L'itinéraire, 1 janvier 2005, août
[" ON LUTTE A VOS COTES SCFR Syndicat canadien de ?la fonction publique ftq On vous écoute et on vous comprend UNE PHARMACIE URE NT-SANTE Spécialisation en MTS, ^ VIH/SIDA et hépatite, r Consultation et analyse pharmacologjque Conseils et services personnalisés Courtoisie et confidentialité assurées Membre du projet TADO PHARMACIES À la clinique l'Actuel : 1001, boul.de Maisonneuve Est, bureau 1130, Montréal 514.528.0877 Pharmacie Martin Duquette : 600, rue Sherbrooke Est, bureau 101, Montréal 514.842.7065 MARTIN DUQUETTE Ici, .?aisance La modération a bien meilleur goût.i 888 ALCOOL 1 www.educalcool.qc.ca] une carte par jour.à « Seulement 3 $ par repas : argent de poche pour vous, carte de survie pour une personne de la rue! Commandez les cartes^repas.Distribuez-les VOUS-mêmeS ou laissez-les à L'Itinéraire.Une personne de la rue qui utilise une Carte-repas est accueillie, aidée et encouragée par notre équipe.éloigne de la faim Commandez-les dès maintenant ?M.?Mme Prénom :_ Nom :_ Adresse : Code postal : Courriel:_ Jél.:(_ Je désire acheter _ sortes X 3,001 ?Postez-moi les cartes.?Cardez les cartes et distribuez-les vous-mêmes au Café.Mode de paiement CrouPe communautaire L'Itinéraire ?Chèque à l'ordre du ?Mandat à l'ordre du ?VISA_I_I_I_I_I_|_|_|_|_|_|_|_| No de la carte J I Expiration_ mois année Signature Postez le tout à l'adresse suivante : Cartes-repas, L'Itinéraire 2103, rue Ste-Catherine Est, Montréal (QC) H2K 2H9 Information: (514) 597-0238 poste 231 Un projet de L'Itinéroire appuyé par : Les Oeuvres du Cardinal Léger \u2022 Arrondissement Ville-Marie \u2022 RAPSIM \u2022 Sécurité du Revenu de Montréal/CLE Ste-Marie \u2022 L'Accueil Bonneau \u2022 CDEC Centre-Sud/Plateau M.-R.août 2005 ____I Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Qc) H2K 2H9 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est L'Espace Internet \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphone : (514) 597-0238 Télécopieur: (514) 597-1544 Courriel : itinéraire (5 itinéraire.ca Site : www.itineraire.ca Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 2 $, 1 î revient directement au camelot Les profits de L'Itinéraire servent à financer les protêts d'entraide.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou demandent des dons, ils ne le font pas pour Lltinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 230.Le Magazine L'Itinaire \u2022 Éditeur: Serge Lareault ¦ Rédactrice en chef: Audrey Coté - Adjoint à la rédaction: Jérôme Savary ¦ Infographiste: Serge Cloutier ¦ Couverture: Serge Cloutier - Photo de couverture: Cassandre Sturbois - Journaliste stagiaire : Régis Coussot \u2022 Révision: André Martin, Jean-Paul Baril.Mariette Éthier Morand, Lorraine Boulais et Hélène Paquet \u2022 Mots croisés: Gaston Pipon ¦ Représentants des camelots: Gabriel Bissonnette, Robert Dion.André Canuei \u2022 Concepteur du site Internet : Serge Cloutier.Drafter.com ¦ Conseillère publicitaire : Renée Larivière \u2022 Imprimeur : Québécor World Lebonlon Le groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Croupe communautaire L Itinéraire, 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada L'Itinéraire est membre de : Association nord-américaine des lournaux de rue A^DA des journaux de rue Actualité Coupe du monde de soccer des sans-abri Édito Globe-trotter d'une semaine à Montréal 6 7 15 Fidèles compagnons d'infortune 17 Entrevue avec Bernard Arcand 18 Macadam en vrac 20-21 Entrevue avec Lara Fabian 24-25 Mots de camelots 14f 27-29 Entrevue avec Nathalie Derome 38-39 Chroniques Monde du travail 9 Cyberltinéraire 15 Chronique de la vraie vie 19 Cinéma 23 Respirer par le nez 32 Prof Lauzon 34 Mots croisés 36 PEE Le Conseil d'administration \u2022 Président: Robert Beaupré - Vice- président: Jean-Paul Baril ¦ Trésorier: Martin Gauthier ¦ Secrétaire: André Martin ¦ Conseillers: Audrey Coté (rep employés), André Canuel, Gabriel Bissonnette (repr camelots) Cylvie Gingras.Sylvie Lauzon L'administration \u2022 Directeur administratif: Serge Lareault - Directrice aux ressources humaines et insertion sociale: Jocelyne Sénécal ¦ Coordonnatrice de l'administration: Claudette Turgeon -Comptabilité: Manon Savaria Distribution \u2022 Agent de développement: Stéphane Lefebvre Le Café sur la rue \u2022 Organisatrice: Pierrette Béchard L'Espace Internet \u2022 Coordonnâtes: Vacant L'Itinéraire est appuyé financièrement par i fs œuvres du cardinal léger O L'Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé L'Itinéraire offre aux personnes bénéficiaires de l'aide sociale des places d'aide-cuisinier (ère) au Café sur la rue dans le cadre de la mesure d'insertion sociale.Vous pouvez aider: ® À la préparation des repas ® Au service à la clientèle Pour participer, vous devez: Être bénéficiaire de l'assistance-emploi ® Être disponible 20 heures par semaine La participation est accompagnée : ® D'une bonification de 120 $ /mois du chèque d'assistance-emploi et, dans certains cas, d'un montant de déplacement.Information: Jocelyne Sénécal, 597-0238 poste 230 Attention aux fraudeurs: personne n'est autorisé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire.DUT NUMEF L'ITINERAIRE Croc-en-jambe à la Jérôme Savary La troisième Coupe du monde de soccer des sans-abri s'est tenue à Edimbourg, en Ecosse, du 20 au 24 juillet dernier.« La Coupe du monde des sans-abri est un croc-en-jambe à la pauvreté dans le monde et modifie l'image défavorable que les gens peuvent avoir des sans-abri », explique Mel Young, cofondateur de l'événement.Un rapport soulignant l'impact social qu'a eu la Coupe du monde 2004 tenue en Suède sur les joueurs indique que la quasi totalité des 204 participants ont trouvé dans cet expérience une nouvelle motivation pour avancer dans la vie.Près d'un tiers d'entre eux ont cessé de consommer de l'alcool ou des drogues.Seize joueurs ont même été recrutés par des équipes professionnelles ou semi professionnelles.Cette année, 32 équipes provenant des cinq continents et rassemblant 250 joueurs ont pris part au tournoi.Au moment d'écrire ces lignes, nous n'en connaissons pas encore les résultats.Quoi qu'il en soit, l'Italie, championne en titre, aura du fil à retordre cette année, car la compétition semble plus relevée que jamais.Certains joueurs sont particulièrement attendus, comme le capitaine de l'équipe du Burundi, surnommé «Zidane» pour sa technique incroyable.Ce projet sportif un peu fou est étroitement lié au Réseau international des journaux de rue, dont L'Itinéraire fait partie.Malheureusement, aucune équipe ne représentera Montréal et L'Itinéraire cette année, mais nous ferons Photo prise lors du match Japon-Slovaquie 2004.peut-être partie de l'aventure en 2006! Pour la deuxième année consécutive, ce sont les Canucks, une équipe ontarienne, qui représenteront le Canada.Des partenaires prestigieux commanditent officiellement cette troisième édition de la Coupe du monde des sans-abri, comme Nike, les Nations Unies et l'Association européenne de soccer (UEFA).Les prestigieuses équipes du Manchester United et du Real Madrid parrainent même leurs équipes nationales dans ce projet de Coupe du monde pas comme les autres.Pour plus de renseignements : www.streetsoccer.org Artistes de la rue Comme les jeunes de la rue, les travailleuses du sexe et les mendiants, les musiciens et bateleurs qui exercent leur métier dans les espaces publics du centre-ville et du Vieux-Montréal sont désormais dans la mire de l'arrondissement Ville-Marie.C'est en tout cas ce que laissaient présager les propositions d'un document produit par l'arrondissement, dont L'Itinéraire a obtenu copie, dans le cadre de la consultation publique relative aux «activités culturelles et commerciales admises dans le domaine public» qui a eu lieu en mai dernier.Qu'arriverait-il si les 500 artistes de la rue, généralement à faible revenu, devaient payer leur permis le double de ce qu'ils paient actuellement pour exercer leur métier?Il y a de fortes chances que plusieurs d'entre eux soient contraints à la mendicité.ou au silence.Bien ficelé, le document signé par les élus de l'arrondissement insiste sur le dynamisme des artistes de la rue, mais propose en revanche que ces artistes paient leur permis plus cher pour que soit mise sur pied une structure d'encadrement des activités artistiques du domaine public.Afin de «préserver l'ordre et la paix», on propose donc de créer une équipe de professionnels responsables des activités artistiques et commerciales de la rue.Pour assumer cette nouvelle dépense de l'arrondissement, les artistes du macadam pourraient bien écoper.Par exemple, le permis, au coût actuel de 1202 par année, passerait à 420$.Pour ceux qui exercent leur métier Place Jacques-Cartier dans le Vieux-Montréal, une somme de 400$ s'ajouterait et hausserait le permis à 820 $.Fait étrange cependant : la superficie du marché aux fleurs de la Place Jacques-Cartier augmenterait de 56%.Se pourrait-il que l'arrondissement applique la règle de deux poids, deux mesures en matière de traitement des commerçants et des artistes?Au moment d'aller sous presse, les représentants de l'arrondissement rejoints par L'Itinéraire ont refusé de commenter sous prétexte que les conclusions du rapport seraient rendues publiques le 2 août.Quelles que soient ces conclusions, les propositions de l'arrondissement permettent de s'interroger sur les intentions des élus par rapport aux personnes marginalisées, dont feront peut-être partie les artistes.Encore une fois, l'étau des pressions commerciales semble se resserrer sur l'espace public.Cessons de faire l'autruche : pour plusieurs, la rue constitue un dernier recours, l'ultime mode de survie.Lorsque l'on parle de 8202 par année pour jouer de la musique sur les trottoirs seulement quelques mois, on met littéralement en péril la survie de ces artistes qui, ultimement, ne pourront pas utiliser cet argent pour se loger.Les artistes de la rue, souvent étudiants, chômeurs ou itinérants, seront-ils contraints à l'illégalité ou à la mendicité?À l'heure où l'arrondissement Ville-Marie parle d'économie sociale, de mixité sociale, ses politiques semblent pourtant aller dans le sens contraire.Encore une fois, les propositions du rapport laissent présager une attaque contre les personnes économiquement plus vulnérables.Lorsque L'Itinéraire s'est rendu à Buenos Aires dans le cadre du Congrès international des journaux de rue en mai dernier, ses représentants ont pu constater que, grâce à une économie alternative et parallèle dans la rue, plusieurs personnes ont survécu à l'effondrement de l'économie argentine en 2001.En ce sens, la rue constitue un lieu de vie et de survie qui doit demeurer en grande partie accessible à la majorité des citoyens, quel que soit leur statut socio-économique.À l'arrondissement Ville-Marie, il appert que l'on mise sur le développement commercial, touristique et sur l'image internationale de la ville, oubliant que les artistes de la rue contribuent activement, eux aussi, à l'animation des rues montréalaises.De plus, comme l'affirme l'artiste Sébastien Croteau , représentant culturel à la Table du Faubourg Saint-Laurent, un artiste ne passe pas directement de son sous-sol à la Place-des-Arts.L'arrondissement Ville-Marie doit reconnaître ces artistes à leur juste valeur et se garder d'en limiter le nombre, notamment par des ruses de nature économique, ce que craignent les représentants d'organismes d'aide aux marginaux et la Guilde des musiciens.À leur appréhension s'ajoute le spectre du règlement adopté en janvier dernier par l'arrondissement contre le joueur de cuiller Cyrille Estève, à la suite de plaintes des dirigeants du magasin Ogilvy de la rue Sainte-Catherine.L'art dans la rue est-il valable uniquement dans la mesure où il est encadré dans une structure officielle, comme celle du Festival international de jazz ou des Francofolies?Alors que la Ville de Montréal dévoilera sa politique culturelle le 29 août prochain, souhaitons que l'arrondissement Ville-Marie réponde en faveur de ses artistes de la rue.Sinon, nous devrons solidairement nous rabattre sur les élections municipales prévues à l'automne.Un grand mera à tous nos donateurs et à nos trois principaux partenaires qui nous ont permis d'acheter et de rénover notre immeuble de trois étages qui est entièrement dédié à la réalisation de projets visant l'aide et l'autonomie des personnes de la rue.Canada Ville-Marie Montréal Affaires municipales et Régions Québec rara \\OÙT 2005 - NUMÉRO 7 l'itinéraire r, En ligne ! EN 2005, RETROUVEZ TOUTE L'INFORMATION SUR VOTRE VIE DE QUARTIER.Lisez l'actualité locale sur Pour une vie citoyenne plus active et mieux informée Présent dans : Mercier - Hochelaga-Maisonneuve Plateau Mont-Royal Rosemont - La Petite-Patrie Villeray - St-Michel - Parc Extension BEN L'Itinéraire est à la recherche de bénévoles pouvant nous aider dans les secteurs suivants: Aide cuisiner(ière), plombier, ouvrier général et Professionnel en pré-impression Pour plus d'information : Jocelyne Sénécal, directrice des ressources humaines, (514) 597-0238, poste 230.Une.ouVlsion monde 83% de noire \\ectorat a une meilleure opinion des entreprises et organismes qui annoncent dans L'Itinéraire.lectrices 50 000 et lecteurs par mois remarquent une publicité socialement responsable Pour une publicité qui compte Notre conseillère publicitaire Renée Larivière 1-866-255-2211 renée lariviereie Cylvie Cingras Chroniqueuse de la rue Camelot Papineau/Fleury D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours adoré lire.J'avais environ trois ans et demi, quatre ans lorsque j'ai lu mon premier livre Le chat botté.J'avais cinq ans lorsque ma mère est venue me reconduire à l'école, en 1 \"\" année.Dieu que j'ai pleuré parce que je m'ennuyais de ma mère! Le lendemain, j'avais une raison supplémentaire de brailler : je savais écrire et je m'ennuyais doublement! Maintenant, je vais faire un petit retour en arrière.Printemps 1964.J'ai sept ans.Ma tante Thérèse m'a abonnée à la bibliothèque Shamrock, située dans la « Petite Italie».Tous les samedis matins, je pars d'un pas guilleret et primesautier jusqu'à la bibliothèque.C'est toute une trotte pour la petite pinotte que je suis.J'entre dans la bibliothèque, je choisis trois livres et je poursuis mon petit bonhomme de chemin.Ce que j'aime le plus des livres usagés, c'est leur odeur.J'ai l'habitude de prendre un livre entre mes mains et de faire battre ses pages, le nez plongé dedans pour en humer l'odeur.C'est peut-être la raison pour laquelle je préfère de loin acheter un livre usagé qu'un livre neuf.Je m'arrête au Snack Bar de grand-papa Deveau, situé à l'angle des rues Casgrain et De Castelneau.Il me donne toujours une friandise.Je poursuis ma route.Arrivée à la maison, j'ai déjà lu un de mes trois bouquins.Réalisant que trois livres par semaine ne me suffisent pas, je passe une partie du samedi à la bibliothèque à la recherche des livres de la comtesse de Ségur (Sophie Rostopchine 1799-1874).C'est d'ailleurs la première collection que j'ai achetée.Pour moi, la bibliothèque est mon sanctuaire.J'adore le silence et les différentes odeurs qui y régnent.J'adore autant écrire que lire.Si une image vaut mille mots, pour moi, un mot valait mille images! Je ne lis pas pour m'évader, mais pour stimuler mon imagination et pour apprendre aussi à mieux écrire parce que pour moi, lire c'est aussi écrire.Au primaire et au secondaire, lorsque venaient les vacances estivales, l'école récompensait ses meilleures élèves en leur remettant des livres comme prix.Je repartais toujours les mains pleines : je nageais en plein bonheur! Je me rappelle très bien qu'en 4e année, je suis rentrée un jour de l'école en pleurant à chaudes larmes.Ma tante me demande ce qui se passe : je lui explique que j'ai obtenu 99% en composition française! Elle me félicite tout en ne comprenant pas.Je lui explique que je suis arrivée.deuxième, d'où mon gros chagrin de petite fille! Ça se peut-pas!!! \u2022c J'ai 10 ans lorsque l'Expo 67 ouvre ses portes.Au début, je visite les pavillons, mais ça ne dure pas longtemps.Je troque le côté «éducatif» de l'Expo 67 pour le côté « récréatif» : le Donald Lautrec Show, à la Place des Nations, tous les vendredis à 19h.Alors que j'assiste à une représentation, une fille de ma classe m'offre un joint de haschich : la révélation! Suite à cette expérience nirvanesque, je troque la lecture pour la musique : The Marnas & The Papas, les Rolling Stones, Cream, Pink Floyd, Janis et Jimi, etc.Mon père ca-po-tait!!! La drogue a pris possession de ma vie pour plus de 20 ans.et les bouquins prennent le bord parce que je suis incapable de me concentrer.Je suis découragée, en fait, surtout très peinée en pensant qu'il fut un temps où j'arrivais à lire de front trois romans (en français et en anglais) ainsi que plusieurs magazines sans mélanger les histoires ni les personnages.Je pouvais discuter de tout : ]'avais une opinion sur tout; je savais presque tout parce que je l'avais lu.J'étais dotée d'une mémoire phénoménale.À l'école, je n'ai jamais ouvert un livre : je n'avais qu'à regarder ce qui était écrit au tableau et les mots imprégnaient ma mémoire.Mon auteur préféré?Hubert Aquin (1929-1977) : dommage qu'en 2002 personne n'ait souligné le 25e anniversaire de son décès en lui rendant hommage pour son inestimable contribution à la littérature québécoise.J'ai deux livres préférés : Soigne ta chute de Flora Balzano et La configuration des imbéciles de Peter Kennedy O'Toole.O'Toole était un écrivain de 28 ans.Après le suicide de ce dernier, sa mère a trouvé le manuscrit de La configuration des imbéciles et un éditeur l'a publié.Le livre de O'Toole n'est disponible qu'en anglais sur Amazone, corn, format de poche.De plus, j'adore les thrillers, les suspenses, les drames policiers et judiciaires et mon auteur préféré est l'américain Jonathan Kellerman.Son œuvre est impressionnante et même si je n'ai lu que quelques-uns de ses livres, ils m'ont littéralement ravie! AOÛT 2005 - NUMÉRO 132 19 L'ITINÉRAIRE MACADAM en ^ L'Accueil Bonneau, bon voisin Au début du mois de mai, un reportage de la radio de Radio-Canada a fait état d'une pétition de voisins de l'Accueil Bonneau demandant la délocalisation de cet organisme.« Les plaintes des résidents des condos voisins concernant l'entretien des environs de l'Accueil Bonneau ont été suivies d'actions positives de notre part», explique Sœur Nicole Fournier, directrice de l'Accueil Bonneau.Cet établissement, qui vient en aide aux sans-abri montréalais, a pu engager, avec l'aide de la Ville, un travailleur de rue qui sensibilise les sans-abri au respect de l'environnement physique et humain.« La Ville entretient aussi mieux les rues et les parcs proches de chez nous », ajoute Sœur Nicole.Les travaux d'un comité formé des gens de l'Accueil, de résidents du secteur et de représentants de la Ville permettent enfin un dépassement des préjugés et une meilleure cohabitation.Prévenir l'analphabétisme La prévention de l'analphabétisme requiert l'intervention de nombreux acteurs.L'édition 2005 de la revue Le Monde alphabétique nous apprend ainsi que les écoles, les parents, les enfants et les groupes qui travaillent dans le domaine de l'alphabétisation doivent collaborer pour que la prévention soit efficace.Le Monde alphabétique propose également une foule d'autres articles portant sur les pratiques en alphabétisation populaire.Procurez-la vous! Pour obtenir un exemplaire : Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec, (514) 523-7762 Les femmes en fête Du 10 au 14 août, FESTIV'ELLES, le Festival international des femmes de Montréal, sera la «célébration socioculturelle de l'émancipation de la femme», selon ses organisatrices.Ce festival rendra hommage aux femmes qui ont été pionnières à leur façon, et ce, par le biais de rencontres avec des femmes exceptionnelles, notamment avec Mireille Dansereau, l'une des pionnières du cinéma québécois, le 10 août au cinéma ON F.Cette deuxième édition du Festival international des femmes de Montréal portera principalement sur le thème du voyage.FESTIV'ELLES prendra son envol avec la soirée «Voyage poétique au féminin », le 11 août au bar Le Saint-Sulpice.Au même endroit, le 12 août, la comédienne Angèle Coutu fera la lecture des récits de voyages des auteures Alexandra David-Néel (1868-1969) et Marguerite Yourcenar (1903-1987).Attaques de boyaux maniaques! Chaque été au Québec, un étrange phénomène se produit : la consommation d'eau potable double systématiquement, semble qu'une des causes principales soit les attaques répétitives des boyaux maniaques! Si votre boyau s'agite à la première apparition de pelouse jaune, méfiez-vous! Un boyau d'arrosage déverse 1000 litres d'eau potable à l'heure, soit l'équivalent de ce que boit une personne en trois ans.En présence d'une ABM, le propriétaire du boyau atteint, ou tout autre personne en contact, est invité à remplacer l'instrument par un système d'arrosage goutte à goutte ou un boyau poreux pour l'arrosage des pelouses, et à recourir au balai, qui s'avère fort efficace pour nettoyer les cours arrières et les trottoirs.(Source : RÉSEAU environnement) J «m- ' ])^10^1lr^o^200S wvM.lesellesielaculiure.com Le 13, le festival convie le public à prendre part à une nouvelle activité extérieure, « Montréal au féminin ».Il s'agit d'un circuit thématique sur les «Elles de Montréal» mis sur pied en collaboration avec l'organisme culturel LAutre Montréal.Pour réserver votre place pour les « Elles de Montréal » ou toute autre activité du Festival, appelez le 740-8629 ou écrivez à festivelles@lesellesdelaculture.com Pour plus de renseignements : www.lesellesdelaculture.com L'ITINÉRAIRE 20 NUMÉRO 132 - AOUT 2005 Aider la relève artistique Mon accès à la scène, concours relié aux arts de la scène, mise sur le talent artistique des jeunes résidants de l'arrondissement Villeray \u2014 Saint-Michel - Parc-Extension.«Ce projet n'inclut pas seulement des bourses, il y a aussi un effort pour accompagner l'artiste à poursuivre son projet», indique Yves Agoun, conseiller aux projets culturels à la Ville de Montréal.Des bourses totalisent 10 000 $ pour la réalisation, la production et la diffusion des projets culturels gagnants du concours, et les lauréats pourront présenter leur spectacle à la maison de la culture de Villeray -Saint-Michel - Parc-Extension en novembre prochain.Le Cirque du Soleil et la Fondation du maire de Montréal pour la jeunesse sont également partenaires dans ce projet.« Le Cirque du Soleil veut soutenir le talent des jeunes artistes résidant dans l'arrondissement», insiste Martin Bundock, conseiller principal du Cirque du Soleil.Comment s'inscrire?Les personnes intéressées par ce concours ont jusqu'au 16 septembre 2005 pour soumettre leur projet, en communiquant avec Yves Agouri, au (514) 872-8869 ou à yves_agouri@ville.montreal.qc.ca.De gauche à droite: Mary Deros, conseillère du district de Parc-Extension .Nicolas Morand, directeur, services et développement des affaires de la Fondation du maire de Montréal pour la jeunesse, Martin Bundock, conseiller principal, Cirque du soleil ,Lara Hurni, lauréat 2004, Montréal Kabaret, Paolo V.Tamburello, maire d'arrondissement de Villeray-St-Michel-Parc Extension, Marc-André Girard, lauréat 2004, Théâtre du Pylône, Benoit Sari, lauréat 2004, Montréal Kabaret, Anie Samson, conseillère du district de Jarry, Sylvain Lachance, conseiller du district de Villeray.Héroïne thérapeutique à Montréal Depuis le mois de juin, des héroïnomanes montréalais ont accès à des injections d'héroïne sous supervision médicale, dans le cadre du projet Naomi, un programme canadien de recherche unique en Amérique du Nord, auquel sont associés le CHUM et le Centre de recherche et d'aide pour narcomanes.Le projet Naomi a pour objectif d'évaluer l'efficacité de la prescription d'héroïne par rapport à la methadone.Ainsi, la moitié des participants au projet recevra de la methadone pendant un an, alors que l'autre se verra prescrire de l'héroïne, puis les résultats seront comparés.Selon les responsables de cette recherche, les héroïnomanes qui reçoivent gratuitement des injections d'héroïne auraient plus de chances de s'en sortir parce qu'ils n'ont pas à voler ou à se prostituer pour se procurer de la drogue.L'équipe du projet Naomi recherche environ 100 personnes pour mener ces études.Si vous êtes intéressés, appelez le (514) 890-8360.Écarter les barreaux Des motocyclistes partiront de la Place Versailles pour se rendre au Centre jeunesse de l'Outaouais, à Gatineau, le 14 août prochain à 9h, pour y rencontrer des jeunes en milieu carcéral qui sont en processus de réhabilitation.Cet événement est organisé conjointement par la Fondation québécoise pour les jeunes contrevenants et par l'Alliance motocycliste métropolitaine.Il y a quelques mois, la fille de Claude Laroche (le « Mononc' » de la série Les Bougon) a mis sur pied un programme pour aider des jeunes à sortir de leur gang de rue, dans le quartier Petite Patrie.La Fondation québécoise pour les jeunes contrevenants, qui soutient son projet, avait alors besoin d'un porte-parole.rôle que «Mononc' Claude Laroche» a accepté d'endosser.Pour encourager ces jeunes dans leur cheminement, la Fondation leur accorde des prix et des bourses lorsqu'ils réussissent leur réhabilitation.La Fondation est là pour reconnaître leurs efforts, leur apporter un soutien humain et financier au besoin.Les jeunes contrevenants se sont souvent fait voler leur enfance à cause de leur milieu familial, du quartier où ils habitent ou du milieu criminel qui a abusé d'eux.S'ils ne sont pas soutenus, ils risquent de retomber dans la délinquance et dans l'abus sexuel, comme la prostitution juvénile.qui implique autant la jeune fille de 13 ou 14 ans que le «pimp» de 14 ou 15 ans qui l'exploite.Pour plus d'informations ou pour leur venir en aide : Fondation québécoise pour les jeunes contrevenants : Tel : (514) 648-5858, courriel : fondationjc@qc.aira.com (Josée Louise, journaliste de la rue) AOUT 2005 - NUMERO 13: 21 l'itinéraire r Radio Ville-Marie *ve ôt&sticrtx ^i^n-odee ôcct- Lev vie Une programmation diversifiée et captivante 91,3 fm Montréal 30,3 fm Sherbrooke 24 heures à l'écoute de la vie 140 émissions par semaine 110 animateurs et chroniqueurs 150,000 auditeurs en quête de musique de qualité, de réflexion et de partage 30 organismes communautaires participants éclairer, divertir, informer, contribuer au progrès humain, social, culturel et spirituel Dans un monde en changement, Radio Ville-Marie une voix réconfortante qui fait chaud au coeur 1-877-668-6601 -/Ce^efc à, L'éoo-ecte,! - (514)382-3913 Radio Ville-Marie est récipiendaire du prix international Agnellus Andrew Pour obtenir l'horaire détaillé : Radio Ville-Marie 505 ave.du Mont-Cassin, Montréal, Québec H3L 1W7 Tél.: (514) 382-3913 Télécopieur : (514) 858-0965 Sans frais : 1 877 668-6601 Internet : www.radiovm.com gn.courriel : r,ira@rariinvm.r,nm l \".^i» Faits l'un pour l'autre Forfait illico télé numérique et Internet haute vitesse Avec le forfait duo Vidéotron, profitez d'illico télé numérique et d'Internet haute vitesse pour seulement 76,95 $/mois.Pas étonnant, ils partagent le même fil conducteur : le câble.Ils ont tellement en commun qu'ils figurent sur le même relevé mensuel.Un rabais de 33 > Installation gratuite* > Modem câble en location gratuite* > Câble classique sur vos autres télés inclus** 1 88-VIDEOTRON videotron.com VIDÉOTRON H QUEBECOR MEDIA Le pouvoir infini du câble \" Celte offre s'adresse aux clients résidentiels de Vidéotron abonnés à la télé numérique de Vidéotron (forfait Télémax minimum) et au service Internet haute vitesse, avec un engagement de 12 mois.D'autres combinaisons sont aussi disponibles.Là où la technologie le permet.Les services, conditions et larils peuvent varier selon les régions et sont modifiables sans préavis.Taxes en sus.Certaines conditions s'appliquent.\" Installation des prises additionnelles en sus.L'ITINÉRAIRE 22 JUMERC AOUT 2C Pierre Goupil Camelot, chroniqueur de la rue et cinéaste indépendant Analphabète de la quincaillerie moderne Depuis 1985, et de plus en plus intensément, la face du cinéma a complètement changé.Un changement aussi important que celui provoqué jadis par la naissance de l'imprimerie.Le sociologue et visionnaire McLuhan avait raison : nous vivons depuis l'Internet dans un village global où des outils informatiques, des caméras vidéo de plus en plus miniaturisées, accessibles et performantes, le DVD.amènent une démocratisation réelle du cinéma (entre autres) qu'il ne faut pas négliger.Il est possible dorénavant à un individu relativement talentueux de faire seul un film.Il peut ensuite le proposer sur le net, le visionner dans une salle équipée d'un projecteur vidéo (pensons au diffuseur alternatif REZO, ici, au Québec), le projeter dans son salon (le cinéma maison).Toutefois, en cinéma comme en littérature, ou dans tout autre art, pour 5% de création pertinente, 95% des productions sont insignifiantes.Cinéma Ne boudons pas cette révolution technologique, mais soyons attentifs aux problèmes éthiques et esthétiques que la rapidité à tout prix n'élude pas.Il convient aussi de différencier les outils de travail des jouets, les caméras de surveillance de celles qui permettent de filmer des archives ou de tourner un film.Moi qui aimais tant le montage cinématographique en 16mm, je me retrouve analphabète devant la quincaillerie moderne.Je ne trouve pas de plaisir à pitonner alors que j'en avais tant à couper un segment de film, le coller à un autre avec du ruban transparent, les suspendre sur un «chutier», enrouler et identifier les images et les sons.Concevoir un premier assemblage, réfléchir, noter.Je sais bien, je parais technophobe puisque vous faites tout ça en pitonnant.Vous faites tout en pitonnant ! C'est à moi, dinosaure, de prendre le tournant actuel et non pas d'exiger de mes contemporains qu'ils s'adaptent à la façon traditionnelle de faire.Ah, si vous saviez le plaisir que l'on ressent à travailler sur une table de montage plutôt qu'avec un ordinateur ! Fleurs de ruelle Animations pour les enfants, découverte de talents locaux, « ciné-ruelle », épluchette de blé d'Inde, repas de quartier, fête foraine.toutes ces activités gratuites se retrouvent cet été dans les ruelles et les parcs du quartier Sainte-Marie, à Montréal.Pour une 4ème année, les résidants du quartier, petits et grands, pourront en profiter.Même l'Office national du film participe au projet Nos parcs, nos ruelles en proposant des «ciné-ruelles» : des projections de films dans les ruelles de Sainte-Marie.Ce projet d'activités urbaines est le résultat d'une initiative du Groupe d'intervention Sainte-Marie (GISM) ji recherche aussi des bénévoles désirant s'impliquer dans ces activités festives.Détail des activités et informations 522-2280, poste 105 ou tandem.vm@qc.aira.ca AOUT' 2005 \u2022 NUMERO 23 L'ITINÉRAIRE Sans compromis Gabriel Bissonnette Journaliste de la rue Devant moi, une femme sereine, épanouie et d'une grande beauté, qui cache une certaine fébrilité.Lara Crokaert de son vrai nom, mais ici et partout dans le monde, nous la connaissons beaucoup mieux sous le nom de Lara Fabian.En paix avec elle-même, elle m'apparaît comme délivrée d'un combat, maintenant sans compromis.Arrivée au Québec en 1991, la chanteuse d'origine belge a littéralement fait craquer les Québécois.La lune de miel se poursuit et Lara Fabian nous revient à « 9 », titre de son nouvel album.«Je me sens comme une femme de 35 ans, tout simplement.Dans une zone de confort, avec une façon de vivre sa musique et de l'interpréter différemment.J'accepte ma fragilité et les doutes.» Je fais remarquer à Lara que son album précédent s'intitulait « Nu » et que c'est plutôt sur la pochette de « 9 » qu'elle se retrouve nue! Elle n'a rien à cacher?«Si, d'ailleurs même nue, vous ne voyez rien! », me lance-t-elle en éclatant de rire.En écoutant très attentivement ses trois performances lors du lancement, avec notamment la pièce Un ave maria accompagnée de son pianiste et de son guitariste, j'ai été frappé par une Lara très saine et mature.«C'est comme une sorte d'épanouissement à travers un détachement, c'est cette façon de lâcher prise qui m'a permis d'être dans cet état et d'envisager la musique autrement.» Une vieille connaissance !?! Au cours de l'entrevue, je me rappelle avoir rencontré Lara dans la rue au début de sa carrière, au printemps 95.Elle était accompagnée de sa mère et m'avait tout simplement présenté celle-ci comme si j'étais un ami.Cet événement m'avait marqué et je lui ai demandé si elle se rappelait m'avoir encouragé à cette époque.À ma grande surprise, elle me répond : «Absolument! Je me souviens de vous.Je vous ai reconnu effectivement : c'était en sortant du cinéma je crois, rue St-Denis.» Et vlan! Mon Gabriel de rester bouche bée pendant quelques secondes.L'ITINÉRAIRE 24 NUMÉRO 132 - AOÛT 2005 Lorsque je demande à Lara si elle est proche des personnes de la rue, elle me dit tout simplement: «Bien sûr.Je suis proche des gens.Point! Qu'ils soient dans la rue ou non et à la limite, dans certains cas je sais que c'est un choix.» La belle chanteuse a d'ailleurs écrit une chanson intitulée L'homme qui n'avait pas de maison.«Alors que je tournais le vidéoclip de la chanson J'y crois encore, dans le Vieux-Montréal, un itinérant m'a dit: «Écriras-tu un jour une chanson sur nous?Promets-le moi ! » Ça m'a vraiment touché et je lui ai promis.Ensuite, il m'a demandé que la chanson ne soit pas triste.Spontanément, la chanteuse refait surface et me chante un petit extrait.«L'homme qui n'avait pas de maison, nous raconte tout plein d'histoires/ S'il avait perdu la raison, il n'avait pas perdu la mémoire/ L'homme qui n'avait pas de maison/ avait toujours un beau sourire/ un grand sourire qui en disait long/ quand ceux qui parlent n'ont rien à dire.» Je craque pour l'authenticité et la sensibilité de Lara.Et puis, le petit camelot que je suis n'en revient toujours pas qu'elle se soit souvenue de lui.Au plaisir de te croiser à nouveau sur le macadam de la rue Saint-Denis, ma très belle Lara ! Culture urbaine en fête Régis Coussot Journaliste stagiaire Parmi les moins connus des festivals d'été de Montréal, le Festival d'expression de la rue est certainement celui qui est le plus proche de la culture urbaine.Du 23 au 25 août prochain, les jeunes de la rue feront étalage de leur culture en plein cœur du centre-ville.Organisée par le Collectif des Pairs-Aidants, la neuvième édition du festival aura pour thème «Vivement les cultures alternatives» et se déroulera à la Place Pasteur, sur Saint-Denis entre la rue Sainte-Catherine et le boulevard de Maisonneuve.Des jeunes de la rue s'exprimeront sur le thème de la reconnaissance d'une marginalité et des cultures dites underground, en utilisant le tag, le cirque et diverses expositions d'art.Le 23 août, la Journée d'expression libre sera consacrée à la reconnaissance des talents artistiques des jeunes de la rue.On pourra aussi assister à des spectacles en plein air : il y aura notamment une soirée multiculturelle le 24 août, regroupant des concerts de hip-hop, de reggae et rythm'n'blues, ainsi qu'une soirée punk le 25.« L'objectif est de promouvoir et de valoriser les jeunes de la rue par le biais de la culture », souligne Johanne Tessier, coordonnatrice du Collectif des Pairs-Aidants.Par ailleurs, et pour la première fois cette année, le festival prendra la forme d'un grand forum d'éducation populaire.Des sujets touchant le monde marginalisé et les problèmes de la Les Œuvres de la Maison du Père 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 Centre d'accueil pour hommes de 25 ans et plus.L'Institut de pastorale des Dominicains un centre universitaire à taille humaine un lieu de formation permanente à la foi chrétienne 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Que) H3T 1B6 Tél.: (514) 739-3223 Téléc.: (514) 739-1664 Courriel : secretariat@ipastorale.org Site Internet : www.institutdepastorale.org Daggy, jeune artiste de la rue rue seront abordés en ateliers.On y discutera logement, cohabitation, expression libre, défense des droits ou encore profilage racial.«Il est important de favoriser l'exercice de la citoyenneté des jeunes en développant un sentiment d'appartenance et une estime de soi.On a le souci d'effectuer un rapprochement entre toutes les parties de la société et de favoriser la communication», précise Johanne Tessier.Le Collectif des Pairs-Aidants, qui regroupe des ex-jeunes de la rue, espère aussi sensibiliser les habitants du centre-ville aux réalités des marginaux, qui se retrouvent chaque année plus nombreux à profiter de l'occasion pour exercer leurs talents.427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y IJ4 Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-TOI9 Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit.Ira qui résous lous les problèmes, loi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but.toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait, loi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout el te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi.même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec loi dans la gloire étemelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que Mitre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.CD L'ITINÉRAIRE 26 NUMÉRO 132 - AOÛT 2005 DE CAMELO Jean-Marc Boiteau La santé mentale.l'affaire du communautaire Les agents d'accueil qui oeuvrent dans les organismes communautaires et de charité ne sont plus de simples pourvoyeurs de services communautaires.Amenés à référer de nombreuses personnes vers des services d'écoute et de santé, ces agents d'accueil sont en fait de véritables agents de première ligne.Les employés des organismes communautaires remplissent également en partie cette fonction de première référence aux personnes en détresse physique ou psychologique.Nous nous trouvons ainsi face à une nouvelle réalité.Ce sont les organismes communautaires et de chanté qui sont amenés à combler les carences du système de santé.De fait, il devient évident que le gouvernement a l'intention de se départir d'intervenants Daniel Grady Camelot, métro Cuy-Concordia spécialisés au profit d'un personnel à l'expertise moins reconnue et, surtout, au salaire beaucoup plus modeste.Résultat : - des intervenants moins coûteux - de nouveaux préposés non syndiqués - un mandat indûment octroyé aux organismes sociaux À quand des subventions proportionnelles aux responsabilités accrues des organismes?Concernant ma chronique du mois de juillet traitant de la déresponsabilisation par une désinstitutionalisation expéditive, je tiens à mentionner qu'en dépit du travail consciencieux des travailleurs sociaux, il est impossible pour ces derniers d'obliger un individu en crise de prendre ses médicaments ou de suivre une thérapie sans son consentement explicite, selon la Loi sur la protection du citoyen.Selon moi, cette situation entraîne des actes et des comportements agressifs et regrettables en société.Hector Daigle Camelot, métro Pie-IX Debout camelots! Il faut se tenir debout.Je veux passer un message d'espoir et d'amour.Je pense que l'on a tous un choix à faire par rapport à notre chemin de vie.Même si le parcours de chacun est unique, toutes les destinées finissent par se rencontrer, comme les ruisseaux rejoignent la mer.C'est à chacun des camelots de se prendre en main, car on a tous la même chance de pouvoir s'en sortir avec les petits moyens que nous offre le journal L'Itinéraire.Bien faire son travail, c'est aider les autres.Il est important de vendre le journal et de le faire connaître au plus grand nombre de lecteurs.Il est indispensable de lire L'Itinéraire et de prendre connaissance de son contenu, car il nous donne des informations souvent positives.Plutôt que de désigner les camelots comme des victimes, notre magazine nous motive et nous tire vers le haut.L'Itinéraire n'est pas une formule magique qui sauve tout le monde à tous les coups, mais ce journal nous aide à nous raccrocher à quelque chose de solide et de positif.Mon rôle, en plus de vendre un maximum de journaux, est surtout d'aller à votre rencontre pour vous faire connaître le but de notre organisme et de vous aider parfois dans votre quotidien.Vous nous aidez aussi beaucoup à aller de l'avant et je vous en remercie.Je voudrais tellement que vous compreniez le rôle des camelots.Être camelot, c'est essayer de s'en sortir et d'aider les autres à faire de même.Au métro, je suis toujours disponible pour partager avec les autres.Je pense que depuis que je fais ce travail, j'ai fait des heureux.Je suis fier de moi et aussi de vous, car vous m'aidez à réaliser de belles choses.Je reste toujours à votre service.The love of painting Hello, I am a new salesman for L'Itinéraire.I have been working as a \"camelot\" for four months now.I heard about L'Itinéraire when I was at the Saint-James United Church and I decided to take a chance with this streetpaper.I am getting work experience and learning how to deal with people.There seems to be a lot of nice people on the street because they buy the paper, especially the French speaking people.I want you to know that I started painting at \"Saint-James\" almost a year ago and I like it a lot.I am painting with a teacher around seven times a month.The picture you can see besides my writing is called \"The lizard king\" and is inspired by my love of music.This music is very mystic.mystical and psychedelic.This painting is my first painting that was on an art exhibition near the Old-Montreal Youville Square on April 28th.I realized the positive impact that creating arts can have on my life.It gives me something to do instead of bopping around.It also gives me a positive attitude and positive outlook.Something different from normal stuff that we do in every day life.I look forward to the future and selling L'Itinéraire.AOUT 2005 ¦ NUMERO K 27 L'ITINÉRAIRE DE CAMELOTS Albert Crandmaison Camelot, Jeanne-Mance/ Ste-Catherine Welcome tourists! J'espère que les beaux jours du mois d'août vous inciteront à continuer à encourager les camelots du centre-ville.In August, I see a lot of tourists and I speak many languages as English, Arabic, Greek, Italian and Yiddish! Ce n'est pas toujours facile avec les touristes qui ne connaissent pas le journal L'Itinéraire.I appreciate very much all people coming from outside, especially those who buy the paper because it helps the poor people of Montreal.Comme je l'ai écrit en anglais, j'apprécie beaucoup les gens qui viennent de partout dans le monde, et particulièrement ceux qui achètent le journal, car ils aident ainsi les personnes démunies de Montréal.Thank you very much for buying the paper and happy holidays! Pierre Goupil Camelot, Masson/7e avenue (en face de la SAQ) Spécialiste de rien Je ne suis spécialiste de rien.Les cinéastes réalisateurs, sauf exception, sont des généralistes.Je me souviens d'une discussion à ce propos avec mon ami Pierre Bastien, cinéaste indépendant devenu pour un temps réalisateur à la télévision.Les spécialistes bouffent de leur spécialisation.Ils travaillent sur des sujets pointus 15 heures sur 24.Le plus proche contact que j'ai eu avec la spécialisation a été comme monteur en cinéma de 1975 à 1985 ou collectionneur de « comics » et de comix (BD underground américaines) de 1968 à 1982.Tiens, en farfouillant dans mes papiers, une citation que j'avais notée pour un film encore à venir : «L'homme dyonisien est incapable de ne point comprendre une suggestion quelconque, il ne laisse échapper aucune marque d'émotion, il a au plus haut degré l'instinct compréhensif et divinatoire, comme il possède au plus haut degré l'art de communiquer avec les autres.Il sait revêtir toutes les enveloppes, toutes les émotions, il se transforme sans cesse.» Une citation de Nietzsche dans Le crépuscule des idoles.Mon ami Patrick Straram « le Bison ravi » (1934-1988) était dionysien et c'est sous son influence que je le suis devenu plus encore, non pas en faisant le singe, mais parce que je me retrouvais là-dedans.Ça me parlait et me parle encore profondément, même si je ne suis le spécialiste ni de Straram, ni de Nietzsche.J'ai un tempérament artistique avec ce que ça implique dans mon cas d'épicurien et de dionysien, même au risque d'être désorganisé, paresseux intellectuellement, tel un bon généraliste et communicateur! Allez, j'essaierai de faire mieux dans un prochain mot de camelot.Portez-vous bien ! Lucie Hamel Camelot, SAQ Mont-Royal / Papineau Faire une bonne action Bonjour à vous tous, j'espère que vous passez un bel été et que vous ramassez de beaux souvenirs pour les jours moins cléments.J'écris mes mots de camelot très à l'avance et en date du 15 juin, j'ai déjà ramassé quelques souvenirs.D'abord, j'ai reçu la visite de Jacqueline, qui est professeur.Elle était tout heureuse de connaître les joies de la campagne et elle est venue éclairer ma journée de son beau sourire.Puis, il y a ces gens de Halifax en visite à Montréal et ceux qui demeurent tout près sur le Plateau et qui viennent passer quelques instants sur LE banc pour s'y reposer en parlant surtout de voyages, de vacances et de plaisirs.Dans un autre ordre d'idées, j'aimerais remercier l'équipe de la Pastorale de l'Oratoire St-Joseph, qui passe nous voir tous les vendredis soirs du printemps et qui sillonne les grandes artères de la ville pour venir jaser en nous réconfortant.Ces personnes nous restaurent avec leurs gâteries et leur bonne soupe maison.En écoutant l'émission Caféine ce matin, l'animatrice Chantai Lacroix nous a fait part d'une nouvelle émission qui prendra l'affiche dès l'automne prochain.Elle nous disait que le concept de l'émission avait germé à la suite d'une bonne action qu'elle avait faite : elle avait aidé une dame âgée qui avait cassé ses lunettes à retourner chez elle.À chaque émission, elle invitera donc deux personnes qui ont fait une bonne action envers deux autres personnes.Je trouve que c'est une excellente idée et j'ai hâte de voir la belle chaîne humaine à l'action! Cela nous fera peut-être oublier, pour quelques instants, toutes les vicissitudes de la vie politique, les commissions de toutes sortes et les grèves.Merci à Chantai Lacroix pour son humanisme.Je lui souhaite les meilleures chances avec cette nouvelle émission.À bientôt tout le monde et profitez bien encore de vos vacances.l'itinéraire 28 NUMERO 132 - AOÛT 2005 Joël Jobin Camelot, Mont-Royal/Brébeuf Croire en son potentiel Je m'apprête à écrire sur l'estime de moi, un peu sous le poids de devoir être parfait, en harmonie avec moi-même et les autres, etc.Hey! Va-t-en, espèce de perfectionnisme inhibiteur de l'expression de ma vraie personnalité! Me voici tout cru! Je m'accroche trop à l'approbation du regard des gens pour ce que je veux faire et surtout à l'approbation venant des gens ayant une autorité morale (parents, patron, responsables d'une maison).Car toute cette quête d'approbation m'empêche de vivre, d'être moi-même, et donc d'avoir une estime de moi forte et saine! Comment alors me libérer de ces barrières qui font mon enfer?Oui, crier qui je suis et chanter avec ce qui m'habite.pas évident.Je veux devenir libre des dépendances malsaines avec les autres pour pouvoir mieux m'exprimer, respirer, être un adulte autonome capable de se tenir sur ses deux pattes.Mais c'est un chemin fait d'acceptation de soi à chaque instant, une route avec des décisions à prendre et à assumer, des erreurs à se pardonner, des efforts à faire.Enfin, je désire garder l'espoir en la vie, à travers toutes les épreuves! L'estime de soi, c'est croire en son potentiel intrinsèque qui dort au fond et qui n'attend qu'une petite reconnaissance! L'estime personnelle nous aidera à croire en ceux qui ont aussi des épreuves, des soifs uniques.mais nous vivons tous sur la même planète, comme me disait Yolande, une mère de famille de quatre enfants.Nous sommes tous uniques, nous voulons être écoutés dans notre différence et être reconnus.Mais pour cela, dit-elle, il faut essayer d'écouter l'autre comme on voudrait être écouté.Merci de m'avoir appris aussi qu'il est important de prendre du temps pour soi.Bonne route avec vous-mêmes et les autres! Votre camelot chanteur.Gilles Bélanger Camelot, Complexe Desjardins /Guy Favreau, Jeanne-Mance/René-Lévesque Un bel été Récemment, j'ai remis la main sur un texte qu'un client fidèle nous avait adressé, à mon ami Albert et à moi.Il écrivait alors qu'il nous trouvait très braves d'affronter des conditions climatiques parfois difficiles.Selon lui, Albert et moi sommes l'essence même de ce que tout être humain devrait être : courageux, simples et sincères! Nous sommes très reconnaissants de sa gentillesse.En ce moment, nous ne sommes pas les seuls à braver la météo, car de nombreux employés du gouvernement, affiliés au Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), manifestent sur René-Lévesque et à la Place Desjardins.Je leur souhaite que les choses se règlent le plus tôt possible et qu'ils retournent à leur travail dans les meilleures conditions possibles et en pleine forme.À mes lecteurs, je souhaite de revenir en pleine santé de leurs vacances.Je continue à vendre le journal le sourire aux lèvres et le regard plein d'amitié pour mes clients.Josée Louise Camelot, Ste-Catherine josee.louise@itineraire.ca Sur la Terre Sur la Terre, il y a les mers, Il y a les fleuves et les océans Et partout tu sentiras le vent (le vent) Il nous porte, nous amène Et fait bouger les cerfs-volants Des enfants qui s'amusent gaiement (gaiement) Il y a tant de pollution Sur la terre de nos pères Si nous la protégeons Pour les autres générations Si nous voulons y survivre Nous devons vite agir Il y a tant à faire Pour notre belle Terre Sur les montagnes, dans les champs, Il y a les forêts et les papillons Qui transforment les monoxydes de carbone (oh yeah!) En air pur pour la nature Et pour que la vie perdure En s'épanouissant librement (han, han!) Il y a tant de pollution Sur la terre de nos mères Si nous la protégeons Pour notre évolution Si nous voulons y survivre Nous devons vite agir Il y a tant à faire Pour sauver notre Terre Bridge couplet Il y a tant de pollution Sur la terre de nos enfants Si nous la protégeons C'est la seule solution Si nous voulons qu'ils survivent Nous devons vite agir Il y a tant à faire Pour sauver ce qu'il reste de leur Terre Paroles et musique : Josée Louise AOÛT 2005 - NUMÉRO 132 29 L'ITINÉRAIRE Michel Brûlé L'écrivain qui voulait publier Audrey Coté Enfant terrible de l'édition pour les uns, marginal génial pour les autres, l'éditeur des Intouchables délie les langues et ne connaît pas l'indifférence.Et pour comble, Michel Brûlé a du succès.Les médias l'aiment et.il aime les médias.« Je dérange, car je publie des livres engagés et percutants.En plus, je suis très terre-à-terre et je mise beaucoup sur le marketing et les médias », affirme spontanément l'éditeur qui a pignon sur l'avenue Mont-Royal.De toute évidence, Michel Brûlé n'était pas une tête brûlée.Déterminé et ambitieux, malgré plusieurs refus de subventions de démarrage, il est aujourd'hui l'un des plus prospères éditeurs québécois.« Chaque livre que je publie se vend à au moins 5000 exemplaires.Quand on sait qu'au Québec, un livre vendu à 2000 exemplaires est considéré comme un best-seller, il n'y a aucun doute que les livres publiés au Intouchables intéressent le public», affirme M.Brûlé.Amant de la littérature, l'éditeur des Intouchables connaît aussi le labeur du métier d'écrivain.C'est avec la plus grande fierté qu'il parle de son premier roman L'enfant qui voulait dormir, publié aux éditions Grasset en France.Le polyglotte en lui (il maîtrise six langues) se réjouit d'avoir déjà vendu les droits en 12 langues.Pourtant, le parcours d'écrivain qui l'a mené à l'édition n'a pas été sans embûches : « Lorsque je présentais mes manuscrits aux éditeurs, ils refusaient de me publier.J'ai alors débuté en publiant à compte d'auteur », se rappelle-t-il.En 1990, il publie donc Le Manifeste des Intouchables, sorte de « refus global » de sa génération, qu'il vend lui-même dans la rue et dans le métro : « Je trouvais qu'il n'y avait pas vraiment de place pour les jeunes écrivains et j'étais convaincu que je réussirais à avoir ma maison d'édition pour nous faire valoir.» Les publications des Intouchables sont percutantes et passent rarement inaperçues dans les médias.Michel Brûlé sait vendre ses livres - ce que lui envient d'ailleurs beaucoup d'éditeurs - et dit n'avoir rien perdu du feu sacré des débuts.Rien perdu de son engagement et de sa volonté de mettre en lumière les discours occultés et dérangeants : «Je me sens un peu comme le chien de garde des médias face à l'uniformisation du discours.Lorsque l'on provoque, les médias suivent.» Selon l'éditeur, la vente de livres rime souvent avec la bousculade des consensus et des idées reçues.Il faut faire parler, intriguer et surtout déranger.Parmi les best-sellers de sa maison d'édition, mentionnons notamment Le cœur au beurre noir, les confessions choc des soeurs Hilton, victimes d'abus sexuels de la part de leur père, célèbre boxeur.Transparent, l'éditeur n'est pas du genre à cacher L'ITINÉRAIRE 30 « Je me sens un peu comme le chien de garde des médias face à l'uniformisation du discours.Lorsque Ton provoque, les médias suivent.» l'importance des objectifs lucratifs : «Je publie ce qui se vend, ce qui intéresse les gens : le sport, le sensationnel, la santé, l'histoire d'un tueur à gage des Hells, etc.» À l'heure du tout-à-l'image, l'éditeur a le flair de dénicher les ouvrages «vendeurs».Mais ce sens aigu du marketing ne l'empêche pas de demeurer sensible aux discours porteurs de changement social.Par exemple, il a été le premier éditeur à publier un ouvrage traitant du café équitable.Peu matérialiste, Michel Brûlé se passionne pour l'apprentissage des langues, les voyages et cultive des ambitions seulement pour les prochains ouvrages à publier: «Au fond, ce qui m'intéresse vraiment dans la vie, c'est de participer au changement des choses par la littérature.À part ça, j'aime le bon scotch, j'ai pas de char et ne rêve pas de m'acheter une Jaguar.Je me déplace en vélo, libre et heureux.» 1 un:,'.UfiH L'Accueil Bonneau a besoin de bénévoles tous les lundis et vendredis de l'été pour faire la préparation et le service du repas du midi.Les personnes intéressées doivent se présenter à compter de 8 h et peuvent quitter entre 13 h et 15 h 30.On demande Sœur Monique Picard au 514.845.3906 X IT SOLUTIONS de la page 36 voir détails en page 10 31 L'ITINÉRAIRE Du vert sur les murs Jean-Philippe Pleau jppleau@videotron.ca Les voitures et les entreprises polluent, certes, mais les bâtiments aussi, par l'utilisation de certains matériaux notamment.Vous ne le saviez pas ?Alors, peut-être ignorez-vous ce qu'est l'architecture verte, une façon responsable de faire de la construction.Quelques-uns pourraient être tentés d'y voir la renaissance du mouvement hippie.Pourtant, il n'en est rien.«C'est tout simplement une façon de construire des bâtiments tout en respectant l'environnement», explique Bernard Olivier, architecte à l'Office de l'éclectisme urbain et fonctionnel (l'ŒUF), une firme d'architecture à Montréal.Pour ce faire, les constructions vertes utilisent des matériaux recyclés dans leur conception.Cela permet de réduire la surfabrication de matériel.D'autres se servent plutôt de l'énergie thermique (énergie de la terre) ou solaire pour chauffer et climatiser l'édifice afin de respecter davantage l'environnement.À Montréal, l'une des figures de proue de ce mouvement est le magasin Mountain Equipment Coop, situé dans le marché central.L'entreprise, qui affiche une philosophie d'affaire peu orthodoxe par ses politiques de développement durable, utilise notamment l'eau de pluie pour alimenter ses toilettes.Mais, l'idée de construire vert ne fait pas l'affaire de tous.« Mon foreman [contremaître] est totalement contre cette façon de faire», lance Numa Forest, ébéniste-charpentier associé au projet de construction domiciliaire d'architecture verte nommé Benny Farm situé sur le boulevard Cavendish, à Montréal.« La raison est simple : il trouve que ça coûte trop cher».L'architecture verte nécessite effectivement de 5 % à 10 °/o de temps et d'argent supplémentaires, indique le Ministère québécois du développement durable, de l'environnement et des parcs.En échange, les coûts pour le chauffage ou l'éclairage sont environ 15 °/o moins élevés pour ce type de bâtiments.Le système de chauffage géothermique de la coopérative de plein air Mountain Equipment Coop, à Montréal, fonctionne avec des pompes reliées à 12 puits de 175 mètres de profondeur pour en extraire la chaleur.L'ITINERAIRE 32 Et ce n'est pas le seul avantage.En effet, le ministère parle plus largement d'une volonté de préserver la planète en s'adonnant à l'architecture verte.Aussi, il en souligne l'apport bénéfique sur la santé physique et psychologique des habitants par l'offre, entre autres, d'une meilleure qualité d'air intérieur et de nombreux puits de lumière.Or, « le problème est que l'on construit actuellement de manière à réduire au minimum les coûts initiaux de fabrication.La qualité et la durabilité sont alors négligées au profit de la rentabilité à court terme », croit Bernard Olivier.Pourtant, une bâtisse verte devient selon lui rentable en moins de 10 ans. TOHU et environnement ne font qu'un! Par exemple, des panneaux recyclés des auto tamponneuses de La Ronde servent de rampe et des poutres recyclées provenant des usines Angus sont intégrées à la structure du pavillon.Le beau risque Qu'attend-on alors pour prendre le beau risque ?L'architecte de l'ŒUF croit que le principal obstacle est « le changement lui-même qui demande toujours un effort par rapport à la continuité des pratiques existantes ».Ainsi, les constructeurs préfèrent le statut quo, une affirmation que partage Numa Forest.« Le fait d'oeuvrer avec de nouveaux matériaux nécessite souvent des façons différentes de travailler ainsi qu'un changement de fournisseurs.C'est insécurisant pour certains et les compagnies n'aiment pas ça .» N'empêche, l'architecture verte gagne en popularité.La preuve?Elle possède depuis peu sa propre certification, le sceau LEED (Leadership in Energy and Envrionmental Design), à l'image des produits biologiques et de ceux issus du commerce équitable.Mise sur pied il y a six ans aux États-Unis, cette certification fut adaptée à la réalité canadienne par le Conseil du bâtiment durable du Canada.À Montréal, cinq établissements attendent une certification prochaine : TOHU la cité des arts du cirque, le complexe des sciences de la vie de l'Université McGill, l'Édifice Hagen, le Centre universitaire de santé McGill ainsi que l'édifice du bureau de Rayside architectes Le Casse-tête.Vf 1 Pour poursuivre la réflexion: Conseil du bâtiment durable du Canada www.cagbc.ca Rapport sur l'organisation et la gestion du site Benny Farm www2.ville.montreal.qc.ca/ocpm/pdf/P05/5b.pdf Écohabitation www.ecohabitation.com Ministère québécois du développement durable, de l'environnement et des parcs www.menv.gouv.qc.ca/ Vous désirez donner votre ordinateur à une personne de la me?L'Itinéraire recueille les ordinateurs afin de les remettre aux personnes qui tentent de se réinsérer en société.Vous avez un ordinateur (Pentium II et plus) qui fonctionne toujours mais dont vous n'avez plus besoin?Vous pouvez venir le déposer au Café sur la rue de L'Itinéraire, au 2101 Ste-Catherine Est (coin de Lorimier), tous les jours de la semaine de 10 heures à 16 heures.Pour plus d'information : N Jocelyne Sénécal, directrice des ressources humaines, | (514) 597-0238, poste 230.J 33 L'ITINÉRAIRE et Léo-Paul Lauzon, professeur au département des sciences comptables et titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM Cbihutes, f -^du prof Lauzon Mensonges sur la création de la richesse et de sa supposée répartition (2epartie» J'espère que vous vous souvenez du sujet de mon précédent texte, sinon je vais être très mécontent.Oui, exactement, vous avez été bons élèves, c'était sur la prétendue création de la richesse.Je vous disais aussi que depuis plus de 25 ans, nous n'avons jamais créé autant de richesse.Mais qui en profite alors?Est-elle distribuée également dans la population?Deux morceaux de robots encore pour vous, la réponse est effectivement non, car on assiste à des inégalités économiques records jamais vues depuis les années 20.Grosso modo, et pour faire bref, les riches se sont enrichis, tandis que la classe moyenne et les pauvres, c'est le contraire.Et j'avais présenté quelques données tirées des journaux pour démontrer ce que j'avance.Voulez-vous d'autres preuves de l'enrichissement du gratin économique et de l'appauvrissement du crottin économique?Oui?Et bien, en voici quelques-unes : - «Pendant 10 ans, les familles canadiennes ne se sont pas enrichies, selon Statistique Canada ».La Presse, 8 avril 2004.\u2014 « Un ménage sur deux dépense plus que ce qu'il gagne, selon Statistique Canada » La Presse, 23 mars 2005.- « Selon Statistique Canada, un ménage sur trois n'a pas les ressources financières pour profiter de la retraite».Le Journal de Montréal, 14 janvier 2002.\u2014 «Trois Canadiens sur quatre craignent de manquer de revenu à la retraite ».Le Journal de Montréal, 30 août 2004.Ça met un bémol aux prétentions des faiseux à l'effet que les baby-boomers sont tous riches et qu'ils ont profité du système.- « Les inégalités augmentent au Canada, selon Statistique Canada ».La Presse, 22 décembre 2001.- « Le filet canadien de la sécurité sociale se réduit comme une peau de chagrin ».ie Devoir, 4 décembre 1995.- « L'économie croît en laissant les pauvres derrière ».Le Devoir, 30 juillet 2002.- « Malgré la prospérité, la pauvreté frappe encore les enfants canadiens ».La Presse, 25 novembre 2003.Comme vous avez été en mesure de le constater, j'ai utilisé, à titre de références, les études de deux banques canadiennes, soit la TD et la CIBC (citées dans le précédent article) et les recherches de Statistique Canada et de l'Institut de la statistique du Québec.Ainsi, on ne pourra pas m'accuser d'utiliser des statistiques personnelles, des données issues de groupes de gauche ou de syndicats.De façon pragmatique et empirique, personne de sérieux ne peut nier le phénomène de croissance économique qui a prévalu au Québec et au Canada au cours des 20 dernières années, conjugué avec la concentration des richesses dans les mains et les poches d'une minorité, l'augmentation des inégalités économiques, l'appauvrissement des travailleurs et la détérioration du sort des pauvres.Les patrons, c'est pas pareil Les dirigeants d'entreprise, qui exigent toujours plus de rigueur et de souplesse de l'État et des syndicats, appliquent des mesures différentes lorsqu'ils sont concernés.Ils sont de farouches partisans de la désyndicalisation alors qu'ils s'octroient des parachutes dorés.Par exemple, dans un article de La Presse du 29 septembre 2004 intitulé « Les grands patrons se sont gâtés en 2003 », on apprenait que le salaire médian des dirigeants des plus grandes entreprises canadiennes avaient été de 4,5 millions de dollars en 2003 et que leur prime annuelle avait augmenté de 58% pour cette même année.Et, dans un article du Journal de Montréal du 30 mars 2005 intitulé « Les plus grosses augmentations pour les patrons », on a appris que leur rémunération s'est accrue de 10% en 2004 et que pour payer le salaire des dirigeants, on avait recours aux options d'achat d'actions, dans 98,6% des sociétés ouvertes, ce qui fait que 50% de leur salaire n'est pas du tout imposable alors que le salaire du travailleur ordinaire, payé sous forme de chèque, est imposable en totalité.Belle preuve d'un système fiscal équitable.Dans un texte de La Presse du 19 février 2005 intitulé « De gros projets de retraite », on apprenait que les 30 principaux banquiers au Canada s'étaient partagé 165 millions de dollars en 2004 en rémunération annuelle à laquelle s'est ajoutée une somme de 128 millions pour leurs régimes de retraite particuliers.l'itinéraire 34 : Enfin, un article de La Presse du 19 octobre 2004 intitulé « La rémunération des administrateurs en forte hausse» nous apprenait que leur rémunération avait fait un bond de 32°/o entre 2001 et 2003.À cet égard, un analyste financier a candidement affirmé qu' «il s'agit d'un \"ajustement\" qui va permettre d'attirer des candidats de qualité au sein des conseils d'administration ».Et le Journal de Montréal du 19 avril 2005 nous a appris que Robert Gratton, le grand patron de la Financière Power, a obtenu en 2004 une rémunération de 173,2 millions de dollars, dont 169,4 millions proviennent de l'exercice d'options d'achat d'actions.Par conséquent, la moitié de 169,4 millions, soit 84,7 millions, n'est pas du tout imposable, puisque le fisc considère cette forme de salaire comme un gain de capital.Croissance zéro À quoi ça sert de viser des taux de croissance fabuleux si c'est pour enrichir une minorité et appauvrir les autres?Comment expliquer qu'en cette période d'opulence, les gouvernements, les sociétés de transport, les commissions scolaires, les garderies, les groupes communautaires, les municipalités, etc.crient famine et en viennent à couper les services publics et à en tanfier d'autres?Elle est où toute cette richesse?Alors, la prochaine fois qu'un politicien, un affairiste ou un économiste vous dira Il faut arrêter de viser toujours plus de croissance économique, surtout lorsqu'elle ne profite qu'à une minorité.qu'il faut créer la richesse avant de la distribuer, vous l'enverrez se faire cuire un œuf, et un gros, en plus.Il faut arrêter de viser toujours plus de croissance économique, surtout lorsqu'elle ne profite qu'à une minorité.Le problème n'en est pas un de croissance, mais bel et bien de répartition.À toujours viser plus de croissance économique, on est en train de faire sauter la planète, qui a des capacités limitées, au détriment des générations futures qui hériteront d'un environnement invivable.Il faut privilégier un taux de croissance économique de zéro avec une meilleure répartition de la richesse.« La nature s'épuise : l'activité humaine menace l'eau, les animaux et la forêt», tel était le titre d'un article du Journal de Montréal du 31 mars 2005, qui rendait compte d'une gigantesque recherche de l'ONU réalisée sur quatre ans au coût de 24 millions de dollars.Dans l'introduction de l'article, on pouvait lire ceci : « Les écosystèmes de la planète souffrent des pressions énormes exercées par l'activité humaine et leur survie est loin d'être assurée pour les générations futures, avertit une étude de l'ONU à laquelle ont travaillé 1360 chercheurs de 95 pays.» Malheureusement, cette étude, aux constatations et aux conclusions percutantes et dévastatrices, n'a pas suffisamment joui de l'attention et de la diffusion des médias, des politiciens et du patronat, car elle venait en profonde contradiction avec leurs préjugés favorables à un système économique qui les enrichit de façon éhontée.« Nous sommes en train de consommer le capital de nos enfants », concluaient les auteurs de la recherche de l'ONU.Ah! qu'il fera bon, pour les générations futures, vivre sur une planète qui ressemblera plus à un gros tas de merde et travailler comme autonomes, pigistes et temporaires payés à des salaires de misère dans un contexte d'État minimal où il n'y aura presque plus de services publics universels et gratuits et où on aura privatisé au profit d'affairistes tous nos instruments collectifs.Vraiment emballant comme projet de société à façonner pour nos enfants.Agenda Syndical & Corporatif Déservant plus de 100 syndicats et 250 000 travailleurs au Québec Redonnons la parole aux dissidents 5332 12ième Avenue, Montréal (Qc) Tél.: 514.523.2223 35 L'ITINÉRAIRE Conception : Gaston Pipon Solution page 31 C Horizontal 10 11 12 13 14 15 Momentané, passager.- Au-dessus de nos têtes.Qui atteignent toute la perfection que l'on peut concevoir ou souhaiter.- Affluent de la Loire.\u2022 Lutte sans violence (pour ou contre une cause) en s'efforçant de rallier autrui à ses convictions.Vêtements usés qui ont conservé un reste de splendeur.¦ Se débarrasser de.- Râteau pour ramasser le sel dans les salines.- Curie.- Héros du Déluge biblique.- Qui manifeste son mécontentement par des récriminations.- Utile à la dessinatrice.- Fin de verbe.Navire réservé au transport des marchandises.- Radio-Canada.- « Ils ne boivent plus! » - Nom gaélique de l'Irlande.- Interj.Marquant l'embarras.- Honteux, scandaleux.- Genre littéraire et musical arabe.- Interj.Exprimant la plainte.- Matériel de guerre.- Coup qui consiste à faire passer la balle ou le ballon au-dessus d'un adversaire.- Aurait une réalité.- En philosophie, ensemble de puissances éternelles émanées de l'être.- Qualité, ascendant par lesquels qqn se fait obéir.À poil! - Qui agit avec exactitude.- Néodyme.- Période historique.- Capitale de l'Orégon.- Prêtresse d'Héra.- Étonna vivement.- Dispose en liaison (des éléments de maçonnerie).- Il est le constituant essentiel des chromosomes du noyau cellulaire.Grive européenne de grande taille.- Dans le titre d'un film de Denys Arcand.Préposition.- Consonnes jumelles.- Atteint qqn dans ses intérêts, ses droits.- Aven._Vertical_ 1- Matelot chargé des signaux et du service de veille sur la passerelle.- Grand axe de l'orbite elliptique d'une planète.2- Article qui émane de la direction d'un journal.- Coups de baguettes.- Radon.3- Bataille, combat.- Peintre canadien né à Montréal en 1923.4- Personne semblable, quant à la fonction, la situation sociale.- Démonstratif.- Entoure, serre (une partie du corps).1 2 3 4 S 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 5-6- 7 8 9 10 11-12 13 Rivière de Roumanie.- Tantale.- Porté à aimer.Bramer.- Singe du genre macaque du nord de l'Inde.- C'est-à-dire.Champion.- Compère-loriot.- Notre-Seigneur.Grenouille-taureau.- Poème lyrique destiné à être chanté.\u2022 Qui concerne la vie dans les campagnes.- Galons de sous-officier.De l'Ibérie.- Deux.- Ancien poids qui valait la douzième partie de la livre romaine.Fête en plein air où l'on épluche des épis de maïs avant de les consommer bouillis.- .-Goléa.Concevoir, élaborer.- Pronom indéfini.- Lentille bâtarde.- Voyelles jumelles.¦ Nom grec de deux montagnes.- Personne parfaite ou douée d'une émmente qualité.- Outil pour écanguer le lin, le chanvre.¦ Renvoi, rot.- Idem.- Unité du lexique, mot ou expression.- Ennuyeuse.Tu veux travailler ?Le GIT peut t'aider ! GIT> Pour t inscrire : Tél.: (514) 526-1651 Téléc.: (514 526-1655 Services gratuits > Ateliers de groupe > Stages en entreprise > Suivis individualisés > Activités post-formation > Support dans la recherche d'emploi Tu es > Âgé(e) de 16 ans ou plus > Motivé(e) à intégrer ou réintégrer le marché du travail > Démuni(e) face à l'emploi Les services du GIT sont offerts grâce à la contribution financière d'Emploi-Québec Québec Emploi-Québec Groupe Information Travail > 2260, av.Papineau > Montréal (Québec) H2K 4J6 > git@infotravail.net l'itinéraire 36 JUMERO 132 - AOUT 200E avec la collaboration de çca Groupe oocs financier DU 24 AU 28 AOÛT 2005 AUGUST 24-28, 2005 l.L Ij ^ r~-*\"\\ ^ \\ '\"P Festival de musique et de danse traditionnelles.Festival of traditional music and dance.A' À .- le 27 aout des 1 GRANQE FÊTE DE LÉ ALA TOHU et MISE À FEU PE LA SCULPTURE GEANTE Le RETOUR tfUtYSSE INFO FALLA : www.fallastmichel.ca ARTISTES, ARTISANS.BENEVOLES.IMPLIQUEZ-VOUS! Contactez Patricia Perez, 374-3522, poste 2231 234S.rue Jarry Est (angle d Iberville) T.: 376-TOHU www lohu co Hnx KlBt r ville nutobus 94 direction nord Québec ! Montréal (Si Canada Québec ¦ Mr.* parc lafontaine, montreal IAIN IAM0NTA GÉRAID IAR0CH CARLOS DEL JUN MIKE STEVENS GABRIEL LABBÉ KEITH BENNETT DON KAVANAGH GENTICORUM REVEILLONS GALANT TU ERDS TON TEM S LE TRIO UA TRE GARAND SENN LES CHAU EURS IED S LE GRAND ORCHESTRE TRADITIONNEL DE MONTRÉAL SHTREIMl ADO TCHAMO et beaucoup plus and many morel plus Animation Ateliers classes i maîtres Magasin du festival Kiosques Free entertainment Workshops mast classes Festival store Exhibits ® SHERBROOKE P^^LLbbbbbbb9 www.spdtq.qi 9\u2014 i nord 3 \u2022 I info, billets I info, tickets SOCIÉTÉ POUR LA PROMOTION DE LA DANSE TRADITIONNELLE QUÉBÉCOISE 514-273-0880 \u2022 1-866-773-0880 595 I 514-790-1245 Montreal© Québec Canada on Nat Mosphère et Super Gland «
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