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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
mercredi 15 mars 2006
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2006-03-15, Collections de BAnQ.

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[" Tout sur les normes du travail ! www.cnt.gouv.qc.ca Commission des normes du travail ^ ^ Québec EJ E3 Régie des rentes du Québec Avec SimulRetraite, je vois les choses autrement ! w je sais combien je dois épargne annuellement pour ma retraite.SimuIRetraite Outil de simulation des revenus à la retraite www.rrq.gouv.qc.ca Régie des rentes ^ ^ Québec ta ta Plus de détails page 6 Un don pour la revalorisation \" r Coordonnées Q Mme Q M.Prénom_ Nom N° et rue/app.Ville_ _Code postal Tél.(_)_ Courriel_ > Don avec reçu officiel* 25$ Q 50$ Q 100 Q N1 13 250 $ ?Autre N° de chanté 13648 4219 RR 0001 \"Reçus postés au début de 2007 Détachez, découpez et postez votre cadeau au Groupe communautaire L'Itinéraire 2103, rue Ste-Catherine Est, Montréal (QC) H2K 2H9 Mode de paiement ^Chèque ou mandat à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire ?VISA _I_I_I_I_I_I_L N° de la carte I I I I I Expiration ./_ mois année | CâJ-OrXGS Aucun reçu ne sera émis pour l'achat de cartes-repas pour les sans-abri H Offrez des cartes-repas! Pour plus d'information jfi, (514) 597-0238 poste 226 Cartes-repas à 3 $ Je désire acheter cartes X 3,00$ =_ Nombre Montant total Postez-moi les cartes.?Gardez les cartes et distribuez-les pour moi.Code postal.Tél.(_)_ Courriel_ > Mode de paiement ^Chèque ou mandat à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire ?VISA _I_I_I.N° de la carte Expiration_ I I I I I I I mois année 15 mars 2006 Un pmjët'dë tWfroire appuyé par : ¦ Les Oeuvres du Cardinal Léger \u2022 Arrondissement Ville-Marie \u2022 RAPSIM \u2022 Sécurité du Revenu de Montréal/CLE Ste-Marie \u2022 L'Accueil Bonneau \u2022 CDEC Centre-Sud/Plateau M.-R. SHM-TROTT nouvelles internationales provenant des journaux de Cylvie Gingras Camelot et journaliste de la rue Tiré de Real Change, Seattle, Washigton, édition du 21 au 27 décembre 2005 Small is beautiful Un groupe de 10 étudiants a soumis au Conseil de la ville de Seattle huit prototypes de maisons destinées aux sans-abri.La faible superficie des logements (de 150 à 250 pieds carrés) permet de réduire les coûts de construction sans sacrifier les commodités de base.« Ce projet est destiné aux gens qui ne peuvent pas se loger convenablement à Seattle », affirme Jim Nicholls, professeur d'architecture à l'Université de Washington.Tiré de The Big Issue South Africa, édition de décembre 2005 Lutter contre les rapts d'enfants En Afrique du Sud, environ 1 500 enfants disparaissent chaque année, selon le South African Center for Missing and Exploited Children.Molo Songololo, un ardent défenseur des droits des enfants, estime que ces chiffres sont bien en deçà de la réalité.Pour leur part, les services de protection de l'enfance estiment que 2 000 enfants sud-africains meurent assassinés chaque année.Afin de combattre les enlèvements et les meurtres d'enfants, la police sud-africaine et les ONG locales ont annoncé la mise en place d'un programme d'identification des enfants, par la prise des empreintes digitales et de photos.Songololo affirme qu'au moins 28 000 enfants sont exploités sexuellement dans les grandes villes sud-africaines.L'ITINÉRAIRE 4 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 BLOC QUÉBÉCOIS Réal Ménard, Député Hochelaga 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W IT2 Téléphone: (514) 283-2655 Télécopieur: (514) 283-6485 .BLOC QUÉBÉCOIS CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont-La Petite-Patrie 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Téléphone: (514) 729-5342 Télécopieur: (514) 729-5875 Pour un sens à la vie ! Radio Ville-Maris 257 500 auditeurs 91,3 f m Mo^éd 91,3 f m.Ja radio qu'on écoute ! * 100,3 f m Sherbrooke ¦ 89,9 f m Trots-Rivières * 89,3 f m VictorîoviHe 4020, rue Saint-Ambroise, suite 199 Montréal QC H4C 2C7 Tél.: (514) 382-3913 Ext Sans frais 1-877-66M601 www.radiovm.com Tiré de Spare Change, Cambridge, Massachusetts, édition du 8 au 21 décembre 2005 Des militaires sans-abri Certains militaires américains, revenus d'Irak et d'Afghanistan, se retrouvent sans-abri.« Durant la guerre du Vietnam, on ne voyait pas de vétérans sans abri, explique Ricky Singh, directeur du Programme de réinsertion des vétérans sans abri.Actuellement, nous voyons de plus en plus de soldats aux prises avec un problème de logement.Pour nous, c'est une nouvelle réalité.Après plusieurs missions à l'étranger, sans connaître leur date de retour, il est difficile pour ces militaires de garder leur maison.» Tiré de Spare Change, Cambridge, Massachusetts, édition du 8 au 21 décembre 2005 Des HLM profitent aux riches À Boston, ce ne sont pas toujours les pauvres qui bénéficient des maisons à loyer modique.En effet, quelques-unes ont ainsi été achetées par des personnes aisées, car la ville de Boston n'a pas imposé de limite quant aux avoirs des demandeurs de maisons à loyer modique.L'an dernier, plus de la moitié des 671 demandeurs ont été acceptés par la ville, et ce, même si leur fortune s'élevait à plus de 50 000 dollars.MONTRÉAL, 15 MARS 2006 5 L'ITINÉRAIRE Actualité Globe-trottoir Édito Kamikaze désopilante Certification ISO-sociale Faisca, médecin de brousse urbaine Locataires et propriétaires à armes inégales Se battre pour retrouver l'équilibre 4 7 10-11 12 16-17 18-19 20-21 Chroniques Mots de camelots 9, 20 et 22 Littérature 15 Sudoku 24 7 ?12 mois (24 numéros) =48$ ?6 mois (12 numéros) =24$ Q J'ajoute un don de soutien de_$ Coordonnées ?Mme ?M.Prénom__ Nom__ Adresse_ Code postal Courriel_ Tel- (_).Mon abonnement débute en_ mois Mode de paiement ?Chèque ou mandat à l'ordre du Groupe communautaire L'Itinéraire ?VISA I I I I I l_I I I_I_I année I I I Expiration_/_ mois année Abonnement proposé par le camelot: Reçu de chanté posté au début de l'année suivante Nom du camelot Posfez le tout à l'adresse suivante : Abonnement à ^Itinéraire 2103 Ste-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 Information : (514) 597-0238 poste 226 15 mars 2006 Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson, A cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 2 S, 1 î revient directement au camelot Les profits de L'Itinéraire servent à financer les proiets d'entraide.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou demandent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le (514) 597-0238, poste 230.L'Itinéraire est appuyé financièrement par LES CEUVRES DU CARDINAL LÉGER Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Qc) H2K 2H9 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est L'Espace Internet \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphone : (514) 597-0238 Télécopieur: (514) 597-1544 Courriel : itinéraire a itinéraire.ca Site : www.itineraire.ca Convention de la Poste-publications No 40910015 No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada L'Itinéraire est membre de : A^DA Le Magazine /'/ \u2022 Éditeur et directeur général : Serge Lareault \u2022 Rédactrice en chef : Audrey Coté \u2022 Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary \u2022 Infographiste : Serge Cloutier \u2022 Couverture : Serge Cloutier \u2022 Photo de couverture : Sylvain Dumais \u2022 Révision: André Martin, Jean-Paul Baril, Lorraine Boulais, Hélène Paquet, Louise Laurent et Marie-Hélène Sarrazin \u2022 Concepteur du site Internet : Serge Cloutier, Drafter.com \u2022 Conseillers publicitaires : Renée Larivière et Mario St-Pierre \u2022 Imprimeur : Québécor World Lebonfon \u2022 Représentants des camelots : Gabriel Bissonnette, Robert Dion, André Canuel \u2022 Intervenante : Isabelle Bessette Le Croupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Le Conseil d'administration \u2022 Président : Robert Beaupré \u2022 vice- président : Jean-Paul Baril \u2022 Trésorier : Martin Gauthier \u2022 Secrétaire : André Martin \u2022 Conseillers : Audrey Coté (rep.employés), André Canuel, Gabnel Bissonnette (rep.camelots) et Cylvie Gingras L'administration \u2022 Directeur général : Serge Lareault \u2022 Directrice des ressources humaines et de l'insertion sociale : Jocelyne Sénécal \u2022 Directrice du dévelopement : Claudette Turgeon \u2022 Directrice administrative : Geneviève Lussier \u2022 Adjoint à l'administration : Eduardo Moreno \u2022 Comptabilité : Manon Savana, CMA Distribution \u2022 Agent de développement : Stéphane Lefebvre Le Café sur la rue \u2022 Chef cuisinière : Lorraine Krupa L'Espace Internet \u2022 Coordination : Vacant Association nord-américaine des journaux de rue Le réseau international des journaux de rue L'Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé Attention aux fraudeurs: personne n'est autorisé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L'Itinéraire.L'ITINÉRAIRE 6 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 Êf Û ft Serge Lareault Éditeur serge.lareault(q)videotron.ca Vlt6! Des économistes éclairés et des politiciens responsables! Réunis en congrès à Montréal les 18 et 19 février derniers, les libéraux du Québec ont surtout discuté de santé et de dette nationale.Les « jeunes libéraux », jeunes « par le nombre des années », mais vieux de cœur, ont pour leur part davantage insisté sur la nécessité de la réduction immédiate de la dette.Comme toujours, on a proposé des solutions faciles et toutes faites pour alléger le fardeau des finances publiques, mais rien pour le développement individuel et collectif des citoyens.Encore une fois, il incombera aux travailleurs de payer des impôts et de se priver de certains services ou de sécurité sociale pour réduire la dette.À part ça, les libéraux manquent d'idée.La santé, fer de lance des libéraux, a mis Jean Charest au pouvoir en 2003.Importants mais chers, les coûts de santé! La dette aussi coûte cher, nous l'avons tous compris.Malheureusement, il reste peu de Québécois, suite au martelage de tous les partis confondus, à hurler «au diable la dette, on veut des services sociaux! » Pourquoi toujours niveler la société par le bas ?Comment rembourser cette dette énorme et maintenir, en même temps, la masse de la population à un niveau de revenu voisin du seuil de la pauvreté ?Les jeunes libéraux affirment que, dans un avenir proche, il y aura de moins en moins de travailleurs pour régler la note des services sociaux et rembourser la dette.Il faut donc agir maintenant.Vrai! Bravo! Une étoile sur votre bulletin! Ces travailleurs, de moins en moins nombreux à cotiser, ne devrait-on pas les rendre aptes à faire fonctionner le système plutôt que d'adopter des mesures sans vision ?A 80 °/o, la population du Québec gagne moins de 30 000 $ par année et pourtant elle paie en grande partie les services sociaux.D'autre part, le parti libéral du Québec s'oppose fortement à l'accroissement du salaire minimum, et il a effectué des coupes draconiennes dans les programmes d'aide à l'emploi.Diminuer l'investissement des entreprises québécoises, affaiblir la Société générale de financement, limiter le rôle de la Caisse de dépôt et jouer les durs avec les Fonds de travailleurs qui investissent chez nous, voilà autant de mesures qui font que la force économique du Québec risque de s'en aller chez le diable.Pas une semaine ne se passe sans que des Américains ou d'autres étrangers n'achètent des fleurons de l'économie québécoise, sans que des travailleurs québécois doivent accepter des baisses de salaires.Est-ce ainsi qu'on va rembourser la dette et se payer des services sociaux ?Le Québec a grandement besoin d'économistes capables d'apporter une vision au développement économique et de politiciens courageux pour établir des priorités dans les besoins : d'abord offrir des services à la population la plus démunie, ensuite, mais à long terme, réduire la dette.Pas le contraire.L'Itinéraire est à la recherche de : ?Journalistes pigistes, finissants ou professionnels (les articles sont rémunérés) ?Correcteurs bénévoles avec formation ou expérience de révision ?Traducteurs et rédacteurs de l'espagnol au français pour la rédaction de la chronique Globe-Trottoir Pour plus d'information, communiquez avec la rédactrice en chef, Audrey Coté, au 514-597-0238, poste 223 ou par courriel à audrey.cote@itineraire.ca MONTRÉAL, 15 MARS 2006 7 L'ITINÉRAIRE Le document est disponible gratuitement sur de Educ'alcool fait le point sur les effets de la consommation modérée et régulière d'alcool Educ'alcool a publié une nouvelle monographie de la série Alcool et Santé : Les effets de la consommation modérée et régulière d'alcool.Cette nouvelle édition permet de poser un regard scientifique sur la question dans un langage simple et accessible.Elle souligne que la consommation modérée et régulière d'alcool a généralement des effets bénéfiques pour la santé, particulièrement chez les femmes ménopausées et les hommes âgés de plus de quarante ans.Toutefois, il importe d'être extrêmement prudent dans la diffusion de ces données car chaque personne est unique.S'appuyant sur les plus récentes recherches scientifiques, la publication indique que, pour la plupart des gens, une consommation régulière et modérée d'alcool - un ou deux verres par jour - apporte une certaine protection contre les maladies cardiovasculaires, les maladies artérielles périphériques, le diabète de type 2 et les calculs biliaires.De plus, elle peut avoir une incidence positive sur la condition psychosociale des personnes tout en réduisant les risques de rhumatisme, d'arthrite et de pierres aux reins.Mais ces bienfaits sont conditionnels à une consommation régulière et modérée de même qu'à l'individualité de chaque personne.Ainsi, certains sous-groupes de la population devraient s'abstenir de consommer de l'alcool ou consommer de moindres quantités que celles recommandées.C'est le cas des personnes affligées de problèmes de santé particuliers, des personnes sous médication, de celles avec une histoire personnelle ou familiale de dépendance à l'alcool, des femmes enceintes ou de celles désirant le devenir.Par ailleurs, il n'est pas conseillé aux abstinents de commencer à consommer de l'alcool dans le seul but d'améliorer leur état de santé.Il est possible de télécharger cette édition d'Alcool et Santé à partir du site Internet d'Éduc'alcool (www.educalcool.qc.ca).On peut aussi la recevoir sans frais en appelant Educ'alcool au 1-888-ALC00L1.ÊEcÊuc' f alcool rUne^\u2014ï- vision , * monde Pour une publicité qui compte ! 83 % de notre lectorat a une meilleure^opinion des entreprises et organismes qui annoncent dans Lltmeraire.50 000 lectrices et lecteurs par mois remarquent une publicité socialement responsable Pour plu Serge ormation reault 514-597-0238 poste 228 publicite@ffineraire.ca Sondage effectué en février 2JX>4 par te groupe Helyum (HEC).Vous désirez donner votre ordinateur à une personne de la rue ?L'Itinéraire recueille les ordinateurs afin de les remettre aux personnes qui tentent de se réinsérer en société.Vous avez un ordinateur (Pentium III et plus) qui fonctionne toujours mais dont vous n'avez plus besoin?Vous pouvez venir le déposer au Café sur la rue de L'Itinéraire, au 2101, rue Ste-Catherine Est (angle de Lorimier), tous les jours de la semaine de 10 heures à 16 heures.514-597-0238 poste 236 2\t6\t8\t9\t5\t1\t7\t4\t3 9\t1\t4\t3\t8\t7\t5\t6\t2 5\t7\t3\t6\t4\t2\t8\t9\t1 8\t5\t6\t1\t9\t4\t3\t2\t7 4\t9\t2\t7\t3\t8\t6\t1\t5 1\t3\t7\t5\t2\t6\t9\t8\t4 3\t2\t9\t4\t6\t5\t1\t7\t8 7\t8\t5\t2\t1\t9\t4\t3\t6 6\t4\t1\t8\t7\t3\t2\t5\t9 DE CAMELOTS Rigodon urbain (chanson à déboire) Tu m'parles de toé, Tu m'dis ton nom, Tu m'payes une bière, Moé, j'dis pas non! T'es d'bonne humeur! Tu me l'as dit Yé ben d'bonne heure Pis t'es pas d'ici! Tu m'parles tout l'temps Moé, je r'ssens rien Tu m'juges longtemps.-.Tu doutes de rien Tu m'bum du feu Mais tu fumes pour deux.Tu t'trouves bin drôle Je r'connais Troie Nicky Camelot, Parthenais/Mont-Royal Merci Éric! Que l'on veuille ou non, le chanteur Éric Lapointe ne laisse personne indifférent.Pour nous tous, au journal L'Itinéraire, il est synonyme de fidélité.En effet, c'est avec un grand plaisir qu'Éric a organisé son fameux tournoi de billard, au profit du journal, avec ses nombreux chums de la colonie artistique.Le 27 février dernier, au bar billard Boul Noir, ce fut la cinquième édition de ce tournoi annuel et nous sommes tous très heureux d'y avoir assisté.Merci beaucoup Éric pour ta solidarité envers nous.Nous sommes tous très fiers de t'avoir avec nous.Et en ce qui me concerne, je t'aime beaucoup, tu demeures l'un de mes p'tits frères préférés, et ce, même si je sais que tu n'as pas voté pour moi aux dernières élections fédérales! Au plaisir de te revoir, Éric! Josée Louise Camelot, Maison de Radio-canada josee.louise@itineraire.ca Fière d'être à L'Itinéraire Bonjour à vous tous.Il y a longtemps que je ne vous ai parlé directement.Grâce à L'Itinéraire, j'ai publié en 2005, toutes les chansons que j'avais écrites durant les quatre dernières années.Merci à L'Itinéraire d'avoir protégé mes droits d'auteure et de m'avoir encouragée à les publier pour votre bon plaisir.Ce fut une grosse année pour moi! Mon implication auprès du Groupe ne fait que s'accroître chaque jour.Le cadre de travail qu'on me fournit est tout à fait adapté à ce que je suis et je m'épanouis librement avec de la joie dans mon coeur.Je sens que je suis appréciée et c'est des plus valorisant.Chaque jour nous avons de nouvelles personnes qui fréquentent le Café sur la rue.De nouveaux camelots se sont greffés au Groupe et ils sont motivés à se prendre en main.La mission de L'Itinéraire se poursuit.La publicité que les grands médias nous ont accordée cet automne, pour souligner le fait que nous étions devenus bimensuels, nous a permis de faire de meilleures ventes sur la rue.Merci à tous ceux et celles qui nous encouragent dans nos actions et qui parlent en bien de nous aux gens qui auraient certains préjugés à notre endroit.Chaque fois que vous avez de bons mots pour nous, vous permettez d'améliorer la qualité de vie de personnes, qui autrement, resteraient sans but, sans abri et sans espoir de s'en sortir.Merci, encore une fois, pour votre soutien au Groupe communautaire L'Itinéraire! Jean-Marie Tison Camelot, rue St-Denis Tu m'payes un schnapps.À condition Que j'te trouves smatte.Sans condition Tu tombes à terre Tu m'cries des noms J'tripe à t'rassoir.Tu saignes du front! J'te tends mon bras Tu m'vomis d'sus J'me dis tout bas Qu't'es une sangsue Tu fais comme si de rien n'était Tu t'penses bin clean Tu t'trouves bin net! J'te dis : Merci ; Tu fais ton frais J'te trouve moins mean Avec ton wallet! Norman Desjardins Camelot, métro Mont-Royal Courage Alors ce soir, imagine mes déboires À force d'être fatigué, on devient fatigant.C'est la nuit et il fait noir.Où vais-je dormir ce soir?Un garage souterrain me protège pour la nuit.J'ouvre mon sac de couchage, regarde vers le ciel Et je lui dis merci.Enfin, le métro est ouvert pour un peu de temps.C'est la fin de l'hiver.Rempli d'espoir, je tends la main.« Un peu de change, s.v.p ?», juste assez pour un café.Les gens passent et passent, Mais je suis toujours ignoré.Mais voyons donc, ce matin, Où est-il mon bon samaritain?J'en suis rendu là et je ne peux supporter ça.Une bonne dame me donne un journal L'Itinéraire.Et depuis ce jour, j'échappe à la misère.MONTRÉAL, 15 MARS 2006 9 L'ITINÉRAIRE Entrevue à rebours liiri Portrait1;^11 d'une kamikaze désopilante Question d'inverser le concept traditionnel de l'entrevue, la romancière et scénariste Monique Proulx interviewe Cylvie Gingras, chroniqueuse de la rue et camelot.Depuis deux années consécutives, Cylvie est récipiendaire du prix Jean-Pierre Lizotte de la catégorie «Meilleure chronique » au Concours des journalistes de la rue de L'Itinéraire.Pour sa part, Monique Proulx a été membre du jury des deux concours et il semble que des affinités littéraires se soient développées entre elles.Monique Proulx Collaboration spéciale Écrivaine, insurgée, drôle, trippeuse, intense, lifeholic, kamikaze, gay.name it.Y a-t-il quelque chose en Cylvie Gingras qui ne soit pas passionné?Je prendrais Cylvie telle quelle, je la mettrais dans un livre ou un film sans en changer une virgule, et personne ne me croirait.Sa vie n'est pas une vie, mais un enchevêtrement de cent vies flamboyantes, truffées de mésaventures imprévisibles, graves, pissantes.Tout de go, elle met ma pendule à l'heure quand je lui demande de parler de son enfance (« Ai-je eu une enfance ?.») À cinq ans, la petite Cylvie, très timide, sait déjà lire et écrire, héritage primordial d'une mère qui se barrera une couple d'années plus tard.À huit ans, la petite Cylvie est adoptée par son oncle et inscrite dans une école privée d'Outremont.« Je suis contre les écoles privées : qu'ils mettent l'argent dans l'éducation publique qui fait dur!.» À neuf ans - c'est là que ça se corse, attachez vos tuques - la petite Cylvie 1) trippe sur Jimi Hendrix et Janis Joplin et trouve les Beatles ben straight, 2) joue au hockey avec son ami Normand Léveillée, qui deviendra hockeyeur professionnel, 3) fait des dépressions coup sur coup, sans savoir de quoi elle souffre, 4) adore l'école et est première de classe partout, 5) fume son premier joint et tombe en amour avec la dope douce : « La dope m'a sauvée de la dépression ».La suite est un cocktail explosif de tout ça.À la fin de la vingtaine, Cylvie est riche et a une job.Au début de la trentaine, elle a perdu sa job et elle est pauvre.Rencontre quelqu'un qui lui fait découvrir la coke.Trippe à mort.Passe quelques années complètement gelée, probablement en pleine dépression (« Je me souviens de rien »), vit de recel pour des chums qui volent, vole avec ses chums des bagnoles sur commande.C'est l'épisode Bonnie & Clyde, troué d'aventures survoltées.Une fois, elle découvre 800 dollars américains dans un pare-brise.Une autre fois, et c'est moins drôle, c'est la police qui découvre pour elle 14 kilos de coke dans le coffre de leur Camaro piquée.Séjours en dedans, forcément : « La prison ?Bof.Y avait du sexe pis de la dope en masse, pis t'étais au chaud.» Aventures survoltées, oui, mais aussi black-out total, dépressions chroniques et moments de grande noirceur.Mais l'écriture, tout ce temps-là, reste en filigrane dans sa vie - ses vies! - attendant le bon moment L'ITINÉRAIRE 10 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 pour canaliser son énergie violente.En 95, alors que Cylvie habite à l'Auberge Madeleine (un centre d'hébergement pour femmes en difficulté), quelqu'un lit par-dessus son épaule le texte qu'elle est en train de griffonner sur une napkin, le trouve « architnppant » et la convainc, malgré son scepticisme, de le donner à Serge Lareault pour sa « nouvelle » publication, L'Itinéraire.Autre point tournant - comme on dit en scénarisation - dans la vie de Cylvie.Non seulement Serge Lareault publie-t-il illico son texte (Ère-Rance), mais il engage Cylvie comme adjointe à la rédaction.Entre sa chatte Chouchoune et son appartement « à la campagne », dans le quartier Ahuntsic, la vie actuelle de Cylvie a trouvé son centre : l'écriture.Il y a L'Itinéraire, bien sûr (elle a remporté deux années d'affilée le Prix Jean-Pierre-Lizotte pour la meilleure chronique), mais il y a aussi trois romans en chantier (un seul, ce serait pas Cylvie).On reconnaît maintenant son style, apprêté avec punch et lucidité, poésie et burlesque, même dans les petites phrases assassines qu'elle me décoche sur le vif : « Lui, y était chaud, moi, j'étais gelée, c'est pas vrai que ça fait tiède les deux ensemble.(.) Ceux qui mangent de la viande rouge sont agressifs et ont mauvaise haleine.(.) Je serai jamais une grande personne : les grandes personnes, c'est méchant, c'est mesquin.(.) Si je dors pas, je rêve pas, si je rêve pas, j'écris pas.(.) Si le mot fulminer existait pas, je l'inventerais.(.) Des fois, quand ils annoncent à la météo une dépression, j'ai peur qu'y donnent mon adresse.» Je n'invente rien : même pas la scène suivante, vieille de quelques années, dont Cylvie me parle comme d'un épisode de « délire politique », et que tous les scénaristes de cinéma rêveraient de transposer à l'écran.C'est le soir, tard.Cylvie s'en va téléphoner au lavoir de son quartier.À la place du téléphone Bell qui était là, elle découvre un téléphone AT&T.Un téléphone américain! Les ostie d'Américains! « Viennent chercher notre p'tit change jusqu'ici! » Elle voit rouge.Pogne les nerfs.Tabasse le téléphone.Surprise! Le téléphone tombe par terre, entre ses jambes.Trou béant dans le mur, un « esti de trou ».Que faire ?Cylvie décide d'emmener le téléphone chez elle.Il pèse une tonne.Cylvie zigzague sur la rue avec son poids lourd qui fait gulling guiling.Arrive chez elle : six marches à descendre.Fait glisser le téléphone sur un tapis, pour ne pas faire de bruit.L'étend sur un sofa.Et le jauge, comme un adversaire.Après une longue observation, elle plante à tout hasard un tournevis et un couteau dans le ventre du monstre américain.The Monster s'ouvre tout de suite, libérant 185 $ en pièces de vingt-cinq cennes, « plus quelques pièces de un et deux dollars : y a encore des morons qui pensent que les téléphones publics remettent le change! » Avant de quitter Cylvie, je lui demande un peu platement où elle se voit, dans dix ans.Elle me répond aussitôt : « En vie.Je me vois en vie.» C'est la première victoire d'une kamikaze qui a connu toute sa vie mille vies, et donc mille morts.Et elle ajoute avec ferveur, parce que c'est là sa seconde grande victoire : « Et je me vois en train d'écrire.Publiée.Au moins un roman.» Moi aussi, c'est comme ça que je la vois.Même plus, j'en vois trois, romans, ceux-là précisément qui dorment dans ses tiroirs - ou sous le petit corps chaud de Chouchoune - et dont elle dit qu'ils tirent à boulets rouges sur les « grandes personnes ».Monique Proulx et Cylvie Gingras, complices.MONTRÉAL, 15 MARS 2006 11 L'ITINÉRAIRE Certification ISO-sociale r I clltr Vincent Larouche Café équitable, légumes et produits laitiers biologiques, emballages biodégradables : les Québécois se posent de plus en plus de questions éthiques sur les biens qu'ils consomment.Malheureusement, au Québec, il n'existe aucune certification attestant qu'une entreprise fait preuve de « responsabilité sociale ».Le consommateur averti ne peut donc pas savoir si, par exemple, l'entreprise qu'il encourage traite bien ses employés, respecte la loi et fait preuve de bonne gouvernance.Selon Marie-France Turcotte, professeure au département de stratégie des affaires de l'UQAM, la création d'une certification de responsabilité sociale propre au Québec ne serait pas très utile, surtout dans un contexte de mondialisation des entreprises : « Qui reconnaîtrait cette norme-là ?Qui aurait intérêt à s'y conformer ?D'autant plus qu'établir une nouvelle certification est un travail de conception énorme, d'adaptation pour les entreprises.Tout ça représente beaucoup d'argent, ne serait-ce que pour la paperasse qu'une telle démarche implique.» Pour toutes ces raisons, plusieurs pays attendent plutôt que l'Organisation internationale de normalisation (ISO) achève le développement de la nouvelle certification ISO 26 000 sur la responsabilité sociale, norme qui serait alors reconnue partout dans le monde.Le vice-président du groupe de travail ISO qui s'occupe de ce dossier, Staff an Sôderberg, affirme que « ISO 26 000 répondra au besoin de tout type d'organisation qui cherche à rendre opérationnel, à contextualiser ou mieux assumer ses responsabilités sociales, par rapport à la sécurité, à l'éthique, à la bonne gouvernance, à la biodiversité et aux changements climatiques.» Toutefois, selon Joseph Martinez, un porte-parole d'ISO rejoint par L'Itinéraire au bureau central de l'organisme, à Genève, la nature exacte des normes et critères en matière de responsabilité sociale pourrait encore changer, puisque les travaux sur la nouvelle certification ne font que commencer.Selon lui, le déve- loppement d'ISO 26 000 pourrait exiger encore de longues années.« Nous sommes au début du processus d'élaboration, il y a encore vraiment beaucoup de chemin à faire.Ce ne sera certainement pas cette année que ça va sortir! » « Le gouvernement pourrait exiger une certification avant d'accorder un contrat à une entreprise.» -Marie-France Turcotte, professeure au département de stratégie des affaires de l'UQAM Le groupe de travail a toutefois déjà tranché sur un point : ISO 26 000 fournira des balises en matière de responsabilité sociale en utilisant la formule « l'entreprise devrait » et non « l'entreprise doit », pourtant plus contraignante.La majorité des participants aux travaux sont des experts venus des quelque 54 pays membres de l'Organisation internationale de normalisation et des représentants d'une vingtaine d'organisations internationales, dont l'Organisation internationale du travail (OIT).L'implication de l'OIT est d'ailleurs cruciale pour le développement d'une certification reconnue mondialement en matière de responsabilité sociale.C'est du moins l'opinion de Daniel Boursier, l'un des responsables des relations avec les travailleurs dans les entreprises au Fonds de solidarité de la FTQ.C'est que l'OIT est reconnue à travers le monde comme la référence en matière de normes du travail.« Des codes de conduite pour les entreprises, il y en a peut-être des milliers, explique-t-il.Le cœur de tout ça, ce sont les normes de l'OIT.» Celui qui a dressé le bilan social d'entreprises partout dans le monde pour son employeur explique que pour l'instant, il est très difficile de séparer le bon grain de l'ivraie parmi la grande variété de certifications différentes en la matière.« Si tu entres dans une usine en Chine, il y a parfois une trentaine de certificats différents accrochés au mur pour toutes sortes de codes de conduite.» La nouvelle certification développée par l'ISO pourrait possiblement aider les consommateurs à faire des choix éclairés, mais encore faudrait-il que les entreprises s'y intéressent, rappelle Marie-France Turcotte.« Pour qu'une entreprise adopte une norme, il faut qu'elle y soit contrainte ou qu'elle y trouve son intérêt, souligne-t-elle.Le gouvernement pourrait exiger une certification avant d'accorder un contrat à une entreprise.Un grand distributeur comme Wall Mart par exemple, pourrait aussi exiger que ses fournisseurs possèdent une certification.» L'ITINÉRAIRE 12 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 Abonnez-vous à Protégez-Vous SANTÉ $H»N* l'énIrSwre convient-iu umium test ELECTROS et économisez 55 % sur le prix en kiosque! Découpez et postez 12 numéros pour seulement 25$ + taxes* Ne tardez pas, car nos tarifs d'abonnement augmenteront à compter du 1er avril! L^OUI! Je m'abonne à Protégez-Vous Je recevrai 12 numéros pour seulement 25 $ + taxes.* À l'échéance de l'abonnement vous m'enverrez une facture qui me permettra de le renouveler au plus bas tarif, et ce sans obligation de ma part.Nom Adresse _ Ville App.Prov.Code postal _ Mon courriel .Tél.(.PAIEMENT ?Facturez-moi ?Paiement par chèque (à l'ordre de Protégez-Vous) Protégez-Vous, CP.11024, suce.Anjou, Montréal (Québec) H1K BJ3 * 28,76 S taxes incluses Offre valable au Canada jusqu'au 31 mars 2006.Prévoir de 4 à 6 semaines pour _._ la livraison du premier numéro.Code de réservation: FPVTT0206 Pour vous abonner, visitez notre site www.p v.q c.ca ou téléphonez-nous au 1 866 895-7186 Le Magazine Protégeflw 9W la référence des consommateurs Les Éditions Protégez-Vous MACADAM vrac Boules qui roulent au profit de L'Itinéraire « Ça me fait plaisir de jouer au billard au profit de L'Itinéraire parce que les camelots sont vraiment des gars et des filles qui travaillent fort pour gagner leur vie », a déclaré le chanteur Éric Lapointe lors de la 5e Classique Éric Lapointe au profit de L'Itinéraire qui s'est tenue au Boul Noir, le 27 février dernier.De nombreux artistes ont déboursé 50 $ pour faire allègrement rouler les boules sur le tapis vert.Parmi ceux-ci, le grand poète Gilles Vigneault s'est dit ravi de participer à l'événement.« J'aime le billard et L'Itinéraire.C'est un événement utile et agréable en même temps », a-t-il dit à L'Itinéraire.Quelques camelots ont aussi eu la chance de jouer avec les artistes : « Ça fait longtemps que j'ai pas joué, mais je trouve ça cool de pouvoir me mesurer à des vedettes », a lancé Alain Saint-Onge, en plein match avec le chanteur Hugo Lapointe.L'édition 2006 de la Classique Éric Lapointe a permis d'amasser près de 2 500 $ pour L'Itinéraire.Merci à Éric Lapointe et à toutes les personnalités artistiques présentes! Le chanteur Hugo Lapointe et Nicky, camelot Le chroniqueur TJS^Wlrna et Hector L'ITINÉRAIRE 14 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 MACADW Ayez de l'éthiquette! Dans notre XXIe siècle pollué, de plus en plus de consommateurs sont conscients de l'impact de leurs achats.Cependant, malgré la surcharge d'information et la sollicitation ininterrompue des médias, disposez-vous d'une information suffisante pour éclairer le chemin de l'achat responsable ?Si vous êtes « branché », le site Internet www.ethiquette.ca peut vous aider.Déjà, plusieurs dizaines d'entreprises québécoises et canadiennes ont été analysées par ce site qui se donne pour mission de « guider le consommateur consciencieux dans sa quête d'alternatives qui ne portent pas atteinte à l'environnement et contribuent à l'amélioration des conditions sociales.Nous voulons également soutenir les entreprises innovantes qui ont décidé d'emprunter le long (et tortueux) chemin vers la propagation d'une culture de développement durable dans le secteur marchand ».Calendrier engagé contre le cancer du sein En appui à un organisme qui vient en aide aux femmes atteintes du cancer du sein, Les ailes de la Culture.com et Croupe consortium ont produit un calendrier artistique inspiré des années 1920 à 1950 avec différentes personnalités artistiques.Le calendrier artistique « universelles » est utilisable jusqu'en 2016.Plus de 80 % des profits des ventes du calendrier iront directement à une fondation qui vient en aide aux femmes atteintes de cette terrible maladie.Le calendrier met en scène Céline Bonnier, France Castel, Geneviève Bilodeau, Brigitte Paquette, Karen Young, Elisabeth Filion, Hélène Bourgeois Leclerc, Francine Alepin, Catherine Mercier, Jacythe Taillon, Andrée Parent et Josée Acquelin.Vendu au coût de 15$ taxes incluses, le calendrier peut être commandé par courriel à l'adresse festivelles@lesellesdelaculture.com ou en composant le 740-8229.Diane Jacob LE VERTIGE DEDAVIDJ Cylvie Cingras Chroniqueuse de la rue Vertige intellectuel Le vertige de David m'a entraînée dans une interminable aventure intellectuelle.Entre deux pages, j'ai dû aller fouiner dans le dictionnaire tant l'érudition du personnage principal était hors de ma portée.Plus je lisais, plus je me trouvais inculte.En fait, je me trouvais aussi cultivée qu'une.pomme de terre! C'est bien beau me coucher plus savante qu'au réveil, mais ça me met sans connaissance de savoir que je n'utiliserai pas les mots trouvés dans le dictionnaire, à moins d'avoir une conversation animée avec.Hubert Aquin, en rêve! Cela étant dit, j'ai beaucoup aimé le fait que l'intrigue se déroule à Montréal, un lieu familier pour moi.Karine, étudiante en histoire de l'art, rencontre deux fois par semaine David, interné à l'hôpital Louis-Hippolyte Lafontaine.Poète montréalais, grand voyageur, cultivé, David raconte l'histoire de sa vie et ses lubies littéraires.Il souffre de troubles de la personnalité.À travers les élucubrations du poète, Karine essaiera de départager le vrai du faux pour finalement s'en foutre éperdument jusqu'au jour où.J'ai toffé la run jusqu'à la deuxième partie, page 92, en me disant qu'il ne me restait qu'une soixantaine de pages à lire.Je n'ai jamais eu aussi hâte de terminer un livre que Le vertige de David, pas pour le punch final, mais pour passer enfin à autre chose! Bref, voilà un roman pour les érudits qui aiment les mots compliqués, qui les comprennent et les.utilisent quotidiennement! ?Le vertige de David, Diane Jacob, Éditions Triptyque, 154 p.MONTREAL, 15 MARS 2006 15 L'ITINÉRAIRE Les services de santé s'orientent de plus en plus vers les soins de proximité, mais ils ne peuvent combler tous les besoins.Conscient des failles du système, l'organisme Médecins du Monde intervient directement dans la rue auprès des sans-abri, des travailleuses du sexe, des jeunes toxicomanes, grâce à des médecins.bénévoles! Dans la rue, les cliniques « de proximité » ne disposent pas de cloisons et encore moins de bureaux.Assis sur un banc à côté d'un sans-abri ou réalisant des examens gynécologiques dans une petite salle d'un organisme communautaire participant, les huit médecins bénévoles et les deux infirmières de rue de Médecins du Monde sont au contact de personnes souvent en marge du réseau de santé traditionnel.« On croit toujours que les médecins sont dans une cage de verre, mais ce n'est pas le cas ici », dit Colombe Grenier, infirmière de rue dans le cadre de Projet Montréal de Médecins du Monde.Faisca Richer, bénévole pour Médecins du Monde, est le premier médecin à avoir participer aux cliniques médicales gratuites de Médecins du monde, créées en décembre 2004.« Les cliniques de proximité que nous offrons établissent un pont entre la rue et le réseau, explique le docteur Richer.Souvent, les personnes que l'on examine n'ont ni carte d'assurance-maladie ni autre pièce d'identité.Ils ne sont pas toujours les bienvenus dans le système traditionnel, et, comme nous ne les jugeons pas, ils trouvent notre présence moins menaçante.» « C'est cent fois plus valorisant d'aider une population qui a vraiment besoin d'aide que de travailler dans une clinique privée à Outremont.» Le système de santé aura toujours ses laissés-pour-compte, selon Marie-Michelle Ross, coordonnatrice du programme Projet Montréal de Médecins du Monde : « Chez certaines personnes qui consomment des drogues, par exemple, leur santé est la dernière chose dont ils s'occupent.Quant aux travailleuses du sexe, elles n'oseront pas dire ce qu'elles font à leur médecin de famille.En bas du nombril, elles n'en parleront qu'à nous.» Faisca Richer se rend disponible une demi-journée par mois pour les patients de la rue.Accompagnée d'une des deux infirmières de rue de Médecins du Monde, elle rencontre jusqu'à six personnes, principalement pour du dépistage d'infections transmises sexuellement.«Je fais surtout des examens gynécologiques, mais je m'occupe aussi de tous les petits bobos.Le même petit train-train que dans une clinique sans rendez-vous.» En tout, quatre cliniques médicales sont organisées chaque mois, réparties dans trois organismes communautaires.La docteure Richer, âgée de 35 ans, n'en est pas à sa première expérience avec des personnes vulnérables.« Ce qui m'intéresse, c'est de travailler avec des gens poqués, c'est d'être là où on a le L'ITINÉRAIRE 16 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 plus besoin de moi », souligne-t-elle.Ainsi, Faisca a déjà passé un an en Inde, dans une clinique rurale.Une épreuve enrichissante au niveau professionnel, mais une épreuve tout de même.« Au Québec, on sous-estime beaucoup la liberté dont on bénéficie en tant que femme.C'est ce que j'ai réalisé là-bas, car cela a été difficile pour moi », se souvient-elle.Après avoir commencé par faire des consultations bénévoles auprès de travailleuses du sexe de l'organisme Stella, le docteur Richer exerce désormais dans des cliniques du Centre d'amitié autochtone.« Pour moi, m'impliquer auprès des communautés autochtones est une grosse motivation », indique celle qui travaille comme médecin spécialiste en santé communautaire au Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie James.« Peu de médecins sont intéressés à travailler au Centre d'amitié autochtone, car il y a beaucoup de préjugés à l'égard des autochtones et des sans-abri.» Faisca Richer se sent très valorisée par sa participation à ces cliniques de proximité : « C'est cent fois plus valorisant d'aider une population qui a vraiment besoin d'aide que de travailler dans une clinique privée à Outremont.» Elle apprécie particulièrement ce contact direct avec les autochtones sans-abri, car sa spécialité en santé communautaire, qui met davantage l'accent sur la prévention que sur la cure, ne l'amène pas à réaliser d'examens cliniques.Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise du ministère du Patrimoine canadien Les opinions exprimées dans cette publication ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien Canada La réalisation de ce dernier article d'une série de cinq a été rendue possible grâce à l'appui du Réseau de l'action bénévole du Québec.KM) Un nouveau projet pour les jeunes En collaboration notamment avec Santé Canada, Télus et la Fondation Canadian Tire, L'Itinéraire démarre un projet pilote de trois ans afin de créer un magazine DVD.Celui-ci sera produit et vendu par des jeunes de 18-30 ans, sans emploi, encadrés par une équipe de professionnels.Les jeunes de la rue ont besoin de vivre une expérience positive, utile à la société, pour trouver leur place et l'énergie de s'en sortir.Une activité de production et de création devient pour eux une expérience de resilience qui fait une grande différence dans la poursuite de leur vie.L'Itinéraire est à la recherche de partenaires qui voudraient nous aider : organismes et entreprises de production vidéo et DVD qui ont du matériel.Nous recherchons également des bénévoles qui voudraient participer au processus de production avec les jeunes.Nous recherchons également des donateurs qui pourraient nous aider financièrement ou matériellement.Si vous pouvez nous aider, n'hésitez pas à contacter Bryan Dionne au (514) 597-0238 poste 224.MONTRÉAL, 15 MARS 2006 17 L'ITINÉRAIRE Locataires et propriétaires Alexandre Shields Avec une crise du logement qui s'est transformée en pénurie permanente d'appartements abordables, des recours méconnus et l'absence de système de fixation du prix des loyers, les locataires peuvent-ils réellement lutter à armes égales avec les propriétaires pour faire valoir leurs droits ?Ceux qui les défendent croient que non et redoutent que le problème ne s'accentue.Les locataires connaissent mal les recours dont ils disposent, selon le porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain, François Saillant.« Beaucoup sont persuadés qu'ils devront déménager s'ils refusent une augmentation de loyer, explique-t-il.Certains locataires ont même déjà subi des mesures de représailles de la part de propriétaires, qui font intentionnellement traîner des réparations urgentes, par exemple.» On peut aussi donner l'exemple de ceux qui reçoivent un avis de reprise de logement, ajoute-t-il, soulignant que la situation est pire quand elle frappe certains groupes de citoyens plus vulnérables, comme les personnes âgées, les immigrants et les analphabètes.Loin de les considérer comme des cas marginaux, M.Saillant rappelle que la population québécoise vieillit, et que la province compte, encore aujourd'hui, près d'un million d'analphabètes.Les locataires peuvent toujours se tourner vers la Régie du logement pour faire valoir leurs droits, mais celle-ci n'a pas le pouvoir d'intervenir en fixation du prix des loyers.Elle fait uniquement office de tribunal auquel les parties doivent faire appel en adressant eux-mêmes leur demande.Et même si cette instance a le pouvoir de fixer le prix final d'un loyer, elle n'a reçu que 14 472 demandes en ce sens en 2004-2005, alors que le Québec compte environ 1,3 million de logements locatifs.Un taux d'à peine 1,2%.En cas de mésentente, le propriétaire a la responsabilité de demander à la Régie d'agir comme arbitre et il doit en assumer les frais.La Régie applique alors une méthode de calcul qui tient compte de l'inflation, des coûts de l'énergie ainsi que de la fluctuation des taxes scolaires et municipales.Fait à noter, les hausses accordées ne peuvent être revues à la baisse même si, par exemple, les prix de l'énergie ou les taxes venaient à diminuer.Comme il n'existe aucun registre des baux, plusieurs locataires ne savent pas quel prix payait le locataire précédent lorsqu'ils emménagent dans un logement.Et même si les locataires peuvent exiger de connaître le coût de l'ancien loyer, la majorité d'entre eux choisissent d'accepter la hausse sans rouspéter, selon François Saillant.La situation est d'autant plus délicate dans un contexte de rareté, où il est fréquent de voir plus d'une vingtaine de personnes se montrer intéressées par le même appartement.Porte-parole du comité logement Centre-Sud, Gaétan Roberge rappelle pour sa part que dans la région métropolitaine, les loyers ont augmenté en moyenne de 20 % depuis 2000, alors que l'indice des prix à la consommation n'augmentait que de 12 % durant la même période.Qui mène le bal ?Alors que le manque criant de logements disponibles s'est transformé en pénurie de loyers abordables pour tous, certains propriétaires tenteraient aussi de tirer avantage de la situation.C'est du moins l'opinion des associations de défense des 5 MARS 2006 « les loyers ont augmenté en moyenne de 20 % depuis 2000, alors que l'indice des prix à la consommation n'augmentait que de 12 % durant la même période.» \u2014 Gaétan Roberge, porte-parole du comité logement Centre-Sud locataires.« On assiste depuis quelques années à une forte augmentation du nombre de reprises de logements, note François Saillant.Et dans la majorité des cas, il s'agit de logements abordables où les locataires vivent depuis 10 ou 15 ans.» Le nombre de reprises a en effet été multiplié par 4,5 depuis le début des années 90.Selon Gaétan Roberge, il existe d'ailleurs une zone grise dans la réglementation de la Régie du logement au sujet de ses « évictions ».« La Régie exige que le propriétaire qui reprend un logement le fasse pour une personne dont il est le \"soutien principal\", sans préciser la signification de ce terme », explique-t-il.Malgré son rôle somme toute peu contraignant pour les propriétaires, la Régie pourrait bientôt perdre le droit de publier ses indices suggérés de hausses de loyers, comme elle le fait chaque année vers la mi-janvier.La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) a en effet entrepris une démarche judiciaire pour faire interdire cette publication.Pour le président de la CORPIQ, il s'agit de faire en sorte que la Régie ne se place pas en situation de conflit d'intérêt : « Comment la Régie du logement peut-elle publier aujourd'hui des chiffres très discutables qui engendreront des conflits entre propriétaires et locataires sur le prix des loyers, alors que, dans quelques mois, elle agira comme tribunal pour fixer ces mêmes loyers ?» François Saillant redoute cette démarche judiciaire.« Si on empêche la Régie de publier ces indices, on la réduit à néant », affirme-t-il.D'autant plus que « le contrôle est déjà très peu efficace et peu contrôlant».Il rappelle que la CORPIQ, qui est la plus importante association du genre au Québec, s'était même opposée à la création de la Régie, en 1980.M.Saillant ajoute que l'argument voulant que le logement locatif ne soit pas lucratif pour les propriétaires est un mythe.Le gouvernement leur accorde en effet de nombreux avantages fiscaux pour la construction de nouveaux logements.De plus, la Régie ne peut exercer aucun pouvoir de fixation de prix sur les loyers des logements neufs et ce, pendant les cinq premières années qui suivent la construction.Le propriétaire peut donc les louer au prix du marché.Par ailleurs, s'il souligne que le droit de se loger est reconnu par les Nations unies, François Saillant redoute que le gouvernement fasse preuve de laxisme dans une éventuelle politique de l'habitation, un document attendu depuis 1977.Chercheur à l'Institut de recherche en information socio-économique, Martin Petit s'attend à ce que les élus permettent des hausses de loyers plus substantielles : « En fait, le droit au logement n'est pas reconnu au Québec.On préfère s'en remettre aux lois du marché.» Les consultations organisées par le ministère des Affaires municipales pour établir une politique dans le domaine de l'habitation devraient débuter sous peu.Un dossier explosif à un an des prochaines élections provinciales.L'Itinéraire offre aux bénéficiaires de l'aide sociale des places d'aide-cuisinier (ère) au Café sur la rue dans le cadre de la mesure d'insertion sociale.Les postes à combler sont: ® Aide à la préparation des repas ® Plongeur(se) ® Aide au service à la clientèle Pour participer, vous devez: ® Être bénéficiaire de l'assistance-emploi ® Être disponible 20 heures par semaine La participation est accompagnée : ® D'une bonification de 120$ /mois du chèque d'assistance-emploi et, dans certains cas, d'une indemnité de déplacement.Information: Jocelyne Sénécal, 597-0238 poste 230 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 19 L'ITINÉRAIRE pour retrouver l'éauilibre À l'avant plan, Ali Nestor Charles, et le jeune Rémi Pierre, en plein entraînement Martine Letarte Ali Nestor Charles s'est longtemps battu contre les démons de la rue.Adolescent révolté, il appartenait à un gang de rue et les crimes n'avaient plus de secret pour lui.Grâce aux arts martiaux, il a transformé la rage autodestructrice qui l'habitait en rage de vivre.Aujourd'hui, l'altruisme qu'il dégage met pratiquement K.-0.C'est grâce au le film Le ring intérieur, réalisé par son ami Dan Bigras, que ce triple champion international de boxe chinoise a été révélé au grand public.Ali se sert de ce qu'il connaît bien, les sports de combat, pour favoriser la resilience des jeunes de la rue.La notion de resilience, développée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, désigne la capacité d'une personne ayant subi des traumatismes à se reconstruire après avoir vécu des traumatismes si des mains lui sont tendues.Ali nester charles est devenu l'une de ces mains.« Quand j'étais petit, mes parents ne voyaient aucun intérêt à ce que je fasse des sports de combat.Ils avaient peur que ça me rende plus violent.Comme je n'avais pas d'argent pour m'inscrire moi-même dans une école, j'ai dû attendre d'être adulte.Pourtant, si quelqu'un m'avait donné la chance de faire de la boxe quand j'étais adolescent, ça m'aurait évité beaucoup de problèmes », affirme Ali.Aujourd'hui âgé de 32 ans, il la donne maintenant à d'autres la chance qu'il n'a pas eue lui-même.Il y a presque 10 ans, il a ouvert l'Académie Ness Martial, dans le quartier Saint-Léonard, à Montréal.Au début, c'était une école d'arts martiaux semblable aux autres.Peu de temps après, tout a changé lorsque Fritz Paul a poussé la porte de l'établissement.« Il devait avoir 18 ans.Il avait un problème de consommation de drogues, il avait décroché de l'école et il était lié à des gangs de rue.Il avait besoin d'aide.Il rêvait d'arts martiaux et il était persuadé que je pouvais faire quelque chose pour lui.» Ali a pris Fritz sous son aile.Son protégé est aujourd'hui double champion canadien en combats ultimes et entraîneur à l'Académie.C'est avec lui qu'Ali a fondé, il y a presque deux ans, Ali et les princes de la rue.L'organisme permet à des jeunes en difficulté d'apprendre gratuitement à boxer avec des champions.Repêcher de jeunes écorchés vifs Adolescent, Ali multipliait les séjours en centre jeunesse.Maintenant, il y retourne pour inviter les jeunes à son école d'arts martiaux.« Plusieurs se disent \"cool, on va se frapper!\" Mais ils se rendent compte rapidement que c'est plus que ça.Seuls ceux qui ont vraiment besoin d'aide restent », constate Ali.C'est ce qu'a fait Jonathan Mojica Santana, 15 ans.« Ali est venu témoigner dans mon centre jeunesse, et ce qu'il a dit m'a touché.J'ai trouvé que son vécu ressemblait un peu L'ITINÉRAIRE 20 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 au mien.» Jonathan n'avait jamais pratiqué d'arts martiaux avant de mettre les pieds à l'Académie.«J'avais juste vu des films.Je me battais souvent dans la rue par exemple! » Ali essaie de faire en sorte que les jeunes en difficulté s'intègrent bien aux autres, explique Raymond Leduc, entraîneur à l'Académie et ancien délinquant rescapé, lui aussi, par les arts martiaux.« Ici, personne n'est catalogué.Ceux qui viennent des centres d'accueil sont mélangés avec les autres et même moi, je ne suis pas au courant de ces détails-là.» La rage des princes Les sports de combat peuvent pratiquement servir de thérapie pour les délinquants puisqu'ils leur permettent d'extérioriser leur colère.« Quoi de mieux qu'un ring pour se défouler, pour exprimer la rage qu'on a en dedans de nous ?De plus, les combats sont supervisés.Le jeune n'est pas face à une victime, mais face à quelqu'un qui a envie de se battre.Par ailleurs, je dis toujours à un nouveau venu que tant que je ne saurai pas qui il est, je ne le laisserai pas monter sur le ring.C'est pour le protéger et pour protéger son adversaire », explique Ali.Une fois que le jeune s'est défoulé, il commence à parler.« Ça peut prendre quelques semaines, mais il faut le laisser aller à son rythme.» Pour enclencher le dialogue, Ali commence souvent par parler de lui.« Plusieurs me disent \"hein, t'as fait ça ?\" Ça les met à l'aise et tranquillement, ils s'ouvrent.» Toutefois, la mission que s'est donnée Ali n'est pas toujours facile.Au début, il se sentait souvent impuissant.«Tu donnes beaucoup de temps et d'énergie au jeune pour l'aider à s'en sortir et tout d'un coup, il flanche.Dans ce temps-là, je pense à comment j'étais à 14-15 ans.Je retombais toujours, même si des gens m'aidaient au centre d'accueil.Le jeune doit savoir que même s'il fait un mauvais coup, la porte de l'Académie lui sera toujours ouverte.Il ne faut pas être moralisateur.» Redonner espoir L'Académie est située tout près de Montréal-Nord et de Saint-Michel, deux quartiers pauvres de Montréal où les gangs de rue sont très présents.C'est là qu'Ali accueille plusieurs jeunes qui courent le risque de devenir membres de ces gangs.Il essaie de les amener à faire une prise de conscience.« C'est ce qui m'est arrivé vers 18 ans, alors que je voyais mes amis se faire assassiner, être condamnés à 15 ans de prison ou se faire déporter », confie Ali qui a quitté Haïti avec ses parents, à l'âge de quatre ans, pour venir vivre au Québec.D'autres jeunes viennent à l'Académie parce qu'ils sont victimes de ces gangs.« Ils ont peur et viennent ici pour développer leur confiance en eux.Plusieurs n'ont jamais eu l'impression d'être quelqu'un à la maison.» L'organisme fonctionne sans subvention gouvernementale.Ali en a déjà fait la demande, mais il n'a pas senti qu'on s'intéressait à son projet.Pourtant, il réussit là où plusieurs échouent : redonner espoir à des jeunes malmenés par la vie.Il l'a fait pour Jonathan.Avant de commencer à s'entraîner, l'adolescent consommait beaucoup de drogue.Maintenant, il n'en a plus envie.Il rêve à son premier combat amateur, prévu pour cet automne.« Je voudrais aussi faire des combats professionnels quand je serai adulte.Je ne deviendrai peut-être pas champion, mais j'aimerais ça! » ?Ali Nestor Charles, Académie Ness Martial, 6002, boul.des Grandes-Prairies, Saint-Léonard (514) 325-9486 « Si quelqu'un m'avait donné la chance de faire de la boxe quand j'étais adolescent, ça m'aurait évité beaucoup de problèmes.» - Ali Nestor Charles MONTRÉAL, 15 MARS 2006 21 L'ITINÉRAIRE MOTSDE CAMEL0TS Camelot, Masson/7e avenue (en face de la SAQ) Chirurgie textuelle Il n'y a pas une chronique cinématographique ou un mot de camelot de moi que je ne corrigerais pas.Mais quoi, c'est imprimé, ça fait parti du passé.J'aimerais tant avoir une écriture intéressante et surtout pertinente pour ces années 2000, je veux dire une écriture pleine de sens qui ait une certaine esthétique.J'ai tendance à faire du premier jet avec à peine une ou deux révisions pour le mot de camelot.La chronique cinématographique est plus travaillée avec l'aide de notre adjoint à la rédaction Jérôme Savary qui, par une remarque pertinente, me fait dégraisser ici, souligner là, corriger les fautes structurelles ou orthographiques : c'est de la chirurgie textuelle pour rendre la chronique plus lisible et intéressante.C'est un apprentissage pour moi qui ai tendance à écrire comme les mots me viennent en tête, quelquefois heureusement, d'autres fois moins.J'apprends à « gosser » un texte, même si j'aime écrire de façon personnelle et impulsive.Et, ici, saluons en passant les correcteurs qui améliorent la présentation! Donc, même si je suis orgueilleux et solitaire, je dois composer avec d'autres.ce qui n'empêche pas que la chronique soit de moi.Mais quoi, je ne suis pas Pierre Foglia dont je n'ai ni l'expérience de travail, ni la tournure de style.Je sais, je sais : il ne faut pas se comparer, on y perd souvent à ce jeu là.Me voilà aussi indépendant en écriture que je le fus en cinéma, avec ce que ça implique de marginalité (Godard dit que c'est la marge qui fait tenir le reste) et de subjectif.Bon voilà, à la prochaine! Hélène Camelot, av.de Bordeaux/du Mont-Royal.Qui vole les chômeurs ?Voici ce que m'a raconté une passante sur l'avenue du Mont-Royal : « J'ai reçu mes dernières prestations d'assurance-chômage, pour les semaines qui se terminaient le dimanche 30 avril.Le chèque de chômage a été émis pour le Ie' mai.J'ai envoyé une demande d'aide sociale par la poste dès que j'ai reçu la lettre officielle, le 5 mai, en les informant de la fin de mes prestations d'assurance-chômage.Le BS n'a pas voulu me donner un chèque pour le mois de mai, car mon chèque de chômage, au montant de 558 $, était daté du 1 er mai et valable pour les deux dernières semaines d'avril.Avec cet argent, j'ai payé mon loyer de mai et ma facture d'électricité pour avril.Bref, il ne me restait pas un sou, ni en poche, ni en banque! Pourtant, c'est moi et mon ex-employeur qui avions contribué au régime d'aide sociale, et ce, depuis de nombreuses années.Ce n'est pas tout : pour bénéficier de l'aide sociale, il faut avoir en banque un maximum de 1500 $\\ On peut aussi détenir un maximum de 60 000 $ en REER sans être pénalisé, tant mieux, mais ce n'est pas encore assez! Ce que je veux que l'on m'explique, c'est la logique de cette loi qui pousse en partant des gens à l'appauvrissement sauvage, à l'humiliation et à l'exclusion.En désespoir de cause, je suis donc allée chercher de la nourriture à \"Jeunesse au Soleil\" grâce à une lettre signée par mon agente au BS.J'ai aussi dû m'endet-ter pour longtemps envers des amis et surtout, avec ma carte de crédit.Je voudrais que nos élus prennent la peine d'expliquer cette pratique et, s'il n'y a pas de logique, que l'on abolisse cette loi! » J'en profite pour remercier ma clientèle de sa belle chaleur humaine.Michel Lafontaine Camelot, de Lorimier/de Maisonneuve Torticolis me sauve la vie Je suis Michel Lafontaine.J'ai une maladie transmissible sexuellement, l'hépatite C.Ce n'est pas facile.Cela m'a pris des années avant de l'accepter.J'ai aussi subi un incendie dans lequel j'ai tout perdu.J'ai dû tout recommencer à zéro.L'alcool, la drogue, les découragements, les regrets, j'avoue que je ne suis pas facile à vivre quand je suis intoxiqué.Je bumme et oui, je me suis fait faire les poches à cause de l'alcool.Heureusement qu'il y a mon chat, Torticolis, qui me soutient beaucoup.Si je suis en vie, c'est grâce à mon chat! Là, j'en arrache : L'accueil Bonneau, la Mission Old Brewery .J'ai rencontré un samaritain breton qui m'aide avec Torticolis.J'ai commencé à vendre le journal L'Itinéraire et c'est plus valorisant que de devoir quêter pour manger, fumer et prendre ma bière en fin de journée, comme tout le monde après la job.Lucie Hamel Camelot, SAQ Mont-Royal/Papineau Bienvenue aux curieux Bonjour, avez-vous hâte de sentir le chaud soleil du printemps qui réchauffe autant le cœur que le corps ?De voir tout reverdir autour de vous, de chercher et de découvrir la première tulipe, de faire des projets pour l'été et les vacances qui suivront, elles aussi à grands pas ?Mais, avant, faites surtout attention aux « petits poissons » qui se promèneront le Ie' avril! Je tiens à remercier personnellement les nombreux lecteurs et lectrices de notre journal qui continuent à nous encourager deux fois plus, par mois.Merci beaucoup à ceux et celles qui nous suivent, qui ont hâte de lire ce que nous leur écrivons et qui, parfois, viennent me faire leurs commentaires toujours très appréciés.Bienvenue à tous nos nouveaux lecteurs, ceux et celles qui nous découvrent, et qui auront la curiosité, j'en suis sûre, de lire nos articles pour savoir ce qu'est un journal de rue, qui sont ses membres, ce que nous vivons et ce que nous défendons tout au long de l'année! Joyeuses Pâques! L'ITINÉRAIRE 22 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 Les Œuvres de la Maison du Père 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 Centre d'accueil pour hommes de 25 ans et plus.L'Institut de pastorale des Dominicains un centre universitaire à taille humaine un lieu de formation permanente à la foi chrétienne 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Que) H3T 1B6 Tél.: (514) 739-3223 Téléc.: (514) 739-1664 Courriel : secretariat@ipastorale.org Site Internet : www.institutdepastorale.org 427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) £ H2Y l]4 Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-701 9 ma viitëy \\ 7 mon mix adz Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous parait difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.M.B.Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris tes instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître a la fin de cette prière.C.R.Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.M.DL.Prière infaillible à la Vierge Marie Fleur toute belle du Mont Carmel, vigne fructueuse, splendeur du ciel, mère bénie du fils de Dieu, assistez-moi dans mes besoins, ô étoile de la mer, aidez-moi et montrez-moi ici même que vous êtes ma mère, ô sainte Marie, mère de Dieu, reine du ciel et de la terre, je vous supplie du fond du cœur de m'appuyer dans cette demande.(Formulez ici sa demande).Personne ne peut résister à votre puissance ô Marie, conçue sans pécher, priez pour nous qui avons recours à vous (trois fois).Sainte Marie, je remets cette cause entre vos mains (trois fois).Faites cette pnère trois jours de suite et vous devez ensuite la publier.La faveur demandée vous sera accordée.A.-M.V.Remerciements au Sacré-Coeur pour faveur obtenue Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour les siècles des siècles.Amen.Lisez cette prière en pensant à votre voeu avec^ découpez-là et conservez-ià, puis laissez eouvrer le Sacré-Coeur.Vos prières seront exaucées même 51 cela semble impossible.N'oubliez pas de remercier le Sacré-Coeur avec promesse de publication | quand la faveur sera obtenue.M.C.-B.CENTRE BOOTH UN MILIEU DE VIE À L'IMAGE DES BESOINS DE LA COMMUNAUTÉ Le centre Booth est une ressource d'hébergement communautaire offrant, dans la tradition de l'Armée du Salut, des services adaptés aux besoins des hommes en difficulté et à risque d'itinérance, âgés de 18 ans et plus.880, rue Guy (angle St-Antoine) Tél.: (514) 932-2214 MONTRÉAL, 15 MARS 2006 23 L'ITINÉRAIRE SUDOK Niveau de difficulté : FACILE Solution à la page 8 \t6\t8\t9\t\t\t\t\t \t\t\t3\t8\t\t\t6\t2 5\t7\t\t\t4\t\t\t9\t1 8\t\t\t\t9\t4\t\t\t7 4\t9\t2\t7\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t8\t4 3\t\t\t\t\t\t\t\t8 \t\t\t2\t1\t9\t\t\t \t4\t\t\t7\t\t\t5\t Sudoku Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Notre logiciel de sudokus est maitenant disponible.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Jeu réalisé par Ludipresse info@les-mordus.com | Problèmes de toxicomanie ou de jeu compulsif ?«UN FOYER POUR TOI» 450-964-7077 « UN FOYER POUR TOI » est un centre mixte de soutien à la désintoxication ouvert 24h sur 24.Situé à Terrebonne en pleine nature, le centre offre l'aide qu'il te faut: ateliers de sensibilisation, rencontres individuelles dans le but de te reprendre en main et donner un sens à ta vie.Une aide gratuite pour les bénéficiaires de l'assistance-emploi ayant une adresse valide ou un montant de 540 $.BEN L'Itinéraire est à la recherche de bénévoles: Aide-cuisinier, plombier, entretien général, personnes avec véhicule et professionnel en pré-impression Pour plus d'information : Jocelyne Sénécal, (514) 597-0238, poste 230.) L'ITINÉRAIRE 24 MONTREAL, l 5 MARS 2006 Consultation pré-budgétaire Régler le déficit social avant de baisser les impôts et de rembourser la dette Le gouvernement Charest et son ministre des Finances, Michel Audet, organisent une consultation pré-budgétaire en ligne pour le budget 2006-2007 : « Exprimez-vous sur la dette ».Le RAPSIM, interpellé par les récentes annonces alléguant que le remboursement de la dette et les baisses d'impôts seraient des priorités, se saisit donc de l'occasion pour rappeler que, sans nier l'enjeu que représente le niveau de la dette, ça ne doit pas servir d'argument principal pour guider l'action budgétaire.Le RAPSIM émet cependant des réserves quant à ce type de consultation.Certes, la volonté d'ouverture et d'écoute est louable mais le mode choisi est discutable.Les personnes les plus démunies ont très peu accès à Internet, certaines ne savent ni lire ni écrire et, pourtant, ce sont ces mêmes personnes qui seront le plus touchées par les choix budgétaires 2006-2007, surtout si la priorité va à la dette et aux baisses d'impôts.Le RAPSIM ne considère pas que la dette québécoise doive être traitée avec une telle insistance.Il est vrai que la dette représente une dépense importante, soit 12,5% du budget québécois.Toutefois, insister seulement sur la dette nous éloigne d'autres pistes de solutions comme la possible augmentation des revenus de l'État en taxant davantage la richesse et les profits faramineux des grosses entreprises.Focaliser sur la dette nous empêche donc de voir clairement les vrais enjeux comme la structure des revenus de l'État, la concentration de la richesse et la réduction de la taille de l'État.De plus, la dette a permis au Québec de se doter d'un patrimoine que d'autres provinces nous envient.Les Centres de la petite enfance, les écoles et cégeps, les hôpitaux et les logements sociaux représentent un avoir net bien supérieur au montant de la dette.Le RAPSIM réaffirme que la réduction des impôts n'est pas non plus souhaitable.Il est inquiétant que les militants libéraux placent la réduction des impôts comme la priorité numéro un.En effet, le gouvernement se priverait de revenus importants dont il a pourtant dramatiquement besoin pour investir dans des programmes et des équipements collectifs, alors que 40 % des citoyens ne paient pas d'impôts et ne profiteraient absolument pas de cette mesure.Ainsi, selon le RAPSIM, le déficit social est la vraie priorité : les plus démunis s'appauvrissent alors que la richesse augmente.Le budget devrait cibler des objectifs de justice sociale et de lutte à la pauvreté : ?en partageant la richesse, ce qui passe par une imposition progressive et une lutte contre l'évasion fiscale des entreprises et des individus les mieux nantis.La clause d'impact de la Loi 112 qui prévoit que toute décision gouverne- mentale s'assure de réduire l'écart entre les 20 % les plus pauvres et les 20 °/o les plus riches doit être un élément clé pour analyser les décisions budgétaires 2006-2007; ?en rehaussant les niveaux indécents de sécurité du revenu, le niveau actuel d'aide se situant bien en-dessous des seuils de pauvreté; ?en construisant plus de logements sociaux (HLM, coopératives et OSBL) puisque le marché privé n'est pas capable d'offrir un toit pour toutes et tous; ?en soutenant les groupes qui accompagnent les plus démunis et qui doivent faire face à des situations chroniques de sous-financement.Les groupes en itinérance, par exemple, doivent pouvoir offrir une diversité de services (centre de jour, centre de soir, refuges, hébergement temporaire, transitoire, permanent, avec soutien communautaire, travail de rue, travail de milieu.); ?en investissant dans l'éducation.Si le gouvernement prétend s'inquiéter pour les générations futures, ce n'est pas à la réduction de la dette qu'il doit penser en premier.La réduction des inégalités, la répartition de la richesse et le financement de programmes sociaux structurants seront les seuls garants d'un avenir plus juste pour les générations futures.INItjRAPSIM Le réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: (514) 879-1949 L8 P6S68II Q108 www.rapsim.org MONTRÉAL, 15 MARS 2006 \\25\\ L'ITINÉRAIRE SAN Psychothérapie Martine Letarte Dépression, problèmes conjugaux ou familiaux : plusieurs raisons poussent les gens à consulter un psychologue ou un travailleur social.Même si la thérapie peut être vitale pour certains, ces services sont inaccessibles pour plusieurs personnes à faible ou moyen revenu.Ce sont à ces personnes que l'organisme Famille Nouvelle vient en aide depuis près de 20 ans.Lorsqu'elle regarde ce qui se passe autour d'elle dans le domaine de la santé mentale, la travailleuse sociale et présidente de Famille Nouvelle, Pauline Houle, remarque que les gens se font trop souvent prescrire des médicaments, alors qu'ils auraient besoin d'une bonne thérapie.« Les pilules servent de diachylon, alors que la thérapie va au cœur du problème », explique-t-elle à L'Itinéraire.Selon IMS Health Canada, la dépression est le diagnostic qui a connu la croissance la plus rapide chez les médecins exerçant en cabinet dans les dernières années.Entre 1995 et 2003, les consultations pour dépression ont augmenté de plus de 60 °/o.De ce nombre, 78 °/o ont conduit à la prescription d'un médicament.Comment ça fonctionne Famille Nouvelle demande un minimum de 15 $ pour une séance de psychothérapie et le prix augmente en fonction du revenu annuel du patient.« Nos services ne sont pas gratuits : nous voulons responsabiliser le patient et l'impliquer sérieusement dans un processus de changement », explique Mme Houle.Dans le secteur privé, les gens doivent généralement s'attendre à payer entre 80 J et 100 S pour une séance de psychothérapie de 50 minutes, selon l'Ordre des psychologues du Québec.« Famille Nouvelle demande un minimum de 15 $ pour une séance de psychothérapie et le prix augmente en fonction du revenu annuel du patient.» Actuellement, l'équipe de Famille Nouvelle se compose de 15 thérapeutes bénévoles oeuvrant à temps partiel.Certains sont psychologues, d'autres travailleurs sociaux ou sexologues.Ils traitent le plus souvent des problèmes psychologiques, conjugaux, sexuels et des difficultés d'adaptation.L'organisme arrive généralement à donner un rendez-vous à un client dans la semaine suivant son appel, ou quelques semaines plus tard.« Il est certain que si quelqu'un n'est seulement disponible que le soir et veut absolument rencontrer un psychologue parce que ces services seront remboursés par son assurance, il risque d'attendre plus longtemps », précise Mme Houle.Dans les CLSC, où des services de psychothérapie sont offerts gratuitement, le temps d'attente varie selon l'achalandage et la gravité de l'état du patient, mais généralement, quelques mois de patience sont à prévoir.En terminant, Mme Houle précise que Famille Nouvelle n'impose pas un nombre maximal de séances par personne : « Nous donnons à nos clients le nombre d'heures dont ils ont besoin.» ?Vous pouvez joindre Famille Nouvelle au (514) 525-0063.L'organisme est situé au 1150 bout Saint-Joseph Est, à Montréal.L'ITINÉRAIRE 26 MONTRÉAL, 1 5 MARS 2006 France, toute en énergie Jérôme Savary Toujours en mouvement, un large sourire ancré sur son visage, France Lapointe fait plaisir à voir.La France que l'on aime, dansant devant la SAQ Express de l'avenue du Mont-Royal, semble avoir tiré un trait sur la France plus sombre, la France d'avant.« En travaillant sur moi, j'ai retrouvé mon p'tit bonheur, ma joie de vivre intérieure.» France Lapointe, 49 ans, cheveux blond platine et coat de cuir sur le dos, est tout le temps en mouvement.« Pendant tout l'hiver, je danse et je saute pour me tenir au chaud, dit-elle.Heureusement, le magasin de disques d'à côté et sa musique techno me donnent de l'énergie!» Ses clients l'aiment bien, et c'est vrai qu'elle est attachante.«En plus de m'acheter le journal, des clients me font régulièrement des dons : un peu de nourriture, une petite bouteille de brandy.les gens sont sympathiques avec moi!» Son spot, France ne le lâcherait pour rien au monde, car elle considère qu'elle côtoie la «crème de la crème» sur l'avenue du Mont-Royal.Même si elle est originaire de LAnge-Gardien, près des chutes Montmorency, dans la région de Québec, France Lapointe n'a pas toujours eu de protecteur ailé à ses côtés.« Pendant longtemps, j'avais l'impression qu'on s'acharnait sur moi.» Mère de trois enfants, elle ne les a pas vus depuis six ans, et elle a traversé des moments particulièrement difficiles.De manques de chance en déceptions, France a connu tous les refuges pour femmes sans-abri de Montréal.«Avant, je me fiais à n'importe qui, j'étais trop naïve et les gens profitaient de moi», se souvient-elle.Avant de joindre les rangs des camelots de L'Itinéraire, en 2000, France ne trouvait pas de travail.«Ça ne marchait pas pour moi.» Depuis, France a repris confiance en elle et l'année 2005 lui a permis de franchir plusieurs étapes, dont la location d'un nouvel appartement, un nouveau chum et un texte qui lui a valu le prix Alcatraz du meilleur mot de camelot 2005.«Je suis super fière de moi : remporter ce prix, c'est le bonheur total!» m'a-t-elle dit, quelques semaines après avoir reçu son prix.Plus sereine, France voit l'avenir avec enthousiasme et est de nouveau prête à faire confiance aux gens qui l'entourent.Si l'année 2005 a été bonne, 2006 sera encore meilleure, selon elle.«Le beau projet de film documentaire sur L'Itinéraire m'encourage et j'espère que cela va me permettre de me faire de nouveaux contacts.» L'été prochain, France souhaite avant tout pouvoir rendre visite à ses enfants, à Jonquière.«Mes enfants m'ont beaucoup manqué, car je les ai fait avec amour, mais le conflit avec leur père les a éloignés de moi.Ils sont ce que j'ai de plus beau!» I 7 MIEUX Il y a une belle énergie qui se dégage de notre groupe En acceptant de participer au programme Mieux consommer d'Hydro-Québec, les fabricants, les détaillants et les associations professionnelles permettent à toute la population québécoise de bénéficier des avantages de l'économie d'énergie.Chacun de nos partenaires contribue à sa façon à rendre l'information et les produits économiseurs d'énergie plus facilement accessibles.Hydro-Québec est heureuse de compter sur leur collaboration.L'efficacité énergétique, c'est un geste collectif.Ùfa _f§L ¦» ^ f*\" ga OËStoncSS m EjHarne LAHjRnj fumE-r, imÊm Nedco[) «™ qptj rènoVdêpoi rona ^ Unimat fee globe \u2014\" canvECT .\"^^ fir-*1*'° 0««o\"o Construction eclipse P °GREEr\\IUTE isolSfoap hone^e\" © ^â£^ ^ HITEMMi ][ntepmat.c Ji^gg^ jflL Luminus philips RCR stelpro svwajviaQ upm waterpik INTERNATIONAL INC ™ j i i i nc>bo jouellet jgg ¦1 i nr| u.¦ I >v.A _ /\"\"N Hydro Québec "]
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