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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
vendredi 15 août 2008
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2008-08-15, Collections de BAnQ.

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[" Roy Dupuis Dans son rôle de citoyen Volume XV, Numéro 15, Montréal, 15 août 2008 Le magazine des grandes causes À quoi sert mon don?Pour la réinsertion sociale La mission du Groupe est d\u2019accroître l\u2019autonomie et le développement individuel et social des personnes qui connaissent des difficultés liées à la pauvreté et à l\u2019itinérance.L\u2019Itinéraire aide les personnes à retrouver leur place dans la société et à développer leur estime de soi.Six mois après la fréquentation de l\u2019organisme, la presque totalité des participants retrouve un endroit pour vivre.Les cartes-repas Un don qui nourrit réellement ! En contribuant au Fonds des cartes-repas, votre don permet de nourrir une personne dans le besoin au Café sur la rue de L\u2019Itinéraire.Des services psychosociaux y sont également offerts.Vous pouvez vous-mêmes distribuer ces cartes dans la rue ou les confier à nos intervenants qui les offriront à ceux qui ont faim.L\u2019abonnement Quand on ne peut l\u2019acheter sur la rue Votre abonnement nous permet de continuer de publier notre magazine et de maintenir nos services.Mais L\u2019Itinéraire, c\u2019est plus qu\u2019un magazine.C\u2019est un moyen concret qui améliore les conditions de vies des personnes de la rue.Contribuer à L\u2019itinéraire Faites le choix d\u2019une ou de plusieurs façons de contribuer : qDon1 à l\u2019organisme de charité Je fais un don de _______ $ qCommande de cartes-repas1-2 J\u2019achète ____ cartes x 3$/chaque = _______ $ qPostez-moi les cartes-repas pour que je les distribue2 qJe désire que vos intervenants les distribuent qAbonnement3 Je m\u2019abonne pour 1 an, 24 numéros (48$, taxes et frais d\u2019envoi inclus) _______ $ Total de votre paiement:____________$ Vous pouvez aussi faire un don en ligne à www.i t ine ra i r e.ca Notes : 1 Reçus envoyés à la fin de l\u2019année pour les dons de 10$ et plus.2 En vertu d\u2019une loi de Revenu Canada, les cartes achetées que vous distribuez vous-mêmes ne sont pas admissibles aux déductions fiscales.3 Il n\u2019y a pas de reçu de charité pour les abonnements.M.q Mme.q Prénom : ______________________Nom : _____________________________ Entreprise : ______________________________________________________ Adresse : _____________________________________________ App.______ Ville : _________________________________ Province : _________________ Code Postal : ___________________ Téléphone : ( ) ___________________ Courriel : ________________________________________________________ Paiement qChèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire q Visa, Master Card I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I No de carte Expiration ____ / 20____ Mois Année Signature X____________________________________ + + + Postez ce coupon au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2100 de Maisonneuve Est.Suite 001, Montréal (Québec) H2K 4S1 Pour information : www.itineraire.ca ou 514 597-0238 poste 235 Faits saillants de L\u2019Itinéraire 2 000 personnes aidées par année 30 000 repas servis au Café sur la rue 350 camelots vendant L\u2019Itinéraire à Montréal 100 emplois en réinsertion socioprofessionnelle Ensemble nous pouvons changer leur vie Un camelot vous a encouragé à vous abonner ?Nom ou numéro d\u2019identification pour sa récompense: ___________________________________________ L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Le magazine L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L\u2019Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l\u2019itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230.Convention de la poste publication No 40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K 4S1, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Le magazine L\u2019Itinéraire Éditeur et directeur général : Serge Lareault Rédactrice en chef : Audrey Coté Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary Infographistes : Serge Cloutier, Mélissa Deschênes Photo de couverture : Jonathan Desjarlais Révision : Lorraine Boulais, Hélène Pâquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Pierre Aubry, Édith Verreault, Isabel Matte, Michel Camus, Julie Pelletier, Nicolas Joly, Jean-Pierre Bourgault, Nicole Éva Morin, Noëlle Samson, Philippe Robert et Jean Guimond Site Internet : Serge Cloutier, Drafter.com Imprimeur : Quebecor World Conseillers publicitaires Renée Larivière :1 866 255-2211 renee.lariviere@itineraire.ca Mario St-Pierre :1 866 570-6668 mario.stpierre@itineraire.ca Le conseil d\u2019administration Président : Robert Beaupré Vice-président : Jean-Paul Baril Trésorier : Vacant Secrétaire : André Martin Conseillers : Tanéa Castro, Gabriel Bissonnette (rep.camelots), Alexandre Péloquin, Yvon Massicotte et Pierre Goupil L\u2019administration Directeur général : Serge Lareault Directeur marketing/communications : Richard Turgeon Directrice de l\u2019insertion sociale : Jocelyne Sénécal Directeure de l\u2019administration et des ressources humaines : France Beaucage Adjointe à l\u2019administration : Nathalie Gélinas Conseiller au développement stratégique et financement : Mario St-Pierre Conseillère au développement stratégique et médias : Chantal Forman Conseiller au développement stratégique et partenariats : Guillaume Lacroix ISSN-1481-3572 L\u2019Itinéraire est entièrement recyclable L\u2019Itinéraire est membre de : Association nord-américaine des journaux de rue Le réseau international des journaux de rue Rédaction et administration \u2022 2100, boul.de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K 4S1 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est MagDVD Le 3e OEil \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphones : 514 597-0238 514 525-5747 (services rue Ste-Catherine) Télécopieur : 514 597-1544 Courriel : itineraire@itineraire.ca Site : www.itineraire.ca Le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d\u2019administration est composé en majorité de personnes ayant connu l\u2019itinérance, l\u2019alcoolisme ou la toxicomanie.Sommaire Abonnement www.itineraire.ca ou 514 597-0238 L\u2019Itinéraire est appuyé financièrement par Actualité et vie urbaine Culture La une Santé/Bien-être Environnement Développement social Économie/consommation Expression 8 Le graffiti artistique embellit Mercier-Est 9 Une famille comblée 10 Les artistes Stuart Rae et Ani Müller 11 Écrans publicitaires artistiques 12 Roy Dupuis dans son rôle de citoyen 14 Parkinson, et après?15 Brèves santé 17 La réinsertion sociale par l\u2019environnement 18 Brèves environnement 20 La Maison du Père a maintenant une mère 21 L\u2019utopie canadienne revisitée 22 Globe-trottoir 25 L\u2019entreprenariat au féminin 26 Le savon qui pousse dans les arbres 27 Mots de camelots 29 Un engagement politique concret du maire Labonté (chronique) 30 Mots croisés L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 édito Audrey Coté Rédactrice en chef audrey.cote@itineraire.ca L\u2019appropriation de l\u2019espace public par les promoteurs d\u2019événements et de spectacles est en hausse au centre-ville de Montréal.Comme une tache de crème solaire sur une carte postale, les itinérants détonnent dans l\u2019arrondissement Ville-Marie, qui se transforme pratiquement en Disneyland l\u2019été venu.Depuis quelques années, le Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) constate que l\u2019espace public du centre-ville tend à se privatiser au détriment des plus démunis, qui sont davantage judiciarisés.Invoquant toutes sortes d\u2019incivilités qu\u2019ils ne remarquent pas chez monsieur ou madame toutle- monde \u2014 cracher, flâner, se coucher sur un banc, être ivre sur la voie publique, etc.\u2014, les agents du Service de police de la Ville de Montréal font place nette.On ne dira jamais que c\u2019est précisément parce qu\u2019ils occupent l\u2019espace public et qu\u2019ils n\u2019ont nulle part où aller que les personnes de la rue sont judiciarisées.Pourtant, les faits parlent d\u2019eux-mêmes.Dans son mémoire soumis à la Ville dans le cadre de la Consultation sur l\u2019itinérance, en avril dernier, Céline Bellot, chercheure au Centre international de Criminologie comparée (CICC), révélait que 15 090 constats d\u2019infraction (impliquant 2 704 personnes) ont été émis de janvier 2004 au 31 mars 2006, principalement en raison «d\u2019état d\u2019ébriété en public et de flânage»2.Bref, en toute connaissance de cause, on colle des tickets aux pauvres qui n\u2019ont pas de quoi payer, ce qui les envoie, ultimement, en prison.Belle façon de gérer les problèmes sociaux! Une professeure à la section de droit civil de la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Marie-Ève Sylvestre, résume bien cette situation déplorable: «En criminalisant les sans-abri, on leur envoie le message qu\u2019ils n\u2019ont pas le droit d\u2019avoir accès à l\u2019espace public.Or, très souvent, ils n\u2019ont pas accès non plus à un espace privé.»3 Même si la «mixité sociale» est une expression dont les élus de la Ville de Montréal émaillent minutieusement tous leurs discours, cette supposée mixité a peu de résonance concrète lorsqu\u2019arrive la saison des festivals.Sonia Hamel, anthropologue urbaine attachée à l\u2019Université de Montréal, étudie le partage de l\u2019espace public entre les différents acteurs sociaux et son constat en dit long sur les forces en présence : «Dans les différents festivals où l\u2019espace public est acheté par des promoteurs d\u2019événements, il y a de moins en moins de place pour la différence.Surtout celle qui n\u2019est pas payante.On crée des codes normatifs où les mots d\u2019ordre sont «circulez» et «consommez»», a-t-elle expliqué à L\u2019Itinéraire.Les périmètres qui encerclent les espaces urbains dédiés aux nombreux événements sont d\u2019autant plus difficiles d\u2019accès aux personnes de la rue qu\u2019ils sont gardés par de nombreux policiers.Cet été, selon les divers représentants sociocommunautaires qui interviennent auprès des populations itinérantes, la fermeture de la rue Sainte-Catherine entre les rues Saint-Hubert et Papineau complique davantage les choses : «On a du mal à joindre le monde, parce que le règlement contre les chiens dans les parcs Émile-Gamelin et Viger, les différents festivals et la fermeture de Sainte-Cath force tous ces gens à se déplacer», a expliqué à L\u2019Itinéraire Kim, une ex-jeune de la rue du Collectif des pairs aidants qui travaille pour la Clinique des jeunes du Centre de santé et de services sociaux Jeanne-Mance.Où vont les jeunes et moins jeunes de la rue?Ils se dispersent dans des lieux ou des quartiers où la concentration d\u2019organismes pour leur venir en aide est restreinte.La majorité des organismes qui interviennent en itinérance est située dans Ville-Marie, mais de moins en moins de personnes de la rue ont le droit d\u2019occuper l\u2019espace public de cet arrondissement.Dans cette perspective, il est légitime de s\u2019inquiéter des conséquences qu\u2019entraînera l\u2019officialisation d\u2019une zone récréative permanente de l\u2019ampleur du Quartier des spectacles, qui a déjà commencé à s\u2019implanter entre la rue Sherbrooke et le boulevard René-Lévesque, du nord au sud, et entre les rues Berri et City Councillors, de l\u2019est à l\u2019ouest.Enfin, en plus de valoriser l\u2019affirmation et l\u2019engagement des jeunes de la rue, le Festival d\u2019expression de la rue permettra au public de découvrir leurs talents artistiques.Après tout, l\u2019objectif du FER est aussi de favoriser des rapprochements entre commerçants, résidants, passants et ceux qui habitent la rue.«On n\u2019est pas juste des nuisances publiques.On peut participer à la vie collective, même si on est marginal», conclut Kim, qui participe aussi à l\u2019organisation du FER.1.Le Festival d\u2019expression de la rue est organisé par le Collectif des pairs aidants composé de quatre ex-jeunes de la rue qui sont jumelés au CSSS Jeanne-Mance, à Plein Milieu, à Cactus Montréal, à L\u2019Anonyme, à Dans la rue ou au Centre Dollard-Cormier.Le mandat des pairs aidants est de travailler en concertation avec des intervenants de ces organismes pour aider les jeunes de la rue.2.Céline Bellot, La judiciarisation de l\u2019itinérance : un enjeu majeur à Montréal.Le municipal : acteur-clé d\u2019une stratégie en itinérance.Mémoire présenté à la Ville de Montréal/Commission permanente du conseil municipal sur le développement culturel et la qualité du milieu de vie, 24 avril 2008.3.Suzanne Godbout, Être sans abri en 2008 : est-ce un crime?, Recherche et perspectives sur la recherche, Université d\u2019Ottawa, juin 2008.www.recherche.uottawa.ca/perspectives/2008/ sylvestre Itinérants privés d\u2019espace public La multiplicité de festivals durant l\u2019été met continuellement les populations itinérantes «dehors de dehors», comme l\u2019affirme si justement le chanteur Dan Bigras, porte-parole du Refuge des jeunes.Mais une fois par année, jeunes et moins jeunes de la rue ont entièrement droit de cité au centre-ville.Du 19 au 21 août prochain, ils invitent le public au 12e Festival d\u2019expression de la rue (FER) à la Place Pasteur, au coeur du Campus de l\u2019UQAM1.Cet événement artistique sera aussi l\u2019occasion pour les jeunes de la rue de dire au plus grand nombre que l\u2019espace public s\u2019amenuise pour ceux qui n\u2019ont pas de toit sur la tête. L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Tu veux travailler ?Le GIT peut t\u2019aider ! Services gratuits q Ateliers de groupe q Stages en entreprise q Suivis individualisés q Activités post-formation q Aide dans la recherche d\u2019emploi Tu es q Âgé/e de 16 ans ou plus q Motivé/e à intégrer ou réintégrer le marché du travail q Démuni(e) face à l\u2019emploi Les services du GIT sont offerts grâce à la contribution financière d\u2019Emploi-Québec Pour t\u2019inscrire : Tél.: 514 526-1651 Téléc.: 514 526-1655 Groupe Information Travail 3587, av.Papineau, Montréal (Québec) H2K 4J7 git@infotravail.net CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont- La Petite-Patrie 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Téléphone : 514 729-5342 Télécopieur : 514 729-5875 Courriel : bigrab1@parl.gc.ca Gilles Duceppe Chef du Bloc québécois Député de Laurier-Sainte-Marie 1200, rue Papineau, bureau 350 Montréal (Québec) H2K 4R5 Téléphone : 514 522-1339 Télécopieur : 514 522-9899 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Communauté de L\u2019Itinéraire Le premier ministre écossais, Alex Salmond, a procédé à l\u2019ouverture de la conférence avec Serge Lareault, manifestant ainsi son appui aux journaux de rue comme L\u2019Itinéraire.Le siège social de l\u2019INSP est à Glasgow et a été créé avec l\u2019aide du gouvernement écossais, ce qui fait de ce pays un acteur majeur dans le développement des médias qui viennent en aide aux personnes itinérantes.L\u2019INSP compte plus de 120 journaux membres, dans 38 pays et cinq continents.Ces journaux, qui sont des entreprises d\u2019économie sociale, viennent en aide à plus de 250 000 sans-abri chaque année et sensibilisent quelque 90 millions de lecteurs.«Les journaux de rue représentent de plus en plus une voix forte pour un monde plus tolérant, inclusif et solidaire, a déclaré Serge Lareault.Leur capacité à sensibiliser les citoyens à la réalité des plus démunis et à réunir la société civile autour de projets positifs fait une différence dans la vie de centaines de milliers de personnes et inspire aussi le changement.» L\u2019INSP est maintenant reconnu par l\u2019ONU et de plus en plus d\u2019organismes internationaux collaborent au développement de son réseau d\u2019information.C\u2019est le cas notamment des agences de presse Reuters et Inter Press Service, du réseau Aljazeera English et de l\u2019Open Society Institute.Élu à la présidence de l\u2019INSP en 2006, Serge Lareault a été reconduit dans ses fonctions lors de cette conférence.Les journaux membres ont souligné son leadership et la qualité de sa gestion.Sous sa présidence, l\u2019INSP a agrandi son réseau, augmenté considérablement ses membres et contribué à la création de cinq journaux de rue en Afrique et en Europe de l\u2019Est, avec la participation de l\u2019Union européenne.L\u2019organisme publie maintenant de l\u2019information en trois langues, grâce à son agence Street News Service.« Au cours de cette conférence, nous avons établi les priorités des prochaines années qui sont de créer encore plus de journaux de rue, en Asie par exemple, et de former un véritable réseau mondial d\u2019information sociale et solidaire, afin que la société civile puisse être réunie autour d\u2019un projet commun : forcer les gouvernements des différents pays à éradiquer la pauvreté par des solutions concrètes.On nous désinforme quand on laisse croire que c\u2019est impossible.Les journaux de rue sont là pour redonner espoir aux gens en leur fournissant une information qui prouve le contraire », a déclaré Serge Lareault à la fin de l\u2019événement.(La rédaction) Site Internet de l\u2019INSP: www.street-papers.com Serge Lareault, éditeur de L\u2019Itinéraire et président de l\u2019INSP, Jackie Clark, députée représentant le maire de Glasgow et Alex Salmond, premier ministre d\u2019Écosse, lors de l\u2019ouverture de la 13e conférence internationale des journaux de rue.L\u2019éditeur de L\u2019Itinéraire préside La 13e conférence internationale des journaux de rue À titre de président de l\u2019International Network of Street Papers (INSP), l\u2019éditeur de L\u2019Itinéraire, Serge Lareault, a animé la 13e conférence internationale des journaux de rue, à Glasgow, en Écosse, du 17 au 22 juin dernier.Cette conférence, qui regroupait une centaine de journalistes de 32 pays, a permis de consolider le développement d\u2019une presse engagée socialement dans la lutte à la pauvreté et à l\u2019exclusion sociale.« Les priorités des prochaines années sont de former un véritable réseau mondial d\u2019information sociale et solidaire, afin que la société civile puisse être réunie autour d\u2019un projet commun : forcer les gouvernements des différents pays à éradiquer la pauvreté par des solutions concrètes.On nous désinforme quand on laisse croire que c\u2019est impossible.Les journaux de rue sont là pour redonner espoir aux gens en leur fournissant une information qui prouve le contraire » \u2013 Serge Lareault, éditeur de L\u2019Itinéraire et président de l\u2019INSP L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Actualité & vie urbaine Mathieu Authier a 15 ans et il est le premier jeune à avoir été recruté pour le projet «Murales environnementales».«L\u2019an passé, la mère de Mathieu a appris qu\u2019il faisait des tags illégaux et elle était inquiète qu\u2019il se fasse arrêté», explique Nathalie Lajoie, directrice de l\u2019organisme Y\u2019a quelqu\u2019un de l\u2019aut\u2019bord du mur (YQQ), qui est le maître d\u2019oeuvre de ce projet unique dans le quartier.Mathieu, qui étudie en «art-étude» dans une école publique du quartier, a rencontré ensuite Luc Dalpé, fondateur du Café-Graffiti et l\u2019un des quatre artistes muralistes du projet «Murales environnementales».L\u2019année dernière, ils ont réalisé ensemble une murale longue de 150 mètres commanditée par Gaz-métro, qui est située près du métro Frontenac.Depuis, Mathieu s\u2019est pris au jeu.«Je fais du dessin depuis très jeune et j\u2019aime les murales pour leur grande dimension.C\u2019est la seule occasion pour moi d\u2019avoir autant d\u2019espace pour m\u2019exprimer», explique Mathieu.Des artistes-muralistes prenant part au projet, soit Luc Dalpé, Rémi Seers, Marc- André Jutras et Arpi, aucun n\u2019a fait les Beaux-arts.Ce n\u2019est pas le cas de tous dans cette profession, mais le graffiti est avant tout un art qui s\u2019apprend dans la rue, au contact de ceux qui sont passés maîtres de cet exercice particulier.Actuellement en plein travail sur sa murale de l\u2019école Boucher-De-La-Bruère, Rémi Seers, 27 ans, a découvert l\u2019art urbain au Café-Graffiti grâce à Luc Dalpé.Artiste peintre depuis neuf ans, il revient tout juste d\u2019un voyage de trois années pendant lequel il a trimballé ses pinceaux partout au Canada, aux États-Unis et en Amérique du Sud.«Je suis parti sur le pouce avec mes pinceaux et 200 $ en poche», explique-t-il le plus simplement du monde.Qu\u2019il travaille avec des bombes aérosol ou avec des pinceaux, Rémi a du talent.«C\u2019est un excellent dessinateur.Au niveau des arts visuels, c\u2019est le meilleur que j\u2019ai jamais rencontré.Il va être dur à battre», dit de lui Luc Dalpé, à qui l\u2019on doit les premières murales artistiques autorisées à Montréal.Selon M.Dalpé, il faut arrêter d\u2019associer les graffiteurs à des taggers.«Le tag, c\u2019est quelque chose qui s\u2019apparente au vol à l\u2019étalage, alors que les graffiteurs sont ceux qui ont le plus contribué à embellir Montréal ces dernières années», indique-t-il.L\u2019environnement au coeur du projet Les cinq murales ont toutes pour thème l\u2019environnement.En plus d\u2019embellir le quartier Mercier-Est, les cinq murales traiteront respectivement de recyclage, de transport actif, d\u2019accès au fleuve, de pollution sonore et de forêt urbaine.Les citoyens de Mercier-Est ont également été consultés avant de décider du choix des murales.«Les citoyens étaient enthousiastes», ajoute Rémi.«Ce projet de \"Murales environnementales\" fait partie d\u2019un large plan de revitalisation du quartier financé par l\u2019arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonnneuve et qui va s\u2019étendre sur plusieurs années», précise Véronique Guimond, chargée de projet à l\u2019organisme YQQ.«Heureusement que YQQ s\u2019est engagé dans l\u2019art urbain, car avant leur implication, les artistes qui font des murales ont connu une période un peu difficile», reconnaît Luc Dalpé.Y\u2019a quelqu\u2019un de l\u2019aut\u2019bord du mur : 514 529-2023 Les artistes-muralistes Luc Dalpé, Rémi Seers et Mathieu Authier, participant au projet «Murales environnementales» de l\u2019organisme Y\u2019a quelqu\u2019un de l\u2019aut\u2019bord du mur Jérôme Savary Adjoint à la rédaction jerome.savary@itineraire.ca À Montréal, les graffiteurs ne sont plus persona non grata.L\u2019embellissement de nos quartiers passe aujourd\u2019hui par les graffitis et les artistes-muralistes que la ville poursuivait à coups de contraventions.Dans le quartier Mercier-Est, bordé notamment par l\u2019autoroute 25 et la promenade Bellerive qui longe le Saint-Laurent, 15 jeunes peignent actuellement cinq murales artistiques, en se basant sur les projets et le savoir-faire de quatre artistes muralistes reconnus; tout cela en partenariat avec les citoyens du quartier.«Le tag, c\u2019est quelque chose qui s\u2019apparente au vol à l\u2019étalage, alors que les graffiteurs sont ceux qui ont le plus contribué à embellir Montréal ces dernières années» \u2014 Luc Dalpé, fondateur du Café-Graffiti et l\u2019un des quatre artistes muralistes du projet «Murales environnementales» Le graffiti artistique embellit Mercier-Est Photo : Jérôme Savary L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Actualité & vie urbaine Le 18 juin dernier, Habitat pour l\u2019humanité Montréal a inauguré le site de construction d\u2019un nouveau duplex dans l\u2019est de l\u2019île de Montréal.Une famille fortement engagée dans la communauté d\u2019Hochelaga-Maisonneuve sera l\u2019heureuse propriétaire de l\u2019une des unités d\u2019habitation.La famille Rochon est constituée de deux adultes et de trois enfants.Elle a été sélectionnée en fonction de son besoin de logement, de sa capacité à payer une hypothèque sans intérêt ajustée à son revenu et de sa volonté d\u2019apporter 500 heures de travail à la construction de sa propre maison.Pierre Rochon, le papa de la famille, est resté bouche bée lorsqu\u2019il a appris qu\u2019ils étaient sélectionnés pour le projet.«J\u2019avais des chatouillements et je tournais en rond.Je ne m\u2019étais pas senti comme cela depuis la journée de mon mariage» a-t-il commenté.Fondé en 1998, l\u2019organisme Habitat pour l\u2019humanité Montréal est affilié à Habitat pour l\u2019humanité international qui est présent dans plus de 100 pays.L\u2019organisme international a bâti au-delà de 225 000 maisons jusqu\u2019à présent et, à l\u2019heure actuelle, il construit une maison toutes les 21 minutes.Micheline Rioux Journaliste de rue micheline.rioux@itineraire.ca Une famille comblée La famille Rochon et les représentants d\u2019Habitat Pour l\u2019Humanité Montréal (HPHM).De gauche à droite : Lucie Isabel, du comité de sélection des familles, Johanne L\u2019Heureux, secrétaire-trésorière, Marie-Pier Rochon, Ginette Rochon, Pierre Rochon, Stephen Rotman, président d\u2019HPHM, Ernesto Hurtado Moré, gérant de chantier et Alexandre Rochon Pour plus d\u2019informations: www.habitatmontreal.qc.ca Depuis sa première édition en 2007, Le Grand Débarras est devenu l\u2019événement majeur de la Promenade Sainte-Catherine Est.L\u2019art et l\u2019environnement sont les piliers de cet événement qui fait rayonner l\u2019originalité et l\u2019audace de la Promenade et de ses commerçants.L\u2019expérience de l\u2019an passé permet la tenue d\u2019une 2e édition plus mature et de plus grande envergure.Cet événement se veut bien sûr être une façon d\u2019animer l\u2019artère commerciale, mais aussi un véhicule puissant de transmission des valeurs de consommation responsable et de conscientisation environnementale.Le samedi 23 août, de 13h à 21h, Le Grand Débarras réunira une cinquantaine d\u2019artisans éco-responsables, d\u2019artistes de rue, de peintres et de musiciens qui prendront place sur la rue Sainte-Catherine Est entre les rues Bennett et Létournaux.Les visiteurs pourront participer à des activités de peinture dans le parc Morgan, et le long de la rue Sainte-Catherine Est, des peintres créeront de oeuvres en direct.En plein quartier Hochelaga-Maisonneuve, l\u2019art et l\u2019environnement seront ainsi au rendez-vous pour créer une ambiance urbaine unique à Montréal (Source : Société de développement commercial de la Promenade Sainte-Catherine Est) La Société de développement commercial de la Promenade Sainte-Catherine Est travaille depuis plus de deux décennies au développement commercial de la Promenade.Son Plan Vert reflète sa nouvelle vision en matière de développement commercial, axée sur le développement durable et dans lequel s\u2019inscrit notamment le Grand Débarras.Hochelaga-Maisonneuve aux couleurs de l\u2019art éco-responsable 10 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Stuart Rae est un artiste rationnel.Socialiste, capitaliste, nihiliste et humaniste.Voilà comment il se définit.Créateur de lunettes, de bijoux et aussi sculpteur de matériaux recyclés, l\u2019artiste anglophone originaire de Vancouver présente des oeuvres métalliques et stylisées.Comment avez-vous commencé à créer?J\u2019ai toujours créé.J\u2019aime le monde et tous ses petits détails fascinants.L\u2019être humain est la seule espèce sur la terre à se parer de bijoux.C\u2019est ce qui me motive à créer.Que vous faut-il pour créer?J\u2019ai besoin de la nature.Je m\u2019inspire beaucoup des êtres organiques.Il y aussi des objets de tous les jours, comme des legos, qui m\u2019inspirent.J\u2019aime les sortir de leur contexte pour les interpeller d\u2019une autre façon.Comment Montréal vous inspire-t-elle?Montréal me rappelle New York ou Hong Kong.Les gens y sont cultivés, il y a de la vie.Mais ça ne fait pas si longtemps que je connais Montréal.J\u2019ai vécu mon enfance à Vancouver et j\u2019ai étudié à Halifax.Une chance que j\u2019ai visité ma soeur à Montréal, sans ça, je ne serais pas venu tout de suite.Avez-vous un message à faire passer?Mes messages, je les transmets à travers des objets.Je manipule les gens sans qu\u2019ils s\u2019en rendent compte grâce à l\u2019image.Ani Müller éclate de lumière.Pleine de vie, la créatrice peint pourtant des toiles sombres et fractionnées.Inspirée par ses erreurs, ses faiblesses, Ani Müller décortique sa vie de dyslexique.Si les mots restent souvent incompréhensibles sous ses yeux, les couleurs en dévoilent tous les secrets.Pourquoi créez-vous?C\u2019est essentiel à ma vie.Sans ça, je n\u2019aurais pas été moi-même.L\u2019art, c\u2019est mon sang.Comment cela a-t-il commencé?J\u2019ai commencé à 8 ans, je faisais des paysages, des portraits classiques.À cause de ma dyslexie, j\u2019échouais souvent à l\u2019école.La différence était loin d\u2019être facile à vivre.Sauf que j\u2019étais bonne en art.Je réussissais à éblouir tout le monde par mes peintures.C\u2019était ma force et je l\u2019ai développée.Maintenant, je fais de la thérapie par l\u2019art avec des personnes atteintes d\u2019Alzheimer ou handicapées.C\u2019est à mon tour d\u2019aider.Que vous faut-il pour créer?Des pinceaux et de la peinture.Je prends aussi plusieurs photos que je découpe.Je les place en désordre sur la toile et je peins par-dessus.À la fin, les gens ne sont plus reconnaissables.Comment Montréal vous inspire-t-elle?Montréal m\u2019inspire par ses galeries.Il y en a plein! Les expositions roulent, il y a toujours des nouveautés.Les gens sont aussi plus intéressés par l\u2019art.Avez-vous un message à faire passer?Il ne faut pas se gêner d\u2019être différent.Il faut même le dire ouvertement, en être fier.Usine 106u Chaque premier jeudi du mois, l\u2019Usine 106U, située au coeur du Plateau Mont-Royal, se remplit d\u2019oeuvres d\u2019artistes émergents.Plus de 24 artistes trouvent refuge dans cette ancienne usine recyclée en lieu de création.L\u2019Itinéraire a rencontré certains de ces artistes pour discuter création et inspiration.Usine 106U : http://profile.amyspace.com/usine106u Marie-Ève Muller Journaliste stagiaire Stuart Rae Art et marketing Ani Müller Décortiquer la dyslexie Stuart Rae Ani Müller L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 11 Des oeuvres contemporaines en guise d\u2019écran publicitaire Deux grandes sociétés d\u2019État du Québec, le Musée d\u2019art contemporain de Montréal et Télé-Québec, mettent en commun leur expertise pour produire, diffuser et exposer 10 capsules vidéo d\u2019artistes québécois parmi les plus prometteurs.Jusqu\u2019au 7 septembre 2008, ces dix oeuvres vidéographiques sont diffusées en alternance trois fois par semaine sur les ondes de Télé-Québec et sur son site Internet, au www.telequebec.tv.Elles sont présentées dans le cadre de la première Triennale québécoise du Musée d\u2019art contemporain, qui se poursuit elle aussi jusqu\u2019au 7 septembre.Les oeuvres ont toutes été créées en 2008, spécialement pour l\u2019occasion.Les artistes participants sont issus du milieu des arts visuels.Ils avaient carte blanche quant au contenu et au scénario de leur capsule vidéo.Le résultat est saisissant, mystérieux, déroutant et extrêmement varié.La diffusion de ces oeuvres au moment des pauses publicitaires introduit un élément d\u2019inusité dans le contenu proposé aux auditeurs.Marc Mayer, directeur général du Musée d\u2019art contemporain, et Michèle Fortin, présidente-directrice générale de Télé- Québec, se réjouissent que ce projet conjoint et innovateur, entièrement dédié à la création, se soit concrétisé.Pour Marc Mayer, «ce formidable projet nous permet de sortir des lieux convenus de l\u2019art contemporain et de promouvoir les arts visuels dans les médias».De son côté, Michèle Fortin est fière de cette belle association et du fait que les ondes de Télé-Québec puissent offrir une vitrine supplémentaire à des oeuvres de créateurs d\u2019ici.Après la Triennale, les oeuvres seront intégrées à la Collection du Musée d\u2019art contemporain et rejoindront notre patrimoine national.Ces vidéos d\u2019art feront également partie de l\u2019inventaire de Télé-Québec, qui pourra éventuellement les rediffuser.Pour visionner ces capsules sur Internet : www.telequebec.tv/video/capsulesmac.aspx (Source : Télé-Québec) Culture Photo tirée de la vidéo de Patrick Bernartchez Photo tirée de la vidéo de Bettina Hoffman Photo tirée de la vidéo de Yannick Pouliot À partir du 31 août prochain, la TOHU présentera l\u2019exposition écoresponsable Bâtir vert l\u2019avenir.La photographe environnementale Cindy Diane Rheault y exposera des images des projets de bâtiments durables au Québec captées par son oeil «vert».Ce projet vise à promouvoir la consommation responsable de l\u2019industrie de la construction et du bâtiment, tout en rendant hommage aux initiatives de projets responsables des entreprises et des particuliers.Les visiteurs pourront explorer un lieu de solutions alternatives et durables qui leur inspirera une manière plus responsable d\u2019exercer leur pouvoir d\u2019achat.Ayant voyagé pendant plusieurs années au Canada, la photographe native de Niagara Falls en Ontario était en séjour dans la campagne québécoise quand elle a eu l\u2019idée de fusionner sa profession de photographe avec son amour pour la nature et l\u2019écologie.C\u2019est ainsi que depuis, elle exprime par ses images les actions des hommes et des femmes d\u2019ici qui se dévouent pour assurer la pérennité de la planète.L\u2019exposition Bâtir vert l\u2019avenir sera présentée gratuitement dans l\u2019Espace SSQ de la TOHU, du 31 août au 25 octobre 2008.Pour plus d\u2019informations: www.tohu.ca Micheline Rioux, journaliste de rue micheline.rioux@itineraire.ca Des photos écolos 12 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Une Roy, la mer et la terre Libre penseur, Roy Dupuis a besoin de grands espaces.Récemment, l\u2019acteur s\u2019est découvert une passion pour la voile, car sur l\u2019eau, seul le présent existe.C\u2019est la clef de la liberté la plus totale, selon le marin.«Pour survivre sur l\u2019eau, tu dois toujours être dans l\u2019instant présent, à l\u2019écoute du vent, de l\u2019eau, des nuages.Tu es constamment sollicité par la nature.Et puis, ce qui était important sur terre ne l\u2019est soudainement plus.» Porté par ce sentiment d\u2019éternité, Roy a l\u2019intention de faire le tour du monde avec sa compagne, Céline Bonnier, d\u2019ici trois ans.Il apportera une caméra avec lui pour, peut-être, réaliser un documentaire.«Sur un voilier, tu as un autre point de vue sur la vie, sur la planète et sur toi-même.» En attendant, le bel acteur occupe son temps libre à retaper sa maison du 18e siècle.Photo : Jonathan Desjarlais L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 13 Roy Dupuis Dans son rôle de citoyen Bien calé dans une bergère jaune canari, cigarette dans une main, espresso dans l\u2019autre, Roy Dupuis paraît visiblement à l\u2019aise dans le salon que son amie et gérante a mis à notre disposition.Il parle avec fluidité et sans retenue, contrairement à la rumeur qui veut qu\u2019il soit obstinément taciturne avec les journalistes.Regard franc, cillant rarement, l\u2019acteur de 45 ans plonge d\u2019abord dans ce qui l\u2019a séduit dans le scénario de Truffe: «J\u2019ai aimé la critique sociale.Le fait que l\u2019on caricature les multinationales qui contrôlent l\u2019humain, l\u2019asservissent pour le rendre semblable au robot.» Le dernier film de Kim Nguyen se veut effectivement une allégorie du capitalisme et de la surconsommation, un thème qui rend loquace Roy Dupuis: «On n\u2019instruit pas les gens, on les forme pour qu\u2019ils soient de bons petits soldats au service des entreprises.Dans le système capitaliste, l\u2019humain est considéré seulement comme un travailleur et un consommateur», affirme Roy en approfondissant le propos de Truffe.Dans la même perspective, l\u2019acteur déplore aussi que le discours de notre société soit fondé sur la dichotomie entre gagnant et perdant.Lecteur assidu des penseurs Noam Chomsky, Michel Chossudovsky et Riccardo Petrella \u2014pour ne nommer que ceux-là\u2014 l\u2019acteur a développé une conscience aiguë de la société dans laquelle il vit.«On est littéralement contrôlés, asservis au discours dominant qui veut que l\u2019autre soit menaçant, ce qui fait qu\u2019on est plus ou moins obligés d\u2019écraser l\u2019autre si on ne veut pas crever de faim.» Tirant sur sa cigarette qui l\u2019encercle aussitôt d\u2019une bulle de fumée, Roy Dupuis ne mâche pas ses mots pour soutenir une analyse plus terreà- terre.«On n\u2019a plus de projet social, le seul objectif de nos dirigeants est d\u2019augmenter le PIB.Le bien-être du peuple ne compte plus et nos dirigeants ne sont plus des dirigeants, mais des employés à la solde des grandes corporations.Ils ne travaillent pas pour nous, mais pour les puissants.» Militant convainquant À la fois cofondateur et coprésident de la Fondation Rivières, qui favorise le regroupement de citoyens et d\u2019organismes voués à la protection des rivières du Québec, Roy Dupuis considère que la mobilisation citoyenne est essentielle pour protéger l\u2019une de nos plus grandes richesses collectives.Ce sont d\u2019ailleurs des citoyens inquiets du sort des rivières qui ont sonné l\u2019alarme et convaincu Roy de s\u2019engager avec la Fondation Rivières: «Je ne suis que le porte-parole, dit-il.Derrière moi, il y a une multitude de citoyens engagés, de scientifiques, de spécialistes qui me convainquent d\u2019agir publiquement.Je ne suis pas du genre à entériner tout de suite une contestation parce qu\u2019il faut contester.Il faut toujours me convaincre.» Le comédien se dit fier de faire partie d\u2019une organisation qui se donne des moyens pour faire face aux grandes puissances trop souvent assoiffées par le profit.Cependant, il constate une résistance médiatique lorsque sa prise de parole touche des groupes d\u2019intérêts.L\u2019injonction «sois beau et tais-toi» n\u2019est pas du tout son genre.«Plus tu déranges, moins tu as la parole dans les médias.Il y a parfois une manipulation de l\u2019information en ce sens-là.J\u2019ai déjà accordé des entrevues où l\u2019on a coupé d\u2019importants passages de mon discours lors du montage.» Dans une lettre ouverte envoyée au journal Le Devoir en avril 2006, l\u2019acteur a d\u2019ailleurs déclaré faire l\u2019objet d\u2019attaques malveillantes de la part d\u2019éditorialistes, notamment de La Presse et du Quotidien, parce qu\u2019il questionnait l\u2019exploitation de la rivière Rupert par Hydro- Québec.«Quand on s\u2019oppose à un projet, on n\u2019est pas nécessairement contre tout.On s\u2019engage dans une démarche qui appartient à l\u2019humanité», fait valoir celui qui a été révélé au grand public sous les traits d\u2019Ovila Pronovost dans la série Les filles de Caleb en 1990.Optimiste malgré tout «Le privé n\u2019est jamais là pour le bien du peuple», affirme celui qui interprète un ouvrier qui fait face à l\u2019exploitation d\u2019une multinationale dans Truffe.Selon lui, il faut se méfier de ceux qui préconisent la privatisation du système de santé et de nos ressources collectives.Alors que le gouvernement du Québec a annoncé, en mai dernier, l\u2019achat de 2 000 mégawatts d\u2019énergie éolienne à des compagnies privées, l\u2019acteur n\u2019hésite pas à manifester son désaccord.«Le vent devrait appartenir à tous les Québécois.Les entreprises privées pourraient construire les éoliennes, mais la ressource devrait nous appartenir.» Qu\u2019on le comprenne bien: il y a de la place pour le privé, mais l\u2019énergie du vent et ses bénéfices devraient rester collectifs.Même si Roy Dupuis déplore que les médias de masse manipulent souvent la population, l\u2019acteur est convaincu que les grands changements sociaux passent par l\u2019information: «Parallèlement à l\u2019information des grands médias, Internet permet d\u2019avoir accès à d\u2019autres sources d\u2019information et permet de créer des réseaux de solidarité qui ne peuvent pas être contrôlés.» Loin de nier l\u2019escalade de la droite idéologique, il demeure convaincu que la lame de fond de mobilisation contre la mondialisation changera le cours de la société à venir.«Ils (les tenants du discours néolibéral) ont perdu d\u2019avance, car un peuple informé peut se révolter.» Qui a cru que Roy Dupuis avait la parole avare?Le film Truffe prend l\u2019affiche le 22 août dans plusieurs cinémas montréalais Pour soutenir la Fondation Rivières: www.fondation-rivieres.org Audrey Coté L\u2019homme vole la vedette à l\u2019acteur.Ce constat s\u2019impose lorsque l\u2019on rencontre Roy Dupuis.Celui qui traîne l\u2019étiquette de sex symbol, malgré les mèches blanches qui parsèment sa chevelure léonine, n\u2019a rien de superficiel.Il ne cherche pas à faire l\u2019intéressant.Il l\u2019est.Si l\u2019acteur de 45 ans s\u2019avère chevronné et brillant, l\u2019homme, lui, rayonne lorsqu\u2019il articule sa critique sociale nourrie par celle des penseurs contemporains.L\u2019Itinéraire s\u2019est entretenu avec Roy Dupuis dans le cadre de la sortie de Truffe, le dernier film fantastique de Kim Nguyen, dans lequel il interprète un ouvrier d\u2019Hochelaga-Maisonneuve qui gagne durement sa vie dans un gisement de truffes noires.« On n\u2019instruit pas les gens, on les forme pour qu\u2019ils soient de bons petits soldats au service des entreprises.Dans le système capitaliste, l\u2019humain est considéré seulement comme un travailleur et un consommateur » \u2014 Roy Dupuis 14 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Santé / bien-être Nos mouvements sont régis par la dopamine, un produit chimique qui fait voyager les signaux entre les neurones du cerveau.Quand les cellules productrices de dopamine meurent, les symptômes du Parkinson se manifestent.Tremblements, rigidité musculaire, ralentissement des mouvements et perte d\u2019équilibre (ressemblant à l\u2019état d\u2019ébriété) sont les symptômes les plus fréquents de cette maladie.L\u2019anxiété, la dépression ou la difficulté à écrire sont d\u2019autres troubles qui peuvent survenir.Grâce à la science, le fonctionnement du cerveau est mieux connu.Les effets de la maladie de Parkinson le sont aussi.En revanche, les causes de cette maladie demeurent encore floues.«Nous savons que la maladie de Parkinson est notamment causée par des polluants environnementaux», indique Nathalie Ross, directrice générale de la Société Parkinson du Québec.Nouvelle coalition Une nouvelle coalition d\u2019organismes spécialisés en santé neurologique milite depuis le mois de juin auprès des élus canadiens afin de faire financer une large étude épidémiologique.«Cette étude nous permettrait d\u2019avoir un portrait plus global des maladies neurologiques, dit Nathalie Ross.Le gouvernement canadien pourrait ensuite mettre en place des programmes de surveillance des différentes maladies et si des causes communes sont identifiées, le travail de nos organismes serait complètement revu.» Alors que la recherche semble pour l\u2019instant s\u2019être engagée dans un cul-desac, un nouveau médicament, qui prend la forme d\u2019un timbre cutané, donne quelques espoirs.«Ce médicament permettra aux malades de prendre moins de médicaments et de bénéficier d\u2019une continuité accrue de l\u2019effet thérapeutique», précise Nathalie Ross.Grâce aux médicaments, les malades réussissent à réduire les symptômes du Parkinson et à jouir d\u2019une qualité de vie acceptable.«Par exemple, certaines personnes peuvent ainsi réussir à demeurer sur le marché du travail», souligne Mme Ross.Danser, chanter! D\u2019autres activités donnent également de bons résultats, comme la danse ou le chant.«La danse a des effets positifs, car elle aide à détendre les muscles et permet ainsi une réduction des symptômes.De façon générale, le sport active les synapses dopaminergiques, ce qui rend les médicaments plus efficaces.» Briser l\u2019isolement des personnes malades est une autre clé permettant de leur offrir une qualité de vie acceptable.«Rejoindre l\u2019un des neuf conseils régionaux de la Société de Parkinson du Québec permet également d\u2019échanger des trucs pratiques, ajoute Mme Ross.Quand on subit sa maladie dans l\u2019isolement, c\u2019est toujours plus difficile.» (En collaboration avec Jérôme Savary) Site officiel: www.parkinsonquebec.ca «La danse a des effets positifs, car elle aide à détendre les muscles et permet ainsi une réduction des symptômes.De façon générale, le sport active les synapses dopaminergiques, ce qui rend les médicaments plus efficaces.» \u2014 Nathalie Ross, directrice générale de la Société Parkinson du Québec Parkinson, et après?La maladie de Parkinson toucherait 25 000 personnes au Québec, d\u2019après la Société Parkinson du Québec.Par exemple, le réalisateur québécois Gilles Carle et le comédien américain Michael J.Fox en sont atteints.La recherche scientifique est malheureusement peu encourageante sur le traitement de cette maladie neurodégénérative, mais des espoirs subsistent grâce à de nouveaux médicaments et à la création d\u2019une coalition défendant les personnes atteintes de maladies neurologiques.Nathalie Ross, directrice générale de la Société Parkinson du Québec photo :Julie Cloutier Josée Louise Tremblay Journaliste de la rue jyel_roses@yahoo.ca L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 15 Stresser le matin nuit à la mémoire Une chercheuse québécoise a découvert que lorsqu\u2019on fait face à des situations stressantes en matinée, cela nuit davantage à notre mémoire émotive que lorsque le stress survient en après-midi.Pourquoi?Ce serait la faute du cortisol, une hormone liée au stress.Dre Françoise Maheu, en stage postdoctoral au National Institute of Mental Health, a mené une expérience auprès de quatre groupes de sujets.Deux groupes ont été soumis à une épreuve stressante, l\u2019un en avant-midi et l\u2019autre en après-midi.Les deux autres n\u2019ont pas subi de stress.On leur a ensuite raconté une histoire à composantes émotives pour vérifier leurs capacités de mémorisation.Résultats : le groupe du matin ayant subi un stress a retenu 30 % moins d\u2019éléments émotifs que celui n\u2019en ayant pas subi.Aucune différence n\u2019a été notée entre les deux groupes de l\u2019après-midi.Comment expliquer cela?Comme le corps sécrète davantage de cortisol en période de stress et en matinée, on croit que cette hormone nuit à l\u2019activité des zones cérébrales liées aux émotions.Selon Françoise Maheu, cette recherche démontre que le moment de la journée peut influencer les résultats de tests portant sur le stress et la mémorisation.Quand bébé nous casse les oreilles Un hurlement de bébé atteint 90 décibels, une intensité sonore comparable à celle d\u2019un marteau pneumatique ou d\u2019une chanteuse d\u2019opéra.Pas de doute, junior fait tout pour se faire entendre! L\u2019intensité sonore, exprimée en décibels, se mesure au moyen d\u2019un sonomètre.À partir de 130 décibels, l\u2019audition devient douloureuse, mais l\u2019oreille peut être endommagée par une exposition prolongée à une intensité de 85 décibels.Grâce à l\u2019intensité élevée de ses pleurs, le bébé attire l\u2019attention de ses parents.C\u2019est son premier moyen de communication.Jusqu\u2019à 3 mois, ses pleurs sont généralement causés par la faim, mais parfois par des coliques, de la fatigue ou de l\u2019inconfort (couche mouillée, froid, chaleur).Avec l\u2019expérience, les parents arrivent à différencier les divers types de pleurs en se basant sur l\u2019intensité et la hauteur des sons.À partir de 6 mois, les sanglots sont souvent dus à l\u2019ennui ou à la frustration et prennent un tout autre ton! Rire pour la forme Saviez-vous que depuis les années 1980, de plus en plus d\u2019hôpitaux \u2013 y compris au Québec \u2013 engagent des clowns pour aider les patients à recouvrer la santé?Rien d\u2019étonnant à cela, car rire est un excellent tonique pour la santé physique et mentale.Des exemples?Vingt secondes de rire sont aussi bénéfiques pour le coeur que trois minutes de marche rapide.Rigoler produit des endorphines qui combattent le stress et l\u2019anxiété tout en accroissant la tolérance à la douleur.Qu\u2019estce qu\u2019on attend pour rire?Chaque jour, un enfant rit en moyenne 40 fois, contre seulement 17 fois pour un adulte.Pourtant, les «grandes personnes» auraient avantage à se bidonner plus fréquemment.En effet, les spécialistes du rire recommandent au moins 30 minutes de rigolade par jour! Pourquoi?Plusieurs études démontrent les vertus du rire tant sur la santé physique que mentale.D\u2019abord, c\u2019est un excellent exercice qui active non seulement les muscles du visage, mais également le coeur, le diaphragme et les abdominaux.Rire aux éclats permet aussi une meilleure oxygénation du sang et des organes.De plus, le rire a des effets bénéfiques sur la digestion en augmentant la production de salive et d\u2019enzymes tout en stimulant les contractions de l\u2019estomac et des intestins.Autre fait intéressant : après une séance de rigolade, le sang contient davantage d\u2019anticorps qui nous protègent contre les infections.(Source : Développement économique, Innovation et Exportation Québec) Santé / bien-être 16 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 La compagnie canadienne Magenn crée des éoliennes flottantes ou plutôt volantes.Semblable à un ballon dirigeable, la turbine est reliée à une batterie au sol par des fils électriques à ses deux extrémités.L\u2019avantage d\u2019une turbine flottante est qu\u2019elle peut aller chercher les vents constants en hauteur.Même au milieu des terres, les turbines pourront créer de l\u2019électricité.Autre option, les éoliennes flottantes peuvent être installées entre deux gratte-ciel au centre-ville.«Les rues des grandes villes sont des couloirs à vent.Nous pourrions accrocher une turbine entre deux bâtiments et leur fournir directement de l\u2019électricité», assure l\u2019ingénieur en aérospatial.Pour flotter, la turbine est remplie d\u2019hélium.«C\u2019est un gaz inerte, alors il n\u2019y a pas de danger que la turbine explose.Même si l\u2019hélium s\u2019échappait, l\u2019environnement ne serait pas en danger», assure Pierre Rivard, président de la compagnie.La turbine a une vie de 10 à 15 ans, mais l\u2019enveloppe du ballon doit être changée après cinq ans.Jusqu\u2019à présent, Magenn n\u2019a pas d\u2019éolienne au Canada.«Nous en avons aux États-Unis, en Virginie et en Caroline-du-Nord.Pour l\u2019instant, il s\u2019agit surtout de prototypes, mais nous essayons vraiment d\u2019en avoir au pays», affirme Pierre Rivard.Sur l\u2019eau La première turbine flottante au monde a été installée par la compagnie néerlandaise Blue H en Italie le 6 décembre dernier.Inspirée des plateformes de forage, les éoliennes de Blue H flottent à une distance de 10 à 15 milles nautiques (18 à 28 kilomètres) de la berge.Puisqu\u2019elles sont loin de la côte, les éoliennes ne polluent pas le paysage et n\u2019indisposent personne à cause du bruit.Par contre, vu la distance, les coûts d\u2019entretien et de transport de l\u2019électricité sont très élevés.Blue H prévoit construire un parc éolien de 25 turbines en Italie dans les prochaines années.La compagnie norvégienne Sway a aussi développé des hydroliennes.Le premier prototype servait à alimenter en électricité une plateforme de forage de la compagnie Shell.Les éoliennes sont construites à une distance de 50 à 60 kilomètres de la berge, à une profondeur variant de 80 à 300 mètres.Les hydroliennes ont une durée de vie de 100 ans.Par contre, leur coût est nettement plus élevé qu\u2019une éolienne terrestre.«Nos turbines coûtent environ 22 000 dollars américains, soit près de 40% plus cher qu\u2019une éolienne normale.Cependant, une seule turbine produit de l\u2019électricité pour 1200 maisons», explique Michal Forland, le chef financier de Sway.Comparativement, une éolienne terrestre fournirait de l\u2019électricité pour 600 foyers environ.Ce que le gouvernement en pense\u2026 L\u2019Itinéraire a contacté le directeur général de l\u2019électricité du MRNFQ, René Paquette, et les éoliennes flottantes ne feront pas partie du paysage québécois de sitôt.«En Europe, je peux comprendre qu\u2019il y ait plus de recherche.Ils ont déjà utilisé tout l\u2019espace terrestre.Mais ici, il nous reste amplement de place.Les hydroliennes coûtent très cher.Nous allons nous concentrer surtout sur les éoliennes terrestres pour le moment», explique le directeur général de l\u2019électricité.«Les hydroliennes coûtent très cher.En Europe, ils ont déjà utilisé tout l\u2019espace terrestre.Mais ici, il nous reste amplement de place.Nous allons nous concentrer surtout sur les éoliennes terrestres pour le moment» \u2014 René Paquette, directeur général de l\u2019électricité au ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec Des éoliennes flottantes Environnement Marie-Ève Muller Journaliste stagiaire «Les éoliennes sont la solution énergétique pour le Québec», clame René Paquette, directeur général de l\u2019électricité au ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNFQ).Oui, mais à quel prix?Les habitants des parcs éoliens se retrouvent avec un immense ventilateur dans leur cours.Les éoliennes polluent le décor et sont bruyantes, mais déjà on parle d\u2019implanter des éoliennes pour un montant global de 30 milliards de dollars.Cependant, un nouveau type d\u2019éolienne apparaît : les éoliennes flottantes.Trois compagnies en fabriquent.Loin des yeux, loin du bruit. L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 17 Qu\u2019ont en commun les projets de réinsertion sociale tels Pousses Urbaines, TAPAJ1 et Écolo-Boulot?Ils offrent aux jeunes adultes de 16 à 30 ans la possibilité de contribuer à s\u2019engager activement dans leur communauté tout en étant payé à la fin de leur journée de travail.Kelly-Anne Millette, passionnée de nature, a eu une vie mouvementée avant de joindre Pousses Urbaines.À 24 ans, cette frêle jeune femme cache une force de caractère impressionnante.«Je n\u2019aime pas dire que j\u2019ai eu des problèmes.J\u2019ai vécu des situations instables, mais c\u2019est fini.À présent, je m\u2019occupe de mon environnement», affirme cette ancienne marginale à la chevelure ébène.«Quand j\u2019ai décidé de sortir de la rue, je cherchais une occupation qui allait me plaire», raconte celle qui achève bientôt son séjour à Pousses Urbaines.L\u2019organisme spécialisé en horticulture a transformé Kelly-Anne.«Ils ne nous apprennent pas seulement à cultiver la vie, mais aussi à la vivre! Je prends soin des plantes, mais je travaille aussi sur moi-même», explique-t-elle.«Je suis payée pour être entourée de l\u2019odeur de la terre, de soleil, de verdure\u2026 c\u2019est incroyable!», s\u2019enthousiasme-t-elle.Les jeunes participant à de tels programmes gagnent de 8,35 $ à 10 $ l\u2019heure.Comme la plupart bénéficient de l\u2019aide sociale, ils ne peuvent gagner plus de 200$ par mois.Pousses Urbaines se distingue des autres organismes de réinsertion, car il offre une véritable formation professionnelle dans le domaine de l\u2019horticulture, en plus d\u2019aider les jeunes à trouver une entreprise horticole où ils effectueront ensuite un stage exploratoire.«Ce projet m\u2019a rapprochée de ma famille; ma mère m\u2019appelle régulièrement pour me poser des questions sur l\u2019environnement et le recyclage.Elle est fière de voir que j\u2019ai enfin un pied bien ancré dans la terre», raconte fièrement Kelly-Anne.TAPAJ accueille aussi des jeunes en difficulté qui veulent s\u2019en sortir.«Je gagne ma vie en rendant service.Je fais du jardinage, du désherbage, de la revitalisation de ruelles et d\u2019espaces publics\u2026 les tâches ne manquent pas», confie André, ancien toxicomane et itinérant.«Ce genre d\u2019organisme, c\u2019est un entredeux.Je ne me sens pas jugé, il n\u2019y a pas de pression, pas de compétition, mais j\u2019évolue énormément», explique ce grand gaillard à l\u2019oeil pétillant.André ne s\u2019imaginait pas mettre un terme à sa consommation, trouver un appartement et travailler 40 heures par semaine du jour au lendemain.À Écolo-Boulot, les jeunes sont engagés pour une période de trois mois et travaillent six heures par jour.Jason trouve le travail environnemental auquel il collabore très gratifiant.«On recycle tout, on plante des fleurs et des arbres, on participe au développement des jardins collectifs\u2026 Je fais ma part pour la planète et c\u2019est très valorisant.» Jason clame haut et fort que ce n\u2019est pas l\u2019argent qui l\u2019attire dans ce projet : «Je suis ici pour moi.Cela teste ma personnalité, mon endurance et ma capacité d\u2019adaptation.C\u2019est un tremplin vers l\u2019avenir.» Pousses Urbaines : www.poussesurbaines.com TAPAJ : www.spectrederue.org/tapaj.html Écolo-Boulot: git@infotravail.net, 514 526-1655 1TAPAJ : Travail alternatif payé à la journée «Je prends soin des plantes, mais je travaille aussi sur moi-même» \u2014 Kelly-Anne Millette, participante à un programme de réinsertion par l\u2019environnement à l\u2019organisme Pousses Urbaines Kelly-Anne Millette, participante à un programme de réinsertion par l\u2019environnement à l\u2019organisme Pousses Urbaines La réinsertion sociale par l\u2019environnement Alexandra Negru Journaliste stagiaire Pour les jeunes, retourner sur le marché du travail après avoir vécu dans la rue est loin d\u2019être évident.Qu\u2019est-ce qui les aide à se trouver un emploi?L\u2019environnement et l\u2019engagement communautaire, tout simplement.Manque de moyens Le coordonnateur de TAPAJ, Robert Beaudry, déplore le manque de moyens des organismes de réinsertion.«On doit refuser au moins une vingtaines de jeunes quotidiennement.Chaque groupe de travailleurs est encadré par un intervenant, mais on n\u2019a pas assez de ces précieux accompagnateurs.» Même constatation du côté de Martin Guillemette, d\u2019Écolo-Boulot : «On a une liste d\u2019attente qui n\u2019en finit plus, mais on ne peut accepter davantage de jeunes.Pourtant, de la job, il y en a!», s\u2019exclame-t-il.Photo : Alexandra Negru 18 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Environnement L\u2019affaire est dans le sac Les sacs de papier sont-ils vraiment écologiques?Bien qu\u2019ils soient biodégradables, recyclables et issus d\u2019une ressource renouvelable, leur fabrication et leur distribution nécessitent plus d\u2019énergie que celles des sacs de plastique.De plus, la production de papier exige beaucoup d\u2019eau et pollue l\u2019atmosphère.Une solution de rechange : des sacs de plastique recyclables, biodégradables et compostables! Chaque année, des centaines de millions de sacs de plastique se retrouvent dans la nature ou dans les sites d\u2019enfouissement.et ce pour longtemps.Ils peuvent mettre plus d\u2019un siècle à se décomposer! À la fin des années 1980, on a mis sur le marché les premiers sacs de plastique biodégradables composés d\u2019amidon et de polyéthylène.Malheureusement, en se décomposant, ils laissaient des résidus nocifs dans l\u2019environnement.Les sacs de plastique de la nouvelle génération sont constitués à 100 % de produits biodégradables : amidon de maïs, polymères et acide polylactique.On réussit à les produire en diminuant de 66 % les émissions de gaz à effet de serre.Les sacs se décomposent rapidement, entre 10 et 45 jours, selon la méthode de compostage utilisée.Qui aurait dit qu\u2019un jour, on engraisserait notre potager avec du terreau enrichi de sacs de plastique ?Des mégaméduses dans la confiture et la bière?Les méduses qui se retrouvent accidentellement dans les filets des pêcheurs sont de véritables monstres marins; elles peuvent mesurer jusqu\u2019à 2 mètres de long et peser jusqu\u2019à 200 kilos! Si elles sont si nombreuses, c\u2019est probablement en raison du réchauffement climatique et de la surpêche des poissons.Pour limiter les dégâts causés à l\u2019industrie de la pêche, on capture un grand nombre de méduses qu\u2019on jette ensuite aux ordures.Pour un chimiste de l\u2019Institut de recherche de physique et de chimie à Wako, il s\u2019agit d\u2019un gaspillage éhonté.En analysant les constituants des méduses, Kiminori Ushida et ses collègues ont constaté qu\u2019elles renferment une protéine de la famille des muscines qui pourrait être une ressource marine intéressante à exploiter.Ils suggèrent d\u2019incorporer cette substance gélatineuse dans des cosmétiques et des médicaments pour qu\u2019elle y joue un rôle d\u2019émulsifiant.Elle pourrait également servir de gélifiant dans des aliments tels que la confiture, la crème glacée, la gelée en poudre et même la bière.Du papier effaçable pour sauver nos arbres! Des chercheurs canadiens ont mis au point un produit qui pourrait révolutionner l\u2019utilisation du papier dans les entreprises : le papier effaçable.Plus écologique, ce papier ne conserve l\u2019information que durant une seule journée.Celle-ci, inscrite sur une feuille grâce à un procédé lumineux, s\u2019efface complètement au bout de 24 heures.Idéal pour les documents à brève durée de vie! Bien sûr, l\u2019invention de ce papier qui absorbe la lumière va de pair avec celle d\u2019une imprimante qui fonctionne à la lumière.Cette imprimante existe et donne de bons résultats.Sans doute vous demandez-vous si ce papier spécial coûtera les yeux de la tête?Eh bien non! Il n\u2019est pas plus cher que le papier ordinaire.Pour le moment, ce produit n\u2019est pas sur le marché, car les chercheurs travaillent à l\u2019améliorer.C\u2019est à suivre! (Source : Développement économique, Innovation et Exportation Québec) L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 19 Solution du mots croisés situé en page 30.Achetez la dernière édition du magDVD auprès de votre camelot, au prix de 5$, ou commandez-le au www.itineraire.ca Ce magazine socio-culturel est produit par des jeunes de la rue.Procurez-vous la cinquième édition du magDVD Le 3e OEil ! Le Mot du maire Benoit Labonté Maire de l\u2019arrondissement de Ville-Marie et chef de l\u2019Opposition officielle de la Ville de Montréal La transformation d\u2019une annexe de l\u2019école primaire Garneau, située à l\u2019angle des rues Lafontaine et Papineau, dans le district Sainte-Marie\u2013Saint-Jacques, deviendra, sous peu, un lieu d\u2019apprentissage unique et stimulant pour les jeunes d\u2019un quartier, où les infrastructures scolaires nécessitent plusieurs investissements.Les interventions en cours sont : l\u2019aménagement d\u2019une annexe de l\u2019école sous la forme de six ateliers thématiques ; la création de la « Place de l\u2019Avenir » sur le toit de l\u2019école, avec un jardin parsemé de plantes et de fleurs ; la rénovation complète du gymnase ; et le verdissement de la cour d\u2019école.Cette initiative, menée par l\u2019organisme Projet 80, est le fruit d\u2019une concertation entre l\u2019école Garneau et la Commission scolaire de Montréal, d\u2019une part, ainsi que Gaz Métro et d\u2019autres partenaires issus des milieux institutionnels et privés, d\u2019autre part.Les travaux permettront, pour nos jeunes, le développement des compétences personnelles, sociales et scolaires, l\u2019émergence d\u2019un environnement solidaire, et l\u2019accessibilité à des activités de sports, mais également de loisirs, dans les domaines de l\u2019alimentation, des arts et des sciences.« 80, ruelle de l\u2019Avenir » représente bien les assises sur lesquelles se réalisent, aujourd\u2019hui, des projets porteurs pour l\u2019ensemble de la collectivité : le maillage entre différents intervenants et partenaires détenant des ressources variées, et des connaissances spécialisées.Cet automne, la création d\u2019une Société de développement social dans Ville-Marie répondra à un besoin d\u2019inclure des investissements privés dans la réalisation de projets qui, tout comme celui-ci, avec les organismes impliqués dans leur milieu, améliorent notre cadre de vie et encouragent la cohésion sociale.Espace payé Le projet « 80, ruelle de l\u2019Avenir » : une école transformée ! 20 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Développement social De retour au boulot après quelques jours de vacances, Geneviève Grégoire plonge dans ses souvenirs.L\u2019affable directrice de la Maison du Père ne regrette pas d\u2019avoir suivi la route qui l\u2019a menée dans cette institution du boulevard René-Lévesque.Il y a bientôt six ans qu\u2019elle a quitté un emploi dans le secteur privé pour relever de nouveaux défis.«Je ne sentais pas que je pouvais changer les choses dans le privé, affirme celle qui dirige l\u2019organisme depuis mai 2007.Je voulais un travail plus valorisant et m\u2019investir dans le milieu communautaire pour la première fois de ma vie.» Geneviève Grégoire a d\u2019abord fait ses classes en secondant le père Sylvio Michaud, membre de la congrégation des Frères trinitaires.«Nous avons inversé nos rôles, précise-t-elle.Les communautés religieuses vieillissent et elles doivent trouver une relève.» Elle soutient qu\u2019il faut être généraliste pour s\u2019occuper d\u2019un organisme sans but lucratif.«La Maison du Père est semblable à une PME, il faut maintenant avoir des connaissances en gestion pour la diriger.» La directrice est la première femme laïque à être nommée à la direction d\u2019un organisme qui relève de l\u2019Église.«Mon grand patron est le cardinal Turcotte!», lance-t-elle, le sourire aux lèvres.En dépit de sa laïcité, elle n\u2019entend pas changer la mission de la maison qui offre vêtements, gîte et nourriture aux hommes de 25 ans et plus.«C\u2019est important que les valeurs humaines véhiculées par les Frères trinitaires perdurent dans l\u2019organisme.Même si je ne suis pas religieuse, je les partage.» Démystifier l\u2019itinérance Geneviève Grégoire a à coeur le rayonnement de la Maison du Père dans toute la communauté.«On l\u2019associe souvent au refuge, mais l\u2019organisme accueille aussi des gens en réinsertion sociale, les aînés de la rue et des personnes souffrant de troubles mentaux.Plusieurs services sont encore méconnus.» La directrice a participé activement à la création de la fondation de la Maison du Père en 2005.«Les dons qui proviennent de la population diminuent, donc l\u2019argent amassé par la fondation permet d\u2019assurer une certaine pérennité à l\u2019organisme.» Son principal défi est de convaincre le milieu corporatif de s\u2019associer à sa cause.«L\u2019itinérance est moins populaire que le sort des enfants ou le cancer, souligne-t-elle.Il faut convaincre les gens que notre cause est aussi bonne que les autres.» Geneviève Grégoire reconnaît que travailler avec des personnes dans le besoin n\u2019est pas toujours facile, mais elle reste toujours motivée.«Décrocher un simple sourire dans le visage d\u2019une personne qui fréquente la Maison du Père fait ma journée.» Même lorsqu\u2019elle est en vacances, Geneviève Grégoire fait sa part pour combattre la pauvreté.En novembre dernier, elle a profité de son congé pour se rendre au Guatemala.Elle y a prêté main forte à l\u2019organisme Dentistes sans frontières et a oeuvré dans un centre de nutrition fondé par un trinitaire de Montréal.«C\u2019est une expérience qui mérite d\u2019être vécue au moins une fois dans une vie.C\u2019est beaucoup plus enrichissant que de passer une semaine au Club Med!» La directrice est la première femme laïque à être nommée à la direction d\u2019un organisme qui relève de l\u2019Église.«La Maison du Père est semblable à une PME, dit-elle.Il faut maintenant avoir des connaissances en gestion pour la diriger.» Geneviève Grégoire La Maison du Père a maintenant une mère Tommy Poirier Journaliste stagiaire Mère monoparentale de trois enfants, propriétaire de deux chiens et étudiante à la maîtrise à l\u2019École nationale d\u2019administration publique, Geneviève Grégoire, la nouvelle directrice de la Maison du Père, a un quotidien bien rempli.Pour la première fois de son histoire, ce refuge, fondé en 1969 par les Frères trinitaires pour venir en aide aux sans-abri de Montréal, est sous la gouverne d\u2019une femme.Portrait d\u2019une directrice dynamique pour qui l\u2019engagement social est pratiquement un sacerdoce.Photo: Tommy Poirier Geneviève Grégoire accompagnée de deux bénéficiaires de la Maison du Père L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 21 Développement social L\u2019utopie canadienne revisitée Alexandra Negru Journaliste stagiaire Débarquer au Canada incarne, pour de nombreux immigrants, le rêve d\u2019une vie.Selon eux, le paradis sur terre est ici.Du moins jusqu\u2019à ce qu\u2019ils atterrissent dans notre vaste pays qui, même s\u2019il est synonyme de liberté, de tolérance et d\u2019espoir, peut parfois équivaloir plutôt à une désillusion totale.Dans son roman intitulé Le mirage canadien, Rachida M\u2019Faddel aborde cet aspect méconnu et pourtant très commun de l\u2019immigration.Photo : Alexandra Negru Rachida M\u2019Faddel, auteure du roman intitulé Le mirage canadien L\u2019auteure et journaliste d\u2019origine marocaine, devenue québécoise pure laine il y a huit ans lorsqu\u2019elle s\u2019est installée dans la Belle Province, retrace son propre périple et celui de millions d\u2019hommes et de femmes de par le monde qui immigrent au Canada sans vraiment savoir à quoi s\u2019attendre.Dans son roman, Nabil quitte son Maroc natal avec sa femme Samia et ses trois enfants pour venir s\u2019établir dans «le plus meilleur pays du monde», le Canada.Pensant y trouver une vie meilleure, il se heurtera à de nombreux obstacles qui mettront en péril son couple, sa famille et sa carrière.S\u2019ensuivra une série de déchirements, de regrets et de désespoirs dont personne ne sortira indemne.Si chaque personnage perd des plumes dans cette aventure qu\u2019est l\u2019immigration, tous évolueront et découvriront des facettes méconnues d\u2019eux-mêmes et de la société dans laquelle ils tentent tant bien que mal de s\u2019intégrer.«Je me suis inspirée de faits réels, du parcours et des émotions des personnes qui m\u2019entourent.La famille au coeur du roman est marocaine, mais elle aurait pu être polonaise, sénégalaise ou roumaine.Tous ceux qui ont quitté leur culture et leur pays vont se reconnaître dans les difficultés vécues par Nabil et Samia.Et les autres vont enfin découvrir un visage de l\u2019immigration qui ne leur est pas familier», explique cette belle femme d\u2019allure soignée, qui n\u2019est pas peu fière de son deuxième roman.Le but de Rachida M\u2019Faddel est de relater la souffrance cachée de tous ceux qui abandonnent leur vie pour en commencer une nouvelle au Canada.«On perd beaucoup lorsqu\u2019on quitte notre pays.L\u2019immigration est une aventure pleine de douleurs que les autres ne perçoivent pas.Ceux qui accueillent ces immigrants doivent porter un regard différent sur eux, plus compréhensif», explique l\u2019auteur.Le français au Québec\u2026 une autre illusion?Quels sont les problèmes susceptibles de mettre un frein à l\u2019élan des immigrants, selon Rachida M\u2019Faddel?«Après le choc culturel, il y a les problèmes d\u2019équivalences des diplômes et les problèmes de langue.On s\u2019attend à se débrouiller en français, mais ce n\u2019est pas le cas.L\u2019anglais est omniprésent et ça, on ne le découvre qu\u2019une fois ici», déplore cette francophile.En effet, les ressortissants des pays arabes et francophones se font dire qu\u2019ils ne se heurteront pas à des difficultés linguistiques au Québec.Pourtant, une fois arrivés ici, ils sont dans l\u2019obligation d\u2019apprendre l\u2019anglais pour dénicher un emploi.«C\u2019est faux de prétendre que connaître le français suffit pour immigrer au Québec.Il faut arrêter de véhiculer cette fausse idée», affirme l\u2019auteur.Éclatement familial «Le plus grand défi des familles immigrantes est de demeurer unies.Il est difficile d\u2019éviter que se creuse une distance entre mari et femme.Les enfants perdent leurs repères, s\u2019intègrent plus rapidement.Il s\u2019ensuit un éloignement, qu\u2019on le veuille ou non.C\u2019est très dur pour les Marocains par exemple, où la famille occupe une place prépondérante.» Il ne faut pas se leurrer : l\u2019immigration est un déchirement, un déracinement.Pour s\u2019épanouir, il faut s\u2019attendre à franchir de nombreuses étapes qui ne sont pas toujours évidentes.«C\u2019est à nous de changer le mirage en rêve.Les Québécois, très tolérants et ouverts, peuvent aider les immigrants à y arriver», selon l\u2019auteur d\u2019origine marocaine.Rachida M\u2019Faddel, Le mirage canadien, Éditions Café-Crème, Montréal, 2008 «C\u2019est à nous de changer le mirage en rêve.Les Québécois, très tolérants et ouverts, peuvent aider les immigrants à y arriver» \u2014 Rachida M\u2019Faddel, auteure du roman intitulé Le mirage canadien 22 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Développement social L\u2019énergie géothermique aux États-unis Tiré de Real Change (Seattle) Le sous-sol de l\u2019État de Washington fournit présentement une énergie propre, soit l\u2019énergie géothermique.La technologie actuelle permet l\u2019accès aux sources de chaleur situées à moins de 3 km sous la surface.Contrairement aux autres États (l\u2019Oregon, le Nevada, l\u2019Idaho et la Californie) entourant une «zone chaude» où les températures souterraines sont plus élevées qu\u2019ailleurs au pays, l\u2019État de Washington n\u2019a pas de centrale géothermique.Par ailleurs, les États-unis sont un leader en matière de technologie EGS (Enhanced Geothermal Systems) permettant l\u2019accès aux sources de chaleur situées à 5 km et plus sous la surface terrestre.Quand la nouvelle technologie sera complètement au point, elle améliorera le bilan énergétique de 10 à 15 pourcent.La guerre sale continue Tiré de La Quête (Québec) Selon le Centre d\u2019études des politiques étrangères et de sécurité de la Faculté de science politique de l\u2019UQAM, la mission militaire en Afghanistan serait pour les soldats canadiens à l\u2019étranger la plus éprouvante des dernières décennies.Les soldats canadiens en Afghanistan sont témoins de tueries, de massacres et de visions d\u2019horreur qui laissent une empreinte indélébile chez certains d\u2019entre eux, alors qu\u2019environ un militaire sur cinq (17,5 %) éprouve des problèmes de santé mentale.Environ 5 % des soldats souffrent du syndrome de stress post-traumatique.Malgré tout, l\u2019armée canadienne fournit un soutien psychologique soutenu à ses vétérans.Thérapie par l\u2019alcool Tiré de Homeless Grapevine (Cleveland) À Seattle, un projet d\u2019hébergement permanent controversé à l\u2019intention des sans-abri souffrant d\u2019alcoolisme chronique permet à ces derniers de boire de l\u2019alcool sur les lieux.Les résultats de ce programme sont inattendus et suscitent la controverse.L\u2019instauration du programme a permis notamment de réduire les frais liés aux soins médicaux.Grâce à cette initiative, les 75 résidents du centre d\u2019hébergement se portent mieux.Campement de sans-abri sans eau Tiré de Homeless Grapevine (Cleveland) La Ville de Honolulu a décidé de couper l\u2019approvisionnement en eau à des sans-abri vivant dans un parc municipal, après la présentation d\u2019un reportage télévisé sur eux à la station hawaïenne KITV.Environ une cinquantaine de personnes bénéficiaient d\u2019un accès illégal à une canalisation d\u2019aqueduc.Il semble que cette conduite d\u2019eau coûtait trop cher aux contribuables.Malgré tout, les autorités municipales ne comptent pas se débarrasser des sans-abri; ces derniers n\u2019ont d\u2019ailleurs pas l\u2019intention d\u2019abandonner leur oasis.La population de Honolulu devrait faire pression sur les autorités pour qu\u2019un incident de ce genre soit considéré comme un crime haineux, comme c\u2019est le cas à Seattle\u2026 Des nouvelles des journaux de rue du monde entier Globe-Trottoir Norman Rickert Journaliste de rue La Ville de Honolulu L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 23 Espace payé Il importe de créer des liens, d\u2019instaurer des collaborations interdisciplinaires et de reconnaître qu\u2019il s\u2019agit de deux formes de connaissance qui peuvent se conforter.De plus, une interaction formelle, informelle et continue entre ces milieux permet de prendre en compte les contraintes liées à chaque environnement.Les résultats d\u2019une première recherche a servi à décrire et à quantifier la réalité d\u2019une population itinérante sous différents aspects pour les personnes qui leur offrent des services.Une deuxième recherche a servi à la construction de six catégories de personnes qui utilisaient les services soit : 1) des femmes atteintes de troubles affectifs; 2) des hommes atteints de schizophrénie; 3) des hommes ex-dépressifs et ex-alcooliques; 4) des hommes ayant des troubles dépressifs; 5) des hommes présentant des signes de comorbidité; 6) des hommes ex-itinérants.Comme résultats, l\u2019interaction entre le travail de recherche et celui de la clinique invite les infirmières à une pratique plus globale, axée sur la personne ainsi que sur la promotion de la santé et de la prévention.L\u2019infirmière peut aussi offrir du soutien aux intervenants qui travaillent auprès de cette population ainsi qu\u2019entre prendre des démarches d\u2019ordonnance d\u2019examen ou d\u2019hospitalisation.La philosophie de la réduction des méfaits qui repose sur l\u2019autonomie et la contrainte permet une qualité de vie minimale.Le contact continu avec ces personnes permet de prévenir ou du moins de cerner les problèmes qu\u2019elles vivent et qui ne sont pas nécessairement limités à un aspect strictement médical.Il permet aussi de créer des liens de confiance avec la personne.Cette vision holistique et cette approche psychosociale aident l\u2019infirmière à connaître, à développer et à consolider le réseau de ressources auquel elle fera appel s\u2019il le faut.La construction des catégories Cette typologie a été présentée aux membres du milieu de la pratique (CLSC des Faubourgs) et il s\u2019est avéré qu\u2019elle était assez représentative de la réalité.Quelques histoires de cas ont illustré certaines situations vécues et ont permis d\u2019identifier des interventions appropriées.Le jumelage de ces catégories avec des cas cliniques a aussi généré une collaboration constante entre chercheurs et cliniciens.La personne au coeur de la recherche et de l\u2019intervention De par sa référence à des histoires de cas, le volet clinique a suscité une mise à jour des réalités quotidiennes de ces personnes tout en révélant la complexité de certaines situations.Les différentes catégories ciblées exigent que les infirmières travaillent en interdisciplinarité et qu\u2019elles ne se limitent pas à des problèmes de santé mentale.Elles doivent voir la personne de façon holistique et respecter leurs choix.En ciblant les besoins de la personne et en favorisant la mise en place de meilleures conditions de vie, les événements strictement liés à la maladie mentale sont dépassés et le travail d\u2019intervention s\u2019oriente plutôt sur la prise du contrôle de sa vie par la personne itinérante.Bonin, Jean-Pierre, Hélène Denoncourt, Louise Fournier, Régis Blais.2007.«Vision clinique, vision scientifique.Regards complémentaires sur l\u2019itinérance».Dans Roy, Shirley et Roch Hurtubise, L\u2019itinérance en questions.Québec.Presses de l\u2019Université du Québec.Chapitre 3 :77-93.C\u2019est à partir d\u2019un travail de collaboration entre des chercheurs et l\u2019Équipe-Itinérance que Jean-Pierre Bonin, Hélène Denoncourt, Louise Fournier et Régis Blais se sont intéressés à décrire cette expérience d\u2019un travail d\u2019articulation entre des données de recherche et un travail d\u2019intervention d\u2019infirmières auprès de personnes itinérantes atteintes de troubles mentaux.Cette rencontre entre le milieu de la pratique et celui de la recherche montre la nécessité d\u2019un travail de collaboration entre deux approches différentes.En fait, à quoi pourrait servir la construction de typologie de certaines populations si elles ne correspondent pas à celles que rencontre leur milieu d\u2019intervention?Ghyslaine Thomas La personne au coeur de l\u2019intervention et de la recherche 24 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 INFO RAPSIM Le réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: 514 879-1949 www.rapsim.org Ayant pour thème I AM la rue : Implication, Affirmation, Mobilisation, le festival vise, précisent ses dynamiques organisateurs, à rassembler le plus grand nombre de gens possible et à rappeler à quel point l\u2019espace public se vide.Un grand nombre de jeunes marginaux et de gens de la rue, jeunes et vieux, s\u2019éparpillent vers d\u2019autres quartiers que le centre-ville, séjournent en prison à répétition, ou encore continuent de faire l\u2019objet de contraventions, d\u2019intimidation et autres formes de répression policière.Les Pairs-aidants peinent à venir en aide aux jeunes dans le besoin tellement ils ont du mal à les retrouver dans la rue.Il leur est plus difficile, en effet, de prodiguer conseils et de faire passer leur message de prévention des ITSS (infections transmises sexuellement ou par le sang) dans un tel contexte.La particularité de ce festival consiste à laisser une place prépondérante à l\u2019expression artistique et aux cultures alternatives, en regroupant des jeunes de la rue dans un lieu qui leur est familier.Pour cela, ces jeunes deviennent présentateurs et/ou participants aux multiples activités et démonstrations de cirque de rue comme des performances musicales.Le FER s\u2019étend sur trois journées thématiques : Journée hip-hop : mardi 19 août Journée multiculturelle : mercredi 20 août Journée punk : jeudi 21 août Le Collectif d\u2019intervention par les pairs, instigateur de cet événement, se compose d\u2019ex-jeunes de la rue qui interviennent auprès de leurs pairs.Ces Pairs-Aidants réalisent plusieurs \u2022 \u2022 \u2022 activités en cours d\u2019année (comme le festival) et chacun d\u2019eux est jumelé à un organisme du centre-ville ou du Plateau, au sein duquel ils font un travail d\u2019accompagnement et de suivi (écoute active, renvoi en consultation, prévention en toxicomanie et en ITSS, etc.).Cette année encore, le Festival d\u2019expression de la rue (FER) pourra se targuer d\u2019être le seul festival d\u2019été extérieur du centre-ville de Montréal qui n\u2019expulse pas les jeunes de la rue de son périmètre\u2026 Venez donc y «FER un tour»! Un 12e Festival d\u2019expression de la rue (FER), pour sortir un peu ! Le RAPSIM s\u2019associe encore cette année au Collectif d\u2019intervention par les pairs (ou Pairs aidants, pour les plus familiers) et vous invite à vous joindre à la 12e édition du Festival d\u2019expression de la rue (FER).L\u2019événement aura lieu à la Place Pasteur, près du campus de l\u2019UQAM (à l\u2019angle de la rue Saint-Denis et du boulevard de Maisonneuve), les 19, 20 et 21 août prochain.Bernard St-Jacques L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 25 Économie / consommation «J\u2019avais mon rêve d\u2019entreprise bien en tête, mais je ne connaissais rien au monde des affaires, de la comptabilité et du marketing.La formation que j\u2019ai suivie à la Compagnie F m\u2019a permis de comprendre des choses que j\u2019aurais mis des années à apprendre sur le terrain, par essais et erreurs», indique Isabelle Gagnon-Zeberg qui a ouvert, il y a deux ans, le salon de thé Une grenouille dans la théière, dans le quartier Rosemont-La Petite-Patrie.«Notre formation en démarrage d\u2019entreprise se donne à raison d\u2019une journée par semaine, ce qui permet aux participantes de tout de suite appliquer à leur projet ce qu\u2019elles ont appris pendant la journée.Les formations que nous offrons sont toujours axées sur le concret», explique Sandrine Bejanin, agente d\u2019information et de communication à la Compagnie F.Lorsqu\u2019elle a frappé à la porte de la Compagnie F, Isabelle savait déjà où elle voulait aller avec son projet et était bien décidée à se lancer en affaires.Il restait à savoir quand démarrer son projet.«Nous avons un programme de prédémarrage où les femmes regardent si c\u2019est le bon moment pour elles de se lancer en affaires et si leur idée d\u2019entreprise a du potentiel dans le marché actuel.C\u2019est une grande démarche qui se fait à temps plein, pendant 13 semaines», explique Sandrine.Un programme semblable, mais plus axé sur le microcrédit, est offert aux femmes anglophones et allophones.La Compagnie F offre également des programmes pour les femmes qui ont déjà démarré leur entreprise.Elles peuvent y trouver du suivi personnalisé pour développer un aspect particulier de leurs activités ou de la formation axée sur les stratégies promotionnelles, la vente et le marketing dans le but d\u2019augmenter leurs revenus.Solidarité et amitié Bref, la Compagnie F offre toute une gamme de formations aux femmes de différents horizons pour les aider à se lancer en affaires et à réussir.Certaines sont offertes gratuitement, d\u2019autres, à prix abordable.Et c\u2019est un succès! «D\u2019ailleurs, c\u2019est le bouche à oreille qui nous attire le plus de clientèle.Nos anciennes participantes sont satisfaites de la formation et en parlent à d\u2019autres», indique Sandrine.C\u2019est ce qu\u2019a fait Isabelle.«Lorsque j\u2019ai ouvert mon salon de thé, une femme est venue me voir en me disant qu\u2019elle rêvait de se lancer en affaires.Je lui ai parlé de la Compagnie F et elle est allée suivre une formation.Aujourd\u2019hui, elle a ouvert une galerie d\u2019art à l\u2019arrière de mon salon de thé!» raconte Isabelle, heureuse de partager son toit avec une autre femme d\u2019affaires.«Il y a une belle solidarité chez les femmes, remarque Sandrine.D\u2019ailleurs, pendant nos formations, nous essayons de favoriser le développement de liens d\u2019amitié, la création de réseaux.Se sentir entouré, c\u2019est très important pour la motivation.» Pour soutenir les efforts de la Compagnie F, on peut se rendre à leur café de la plaza Saint-Hubert dont les profits de la vente de café et de thé biologiques et équitables sont réinvestis dans les programmes dédiés aux femmes.www.compagnie-f.org Le café de la Compagnie F, situé sur la plaza Saint-Hubert à Montréal, investit les profits de la vente de café et de thé biologiques et équitables dans les programmes dédiés aux femmes.Compagnie F L\u2019entreprenariat au féminin Martine Letarte Lorsqu\u2019on pense à l\u2019autonomisation des femmes par le développement de l\u2019entreprenariat et le microcrédit, on pense souvent à tout ce qui se fait en Afrique où l\u2019on mise beaucoup sur les affaires au féminin.Mais ici aussi, ça fonctionne! C\u2019est, du moins, ce que remarque la Compagnie F qui accompagne des femmes dans leurs démarches entrepreneuriales depuis une dizaine d\u2019années. 26 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Économie / consommation Les noix de lavage de l\u2019entreprise Éco&Éco1 sont un moyen novateur et très écologique de laver son linge.En plus, Marie-Claude Dumais, fondatrice de l\u2019entreprise Éco&Éco, a créé cette entreprise dans le but d\u2019offrir un futur travail à deux de ses enfants, ceux-ci ayant des problèmes d\u2019adaptation scolaire2.«J\u2019ai créé cette entreprise en septembre dernier afin de leur léguer l\u2019entreprise quand ils seront en âge de travailler, explique Mme Dumais.J\u2019ai même pris des cours de douane pour pouvoir importer moi-même les produits.Mais avant tout, j\u2019ai cherché un produit sain auquel je croyais.» Les noix de lavage proviennent du Sapindus mukorossi, un arbre cultivé en Inde.Les noix de lavage sont des fruits non comestibles qui sont extraits de leur coque une fois séchée.Les coques renferment des saponines : ces substances jouent un rôle de détergent doux et naturel et possèdent des propriétés nettoyantes très efficaces.La saponine est un tensioactif naturel, non ionique et hypoallergique qui se dissout au contact de l\u2019eau afin d\u2019accomplir son pouvoir lavant.Les noix de lavage sont utilisées comme détergent depuis des siècles.Les noix de lavage sont entièrement végétales, ne renferment donc aucun agent chimique ni phosphate.Elles préservent l\u2019éclat et les couleurs des vêtements lavés en plus d\u2019être sans danger pour tous les types de fibres.Les noix de lavage sont biodégradables, réutilisables, d\u2019usages multiples et de source renouvelable.Aucune machinerie n\u2019est utilisée pour la culture de ces noix de lavage.Les noix de lavage peuvent être utilisées pour les campagnes de financement des organismes à but non lucratif.(Jérôme Savary et Éco&Éco) 1 Éco&Éco signifie des « produits écologiques au prix le plus économique possible ».2 L\u2019un des trois enfants de Marie-Claude Dumais, 12ans, est dysphasique et il a un trouble d\u2019audition centrale : il entend tous les bruits de fond au même niveau sonore, ce qui est très perturbant.Le second, 16 ans, a également des troubles d\u2019audition centrale et il est disthimique.Un pour cent des ventes est remise à une école montréalaise qui accueille des enfants ayant des difficultés d\u2019apprentissage.Pour trouver les noix de lavage : www.luffa.ca/produits/pdv.asp Du savon qui pousse dans les arbres Ouvrir des portes\u2026 équitablement Punku veut dire «la porte» en quechua, la langue locale du Pérou.Les responsables de cette entreprise spécialisée en commerce équitable de produits artisanaux péruviens ont choisi ce nom, car comme le souligne son fondateur, Renato Sobrino : «Nous essayons d\u2019ouvrir des portes! Avant tout d\u2019ouvrir la porte à plus d\u2019opportunités et d\u2019espérance pour des milliers de petits producteurs et artisans marginalisés du Sud.» Punku commercialise différents produits : des ours en peluche, des chandails, des vases, et mêmes des poupées que l\u2019on se met au bout des doigts.Ces produits équitables sont fabriqués à la main dans des communautés rurales péruviennes situées en haute altitude.La laine d\u2019alpaga utilisée dans la fabrication des produits provient essentiellement de fibres qui n\u2019ont pas été teintes.Punku et son partenaire péruvien MINKA participent à une campagne environnementale qui a pour but de sauver l\u2019alpaga coloré.Cette jeune entreprise est née d\u2019une façon anecdotique.«Je suis Péruvien et je vis au Québec depuis un peu plus de quatre ans, raconte M.Sobrino.Lors de mon premier voyage de retour au Pérou, j\u2019ai acheté quelques produits artisanaux faits par des Inuits pour les donner en cadeau à mes amis et à ma famille.Une fois au Pérou, je me suis rendu compte que les objets que j\u2019avais achetés avaient en réalité été fabriqués en Chine.Je ne pouvais pas croire que certaines compagnies imitent la culture des Inuits afin de confondre les touristes mal informés\u2026» La découverte du commerce équitable a décidé M.Sobrino à démarrer une compagnie d\u2019importation et de distribution de produits équitables provenant du Pérou.(Source: Punku) Pour plus d\u2019information : www.punkuperu.com Marionnettes à doigts Punku tricotées à la main pour les enfants Porte-crayons Punku en argile faits à la main Vases écologiques, pyrogravés à partir de courges L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 27 Expression / mots de camelots For love and hope The most important quality that people have, that I prefer the most is when they look at me with joy and understanding and accept me the way I am.And can see me for love and hope.I prefer that they can see my good qualities like knowing some day I\u2019ll go to heaven with all the loving good hearted people.I can see hope and good qualities in people when I see them smoking cigarettes and drinking beer in bars.I enjoy people\u2019s qualities when they love and can somehow manage everyday life.And work and live in a good atmosphere and take a sunny day to be God\u2019s children for ever lasting life.I can see their nice qualities when they smile and enjoy the ocean fish that they get from the supermarkets.I\u2019m running to escape some of my qualities that some people might not like, like smoking a lot of cigarettes and wanting to be alone sometimes.I can say that people\u2019s best quality is enjoying life and have inner peace with the creator.They can enjoy the trees and flowers and Mother Nature.My power and wisdom is very high and I love and respect other people\u2019s qualities to their own destiny and other limits.We are all God\u2019s children everyone should be on the bang wagon or off the bang wagon at some time in our life.We all have some good qualities, it\u2019s just that some people have better qualities then others.I just wish some people would have the same quality as me.Daniel Grady Camelot, Des Pins/St-Laurent S\u2019asseoir pour l\u2019humanité Veuillez m\u2019excuser mesdames, ici je m\u2019adresse aux messieurs, aux hommes dans le sens masculin du terme\u2026 Ne lisez pas ce qui suit et passez à un autre mot de camelot.Voilà : selon une bonne amie à moi dont je tairai le nom par politesse et par discrétion, l\u2019homme devrait pisser assis.En contrôlant quand même l\u2019organe dont la nature et Dieu, dans toute sa bonté, l\u2019ont pourvu\u2026 Les experts s\u2019entendent.Selon les résultats d\u2019un sondage mené tant au Québec qu\u2019en France auprès de 1008 personnes, 98% des gens interviewés ont affirmé que 8 fois sur 10, le mâle humain pisse à côté de la cuvette, sur le plancher, sur le couvercle ou plus simplement sur son pantalon et ses pieds.Assez! Je propose comme premier article de la théorie pratique de l\u2019évolution pacifiste que les humains (hommes et femmes, incluant les enfants), apprennent à pisser assis.Nous, préposés à l\u2019établissement d\u2019un cadre universel pour la sauvegarde de la vie sur la Terre, sur la Lune, sur Mars et sur les autres planètes, incluant le Soleil, bien sûr, voulons vivre pour la paix plutôt que de mourir pour elle\u2026 Ça implique une autodiscipline qui commence, je l\u2019ai dit, en pissant assis, en propageant cette façon de faire et en faisant ainsi un grand pas pour l\u2019humanité, capable du pire comme du meilleur.Allez, la vie dans ses faiblesses a quand même de beaux moments.Pierre Goupil Camelot, rue Masson (SAQ) Céline est en ville Québec, ma ville natale, fête ses 400 ans.Connaissez-vous Québec?Ville riche en architecture et en bâtiments historiques, Québec est une ville très propre où l\u2019accueil est chaleureux, l\u2019ambiance merveilleuse, et où on trouve d\u2019excellents restaurants et des gens sympathiques.Si vous allez à Québec, vous serez ravis du Vieux-Québec, riche en trésors de tout genre, comme le château Frontenac et les plaines d\u2019Abraham qui sont de toute beauté.De plus, vous serez gâtés par la belle visite qui sera au rendez-vous pour célébrer ça en grand : après la venue de Paul Mc Cartney le 20 juillet dernier, Céline Dion sera en concert le 22 août à Québec.Céline, originaire de la ville de Charlemagne, est une lointaine parente de mon père.En effet, la maman de Céline, Mme Thérèse Tanguay, et mon père sont petits cousins.J\u2019ai d\u2019ailleurs eu le grand plaisir de rencontrer Mme Dion il y a quelques années au Salon du livre de Montréal.Malheureusement, mon père et la mère de Céline ne se sont pas encore rencontrés, et je souhaite de tout coeur que cela se fera avant leur décès.Quel beau cadeau ce serait de rencontrer des ancêtres de même lignée! Qui sait, peut-être aurai-je aussi l\u2019immense chance de rencontrer Céline cette année?Cette rencontre tant attendue serait mémorable, surtout si mes parents y assistent.Quel bonheur pour eux ce serait enfin! Vive Québec! Nicky Camelot, Parthenais/Mont-Royal Un cadeau des Rocheuses Début juin, j\u2019ai été très surpris et heureux de voir que des élèves inscrits en 7e année du primaire, à Jasper en Alberta, m\u2019avaient envoyé des lettres d\u2019encouragement.Je tiens ainsi à remercier les jeunes Bernice Addison et Maddy McKenzie, qui m\u2019ont écrit personnellement! Maddy m\u2019a même envoyé des photos de ses deux chatons, Cody et James, car elle savait que j\u2019aime les animaux.J\u2019ai eu la chance de rencontrer Frédérique Taillon-Pellerin, l\u2019enseignante à l\u2019origine de ce beau projet éducatif.Elle m\u2019a acheté le magazine à plusieurs reprises, mais j\u2019ai quand même été intrigué par le fait que des élèves vivant aussi loin de Montréal puissent être intéressés par notre magazine.Si les élèves de l\u2019école Desrochers ont la chance de me lire, je tiens à leur dire que leur français est très bon, car il n\u2019y avait aucune faute dans leurs textes.En plus, les collages de photos d\u2019animaux et de montagnes enneigées qu\u2019ont fait Maddy et ses camarades de classe étaient très réussis! Et que dire de l\u2019enveloppe dans laquelle les lettres ont été envoyées?Elle était coloriée aux couleurs de l\u2019arc-en-ciel, avec des photocopies de photos des montagnes rocheuses collées dessus.Rien à voir avec les tristes enveloppes blanches ou brunes que l\u2019on reçoit généralement chez soi.Je suis sûr que ces élèves réussiront dans la vie, car leur enseignante leur propose des projets inspirants et originaux.Lorsque j\u2019étais jeune, je ne me souviens pas avoir eu un enseignant m\u2019ayant proposé un projet aussi intéressant! Merci à toute la classe de Mme Taillon-Pellerin.Maxime Camelot, métro Jarry et Fleury/De la Roche 28 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Expression / mots de camelots Having hope It\u2019s important to have hope that our needs will be fulfilled \u2013 in short, a better future because without hope, life\u2019s substance is gone.Positive attitudes, hard work and support with a belief that it can happen bring hope; having none of these and a false hope and deception is worse.I had a hope and desire for certain goals and made them a reality; I\u2019m still hoping for the rest.There is a multitude of important hopes: health, a home, a business, recovering losses, better finances, more confidence, achievement and other aspirations.However, we hope for things and sometimes they don\u2019t happen \u2013 it\u2019s beyond our control.Les beaux côtés de «l\u2019humanitude» Tout comme c\u2019est le cas chez mes congénères, certaines de mes qualités compensent mes vilains défauts.Deux qualités me caractérisent plus particulièrement.D\u2019abord, je suis très affectueuse : j\u2019adore donner de gros câlins gratuits aux gens que j\u2019aime.Ensuite, je suis authentique parce qu\u2019il est déjà assez difficile d\u2019être soi-même et que ça doit être assez compliqué de se prendre pour une autre, d\u2019autant plus que je déteste les têtes aussi enflées que leurs ego! J\u2019apprécie plusieurs qualités chez les autres, tel l\u2019amour inconditionnel.Donc, en me faisant confiance, cela exclut les jugements et les préjugés gratuits à mon égard.J\u2019aime les gens authentiques, simples, emphatiques, compatissants, reconnaissants, respectueux, bons, généreux et, surtout, ceux qui, après un événement douloureux tel que le deuil d\u2019un être cher, passent à autre chose parce qu\u2019ils ont compris qu\u2019ils sont impuissants et que leur vie continue.Chez les êtres créatifs, j\u2019admire la passion, la discipline et la rigueur.En énumérant toutes ces qualités chez les autres, on se rapproche de la «perfectitude» humaine! Il est évident que je ne retrouve pas toutes ces qualités chez une seule personne faisant partie de mon entourage immédiat! C\u2019est pour cette raison qu\u2019il faut savoir s\u2019entourer de gens possédant au moins une de ces qualités.Bref, je grappille ici et là ce que j\u2019aime chez les autres qui, à leur tour, viennent chercher ce qu\u2019il y a de mieux chez moi! Bill Economou Camelot, Marché Atwater Cylvie Gingras Vivre, mourir, survivre Journaliste de rue Vivre en jouissant De l\u2019amitié et de l\u2019amour Mourir puis survivre dans l\u2019au-delà Et se souvenir D\u2019avoir aimé et été aimé Et remercier Dieu Ou vivre en souffrant De la solitude amicale et amoureuse Mourir puis survivre dans l\u2019au-delà Et se souvenir De ne pas avoir été aimé Et d\u2019être consolé par Dieu qui nous aime Bien sûr dans la vie Il y a les états intermédiaires Où on aime plus ou moins Où on est aimé plus ou moins Jouir et faire jouir Souffrir et faire souffrir Se repentir et être pardonné par Dieu Le savoir-vivre avant tout Le savoir-vivre est très important pour moi et je le manifeste aux autres de différentes façons : en les respectant, en étant poli, diplomate et toujours souriant.Je sais que j\u2019ai cela en moi.Le fait d\u2019avoir arrêté de fumer et de me droguer, il y a 12 ans, m\u2019aide à me comporter de manière respectueuse envers les autres.Et même envers les policiers, que j\u2019envoyais autrefois promener! Par ailleurs, ce que j\u2019apprécie particulièrement est l\u2019effort que certaines personnes déploient pour aller vers moi et pour communiquer.J\u2019apprécie beaucoup ces gens-là, car j\u2019apprends ainsi à mieux les connaître.Je facilite la communication avec les autres, car j\u2019ai en moi la volonté d\u2019aller vers eux.Ce n\u2019est pas tout le temps facile, surtout quand je vends le magazine, car de nombreuses personnes préfèrent rester dans leur bulle et ne pas s\u2019intéresser à ceux qui les entourent.Bonne continuation à ma clientèle.Richard T.Camelot, métro Place-des-Arts Ste-Catherine/St-Urbain Richard Larochelle Carré Phillips et métro McGill L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 29 En tant que journaliste et ex marginalisé, j\u2019ai été invité à ce rassemblement des différents acteurs de la société : gens d\u2019affaires, intervenants du milieu communautaire, politiciens et citoyens étaient présents pour réfléchir à des solutions concrètes aux problèmes liés à l\u2019itinérance.Pour avoir travaillé auprès d\u2019une clientèle défavorisée composée de sans-abri, de toxicomanes et de jeunes en difficulté, je sais que cet exercice constituait un défi considérable.J\u2019ai aussi connu des moments difficiles qui m\u2019ont obligé à recourir à quelques reprises à des organismes communautaires, dont L\u2019Itinéraire, de même qu\u2019à des banques alimentaires, qui sont des lieux que je côtoie encore aujourd\u2019hui.Ces expériences me permettent d\u2019avoir un regard éclairé sur les véritables besoins sociaux associés à la pauvreté! Dans son allocution, M.Doré s\u2019est dit très préoccupé par le fait qu\u2019il y a de plus en plus de jeunes qui se retrouvent dans la rue.Le décrochage scolaire est, selon lui, la principale cause de ce phénomène alarmant! L\u2019urgence d\u2019agir et le manque de ressources des organismes communautaires interpellent particulièrement l\u2019ex-maire de Montréal.J\u2019étais heureux de l\u2019entendre dénoncer avec vigueur le désengagement graduel des différents paliers de gouvernement auprès des organismes qui viennent en aide aux plus démunis.Il trouve facile le parachutage de ces responsabilités dans la cour du privé.Mais attention : le privé aussi doit faire sa part! Le plus grand engagement du maire de l\u2019arrondissement Ville-Marie, Benoît Labonté, a été d\u2019annoncer la création de la Société de développement social (SDS) de Ville-Marie.L\u2019objectif principal de cet organisme, qui doit voir le jour à la fin de 2008, est de favoriser des partenariats entre les gens d\u2019affaires et les organismes communautaires.De plus, la SDS aura aussi une mission de médiation sociale, car on sait que les relations entre les itinérants et les commerçants du centre-ville ne sont pas toujours harmonieuses.Déjà, certains maillages entre commerçants et organismes ont été réalisés.Par exemple, le magasin de plein air La Cordée s\u2019est associé au Centre d\u2019amitié autochtone.Des vêtements vendus à La Cordée sont distribués gratuitement aux autochtones de la rue.Ce Forum a été une opération réussie : il s\u2019y est créé des liens et des rapprochements qui m\u2019ont semblé très significatifs.Sortir les gens de la rue et fournir de l\u2019aide directe à nos exclus est déjà une préoccupation importante pour tous les représentants qui étaient présents.Tous allaient dans le sens de la nécessité d\u2019une aide immédiate et concrète pour les plus démunis de notre société! Pas de confrontations entre les représentants des nécessiteux et de la classe affaires, non plus que de paroles en l\u2019air, mais une volonté de régler dans un assez court délai les problèmes criants de notre société.Je fonde énormément d\u2019espoir sur l\u2019aboutissement des projets issus de ce forum, particulièrement la création de la SDS.J\u2019espère aussi que le maire Labonté et le milieu des affaires sauront concrétiser leurs promesses.Enfin, je salue l\u2019initiative du maire Labonté et de l\u2019instigateur de cet événement, Serge Lareault, notre éditeur, qui a d\u2019ailleurs coprésidé l\u2019événement avec Mme Phylis Lambert, fondatrice et directrice du Centre canadien d\u2019architecture.Forum économique et social Un engagement politique concret du maire Labonté Un vent d\u2019optimisme souffle dans Ville-Marie.On le sait, c\u2019est un arrondissement où se côtoient les extrêmes.Richesse et pauvreté font partie de la réalité de Ville-Marie.En mai dernier, le Forum économique et social de Ville-Marie a permis d\u2019espérer un rapprochement entre les plus favorisés et ceux qui subissent l\u2019extrême pauvreté ou l\u2019itinérance.RE/MAX LONGUEUIL INC.Courtier immobilier agréé franchisé indépendant et autonome de RE/MAX Québec inc.Bureau : 450 651-8331 Télécopieur : 450 651-8100 50, rue St-Charles Ouest, Bureau 100, Longueuil (Québec) J4H 1C6 Stéphane Delag e Agent immobilier affilié Cellulaire: 514 893-5556 sdelage@videotron.ca «Votre agent sur la rive sud» Jean-Marc Boiteau Journaliste de la rue M.Jean Doré, porte-parole et président de la Fondation des Auberges du coeur, a donné le ton à cette rencontre.Avec un langage direct et franc, à mille lieues de la langue de bois, l\u2019ex-maire de Montréal n\u2019était visiblement pas là pour se faire du capital politique. 30 L\u2019Itinéraire / 15 août 2008 Horizontal 1- Font de mauvais vers.\u2014Virgile en a fait son héros.2- En photographie, préparation sensible à la lumière, dont sont enduits les films.\u2014Femme de lettres américaine née en 1938.3- Plantes potagères vivaces, dont on consomme la base charnue des feuilles après étiolage.\u2014Gaz qui constitue environ le centième de l\u2019atmosphère terrestre.4- Rend gai, amuse.\u2014Contrainte.5- Commencent à paraître.\u2014Disposer des briques de façon à alterner les joints.6- Catégorie de personnes qu\u2019on m\u2019éprise.\u2014Samarium.7- Héroïne légendaire grecque, enlevée et épousée par Héraclès.\u2014Petite dose.\u2014Enleva.8- Signe du zodiaque.\u2014Constituer un danger pour.\u2014Sert à lier.9- Pronom personnel.\u2014Qui contribue à la santé.\u2014Tour cycliste d\u2019Italie.10- Fer.\u2014Potée composée de viandes et de légumes variés.\u2014Difficulté, problème.11- Mèche de cheveux.\u2014Fait de petites crevasses à la surface de la peau.\u2014cétone qui constitue le principe odorant de la racine d\u2019iris.12- Dans le titre d\u2019un drame en cinq actes de shakespeare.\u2014D\u2019accord.\u2014Princes, dans les pays musulmans.13- Ce qui est sans intervalles.\u2014Ouvrage vitré formant une sorte de balcon clos.14- Sigle d\u2019une organisation, crée en 1919 par le traité de Versailles.\u2014Par opposition à germen.\u2014C\u2019est -à- dire.\u2014Vieille armée.15- Général américain sudiste né en 1807 en Virginie.\u2014Immixtion.Vertical 1- Aptitude à contracter certaines maladies, notamment les maladies infectieuses.\u2014Partie rétrécie (de certains objets, de certains organes).2- Insecte adulte, arrivé à son complet développement et apte à reproduire.\u2014Dialecte roman parlé dans la moitié nord de la France.\u2014Tord en fléchissant ou en courbant.3- Partie extérieure du sabot du cheval.\u2014Excrément de certains animaux, particulièrement des oiseaux 4- Caractère d\u2019imprimerie du à Alde Manuce.\u2014Anneau de cordage.\u2014Astate.5- Herbe aquatique vivace.\u2014Gallium.\u2014Qui manque de luminosité, terne.6- Plante herbacée, à fleurs bleues.\u2014Singe de l\u2019Inde, arboricole et mangeur de feuilles.\u2014Nobélium.7- Quadrilatère dont les quatre côtés ont la même longueur et dont les diagonales sont perpendiculaires.\u2014Chrétien, pour les musulmans.8- Marque le temps.\u2014Petite antilope d\u2019Afrique du Sud, aux oreilles noires.\u2014période.9- Anc.Testament.\u2014Arrêt de la sécrétion urinaire.10- Qui tombe à torrents.\u2014Un grand lac.11- Combiner.\u2014Policier, détective.12- Danseur de classe internationale.\u2014conseillère secrète auprès d\u2019un homme.13- Vieux non.\u2014Fibre textile synthétique acrylique.14- En matière de.\u2014Soumettrons à un test.\u2014Scandium.15- toute maladie de la peau.\u2014Il dure trois mois.Solut ion en page 1 9 Conception : Gaston Pipon mots croisés Pour le Café sur la rue - Un mélangeur commercial - Des ramequins - Un petit frigo sans congélateur - Des tables à massage pour nos massothérapeutes Pour la distribution - Un appareil-photo numérique Pour le magazine - Deux licenses non utilisées du système d\u2019explotation Microsoft server 2003 R2 Fier partenaire de La Caserne 18-30 du CCSE Maisonneuve depuis 2003 Art du cirque : cours de cirque : tissu, trapèze, jonglerie, acrobatie, hula hoops, et plus.Danse : hip hop, gumboot, breakdance, et plus.La Caserne 18-30 du CCSE Maisonneuve Centre communautaire de loisirs pour les 18-30 ans.Des cours uniques et une approche distinctive.La Caserne 18-30 favorise l\u2019approche du mentorat et de l\u2019entraide entre les pairs.Un encadrement spécialisé permet d\u2019élargir les horizons des membres qui y passent.CCSE Maisonneuve Caserne 18-30 Venez découvrir ce lieu unique ! Il ne manque que vous ! Caserne 18-30 Heures d\u2019ouverture : Du lundi au vendredi de 16h à 22h.3622, rue Hochelaga Est Montréal, Québec, H1W 1J1 Téléphone : (514) 872-4498 www.ccsemaisonneuve.qc.ca Devenez l\u2019ami(e) Facebook de la « Caserne du CCSE Maisonneuve » Pour être informés en primeur de notre programmation et des activités à venir ! Programmation Automne/Hiver 2008-2009 maintenant disponible, consultez le http://www.ccsemaisonneuve.qc.ca pour tous les détails! Période d\u2019inscriptions du 4 au 11 septembre, de 15h à 20h."]
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