Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

L'itinéraire, 2004-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" I On vous écoute et on vous comprend UNE PHARMACIE Spécialisation en MTS, VIH/SIDA et hépatite.Consultation et analyse pharmacologique Conseils et services personnalisés Courtoisie et confidentialité assurées Membre du projet TADO PHARMACIES À la clinique l'Actuel : iooi, boul.de Maisonneuve Est, bureau 1130, Montréal 514.528.0877 Pharmacie Martin Duquette : 600, rue Sherbrooke Est, bureau 101, Montréal 514.842.7065 MARTIN DUQUETTE Votre quotidien le coeur de nos actions CSQ Centrale des syndicats du Québec (CSQ) L'animatrice Claire Lamarche entourée du comité organisateur du tournoi de golf au profit de L'Itinéraire.L'Itinéraire remercie Claire Lamarche et les employés de TVA L'Itinéraire remercie chaleureusement l'animatrice Claire Lamarche et les employés de TVA pour leur soutien et leur engagement à l'égard des personnes de la rue.Le 29 août dernier, Mme Lamarche a choisi encore une fois de verser les profits de son tournoi de golf annuel - 3500 $ \u2014 à L'Itinéraire.Voilà une belle façon de donner du sens à son swing] rue, es gen U 83 % de notre lectorat a une meilleure opinion des entreprises et organismes qui annoncent dans L'Itinéraire.70 % de notre public s'intéresse au développement social et environnemental du Québec.Pour plus d'information, consultez notre sondage 2004 des lecteurs effectué par la firme Hélium des HEC de Montréal sur notre site Internet au www.itineraire.ca.Les annonceurs de L'Itinéraire font plus que diffuser une publicité auprès de nos 50 000 lectrices et lecteurs.Ils contribuent au financement d'un organisme de charité qui vient en aide chaque année à plus de 1 000 personnes.Rejoignez un public conscientisé qui remarquera votre présence dans une publication venant en aide à des centaines de personnes défavorisées Information 1-866-255-2211 renée lariviereg videotron.ca Notre conseillère publicitaire Renée Larivière À la suite du succès de l'exposition de L'Itinéraire « Dix ans d'expression de la rue », nous vous offrons la chance de visionner celle-ci dans le confort de votre foyer par l'entremise de notre cd-rom interactif.Une exposition unique en son genre! Pour recevoir le cd-rom par la poste (envoi gratuit) : Envoyez un chèque de 10 $ à l'ordre du ^ Groupe communautaire L'Itinéraire à l'adresse suivante : 2103, Ste-Catherine Est 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9 L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9 Le Café sur la rue - 2101, rue Ste-Catherine Est L'Espace Internet «2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Tél.: (514) 597-0238 Téléc.: (514) 597-1544 Courriel : itinéraire uitineraire.ca Site : www.itineraire.ca Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 2 S, 1 î revient directement au cameloL Les profits de L'Itinéraire servent à financer les proiets d'entraide.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le lournal ou demandent des dons, ils ne le font pas pour L'Itméraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 230.L'Itinéraire est appuyé financièrement par LES ŒUVRES DU CARDINAL LEGER L'Itinéraire est membre de ' '\u2022\" Association nord-américaine des lournaux de rue nVDA ( ~p des journaux de rue Édïto Mots de camelots Macadam en vrac Quartier des spectacles Recyclage, le film 5 6, 29,30 12,13 14 19 Chroniques» Économie sociale 11 Livres & cinéma Roxane Nadeau 20 Prof lauzon Mots croisés 21 32 34 L'Itinéraire a besoin ¦ Traducteurs bénévoles pour son site Internet destiné à l'international ¦ Frigo commercial, lave-vaisselle commercial ¦ Batterie de cuisine et vaisselle ¦ Magnétophones pour journalistes de la rue Contactez Manon Goulet au (514) 597-0238 poste 225 manon.goulet(5)itineraire.ca O L'Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, itineraire@itineraire.ca Nous sommes reconnaissants de l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.-Canada-I Le groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratil fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.\u2022 Le Conseil d'administration - Président: Robert Beaupré Vice-président: Jean-Paul Baril.Trésorier: Martin Gauthier, Secrétaire : Andre Martin Conseillers : Audrey Colé.André Canuel, Gabriel Bissonnette, Cylvie Gingras, Sylvie Lauzon \u2022 L'administration - Directeur administratif: Serge Lareault Directrice aux ressources humaines et insertion sociale: Jocelyne Sénécal.Coordonnatrice de l'administration: Claudette Turgeon Adjointe administrative: m anl Agente de financement : Manon Goulet.Conseillère publicitaire : Renée Larivière \u2022 Le Café sur la rue - Organisatrice : Nancy Trépanier \u2022 La distribution - Organisateur: François Bouchard Représentants des camelots: Gabriel Bissonnette, Robert Dion.André Canuel \u2022 L'Espace Internet: Coordonnateur: Pierre Montillau Site Internet : Seige Cloulier.Drafter corn \u2022 le Magazine L'Itinaire ¦ Éditeur: Serge Lareault Rédactrice en chef: Audrey Coté, Adjoint à la rédaction: Jérôme Savary, Infographiste: Serge Cloutier, Illustration couverture : Serge Cloutier avec la participation du photographe Jean Bérard \u2022 Tirage - 18 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sans-emploi dans les rues de Montréal.\u2022 Révision - Guy Crevier, André Martin, Lorraine Boulais, Anne Rodrigue, Hélène Paquet.Jean-Paul Baril \u2022 Mots croisés : Gaston Pipon \u2022 Imprimeur : Québécor World Lebonlon Attention aux fraudeurs: personne n'est autorisé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 Audrey Coté Rédactrice en chef audrey.coteiSjitineraire.ca Une politique axee sur l'appauvrissement de la majorité Les Québécoises et les Québécois s'appauvrissent de plus en plus.Les salaires diminuent même dans certains secteurs.Tout coûte de plus en plus cher et on a qu'à descendre dans la rue pour en parler avec le vrai monde: on est essoufflé de se serrer toujours plus la ceinture! Et la mauvaise foi du gouvernement Charest devient une véritable injure sous le couvert d'une hypocrisie crasse.Tout d'abord, les plus riches continuent d'être à l'abri des hausses d'impôt et les entreprises québécoises participent toujours moins qu'ailleurs à l'effort fiscal (au Québec, les entreprises sont taxées à 31 °/o contre 36 °/o en Ontario).Ensuite, on tente de faire croire aux familles que leur condition s'améliorera avec des crédits d'impôt.Permettez-moi un gros mot: Bullshitl Les crédits d'impôt prévus lors du dernier budget du gouvernement libéral ne représentent pas un réel soulagement fiscal.Dans sa présentation du budget, le gouvernement ne prend pas en considération l'augmentation générale du coût de la vie au Québec, en particulier celle des frais de garde (de 5 $ à 7 $ par jour), la hausse des tarifs d'électricité et de ceux des transports en commun.De plus, la diminution d'impôt réduit la capacité du gouvernement à offrir des services publics de santé, d'aide à l'emploi, d'assurance-médicaments, de logement social, etc.L'équation Charest est: moins d'impôts, plus de facture = moins de services.Rejoint par L'Itinéraire, le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'économie et de finances, François Legault, confirme que le gouvernement Charest se comporte de façon totalement irresponsable, puisque ce n'est pas en diminuant les impôts des familles qu'on parviendra à améliorer les conditions de vie de l'ensemble des Québécois.Les baisses fiscales constitueraient plutôt une mesure régressive compromettant notamment le financement des systèmes de santé et d'éducation.Toujours selon M.Legault, pour maintenir les services de santé actuels, les dépenses gouvernementales augmentent déjà de 5 % annuellement alors que les revenus, eux, n'augmentent que de 3 °/o.Le gouvernement n'a donc pas les moyens de se priver d'aucune rentrée d'argent.La réduction fiscale proposée par le gouvernement Charest ne consisterait donc qu'à jeter de la poudre aux yeux des familles.Les solutions pour améliorer les conditions de vie des personnes à faible revenu pourraient être radicalement différentes, selon le Collectif pour l'élimination de la pauvreté.Sa porte-parole, Viviane Labrie, a expliqué à L'Itinéraire que le gouvernement Charest devrait plutôt cibler la réduction des écarts entre les riches et les pauvres.Aucune réduction d'impôt n'est souhaitable à l'heure actuelle.Elle propose plutôt d'utiliser le milliard, prévu en réductions d'impôt par Charest, pour atténuer les inégalités sociales.Voici ce que propose le Collectif pour rentabiliser le milliard : ¦ indexer l'ensemble des prestations d'aide sociale au coût de la vie (489 MS) ; ¦ exclure complètement et immédiatement le montant d'une pension alimentaire dans le calcul du montant des prestations d'aide sociale (33 MS) ; ¦ protéger davantage les actifs et avoirs liquides à l'aide sociale (5 MS) ; ¦ concrétiser la gratuité des médicaments prescrits pour l'ensemble des prestataires de l'aide sociale (17 MS) et pour toutes les personnes dont le revenu est de 12 000S et moins (54 MS) ; ¦ revenir au niveau d'investissement en aide à l'emploi d'avant la création d'Emploi-Québec (181 MS) ; ¦ tripler pratiquement le niveau d'investissement prévu en logement social pour 2005-2006 (222 MS).Pour réaliser tout cela, il ne s'agit pas d'étouffer les contribuables.Selon le Collectif, il faut taxer les entreprises québécoises au même pourcentage qu'en Ontario.De plus, le gouvernement Charest devrait augmenter le salaire minimum et imposer aux entreprises d'offrir de meilleures conditions de travail.Voilà qui contribuerait à l'enrichissement de la majorité des Québécois et non seulement à celui de la minorité qui s'engraisse sur le dos de la collectivité.Utopique, tout ça?Pas si les dirigeants en place souhaitent donner l'exemple et veulent vraiment faire du Québec une société juste et équitable pour toutes et tous.Une première en décembre L'Itinéraire s'associe à Québec-Science en publiant un article exclusif sur la médecine itinérante.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 DE CAMELOTS Josée Louise Camelot, rue Ste-Catherine Mot de bienvenue Bonjours à vous, chers concitoyens et concitoyennes, je suis très heureuse d'écrire dans L'Itinéraire, car comme vous, il m'est arrivé de l'acheter par le passé, pour aider l'autre.Puisque la vie m'a amenée ici, je serai votre camelot et j'aiderai à la cuisine du Café de la rue.L'Itinéraire a déjà aidé des milliers de personnes comme moi, depuis dix ans.Ce journal porte plusieurs noms et il a des visages souriants: des gens comme Jacques, Hector ou Gabriel, qui le vendent depuis le début et qui disent fièrement que c'est le journal qui a donné un nouveau sens à leur vie.Je commence à les croire, car leurs clients s'inquiètent de leur sort lorsqu'ils ne sont pas à leurs postes ! Au Café de la rue, il y a Nancy qui vous accueille avec un sourire d'amour, même si la journée ou le client, n'est pas toujours facile.Pour le dixième anniversaire de ce rêve devenu réalité et pour l'engagement envers la communauté, je souhaite « Bonne fête et longue vie à L'Itinéraire!» À tous ceux et celles qui ont participé et qui participent de près ou de loin à l'existence de ce formidable réseau d'entraide et de solidarité, merci.Ici, j'ai trouvé le réconfort et la compréhension dont j'avais besoin en plus d'affermir ma volonté communautaire et de m'impliquer concrètement auprès d'un organisme qui aide la personne en difficulté.Je vous mets en garde contre les préjugés sur les désœuvrés tristes.Le désœuvré est triste lorsqu'il a faim, qu'il se sent inutile et qu'il est rejeté.Chaque fois que vous l'encouragez ou que vous l'accueillez, c'est un rêve qui prend forme et une vie qui se transforme.Cela aide la paix de son âme et la joie de vivre.Malgré les tourments de l'existence, je demeure optimiste envers l'humanité et j'ai foi en la vie qui trouve son chemin.Merci chers concitoyens et chères concitoyennes d'encourager la poursuite des rêves.Vous et nous contribuons à un monde meilleur.Marc Cuindon Camelot, rue Ste-Catherine L'art du squeegee Simple bâton Oui ou non?Ils voiturerons Comme ton patron.Sans aucune raison Et nous oublions Que de la façon D'où nous épongeons.Devient une chanson L'art et le sablon De toute façon Cela prend l'obtention Parce que urinerons Le goût de boisson De là, ignorerons Leurs vitrons En polichon Viens le polisson De toute façon Nous aurons raison.Étant gentil À tout prix C'est la mort L'incompris! Courses de lumière Cela éclaire Le grand tonnerre Dont tu es fier Monnaie venante Qui est promenante On la chante Cette provenante.Brigitte-Gene Gagnon Camelot, métro Saint-Michel Retour en arrière?Dernièrement, Hydro-Québec a augmenté ses tarifs deux fois: une de 1,7 % et une de 3%.Bien, Hydro récidive en voulant augmenter encore de 2,7 % en janvier 2005! Ça n'arrête jamais, cette soif d'argent! Le gouvernement a des trous dans ses poches, coudonc! Au départ, la mission d'Hydro était de fournir aux gens de l'électricité la moins chère possible.J'ai bien l'impression que cette mission première ait été détournée pour ne servir qu'à donner de l'argent au gouvernement.L'an dernier, ils ont fait deux milliards de profit! De plus, le PDG d'Hydro empoche environ 280 000 $ par an, seulement pour parler, négocier et être assis derrière un bureau.Pourtant, les secrétaires gagnent pas mal moins pour un travail similaire.La grosse machine d'Hydro n'est devenue qu'une immense machine à sous pour renflouer les coffres du gouvernement.En plus, on vend notre électricité ailleurs puis après on doit aller la racheter parce qu'on en manque ici.Trouvez l'erreur! Si ça continue, je vais être obligée de revenir à la chandelle et au poêle à bois, ça me coûterait moins cher! En tout cas, ce ne sont pas les augmentations qui inquiètent le PDG d'Hydro! Sous prétexte de tenir les gens au courant, le PDG a même annoncé qu'il augmenterait ses tarifs chaque année pour les prochains 15 ans! Il a consulté son oracle ou bien ses paiements à faire, lui?La Commission de l'énergie rendra son verdict en janvier 2005.Pierre Goupil Camelot, Masson/3e avenue Entre camelot et cinéaste Là où je suis camelot, rue Masson, c'est un quartier très populaire, très familial où bon nombre de jeunes femmes et de jeunes hommes se promènent avec leurs enfants dans des poussettes.Bon nombre de personnes portent des tatouages sur le bras, le ventre, les épaules.Moi et mon ami sculpteur Jean-Pierre Trépannier aimons nous rappeler qu'il n'y a pas deux fourmis pareilles, ni deux grains de sable, ni deux feuilles du même arbre identiques.encore moins deux animaux ou deux êtres humains similaires.J'aime regarder les gens qui passent et repassent devant moi.Être camelot de L'Itinéraire me force, moi cinéaste cérébral et sédentaire, à sortir de ma cuisine et de mes papiers, à aller dans la rue le plus librement et honnêtement possible parmi mes semblables.Ces passants-là ont chacun ou chacune une expérience propre de la vie, un historique personnel les rendant uniques.De même qu'un personnage dans un film.Pour qu'il soit intéressant, il faut que chacun et chacune ne soit pas unidimensionnel au risque de se perdre dans la masse.Moi, j'aime les personnages qui pensent.ça fait un cinéma à la fois potentiellement populaire et intelligent.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 UN GUIDE D'ÉDUC'ALCOOL AIDE LES PARENTS À PARLER D'ALCOOL AVEC LEURS ENFANTS Éduc'alcool vient de lancer PARLER D'ALCOOL AVEC SES ENFANTS SANS ÊTRE DÉPASSÉ.Ce guide gratuit répond à un besoin pressant: plus de 90 % des Québécois considèrent que c'est la responsabilité première des parents de sensibiliser leurs enfants aux questions relatives à l'alcool.Résultat de plus de deux ans d'efforts, basé sur des recherches sérieuses et bénéficiant de multiples expériences étrangères, ce guide d'Éduc'alcool comporte trois parties: Comment être, Quoi savoir et Quoi dire.Il est conçu de manière modulaire.Certaines de ses sections s'appliquent quel que soit l'âge des enfants alors que d'autres sont adaptées à différents groupes d'âge ( de 8 à 11 ans, de 12 à 14 ans, de 15 à 16 ans et de 17 à 18 ans).PARLER avec ses enfants Souvent, les parents se sentent démunis et ils sous-estiment grandement l'ampleur du phénomène de consommation de leurs jeunes.Ils ont tendance à remettre à plus tard les échanges et à attendre que des problèmes surgissent.Il n'y avait jusqu'ici aucun outil pour les aider à parler d'alcool avec leurs enfants.Cette lacune est désormais comblée.Il faut savoir que, contrairement à ce qu'ils peuvent croire, dans le domaine de l'alcool, les parents exercent une influence considérable sur leurs enfants.Ce qu'ils disent et ce qu'ils font sont le premier facteur permettant de déterminer ce que deviendront leurs enfants.Il n'est jamais trop tôt pour parler d'alcool avec les jeunes.À l'âge de six ans, ils ont déjà une idée des normes sociales relatives à la consommation d'alcool.À neuf ans, un enfant sur quatre a fait l'expérience de l'alcool.À 13 ans, le quart des enfants consomme de façon régulière.À 16 ans, à peine le quart des enfants n'a jamais consommé d'alcool.D'ALCOOL sans être dépassé Éduc'alcool ne dicte pas aux parents une ligne de conduite.Il donne simplement des renseignements leur permettant de bien informer leurs enfants et de mieux gérer certaines situations qui pourraient se présenter en relation avec l'alcool.Il défend toutefois une valeur fondamentale et a un seul parti pris: la consommation abusive, l'ivresse et l'intoxication sont inacceptables.Bref, la modération a bien meilleur goût.On peut commander le guide sur le site WWW.educalcool.qc.ca OU en appelant au 1 888 ALCOOL1.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 Les PDG sourds a l'entreprenariat social Nancy Roussy Lors de la Conférence de Montréal en juin dernier, le président de la Banque mondiale (BM), James D.Wolfensohn, s'est adressé à des invités «de marque» en leur parlant de pauvreté dans le monde et de responsabilité des pays riches face aux pays pauvres.L'acharnement du président de la BM quant à la nécessité de penser sérieusement à l'état lamentable de la justice économique est sûrement motivé par le peu de progrès enregistrés depuis 2000.La communauté internationale s'était engagée à diminuer la pauvreté de moitié en 15 ans, soit en 2015.Le rapport statistique annuel de la Banque mondiale, intitulé Indicateurs du développement dans le monde 2004 et publié en avril dernier, dresse un état alarmant de la pauvreté planétaire.On peut y lire que présentement, «plus de 1,1 milliards de personnes vivent dans le dénuement absolu», soit avec moins d'un dollar par jour.Après lecture du rapport de gouvernance mondiale - dans lequel les décideurs économiques évaluent les enjeux mondiaux selon une échelle de 1 à 10 \u2014, l'urgence de changer la façon dont les personnes au pouvoir perçoivent leur rôle devient évidente.Par exemple, la paix/sécurité n'obtient que la note 3, tout comme les enjeux de la faim, de l'éducation et de l'environnement.La pauvreté ne récolte guère mieux avec 4.En revanche, l'accroissement des chiffres d'affaires reste le centre d'intérêt privilégié avec la note 9.Les journaux de rue au Forum économique mondial Y aurait-il cependant du changement dans l'air?Le discours économique commencerait-il à intégrer la notion de profits humains?Aussi minime soit-elle, la dimension sociale est perceptible à l'intérieur de ce système économique global, et remet en cause le statu quo, longtemps moteur de l'économie dirigeante.En avril 2004, à Glasgow (Ecosse), lors du congrès annuel du Réseau international des journaux de rue (INSP) dont fait partie L'Itinéraire, le président, Mel Young, a donné un exemple fascinant du changement qui semble se profiler parmi les PDG de ce monde: «Au Forum économique mondial de 2003, alors que nous donnions un séminaire sur l'entreprenariat social, seulement trois personnes s'étaient présentées.à mon grand désarroi.Cette année, la salle était remplie et il fallait voir des PDG assis par terre pour entendre parler de solutions économiques responsables.» Le président de l'INSP ne veut en aucun cas faire l'apologie des dirigeants de l'économie mondiale actuelle.Alors, pourquoi M.Young, et du fait même les journaux de rue, était-il à ce Forum alors que l'INSP prône la responsabilité sociale et le chambardement total de l'économie telle que nous la connaissons?Parce qu'il faut absolument que la voix du changement se fasse entendre dans les plus hauts lieux d'échanges.Cette incursion au Forum économique mondial est attribuable à la Fondation Schwab pour l'entreprenariat social, et au talent incroyable de Mel Young en tant qu'entrepreneur social.En effet, il gère une entreprise à Glasgow si engagée qu'elle comporte même maintenant une petite banque à l'intérieur de ses murs pour les personnes de la rue et les «sans-papier».La Fondation Schwab Au cours du congrès de l'INSP, Pamela Hartigan, qui représentait la Fondation Schwab, est venue discuter de l'importance de projets d'économie sociale, tels que les journaux de rue, et de ce que la Fondation tente de réaliser avec eux dans le but optimiste de modifier un jour l'économie.La Fondation Schwab est un OBNL créé en 1998 par Klaus et Hilde Schwab «afin de d'encourager les efforts des hommes, des femmes, et des organisations qui se consacrent à la mise en place de moyens directs et productifs pour créer des opportunités pour tous».Sachez que Klaus Schwab est le président et fondateur du Forum économique mondial.Pour en savoir plus, consultez Cyberitinéraire: www.itineraire.ee L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 Si vous avez un problème de 1 866 SOS-JEUX 1 866 767-5389 |MC Inégalités sociales scrutées Gene Gagnon Journaliste de la rue Le 7 octobre dernier, le Centre de recherche Léa-Roback sur les inégalités sociales de santé à Montréal a vu le jour.Ce Centre se concentrera sur les conditions de vie et leur impact sur la santé des personnes.Celles-ci pourraient profiter du résultat de ces recherches, car leur état de santé est présentement précaire.Dans ce contexte, la mixité sociale semble être une solution.La création de ce Centre ne semble pas superflue, puisque dans le rapport annuel de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre publié en 2002, l'écart d'espérance de vie entre les pauvres et les plus nantis était de sept ans.Ainsi, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve où 58 °/o de la population a un faible revenu, l'espérance de vie n'est que de 71 ans, selon l'organisme Alerte Centre-Sud.Ailleurs à Montréal, dans le quartier Rosemont où 38 °/o de la population est à faible revenu, l'espérance de vie est de 78 ans, selon la Corporation de développement communautaire de Rosemont.La différence entre ces deux exemples est assez marquante.Qu'est-ce qui cause cette différence?D'autres facteurs que le revenu expliquent également cet écart d'espérance de vie à Montréal, comme la qualité des infrastructures ou la santé psychologique, meilleures dans les quartiers plus riches.Face à ce phénomène, la chercheure Francine Dansereau, de la Direction de la santé publique, se demande si la mixité sociale pourrait améliorer la qualité de vie des personnes pauvres.Premièrement, la mixité sociale veut simplement dire mettre dans le même quartier des personnes à faible revenu et «Le cri» d'Edward Munch (repris en version montréalaise) illustre la détresse des personnes pauvres.d'autres mieux nanties.En proposant de mélanger les gens, l'Observatoire montréalais des inégalités sociales et de la santé espère ainsi réduire les inégalités sociales et améliorer la qualité de vie des citoyens.De plus, la mixité sociale encourage la tolérance et l'apprivoisement des différences en évitant de former des « ghettos » de pauvres.A Montréal, l'exemple du quartier Angus démontre que la mixité sociale peut donner de bons résultats.Ce quartier, construit en 1991, comporte 2587 unités dont 40 °/o de logements sociaux.Sa réussite tient principalement aux nombreux espaces communs qui ont permis à chacun d'y affirmer leur identité.Le succès du projet Angus, situé sur la rue Rachel angle St-Michel, résulte également de la participation active des résidants dans l'aménagement des parcs publics.En revanche, les projets de mixité sociale n'ont pas toujours donné d'aussi bons résultats.L'expérience de l'îlot Rousselot, bâti en 1989 dans le quartier Villeray, a ainsi été plus ou moins concluante.Là, on avait mis 280 unités dont 75 °/o de logements sociaux.Une partie de sa réussite réside dans le fait que les habitations de type social et ceux du privé se ressemblent.On n'y voit pas de différence extérieure.Malheureusement, des conflits de cohabitation ont éclaté dès le début, dû à la mauvaise délimitation des espaces publics, ce qui a fait que les habitants ne se sont pas appropriés les espaces communs.Favoriser la concentration des pauvres est néfaste, et la répercussion sur leur santé est frappante.Les études du Centre de recherche Léa-Roback viendront étoffer cette question.me Est ! H2Y 1C6 de-Mars Ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Telephone: 514 872-6395 |ne en service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 ÉCONOMIE Jérôme Savary Adjoint à la rédaction Jeunes sans emploi en piste pour l'avenir Productions Jeun'Est se met à l'heure des acrobates et des jongleurs.Cet organisme à but non lucratif spécialisé en techniques des métiers de la scène (décor, éclairage, son) travaille désormais avec la TOHU, en plus de sa collaboration avec le Cirque du Soleil.Le cirque permet ici de promouvoir et de développer la citoyenneté des jeunes adultes éprouvant des difficultés sociales.Milan Saint-Pierre, directeur technique de Productions Jeun'Est (PJE), a ainsi été dépêché à plein temps à la TOHU - la Cité des arts du cirque - pour s'occuper de la scène du nouveau Chapiteau des arts du cirque.« Nous avons plusieurs anciens participants de Productions Jeun'Est qui travaillent régulièrement à la TOHU, indique Milan.Je viens même de découvrir que le chef-son de la TOHU est aussi issu des rangs de Productions Jeun'Est! » Des jeunes de Productions Jeun'Est travaillant sur un support d'éclairages de spectacle.Jeun'Est et le cirque La participation de PJE auprès d'acteurs du cirque est de plus en plus importante.«Au printemps dernier, des participants en formation de Productions Jeun'Est, sous la supervision de leur formateur, ont assuré les besoins techniques (son, éclairage.) lors du spectacle du grand rassemblement du réseau québécois de Cirque du Monde [branche sociale du Cirque du Soleil] à Drummondville », explique la directrice générale de PJE, Suzanne Desbiens.Témoins de ce lien privilégié avec le monde du cirque, les frères Belnavis, Christian et Geovany, issus de la formation 2000, travaillent au Cirque du Soleil depuis 2001 comme «techniciens gréeurs intermédiaires».Stéphanie Simard, issue de la formation 2003, a été embauchée par l'École nationale de cirque en juillet dernier comme « assistante gréeuse ».Milan Saint-Pierre est lui-même très lié au cirque.Il est passé en effet par l'École nationale de cirque et a déjà été lanceur de haches dans un festival médiéval.« Je suis un ancien de la rue, car même si je ne couchais pas dehors, j'ai été trois ans sans domicile fixe », explique ce membre de PJE.Formation de terrain Au-delà du cirque, l'organisme se concentre sur la formation de jeunes adultes sans emploi âgés de 18 à 30 ans, dont certains vivent des difficultés sociales, pour les amener vers des emploies liés aux techniques des métiers de la scène.Une vingtaine de jeunes bénéficient ainsi d'une formation de 10 mois, et plus de 80 % des finissants trouvent un travail dans des domaines tels que le son, l'éclairage ou la fabrication de décors et d'accessoires.Cette formation ne consiste pas uniquement à écouter ce que le formateur raconte.Chaque été, les jeunes en formation sont ainsi stagiaires dans les plus importants festivals comme le Festival de Jazz ou les Francofolies.Productions Jeun'Est propose, par ailleurs, ses services à des compagnies dans le domaine du spectacle.Avant de remporter le contrat de la TOHU, l'organisme avait eu pendant presque cinq ans le contrat de la salle de spectacle du Medley.Au printemps 2004, une initiation aux techniques de scène s'est ajoutée à la formation.Les personnes qui y ont assisté sont des jeunes du Refuge La Piaule, de Drummondville, qui participent au programme du Cirque du Monde.Selon le site Internet de l'organisme , Productions Jeun'Est incite les jeunes à une plus grande responsabilisation citoyenne.«Le système scolaire, tel que nous le connaissons, ne peut répondre à tous les types de jeunes.Nous croyons que les jeunes que nous visons s'adaptent mal à ce système et qu'ils ont le droit d'obtenir une seconde chance.» www.jeunest.qc.ca L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 MACAD^rM vrac L'Arborescence enfin disponible! Conçu par Olivier Brière, l'Arborescence se présente sous la forme d'un bottin.Celui-ci recense près de 800 personnes, organismes et entreprises qui mettent de l'avant des solutions originales en faveur de la santé des gens, de la collectivité et de l'environnement.LArborescence est distribué dans les commerces « bio » et « équitables » les plus influents au Québec.Vous pouvez trouver les adresses des points de distribution à Montréal et ailleurs au Québec au: www.arborescence.qc.ca Retrouvez l'entrevue d'Olivier Brière réalisée en avril 2004 sur notre site Internet: www.itineraire.ca, puis cliquez sur « Chroniques » et sur « Économie socialement responsable ».La Maison du Père améliore ses services C'est en grande pompe que la Maison du Père a inauguré ses bâtiments rénovés, à la fin du mois de septembre 2004.Le cardinal Jean-Claude Turcotte a en effet béni les nouveaux lieux et a présidé la cérémonie inaugurale, à laquelle a participé, entre autres, le maire de Montréal Gérald Tremblay.Au total, plus de 100 logements ont été créés.Par exemple, la capacité du refuge, au coût de un dollar la nuit, passe de 108 à 150 places.Aussi, 20 nouveaux studios supervisés permettent désormais à autant d'itinérants de poursuivre une démarche de réinsertion.De nouveaux logements en séjours prolongés et en résidence ont enfin été créés.«Jamais autant de monde n'a habité la rue », explique le père Trinitaire Sylvio Michaud, directeur général de la Maison.» La Maison du Père, qui accueille les hommes itinérants de 25 ans et plus, existe depuis 35 ans.Nobel de la paix à une écologiste africaine La kenyane et militante écologiste Wangari Maathai est devenue la première femme africaine à recevoir le prix Nobel de la paix, au début du mois d'octobre 2004.Âgée de 64 ans, Mme Maathai a fondé en 1977 le Mouvement de la ceinture verte, principal projet de plantation d'arbres en Afrique.Le mouvement de Mme Maathai a depuis planté 30 millions d'arbres et donne du travail à 80 000 personnes.Première femme africaine à obtenir un doctorat, sa lutte contre la deforestation au Kenya lui a déjà valu d'être emprisonnée, (source: Société Radio-Canada) Parents de fugueurs et photographes solidaires Les jeunes fugueurs ne sont pas tous issus de familles dysfonctionnelles.C'est pourquoi huit pères et mères inquiets de leurs jeunes en fugue ont organisé une exposition de photos intitulée Solitudes partagées.En collaboration avec l'organisme Parents en Marge de la Rue et le YWCA Guy-Favreau, les huit parents photographes expriment les conditions de vie difficiles des ados qui vivent dans la rue.Ils tentent de comprendre une réalité à laquelle ils n'auraient jamais pensé devoir faire face.Le public pourra voir l'exposition les 16 et 17 novembre, de 8 h à 19 h dans le hall du Complexe Guy-Favreau situé au 200, boulevard René-Lévesque Ouest.Pour information : (514) 849-5632.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 323 - NOVEMBRE 2004 Le recyclage, version télé-réalité Télé-Québec propose à son tour une émission de télé-réalité.en remplaçant lespitounes par des filles de la construction! Les artisans du Rebut Global propose ainsi de construire une maison à partir des matériaux puisés dans les sites de récupération.En plus de la jeune activiste « écoconsciente » brune \u2014 K \u2014 et d'une diplômée de l'École des métiers de la construction blonde, trois gars expérimentés participent à l'aventure, dont un spécialiste en architecture écologique.Pendant 13 semaines, les dnq volontaires construiront cette maison particulière, qui intégrera aussi certaines sources d'énergie nouvelles, telles que l'énergie solaire ou l'énergie éolienne.Et leur budget n'est que de 15 000 $ ! Retrouvez Les artisans du Rebut Global chaque jeudi à 19 h, à Télé-Québec.www.telequebec.qc.ca/fiches/artisansrebut/artisansre butaspx Troupe Luni-vert Le Refuge vise 225 000 $ pour aider les jeunes de la rue Pour la 14e année consécutive, le chanteur et artiste engagé Dan Bigras organise Le Show du Refuge, un spectacle au profit du Refuge des jeunes, dont il est le porte-parole.Cette année, l'objectif est d'amasser 225 000 $, et deux représentations sont prévues les 10 et 11 novembre au Metropolis (59, rue Sainte-Catherine Est).Les artistes qui accompagneront Dan Bigras sur scène sont Pierre Lapointe, Dany Bédar, Luce Duffault, Lulu Hugues, Manon Bédard, Kathleen, Christian Gagnon et Les Violons d'Amérique.Rappelons que Le Refuge vient en aide aux jeunes de la rue en leur offrant des services d'hébergement, de restauration et d'aide psychosociale.Procurez-vous vos billets au Metropolis à compter de 16 h, les soirs de spectacle ou réservez au (514) 908-9090.Un bon show à voir pour une grande cause! Dan Bigi ras Mentor recherches pour jeunes au travail Le Foyer des Jeunes Travailleurs et Travailleuses de Montréal (FJTTM), qui a pour mission de favoriser l'insertion socioprofessionnelle des jeunes, entame un projet de mentorat qui jumellera 15 travailleurs-euses non diplômés de 17 à 24 ans à 15 mentors issus de milieux de travail variés.Il s'agit de créer un espace de communication intergénérationnelle qui valorisera les échanges, le soutien et le réseautage.Vous êtes mécanicien-enne, vendeur-euse, restaurateur-e, technicien-enne ou autre et aimeriez motiver un-e jeune sur le plan professionnel?Communiquez avec Andrée Louis-Seize au (514) 522-3198, poste 228 ou écrivez à info@fjttm.org.La dernière production de la formation de théâtre écolo « Troupe Luni-vert », Change d'air, réussit à aborder les changements climatiques sans faire fuir les spectateurs.Au contraire, les trois acteurs de la Troupe ont reçu une véritable ovation, ce soir-là au Collège Rosemont.La Troupe adapte ses outils éducatifs (pièces de théâtre et ateliers) en fonction des événements.Elle intervient aussi bien dans le cadre scolaire que lors d'événements culturels, d'animation dans les bibliothèques, de festivals.D'autres pièces traitant des pesticides, du tri, ou du compostage peuvent ainsi être présentées sur commande.La Troupe Luni-vert s'est rapidement mise à l'heure du protocole de Kyoto.En effet, cette troupe de théâtre éduque les jeunes et moins jeunes aux problématiques environnementales depuis 1994.Cet organisme sensibilise 9000 personnes chaque année, www.luni-vert.com tél.: (514) 282-6638 L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 Quartier des spectacles Des pressions sont faites pour restreindre l'accès à la Place de la paix, située en face du Monument National, rue Saint-Laurent Jérôme Savary Les affiches lumineuses annonçant les spectacles des nouvelles rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent éclaboussent les trottoirs.Les touristes affluent par milliers, attirés par cette effervescence culturelle.Le nouveau Quartier des Spectacles, promu par l'ADISQ et délimité par les rues City-Councillors, Berri, René-Lévesque et Sherbrooke, situe fermement Montréal sur la carte mondiale du tourisme culturel.Cependant, il y a plusieurs « hic » dans ce tableau futuriste encore à l'étape de projet.La probable fermeture de la Place de la paix, monopolisée par des gens en détresse et située en face du Monument National, rue Saint-Laurent, en est un.Le centre-ville ne doit pas seulement être attrayant.Il doit être rentable.L'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) et l'Équipe Spectra - propriétaire des principaux festivals musicaux montréalais \u2014 sont à la tête du projet de Quartier des Spectacles, et voudraient créer un Broadway version francophone.L'objectif est de faire rouler la machine culturelle à plein régime, de séduire un maximum de touristes étrangers, et de faire couler le cash dans un ruissellement orgiaque.Faire de Montréal un parc d'attractions et un festival perpétuel peut faire rêver, mais tous ne sont pas égaux devant les projets de revitalisation du centre-ville.« L'espace public se resserre et repousse les personnes marginalisées », indique Bernard Saint-Jacques, un responsable du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).Dernier exemple en date, la Place de la paix.Une demande souhaitant restreindre l'accès à la Place de la paix, située en face du Monument National, rue Saint-Laurent, ont été adressées auprès des responsables municipaux.Encore libre d'accès aujourd'hui, cette place est prise d'assaut par des personnes exclues, car elle représente l'un des derniers espaces publics du centre-ville ouverts la nuit.« Il y a de moins en moins de tolérance vis-à-vis de l'itinérance, dénonce Bernard Saint-Jacques.On ne veut plus que ces personnes soient plus présentes dans la rue.» La demande vient de la Corporation de développement urbain du Faubourg St-Laurent (CDU), regroupant 75 membres parmi lesquels figurent l'ADISQ, L'Équipe Spectra, l'UQAM et des commerçants du centre-ville.« La Place de la paix et la rue Saint-Laurent, c'est très chaud, souligne Michel Croze, directeur général de la CDU.C'est une vente de drogues à ciel ouvert, des saoulons sont présents dès 5 h du matin, et l'été, les touristes qui sortent de l'auberge à quelques pieds de là ont une mauvaise image de Montréal.» La CDU et les acteurs de la revitalisation du centre-ville indiquent qu'ils souhaitent travailler en partenariat avec les organismes communautaires, la police, et la Ville.« Il faut qu'il y ait des actions sociocommunautaires concertées », précise Michel Croze.Les organismes communautaires ont-ils été consultés dans la décision de restreindre l'accès à la Place de la paix?« Non », répond M.Croze.La CDU finira-t-elle par consulter les organismes?C'est ce que L'Itinéraire suivra dans les prochains mois.L'ITINÉRAIRE NUMÉRO 123 - NOVEMBRE 2004 5c cette ill rec evras un repss gratuit su léraire 1 9?fé sur (a rue FÉês de 5 000 personnes de la rue ont mangé grâce à VOUS en 2004! Peut-el amitié lorsqu'on vous quête! 'commandez i^cartes-xepas MBUlK personne de la rue Distribuez-les VOUS-tnetÛeS Mr;çoit une carte-repas est accueillie, aidée et encouragée par l'équipe Seulement 3 $ par repas: JB
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.