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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
jeudi 15 février 2007
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2007-02-15, Collections de BAnQ.

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[" 15 FÉVRIER 2007 VOLUME XIV, NUMÉRO 04, MONTRÉAL Rien dans les mains, rien dans les poches mais un journal dans la tête MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 3 L\u2019ITINÉRAIRE L\u2019ITINÉRAIRE 4 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 L\u2019Itinéraire est appuyé financièrement par L\u2019Itinéraire est entièrement recyclable et fait de papier recyclé Convention de la Poste-publications No 40910015 No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2K 2H9, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Le réseau international des journaux de rue L\u2019Itinéraire est membre de : Association nord-américaine des journaux de rue Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L\u2019Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l\u2019itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Pour chaque numéro vendu 2 $, 1 $ revient directement au camelot.Les profits de L\u2019Itinéraire servent à financer les projets d\u2019entraide de l\u2019organisme.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 597-0238, poste 230.Quebecor inc.est fière d'appuyer l'action sociale de L'Itinéraire en lui offrant des services d'imprimerie ainsi que le câble et Internet haute vitesse Vidéotron.Attention aux fraudeurs : personne n\u2019est autorisé à solliciter de porte en porte ou dans les commerces des dons monétaires ou matériels pour L\u2019Itinéraire.Rédaction et administration \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage Montréal (Qc) H2K 2H9 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est 3e OEil MagDVD \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphone : 514 597-0238 Télécopieur : 514 597-1544 Courriel : itineraire@itineraire.ca Site : www.itineraire.ca Édito Éduquer les enfants de la rue au Rwanda Le mot du maire Entrevue de Richard Séguin Militer avec son argent Des mamies immigrantes en lutte contre l\u2019isolement Désinstitutionalisation : une nouvelle vague qui inquiète De l\u2019amour à plein coffret Être heureux : mode d\u2019emploi de Rose-Marie Charest Globe-trottoir 5 8 10 12 14,19 21 22 25 26 30 Chroniques SOMMAIRE Actualité Mots de camelots Sudoku Mieux comprendre l\u2019itinérance 11, 23 et 24 28 29 Le Magazine L\u2019Itinéraire \u2022 Éditeur et directeur général : Serge Lareault \u2022 Adjoint à l\u2019éditeur : Jean-François Ouellon \u2022 Rédactrice en chef : Audrey Coté \u2022 Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary \u2022 Infographiste : Serge Cloutier \u2022 Photo de couverture : Dominick Gravel \u2022 Révision : André Martin, Simon Cournoyer, Lorraine Boulais, Hélène Pâquet, Sylvie Martin, Isabelle Provost, Sophie Desjardins, Esther Savoie, Pierre Aubry, Édith Verreault, Marie-Andrée Bédard, Michel Camus, Geneviève Rollin et Jean-Paul Baril \u2022 Coordonnateur de la distribution: Stéphane Lefebvre \u2022 Concepteur du site Internet : Serge Cloutier, Drafter.com \u2022 Conseillers publicitaires : Renée Larivière et Mario St-Pierre \u2022 Imprimeur : Quebecor World Le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l\u2019alcoolisme ou la toxicomanie.Le Conseil d\u2019administration \u2022 Président : Robert Beaupré \u2022 Vice- président : Jean-Paul Baril \u2022 Trésorier : Martin Gauthier \u2022 Secrétaire : André Martin \u2022 Conseillers : Audrey Coté (rep.employés), Gabriel Bissonnette (rep.camelots), Cylvie Gingras, Hector Daigle et Richard Hétu L\u2019administration \u2022 Directeur général : Serge Lareault \u2022 Directrice des ressources humaines et de l\u2019insertion sociale : Jocelyne Sénécal \u2022 Directrice administrative: Geneviève Lussier \u2022 Adjoint à l\u2019administration : Eduardo Moreno \u2022 Conseillers au développement : Émilie Moreau et Mario St-Pierre ISSN-1481-3572 L\u2019ITINÉRAIRE 6 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 Alain Touchette, de chez An-Au construction, a réalisé bénévolement des travaux d\u2019amélioration locative d\u2019une valeur de 16 000 $ au Café de la rue en 2006.Il est ainsi venu à plusieurs reprises avec son équipe pour démolir la cheminée et l\u2019ancienne hotte, modifier le comptoir de service, faire un nouveau couvre-plancher, etc.Cet entrepreneur au grand coeur a été touché par la passion du personnel de L\u2019Itinéraire ainsi que par la mission de notre groupe communautaire, et il trouvait malheureux que certains travaux essentiels à l\u2019offre de services au Café ne puissent être réalisés faute de budget.An-Au construction est donc venu à notre secours! «Ça fait du bien voir du monde heureux», a dit M.Touchette, en constatant le plaisir qu\u2019avaient les employés de la cuisine à évoluer dans leur nouvel environnement.Monsieur Touchette a été heureux de mettre son expertise et celle de son équipe au profit de L\u2019Itinéraire.Au nom de L\u2019Itinéraire, merci pour tout.J\u2019ai eu la chance de rencontrer cet entrepreneur, et je peux vous dire qu\u2019il est d\u2019une rare générosité! (É.M.) \u0001\u0001\u0001 L\u2019équipe de chez An-Nau construction profite de l\u2019occasion pour souligner le départ de monsieur André Aubin, membre fondateur de An-Au Construction.Bonne chance dans tous vos projets! Le comité régional du Fonds de bienfaisance Molson (FBM) a rapidement répondu à notre appel et a remis 5 000 $ au 3e OEil MagDVD pour soutenir les services d\u2019encadrement psychosocial offerts aux jeunes participants.Réinsérer socialement des jeunes défavorisés au moyen d\u2019un magazine DVD correspond parfaitement à un des quatre secteurs soutenus par le FBM.Fondé en 1973, le FBM soutient spécifiquement l\u2019éducation des adultes, la réinsertion sociale des jeunes défavorisés, Centraide et la cause du sida.«Nous sommes heureux de faire une différence auprès des jeunes dans le besoin et de leur permettre un meilleur avenir», a souligné Monique Despatie, chef relations communautaires et dons corporatifs chez FBM.Le magazine DVD est un projet positif dans lequel les jeunes peuvent se réaliser et avoir une chance de s\u2019en sortir.Le comité régional du Fonds de bienfaisance Molson est fier d\u2019y être associé.Information: Jocelyne Sénécal, 514 597-0238 poste 230 jocelyne.senecal@itineraire.ca Conditions : 10 h/sem les 6 premiers mois et 20 h/sem les 6 derniers mois 130 $ par mois plus le transport « Ça fait du bien voir du monde heureux » \u2014 Alain Touchette, An-Au construction Molson soutient l\u2019équipe du 3e OEil De gauche à droite : Rémi Côté, Alain Touchette (de chez An-Au Constructon), Émilie Moreau et Élise Leblanc Photo : Audrey Coté Un programme du ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale Programme DEVENIR Mesure d\u2019insertion sociale d\u2019une durée de 1 an L\u2019Itinéraire recherche 15 bénéficiaires de la Sécurité du revenu âgés entre 18 et 30 ans pour le 3e OEil MagDVD et 5 autres personnes de tout âge pour diverses tâches. L\u2019ITINÉRAIRE 8 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 D\u2019abord, il faut comprendre que les jeunes Rwandais ne vivent évidemment pas dans la rue par choix.«Souvent, leur famille a éclaté ou a été grandement appauvrie par le génocide.Ils ont été abandonnés et, maintenant, ils se retrouvent à vivre dans la rue», explique d\u2019emblée la coordonnatrice des programmes de L\u2019AMIE, Françoise Crélerot.L\u2019AMIE intervient sur le terrain par l\u2019intermédiaire de l\u2019Oeuvre humanitaire pour la protection et le développement de l\u2019enfance en difficulté (OPDE) Rwanda, son partenaire local.L\u2019ONG tente de réhabiliter les enfants de la rue de la ville de Butare et de ses environs au sud-ouest du pays.«Les intervenants visitent continuellement les jeunes sans logis.Lorsque l\u2019un d\u2019eux se sent prêt à quitter la rue pour vivre une vie plus normale, car il ne faut pas oublier qu\u2019il aura des contraintes qu\u2019il n\u2019a pas dans la rue, il peut suivre l\u2019intervenant.S\u2019il y a une chose qui pousse les jeunes à en sortir, c\u2019est la chance qu\u2019ils auront d\u2019aller à l\u2019école.C\u2019est très important pour eux», soutient Mme Crélerot.Filles et garçons : deux réalités Si on compte plusieurs garçons de la rue au Rwanda, les filles y sont quasi inexistantes.«Tout d\u2019abord, une fille ne survivrait pas dans la rue.Elle risquerait d\u2019être battue et violée.Généralement, les filles se trouvent une place où habiter.Souvent, elles deviennent domestiques ou se font offrir un toit en échange de services rendus.Même si elles ne sont pas dans la rue, plusieurs vivent dans une grande pauvreté et n\u2019ont pas accès à l\u2019école.Ainsi, pour être équitable, l\u2019OPDE accueille également des jeunes filles qui sont confiées à des familles d\u2019accueil visitées régulièrement par l\u2019assistance sociale, et elles sont envoyées à l\u2019école», indique la coordonnatrice des programmes.Pour leur part, une fois sortis de la rue, les garçons sont hébergés dans un centre d\u2019accueil.«La vie de groupe se passe généralement bien puisqu\u2019ils sont déjà habitués à ça dans la rue.Par contre, ils ont tout un encadrement qui est nouveau pour eux.Et comme ces jeunes ont vécu beaucoup d\u2019épreuves, souvent autant physiques que psychologiques, ils ont besoin d\u2019être suivis de près pour atteindre leurs objectifs pédagogiques», poursuit Mme Crélerot.Une formation secondaire ou professionnelle L\u2019école primaire est gratuite au Rwanda, mais l\u2019école secondaire est très dispendieuse puisque les jeunes doivent étudier en internat.«Ça occasionne beaucoup de dépenses pour les parents puisque, à leur départ, les jeunes doivent avoir tout le nécessaire pour l\u2019année scolaire.C\u2019est très cher pour eux», soutient Mme Crélerot.Toutefois, ce ne sont pas tous les jeunes aidés par l\u2019OPDE qui fréquentent l\u2019école secondaire.«Certains n\u2019entrent pas dans le cadre du système scolaire régulier « Ces enfants font preuve d\u2019un courage et d\u2019une capacité d\u2019adaptation exceptionnels.Dès qu\u2019on leur offre un lit et trois repas par jour, ils se demandent ce qu\u2019on pourrait leur donner de plus! C\u2019est amplement suffisant pour qu\u2019ils s\u2019accrochent » \u2014 Françoise Crélerot, coordonnatrice des programmes de L\u2019aide médicale internationale à l\u2019enfance Plus de 10 ans après le génocide au Rwanda Éduquer les enfants de la rue Martine Letarte Le tour du monde Même si plus de 10 ans sont passés, les plaies laissées par le génocide sont toujours bien présentes au Rwanda.Plusieurs enfants se retrouvent à la rue puisque leur famille a été décimée.L\u2019organisation non gouvernementale (ONG) québécoise d\u2019aide médicale internationale à l\u2019enfance, L\u2019AMIE, a décidé de favoriser l\u2019accueil et l\u2019éducation de ces enfants, avec le soutien de l\u2019Agence canadienne pour le développement international (ACDI).Pour y arriver, L\u2019AMIE travaille avec un organisme local depuis trois ans, et l\u2019opération semble réussir à merveille. L\u2019ITINÉRAIRE 10 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 Le rôle de chacun Benoît Labonté Maire de l\u2019arrondissement de Ville-Marie, membre du Comité exécutif de la Ville de Montréal responsable de la Culture, du Patrimoine, du Centre-Ville et du Design L\u2019actualité internationale nous indiquait récemment que Paris, capitale de la France, ainsi que plusieurs autres grandes villes de ce pays, avait connu, lors de la récente période des Fêtes, une grande agitation liée à la question des personnes sans domicile fixe (SDF).Des centaines de sans-abri ont en effet sensibilisé leurs concitoyens à la pénurie de logements.Il était intéressant de constater que leurs protestations étaient liées essentiellement à leur désir de quitter la rue et de pouvoir vivre dans des logements décents.La réaction du gouvernement français a été immédiate et précise puisque des mesures adéquates et porteuses ont été prises.Nous avons ainsi pu constater que le niveau de gouvernement responsable de ce dossier a pris ses responsabilités au lieu de les laisser aux municipalités touchées.Évidemment, il serait bienvenu que, chez-nous aussi, les responsabilités soient prises par ceux et celles à qui elles reviennent au premier chef.C\u2019est pourquoi je regrette vivement que le gouvernement du Québec ait refusé la demande émanant de nombreux intervenants montréalais de créer une commission parlementaire spéciale sur la question de l\u2019itinérance, demande que mes collègues du Conseil d\u2019arrondissement de Ville-Marie et moi avons d\u2019ailleurs appuyé avec conviction.D\u2019autre part, nous avons eu récemment une rencontre, dirigée par la Commission des droits de la personne, avec des groupes et des organisations interpellés par la question de la judiciarisation des personnes en situation d\u2019itinérance.Ce forum réunissait, notamment, les groupes et les organisations qui viennent en appui aux personnes itinérantes, les représentants de la Ville de Montréal et de l\u2019arrondissement de Ville-Marie, ainsi que ceux du Service de police de Montréal et de la Société de transport de Montréal.Nous cherchons, par le biais de ce processus de concertation, à mettre en place des mécanismes et des actions qui pourront offrir des solutions adaptées à ce problème.Nous continuerons ainsi d\u2019apporter toute l\u2019attention que cette situation demande.Le Mot du maire CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont- La Petite-Patrie 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Téléphone: 514 729-5342 Télécopieur: 514 729-5875 Réal Ménard, Député Hochelaga 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Téléphone: 514 283-2655 Télécopieur: 514 283-6485 Gilles Duceppe Chef du Bloc Québécois Député de Laurier-Sainte-Marie 1200, rue Papineau, bureau 350 Montréal (Québec) H2K 4R5 Téléphone: 514 522-1339 Télécopieur: 514 522-9899 L\u2019ITINÉRAIRE 12 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 Richard Séguin est un homme qui s\u2019implique.C\u2019est pour cela qu\u2019il a accepté chaleureusement l\u2019invitation de son ami Dan Bigras à participer au Show du Refuge.«La cause de Dan est essentielle parce qu\u2019il y a 30 000 personnes dans la rue, et c\u2019est une réalité grandissante, me dit-il.Dan s\u2019est investi auprès des jeunes de la rue et j\u2019ai beaucoup de respect pour cela.Alors, lorsqu\u2019il nous demande de participer à son show, c\u2019est oui tout de suite.» L\u2019artiste s\u2019inquiète aussi du phénomène émergeant de l\u2019itinérance en région, comme c\u2019est le cas à Sherbrooke, à Drummondville et à Trois- Rivières.Son engagement auprès de Dan Bigras reflète sa responsabilité citoyenne.Tirée de son dernier album Lettres ouvertes, sa chanson Nos héritiers2, qui défend l\u2019intégrité du mont Orford et loue sa richesse, illustre bien ses motivations profondes.Les artistes doivent-ils s\u2019impliquer socialement?Ce n\u2019est pas seulement aux artistes de le faire car, selon lui, c\u2019est un devoir de citoyen de s\u2019engager dans la société.«J\u2019exerce simplement mon devoir de citoyen responsable quand je m\u2019implique pour le mont Orford.» Très sollicité, il concentre cependant ses énergies sur ses implications sociales actuelles.Fidèle aux causes qu\u2019il défend, Richard Séguin l\u2019est particulièrement à la maison d\u2019hébergement Carrefour pour elle située à Longueuil.Depuis 18 ans, il est le porte-parole de cet organisme qui apporte aide et soutien aux femmes victimes de violence conjugale.«C\u2019est la mère d\u2019Hélène Dallaire, pianiste de la tournée Journée d\u2019Amérique, qui m\u2019a demandé d\u2019aller visiter cette maison.Rendu là, je suis descendu au sous-sol, là où sont les enfants.Quand ils m\u2019ont vu, un homme (!), ils se sont tous sauvés.Ça m\u2019a fait un choc! Je me suis dit : \u201cJe dois aider ce centre : il faut qu\u2019il y ait des gars qui s\u2019impliquent dans Carrefour pour Richard Séguin Artiste haute fidélité Josée Louise Journaliste de la rue jyel_roses@yahoo.ca Spectatrice privilégiée, j\u2019ai rencontré Richard Séguin lors de la répétition de la 16e édition du Show du Refuge1, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Entre deux chansons, je me suis émerveillée de l\u2019énergie décontractée et sereine que dégageait Richard Séguin, en compagnie tantôt de son ami Dan Bigras tantôt de Corneille, de Nicola Ciccone, d\u2019Annie Villeneuve, de Marie-Chantal Toupin ou de Kim Richardson.En plus d\u2019avoir eu la chance d\u2019assister aux préparatifs d\u2019un tel événement, j\u2019ai pu échanger avec un artiste qui est tel que je l\u2019imaginais : attentionné et fidèle à ses engagements.Photo : Dominick Gravel Les placements éthiques sont de plus en plus connus.«Bien sûr, affirme Corinne Gendron, titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l\u2019UQAM, cela dépend toujours de ce qu\u2019on qualifie d\u2019éthique.» Les définitions sont presque aussi nombreuses que le nombre de fonds éthiques eux-mêmes.En fait, on utilise le terme éthique pour décrire tous les placements qui ont des critères de valeurs morales.L\u2019une des stratégies utilisées par les investisseurs qui s\u2019intéressent aux placements éthiques consiste à filtrer l\u2019investissement, en choisissant de ne pas investir dans certains secteurs d\u2019activité.«Par exemple, les gestionnaires de fonds éthiques s\u2019abstiennent d\u2019investir dans les entreprises qui font de l\u2019armement et produisent du tabac», ajoute Mme Gendron.Certains fonds éthiques excluent davantage de secteurs en éliminant notamment les compagnies qui produisent de l\u2019alcool ou du matériel pornographique.«Le placement éthique peut aller jusqu\u2019à ne pas investir dans une entreprise qui produit la pilule anticonceptionnelle, à cause de valeurs religieuses.Ça se voit aux États-Unis1», précise Mme Gendron.Des pour et des contre Les fonds éthiques vont de plus chercher à encourager des entreprises qui sont socialement responsables.«On n\u2019exclut pas le secteur, mais on cherche l\u2019entreprise qui est la plus responsable», affirme François Rebello, président du Groupe investissement responsable.Il s\u2019agit d\u2019une question de performance relative.«Certaines pétrolières, comme Shell, font plus d\u2019efforts que d\u2019autres pour réduire leur impact sur l\u2019environnement.», ajoute-t-il.Le principal inconvénient des placements éthiques, estime par ailleurs M.Rebello, c\u2019est qu\u2019en raison de l\u2019obligation de rendement, on ne peut pas uniquement privilégier les «belles compagnies».«Il ne faut pas oublier qu\u2019en travaillant, on a besoin d\u2019un rendement de 8 % à 9 % par année toute notre vie.Un rendement de 2 % entraînerait des conséquences considérables sur la qualité de vie une fois à la retraite», explique M.Rebello.Ainsi, les gestionnaires des fonds éthiques se trouvent en quelque sorte obligés d\u2019investir dans des pétrolières ou dans des institutions financières.Les divers types d\u2019éthique ou de responsabilité sociale proposés devraient, selon Corinne Gendron, amener les intervenants du milieu financier à s\u2019interroger.«On ne devrait pas laisser à un fonds le soin de décider de ce qui est responsable et de ce qui ne l\u2019est pas», explique-t-elle.D\u2019après Mme Gendron, il serait nécessaire de rendre les critères explicites et d\u2019en faire un débat social.Le mode d\u2019évaluation des fonds éthiques devrait également faire l\u2019objet d\u2019une normalisation, croit Mme Gendron.«Certains fonds se contentent d\u2019envoyer un questionnaire aux entreprises.Il serait surprenant qu\u2019une entreprise se reproche d\u2019avoir fait ceci ou cela.» Malgré les inconvénients, les placements éthiques ont réellement un effet positif sur le comportement des entreprises.Colette Harvey, conseillère principale pour le financement socialement responsable Ariane Gagné Les produits que l\u2019on peut enregistrer dans un REER sont de natures diverses : les fonds communs de placement conventionnels et les fonds de placement éthiques en font partie.Dans les deux cas, des équipes de gestionnaires choisissent des entreprises cotées en bourse qui offrent un rendement prometteur.Ainsi, les gestionnaires de portefeuilles éthiques tentent d\u2019allier rendement et bénéfice à des considérations sociales et environnementales.Militer avec son argent Claude Normandin, responsable de la commercialisation et du marketing à Fondaction, près de la sculpture «La décision» de Roger Langevin (située dans le bâtiment du Carrefour de l\u2019économie solidaire) Photo : Jérôme Savary L\u2019ITINÉRAIRE 14 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 Suite à la page 19 L\u2019ITINÉRAIRE 16 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 L\u2019ITINÉRAIRE 20 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 de faCoçnosnom rmeesrponsable Alimentation / Traiteur Distribution Pied à Terre 1130, Rg Rivière, Bayonne Sud Berthierville, Qc, J0K 1A0 Tél.: 450 836-3647 www.piedterre.com Livraison à domicile de produits équitables, écologiques, locaux Projets PART-PART du Chef 4100, André-Laurendeau Montréal, Qc, H1Y 3N6 Tél.: 514 526-7278 www.projetspart.ca Insertion socioprofessionnelle, traiteur, repas surgelés santé abordables, livraison Cadeaux / Objets DIX MILLES VILLAGES 4128, St-Denis Montréal,Qc, H2W 2M5 Tél.: 514 848-0538 www.dixmillevillages.com Café-boutique de cadeaux certifiés équitables Simpli-cité Renaissance 386, avenue Victoria Westmount, Qc, H3Z 2N4 Tél.: 514 487-2407 jlegault@renaissancequebec.ca Vêtements, accessoires, artisanats et produits alimentaires certifiés équitables Loisirs / Divertissement Cinéma Beaubien 2396, rue Beaubien Est Montréal, Qc, H2G 1N2 Tél.: 514 721-6060 www.cinemabeaubien.com OBNL culturel présentant des films de qualité québécois ou canadiens en primeur TOHU, la Cité des arts du cirque 2345, rue Jarry Est (angle d\u2019Iberville) Montréal, Qc, H1Z 4P3 Tél.: 514 376-TOHU (8648) ou 1 888 376-TOHU (8648) www.tohu.ca Spectacles de cirque, danse, théâtre et musique, expositions, visites guidées Aide domestique / entretien Plumeau, chiffon et compagnie 4450, Saint-Hubert, bur.311 Montréal, Qc, H2J 2W9 Tél.: 514 523-6626 www.plumeau.qc.ca confort@plumeau.qc.ca Service d\u2019entretien ménager résidentiel, grand ménage et entretien commercial Services / Professionels Coopérative Interface 180, boul.René-Lévesque Est, bur.106, Montréal, Qc, H2X 1N6 Tél.: 514 866-8303 www.coopinterface.qc.ca Équipe de consultants expérimentée et engagée - S\u2019adapte à VOS BESOINS Imprime-emploi 5500, rue Fullum, bureau 318 Montréal, Qc, H2G 2H3 Tél.: 514 277-7535 www.imprime-emploi.com Entreprise d\u2019insertion, spécialiste en impression numérique, reliure et finition, formation d\u2019aide générale en imprimerie Divers Atelier Le Fil D\u2019Ariane inc.4837, rue Boyer, bur.100 Montréal, Qc, H2J 3E6 Tél.: 514 842-5592 fariane@videotron.ca Centre de réadaptation par l\u2019art, pour les personnes handicapées intellectuelles Insertech Angus 2600, William-Tremblay, #110 Montréal, Qc, H1Y 3J2 Tél.: 514 596-2842 www.insertech.qc.ca Entreprise d\u2019insertion en assemblage, mise à niveau, réparation et vente d\u2019ordinateurs neufs et usagés Le Grenier de Bébé 4021, Dandurand Montréal, Qc, Tél.: 514 728-5517 www.legrenierdebebe.ca Vêtements, accessoires, meubles et jouets recyclés (petite enfance 0-5 ans), achat / vente Fripe-Prix Renaissance Découvrez nos huit magasins Fripe-Prix (Montréal, Verdun, St-Laurent, Pointe-aux-Trembles) Tél.: 514 276-3626 www.renaissancequebec.ca Insertion socioprofessionnelle, récupération de vêtements usagés Affichez-vous! dans cet index des entreprises d'économie sociale et responsables de Montréal \u0001\u0001\u0001 Karine Michaud 514 324-9612 karine12michaud@msn.com dumonde 83% de notre lectorat a une meilleure opinion des entreprises et organismes qui annoncent dans L\u2019Itinéraire.35 000 lectrices et lecteurs par numéro remarquent une publicité socialement responsable.225 000 Montréalais par année visiondumonde Une vision Pour plus d\u2019information Jean-François Ouel lon 514 597-0238 poste 246 jf.ouellon@itineraire.ca Sondage effectué en février 2004 par le groupe Helyum (HEC). Après les classes, dans un local communautaire de Ville-Émard, une dizaine d\u2019enfants aux yeux allumés sont venus à la rencontre de mamie Henriette et de mamie Mady.Chacun a apporté un chandail qui servira à découvrir une technique de teinture, le batik.Quant à Mamies Godeliève et Lucienne, elles aident à nouer les cordons bien serrés.Pendant que le tissu s\u2019imbibe de couleur, les enfants ont droit à un conte africain.Henriette Nzuji Ntumba est la pétillante sexagénaire à l\u2019origine de ces initiatives.Arrivée au Canada en 2000 à l\u2019âge de 58 ans, la Congolaise a émigré pour venir aider sa fille malade.Elle est aujourd\u2019hui à la tête d\u2019une centaine de mamies âgées de 50 à 75 ans, de neuf nationalités différentes.Leur âge et leur condition d\u2019immigrante sont une double barrière pour ces femmes souvent déboussolées par l\u2019épreuve du déracinement et qui ont vécu l\u2019isolement, la peur d\u2019être un fardeau pour leurs enfants ou la perte de l\u2019estime de soi.Difficile à imaginer en les observant au contact des enfants admiratifs, visiblement sous le charme des quatre grands-mamans.«Je trouve qu\u2019elles font du bon travail, les mamies, rapporte Nikita, 10 ans.Elles m\u2019apportent de la joie et m\u2019apprennent plein de choses, même les bonnes manières.» Zoé, 5 ans, aime «les histoires d\u2019Afrique».Quant au plus âgé, Steven, 13 ans, il apprécie les contes qui «rapportent une autre réalité, ce qu\u2019il faut faire pour se sortir de situations difficiles».Vaincre la solitude de l\u2019exil et la misère matérielle Les mots d\u2019ordre de mamie Henriette sont l\u2019action concrète et l\u2019autonomie financière.«Ne rien faire peut tuer», croit-elle.Les activités de Mamies immigrantes pour le développement et l\u2019intégration consistent, d\u2019une part, à aiguiller les femmes vers les ressources disponibles et à les informer de leurs droits.D\u2019autre part, elles les aident à se regrouper pour créer de l\u2019emploi en utilisant leurs talents.Par la lecture de contes dans les écoles, le théâtre ou la couture, les mamies immigrantes s\u2019intègrent à la société, se font connaître et contribuent à lutter contre les préjugés liés au racisme ou au fossé intergénérationnel.Dans les Maisons des jeunes, leur projet Les Mamies et les jeunes : une vie à raconter et un avenir à construire vise à partager leurs expériences avec les adolescents et, par la bande, à jouer un rôle dans la prévention du suicide.«Les jeunes ont plus tendance à se confier à nous qu\u2019à leurs parents», pense mamie Henriette.Un nouveau service de gardiennage, Mamies à domicile, les amène au coeur des foyers québécois.Convaincue que le rapprochement dès l\u2019enfance avec une mamie immigrante peut prévenir le racisme, la fondatrice du MIDI croit même que leur action auprès des jeunes couples essoufflés pourrait sauver des ménages et\u2026 accroître les naissances! Financées par la Ville de Montréal, les activités apportent peu à peu un soutien financier à ces femmes qui, bien souvent, n\u2019ont pas droit à une pension de retraite.Pour mamie Henriette, voir une consoeur «déprimée, isolée, qui s\u2019est remise dans la communauté, c\u2019est la plus belle réussite».Nikita, Zoé et les autres sont émerveillés de voir leurs chandails sortir de la teinture, animés de nouveaux motifs.À leurs yeux, les mamies sont peut-être aussi un peu magiciennes\u2026 \u0001\u0001\u0001 Pour plus d\u2019information: «Mamie Henriette» au 514 762-9808 Un nouveau service de gardiennage, Mamies à domicile, les amène au coeur des foyers québécois.Convaincue que le rapprochement dès l\u2019enfance avec une mamie immigrante peut prévenir le racisme, la fondatrice du MIDI croit même que leur action auprès des jeunes couples essoufflés pourrait sauver des ménages et\u2026 accroître les naissances! Bianca Joubert Des mamies immigrantes en lutte contre l\u2019isolement «Mamie Henriette», fondatrice des Mamies immigrantes pour le développement et l\u2019intégration Depuis 2002, les Mamies immigrantes pour le développement et l\u2019intégration (MIDI) ont pour mission de revaloriser les femmes immigrantes âgées pour les aider à s\u2019intégrer.Elles s\u2019attaquent au problème de l\u2019isolement et unissent leurs talents pour initier des activités de lutte contre la pauvreté et les conflits intergénérationnels.MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 21 L\u2019ITINÉRAIRE MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 23 L\u2019ITINÉRAIRE MOTSDE CAMELOTS Serge Morin Camelot, Bourbonnière/Ontario Daniel Grady Camelot, métro Guy-Concordia Flower Power More or less, the function of mankind.Military RMR, the black watch, the Irish Republicain Army.The United States Marine Corp.Nobody did anything for me all life.Why should I do anything for anybody?How are the kids?Well, welfare.How\u2019s business?Well, welfare.How\u2019s wife?Well, welfare.Well everything I\u2019ve asked you, you must be on welfare?Well, well, welfare.Kill the day.Wounded but not defeated.The horse is on a course.Living is nice, being with you.Don\u2019t ever leave me alone.Feeling fine all over the place.I\u2019d rather be dead than alive.The love you send me.The slaughter of the Indians.This was once my land/I can\u2019t find a home.(Elton John) People are traveling everywhere.They should share the money and everything else.It\u2019s all in your wealth.All we are saying, is give peace a chance.(John Lennon) I don\u2019t believe in Elvis Presley/I don\u2019t believe in Paul McCartney/I don\u2019t believe in Hitler/I don\u2019t believe in war/I don\u2019t believe in Jesus Christ/All I believe in is myself.(John Lennon) And that\u2019s the most important thing on this Earth.It\u2019s better that way.I love laughing at the world.Canada comes first, before any other country.Born to live here, in this God-forsaken place.Nothing is easy, it\u2019s the time of your life/Nothing is easy.(Jethro Tull).A cigarette is my woman.Souffrances hivernales L\u2019hiver débute souvent fin octobre, début novembre pour moi, dès que l\u2019humidité s\u2019installe dans l\u2019air.En travaillant dehors de longues heures à vendre le journal sur le coin de la rue, j\u2019ai eu une sévère engelure à la cuisse droite.Comme on ne bouge pas beaucoup, l\u2019humidité pénètre facilement, même si je mets plusieurs épaisseurs de vêtements.C\u2019est tellement douloureux que ma jambe bloque et que je suis alors incapable de marcher.Cela se produit aussi lors des grosses canicules d\u2019été.Je suis prise avec cela à vie, un médecin m\u2019a même dit que si je me gelais la jambe à nouveau, il faudrait me l\u2019amputer\u2026 ça me fait très peur! Alors, si vous ne me voyez pas dehors lors des gros froids, vous saurez pourquoi.C\u2019est «plate», parce que cela m\u2019empêche de faire ce que je veux et d\u2019aller où je veux.Je suis alors confinée à l\u2019intérieur.Comme j\u2019habite une petite chambre, je trouve le temps très long.Alors, je me prépare un gros chocolat chaud ou un café et, afin de passer le temps, je me suis mise à retranscrire tous les trucs santé, de premiers soins, et toutes mes recettes pour chiens et chats.Pour ceux et celles qui ne le savent pas, mon ex-conjoint et moi avions un petit chenil lorsque nous habitions à la campagne et je souhaite revivre cette expérience un jour.D\u2019ailleurs, si la direction du journal me le permet, j\u2019aimerais beaucoup écrire une chronique sur les animaux afin de partager avec vous de nombreux trucs utiles et de recettes maison pour vos chiens et chats.À bientôt! Le visionnaire Désillusionné devant les désastres planétaires, il zappe, zappe et rezappe avec sa télécommande.Comme il ne trouve rien d\u2019intéressant à regarder, il éteint immédiatement.Il se lève et observe le smog à travers la fenêtre.Ses yeux se remplissent d\u2019eau.Songeant à cette brume, il imagine des solutions aux problèmes de la faim, du bruit et des odeurs nauséabondes.Le visionnaire imagine de vastes routes silencieuses, des voitures miniatures alimentées par des éoliennes, des stations de covoiturage tout le long de la route.De grandes terres fertiles pour nourrir tous les habitants de la Terre pendant plusieurs millénaires.Des protecteurs de nos forêts planteront des arbres aux quatre coins du monde.Nos maisons auront toutes des compteurs d\u2019eau et des cuves à recycler les déchets.Les gens occuperont leur temps à donner de l\u2019aide aux moins nantis.En espérant que le visionnaire vous aura fait un peu réfléchir\u2026 Nicky Camelot, Parthenais/Mont-Royal L\u2019ITINÉRAIRE 24 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 MOTSDE CAMELOTS Even though the winter season officially lasts three months, in Montreal it seems to last longer.The biggest effect winter has is reduced mobility.But there can be other effects such as depression and frustration with putting up with brutal weather.The biggest snowstorm ever recorded in Montreal, which is also known as the \u201csnowstorm of the century\u201d, occurred on March 4, 1971, during which 47 cm of snow had fallen.The winds were 110 km/h and electric power was out for up to ten days in some areas.The coldest day ever recorded in Montreal was \u201337.8 °C on January 15, 1957.Many foreigners are turned off by these weather conditions.I think many Montrealers themselves are not thrilled with winter.Montreal is a different city in the winter, it\u2019s like night and day with the summer season.Winter presents a new set of activities.During winter you can go skating on Beaver Lake, at ice rinks and arenas.While tobogganing and skiing can be done on Mount Royal.Many other activities can be done indoors.Even though winter might seem harsh, it\u2019s nice to experience a different season.Although winter seems to last forever, it always comes to an end.(Source: Environnement Canada) Bill Economou Marché Atwater La fragilité de la vie La vitalité que possède l\u2019être humain est très fragile.Notre temps est précieux et nous nous devons de ne pas le gâcher.Lorsque nous sommes en santé, essayons de mettre à profit cette énergie positive.Cependant, nous ne sommes pas toujours conscients que la maladie peut venir nous rendre visite.Certains malheurs peuvent arriver sournoisement.Ces moments sont très difficiles, mais ils nous amènent à penser d\u2019une façon nouvelle.Avec une certaine dose de sagesse, nous pouvons accepter que les petites tristesses et les grands malheurs font aussi partie de la vie.Apprendre à accepter les événements tels qu\u2019ils arrivent permet de grandir davantage.Les épreuves peuvent être bonnes et positives pour l\u2019être humain.Elles nous permettent de continuer à avancer.Nous possédons tous des forces énormes dont nous ignorons l\u2019existence.Ces forces nous permettent d\u2019affronter les épreuves difficiles qui se dressent parfois devant nous.Ainsi, l\u2019amour et la compassion nous aident à nous libérer de nos angoisses qui nous empêchent de vivre pleinement.Notre vie s\u2019enrichit de la rencontre avec les autres êtres humains, car chacun possède des richesses qui nous permettent d\u2019avancer et de croître.On a tous besoin des autres, et chacun doit partager ses connaissances.C\u2019est ce qui fait, selon moi, la beauté de l\u2019humanité.Hector Daigle Le cheminement de Louis Michaud Camelot, métro Pie-IX Peu de gens connaissent Louis Michaud, camelot à L\u2019Itinéraire depuis deux années déjà.J\u2019ai rencontré Louis à l\u2019occasion d\u2019une visite guidée de logements en construction appartenant à Chambreville, un organisme propriétaire de logements sociaux non supervisés à prix modique.Grand gaillard à la voix de ténor, Louis est affligé par son anxiété, ce qui lui confère une élocution hésitante de même qu\u2019un tempérament casanier.Je lui ai suggéré de vendre L\u2019Itinéraire et, sporadiquement, Louis vend quelques revues.Il s\u2019en trouve spontanément revalorisé et, graduellement, des changements se font sentir chez lui.Pour une personne qui ressent une profonde angoisse à l\u2019idée de sortir de chez lui ou de croiser de nombreux individus, cela constitue un défi imposant et demande une volonté peu ordinaire! Au gré des changements, Louis Michaud est aujourd\u2019hui une personne métamorphosée! Il prend maintenant plaisir à s\u2019adonner aux rituels de la vente, ce qui l\u2019oblige à sortir de chez lui et à quitter l\u2019isolement.Louis est une personne qui ne souhaite qu\u2019une chose : que les gens lui témoignent du respect! Selon moi, Louis Michaud est un individu sympathique, en pleine évolution, à qui je souhaite bonne continuité.Avec de la volonté, les changements favorables sont à la portée de tout le monde, car qui veut peut! Louis est camelot à l\u2019angle des rues Beaudry et Ste-Catherine.Jean-Marc Boiteau Camelot, SAQ Beaudry/Ste-Catherine Winter in Montreal L\u2019ITINÉRAIRE 26 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 L\u2019Itinéraire : Quels sont les points communs des gens heureux?Rose-Marie Charest : Ce sont des gens qui ont des projets.Voilà le dénominateur commun des gens heureux.Ce sont des personnes qui s\u2019impliquent, qui s\u2019engagent dans quelque chose, dans une relation ou un projet quelconque.Quand je vois des jeunes dans la rue qui ont un chien, par exemple, ça m\u2019apparaît un signe de bonheur parce que c\u2019est une forme d\u2019engagement.La dimension principale qui est reliée au bonheur, est sans contredit l\u2019engagement.L\u2019Itinéraire : L\u2019engagement nous rend-il plus heureux ou faut-il d\u2019abord être heureux pour s\u2019engager?Rose-Marie Charest : Personnellement, je crois que c\u2019est une roue qui tourne.On s\u2019engage un peu, puis on se rend compte que ça nous rend plus heureux, et ainsi de suite.Si, en s\u2019impliquant, on devient plus heureux, on aura envie de s\u2019engager d\u2019avantage.L\u2019Itinéraire : Est-ce que tout le monde peut être heureux?Rose-Marie Charest : Certaines maladies psychologiques sont très douloureuses, comme la dépression chronique par exemple.Lorsqu\u2019on en est atteint, il est très difficile de devenir heureux.Malgré tout, chacun peut trouver des moments de bonheur.L\u2019essentiel est de mener une vie qui nous ressemble et d\u2019avoir le sentiment de participer à sa propre vie.Celle qui nous appartient, pas celle qui est prônée par la majorité, ni celle que nos parents souhaiteraient que l\u2019on ait.L\u2019Itinéraire : Comment fait-on pour savoir quelle vie nous ressemble?Rose-Marie Charest : Ça demande un travail de réflexion.Quand on tente des expériences, il faut y réfléchir non seulement avant, mais aussi après, afin de déterminer ce que l\u2019événement nous a apporté.Trouver ce qu\u2019on a aimé et ce qu\u2019on a détesté.Après cet effort de réflexion, la prochaine expérience, sera choisie en fonction des expériences précédentes.Il faut réfléchir, penser et surtout agir.Les gens qui restent chez eux en croyant que seule la réflexion leur permettra de se connaître se trompent.On n\u2019arrive à mieux se connaître qu\u2019en agissant et en réfléchissant à nos actes.L\u2019Itinéraire : Être heureux nécessite-t-il des efforts?Rose-Marie Charest : La meilleure recette pour être malheureux, c\u2019est d\u2019attendre le bonheur.Par conséquent, pour que le bonheur arrive, il faut d\u2019abord savoir quelles valeurs nous animent et lesquelles nous sont essentielles.La première étape est de se connaître.Il faut déterminer les moyens dont on dispose dans notre vie actuelle sans attendre de gagner le gros lot.Comment passer à l\u2019action pour répondre à mes besoins essentiels?Quand je passe à l\u2019action, j\u2019acquiers la confiance qui prouve que je suis capable d\u2019agir sur mon environnement et d\u2019obtenir quelque chose.Cette confiance là, va permettre de satisfaire d\u2019autres besoins moins essentiels.Je serais davantage heureux.Photo : Dominick Gravel Être heureux : mode d\u2019emploi Marie-Claude Marsolais Être heureux, est-ce possible?Comment le devient-on?Rose-Marie Charest, présidente de l\u2019Ordre des psychologues du Québec, nous parle de sa vision du bonheur. MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 27 L\u2019ITINÉRAIRE 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: 514 845-0168 Fax: 514 845-2108 « La liberté qui est à l\u2019intérieur, c\u2019est cela qu\u2019il faut nourrir.» \u2014 Rose-Marie Charest, présidente de l\u2019Ordre des psychologues du Québec L\u2019Itinéraire : Le succès est-il indispensable à notre capacité d\u2019être heureux?Rose-Marie Charest : Pour réussir dans la vie, il faut faire quelque chose que l\u2019on aime, sinon le succès ne pourra qu\u2019être temporaire.La motivation qui nous guide vers le succès est un chemin qui nous mène au bonheur.La motivation s\u2019entretient lorsqu\u2019on a un certain soutien.Si l\u2019on n\u2019a aucun soutien, on finit par perdre la motivation.L\u2019Itinéraire : Faut-il avoir du contrôle pour vivre dans le bonheur?Rose-Marie Charest : Pour être heureux, on doit sentir que l\u2019on a un certain contrôle et j\u2019insiste sur le mot «certain», car on n\u2019a jamais un contrôle total.Il faut être capable de réorganiser nos idées si on rencontre des embûches.Il faut être créatif et développer notre capacité d\u2019adaptation.Savoir s\u2019adapter est un élément nécessaire au bonheur, car cela nous permet de trouver des nouvelles solutions.Il faut aussi avoir une certaine liberté.On a du mal à être heureux sous la contrainte.Toutefois, l\u2019important est la culture de la liberté à l\u2019intérieur de soi, d\u2019abord et avant tout.L\u2019Itinéraire : Peut-on être pauvre et heureux?Rose-Marie Charest : Bien qu\u2019il n\u2019y ait pas de corrélation entre le bonheur et la richesse, il y a cependant un lien entre la pauvreté et le malheur.Celui qui est pauvre éprouve plus de difficultés et de stress.Ce qui ne signifie pas qu\u2019une fois nos besoins essentiels comblés, on est automatiquement heureux.Tout dépend du niveau de pauvreté.Si la pauvreté nous fais souffrir, il est difficile d\u2019accéder au bonheur.Il en est de même pour la beauté.Est-on plus heureux lorsqu\u2019on est beau?La réponse est non.Par contre, un défaut physique qui brime nos relations avec les autres est une source de malheur.Le meilleur exemple est Marilyn Monroe : la beauté ne lui apportait pas le bonheur.L\u2019Itinéraire : Est-ce que les gens sont heureux aujourd\u2019hui?Rose-Marie Charest : En 2007, on tend vers le bonheur.Du moins, notre société a un énorme potentiel.Le problème, c\u2019est que l\u2019on a fait du bonheur une performance.Actuellement, on ne veut pas juste être heureux, on veut être «parfaitement» heureux.Au lieu d\u2019apporter un changement selon la situation dans laquelle on se trouve, on change la situation.Avec une certaine pensée magique, on change de couple, de travail, de logement.On change quelque chose à l\u2019extérieur de nous sans s\u2019occuper suffisamment de ce qui se trouve à l\u2019intérieur.La liberté qui est à l\u2019intérieur, c\u2019est cela qu\u2019il faut nourrir.\u0001\u0001\u0001 Ordre des psychologues du Québec : www.ordrepsy.qc.ca Les OEOEuvres de la Maison du Père Centre d\u2019accueil pour hommes de 25 ans et plus.SOLUTION du SUDOKU de la page 28 L\u2019ITINÉRAIRE 28 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m\u2019aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d\u2019oublier le mal que l\u2019on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.L.L.Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m\u2019aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d\u2019oublier le mal que l\u2019on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus que je ne voudrais pas être séparé de toi, même en dépit de toutes tentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire éternelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.A.S.SUDOKU Solution à la page 27 Niveau de difficulté : MOYEN Le Café sur la rue a besoin de jeux de société (complets) pour divertir les personnes de la rue.Information: Jocelyne Sénécal, 514 597-0238 poste 230 jocelyne.senecal@itineraire.ca MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 29 L\u2019ITINÉRAIRE Depuis 1994, une équipe réunissant des chercheurs universitaires et des chercheurs terrains travaille en partenariat avec les milieux de pratique pour saisir les différents aspects de l\u2019itinérance.Cette équipe, connue sous le nom du CRI, le Collectif de recherche sur l\u2019itinérance, la pauvreté et l\u2019exclusion sociale, a réalisé de nombreuses études sous des thèmes variés.Elles ont été publiées dans plusieurs revues scientifiques et dans le site du CRI, au www.unites.uqam.ca/CRI.Il nous a semblé intéressant, à cette étape de notre travail, de rendre disponible à un public plus large et non spécialisé, sous forme vulgarisée, les résultats et thématiques de recherches effectuées par les gens du CRI.Ainsi, une fois par mois, cette chronique présentera une dimension de la question itinérante traitée à partir du point de vue d\u2019un ou de quelques chercheurs.Cette chronique visera à rendre le contenu de recherches accessible au lecteur intéressé, mais non spécialiste.Par ailleurs, elle fournira à ceux qui veulent en savoir plus les références utiles pour approfondir le sujet.Avec cette chronique, nous souhaitons participer au débat public sur l\u2019itinérance, et sensibiliser les gens à cette problématique.Nous cherchons aussi à défaire certains préjugés qui ont la vie dure et qui constituent souvent la base des jugements et des actions à l\u2019endroit des personnes itinérantes.Nous visons alors à donner, à partir de données scientifiques, les éléments qui permettront une meilleure compréhension de la question de l\u2019itinérance.Notre pari est que ces recherches, mises à la disposition de ceux que la question intéresse, favoriseront la réflexion et l\u2019action des personnes et des acteurs sociaux concernés.Nous espérons que cette chronique permettra, dans les mois qui viennent de rendre plus visibles auprès des lecteurs de L\u2019itinéraire les travaux qui alimentent la réflexion sur la compréhension des problèmes touchant l\u2019itinérance et sur les solutions possibles.Nous avons la ferme conviction que la recherche est un outil essentiel pour l\u2019identification et la mise en oeuvre de solutions qui prennent en compte les multiples facettes de ce problème.Shirley Roy (UQAM) et Roch Hurtubise (Université de Sherbrooke), responsables scientifiques du CRI.Mieux comprendre l\u2019itinérance Chronique du Collectif de recherche sur l\u2019itinérance, la pauvreté et l\u2019exclusion sociale (CRI) L\u2019itinérance est un phénomène complexe.En tant que chercheurs, nous avons réaffirmé ce constat à maintes reprises au cours des dernières années.Nous souhaitions ainsi formuler une mise en garde contre les lectures stéréotypées, les solutions miracles et l\u2019indifférence.Des raisons structurelles (pauvreté, manque d\u2019emploi, etc.) ou individuelles (problèmes de consommation, de santé mentale de déficience, difficultés familiales, etc.), le rôle des politiques sociales (manque de logements abordables, chômage, sécurité du revenu ou assurance-emploi, etc.) ou celui du système social dans lequel nous vivons\u2026 Plusieurs explications coexistent au moment d\u2019établir les causes de l\u2019itinérance.D\u2019où vient ce problème?Comment le comprendre actuellement?La configuration du phénomène est changeante et plusieurs acteurs (politiques, institutionnels, communautaires et citoyens) sont impliqués dans la recherche de solutions durables. Marie-Claude Marsolais Tiré de Spare Change News, Cambridge, Massachusetts, État-Unis, 25 juillet 2006 Fumée sans feu Afin de prévenir les incendies causés par la cigarette, qui tuent chaque année entre 700 et 900 personnes, les États-Unis ont adopté une nouvelle loi qui rendra la cigarette RIP (reduced ignition propensity) obligatoire.En effet, celle-ci s\u2019éteint si le fumeur ne tire pas de bouffée.Tiré de Real Change, Seattle, Washington, États-Unis, 17 juillet 2006 Seattle ouvert aux réfugiés politiques?Des étudiants en droit de l\u2019Université de Washington se battent pour la réouverture de la clinique du droit de l\u2019immigration.Un de leurs arguments : Seattle est l\u2019une des cinq villes américaines qui reçoivent le plus de demandeurs du statut de réfugié politique.Avant sa fermeture, en 2004, la clinique offrait aux étudiants la possibilité de défendre des clients menacés de renvoi.«La clinique permettait d\u2019acquérir une expérience incomparable.Ce n\u2019était pas à propos des technicités légales, mais plutôt de la souffrance humaine», affirme l\u2019avocat Miguel Boguanegra, ancien bénéficiaire de la clinique.Tiré de Real Change, Seattle, Washington, États-unis, 25 juillet 2006 Arrêter l\u2019assistance sociale aux États-Unis Dans le livre The Invisible Safety Net, Janet Curries soutient que l\u2019assistance sociale n\u2019est pas un outil primordial pour freiner la pauvreté.Elle défend la thèse du «filet de sécurité invisible» représenté par quatre programmes qui ciblent plus spécifiquement l\u2019enfance, le logement, les soins de santé et l\u2019aide alimentaire.Ceux-ci contribueraient, selon l\u2019auteure, à lutter plus efficacement contre la pauvreté.Son livre est notamment une réponse aux opposants à la réforme de 1996 du gouvernement Clinton qui visait à limiter à cinq ans la période d\u2019admissibilité aux prestations d\u2019aide sociale.À l\u2019époque, des députés avaient prédit en vain une catastrophe sociale.Tiré de The Big Issue South Africa, Le Cap, Afrique du Sud, juillet 2006 Du macadam\u2026 aux planches! Sept jeunes Sud-Africains ayant vécu dans la rue s\u2019apprêtent à vivre une expérience hors du commun : représenter leur pays lors du festival de théâtre Contacting the World, à Manchester, en Angleterre.Ces jeunes ont, pour la plupart, passé des années à mendier pour survivre.Grâce au projet Art de la rue mis sur pied en 2003 par l\u2019enseignante de théâtre Alex Sutherland, de l\u2019Université Rhodes à Grahamstown, ils ont changé le cours de leur vie.Au revoir chère Lucille Femme au grand coeur, affectueuse, attentionnée, dynamique, simple, dévouée et profondément humaine, voila quelques qualités qui faisaient partie de ta personnalité très attachante.Tu nous as quitté subitement alors que tu n\u2019avais que 52 ans.Tu vas manquer à tous ceux qui t\u2019ont côtoyée à L\u2019Itinéraire.Salut, belle Lucille! (Texte de Jean-Marc Boiteau) L\u2019ITINÉRAIRE 30 MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 2007 "]
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