L'itinéraire, 1 janvier 2008, lundi 15 décembre 2008
[" Volume XV, numéro 24, Montréal, 15 décembre 2008 Donner tout en chantant ! Jusqu\u2019au 31 décembre 2008, L\u2019Itinéraire présente sa campagne de dons par internet : « Le Solidaridon du temps des Fêtes » ; une joyeuse chaîne de solidarité donnant la possibilité aux généreux donateurs de changer bien des vies en contribuant financièrement aux services d\u2019aide des plus démunis.Ils y ont mis tout leur coeur ! Visionnez la chanson exclusive « Un p\u2019tit Montant » interprétée par Pierrette Robitaille, Yves Lambert et le Bébert Orchestra.La participation bénévole de nos artistes et de nombreux techniciens vous invite à donner joyeusement à partir de notre site internet.Vous pouvez créer votre propre chaîne de solidarité avec nous.Information sur le site.www.itineraire.ca Aidez-nous à les aider ! L\u2019Itinéraire vient en aide chaque année à plus de 2 000 personnes appauvries, itinérantes et toxicomanes de Montréal.Après six mois de fréquentation de nos programmes, les participants à nos projets retrouvent une stabilité résidentielle et une plus grande autonomie face aux services d\u2019urgence.Mais pour continuer et offrir nos services d\u2019insertion sociale à plus de gens encore (on compte quelque 20 000 personnes itinérantes à Montréal), nous avons besoin de toutes les forces vives de notre société.C\u2019est tous ensemble que nous pouvons innover et créer des solutions positives pour une société avec moins de pauvreté.Merci et Joyeuses Fêtes! FIDO EST FIÈRE D\u2019AFFICHER SON APPUI À L\u2019ITINÉRAIRE.Kathy D\u2019amours Camelot | Métro Frontenac ELLE NE QUÊTE PAS.ELLE S\u2019ABRITE.En achetant L\u2019Itinéraire, vous aidez des centaines d\u2019êtres humains en difficulté qui travaillent à garder un toit sur leur tête.w w w.itineraire.ca Cet espace publicitaire est une gracieuseté de Zoom Média et de cet établissement.« Dans une vision solidaire de Montréal, l\u2019arrondissement de Ville-Marie est fier d\u2019appuyer l\u2019insertion sociale et L\u2019Itinéraire.» -Benoit Labonté Maire de l\u2019arrondissement L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Le magazine L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L\u2019Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l\u2019itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230.Convention de la poste publication No 40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K 4S1, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Le magazine L\u2019Itinéraire Éditeur et directeur général : Serge Lareault Rédactrice en chef : Audrey Coté Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary Graphiste et illustratrice : Mélissa Deschênes Infographiste/design de la couverture : Serge Cloutier Photo de couverture : Éric Carrière Révision : Lorraine Boulais, Hélène Paquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Pierre Aubry, Isabel Matte, Jean-Pierre Bourgault, Noëlle Samson et Philippe Robert Site Internet : Serge Cloutier, Drafter.com Imprimeur : Quebecor World Conseillers publicitaires Renée Larivière :1 866 255-2211 / renee.lariviere@itineraire.ca Mario St-Pierre :1 866 570-6668 / mario.stpierre@itineraire.ca Le conseil d\u2019administration Président : Robert Beaupré Vice-président : Jean-Paul Baril Trésorier : Catherine Isabelle Secrétaire : André Martin Conseillers : Tanéa Castro, Gabriel Bissonnette (rep.camelots), Alexandre Péloquin, Yvon Massicotte et Pierre Goupil L\u2019administration Directeur général : Serge Lareault Directeur marketing/communications : Richard Turgeon Directrice de l\u2019insertion sociale : Jocelyne Sénécal Directeure de l\u2019administration et des ressources humaines : France Beaucage Adjointe à l\u2019administration : Nathalie Gélinas Conseiller au développement stratégique et financement : Mario St-Pierre Conseillère au développement stratégique et médias : Chantal Forman Conseiller au développement stratégique et partenariats : Guillaume Lacroix ISSN-1481-3572 Le réseau international des journaux de rue Association nord-américaine des journaux de rue L\u2019Itinéraire est membre de : L\u2019Itinéraire est appuyé financièrement par Rédaction et administration \u2022 2100, boul.de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K 4S1 Le Café sur la rue \u2022 2101, rue Ste-Catherine Est MagDVD Le 3e OEil \u2022 2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphones : 514 597-0238 514 525-5747 (services rue Ste-Catherine) Télécopieur : 514 597-1544 Courriel : itineraire@itineraire.ca Site : www.itineraire.ca Le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d\u2019administration est composé en majorité de personnes ayant connu l\u2019itinérance, l\u2019alcoolisme ou la toxicomanie.Abonnement www.itineraire.ca ou 514 597-0238 Actualité et vie urbaine Culture La une Santé/Bien-être actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Environnement Eaxctupalitéression culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Économie/consoamctuamlitéation culture une santé environnement dév.social économie/conso expression $ 10 Vivre un Noël victorien 11 Les Charbonniers de l\u2019enfer et les gardiens de trésor 12 Mes Aïeux / Troquer le traîneau pour La ligne orange 19 L\u2019espace public et la Commission parlementaire sur l\u2019itinérance 21 Adopter un sans-abri pour Noël 17 Quand l\u2019art s\u2019allie à l\u2019environnement 22 Syndicalisme : «aller chercher» les jeunes 24 Cadeaux beaux, bons et\u2026 équitables! 25 Isabelle Lehoux et ses bijoux fous, fous Développement social actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression 14 Brèves santé 15 Lâcher la patate pour mieux la savourer L e s c a m e l o t s s o n t d e s t r a v a i l l e u r s a u t o n o m e s q u i a c h è t e n t l e m a g a z i n e 1 $ e t l e r e v e n d e n t a u c o û t d e 2 $ .8 Un conte de Noël vivant 9 Zoom sur la spontanéité avec la photographe Isabelle Clément 29 Obama story 30 Mots croisés L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Serge Lareault édito Éditeur et directeur général de L\u2019Itinéraire serge.lareault@videotron.ca Pour l\u2019IEDM, il ne sert à rien d\u2019aider les quelque 21 000 ménages1 bénéficiant de logements abordables.Il s\u2019agit là d\u2019une politique injuste, laisse-t-on entendre, parce qu\u2019il y a encore plus de 23 000 familles sur des listes d\u2019attentes.Pour l\u2019IEDM, mieux vaut en avoir 44 000 dans la merde, question d\u2019être vraiment juste avec tout le monde.Offrir des logements abordables aux plus démunis parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un «bien essentiel» (ces gens-là sont tellement centrés sur la consommation qu\u2019ils ne comprennent pas que le logement n\u2019est pas un bien, mais fait partie des droits de l\u2019Homme) relève selon eux d\u2019une politique publique incohérente parce que la nourriture et les vêtements sont aussi des biens essentiels.Ils n\u2019ont jamais lu aucun rapport social, aucune étude qui démontre le besoin fondamental d\u2019un logement pour parvenir à maintenir une stabilité suffisante permettant de se nourrir et de s\u2019habiller.Ils écrivent : «Qu\u2019il soit nécessaire d\u2019aider les moins nantis de notre société à améliorer leur sort est un principe généralement accepté (voyez la subtilité, faut bien retenir que ce n\u2019est pas l\u2019opinion de tous).Cependant, rien n\u2019oblige à ce que cette aide soit faite en nature.Au contraire, il est préférable de laisser les ménages libres d\u2019effectuer les choix qui leur conviennent le mieux et d\u2019utiliser leurs ressources de la façon la plus appropriée à leurs besoins.» Dans de savants calculs qui ne présentent rien de durable à moyen et long terme, ils proposent de vendre les immeubles de l\u2019Office municipal d\u2019habitation et de donner de «bons de logement échangeables auprès des propriétaires privés».Selon eux, les quelque 44 000 pauvres pourraient ainsi recevoir une allocation de 200 $ par mois.Ces gens là ne comprennent pas qu\u2019étant donnés les prix actuels des loyers (souvent 600 $ pour un 3 ½), une allocation de 200 $ ne sert à rien.En plus, deuxième volet de leur chantier (de démolition du tissu social montréalais), ils proposent d\u2019éliminer le contrôle de la Régie du logement du Québec quant à la restriction des hausses de loyers.Premièrement, nous savons tous que la Régie ne contrôle rien et que malgré ses restrictions, les loyers n\u2019ont cessé d\u2019augmenter.Donc le chantier néolibéral tordu (ce néolibéralisme qu\u2019en ce moment, conduit le monde au bord du gouffre), l\u2019IEDM propose de lâcher lousse les plus démunis dans une ville où on laisserait les loyers monter en flèche, à une vitesse vertigineuse.Beau chaos social en perspective! Ces gens-là ne comprennent pas que si le nombre de personnes qui n\u2019arrivent plus à se loger augmente, c\u2019est entre autres parce que les loyers n\u2019ont cessé d\u2019augmenter.Pour eux, c\u2019est la restriction des loyers qui a fait que le parc immobilier de Montréal n\u2019a pas été entretenu par les propriétaires.Admirez le rapport rapide de cause à effet.Montréal a toujours été reconnu pour ses propriétaires d\u2019immeubles à logements qui ne veulent que faire de l\u2019argent en investissant le moins possible.Et ce ne sont pas les plus petits propriétaires immobiliers qui ont agi de la sorte! S\u2019il est vrai qu\u2019actuellement les coûts de construction sont trop élevés, ce qui avantage les condos au détriment des logements (dont les loyers seraient exorbitants pour être rentables rapidement), n\u2019y a-t-il pas d\u2019autres solutions?Chose certaine, ce n\u2019est pas en mettant fin au logement abordable qu\u2019on va régler la situation.Bien au contraire.Pourquoi des gens aussi intelligents que les comptables de l\u2019IEDM ne se creusent pas la cervelle pour imaginer un développement durable au lieu d\u2019avoir toujours des projets à court terme, destructeurs, incitant villes et gouvernement à se départir de tout au profit du privé et au détriment des plus pauvres ?Ne pourrait-on pas imaginer la construction d\u2019immeubles de logements abordables qui pourraient se rentabiliser par exemple par un volet commercial \u2013 avec des espaces commerciaux à louer au rezde- chaussée ou l\u2019association d\u2019un volet d\u2019économie sociale \u2013 pour créer un milieu de vie et des revenus ?Je vais continuer de passer à la loupe l\u2019idéologie conservatrice de ces gens qui disent n\u2019importe quoi, en essayant de ne pas trop vous embêter, chers lecteurs.Mais l\u2019IEDM devient de plus en plus une force de communication à laquelle il faut opposer un discours beaucoup plus éclairé, humain et social.Transmettez le message! 1Office municipal d\u2019habitation de Montréal (OMHM), 2006.L\u2019IEDM veut souffler sur les logements abordables des petits cochons L\u2019Institut économique de Montréal (IEDM) se prépare aux prochaines élections municipales.Il propose depuis le 1er novembre, dans le Journal de Montréal et sur son site Internet, dix chantiers pour faire de Montréal une vraie métropole.Oui, une vraie métropole à l\u2019américaine, dans laquelle on jette littéralement les gens à la rue.Ces gens-là proposent ni plus, ni moins que Montréal se débarrasse de son parc immobilier de logements abordables.Le logement abordable pour les pauvres, ce n\u2019est pas une solution selon eux.Vous connaissez l\u2019histoire des trois petits cochons et du loup? L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Votre don pour Noël 2008 Yvon Massicotte, camelot, métro Côte-des-Neiges Yvon a emprunté le parcours de L\u2019Itinéraire il y a trois ans et voit maintenant la lumière au bout du tunnel.M.q Mme q Prénom : ________________________Nom : ________________________________ Entreprise : _________________________________________________________________________ Adresse : ___________________________________________________________ App.: __________ Ville : ___________________________ Province : _____________ Code Postal : _________________ Téléphone : ____________________________Courriel : ____________________________________ Paiement qChèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire qVisa, Master Card I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I__I Expiration ____ / 20____ Numéro de carte Mois Année Postez ce coupon au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2100, rue de Maisonneuve Est, Suite 001, Montréal (QC) H2K 4S1 Pour plus d\u2019information, communiquez avec Guillaume Lacroix au 514 597-0238, poste 237 Je fais un don de _________$2 Vous pouvez également faire l\u2019achat de cartes-repas ou faire un don par Internet au www.itineraire.ca 2 Vous recevrez votre reçu d\u2019impôt au début de l\u2019année 2009.Grâce à vous et à L\u2019Itinéraire, j\u2019ai changé de perspective! Tout a commencé par un accident \u2026 la chute d\u2019un arbre, moi en-dessous et vlan voilà ma vie qui change du tout au tout.Une mauvaise hernie à la colonne, pendant cinq ans, de plus en plus courbé, opération au dos, plus capable de travailler, pas de CSST.J\u2019ai vécu dans un refuge.Les intervenants et les bénévoles m\u2019ont tous soutenu du mieux qu\u2019ils le pouvaient.Pendant cette année de convalescence, le temps était très long et la belle qualité de vie que j\u2019avais avant mon accident était bien loin.Après ma convalescence, pas d\u2019emploi à l\u2019horizon même si je voulais avec toute la bonne volonté du monde gagner dignement ma vie.Puis l\u2019hiver arrive, plus d\u2019argent, et c\u2019est la catastrophe\u2026 obliger de quêter pour assurer un minimum vital.Humilié, le foulard devant la figure, espérant que personne ne me reconnaisse, je demandais la charité aux passants.Puis, un jour, un gars de L\u2019Itinéraire m\u2019a proposé de vendre leur magazine.Après quelques hésitations, j\u2019ai décidé d\u2019y aller au début du mois de février.Depuis ce temps, l\u2019espoir est revenu.J\u2019ai retrouvé le contact social dont toutes les personnes normales ont besoin et que j\u2019avais perdu.Aujourd\u2019hui, grâce à vous, je revis\u2026 Merci de tout coeur! L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Le 10 novembre dernier, la Fondation Canadian Tire et le magasin Canadian Tire Maisonneuve ont fait un don de 3 000 $ au Groupe L\u2019Itinéraire.Depuis 2005, La Fondation Canadian Tire ainsi que le magasin Canadian Tire Maisonneuve et son propriétaire, M.Henri Ravary, soutiennent le projet magDVD Le 3e OEil qui vient en aide aux jeunes de la rue.M.Roger Portelance, directeur des ressources humaines au magasin Canadian Tire Maisonneuve, s\u2019est dit fier d\u2019encourager par ce don L\u2019Itinéraire et d\u2019aider ainsi les jeunes de la rue à s\u2019en sortir.Ce généreux don a permis au magDVD Le 3e OEil de se procurer des appareils-photos numériques ainsi que des caméras miniDVD pour les projets des jeunes : « Cet été, nous manquions gravement de caméras pour que les jeunes puissent accomplir leurs projets.Grâce au don de Canadian Tire, nous avons pu être en mesure de réaliser tous nos projets de l\u2019été pour les jeunes.Je voudrais remercier chaleureusement Canadian Tire », souligne Sylvain Grenier, coordonnateur de production du magDVD Le 3e OEil.Le magDVD Le 3e OEil a été conçu sur le modèle du magazine L\u2019Itinéraire, soit un plateau de travail favorisant la réinsertion sociale.Il vise toutefois les jeunes de la rue.Ces jeunes vivent de plus en plus de difficultés et leur nombre est en croissance.Le 3e OEil est un projet dans lequel ils peuvent se valoriser et trouver de nouveaux objectifs de vie.Le magDVD Le 3e OEil est une alternative à la mendicité, un lieu de valorisation et d\u2019expérience de communication et un outil de réinsertion sociale pour les 18 à 30 ans.L\u2019Itinéraire tient à souligner l\u2019apport essentiel et renouvelé de la Fondation Canadian Tire et du magasin Canadian Tire Maisonneuve à la réussite du magDVD Le 3e OEil.(Guillaume Lacroix, conseiller au développement stratégique et partenariats) Canadian Tire aux côtés des jeunes du 3e OEil Illustration / www.melissadeschenes.com Communauté de L\u2019Itinéraire actualité culture une santé environnement dév.social économie/expression Jean-Simon Brisebois, participant du 3e OEil, Patrick Gariépy, gérant du Canadian Tire Maisonneuve et Guillaume Lacroix du Groupe L\u2019Itinéraire. Depuis sa première publication en 1999, ce charmant roman ne cesse de faire des heureux.Plusieurs écoles au Québec se sont inspirées de cette histoire pour transformer un sapin de Noël en véritable Arbre de joie à l\u2019occasion des fêtes.Grâce à des gens de coeur, plusieurs milliers d\u2019enfants démunis ont reçu et recevront au moins un cadeau à Noël.Le concept de L\u2019Arbre de joie, proposé dans le roman et repris dans la réalité, consiste à associer le nom d\u2019un enfant démuni à une petite lumière présente sur L\u2019Arbre de joie.Lorsqu\u2019une personne charitable choisit le nom d\u2019un enfant, elle s\u2019engage à lui faire un cadeau à Noël et les lumières s\u2019allument ainsi une à une.L\u2019Arbre de joie existe pour combler le rêve des enfants qui ont moins de chance que d\u2019autres.Y aura-t-il un père Noël cette année pour la fillette futée Patricia et son mignon petit frère Simon?C\u2019est ce que vous saurez en lisant L\u2019Arbre de joie.L\u2019Arbre de joie, Alain Bergeron, conte pour enfant de la collection Ma petite vache a mal aux pattes, Soulières Éditeur, Saint Lambert, 2008.Quand on voit Jean-Simon, on ne pourrait pas dire qu\u2019il a l\u2019air d\u2019une personne à qui la vie n\u2019a pas fait de cadeau.Ce beau jeune homme costaud de 29 ans a tous les airs d\u2019un étudiant dynamique.En effet, il s\u2019est pris en main.Né dans une famille dysfonctionnelle composée de parents polytoxicomanes, Jean-Simon a vécu dans trois foyers de groupe différents sur une période de neuf ans.À 18 ans, il a bénéficié d\u2019un logement supervisé par les Auberges du coeur.Aujourd\u2019hui, il n\u2019y habite plus, mais il est resté engagé dans l\u2019organisme.L\u2019écriture lui a permis d\u2019exorciser sa colère.« J\u2019ai toujours ce besoin de crier qui je suis et ce que je ressens.Car nous, les marginaux, on est trop souvent exclus», dénonce-t-il.Malgré l\u2019exclusion et l\u2019isolement qu\u2019il a subis, Jean-Simon est devenu une personne généreuse et enthousiaste.Pour aider ceux qui ont souffert comme lui, il donne des ateliers de poésie à l\u2019organisme Spectre de rue.En décembre, il était encore participant au programme Le 3e OEil, en production vidéo, et il ne manque pas de nouveaux projets : «Je projette d\u2019écrire le scénario d\u2019une comédie musicale, des chansons de tous genres et de réaliser un long métrage.J\u2019ai des projets plein la tête!» (M.R.) Jean-Simon Brisebois, Entité, Éditions TNT, Montréal, 2008 Un conte de Noël vivant! Jean-Simon Brisebois dans toute son «entité» Voilà enfin Entité, le dernier recueil de poèmes tant attendu qui complète la trilogie de Jean-Simon Brisebois.L\u2019oeuvre nous plonge directement dans les pensées quotidiennes de son auteur.Parsemé de moments d\u2019émoi, d\u2019angoisse passagère, de colère et d\u2019amour pur, ce petit trésor d\u2019écriture séduit.L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Micheline Rioux Lemieux Journaliste de rue micheline.rioux@itineraire.ca L\u2019Arbre de joie existe réellement! Une histoire de Noël touchante écrite par Alain Bergeron et superbement illustrée par Stéphane Poulin.Cette nouvelle édition est accompagnée d\u2019un CD dont l\u2019histoire est narrée par Pierre Verville, qui nous enveloppe de sa voix chaleureuse.Contactez : Jocelyne Sénécal, 514 525-5747, poste 230 jocelyne.senecal@itineraire.ca Merci! Pour la distribution - Un appareil -photo numérique Pour l\u2019administration et le MagDVD - Chaises de bureau en bonne condition - Ordinateurs Pentium 4 ou plus - Ordinateur Mac G4 avec un minimum de 1Giga de Ram - 1 caméra mini-DV Handy Cam - Une perche - Une camera digital - Des écouteurs Sony - Papiers de bonne qualité pour l\u2019impression - Petit frigo de de 24 pouce de large Pour le Groupe -Tapis de sol pour les massothérapeutes - Table à massage Pour le magazine - Deux licenses non utilisées du système d\u2019exploitation Microsoft Server 2003 R2 Pour le Café sur la rue - Plaque chauffante portative - Pannes de cuisson de 6 pouces de profond (utilisable dans les réchauds) - Réchaud (pour les sauces) - Douilles à pâtisserie - Spatules neuves - Pilon à patate industriel - Bons couteaux - Écran de projection rétractable - Système de son complet a besoin de : L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Actualité et vie urbaine Chacune des images du livre est suivie d\u2019un témoignage écrit par les personnalités sur leur vision de la beauté de l\u2019existence.À 36 ans, Isabelle Clément a toujours été et est constamment en quête de cette beauté.Son parcours inspirant en témoigne.Peu de temps après la naissance de sa fille Charlotte il y a cinq ans, sa relation avec le père a décliné donnant lieu à une séparation éprouvante.«J\u2019ai toujours été une existentielle, mais c\u2019est à la suite de mon accouchement que j\u2019ai eu un questionnement plus profond», a-t-elle confié en entrevue à L\u2019Itinéraire.Le choix de la garde partagée a été très pénible pour elle, car elle devait se séparer de sa fille qui n\u2019avait que quelques mois.«Je trouvais très difficile de la voir partir pour quelques jours, j\u2019étais déchirée», se souvient-elle.Le stress de composer avec un petit budget, de trouver un nouveau logement et de terminer son premier ouvrage Le sens de la vie a suffi à Isabelle pour sombrer peu à peu dans la dépression.«Cela m\u2019a pris trois ans avant que j\u2019aille chercher de l\u2019aide.Mes proches ne voulaient pas que je fasse de dépression, ils me disaient que ce n\u2019était que des mauvais moments à passer.J\u2019avais aussi des préjugés envers la maladie mentale et la médication.Je me disais qu\u2019il fallait juste se botter le derrière pour filer mieux, mais je me suis rendue compte que ce n\u2019est pas comme cela que ça se passe».De la photothérapie Isabelle s\u2019est finalement donné les moyens et le temps pour guérir.Cette mauvaise période lui a beaucoup appris et elle en est sortie plus consciente de sa propre fragilité et de celle des autres.«Avant j\u2019étais une grande rêveuse et une idéaliste.Maintenant je suis plus modérée, j\u2019ai acquis davantage de maturité et une plus grande ouverture d\u2019esprit», dévoile-t-elle.Il va sans dire que d\u2019être plus conscient de sa fragilité amène à être aussi à l\u2019affût du bonheur.La photographe le transpose admirablement dans son travail en privilégiant le contact humain avec ses sujets.«Le développement de mes ouvrages m\u2019a été très thérapeutique.Que ce soit en présence de personnalités publiques ou pas, le cheminement de chacune d\u2019elles m\u2019a touchée», révèle-t-elle.Une des personnalités photographiées dans La vie est belle l\u2019a particulièrement inspirée.Marie-Hélène Cantin, 37 ans, n\u2019est pas une personnalité publique, mais l\u2019exemple de son courage et de sa force mérite d\u2019être connu.Enceinte de son premier bébé, la future maman a appris au troisième trimestre de sa grossesse qu\u2019elle était atteinte du cancer du sein ainsi que de métastases osseuses et lymphatiques.Immédiatement après l\u2019accouchement prématuré de la petite Lélia, qui heureusement est née en santé, les premiers traitements de radiothérapie et chimiothérapie ont été amorcés.Une longue hospitalisation a suivi.Depuis, un autre cancer a été déclaré au foie.Marie-Hélène et sa petite famille continuent de se battre pour survivre.Pour les sujets que la photographe ne connaît pas personnellement avant les rencontres, il est impératif pour elle de créer un lien privilégié avec les personnes, qu\u2019elles soient connues ou pas.Elle s\u2019intègre à leur environnement afin de bien saisir leur naturel et leur authenticité qui l\u2019amènent à capter l\u2019image de leurs émotions spontanées.«L\u2019important pour moi, c\u2019est d\u2019avoir du gros fun en travaillant, j\u2019ai un côté enfantin que j\u2019essaie de faire ressortir chez les gens que je rencontre», conclut-elle, les yeux pétillants de bonheur.Isabelle Clément, La vie est belle, Fidès, 2008, Montréal, 2008.La préface est signée Arlette Cousture et parmi les personnalités publiques qui ont participé à ce livre, on trouve notamment Lise Dion, Pierre Bruneau, Guy Corneau et Judy Richards.Photo: Isabelle Clément Isabelle Clément, photographe Zoom sur la spontanéité Micheline Rioux Lemieux, journaliste de rue micheline.rioux@itineraire.ca Saisir la spontanéité de l\u2019instant présent, Isabelle Clément en a fait sa quête photographique.Son dernier ouvrage, La vie est belle, illustre de manière très humaine les émotions d\u2019artistes et de personnalités, captées dans la magie du moment, rendant ainsi un hommage à la vie.Photo: l\u2019humoriste Lise Dion! Marie-Hélène Cantin et sa petite famille Enceinte de son premier bébé, Marie-Hélène Cantin, 37 ans, a appris au troisième trimestre de sa grossesse qu\u2019elle était atteinte du cancer du sein.Immédiatement après l\u2019accouchement prématuré de la petite Lélia, qui heureusement est née en santé, une longue hospitalisation a suivi.Depuis, un autre cancer a été déclaré au foie.Marie-Hélène et sa petite famille continuent de se batte pour survivre.La photographe Isabelle Clément 10 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Le décor de la maison reflète les goûts et le raffinement de la classe aisée de la deuxième moitié du 19e siècle.Jusqu\u2019au début du 20e siècle, le sapin de Noël n\u2019est décoré que par les mieux nantis de la société.En cette période de réjouissances, l\u2019exposition Un Noël victorien présente l\u2019origine des traditions et des symboles.Les objets décoratifs sont majoritairement confectionnés à la main et ce n\u2019est que vers la fin du 19e siècle qu\u2019on achète les décorations commerciales.Ancêtre du cinéma-maison, la lanterne magique fait aussi son apparition dès le 17e siècle.Lorsqu\u2019on l\u2019utilise, on projette au mur du grand salon des images peintes à la main sur de fines plaques de verre.Sir George-Étienne Cartier (1814-1873) a été copremier ministre du «Canada uni» avec Jonh A.McDonald.Ardent défenseur et promoteur de la Confédération canadienne, il est l\u2019un des principaux responsables de sa création.L\u2019histoire lui a donné le titre de «père de la Confédération».La maison de Sir George-Étienne Cartier fait partie de notre patrimoine.Pour la période des fêtes, elle offre une activité familiale les trois premiers dimanches de décembre.Il s\u2019agit d\u2019une présentation théâtrale du légendaire conte de Clement Clark Moore; « La nuit avant Noël » (The Night before Christmas), sur réservation seulement.Hâtez-vous : l\u2019exposition Un Noël victorien se termine le 21 décembre prochain! Lieu historique national du Canada de Sir George-Étienne Cartier : 458, rue Notre-Dame Est, angle Berri, Vieux-Montréal.L\u2019exposition Un Noël victorien a lieu du 21 novembre au 21 décembre 2008, du mercredi au dimanche, de 10h à midi et de 13 h à 17h.Activité familiale \u2013 conte de Noël : 7, 14 et 21 décembre, 10 h 30.Réservation.: 514 283-2282 Vivre un Noël victorien Josée Louise Tremblay Journaliste de rue jyel_roses@yahoo.ca C\u2019est la 20e édition de l\u2019exposition temporaire Un Noël victorien au lieu historique national canadien de la maison de Sir George-Étienne Cartier.Pour l\u2019occasion, la demeure victorienne de la famille Cartier se pare de ses plus beaux atours; la table est dressée pour le souper de Noël, les étrennes sont au salon tandis que les cornes d\u2019abondance et les fruits comestibles enjolivent le sapin.La virtuose du violon Angèle Dubeau et La Pietà, l\u2019ensemble pour cordes et piano composé exclusivement de musiciennes qu\u2019elle dirige, explorent l\u2019univers d\u2019un des plus grands compositeurs classiques contemporain : Philip Glass.«Ce compositeur américain a contribué à amener un nouveau discours musical dans les années \u201980.Sa musique est très rythmique et favorise la superposition», a expliqué Angèle Dubeau à L\u2019Itinéraire.Grâce à Philip Glass : Portrait, Angèle Dubeau et La Pietà font découvrir ou redécouvrir aux mélomanes et au grand public la splendeur d\u2019un des plus grands compositeurs de notre temps, qui a aussi composé la musique de nombreux films dont Les heures (Stephen Daldry), Chronique d\u2019un scandale (Richard Eyre) et le Rêve de Cassandre (Woody Allen).Il n\u2019est pas étonnant que le dernier album de la grande violoniste et son ensemble soit actuellement au sommet des ventes de musique classique au Canada : la musique de Philip Glass enivre de grandiose\u2026 et ne vous laissera surtout pas de glace.Pour Noël, la maison de Sir George-Étienne Cartier se pare de ses plus beaux atours.Le compositeur contemporain Philip Glass Sous l\u2019archet d\u2019Angèle Dubeau et La Pietà Audrey Coté Rédactrice en chef L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 11 Culture «J\u2019ai toujours considéré la mémoire comme un fonds à partir duquel on peut créer.On ne doit pas être fossilisé dans la mémoire», explique Michel Faubert, attablé derrière son deuxième café.Chez celui qui est aussi connu en tant que conteur, la collecte de chansons traditionnelles a été une obsession.Dès l\u2019âge de 17 ans, il est parti à la recherche de personnes âgées ayant des histoires et des chansons à partager.Si plusieurs membres des Charbonniers ont puisé dans leur propre histoire familiale pour trouver des chansons anciennes, Michel Faubert les a plutôt traquées à travers la province.«J\u2019ai commencé à Rigaud, d\u2019où je suis originaire.C\u2019est ma mère qui me renvoyait vers des gens qui chantaient beaucoup.C\u2019était au milieu des années 1970 et une vague de musique traditionnelle déferlait sur le Québec, avec des groupes comme La Bottine souriante.Ensuite, j\u2019ai parcouru le Québec pour trouver de nouvelles chansons.De 1978 à 1990, j\u2019ai amassé des centaines de chansons avant de me décider à les chanter.» Louis Simard, dit l\u2019aveugle «L\u2019une des choses importantes que j\u2019ai retenues des collectes de chanson que j\u2019ai faites, c\u2019est à quel point les gens considérés comme ayant peu d\u2019instruction pouvaient être des gardiens de trésors extraordinaires.Ces gardiens étaient d\u2019anciens cultivateurs, de vieux pêcheurs, et il y avait aussi des mendiants là-dedans.Notre démarche, en culture traditionnelle, nous rapproche de toutes ces personnes qui n\u2019ont soi-disant pas de culture», explique le jeune quinquagénaire.Il existait dans les campagnes une tradition des quêteux qui arrivaient dans les maisons avec des chansons et des contes plein la tête.«Marius Barbeau en a rencontré plusieurs, lui qui a été un ethnologue important au Québec au début du 20e siècle.Il a rencontré par exemple Louis Simard, dit l\u2019aveugle, un quêteux légendaire qui chantait des chansons extraordinaires.» Pas toujours drôle Armés de ces histoires étonnantes, Les Charbonniers de l\u2019enfer remontent brasser la terre de nos ancêtres avec, pour seuls instruments, leurs voix et leurs pieds.Leur répertoire va toutefois au-delà des habituelles chansons à répondre.«Nous sommes l\u2019un des rares groupes à présenter toute la palette du répertoire traditionnel.Nous chantons aussi bien des complaintes tragiques que des chansons enlevantes ou comiques.» Leur rencontre avec Gilles Vigneault, en 2006, semble avoir marqué un tournant dans leur approche artistique.«Se mettre au service d\u2019un grand poète, ça nous a rapprochés de l\u2019importance des textes.» Les Charbonniers reprennent d\u2019ailleurs sa chanson Au jardin de mon père, qui a été écrite en pensant aux enfants de Bosnie.« Au début, les gens tapent des mains en suivant le rythme et puis, rapidement, ils s\u2019arrêtent et écoutent\u2026 » Depuis deux ans, Michel Faubert est revenu à l\u2019origine de sa quête.À Rigaud, il occupe désormais la maison de cette vieille femme qui lui permit de recueillir ses premières chansons traditionnelles.Nul doute que pour le Charbonnier Michel Faubert, la flamme n\u2019est pas près de s\u2019éteindre.« Les gens considérés comme ayant peu d\u2019instruction pouvaient être des gardiens de trésors extraordinaires » \u2014 Michel Faubert, membre du groupe Les Charbonniers de l\u2019enfer Photo : Baptiste Grison Les Charbonniers de l\u2019enfer et les gardiens de trésors Jérôme Savary, adjoint à la rédaction Le groupe de chanteurs a capella Les Charbonniers de l\u2019enfer attise le feu de la culture traditionnelle québécoise de façon unique, en soufflant sur les braises de notre mémoire collective.Aux sources de ce répertoire de chansons aussi comiques que tragiques, on trouve des gens souvent peu considérés, comme le mendiant Louis Simard, dit l\u2019aveugle.Pour y voir plus clair, L\u2019Itinéraire a rencontré Michel Faubert, l\u2019un des Charbonniers qui réchauffera la salle de La Tulipe les 26, 28 et 29 décembre.Le groupe Les Charbonniers de l\u2019enfer, avec de gauche à droite : Michel Faubert, Normand Miron, Jean-Claude Mirandette, Michel Bordeleau et André Marchand 12 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Avec La ligne orange, tout le monde est bienvenu dans la rame, y compris les exclus, surtout s\u2019ils font partie de la légende comme c\u2019est désormais le cas du Grand Antonio, auquel Mes Aïeux consacre une chanson.Il était fort et tirait des autobus avec ses cheveux.Originaire de Sibérie, Antonio Barichievich, alias le Grand Antonio, était un personnage montréalais haut en couleur.Mort en 2003, il flânait dans les couloirs de la ligne orange du métro.Ligne orange, tiens, tiens.«Il existe une tradition des hommes forts au Québec, et il y a longtemps qu\u2019on voulait faire une chanson sur ce sujet», explique Marie-Hélène Fortin, seule fille du groupe.Rencontré au coeur du quartier Rosemont, où résident quatre des membres du sextuor, le groupe Mes Aïeux aime raconter des histoires.«On essaie d\u2019aborder la légende avant qu\u2019elle ne devienne officielle», explique Stéphane Archambault.C\u2019était déjà le cas avec Alexis le trotteur, un autre personnage réel auquel mes Aïeux avaient redonné vie dans un album précédent.Cet homme un peu fou, connu pour son endurance à toute épreuve, réveille des souvenirs autour de la table du café de la rue Masson où nous sommes réunis.Frédéric Giroux raconte que son grand-père avait travaillé avec ce personnage, au début du XXe siècle, dans la construction de chemins de fer.Natif de la région de Charlevoix, Alexis le trotteur était pour le moins original, car il était persuadé qu\u2019il était en fait un étalon né sous une forme humaine! Si ces deux personnages ont bel et bien existé, trouver une identité au «fantôme du Forum» était une autre paire de manches.Lorsqu\u2019il évoque cette chanson du dernier album, le regard de Stéphane Archambault s\u2019éclaire.«Dans l\u2019ancien Forum, on évoquait souvent la présence d\u2019un fantôme qui aidait les Canadiens à gagner.Après quelques recherches, je me suis dit que le fantôme ne pouvait être que le joueur étoile Howie Morenz, blessé peu avant les séries, puis décédé de façon dramatique après être arrivé à l\u2019hôpital.On avait alors érigé au Forum une chapelle en sa mémoire.» Retour à la réalité Avec un fantôme, un homme se prenant pour un étalon et un colosse venu de Sibérie, notre imaginaire est comblé.Fortement inspirés par le conte et la légende, les membres du groupe se sont d\u2019ailleurs longtemps présentés sur scène dans la peau de personnages abracadabrants.Incarnant le diable, l\u2019ange ou le coureur des bois lors de précédentes tournées, les membres du groupe ne vivent pas pour autant dans un monde parallèle.Avec plusieurs centaines de milliers de disques vendus, le groupe aurait pourtant pu éclater, victime de son succès.Au contraire, leur collectif est bien soudé.Un «aïeul» n\u2019est jamais seul.Les autres sont toujours là pour assurer la stabilité du groupe.«Lorsqu\u2019on est artiste, le désir de nonconformisme et de liberté est très présent, et pour réussir à grandir, on doit gérer ces démons.Mais le groupe nous aide à garder un certain ancrage», explique Stéphane Archambault.En entrevue, les membres du groupe sont présents tous les six, l\u2019énergie est saine et tout le monde y va de son commentaire.Le nouvel album de Mes Aïeux est d\u2019ailleurs le plus «collectif» qu\u2019ils n\u2019aient jamais réalisé.Si Stéphane Archambault continue à être l\u2019auteur des textes, sauf exception, les autres membres du groupe (Marie-Hélène, Éric, Benoît, Frédéric et Marc-André) ont tous composé au moins une musique de l\u2019album.Du côté de leur engagement personnel, tous sont membres de l\u2019organisme environnemental Équiterre et de la coalition Eau Secours!.Ils soutiennent également la recherche sur la fibrose kystique; ils y ont été sensibilisés par la fille d\u2019un des membres du groupe, atteinte de cette maladie.Même s\u2019ils sont extrêmement sollicités, Marie-Hélène souligne que «ça fait du bien de s\u2019engager, c\u2019est valorisant, c\u2019est un juste retour des choses».Et Noël?Le temps des fêtes sera une nouvelle fois bien chargé pour Mes Aïeux, qui enchaîneront les concerts à un rythme effréné.Si cette période riche en traditions et en rassemblements leur est toujours favorable, Mes Aïeux sont critiques quant au sens que l\u2019on donne désormais à Noël.«Je trouve dommage que Noël soit autant associé à la surconsommation», déplore Marie-Hélène.«Au lieu de passer du temps en famille, le monde préfère se rassembler au Wal-Mart», ajoute Éric Desranleau.Benoît Archambault, à la belle tignasse couleur carotte, explique pourquoi la société nous encourage autant à acheter des cadeaux : «Avant, Noël était une fête religieuse.Maintenant que la religion n\u2019est plus là, il ne reste plus que les cadeaux.» Au diable la surconsommation et le chacun-pour-soi : la communion du temps des fêtes peut avoir lieu avec Mes Aïeux.Sans eau bénite, certes, mais en compagnie du Grand Antonio et de quelques autres fantômes.Photo : Éric Carrière Mes Aïeux Troquez le traîneau pour La ligne orange Jérôme Savary Si, pendant les fêtes, vous apercevez un géant tirant un autobus avec ses cheveux ou un fantôme vêtu du chandail de la Sainte- Flanelle, il se peut que vous ne soyez pas saoul.Vous devez trop écouter La ligne orange, le dernier album de Mes Aïeux, d\u2019où se sont échappés des personnages légendaires pour s\u2019inviter dans votre foyer intérieur.Coréalisation de rêve Ils n\u2019avaient que de bons mots pour lui.Le coréalisateur de La ligne orange, Ghyslain Luc Lavigne, a «permis à la magie d\u2019opérer», selon Frédéric Giroux.Très présent, il a permis à Mes Aïeux d\u2019enregistrer dans la légèreté.Que ce soit en matière de son, de mixage ou pour les\u2026 conseils spirituels (!), Ghyslain Luc Lavigne a été un rouage indispensable dans la création de quatrième opus du groupe montréalais. L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 13 La une En haut de gauche à droite : Éric Desranleau, Frédéric Giroux, Marc-André Paquet, Marie-Hélène Fortin; en bas : Stéphane Archambault et Benoît Archambault.«Pour la période des fêtes, au lieu de passer du temps en famille, le monde préfère se rassembler au Wal-Mart» \u2014 Éric Desranleau 14 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Guérir grâce aux sangsues Que diriez-vous si après avoir été opéré, votre médecin appliquait des sangsues sur votre plaie?Cette pratique étonnante est néanmoins courante\u2026 Chaque année, plusieurs personnes perdent un bout de doigt, d\u2019orteil ou d\u2019oreille à la suite d\u2019un accident.Pour sauver l\u2019organe, on doit conduire d\u2019urgence le patient à la salle d\u2019opération.Le chirurgien recoud l\u2019organe sectionné, y compris les vaisseaux sanguins.Mais il peut arriver que la circulation sanguine ne se rétablisse pas complètement.Résultat : le membre réimplanté se gorge de sang mal oxygéné et devient bleu.Il est alors temps de recourir aux sangsues, car ces expertes de la succion n\u2019ont pas leur pareil pour retirer l\u2019excès de sang et activer la circulation.La prescription est simple : une sangsue à l\u2019heure durant quelques jours.Quand une sangsue se fixe à un animal (ou à un patient !) pour prélever du sang, elle lui injecte trois substances.La première est un antidouleur qui empêche l\u2019hôte de détecter la présence du parasite.La deuxième est un vasodilatateur qui fait ouvrir les vaisseaux de façon à ce que le sang s\u2019écoule plus facilement.La troisième est un anticoagulant qui maintient le sang liquide.Ne craignez rien, la sangsue ne vide pas le patient de son sang : elle n\u2019en avale qu\u2019une cuillérée à soupe.Et contrairement à ce qu\u2019on pourrait croire, le traitement est indolore.(Source : Développement économique, Innovation et Exportation) Le iPod et la foudre Saviez-vous qu\u2019il est risqué d\u2019écouter son lecteur MP3 (baladeur à disque dur) par temps orageux?Un Canadien l\u2019a appris à ses dépens et douloureusement\u2026En 2006, un homme de Vancouver qui faisait du jogging en écoutant de la musique a été frappé par un éclair.En fait, l\u2019éclair n\u2019a pas frappé directement l\u2019infortuné coureur.Il a plutôt reçu une décharge latérale; une « branche » de l\u2019éclair a sauté de l\u2019objet foudroyé vers lui.Et comme notre sportif portait un conducteur d\u2019électricité (les écouteurs), ce dernier a relayé le courant électrique vers sa tête.Quelles blessures l\u2019homme a-t-il subies?Ses tympans ont éclaté, les muscles de sa mâchoire se sont contractés, entraînant une fracture et ses oreilles ont été brûlées par la fonte des écouteurs.Notons que c\u2019est la première fois qu\u2019un lecteur de musique est victime d\u2019un événement de ce genre.Bon an, mal an, environ un millier de personnes sont foudroyées dans le monde.À bon entendeur, salut! (Source : Développement économique, Innovation et Exportation) Illustration / www.melissadeschenes.com L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 15 Santé/Bien-être Tourtière du Lac-Saint-Jean, tartiflette, pomme de terre au four ou frites.Sous toutes ses formes, la patate est généralement prisée des gourmets et des gourmands.Mais l\u2019industrie des régimes a grandement contribué à la discréditer.«On s\u2019est acharné sur la pomme de terre en prétendant faussement qu\u2019elle est plus engraissante que les autres aliments.C\u2019est pourtant un légume très nutritif, et c\u2019est plutôt l\u2019excès de beurre ou de crème dont on la garnit qui est hypercalorique », explique Julie Desgroseillers, nutritionniste associée à la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec pour revaloriser le tubercule.La nutritionniste déboulonne le mythe selon lequel les glucides contenus dans la pomme de terre, tout comme dans les pâtes et les pâtisseries font systématiquement engraisser.La gestion du poids est purement mathématique: «On engraisse lorsqu\u2019on consomme plus de calories qu\u2019on en dépense, peu importe que ces calories proviennent de glucides, protéines ou matière grasses.» La nutritionniste souhaite que la population redécouvre le plaisir de manger avant celui de compter les calories ou de penser aux vitamines et aux minéraux ingurgités : «Rien n\u2019est mauvais en soi.Tout est dans l\u2019équilibre et la quantité de ce qu\u2019on mange.Aussi, il faut manger ce qu\u2019on aime, ce qui nous fait plaisir, et bouger le plus possible!», plaide la nutritionniste.Le corps sait habituellement ce dont il a besoin, à condition de l\u2019écouter intelligemment, soutient Julie Desgroseillers.Pour maintenir une bonne santé, il suffit souvent d\u2019écouter ses signaux de satiété (manger quand on a vraiment faim) et de se mettre des aliments qu\u2019on apprécie sous la dent.Elle constate que certaines personnes se privent inutilement d\u2019aliments dont elles ont vraiment envie.«Si vous mangez deux yogourts et une banane pour éviter de manger du chocolat et que vous finissez par manger aussi la barre de chocolat qui vous obsède, vous avez pris inutilement beaucoup plus de calories que si vous aviez tout de suite mangé la barre en question.» Lâcher la patate pour mieux la savourer Audrey Coté La patate est victime d\u2019acharnement diététique.Les régimes à la Montignac, préconisant d\u2019exclure les glucides de notre alimentation, ont contribué à la tasser de nos assiettes.Pourtant, en plus de regorger de vitamines et de minéraux, la pomme de terre fait partie intégrante des plats les plus réconfortants à savourer.Julie Desgroseillers, nutritionniste Photo Audrey Cote Producteurs à la rescousse des banques alimentaires Malgré une baisse de 3 % de l\u2019utilisation de l\u2019aide alimentaire au Québec en 2007, l\u2019île de Montréal a connu une hausse de 2,5 %, selon le Bilan-faim 2007 de Moisson Montréal.Conscients des besoins criants des diverses banques alimentaires, les producteurs et emballeurs de pommes de terre du Québec ont décidé de s\u2019engager pour une période de trois ans auprès de deux organismes de la région de Montréal : le regroupement des Magasins-Partage de l\u2019île de Montréal et son partenaire, Moisson Montréal.Au cours des trois prochaines années, ces organismes pourront compter sur un don annuel de 75 000 livres de pommes de terre, soit 15 000 sacs de 5 livres.« Nous voulions faire notre part et offrir ce légume exceptionnel aux organismes qui viennent en aide aux plus démunis », explique Clément Lalancette, directeur général de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec.(A.C.) La patate est un légume santé! Une pomme de terre, de grosseur moyenne, pelée et bouillie , contient seulement 144 calories, ce qui représente moins d\u2019énergie à dépenser qu\u2019une tasse (250 ml) de riz blanc, qui lui contient 217 calories.Une pomme de terre moyenne avec pelure, cuite au four contient : Autant de vitamine C que trois petites pêches Deux fois plus de potassium qu\u2019une banane Plus de fibre qu\u2019un bol de gruau instantané Plus de vitamine B1 qu\u2019une tasse de spaghetti de blé entier cuit Autant de magnésium que 2 c.à soupe de noisettes 15 fois plus de vitamine B6 qu\u2019une portion de 50 g de fromage cheddar Autant de protéines qu\u2019une demi-tasse (125ml) de lait (Source : Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec) \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 16 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 mot du maire Benoit Labonté Maire de l\u2019arrondissement de Ville-Marie et chef de l\u2019Opposition officielle de la Ville de Montréal Espace payé mot du maire L\u2019itinérance en hiver Avec la saison hivernale qui débute, les nombreuses personnes sans abri à Montréal éprouvent des besoins grandissants.Dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie, l\u2019Accueil Bonneau offre un peu de chaleur à ceux qui, pour toutes sortes de raisons, vivent en situation d\u2019itinérance.Durant l\u2019année, l\u2019Accueil Bonneau sert plus de 320 000 repas aux gens dans le besoin, et compte sur l\u2019appui de plus de 225 bénévoles, animateurs et intervenants.En cette période des fêtes, un repas spécial avec service aux tables sera servi le 25 décembre.Aussi, le Repas du cardinal se tiendra le premier dimanche de janvier, en collaboration avec la Société de Saint-Vincent de Paul.Actuellement, les besoins les plus pressants sont, pour la saison froide, la collecte de bottes d\u2019hiver pour hommes \u2013 des bottes robustes, isolantes et imperméables \u2013, ainsi que de vêtements chauds, tels que des manteaux, des gants et des bonnets.En tout temps de l\u2019année, l\u2019Accueil Bonneau a grand besoin d\u2019articles de toilette comme des rasoirs, du dentifrice et des brosses à dents.J\u2019invite mes concitoyennes et concitoyens de Ville-Marie à faire un petit détour au 427, rue de la Commune Est, et à poser, selon vos moyens, un geste solidaire.Lorsque les liens sociaux d\u2019une personne sont rompus, il peut devenir difficile, dans une société comme la nôtre, de trouver un point d\u2019ancrage sur lequel la vie puisse prendre un nouvel élan.Notre sensibilité vis-àvis de cette situation fort complexe est déterminante, afin que nous continuions à améliorer les conditions de vie de tous les montréalais. L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 17 Organisme à but non lucratif existant depuis 2006, Matériaux pour les Arts Montréal (MAM) a toujours eu à coeur le respect de l\u2019environnement.«Ça fait mal au coeur de voir tous les matériaux réutilisables qui se retrouvent dans les sites d\u2019enfouissement par manque de moyens, dit la directrice générale du MAM, Nadia Bini.Quarante-trois pour cent de ces matériaux proviennent d\u2019industries, de commerces et d\u2019institutions qui ne peuvent en disposer autrement parce qu\u2019ils ne sont pas recyclables ou qu\u2019ils entraînent des coûts élevés.Nous avons donc décidé de se retrousser les manches et de renverser la tendance.» Avec le soutien de la Conférence régionale des élus et du Centre de transfert technologique en écologie industrielle, le MAM a développé un projet d\u2019entrepôt servant à recueillir les déchets et les retailles propres des industries de la région (tissus, métaux, verre, céramique, plexiglas, etc.) et de les redistribuer à faible coût à des artistes de la région métropolitaine.«Nous visons tous les artistes, des professeurs d\u2019école aux chorégraphes et cinéastes, dit Nadia Bini.Le but c\u2019est de redistribuer une partie des 2,4 millions tonnes de déchets qui sont envoyés à l\u2019enfouissement chaque année.Bien sûr, ces déchets se retrouveront peut-être au dépotoir un jour, mais ils auront eu une seconde vie, et nous aurons réduit le gaspillage.» Faute de temps et d\u2019espace, l\u2019entrepôt est devenu depuis le mois d\u2019octobre une banque virtuelle accessible sur Internet.Moyennant une contribution annuelle, les abonnés ont accès aux offres des donateurs sous forme d\u2019annonces classées et vice-versa.Une entreprise pourra trouver preneur pour ses retailles de cuivre et un professeur, trouver des morceaux de plastique pour un projet d\u2019art à réaliser avec ses élèves, et tout ça, en quelques clics de souris.Pendant les premiers six mois du projet, la banque virtuelle offre gratuitement les échanges de matériaux.Le MAM imposera ensuite un coût minime destiné à la gestion du site et assurant la poursuite du projet.«Les entreprises paient déjà pour l\u2019enfouissement des déchets, dit Nadia Bini.Il est normal qu\u2019elles aient à payer un petit montant pour livrer leurs déchets.» Réponse favorable L\u2019instauration de la banque virtuelle a ravi autant les artistes que l\u2019industrie.«Quand le vice-président d\u2019une entreprise nous alloue quatre heures de sa journée pour nous faire visiter l\u2019usine et nous montrer la chute industrielle non recyclable, je vois qu\u2019il y a une volonté, dit Nadia Bini.Souvent, ils n\u2019ont pas les moyens de donner une deuxième vie aux déchets.» Pour Nelson Béguin (Atelier Nayan), artiste qui se spécialise, entre autres, dans les mosaïques de céramique, l\u2019initiative de la banque virtuelle est un projet très intéressant.«Nous sommes habitués de fouiller dans les ruelles, de cogner à plusieurs portes pour trouver nos matériaux, dit-il.Bien que cela fasse partie du processus de création, je crois que le MAM offre aujourd\u2019hui un complément très intéressant et accessible qui facilitera la vie de plusieurs artistes.» L\u2019artiste, qui a fait sa marque en réutilisant des pièces de céramique de seconde main dans ses oeuvres, croit d\u2019ailleurs que l\u2019utilisation de matériaux récupérés est en lien direct avec la vision des artistes.«Acheter des matériaux neufs et les transformer est souvent moins intéressant que de s\u2019inspirer de matériaux usagés qui ont déjà une histoire et de leur donner une seconde vie.Les pièces des artistes dégageront alors un aspect écologique en plus de l\u2019aspect artistique.» Pour plus d\u2019information : www.mamontreal.qc.ca et www.bimam.qc.ca Environnement Quand l\u2019art s\u2019allie à l\u2019environnement Josée-Ann Moisan Allier la conscience environnementale à l\u2019expression artistique tout en aidant les industries à recycler leurs déchets propres : voilà l\u2019objectif que s\u2019est fixé le groupe Matériaux pour les Arts Montréal.Illustration / www.melissadeschenes.com 18 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 CHAMBRE DES COMMUNES Bernard Bigras Député de Rosemont- La Petite-Patrie 2105, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1M5 Téléphone : 514 729-5342 Télécopieur : 514 729-5875 Courriel : bigrab1@parl.gc.ca Réal Ménard, Député Hochelaga 4036, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Téléphone : 514 283-2655 Télécopieur : 514 283-6485 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 19 INFO RAPSIM Le réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: 514 879-1949 www.rapsim.org Toutefois, outre la présence des chercheures bien connues dans le milieu, comme Céline Bellot de l\u2019Université de Montréal et MarieÈve Sylvestre de l\u2019Université d\u2019Ottawa, venues définir le portrait et proposer des pistes de solutions, cet exercice de consultation a été ponctué de quelques surprises.Le profilage discriminatoire La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJQ) en a étonné plus d\u2019un en affirmant qu\u2019il y a de bonnes raisons de croire que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s\u2019adonne au profilage social.En somme, par la mise en place et l\u2019application d\u2019une Politique de lutte aux incivilités depuis 2004 (ciblant principalement les personnes itinérantes et leurs comportements), le SPVM pratiquerait une forme de profilage discriminatoire à l\u2019endroit des populations marginalisées.Même si la sortie de la CDPDJQ frappe l\u2019esprit, l\u2019organisme de défense des droits doit démontrer le caractère discriminatoire de l\u2019émission de contraventions, et la Ville de Montréal doit faire le bilan de cette politique controversée.Le Barreau du Québec, dans son mémoire déposé à la commission parlementaire, recommande lui-même à la Commission de procéder à une enquête publique sur la judiciarisation.Un pas de plus vers l\u2019amnistie Le RAPSIM est sollicité sur cette question au sujet de tout ce qui s\u2019est fait pour déjudiciariser des personnes aux prises avec le système pénal.Pourtant, les travaux compensatoires, les cliniques juridiques et tous les procureurs spéciaux du monde ne suffiront pas à obtenir la radiation rapide d\u2019un nombre important des milliers de dossiers de contravention.Comme un trop grand nombre de contraventions risquent de laisser passer leurs détenteurs entre les mailles du filet et de conduire ceux-ci derrière les barreaux, l\u2019amnistie peut constituer une mesure temporaire intéressante.De plus, cette piste de solution n\u2019est pas si farfelue puisque même des acteurs comme le Barreau du Québec et Marie-Ève Sylvestre, professeure à l\u2019Université d\u2019Ottawa, la recommandent dans leur mémoire respectif.La radiation peut passer par une amnistie initiée par le ministre de la Justice ou par la Ville de Montréal, qui peut ordonner une radiation comptable de milliers de dossiers de tickets dont plusieurs sont au stade du mandat d\u2019emprisonnement.L\u2019amnistie pourrait constituer un préambule à l\u2019annulation de l\u2019aberrante menace d\u2019emprisonnement pour non-paiement d\u2019amendes qui fait si honte à notre Code de procédure pénale et du coup envoyer un message clair que la voie judiciaire est une solution inutile à l\u2019itinérance.Enfin, aborder la problématique de judiciarisation est souvent hasardeux pour des autorités politiques des divers paliers de gouvernement aux prises avec une situation sensible sur le terrain pouvant conduire des personnes de la rue à la prison.Néanmoins, grâce aux fruits de la commission parlementaire, les autorités ne peuvent plus invoquer le manque de pistes de solutions intéressantes et audacieuses pour contribuer à l\u2019amélioration du sort des personnes les plus marginalisées de notre société.Voilà un sujet qui animera une bonne discussion autour de la dinde.D\u2019ici là, joyeux Noël! Information et sources : www.rapsim.org, www.barreau.qc.ca, www.cdpdj.qc.ca et www.assnat.qc.ca (rubrique Commission des affaires sociales; surtout les mémoires de Céline Bellot et Marie-Ève Sylvestre).L\u2019espace public et la Commission parlementaire sur l\u2019itinérance Accusations de profilage social, amnistie et autres consolations! Bernard St-Jacques La judiciarisation a été un sujet de prédilection pendant la Commission parlementaire sur l\u2019itinérance tenue cet automne.Bon nombre des quelque 125 mémoires et 85 heures d\u2019audiences ont, en effet, porté sur ce sujet, maintes fois évoqué, disséqué, voire dénoncé, notamment par des organismes du milieu.De leur côté, la Ville de Montréal et les ministères de la Justice et de la Sécurité publique ont exposé leurs efforts, somme toute assez maigres, à l\u2019égard de cette particularité du phénomène de l\u2019itinérance. 20 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 21 Développement social actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Le 24 décembre, le hall de l\u2019hôtel de ville de Montréal devrait bourdonner de solidarité.Si les Montréalais répondent à l\u2019appel de Pierre Anthian, une centaine d\u2019itinérants devraient réveillonner en compagnie d\u2019une famille d\u2019accueil pour Noël.«Pour les gens de la rue, la cassure s\u2019est souvent faite dans l\u2019enfance, avec leur famille.Ainsi, donner la chance à un sans-abri d\u2019être reçu par une famille à Noël peut contribuer à panser les blessures du passé et atténuer les préjugés de part et d\u2019autre», affirme Pierre Anthian.Ce technicien spécialisé dans la fabrication de prothèses dentaires a choisi d\u2019investir la majeure partie de son temps auprès des sans-abri.Il travaille à son compte trois ou quatre heures par jour et consacre le reste du temps à sa famille et à ses amis de la rue.«Disons que je fabrique des partiels à temps partiel!», lance-t-il en rigolant.Le projet Mairie Christmas lui tient particulièrement à coeur parce qu\u2019il croit qu\u2019on a tort de penser que le problème de l\u2019itinérance est seulement l\u2019affaire des gouvernements et trouve important d\u2019obtenir la participation des familles qui peuvent, dit-t-il, offrir leur «indispensable» aux gens de la rue : un peu de réconfort autour d\u2019une table bien garnie.Frugal Batman Alain Simard, alias Batman, se dit travailleur de rue bénévole depuis dix ans.Il raconte que sa foi en Dieu l\u2019a sauvé en plus de l\u2019amener à vouloir en sauver d\u2019autres.Natif de Sainte-Anne-De-Beaupré où habite toujours sa mère, il reçoit un chèque de 575 $ par mois qui lui permet tout juste de payer la chambre qu\u2019il loue au centre-ville depuis un an.En situation précaire, il sait que la rue n\u2019est jamais loin.«Comme je ne peux pas aller voir ma mère, j\u2019ai choisi de me faire adopter par une famille», confie-t-il timidement à L\u2019Itinéraire.L\u2019an dernier, il a passé Noël chez Richard et sa famille, dans un appartement d\u2019Hochelaga-Maisonneuve : «Ça permet de casser le beat du monde de la rue.Même si j\u2019ai une petite chambre, se sent-il obligé de justifier, mon entourage est toujours lié à la rue.» La petite famille de Richard a grandement apprécié son réveillon en compagnie d\u2019Alain.«Au lieu de donner dans le vide, je voulais que nous apportions un peu de chaleur humaine à une personne qui n\u2019a pas la vie facile.Mais je trouve ça juste normal, pas héroïque et un peu égoïste, car c\u2019est tout de même nous qui choisissons du moment et de tout», soutient Richard avec humilité.Ce qui a retenu particulièrement l\u2019attention de la famille hôte?«Nous avions préparé un repas traditionnel copieux et Alain n\u2019a presque pas mangé.Ça nous a beaucoup étonnés.» Qu\u2019en pense le principal intéressé?«J\u2019ai pas l\u2019habitude de manger trois repas par jour et quand je mange ce n\u2019est pas beaucoup\u2026 alors c\u2019est pour ça que je n\u2019ai pas un gros appétit.» Pour adopter une personne de la rue à Noël, communiquez avec Pierre Anthian au 514 973-1717.Adopter un sans-abri pour Noël Audrey Coté Pour les sans-abri, Noël équivaut souvent au couteau dans la plaie du blessé.Il marque le cruel paroxysme de la pauvreté, de l\u2019isolement et de la rupture familiale.Mais grâce au projet Mairie Christmas, le 24 décembre prochain à l\u2019hôtel de ville de Montréal, certains d\u2019entre eux devraient être jumelés à une famille d\u2019adoption.C\u2019est le souhait le plus cher de Pierre Anthian qui souhaite recruter une centaine de familles pour ses protégés, majoritairement des membres de la défunte chorale de l\u2019Accueil Bonneau.Pierre Anthian, initiateur du projet Mairie Christmas et Alain Simard, alias Batman Photo : Audrey Coté 22 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Les grands syndicats ont tous leur comité de jeunes.Pour assurer leur survie au fil des décennies, séduire la jeunesse est évidemment un enjeu majeur.À la FTQ, ce comité est formé d\u2019un représentant des jeunes par syndicat affilié, ce qui veut dire que les jeunes travailleurs qui forment le comité proviennent de milieux variés.«Évidemment, nos priorités peuvent être très différentes en fonction de notre secteur d\u2019emploi, mais nous avons tout de même un point en commun qui ressort beaucoup ces temps-ci.Nous tenons vraiment à faire de grands efforts de sensibilisation auprès des jeunes du secondaire, de ceux qui sont en formation professionnelle et au collégial», indique Maxime Valade, président du Comité des jeunes de la FTQ.Lors des interventions du comité des jeunes de la FTQ, les participants reçoivent de l\u2019information sur les syndicats et sur les droits des travailleurs.Selon Maxime Valade, les élèves sont très intéressés et participent activement aux séances.«La plupart des jeunes viennent d\u2019entrer sur le marché du travail et vivent de la précarité en tant que travailleur étudiant.Nous leur expliquons ce que peut faire un syndicat pour les protéger.En plus, bien des jeunes n\u2019ont pas beaucoup entendu parler des syndicats dans leur vie, à part lorsque des conflits de travail font les manchettes.Ils associent donc les syndicats à des échecs de négociation de conventions collectives, alors que dans la réalité, il s\u2019agit plutôt de cas d\u2019exception», déplore l\u2019homme de 27 ans, qui est également président du syndicat des cols blancs de Terrebonne.Rejoindre les jeunes travailleurs en situation précaire De nos jours, dans le monde du travail, la précarité prend diverses formes et il est difficile et parfois impossible pour les syndicats de défendre les travailleurs ayant un statut irrégulier.Arriver à attein- Syndicalisme : «aller chercher» les jeunes Martine Letarte Instinctivement, les générations plus âgées aiment critiquer les plus jeunes.Dans les années 90, les jeunes se faisaient constamment accoler l\u2019étiquette d\u2019individualistes et on entend encore de telles critiques à l\u2019occasion aujourd\u2019hui.Toutefois, avec la mobilisation suscitée par la montée des mouvements altermondialiste, écologique et antiguerre, les moins de 30 ans ont pris l\u2019habitude de se réunir, de prendre position et de descendre dans la rue ensemble.Un climat favorable pour les organisations syndicales qui souhaitent rejoindre les jeunes générations de travailleurs. L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 23 dre les jeunes en situation d\u2019emploi précaire dans les entreprises devrait être la grande priorité des syndicats, selon Jean-Marc Piotte, sociologue spécialisé en syndicalisme et professeur de sciences politiques à l\u2019UQAM.«Certains syndicats font des efforts en ce sens, mais c\u2019est encore insuffisant.Chaque organisation syndicale devrait créer un comité de travailleurs à statut précaire, doté de moyens qui auraient une grande influence au sein même du syndicat, puisque c\u2019est vraiment le grand enjeu de l\u2019avenir.Les travailleurs à statut précaire font souvent affaires avec plusieurs entreprises, sont difficiles à joindre et à définir.Et pourtant, ils sont très nombreux et doivent faire entendre leur voix!», indique-t-il.Le spécialiste croit aussi que les jeunes peuvent facilement s\u2019intéresser au syndicalisme, mais il faut les intéresser à la question.«Lorsque les jeunes voient ce qu\u2019un syndicat peut leur apporter sur le plan des conditions de travail et des salaires, oui, ils s\u2019y intéressent.Mais si les syndicats ne s\u2019occupent pas d\u2019eux, ne vont pas les voir pour leur expliquer ce qu\u2019ils peuvent faire pour eux, les jeunes n\u2019ont pas d\u2019intérêt.» Économie et consommation $ «Les travailleurs à statut précaire font souvent affaires avec plusieurs entreprises, sont difficiles à joindre et à définir.Et pourtant, ils sont très nombreux et doivent faire entendre leur voix!» \u2014 Jean-Marc Piotte, sociologue spécialisé en syndicalisme Illustration / www.melissadeschenes.com 24 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Des vêtements «Made on the Main» Une quarantaine de femmes immigrantes, venues des quatre coins du monde, travaillent à la fabrication de sacs et de vêtements vendus au prix de gros et de détail à la toute nouvelle boutique des Petites Mains.Cette entreprise d\u2019insertion propose aux nouvelles arrivantes du Québec un programme de six mois d\u2019apprentissage de la couture industrielle et la possibilité de s\u2019imprégner des habitudes culturelles de chez nous.«Plus de 80 % d\u2019entre elles trouvent un emploi à la fin de leur stage, affirme la directrice, Madame Aboumansour.Parmi les 20 % restants, beaucoup sont tombées enceintes ou retournées dans leur pays.À leur retour, on les aide à se placer.» Tous les produits en vente à la boutique sont fabriqués sur place.Notons la présence d\u2019un large éventail de sacs.Certains sont des modèles classiques, en coton, alors que d\u2019autres sont très astucieux, se pliant dans une petite pochette, facile à ranger.Les tee-shirts pour femme et polos pour homme ainsi que les survêtements sont de grande qualité.Parmi les dernières créations se trouvent les jolis oreillers Mayukori.Conçus par une femme d\u2019origine coréenne, ils sont remplis de graines de sarrasin, ce qui les rend très adaptables à la forme de la tête.Les profits sont entièrement réinvestis dans la mission de l\u2019entreprise.«Ils serviront notamment à acheter des machines à coudre et à financer de nouveaux programmes de formation», explique Isabelle Boyer, responsable des communications.Petites mains 7595, boul.Saint-Laurent.514 738-8989 ww.petitesmains.com La boutique est ouverte du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.Soutenir les producteurs de fromages du Québec La crise de la listériose a fait mal à de nombreux producteurs et distributeurs de fromages québécois.Pour les aider à sortir de cette difficile situation et les encourager dans leur initiative de diversification de l\u2019offre de fromages de chez nous, pourquoi ne pas en offrir en cadeau ?Pâte molle ou ferme, au lait cru ou pasteurisé, vache, chèvre ou brebis, grands classiques ou petites trouvailles, le choix est vaste! Vous pouvez les sélectionner vous-même avec l\u2019aide du fromager et les placer dans un panier-cadeau.Ou, si vos amis sont un peu difficiles, optez pour un certificat-cadeau.Marché Jean Talon La boutique d\u2019André Piché propose plus de 250 variétés, dont 50 % de fromages québécois.Des livres en folie Onze mille titres remplissent les magnifiques rayons de cette petite librairie joliment dénommée Port de tête.Rassemblés par Martin, Isabelle et Éric, trois trentenaires diplômés en littérature, ces livres ne manqueront pas de surprendre et d\u2019enchanter.La vitrine donne le ton : éditions rares et regroupement d\u2019ouvrages sur des thèmes originaux.À l\u2019intérieur, on trouve de tout : ouvrages neufs et d\u2019occasion, beaux livres et même des pièces de collection.Vaste choix de bandes dessinées et de romans.La collection de livres de philosophie (plus de 2000 titres) est bien connue des spécialistes.De nombreux livres au titre étonnant édités sur du beau papier constituent d\u2019excellentes idées de cadeaux.Enfin, notez que la boutique reste ouverte jusque tard tous les jours de la semaine : un plus pour les retardataires ! Port de tête 262, av.Mont-Royal Est 514 678-9566 Ouvert tous les jours de 10 h à 22 h (jusqu\u2019à 20 h le dimanche) Cadeaux beaux, bons et\u2026 équitables! Maeva Vilain Tout beaux et locaux, que sont les quelques petits cadeaux originaux que vous proposent la rédaction! Nous avons choisi quelques adresses pour transformer votre magasinage de Noël en engagement.Les femmes immigrantes des Petites Mains, André Piché fromager passionné de Qui lait cru!?! et trois jeunes libraires allumés se feront un plaisir de vous conseiller pour vous aider à dénicher un cadeau original et personnalisé.Café Nelligan, une tasse équitable par jour Un partenaire à remercier?Un membre du personnel à récompenser?Un proche à gâter?Un panier de café équitable fait toujours plaisir à recevoir\u2026 en plus de contribuer à une meilleure redistribution des richesses.Certifié équitable, écologique et responsable, le Café Nelligan est emballé à Montréal par des personnes qui souffrent de divers problèmes de santé mentale, comme le plus célèbre poète québécois.Émile Nelligan (1879-1941).Pour acheter du Café Nelligan : www.cafenelligan.com. L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 25 Économie et consommation $ «À la fin de l\u2019école primaire, se souvient Isabelle Lehoux, je devais choisir entre les arts plastiques et la musique.C\u2019était un drame pour moi.Ma cousine m\u2019a convaincue de choisir la musique.» Petit à petit, elle bâtit sa carrière de musicienne.Elle s\u2019initie au trombone à l\u2019école secondaire.En quittant son village de Chaudière-Appalaches pour s\u2019installer à Trois-Rivières, sa vie bascule.Très vite, on lui propose de chanter devant plus de 1 000 personnes.La même année, elle participe à un festival d\u2019été à Trois-Rivières, où elle présente un répertoire de chansons françaises, de jazz et une touche de poprock.Elle participe au festival de la chanson de Granby, qu\u2019elle remporte en 1997.La même année, elle rencontre Céline Saint-Pierre, propriétaire d\u2019un café-spectacle en Mauricie.De premiers liens se créent avec succès.«Lors du premier concert d\u2019Isabelle, se rappelle Céline, les clients ont complètement vidé mon frigo de bière.» Céline décide alors de produire les albums et les spectacles d\u2019Isabelle.Malgré des tournées dans tout le Québec et des prestations dans de grandes salles, incluant la Place des arts de Montréal, Céline parle «de période de vache très maigre».Jusqu\u2019à ce que s\u2019ouvre une nouvelle voie : la création de bijoux.De la chanson aux bijoux La transition se fait en douceur.«Isabelle me décrivait avec précision un collier qu\u2019elle aimerait porter pour un spectacle, raconte Céline.Sachant qu\u2019elle est très créative, je lui ai dit de le fabriquer ellemême.» Isabelle place une belle plume d\u2019oiseau au centre d\u2019un fils de nylon, agrémenté de quelques perles de verre.Et \u2026 «Le public me demandait où j\u2019avais acheté ce collier, raconte la créatrice.J\u2019ai alors vendu le modèle que je portais et je m\u2019en suis fabriqué un autre.» Les bijoux connaissent un succès immédiat et devant un tel succès, Céline et Isabelle décident de dessiner une collection complète.Leur première collection est achetée par une boutique élégante des Cours Mont-Royal, puis par un créateur de mode! En 2002, elles ouvrent une boutique sur la Plaza Saint-Hubert, dans laquelle elles créent aujourd\u2019hui une foule de nouveautés.«Nous lançons des collections chaque saison.Toutes les semaines, nous présentons des bijoux avec de nouvelles matières», explique Isabelle.Le principe de base de toutes leurs collections ne change jamais : les bijoux sont créés à partir d\u2019un fil de nylon ou de cuivre.S\u2019y rajoutent des perles, des boutons, des plumes, alouette.Certains colliers sont de facture sobre, alors que d\u2019autres, comme le Royal, sont plus volumineux et plus exubérants.Que ce soit pour une rencontre informelle, un cocktail ou même un mariage, on trouvera chaque fois un collier à la hauteur de l\u2019événement.Même les petites filles apprécient les bijoux faits spécialement pour elles.Voilà donc une boutique bien pratique pour (se) faire des cadeaux ! Boutique Isabelle Lehoux / Plaza St-Hubert / 6250, rue Saint-Hubert 514 595-5777 / Les bijoux d\u2019Isabelle Lehoux sont aussi vendus en ligne, dans son site Internet.www.isabellelehouxmontreal.com Isabelle Lehoux et ses bijoux fous, fous.Maeva Vilain «Foufou» : voilà le nom d\u2019une des collections de bijoux crées par Isabelle Lehoux et sa complice, Céline Saint-Pierre.L\u2019expression qualifie bien l\u2019esprit de leurs colliers, boucles d\u2019oreilles et bagues.Créativité, couleur et fantaisie caractérisent l\u2019atelier-boutique où elles créent des bijoux avec des fils de nylon ou de cuivre entremêlés.Un chassé-croisé qui fait penser aux destins d\u2019Isabelle et de Céline, l\u2019une chanteuse, l\u2019autre poète, et dont les liens entre musique et bijoux ne cessent de s\u2019entrelacer.Quand responsable rime avec raisonnable Les bijoux d\u2019Isabelle Lehoux sont entièrement dessinés et fabriqués à Montréal.La récupération de fils et de perles pour les colliers est une habitude adoptée depuis longtemps par les créatrices.Des principes de commerce responsable, qui ne les empêchent pas de vendre leurs bijoux à des prix très doux.Tous coûtent moins de 40$! Photo: Maeva Vilain Isabelle Lehoux et ses créations. 26 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Espace payé SOIGNER, SOUTENIR, ÉVALUER.QUEL RÔLE POUR LES MÉDECINS?Ghyslaine Thomas Une série d\u2019articles publiés dans la revue du CRÉMIS questionne le malaise des médecins face à l\u2019appauvrissement et à l\u2019aide sociale .Leurs questions : S\u2019agit-il d\u2019un dilemme éthique?D\u2019une confusion des rôles?Ou encore, de prescrire la proscription?Autrement dit, prescrire l\u2019exclusion?Dr Plante, psychiatre, rappelle la difficulté de réaliser une évaluation psychiatrique chez des personnes pauvres et en situation de crise sans évoquer des questions de discrimination, de stigmatisation et d\u2019inégalités sociales qui caractérisent la vie de ces personnes (itinérantes, bénéficiaires de bien-être social ou ayant un problème de santé mentale).Le diagnostic peut équivaloir à une sorte de psychiatrisation ou de psychologisation des difficultés, des souffrances, des conditions de vie.De fait, le médecin doit justifier l\u2019inaptitude à l\u2019emploi de la personne rencontrée plutôt que prescrire des conditions favorisantes qui permettraient sa réintégration.Le médecin se retrouve parfois en posture d\u2019agent double; il doit intervenir au regard d\u2019objectifs gouvernementaux tout en devant agir pour l\u2019émancipation de ces personnes.Ces dernières sont dans un cercle vicieux et souvent leur pauvreté est l\u2019effet d\u2019imbroglios techniques tels que : les montants alloués ne leur permettent pas de vivre à l\u2019extérieur des organismes d\u2019aide, les montants alloués sont insuffisants, la cotisation de l\u2019assurance-chômage est expirée ou encore il s\u2019agit d\u2019un changement de statut, d\u2019adresse ou des demandes d\u2019aide incomplètes, etc.Toutes des questions qui pourraient être facilement réglées.Dr Paquette questionne la confusion des rôles et la complexité d\u2019évaluer ce qui pourrait constituer, pour des personnes en difficulté, des contraintes à l\u2019emploi.Elle évoque l\u2019impact de ce travail sur la relation thérapeutique (médecin/patient).Cette tâche est plutôt perçue négativement, voire comme un fardeau, pour les médecins qui éprouvent des difficultés à conseiller leurs patients sur la potentialité d\u2019un retour au travail.Certains médecins comprennent mal ce rôle, d\u2019autres, connaissent peu le système d\u2019évaluation.Enfin, certains seraient plutôt mal outillés pour évaluer les capacités fonctionnelles et occupationnelles de leurs patients et surtout les dimensions non médicales.Le médecin est confronté à un dilemme éthique en tant que défenseur de ses patients et gardien d\u2019un programme étatique de santé.Il est coincé entre le bien-être individuel de son patient et le bien-être collectif.Un autre niveau de réflexion apparaît alors : les enjeux découlant des actes médico-administratifs qui excluent certaines personnes du marché de l\u2019emploi.Abordant ce rapport entre le travail des médecins et les populations marginalisées, A.Fournier insiste sur l\u2019existence de solides préjugés à l\u2019égard des personnes en difficultés et de leurs problèmes de santé.Ces préjugés s\u2019expliqueraient en partie par le fait que les interventions médicales s\u2019exercent loin des lieux de vie de ces personnes et que leur prise en charge va bien au-delà des services diagnostiques et thérapeutiques.Juger de l\u2019inaptitude au travail nécessite le recours à d\u2019autres approches que celles de la médecine, cela exige un regard social et psychologique.Quoiqu\u2019il existe une sorte de consensus sur les difficultés pour les médecins d\u2019effectuer un tel travail d\u2019évaluation, ceux-ci n\u2019en sont pas moins témoins privilégiés des inégalités sociales en termes de santé.N\u2019ont-ils pas le pouvoir et peut-être le devoir d\u2019intervenir politiquement? L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 27 Une meilleure année En pensant à l\u2019année qui vient de s\u2019écouler, je n\u2019ai que de bons moments à me rappeler.Avant toute chose, c\u2019est vous, mes très chers clients, qui m\u2019avez permis de trouver la vie aussi belle.Comme je l\u2019ai déjà écrit, vous êtes un peu comme ma famille.Vos encouragements et vos questions quant à ma santé, qui n\u2019a pas toujours été bonne, m\u2019ont motivé à prendre davantage soin de moi.Par exemple, je suis allé passer plusieurs examens du foie et j\u2019ai même fini par m\u2019occuper de mes dents qui étaient complètement pourries.Comme je me sens mieux dans ma peau, je m\u2019occupe plus de ma santé et c\u2019est un peu grâce à vous.Il y a quelques personnes que je sens particulièrement attachées à moi et je leur rends bien : Carole, Louise, Caroline, Liette, Susanne, Linda, Lise et Yves, merci beaucoup! Je tiens également à remercier les autres clients qui m\u2019ont soutenu cette année.Mes clients sont aussi fiers de moi, car je suis toujours fidèle à mon poste, qu\u2019il vente ou qu\u2019il neige.Je suis de bonne humeur et j\u2019ai toujours un sourire à partager avec les passants que je croise sur les rues René-Lévesque et Jeanne-Mance.Je pense que je participe à remonter le moral de certaines personnes qui n\u2019ont pas toujours envie d\u2019aller travailler chaque matin.Pour moi, mon travail, c\u2019est ma vie et ma santé en dépend! Je vous souhaite de passer de très belles Fêtes dans vos familles! On se revoit en 2009! Je vous aime beaucoup.Expression / mots de camelots actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Tout un plat! Le repas le plus difficile à préparer est sûrement la salade\u2026 surtout quand le frigo congèle tout! La vinaigrette, quant à elle, est très simple à concocter : un peu de moutarde de Dijon, de l\u2019huile d\u2019olive, quelques épices et un peu de sel et de poivre, au goût.C\u2019est excellent! Le gâteau des anges, par contre, demande certaines précautions.Pas question de sauter devant le four, car le gâteau tomberait aussitôt! En effet, lorsque sa pâte commence à lever, le gâteau est très fragile.Quand j\u2019étais jeune, j\u2019avais un fun noir à le faire tomber, car je n\u2019ai jamais raffolé des différents desserts que ma mère préparait à la maison.Cependant, je reconnais que son gâteau aux fruits était excellent.En ce qui concerne mes talents de cuisinier, mon pâté chinois gratiné avec mon ketchup à la citrouille ferait rougir Môman dans La Petite vie : steak, blé d\u2019Inde, patates, fromage cheddar ou mozzarella râpée font beaucoup d\u2019heureux.À propos de l\u2019hépatite C que j\u2019ai malheureusement contractée au contact d\u2019une seringue souillée qui se trouvait dans un des bacs de recyclage de mon immeuble, que je nettoyais, j\u2019attends toujours les résultats de mes examens.En attendant, manger sainement peut m\u2019aider à ne pas endommager mon foie.Ainsi, je dois éviter le gras, les sauces au beurre et beaucoup d\u2019autres choses me sont défendues.Le régime alimentaire devient dispendieux et c\u2019est comme la vie, il faut lutter pour survivre.Je vous souhaite à tous un bon temps des Fêtes.The spirit of giving This is the time of year when the spirit of giving increases considerably.It\u2019s during the Christmas season that I see it more than any other time of year.I see this spirit in some people regularly.These are the cheerful givers who never stop giving more than they should.I appreciate these people and look forward to seeing them.They have pure motives and a good heart.They can understand what it means to love and sacrifice.This spirit of giving should not come once a year, it should be present in us more often.It should come from the bottom of a person\u2019s heart no matter where they live and what they possess.I have been willing and glad to help friends and family in need of my help.It might not seem like a burden to me, but others remember my efforts and appreciate it and they try to make it up to me.I\u2019ve shown patience by listening to other people\u2019s problems for countless hours.There were times where I made visits to hospitals in order to see even dying patients.I also made the effort to meet family members and some for the first time thousands of miles away.I sacrificed time to write good articles, sometimes even late at night to try to give useful information to people.Another way that I\u2019ve been involved has been through supporting charitable organizations.All these different methods of giving have made me feel good inside.I want the spirit of giving to exist as much as possible in my heart, in order to bring more compassion and humility in my life.Mes nouvelles responsabilités Certains de mes clients sont étonnés de me voir moins souvent qu\u2019auparavant sur mon lieu de vente.La raison est que, graduellement, je reprends le rythme d\u2019un travail régulier.Je travaille cinq jours par semaine à L\u2019Itinéraire, et ce, depuis dix mois.Grâce au programme d\u2019insertion sociale, je suis à nouveau confronté à des responsabilités, à un contact répété avec de nouveaux collègues de travail et cet emploi, dans l\u2019entretien ménager, m\u2019oblige à être assidu.En parallèle à ce travail, je continue à vendre le magazine devant la SAQ du centre d\u2019achats Maisonneuve et cela m\u2019aide à joindre les deux bouts.J\u2019apprécie ce métier, car il me permet d\u2019entretenir des contacts avec plusieurs personnes.Et comme je me sens souvent seul dans mon 1 ½, cela m\u2019aide moralement.Je pense encore de temps à temps à mon ami et ancien colocataire, Jacques Boivin, qui était également camelot de L\u2019Itinéraire.C\u2019est lui qui m\u2019a fait connaître le magazine alors qu\u2019à l\u2019époque cela n\u2019allait pas fort pour moi.Comme je suis de nature timide et introvertie, Jacques m\u2019a aidé à m\u2019ouvrir davantage aux autres en me poussant à devenir camelot.Depuis, je continue à travailler sur moi.Benoît Camelot, métro Radisson Bill Economou Camelot, Marché Atwater Gilles Bélanger Camelot, Complexe Desjardins /Guy Favreau, Jeanne-Mance/René-Lévesque Dominic Mason Camelot, centre commercial Maisonneuve 28 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 Santé, bonheur, prospérité Le mois de décembre de l\u2019an de grâce 2008 étant arrivé, je me dois comme chaque année de faire mes souhaits d\u2019usage à tous mes clients et clientes, lecteurs et lectrices.Mais ne voulant pas, année après année, écrire et réécrire les mêmes choses, cela devient de plus en plus difficile pour moi de faire des souhaits différents.Cette année, je me contenterai donc de souhaiter à toutes ces personnes de la santé, du bonheur et de la prospérité.J\u2019aimerais aussi faire ces mêmes souhaits à tout le personnel du magazine et à tous les camelots.Mon souhait de Noël Je voudrais vous souhaiter un Noël assez spécial.Je vous remercie de m\u2019avoir supporté toute l\u2019année et d\u2019avoir été très généreux envers moi.Vous m\u2019avez encouragé à continuer de vous présenter le magazine L\u2019Itinéraire.Je suis touché au bon endroit et ça me fait beaucoup plaisir.Je vous souhaite à vous et aux vôtres le plus chaleureux des Noël.Vous le méritez grandement.Le jour venu, j\u2019aimerais qu\u2019il tombe une douce neige et que la chaleur de vos proches et de vos amis soit présente plus que jamais dans vos coeurs et vos pensées.Préparons la nouvelle année pour qu\u2019elle soit prospère et chaleureuse.Je voudrais profiter de ce moment pour remercier le personnel de l\u2019administration du groupe L\u2019Itinéraire, de la rédaction du magazine, du Café sur la rue et de la distribution, qui nous a si bien supportés toute l\u2019année.Joyeux Noël à vous tous.Je voudrais remercier et souhaiter un joyeux Noël à Marlène et Marc, pour ne nommer qu\u2019eux.Moi, mon Noël, je le passe avec mon garçon Kevin qui a 11 ans.Ça va être très spécial et c\u2019est tout ce que je demande.Je vous laisse avec le meilleur de mes pensées et au plaisir de vous revoir.Joyeux temps des Fêtes Le temps des Fêtes est le moment de partage par excellence.Cette année, j\u2019ai décidé d\u2019inviter chez moi mes amis et mes proches pour Noël.La nourriture du temps des Fêtes est particulière et je fais toujours des efforts pour cuisiner de bons plats.Je prépare alors différentes sortes de salades et je présente plein de hors-d\u2019oeuvre à mes invités.Ragoût, tourtière, jambon et dinde farcie seront aussi au menu.Cette année, chacun participera également au repas en apportant un plat de son cru.Le repas est un prétexte pour se réunir et revenir sur l\u2019année qui s\u2019est écoulée.C\u2019est un moment privilégié pendant lequel on peut profiter de la présence de nos amis ou de nos familles en même temps.Le temps des Fêtes, c\u2019est beaucoup la nourriture, mais c\u2019est également le temps de danser et de chanter.Au Nouvel An, je partirai à Hull retrouver ma belle famille et on se fera du fun! Chansons à répondre, rigodons, disco, on fêtera! Et vous pouvez compter sur moi pour mettre de l\u2019ambiance.J\u2019en profiterai pour prendre des photos, car j\u2019aime garder des souvenirs du temps des Fêtes.Je vous souhaite de passer de joyeuses Fêtes.Orgueil et préjugés Bonjour à vous, résidants de l\u2019Île des Soeurs.Je suis votre nouveau camelot en poste au Marché Le Village.Certains d\u2019entre vous me reconnaîtront puisque vous avez déjà contribué de bon coeur à la cause des personnes défavorisées.C\u2019est d\u2019abord à vous que je m\u2019adresse : merci de tout coeur pour votre accueil chaleureux.Plusieurs d\u2019entre vous m\u2019avez exprimé votre surprise et avez approuvé ma présence dans votre entourage immédiat.Votre ouverture d\u2019esprit, votre écoute et votre support personnel m\u2019ont encouragé à persévérer dans ma démarche de réadaptation, d\u2019intégration et d\u2019accomplissement.La fierté que je ressens à l\u2019idée de représenter et de distribuer L\u2019Itinéraire vous revient.Il serait trop long de vous raconter tout mon cheminement, mais soyez assuré que vos encouragements portent fruit autant aux niveaux personnel que collectif.Ayant eu une éducation adéquate et une belle échelle de valeurs, j\u2019ai réussi à m\u2019améliorer sur plusieurs niveaux.C\u2019est ce qui m\u2019aide aujourd\u2019hui à persévérer et à participer, du moins je l\u2019espère, au mieux-être de mes frères d\u2019infortune qui aspirent à une vie meilleure et plus respectable.Je fais amende honorable d\u2019avoir eu moi-même des préjugés envers certaines classes de la société, et ce, même si j\u2019en suis issu.La vie a su me rappeler à l\u2019ordre et m\u2019a démontré que personne n\u2019est à l\u2019abri de la maladie, de l\u2019échec financier ou de la brisure familiale, sociale et psychologique.N.B : Malheureusement, n\u2019ayant pas obtenu d\u2019autorisation pour «solliciter» sur le terrain du Marché Le Village, je dois quitter les lieux.Ceci dit, j\u2019entamerai les démarches adéquates afin de préserver ce contact privilégié entre nous.Ma vie au métro Sauvé Le groupe L\u2019Itinéraire m\u2019a aidé à me remettre sur la bonne voie et m\u2019a permis d\u2019arrêter de boire en décembre 2007.Je dois vous dire que j\u2019ai eu quelques défaillances cette année en raison de gros problèmes familiaux.En retour de l\u2019aide qui m\u2019a été offerte, j\u2019ai amené les ventes à un niveau très acceptable, même si je dois avouer que je connais de bons mois comme de mauvais, comme lorsque je vendais seulement un seul exemplaire du magazine en deux heures, mais ça ne me dérange pas.Je vends L\u2019Itinéraire pour mon plaisir et cela me permet de sortir de mon 1 ½ matin et soir.Je dois aussi dire que Denis, mon ami de longue date, m\u2019a convaincu de vendre le magazine.L\u2019Itinéraire et Denis m\u2019ont remis au monde, car Denis m\u2019a expliqué quoi faire pour réussir et mon séjour au métro Sauvé s\u2019avère une expérience enrichissante et merveilleuse.Aujourd\u2019hui, en décembre 2008, je suis en santé à 90 %.Ne restent que quelques bobos (arthrite, arthrose) qui se règlent avec des exercices et de la marche.Côté matériel, je ne serai pas riche, mais je ferai peut-être un jour un voyage en Europe.Je possède désormais une nouvelle télé payée par ma femme que j\u2019aide beaucoup car elle est handicapée.Je cours tous les spéciaux dans Ahuntsic et les lui amène.J\u2019ai récemment aidé mon petit-fils pour ses devoirs, car il m\u2019écoute alors que sa grand-mère est trop douce.J\u2019aide aussi d\u2019autres personnes quand je le peux.Je me suis fait des amis issus de l\u2019immigration.Je me suis rapproché de plusieurs clients et clientes et je les appelle maintenant par leur prénom, car ils sont devenus mes amis.Expression / mots de camelots actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Richard T.Camelot, métro Place-des-Arts Ste-Catherine/St-Urbain Richard Prénovost Camelot, Île des Soeurs Normand Desjardins Camelot, métros Mont- Royal et Crémazie Michel Côté Camelot, Pointe-aux-Trembles Ronald Nolan Camelot, métro Sauvé L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 29 Barack Obama, ce prophète, ce «Jésus» du 21e siècle a une tâche herculéenne devant lui.Ça ne sera pas facile pour lui de réparer toutes les bévues et gaffes de W.Belzébush, cet Illuminé de Dieu parti en croisade.Sans compter ce vent de néo-libéralisme qui souffle depuis presque 30 ans sur une bonne partie de la planète.Le 4 novembre dernier, je suis resté devant mon ordinateur et mon téléviseur à regarder le déroulement de cette pièce de théâtre, de cette série de téléréalité politique à saveur messianique en tentant de deviner l\u2019issue de cette élection historique État par État, pourcentage par pourcentage.J\u2019ai commencé à respirer mieux vers les 23 h, lorsque Obama a finalement décroché le prix tant convoité, (l\u2019État de l\u2019Ohio était dans sa poche, un État-clé qui fait ou défait des candidats à la présidence).Cela prend un homme exceptionnel pour réussir (Yes, we can!) à transcender et à contourner tous les coups bas, les accusations, les squelettes sortis du placard (son «passé islamique», le révérend Jeremiah Wright, cet ancien pasteur d\u2019Obama qui a émis une série de commentaires controversés incitant à la haine et aux clivages raciaux, etc.) et les jugements gratuits qu\u2019il a subis pendant les 21 mois de cette campagne présidentielle.Au début, on ne donnait pas cher pour sa peau, alors qu\u2019il faisait figure de David contre Goliath-Hillary Clinton, meneuse dans les sondages.Une larme par ci, une crise de colère du mari Bill par là, et l\u2019affaire était dans le sac pour Barack.Ou presque\u2026 Il ne manquait que l\u2019ouragan financier de Wall Street pour convaincre le peuple américain qu\u2019il était l\u2019homme de la situation.Bien sûr, John McCain aura creusé sa propre tombe en choisissant une ancienne reine de beauté experte de la chasse à l\u2019orignal, mais incompétente pour remplir les fonctions de vice-présidente.Obama avait rendez-vous avec l\u2019Histoire, le premier noir à accéder à la Maison Blanche.Pour paraphraser un politicien connu, «l\u2019argent et le vote ethnique» auront certainement aidé ce jeune sénateur de l\u2019Illinois à remporter la présidence et à galvaniser les espoirs de millions d\u2019Afro-Américains et autres laissés-pour-compte.Lors de la publication de ce texte, l\u2019euphorie produite par ce moment historique aura cédé la place à la dure réalité d\u2019un pays aux prises avec une des pires crises financières depuis la Grande Dépression.Cette superpuissance est comme un Titanic qui sombre dans les eaux glacées après être entré en collision avec l\u2019iceberg des prêts hypothécaires non remboursés.Un pays où ça coûte littéralement un bras pour sauver l\u2019autre et où le fossé entre riches et pauvres s\u2019élargit sans cesse.Il faut également ajouter que le soutien financier à la campagne d\u2019Obama par certains lobbys puissants et l\u2019appui de plusieurs politiciens républicains pourraient l\u2019obliger à gouverner plus au centre-droit de l\u2019échiquier politique.Oui, je sais, c\u2019est un peu déprimant.Rien n\u2019est parfait dans ce bas monde.Espérons que son image politique de changement et d\u2019espoir ne s\u2019avère pas être une coquille vide sans substance réelle\u2026 Barack Obama, la balle est dans ton camp.Si tu réussis à sortir le pays de l\u2019Oncle Sam du gouffre aussi bien que tu t\u2019exprimes, eh bien, le peuple américain et le monde entier t\u2019en seront reconnaissants.Peut-être que le Messie tant attendu par les Chrétiens ne viendra jamais, mais, qui sait, tu es peut-être celui qu\u2019on attendait, Barack.Alors là on pourra chanter tous en choeur «Montre-nous le chemin qui nous mène jusqu\u2019à Dieu, OBAMA au plus haut des cieux»! actualité culture une santé environnement dév.social économie/conso expression Obama Story Norman Rickert Chroniqueur de rue normartmusic@yahoo.ca Expression Solution des mots croisés en page 30 Au moment d\u2019écrire ces lignes, le 5 novembre, le monde a changé.Le «Sauveur» est arrivé.Le 4 novembre est une date dont je me rappellerai toute ma vie.Obama, tel qu\u2019illustré par Norman Rickert 30 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 mots croisés Horizontal 1- Étude de l\u2019histoire du Moyen Âge, de sa civilisation.\u2014 Grande abondance de choses qui semblent couler.2- Toile d\u2019araignée.\u2014Discours long et verbeux.3- Périodes de très grande chaleur.- Peut se dire d\u2019une étoile de forte densité moyenne.4- Exprime le rire.\u2014Soumettent à une épreuve.\u2014 En matière de.5- Occlusion intestinale.\u2014 Époque.\u2014Tonne d\u2019équivalent de pétrole.6- Qui appuie, aide.\u2014 Annelet.7- Relative au vente.\u2014 Blocage.\u2014 Symbole chimique d\u2019un gaz, inerte, incolore.8- Sur la Baltique.\u2014 Pièce entièrement vitrée attenant à une maison, à la manière d\u2019un apprentis.9- Lanthane.\u2014 Poétiquement\u2026air, ciel.\u2014 Il n\u2019est pas très grand ! 10- Ville du Nigéria.\u2014 Risque d\u2019inconvénients.\u2014 Riv.De l\u2019Éthiopie.\u2014 Ordinateur individuel.11- Jambe.- Boisson.\u2014 Transpiration abondante.12- Affluent de l\u2019Oubanqui.\u2014 Situation matérielle de (qqn).\u2014 À poil.13- Étend par traction.\u2014 Il fut condamné en 1946 pour crimes de guerre.\u2014 Sélénium.14- Temple généralement élevé sur une éminence artificielle en forme de pyramide tronquée chez les Aztèques.\u2014 Faire peser une lourde charge financière sur.15- Qualités particulières.\u2014 Sise.Vertical 1- Qui est d\u2019une grande perfidie.2- Déchire superficiellement.\u2014 Jeu originaire d\u2019Espagne.3- Degré, au judo.\u2014 Chef-lieu de canton des Pyrénées-Orientales.\u2014 Équipier extérieur d\u2019une patrouille de chasse.4- Injustices graves.\u2014 Petit rongeur hibernant de couleur brun rougeâtre.5- Et le reste.\u2014 Présentes les plats à.\u2014 Aluminium.\u2014 Corps de tout blason ordinairement en forme de bouclier.6- Exige avec autorité.\u2014 Singes-araignées.\u2014 Arsenic.7- Caractère de ce qui est contraire à la loi.\u2014 Abrév.d\u2019un médecin spécialiste.8- Ses habitants sont les Sagiens.\u2014 Île touristique de la Charente-Maritime.\u2014 Du Havre.9- Virage, en ski.\u2014 Cale.\u2014 À la fin d\u2019une cérémonie.10- Art.espagnol.\u2014 Plante herbacée d\u2019Europe et d\u2019Amérique.\u2014 Biens qu\u2019une femme apporte en se mariant.11- Disposer en boucles, en anneaux.\u2014 Boeuf à bosse.12- Décision volontaire mettant fin à une délibération.\u2014 Grande plaine herbeuse de l\u2019Amérique du Sud.\u2014 Brame.13- Pr.Personnel.\u2014 Utile à la dessinatrice.\u2014 Sodium.\u2014 Premier nombre entier.\u2014 Note.14- Elle pousse sur les vieux arbres.\u2014 Qui a les caractères de la graisse.15- Confiance, certitude.\u2014 Vaste étendue couverte de dunes dans les déserts de sable.Conception : Gaston Pipon Solution en page 29 L\u2019Itinéraire / 15 décembre 2008 31 "]
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