L'itinéraire, 1 janvier 2008, mardi 1 janvier 2008
[" VOLUME XX, NUMÉRO 1, MONTRÉAL 1er janvier 2008 Le magazine des grandes causes Services offerts aux PME Système téléphonique Nortel Norstar et BCM50, Panasonic, Toshiba Messagerie Vocale Nortel et Unifié Déménagement et installation système téléphonique Câblage informatique, téléphonique et coaxial Réparation d\u2019équipement téléphonique Financement disponible jusqu\u2019à 60 mois \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Détaillant autorisé Nortel Networks Gamme complète de téléphone IP, IP2000 & IP1100 Supporte la gamme de téléphone Nortel Norstar Offre la téléphonie multi-site Compatible avec les lignes VoIP de babyTEL™ \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Nortel Norstar à partir de 149,95$ Appelez-nous maintenant au 514 907-4747 52A, av.Champêtre, Montréal (Qc) H1B 5G6 Tél.: 514 907-4747 Fax.: 514 907-4567 information@rctelecom.ca Visitez-nous au www.rctelecom.ca Des solutions signées Programme DEVENIR Mesure d\u2019insertion sociale d\u2019une durée d\u2019un an L\u2019Itinéraire recherche 15 bénéfi ciaires de la Sécurité du revenu âgés de 18 à 35 ans pour le magDVD Le 3e OEil et cinq autres personnes de tout âge pour diverses tâches.Conditions : 10 h/sem les six premiers mois et 20 h/sem les six derniers mois.Rémunération : 130 $ par mois plus le transport Le magDVD Le 3e OEil a besoin de bénévoles en production vidéo Information : Jocelyne Sénécal, 514 525-5747, poste 230 ou par courriel à jocelyne.senecal@itineraire.ca Conditions : 20 h/sem Rémunération : 130 $ par mois Programme INTERAGIR Mesure d\u2019insertion sociale d\u2019une durée d\u2019un an Le Réseau est un organisme de charité enregistré en Écosse : SC036369 L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 6 Macadam en vrac 9 L\u2019Itinéraire et le développement des journaux de rue dans le monde 10 Richard Desjardins et Robert Monderie lèvent le voile sur les Algonquins 12 Société La Question humaine Génocide en cols blancs 15 Économie responsable Triper au naturel 16 Chronique de la vraie vie Saga ovarienne d\u2019une quinquagénaire 18 Quand pauvreté ne rime pas avec santé 19 Globe-trottoir 20 Monde du travail Les grands gagnants du syndicalisme 22 Mots de camelots 24 Environnement La biodiversité doit être une priorité 26 Les ONG d\u2019ici Burundi : Les enfants de la guerre 28 Santé/bien-être Une piqûre lucrative 30 Contes et comptes du prof Lauzon Actualité Chroniques Le magazine L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L\u2019Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l\u2019itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le magazine ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230.L\u2019Itinéraire est appuyé Convention de la poste publication No financièrement par 40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K 4S1, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Le magazine L\u2019Itinéraire Éditeur et directeur général : Serge Lareault Directeur des médias : Jonathan Chodjaï Rédactrice en chef : Audrey Coté Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary Infographiste : Serge Cloutier Photo de couverture : ONF Révision : Lorraine Boulais, Hélène Pâquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Pierre Aubry, Édith Verreault, Isabel Matte, Michel Camus, Julie Pelletier, Nicolas Joly, Jean-Pierre Bourgault, Nicole Éva Morin, Noëlle Samson, Philippe Robert et Jean Guimond Coordonnateur de la distribution: vacant Concepteur du site Internet : Serge Cloutier, Drafter.com Imprimeur : Quebecor World Le Conseil d\u2019administration Président : Robert Beaupré Vice-président : Jean-Paul Baril Trésorier : Martin Gauthier Secrétaire : André Martin Conseillers : Audrey Coté (rep.employés), Gabriel Bissonnette (rep.camelots), Alexandre Péloquin, Luc Denis et Pierre Goupil L\u2019administration Directeur général : Serge Lareault Directeur marketing/communications : Richard Turgeon Directrice de l\u2019insertion sociale : Jocelyne Sénécal Directrice administrative et des ressources humaines : France Beaucage Adjointe à l\u2019administration : Nathalie Gélinas Conseiller au développement : Mario St-Pierre ISSN-1481-3572 L\u2019Itinéraire est entièrement recyclable L\u2019Itinéraire est membre de : Association nord-américaine des journaux de rue Le réseau international des journaux de rue Rédaction et administration \u2022 2100, boul.de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K 4S1 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est MagDVD Le 3e OEil \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphones : 514 597-0238 514 525-5747 (services rue Ste-Catherine) Télécopieur : 514 597-1544 Courriel : itineraire@itineraire.ca Site : www.itineraire.ca Le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d\u2019administration est composé en majorité de personnes ayant connu l\u2019itinérance, l\u2019alcoolisme ou la toxicomanie.Conseillers publicitaires : Renée Larivière :1 866 255-2211 renee.lariviere@itineraire.ca Mario St-Pierre :1 866 570-6668 mario.stpierre@itineraire.ca L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 5 Jérôme Savary Adjoint à la rédaction jerome.savary@itineraire.ca Je les croise chaque jour, au Café sur la rue de L\u2019Itinéraire.Les itinérants et les poqués du Centre-Sud, oubliés en chemin par un système qui ne les porte pas haut dans son coeur.Ils ne sont pas seulement la conséquence des politiques sociales incohérentes du gouvernement libéral en place, mais disons que celles-ci ne font rien pour aider.Moins de services en psychiatrie, aucun soutien majeur en alphabétisation ou encore l\u2019envoi de sans-abri en prison pour avoir accumulé des contraventions aux motifs ridicules : voilà autant de décisions, bénies par le gouvernement du Québec, qui accentuent le chaos social.La Politique en itinérance, pilotée par le Réseau solidarité itinérance Québec (RSIQ), réclame davantage de cohérence du gouvernement Charest en matière de santé, de services sociaux et de prévention.La coalition demande également plus de logements sociaux, plus de soutien aux organismes communautaires, plus d\u2019investissements en éducation, cela afi n de combattre l\u2019exclusion de 750 000 Québécois qui vivent sous du seuil de la pauvreté, sont en situation d\u2019itinérance ou à risque de devenir itinérants.Début décembre, Dan Bigras indiquait en conférence de presse que cette Politique «permettrait d\u2019arrêter la production sociale de l\u2019itinérance».Le porte-parole du Refuge des jeunes ne divague pas.Par exemple, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a décidé, en janvier 2007, de fermer près de 250 des 531 lits à Louis-Hippolyte-Lafontaine d\u2019ici 2009.Ces fermetures de lits feront en sorte qu\u2019il y aura plus de sans-abri et oui, le Québec produit de l\u2019itinérance lorsque ses représentants agissent ainsi.La Politique en itinérance inclut donc des demandes en santé.De même, la décision annoncée par le gouvernement Charest le 7 décembre dernier de refuser la pleine indexation des prestations aux personnes assistées sociales est passée inaperçue.Pour une quatrième année, 204 261 ménages qui, selon le gouvernement, ne présentent pas de contraintes sévères à l\u2019emploi, n\u2019auront droit qu\u2019à une demi-indexation.À partir du 1er janvier 2008, la prestation de base de ces ménages n\u2019atteindra que le montant ridicule de 551,29 $, soit à peine 3,4 % de plus qu\u2019en janvier 2004 (environ 533 $), ce qui est évidemment très inférieur à la hausse du coût de la vie et de celle des loyers, qui ont progressé à Montréal depuis 2004 de 10,6 %.Il y a là une volonté d\u2019aff amer les plus pauvres, en diffi culté d\u2019insertion au marché de l\u2019emploi.Une politique en itinérance constituerait le début d\u2019une réelle volonté politique de mettre fi n à une situation désolante pour toute notre société.Une politique permettrait et obligerait les diff érents ministères concernés à travailler ensemble pour harmoniser les actions à entreprendre.Les ministères de l\u2019Emploi, de la Solidarité sociale, du Revenu, de la Santé et Services sociaux, de l\u2019Éducation, de la Justice et de la Sécurité publique doivent travailler de concert à un plan d\u2019action pour résoudre un vaste problème dont les répercussions nous aff ectent tous et toutes.Mais ne rêvons pas : les gouvernements ne cherchent pas réellement à régler le problème de la pauvreté.Seuls et sous-fi nancés, les organismes communautaires ne réussissent pas à remplir adéquatement leur mission de service public.Seuls, ils ne peuvent transformer les itinérants en citoyens modèles.Sans gouvernement, pas d\u2019éducation, de soins psychiatriques ni de toit sur la tête pour les habitués du trottoir.Cinq ans après l\u2019adoption de la loi visant à lutter contre la pauvreté et l\u2019exclusion sociale (loi votée sans budget ni plan d\u2019action, donc sans eff et), la mise en place d\u2019une politique en itinérance est nécessaire à l\u2019heure où le nombre de sansabri ne cesse d\u2019augmenter.Pour prendre connaissance de l\u2019ébauche de politique en itinérance proposée par le RSIQ), consultez le site Web du RAPSIM (www.rapsim.org) et cliquez sur «Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec».Prévenir l\u2019itinérance Une coalition d\u2019organismes engagés dans la lutte à la pauvreté milite pour que le gouvernement du Québec se dote d\u2019une politique qui permettrait à la fois de prévenir l\u2019itinérance et de lutter contre ce fl éau.Plus que jamais, le gouvernement Charest est dénoncé pour ses politiques néfastes en matière de développement social et de lutte à la pauvreté.Il ne lutte pas contre elle, il l\u2019augmente ! L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 6 Macadam en vrac Un vrai bijou, absolument mignon comme tout! Pour une 31e année consécutive, Les Éditions du remue-ménage nous off rent L\u2019Agenda des Femmes 2008.Treize fi llettes de 9 à 12 ans, nous racontent tour à tour, mois après mois, ce que c\u2019est que d\u2019être une fi lle de nos jours.Originaires de la Belgique, du Burkina Faso, de la Suède, du Mali, du Mexique, du Canada et du Québec, ces petites se sont prêtées au jeu de l\u2019écriture et nous racontent avec brio leurs réalités, leurs cultures, leurs opinions et leurs rêves d\u2019avenir.Le commentaire de l\u2019une d\u2019entre elles, la petite Camille de 9 ans, fait particulièrement sourire : «Quand les hommes vont faire réparer leur voiture au garage, ils paient moins cher que les femmes parce qu\u2019on croit que les hommes connaissent toujours mieux les voitures, mais ce n\u2019est pas toujours vrai.» Un agenda hebdomadaire complet où il y a de la place pour écrire, sans en prendre trop dans le sac à main! .L\u2019Agenda des Femmes 2008, Les Éditions du remue-ménage, Montréal, 2007.L\u2019Agenda des Femmes 2008 Un vrai bijou pour elle Micheline Rioux Journaliste de rue micheline.rioux@itinéraire.ca Théâtre Blanc comme neige, lumière et mère Quelques mots reçus comme un coup de poing dans le plexus: maman est à l\u2019agonie.Plus que deux jours, peutêtre trois.Vies qui basculent, temps suspendu.Prendre soin d\u2019elle, lui tenir la main.Attendre.Confronter le silence.Ne pas pleurer devant elle.Comment aff ronter la mort de celle qui nous a donné la vie ?Douze femmes qui ont perdu leur mère nous invitent à partager avec elles une histoire.Écrite dans la lumière de l\u2019hiver, cette histoire s\u2019intitule Blanc (texte d\u2019Emmanuelle Marie).C\u2019est celle de deux soeurs qui se retrouvent alors que leur mère vit ses derniers instants dans la chambre d\u2019à côté.À voir absolument du 8 au 26 janvier 2008 à la Salle Fred-Barry 4353, rue Ste-Catherine Est à Montréal Information : 514 253-8974 Audrey Coté L¡¦Itineraire, 1er janvier 2008 7 Actualites Lors de ma visite au dernier Salon du livre de Montreal, je suis tombee sous le charme de plusieurs ouvrages, mais j¡¦ai eu un coup de coeur tout particulier pour Une histoire des Quebecoises en photos.Dans cet ouvrage d¡¦une grande beaute, l¡¦historienne Helene-Andree Bizier retrace l¡¦evolution sociale des Quebecoises a l¡¦aide de photos d¡¦archives choisies avec soin.Un pur delice visuel! Sous les themes de la jeunesse, de la religion, des arts, du travail, de la procreation, de la famille et des loisirs, ce livre temoigne des moments marquants pour les femmes du Quebec.Cet album de famille au feminin est une piece de collection a savourer, page apres page! (M.R.) ƒáƒáƒá Helene-Andree Bizier, Une histoire des Quebecoises en photos, Editions Fides, Montreal, 2007.Mon coup de coeur du Salon du livre Le 17 decembre dernier marquait la 5e Journee internationale pour mettre fi n a la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe.C¡¦est dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve que l¡¦organisme Stella et ses allies ont emboite le pas pour une marche de solidarite, parapluies rouges en main.Se prostituer est considere comme un acte criminel et cette criminalisation de la prostitution est en grande partie responsable des actes de violence subis par les travailleuses et travailleurs du sexe.Ainsi traitees, elles sont privees de la protection policiere.Cette annee, la marche a ete organisee par l¡¦organisme Stella, qui a pour but d¡¦ameliorer la qualite de vie des femmes et des hommes de ce milieu en les eduquant, et en sensibilisant la population.Inauguree en 2002, en Italie, la premiere Marche des parapluies rouges, symbole de resistance des travailleuses du sexe a la discrimination, a ouvert la voie a la denonciation des ces injustices cruelles.(M.R.) Violence faite aux travailleuses du sexe .Assez, c¡¦est assez!. L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 8 La soirée de reconnaissance est une activité-clé dans le travail de revalorisation et d\u2019estime de soi que nous réalisons auprès des camelots.La grande famille de L\u2019Itinéraire profi te de cette soirée pour féliciter les camelots et souligner les eff orts déployés au cours de l\u2019année.C\u2019est aussi l\u2019occasion pour des partenaires comme la Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal de contribuer au rôle capital que joue L\u2019Itinéraire dans la vie des gens.Le conseil d\u2019administration de la Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal a toujours cru en notre organisme.Son soutien fi nancier à la soirée de reconnaissance nous permet cette année d\u2019off rir aux camelots des sacs de taille pour ranger leur monnaie, de même que des tuques pour garder leurs oreilles au chaud pendant les journées de vente où le temps sera glacial.Nous désirons remercier Serge Ménard, directeur général de la Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal, et Carolyne Cloutier, directrice communication\u2013vie associative pour leur sensibilité à notre cause et pour leur disponibilité.La Caisse populaire du Mont-Royal, toujours là pour nous Émilie Moreau Conseillère au développement de L\u2019Itinéraire Dans le cadre du lancement de la campagne de fi nancement de Dans la rue, le 3 décembre dernier, M.Jacques Chagnon, député de Westmount-Saint-Louis, a remis 128 756 $ à cet organisme qui oeuvre auprès des jeunes de la rue et qui lutte notamment contre l\u2019adhésion de ceux-ci aux gangs criminalisés.Remise au nom du ministre de la Justice, Jacques P.Dupuis, cette importante somme a été amassée à la suite d\u2019opérations policières qui ont mené à la confi scation de biens ou à la condamnation aux amendes destinées aux organisations criminelles.Elle est remise à des organismes conformément au Programme de fi nancement issu du partage des produits de la criminalité.«La lutte au phénomène des gangs de rue constitue une priorité pour le gouvernement du Québec et nous le prouvons aujourd\u2019hui.Par ces subventions, nous continuons à soutenir les actions des organismes qui font un travail remarquable pour prévenir l\u2019adhésion des jeunes aux gangs criminalisés», a déclaré M.Chagnon.Le Programme de fi nancement issu du partage des produits de la criminalité prévoit que le produit net de la revente des biens obtenus illégalement et devenus la propriété de l\u2019État à la suite d\u2019opérations policières est réparti de la façon suivante : 50 % aux organismes municipaux et aux corps policiers qui ont participé aux opérations qui ont mené à la confi scation des biens ou à la condamnation aux amendes, 25 % aux organismes communautaires dont l\u2019objet principal est la prévention de la criminalité notamment auprès de la jeunesse, et 25 % au Fonds d\u2019aide aux victimes d\u2019actes criminels.«Ce projet refl ète clairement la volonté, l\u2019engagement et la détermination du gouvernement du Québec d\u2019aider les jeunes à réunir les conditions nécessaires à leur réussite.Il est important de se préoccuper du phénomène des gangs de rue afi n d\u2019en diminuer les conséquences», a conclu le député de Westmount-Saint-Louis.(A.C.) M.Aki Tchitacov, directeur général de l\u2019organisme Dans la rue, et Mme Monica Kolstein, coordonnatrice des programmes d\u2019intervention, entourent M.Jacques Chagnon, député provincial de Westmount.L\u2019organisme Dans la rue «récolte» les fruits du crime Macadam en vrac L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 Fondée en 1994 à l\u2019initiative du journal de rue de Londres, The Big Issue, l\u2019INSP compte actuellement 80 journaux membres, répartis dans 34 pays et sur 5 continents.Ces journaux de rue offrent des opportunités de travail à environ 250 000 personnes en situation de pauvreté et publient 32 millions de journaux par année.L\u2019INSP fait la promotion du concept des journaux de rue afin de permettre aux personnes sans-abri et sans-emploi de retrouver leur autonomie et une place en société.Le Réseau soutient également la création de journaux de rue dans les pays en voie de développement et offre différents services de communication à ses membres.Les agences Reuters et Inter Press Services sont devenus en 2007 des partenaires officiels de l\u2019INSP, rendant accessible gratuitement leurs banques de textes et photos aux journaux indépendants que sont les membres de l\u2019INSP.Après avoir supervisé la création de quatre journaux en Afrique en 2006-2007, Serge Lareault a annoncé que les efforts seraient orientés en 2008-2009 vers l\u2019Amérique latine.« L\u2019Europe concentre beaucoup ses efforts vers l\u2019Afrique et l\u2019Amérique du Sud se trouve parfois laissée pour compte », a expliqué le président.L\u2019INSP est donc à la recherche d\u2019organisations basées en Amérique latine et qui voudraient y établir le concept de journaux de rue (infos : serge.lareault@videotron.ca).Les services de l\u2019INSP étant actuellement seulement en anglais, Serge Lareault a amorcé un plan de développement afin que l\u2019allemand, l\u2019espagnol et le français deviennent également les langues d\u2019usage du Réseau : « Pour les petites organisations, la barrière de la langue, particulièrement sur Internet, empêche l\u2019accès à l\u2019information internationale.» L\u2019Itinéraire, qui intervient déjà auprès du Macadam Journal à Paris et d\u2019une organisation au Cameroun pour l\u2019interprétation en français, sera engagé avec ses bénévoles dans les efforts de traduction des informations.Sous l\u2019impulsion de Serge Lareault et d\u2019un conseil d\u2019administration international très efficace, le mouvement des journaux de rue dans le monde est en développement important afin de multiplier les publications dans le monde afin d\u2019offrir à des millions de lecteurs une information sociale visant une société plus juste.L\u2019Itinéraire et le développement des journaux de rue dans le monde Serge Lareault, éditeur de L\u2019Itinéraire et président de l\u2019International Network of Street Papers (INSP), a présidé la rencontre stratégique de l\u2019association à Glasgow, en Écosse, en novembre dernier.De gauche à droite : Clement Njoroge, The Big Issue Kenya, conseiller; Lisa Maclean, Directrice générale de l\u2019INSP; Serge Lareault, éditeur de L\u2019Itinéraire et Président de l\u2019INSP ; Joanne Zuhl, Street Roots, Portland, USA, secrétaire du conseil ; Erin Anderson, conseillère de projets à l\u2019INSP.À l\u2019arrière : Jeroen de Rooij, Z magazine, Amsterdam, Hollande et trésorier du conseil; Ron Grunberg, Big News, New-York, USA et vice-président de l\u2019INSP.Réseau international des journaux de rue 10L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 La une Kitcisakik, Lac-Simon, Rapid Lake, Kitigan Zibi, Longue-Pointe, Pikogan, Maniwaki.Au total, une dizaine de communautés algonquines existent au Québec.Près de 9 000 personnes concentrées autour de leur territoire ancestral, la Réserve faunique de La Vérendrye, dans la région de l\u2019Abitibi- Témiscamingue.Leur point commun?Ils sont les survivants d\u2019une histoire qui les a fl oués, maltraités et abusés.Selon les réalisateurs Richard Desjardins et Robert Monderie, leur fi lm, Le peuple invisible, est un cri d\u2019urgence.«Comment ça se fait qu\u2019à Rapid Lake ou Kitcisakik, des communautés situées à côté de la capitale mondiale du «deux par quatre» (Val d\u2019Or), on ne soit pas capable d\u2019abriter ces genslà, de leur donner des services d\u2019égouts, crisse, et de l\u2019eau qui a de l\u2019allure?» s\u2019insurge Richard Desjardins.Les conditions d\u2019hygiène que l\u2019on retrouve dans les diff érentes communautés algonquines présentées dans Le peuple invisible sont comparables à l\u2019idée que l\u2019on se fait du Tiers-monde.Il n\u2019y a souvent ni électricité, ni eau de bonne qualité.Chez les Algonquins, le taux de mortalité infantile est cinq fois plus élevé qu\u2019ailleurs au Canada.Le taux de suicide est quant à lui six fois plus élevé.La violence et la consommation de drogue et d\u2019alcool sont omniprésentes.Le portrait est sombre et le documentaire aurait pu l\u2019être encore davantage.«On a fi lmé dans chacune des communautés, mais ce que l\u2019on n\u2019a pas tourné est beaucoup plus dérangeant que ce que l\u2019on a montré, assure Robert Monderie.Par exemple, à Lac-Simon, une communauté algonquine de 1 500 personnes située à 30 km de Val d\u2019Or, chaque fi n de mois, c\u2019est l\u2019orgie de boisson mur à mur.C\u2019est insoutenable.» Certaines situations relèvent de l\u2019absurde.Par exemple, les communautés de Kitcisakik et de Winneway sont toutes deux situées à proximité d\u2019un barrage hydroélectrique dont l\u2019électricité ne parvient même pas jusqu\u2019à elles.Dans le cas de Winneway, c\u2019est Guy Chevrette1 alors ministre délégué aux Aff aires autochtones, qui avait refusé aux Algonquins la possibilité de devenir propriétaires de ce petit barrage.Culture en perdition Les Algonquins ont mal à leur culture, et les Blancs sont en partie responsables de cette situation.Dans les années 1950, les jeunes Algonquins ont été forcés de quitter leur famille pour aller apprendre le français et la culture des Blancs au sein de pensionnats gérés par des communautés religieuses.Là-bas, ces enfants se sont faits abuser sexuellement.Une fois revenus dans leur réserve, ces jeunes ont à leur tour été violents avec leurs proches.La majorité des 1 500 personnes composant la communauté algonquine de Lac-Simon, au nord de Maniwaki, ont séjourné dans les pensionnats.«Toutes les fi llettes sont abusées à Lac-Simon, toutes», insiste Richard Desjardins.La violence subie collectivement par les Autochtones, et les Algonquins en particulier, a ainsi entraîné des conséquences désastreuses.Il existe un cercle de violence dans les réserves.Droits des Algonquins Les Algonquins croupissent dans des réserves, mais des droits ancestraux leur reconnaissent pourtant la propriété de larges portions de territoire.Ainsi, selon Desjardins, la ville de Saint-Sauveur appartient aux Algonquins! Ces droits ont même été reconnus lors du rapatriement de la Constitution en 1982.Cependant, Québec n\u2019a toujours pas pris la peine de préciser quels étaient les territoires visés par ces droits.D\u2019ici à ce que les Algonquins parlent d\u2019une seule voix et à ce que d\u2019éventuelles négociations soient entreprises avec le Gouvernement, les droits des Algonquins continueront à être niés.Et les récentes prises de position gouvernementale ne laissent rien présager de bon.Les Autochtones sont si peu reconnus par le gouvernement du Canada qu\u2019il s\u2019est opposé à la Déclaration des droits des peuples autochtones votée par l\u2019Assemblée générale des Nations unies en septembre 2007.Les Autochtones ne reçoivent que très peu de considération auprès de la population.Ils sont souvent vus comme des profi teurs du système qui passent leur temps à boire et à faire du trafi c illégal de cigarettes, tout en étant sur le «B.S.».Selon Richard Desjardins, la ville de Saint-Sauveur appartient encore aux Algonquins! Respectivement originaires de Rouyn et de Noranda, Robert Monderie et Richard Desjardins côtoient les Algonquins depuis leur enfance, sans pour autant les connaître.Leur fi lm, Le peuple invisible, porte bien son nom puisque le peuple Algonquin demeure inconnu, même en Abitibi.On fait comme si on ne les voyait pas.Un peu comme une coupe à blanc cachée au milieu de la forêt.L\u2019Itinéraire a rencontré les coréalisateurs du fi lm, deux amis qui se connaissent depuis qu\u2019ils ont 15 ans! Richard Desjardins et Robert Monderie lèvent le voile sur les Algonquins Jérôme Savary L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 11 La une Photo : Éric Carrière «Coudonc\u2019, on leur donne déjà tout\u2019.Y pourraient pas s\u2019aider un peu?», pourraient dire certaines personnes.«Les Algonquins sont comme des réfugiés dans leur propre pays, répond Desjardins.Comment veux-tu qu\u2019ils s\u2019aident euxmêmes quand ils n\u2019ont aucun accès aux ressources naturelles?Ils n\u2019ont même pas le droit de couper un arbre sans demander l\u2019autorisation!» Sans territoire ni autonomie, cela fait 30 ans que les Algonquins vivent dans une dépendance totale envers les gouvernements.Robert Monderie ne voit pas non plus comment ce peuple, vieux de 5 000 ans, pourrait se relever : «Ils n\u2019ont aucune prise sur aucun levier pour avancer.» .1 Richard Desjardins a déjà eu maille à partir avec Guy Chevrette, qui dirige actuellement le Conseil de l\u2019industrie forestière.Rendez-vous sur le site Internet onf.ca/peupleinvisible pour connaître les détails concernant la diff usion du fi lm Le peuple invisible.De gauche à droite : Les réalisateurs Robert Monderie et Richard Desjardins Visionnez l\u2019entrevue de Richard Desjardins et Robert Monderie réalisée par l\u2019équipe du 3e OEil au www.itineraire.ca en cliquant dans la section «Le magazine» L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 12 La thèse selon laquelle le libéralisme contemporain serait en quelque sorte l\u2019enfant du nazisme est bien documentée mais peu médiatisée, notamment parce qu\u2019elle dérange le pouvoir établi.«Les télés françaises ont refusé le fi lm en prétextant qu\u2019il est trop sombre.Ceux qui contrôlent la télé et les médias se contentent de montrer de l\u2019émotion.Par exemple, on expose la souff rance d\u2019une victime, mais on ne veut surtout pas toucher au système qui la produit, car on en profi te tous, de ce système, et à plus forte raison si on le contrôle», argue Élisabeth Perceval.De son côté, Nicolas Klotz croit qu\u2019écorner le modèle de production de l\u2019entreprise est mal perçu, dans la mesure où la propagande de ceux qui détiennent le pouvoir l\u2019ont rendu sacré.Basé sur le récit du romancier belge François Emmanuel, La Question humaine met en scène Simon, un psychologue chargé de la sélection du personnel au service des ressources humaines d\u2019un complexe pétrochimique français, fi liale d\u2019une multinationale allemande.En narrant son histoire avec une froideur troublante, Simon ressemble à ces milliers de cadres qui, jour après jour, se voient chargés de missions qui les obligent à se déshumaniser pour conserver leur poste au sein de l\u2019entreprise.«Les cadres sont de petits soldats au service d\u2019une grande machine et deviennent, souvent inconsciemment, de petits tueurs», soutient la scénariste.Au fi l de l\u2019histoire de Simon, on réalise à quel point les dynamiques de pouvoir aliènent aussi bien ceux qui croient les maîtriser que ceux qui les subissent.L\u2019entreprise contemporaine, dont l\u2019organisation du travail privilégie la segmentation des tâches, le chronométrage du rendement, l\u2019uniformisation des critères de performance, la compétitivité extrême et la sélection, s\u2019apparente aux usines de la mort mises en place par le Troisième Reich au cours la Deuxième Guerre mondiale.«Nous avons voulu démontrer le lien organique entre les guerres qui ont traversé la société contemporaine et les modes de gestion psychologiquement violents de l\u2019entreprise», explique M.Klotz.Pour la scénariste, le meurtre de masse, qui s\u2019inscrit dans la gestion déshumanisante de l\u2019organisation du travail issue du capitalisme, est ce qui hante leur fi lm.Le «massacre» du néolibéralisme se déploie évidemment aussi hors de l\u2019entreprise, selon la scénariste : «Dans le système économique dominant, le pauvre est un individu superfl u et à partir du moment où l\u2019homme pour l\u2019homme devient un individu superfl u, il y a danger de sombrer dans le totalitarisme.» .La question humaine est un fi lm politique à voir absolument.Il sera à l\u2019affi che dans plusieurs salles montréalaises à compter du 11 janvier 2008.Le néolibéralisme est-il la suite logique du nazisme?Cette question est au coeur de La Question humaine, le plus récent fi lm du réalisateur Nicolas Klotz et de la scénariste Élisabeth Perceval.Présenté dans le cadre du Festival du nouveau cinéma à l\u2019automne dernier, La Question humaine prendra l\u2019affi che dans plusieurs salles du Québec à compter du 11 janvier.L\u2019Itinéraire a rencontré les deux complices, dans la vie comme au cinéma, afi n d\u2019en apprendre davantage sur cette oeuvre de fi ction qui dresse un parallèle saisissant entre les modes de gestion de l\u2019entreprise contemporaine et le nazisme.Audrey Coté T\u2019es pas tout seul! Photo : Eric Carrière La Question humaine Génocide en cols blancs L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 13 Société Élisabeth Perceval et Nicolas Klotz, respectivement scénariste et réalisateur du fi lm La Question humaine ON LUTTE À VOS CÔTÉS L¡¦Itineraire, 1er janvier 2008 1 pour une periode de : ƒá12 mois (24 numeros a 48 $) __________ $ ƒá6 mois (12 numeros a 24 $) ___________$ J¡¦ajoute un don de soutien de ____________$1 Mon abonnement debute en _____________________________ Abonnement propose par le camelot :______________________ Total ____________$ Ce projet est rendu possible, entre autres, grace aux oeuvres du cardinal Leger, au Budget partenariat (ministere de la Solidarite sociale, Securite du Revenu de Montreal, le Centre local d¡¦emploi de Sainte-Marie), Emploi-Quebec et Moisson Montreal.1Des recus de charite seront emis pour les dons seulement.Le prix d¡¦achat du magDVD comprend un don de 10 $ pour lequel un recu de charite sera emis.Notez qu¡¦il n¡¦y pas de recu de charite pour l¡¦achat de cartes-repas ni pour les abonnements au journal.ƒáM.ƒáMme.Prenom : ______________________________________________ Nom : ________________________________________________ Entreprise : ___________________________________________ Adresse : __________________________________ App.: ______ Ville : __________________________ Province : _____________ Code Postal : ___________________ Telephone : ( ) ________________________________________ Courriel : _____________________________________________ Paiement ƒá Cheque au nom du Groupe communautaire L¡¦Itineraire ƒá Visa, Master Card I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I No de carte Expiration ____ / 20____ Mois Annee Signature X____________________________________ Postez ce coupon au Groupe communautaire L¡¦Itineraire 2100, de Maisonneuve Est, bur, 001, Montreal (Qc) H2K 4S1 Pour information : www.itineraire.ca ou 514 597-0238, poste 226 Je desire m¡¦abonner au magazine L¡¦Itineraire L¡¦hiver arrive, youppi! J¡¦adore l¡¦hiver, faire du velo, du ski de fond sur la montagne et vendre le journal L¡¦Itineraire.Le froid me stimule le corps et l¡¦esprit.Mais pour domestiquer l¡¦hiver, il faut tres bien s¡¦habiller et ne pas oublier ses chaussettes de rechange, son chandail¡K C¡¦est la cle du succes pour apprivoiser des froids de -20¢X C.Quand tu marches, ca fait du bruit.C¡¦est a cause de la .froidure.Pour moi, je suis aussi bien l¡¦hiver que l¡¦ete.Je vous souhaite un bon hiver.Habillez-vous chaudement, soyez heureux et paix sur la terre, paix et amour (peace and love, that¡¦s it that¡¦s all) pour l¡¦an 2008.P.S.Mes salutations distinguees a M.et Mme Marcil ainsi qu¡¦a M.Imbeault.Bisous! Une panoplie de resolutions Je dis toujours que je ne prends qu¡¦une seule resolution : celle de ne pas en prendre! Plus serieusement, je profi te du mois de decembre pour faire le bilan de l¡¦annee que je viens de passer, et ce, a tous les niveaux, de ma sante psychologique a ma sante physique.Par exemple, je souhaiterais arreter de boire et de fumer, car pour moi un ne va pas sans l¡¦autre! Professionnellement, je voudrais etre disciplinee et rigoureuse concernant l¡¦ecriture d¡¦un roman qui est en chantier depuis trop longtemps deja.Je voudrais avoir la meme discipline pour faire le menage de mon petit appartement : ca n¡¦a l¡¦air de rien, mais on dirait que ca prend moins de temps pour y foutre le bordel que pour le ramasser! Amoureusement et socialement, je voudrais continuer a ne pas prendre l¡¦amitie ou l¡¦amour des personnes qui gravitent autour de moi pour acquis¡K Et le plus important pour moi c¡¦est d¡¦apprendre a dire .non.et ainsi a etablir mes limites.Au fond, tout ce que je me souhaite, c¡¦est que si je partais les deux pieds devant, je voudrais qu¡¦on dise de moi que j¡¦etais une bonne et gentille personne, qui avait toujours une pensee pour les gens qu¡¦elle aimait¡K Bruno Ouellette Camelot, rue Masson/Molson Cylvie Gingras Journaliste de la rue Pour chaque numero vendu 2 $, 1 $ revient directement au camelot.Mots de camelots L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 15 Économie responsable «Notre mission est d\u2019être présent dans la vie des jeunes quand ça va bien et quand ça va mal.On essaie de les amener à trouver leurs propres solutions», explique l\u2019intervenant Jocelyn Robitaille.Au sein du projet T.R.I.P., cinq intervenants, dont un travailleur de milieu, travaillent sur quatre axes d\u2019intervention précis : la prévention de la violence, de la toxicomanie, l\u2019éducation à la sexualité et la promotion de la citoyenneté.Le local, tout aussi accueillant et coloré que les intervenants, voit passer une quarantaine de jeunes par jour.«Il n\u2019est pas rare qu\u2019il y ait 30 jeunes à l\u2019intérieur de cette petite boîte-là, confi e Jocelyn.Le local, comme tout le reste, est seulement un prétexte pour entrer en relation avec les jeunes, pour les accueillir, pour passer du temps avec eux et créer des liens.» Le projet T.R.I.P.est d\u2019ailleurs en activité non seulement dans l\u2019école, mais dans tout le quartier Centre-Sud.«Nous sommes sensibles aux besoins des jeunes.On veut donc les rejoindre de la façon qui leur convient le mieux», ajoute le travailleur de milieu Raul Ourique.Année après année, le projet rejoint au moins une fois tous les jeunes de l\u2019école, sans compter les jeunes du quartier.«Même s\u2019ils ne le disent pas, on sent souvent que le message passe.» Le fait que la majorité des intervenants possèdent un baccalauréat apporte «une assez bonne rigueur clinique, qui nous rend pertinents et complémentaires dans l\u2019école», continue M.Robitaille.On change d\u2019air! L\u2019organisme coordonne trois projets spéciaux : un projet de karaté pour l\u2019éducation de la paix par le biais des arts martiaux, un projet de danse destiné aux fi lles et un club de plein air géré entièrement par les jeunes.«On fait la promotion d\u2019alternatives à la consommation, ajoute l\u2019intervenant.Dans un quartier pauvre comme celui-ci (62% des ménages vivent sous le seuil de la pauvreté), la panoplie d\u2019options qui est off erte à la base est un peu restreinte.Une activité de plein air permet par exemple d\u2019élargir les horizons et de faire découvrir autre chose.» «Un moyen de triper au naturel!», complète spontanément Raul.Quant au taux de décrochage peu reluisant des jeunes de l\u2019école, les intervenants tiennent à mettre un bémol.«On parle beaucoup de taux de décrochage, mais il faudrait aussi parler du taux de raccrochage.Beaucoup de jeunes font le choix de quitter, mais beaucoup font aussi le choix d\u2019aller vers l\u2019éducation aux adultes», réalise Jocelyn.Étant donné la mauvaise réputation de l\u2019école Pierre- Dupuy, il n\u2019y a pas assez d\u2019élèves inscrits pour qu\u2019un cours de sciences de secondaire cinq soit off ert cette année.«Que fait un élève qui veut se diriger vers les sciences pures?Il change d\u2019école, prend des cours du soir ou prend directement le chemin de l\u2019éducation aux adultes.» «Pour nous, une chose est certaine, c\u2019est que si l\u2019on coupe quelque part, ce ne sera assurément pas dans les services aux jeunes : c\u2019est notre priorité», termine Raul d\u2019une voix convaincante.Le projet T.R.I.P.est situé au 2000 rue Parthenais.Pour informations, téléphonez à la coordonnatrice Isabelle Boudreau au 514-596-5711, poste 1327.Voyage dans l\u2019univers du projet T.R.I.P.Sa mission : faire la prévention de la toxicomanie et de la détérioration de la qualité de vie auprès des jeunes de 12 à 21 ans vivant dans le quartier Centre-Sud de Montréal.En action depuis 20 ans, l\u2019organisme communautaire indépendant est maintenant basé à l\u2019école Pierre-Dupuy, qui se classait dernière dans le palmarès des écoles secondaires francophones en 2006 et où le taux de décrochage frôlait les 75 % en 2004.Projet T.R.I.P.Triper au naturel Melanie Julien Jocelyn Robitaille et Raul Ourique, intervenants du projet T.R.I.P.Photo : Jérôme Savary S\u2019entraider, c\u2019est payant! Donc, après avoir obtenu le résultat de l\u2019échographie, j\u2019ai pris un rendez-vous avec un gynécologue, dont le bureau se trouve à quelques rues de chez moi et qui opère à l\u2019hôpital Fleury.Dans un premier temps, une jolie infi rmière m\u2019a fait un PAP test.Moi qui croyais joindre quelques fantasmes au désagréable, j\u2019ai vite déchanté parce que tout ce que j\u2019ai trouvé à dire, c\u2019est «Aouch»! Après l\u2019examen, le gynécologue m\u2019a donné deux options : la pose d\u2019un stérilet ou l\u2019ablation de l\u2019endomètre, qui est la membrane de l\u2019utérus.Le temps de me décider, il m\u2019a prescrit du Cyclokapron, un anti-hémorragie.J\u2019ai donc pris le médicament au cours du cycle «monstrueux» suivant.Résultat : tous mes maux de ventre se sont logés dans mes reins! Incapable de rester debout, assise et encore moins couchée sur le dos! Ma réfl exion sur les deux choix qui s\u2019off raient à moi ne m\u2019a pas fait hésiter une seule seconde : ablation complète de l\u2019endomètre.Donc, la préposée à l\u2019admission me téléphone un mercredi matin pour m\u2019aviser que je serai opérée\u2026 deux jours plus tard! Nageant encore dans les vapes, je lui dit que je prendrai d\u2019abord un café avant de la rappeler 20 minutes plus tard! Ce que je fais.Je la rappelle pour lui dire que je suis prête pour l\u2019opération.Alors, ce vendredi-là, laissant de côté la demifi nale de Roland-Garros, je me pointe à l\u2019hôpital Fleury à 8 h 20.On m\u2019assigne un lit, et une gentille infi rmière se présente comme étant celle qui s\u2019occupera de moi.Elle me demande si j\u2019ai apporté mon pot d\u2019urine.«Mais non! Je ne le savais pas!» Elle me demande si on m\u2019a remis une brochure à la suite des examens préopératoires.Je lui montre la brochure en question et après l\u2019avoir lue, elle m\u2019apprend qu\u2019on ne m\u2019a pas remis la bonne brochure! Déjà que je suis furieuse de manquer la demi-fi nale de Roland Garros, ça commence plutôt mal! Comme si ce n\u2019était pas assez, dans le lit à ma droite se trouve une femme, accompagnée de son conjoint, qui ne cesse de parler et de parler et de parler.Pour ma part, lorsque l\u2019infi rmière m\u2019avait demandé où était mon accompagnatrice, je lui avais répondu qu\u2019elle viendrait me chercher après l\u2019opération.J\u2019avais apporté un roman, histoire de relaxer un peu, mais le moulin à paroles à mes côtés me tombait royalement sur les ovaires! Je lui demande de façon impérative de baisser le ton, ne lui laissant pas le choix! Pendant que l\u2019infi rmière me donne un comprimé à insérer dans mon vagin, pour ensuite me faire insérer un suppositoire anti-douleur dans le cul et une injection de pénicilline dans une fesse, plus un soluté dans une veine de la main gauche, j\u2019apprends que je serai opérée en dernier.Dans la salle d\u2019opération, le gynécologue me demande ce que j\u2019ai choisi comme intervention.Je lui réponds que c\u2019est l\u2019ablation de l\u2019endomètre et dans ma petite tête à deux jaunes, je crois que je suis là pour ça.Mais non! D\u2019abord il me fait une anesthésie locale et m\u2019apprend qu\u2019il fera un «nettoyage» avant.Derrière moi, une infi rmière me tient par les épaules lorsque j\u2019ai tendance à reculer sous l\u2019eff et de la douleur.En fait, dès que j\u2019ai un mouvement de recul, elle me pousse vers l\u2019avant de sa main droite pendant que sa gauche m\u2019injecte un léger sédatif! Trois fois plutôt qu\u2019une! Pendant l\u2019«hystériscopie» \u2014 sorte de lunette télescopique voyageant à l\u2019intérieur de ma tuyauterie féminine \u2014, l\u2019assistante du gynécologue commence à me faire la conversation, histoire Dans un premier temps, une jolie infi rmière m\u2019a fait un PAP test.Moi qui croyais joindre quelques fantasmes au désagréable, j\u2019ai vite déchanté parce que tout ce que j\u2019ai trouvé à dire, c\u2019est «Aouch»! Chronique de la vraie vie Saga ovarienne d\u2019une quinquagénaire Cylvie Gingras Chroniqueuse de rue Je vous dirai d\u2019emblée que les femmes homosexuelles que je côtoie et moi-même n\u2019avons pas l\u2019habitude de consulter un gynécologue étant donné que nous ne sommes pas à risque sexuellement.Moi, j\u2019ai toujours cru qu\u2019en m\u2019envoyant en l\u2019air avec une femme, je ne courais aucun risque de contracter une MTS, ce que je nomme ironiquement une «maladie transmise sournoisement».À 50 ans, mon cycle mensuel «monstrueux» d\u2019une durée de cinq jours, au cours desquels je suis en hémorragie durant trois jours, est réglé comme une horloge.N\u2019étant même pas préménopausée, je me suis décidée d\u2019aller passer une échographie pelvienne.Résultat : une masse de fi bromes utérins! Pour ceux et celles qui ignorent ce à quoi ça ressemble, imaginez mon utérus comme une balle de golf qu\u2019on aurait coupée en deux : une boule d\u2019élastiques!!! L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 17 La quatrième édition du magDVD Le 3e OEil est maintenant en vente.Procurez-vous ce magazine socio-culturel produit par des jeunes de la rue auprès de votre camelot, au prix de 5$, ou commandez-le au www.itineraire.ca au prix de 15 $ (un don de 10 $ est alors inclus pour assurer le succès de ce projet aidant les jeunes à se sortir de la rue).Nouveau MagDVD Le 3e OEil Hiver 2008 OEOEil OEOEOEil de me changer les idées alors qu\u2019on n\u2019arrive pas à m\u2019anesthésier! Elle répète mon nom comme un mantra avant de me dire : «Ah oui! Là, je me souviens de toi! Est-ce que ton père s\u2019appelait Marcel?» Avant de lui répondre affi rmativement, j\u2019apprends qu\u2019il y a trois polypes (des petites masses de chair) sur le col de mon utérus.Et là, j\u2019entends le bruit des ciseaux qui les coupent! Aouch! L\u2019assistante poursuit son questionnement : «Ton père était marié avec une telle?Ils demeuraient sur la rue Amos?» J\u2019acquiesce et je lui dis : «T\u2019es qui toi?» Elle se nomme.Je lui dis que je ne la connais pas.Elle ajoute : «Tu restes sur Parthenais, juste à côté de l\u2019hôpital, et je te vois passer tous les jours!» Finalement, j\u2019apprends que sa mère était la meilleure amie de ma belle-mère.Que ma belle-mère ait eu une meilleure amie me sidérant au plus haut point, j\u2019éclate de rire! Rendue là, je ne souhaite qu\u2019une chose : qu\u2019elle ne me parle pas de L\u2019Itinéraire! C\u2019est bien beau entrer dans l\u2019intimité d\u2019une personne, mais là, ç\u2019en était gênant, même si le monde est aussi petit que l\u2019entrée de ma tuyauterie féminine.Après le coupage de polypes et le curetage \u2014 reaouch! \u2014, je n\u2019ai jamais compris pourquoi on m\u2019avait mise dans la salle de réveil puisqu\u2019on n\u2019avait même pas réussi à m\u2019endormir! Enfi n arrivée dans ma chambre, le moulin à paroles étant parti, je pouvais enfi n respirer.Je m\u2019assois sur le bord du lit pour m\u2019habiller pendant que la gentille infi rmière téléphone à mon accompagnatrice.Vous auriez dû voir la marée rouge imbiber le drap blanc! Je panique, j\u2019appelle au secours l\u2019infi rmière qui, à défaut de me remettre la bonne brochure, me fourni une paire de bobettes et des serviettes sanitaires.Ma chum était toute étonnée de me voir là, debout, complètement maîtresse des mes moyens cérébraux, mais loin d\u2019être dans une forme physique exceptionnelle.Je n\u2019avais qu\u2019une envie : rentrer chez moi.Mais le cardiologue voulait me rencontrer.Je ne fais ni un ni deux et je dis à mon infi rmière : «Je pense que c\u2019est assez pour aujourd\u2019hui! Vous direz à sa secrétaire de me téléphoner et je viendrai le rencontrer.» L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 18 www.rapsim.org LIeN réseaFu dO\u2019aide auRx peArsonPnes sSeulIesM et itinérantes de Montréal.Tél.: 514 879-1949 Cinq ans après l\u2019adoption à l\u2019unanimité par le gouvernement du Québec de la loi 112, Loi visant à lutter contre la pauvreté et l\u2019exclusion sociale, la pauvreté demeure \u2013 pire, les pauvres s\u2019appauvrissent! \u2013 et les investissements dans le domaine de la santé ne sont pas suffi sants pour en enrayer les conséquences, comme le mentionne le Troisième rapport sur l\u2019état de santé de la population au Québec1.En eff et, en raison de la pauvreté, une plus grande proportion de personnes, jeunes et adultes, vit de la détresse psychologique; un nombre considérable d\u2019enfants sont de faible poids à la naissance, ont des diffi cultés d\u2019apprentissage et des troubles de comportement, les parents ont une plus forte propension à souff rir de dépression grave, etc2.De plus, les dernières statistiques des banques alimentaires le démontrent : une grande proportion de la population à Montréal a faim, ce qui n\u2019est pas sans conséquence sur leur santé.En eff et, «pour l\u2019année 2007, l\u2019île de Montréal a connu une hausse de 2,5 % de l\u2019utilisation de l\u2019aide alimentaire»3.Pour lutter réellement contre la pauvreté, il faut plus que des investissements en santé.Le gouvernement du Québec doit prendre les mesures nécessaires, lesquelles auront un impact concret sur les personnes qui vivent avec aussi peu que 580$ par mois.Le gouvernement connaît les demandes exprimées par les groupes de défense des droits: la pleine indexation des prestations d\u2019aide sociale, l\u2019augmentation du salaire minimum, une tarifi cation sociale dans le transport en commun4, etc.En ce début d\u2019année, le RAPSIM souhaite rappeler à Jean Charest et aux partis de l\u2019opposition qu\u2019ils doivent agir en ce sens.Le statu quo actuel entraîne les conséquences ci-dessus et tant d\u2019autres encore\u2026 Si on souhaite que la population du Québec soit réellement en santé, nous nous devons d\u2019ouvrir les yeux et d\u2019investir dans des mesures en amont de la problématique.Sinon, nous continuerons d\u2019injecter de l\u2019argent dans ce secteur, mais ces eff orts seront anéantis par la pauvreté qui est pratiquement érigée en système et qui touche des milliers de personnes.Souhaitons-nous une année 2008 où la pauvreté reculera et où la charité ne sera plus la solution pour combler les besoins essentiels de tous ceux et celles qui vivent sous le seuil de faible revenu! Un niveau de vie décent est un droit! M.Charest, vous vous devez d\u2019agir! Solidairement, Marjolaine Despars, pour l\u2019équipe du RAPSIM Quand pauvreté ne rime pas avec santé Depuis quelques années, la santé est l\u2019une des priorités du gouvernement du Québec.Pour répondre aux besoins grandissants de la population et du réseau, des montants sans précédent sont injectés dans ce secteur.Certes, ces investissements sont importants.Cependant, jamais nous ne pourrons nous targuer que la population du Québec est en santé tant que les pauvres resteront pauvres\u2026 1Vous trouverez le rapport complet sur le site du Ministère de la Santé et des Services sociaux au www.msss.gouv.qc.ca dans la section Documentation (il faut ensuite aller dans la sous-section Publications) 2 Tiré du rapport cité ci-dessus.3 Le Tour d\u2019y voir, quotidien communautaire, «Les banques alimentaires, des organismes toujours aussi indispensables», 9 novembre 2007, 9e année, no 561.4 La tarifi cation sociale suppose que les personnes à faible revenu pourraient bénéfi cier d\u2019un tarif réduit lors de l\u2019achat de titres de transport.Cette revendication est d\u2019autant plus importante lorsqu\u2019on sait que les personnes à faible revenu \u2013 qu\u2019elles soient assistées sociales, au chômage ou travaillant au salaire minimum \u2013 disposent de très peu d\u2019argent pour se déplacer après avoir payé le loyer, les factures, etc. L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 19 Globe-Trottoir Marie-Josée Richard Terry Lavender est cet étudiant de Vancouver qui a inventé le jeu vidéo « Homeless: It\u2019s No Game» («L\u2019itinérance: ça n\u2019est pas un jeu») afi n de sensibiliser les jeunes à la réalité des sans-abri.L\u2019objectif du jeu est de survivre 24 heures dans la rue.Lutter contre la faim, chercher un refuge et regagner l\u2019estime de vous-même deviendront vos défi s quotidiens.Mais la partie ne sera pas gagnée d\u2019avance : les politiciens, les automobilistes, les accros au crystal meth et au crack et les chiens enragés ne vous rendront pas la vie facile.Pour entrer dans la peau d\u2019un sans-logis, visitez www.homelessgame.net Source : This Magazine À Boston, comme dans 150 autres villes aux États-Unis, on croit au projet Housing First.Le concept : fournir un loyer aux sans-abri chroniques, sans attendre qu\u2019ils soient sobres.Selon l\u2019initiateur de ce programme, le Dr Sam Tsemberis, cette étape est l\u2019assise permettant aux itinérants de faire face à leurs problèmes.C\u2019est 10 à 20 % de la population itinérante qui circule sans fi n entre la rue, les refuges, la prison et les salles d\u2019urgence; cette approche originale pourrait donc mettre fi n à ce cercle vicieux.Certaines études avancent déjà qu\u2019au niveau du coût, compte tenu des bénéfi ces, le jeu en vaut la chandelle\u2026 Source : The Boston Globe Le pays du soleil levant fait face à un problème surprenant : des jeunes sansabri auraient élu domicile dans des cybercafés ouverts 24 heures sur 24.Trop pauvres pour se louer un appartement, ces jeunes pourraient profi ter pour 28 $ d\u2019un accès Internet pendant cinq heures, de divans, de distributeurs de boissons gazeuses, d\u2019un repas et même parfois de douches.Initialement, ces services avaient été conçus pour dépanner les employés de bureau de la banlieue ayant raté leur dernier train et contraints à rester en ville pour la nuit.Source : Agence France-Presse La hausse du nombre de mendiants dans les rues de Toronto a coïncidé avec une escalade de violence.La raison?Certains n\u2019obtiennent pas un sou même après cinq heures de «travail», d\u2019autres se voient obligés de partager leurs recettes pour avoir «loué» un coin de rue à un autre mendiant.Bref, les dollars des passants n\u2019arrivent plus à satisfaire à la demande et à calmer les esprits échauff és.Récemment, quatre mendiants ont battu à mort une touriste qui n\u2019avait pas daigné leur donner de l\u2019argent.Résultat : les Torontois se font plus méfi ants, les policiers augmentent leur distribution de contraventions aux itinérants pour avoir laissé des papiers par terre ou pour avoir entravé le passage des piétons sur les trottoirs.On songerait même à interdire l\u2019action de mendier.Source : The Globe and Mail Globe-Trottoir Des nouvelles des journaux de rue du monde entier Cybercafés japonais habités 24 heures sur 24 Toronto et le Syndrome du donneur fatigué Un loyer d\u2019abord! Pac-Man nouveau genre! L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 20 Martine Letarte Quarante heures par semaine Les grands gagnants du syndicalisme Les grandes vagues de syndicalisation qui ont balayé le Québec au fi l des ans ont changé le visage du marché du travail.Augmentations de salaires, assurances collectives, vacances : les avancées ont été considérables.Si tous les secteurs où les syndicats se sont imposés ont vu leurs conditions de travail s\u2019améliorer, le domaine public et parapublic, ainsi que le secteur manufacturier ont bénéfi cié des plus grands acquis, selon les spécialistes rencontrés.Toutefois, ces gains s\u2019eff ritent depuis une vingtaine d\u2019années.Avant 1964, les fonctionnaires québécois n\u2019avaient tout simplement pas le droit de se syndiquer.«La Reine ne négociait pas avec ses sujets», disait Jean Lesage, le premier ministre du Québec de l\u2019époque, rappelle l\u2019historien Jacques Rouillard.Portés par le vent de la Révolution tranquille qui souffl ait sur la province à cette époque, les employés de l\u2019État ont tout de même formé le Syndicat des fonctionnaires provinciaux et réclamaient les mêmes droits que les L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 21 autres travailleurs : s\u2019affi lier à une centrale syndicale, négocier et même déclencher une grève.Les enseignants de même que les employés du secteur de la santé et des services sociaux avaient le droit de se syndiquer et de négocier avec leur employeur depuis 1944, mais ils se sont joints au mouvement protestataire pour gagner le droit de grève.Les grandes centrales syndicales se sont aussi fortement mobilisées et le gouvernement a fi nalement cédé en 1964 avec l\u2019adoption du Code du travail.Le gouvernement fédéral a ensuite reconnu, deux ans plus tard, le droit à la syndicalisation et à la grève pour ses fonctionnaires.«Une fois ces droits acquis, le taux de syndicalisation dans ces secteurs a monté en fl èche et les conditions de travail se sont améliorées considérablement.Entre les années 1970 et 1980, les travailleurs des secteurs publics et parapublics ont vu leurs salaires augmenter et dépasser ceux du secteur privé, à un point tel que le Conseil du patronat se plaignait de ne plus être en mesure d\u2019aller chercher de bons travailleurs», se rappelle Jean- Marc Piotte, sociologue spécialisé en syndicalisme et professeur de science politique à l\u2019UQAM.Le spécialiste précise toutefois qu\u2019aujourd\u2019hui, ces secteurs en ont beaucoup perdu en raison de la création, en 1982, du Conseil des services essentiels, «avec lequel pratiquement tout est devenu essentiel», ce qui a eu comme résultat de faire perdre aux syndicats presque tout moyen de pression.Le secteur manufacturier Henri Massé, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), pense d\u2019abord au secteur manufacturier lorsqu\u2019on lui demande qui a le plus gagné avec les syndicats.«Ces emplois sont en diffi culté aujourd\u2019hui en raison de la mondialisation débridée que nous vivons, mais on doit se rappeler que ces travailleurs ont vu leurs conditions de travail s\u2019améliorer considérablement grâce aux syndicats.» En plus d\u2019avoir joué un grand rôle dans l\u2019adoption de la Loi sur la santé et la sécurité au travail, qui a fait toute une diff érence dans la vie des employés d\u2019usine, les syndicats ont considérablement amélioré la qualité de vie de ces travailleurs.«Nous avons amené les assurances collectives, les vacances, les caisses de retraite et des salaires décents dans les usines, en plus d\u2019avoir abaissé la semaine de travail à 40 heures, indique M.Massé.Maintenant, nous devons nous battre âprement pour défendre nos acquis, malgré la période diffi cile que nous traversons.» Monde du travail L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 22Mots de camelots 22Mots, 1 d janevie r c200a8 melots 22 Pour chaque numéro vendu 2 $, 1 $ revient directement au camelot.Benoît Camelot, métro Radisson benoit_f_18@hotmail.com Pierre Goupil Camelot, rue Masson (SAQ) Résolution ou révolution Naturellement, j\u2019en ai beaucoup! Mais avant tout, il faut qu\u2019elles soient réalistes et réalisables.Il faut que j\u2019améliore ma santé fragile, en passant par mon alimentation, et aussi ma qualité de vie, autrement dit ne pas perdre la tête, car je suis souvent anxieux et nerveux.Voici la recette pour que les résolutions puissent aboutir.1.Il faut se fi xer des objectifs.2.Il faut fi xer une date précise pour les atteindre.3.Il faut se poser les questions suivantes : Réaliste ou non?Réalisable ou non?4.Enfi n, il faut être décidé et se donner les moyens pour le faire.Pour ma part, je devrais manger plus de fruits, de salades et de légumes frais, mais c\u2019est dispendieux et il y a une question de temps.Et vous, avez-vous une ou des résolutions?Puis-je vous en proposer une : encouragez un camelot en achetant L\u2019Itinéraire, le magazine bimensuel, car le camelot ne quête pas et il vous off re un produit de libre expression à un prix des plus abordables, autrement dit un moyen de s\u2019en sortir pour les femmes et hommes camelots du Grand Montréal, qui vous font ainsi profi ter de plein d\u2019articles et de textes intéressants.MERCI! BONNE ANNÉE À TOUS! Écoute fi ston, j\u2019ai déjà eu des morpions Est-ce que la vie est un leurre, mon p\u2019tit frère?Il ne faut pas se réduire pour «fi tter» dans la case.Tu le sais, il ne faut plus.Mais tout au fond de moi, le noir profond.Qu\u2019il soit entendu que malgré quelques tendances suicidaires, souvent détournées par la création, je jure sur ma propre tête de ne jamais me donner la mort, sauf en cas de souff rances physiques intolérables\u2026 et encore.Ceux qui connaissent une partie de mon «cheminement» savent que j\u2019en ai bavé, mais aussi que j\u2019ai joui profondément, notamment de toutes les rencontres au cours de ce séjour sur terre que la vie me permet de prolonger.La mort, inéluctable, me donne comme en négatif les énergies physiques et mentales pour vivre une autre vie quotidienne que celle à laquelle nous obligent les médias convergents et autres divertissements de l\u2019époque des pitons.L\u2019enjeu est planétaire.Nombreux sont ceux qui s\u2019opposent à la volonté maladroite, très à droite, des USA.FUCK THE WAR! QUE VIVE LA PAIX! «La fi n de l\u2019homme ne sera pas la fi n du monde», chante Daniel Bélanger sur son dernier CD L\u2019échec du matériel.Il faut être un maître pour livrer la «marchandise» pop rock et tout à la fois faire réfl échir\u2026 ce qui n\u2019est pas peu dire en ces temps de «pitonite» aiguë.Linda Pelletier Camelot, av.de Bordeaux/ du Mont-Royal Supranationalisme Trois murés frères et soeurs par le supranationalisme Communiquant dans une langue universelle : voilà! Faire du cocooning à naviguer sur le net ; clivée Quand je sors et vois de réelles personnes, je suis mêlée Où regarder?Quel est leur univers?Marottes?Ismes?Ne me parlez pas, je ne comprends pas : paranoïa! Tahoma czec palatino sylfaen tunga script raavi Wingdings trebuchet lucida latha fren shruti Tahoma czec palatino sylfaen tunga script raavi Wingdings trebuchet lucida latha fren shruti Y\u2019 a un traducteur dans la salle cosmopolitisimal?Y\u2019 a un traducteur dans la salle cosmopolitisimal?Y\u2019 a un traducteur dans la salle cosmopolitisimal?Tous murés frères et soeurs par le supranationalisme Communiquant dans une langue universelle : voilà! Faire du cocooning à naviguer sur le Net ; clivée Quand je sors et vois de réelles personnes, je suis mêlée Où regarder?Quel est leur univers?Marottes?Ismes?Ne me parlez pas, je ne comprends pas : paranoïa! Tahoma czec palatino sylfaen tunga script raavi Wingdings trebuchet lucida latha fren shruti Tahoma czec palatino sylfaen tunga script raavi Wingdings trebuchet lucida latha fren shruti Y\u2019a un traducteur dans la salle cosmopolItismal?Y\u2019a un traducteur dans la salle cosmopolItismal?Y\u2019a un traducteur dans la salle cosmopolItismal?Tahoma czecc palatino sylfaen tunga script raavi Wingdings trebuchet lucida latha fren shruti Tahoma czec palatino sylfaen tunga script raavi Wingdings trebuchet lucida latha fren shtruti Retrouvez une dizaine de camelots dans le nouveau magDVD Le 3e OEil, en vente à tous les bons coins de rue! L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 23 Vos camelots , 1 Rien dans les mains, rien dans les poches, mais un journal dans la tête Yvon Massicotte Camelot, métro Côtedes- Neiges (Renaud-Bray) Une nouvelle chance Je considère que je suis une bonne marcheuse et que j\u2019ai assez d\u2019entregent pour aborder les passants, c\u2019est pourquoi je me suis lancée dans l\u2019aventure de la vente du journal L\u2019Itinéraire avec enthousiasme.Je suis originaire du Congo et cela faisait quelque temps que je n\u2019avais pas travaillé.Mais je suis et j\u2019ai toujours été sensible aux grandes causes.C\u2019est donc avec joie que j\u2019ai décidé de vendre un journal qui pouvait aider d\u2019autres êtres humains à se remettre sur pied.Et moi aussi, bien entendu.Car j\u2019avais besoin de L\u2019Itinéraire aussi.Cela m\u2019a fait du bien de briser la glace, de m\u2019adresser aux passants en leur demandant de poser un geste.En travaillant, j\u2019oubliais mes propres problèmes, mon congé de maladie, la timidité qui est devenue une seconde nature pour moi.J\u2019avais la chance de vendre dans un environnement sympathique (le marché Atwater et le métro Lionel-Groulx).J\u2019essayais de mettre de l\u2019avant la chaleur humaine que mon superviseur m\u2019avait témoignée.Je me souvenais d\u2019autres témoignages que j\u2019avais moimême lus dans d\u2019autres numéros.Je pensais que dans la vie, il arrive à tout le monde d\u2019avoir son quota d\u2019ennuis, mais que ce qui importait le plus était l\u2019énergie avec laquelle on décidait de s\u2019en sortir.Dans mon pays d\u2019origine, la vie avait ses diffi cultés, mais ici aussi j\u2019ai été confrontée à l\u2019hiver, à la solitude, à un monde qui semblait aller plus vite que moi et que je ne pouvais suivre.Qu\u2019importe, j\u2019ai essayé de garder, malgré tout, le sens de l\u2019humour et le désir d\u2019aller de l\u2019avant.À travers ceci, je m\u2019exprime et cela met en marche mes capacités, ma combativité.Le froid Eh mec! Moi je connais ça les engelures, les grelottements, l\u2019oeil qui voit à peine, le lobe de l\u2019oreille qui s\u2019incendie, les pieds qui conspirent contre le coeur.Mais que nous veut-il?Après l\u2019accablante chaleur de juillet\u2026 le froid est pervers mais il permet de se rattraper.Une, deux, trois couches, le cou recouvert, le chef (tête) bien entouré, les mains emmitoufl ées, les pieds prêts pour le Pôle Nord\u2026 Mais le coeur s\u2019il est triste, que fait-on?On court, on court pour le réchauff er, car le froid n\u2019a pas d\u2019amis; il est.C\u2019est sa vie, touchez-le un peu trop et il montrera de quoi il est fait.Malheureusement, au Québec, c\u2019est notre conjoint.Parlez-en aux itinérants.S\u2019ils ne sont pas mariés avec, c\u2019est qu\u2019ils ont trouvé un gîte un home, des couvertures pour se couvrir, un pseudo-logement où la vie est fugace.Et dire que parmi ces gens, y\u2019en a qui ont connu la douceur d\u2019un foyer.Seulement, le froid n\u2019a pas d\u2019amis.Que ceux et celles qui liront ce propos sur le temps osent donc jeter un coup d\u2019oeil à ceux et celles qui meurent de froid, ou qui en souff rent énormément.Ce n\u2019est pas une invention, c\u2019est la réalité.Mais où dormir, cette nuit!?! Mes mots à moi Les mots que nous prononçons ne sont que des instruments que nous avons inventés pour communiquer.Le fond de notre pensée ne se lit pas sur notre visage.Chaque personne a sa propre interprétation des choses, ses propres états d\u2019âme qui ne peuvent être interprétés que par elle-même en premier lieu.C\u2019est pourquoi le fait de porter un jugement ne se fait pas, selon moi.J\u2019ai quand même développé une certaine habileté à lire ces états d\u2019âme.Cela m\u2019aide à ne pas perdre mon temps et à eff ectuer mon travail plus effi cacement.J\u2019ai le privilège de choisir mon emploi du temps, ce qui est encore plus facile à la retraite.Merci à tous ceux qui ont cru, et qui j\u2019espère continueront à croire en moi et en tous mes collègues, à nous encourager à poursuivre notre objectif de réussite.Pour l\u2019instant, en ce qui me concerne, c\u2019est «septembre 2008, l\u2019université» que je vise.J\u2019ai tout mon temps.C\u2019est tous ceux qui m\u2019ont lu qui m\u2019aideront à avancer.À l\u2019occasion des Fêtes, meilleurs voeux de bonheur à tous.Joyeuses Fêtes.Mario Le Couff e Camelot, Sanguinet/Ste-Catherine Nouvelle année, nouveau départ Tiens, une revenante! Eh oui, si ça fait longtemps que je vous ai écrit, c\u2019est que j\u2019ai été très occupée à mille et une choses, parmi lesquelles du bénévolat à l\u2019église Saint-Stanislas pour organiser un de leurs bazars (rue Gilford, entre Garnier et de Lanaudière).Suite à une baisse d\u2019énergie dûe à de la fatigue accumulée, un rhume a eu raison de moi et m\u2019a mise sur le\u2026 un bon bout.Ça m\u2019a permis de réfl échir davantage à mon avenir politique en tant que candidate du Bloc Pot et du Parti Marijuana, pour en venir à la conclusion que je prends ma retraite.J\u2019ai quand même vécu une belle expérience, j\u2019ai participé à quatre élections générales, soit deux au provincial et deux au fédéral.Ouf, ma pension ne sera pas grosse! (Éclat de rire) Autre réfl exion sur une proposition, de longue date, de partage de logement temporaire en attendant d\u2019avoir un logement à moi.Chose certaine, j\u2019y serai mieux qu\u2019ici et plus en sécurité.Et comme c\u2019est tout près, vous continuerez à me voir sur le Plateau.Je vous souhaite à tous et à toutes une bonne et heureuse année 2008, ainsi qu\u2019à tous ceux que j\u2019aime : mes parents et ma petite soeur de Québec que je ne vois pas assez souvent, ainsi que mon amie Nicole Berthiaume de La Conception.Bonne année à tous mes \u201cchums\u201c de fi lles et de gars, à mes pompiers (caserne 26), à toutes mes connaissances du milieu artistique, à tous les camelots et à l\u2019équipe du journal L\u2019Itinéraire.Nicky Camelot, Parthenais/Mont-Royal Danielle Ndeze Camelot L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 2 Plus de la moitié des Québécois vivent dans le sud-ouest du Québec.Le domaine bioclimatique de l\u2019érablière à caryer correspond au peuplement naturel de ce territoire et est caractérisé par une fl ore et une faune très diversifi ées.«Ces milieux naturels ont des eff ets positifs sur notre environnement, notamment dans la lutte contre les changements climatiques», précise Guy Garand.Cet environnement est continuellement sous la pression des développements résidentiels, industriels, commerciaux et de l\u2019exploitation agricole.Au Québec, la survie de certaines espèces animales est menacée, comme celle du carcajou, et d\u2019autres ont déjà disparu.C\u2019est le cas de la tourte (ou pigeon voyageur), qui était l\u2019oiseau le plus abondant en Amérique du Nord au XIXe siècle.Pourtant, à la diff érence de certains États des États-Unis ou de l\u2019Allemagne, où 30 % du territoire est offi ciellement protégé, le Québec ne comprend que 3 % d\u2019aires protégées! Sans compter que celles-ci sont principalement concentrées au nord de la province, où vivent peu de Québécois et où la biodiversité est moins riche.«Les citoyens ne savent pas que certains boisés, auxquels ils sont très attachés, pourraient être rasés en toute impunité si leurs propriétaires privés le décidaient», prévient M.Garand.Au total, le parc écologique prévoit la protection, la conservation et la mise en valeur d\u2019une centaine de sites répartis sur le domaine de l\u2019érablière à caryer.C\u2019est ainsi le cas du Bois de l\u2019Équerre, à Laval, où les citoyens sont nombreux à pratiquer des loisirs de plein air comme le ski de fond.Les défenseurs du projet d\u2019un parc écologique de l\u2019Archipel de Montréal souhaitent protéger ce boisé, car ces 190 hectares de milieux naturels appartiennent à des propriétaires privés.Laval, mauvais élève Laval investit très peu d\u2019eff orts dans la protection de ses milieux naturels.Moins de 1 % de son territoire est protégé.Selon M.Garand, qui est également directeur général du Conseil régional de l\u2019environnement de Laval, la ville de banlieue pourrait protéger l\u2019équivalent de 13 % de son territoire, mais le maire de Laval semble peu touché par ces préoccupations vertes.C\u2019est pourtant une priorité pour ce territoire où les pressions de développement économique et immobilier sont très fortes.À l\u2019inverse, Guy Garand félicite la ville de Longueuil, qui s\u2019est dotée d\u2019une véritable politique de protection, de conservation et de mise en valeur des milieux naturels en 2005, ce qui constitue une première au Québec.Ainsi, 13 % du territoire de Longueuil est protégé.1 Le site de l\u2019érablière à caryer est un territoire de 14 500 km2, allant de la ville de Saint-Jérôme à l\u2019extrémité sud de la Montérégie.2 L\u2019Union internationale pour la conservation de la nature, qui fait fi gure de référence sur le sujet et dont le Canada est membre, a établi un objectif de protection de 12%.À la diff érence de certains États des États-Unis ou de l\u2019Allemagne, où 30 % du territoire est offi ciellement protégé, le Québec ne comprend que 3 % d\u2019aires protégées! La biodiversité doit être une priorité Jérôme Savary La biodiversité de la grande région montréalaise est la plus riche de tout le Québec, mais elle est en danger.«À cause de l\u2019étalement urbain, les milieux naturels de l\u2019érablière à caryer1 sont en voie de disparition», indique Guy Garand, l\u2019un des porteparole pour la création d\u2019un parc écologique de l\u2019Archipel de Montréal.Une cinquantaine d\u2019organismes environnementaux se sont regroupés pour demander aux diff érents paliers de gouvernement de protéger 12 % de ce territoire2, ce qui est bien au-delà des maigres 8% visés par le gouvernement du Québec.Respirez par le nez Guy Garand, l\u2019un des porte-parole pour la création d\u2019un parc écologique de l\u2019Archipel de Montréal. L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 25 Environnement Et l\u2019île de Montréal?Actuellement, un peu moins de 4 % du territoire de la métropole est protégé.Selon Guy Garand, le boisé Angell, à Beaconsfi eld, et les quatre îles situées dans le prolongement du ruisseau De Montigny, au nord de l\u2019hôpital Rivière-des- Prairies, fi gurent parmi les milieux naturels à protéger en priorité.Respirez par le nez Le Bois de l\u2019Équerre, à Laval, ne fait pas encore partie des aires protégées. 26L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 Les ONG d\u2019ici Non sans rappeler le génocide qu\u2019a connu son voisin le Rwanda, le Burundi vit de grands confl its interethniques, entre Hutu et Tutsi.«Depuis 1993, il y a eu environ 400 000 morts dont beaucoup d\u2019adultes.Ainsi, la population du Burundi compte 60 % de jeunes dont plusieurs ont perdu leurs parents», explique Guy Des Aulniers, chargé de programme chez Développement et Paix.Les jeunes burundais se retrouvent donc souvent chez un membre de leur famille éloignée ou encore à la rue.La grande majorité ne va pas à l\u2019école et doit se débrouiller pour gagner des sous.Brisés par la guerre, les jeunes sont donc des proies faciles pour les groupes armés.«Les jeunes errent, cherchent quelque chose à faire pour s\u2019occuper.Les membres de groupes armés les repèrent, leur mettent un fusil entre les mains et les incitent à faire des attaques», affi rme M.Des Aulniers.Off rir autre chose aux jeunes Dans les quartiers nord de Bujumbura, la capitale du Burundi, le CJK a décidé d\u2019off rir d\u2019autres voies aux enfants et aux adolescents.«Le Centre, qui a vu le jour au début des années 1990, est situé au coeur de six quartiers qui étaient très ethnicisés à l\u2019époque.Ces quartiers sont très pauvres et les gens y ont des conditions de vie épouvantables.L\u2019objectif du CJK est d\u2019apprendre aux jeunes, de diff érentes ethnies, à vivre ensemble et à travailler les uns avec les autres pour construire le pays», indique M.Des Aulniers.Le CJK ressemble à un grand centre communautaire qui off re diff érentes activités aux jeunes.En plus de ses nombreuses salles intérieures, des terrains de soccer et de basketball y sont aménagés.Aux 1 500 jeunes qui y passent chaque jour, le CJK off re une soixantaine d\u2019activités quotidiennes, des cours de langues aux activités sportives en passant par l\u2019informatique et les droits de la personne.Pour pouvoir participer aux activités du CJK, les jeunes doivent se procurer une carte de membre.«C\u2019est gratuit, mais les jeunes doivent s\u2019inscrire à des ateliers et s\u2019engager à y participer.Lorsqu\u2019un jeune fonctionne bien au centre, il peut éventuellement devenir animateur.C\u2019est donc très formateur pour eux», affi rme Guy Des Aulniers.De plus, à la demande des autorités du pays, les animateurs du CJK se déplacent sur le terrain, dans les écoles et auprès des communautés religieuses.«Le but de ces rencontres est d\u2019arriver à rapprocher les gens, à les faire travailler ensemble, à améliorer la situation générale du quartier et à régler des problèmes précis.Les animateurs organisent également des événements, comme des matchs de soccer, toujours pour rapprocher les gens», poursuit-il.Du changement dans les quartiers Au cours de sa quinzaine d\u2019années de présence dans ces quartiers sensibles, le CJK a vu la population se transformer sous ses yeux.Le Centre a réussi à faire comprendre à la population des quartiers nord que la question ethnique est une manipulation provenant de ceux qui sont au pouvoir et que, peu importe qui était au gouvernement, ils en étaient exclus en raison de leur pauvreté.«Les quartiers qui étaient auparavant très ethnicisés sont devenus beaucoup plus mixtes et les gens sont plus solidaires, peu importe qu\u2019ils soient Tutsi ou Hutu.La preuve, c\u2019est qu\u2019en 2004 et 2005, des attaques importantes ont eu lieu dans les villages par des groupes armés et les villageois, au lieu de se joindre aux actes de violence comme c\u2019était le cas auparavant, se sont entraidés», se réjouit M.Des Aulniers.Les jeunes qui fréquentent le CJK ne croient plus que la seule façon de se sortir de la misère est d\u2019être membres des groupes armés.«Ils ont appris qu\u2019ils pouvaient faire autre chose.Grâce à leur bonne formation, plusieurs portes s\u2019ouvrent à eux.En plus d\u2019avoir la possibilité de devenir animateurs au Centre, ces jeunes «Depuis 1993, il y a eu environ 400 000 morts dont beaucoup d\u2019adultes.Ainsi, la population du Burundi compte 60 % de jeunes dont plusieurs ont perdu leurs parents» \u2014 Guy Des Aulniers, chargé de programme chez Développement et Paix Burundi: Les enfants de la guerre Martine Letarte Depuis des décennies, le Burundi est prisonnier d\u2019un cycle de violence marqué par certains points culminants où les tueries entre diff érents groupes ethniques ont pris des allures génocidaires.Dans un tel contexte, les jeunes représentent à la fois un espoir de paix et une menace, puisqu\u2019ils sont facilement manipulables par les groupes armés.D\u2019où l\u2019importance d\u2019investir du temps et de l\u2019argent pour les jeunes.C\u2019est ce que fait l\u2019organisme Développement et Paix avec le Centre des jeunes de Kamenge (CJK), grâce au soutien de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI). L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 27 Cet article est produit en collaboration avec le gouvernement du Canada par l\u2019entremise de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI).sont recrutés par diff érentes organisations non gouvernementales (ONG), comme Care International, pour travailler dans le domaine du développement parce qu\u2019ils comprennent bien la situation politique du pays et ont de bonnes valeurs», affi rme-t-il.Ainsi, dans les quartiers nord, de moins en moins de jeunes se joignent aux groupes armés et les aff rontements ont diminué.Un nombre croissant de jeunes cherchent à fonder des familles et à apporter des choses positives à la société.C\u2019est donc tout le climat des quartiers qui a changé.Des résultats qui dérangent Évidemment, de tels résultats dérangent.«Pour les groupes armés, le CJK est un obstacle à la guerre.Ça ne fait pas leur aff aire.Après les grands massacres de 1993, le Centre a été menacé d\u2019attentats à la bombe.Toutefois, au fi l des ans, il est arrivé très peu d\u2019incidents malheureux au CJK si on prend en considération tout ce qu\u2019il a réalisé», soutient le chargé de programme de Développement et Paix qui se rend au Burundi quelques fois par année pour constater l\u2019évolution du travail.Malgré les menaces, le CJK continue donc son travail et est récompensé de diff érentes façons.En 2002, il a reçu le Prix Nobel alternatif de la paix pour son exemple de courage indomptable qui prouve que malgré des années de guerre civile, les jeunes de diff érentes ethnies peuvent vivre et construire leur futur ensemble dans la paix et l\u2019harmonie.En 10 ans, le CJK a vu le nombre de ses membres passer de 18 000 à 28 000.«Un succès incontournable qui nous pousse à poursuivre, année après année, notre travail avec eux», ajoute M.Des Aulniers.Déroulement d\u2019un chantier de paix au centre de jeunes de Kamenge.Les ONG d\u2019ici L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 28 Une pomme par jour.Avec le retour de l\u2019hiver surgit la grippe.Au Québec, la vaccination contre l\u2019infl uenza est off erte gratuitement chaque année aux bébés de six mois à deux ans, aux malades chroniques et à leurs proches, aux personnes de 60 ans et plus, ainsi qu\u2019au personnel médical.Les personnes qui n\u2019appartiennent à aucune de ces catégories doivent payer pour recevoir l\u2019injection.Les médecins oeuvrant en cabinet privé paient un montant dérisoire pour l\u2019achat des doses de vaccin.Une trentaine d\u2019entre eux, interrogés par le Montréal Campus et L\u2019Itinéraire, demandent entre 15 $ et 50 $ pour un vaccin contre l\u2019infl uenza (voir encadré), alors qu\u2019ils paient seulement 0,26 $ par dose pour l\u2019achat de 100 doses et plus.Le montant facturé aux patients comprend la seringue, l\u2019aiguille et le tampon d\u2019alcool désinfectant.Le coût total de ce matériel est d\u2019au plus 5 $.Le commerce de la piqûre est donc très lucratif pour les médecins.La compagnie CGF Pharmatech fournit la plupart des vaccins contre l\u2019infl uenza aux médecins de l\u2019île de Montréal.Le prix de base est de 26 $ pour l\u2019achat de 100 fi oles.Chaque tranche supplémentaire de 100 doses coûte 5 $, jusqu\u2019à concurrence de 300.Au-delà de ce nombre, une série de 100 éprouvettes coûte 6 $ (voir encadré).Contrairement à plusieurs médicaments, les frais facturés aux patients pour les vaccins ne sont pas déterminés par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).«Il n\u2019y a aucun montant minimum ou maximum imposé», indique le porte-parole de la Fédération, Michel Desrosiers.«Un omnipraticien a le droit de récupérer un montant raisonnable des injections en fonction de leurs coûts, explique-t-il.Si un patient trouve le montant trop élevé, il peut demander au médecin de justifi er les frais facturés.S\u2019il n\u2019est pas satisfait des explications, il peut s\u2019adresser au Collège des médecins.» Selon le Dr Desrosiers, le coût du vaccin varie aussi selon la source d\u2019approvisionnement.«Le prix comprend les frais de livraison, de stockage et les pertes, ajoute-t-il.D\u2019autres vaccins sont encore plus dispendieux que celui contre la grippe.Celui contre le virus du papillome humain, par exemple, peut coûter jusqu\u2019à 200 $ la dose.» Selon la porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, Hélène Gingras, les patients devraient payer entre 20 $ et 25 $ pour le vaccin antigrippal.«Le prix est tout de même une décision qui appartient aux médecins», précise-t-elle.Elle rappelle, par ailleurs, que le vaccin est donné gratuitement à une grande partie de la population.«La campagne couvre toutes les personnes à risque.» Double paiement Habituellement, un professionnel de la santé ne peut exiger un montant d\u2019argent de ses patients, en plus de la compensation de 35 $ qu\u2019il reçoit de la Régie d\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ).Pourtant, les médecins qui vendent le vaccin contre la grippe obtiennent aussi un remboursement de la RAMQ, pour l\u2019examen primaire qu\u2019ils eff ectuent avant d\u2019administrer la dose.Quelques cliniques n\u2019exigent toutefois pas la carte d\u2019assurance maladie lors du rendez-vous de vaccination.«Il est possible qu\u2019aucun médecin ne soit impliqué dans le processus et qu\u2019un infi rmier administre le vaccin, explique Michel Desrosiers.C\u2019est alors un service non assuré pour lequel la clinique peut charger des frais en plus du coût du vaccin.» La plupart des médecins contactés ont expliqué que le montant exigé de leurs patients sert à payer les instruments nécessaires à l\u2019administration du vaccin.Certains ont aussi affi rmé que la somme demandée couvre les services de leur secrétaire médicale et une partie de leur salaire.Or, selon la loi, ces services doivent être remboursés par la RAMQ.Le porte-parole du Conseil de la protection des malades, Paul Brunet, croit qu\u2019il est honteux que les soins de santé soient \u201cmarchandables\u201c.«Le vaccin antigrippal pourrait facilement être off ert gratuitement, dit-il.Les prix demandés sont exorbitants!» Paul Brunet croit que certains docteurs, oeuvrant en clinique privée, cherchent à s\u2019en mettre plein les poches.«Ce n\u2019est pas un crime.Les médecins n\u2019iront pas en enfer, mais il y a tout de même des risques d\u2019abus.» Vaccin contre la grippe Une piqûre lucrative Josée-Ann Moisan Collaboration spéciale avec le Montréal Campus (Journal étudiant de l\u2019UQAM) «Il est possible qu\u2019aucun médecin ne soit impliqué dans le processus et qu\u2019un infi rmier administre le vaccin.C\u2019est alors un service non assuré pour lequel la clinique peut charger des frais en plus du coût du vaccin.» \u2014Michel Desrosiers, porte-parole de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec La vaccination contre l\u2019infl uenza est très lucrative pour les médecins.Payé 0,26 $ et moins la dose et revendu entre 15$ et 50$, ces vaccins permettent aux toubibs de s\u2019en mettre plein les poches. L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 29 Santé/Bien-être Prix des vaccins vendus aux médecins par la compagnie CGF Pharmatech Nombre de doses Coût d\u2019achat Coût à l\u2019unité 1 à 100 fi oles 26 $ 0,26 $ 200 fi oles 31 $ 0,16 $ 300 fi oles 36 $ 0,12 $ Diff érentes cliniques, diff érents frais Centre médical Pierrefonds 15 $ Bureau des Dr Pagé et Fise 20 $ Clinique Médistat 40 $ Clinique Stillview 50 $ Infl uenza 101 L\u2019infl uenza saisonnière, communément appelée la grippe, est une infection des voies respiratoires provoquée par le virus de l\u2019infl uenza.Selon la gravité de la pandémie, elle peut entraîner le décès de 4 000 à 8 000 Canadiens par année.Les premiers symptômes sont des maux de tête, des frissons et une toux.La grippe peut entraîner des pneumonies, des bronchites et d\u2019autres complications sévères.L\u2019Organisation mondiale de la santé identifi e chaque année les diff érentes souches de grippe que le vaccin doit contrer.Si une nouvelle souche de virus se développe et n\u2019est pas contenue dans l\u2019injection, les personnes traitées peuvent quand même attraper la grippe. L\u2019Itinéraire, 1er janvier 2008 30 Contes et comptes du prof Lauzon Léo-Paul Lauzon est professeur au département des sciences comptables et titulaire de la Chaire d\u2019études socio-économiques de l\u2019UQÀM Le merveilleux monde des douces pharmaceutiques Dans un article paru dans La Presse le 27 mars 2002 intitulé : «Médicaments : la hausse des coûts partagée en trois», le gouvernement péquiste d\u2019alors, avec Bernard Landry comme premier ministre et Pauline Marois comme ministre de la Santé, venait de décider de partager la facture supplémentaire à l\u2019assurancemédicaments entre les usagers, les entreprises pharmaceutiques et l\u2019État.La réponse des multinationales étrangères pharmaceutiques n\u2019a pas tardé à venir, comme le laisse voir le titre d\u2019un article paru dans La Presse le 14 mai 2002 : «L\u2019industrie pharmaceutique rejette tout partenariat avec Québec».Ce n\u2019est pas le genre de partenariat ou de PPP que les aff airistes recherchent.Ils ne veulent jamais partager les coûts, qu\u2019ils laissent au monde ordinaire.Ils veulent seulement la poule aux oeufs d\u2019or par le biais de la privatisation, de la sous-traitance, de l\u2019impartition, etc.Réaction alors de la suave Pauline Marois, la même qui nous implore maintenant de cesser d\u2019avoir peur du succès et des multinationales, parue dans La Presse : «Le régime d\u2019assurancemédicaments pourrait être abandonné.Les Québécois devront accepter d\u2019en assumer les coûts s\u2019ils décident de le maintenir, déclare Pauline Marois».La courageuse Pauline s\u2019écrase vite et docilement devant les pharmaceutiques.(\u2026) Au tour maintenant de l\u2019intrépide et beau parleur ministre libéral de la Santé, Philippe Couillard, de se frotter aux pharmaceutiques comme le laisse voir le titre de cet article de La Presse du 14 novembre 2003 : «Prix des médicaments : Québec tiendra tête aux pharmaceutiques».Un autre qui va faire dans ses culottes et passera de « beau parleur» à leur « haut-parleur » plus tard.Oh, oh, entre-temps, le Journal de Montréal du 10 mars 2004 nous a appris que : «Le député libéral de Nelligan, William Russel, démissionne pour occuper un poste de lobbyste» dans l\u2019industrie pharmaceutique s\u2019il vous plaît.Je suppose, que son intention est de mieux servir les intérêts supérieurs de la société et non les intérêts particuliers des pharmaceutiques.Un autre élu qui devient lobbyste (\u2026).Et puis, bang, coup de théâtre! : «Médicaments : Québec abolira le gel des prix», titre de l\u2019article du Devoir du 17 décembre 2004 et par la suite, que dites-vous du titre d\u2019un article paru dans La Presse le 18 juin 2007 : «Les pharmaceutiques forcent la main au gouvernement.Certains médicaments pourront coûter jusqu\u2019à 140 % de plus».Dites merci au bon docteur Couillard d\u2019avoir cédé aux pharmaceutiques.C\u2019est pour vous qu\u2019il a fait ça.Un peu de gratitude serait de mise.Croyez-moi, les pharmaceutiques n\u2019ont pas eu à forcer bien fort, si vous vous posez encore la question! Dans les faits, il s\u2019est avéré que des médicaments ont augmenté de plus de 300 %, occasionnant une hausse du coût des soins de santé publique au Québec de plusieurs dizaines de millions par année.Je m\u2019arrête ici pour aujourd\u2019hui, mais sachez que je vais poursuivre ma lancée sur les pharmaceutiques et aussi sur le Collège des médecins\u2026 Nous verrons qui sont les \u201cboss\u201c au Québec et qui dictent les lois!!! .Lisez l\u2019intégralité de la chronique du prof Lauzon sur www.itineraire.ca Rions un peu avec le ministre provincial de la Santé Philippe Couillard Comme il faut s\u2019éclater de temps en temps dans la vie, je poursuis ma série d\u2019articles intitulés «Rions un peu\u2026».Cette série vise à démontrer comment nos élus font leur matamore auprès du monde ordinaire et des syndicats en déréglementant le marché du travail afi n de rendre les travailleurs plus souples en vue de les «adapter» à la mondialisation et en les taxant toujours davantage au nom de la lucidité.(\u2026) La Presse le 18 juin 2007 : «Les pharmaceutiques forcent la main au gouvernement.Certains médicaments pourront coûter jusqu\u2019à 140 % de plus».Merci Dr Couillard! M.ƒá Mme ƒá Prenom : ________________________Nom : ________________________________ Entreprise : _________________________________________________________________________ Adresse : ___________________________________________________________ App.: __________ Ville : ___________________________ Province : _____________ Code Postal : _________________ Telephone : ____________________________Courriel : ____________________________________ Paiement ƒáCheque au nom du Groupe communautaire L¡¦Itineraire ƒáVisa, Master Card I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I Expiration ____ / 20____ Numero de carte Mois Annee Postez ce coupon au Groupe communautaire L¡¦Itineraire 2100, rue de Maisonneuve Est, Suite 001, Montreal (QC) H2K 4S1 Pour plus d¡¦information, communiquez avec Nathalie Gelinas 514 597-0238, poste 226 J¡¦achete ___ cartes-repas X 3$ = ____$ Je fais un don de _________$ 1 En vertu d¡¦une loi de Revenu Canada, les cartes achetees que vous choisissez de distribuer vous-memes ne sont pas admissibles aux deductions fi scales.2 Vous recevrez votre recu d¡¦impot au debut de l¡¦annee 2008.Vous pouvez egalement faire l¡¦achat de cartes-repas ou faire un don par Internet au www.itineraire.ca ƒáPostez-moi les cartes-repas pour que je les distribue1 ƒáJe desire que vos intervenants ou benevoles les distribuent2 "]
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