieux qu'à pied, ça c'est certain», affirme-t-il avec conviction.S'il a maintenant un endroit où rester, il est loin d'avoir abandonné la bicyclette pour autant.Il se rappelle pourtant la convoitise que cette dernière peut attiser entre compagnons d'infortune.«Tu ne peux pas entrer dans les refuges avec ton vélo, alors t'es obligé de le laisser dehors, mais t'es mieux de ne pas l'attacher trop croche, parce que ça part vite.» Jean-Claude, le «King» du bike Mystik s'est ainsi fait voler cinq bécanes.Il note par ailleurs que les petits receleurs ne sont pas très regardants sur la marchandise.«J'en ai eu un rose, pas de brake, il n'y avait rien qui fonctionnait, mais je me le suis fait voler quand même.» Mystik ne rechigne pas non plus devant les longues randonnées.Son plus long périple l'a même entraîné jusqu'à Sainte-Anne-des-Plaines pour rendre visite à un vieux copain au pénitencier Archambault.Près de 100 kilomètres aller-retour! De quoi faire rougir bien des cyclistes urbains pur lycra.Jean-Claude rêve de pouvoir, un jour, donner une nouvelle dimension à sa monture.«Je voudrais me faire un trailer [remorque], pas trop encombrant, mais assez grand pour que je puisse dormir dedans.Ce serait presque comme avoir une maison mobile.» En attendant de parcourir les faubourgs en traînant son Winnebago fait maison, Jean-Claude poursuit son tour du Centre-Sud, stoppant à l'occasion pour une petite broue entre amis.Quel automobiliste peut en dire autant?:: L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Bissonnette rue Saint-Denis et Journaliste de la rue « Hey! Ça fait longtemps que tu fais ça?! T'as pas le goût de faire d'aut'chose?Ça t'tente pas d'avoir une vraie job?» Ces questions me reviennent, ainsi qu'à mes collègues, aussi souvent qu'une mouche peut venir me déranger dans mon sommeil matinal, avec son bourdonnement incessant autour de mes oreilles.Ces questions ou même encore cette petite morale que certaines personnes veulent nous infliger commence sérieusement à faire ciller les poils des oreilles des vieux camelots.Nous pourrions donner plusieurs réponses à ces fameuses questions.Par exemple: A) Oui! ça fait longtemps, mais je ne suis pas capable de faire autre chose! B) Oui ! mais j'aime toujours ça! C) C'est pas tes crisse d'affaires! D) #*+**$#\"\"?!?, ce qui veut dire: «Écoutez, que pensez-vous que nous faisons en vous offrant ce journal?Nous passons des heures chaque jour à vendre quelques exemplaires de L'Itinéraire, pour essayer d'avoir une petite vie plus normale! En plus, nous écrivons dedans presque à tous les mois.» E) Vous n'avez rien compris au «rôle» et au fonctionnement du Groupe L'Itinéraire.Les vraies raisons JLes vraies raisons de notre attachement au groupe depuis quelques années sont plus profondes que ça ! Nous aimons le contact avec les gens, nous aimons échanger et tater le pouls de nos clients.Pour moi, c'est important d'être sur le terrain et de côtoyer les gens par le biais du journal.Surtout ça nous permet de sortir de notre isolement et de notre quotidien de marginaux.Sans L'Itinéraire, nous serions peut-être en prison ou dans une maison de fous ou encore très malades ou peut-être morts, qui sait?M'a t'dire.Dans l'équipe des camelots, plusieurs sont malades et limités physiquement ou mentalement.Il y a ceux qui sont aux prises avec la toxicomanie, l'alcoolisme, et d'autres avec toutes sortes de problèmes de comportement.Leur seule famille, c'est L'Itinéraire.D'ailleurs, certains n'avaient pas travaillé avant de faire partie du groupe ou avaient été tout simplement écartés de la société depuis des années.Après dix ans Je vous avoue que nous sommes parfois épuisés ou peut-être « tannés » d'offrir ce journal.Mais quand nous regardons autour de nous et que nous voyons toute cette misère, cette pauvreté et cette souffrance depuis dix ans dans les rues de Montréal, cela nous motive à être encore là! Tant qu'il nous restera la santé, nous continuerons de nous battre pour faire tomber les préjugés et l'indifférence envers les démunis.Nous serons là, prêts à répondre à tous les « pourquoi » méprisants! Par ailleurs, je me souviens d'une autre question au début de L'Itinéraire, avec laquelle les camelots n'étaient pas à l'aise et qui nous collait à la peau tel un parasite.Cette question méprisante est la suivante: « Veux -tu ben m'dire ce que tu fais avec ton argent?» À un moment donné nous avons répliqué avec des réponses comme celle-ci: «Demandez-vous au camelot du Journal de Montréal ce qu'il fait avec son argent?Et vous, que faites-vous avec votre paye?» J'avais rédigé un article dans L'Itinéraire d'août 95 sur le sujet et depuis ce temps, cette question est presque disparue du dialogue entre camelots et clients arrogants.Après dix ans, nous allons sortir les « tapettes à mouches » pour encore faire taire les bourdonnements encore présents autour de nous.Merci! gabrielbissonnette 101 ©hotmail.com L'Institut de pastorale des Dominicains un centre universitaire à taille humaine un lieu de formation permanente à la foi chrétienne 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Que) H3T 1B6 Tél.: (514) 739-3223 Téléc.: (514) 739-1664 Courriel : secretariat@ipastorale.org Site Internet : www.institutdepastorale.org Spécialité: agendas Solidairement Éditeur syndical a corporatif 5332, 12e Avenue Montréal, Québec H1X2Z7 Téléphone: 514.523.2223 Télécopieur: 514.524.3464 www.idcomm.qc.ca L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair, Nicole Léger, Daniel Turp, Diane Lemieux, André Boulerice et Louise Harel.Le caucus montréalais de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec ASSEMBLEE NATIONALE QUÉBEC L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 ^ ans dé/à/// - TJ OGtlfE \u2014 Service d'accompagnement et de soutien dans la communauté À qui ça s'adresse?\u2022 À des adultes habitant Montréal qui ont des problèmes de santé mentale sévères et persistants ainsi que des problèmes judiciaires, (qui en ont eu durant les dernières années ou qui risquent d'en avoir) ou qui vivent dans l'itinérance, (qui utilisent les refuges comme la «Maison du Père» ou qui ont des problèmes de logement).L'intervenant de Diogène \u2022 On peut vous aider à faire des démarches auprès de la sécurité du revenu, dans la recherche d'un logement, des cartes d'identité, etc.On peut aussi vous rencontrer, une fois par semaine, pour vous écouter, échanger avec vous, pour voir comment se passe votre quotidien et vous appuyer en cas de besoin.\u2022 Les rencontres se font à l'endroit que vous choisissez.\u2022 Nous n'obligeons personne à être suivi et vous le faites sur une base volontaire et vous pouvez mettre fin à votre suivi quand vous le désirez.\u2022 Nous regardons ensemble uniquement les aspects de votre vie que vous souhaitez partager.\u2022 Nous vous accompagnons à votre rythme.\u2022 Service gratuit.Si nos services semblent correspondre à vos besoins, n'hésitez pas à nous contacter entre 8h30 et 17h au (514) 874-1214.J'APPELLE, J'ÉCOUTE.ET J'OBTIENS L'INFORMATION SUR LES Offre d'emploi : vente de publicité à L'Itinéraire L'Itinéraire est à la recherche d'une personne pour un poste de conseiller(ère) publicitaire (sollicitation d'annonceurs), temps plein ou partiel, payé(e) à la commission (30 %).Faites parvenir votre cv à l'attention de Jocelyne Sénécal, directrice des ressources humaines, à l'adresse suivante : 1907, rue Amherst, Montréal (Que) H2L 3R7; Télécopieur : (514) 597-1544; courriel : prod.itineraire@videotron.c STM'ilMFO V 8 6-463 6 Mieux voyager ensemble fàSTM.info L'ITINÉRAIRE NUMERO 118 - JUIN 2004 fVl on vr*cic Télé-Québec mérite mieux! Le gouvernement Charest cherche des poux à Télé-Québec, la seule télévision publique québécoise.Après avoir annoncé en mars dernier une coupure de 5,4 millions de dollars dans le financement de l'entreprise, les propos évasifs des vautours libéraux sur le sort de Télé-Québec laissent présager le pire.Pourtant, la porte-parole du mouvement Sauvons Télé-Québec et animatrice Anne-Marie Dussault indique que depuis l'abolition de 450 postes en 1995, l'entreprise est un modèle de réorganisation \u2014 si chère à Charest -, car 80% de la production est confiée au secteur privé.Comment expliquer alors, d'un côté, que le premier ministre défende la diversité culturelle à Paris, et que de l'autre, il ampute le budget du meilleur outil culturel d'émancipation des consciences québécoises?Télé-Québec est la seule chaîne qui ne matraque pas ses auditeurs à coups de publicité intensive.Les Québécois reconnaissent la qualité de sa programmation puisque, selon de récents sondages BBM, 53% d'entre eux regardent ses émissions chaque semaine et plus de 20 000 personnes ont déjà signé la pétition sur Internet.Une télé publique est non seulement nécessaire, mais indispensable.Drôle de théâtre Cet été, riez au théâtre avec le Festival Loto-Québec Juste pour rire! Dès le 22 juin, c'est la pièce Variations sur un temps de David Ives qui partira le bal à la Maison-Théâtre.Une production fantaisiste et cocasse dans laquelle Anne Dorval, Éric Forget, Élyse Guilbault, James Hyndman et Marika Lhoumeau se donneront la réplique.À compter du 29 juin, vous pourrez voir Les monologues du vagin de Eve Ensler au Théâtre Saint-Denis 2 avec Sandra Dumaresq, Nicole Leblanc, Louise Marleau et Geniviève Rioux dirigées par Denise Filiatrault.Et pour un dépaysement théâtral complet, croisement de romances gothiques et d'histoires d'horreur de série B avec le Mystère d'Irma Vep de Charles Ludlam, mettant en vedette Serge Postigo et Éric Bernier à compter du 29 juin au Théâtre national.tes-vous comme moi ?«Ça circule sur Ontario comme personne peut imaginer.Quand tu sais regarder juste au-dessus du volant, droit dans leurs yeux jusque dans leur queue, les autos s'arrêtent à Montréal.» Cet extrait du docu-fiction théâtral Je sais pas si vous êtes comme moi donne un avant-goût du monde des travailleuses (eurs) du sexe du quartier Centre-Sud dans lequel les artistes de la Cellule lumière rouge proposent de vous plonger du 1er au 19 juin.Munis d'un baladeur, vous arpenterez les lieux réels fréquentés par ces femmes et ces hommes marginalisés.De la rue Ontario (entre Wolfe et De Lorimier) où ils recrutent, en passant par les parcs et les piaules, cette incursion poétique guidée va au-delà de ce que l'information a rapporté sur la prostitution de rue.Réservations obligatoires au 514-871-1020 Serge Postigo et Éric Bernier dans Irma Vep Retrouver notre commune humanité Le colloque de l'Association canadienne de la santé mentale \u2014 Montréal s'est déroulé le 6 mai dernier à l'Université de Montréal.Sous le thème Retrouver notre commune humanité, cinq conférenciers d'envergure ont évoqué les enjeux de l'humanité dans le travail communautaire.Le romancier Jean Bédard et le philosophe Georges Leroux ont entraîné la réflexion vers les hautes sphères philosophiques.De leur côté, l'organisateur Jacques Fournier, le psychologue Mario Poirier, et la fondatrice de D'abord solidaires, Françoise David, ont rappelé l'importance de leur mission aux intervenants et membres d'organisations communautaires présents.Les participants, près de 300 cette année, ont témoigné beaucoup d'intérêt à se livrer à une telle réflexion centrée sur l'essentiel \u2014 l'être humain - dans un monde caractérisé par le changement et la performance.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Élyse Frenette Chroniqueuse de la rue m.à domicile J'ai longtemps eu un préjugé négatif à l'égard des auteurs d'ici.Toutefois, de plus en plus d'écrivains québécois m'obligent à remettre en question mon opinion à leur égard.Pierre Martel fait partie des auteurs qui me donnent maintenant le goût de lire québécois.Avec le roman L'Éteigneur de Lucioles, Pierre Martel nous transporte en 2034, à Lucioles, ville imaginaire qui pourrait être aussi bien Montréal que New York.Il nous raconte l'histoire abracadabrante d'Orval Dustylet, fonctionnaire «euthanasiste» de profession \u2014 éteigneur de vie - qui se déplace à domicile pour aider ceux qui veulent en finir.Ce sujet tabou est abordé avec cynisme, d'autant plus que l'euthanasiste se heurte constamment à la curiosité harcelante de Biaise Tisonnier, inspecteur de police qui base ses enquêtes sur son obsession des statistiques.Ce roman futuriste permet de s'évader du quotidien, et son côté fantaisiste dédramatise l'euthanasie.Pierre Martel, L'Éteigneur de Lucioles, Varia, collection Littérature, Montréal, 2004.Pierre Martel L'Éteigneur de Lucioles \t \tWSÊÊms' roman\t Anachroniques cinématographiques Pierre Goupil cinéaste indépendant, journaliste de la rue et camelot Ex-Centris, le complexe cinéma et nouveaux médias de Montréal, fête ses cinq ans d'existence cette année.Je me souviens du soir de l'ouverture, en 1999, alors que plus de 2000 personnes ont sablé le champagne.parce qu'on est festif à Ex-Centris.Depuis 1999, ses trois salles permettent une plus large diffusion des productions québécoises et perpétuent la tradition du cinéma indépendant d'ici, dont la diffusion a été initiée en 1967 dans la petite salle du Cinéma parallèle.Son directeur d'alors, Claude Chamberlan, représente cette tradition d'un autre cinéma puisqu'il assure aujourd'hui avec brio la direction et l'animation d'Ex-Centns.L'architecture magnifique de ce temple du cinéma d'auteur L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Les institutions de répression à l'égard des pauvres et des marginaux au Québec ont une histoire.En tant que personne qui a connu la rue, La liberté du pauvre: crime et pauvreté au XIXe siècle, de l'historien Jean-Marie Fecteau, m'a beaucoup appris sur l'origine de ces institutions aujourd'hui trop souvent déficientes.On découvre que l'idéologie philanthropique, bien enracinée dans le libéralisme du XIXe siècle, a d'abord été un prétexte pour maintenir les pauvres et les marginaux sous le contrôle des classes dirigeantes.L'histoire se répète: on craignait et on craint toujours les pauvres.On s'efforce de cacher la réalité des plus démunis, car ils représentent une menace à l'ordre social.D'où la volonté des classes dirigeantes, soutenues par l'État et l'Église, de les «caser» littéralement dans diverses institutions répressives (hôpitaux, prisons, écoles de réforme, etc.).À lire pour tous ceux qui veulent comprendre les bases de notre système social actuel.Jean-Marie Fecteau, La liberté du pauvre, crime et pauvreté au XIXe siècle, VLB Éditeur, Montréal, 2004.souligne l'audace de la Fondation Daniel Langlois qui y a investi plusieurs millions de dollars.Cela démontre bien qu'il est possible d'être riche à la fois monétairement et culturellement.Chaque année, Ex-Centris présente le Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias qui est, à mon sens, le festival international le plus passionnant au Québec.À Ex-Centris, le cinéma n'est pas le seul à l'honneur puisque s'y tiendra du 2 au 6 juin 2004 la cinquième édition du festival MUTEK (Musique, Son et Nouvelles Technologies).Pour en savoir plus, rendez-vous au www.mutek.ca.Autre incontournable: l'événement Magnifico: des projections variées et gratuites en salle et en plein air qui se tiendront du 16 au 20 juin prochain.Dans le cadre de Magnifico, vous pourrez vous exercer au « cineoké », qui consiste à jouer votre scène favorite devant public alors qu'elle est projetée à l'écran.Bonnes répliques! Audrey Coté Marie Gagnon parle vite.Plus vite que son ombre.Elle parle tellement vite qu'on a parfois du mal à suivre tout ce qu'elle raconte.Vives et saccadées, ses paroles coulent comme si elle allait mourir d'un instant à l'autre.Trente-huit ans, quinze ans de détention à Tanguay et quatre romans à son actif, Marie Gagnon n'a pas une minute à perdre et ne regrette absolument rien.«Dans ma petite banlieue de Duvernay-Laval, j'avais soif d'absolu et de liberté.L'héroïne et la rue ont été pour moi des expériences d'absolu.Tout comme l'ont toujours été pour moi la littérature et l'écriture.Si c'était à revivre, je revivrais totalement tout ça!» Récidiviste impénitente À l'instar de Monique Sparvien, dite Monica la Mitraille, célèbre bra-queuse de banques des années 50, Marie Gagnon n'a peur de rien.Sauf que c'est plutôt les librairies que Marie Gagnon, maître en littérature, dévalisait en bourrant ses grosses valises de plomb, question de déjouer les systèmes d'alarme.«Je volais les éditions de la Pléiade et tous les livres rares.C'est, disons, les seuls objets dont je connaissais vraiment la valeur.» Les profits tirés de la vente à des receleurs des livres volés lui permettaient alors de payer sa consommation d'héroïne.Les bonnes journées, elles pouvait récolter jusqu'à 2000 $.À l'heure actuelle, même si elle a purgé toutes ses sentences et s'avère être une romancière reconnue par la critique littéraire, certains libraires refusent toujours de vendre les romans de Marie Gagnon, encore sous le choc de la braqueuse de librairies des années 90.Pour les rassurer, l'écnvaine rebelle ose affirmer: «Je ne payerais jamais dix piasses pour un livre.» de la littérature La romancière Marie Gagnon D'un vol de librairie à l'autre, Marie Gagnon s'est souvent retrouvée devant un juge compatissant qui lui faisait promettre de ne plus recommencer.Ce qu'elle faisait pourtant d'emblée, quelques heures après avoir franchi les portes du Palais de justice.Jusqu'au jour où l'accumulation de récidives l'a menée à la prison.« J'suis pas une victime.C'que j'ai fait, je l'ai fait en toute connaissance de cause et j'ai payé pour.Pas de regrets, plus de dettes.» Les quinze années de détention, entrecoupées de quelques années de liberté conditionnelle, ont permis à Marie Gagnon de forger son œuvre romanesque.«Je vis pour écrire depuis l'enfance et je ne vivrai jamais sans l'écriture.» Depuis la publication de son premier roman, Les héroïnes de Montréal, en 1999, Marie Gagnon produit au rythme d'un roman tous les deux ans.Héroïne de Montréal « L'héroïne me manque, mais j'ai arrêté d'en consommer parce que mon corps ne suivait plus.J'suis trop poquée de l'intérieur.Mais j'avoue que je bois encore comme un trou!», lance spontanément la Monica la Mitraille de la littérature.Si elle est sortie psychologiquement indemne de prison, c'est qu'elle s'est toujours insurgée contre les psychologues et leurs thérapies, comme Emma, l'héroïne de son dernier roman intitulé Des étoiles jumelles : «On te fait creuser dans ton passé, toujours plus profond.pour aller ou?La vérité est dans le cœur de chaque personne.Pas dans le processus d'uniformisation de la pensée! » Ne s'étant jamais sentie aussi libre depuis les quinze dernières années, Marie Gagnon avoue avoir encore des séquelles du quotidien de la prison : « L'autre jour, au restaurant, j'me suis surprise à faire comme en prison.J'allais ramasser mes ustensiles pour les essuyer et les jeter dans le bac avant de sortir.Et la nuit, j'me réveille toujours aux heures où les gardiennes nous comptaient dans nos cellules.» Malgré l'engouement des médias à son égard \u2014engouement que lui envieraient bien des auteurs\u2014l'héroïne de Montréal retourne à ce qui la fait vivre depuis toujours: l'écriture.«Tout c'que je veux, c'est écrire et que mes romans parlent, témoignent pour ceux et celles qui ne peuvent pas le faire.» Marie Gagnon, Des étoiles jumelles, VLB éditeur, Montréal, 2004.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 De l'intolérance à la répression Marie-Pier Frappier Festivals et prostitution de rue ne font pas bon ménage aux yeux des autorités.Le centre-ville se remplit de touristes et les travailleuses du sexe qui occupent la rue pour gagner leur vie deviennent alors persona non grata.Elles ont alors intérêt à longer les murs pour échapper aux rondes policières accrues.«On agit par périodes spécifiques», confirme l'inspecteur responsable de la prostitution au Service de la police de la ville de Montréal (SPVM), Mario Leclerc.En clair, lors d'événements tels les festivals, le SPVM expulse les prostituées de rue de leur lieu de travail et leur dresse contravention sur contravention.Pressions et répression Auteur de plusieurs ouvrages sur la répression de la prostitution et professeur de sexologie à l'UQAM, Robert Gemme croit que l'intolérance des résidents et des organisateurs d'événements presse la police pour le grand nettoyage.« Les policiers nettoient les rues pendant dix jours avant le Festival de Jazz pour que les rues soient \"propres\" », précise-t-il.Les prostituées sont également dans la mire d'institutions du centre-ville qui organisent des congrès.Il semblerait que les organisateurs demandent parfois à la Ville de débarrasser les rues avoisinantes de certains «éléments irritants», dont les travailleuses du sexe.I « Les agents immobiliers et les propriétaires de condos nouvellement construits au centre-ville se plaignent aussi, souligne M.Gemme.Les policiers n'ont alors d'autres choix que de répondre aux contribuables qui les paient.Ils font des patrouilles et déplacent alors le \"mal\" de place.» Les prostituées font ainsi l'objet de tirs croisés difficiles à éviter.Selon Maria Nengeh Mensah, professeure en travail social à l'UQAM et membre du conseil d'administration de Stella, \u2014 organisme qui défend les droits des travailleuses du sexe, ces femmes font les frais de l'ensemble des problèmes sociaux du quartier Centre-Sud.« Peut-on séparer le travail du sexe de la pauvreté et de la drogue, caractéristiques du quartier Centre-Sud?» questionne Maria Nengeh Mensah.Combien ça coûte?Faute de preuves tangibles contre les prostituées, les policiers ne peuvent recourir au Code criminel et doivent se rabattre sur le Code de la sécurité routière pour contrôler les secteurs chauds de Montréal.Ainsi, les policiers donnent des contraventions aux travailleuses du sexe qui traversent les rues au feu rouge, discutent avec l'occupant d'un véhicule, crachent par terre ou encore occupent trop de place sur un banc.Si le SPVM ne souhaite pas dévoiler le nombre d'agents déployés pour appréhender les prostituées de rue, les constats d'infraction donnés aux travailleuses du sexe ne couvrent pas les dépenses liées à leur «judiciarisation » excessive.«Très peu de femmes paient leurs contraventions, explique une responsable de Stella, Valérie Boucher.Elles préfèrent la prison pour recouvrir leur dette, qui peut aller L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 de 2000 $ à 3000 $.» Mme Boucher constate que les résidents qui se plaignent des prostituées dans leur quartier ne semblent pas se rendre compte que ce sont eux, contribuables, qui paient au bout du compte.L'argent investi pour sévir à l'égard des travailleuses du sexe serait socialement plus rentable si on faisait en sorte de les protéger et de les respecter dans leur travail.Maria Nengeh Mensah abonde en ce sens.« Les coûts sociaux et monétaires liés à la criminal-isation sont beaucoup plus importants que si on investissait pour protéger les femmes qui se prostituent sur la rue.» Cette somme d'argent consacrée à la lutte à la prostitution pourrait effectivement être réinvestie ailleurs.Selon Robert Gemme, même les policiers voudraient la consacrer à des enquêtes plus importantes.Décriminaliser La décriminalisation constituerait une première étape pour réduire les coûts sociaux et humains liés à la répression.« La répression ne règle absolument rien.Lorsque les prostituées doivent se cacher des autorités, c'est sûr qu'elles n'iront pas porter plainte contre un client violent», dénonce la professeure en travail social.Peut-on décriminaliser le travail du sexe comme un service offert au même titre qu'un autre, en le considérant comme un acte commis entre deux adultes consentants?«Ce n'est pas évident, car ça relève du fédéral et les députés du reste du Canada sont plus conservateurs que ceux du Québec», indique Robert Gemme.Selon Valérie Boucher, de l'organisme Stella, le débat sur la décriminalisation se situe davantage sur le plan moral qu'au niveau économique.Pour sa part, le SPVM est opposé à la décriminalisation de la prostitution et se montre très critique par rapport aux cas des Pays-Bas et de l'État du Nevada aux Etats-Unis, « Les travailleuses du sexe préfèrent la prison pour recouvrir leur dette, qui peut aller de 2000 $ à 3000 $.» - Valérie Boucher, de Stella où les maisons closes sont légales.« La légalisation ne fonctionne pas », soutient l'inspecteur du SPVM responsable du dossier de la prostitution.Compte tenu de la position arc-boutée des autorités policières, les travailleuses du sexe devraient être nombreuses à longer les murs pendant la saison des festivals.:: L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 desteiia Décriminaliser pour protéger STELLA est un organisme communautaire pour et par les travailleuses du sexe et les personnes qui s'identifient comme femmes dans l'industrie du sexe.Notre mandat est de les aider à améliorer leurs conditions de vie et de travail en leur offrant des outils, des services et du support, pour s'assurer qu'elles puissent travailler en santé, en sécurité et avec dignité.Vous pouvez nous joindre par téléphone au: 285-8889 Par courriel à: stellappp@videotron.ca Ou via notre site web: www.chezstella.org Pour ceux et celles qui sont familiers avec le discours des travailleuses du sexe, la décriminalisation vous dit sans doute quelque chose.Au Canada, la prostitution n'est pas illégale mais tous les actes qui entourent cette pratique sont considérés illégaux.Décriminaliser veut simplement dire retirer du code criminel les quatre articles qui font des travailleuses du sexe des criminelles au yeux de la loi.La plupart des groupes qui travaillent auprès des femmes qui pratiquent le travail du sexe vous diront que la criminalisation de leur activité maintient ces femmes à l'écart de la société, les exclut d'une pleine participation citoyenne, et est une entrave importante quant au respect des droits humains fondamentaux.Voici les quatre principaux articles On peut constater les effets de la judiciarisation et de la criminalisation de plusieurs façons.Pemièrement, la difficulté d'avoir accès à des soins de santé et recours aux services sociaux sans discrimination, ni stigmatisation.Être travailleuse du sexe veut souvent dire qu'on refusera de vous soigner, qu'on vous considérera comme une mauvaise mère ou encore, si vous êtes victime d'un acte criminel (par exemple, un viol sur votre shift) on refusera de vous indemniser car vous aurez « participé » à l'acte commit contre vous en faisant de la prostitution.D'autre part, être judiciarisée et criminalisée veut aussi dire faire des séjours fréquents en prison pour des contraventions impayées, vivre le harcèlement quotidien des policiers et des citoyens qui veulent «nettoyer» certains Code criminel canadien simplifié Le code criminel canadien ne condamne pas la prostitution comme telle, mais tout ce qui l'entoure.210 : Interdiction de se trouver ou d'être propriétaire d'une maison de débauche, c'est à dire un local, un logement qui sert à des fins de prostitution.211: Interdiction de conduire quelqu'un vers une maison de débauche.212: Interdiction d'inciter une personne à se livrer à la prostitution, ou de vivre en partie ou complètement des fruits de la prostitution.213: Interdiction de communiquer avec une autre personne dans un endroit public pour offrir ou demander des services sexuels.quartiers.On peut aussi constater que l'application de la loi et de la justice se fait très lente quand la victime est une travailleuse du sexe: pensez un instant à Vancouver où il a fallu vingt ans pour arrêter le meurtrier d'une soixantaine de femmes qui travaillaient dans le Downtown Eastside.Être criminalisée est une embûche à la dénonciation d'agressions de tous genres.Qui aurait envie d'aller porter plainte et de raconter son agression au policier qui vous a arrêtée la semaine d'avant pour sollicitation?La criminalisation et la judiciarisation sont aussi un frein pour les femmes à se protéger adéquatement lorsqu'elles travaillent.Ne voulant pas se faire prendre par la police, la travailleuses du sexe prendra moins de temps pour négocier, expliquer ses limites, juger la personne avec qui elle fait affaire, ce qui augmente les possibilités de mauvaises surprises et pour les femmes et pour leurs clients.Finalement un casier judiciaire reste collé à votre nom, donc les futurs employeurs, les douaniers et les policiers peuvent vous discriminer sous prétexte que vous avez déjà commis un acte criminel.Pour Stella, décriminaliser la prostitution veut dire reconnaître le travail que des milliers de personnes pratiquent au Canada, signifie qu'on leur accorde la même importance et les mêmes droits que n'importe quel citoyen et qu'on leur donne les leviers qui leur permettront de combattre l'abus et la discrimination.Qu'on cesse enfin de jouer à l'autruche et qu'on dise haut et fort les travailleuses du sexe sont nos mères, nos sœurs, nos blondes et qu'elles méritent la considération et l'estime.:: L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 de la clandestinité Marie-Michelle Ross Coordonnatrice du Projet Montréal de Médecins du monde À Montréal, Médecins du monde vient en aide depuis 1996 aux travailleuses du sexe, en partenariat avec les organismes communautaires Séro-Zéro, Cactus, Spectre de Rue, Pact de Rue, L7\\nonyme et Stella.Il est impossible d'enrayer complètement la prostitution de rue et Médecins du monde en est conscient.Notre travail de terrain avec les travailleuses du sexe a permis de constater que la cnminalisation de la prostitution contribue à les marginaliser et à les confiner à la clandestinité.Par conséquent, celles-ci sont tenues à l'écart des programmes de prévention en matière de santé et des services auxquels elles ont droit à titre de citoyennes et de travailleuses.La clandestinité de nombreuses travailleuses du sexe, en plus de leur compliquer l'accès aux soins de santé, accroît notamment les risques de transmission de maladies transmissibles sexuellement (MTS).Plusieurs expériences le démontrent, ici et dans plusieurs pays du monde.Diane Deslauriers et Marie-Josée Audet, respectivement travailleuse de rue à Stella et infirmière de proximité pour Médecins du monde, sillonnent le centre-ville de Montréal la nuit pour aller à la rencontre de ces femmes pour qui la rue est un lieu de travail.Selon elles, les longues heures de présence dans la rue, le stress vécu chaque jour, les températures extrêmes et la précarité amènent leur lot d'engelures et de problèmes respiratoires (grippe, bronchite, pneumonie.).De plus, le manque d'endroits sécuritaires pour se reposer et se nourrir convenablement provoque aussi des états d'anémie, de la fatigue générale ou de l'anxiété.La toxicomanie est également une réalité qui cause bien des maux: surdose, ITSS, problèmes respiratoires chroniques, abcès, thrombose, cellulite, convulsions et maladies cardiaques.Réfractaires aux institutions médicales La violence et le mépris font partie du quotidien de trop nombreuses travailleuses du sexe : violence physique ou psychologique subies du client, du dealer le partenaire, du voisin, du travailleur du coin, Idu policier ou encore de la part d'autres femmes.Des plaies, des bosses, des bleus, mais aussi des blessures qu'on ne voit pas et qui font plus mal encore: traumatismes liés aux viols et aux agressions et l'angoisse qui en découle.Parfois, la perte graduelle du bien le plus précieux pour un être humain: l'estime de soi.La mise sur pied de services adaptés permet de garantir une qualité de soins à ces travailleuses du sexe souvent réfractaires aux institutions médicales.C'est pourquoi les bars de danseuses, la rue, les appartements, les piqueries (lieux de consommation), les Dunkin' Donuts, les sites d'échange et les centres de jour sont des lieux privilégiés d'intervention de Diane et de Marie-Josée, qui veulent faciliter à ces femmes l'accès aux services offerts par le réseau de la santé et des services sociaux.Chaque mois, les deux intervenantes tiennent une clinique spécifiquement destinée aux travailleuses du sexe.« Dans notre travail de terrain, nous tentons d'établir un lien entre les institutions médicales existantes et ces femmes souvent exclues des soins de santé pour faciliter leur réinsertion dans le réseau », expliquent Diane et Marie-Josée.:: L'Itinéraire a besoin d'un lave-vaisselle commercial Avec l'augmentation de personnes démunies qui fréquentent le Café, on ne fournit plus! Merci de communiqer avec nous si vous en avez un dont vous voulez vous débarasser! Contact : Manon Goulet, agente de financement, (514) 597-0238, poste 25.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Anna-Louise Crago La Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe a été fondée en 1996 par des travailleuses du sexe et leurs alliées.Nous participons à la lutte internationale pour le respect des droits des personnes oeuvrant dans l'industrie du sexe et pour la décriminalisation de notre travail et de nos vies.L'an dernier, la Coalition a organisé un tout premier festival pour les droits des travailleuses et des travailleurs du sexe baptisé « C'est Chaud ».Une semaine de célébrations, de tables ron- c'est toujours chaud! des, d'ateliers donnés par des travailleuses et des travailleurs d'ici mais aussi de Toronto, de New-York et même de l'Equateur.Voulant perpétuer la tradition, la Coalition récidive cette année avec « C'est Chaud II ».Cette semaine sera l'occasion pour nous tous et toutes de discuter des préoccupations des personnes travaillant dans l'industrie du sexe, de parler des nouvelles réalités qui émergent dans notre milieu et de célébrer la diversité et le dynamisme du mouvement.Horaire du festival C'est Chaud 11 h Conférence de presse 17-19h Lancement du Festival avec l'histoire du Montréal Red Light 17-21 h De Montréal à Bangkok: un projet VIH/SIDA 19-21 h Travail du sexe et prison: entre les barreaux et les frontières 19-21 h Transexuelles et travesties, travailleuses du Sexe: Histoires des luttes pour nos droits 19-21 h Quand le travail du sexe touche la famille 14-17h Travail du sexe: bâtir un Mouvement 21 h Soirée Bénéfice et Cabaret Samedi 1 13-I9h Festival de films Pour de plus amples informations, veuillez contacter : La Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe 514-859-9009 Iacoalition2000@yahoo.com www.lacoalitionmontreal.com Joignez-vous à nous en grand nombre! L'ITINÉRAIRE NUMERO 118 - JUIN 2004 De Montréal à Bangkok.une perle à la fois Nous sommes le groupe de travailleuses du sexe qui se sont réunies pour créer la murale sur la rue Saint-Laurent, en l'honneur des travailleuses du sexe tuées ou disparues à Vancouver.Actuellement, nous travaillons à créer un «monument vivant» qui sera exposé dans une ruelle du Red Light de Bangkok lors de la Conférence mondiale sur le VIH-SIDA en juillet prochain.L'objectif de ce projet est d'amorcer une discussion sur le VIH et d'ouvrir le débat sur l'accès des travailleuses du sexe aux soins, au droit de se protéger et au droit de vivre à l'abri de la violence et de l'incarcération.Dans la ruelle du Red Light, nous construirons une série d'arches auxquels pendront des fils de perles, mais aussi tous les fils de nos vies sous forme de bébélles, objets précieux, fétiches ou de souvenirs.PARTICIPEZ-Y ! En nous envoyant vos : perles ou objets perlés, rubans, porte-clefs, emballages de condom, capsules de bouteilles,croquis, photos sexy, annonces personnelles, images ou tout autre objet significatif pour vous.Envoyez- vos objets ou ou venez les porter avant le 25 Juin : Projet de Montréal à Bangkok une perle à la fois.Centre d'amitié autochtone de Montréal 2001, Rue Saint-Laurent Montréal, Québec H2X 2T3 livingmonument(5)yahoo.com Sal en Inde je suis cliente! Roxane Nadeau Militante féministe pour les ., .travailleuses du sexe, Roxane J al tailh Vlrer Nadeau est l'auteure du roman Osho.En bref, Pute de rue, publié récemment l'Osho est une aux éditions des Intouchables.école de pen- - sée, un ashram, très reconnu et comportant plusieurs approches, dont l'une s'apparente au yoga tantrique.Trouver et libérer son centre par le sexe.Pour devenir Osho, on doit passer un test VIH dont le résultat doit être négatif.Pas toujours obligatoire le port du condom.Comme si y avait juste le VIH.En plus, c'est 100% hétéro.J'ai donc laissé faire.Je suis plutôt virée cliente.Plus safe, mais plus compliqué.Cliente pour la première fois à Kolkata, dans le quartier Sonagachi, évidemment.Trois cent femmes magnifiques, époustouflantes, tellement sexy, alignées là, qui donnent le goût, de tous bords tous côtés! Je me suis sentie comme une enfant de six ans qui va à La Ronde pour la première fois.Les saris, les mini-jupes et les bijoux scintillants, les seins, les cous, les hanches qui invitent de partout! Dring dnng, pop corn et barbe à maman! En dix secondes, je suis devenue toute énervée, excitée par tant de luxure: les regards, les lèvres, les voix qui appellent, Hey honeyl II fait chaud, plus de 40 degrés.La sueur, toutes ces femmes.et j'ai mouillé ma culotte.Toute sorte de parfums, d'épices.Les femmes, ma sala preciosa.Je flotte, tout coule et je dégouline de partout.Je me sens chez nous ici.Ma gang de par le monde.Mais me contenir, car ce soir, je suis cliente! Le guts.En choisir une.Bizarre et bon.Premièrement, s'assurer qu'elle sait bel et bien que je suis une femme.« Lirki lirki, sure?But lirki lirki.A mi lirki, no lirka.Tu mi, a mi, same same, sure, no » D'habitude, elles chargent «de la shot» et pour moi ben, ça marche pas.« One hour possible?» Puis, qu'est-ce qu'elle accepte de faire et de se | faire faire.Tout ça dans (ou par) une langue étrangère.Quand t'as une queue et que c'est classique ce que tu veux, ça va, mais si t'as autre chose à demander.Disons aussi que selon les pays, les douanes, des fois t'es mieux de ne pas avoir de dildo dans tes valises, ni dans tes culottes.De toute façon, ce n'est pas ça que je voulais.Belle, tellement belle, tellement suave.La volupté.On est entrées dans une des chambres du bordel et j'ai sorti le whisky et les cigarettes.La Madam (tenancière) est arrivée et cinq ou six filles se sont pointées dans le cadre de porte pour voir the foreigner.J'avais amené un savon aussi.Après quelques verres, j'ai demandé à tout le monde qui collait de sortir.Cello! J'ai payé pour du sexe, je veux du sexe.Pourparlers, je ne sais pas trop ce qu'elles racontent.Je veux d'abord qu'on se lave.Puis, c'est comme si tout d'un coup, elles ne comprenaient plus.Soudainement, j'ai toutes les filles qui me baissent les culottes et qui me lèvent le chandail, qui me touchent partout.Mais, mais, tu n'as pas de pénis! Et tes seins, ce sont des vrais! Mais, mais, comment veux-tu.J'ai gentiment mis les filles à la porte.Puis, j'ai touché sa cuisse et elle a reculé, littéralement jumpé, super mal à l'aise.Je suis partie sans rien dire.Je sais très bien comment ça peut être des fois.Et c'était trop compliqué d'essayer d'expliquer que tout est cool.Y a pas de problème, pas grave, aao beauté! Of course, garde l'argent.Take care.Le lendemain j'ai raconté mon aventure aux filles du bureau du Durbar Mahila Samanwaya Commitee.Il y a eu branle-bas de combat et mobilisation générale.On va t'organiser ça Roxane, tu dois absolument combler tes besoins fondamentaux! Pourquoi t'es pas venue nous voir, nous?Dans la semaine qui a suivi, une dizaine de femmes m'ont offert leurs services.Toutes sortes de services.Et, encore et toujours, il n'y a rien comme aller dans Sonagachi, le soir surtout.Tellement hot, tellement high, électrique.Les femmes sont magnifiques et les danseuses en privé sont exquises.Le reste.je ne vous le dis pas! :: L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Bulletin d'information Info RAPSIM maintenant en ligne www.rapsim.org Chronique d'un été chaud annoncé dans l'espace public Cet été encore, on peut malheureusement s'attendre à une émission systématique de contraventions dans les rues et les parcs de Montréal.Avec leurs nouvelles orientations, la Ville de Montréal et son Service de police (SPVM) ont en effet clairement indiqué qu'ils mettraient dorénavant l'accent sur la lutte aux «incivilités».Quand on parle d'incivilités, il est entre autres question des graffitis, du rassemblement de jeunes, de la mendicité, de la prostitution, du squeegeeing.bref, tout ce que le Service de police peut, dans son jargon, passer sous le charmant vocable de «petite criminalité».Toutefois, comment peut-on associer «itinérance» aux incivilités quand on sait qu'elle découle bien plus directement de l'extrême pauvreté et du recours de trop d'entre nous aux préjugés.Alors qu'à l'été 2003, le SPVM parlait d'agir en «bon père de famille» (le policier donne un avertissement et, au cours d'interpellations subséquentes, émet des contraventions), «faire la lutte aux incivilités dans le but de renforcer le sentiment de sécurité de la population» semble être au cœur de leur campagne de relation publique pour cette année.D'ailleurs, le plan d'action estival du SPVM à l'égard des jeunes de la rue suggère une certaine forme de tolérance jusqu'au mois de juin et, à partir de ce moment, une émission systématique de contraventions sur la voie publique.Le plan d'action en développement social destiné aux jeunes de la rue, pour sa part, n'apporte rien de nouveau, mais s'appuie sur les projets et organismes existants.Rappelons que ces derniers ont, pour la plupart, connu un financement de la Ville insuffisant ou sont encore en attente de celui-ci.Sinon, les déplacements des personnes marginalisées qu'entraîne la répression ont pour effet direct de court-circuiter le travail des organismes communautaires qui leur viennent en aide (le plus souvent, en perdant tout contact avec elles).Il existe donc une contradiction entre un État qui finance, d'un côté, une intervention répressive (sécurité publique) et de l'autre, ces organismes (santé publique).Plus que jamais droits devant*.La Table de concertation jeunesse / itinérance du centre-ville, le RAPSIM et une trentaine d'organismes travaillent depuis un an au déploiement d'une pratique de défenses de droits.^Opération droits devant consiste principalement à recueillir de l'information (surtout des contraventions) et à favoriser la défense de droits des personnes marginalisées par le biais des groupes communautaires.L'automne dernier, une collecte de plus de 700 contraventions avait permis à l'Opération de démontrer le caractère discriminatoire de la remise de ces constats à la population itinérante.En effet, alors que les infractions qu'on leur reproche sont commises par monsieur et madame tout-le-monde, on ne punit que les personnes marginalisées.Plus encore, l'accumulation de ces contraventions vient alourdir leur situation judiciaire, ce qui constitue un obstacle supplémentaire à l'amélioration de leurs conditions de vie et à une éventuelle sortie de rue.Règle générale, ces personnes finissent par se déplacer d'un quartier à un autre ou aboutissent carrément en prison.Et pourquoi?De la manière dont s'est affichée la Ville de Montréal pour l'été qui vient, l'Opération droits devant s'avère plus que jamais nécessaire.La collecte d'information, qui va bien sûr se poursuivre pendant la saison estivale, fait partie d'un ensemble d'actions prévues dans les prochains mois, tout comme les pressions politiques exercées et les recours à des instances comme la Commission des droits de la personne.En effet, il semble que bien du chemin reste à faire afin d'en finir une fois pour toute avec l'intolérance, l'intimidation et la répression.L'itinérance et le Projet «Robocam» Oui, il n'est pas exclu que ce projet visant l'installation de caméras dans des lieux publics du quartier latin ait un impact sur les personnes itinérantes et, par le fait même, sur leur situation judiciaire.On peut donc espérer que la mise en place de ce projet, destiné à décourager les personnes s'adonnant à la vente de stupéfiant, ne s'étendra pas à un contrôle accru des allers et venues de l'ensemble des personnes marginalisées.Le réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: (514) 879-1949 L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Silence, on tourne! Pierre Hamel Recyclage, film mettant en scène les chanteurs de l'ex-Chorale de l'Accueil Bonneau, est en voie de réalisation.« Lors de la première séance de tournage, le 27 mars dernier, où tout ou presque était improvisé, les ex-hommes de la rue ont entamé leur recyclage en futurs acteurs de cinéma, avec la complicité d'élèves de l'École Paul-Gérin-Lajoie d'Outremont», s'est réjoui Pierre Anthian, réalisateur du film.Et ça continue! Selon lui, la faible disponibilité des artistes qui nous aident bénévolement, dont Benoît Brière et Pascale Bussières, représente un véritable casse-tête pour établir le calendrier du tournage.Le tournage se poursuit selon un calendrier irrégulier et même si la plupart des acteurs sont dépourvus d'expérience pratique en matière de cinéma, ils tirent leur épingle du jeu.Tout de même, une répétition précède chaque séance de tournage afin de prévenir les difficultés toujours susceptibles de surgir.« C'est en forgeant qu'on devient forgeron et en jouant la comédie qu'on maîtrise le métier de comédien », insiste Pierre Anthian.Après avoir consulté les autres membres de l'équipe, Pierre Anthian, directeur artistique de l'ex-chœur d'hommes de la rue, a accepté de coiffer le chapeau de réalisateur.« Alors qu'un professionnel aurait eu besoin de toute une machine de production sophistiquée et coûteuse, et aurait peut-être dû hypothéquer sa carrière, un réalisateur novice, un peu travailleur social sur les bords, peut assumer la responsabilité d'un tournage non conventionnel comme le nôtre, explique Pierre Anthian.De toutes façons, le Titanic n'a-t-il pas été ____________________ fait par des professionnels et l'arche de Noé par un amateur?» Avec ce projet, le monde ordinaire tient en Pierre le pilote prêt à manœuvrer dans les eaux tumultueuses du septième art.:: 21 S'abonner à L'Itinéraire, c'est plus qu'acheter un bon magazine : c'est soutenir les plus démunis qui se prennent en main pour améliorer leur sort\t\t\t ; \u2022 Abonnement de soutien i (taxes et frais de port compris) ?l2 numéros X 2 $ + don de 50 $ = 74 $* ?6 numéros X 2 $ + don de 28 $ = 40 $* \u2022 Abonnement additionnel livré à la même adresse ?12 numéros X 2 $ =24$ ?6 numéros X 2 $ = 12 $ TOTAL : $ i Déhntant au mois de 2004 Renseignements : (514) 597-0238, poste 26\tPayé par Mme ?Nom : M.?Prénom:\tLivré à ?Même adresse ?Autre (en cadeau, par exemple) Mme?Nom : i\t \tAdresse :\tM.\u2014Prénom :\t \t\tAdresse : i\t \tVille :\t\t \tCode postal :\tVille : i\t \tTéléphone : ( )\tCode postal :\t \tMODE DE PAIEMENT \\/IC A\tTéléphone : ( )\t \tL-l VISA No de la carte /\tPrière de retourner ce coupon avec votre chèque ou mandat poste s'il y a lieu à : l Abonnements à L'Itinéraire / 1180, rue Ontario Est, / Montréal (Québec), H2L 1R1 I\tâ§T La longue / i \"WË traversée / H__E_H__H_i fmm 1 j \tExpiration Signature _) Chèque \u20141 Mandat au nom du Croupe communautaire L'Itinéraire Nom du camelot qui vous a suggéré l'abonnement :\t\t *Les reçus de charité sont postés à la fin de l'année.\t\ti\t L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 En Solidarité avec l'oeuvre de L'Itinéraire Les Soeurs des Saint-Noms de désus et de Marie du Québec 925, rue Riverside, Saint-Lambert (Que) J4P 1C2 Site Web: www.snjm.qc.ca Centre Emmaiis de spiritualité des Églises d'Orient 3774, chemin Queen-Mary, Montréal Tél.: (514) 276-2144 Au pied de l'Oratoire Saint-Joseph.Stationnement et ascenseur.Conférences sur les trésors des églises orientales Méditation hésychaste Chapelle - Bibliothèque - Icônes www.centre-emmaus.qc.ca En Solidarité avec le Groupe L'Itinéraire dans son travail de développement social Les ôoeurs de la Providence Province Noire-Dame, Montréal Tél.: (514) 526-3141 Corde à linge Montréal Réparation et installation de corde à linge Installation et redressement de poteaux en bois ou en métal Tél.: [514) 731-7261 Cell.: (514) 591-7542 Téléc.: [514) 737-6447 Courriel : francoispilon@sympatico.ca Radio Ville-Marie a 91,3 fm Montréal Une programmation diversifiée et captivante 24 heures à l'écoute de la vie 140 émissions par semaine 110 animateurs et chroniqueurs 150.Q00 auditeurs en quête de musique de qualité, de réflexion et de partage 30 organismes communautaires participants éclairer, divertir, informer, contribuer au progrès humain, social, culturel et spirituel Dans un monde en changement, Radio Ville-Marie une voix réconfortante qui fait chaud au coeur 1-877-668-6601 - /^e^efc tl L'éocrute,! - (514)382-3913 Radio Ville-Marie est récipiendaire du prix international Agnellus Andrew Pour obtenir l'horaire détaillé : Radio Ville-Marie 505 ave.du Mont-Cassin, Montréal, Québec H3L 1W7 Tél.: (514) 382-3913 Télécopieur : (514) 858-0965 Sans frais : 1 877 668-6601 Internet : www.radiovm.com courriel : cira@radiovm.com L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 du travail Défiler tout nu aux Olympiques.' ?Jérôme Savary La délégation canadienne défile fièrement sur la piste du Stade Olympique d'Athènes, vêtue de la marque Roots Canada des pieds à la tête.En août prochain, les entreprises de vêtements de sport qui commanditent les pays participant aux prochains Jeux Olympiques (JO) profiteront d'une visibilité exceptionnelle.Cependant, plusieurs d'entre elles ne respectent toujours pas les normes minimales du travail et refusent d'indiquer dans quelles conditions leurs vêtements sont confectionnés.La Coalition québécoise contre les «ateliers de misère» - dont Oxfam-Québec et la FTQ font partie - s'est récemment joint à la campagne «Éthique aux Olympiques» qui a lieu simultanément dans 35 pays.Interpeller le Comité olympique « Nous avons interpellé le Comité olympique canadien pour qu'il demande à ses fournisseurs officiels de respecter les normes minimales internationales du travail », explique Atim Léon-Germain, coordonateur de la Coalition québécoise contre les ateliers de misère.Selon lui, les Nike, Adidas, Asics et autres Roots ne devraient pas profiter de l'idéal olympique sans assumer leurs responsabilités de bon employeur, soit d'empêcher le travail des enfants de moins de 14 ans, le travail forcé, d'interdire la discrimination dans les relations de travail et de permettre l'association des employés.« Dans l'industrie du vêtement de sport, ces pratiques-là sont courantes, car les compa-gnies sous-traitent leur production et se déresponsabilisent au niveau des conditions de travail des couturières», dénonce M.Léon-Germain.La Coalition profite des prochains JO, car l'engagement éthique caractérise le mouvement olympique.Elle invite les internautes à presser le Comité international olympique afin que celui-ci exige de ses fournisseurs et commanditaires le respect des normes minimales internationales du travail auprès de leurs sous-traitants1.Roots, fournisseur olympique officiel Au Canada, Roots est depuis plusieurs années le fournisseur officiel de l'uniforme de parade olympique canadien.« La compagnie Roots vient d'annoncer qu'elle fermait sa dernière usine au pays, alors qu'elle fait la promotion du Canada, souligne le coordonateur de la Coalition québécoise contre les ateliers de misère.Et elle refuse d'indiquer où elle produit ses vêtements.» Joints par L'Itinéraire, les représentants de Roots n'ont pas pris le temps de répondre à nos questions.Maquila Solidarity Network (MSN), organisme de référence dans le domaine des ateliers de misère, est très critique.« Le code de conduite de Roots ne respecte pas les normes minimales internationales du travail », indique le porte-parole de MSN, lan Thomson.Par exemple, ce code permet encore aux fournisseurs de Roots de produire de façon discriminatoire si les lois du pays de production le permettent.Ainsi, le droit de syndiquer n'y apparaît pas, et les résultats des vérifications d'usine que la compagnie torontoise dit faire faire par un organisme indépendant ne sont pas rendus publics.Comment peut-on alors leur faire confiance?«Tant que les compagnies n'ont pas de politique d'achat claire, on n'a aucune garantie», souligne Atim Léon-Germain.S'ils connaissaient les pratiques de leurs commanditaires, les athlètes canadiens pourraient avoir le sourire amer lors du défilé d'inauguration des prochains Jeux Olympiques d'Athènes.:: www.ciso.qc.ca/formulaire L'éthique, c'est aussi.les conditions de travail dans lesquelles sont fabriqués les vêtements des athlètes olympiques! SCFP Syndicat canadien de Jf la fonction publique fto L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Solidaires des personnes de la rue 427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y 1)4 lïéléphone:(514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-7Q19 ASSEMBLEE NATIONALE QUÉBEC Jacques Chagnon Député de Westmount-Saint-Louis et ministre de la Sécurité publique 1155, rue Université, bureau 708 Montréal (Québec) H3B 3A7 Tél.: (514) 395-2929 Téléc.: (514) 395-2955 Les Œuvres de la Maison du Père 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax:(514)845-2108 Centre d'accueil pour hommes de 25 ans et plus.(J§>) Desjardins Solidaires de L'Itinéraire Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal Deux endroits pour mieux vous servir Place d'affaires du Mont-Royal 435, avenue du Mont-Royal Est Montréal (Quebec) H2J 1W2 Place d'affaires Saint-Louis-de-France 745, rue Roy Est Montréal (Québec) H2L 1E1 Un seul numéro de téléphone pour nous joindre Tel : (514) 288-5249 CIRQUE DU SOLEIL 8400,2e Avenue, Montréal (Québec) Canada H1Z 4M6 kiosque Mont-Royal t/e/tuis 4983 ptuiti et légumes, ptaiô.planter u&d&> maintenant service de livraison pxsxxt iei (tewiA cmvpézô métro Mont-Royal Tél.: (514) 281-7537 Église Unie Saint-Jean Communauté protestante francophone au cœur de la cité + célébration chrétienne dominicale à 10h30 + ressourcement spirituel et biblique + pastorale des mariages 110, rue Sainte Catherine Est Visitez notre site web: Montréal H2 X 1K7 www.cam.org/~stjean (514) 866-0641 L'ITINERAIRE Un dixième anniversaire réussi! Guillaume Desjardins-Dutil L'inauguration de l'exposition Dix ans d'expression de la rue de L'Itinéraire à l'Écomusée du Fier monde le 29 avril dernier a été un franc succès.Outre les amis et partenaires de longue date, de nombreuses personnalités politiques ont renouvelé leur appui à L'Itinéraire, au cours d'une soirée présidée et animée de main de maître par Anne-Marie Dussault, présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.Des représentants de tous les paliers de gouvernement étaient présents.Le Maire de Montréal, M.Gérald Tremblay a rappelé avec conviction son intérêt à aider les plus démunis de Montréal.La présence de la conseillère du district Peter-McGill et membre du comité exécutif, Mme Louise O'Sullivan, montrait bien l'importance accordée par les élus municipaux au sort des personnes itinérantes.À titre de responsable du développement social à la ville de Montréal, Mme O'Sullivan est un appui essentiel à la mission de L'Itinéraire et des autres organismes communautaires.M.Robert Laramée, conseiller de Saint-Jacques, en remplacement de Martin Lemay, maire de l'arrondissement Ville-Marie, a réitéré le soutien des autorités de l'arrondissement à L'Itinéraire.Au nom du caucus montréalais de l'opposition, dont les sept membres ont contribué financièrement à l'exposition, M.André Boulerice, député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, a livré un émouvant témoignage faveur de L'Itinéraire.Il a touché l'auditoire en évoquant ses relations cordiales avec le magazine et «son camelot», avec qui il est déjà allé au théâtre.Présent dès les premiers jours de L'Itinéraire, M.Boulerice a vendu en 1994 le numéro pilote dans la rue, en compagnie entre autres de MM.Gilles Duceppe, Sammy Forcillo et de l'éditeur de la Presse, Claude Masson.Son appui indéfectible au journal a d'ailleurs valu à M.Boulerice le titre de «camelot à vie ».M.Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, est aussi un ami de longue date du journal.Il était pour sa part présent à l'Éco-musée par l'entremise de son attaché politique, Pierre Paiement, qui a lu une lettre sur l'importance que revêt L'Itinéraire pour les plus démunis.Ces invités de marque se sont joints à près de 200 partenaires et amis sans lesquels L'Itinéraire ne pourrait poursuivre sa mission.De la part des camelots, des clients du café et de toute l'équipe de L'Itinéraire, merci du fond du cœur de cette preuve d'amitié et de reconnaissance! Lire la suite du texte et voir les photos de l'exposition dans Cyberltinéraire A lire sur www.itineraire.ca Cylvie Gingras, journaliste de la rue.Ces informations proviennent de différents journaux de rue ^5^0 du monde entier.North American Newsbriefs ¦ www.streetnewservice.org ¦ Les enfants du Brésil ont une voix Voir dans Cyberltinéraire Opération Droits devant Guillaume D.-Dutil Avec la venue des beaux jours, il peut être tentant de pique-niquer sur l'herbe d'un parc ou de s'asseoir sur un muret le temps de griller une cigarette.Erreur! Selon les règlements municipaux, ces gestes sont des infractions, passibles d'une amende de 85$.Le 11 mai dernier, une coalition formée de 28 groupes communautaires a remis des contraventions symboliques aux passants qui commettaient des incivilités telles que traverser ailleurs qu'à une intersection ou jeter ses cendres de cigarette par terre.Lire la suite dans Cyberltinéraire De gauche à droite: Louise O'Sullivan, responsable du développement social à la ville de Montréal; Bernard Tremblay, président du C.A de L'Écomusée du Fier Monde; Serge Lareault, directeur général et éditeur de L'Itinéraire; Pierre Paiement, représentant de Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois: Anne-Marie Dussault.présidente d'honneur et animatrice de la soirée; Gérald tremblay, maire de Montréal et son épouse; André Boulerice, député de Laurier/Sainte-Marie; Sylvio Hébert, président du C.A de L'Itinéraire et Robert Laramée, conseiller de Saint-Jacques.Cyberltinéraire: www.itineraire.ca . François Saillant, Coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) Dans quelques semaines, nous revivrons un scénario que nous avons bien connu au cours des trois derniers le[ juillet à Montréal, comme ailleurs au Québec.Des centaines de personnes, dont des familles entières, se retrouveront à la rue, faute d'avoir pu dénicher un logement.Certaines seront hébergées dans des gymnases d'école ou, si la Ville de Montréal donne suite à ce projet, dans des appartements temporaires trop petits pour leurs besoins.La plupart Hdevront trouver refuge, souvent dans des conditions très Hpénibles, chez des parents, des amis, des connaissances.Des meubles s'entasseront dans les entrepôts municipaux.Des drames humains se vivront.Pour la majorité des ménages, cette situation durera quelques jours ou quelques semaines.Mais pour bien d'autres, elle s'étirera tout au long de l'année, loin du regard des médias qui seront tournés vers d'autres préoccupations.Les autorités politiques tenteront pourtant de se faire rassurantes, en expliquant que la situation s'améliorera dès l'automne, le taux de logements inoccupés pouvant alors remonter jusqu'à 1,5% à Montréal.Elles oublieront bien volontairement que les logements à bas loyer, eux, seront plus rares que jamais.C'est d'ailleurs déjà le cas aujourd'hui.En octobre 2003, le taux de logements inoccupés était de 3,5% dans les logements se louant 900$ et plus, mais de seulement 0,7% dans les logements à 450$ et moins.La rareté des logements entraîne en effet une véritable flambée du prix des loyers.De 2000 à 2003, le loyer moyen d'un studio est passé de 380$ à 447$ par mois, soit une hausse de 17,6%.Le loyer d'un appartement de deux chambres à coucher est quant à lui passé de 512$ à 583$ par mois, ce qui représente une augmentation de 13,8%.Pendant ce temps, les promoteurs privés ne construisent que des condominiums ou des logements locatifs chers, inaccessibles aux ménages en difficulté.Aucun espoir ne peut donc venir de ce côté.La solution passe plutôt par le logement social.Le dernier budget du ministre des Finances, Yves Séguin, prévoit d'ailleurs de l'argent supplémentaire dans ce domaine, ce qui représente assurément un pas en avant.Il faudra toutefois beaucoup plus que 4780 logements sociaux supplémentaires à l'échelle du Québec pour sortir de la misère les 49 805 ménages montréalais qui sont locataires et qui consacraient déjà, en 2000, plus de 80% de leur revenu au paiement de leur loyer.:: U Itinéraire primé! Audrey Coté, notre rédactrice en chef adorée (!), a remporté le prix 2004 de la meilleure entrevue, remis par l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ), pour son article sur l'auteure Roxane Nadeau.Autant vous dire que nous n'en sommes pas peu fiers! Le journal d'opinion et d'information le Mouton NOIR, de Rimouski, a reçu le prix du meilleur média écrit communautaire de l'année, alors qu'il traverse une période difficile.Il n'est d'ailleurs pas le seul.«Depuis l'arrivée du gouvernement libéral à Québec, il n'y a plus de publicité pour les médias communautaires», s'est indigné Yvan Noé Girouard, directeur général de l'AMECQ.Ainsi, 62 médias écrits n'ont reçu que 67 000$ du gouvernement provincial depuis l'élection de Jean Charest, comparativement aux 450 000$ habituellement alloués.(J.S.) L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 En ligne o Collectif recherche sur l'itinérance, la pauvreté et l'exclusion sociale !8i Le CRI vous annonce la tenue du colloque: L'itinérance en question Le 4 juin 2004, de 9h à 17h, à L'Université du Québec à Montréal située au 320, rue Sainte-Catherine Est Pavillon J.-A-DeSève, local DSR-510 buffet inclus (étudiants et sans emploi) buffet inclus Pour confirmation et informations : Valérie Vanasses (514) 987-3000 poste 8528 Courriel : vanasse.valerie@uqam.ca Une erreur s'est produite dans le numéro de mai.Vous auriez du lire L'itinérance en question au lieu de Habitat: L'itinérance en question MARINA ACHATS ET VENTES 1175, rue Ontario Est Tél.: (514) 529-3008 Place-des-Arts 0R.DIAMANTS, bijoux, Frontenac, CAMÉRAS ET VIDÉOS, etc.autobus 125 Maintenant dans Plateau Mont-Royal ! La ligue du vieux poêle » perd sa cadette Nicole Tétrault vient de tirer sa révérence.Amie inséparable des co-fondatrices de L'Itinéraire, elle formait avec Micheline et Lise «Tatou» la «ligue du vieux poêle», comme les appelaient certains membres du groupe.Décédée à la suite d'une longue maladie, la cadette de la gang est partie la première à l'âge de 58 ans.Employée à L'Itinéraire pendant six ans et toujours disponible pour ses amies, elle jouait le rôle de grande sœur dans la fameuse ligue.Toujours positive, Nicole Tétrault avait même réussi à arrêter l'alcool depuis deux ans.«J'ai une admiration sans borne pour elle et jamais je ne l'oublierai, car elle a eu une très bonne influence sur moi», témoigne Micheline.Patiente, tolérante et sans préjugé, Nicole restera encore longtemps dans les mémoires des membres de L'Itinéraire.Rejoignez votre cybercollectivité sur Actualités, services, loisirs, événements, vie communautaire.o - L'autre façon de se brancher sur son quartier o Présent aussi dans Mercier - Hochelaga-Maisonneuve Rosemont - La Petite-Patrie Villeray - St-Michel - Parc Extension L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 socialement responsable Jérôme Savary Adjoint à la rédaction Une révolution technologique est en cours et elle prend naissance à Montréal.Dans quelques années, un nouveau type de moteur pourrait bien propulser nos voitures.Son nom : la Quasiturbine.La fin du moteur à pistons, celui qui habite actuellement nos automobiles, est ainsi programmée à condition, cependant, que le gouvernement du Québec investisse enfin dans cette technologie permettant de réduire de 60 % la pollution engendrée par les automobiles.« La Quasiturbine est une innovation qui rend désuets les moteurs actuels», assure le physicien québécois et inventeur de la Quasiturbine, Cilles Saint-Hilaire.Notre rapport à l'environnement pourrait se trouver modifié grâce à ce nouvel outil.Les préoccupations écologiques sont de plus en plus évidentes pour les citoyens du Québec, comme en témoignent les réactions suscitées par le projet de centrale au gaz du Suroît.Très polluant, ce projet de centrale éloigne le Québec des objectifs de réduction des gaz à effet de serre imposés par le protocole de Kyoto.La Quasiturbine, elle, permettrait de dépasser largement ces objectifs, grâce à sa faible émission de gaz.Propre, petit et peu coûteux Ce nouveau moteur rotatif comporte de multiples avantages par rapport au moteur à pistons de nos voitures.Outre l'importante économie d'énergie, « la Quasiturbine est quatre à cinq fois plus petite et plus légère», indique le président de l'Association de promotion des usages de la Quasiturbine1 (APUQ), Jean Rémillard : « Sa conception est simple : elle ne comporte qu'une trentaine de pièces comparativement à plusieurs centaines dans un moteur à pistons», ajoute Jean Rémillard.Ainsi, le moteur fonctionne à partir d'un axe fixe, ce qui supprime les vibrations et les bruits.Des tronçonneuses qui fonctionnent avec une quasiturbine pneumatique - à air comprimé \u2014 évitent déjà aux bûcherons les problèmes d'articulation entraînés par les vibrations élevées de ce type d'appareil.Ce nouvel outil de développement serait également très peu coûteux.« En grande série, une Quasiturbine ne coûterait qu'entre 500 $ et 1000 $ à produire», s'enthousiasme Jean Rémillard.L'inventeur indépendant Gilles Saint-Hilaire a néanmoins besoin de nombreux appuis et de beaucoup d'argent pour que le développement de la Quasiturbine soit optimal et que le Québec en bénéficie au maximum.La Quasiturbine K.J 4\u201ei to Cilles Saint-Hilaire, inventeur de la Quasiturbine Qu'attend Québec?Malgré le soutien de l'inventeur du moteur-roue d'Hydro-Québec, Pierre Couture \u2014 «cette invention est révolutionnaire» -, de soutien de revues scientifiques internationales et de l'intérêt manifesté par les Américains, ni le Québec ni le Canada ne veulent mettre l'épaule à la roue.« Cela fait huit ans que le ministère de la Recherche nous boude, regrette Gilles Saint-Hilaire.Quand on dit qu'il y a des ministères inutiles, nous, nous en avons trouvé un, c'est celui de la recherche! » Par ailleurs, le ministère de la Recherche n'a retourné aucun des appels de L'Itinéraire.L'inventeur québécois en profite pour dénoncer le système international de recherche et développement.«Tous les scientifiques à travers le monde sont bâillonnés par leurs États propriétaires des grands laboratoires.» Les États ont peur d'investir dans des avenues qui impliquent des changements trop radicaux, car ils ont peur des réactions du marché boursier devant les nouveaux outils du progrès humain.Le Québec aurait pourtant tout avantage à embarquer dans l'aventure.Imaginez l'implication que cette découverte pourrait avoir sur le parc automobile mondial, évalué aujourd'hui à près de 700 millions de véhicules (journal Le Monde).En effet, c'est un géant économique québécois qui pourrait naître de cette brillante invention.« L'intérêt pour le Québec est évident, car les capacités incroyables de ce moteur permettraient de développer l'équivalent d'un deuxième Bombardier», anticipe le président de l'APUQ.Le gouvernement a le choix d'aller de l'avant avec ce projet novateur.Il doit aller vite.Selon Jean Rémillard, l'idée est tellement populaire aux États-Unis et en Europe qu'elle risque de partir vite à l'étranger.Le train passe, et le gouvernement du Québec se contente de le regarder passer.:: www.pureinvention.com/apuq L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Si vous avez un problème de |eu.1 866 SOS-JEUX 1 866 767-5389 L'ITINÉRAIRE NUMERO 118 - JUIN 2004 DE CAMELOTS I LiL Pierre Goupil Camelot, métro 7e avenue/Masson Quand je philosophe! C'est l'individu qui donne sens à sa vie.L'écrivain et philosophe Jean-Paul Sartre (1905-1980) a fait de cette affirmation un axe majeur de sa réflexion.Dans un ouvrage qui lui est consacré, l'auteur Alberes écrit: «Le propre de l'existence humaine est de créer le sens de la vie.[.] Par définition même de la conscience, qui est perpétuelle lucidité et choix continuel, la valeur de la vie est un effort continu.» Je ne prétends pas être parvenu à vivre cela facilement, car distribuer L'Itinéraire demande des efforts et de la lucidité, mais j'y trouve mon compte.Que l'on ne se méprenne pas: je demeure cinéaste indépendant au Québec et je considère ma trajectoire cinématographique honnête, même si elle est marginale.Jean-Luc Godard écrit que c'est la marge qui tient le reste.Je ne lui donne pas tort.La machine cinématographique privilégie l'argent au contenu.J'en tiens pour preuve qu'après avoir reçu le prix Télé Québec en 2002 pour le film La vérité est un mensonge, j'ai essuyé deux refus d'aide.Je ne me plains pas, je constate: les cinéastes sont comme des kleenex et ma trajectoire en dents de scie n'en est que la démonstration.Camelot ou cinéaste, je tâche de respecter mes pairs et les «anciens».Ma chatte Cocotte miaule, elle veut de la bouffe, je vais lui en donner.Veuillez m'excuser! Michel Côté Camelot, Pointe-aux-Trembles Warriors ride again Juin arrive et l'été s'en vient.Que nous réserve-t-il?Je ne sais pas, mais du côté de nos Indiens, il promet d'être chaud.En effet, pendant que les cendres du World Trade Center sont encore chaudes, nos terroristes nationaux, les fameux Warriors, ont décidé de remettre cela en s'attaquant de nouveau au symbole de l'autorité de nos gouvernements que représentent leurs forces de police.Je me demande pourquoi, au lieu de toujours recourir à la violence pour régler leurs litiges, ils ne font pas comme nos pacifiques Cris qui ont obtenu beaucoup du gouvernement par la négociation.Lise «Tatoo» Lavoie Camelot, rue Ontario Fleurs gelées L'été a chanté son dernier refrain Jardins parfumés ne durent qu'un temps Les fleurs sont gelées et se meurt l'été L'automne a chanté, les fleurs ont pleuré, Mordues par le gel, elles se sont inclinées sous un sombre ciel En pleurant l'été, l'automne a chanté, des enfants sont nés Les fleurs de l'amour au sol du bonheur fleuriront toujours au jardin des cœurs La fin de l'été si courts sont les jours ne durent pas toujours.M 3 x i rriG Camelot, métro Jarry et Fleury/De la Roche Vécu du macadam La rue m'a permis de grandir.Me rendre dans les refuges comme la Maison du Père n'a pas été facile au début.J'étais gêné.Puis, peu à peu, je me suis retrouvé comme dans une famille et j'ai rencontré d'autres personnes avec qui parler.Voir le fond du baril m'a aidé à rebondir et à me fixer de nouveaux objectifs, comme trouver un appartement ou approcher l'équipe de L'Itinéraire.Aujourd'hui, cela fait neuf ans que je suis avec L'Itinéraire.Cela m'a permis de me raccrocher à quelque chose, car avant, j'avais quand même décroché du système.Révolté, je vivais sans me soucier des autres, tout seul dans mon camion.Par rapport à cette époque, je ne me reconnais plus parfois.Je suis un bon citoyen à c't'heure! Je n'y serais jamais arrivé sans beaucoup de volonté.L'Itinéraire a été pour moi comme une petite école de vie.Que ce soit en ce qui concrne de la vente, des articles ou les rencontres, j'ai appris beaucoup ici.J'aimais particulièrement l'ancienne équipe et avec la nouvelle, on a fini par s'apprivoiser.Bonne Saint-Jean-Baptiste à tous! L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 DE CAMELOTS Albert Crandmaison Camelot, Jeanne-Mance/ Ste-Catherine Bon spectacle! Il y a quelques années, j'assistais souvent à la parade de la Saint-Jean-Baptiste avec mon ami Gilles.Mais depuis que l'événement est devenu si gros, j'ai décidé de ne plus y aller.En revanche, je ne pourrai rater le Festival de jazz, étant donné que je suis vendeur juste à côté du site où les concerts ont lieu.C'est l'occasion pour moi de vendre le journal à des gens qui viennent de partout au Québec ou d'ailleurs.Merci beaucoup à tous ceux et celles qui croient en notre journal.Je vous souhaite bon festival! Gilles Bélanger Camelot, Complexe Desjardins/ Jeanne-Mance & René-Levesque Je vous aime Chers lecteurs et lectrices, alors que l'été s'en vient, j'aimerais que les gens continuent à acheter le journal L'Itinéraire.Je remercie les gens qui sont plaisants envers moi et j'aimerais leur souhaiter de passer de belles vacances d'été.J'espère que vous en profiterez et que vous reviendrez en pleine forme et en bonne santé de vos vacances.Je vous remercie encore de votre générosité et je reste fidèle au poste.Je vous aime.Jacques Camelot, Square Basilique Notre-Dame Le sourire Bonjour, comment ça va vous autres?Je me permets, par l'intermédiaire du journal, d'exprimer des pensées qui me tiennent à cœur.Malgré tout ce que l'on entend dans les médias, on doit garder le sourire.Le sourire ne coûte rien, mais il a une grande valeur: il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne.Il dure un instant et on s'en souvient longtemps.Si un jour vous rencontrez quelqu'un qui ne peut vous donner un sourire, soyez au moins généreux et donnez-lui le vôtre, car personne n'a plus besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.Souriez, la vie est belle! À bientôt.Gérard Pelchat Camelot, Ste-Catherine/Peel Ma thérapie dans les Laurentides (suite et fin) Lors de la première étape de cette thérapie, l'intervenant m'a aidé à me remettre en phase avec mes valeurs et mes émotions, en me demandant de lire une lettre que je m'étais écrite, et ce, devant 40 personnes.J'ai dû beaucoup prendre sur moi à ce moment-là, mais cette expérience m'a tranquillement redonné goût à la vie.Avant, je me sentais comme mort intérieurement.Et je ne suis pas peu fier d'avoir été l'une des deux seules personnes, parmi les 15 au départ, qui se sont accrochées jusqu'à la fin.Cependant, cela n'a pas été simple.Surtout quand, à ma deuxième permission, en tout début de mois, le syndrome du «chèque de bien-être» m'a pogné.J'ai alors été tenté de voler de mes propres ailes, mais j'ai réussi à ne pas tomber dans le piège de la rechute.Plus d'un an après ce séjour, j'ai arrêté de consommer et je suis devenu plus ouvert aux autres.J'envisage peut-être de faire une autre thérapie plus approfondie, plus tard.Celle-là, pour continuer à avancer.Lucie Hamel Camelot, SAQ Mont-Royal/ Papineau Ça bourgeonne! Quel plaisir de sentir les premiers rayons chauds du printemps, de se promener dans les parcs aux arbres encore dénudés de feuilles.En cette fin de mai, avec ce sursaut de chaleur attendu tout l'hiver, quelle joie de se réveiller au chant des oiseaux.L'énergie des enfants s'entend tout au long de l'avant-midi, mais ne désespérez pas et profitez en pleinement de ce printemps, car les temps chauds suivront, ça c'est certain, pour qu'arrivent les grandes vacances d'été bien méritées pour chacun.Qui dit été dit festivités, alors n'oubliez pas que L'Itinéraire vous propose d'aller visiter son exposition à L'Écomusée du fier monde tout au long de l'été.On vous y attend! Qui dit mois de juin dit aussi bonne fête à tous les papas, que j'ai le plaisir de voir évoluer chaque jour auprès de leurs rejetons.Enfin, je félicite une de mes bonnes clientes, Chrystine Brouillet, pour le prix littéraire qu'elle a remporté au mois de mai.Bravo! L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 118 - JUIN 2004 Contes ^Comptes cfu pr@f Lauzon Texte Pour t'inscrire : Tél.: (514) 526-1651 Téléc.: (514 526-1655 Services gratuits > Ateliers de groupe > Stages en entreprise > Suivis individualisés > Activités post-formation > Support dans la recherche d'emploi Tu es > Âgé(e) de 16 ans ou plus > Motivé(e) à intégrer ou réintégrer le marché du travail > Démuni(e) face à l'emploi Les services du GIT sont offerts grâce à la contribution financière d'Emploi-Québec Québec hS Emploi-Québec Groupe Information Travail > 2260, av.Papineau > Montréal (Québec) H2K 4J6 > git@infotravail.net L'ITINÉRAIRE NUMERO 118 - JUIN 2004 llttai (si pour ma dintenir.ses \u201e \u2022 services d aider J f La vente du journal sur la rue représente à peine 25 % des sommes nécessaires «jfX ^ VOUS rd\\S parvenir mon don de \u2022 m ontl I sntt i\u2014i mm\u2014i a .\u2014.* pour assurer les services d'aide de L'Itinéraire à plus de l 000 personnes par année.Outre la possibilité, pour les camelots, d'arrondir leurs fins de mois en vendant un journal écrit en majorité par des gens de la rue, L'Itinéraire permet à une vingtaine de personnes de participer à un programme d'insertion en emploi, assure de l'aide psychosociale, de la formation en informatique et en écriture, des repas gratuits ou très abordables à des personnes dans le besoin, et l'accès à Internet et au savoir par le biais de son centre informatique.Tous ces services contribuent chaque année à faire une différence dans la vie de centaines de gens qui traversent une période difficile et qui risquent de se décourager irré médiablement s'ils ne trouvent pas un appui social et humain pour retrouver leur autonomie.En 2004, avec l'augmentation des personnes itinérantes à Montréal, notre dizaine d'employés à temps plein s'attend à accueillir près de 2 000 personnes! Sans votre appui, L'Itinéraire ne peut continuer à accueillir toutes ces personnes.Nous comptons sur votre géné-rosité pour contribuer à changer les choses.Merci! *Té,.:_( Nom :_ Prénom : | Adresse :_ Code postal MODE DE PAIEMENT ?VISA.Mo de la carte _/ ?Cheqi Date d'expiration Signature l\"e ou manuat-poste au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire h -oyez ce coupon avec un chèque ou mandat-poste, s il y a lieu, a I adresse suivante : \"08, rue Ontario Est, Montréal (Québec) H2L iRl reçus pour les dons de plus de 10 $ seront émis a la hn de I année seulement (D///CO \\^ ^ NUMÉRIQUE * illico numérique et la Vidéo sur demande sont disponibles là où la technologie le permet.Des centaines de films juste au bout des doigts.En vous abonnant à notre service de télévision numérique, vous bénéficiez automatiquement du service de la Vidéo sur demande*.Une exclusivité de illico numérique qui vous donne accès à plus de 600 titres, quand bon vous semble, dans le confort de votre foyer.Préparez le pop-corn, appuyez sur le A de votre télécommande illico et c'est parti ! Abonnez-vous dès maintenant à illico numérique.(514) 281-1711 / 1 877 380-2511 www.videotron.com Terminal illico numérique en vente chez les détaillants autorisés.(Vidéotron) *?QUEBKOR MEDIA Le pouvoir infini du câble Quand wu& cawe, Bon de commande pour cartes-repas Nom :_ Prénom : Adresse .Code postal : Tél.:(_; Je désire acheter nombre de cartes :_ X 3,00 $ chacune Total : ?Postez-moi les cartes à l'adresse ci-dessus.?Gardez les cartes et distribuez-les vous-mêmes au Café.MODE DE PAIEMENT ?VISA _.__ No de la carte / fîffrrtf m: gïïits ffô rs nie ^ mrCr frfTr ffr^r frjTfTr^ (T fr T- rr.rrrtr r*rj rr fr Ils pourront profiter d'un bon repas et connaître des personnes et des projets pour les aider à s'en sortir.Date d'expiration Signature ?Chèque à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire Postez le tout à l'adresse suivante Cartes-repas, L'Itinéraire 1108, rue Ontario Est Montréal (QC) H2L 3L7 Vous pouvez acheter les cartes-repas à 3 $ en vous présentant au Café sur la rue, 1108, rue Ontario Est (coin Amherst) ou en nous retournant le coupon ci-dessus.Un projet de L'Itinéraire appuyé par : Les Oeuvres du Cardinal Léger \u2022 Arrondissement Ville-Marie \u2022 RAPSIM \u2022 Sécurité du Revenu de Montréal/CLE Ste-Marie \u2022 L'Accueil Bonneau \u2022 CDEC Centre-Sud/Plateau M.-R."]
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