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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le monde - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-01-15, Collections de BAnQ.

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[" / Le Monde rArtset Spectacles La Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND115 JANVIER 1990 Le désaccord subsiste entre le chef du npd et Edmonston à propos du Lac Meech A défaut de s'entendre parfaitement sur l'Accord du lac Meech, le chef du NPD, Audrey McLaughlin, et son candidat dans Chambly, Phillip Edmonston, ont au moins suivi la même voie au parc du mont Saint-BrUnO.PH0T0 WC-sim0n perrault.La Presse MARIO FONTAINE ien qu'atténué, le désaccord subsiste entre le chef du NPD, Audrey McLaughlin, et son candidat dans Chambly, Phillip Edmonston, au sujet de l'entente du lac Meech.On a pu le constater une fois de plus hier, à l'occasion d'une minitournée effectuée par Mme McLaughlin dans ce comté de la Rive-Sud où une élection partielle se tiendra le 12 février.Alors que M.Edmonston appuie sans réserve l'entente actuelle, Mme McLaughlin parle de son côté d'amendements et d'accord parallèle afin d'atténuer la grogne du Canada anglais.Une divergence sur le fond qui constitue la principale pelure de banane sous les pas de M.Edmonston.Êtes-vous favorable à l'accord du lac Meech dans sa forme actuelle, sans amendements?, a-ton demandé à son leader.«Non.Je pense qu'il est nécessaire d'adresser (tenir compte) les inquiétudes dans le reste du pays», a répondu celle qui a succédé à Ed Broadbent à la tête du Nouveau Parti démocratique.De fait, toutes les questions posées à Mme McLaughlin et à M.Edmonston ont porté sur l'entente visant à ramener le Québec dans le giron constitutionnel canadien.Y compris celles de la presse locale.Élue dans le comté de Yukon en dénonçant l'Accord du lac Meech, Mme McLaughlin dit maintenant accepter les cinq conditions posées par le Québec pour reprendre sa place dans la fédéra- tion, dont la clause de société distincte.Elle appuie en outre les principes de l'accord.En revanche, le leader néo-démocrate estime que si on veut sortir de l'impasse actuelle, il faudra tenir compte des préoccupations des femmes, des autochtones, du Nord.D'où ses nombreuses références à un accord parallèle.La pertinence d'une visite de Mme McLaughlin dans Chambly a été longuement discutée par ses stratèges.Certains l'estimaient indispensable, d'autres craignaient les retombées négatives de l'exposition publique des différences d'opinions entre le chef du parti et son candidat.Les conseillers de Mme McLaughlin étudieront les retombées de sa minitournée d'hier et, s'ils les jugent positives, il est question qu'elle revienne une autre fois dans le comté avant l'élection.Cette circonscription est devenue vacante à la suite de la démission du conservateur Richard Grisé, reconnu coupable de fraude et de corruption.C'est un policier à la retraite, Serge Bégin, qui porte cette fois les couleurs du Parti conservateur, tandis que les libéraux présentent l'ancien ministre de l'Environnement Clifford Lincoln.M.Edmonston, quant à lui, sillonne le comté depuis près de deux ans.Il avait fait bonne figura aux dernières élections fédérales, arrivant second avec 8 502 voix d'écart sur son adversaire conservateur.Les trois principaux candidats à la partielle du 12 février appuient l'entente du lac Meech.On sait cependant que des dissensions se font entendre au Parti libéral fédéral sur cette question.tandis que le NPD a joué les con-torsionnistes lors de son dernier congrès, sous la pression des délégués anglophones.M.Edmonston reconnaît que des divisions existent dans son parti au sujet de l'accord.«le n'habite pas ailleurs au Canada, j'habite ici», expliquait hier cet ancien protecteur des automobilistes pour qui l'entente va dans le sens des intérêts du Québec, «le ne suis pas leader du NPD», d'ajouter M.Edmonston, justifiant son franc parler.Lui-même et son chef se sont cependant évertués à atténuer leurs divergences sur Meech hier, et tenté de faire porter le chapeau au gouvernement Mulroney.«Le premier ministre n'en a pas assez parlé dans l'Ouest et dans les Maritimes.Ce n'est pas notre responsabilité.Meech, ce n'est pas le problème du NPD mais celui de trois premiers ministres dissidents», ont dit tour à tour M.Edmonston et Mme McLaughlin.Une chose est certaine, bien peu d'électeurs de Chambly ont eu l'occasion d'apercevoir le chef du NPD.Ainsi, après une rencontre avec le maire de Saint-Basile, Mme McLaughlin a prononcé un bref discours devant une soixantaine de militants au local de campagne.Elle est allée par la suite cogner à quatre portes soigneusement sélectionnées, puis a chaussé les skis dans une entrée secondaire et quasiment déserte du parc du mont Saint-Brur.o.Toujours accompagnée de M.Edmonston il va de soi, un candidat local qui, fait inusité, est beaucoup plus connu dans Chambly que le propre chef de sa formation.Dennis Mills, un original de Toronto à la direction du PLC Homme d'affaires millionnaire, le député de Broadview-Greenwood se dit avant tout un trudeauiste loyal PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTA WA e député de Broadview-Greenwood en Bb Ontario, M.Dennis Mills, 44 ans, annoncera sa participation à la course au leadership libéral au mois de février.C'est une bonne nouvelle, parce que M.Mills n'est définitivement pas un homme politique comme les autres.Si ses chances ae i'emporter sont minces, parce qu'il est peu.connu, il surprendra sûrement par sa façon de voir et de dire les choses.\u2022 Cet homme d'affaires, qui admet volontiers être millionnaire, a fait son argent en louant de la vaisselle, des ustensiles, des chaises et des tables pour des réceptions dans la région de Toronto.«C'est tout à fait vrai que je suis millionnaire, a-t-il candidement déclaré lors d'une entrevue, mais il a fallu que j'en lave en maudit de la vaiselle pour amasser mon premier million.» M.Mills admet aussi qu'il «est un peu excentrique», qu'il voit son rôle politique de façon différente.S'il est un nouveau aux Communes, M.Mills a quand même quatre années de service (de 1980 à 1984) dans le cabinet de l'ex-premier ministre libéral Pierre Trudeau.Pendant ce séjour dans les coulisses du pouvoir, à titre de conseiller senior, le futur candidat au leadership a développé une admiration sans borne pour son maître.Dans sa première réponse lors de l'entrevue, il a d'abord pris la peine de souligner qu'il était avant tout «un trudeauiste loyal.» «Je n'oublierai jamais, a-t-il dit, l'opportunité qui m'a été offerte de travailler avec le plus grand premier ministre que le monde libre aura connu.» Cette admiration a effectivement mode; lé les opinions politiques de M.Mills qui ressemblent à s'y méprendre à celles de son idole.«Je veux que vous sachiez, a-t-il précisé, que je n'ai pas du tout l'intention de faire oublier mon pedigree politique.» M.Mills, pour les mêmes raisons que M.Trudeau, est opposé à l'Accord du Lac Meech et il est favorable à ce qu'il appelle «un gouvernement national fort.» Selon lui, le Canada ne peut se forger une identité et un esprit nationaux si les gouvernements provinciaux ont la possibilité de refuser de participer, comme le propose l'Accord du Lac Meech, à des programmes nationaux.M.Mills ne veut absolument pas que le gouvernement national cède des pouvoirs fondamentaux et il est tout à fait contre la formule de l'unanimité des provinces pour amender la constitution.Ce qu'il retient de l'enseignement reçu lorsqu'il côtoyait l'ex-premier ministre Trudeau, c'est cette confidence que ce der- nier lui avait faite lors d'une promenade dans la nature: «N'importe qui peut venir à Ottawa lorsque le climat et les vagues sont favorables.Mais le véritable test de la volonté politique d'un individu c'est lorsqu'il décide d'entrer en politique en sachant que la cause qu'il veut défendre va à contre-courant et que ça lui plait ainsi.» Environnement L'environnement, comme tout le monde, préoccupe M.Mills.Mais sa solution pour faire avancer la cause de la dépollution et la promotion d'un environnement sain est différente.«Cette question est tellement complexe et la tâche est tellement énorme, a-t-il dit, qu'elle ne devrait absolument pas être soumise à la partisanerie.» Pour bien démontrer qu'il était sérieux, il a invité le ministre de l'Environnement Lucien Bouchard, lors d'un colloque dans sa circonscription et l'a présenté comme l'homme qui avait la tâche la plus difficile et la plus importante au Canada.«J'ai démandé à mes commettants de l'appuyer sans réserve dans son travail », a ajouté M.Mills.Quand quelqu'un parle à M.Mills, il n'échappe à la narration de ce qu'il a fait pour une autre idole, le chanteur-compositeur-interprète québécois Richard Séguin.Lorsque M.Mills a passé quelque temps à Québec, pour perfectionner son français, il y a quelques années, il a assisté à un concert de Richard Séguin et il a aimé ce qu'il a entendu.De retour à Toronto, il a parcouru des kilomètres avant de trouver, dans un coin poussiéreux d'un magasin de disques, une seule cassette de son chanteur francophone préféré.«Pourtout au Québec, a-t-il confié, les francophones ont sous les yeux et en bonne place les disques de toutes les vedettes anglophones du Canada.» M.Mills venait de découvrir le drame de la culture francophone au Canada.« Lorsque j ai vécu cela, a-t-i! dit, je me suis dit que si j'étais québécois francophone je serais probablement séparatiste.» Depuis, il fait la promotion de Richard Séguin partout dans le Canada anglais et il a même réussi à convaincre des propriétaires de stations de radio de passer ses disques.Pour lui, adepte du bilinguisme d'un océan à l'autre à la façon du l'ancien premier ministre Trudeau, il y a là une leçon à tirer.«C'est le symbole, a-t-il indiqué, de ce qu'il faut faire pour nous sentir confortable entre nous dans toutes les villes et villages au Canada.» S'il est éliminé aux premiers tours de scrutin en juin prochain à Calgary, M.Mills se retrouvera probablement dans le camp de M.lean Chrétien, pour lequel il avait travaillé en 1984.Pour le moment il met sur pied son organisation et courtise les partisans libéraux de tout le pays.Guy Bisaillon planifie un retour politique sous la bannière du PC GILLES ST-JEAN LB ex-député péquiste du I défunt comté provincial de Sainte-Marie, Guy Bisaillon, songe à se porter candidat du Parti progressiste-conserva-.teur du Canada à l'élection partielle qui devrait avoir lieu ' cette année dans le comté fédéral de Sainte-Marie.Joint hier soir à son domicile, M.Bisaillon a noté que s'il n'avait pas encore fait de démarches en ce sens, il était tout \u2022 de même intéressé au siège laissé vacant par la mort du député libéral (ean-Claude Malé-part, l'automne dernier.M.Bisaillon ne trouve pas paradoxal outre-mesure qu'un ex-député péquiste, qui présentait par surcroit une image de gauche, à une certaine époque, brigue un siège sous l'étiquette conservatrice.«La politique est une affaire de conjoncture.En ce qui a trait aux intérêts du Québec, c'est à Ottawa que ça va se passer au cours des deux prochaines années, avec le Lac Meech et le libre-échange.En tant que nationaliste, je trouve qu'il s'agit d'une bonne tribune pour défendre les intérêts du Québec», a assuré l'ex-député.M.Bisaillon dit ne plus croire aux partis défendant des «couleurs» données et préfère des regroupements de personnes de toutes tendances.Ex-enseignant et militant de la CEQ, Guy Bisaillon est un ancien du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) et a milité au Parti québécois dès ses débuts.Il a commencé sa carrière de député provincial dans le premier gouvernement péquiste en novembre 1976 et a quitté le PQ en janvier 1983 lorsque le gouvernement a décidé de sabrer dans les salaires des employés de la Fonction publique, terminant son mandat comme indépendant.Libre-échange : le Vermont mise encore sur les capitaux québécois MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne MONTPELIER Le Vermont veut profiter de l'Accord canado-américain de libre-échange pour tirer profit de la puissance économique du Québec et de sa population, 12 fois plus nombreuse.«Les capitaux québécois sont bienvenus», affirme le gouverneur de l'État, Mme Madeleine Kunin.À l'exemple de Bombardier et d'une trentaine de compagnies canadiennes qui ont pignon sur rue à Burlington, les entreprises québécoises devraient songer sérieusement à «se donner un pied-à-terre aux États-Unis» en ouvrant une succursale au Vermont.Après tout, les francophones peuvent s'y sentir chez eux puisque «du quart au tiers de notre population est originaire du Québec», souligne Mme Kunin.« (e suis désolée de ne pouvoir vous accorder cette interview en français», a-t-elle dit dans un français presque sans acent en faisant entrer son visiteur dans son bureau discrètement élégant, situé à la législature de l'État.Au cours de cette interview à la Presse Canadienne, la gouverneu-re du Vermont \u2014 une des trois femmes à occuper ce poste aux États-Unis \u2014 a insisté sur les rapports multiples qui unissent le Québec au Vermont.Quatre sujets ont été abordés: l'économie, l'environnement, l'hydroélectricité et le tourisme.Tout au long de l'entretien, elle insistera sur l'accueil enthousiaste que les entreprises québécoises peuvent compter recevoir au Vermont.Avec un produit intérieur brut de près de 10 milliards $ et un taux de chômage de moins, de trois pour cent, le Vermont se classe cependant à l'avant-der-nier rang en terme de revenus par habitant des huit États de la Nouvelle-Angleterre.À quelques mois de la fin de son troisième mandat, Mme Kunin se prépare à une campagne électorale dans un climat qui, de l'avis même de ses partisans, ne lui a jamais été aussi défavorable.Pour renforcer l'économie locale, axée sur les industries du bois, les mines, la construction et les services, un bureau d'information sur le libre-échange a été ouvert, il y a un mois, à Burlington.Financé par l'État et le secteur privé, dont la filiale locale de Bombardier, cet organisme aidera les petites entreprises du Ver-mont à développer le marché de l'exportation au Canada.«Nous voulons accélérer le processus», dît Mme Kunin.Pour l'instant, l'Accord de libre-échange n'a pas donné de résultats exceptionnels, sauf de chasser de la grille-horaire des réseaux américains distribués au Québec la station de la chaîne PBS de Burlington, le poste 33, au profit d'une station de l'État de New York, le poste 57.«Ce qui représente une perte de revenus appréciable pour la station éducative», dit-elle.Les rapports Québec-Ver mont pourraient être renforcés ce printemps par la ratification d'un contrat d'électricité d'environ six milliardsS US.Un montant d'envergure, convient Mme Kunin, qui n'écarte pas la possibilité d'autres transactions de même nature avec Hydro-Québec, qui founira près du tiers de l'énergie de l'État.«Je ne pense pas qu'on doive fixer une limite précise aux importations du Québec.Tout dépend des coûts et d'autres facteurs.11 faut étudier chaque proposition à son mérite.» Bill Vander Zalm Vander Zalm doit mettre fin au suspense cette semaine d'après Canadian Press VANCOUVER Le premier ministre Bill Vander Zalm de la Co-lombie-Britannique, qui s'est montré très discret ces dernières semaines quant à son avenir politique pourrait annoncer ses intentions mercredi lorsqu'il s'adressera par le truchement de la télévision à la population de sa province.Rien n'est encore sûr, cependant.M.Vander Zalm a souvent changé d'avis à la dernière minute.M.Vander Zalm a décidé de prononcer son allocution après que les créditistes eurent perdu leur sixième élection partielle d'affilée au profit du NPD.Le siège d'Oak Bay-Gordon Head que les créditistes ont perdu le 13 décembre n'est pas n'importe quel siège puisque c'est la première fois que les néo-démocrates s'y implantent.Le leader du NPD, M.Mike Harcourt, a rappelé que M.Vander Zalm avait annoncé une fois qu'il ne se porterait pas candidat à la mairie de Vancouver, mais dix minutes plus tard, il entrait dans la course à la mairie.Mal lui en pris, d'ailleurs, puisqu'il fût battu à plates coutures par M.Harcourt.M.Vander Zalm a également changé d'avis au sujet de sa candidature à la direction du Crédit social à l'été de 1986 avant de se porter candidat.Avant la perte de l'élection du 13 décembre, le premier ministre de Colombie-Britannique avait dit aux journalistes «qu'il serait là pendant encore 10 ou 15 ans.» Mais il avait l'air découragé et la mine défaite quand il a dit être obligé de tenir compte de la dernière défaite de son parti. B2 I LA PRESSE, MONTREAL, LUND115 JANVIER 1990 La Presse Editorial Paul Desmarais president du conseil ci administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson * Msrcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc editop.iii'jteenchef Quand on joue avec les nerfs du public es Montréalais ont sans aucun doute poussé un soupir de soulagement en apprenant que les employés d'entretien de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal ne déclencheraient pas la grève cette semaine.Et aviseront d'avance la population avant de procéder à un geste aussi draconien.Mais cela ne réussira pas à rassurer le public.D'autant moins qu'à Hydro-Québec débute ce matin une grève illimitée.C'en est rendu en effet qu'a force de vivre sur des charbons ardents, les Montréalais hésitent à se réjouir quand la catastrophe appréhendée n'a pas lieu, tant on a joué avec leurs nerfs.Bien sur, aujourd'hui, le transport en corn-i]mun fonctionne.Bien sûr également, on nous assure que la grève d'Hydro-Québec ne touchera pas le public.Que l'entretien prioritaire sera assuré et qu'en cas de panne, les services essentiels seront assurés.Hydro-Québec, depuis le début de ces négociations interminables, se livre à une guerre de propagande avec son syndicat.Selon Hydro, ses syndiqués mettent la fiabilité du réseau en danger et une panne considérable est toujours à craindre.Les syndiques nient ces affirmations et soutiennent que si une tel- le panne survenait, elle serait plutôt due au retard de la société a procéder au bon entretien de son matériel et à l'usage abusif de la sous-traitance.Qui dit vrai, qui dit faux?Personne ne le sait trop au juste, d'autant plus que même en temps normal, les pannes se multiplient depuis quelques années.Dans un tel contexte, jouer avec les nerfs du public a quelque chose de sadique.Il en est de même pour le transport en commun.Chaque matin depuis quelques semaines, des dizaines d'autobus ne décollent pas des garages, faute d'entretien.La STCUM blâme les syndiqués qui refuseraient de faire des heures supplémentaires.Les syndiqués rétorquent que c'est plutôt la faute de la société, qui aurait imposé des horaires non applicables.Allez savoir qui a raison! Ce que l'on sait cependant, c'est qu'à la STCUM, les employés qui réclamaient la semaine de quatre jours seraient maintenant prêts à se «contenter- d'une semaine de cinq jours, à condition qu'on réduise leur semaine de travail de 40 à 36 heures, sans baisse de salaire.À l'heure où des milliers de travailleurs perdent leur emploi à Via Rail et que d'autres luttent ailleurs pour garder le leur, on comprend mal cette exigence qui équivaut à une hausse de salaire de 10 p.cent, au départ.Pourquoi des employés du secteur public, dont le salaire est payé par tous y compris les* chômeurs, auraient-ils droit a de meilleures augmentations que le commun des mortels?Et puis, s'il est vrai que les autobus ne roulent pas parce que des.employés ne font pas d'heures supplémentaires, qu'en sera-t-il lorsqu'ils travailleront tous quatre heures de moins par semaine?Le syndicat dit qu'il ne faudrait que 130 nouveaux mécaniciens.Il faut ne pas avoir lu le cahier économique dé La Presse de samedi sur les perspectives économiques de 1990 pour croire que la population va accepter que la STCUM, organisme public, procède à une telle embauche.Pour ce qui est d'Hydro, si le conflit tourne autour de la sous-traitance, c'est qu'il existe des travailleurs, syndiqués, qui acceptent de faire leur travail à meilleur marché.Peut-on empêcher les contribuables de s'en réjouir et de souhaiter que les syndiqués d'Hydro freinent leur ardeur?Les employés du secteur public, trop souvent, envisagent leur lutte face à des «patrons qu'ils voient», les Louise Roy ou Richard Drouin par exemple.Et oublient que dans le fond, leur seul vrai patron c'est le public qui utilise leurs services.Et qui, bien souvent, gagne moins qu'eux.Et se retrouve même, parfois, sans emploi.Pierre VENMAT Lecture VA Haro sur le monopole de l'éducation PIERRE VENNAT it I e laux d'échec des étu-\" mm diants de premiere année du post-secondaire aux tests d'alphabétisme varie de 20 à 40 p.100 à travers le Canada.Voilà la condamnation la plus éloquente de notre régime de monopole public.Le ridicule de la promesse du gouvernement canadien d'injecter 117 millions de dollars supplémentaires en 1989 pour combattre l'analphabétisme n'a même pas été relevé.À elles seules, les provinces de Québec et d'Ontario dépensent plus de 10 milliards par année à cette fin et de toute façon l'injection de ressources supplémentaires n'est;qu'un faux-fuyant.m* m m i«La perception des parents et 4es gens en général est que lesù transformations profondes des deux dernières décennies se-sont accompagnées d'une détérioration de la qualité, particulièrement en matière de langue et de mathématiques.» \u2022 - C'est en ces termes que les économistes Jean-Luc Migué et Richard Marceau s'en prennent-au monopole public de l'éducation dans un tout récent ouvrage ( 1 ).Selon eux, la suppression de la concurrence au profit des règles du jeu politico-bureaucratique aboutit ù l'abaissement de l'école.Le monopole public mis en place par la réforme scolaire fait que tous les décideurs, définisseurs de la chose publique et autres protecteurs du bien commun ont intérêt à être inefficaces.Les deux auteurs préconisent donc qu'on maintienne et développe davantage la concurrence actuelle entre le réseau d'enseignement privé et le réseau public, qu'on mette fin au nivellement et qu'on permette la concurrence au sein du secteur public lui-même.Messieurs Migué et Marceau, qui,, incidemment, enseignent à l'École nationale d'administration publique, une institution d'État, et publient leur ouvrage aux Presses de l'Université du Québec, autre entreprise publique, n'ont pas le style inutilement pamphlétaire.Au contraire, leur ouvrage est quelque peu aride.Mais pour ceux que la chose intéresse, il y a là matière à réflexion.«Si la liberté de parole et de religion est désirable, pourquoi la liberté d'éducation ne le serait-elle pas?Si l'on peut et doit choisir l'alimentation, le vêtement et le logement de nos enfants, pourquoi ne peut-on choisir leur école?», demandent les auteurs.Et ils ajoutent plus loin: «La justice n'est pas l'égalité.Obliger l'école à réparer ou à abolir les inégalités naturelles, c'ec! la condamner à la médiocrité.» ( 1 ) Le monopole public de l'éducation, lean-Luc îvligué et Richard Marceau, Presses de l'Université du Québec.un atm mu risque: I *ToMéA $1/ tu DROITS RESERVCS» La boîte aux lettres D'un suçon à l'autre À Monsieur Alain Dubuc, éditorialiste en chef ¦ l'ai parcouru au complet votre éditorial du 29 décembre intitulé «Souveraineté, vertu et tarte aux pommes».Dieu! que la souveraineté de votre nation peut vous rendre injuste! En y changeant quelques mots, quelques noms, tout cet éditorial pourrait très bien s'appliquer à la Confédération.Le titre aurait très bien pu être: «Confédération, vertu et tarte aux pommes».; Sj les Canadiens français du Québec sont mêlés, ne serait-ce pas que, comme peuple, ils sont encore, sur leur route ardue de décolonisation, à la recherche de leur vraie identité?Les suçons genre chèques bilingues remplacés par des Lac Mcech, cela donne quoi à long terme?J-Jacques ROY Montréal ¦ Ce n'est pas le journal La Presse, valeureux défenseur du régime fédéral en place, qui va fpreer son éditorialiste à appuyer le souverainisme de Jacques Parizeau.Alain Dubuc pourrait quand même s'efforcer de respecter les faits.Le 29 décembre dernier, il écrivait: «M.Parizeau s'est retiré de la lutte lors du référendum, parce qu'il n'acceptait paslç compromis sur la question.» Cela est tout simplement faux.M.Parizeau était à nos côtés durant la lutte référendaire de 1980.Dubuc poursuit: «Il (M.Parizeau) a démissionné de son parti quand René Levesque a mis de l'eau dans son vin.» Grave distorsion.Il est exact que Levesque, a plusieurs reprises ( 1974, 1976, 1980.1981 ), a baptisé notre vin sou- verainiste.Mais ce qu'il a fait en 1984, et qui a provoqué la démission de M.Parizeau et de plusieurs autres (dont votre humble serviteur), c'était nettement autre chose: une volte-face.Il n'y avait plus de vin du tout.Rappelez-vous: la souveraineté mise au rancart jusqu'aux calendes grecques ( c'est-à-dire à jamais), le «beau risque» du fédéralisme, interdiction aux péquistes de faire la promotion de la souveraineté.Vint ensuite reaffirmation nationale» de Pierre-Marc (ohnson.Par la suite, en 1986 ou 1987.Levesque était-il tenté de mettre de l'eau dans sa piquette fédéraliste?Préparait-il un nouveau virage?C'est une autre question, à laquelle une hypothétique réponse affirmative ne déferait pas les événements de 1984.Pierre de BELLEFEUILLE Saint-Eustache Caricaturiste anticlérical?¦ l'aime bien M.Girerd et je me suis amusée souvent de son trait de plume spirituel.Mais quand il la trempe dans l'anticléricalisme, holà! Son imagination est-elle à ce point vidée d'inspiration qu'il en soit réduit à prendre pour cible des personnes et une institution parfaitement respectables et qui, de surcroît, par charité chrétienne, n'usent pas de leur droit de réplique, ce que MM.Girerd et cic savent pertinemment?Pour avoir osé attaquer le Coran, M.Rushdie s'est attiré la vindicte des «croyants» musulmans.Sommes-nous à ce point veules, nous, de foi catholique, que nous hésitions à protester?Marie P.BARRÉ Sainte-Adèle Monsieur Girerd, ¦ Votre caricature du 23 décembre rappelant les événements de Polytechnique m'a frappée par l'absence d'une étoile \u2014 et non la moindre: celle de celui qui portait l'arme.À mon sens, c'est aussi une victime.Une victime qui, pour se faire reconnaître comme telle, en aura fait quatorze.Alors, dans votre ciel de quatorze étoiles, j'en ajouterais une pour rappeler qu'un peu plus d'humanisme envers les êtres rejetés par le système pourrait éviter bien des dégâts.Pauline MASSÉ Montréal Une histoire à faire réfléchir ¦ Non, ce n'était pas un conte de Noel, comme Foglia lui-même l'a fait remarquer, c'était une histoire vraie qui m'a fait réfléchir.Le «hasard» qui t'a fait rencontrer Nicole, c'est qui, tu penses?si ce n'est pas Jésus lui-même qui s'est servi de toi Eour nous raconter cette triste istoirc.Comme des milliers d'autres, en ce Noèl 89, Nicole se voit atteinte du sida.le me compte aussi parmi ces milliers; non pas que je sois atteinte dans mon corps, mais dans mon âme, oui.Et pourquoi «l'Autre» nous a-t-il envoyé son Fils à Noèl?C'est d'abord pour nous «montrer le chemin».Ce chemin, pour moi, ça été de répondre à Son appel, en envoyant à Nicole, comme tu nous l'as demandé, un petit don dont elle a grandement besoin.À Noèl, je l'ai portée sur l'Autel, Nicole, ainsi que son bébé, le Dr Tessier, toi, Pierre, et tous ceux qui auront contribué à l'aider.Puissions-nous tous( tes ) recevoir Ses grâces de joie, d'espérance et de paix qu'il nous a promises en ce jour-là.Lucille JUTEAU Candiac Un volcan à nos portes m A Monsieur Benoit Bouchard, ministre des Transports ¦ Peu s'en est fallu que, le |2 décembre, la municipalité de Saint-Léonard d'Aston ait eu à vivre un drame épouvantable.Heureusement, le bilan s'avère beaucoup moins grave qu'on aurait pu le croire: deux maisons seulement ont été endommagées et, par une chance inouïe, les personnes ont été épargnées cette fois.Certes, toute comparaison est odieuse.Néanmoins nous frémissons à l'idée de ce qui pourrait arriver à Bouchervîlle et Varennes dans le contexte actuel, le tiers des marchandises transportées par les trains dans Boucherville et Varennes étant classées matières dangereuses.Nous essayons d'imaginer une façon efficace et humaine d'évacuer les personnes âgées des centres d'accueil qui sont dans le corridor de cette voie ferrée.Comment évacuer en sécurité les enfants des sept écoles de ce corridor?Nous ne pouvons donc que souscrire aux inquiétudes de nos commettants qui réclament à plus de 90 p.cent le déplacement de la voie ferrée.L'accident de Saint-Léonard d'Aston entraînera des coûts importants.Certains avis compétents prétendent même qu'ils représenteront au moins la moitié du coût du projet de relocalisation de Boucherville-/Varennes.Ça fait songer, Monsieur le ministre.Comment ne pas souscrire aux arguments des citoyens de Varennes et de Boucherville qui prétendent, à juste titre, que les autorités des gouvernements supérieurs assument une responsabilité douteuse en tolérant la voie ferrée dans le corridor actuel?Monsieur le ministre, nous vous formulons une proposition afin de régler une fois pour toute ce problème régional: nous invitons les ministères des Transports du Canada et du Québec à signer avec les villes de Varennes et de Boucherville un protocole pour la réalisaton du projet de relocalisation de la voie ferrée.Les villes pourraient être désignées maîtres d'oeuvre sur leur territoire respectif.Le cadre financier pourrait être le suivant: la relocalisation payée à 100 p.cent par les ministères des Transports du Canada et du Québec et la réhabilitation de l'ancien corridor à la charge des villes de Varennes et Boucherville dans leur territoire respectif.Hugues AUBERTIN maire de Boucherville Jean ROBERT maire de Varennes Précisions du député Cagliano ¦ |e désire apporter quelques précisions à l'article de Gilles Paquin publié en première page de La Presse du 11 janvier: «Les voyages à l'oeil continuent à Ottawa».Tout d'abord, que mes commettants se rassurent, je n'ai pas changé d'allégeance politique et j'ai bien l'intention d'accomplir le mandat qu'ils m'ont accordé en septembre 1984, et renouvelé en novembre 1988.le suis et serai jusqu'à ce qu'ils en décident autrement, le DÉPUTÉ LIBÉRAL DE SAINT-LÉONARD.l'ai effectivement participé à N.O.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-lacques, Montréal, H2Y IK9.titre de conférencier invité au 5e Congrès annuel de l'Union sicilienne des emigrants et de la famille à Palerme en novembre dernier.Le congrès s'est penché sur les effets de l'immigration et de l'émigration sur les familles; les programmes d'échange culturels, auxquels prennent part annuellement une cinquantaine de jeunes de Saint-Léonard, ont également été discutés.Comme un segment appréciable des citoyens de Saint-Léonard s'intéresse à ces questions, je considère ma participation à cette activité comme faisant partie de mes fonctions de représentai.t du peuple.|e tiens à souligner à vos lecteurs que l'Union sicilienne des emigrants et de la Famille est un organisme accrédité et financé par le gouvernement de l'Italie avec qui le Canada entretient des relations très amicales.Le but de cet organisme est d'encourager les échanges culturels entre la Sicile et le monde, de promouvoir les intérêts des familles, et le maintien des traditions et des liens entre les personnes d'origine sicilienne dans leurs pays d'adoption à travers le monde.Alfonso CAGLIANO Député de Saint-Léonard LA PREGSC, MONTRÉAL, LUND115 JANVIER 1990 Opinions La déclaration du président de la Banque Royale en faveur de Meech Dans une allocution qu'il a présentée jeudi dernier à rassemblée annuelle des actionnaires de la Banque Royale du Canada, le préside tu du conseil et chef de la direction, M.Allan ft.Taylor, s'est prononcé sans équivoque en faveur du lac Meech.Nous reproduisons sa declaration.TBkgf ous jugerez peut-être qu'un \\83r dirigeant bancaire ne devrait pas se mêler d'une question politique aussi délicate que la réforme constitutionnelle et l'Entente du lac Meech.N'est-ce pas un terrain risqué?|e m'y aventure néanmoins parce que, depuis quelques mois, personne ne semble se préoccuper des incidences économiques et financières du chaos politique.Nous devons au moins nous interroger sur le coût d'une éventuelle dislocation du Canada.La rupture de l'unité politique du pays laisserait des traces profondes et permanentes sur son économie, le suis convaincu qu'elle entraînerait d'énormes problèmes économiques et financiers dont la plupart des Canadiens subiraient les effets pendant très longtemps.Les institutions publiques et privées, y compris la notre, ne seraient pas épargnées.Au-dela des réalites économiques Il ne s'agit pas d'approuver l'Entente du lac Meech unique- ment pour des raisons commerciales, mais il ne faudrait pas la rejeter non plus sans réfléchir aux conséquences économiques d'un tel geste.À tous égards, les coûts et les avantages de l'Entente vont bien au-delà des considerations économiques, et chaque Canadien a le devoir de s'exprimer a ce sujet.Je vous dirai d'abord que j'ignore si l'Entente du lac Meech constitue ou non le meilleur compromis possible.le sais néanmoins que la pleine réintégration du Québec au sein de la famille constitutionnelle canadienne est une nécessité.L'absence du Québec me diminue comme Canadien et je crois qu'elle diminue tous les Canadiens.)e sais aussi que notre stabilité économique et financière est liée au règlement de cette question.Si nous laissons grandir l'incertitude entourant l'unité nationale, nous risquons de nuire à notre économie, à nos finances et à notre image à l'étranger.Nous risquons de voir ralentir l'expansion des entreprises, la croissance économique et la création d'emploi, ce qui assombrirait les perspectives d'avenir des habitants de toutes les régions du pays.Certains croient que nous devons prendre ces risques.Les uns s'opposent à l'Entente du lac Meech au nom de la vision plus ancienne d'un Canada plus centralisé.Cette opinion, bien que minoritaire, est digne de respect et mérite un examen approfondi.D'autres souhaiterît le démembrement de la fédération.Aveuglés par des préjugés culturels ou linguistiques, ils pensent que nous pouvons nous permettre le luxe d'un tel extrémisme.le m'inscris en faux contre cette idée.L'absence de la signature du Québec au bas de l'acte constitutionnel est une honte nationale; le départ du Québec ou de toute autre province mènerait à la catastrophe.Un compromis a améliorer Nous devons comprendre qu'à défaut de ratifier une quelconque Entente du lac Meech, nous nous rapprocherons de cette catastrophe.Je parle d'une entente quelconque parce qu'il est peut-être encore temps d'améliorer l'accord actuel ou tout accord parallèle, ou subséquent.Rappelons-nous toutefois que même l'absence d'améliorations n'a pas à entraîner l'échec de l'idée du lac Meech.En ma qualité d'homme d'affaires, je ne participe pas aux négociations constitutionnelles.Nous avons délégué cette responsabilité à nos dirigeants politiques, qui portent là un lourd fardeau.le crois que le fardeau est d'autant plus lourd que les Canadiens sous-estiment la valeur du compromis, dont ils ont pourtant l'habitude.D'aucuns y voient une solution de facilité, une démission ou un abandon des principes.La réalité est tout autre.Le compromis n'est pas une solution de facilité, mais un processus difficile et parfois douloureux qui exige des sacrifices réciproques et une entente sur les priorités.Par choix et par nécessité, nous vivons dans une fédéra-lion, qui offre un très bel exemple de solidité fondée sur des compromis.Notre histoire nous invite à continuer dans le même sens.L'Acte de l'Amérique du Nord britannique était un compromis.La constitution de I982 était aussi un compromis, quoique partiel.L'Entente du lac Meech est également le fruit d'un compromis difficile.Est-ce le meilleur compromis possible?Les opinions divergent, mais chacun a ses raisons d'y voir une solution imparfaite, un contrat comportant des défauts.Le contraire eut surpris, si l'on songe que l'entente nécessite des concessions mutuelles dans l'intérêt de l'unité nationale.La rédaction du texte original en I987 a constitué un exploit remarquable.La ratification unanime de ce document ou d'une version modifiée sera elle aussi remarquable.|e rappellerai donc à tous nos chefs politiques ainsi qu'à leurs conseillers et fonctionnaires que notre pays mérite des efforts remarquables.V/> .¦: \\.f Allan R.Taylor Le mur Nord-Sud : moins visible mois plus durable et effroyable que celui de Berlin L'auteur est directeur des programmes de l'Association québécoise des organismes de coopération internationale ( AQOCI) GUY LAFLEUR i on garde les yeux tournés vers le nord de la planète, l'année 1989 s'est terminée sur une note d'espoir.Bien plus vite qu'on ne l'avait prévu, les populations des pays de l'Est ont «grignoté» le mur Est-Ouest.L'ère de la guerre froide semble devoir basculer définitivement dans le ; passé.Les risques de conflits planétaires et nucléaires s'estompent.N'entrons-nous pas, avec les développements de la dernière année, dans une phase de coopération où nos pays pourront .enfin s'attaquer ensemble aux grands défis actuels: environnement planétaire menacé, diffi-: cultes économiques qui confrontent les sociétés de l'Est certes, mais les nôtres également, inéga-lités entre pays industrialisés (Nord) et ceux du tiers-monde (Sud)?Les énormes investissements consacrés depuis 40 ans à la course aux armements et aux guerres ne pourront-ils pas désormais servir la coopération entre les peuples?* Si, au Nord, le ciel se dégage, au Sud les nuages persistent.En Ethiopie, la famine menace à nouveau: cas spectaculaire qui ne doit pas nous faire oublier qu'ailleurs, sur cette planète, 800 millions de personnes au moins sont mal nourries et que, selon l'expression imagée de René Du-mont, «d'ici 15 ans, dans le monde, un enfant sur deux naîtra dans un bidonville».Les inégalités s'accroissent entre «riches» vet «pauvres».En 1967, l'écart de revenu moyen entre le Nord et le Sud était de 2360$.En 1980, il passait à 10 000 $ puis à 14 000 $ en 1988.«Le tiers-monde est écrasé par une dette énorme, aggravée par des taux d'intérêt élevés.ses denrées et ses matières brutes n'offrant qu'un rendement dérisoire.les ressources des pays industrialisés (en direction du tiers-monde) étant à ce point minimes qu'en réalité, le courant va dans l'autre direction, des pauvres aux riches, au rythme d'environ 20 milliards $ par année» (Marcel Massé, président de l'Agence canadienne de développement international \u2014 ACDI ).Le Nord se ferme Le plus désolant et le plus grave toutefois, en 1989, c'est l'attitude d'indifférence ou même de fermeture qu'on a vu s'accentuer chez les gouvernements des pays industrialisés à l'égard des problèmes du Sud.Ce qui justifie le reproche formulé en juillet dernier par le président de la Commission européenne, Jacques Delors: «Les % de l'humanité sont spectateurs de la croissance.Nos démocraties sont rongées par la myopie et ne voient pas l'abîme qui se creuse (entre le Nord et le Sud)».Qu'on en juge! D'ici 15 ans, un enfant sur deux naîtra dans un bidonville.Réunis à Paris, en juillet, les chefs des sept grands pays industrialisés d'Occident ont rejeté l'appel lancé en faveur de la tenue annuelle de discussions Nord-Sud.L'appel émanait de dirigeants de l'Egypte, du Sénégal, de l'Inde et du Venezuela.Il a été appuyé par le président Mitterrand, soutenu tièdement par le Canada.Les autres l'ont rejeté.Aucun allégement significatif n'a été apporté au fardeau de la dette extérieure des pays du tiers-monde.Les banques de nos pays continuent à être remboursées et les peuples du Sud se serrent la ceinture à cette fin.Au Venezuela, en mars, la population est descendue dans la rue exprimer son refus du programme économique adopté par son gouvernement pour assurer le paiement de la dette.H y a eu répression, quelques centaines de morts, des milliers de blessés et de détenus.Malgré les invitations du Plan Brady, les grandes banques occidentales effectuent de moins en moins de prêts au tiers-monde.Résultat: de moins en moins d'argent pour le développement.Les nays du tiers-monde sont à peu près exclus des discussions en cours au GATT sur les tarifs commerciaux, notamment dans le domaine de l'agriculture.Tout semble indiquer que l'agriculture du Sud va continuer à faire les frais de la guerre com- merciale entre les États-Unis et l'Europe des 12 dans le domaine agricole.Le traité de libre-échange en Amérique du Nord, le Marché unique de 92 en Europe vont, semble-t-il, rendre plus difficile l'accès à ces marchés pour les pays du Sud.Au moment où la Banque mondiale donc convie ces derniers à développer leurs exportations (pour rembourser la dette.), les pays du Nord se développent en forteresses protectionnistes.Enfin, l'aide publique au développement (APD) plafonne dans nos pays.En 1989, le Canada a réduit son aide au tiers-monde de 400 millions $ (passée de 2,8 milliards $ en 1988 a 2,4 milliards en 1989).Les États-Unis consacrent à l'aide moins qu'en 1977! Dans les prochaines années, les pays occidentaux verront croître leur produit national brut de 2,5% par année, mais n'accroîtront leur aide que de 2%.Autre coup dur pour les pays du Sud: il est possible qu'une partie de l'ADP sera prochainement affectée.aux pays de l'Est.Bien sûr, on doit se réjouir de voir se développer la coopération ou même le soutien à la reconstruction économique de l'Est.Mais cette coopération ne doit pas être financée par un prélèvement sur nos contribu- DÉPENSES ANNUELLES MOYENNES PAR HABITANT BIENS DE CONSOMMATION ET AIDE ÉTRANGÈRE, 1986\t Article\tPar habitant Aide publique au développement\t100$ (année financière 1986/1987;\t idem pour année 1989/1990)\t Tabac et produits du tabac\t518$ Alcool (bière, vin et boissons fortes)\t399$ Nourriture pour animaux domestiques\t108$ Services et équipement pour la détente\t388$ au foyer (y compris poste radio, téléviseur,\t magnétoscope, rubans, etc.)\t Consommation d'énergie\t1 SJD*.4> (chauffage, eau, huile à chauffage,\t gaz propane, électricité)\t Sources: Rapport annuel de 1986/1987.Hull : Agence canadienne de développement international, 1987.Tableau: Recensement national; Sondoge sur les dépenses des familles, tableau 20, catalogue 62555.Ottawa : Statistique Canada 1986.tions aux pays du Sud, autrement plus dans la dèche que ceux de l'Est! Loin d'exercer un leadership éclairé en matière de rapports Nord-Sud, nos dirigeants se mettent à la traîne d'une opinion publique souvent peu informée des problèmes du tiers-monde.Loin de sensibiliser nos concitoyens et concitoyennes à l'impact que les problèmes du Sud ont sur l'avenir de la planète, sur notre propre économie et notre environnement, nos gouvernements se dirigent droit vers une coopération à la fois moins généreuse et plus soumise aux contrôles et programmes dictés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.Us multiplient les déclarations «éplorées» et «catastrophées» sur l'état du tiers-monde.pendant que d'autre part, ils réduisent les budgets d'aide et n'accroissent pas ceux d'éducation du public canadien au tiers-monde.Pourtant, même «endettés» nos pays ne jouissent-ils pas d'un niveau de vie 20 fois supérieur à celui du tiers-monde?Le tableau ci-contre le montre: les Canadiens consacrent plus d'argent per capita à leurs animaux domestiques.qu'à l'aide au tiers-monde.À vrai dire, le plus grave des réductions budgétaires à l'APD, ce sont moins les quelques millions en moins destinés au tiers-monde, que le message suggéré par ces réductions: celui d'un re- pli des pays riches sur eux-mêmes; celui d'une démission de nos gouvernements face aux pro1 blêmes Nord-Sud, face au futur de l'humanité.«De nouvelles réductions dans le programme d'aide.marqueraient une abdication des engagements du Canada envers les nations du tiers-monde», déclarait en novembre le Conseil d'administration du réputé Institut Nord-Sud à Ottawa.Au seuil de la dernière décennie du siècle, le gouvernement canadien doit plutôt envoyer un message d'espoir aux peuples du Sud.Accroître l'aide au développement, c'est à cet égard se donner les moyens de jouer un rôle dans la solution de problèmes planétaires: c'est s'attaquer au mal-développement qui génère; dans les pays du tiers-monde la famine, les guerres, les dictatures et les pollutions de toutes sortes.C'est favoriser la paix, la protection de l'environnement, la justice sociale et la démocra* tie.Alors qu'attend le gouvernement canadien pour faire un effort d'imagination.et y convier la population canadienne, en faveur du tiers-monde et de réductions budgétaires qui ne soient-pas transférées aux plus «démunis» de ce monde?Par exemple» les «économies» favorisées par la détente Est-Ouest ne pourraient-elles pas être transférées aux pays du Sud, les dépenses militaires converties en fonds pour le développement? Arts et spectacles R 4 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 15 JANVIER 1990 Théâtre 1 Semaine surchargée et passionnante Johnny Clegg (a droite) dansant avec son groupe Savuka, sur une scene de Johannesburg.PHOTO REUTEP Prélude triomphal à la tournée mondiale de Johnny Clegg CHRISTIAN CHAISE \\gencv / m nee-Presse JOHANNESBURG ¦j ohnny Clegg et Savuka ont dP achevé samedi à Johannes-burg une mini-tournée triomphale en Afrique du Sud au cours de laquelle ils ont présenté leur nouvel album, avant de se lancer bientôt dans un périple de neuf mois.\u2022 Clegg.et son groupe partiront cri Février pour l'Europe, puis ppur \"les Etats-Unis et le Canada.I in 1990, ils se produiront pour Id première fois en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, au Brésil et en Europe de l'Est.Seule ombre au tableau: une partie de la presse sud-africaine fait la fine bouche.Elle voit dans ce dernier album, «Cruel, Crazy, Beautiful World» (Un monde cruel, fou et magnifique), un tournant liés net vers une musique, plus ouvertement rock et occidentalisée, s'éloignant de plus en plu$des racines africaines.En ômme-, Clegg ferait dans le commercial.\u2022 \u2022 \u2022 Mars! les spectateurs, en quasi-lotàljtc; blancs, n'ont pas boudé leur plaisir.Que ce soit à Durban (où 20 personnes ont été blessés dans la cohue), à Port Elizabeth, au Çap ou à lohannesburg, le musicien \u2014 britannique de naissance, mais sud-africain d'adoption \u2014 a fait un triomphe.À lohannesburg.où Savuka a donne quatre concerts, plus de bOOO personnes se pressaient pour l'acclamer, applaudissant les \\ ieux succès comme «Scatterlings of Africa » et les titres du dernier album.- Une critique severe Le Sunday Star fait cependant la line bouche dimanche.«Clegg perd la touche africaine», titre-t-il.«Maintenant, la musique est devenue hard rock, les paroles \u2014 engagées ou non \u2014 étant noyées dans un océan sonore.Clegg est strictement commercial», poursuit l'article.«Etait-ce vraiment Johnny Clegg et Savuka ou un imposteur effectuant une pauvre imitation?», demande le journal.Se référant à la popularité de Clegg en France, il affirme: «à moins que Clegg et compagnie aient quelques changements en réserve pour les publics étrangers, les Français pourraient bien décider que leur grand cru est devenu un simple vin ordinaire.» Bien avant cet album, les noirs reprochaient à Clegg d'avoir occidentalise sa musique aux dépens de son aspect africain, qui était prépondérant du temps de Julu-ka, l'ancêtre de Savuka.En fait, le public noir n'a jamais pardonne à Clegg la fin de Juluka, le premier groupe racialement mixte de l'histoire de la musique sud-africaine.Cela explique pourquoi son public est maintenant, comme le remarque le Sunday Star, «à 99,99 p.cent blanc».Le public le plus vaste Pour sa part, il a toujours dit qu'il voulait s'adresser au public le plus vaste possible et que son message était plus particulièrement destiné aux blancs.Les noirs, disait-il l'an dernier, n'ont pas besoin d'être convaincus de la nécessité de lutter contre l'apartheid.Mais l'occidentalisation n'est pas seulement sensible en ce qui concerne la musique.Elle l'est aussi pour ce qui est des thèmes des chansons, comme en témoigne par exemple « Warsaw 1943», un morceau composé en hommage au soulèvement de Varsovie contre l'occupation nazie.L'Afrique du Sud et la lutte contre l'apartheid restent malgré tout omniprésents.Pendant ses concerts, Clegg ne peut pas ne pas chanter «Asimbonanga», dédié à Nelson Mandela, «j'espère que c'est la dernière fois que je le chante, puisque, apparemment, il sera bientôt libre», dit-il du leader nationaliste noir emprisonné.Clegg a précisé au Star que des concerts en URSS et en RDA étaient confirmés et que des négociations étaient en cours pour la Pologne, la Hongrie et la Tchécoslovaquie.Il y a quelques mois, l'idée qu'un groupe sud-africain effectue une tournée en Europe de l'Est aurait paru inconcevable.Ce ne sera d'ailleurs pas une première, puisqu'un autre groupe sud-africain \u2014Ray Phiri et Sti-mela\u2014 s'était produit l'an dernier à Moscou.En avant-première de Savuka, le public a aussi eu la confirmation du talent d'un croupe relativement récent appelé à faire des ravages en Europe, « Mango Groove », qui s'inspire de la musique « kwela », très jazzy, prédominante dans les années 50 dans les townships noires.Quatre ans pour restaurer un tableau de la Renaissance Agence France-Presse WASHINGTON n des chefs d'oeuvre de la y Renaissance italienne, la «Fête des Dieux» peint par ; Bellini et Titien, est enfin pré-\u2022 sente au public de nouveau, après plus de quatre ans de restauration, a annoncé la direction de la National Gallery de \" Washington.«La féte des Dieux», exposé depuis 1942 à la National Gallery de Washington et un des plus, célèbres tableaux mythologiques de l'époque, présente la particularité d'avoir etc peint en 1514 par Giovanni Bellini pour Alfonse d'Esté, duc de Fcrrarc, et partiellement repeint par Titien vers 1529.Quatre ans de restauration minutieuse ont été nécesssai-res pour restituer les couleurs originales du tableau et retracer son histoire.Cette «enquête policière dans l'histoire de l'art» selon M.Carter Brown, directeur de la National Gallery, fera l'objet d'une exposition qui s'ouvrait hier et qui présente les dernières innovations techniques et scientifiques en matière de restauration d'art.JEAN BEAUNOVEI A M ont-real, la véritable rentrée ce n'est pas en septembre, c'est maintenant, en janvier alors qu'on nous propose deux premières certains soirs.Et puis c'est en janvier qu'on sort les gros canons qu'on nous sert les plats de résistance.La règle n'est pas absolue évidemment, mais durant les dernières années, il y a eu suffisamment de beaux janviers pour en faire le plus beau mois de théâtre de l'année.Qu'est-ce qu'il y a de différent, de spécial cette année?Peut-être une audace nouvelle.On a souvent reproché à certains théâtres d'employer à peu près toujours le même monde, de se limiter aux fervents de chacune des chapelles.Eh bien! en janvier c'est beaucoup moins vrai.Jeanne-Mance Delisle, Un oiseau vivant dans la gculc.D'abord une mise en scène de quelqu'un qu'on ne connaît pas, Brigitte Haentjens, et la participation d'une comédienne qu'on ignore trop souvent, Paule Bail-largeon.le ne comprends pas qu'une artiste de son calibre soit si peu présente au théâtre.Roméo lui-même fera partie de la distribution, Roy Dupuis.À compter du 16 janvier, le Nouveau Théâtre Expérimental présente à l'Espace Libre sa plus importante production de l'année L'apocalypse de lean.Tous les nouveaux membres de la direction de ce théâtre complètement déroutant, sont impliqués dans ce projet ambitieux.A la même époque l'an dernier, le NTE avait proposé le merveilleux Grand theatre du monde.Monique Miller de Romeo et Juliette etc.).Le TPQ qui mise habituellement sur des valeurs sûres, prend un risque cette fois-ci et c'est à mon avis, un beau risque tout â i'honneur du directeur Gilbert Lepage.Le Théâtre du Nouveau Monde fait également preuve d'une certaine audace en présentant Ha ha] de Réjean Ducharme dans une mise en scène de Lorraine Pintal avec Robert Lalon-de, Gaston Lepage, Marie Tifo et Julie Vincent.Disons que ce ne sont pas des habitués du TNM et qu'en fait c'est une bonne partie du Théâtre de la Rallonge que nous verrons sur scène.Souligons que le TNM maintient sa politique de super production avec des décors époustouflants et cinq autos sur %scène.Un peu plus et le directeur Recheinbach sera qualifité du Cécile B.De Mille du théâtre.Au Quat'Sous, première, mercredi prochain de la pièce de V L L 11- Jean-Pierre Ronfard visages moins connus sur scène avec Le dernier délire permis de lean-Fréderic Messier du groupe Momentum.Pour ceux qui suivent de près les différentes activités théâtrales en ville, précisons que ce groupe avait présenté l'an dernier un Arrache-cceur de Boris Vian absolument délirant.Au Théâtre d'Aujourd'hui, le Futur antérieur fait les délices de plusieurs dont moi-même et â la salle Frcd-Barry, La Répétition provoquera sûrement de nombreuses discussions.Moi je i Nicole Leblanc Par exemple, au Rideau Vert, on présente un spectacle solo (ce qui n'est déjà pas dans les habitudes de la maison ).Valentine de Willy Russel avec Nicole Leblanc.C'est une première pour cette comédienne au ki-deau Vert si je ne m'abuse.Ce spectacle prend l'affiche du Rideau Vert le 17 janvier.Mercredi prochain, grande première à la Maison de la Culture du Parc Frontenac de Vu du pont d'Arthur Miller.Monique Miller est l'une des vedettes du spectacle mais c'est le jeune Serge Denoncourt qui signe la mise en scène.Denoncourt est directeur du Théâtre de l'Opsis et jusqu'à maintenant son travail était remarqué à la salle Fred-Barry (Possibilités, Autour Paule Baillargeon Lorraine Pintal Roger Gravel, Vincent Graton, Roger Léger, Alexis Martin, Pascale Montpetit, Luc Proulx et évidemment lean-Pierre Ronfard y seront avec toute leur démesure.Cette semaine également.Contes de la zone crépusculaire, une comédie fantastique de Guy Beausoleil au Centre de diffusion et de création de Longeuil, du 16 janvier au 10 février.Pour ceux qui pensent que Twilight zone est dépassé et trop américanise.À L'Espace La Veillée, Gabriel Arcand présente jusqu'à la fin du'mois, le meilleur spectacle solo, ou presque, que j'ai vu au théâtre depuis très longtemps.Artaudréte à tête qu'il a conçu et qu'il interprète devant des salles enthousiastes est d'abord un magistral numéro d'acteur.De beaucoup meilleur que Rilke et Baudelaire présentés au même endroit.Une belle audace également à la Licorne où on présente jusqu'au 3 février un groupe et des Gabriel Arcand n'ai pas aime; mon collège La-montagne a adoré.Voilà pour la semaine qui s'annonce en espérant trouver le temps de respirer.Le cinéma aDu.^rscasn gagne du terrain en France Le Coran en bande dessinée Agence France-Presse PARIS Lu fréquentation des salles de cinéma en France a été à peu près égale en 1989 et 1988 avec environ 125 millions de spectateurs, ce qui traduit pour la première fois depuis plusieurs années un arrêt de la baisse des entrées, selon la Fédération des Exploitants de cinéma.La part des films français tomberait sur le marché de jS à 35 p.cent, avec une hausse équivalente des américains qui placent onze films sur les 15 premiers du Box office français pour 89.C'est ainsi qu'après les gros succès du «Grand Bleu» ou de «l'Ours» l'année précédente, deux films français seulement \u2014\u2022«Trop Belle pour toi» de Bertrand Blier et «La vie et rien d'autre» de Bertrand Tavernier \u2014 figurent dans les quinze premiers en 89.C'est «Rain Man » qui, selon «Le Film français», se classe premier avec 83,6 millions de FF de recette ( 14,5 millions de dollars), suivi du dernier « Indiana lones» (81,9), «Un Poisson nommé Wanda» (A Fish called Wanda) (40,4), «Les Liaisons dangereuses» (Dangerous Liaisons) (31,2) et «Trop belle pour toi», qui se classe 5cme avec 30,2 millions de FF.Un film franco-italien «Cinéma Paradiso» (qui n'a pas bien marché en Italie) se retrouve à la 1 lème place avec 24,3 millions de FF.Les malheurs du Royal Ballet Agence France-Presse LONDRES Le Royal Ballet a été contraint d'annuler une tournée d'été aux Etats-Unis, faute d'avoir trouvé un mécénat commercial suffisant, a indiqué â Londres un porte-parole du ballet.La tournée, initialement prévue du 2 juillet au 5 août, devait comprendre des representations au Metropolitan Opera de New York et au Kennedy Center de Washington.Par ailleurs, un conflit salarial qui oppose depuis plusieurs semaines la direction de Covent Garden aux danseurs du Royal Ballet s'est durci un peu plus avec un vote de principe des danseurs en faveur d'une action qui pourrait déboucher sur une grève.Si d'ici 28 jours les parties ne trouvent pas un compromis, les 136 danseurs et danseuses du Royal Ballet et du Sadler's Well Royal Ballet menacent de se mettre en grève, ce qui compromettrait définitivement la production du Prince Igor ( coût : 545 000$) prévue pour le 1er février.Les danseurs avaient rejeté la semaine dernière une offre d'augmentation des salaires de 15 p.cent liée à un changement de leurs conditions de travail.Agence Fronce-Presse PARIS n Tunisien, ancien professeur de philosophie passé au journalisme et à l'édition, vient de publier le Coran en bande dessinée, prenant ainsi le risque de déclencher une nouvelle polémique dans le monde islamique, un univers où l'image religieuse est bannie depuis 15 siècles.Les trois premiers tomes de l'ouvrage de Youssef Seddik, «Si le Coran m'était conté», viennent de paraitre en France et quatre autres, publiés en français et en arable, doivent suivre.Etabli à Paris depuis 1983, l'auteur du texte (les albums ont chacun un dessinateur différent) se présente comme un musulman fervent.«Je suis arabo-musulman et Tunisien par géographie récente», dit-il.«Comme tous les petits musulmans, déclare-t-il pour expliquer sa démarche, j'ai dû apprendre le Coran par coeur et dès un âge précoce \u2014 3 ans et demi \u2014 sans comprendre».«Apprendre sans comprendre est catastrophique, poursuit-il.Or, actuellement le Coran reste incompréhensible pour 90 p.cent des musulmans et cela contribue à nourrir l'obscurantisme, une terreur intellectuelle ou le chantage par la religion, tandis que l'opinion voit l'Islam comme une société secrète d'un milliard de gens guidés et même manipulés par quelques initiés.» Prêts en avril dernier, les albums n'ont été mis en vente que fin décembre: on attendait l'avis des autorités religieuses.Rien ne vint, ni imprimatur ni objection.Youssef Seddik a alors sauté le pas.Si le recteur de la mosquée de Paris considère qu'il s'agit d'une entreprise pédagogique intéressante mais se refuse a émettre un avis du point de vue religieux, un dignitaire musulman koweïtien vient de déclencher les hostilités en comparant Seddik à Salman Rushdie, l'écrivain britannique condamné à mort par Khomeiny pour son livre les Versets sataniques.Dans une interview au quotidien koweïtien al-Qabas, le directeur des études islamiques à l'Université du Koweït.M.Mohammed Fawsi Faidhal-lah, a estimé que cet ouvrage est un «acte séditieux, destiné à porter atteinte aux musulmans et à l'islam, qui interdit le commentaire du Coran par des dessins».Youssef Seddik, lui, déclare ne pas comprendre «que l'on en fasse une affaire, que l'on aille jusau'â comparer son livre avec les Versets sataniques, je trouve cela disproportionné».Une version anglaise est sous presse et des traductions sont en préparation en turc et dans deux langues africaines, le ouolof et le swahili.I » B5 Bataille juridique autour d'un manuscrit juif en possession d'un collectionneur canadien \\ fence I nmvvPresse i\\i\\l ¦ Le Congres |uif Mondial et les communautés juives de Berlin-Est ci de Berlin-Ouest ont marque un point dans la bataille juridique qu'ils livrent a Genève a la Pologne et à un collectionneur canadien pour la possession de la Wolf Haggadah, un précieux manuscrit de prières juif du 13-ème siècle, avec la décision prise par la justice genevoise de la maintenir sous séquestre civil.«Nous sommes satisfaits par ce résultat», a indique l'avocat du Congres luif Mondial, Me Philippe Grumbach.Il a ajouté que cet-ic decision permettrait â ses mandants d'introduire une action en revendication et ouvrait la voie â une restitution de ce manuscrit nux communautés juives de Berlin, qu'il représente également.La décision prise par le juge Vladimir Stcmberger confirme la saisie opérée en juin dernier à Genève, peu de temps avant que la I luggadah ( livre de prières utilisé par les familles juives lors de la fete de Pâques) ne soit mise aux enchères par le marchand d'art Habsburg-Feldmann.La valeur de la Wolf Haggadah, écrite en hébreu et richement enluminée, était évaluée entre 600 000 et 800 000 dollars.Le juge genevois compte a present procéder à des auditions afin de comprendre l'étrange itinéraire qui a mené ce précieux manuscrit du Musée |uif de Berlin, où il be trouvait avant la guerre, à Geneve via la Pologne.Le livre de prières avait ete donne en 1907 a la communauté juive de Berlin par le mécène Albert Wolf.En 1958, il avait été vole par la Gestapo, en même temps que d'autres objets déposés au Musée luif de Berlin.Retrouve en 19*14 à Gladzko, en Pologne, le manuscrit avait été déposé à l'Institut historique juif à Varsovie.En juin dernier, alors que Habsburg-Feldmann comptait vendre la Haggadah aux enchères a Genève pour le compte d'un collectionneur canadien, la Pologne avait réclamé et obtenu sa saisie, affirmant qu'elle lui appartenait par «prescription acquisiti- 1FAMOUS PLAYERS ï 3 NOMINATIONS IU60LDEN GLOBE version o.anglaise Charmeur.^Séducteur.Manipulateur.Voue plus grand secret devient son arme la plus dangereuse.5 NOMINATIONS AU GOLDEN GLOBE t version o.anglaise AUC'JS L AlSSt?- PASSER his INTERNAL F nu es-lui confiance C'est un flic! ve», du fait des 40 ans passés en territoire polonais.La RDA elle aussi s'est mêlée a cette affaire en lançant deux actions contradictoires que des sources informées attribuent à des factions opposées du ministère est-allemand de la justice.La première, introduite l'été dernier, visait à appuyer les efforts des communautés juives berlinoises pour remettre la main sur le manuscrit, a assuré un membre de l'ambassade de RDA â Berne.Une seconde, datant du 16 décembre dernier et envoyée par le procureur général à Berlin-Est.revendiquait sa propriété pour l'Etat est-allemand.On apprenait vendredi qu'a l'issue de laborieuses négociations, la seconde demande est-allemande avait été retiree.Elle se fondait sur les statuts du tribunal de Nuremberg selon lesquels la spoliation de biens juifs est un crime contre l'humanité et est imprescriptible en tant que telle.Reste à présent â établir comment la Wolf Haggadah a pu quitter Varsovie.L'Etat polonais affirme en effet qu'elle a été vo- INFO-FILhK -figL-2E NEW YORK STORIES^' VERSION FRAMCÀÏSE UNIVERSITÉ ® Toui Ui loin aucun LOEWS ® CINEMA Y 3t20-S:2S 7:30.9:40 Tavj le» iclf* ?slS-9:JS \u2022 * vi ¦«« O version o.anglaisc ES) 1:20-4:00 IMPÉRIAL ® n ma ni \u2022 MVfiHHM 40 6:21.9:20 0.,?PALACE © DORVAL ¦M «Mi Il Tout U* CINEMA DU PARC )y'\\ 4-« J.(XX «14 »4 < j 6- FAIRVIEW Teui lr« »olr» 5:40- \u2022 II Deux super (lies de L.A.if-J Ils doivent travailler ensemble même si ça les tue.ver sono, anglaise Tango & Cash ^ LA PETITt g Sirène Le PARISIEN © GREENFIELD PARK r VERSAILLES © U\"ih Duffv 12:00 2:0O-4:C0 6:00-t:C0 Toui les « clr» 7:0C-9:O3 Tout Ut «elr* 7:00-9:00 7:10-9:10 LA AUCUN LAISStZ-PASSER \u2022 UTJH» 12:00 1:20*4:40 j 7:1 S* \u2022 H 6,^ PALACE © LAVAL Tout Ici soin 7:M-9:iO 1.1 \"'M I »*.version française ¦; v M tau m\\ Tout Ici t«ir> ¦¦I 7.»J-9:W LAVAL version o.anglaise b .^VERSAILLES © en allais aux PALACE et DORVAL iVtf PALACE © M*l'I Ci DE QUOI J'ME MELE fc< FAIRVIEW ; ; s i C\u2014.4 m r\\^r i.» %% I Ml ««s g Roger &m pgBSi ^jji^paj^^\"; version francdiso de LOOK WHO'S TALKING GREENFIELD PARK 2:50-5:CD 7:10-9:40 Tcut in ic:r» 7:20-t:J0 ?ov.> IM \u2022:!\u2022*» 7 :li-9:J0 .iGVùlftlM.OMEGA \u2022 ¦» UÏÏ Z> To it Its hoir* 7:10-9:40 Tout le» Mira 6:40-9:13 Tc.i let tclra 9:23 CINEMA DU PARC 6 rVERSAILLES © Tout l«t tolrt 7:0«-»:i0 Tout Ifl tolrt] 7:0J.V:IS version o.anglaise en anglais au PALACE ROBIN WILLIAMS ^ LA SOCIÉTÉ rerstorT DES POÈTES rca,5C DISPARUS »«™ inwtt>w»ji-> V CO LIONS 89 & FESTIVAL INTERNATIONAL DO FILM PUBLICITAIRE CANNES* \u2022 rVERSAILLES © Tout let tolrt 7:30-9:31 aucun lai*i«r-pa*aor :O0te«-V'\"»h»< ¦*- LAVAL 1 y - l 1.1.Ml Tout Itt ¦J 7:20-9:20 6.3 PALACE \u2022\u2022 !4)lFa 7:0.-9 13 Le PARISIEN © Tout Ici loin 7:2S-9:2S ClncmaREX Tout Ut )ourt Tout Itt tolrt 1:00 Le-PARISIEN © .^VERSAILLES © rvi.4 A*k*AAj> Tout let tolrt b:10-9:C3 aussi à L'IMPERIAL '(Trois-Rivlères) LAVAL To Itt tolrt 7:|C-9:J0 aussi rjl'affichoa L'IMPERIAL (Trols-Rivièrcs) J «Un film ra-rn , ; vjpn^vissant et en- \\ .chanteur, chaudement recommandé pour toute la famille.» \u2014C.Hartry.S.P.F.R.Tous Les Cliiejis Vont An Paradis HHWT'nPffTfrr»y?ll Tout let kmrt ¦ ilitihiiil \\ààm J I2:1S-J:00 ItTtçangWBgO mm j^aJ uL'OURS captive cl èduque tout autant -rî*:z-qu'il eloctrisc et détend.» -O.Kuklsnd.TORONTO SUN «L'OURS est un cadeau du passe.pour l'avenir.» \u2014B Kirtljnd, TORONTO SUN COURS OXuwt a Tnk.-i»u»»tvwso» CttiASt Le PARISIEN © «LE CHAPERON |3B ROUGE existe et s'appelle Fanny Lauzien> \u2014R.Tremblay.LE SOLEIL «BYE BYE vous tient en haleine.» \u2014P.Robcrqc.PRESSE CA- ROBEWO WAITER \"g0' BENIGNI MATTHAU LE PETIT NADIENNE Le PARISIEN © C*f4lMAPIUS eron plus O >v ^VERSAILLES © 2:4S-S:01 7:11-9:J0 Tout let tolrt 7:40-9:40 ''vT-UVACWTV* ^-w ii B, làV-lk 1 il rm a ~CL* l0l'» !2^MO«Ji'^ 4'W^ll Te» In kxjr» !?.VJ^.L'r.tg^rj I2:4S-1:00-$:I5 ROBERT DeNIRO SEAN PENH .Clnrm* ai PLATEAU : i j ¦ -i O )èmum 12:00-2: IS ÉLÔNGUEUI.en anglais au PALACE en anglais au LOEWS Tout Ut v 1:00-2:00 Tcut les tolrt] 7:10 WË'RE'No Angels version o.anglaise 4 > LOEWS © _ .¦> .'l C\" «> o 12:45 :.::-s.:j 7:20-9:l> lec, tandis que le collectionneur canadien, qui se présente comme un acquéreur de bonne foi.déclare qu'elle lui a ete vendue par un dirigeant de l'Institut historique juif de Varsovie.Le juge Stcmberger souhaite a present entendre l'avocat du collectionneur canadien afin de comprendre comment il s'est procuré le précieux livre.Le Congres luif MoiHial, pour sa part, souligne que I institut de Varsovie n'a de juif que le nom.Il espère a present que les démarches entreprises par ses dirigeants auprès du nouveau premier ministre Tadeusz Mazowiecki.connu pour sa sympathie pour la cause juive, convaincront la Pologne de renoncer à ses prétentions et déboucheront sur un accord à l'amiable.Son intention, une fois qu'il aura récupère le manuscrit, est d'en faire donation à la Bibliothèque nationale juive, à Jérusalem, en l'absence d'un Musée juif a Berlin.Velasquez au Prado: la plus grande exposition jamais réalisée Agence France-Presse MADRID ¦ Le musée du Prado de Madrid organisera entre le 23 janvier et le 30 mars prochain la plus grande exposition jamais réalisée au monde sur le peintre espagnol Velazquez ( I7ème siècle), a annonce le directeur du musée, M.Alfonso Perez Sanchez.Le musée madrilène exposera 80 pour cent de l'oeuvre de Velazquez, soit 79 tableaux dont 49 appartiennent au Prado.Le reste sera prêté par d'autres musées espagnols et étrangers.«La Venus au Miroir», prêtée très rarement par le National Gallery de Londres, consti- tuera la grande attraction de l'exposition.Des tableaux de Velazquez seront exposes pour la premiere fois en Espagne.C'est le cas du «Portrait de |uan de Parcja» ( Metropolitan de New York ) peint en Italie.Parmi les autres toiles de premier ordre figurent «Une vieille en train de frire un oeuf» (National Gallery) et «Le vendeur d'eau de Sévi De >> ( Wellington de Londres).L'idée d'organiser cette exposition avait ete lancée par le Metropolitan de New York qui a montre au public ces trois derniers mois près de quarante toiles du peintre sevillan.L'exposition du Prado sera assurée pour un montant de 40 milliards de pesetas (360 millions de dollars).fcsj 10e ANNIVERSAIRE l| \u2022 Pour information jppvtv/: 819-FILM /^TXra^pyjCn Caries AcC4rpt*e» B^uaaa3 wcicomt 11 4M \u2022 10 om LE FILM A L'AFFICHE DEBUTF DIX MINUTES APRÈS L'HEURE INDIQUEE DANS L'HORAIRE.DU 12 AU 18 JANVIER 1990 LE FAUBOURG 1610 ouest rue Sle-C.i|rn'fini< THE WAR OF THE ROSES (14 ana) Oolby Slereo j 2:00 .4:30 ; 7:00 ¦ 9:30 VALMONT (14 jn-.j Oolby Stereo 1.05 \u2022 4:00 .7 00 \u2022 9:40_ ALWAYS (g) Oolby Slereo 1 30 \u2022 4:00 \u2022 7:10 \u2022 0 35 Coupons relutea_ WIZARD (g) Uolby Slereo 1:00 \u2022 3.00 \u2022 5:00 \u2022 7:10 Eic.Lun.1S|in.el More 17 1 00 .3 00 \u2022 5-QO SHE OEVIL (14 am) Oolby Slereo 9:10 PLACE ALEXIS NIHON Metro Aiwaicr BACK TO THE FUTURE «2 (g) Oolby Stereo 12:15 - 2.30- 4:45 - 7 00- 9 30 SKI PATROL (g) Dolby Slereo 115 - 3:15 ¦ 5.15 \u2022 7 15 - 9 15_ HENRY V (14aov) 1:00 3:45 - 6:45 - 9:25 ÉGYPTIEN 1455.rue Peel GACK TO THE FUTURE \"2 (g) Oolby Slereo 12:45 - 2:50- 4 55 - 7:15 - 9 30 BORN ON THE 4TH OF JULY (18 ans) Dolby Stereo ' 1 00 - 4 00 - 7:00 - 9:45 Coupons reluses LONGUEUIL Place Longueull \u2022 825 ouest, rue St Jacques RETOUR VERS LE FUTUR »2 (G) Sam.et Dim : 12:15 \u2022 2:30 \u2022 4:45 \u2022 7:00 - 9.30 Se.-v: 7:00 - 9.30 ASTERIX ET LE COUP DU MENHIR (G) Sam.etOim : 12:20 - 1:55 - 3:30_ CRUISING BAR (14 tns) Sam.et Dim.: 5:15- 7:15-9:15 Scm.: 7:15-9:15 BROSSARP Mail (-M.impi.nM r,(.(H) boul Ta»chur*iiu THE WAR OF THE ROSES (14 ans) Sam.cl Oim.: 2:00 \u2022 4:30 \u2022 7.00 \u2022 9:25 Scm.7:00 .9:25_ ALWAYS (g) Sam.el Dim 4:15 \u2022 9.20 ' Sem.9:20 Coupons rcfmes_ MON CHER PâPA (g) Sam, cl Dim.: 1:45 \u2022 7:00.'Scm \u2022 7:00 BORN ON THE 4TH OF JULY (18 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 4:00 \u2022 7.00 \u2022 9:50 Sem.: 7:00-9:50 Coupon» relûtes CARREFOUR LAVAL 2330.boul -IVe drreknir\u2014:- ALWAYS (G) Sam.et Dim.: 12:10 \u2022 2:30 - 4:55 \u2022 7:15 \u2022 9:35 5>»>m \u2022 7 IS .Q-.1Ç Coupons relûtes_ THE WAR OF THE ROSES (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Oim.: 12:20 \u2022 2:45 - 5:00 - 7.25 \u2022 9 45 Sem.: 7:25 - 9 45 Coupons reluses_ BORN ON THE 4TH OF JULY (18 ans) Dolby Slereo Sam.el Dim.: 1:00 \u2022 4:00 \u2022 7:00 \u2022 9 50 Sem.-7:00-9:50 Coupons reluses _ SHE DEVIL (14 ans) Sam.el Oim.: SOS - 7:15 - 9:40 Sem : 7:1 S - 9 40_ WIZARD (G) Sam, et Dim.: 12:30 - 2:35_ MON CHER PAPA (G) Oolby Stereo Sam.cl Oim.: 12:00 \u2022 2:20 \u2022 4:45 \u2022 7:05 \u2022 9.25 Sem: 7.05 - 9:25 BACK TO THE FUTURE «2 (G) Oolby Slereo Sam.cl Oim.: 12:15 \u2022 2:30 \u2022 4:45 \u2022 7 00 - 9:30 Scm 7:00 \u2022 930 POINTE-CLAIRE 6361.Tf.ms-c'.iM.Hlun¦>)\u2022 ALWAYS (g) Oolby Slereo Sam.el Oim.: 2:00 \u2022 4:30 \u2022 7:00- 9:30 Sem.: 7:00 \u2022 9:30 Coupons retuses_ BACK TO THE FUTURE \"2 (g) Oolby Slereo Sam et Oim \u2022 12 15 \u2022 2:30 \u2022 4:45 - 7 00 - 9 J0 Stm 7 00 - 9 30_ WIZARD (g) Oclby Slereo Sam.el Dim.: 12:50 - 2:55 \u2022 5 00 - 7 05 Scm 7 0S_ SHt DEVIL (14 ans) Dolby Slereo 9 10 THE WAR OF THE ROSES (14 ans) Dolby Stereo Sam et Dim.12 20 - 2:40 \u2022 5 00 \u2022 7 20 - 9 40 Scm 7 20 \u2022 9 i0_ BOHN ON THE 4TH Of JULY (18 ans) Dolby Slereo Sam et Oim.: 1:00 \u2022 4.00 - 7 00 \u2022 9:50 Sem : 7 00 \u2022 9 50 Coupons retuses SKI PATROL (g) Dolby Stereo Sam el Dim : 1:10 \u2022 310 -510- 7:10 Sem : 7:10 \u2022 9:10 BONAVENTURE 9 10 Place Bonaventure TEXAS CHAINSAW MASSACRE «3 (18 ans) Sam el Dim.: 1:30 \u2022 3 30 \u2022 5 30 ¦ 7 30 \u2022 9:30 Scm .7 30 \u2022 9:30 PRANCER(g) Sam cl Dim : 1 00 Sem .7 00 3 00 \u2022 5 00 \u2022 7 00 DAO (g) 9 10 CENTRE-VILLE 2001.Université.Station Metro McGill ALWAYS (G) 1:30- 4:00.7:00-9:30 Coupons relûtes_ CRUISING BAR (14 ans) 1:05 - 3:05 - 5:05 - 7:15 - 9 30 PORTION O ETERNITE (14 ans) 1:05 - 3:15 - 5:25 - 7:30 - 9:35_ JESUS DE MONTREAL (14 an» (v.o.avec sous-titres anglais) 1:45 » 4:15.7:05 - 9:35_ HAUTE FREQUENCE (14 ans) 115- 3:15- S.1& - 7:15 - 9:15 LA VIE ET RIEN D'AUTRE (G) 1:10- 3:55-6:40.9:25_ CRIMES AND MISDEMEANORS (14 ans) (v.anglaise avec sous-liires français) 1:00- 3:10- 5:20- 7.30- 9:40_ THE WAR OF THE ROSES (14 ans) Oolby Stéréo /1:30 \u2022 4:30 - 7.00 \u2022 9:30 CINEMA PARADISO (G) (v.o.Italienne avec soui-lilrea anglais) 1 20 - 4 20 - 7 0S - 9 35 DECARIE 0900 boul Dit .n n* BORN ON THE 4TH OF JULY (18 ans) Sam.el Oim.: 1:00 \u2022 4:00 - 7:00 - 10:00 Sem.: 7:00- 10:00 Coupons relûtes THE WAR OF THE ROSES (14 ans) Sam.cl Dim.: 1:30 - 4:15 - 7:20- 9:45 Sem.: 7:20-9:45 COMPLEXE DESJARDINS fl.v.iMir.- I CRIMES ET DELITS (14 ans) 1:45- 4:20- 7:00- 9:35____ CRUISING BAR (14 ans) Oolby Stereo 1:00 \u2022 3:00 \u2022 5:00 \u2022 7:10*9:20 Eic.Mere.17 |an.: 1:00 - 3:00 - 5.00 \u2022 9:20 REVOLUTION FRANÇAISE «1 \"LES ANNEES LUMIERES\" (G) Oolby Slereo 1:15-5:15-8:30 REVOLUTION FRANÇAISE -2 \"LES ANNEES TERRIBLES ' (14 ans) Oolby Stéréo/1:30 \u2022 5:30 \u2022 9:45 CREMAZIE 80.10.rue Si Denis RETOUR VERS LE FUTUR '?(G) Oolby Stéréo Sam.el Dim.: 12 lb - 2:30 \u2022 4.45 \u2022 7:00 \u2022 9:30 Sem.: 7:00-9:30 BERRI - 1280.rur Sl-Drms RETOUR VERS LE FUTUR »2 (g) Oolby Slérao 12:30 - 2 45 - 5 00 - 7:15 - 9 30 CINEMA PARADISO (g) 1:30 - 4:00 \u2022 7 00 \u2022 9.30_ VALMONT (14 ans) Oolby Slereo (version française) 1:00 \u2022 3:45 - 7.00 - 9:30_ NOCE BLANCHE (14 ans) 1:30 - 3 30 \u2022 5 30 - 7:30 - 9 30_ ASTERIX ET LE COU.** 553 MENHIR (g) 1:00-2:45_ MON CHER PAPA (Q)74:45 \u2022 7.00 \u2022 9:15 LE DAUPHIN 2396 csl.rue Bcaubicn CRUISING BAR (14 ans) Oolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:15 \u2022 3:15 \u2022 5:15 \u2022 7:15 - 9:15 Sem 7:15 - 9 15_ SEXE.MENSONGES ET VIDEO (14 ans) Oolby Stéréo Sam.et Oim.1:30 \u2022 3:30 \u2022 5 30 \u2022 7:30 - 9:30 Sem ; 7:30 - 9:30 LAVAL 2000 Centre 2000.3195 ouest, bout Si- Martin ' RE TOUR VERS LE FUTUR *?(G) Dolby Stéréo Sam.el Dim.: 12:15 \u2022 2:30 \u2022 4:45 \u2022 7:00 \u2022 9:30 Sem.; 7:00- 9 30_ ASTERIX ET LE COUP OU MENHIR (G) Sam, el Oim.: 12:30 \u2022 1:50 - 3:20_ CRUISING BAR (14 om) Sam.el Dim.: $.25 - 7 25 \u2022 9 15 Sem.: 7:25-9:15 ASTRE 9480.Boul Lacordaire BORN ON THE 4TH OF JULY (18 ans) Oolby Slereo Sam.et Dim.1:00 \u2022 4 00 \u2022 7:00 \u2022 10:00 Sem .7:00 \u2022 9 50 Coupons retuses BACK TO THE FUTURE s ?(g) Dolby Stereo Sam.el Dim.1:00 \u2022 3 10 \u2022 5:20 \u2022 7:30 \u2022 9.40 Sem.: 7:00- 915 THE WAR OF THE ROSES (14 ans) Oolby Stereo Sam.el Dim.: 12:30 \u2022 2 45 - 5 10 - 7.30 \u2022 9.50 Scm 7 00 \u2022 9 30_ ALWAYS (g) 9.00 ' Coupons retuses_ SKI PATROL(g) Sam.cl Dim.: 1:10 Sem.: 700 LE PARADIS 8210 rue Hochelagn .ri»'- RETOUR VERS LE FUTUR 2
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