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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2005-03, Collections de BAnQ.

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[" % Crystal meth Drogue de quincaillerie % D'itinérante à folle du logis % Policiers: Discrétionnaires ou discriminatoires?Coqs dans la basse-cour du travail féminin On vous écoute et on vous comprend UNE PHARMA( TEMENT-SANTE SURE Spécialisation en MTS, VIH/SIDA et hépatite.Consultation et analyse pharmacologique Conseils et services personnalisés Courtoisie et confidentialité assurées Membre du projet TADO PHARMACIES A la clinique l'Actuel : 1001, boul.de Maisonneuve Est, bureau 1130, Montreal 514.528.0877 Pharmacie Martin Duquette : 600, rue Sherbrooke Est, bureau 101, Montreal 514.842.7065 MARTIN DUQUETTE 0 v t1 ^ i ^ c I \u2022 À Tunique journal de rue montréalais! /\u2022 Pour une perspective originale des réalités urbaines! \u2022 Pour améliorer les conditions de vie de plus de 1000 personnes de la rue! Cochez ?12 numéros X 2 $ + don de 50 $* = 74 $ ?6 numéros X 2 $ + don de 28 $*= 40 $ \"Reçus de charité envoyée à la fin de l'année Prénom :_ Nom :_ Adresse : Code postal : Courriel:_ Jél:(_)_ TOTAL : Pour tout abonnement additionnel, à la même adresse, ajoutez 24$ (taxes et frais de port compris) Mode de paiement d Chèque à l'ordre du ^ Ul Mandat à l'ordre du ?VISA Groupe communautaire L'Itinéraire Mon abonnement débute en: année Signature Merci de participer au changement social No de la carte Postez le tout à l'adresse suivante : Abonnement à L'Itinéraire 2103, Ste-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 Information: (514) 597-0238 poste 231 _/.Expiration Éduc'alcool et la lutte à la consommation excessive : LE « CALAGE » D'ALCOOL, C'EST DANGEREUX.À MORT Depuis plusieurs mois déjà, Éduc'alcool a entrepris une vaste campagne contre le «calage» d'alcool.Cette décision fait suite au décès de deux jeunes hommes : Alexandre Rail-Vaillancourt et Dany Tremblay.Le «calage» est une activité qui consiste à boire la plus grande quantité d'alcool possible le plus rapidement possible.Il peut s'agir d'un concours ou d'un défi organisé par un bar, un organisme, une association ou encore d'une activité improvisée par un groupe d'amis dans un lieu public ou privé.Naturellement, c'est une pratique qui est totalement illégale.Des outils d formation gratuits Éduc'alcool a produit des outils de sensibilisation et d'information sur les dangers de cette pratique qui n'est certes que le fait d'une petite minorité, mais dont les conséquences sont littéralement mortelles.Un dépliant d'information, disponible gratuitement, explique ce qu'est le calage.Il fait état des dangers qu'encourent ceux qui le pratiquent à différents niveaux d'intoxication.Il permet de mieux connaître et de mieux comprendre le taux d'alcoolémie.Il donne J LE CALAGE D'ALCOOL DANGEREUX À MORT également des indications sur ce qu'il convient de faire pour résister aux pressions des pairs et sur la manière de se comporter face à une activité de calage en préparation ou en cours.Il informe enfin sur les mesures à prendre dans les cas d'intoxication à l'alcool.De plus, pour compléter ces outils d'éducation, l'organisme a créé une capsule d'information intitulée Rien à gagner, que l'on peut consulter sur son site Internet (www.educalcool.qc.ca) à la rubrique Question d'alcool : À toi de jouer.Éduc'alcool considère que la lutte au calage d'alcool est une responsabilité collective et que la contribution de tous est nécessaire pour enrayer le problème à la source.Il faut empêcher que s'organisent des activités de calage d'alcool.L'information, l'éducation et la sensibilisation sont les meilleurs outils de prévention.S'il n'y a plus de «caleurs», il n'y aura plus de calage.Les détenteurs de permis interpellés L'organisme rappelle aussi aux détenteurs de permis d'alcool qu'ils doivent exercer leurs responsabilités sociales sans réserve et que l'organisation d'activités de calage est non seulement illégale, mais surtout profondément immorale.Détenir un permis d'alcool est un privilège qui est assorti d'obligations.On ne peut bénéficier de l'un sans exercer les autres.Éduc'alcool estime que la pratique du calage est si dangereuse qu'il faut renseigner sans délai jeunes et moins jeunes sur ses conséquences, même si elle n'est que le fait d'une petite minorité.Une seule mort, est une mort de trop.Il ne faut pas attendre qu'un autre décès survienne avant de prendre tous les moyens pour mettre fin à cette pratique qui peut être dévastatrice.On peut se procurer les outils d'information en appelant au numéro 1-888-ALCOOL1 et au site d'Éduc'alcool www.educalcool.qc.ca une carte par jour.è * Seulement 3 $ par repas : argent de poche pour vous, carte de survie pour une personne de la rue! Commandez les cartes-repas.Distribuez-les VOUS-mêmeS ou laissez-les à L'Itinéraire.Une personne de la rue qui utilise une Carte-repas est accueillie, aidée et encouragée par notre équipe.fee cette carte, /tu recevras un r repas gratuit au Café sur la rue oe L'Itinéraire.l aur8h30A>c-rerll éloigne de la faim Commandez-les dès maintenant ?M ?Mme Prénom :_ Nom :_ Adresse : Code postal .JéL.:(_)_ Je désire acheter santés X 3,00$ = ?Postez-moi les cartes.?Gardez les cartes et distribuez-les vous-mêmes au Café.Mode de paiement ?Chèque à l'ordre du ?Mandat à l'ordre du Croupe communautaire L'Itinéraire ?VISA_I_I_I_I_I_I_|_ No de la carte J I I J_I_I I .Signature _/_ Expiration Postez le tout à l'adresse suivante : Cartes-repas, L'Itinéraire 2103, rue Ste-Catherine Est, Montréal (QC) H2K 2H9 Information: (514) 597-0238 poste 231 1_ ._ ._ ._ ._ ._ ._ ._ ._ ._ Un pro/el de L'Itinéraire appuyé par Les Oeuvres du Cardinal Léger \u2022 Arrondissement Ville-Marie \u2022 RAPSIM \u2022 Sécurité du Revenu de Montréal/CLE Ste-Marie \u2022 L'Accueil Bonneau \u2022 CDEC Centre-Sud/Plateau M.-R. Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Cathenne Est, 3e étage Montréal (Qc) H2K 2H9 Le Café sur la rue » 2101, rue Ste-Catherine Est L'Espace Internet «2103, rue Ste-Cathenne Est, 2e étage Téléphone : (514) 597-0238 Télécopieur: (514) 597-1544 Courriel : itinéraire 5 itinéraire.ca Site : www.itineraire.ca Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.A cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 2 S, 1 t revient directement au camelot Les profits de L'Itinéraire servent à financer les proiets d'entraide.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou demandent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 230.Le Magazine L'Itinaire \u2022 Éditeur: Serge Lareaull - Rédactrice en chef: Audrey Cote - Adjoint à la rédaction: Jérôme Savary - Infographiste: Serge Cloutier - Illustration couverture: Drattercom -Révision: Andre Martin.Lorraine Boulais.Anne Rodrigue, Hélène Paquet, Jean-Paul Baril el Anne Rousseau ¦ Mots croisés: Gaston Pipon - Représentants des camelots: Gabriel Bissonnette, Robert Dion, André Canuel - Concepteur du Site Internet : Serge Cloutier, Drattercom - Conseillère publicitaire : Renée Lanvière - Imprimeur : Québécor World Lebonton Le groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Le Conseil d'administration \u2022 Président: Robert Beaupré ¦ Vice-président: Jean Paul Baril ¦ Trésorier: Martin Gauthier - Secrétaire: André Martin - Conseillers: Audrey Coté (rep employés), André Canuel, Gabriel Bissonnette (repr camelots).Cylvie Gingras.Sylvie Lauzon L'administration \u2022 Directeur administratif: Serge Lareaull - Directrice aux ressources humaines et insertion sociale: Jocelyne Sénécal - Coordonnatrice de l'administration: Claudette Turgeon - Comptabilité: Manon Savaria Le Café sur la rue \u2022 Organisatrice: Nancy Trépanier L'Espace Internet \u2022 Coordonnateur: Vacant Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada L'Itinéraire est membre de : Association nord-américaine des journaux de rue Actualité Édito 7 Mots de camelots 14, 27, 28,29 Drogue de quincaillerie 12 Coqs dans la basse-cour du 16 travail féminin D'itinérante à folle du logis 21 Policiers: Discrétionnaires ou discriminatoires 32 Chroniques ¦ Cinéma & livres 23 Cyberltinéraire 25 Prof lauzon 34 Mots croisés 36 Monde du travail 37 Poste d'une journée ou deux/semaine: comptabilité, administration L'Itinéraire est à la recherche d'une personne, semi-retraitée ou autre, désirant travailler seulement une journée ou deux par semaine pour aider à la comptabilité, entrées de données sur Access et dans logiciel Dynacom.Taux horaire selon l'expérience.Au Café sur la rue L'Itinéraire a besoin de bénévoles pour donner un coup de main au Café sur la rue (servir les repas, préparation de mets simples, etc.) quelques heures par jours.Nous sommes aussi à la recherche d'une personne avec voiture qui aimerait donner du temps pour aller chercher quelques dons en nourriture (L'itinéraire paie l'essence).Pour plus d'information : Jocelyne Senécal, directrice des ressources humaines, (514) 597-0238, poste 230.A^DA IInIspI' Le réseau international '\u2014>-ti des journaux de rue O L'Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé Lltinéraire est appuyé financièrement par LES ŒUVRES DU CARDINAL LÉGER Attention aux fraudeurs: personne n'est autorisé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire.MARS 2005 - NUMERO 127 S L'ITINÉRAIRE Des communautés solidaires de L'Itinéraire L'Itinéraire a reçu l'appui de communautés religieuses dans le cadre d'une campagne ponctuelle, en décembre dernier, visant à offrir des repas gratuits à des personnes itinérantes de Montréal.L'aide des communautés dont les noms figurent ci-dessous a permis d'offrir plus de 700 repas durant la période des Fêtes.Au total, plus de 8 000 repas ont été servis cette année.Ces communautés sont : Les Sœurs Disciples du Divin Maître Les Dominicaines de la Trinité Les Filles de Saint-Paul Les Franciscains Les Frères de Saint-Gabriel Les Frères de la Charité Les Missionnaires de L'Immaculée-Conception L'Ordre Hospitalier de Saint-Jean de Dieu Les Petites Filles de Saint-François Solidarité-franciscaine Les Petites Sœurs de l'Assomption Les Prêtres de Saint-Sulpice Les Religieuses de Jésus-Marie Les Sœurs Auxiliatrices Les Sœurs de Saint-François d'Assise Les Sœurs de Sainte-Anne L'Itinéraire reçoit également l'appui constant des communautés et organismes religieux suivant : La Congrégation de Notre-Dame, la Compagnie de Jésus, les Sœurs de Sainte-Croix, les Œuvres Le Royer, la Corporation des Capucins, la Paroisse Sainte-Bngide, les sœurs de la Providence, les Sœurs Grises, les Œuvres du cardinal Léger.Un grand merci pour vos dons et pour vos prières.Une initiative énergisante pour les sans-abri Ce mois-ci, le premier magazine québécois GU spécialisé en conditionnement physique, santé et nutrition, ira à la rencontre des personnes de la rue par l'entremise des organismes d'aide pour leur remettre des substituts de repas sous forme de barres de protéines.Le don en substituts de repas totalise 25 000 $.L'Itinéraire salue la sensibilité de cette initiative et encourage les gens d'affaires à contribuer à l'amélioration des conditions de vie des personnes de la rue dans la mesure de leurs moyens.Pour en savoir plus, téléphonez au (514) 962-4992.L'ITINÉRAIRE 6 Un grand merci à tous nos donateurs et partenaires qui nous auront permis de rénover notre immeuble de trois étages qui sera entièrement dédié à la réalisation de projets visant l'aide et l'autonomie des personnes de la rue.ll+l Ville-Marie Canada Montréal© Affaires municipales, Sport et Loisir Québec Une pub dans L'Itinéraire comme nulle part ailleurs! Plus de 50 000 lectrices et lecteurs qui remarquent une publicité socialement responsable qui soutient un organisme de charité.83 °/o de notre lectorat a une meilleure opinion des entreprises et organismes qui annoncent dans L'Itinéraire.70 % de notre public s'intéresse au développement social et environnemental du Québec.Information Notre conseillère publicitaire Renée Larivière 1-866-255-2211 renée larivière 9 videotron.ca MUMË On se laisse dépouiller et on reste là à regarder, sans bouger! Calé dans mon fauteuil, je regarde les nouvelles du soir et j'imagine les millions d'autres yeux du Québec qui observent, dans des salons semblables au mien, le même défilé carnavalesque et enrageant de certains politiciens qui se moquent du public.J'écoute à Radio-Canada le compte rendu de la commission Gomery et je vois Jean Chrétien faire le bouffon en affirmant sans remords que, sans lui, le pays risquait d'éclater et que la fin justifiait les moyens.Pas un instant il ne regrette d'avoir dépensé des millions dans un programme de commandites, en même temps qu'il coupait sans vergogne dans les programmes de santé partout au Canada, contribuant ainsi à affaiblir un réseau qui, aujourd'hui, craque de partout et force des cancéreux à se voir mourir faute de recevoir les soins à temps.Dégoûté, je zappe et me retrouve à TVA en plein débat pour la localisation du CHUM.On tergiverse, on patine, on commande des études, on parle de coûts, on fait la guerre des coûts.Les experts de l'étude favorisant le site de Saint-Luc affirment que ceux qui favorisent le site d'Outremont ne savent pas de quoi ils parlent, ne savent pas compter.Et on ne compte plus les coûts de cette valse hésitation.Il semble bien que l'on échange quatre trente sous pour une «piasse» dans ce nouveau scandale créé par des gens riches qui y trouvent un profit qu'aucun de nos super médias ne révèle.Et le recteur de l'Université de Montréal, M.Lacroix, descend de sa tour d'ivoire, en haut du Mont-Royal, et affirme qu'un hôpital près de sa cour favoriserait une meilleure synergie, comme si le centre-ville de Montréal était si loin, ou si bas, qu'il ne pourrait pas s'y rendre, de crainte de ne plus être capable de remonter.Et personne ne pense dans tout ça aux premiers intéressés, aux malades qui doivent se rendre à cet hôpital.Personne ne pense aux centaines de milliers de personnes âgées, bien souvent démunies, qui perdrait un hôpital francophone au centre-ville et auraient à se rendre à Outremont, bien moins central comme emplacement.N'est-ce pas à ces gens là que l'on doit un minimum de respect et à qui il faut penser en premier lieu?Je zappe encore.À TQS, on tente de savoir ce qu'en pensent nos élus municipaux.Ils ne semblent pas en penser grand-chose car les commentaires sont aussi rares que succincts.Ceux du centre-ville penchent pour Saint-Luc, ceux d'Outremont pour Outremont.Les autres : nada.Il y a longtemps qu'on ne pense à Montréal qu'en fonction du sacro-saint développement économique.Il n'y a de bonnes idées qu'en cette matière.La qualité de vie des citoyens passe bien après.Et si vous étouffez, la tête dans un nuage de « smog » créé par un gros pet de la Noranda, on ne fera pas un plat de cette affaire.On ne voit rien d'autre que le développement de la ville : un peu plus de brouillard ne changera rien à la vision de nos élus.Comment se fait-il qu'au Québec, on se laisse toujours, de la même façon, manger la laine sur le dos?Comment se fait-il qu'on reste sans broncher dans nos fauteuils à regarder le gouvernement du Québec amputer systématiquement notre qualité de vie, alors que la richesse nationale ne cesse d'augmenter?Depuis deux ans, on se fait enlever 10 $ d'impôt pour se faire augmenter de 20 $ dans des secteurs vitaux: garderies, électricité, transport en commun, etc.La santé, prioritaire?Tout a continué à empirer.Ces incapables qui nous gouvernent ne sont même pas foutus de construire un hôpital, un projet déjà amorcé avant l'élection de 2003.Mario Lecouffe, camelot de L'Itinéraire, a bien résumé la situation : « J'espère être bientôt guéri de me voir regarder mourir.» Il parlait pour lui, mais aussi pour nous.Quand allons-nous fermer nos téléviseurs pour nous lever et dire qu'on en a assez des scandales et des politiciens qui se moquent des Québécois et de leur vie, de leur bien-être et surtout, surtout, de leur santé ?Après tout, on a voté pour ça! MARS 2005 \u2022 NUMERO 127 7 L'ITINÉRAIRE Gilles Duceppe Député de Laurier\u2014Sainte-Marie Chef du Bloc Québécois 1717 boul.René-Lévesque est, bureau 305 Montréal (Québec) H2L 4T3 Téléphone: (514) 522-1339 Télécopieur: (514) 522-9899 Courriel: ducepg1@parl.gc.ca Appuyons L'Itinéraire pour bâtir une société plus juste.EN 2005, RETROUVEZ TOUTE L'INFORMATION SUR VOTRE VIE DE QUARTIER.CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont-La Petite-Patrie 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Tél.: (514) 729-5342 Télécopieur: (514) 729-5875 Lisez l'actualité locale sur Réal Ménard, Député Hochelaga-Maisonneuve 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Tél.: (514) 283-2655 Fax:(514) 283-6485 CIRQUE DU SOLEIL 8400,2e Avenue, Montréal (Québec) Canada H1Z 4M6 Pour une vie citoyenne plus active et mieux informée Présent dans : Mercier - Hochelaga-Maisonneuve Plateau Mont-Royal Rosemont - La Petite-Patrie Villeray - St-Michel - Parc Extension L'ITINÉRAIRE 8 NUMERO 127 - MARS 2005 Tous les ordinateurs rêvent de vitesse.Mais avec une augmentation de 4,1 à 5,1 Mbit/s, jamais ils n'avaient rêvé d'autant de vitesse.24 95$ /mois 3 premiers mois* Installation gratuite* Modem câble en location gratuite* 1 mois d'antivirus gratuit* (514) 281-1711 1 88-VIDEOTRON videotron.com NTERNET HAUTE VITESSE VIDEOTRON 8 QUEBECOR MEDIA Le pouvoir infini du câble ' Cette otfre, d'une durée limitée, s'adresse aux nouveaux clients résidentiels du service Internet haute vitesse Vidéotron abonnés au service du câble et est applicable à un engagement de 12 mois Le tarif d'accès de 37,90 $ par mois (pour les abonnés du câble) s'appliquera à compter du 4e mois d'abonnement Rabais instantané de 60 $ sur le prix régulier du modem (159,95 $) plus rabais de 99,95 $ crédité sur votre compte Vidéotron selon certaines modalités.Temps d'utilisation illimité Des frais additionnels seront facturés pour l'utilisation excédentaire de la bande passante au-dessus de vingt (20) gigaoctets par mois en aval ou de dix (10) gigaoctets par mois en amont Lâ où la technologie le permet.L'offre et les tarifs peuvent changer sans préavis Taxes en sus.Certaines conditions s'appliquent Si vous avez un problème de jeu.1 866 SOS-JEUX 1 866 767-5389 L'ITINÉRAIRE 10 NUMERO 127 - MARS 2005 Chronique Intertitre * A Travailler comme tout le monde! Stella Ok, partir travailler.Métro-boulot-dodo.Se lever, prendre sa douche, s'habiller, mettre son make-up.Courir à la garderie pour une.Se faire son premier hit de la journée pour l'autre.Appeler l'agence, prendre ses calls.Se retrouver dans la loge, dans le char, sur le coin de la rue.Prendre les dernières nouvelles de chacune.Pis c'est comment?Occupé?Tranquille?Pis la police?Passer à Stella.Prendre un café.Faire le plein de capotes pis de lubrifiant.Ramasser une nouvelle paire de mitaines pour remplacer celles oubliées dans un char la veille.Participer à une réunion.Se limer les ongles et rêver de changer le monde.Être là avec d'autres, ensemble dans nos différences de femmes inuits, travesties, celles travaillant dans la rue ou celles qui sont escortes.Noires, blanches, jaunes et rouges unies.Ne pas avoir peur d'être qui on est et briser l'isolement où nous place trop souvent une société qui préfère détourner le regard sur nous ou encore nous placer dans les petites cases étroites des préjugés : «salopes», «victimes», « délinquantes », quand ce ne sont pas les petites cases des cellules de la prison Tanguay.Être là ensemble et parler de notre travail.Partager les trucs du métier : ceux qui nous aident et qui peuvent servir aux autres.Des trucs pour établir ses limites, pour négocier la pratique du sécurisexe, des trucs d'autodéfense.Revoir ces mille et un trucs imprimés et les faire circuler auprès de centaines d'autres travailleuses du sexe : le Guide XXX , le guide client ou la liste des mauvais clients, par exemple.Nous sentir fortes de ce partage, de cette solidarité, parce qu'on veut rester en vie et en santé, nous sentir en sécurité.Parce qu'on veut se faire respecter : nous et nos droits d'humaines.En mai prochain nous serons 250 comme ça au Forum Célébrer une décennie d'action, façonner notre avenir.Ensemble : filles, gars, travestis, transexuelles.D'ici et d'ailleurs.J'entends déjà le brouhaha de nos jasettes emplir les murs de l'UQAM.J'ai hâte! Desjardins r i Solidaires de L'Itinéraire L -J Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal Deux endroits pour mieux vous servir Place d'affaires du Mont-Royal 435.avenue du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1W2 Place d'affaires Saint-Louis-de-France 745.rue Roy Est Montréal (Québec) H2L 1E1 Un seul numéro de téléphone pour nous {oindre Tél.: (514) 288-5249 IMPRIMERIE COMMERCIALE \u2022 IMPRESSION NUMERIQUE \u2022 PHOTOTOCOPIE LIBRE SERVICE urgence Copies Marc Thériault 2250, rue Ontario Est Montréal (Que) H2K 1V8 Tél.: (514) 523-2911 Téléc.: (514) 523-9453 MARS 2005 - NUMERO 127 11 L'ITINÉRAIRE Crystal Guillaume Desjardins Dutil Vancouver, Colombie-Britannique \u2014 Il est 20h50 et les invités tardent à arriver.L'impatience de Pénélope augmente.Sa coupe de mousseux à la main, elle se lève en poussant un juron et s'esquive dans sa chambre en compagnie de Sarraf.Les jeunes agentes en immobilier en ressortent deux minutes plus tard et émettent un raclement en se bouchant une narine.Pénélope est fébrile.« Roulez-moi un joint, quelqu'un!» Une journée entière à préparer des canapés et à faire le ménage ne semble pas avoir eu raison de son énergie.Pas plus que la nuit sans sommeil qui l'a précédée.L'après-midi d'avant, Pénélope et Sarraf ont sniffé une première ligne de méthamphétamines cristallisées appelées crystal meth dans la rue.Elles ne prendront du repos qu'après 80 heures sans sommeil.A city that never sleeps Pour danser toute la nuit, travailler un quart de plus ou éviter de dormir dans la rue, des milliers de personnes, de toutes les couches de la société, font appel au pouvoir stimulant des méthamphétamines.Un mélange hautement toxique, fabriqué dans des laboratoires maison à partir de produits chimiques disponibles en quincaillerie et en pharmacie, qui est devenu rapidemment la deuxième drogue illicite la plus populaire en Alberta et en Colombie-Britannique.Même si elle est récemment apparue dans nos rues, Montréal n'a pas encore pris le rythme de cette forme de speed.La cocaïne demeure, pour l'instant, la drogue injectable la plus populaire dans la métropole, mais l'arrivée d'un stimulant moins cher et plus puissant a de quoi inquiéter.La puissante libération de dopamine que provoque la prise de crystal accélère les fonctions motrices et mentales de l'usager, et le maintient dans un état de surexcitation et de bien-être.Marie-Claude Lebrun, directrice du Groupe de recherche et d'intervention psychosocial (GRIP), indique que les effets physiques d'une dose de crystal meth durent beaucoup plus longtemps que ceux liées à la cocaïne.La fatigue accumulée et l'ennui qui rattrapent l'usager après l'intense high portent souvent les utilisateurs récréatifs à raccourcir la période entre leurs trips de crystal meth.« Plus on monte haut, plus on redescend après coup», explique Mme Lebrun.Dominic Boivin est travailleur de rue à Vancouver, la plaque tournante du crystal meth au Canada.Il estime que 80% de sa clientèle consomme régulièrement cette drogue qui s'injecte, se fume ou se renifle.« C'est une drogue qui n'est pas dispendieuse, et qui fait effet très, très longtemps », explique-t-il.Vendue entre 52 et 10$ la dose, c'est une des drogues les moins chères disponibles dans la rue, et son action peut durer de six à dix heures.Il n'en faut pas plus aux gens de la rue pour se tourner vers ce stimulant qui, au passage, diminue grandement l'appétit.« Il y a beaucoup de jeunes qui en prennent pour rester éveillés la nuit, pour assurer leur sécurité, poursuit-il.Ça arrive aussi que tu te retrouves avec un mélange moitié crystal, moitié héro, car l'héroïne crée une dépendance plus grande encore et permet aux pushers de faire des affaires d'or.» Elle vous rendra fou Pour avoir côtoyé des dizaines d'utilisateurs abusifs du crystal meth, Dominic Boivin a pu constater les effets dévastateurs du produit sur leur esprit.L'ITINÉRAIRE 12 NUMERO 127 - MARS 2005 Le cocktail de produits chimiques utilisé pour concocter les cristaux de méthamphétamines : dissolvant à vernis à ongle, débouche-tuyaux, nettoyant pour freins d'auto, médicaments contre la grippe, acide à batterie, etc.« Après deux ou trois jours consécutifs sur le crystal, ils commencent à sentir de la désillusion, de la paranoïa.Il y en a qui arrivent à retourner au travail et à fonctionner normalement, mais ceux qui en prennent pendant plus d'une semaine finissent par avoir des fixations proches de la psychose paranoïaque.» Il est aussi courant que les utilisateurs chroniques de crystal meth s'imaginent être suivis ou surveillés.« C'est une psychose qui peut rester longtemps, même après l'arrêt de la consommation.On a aussi découvert que le crystal meth attaque des régions spécifiques du cerveau, d'une manière qui ressemble étrangement à la maladie d'Alzheimer », ajoute le travailleur de rue.Il se dit très inquiet de ampleur du phénomène, alors qu'il n'existe que très peu d'information disponible pour les intervenants.« Les effets neuropsychologiques sont encore méconnus : le système médical n'est pas prêt du tout à affronter ça.Ceux qui en savent le plus sur le sujet, c'est ceux qui travaillent sur le terrain, comme nous, mais on n'a pas le temps d'écrire des ivres.» I y a en effet beaucoup à faire dans le secteur désolé de la rue East Hastings, à Vancouver, où D o m i n i c Boivintravaille.On y trouve la plus grande concentration d'utilisateurs de drogues dures au Canada et le crystal meth s'est ajouté, depuis six ou sept ans, à cette réalité.«J'ai vu un gars qui avait passé 25 jours sur le crystal, sans dormir, presque sans manger : il perdait connaissance sans arrêt, c'était un vrai zombie.Ils finissent par ne plus répondre à leurs besoins les plus primaires! » Ingrédients disponibles en quincaillerie Contrairement à la cocaïne, au crack et à l'héroïne, le crystal meth est une drogue entièrement synthétique.« Il n'y a même pas une base qui s'appelle drogue là-dedans, c'est une paquet de produits chimiques qui finissent par te geler.Il y a un méchant bug quelque part! », s'exclame M.Boivin Le cocktail de produits chimiques utilisé pour concocter les cristaux de méthamphétamines est effectivement peu rassurant : dissolvant à vernis à ongle, débouche-tuyaux (de type Drano), nettoyant pour freins d'auto, médicaments contre la grippe, acide à batterie, etc.Une douzaine de produits d'usage courant qui ne coûtent que quelques centaines de dollars et en rapportent plusieurs milliers une fois employés sous forme de cristaux ou de poudre.Pénélope et Sarraf savent-elles ce qu'elles consomment?« Oui, bien sûr.C'est du dissolvant à vernis à ongle, des Sudafed, je crois, et plein d'autres merdes, mais c'est l'effet que j'aime », s'empresse de répondre Pénélope.«Je n'en fais pas souvent, c'est juste la troisième fois avec ce soir.Je fais attention avec ça, je sais que les tweakers [les accros du crystal meth] sont assez fuckés », insiste-t-elle.Bientôt au Québec ?Contrairement au Mid-West et à la Californie qui sont aux prises avec cette drogue, le crystal ne fait pas encore partie de la panoplie de psychotropes des fêtards québécois.Au Service de police de la ville de Montréal, on a bien eu à répondre à quelques appels concernant cette drogue depuis l'an dernier, mais l'engouement vient d'ailleurs.« On nous dit que c'est une drogue assez populaire dans le milieu gay, mais elle n'est pas répandue au Québec.On parle surtout de gays américains qui viennent fêter ici ».Même son de cloche chez les organismes d'aide aux toxicomanes.Emilie, intervenante chez Spectre de rue depuis deux ans, n'a entendu parler de crystal meth qu'une seule fois, l'hiver dernier.MARS 2005 - NUMÉRO 127 13 L'ITINÉRAIRE DE CAMELOTS Mario Le Couffe Camelot, Sanguinet/ Ste-Catherine Autonomie Ah! L'itinérance, qu'est-ce donc?Aller d'un endroit à l'autre, sans domicile fixe («SDF», comme disent les Français).Quelqu'un à la remorque de la société.Une personne dépendante, menée plutôt que meneuse.Une personne en quête pour sa survie; gîte, bouffe.Pour le rêve, l'imaginaire, l'espoir, faudra repasser.En vérité, selon moi, il y a autant d'itinérances qu'il y a d'individus.Qu'est-ce à dire?Bah, économiquement, le plus bas qu'on puisse aller, c'est l'aide sociale et même là, ce n'est pas le même revenu pour tous.Donc pour une personne seule c'est environ 550$ par mois.Alors si on a un logement à payer, très rapidement dans le mois, on devient dépendant pour la bouffe, les déplacements, la médication si nécessaire, etc, etc.Alors pas surprenant que nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas être «esclave» d'un loyer en se transformant ainsi en itinérant.Mais je vous jure qu'une fois dans sa vie qu'on a pris la décision de dormir dehors, dans les entrées d'immeuble, en hébergement, et bien on a mis le pied dedans (l'itinérance), parce qu'on ne dort pas à l'extérieur une première fois comme si de rien n'était.Derrière, il y a toute une histoire, un destin charcuté, des amis égarés, une famille hésitante et surtout une estime de soi en veilleuse.Mais trouver de quoi manger, se trouver une niche pour la nuit, pluvieuse, froide, dangereuse, ça demande de l'énergie, de la débrouillardise, du «shopping émotif», de la patience ou encore de l'abnégation.Éviter le corset serré et ravageur de tout ce qui s'appelle présence policière, agent de sécurité, lugement réprobateur de la société, cela demande d'être aux aguets et prêt à beaucoup pour assurer sa survie.L'itinérance en soi n'est peut-être pas souhaitable, mais force est d'admettre qu'on ne peut la bannir de nos sociétés.Peu importe à qui est la faute, elle existe bien plus qu'on ne le pense.Et l'itinérant peut avoir un chaume pour un moment s'il ne réussit pas à asseoir cette sécurité.Il devra toujours et seul assurer sa survie, être autonome, quoi! Joyeux printemps à tous.Josée Louise Camelot, rue Sainte-Catherine Ouvrir son âme Une vie à se dire qu'on s'hait?À qui voulez-vous faire avaler ça?Moi, je crois en l'amour.J'ai décidé d'ouvrir mon âme à moi-même Et j'ai trouvé mon domaine Celui de l'amour, de l'amour Et du respect de l'univers J'ai refusé de m'enfermer Dans un monastère Mon univers à moi, C'est la création de ma vie.Une vie à se dire que l'on s'aime S'aimer bien, s'aimer mal, S'aimer à la folie et jusqu'au bout de soi-même.Ouverte à l'expression de ses camelots, la rédaction de ^Itinéraire innove, ce mois-ci, en permettant à Norman Rickert d'écrire son mot en anglais.Norman Rickert , Camelot, métro Édouard-Montpetit THE TIME HAS COME I, Norman Rickert, street vendor of this humble magazine, hereby declare that, from now on, this publication brought you by our wonderful sponsors &!$.proud to be Canadian.oops ! what the f*** &%$# rewind ! rewind !!! This is so holier-than-thou, so condescending, so pompous ! Well, for a pompous beginning, I, for one, should know that it' s so passé to speak from both corners of one's mouth like many of today's politicians.Take, for instance, the Right Honourable Jean Charest, who's been promising to tell us soon about the location of the new CHUM mega-hospital, as long as it's okay with his CHUMS.you know those mealy-mouthed men from the business world.I could name names, but you're lucky since I already forgot them.Anyway, let's forget about politics and the never-ending tsunami for a while.When this gets published, those issues will be, I hope, settled.Yes, folks, this is the first ever blurb or piece written in English in this publication.If the Gazette can sometimes publish newspaper articles in French, so can we in English.I've been wanting to do this for quite a long time.I hope many others, well, some, will follow in my footsteps.A lot of people from the West Island and other places far, far away in the galaxy have never heard of us, I know.I 've made a few inquiries.I sincerely hope this will help us sell a few more magazines to a greater number of people in this fair pot-holed city.Oh, by the way.Happy St Patrick's Day ! L'ITINÉRAIRE 14 NUMÉRO 127 - MARS 2005 LA CYBERCOLLECTIVITÉ Pour lire la suite de ces nouvelles et bien d'autres, partager vos idées et découvrir www.itineraire.ca Cylvie Gingras Journaliste deTa rue Important écart entre la richesse des Blancs et celle des Noirs Puisé dans le Spare Change, édition du 9 au 22 décembre 2005 Selon un rapport de l'Associated Press, qui cite une étude du Centre Hispanique, lors de la dernière récession, l'écart de la richesse des familles de race blanche comparé à celles de race noire ou hispanique aurait augmenté.En effet, les familles de race blanche aurait gagné un salaire moyen de 88 000 $ en 2002; 11 fois plus qu'une famille hispanique 14 fois plus qu'une famille noire.« Le revenu des Blancs a augmenté de 17% entre 1996 et 2002, comparativement à 14% pour les Hispaniques et 16% pour les Noirs.La richesse comporte une accumulation d'avantages et de désavantages», affirme Roderick Harrison, chercheur au Centre d'études économiques et politiques de Washington D.C.Le rapport révèle qu'en 2002, le salaire moyen des américains était de 57 700 $, soit une augmentation de 12% comparé à 1996.Harrison conclut : « Le fait que les Noirs et Hispaniques ne gagnent qu'une fraction du salaire des Blancs n'est que le reflet d'une longue histoire de discrimination.» Une loi pour l'embauche des ex-détenus Puisé dans le Spare Change, édition du 9 au 22 décembre 2005 Le maire de Boston, Thomas M.Menino, a proposé au Sénat une loi finançant les compagnies du Massachusetts qui embaucheraient des ex-détenus.Un employeur qui engagerait pour une période minimale de neuf mois un ex-détenu récemment libéré, recevrait un crédit de 2500 $ sur ses taxes; et jusqu'à 7500 $ pour un contrat de trois ans.De plus, l'employeur ne devra pas essayer d'obtenir des renseignements sur le passé criminel de l'ex-détenu qui postule pour un emploi.fce feu ill \\- es er\\ rict\\YS bouquets créatifs bonsaïs \u2022 orchidées plantes \u2022 nature et curiosités 1893, av.du Mont-Royal est - livraison 514.522.8883 L'Institut de pastorale des Dominicains un centre universitaire à taille humaine un lieu de formation permanente à la foi chrétienne 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Que) H3T 1B6 Tél.: (514) 739-3223 Téléc.: (514) 739-1664 Courriel : secretariat@ipastorale.org Site Internet : www.institutdepastorale.org Les Œuvres de la Maison du Père 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 Centre d'accueil pour hommes de 25 ans et plus.427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y IJ4 ^Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-7Q19 MARS 2005 - NUMÉRO 127 15 L'ITINÉRAIRE Coqs dans la basse-cour 'éminin Jérôme Savary Adjoint à la rédaction Ni garagiste ni plombier, métiers où domine le chromosome Y, ils sont opérateur de machines à coudre, infirmier, secrétaire, téléphoniste, éducateur en garderie et même travailleur du sexe.Tels les coqs dans une basse-cour, ces hommes qui exercent des emplois traditionnellement occupés par des femmes ne représentent qu'une infime proportion du personnel.Aussi appelés « cols roses » \u2014 la paternité de l'expression revient à Sid, travailleur du sexe -, ils sont les rares témoins masculins des derniers bastions féminins du monde du travail.Jean-Sylvain Saucier est secrétaire à Hydro-Québec depuis cinq ans.Il mesure 6' et ses cordes vocales vibrent généreusement dans les «basses».Autant dire que Jean-Sylvain n'a ni le physique ni le timbre de voix de l'emploi.« Les gens que j'ai au téléphone pensent souvent qu'ils parlent au patron parce qu'ils s'attendent à parler à une femme lorsqu'ils rejoignent le secrétaire», conclut-il.Jacques Martin, téléphoniste-réceptionniste à la FTQ depuis 1986, est lui aussi quotidiennement confronté à la surprise de ses interlocuteurs qui s'attendent à parler à UNE réceptionniste.Le secrétaire d'Hydro-Québec et ses collègues secrétaires masculins ne représentent que 2% des 280 000 secrétaires au Canada1.Ils exercent ainsi un métier particulièrement non traditionnel pour les hommes, car les spécialistes définissent un tel métier lorsque moins de 33% des employés ont la pilosité galopante.«J'ai toujours exercé des métiers traditionnellement féminins, se souvient Jean-Sylvain Saucier.J'ai même été le premier téléphoniste du journal Le Soleil en 1989, mais je n'ai jamais été mal accueilli.» Même son de cloche chez le réceptionniste de la FTQ qui ne s'est jamais senti jugé dans une profession occupée par 95% de femmes.«À l'inverse, les femmes jointeuses à l'Hydro l'ont trouvé très difficile au début.Elles se faisaient charrier», se rappelle le secrétaire d'Hydro-Québec.Par ailleurs, la progression des hommes et des femmes dans un milieu de travail féminin est inégale.«Ces hommes-là progressent plus vite dans le métier que leurs collègues féminines alors que les femmes dans des métiers non traditionnels stagnent beaucoup », constate Éric-André Charest, doctorant à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal et spécialiste de l'équité dans le monde du travail.Un homme « femme de chambre » Encore plus rares que les secrétaires masculins, les hommes «femme de chambre » ne courent pas les couloirs d'hôtel.«Je travaille depuis 1974 dans le milieu de l'entretien ménager en hôtellerie, et je n'ai rencontré qu'un seul gars \"femme de chambre\".C'était au Marriott Château Champlain », se souvient Fatiha Laaouan, coordinatrice des opérations hôtelières pour la compagnie Montcalm.La rédaction de L'Itinéraire a réussi à retracer ce spécimen, mais celui-ci n'a pas retourné nos appels.Les éducateurs de la petite enfance sont aussi amplement sous représentés par rapport aux éducatrices.Éducateur en garderie au centre de la petite enfance « Frisson de Colline », à Outremont, Michel Caron travaille aux côtés de 14 femmes.et de deux hommes.«Je me sens très bien là-dedans, indique celui qui travaille avec de très jeunes enfants depuis 1980.Les parents sont d'ailleurs très contents de voir des hommes en garderie, car nous permettons d'amener une diversité d'intervention auprès des enfants.» Selon lui, ses conditions de travail se sont nettement améliorées par rapport à ses débuts dans le métier.« Je gagne seulement 34 000 $ par année, mais nous avons la semaine de quatre jours, six semaines de congé l'été et deux semaines l'hiver», précise Michel Caron.Les hommes en emplois non traditionnels reçoivent généralement des salaires peu élevés, car les métiers de femmes sont encore nettement moins rémunérés.« L'écart salarial semble s'amenuiser, notamment grâce à la Loi sur l'équité salariale, mais la différence reste encore de 30% entre les hommes et les femmes au Canada », souligne Éric-André Charest.Le taux de syndicalisation y est aussi plus faible qu'ailleurs et les femmes bénéficient de moins de sécurité d'emploi, car beaucoup travaillent à temps partiel.L'homme fort Les conditions de travail des cols roses semblent toutefois bien meilleures que celles des femmes aux côtés de qui ils travaillent2.En effet, les 2% de secrétaires masculins gagnent en moyenne 33% de plus que leurs collègues féminines.Autre exemple, les 8% d'hommes opérateurs de machines à coudre gagnent en moyenne des L'ITINERAIRE 16 NUMÉRO 127 - MARS 2005 « Les gens que j'ai au téléphone pensent souvent qu'ils parlent au patron parce qu'ils s'attendent à parler à une femme lorsqu'ils rejoignent le secrétaire.» Jean-Sylvain Saucier est secrétaire à HyjpbJMbec depuis cinq ans.Il mesure 6' et ses cordes vocales vibren;t%énéreusement dans les « basses ».salaires supérieurs de 34% à ceux des femmes.« Cette situation est souvent une réponse du milieu de travail pour essayer de retrouver une logique avec l'image de l'homme plus fort, analyse Éric-André Charest.L'explication génétique selon laquelle les hommes sont fait pour ci et les femmes pour ça est exagérée : c'est plutôt la détermination sociale, c'est-à-dire tous les facteurs dans l'environnement qui nous orientent à penser et à agir d'une certaine manière, qui semble expliquer cette ségrégation dans l'emploi.» La situation exceptionnelle des travailleuses et travailleurs du sexe dans le monde du travail, sans droits clairement définis et non reconnus par la société, leur permet tout de même de pratiquer des tarifs enviables.« Il n'y a peut-être qu'un avocat en droit des affaires qui affiche des honoraires plus élevés que les miens», indique Sid, travailleur du sexe qui exerce son métier moins de 10 heures par semaine à 90 dollars de l'heure.Selon Valérie Boucher, de l'organisme Stella, la majorité des travailleuses et travailleurs du sexe ont un emploi du temps similaire.Si les travailleurs du sexe pourraient donner l'impression d'être assis sur un tas d'or, les tarifs pratiqués sont loin d'être à la hauteur d'autres villes dans le monde : « Les observateurs extérieurs disent de la scène sexuelle montréalaise qu'elle est de qualité suédoise à des prix mexicains.», explique Sid.Valérie Boucher de chez Stella souligne enfin que le travail du sexe n'est pas un milieu homogène où il est facile de faire des généralités, à la différence des autres métiers non traditionnels pour les hommes.1 Les statistiques proviennent d'Éric-André Charest, doctorant à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal, et sont issues du dernier recensement canadien (2001).2 Ce n'est cependant pas le cas des éducatnces du CPE «Frisson de Colline» qui gagnent autant que les hommes grâce à leur syndicat.MARS NUMERO 127 17 L'ITINERAIRE PRIX QUÉBÉCOIS DE LA CITOYENNETE Sid, « Un petit syndicat indépendant ne peut pas faire grand-chose contre le gros crime organisé qui gère un certain nombre de bars dans lesquels oeuvrent plusieurs danseurs.» Sid, travailleur du sexe Jérôme Savary Après les cols bleus et les cols blancs, voici les «cols roses »: les hommes qui exercent des métiers traditionnellement féminins.Ils n'ont cependant pas la force de négociation des premiers, car ils représentent, par définition, moins de 33% des employés dans leurs métiers respectifs.Sid (nom de travail) est prostitué.Ses grosses lunettes fumées jaunes fluo sur le nez, il travaille sur appel, un call-boy en quelque sorte.Sid explique pourquoi il «s'affuble» du titre de « col rose ».« Les hommes représentent moins de 20% de la profession et dans les journaux, il n'est toujours question que de la prostitution féminine», précise-t-il.Sid fraternise beaucoup avec ses collègues féminines et c'est à leurs côtés qu'il souhaite faire avancer les droits des travailleurs du sexe.Il milite vigoureusement au sein de la Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe.Ces derniers sont même en discussion pour s'affilier avec les centrales syndicales de la FTQ ou de la CSN.« Un petit syndicat indépendant ne peut pas faire grand-chose contre le gros crime organisé qui gère un certain nombre de bars dans lesquels oeuvrent plusieurs danseurs », explique-t-il.Outre le harcèlement policier qui empêche les travailleurs du sexe de pratiquer leur travail de façon sécuritaire, c'est la précarité qui semble être le plus difficile à vivre.Les prostitués ne travaillent pas longtemps, surtout parce qu'ils ne prennent pas assez soin d'eux-mêmes.D'après Sid, rares sont ceux qui, comme le Torontois Gerald Hannon, font le commerce de leurs corps passé l'âge de 55 ans.m o o CM Le PRIX MAURICE-POLLACK pour l'accès à l'égalité en emploi, l'aménagement de la diversité ethnoculturelle et l'adaptation des services Le PRIX JACQUES-COUTURE pour le rapprochement interculturel Le PRIX CLAIRE-BONENFANT pour les valeurs démocratiques et la promotion de la participation civique Le PRIX ANNE-GREENUP pour la lutte contre le racisme et toute autre forme de discrimination DATE LIMITE POUR LE DÉPÔT DU DOSSIER DE CANDIDATURE : le vendredi 1\" avril 2005 RENSEIGNEMENTS : Les Prix québécois de la citoyenneté permettent de reconnaître la contribution exceptionnelle de Québécoises et de Québécois de toutes origines, d'organismes et d'entreprises au développement du Québec.L'ITINÉRAIRE 18 NUMÉRO 127 - MARS 2005 Franzzzy ou l'imposture des âDDarenc Robert Beaupré Chroniqueur de la rue Lorsque j'ai vu ce visage de femme sur l'Internet j'ai eu comme un léger choc, comme si un message d'acceptation me parvenait, comme si nous ne pouvions être qui nous sommes que dans nos bizarreries et qu'en fait nous n'étions que dans nos différences.Voilà peut-être pourquoi la société tend à uniformiser, à conformer.Elle a peur de l'être comme du loup-garou.Ce joli visage de femme, en partie dans l'ombre, recouvert par une chevelure emmêlée, et cette bouche entre ouverte dans un quelconque halètement.D'angoisse ou de désir.Franzzzy qu'elle s'appelait.Puis dehors il s'est mit a neigé et j'ai compris, heureux, que le moment était venu d'écrire, de planter des clous dans ma planche de salut, de déblayer la voie un peu et d'entrouvrir le sommet des possibilités.De plonger dans ce ruisseau glauque dans mon ventre où l'eau glaciale m'intimide tellement.La preuve, j'ai eu l'idée d'ouvrir la télé.«Mais non!» Que je me suis dit.Pour nourrir mon cerveau d'événements artificiels, créées par d'autres, par tous les Bush, les Martins, les Charest qui vivent dans une tour d'ivoire, dans un univers factice, apprêté sur un lit de langues de bois?! « Pas maintenant », me suis-je répondu.«Avant de me divertir je vais travailler! » Alors je m'attaque à gros je m'attaque à l'évidence et au mensonge, parfois synonymes, et nécessairement en moi-même et dans les autres.Écrire est un sentier tournoyant à travers un foisonnement d'images, de symboles, une forêt de sentiments, d'intuitions mais surtout un bourbier d'émotions.Nous sommes responsables de notre sort en tant que lecteur, que décideur philosophique, ceux que nous devons précisément chercher à être en dépit de ce monde si terne parfois.Alors Franzzzy est revenue sur l'écran de l'ordinateur et j'ai vu que c'était un homme.Une image précise de l'évidence qui n'en n'est pas une, une illusion si criante qui trahit la réalité.«Voilà l'image des médias», me suis-je dis.Un mirage, dans une nuit existentielle, qui n'a pas besoin du sens, n'en ajoute que peu et ne s'en préoccupe aucunement.Une machine à vendre de la publicité au profit des plus riches ou des parvenus.Un vacarme stérile mais efficace pour abrutir les consciences.L'homme pourtant est un animal à l'affût du sens! Le confort réel est en soi.Je suis un homme pauvre et pourtant l'écriture nourris ma vie avec ses substances subtiles.Je vis abondamment dans le secret.Et je renaîtrai dans le secret, loin du tapage, peut-être sous une pierre humide, dans l'œuf d'un serpent ou même peut-être dans l'égout d'une de ces grandes villes du monde peuplé de pauvres comme moi qui terrorisent les banlieusards attardés.J'ai la chance d'avoir vécu dans une famille de fous durant mon enfance.Adopté à l'âge de trois mois, ma mère adoptive meurt j'ai sept ans.Le père, homme puéril et violent, a besoin d'une femme pour faire ses lunchs.Il épouse une paranoïaque.Nous habitons avec ma grand-mère paternelle senile et handicapée et plus tard un grand oncle aveugle.Les meilleurs modèles m'ont été donnés afin de grandir tout croche et surtout de ne pas réussir.Pourquoi suis-je un marginal, différent ?Puis-je être différent sans être marginal ?La différence est-elle une ligne de démarcation qui, une fois traversée dans un certain sens ne peut plus l'être dans d'autres ?Dans le film Les Heures un des personnages principaux, joué par Julian Moore, est une femme vivant dans la banlieue de Los Angeles une existence qui n'est pas la sienne.Mariée à un homme et ayant un enfant, cette lesbienne inavouée est dans le tourment, sa souffrance née de la négation d'elle-même devient insupportable et la pousse au suicide.Combien d'entre nous lui ressemblent ?Mais pas uniquement au niveau de la sexualité évidemment.Qui a les moyens de vivre ses rêves ?Qui a les moyens de ne pas les réaliser ?Sommes-nous pleinement nous-mêmes uniquement si nous réalisons non rêves ?La vérité est-elle aussi manichéenne ?J'ai lu quelque part que si je ne réalise pas mes rêves je ne rencontre pas mon destin.Nous vivons dans une société qui valorise l'avoir, la performance et tout le clinquant.C'est comme si l'être était une source de dépression.Et il l'est parfois.Puisque l'être n'a souvent aucunes autres alternatives pour nous ramener à nous-mêmes.J'ai été labouré intérieurement un bon moment et je le suis encore et le serai probablement toujours.La vie est un mystère et je crois que c'est un soulagement que de la percevoir ainsi.J'ai souvent tenté de me conformer au modèle de la société sans y parvenir mais le coeur n'y était pas.Ce n'était qu'un effort pour gagner l'affection des d'autres, de Dieu, ce Dieu qui n'est pas un dieu, ce dieu dont l'image était recouverte du masque paternel, cet homme faible, violent et imprévisible.Il y a de fortes chances que les rapports avec un dieu de ce genre soient inconfortables et qu'il faille continuer à faire ce que j'ai fait une bonne partie de ma vie.Fuir.nadabindu@videotron.ca MARS 2005 - NUMERO 1 : 19 L'ITINERAIRE 1ACAD^fM 3e marathon radiophonique des sans-abri Braver les intempéries pour les sans-abri Du coucher du soleil jusqu'au lever du jour s'est tenu le 3e marathon radiophonique des sans-abri, sous une bâche battant aux quatre vents, les 14 et 15 février derniers.De la radio-réalité?Pas tout à fait.Organisé par le collectif des nouvelles de la radio CKUT de l'Université McGill, cette diffusion radiophonique dans des conditions météorologiques difficiles (il a venté fort cette nuit-là!) a permis plusieurs échanges sur l'itinérance et à l'exclusion, et s'est réalisée à l'échelle du Canada.La rédactrice en chef de L'Itinéraire y était notamment présente, parmi la cinquantaine de personnes qui se sont relayées au micro devant le Centre d'amitié autochtone de Montréal.Pour davantage de renseignements, rendez-vous à l'adresse Internet suivante : www.ckut.ca/homeless.html Lancement à Vancouver du projet NAOMI Un projet pilote de distribution d'héroïne à des toxicomanes a été lancé à Vancouver, le 10 février dernier.« Le programme [NAOMI (Initiative nord-américaine pour les médicaments opiacés)] a pour but d'offrir une alternative au traitement par la methadone aux toxicomanes qui résistent à ce type de traitement», explique Éric Fabrès, coordonnateur du service d'appui pour la methadone au Centre de recherche et d'aide pour narcomanes, à Montréal.Pour mener cette étude, d'une durée de 15 mois, 158 héroïnomanes sont recherchés.Un groupe recevra quotidiennement de l'héroïne pharmaceutique, tandis que l'autre recevra de la methadone.Les doses seront réduites jusqu'au sevrage.Le programme, unique en Amérique du Nord mais expérimenté depuis plusieurs années en Suisse, s'adresse aux héroïnomanes qui consomment cette drogue depuis cinq ans.De plus, ils doivent avoir suivi, sans succès, au moins deux traitements conventionnels de désintoxication.Des cliniques similaires ouvriront leurs portes au printemps à Toronto et à Montréal.Le projet NAOMI a été approuvé par Santé Canada.(Source: Radio-Canada) 8 films québécois au prochain FIFA Pour sa 23e édition, qui se déroulera du 10 au 20 mars prochains, le Festival International du film sur l'art (FIFA) a sélectionné huit films québécois.Un véritable record! Le talent des réalisateurs d'ici, combiné au choix de leur sujet ainsi qu'à leur traitement original, leur permettent de se tailler une place de choix au sein des grandes productions mondiales.Les huit productions québécoises en compétition au FIFA 2005 sont : La Griffe magique de Carlos Ferrand, Moshe Safdie, the Power of Architecture de Donald Winkler, Mary Shelley de Guylaine Dionne, Signé Perrault de Tim Southam, Victor Lévy Beaulieu : Du bord des bêtes de Manon Barbeau, Molinari - la couleur chante de Lauraine André, Soupirs d'âmes d'Hélène Doyle, et finalement Pellan.la femme désirée de Pierre Houle.Le FIFA vous propose 250 films de 25 pays.Pour plus de renseignements, veuillez composer le (514) 874-1637 ou consultez le site www.artfifa.com Chronique de la D'itinérante à folle dû logis Cylvie Cingras Chroniqueuse de la rue Je sors de prison et toutes les maisons d'hébergement à long terme sont pleines.Il ne me reste qu'un seul choix: le refuge pour femmes.Je dois téléphoner tous les après-midi à 15h30 pile; pas une minute de moins, ni une de plus.Faute de 25 cents pour téléphoner, je me présente à la porte d'entrée pour réserver mon lit.Il n'y a que 12 places.Il faut faire vite.On est très bien traitées: un bon souper, laveuse, sécheuse, journaux, télévision, bon déjeuner.On se prépare un lunch pour passer la journée dehors, bref, l'illusion d'un pique-nique à flanc de montagne, là où les arbres ont l'allure de brocolis géants à travers lesquels on croirait entendre du Beethoven quand le vent agite leurs feuilles.Je dispose d'une semaine pour me trouver un appartement.Je n'ai pas de B.S.(pas de B.S., pas d'adresse, pas d'adresse, pas de B.S.), pas d'assurance-sociale, pas d'assurance maladie, aucune pièce d'identité.Quasi utopique de me trouver un appartement, surtout que j'ai vécu deux fois l'expérience de la réinsertion pour ensuite me retrouver à la rue et de nouveau en prison puis encore à la rue.Bref, la tournée du réseau.Quatre matins de suite, on me réveille à 6h afin que je sois la première à consulter les journaux.Dans Le Devoir et La Presse, niet, nada, nothing.Le cinquième matin, j'ajuste mon tir sur le Journal de Montréal, celui que je déteste et juge sensationnaliste, rien de plus.Première annonce : Ahunstic, 21/2 semi-meublé, 295$.BINGO! Je trépigne d'impatience.J'attends jusqu'à 8h30 avant de contacter le propriétaire.On se donne rendez-vous devant la maison.J'explique ma situation financière et il me dit qu'il ne fait pas de discrimination et me signe un bail.Je file au bureau du B.S.et l'attendrai que mon chèque arrive dans 10 jours à l'organisme qui administrera mes sous pour les deux prochaines années, car ce que je reçois d'une main, je le dilapide de l'autre.Dans mon appart', il chaises pliantes, un réfrigérateur jaune qui bail est signé, je file à le peu que je possède même le plancher.Je pour la freebase.Pour y a une petite table de cuisine, deux poêle blanc et un mastodonte de beugle pour fonctionner.Dès que mon la maison d'hébergement pour rapatrier et décide de passer la nuit chez moi, à n'ai rien, même pas une petite cuillère une toxicomane, c'est pas peu dire.La réalité Moi qui ai toujours aimé la nature, j'habite à 15 minutes du Parc de l'île de la Visitation, mais mes pieds ont cessé d'avaler des kilomètres d'asphalte.L'inertie totale.Dans mon appart', il n'y a pas que des araignées au plafond: il y en a aussi dans ma tête.Ayant perdu la notion de \"straighteté\" depuis presque 30 ans, la folle du logis a envahi mon cerveau.J'ai passé les deux premières années, stores fermés, à vacher ou à chienner, selon mon humeur, devant ma petite télé noir et blanc, dans le dénuement le plus total.Ma vie était aussi drab que les murs et le plafond de mon appart'.Je vivais plusieurs deuils.Je ne savais pas encore que j'étais psychotique bipolaire.Ma cyclothymie faisait que j'oscillais entre la dépression profonde et l'agitation incontrôlable.Même pas moyen de me jeter par la fenêtre: j'habite un sous-sol.Entre la solitude et l'isolement: pas d'amis, ni de comparse pour planifier et réussir des mauvais coups.Je trouvais ma vie plate à mort.Personne ne savait où j'habitais, car il fallait que j'évite que mon petit nid devienne une shooting gallery, ou encore un squat.J'ai réappris à marcher droit dans un chemin droit et pas question que mon ex-gang de toxicomanes (qui d'ailleurs me manque) vienne gâcher ma nouvelle vie.La stabilité Depuis ce temps, j'ai repeint mon logis trois fois et je célèbre maintenant mon 100e mois de paiement de loyer! Actuellement, je possède tout ce dont j'ai besoin et plus encore.J'ai adopté une chatte, Coquette, qui est aussi mon p'tit comité d'accueil.Cela fait un peu plus de deux ans que j'en prends soin et elle est toute ma vie.Je suis maintenant heureuse et confortablement installé.Et pis je quitterai mon bel appart' lorsque j'aurai rrjon HLM.Dans au moins 10 ans! M ^- n Vous désirez donner votre vieil ordinateur à une personne démunie?L'Itinéraire recueille les vieux ordinateurs afin de les remettre aux personnes démunies qui tentent de se réinsérer en société.Vous avez un ordinateur (Pentium Il et plus) qui fonctionne toujours mais dont vous n'avez plus besoin?Vous pouvez venir le déposer au Café sur la rue de L'Itinéraire, au 2101 Ste-Catherine Est (coin de Lorimier), tous les jours de la semaine de 10 heures à 16 heures.Pour plus d'information : Jocelyne Senécal, directrice des ressources humaines, (514) 597-0238, poste 230.J'APPELLE, J'ECOUTE.,.ET J'OBTIENS L'INFORMATION SUR LES TRAVAUX DANS LE MÉTRO! STM'MÊFO 7 86-463 6 Mieux voyager ensemble CD CD o_
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