L'itinéraire, 1 janvier 2005, septembre
[" La porno au secours de la forêt Raymond Bouchard Discipline et vitesse On vous écoute et on vous comprend UNE PHARMACIE Spécialisation en MTS, m*** M VIH/SIDA et hépatite.Consultation et analyse pharmacologjque Conseils et services personnalisés Courtoisie et confidentialité assurées Membre du projet TADO PHARMACIES À la clinique l'Actuel : 1001, boul.de Maisonneuve Est, bureau 1130, Montréal 514.528.0877 Pharmacie Martin Duquette : 600, rue Sherbrooke Est, bureau 101, Montreal 514.842.7065 MARTIN DUQUETTE Jk r ON LUTTE A VOS COTES Syndicat canadien de ?la fonction publique ftq mesa esoin Z7X-2\\Z4 Appelez-nous Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Qc) H2K 2H9 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est L'Espace Internet \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphone : (514) 597-0238 Télécopieur: (514) 597-1544 Courriel : itinéraire 5 itinéraire.ca Site : www.itineraire.ca Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 2 S, 1 $ revient directement au camelot Les profits de L'Itinéraire servent à financer les projets d'entraide.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou demandent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus ou le comportement des vendeurs, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 230.Le Magazine L'Itinéraire \u2022 Éditeur: Serge Lareault ¦ Rédactrice en chef: Audrey Coté - Adjoint à la rédaction: Jérôme Savary ¦ Infographiste: Serge Cloutier - Infographiste Stagiaire : Louis-Philippe Duchesne-CarJieux - Couverture: Serge Cloutier - Photo de couverture: iStockphoto -Journalistes stagiaires : Regis Coussot et Jonathan Rapaporl - Révision : André Martin, Rosalie Landry, Jean-Paul Baril, Mariette Ethier Morand, Lorraine Boulais et Hélène Pâquel - Mots croisés: Gaston Pipon - Concepteur du site Internet : Serge Cloutier, Drafter corn - Conseillers publicitaires : Renée Larivière et Mario St-Pierre \u2022 Imprimeur : Ûuebecor World Lebonton- Représentants des camelots: Gabriel Bissonnette, Robert Dion.André Canuel - Intervenante: Isabelle Bessette Le groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Le Conseil d'administration \u2022 Président: Robert Beaupré ¦ Vice-président: Jean-Paul Baril ¦ Trésorier: Martin Gauthier - Secrétaire: André Martin - Conseillers: Audrey Coté (rep.employés), André Canuel, Gabriel Bissonnette (repr camelots).Alain St-Onge, Sylvie Lauzon L'administration \u2022 Directeur administratif: Serge Lareaull - Directrice aux ressources humaines et insertion sociale: Jocelyne Sénécal - Coordonnatrice de l'administration: Claudette Turgeon - Adjoint à l'administration: Eduardo Moreno - Comptabilité: Manon Savana Distribution \u2022 Agent de développement: Stéphane Lelebvre Le Café sur la rue \u2022 Organisatrice: Lorraine Krupa L'Espace Internet \u2022 Coordonnatrice: Karine Gervais Lltméraire est appuyé financièrement par i rs œuvres du cardinae léger Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada L'Itinéraire est membre de : Association nord-américaine des journaux de rue A^DA Actualité Martin Lemay répond à L'Itinéraire 4 Édito 5 Entrevue avec Raymond Bouchard 10-11 Marginaux du savoir Entrevue avec Sébastien Croteau Macadam en vrac Globe-trottoir Afrique responsable?L'ONU interpelle le Québec 14-15 16 18 23 24 29 Chroniques Monde du travail 6 Chronique de la vraie vie 17 Cinéma et livres 21 Respirer par le nez 30 Mots de camelots 12, 25-27, 31 Prof Lauzon 32 Mots croisés 34 PEB O L'Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé L'Itinéraire offre aux personnes bénéficiaires de l'aide sociale des places d'aide-cuisinier (ère) au Café sur la rue dans le cadre de la mesure d'insertion sociale.Vous pouvez aider: ® À la préparation des repas ® Au service à la clientèle Pour participer, vous devez: ® Être bénéficiaire de l'assistance-emploi © Être disponible 20 heures par semaine La participation est accompagnée : ® D'une bonification de 120 $ /mois du chèque d'assistance-emploi et, dans certains cas, d'un montant de déplacement.Information: Jocelyne Sénécal, 597-0238 poste 230 Attention aux fraudeurs: personne n'est autorisé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire.RE 2005 NUMERC L'ITINERAIRE Québécor appuie L'Itinéraire Depuis plusieurs années, Québécor contribue à la réduction des coûts d'impression de L'Itinéraire, favorisant ainsi l'expression et la réinsertion des personnes de la rue.Cette aide concrète est essentielle pour un média indépendant comme L'Itinéraire.Cette année encore, L'Itinéraire a bénéficié d'une réduction de 1 5 000 $ de ses coûts d'impression et tient à remercier particulièrement monsieur Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québécor et madame Sylvie Cordeau, vice-présidente aux communications.Merci de votre engagement auprès des camelots et journalistes de la rue.C'est notamment grâce à vous si L'Itinéraire rejoint plus de 50000 lecteurs par mois ! Québécor World Nourrissez notre avenir! Avoir faim au Québec, c'est inadmissible.C'est pourquoi, jusqu'au 11 septembre, les «marraines» bénévoles des Oeuvres du Cardinal Léger vous invitent à contribuer à nourrir un enfant.L'objectif de la campagne Nourrir un enfant est de recueillir 300000$ pour aider 65 organismes du Québec à offrir des repas aux enfants issus de familles pauvres.« 100% de l'argent amassé ira droit au but, soit nourrir des enfants qui ont faim ! », affirme avec conviction Diane de Courcy, présidente de la Commission scolaire de Montréal et «marraine» du projet.Chez nous, des enfants arrivent à l'école le ventre vide, sans collation et parfois sans lunch.Madame de Courcy sait de quoi elle parle: «Sur les 78 000 enfants inscrits dans les écoles de Montréal, 28 000 (36%) n'ont pas le strict minimum.» Pour plusieurs enfants, les conséquences de la faim sont catastrophiques : difficulté d'apprentissage, perte d'estime de soi, mauvaise santé et exclusion sociale.Heureusement, vous pouvez contribuer à changer les choses en faisant des dons dans les tirelires Nourrir un enfant aux comptoirs des supermarchés Provigo et Loblaws.Vous pouvez également donner en composant le 1-877-288-7383 ou en ligne au www.leger.org.Faites-le pour notre avenir! Le maire de l'arrondissement Ville-Marie réplique Dans l'éditorial du mois d'août dernier, L'Itinéraire dénonçait les intentions répressives de l'arrondissement Ville-Marie à l'égard de ses artistes de la rue.Cet éditorial mettait notamment en lumière nos inquiétudes vis-à-vis de la prise d'assaut de l'espace public par les intérêts touristiques et commerciaux.Voici la réplique de monsieur Martin Lemay, maire de l'arrondissement Ville-Marie.Dans le débat entourant les activités culturelles et commerciales sur la place publique, j'entends bien la crainte des artistes de voir leurs conditions empirer, véhiculée par l'éditorialiste de L'Itinéraire dans le dernier numéro.Or, je reconnais le rôle primordial des artistes et artisans de la rue et ce n'est pas mon intention de changer cela.Je suis d'accord avec Mme Côté lorsqu'elle écrit qu'il faut éviter que l'étau des pressions commerciales ne se resserre sur l'espace public.En tant que maire d'arrondissement, je souhaite à tout prix préserver le caractère libre et spontané des rues du centre-ville et du Vieux-Montréal, car c'est cette animation réalisée par des dizaines de travailleurs indépendants qui donne toute sa valeur et son charme à la vie montréalaise.La rue doit demeurer vivante, accueillante et festive, et ce, tant pour les touristes que pour les montréalais et montréalaises.Mais la rue est un lieu de compromis; il faut la partager de façon équitable, et l'administration municipale doit intervenir afin d'y poser des limites.D'abord et avant tout, il faut mettre de l'avant l'une des recommandations, au point 3.2.9 du rapport, soit la création d'une table de concertation.En effet, la meilleure façon de concilier les besoins des commerçants, des résidants et des artistes de la rue eux-mêmes, c'est en se parlant.J'en appelle donc à tout ceux et celles qui nous font valoir leur talent dans la rue grâce au dessin, à la peinture, à la musique, au théâtre, aux arts du cirque, etc., à vous regrouper afin d'être partie prenante du développement de l'arrondissement de Ville-Marie.Martin Lemay Conseiller de Sainte-Marie Maire de l'arrondissement de Ville-Marie Achetez un des produits participants ou déposez votre don dans la tirelire L'ITINÉRAIRE 4 33 SEPTEMBRE 2005 Audrey Coté Rédactrice en chef Mieux vivre au centre ville .c'est possible Montréal est arrivé à un point crucial de son développement.Deux visions s'affrontent.L'une repose sur un développement touristique axé sur le divertissement et la rentabilité immédiate, notamment promue par le Partenariat du quartier des spectacles.L'autre s'appuie sur la volonté de préserver un milieu de vie caractérisé par une mixité artistique et sociale, principalement portée par les citoyens et les groupes communautaires.Pourtant, ce conflit plus ou moins larvé pourrait constituer la première étape d'une ville prospère fondée sur une juste répartition des richesses.Utopique?Possible, plutôt.Selon une récente étude réalisée par la chercheuse anthropologue Sonia Hamel pour la Table de concertation du Faubourg St-Laurent, l'arrondissement Ville-Marie aurait intérêt à s'inspirer du quartier de Yerba Buena center de la ville de San Francisco aux États-Unis.À l'instar du centre-ville de Montréal, Yerba Buena était marqué par la pauvreté et, par conséquent, les décideurs souhaitaient voir rapidement se transformer les immeubles abandonnés en les cédant aux promoteurs immobiliers, au détriment des citoyens du quartier.Mais la mobilisation des forces vives arrimées à la négociation avec les investisseurs et promoteurs du quartier est parvenue à favoriser un développement durable fondé sur un mieux-vivre collectif.Après 45 ans de confrontation et de négociations entre commerçants, politiciens et citoyens aux intérêts divergents, ce quartier est aujourd'hui un bel exemple de revitalisation fondée sur la mixité sociale.Situé dans le district de South of Market, ce quartier comprend des lieux culturels officiels et alternatifs, des logements a prix modiques et abordables, des terrains de jeux destinés aux enfants, un centre de congrès, des espaces verts et un développement commercial prospère.Selon Mme Hamel, la principale stratégie de San Francisco a consisté à miser sur les «forces de ses diverses composantes au moment où d'autres villes favorisent un développement dont l'accent est mis sur le tourisme.» Cette ville a donc privilégié une démocratie participative où l'égale considération des différents intérêts a permis de «décentraliser les mécanismes décisionnels.» San Francisco a aussi choisi de travailler avec plusieurs investisseurs avec qui elle a négocié des taxes d'exploitation directement réinvesties dans la vie artistique et communautaire du quartier Yerba Buena.Par exemple, 14% de la taxe hôtelière est redistribuée aux 24 musées et galeries d'art du quartier.En misant sur la mixité culturelle, le quartier a ainsi vu s'accroître son potentiel touristique tout en favorisant les échanges entre les différentes instances artistiques.En ce qui concerne les grandes entreprises (Sony, par exemple) les taxes ont permis de réinvestir dans le logement subventionné et abordable.De plus, on a négocié avec les entreprises afin qu'elles préconisent l'embauche des membres de la communauté et participent à des programmes d'insertion en emploi.Le plus beau de toute l'affaire dans la revitalisation du quartier Yerba Buenal Chacun des acteurs y trouve son compte.L'interdépendance économique et une gestion équitable des richesses ont permis à la fois de préserver la mixité sociale du quartier et de revitaliser l'industrie touristique.Pour l'avenir du centre-ville de Montréal, les représentants de l'arrondissement Ville-Marie devraient s'intéresser de près à ce qui s'est fait à San Francisco.Il faudrait maintenant «décentraliser les mécanismes décisionnels» pour que tous les acteurs concernés participent au développement de la métropole.Cela risque de prendre du temps, mais le jeu en vaut la chandelle, car il serait bien triste que Montréal devienne un jour «tellement dominée par son image de marque et ses événements touristiques majeurs internationaux qu'elle finisse par ressembler à un gigantesque parc thématique où les résidants, impuissants, ne peuvent plus rien y faire d'autre que de consommer».' : Mark Douglas Lowes, Mégalomanie urbaine: la spoliation des espaces publics, Éditions Écosociété, Montréal, 2005.Un grand merci à tous nos donateurs et à nos trois principaux partenaires qui nous ont permis d'acheter et de rénover notre immeuble de trois étages qui est entièrement dédié à la réalisation de projets visant l'aide et l'autonomie des personnes de la rue.Canada Ville-Marie Montréal Affaires municipales et Régions Québec tacs l'itinéraire Le monde du travail /S: fkA: ¦ Marginaux du travail, les bénévoles?Voir Rafael Nadal en pleine gloire, voilà le privilège des 1100 bénévoles de la Coupe Rogers.1223 A, rue Amherst BAZAR \u2022 BAZAR \u2022 BAZAR Jonathan Rapaport journaliste stagiaire À l'heure où la principale obsession des salariés est de gagner le plus d'argent possible, les bénévoles sont un peu devenus des marginaux.Lors du dernier tournoi de tennis de la Coupe Rogers, en août dernier, 1 100 personnes ont œuvré gracieusement pendant plus d'une semaine.Dans une société de plus en plus individualiste où « le temps, c'est de l'argent », L'Itinéraire s'est intéressé aux motivations de ceux qui travaillent gratuitement pour une cause ou un événement.Une enquête de la Fédération des centres d'action bénévole du Québec révèle une évolution dans le bénévolat lui-même : une nette baisse du nombre de bénévoles dans le secteur de la santé et des services sociaux a été constatée au profit d'un bénévolat plus axé sur le divertissement, comme celui de la Coupe Rogers.Mais ce nouveau type de bénévolat moins social, n'est surtout pas à dénigrer pour Patricia Morin, responsable des communications à la Fédération des centres d'action bénévole du Québec : « Une telle activité est très enrichissante.Celle-ci peut avoir des motivations multiples et il n'y a pas que les œuvres caritatives.De plus, tout le monde n'a pas les capacités d'oeuvrer pour le secteur de la santé ou des services sociaux.» Mais qu'est ce qui peut bien alors inciter des personnes de tous les âges à travailler sans la moindre rémunération, même pour un événement d'une telle envergure?« Pour l'amour du sport.Nous avons chaque jour des places réservées sur le court central », répond Pierrette, 56 ans, qui vit sa 6e année à l'accréditation de la Coupe Rogers.« Il y en a même qui travaillent gratuitement pour le tournoi depuis 25 ans.Les bénévoles deviennent au fil des années comme une grande famille», ajoute la jeune retraitée.Pour Marie-Noëlle, 29 ans, employée au restaurant des bénévoles, la Coupe Rogers est l'occasion de passer du bon temps et de faire de nouvelles rencontres : « Je participe à l'organisation du tournoi pour le plaisir, pour me changer les idées et me faire de nouveaux amis.» Même si elle aurait bien aimé être rémunérée, elle estime qu'elle dispose d'autres avantages tout aussi importants : « Le travail est très flexible et je n'ai jamais été aussi bien traitée dans aucun autre travail.Et puis les repas sont offerts, ainsi que les vêtements du tournoi.» Enfin, Patricia Morin insiste sur le principe essentiel du bénévolat: «Pour que l'action soit efficace, elle doit être réalisée sur la base du plaisir de donner.Peut-être que les personnes qui débutent comme bénévoles à la Coupe Rogers s'orienteront un jour vers un bénévolat plus social.» SAVIEZ-VOUS que.QUAND ON JOUE À DES JEUX DE HASARD ET D'ARGENT : ¦ QUAND LE JEU DEVIENT UNE DÉPENDANCE On joue de plus en plus souvent, on mise des montants de plus en plus élevés, on ne pense qu'à jouer et à se procurer de l'argent pour le faire.Bref, le jeu prend toute la place.Les problèmes de jeu peuvent se développer en trois étapes.Habituellement, l'élément déclencheur est un gain ou une série de gains importants.Bien sûr, tout le monde est heureux de gagner, mais pour certains, cet événement produit un tel sentiment de bien-être qu'ils veulent à tout prix recommencer à jouer pour retrouver cette sensation.Souvent, ils ne trouvent pas ailleurs le sentiment de valorisation qu'ils en tirent.C'est la phase gagnante.Puis, surviennent les pertes.Inévitablement quand on joue de façon excessive on ne peut pas toujours gagner et les pertes en viennent à dépasser les gains.Le joueur, lui, supporte mal de perdre.Il joue de plus en plus, pour tenter de se refaire.Il se persuade que la chance va revenir, que « cette fois sera la bonne ».Les pertes s'accumulent et l'entraînent dans un cercle vicieux.C'est la phase perdante.À cette étape, si le joueur ne se prend pas en main, en cherchant de l'aide pour surmonter sa dépendance, tous les aspects de sa vie seront graduellement affectés.C'est la phase de désespoir.Soyez attentif à votre comportement et à vos habitudes à l'égard des jeux de hasard et d'argent.Si vous vous reconnaissez dans ce profil de dépendance au jeu, n'hésitez pas à demander de l'aide.Si le jeu n'est plus un divertissement.1 866 SOS-JEUX 1 M» 7«7 538»_, JEU AIDE ET RÉFÉRENCE MISE SUR TOI Vous avez du matériel à donner?L'Itinéraire manque de matériel.Il y a peut-être des choses utiles que vous souhaiteriez donner : grande plaque à cuisson, vaisselle, j batterie de cuisine, poêle anti-adhésive, réchauds commerciaux, lave-vaisselle et frigo commercial, magnétophones pour journalistes, outils de réparation.Pour plus d'information Jocelyne Sénécal, directrice des ressources humaines, (514) 597-0238, poste 230.BEN L'Itinéraire est à la recherche de bénévoles: Aide cuisiner, plombier, entretien général, personnes avec véhicule et professionnel en pré-impression Pour plus d'information : Jocelyne Sénécal, directrice des ressources humaines, (514)597-0238, poste 230 (^) Desjardins Solidaires de L'Itinéraire Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal Deux endroits pour mieux vous servir Place d'affaires du Mont-Royal 435, avenue du Mont-Royal Est Montreal (Quebec) H2J 1W2 Place d'affaires Saint-Louis-de-France 745, rue Roy Est Montréal (Québec) H2L 1 El Un seul numéro de téléphone pour nous joindre Tél.: (514) 288-5249 C'est décidé,^ i/Pi ÇyfJr* * À l'unique journal de rue montréalais! \u2022 Pour une perspective originale des réalités urbaines! \u2022 Pour améliorer les conditions de vie de plus de 1000 personnes de la rue! Cochez ?12 numéros =74$' ?6 numéros = 40 $ Prénom : Nom : Adresse : Code postal Courriel:_ Jél:(_)_ TOTAL : Mode de paiement Q Chèque à l'ordre du ?Mandat à l'ordre du Gr°Upe communautaire \"braire ?VISA _I_J_l_ No de la carte I I J I I J_I_I I mon abonnement débute en:__ mois année Postez le tout à l'adresse suivante : Abonnement à L'Itinéraire 2103, Ste-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 Information: (514) 597-0238 poste 231 Inclus un don de (') 50 $ (-') 28 $.Reçus de charité envoyés à la fin de l'année Expiration .mois année Signature _ Merci de participer au changement social août 2005 8 l'itinéraire Ecole de langues Formation non créditée Automne 2005 COURS ET ATELIERS EN SOIRÉE Cours généraux Anglais, Espagnol, Roumain (39 heures) ^ Ateliers structurés de conversation Anglais, Espagnol, Français langue seconde, Italien (18 heures) ^ Formations spécialisées Anglais des affaires : - Business English Conversation - Business Writing (18 heures) ^ Cliniques de prononciation Anglais (1 2 heures) ^ Grammaire Anglais - English Grammar Structures - English Verb Tenses (1 2 heures) Début des formations 12 septembre 2005 Test de classement obligatoire ^ 29 et 31 août 2005 ^ 6 et 8 septembre 2005 Renseignements et inscriptions aux formations et au test de classement (514) 987-3000, poste 5621 languesnoncr@uqam.ca www.langues.uqam.ca UQÀM Prenez position Tout le monde rencontre des pépi Seulement 3$ par repas: argent de poche pour vous, carte de survie pour une personne de la rue ! Commandez les cartes-repas.Distribuez-les vous-mêmes ou laissez-les à L'Itinéraire.Une personne de la rue qui utilise une carte-repas est accueillie, aidée et encouragée par notre équipe.Commandez-les dès maintenant ?M.?Mme Prénom : Nom :_ Adresse : Code postal .Courriel :_ Jél:(_)_ Je désire acheter cartes X 3,00S = ?Postez-moi les cartes.?Cardez les cartes et distribuez-les vous-mêmes au Café.Mode de paiement ?Chèque à l'ordre du Q e communautaire L'Itinéraire ?Mandat à I ordre du ?VISA I I I I I I_I_I_I_I_I_I_I_I.No de la carte Expiration_ Signature mois année Postez le tout à l'adresse suivante : Cartes-repas, L'Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est, Montréal (QC) H2K 2H9 Information: (514) 597-0238 poste 231 sept 200?Un projet de L'Itinéraire appuyé par ; Les Œuvres du Cardinal Léger \u2022 Arrondissement Ville-Marie \u2022 RAPSIM \u2022 Sécurité du Revenu de Montréal/CLE Ste-Marie \u2022 L'Accueil Bonneau \u2022 CDEC Centre-Sud/Plateau M.-R.l'itinéraire Raymond boucna De la discipline et de la vitesse ! Gabriel Bissonnette Journaliste de la rue Assis au chic Café Cherrier, rue Saint-Denis, j'attends le comédien Raymond Bouchard avec toutes mes questions en tête.Raymond m'achète le journal tous les mois.Je l'apprécie beaucoup, car il est extrêmement généreux et quand je dis généreux, je ne parle pas d'argent, mais plutôt de sa personnalité d'une simplicité à jeter par terre.Et puis, il y a le formidable acteur que j'admire qui a joué dans plus d'une soixantaine de pièces de théâtre et une douzaine de films, parmi lesquels figurent La grande séduction et La vie avec mon père.À la télé, nous l'avons vu notamment dans la peau de plusieurs personnages, notamment dans Annie et ses hommes, où il interprète un père dévoué pour sa famille.Dès son arrivée, je suis étonné qu'il s'excuse de sortir un glucomètre pour mesurer son taux de sucre.Il me fait signe d'attendre encore un peu et déballe sa trousse à insuline, qu'il s'injecte sur le champ.Je dois vous dire qu'en tant qu'ex-consommateur de drogues injectables, ça me bouleverse, car je prends soudainement conscience que moi, j'utilisais la seringue pour me détruire et que Raymond, lui, doit l'utiliser pour rester en vie.Raymond Bouchard est d'ailleurs le porte-parole officiel de Diabète-Québec.Après cet événement bouleversant, toutes les questions que j'avais préparées ont pris le bord et je lui ai demandé les conséquences du diabète sur sa vie et sur le métier qu'il exerce depuis une trentaine d'années.D'un ton spontané et déterminé, il me répond : «Je n'ai jamais laissé le diabète m'empêcher de faire quoi que ce soit! Ça fait quarante ans que je suis diabétique et j'ai voyagé partout.Jamais mon diabète ne m'a empêché d'exercer mon métier ou de faire autre chose.» Prendre le temps de vivre Diplômé du conservatoire d'art dramatique de Montréal et récipiendaire du prix Cémaux 1990 et du prix du public du Théâtre du Nouveau Monde, Raymond Bouchard m'avoue qu'il doit respecter une discipline de fer pour garder la forme.Avant de monter sur un plateau de tournage, il doit faire des tests réguliers de glycémie.«Tu sais, cette maladie est sournoise et amène des symptômes très désagréables et des douleurs dans tout le corps.Mais si on suit bien notre régime et qu'on vise l'équilibre, on peut vivre comme n'importe qui », explique Raymond.Même si Raymond Bouchard est un acteur très en demande actuellement, il a aussi connu ses années de vache maigre.Au début des années 70, le métier d'acteur de théâtre n'était pas suffisant pour subvenir à ses besoins de base : « Au début de ma carrière, le théâtre n'était pas suffisant pour gagner ma vie.Mais ça n'a pas vraiment changé.C'est toujours aussi dur de gagner sa vie en jouant seulement au théâtre.À l'époque où j'ai commencé, j'habitais le Carré Saint-Louis et j'étais presque itinérant.C'est un peu pour ça que je viens prendre mon café L'ITINÉRAIRE 10 « Ayant frôlé l'itinérance, je suis d'accord pour donner à ceux qui sont mal pris, mais j'ai un principe : tu peux rester marginal tout en faisant ta part dans la société.» au Cherrier: ça me rappelle mes débuts dans le monde artistique.De toute façon, aujourd'hui, je n'aurais pas les moyens de vivre au Carré Saint-Louis ! », me lance le comédien dans un grand éclat de rire.Spontanément, il poursuit en s'adressant à moi : « Ayant frôlé l'itinérance, je suis d'accord pour donner à ceux qui sont mal pris, mais j'ai un principe : tu peux rester marginal tout en faisant ta part dans la société.J'aime aider les gens qui veulent bien s'aider.Comme toi Gabriel, je te trouve courageux parce qu'à mes yeux, tu fais quelque chose de ta vie.Tu donnes et tu reçois : tu écris, tu vends le journal, toujours avec un sourire et du respect tout en restant marginal et ça, j'aime ça ! » Ouf ! Là, je suis ému et mon côté « gars » déplace la conversation sur son beau char, car Raymond est aussi un passionné de vitesse.Souvent, je croise notre co voiture de sport: une Chrysler Viper.C'est qu'il avoue aimer un peu trop la vitesse.«Je ne sais pas pourquoi j'aime la vitesse, mais j'aime ça.Pourtant, je ne suis pas un connaisseur de voitures, et même je ne connais rien en « chars », mais par contre, je trouve que la Viper est une œuvre d'art.» Ben d'accord avec toi, Raymond ! Pour Raymond Bouchard, l'été a été calme et reposant, mais il traversera l'automne à toute vitesse.Au programme : deux téléséries, deux téléromans et un film.Même si ça paraît chargé comme horaire, M.Bouchard tient à me dire que sa vie ne se passe pas nécessairement à toute vitesse.« Dans mon quotidien, ça ne se passe pas à haute vitesse ! Je n'ai pas de gérant, et je planifie mon agenda pour me garder du temps entre les plateaux de tournage, les enregistrements et les entrevues.Des fois, il y a des rush, mais en général, je prends aussi le temps de vivre.» À travers toutes ses occupations, il trouve aussi du temps pour être bénévole auprès de Diabète-Québec et donner quelques trucs aux futurs comédiens.« C'est bien de recevoir dans la vie, mais il faut aussi savoir donner.Ça ne doit pas être à sens unique ! » Je partage aussi cette philosophie, cher Raymond.Merci de m'avoir accordé cette entrevue si enrichissante.Et puis, même si je ne suis pas un futur comédien, je pourrai toujours me vanter de t'avoir donné la réplique dans le film Recyclage de Pierre Anthian, qui sortira l'an prochain.NOUS SOMMES VOISINS!\t\t Pass\tez nous voir su Équipe Tremblay\tir la rue Amherst \tUnion _ \u2022 | ¦ - ' des citoyens et des citoyennes ^ BenOlt LabOnte de nie de Montréal Candidat à la mairie de l'arrondissement Ville-Marie\twww.equipelabonte.org 1701, rue Amherst, Montréal, QC, H2L 3L4 514.889.8600 \t\t JUIILI ET ¦ ÉF ! 131 11\t\tL'ITINÉRAIRE DE CAMELOTS Joël Jobin Camelot, Mont-Royal/Brébeuf Découvrir l'acteur en soi Pourquoi suis-je camelot?J'ai travaillé à l'Hôpital Ste-Justine récemment comme préposé à la cafétéria, de décembre à février 2005.À cause de mon penchant à parler avec tout le monde, j'ai de la difficulté à accepter ceux qui ne me parlent pas.Aussi, ma tendance à vouloir plaire à l'autre m'a nui dans ce travail, c'est pourquoi j'ai été congédié parce que je dérangeais le confort de certaines personnes.Or, je crois que le fait d'être dans un milieu syndiqué et visant la production (en santé, c'est ironique non?), cela peut créer des êtres plus rigides et moins compréhensifs au développement des autres.Ces comportements m'ont toujours nui sur le marché du travail.Dans la rue, j'improvise des mots exprimant mon état sous forme de rap, je fais des push-ups pour me redonner de la vigueur.Quand vient la mollesse, je commence à danser! Je me repose et je prie aussi ! Enfin, je vous invite à lire mes réflexions quotidiennes sur le site Internet www.homelessnation.org.C'est un nouveau site en construction qui permet la l'expression des personnes vivant dans la rue et celles qui ont aussi des problèmes d'insertion sociale.Ainsi, on peut suivre l'itinéraire hebdomadaire d'une personne, écouter une entrevue vidéo qui explique son parcours de vie et pourquoi elle est dans la rue.Alors, voilà, si vous voulez m'écnre des commentaires (blogs), vous n'avez qu'à cliquer sur People et ensuite sur ma photo.A bientôt! Pierre Goupil Camelot, Masson/7e avenue (en face de la SAQ) Mario Le Couffe Camelot, Saint-André/Roy lecouffem(Sjyahoo.ca Du coq à l'âne Pour moi, septembre sera décisif.Toujours itinérant, mais je compte bien y mettre terme.Maintenant, après 4 mois, j'ai pas mal fait le tour de ce qui est hébergement, aide alimentaire et naguère «thérapie-détox».Bien avant, j'ai fait du théâtre, de la musique.j'ai aussi travaillé en distribution de film et, quand je pouvais travailler physiquement, j'ai mis la main à la pâte (travail forestier, entre autres).Ça c'est moi mais si vous saviez le nombre d'individus qui ont une histoire à compter, c'est assez fascinant.Bien sûr, là comme ailleurs, ce ne sont pas tous des anges, mais c'est ainsi.Le plus triste, c'est que les organismes qui devraient venir en aide aux plus démunis ne sont toujours pas conçus ou manquent de moyens pour suppléer aux besoins de ceux qu'on appelait les clochards.Parce que parfois, l'urgence c'est maintenant.Si vous saviez les efforts consentis pour trouver de l'aide, on n'a pas qu'à lever simplement la main.Il y a parfois des chemins plus pointus et parfois laborieux : trouver à manger et où dormir, par exemple.Mais un Grand travail se fait par les bénévoles et je ne les remercierai jamais assez.Par contre, une société qui se dit envahie par l'itinérance se doit-elle de les harceler voire les mépriser?Bien sûr, là où nous vivons, du plus jeune au plus vieux, du moins nanti au plus nanti, y a-t-il un monde idéal?Poser la question, c'est y répondre.N'est-ce pas?Dévoreur de livres Mon maître de 7e année m'a transmis la passion de la lecture.Ainsi depuis 1963, je suis devenu un grand lecteur.Nous avions cette année-là étudié de long en large Le petit prince de Saint-Exupéry et Les lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet.Notre maître nous avait aussi parlé de Victor Hugo, de Jules Verne qu'il nous défendait de confondre avec Henri Vernes, l'auteur de Bob Morane.J'ai donc eu la piqûre des livres.Je dévorais les encyclopédies pour la jeunesse, les romans, les livres théoriques.J'alternais mes lectures entre divertissement et apprentissage.Bien sûr, je fréquentais les librairies, dont ma préférée demeurait la librairie Tranquille, propriété de Monsieur Henri Tranquille, le plus célèbre de nos libraires, entre autre parce qu'il avait vendu sous le comptoir Le refus global quelques années auparavant.Quel bonheur pour moi de farfouiller parmi les livres de poche dont il réduisait le prix du tiers.Que de découvertes : Les Misérables de Victor Hugo, Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas, Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe, Arsène Lupin de Maurice Leblanc.Mais, je me souviendrai toujours avec tendresse du premier livre que je me suis acheté dans cette célèbre librairie.Dans la vitrine, Michel Strogoff de Jules Verne en deux volumes reliés sommairement dans la collection La bibliothèque verte, en texte intégral.pour un dollar.C'est là que tout a réellement commencé pour moi, un samedi d'été de 1963.L'ITINERAIRE 12 Alexandre Shields Quand vient le temps de choisir un parcours scolaire prometteur, les domaines «payants» sautent aux yeux: la finance, l'informatique, ou même la médecine.Une pléthore d'autres programmes, des sciences humaines aux arts, sont toutefois associés aux éternels repas de Kraft dinner pour les rêveurs qui privilégient la connaissance et la réflexion.Ces étudiants ont tous en commun de ne pas avoir choisi de suivre des parcours pavés d'évidences.L'Itinéraire est allé à la rencontre de ceux qui, chacun à leur façon, sont des marginaux du savoir, mais aussi des hédonistes de la connaissance qui vont au bout de leurs passions.Dans le cadre d'un doctorat en anthropologie qui débute à peine, Sonial Hamel se penchera sur la judiciarisation des personnes marginales.Loin de la caricature de la doctorante qui médite seule et pour elle-même dans une «tour d'ivoire» universitaire, Sonia a les pieds solidement ancrés dans la réalité.«Je le fais pour qu'on puisse améliorer la cohabitation sociale et que tous aient droit de cité.C'est une forme de militantisme», affirme-t-elle avec aplomb.Le prix à payer pour défendre cette volonté de changement social à travers ses études?Vivre sous le seuil de la pauvreté, mais le sourire aux lèvres.Même détermination à vivre de sa passion pour Marie-Pierre Simard, qui a étudié toutes les facettes de l'art d'être marionnettiste pendant trois ans en France.Lorsqu'on lui demande si elle ne « pellette » pas des nuages, sa réponse tombe sans hésitation: « Oui, et c'est super ! » Heureuse de donner vie à de tels objets sculptés d'imaginaire, elle ne renoncerait jamais Je pense donc je suis.marginal à cette vocation créatrice.« Mes parents me disaient \"tu es habile de tes mains, tu devrais devenir chirurgienne\".Mais être original dans la vie, voire marginal, ce n'est pas mal.Nous ne sommes pas tous faits pour un travail de \"9 à 5\".Moi, je trouverais ça aliénant.» Persévérante, elle conçoit aujourd'hui des marionnettes, les construit et participe même à des tournées de spectacles.Difficile pourtant de suivre un chemin scolaire peu fréquenté, alors que le système d'éducation accorde de moins en moins de place à la « marginalité » académique.L'État se désengage du domaine culturel, les sciences humaines sont perçues comme des repères pour flâneurs et les programmes liés à la « gestion » fleurissent dans les universités, selon le professeur au département de Communication de l'UQAM, Jean Pichette.Dans cette université, ce département compte à lui seul près du tiers des 42 000 étudiants.« Le modèle économique actuel impose au système d'éducation de faire presque uniquement de la formation à l'emploi, au détriment des connaissances générales, notamment des sciences humaines», déplore le professeur du département d'éducation à l'UQAM, Normand Baillargeon.« On développe de plus en une logique utilitariste de l'éducation, renchérit son collègue, M.Pichette.On demande \"à quoi ça sert d'apprendre ça\", alors que la connaissance est en soi une valeur qui n'a pas à se justifier.Elle nous aide à comprendre qui nous sommes, où l'on va et d'où l'on vient.» Il écorche au passage le cliché d'une « société du savoir » : « Le seul savoir qui est valorisé aujourd'hui est celui qui favorise la croissance économique.Toute la réflexion critique est mise de côté.» Sous le couperet Cette tendance lourde menace même des programmes.C'est le cas d'Animation et recherche culturelle (ARC), dont le cursus a été créé à la base pour concevoir la culture dans une optique de changement social.Dans toute l'Amérique du Nord, seule l'UQAM offre encore ce baccalauréat, qui a souvent échappé au couperet.«À la fin des années 1970, ARC était menacé parce qu'on luttait contre le marxisme attribué aux professeurs, rappelle Joël Nadeau, sur le point de compléter ses études dans le domaine.Aujourd'hui, il est en péril parce qu'il offre peu de débouchés et que c'est mauvais pour les statistiques de L'ITINERAIRE 14 «Le savoir est dangereux parce qu'il peut se retourner contre n'importe qui.» Norma nd Baillargeon, professeur du département d'éducation à l'UQAM l'Université.» Mais il ne doute pas de sa pertinence dans le Québec actuel.«Je suis maintenant beaucoup plus outillé pour débattre des enjeux culturels dans notre société.» La nécessité de débattre donc, mais aussi d'être curieux du monde.Ces deux préoccupations sont souvent à l'esprit de ceux qui empruntent des voies académiques moins étroitement liées au marché du travail.Ils soulignent ainsi la nécessité de réfléchir à l'avenir collectif.«À l'ère de la mondialisation, il faut absolument s'ouvrir à d'autres cultures, souligne Annie Dubé, étudiante à la maîtrise en Études anglaises à l'Université de Montréal.Ça aide à abattre nos œillères et c'est important pour apprendre à nuancer nos jugements envers les autres.» Elle considère à la fois passionnant et essentiel de découvrir la culture anglophone, une réalité qu'elle estime méconnue ici.« Les gens me demandent à quoi ça sert.Mais ce que je fais enrichit la vie et c'est plus important qu'un emploi », ajoute-elle.Cette même volonté de jeter un regard différent sur le monde anime Francis Dupuis-Dén, qui a décidé de plonger directement dans la science politique pour en comprendre les rouages et les logiques profondes.Doctorant en la matière, il s'intéresse particulièrement aux rapports de pouvoir et aux luttes contre la domination.«C'est un peu comme un médecin fasciné par un cancer parce qu'il veut en comprendre le fonctionnement », illustre-t-il.Le savoir est dangereux Aller à contre courant est aussi risqué à cause de l'augmentation rapide du coût des études, selon Normand Baillargeon.Il souligne qu'un étudiant qui obtient un baccalauréat se retrouve souvent avec plus de 15 000 $ de dettes.Un boulet lourd à traîner quand la formation n'offre pas de garantie d'emploi lucratif en bout de parcours.Un pan que tente de relever Annie Dubé.« Je veux sauver la poésie de la mort, parce que l'école ne la valorise absolument pas.» Passionnée par le jeu théâtral, Mane-Ève Soutière a aussi couru ce risque en se tournant vers la création pour le jeune public.«Je crois que c'est important de transmettre le goût du théâtre, de l'imaginaire et de la folie.C'est très valorisant.» Toutes deux appréhendent la nécessité d'occuper des emplois «alimenta pour assurer leur survie économique Mme Soutière se souvient d'ailleurs de la réaction de ses parents quand elle a fait son choix à 15 ans: « On me disait : \"tu vas manger du Kraft Dinner toute ta vie\" ».Elle n'hésite toutefois pas à pourfendre ceux qui l'accusent de vivre dans le rêve: «C'est le plus beau métier du monde!» Jean Pichette prédit cependant que la marginalisation de domaines moins « rentables » sera difficile à enrayer: « On transforme les êtres humains en \"ressources humaines\", donc en objets.C'est l'aliénation suprême.» Il ajoute que son pessimisme apparent est d'abord une invitation à agir pour changer les choses.Normand Baillargeon va encore plus loin.« Le savoir est dangereux parce qu'il peut se retourner contre n'importe qui.Les rapports d'autorité ne sont plus les mêmes quand une personne sait.» Et la nécessité de permettre à la jeunesse d'acquérir un riche bagage de connaissances prend selon lui encore plus de sens dans un contexte de mondialisation, alors que les dynamiques internationales se complexifient.Les étudiants curieux, à la poursuite de leurs rêves, doivent donc continuer de pelleter des nuages pour chasser un peu de la grisaille ambiante.SEPTEMBRE 2005 - NUMÉRO 13 15 L'ITINÉRAIRE orge res Régis Coussot Journaliste stagiaire Tout le monde connaît le chant, mais connaissez-vous le chant diplophonique?biformantique?Sébastien Croteau, chanteur du groupe Globe Glotters, est l'un des spécialistes québécois du chant de gorge.Également très impliqué dans la défense des artistes, ce marginal du savoir nous raconte son parcours en zigzag.Avant de trouver sa voix, Sébastien en a essayé plusieurs.Natif de Québec, ce chanteur d'une trentaine d'années commence à chanter dans la chorale de son école, où l'éducation est très religieuse.Il devient même servant de messe et se destine à la prêtrise.Jusqu'au jour où il déménage à Rimouski, entre dans une école publique et y découvre les filles.« Ce jour-là, je me suis dit \"adieu la soutane\" », confesse-t-il.Sans amis, il plonge dans la culture musicale locale en intégrant plusieurs groupes de death metal - dont Necrotic Mutation avec lequel il restera 9 ans et se produira à plus de 300 reprises.« Dans les régions, les jeunes n'ont rien à faire, sont marginalisés, donc ils boivent de la bière, fument de la drogue, se gèlent la face, explique Sébastien.Il n'y a rien qui leur ressemble, donc ils se laissent aller.J'ai été chanceux de m'en être sorti, surtout grâce au soutien de ma famille.» Un deuxième choc culturel l'ébranlé lors de son arrivée à Montréal : la découverte du multiculturalisme et des chants de gorge l'amène à explorer les techniques vocales des moines tibétains, des Inuits, des Bachkirs ou encore des Mongols, qui permettent de chanter deux notes simultanément.C'est ce qu'on appelle en jargon scientifique des chants diplophoniques ou biformantiques.Expérimentant ces nouvelles voix dans son groupe, il se fait rejeter: «Je me suis rendu compte que ceux qui se disent marginalisés ont tendance à marginaliser aussitôt Sébastien Croteau, jouant de la flûte harmonique que quelque chose dévie de ce qu'ils ont l'habitude de voir.» Dès lors, Sébastien prend conscience de l'importance de la voix et se nourrit des responsabilités artistiques qu'il s'impose.« Si t'as pas de rigeur ni de discipline, si tu fais plein d'affaires qui nuisent à ta santé puis à ta voix, pour moi, ce n'est pas être responsable.» Défendre les artistes au bas de l'échelle Pour lui, le don artistique doit être partagé avec le plus grand nombre, indifféremment des contraintes du système commercial.« Il n'y a pas de redistribution de la richesse, ni de partage, ni d'égalité, mais c'est vers là qu'il faut aller.Comme artistes, on doit être les premiers à défendre cette vision, mais à cause du système marchand on est devenu embrouillé, comme si on avait oublié ce rôle là.» Impliqué dans la défense des artistes, Sébastien occupe un poste d'encadrement à la Guilde des musiciens du Québec et à la Table de concertation du faubourg Saint-Laurent, qui lui permettent de diffuser son message.« Pour moi, l'accessibilité à la culture est extrêmement importante.» Selon lui, non seulement les artistes doivent être soutenus, mais aussi ceux qui les écoutent.«À date, la seule idée qui vient supporter ça au niveau économique, c'est le revenu de citoyenneté de Michel Chartrand, qui pourrait permettre à des artistes comme moi de faire ce que je fais de façon accessible pour les gens.» Sébastien prévoit de créer une association de musiciens underground, pour structurer le milieu, surtout les musiciens situés au bas de l'échelle, pour que ces artistes prennent conscience de leur valeur et du fait qu'ils soient partie prenante de la culture.Sur tous les fronts, Sébastien Croteau a trouvé sa voix et il compte bien la faire entendre.L'ITINÉRAIRE 16 NUMERO 133 - SEPTEMBRE 2005 L'ONU interpelle le Québec sur ses politiques sociales Régis Coussot journaliste stagiaire Le gouvernement du Québec a jusqu'au 1 er octobre pour répondre aux questions des experts de l'ONU ayant constaté des manquements au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).Il doit également rendre compte aux groupes ayant constaté des manquements au PIDESC, et à tous les citoyens, des moyens mis en oeuvre pour garantir les droits de la personne.Le Comité d'experts des Nations-Unies responsable du PIDESC a interpellé le Canada sur ses politiques sociales, à la suite de son étude du rapport soumis en octobre 2004 par les gouvernements canadien et québécois.Le Comité d'experts soulève de nombreuses inquiétudes sur l'état des droits économiques, sociaux et culturels du Québec.Celles-ci concernent notamment l'impact de la privatisation du système de santé sur les groupes vulnérables et marginalisés, le sort des sans-abri et l'endettement croissant des étudiants.Rappelons que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, adopté le 19 mai 1976, contraint le gouvernement du Québec à garantir ces droits qu'il s'est engagé internationalement à promouvoir et à respecter.Contactés par L'Itinéraire le 15 juillet dernier, soit plus d'un mois après que l'ONU ait rendu publique sa liste de questions, le ministère des Relations internationales, principal relais des interrogations des experts, et le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, principal sujet des inquiétudes, se sont abstenus de tout commentaire.« On va préparer les réponses attendues par l'ONU pour le 1er octobre, et ensuite le Québec participera sur place à une rencontre avec l'ONU (prévue pour novembre 2005 ou mai 2006).Puis, on va attendre les observations.Je ne peux pas présumer de la réaction des ministères actuellement», argue Marie-Josée Desmarais, conseillère à la Division internationale du ministère des Relations internationales.Par ailleurs, il n'existe aucun moyen pour le citoyen d'obtenir aisément des informations sur le respect des droits de la personne au Québec.Mme Desmarais reste évasive sur le sujet : « On n'a pas envisagé de consultation avec la société civile pour l'instant, mais c'est un élément de plus en plus important, car elle est associée au travail de l'ONU.Il y aura éventuellement une publication des réponses sur Internet.» Rapport alternatif Parallèlement, la Ligue des droits de la personne a engagé un processus de formation et de sensibilisation des groupes communautaires, sociaux et syndicaux aux obligations internationales du Québec.La ligue veut attirer l'attention du plus grand nombre sur les questions posées par l'ONU.Cet organisme produit, en complément des rapports réguliers du gouvernement aux Nations Unies, un rapport alternatif visant une dénonciation plus précise et plus forte des violations du Pacte international.« Je considère que c'est un levier politique qui doit servir la société québécoise, affirme Lucie Lamarche, membre de la Ligue et professeure à la faculté de science politique et de droit de l'Université du Québec à Montréal.Ce que l'expérience de 1998 nous apprend - date à laquelle le gouvernement du Québec a été sévèrement réprimandé par l'ONU suite à la lecture du rapport alternatif \u2014 c'est que plus la société civile s'approprie les questions, plus le gouvernement les entend.» Cependant, les revendications du Pacte visent prioritairement le gouvernement fédéral, derrière lequel ne manque pas de se cacher le Québec, qui veut pourtant s'en distinguer à tout prix.L'allocution de la ministre des Relations internationales Mme Gagnon-Tremblay du 19 mai 2005 intitulée «Vers une politique d'affaires internationales» illustre bien ce paradoxe, en revendiquant une distinction québécoise, mais ne faisant aucune mention des droits de la personne.j Problèmes de toxicomanie ou de jeu compulsif ?«UN FOYER POUR TOI» 450-964-7077 « UN FOYER POUR TOI » est un centre mixte de soutien à la désintoxication ouvert 24h sur 24.Situé à Terrebonne en pleine nature, le centre offre l'aide qu'il te faut: ateliers de sensibilisation, rencontres individuelles dans le but de te reprendre en main et donner un sens à ta vie.Une aide gratuite pour les bénéficiaires de l'assistance-emploi ayant une adresse valide ou un montant de 540 $.MEMBRES 17 \\ L'ITINÉRAIRE MACADAM Virage a 20 ans Pour marquer leur 20e anniversaire, Les Productions Virage organisent, du 13 au 18 septembre, une série de projections dont deux premières.Des films couverts de mentions tels Le Minot d'or (Isabelle Raynauld), À hauteur d'homme (Jean-Claude Labrecque), Des marelles et des petites filles (Marquise Lepage) et Love-moi (Marcel Simard), reprendront l'affiche l'espace d'une journée.De plus, Virage profitera de cette semaine de projections pour présenter la première des films L'École à l'hôpital (Dominique Parent et Lysanne Thibodeau) et Montréal, planète foot (Yann Langevin).La majorité des films des Productions Virage reflète des préoccupations vécues dans les milieux populaires: elle donne ainsi une voix aux sans-voix.Par ailleurs, les Tournées communautaires Virage \u2014 créées en 1990 - offrent aux groupes visés une expertise pour qu'ils organisent eux-mêmes des projections qui correspondent à leur champ d'action.Les Tournées communautaires se sont ainsi vues associées à plusieurs organismes québécois, dont notamment le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Pour le détail des projections: (514) 276-9556, www.virage.ca L'amour du risque Régis Coussot « Rien ne va plus! » Cette expression consacrée dans le milieu du jeu illustre bien les difficultés que rencontrent les couples face aux problèmes de jeux de hasard.Une étude est actuellement en cours, au département de Psychologie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), portant sur l'incidence de ces problèmes dans la relation à deux.Selon les critères du DSM-IV (manuel de santé mentale), il est fréquent qu'un joueur mette en péril ou perde une relation affective importante, notamment sa relation conjugale.L'objectif de l'étude « Couple et Jeux de Hasard » vise à documenter ce phénomène, puis, dans un deuxième temps, à développer des nouvelles ressources conjugales.L'UQAM recherche 120 couples, âgés de 20 à 75 ans, se fréquentant au moins trois fois par semaine depuis un an et plus, ou, si le couple est séparé depuis moins d'un an, que la séparation soit liée au problème de jeu.Les participants bénéficieront gratuitement d'ateliers pratiques destinés à mieux communiquer et à favoriser une meilleure intimité sexuelle, afin que le partenaire devienne un allié pour combattre le problème de jeu.Pour plus d'informations, contactez le laboratoire sur le couple et la sexualité de l'UQAM au (514) 987-3000 poste 6725 \t lu *1 '\" *|\tsssul Les autochtones au petit écran Régis Coussot Une nouvelle série télévisée nommée Tshmanu, qui signifie « nous ensemble » en langue crie, sera programmée sur la chaîne câblée APTN en octobre, et sur le réseau public ontarien en 2006.Avec des sujets percutants et des images fortes, Tshinanu dresse un portrait captivant des autochtones en action.« L'objectif est d'illustrer le quotidien des autochtones, de changer l'image que les médias nous renvoient d'eux et de dépeindre des réalités méconnues sans escamoter les problématiques », affirme François Tessier, concepteur du site tshinanu.tv.Le site Web, produit dérivé de l'émission, énonce les thèmes des 26 émissions et recueille l'opinion des internautes.Pour son concepteur, « c'est une nouvelle façon de diffuser du contenu audio-visuel sur Internet, moderne et basée sur l'émotion ».À compter de la première diffusion télévisée, prévue pour le 4 octobre, le site Internet se transformera en plate-forme de diffusion de contenu communautaire numérique, devenant ainsi un lieu de transmission et d'échanges privilégié.Site Internet: www.tshinanu.tv L'ITINÉRAIRE 18 LA TERRE [S\"' UN EE.il' JARDIN i.il.l.t.MPf.t 2260, av.Papineau > Montréal (Québec) H2K 4J6 > git@infotravail.net l'itinéraire 34 L'AUDACE D'AGIR.Unique pour sa diversité et son dynamisme, l'arrondissement de Ville-Marie est au cœur de l'activité économique, touristique et culturelle de Montréal.Fort de sa vitalité et de sa population, l'arrondissement de Ville-Marie mérite une reconnaissance spécifique soutenue par d'importants investissements, exigeant des élus une gestion transparente et rigoureuse.La revitalisation de notre centre-ville doit se faire en concertation avec tous les acteurs du milieu.Les réalités sociales de toxicomanie, d'itinérance et de teunes de la rue seront au cœur de notre engagement politique.Robert Laramée conseiller municipal de Sainl-Jacques et candidat à la mairie de l'arrondissement de Ville-Marie Richard Fradette, Ybet Zamalloa candidal conseiller candidate conseillère de ville pour le district d'arrondissement pour de Peter-McGII le district de Petet-McCill Ensemble travaillons dans l'harmonie.Lynda Brault candidate conseillère de ville pour le district de Ste-Mane/St-Jacques Pierre Mainville candidat conseiller d'arrondissement pour le district de St-fvlane/St-Jacques EQUIPE BOURQUE VISION MONTRÉAL fâSTM.info Au service des personnes en mouvement avec son temps Centrale des syndicats du Québec CSQ www.csq.qc.net LE SflUIEZ-UOUS ?/S EST BEHUCOUP PLUS QU'UN CENTRE D'IMPRESSION NUMÉRIQUE ET OE urgencs Copies photocopies C'est aussi une imprimerie commerciale complète pour tous uos Desoins de factures, papeterie lentêtes de lettres, cartes d'affaires, enueloppesl, pads memo, dépliants, etc.De la pré-presse à l'impression finale, tout est fait sur place assurant ainsi des prln plus cumpétitifs et de meilleur délai.Pour une demande de soumission, appelez le : (514) 523-2911 imprimerie Partenaire dans mis projets depuis 2250, me Ontario fist Montréal (Québec) H2K 1V8 i (514)523-2911 H 15141523-9453 Les camelots de L'Itinéraire sont investis d'une double mission héroïque : diffuser une information sociale unique à Montréal et voler au secours des plus démunis.Faites comme eux, combattez 'ennem' numéro 1 de notre CTâce aux camelots et à vos dons, L'Itinéraire améliore les conditions de vie de plus de 1 000 personnes en leur offrant des projets de réinsertion sociale et de l'aide alimentaire.?20$ a m.Prénom : Nom : ?50$ ?Mme ?100$ ?Autre .Adresse: CP.: TÉL.:(_ Courriel : Mode de paiement ?Chèque ou ?Mandat à l'ordre du Croupe communautaire L'Itinéraire ?VISA : i i i i i i i i N° de la carte Expiration .Signature mois année Postez le tout à l'adresse suivante : L'Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2H9 Information: (514) 597-0238 poste 231 www.itineraire.ca Des reçus pour les dons de plus de 10 î seront émis à la fin de l'année."]
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